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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2003-02-19, Collections de BAnQ.

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w w w ?1 e d e v oir.c o m ?- V o l .X C I V N ' 3 5 LE DEVOIR Manley Santé Le fédéral verse dix milliards en trois ans aux provinces .^ k* Famille -v è jPPt(p 935 millions **,,i/* ^ _ senmt consacrés TT,- m aux garderies «HDm / ^ en cinq ans Kyoto Deux milliards sont consacrés à la mise en oeuvre de l’acœrd Des milliards pour tout le monde John Manley s’est employé à remplir les dernières promesses de Jean Chrétien PERSPECTIVES L’héritage de Paul Martin John Manley affiche des qualités de surfeur dans son premier exercice budgétaire.Sans imagination pour le contribuable particulier, malgré l’abondance évidente des ressources, le ministre des Finances s’en remet essentiellement à l’héritage laissé par son prédécesseur.Ce premier budget Man-ley n’apporte rien de notoire aux particuliers.Tout au plus y propose-t-on un renforcement, timide, du plan quinquennal de réduction des impôts présenté en octobre 2000.Un rééquilibrage du fardeau fiscal des particuliers de Bèrubé 100 milliards ?sur cinq ans lancé par Paul Martin qui, par surcroît, ne prévoyait rien de majeur pour 2003.John Manley a déposé un budget de transition, qui traduit un besoin de prudence devant une conjoncture économique toujours incertaine.VOIR PAGE A 10: MARTIN Gérard is* ?JACQUES NADEAU LE DEVOIR Un groupe d’enfants à la garderie de la compagnie Domtar, à Montréal.Les garderies bénéficieront d’une injection de 935 millions en cinq ans, à condition que le fédéral s’entende avec les provinces.MANON CORNELL1ER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le ministre des Finances, John Manley, a offert un peu de tout à tout le monde avec son premier budget, mais il a surtout permis au premier ministre Jean Chrétien de mettre en branle tout ce qu’il avait promis de faire avant son départ.Même si cela veut dire un bond dans les dépenses immédiates du gouvernement et des engagements à long terme qui prendront des années à se matérialiser.Le budget 200304 présenté lüer par le ministre des Finances déborde en effet d’annonces à long tenue assorties de düffres alléchants et de promesses d’inves-tissements à court terme tout aussi impressionnantes.Le tiers de ces dernières accapareront d’ailleurs l’essentiel du surplus de cette année, qui atteint 9,4 milliards, gracieuseté d’une économie en santé.Des 2,5 milliards immédiatement investis dans la santé aux quelque 900 millions promis pour les garderies ou les trois milliards pour les infrastructures, les sommes sont colossales.Nombre d’engagements prendront toutefois des années à se réaliser alors que d’autres le seront, en apparence, avant même la fin de l’aimée financière en cours.Le gouvernement promet d’injecter 935 millions sur cinq ans dans les garderies si les négociations en cours avec les provinces aboutissent.Mais on prévoit débourser seulement 25 millions la première année (2(X)3t)4) et 81 millions l'année suivante.Quant aux 800 millions restants, on ignore comment ils seront répartis au cours des trois aimées subséquentes.Même chose pour les infrastructures.On promet deux milliards de plus sur 10 ans pour les infrastructures stratégiques mais pas un sou pour 200304, le programme ayant reçu des fonds au cours des années passées.VOIR PAGE A 10: MILLIARDS ¦ La chronique de Manon Cornellier, page A 3 : Une chose de faite ¦ L’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon, page A 8 : Une poule sans tête ¦ Kyoto: beaucoup de sous, mais pas de plan, page B 1 Faire du Canada un tigre du Nord, page B 3 ¦ Les réactions au budget Manley, pages B1 et B 3 UUdeS veut élargir l’horizon des étudiants À Sherbrooke, l’étude des langues et la pratique du sport pourraient devenir obligatoires MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Un baccalauréat à saveur différente à l’Université de Sherbrooke?Pour décerner un diplôme, l’établissement souhaiterait vérifier la maîtrise de deux langues et la connaissance d’une troisième par un étudiant en plus d’inclure au programme de premier cycle des cours obligatoires d’activité physique."L'université est devenue trop disciplinaire», constate à regret le recteur de l'Université de Sherbrooke (UdeS), interrogé hier lors d’un passage au Devoir.*Je veux qu’on rende la formation universitaire plus large, qu’on ouvre les ornières des étudiants, qu’on décloisonne les disciplines.» Pour élargir les horizons de ses étudiants, ITJdeS met le cap sur une formation linguistique plus approfondie, en plus de songer sérieusement à intégrer de façon obligatoire l’activité physique aux 90 crédits VOIR PAGE A 10.SHERBROOKE I X D E X -M Actualités.A2 Annonces.B 8 Avis publics.A 4 Bourse.B2 Carrières.B6 Culture.B 9 Économie.B 1 Éditorial.A8 Idées________A 9 Météo.B 8 Monde.A 6 Mots croisés.A4 Sports.B 8 Télévision.B 7 IRAK CORÉE DU SUD Ottawa refusera d’adhérer à une coalition de pays volontaires Le Canada ne prendra part à une mission en Irak que si celle-ci est cautionnée par WNU, affirme Jean Chrétien D'APRES LA PC, L'AFP ET AP Ottawa — Au moment où les États-Unis et le Royaume-Uni réitèrent leur volonté de lancer bientôt une offensive militaire contre l’Irak, le premier ministre Jean Chrétien a précisé sa position, hier, affirmant que le Canada n’a pas l’intention de prendre part à une mission qui ne serait pas cautionnée par les Nations unies."Nous n’avons pas été sollicités et nous n’avons pas l’intention de participer à un groupe volontaire», a déclaré M.Chrétien aux Communes, en réponse à une question du chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe.Quelques h,cures plus tôt, le président des États-Unis, George W.Bush, répétait son intention de diriger une telle coalition "pour désarmer» l'Irak de Saddam Hussein, et ce sans attendre l’aval du Conseil de sécurité des Nations unies.Le Royaume-Uni et l’Australie, entre autres, font partie de ce groupe."Ils [Washington] peuvent dire ce qu’ils veulent, a ajouté le premier ministre.S’ils veulent y aller tout seuls, ils peuvent le faire.Mais nous, nous disons qu'ils doivent y aller avec l’autorité des Nations unies.S’ils ne le font pas, c’est le système international de paix et de sécurité qui sera probablement plus déstabilisé qu'il ne le faudrait.» Après des semaines de déclarations vagues, c’est la première fois que Jean Chrétien affirme aussi clairement son refus de prendre part à une guerre sans l’assentiment de l’ONU.Le chef blo-quiste doute toutefois que M.Chrétien ait vraiment clarifié sa position.*Je croyais que c’était le cas, mais ce n'était pas aussi clair lorsque je lui ai reposé la question.\.) Ila failli sauter en bas de la clôture, mais le fond de culotte est resté accroché au clou», a-t-il affirmé, en soutenant que Jean Chrétien se réservait toujours la possibilité de se joindre aux Américains sans l’accord des Nations unies."Ce qui serait très simple, c’est de dire clairement que d’aucune façon nous ne ferions partie d’alliés volontaires des États-Unis qui se rendraient de façon unilatérale en Irak», a précisé M.Duceppe.Pour sa part, le chef conservateur Joe Clark a vu d’un bon œil les propos du premier ministre, même s’ils arrivent tard, selon hd."Cest un pas en avant par rapport à ce qu’il a dit jusqu’ici», a-t-il dit, se réjouissant de ce que M.Chrétien ait adopté une position semblable à la sienne.Au cabinet du premier ministre, on insistait toutefois pour dire que la position canadienne n'avait pas changé."On veut garder toutes nos options ouvertes», a-t-on expliqué.En matinée, Jean Chrétien avait indiqué *ne pas avoir été ébranlé» par les manifestations pacifistes du week-end, à l’instar de ses homologues américains et britanniques."J’ai la même position avant les manifes tâtions qu’après, ma position a toujours été que nous devons agir dans le cadre des Nations unies.» VOIR PAGE A 10: COALITION REUTERS Jean Chrétien a précisé la position canadienne au sujet de l’Irak.La tragédie du métro a fait 120 morts ¦ À lire en page A 7 Petit manifeste d'un réac r aB^.: lôcqufs QIAND'MAISDN Questions inteidites sui le Québec contempoidin Jacques Grand’maison QUESTIONS INTER DITES sur le Québec CONTEMPORAIN 90 PACES • 9,95 * A LE DEVOIR.LE MERCREDI 19 FEVRIER 20 0 3 A 4 LES ACTUALITES Une ville sous la glace Augustin Roy plaide en faveur de la médecine privée La santé accapare une trop grande part du budget, dit l’ex-président du Collège des médecins Les résidants de Badger montrent du doigt Abitibi-Consolidated PRESSE CANADIENNE Badger, T.-N.— Les résidants de Badger, dans le centre de Terre-Neuve, évacués à la suite d’une inondation catastrophique, s’interrogent aujourd’hui sur la cause de cette inondation.Plusieurs montrent du doigt la société Abitibi-Consolidated, qui possède un barrage en amont et qui ouvre les vannes occasionnellement pour empêcher que la rivière ne gèle complètement Le barrage en question est situé à l’embouchure de la rivière Red Indian, à environ 35 km en amont de Badger.Les quelque 1100 habitants de la ville ont dû fuir en vitesse samedi lorsque l’eau s’est soudainement mise à monter à la suite de la formation d’un embâcle.En quelques minutes, l’eau envahissait les maisons et nombre d'automobiles étaient emportées par le courant.L’état d’urgence a été déclaré, mais il pourrait falloir des mois pour que toutes les personnes évacuées puissent retourner chez elles.L’eau a gelé à l’intérieur des maisons et la glace fait maintenant craindre qu’elles ne deviennent inhabitables.«On se pose beaucoup de questions», disait hier Virtue Pardy, dont la maison a pu échapper au désastre.Mme Pardy et plusieurs autres croient que l’ouverture des vannes du barrage vendredi et samedi pourrait être à l’origine de l’inondation.«Ces vannes ne devraient jamais être ouvertes en plein milieu de février, la période la plus froide de l’hiver», a-t-elle déclaré dans un entretien téléphonique depuis sa maison.Selon elle, il n’y avait aucune raison d’empêcher le réservoir derrière le barrage de s’étendre davantage.Mais l’ouverture des vannes a pour but d’éviter que la rivière ne gèle complètement, a expliqué un porte-parole d’Abitibi Consolidated, Roger Pike.Ce dernier ne croit d’ailleurs pas que l’ouverture des vannes ait causé l’inondation.«Nous sommes vraiment désolés pour les résidants», a-t-il ajouté, en signalant qu’une quarantaine d’employés de la compagnie figuraient parmi les personnes évacuées.Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que la communauté de Badger souffre d’inondations.Des inondations s’étaient déjà produites en 1978, en 1982 et en 1985, mais jamais la situation n’avait été aussi grave que maintenant.L’officier médical de la province, le Dr Nancy Cul-leton, a recommandé hier aux résidants de ne pas consommer l’eau de la ville, bien que rien n’indique une possible contamination.Cette interdiction ne s’appliquait pas cependant pour les bains, la lessive ou pour ce qui est de laver la vaisselle.Pendant ce temps, le ministre des Affaires municipales de la province, Oliver Landon, indiquait que les autorités n’avaient aucune intention de faire sauter l’embâcle.«Mère Nature s'en chargera», disait-il.Certains résidants devront attendre plusieurs mois pour rentrer chez eux, le temps que la glace fonde, a estimé un porte-parole de la Ville, Joe Roberts.ROLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE Personne ne peut dire que le Dr Augustin Roy parle à travers son chapeau quand il est question du système de santé.Il a été omnipraticien pendant quelques années, président du Collège des médecins du Québec pendant 20 ans, et il a connu pas moins de 14 ministres de la Santé.Dans un livre récemment publié par les Editions Méridien sous le titre Permettez-moi de vous dire, M.Roy se prononce en faveur de la cohabitation du privé et du public dans la distribution des soins de santé.Il ne comprend pas que les 56 % de contribuables québécois qui paient des impôts ne soient pas plus virulents à l'endroit des gouvernants à ce sujet Outre les syndicats qui seraient contre le privé parce que celui-ci est difficilement syndicable, «les gouvernants, viscéralement, souhaitent le statu quo par crainte des débats qui risquent de nuire à leur popularité.Plutôt que de devoir se compromettre, ils tolèrent le trafic d’influence et la privatisation subtile», écrit M.Roy.Il s’en prend également à «tous les idéologues de gauche pour qui l’égalitarisme total est une religion».«En France, 25 % des lits d'hôpitaux sont réservés aux soins privés», a fait remarquer le D1 Roy en conférence de presse hier.«Au Québec, si on pouvait avoir au moins 1 % des lits pour le privé, où le médecin pourrait faire de la médecine privée sans être obligé de se désaffilier du régime public», a-t-il suggéré.Il trouve inadmissible qu’un de ses proches se soit YEHONATHAN TOMMER PRESSE CANADIENNE Tel-Aviv — Un juge israélien a rejeté hier la requête de la poursuite en faveur du huis clos au procès d’un Canadien accusé de travailler pour le Hezbollah.Le juge Zachariah Caspi s’est opposé à la demande de la procureure publique Devorah Chen, qui voulait que les audiences se déroulent entièrement à huis clos au procès de Fawzi Ayoub, détenu depuis juin.Le magistrat a expliqué qu’il préfère en principe mener des procès toutes portes ouvertes, quitte à les refermer temporairement si certain?témoignages peuvent menacer la sécurité de l’État.Il a ajouté qu’il autoriserait, dans l’intérêt public, la divulgation d’informations spécifiques non confiden- fait dire que l’opération à la cataracte dont il avait besoin ne pourrait se faire avant trois ans en raison de la liste d’attente.Dans une clinique privée, cette personne a été opérée trois jours plus tard.«Ça n'a pas de bon sens d’attendre les gens des mois et des mois.Pourquoi ne pas permettre aux gens d’être opérés sans délai, quitte à payer?Pourquoi pas?Ça désengorgerait le public.Il faut aérer le système de santé», art-il prôné.Contrairement à plusieurs, le D1 Roy soutient qu’il n’y a pas lieu d’investir davantage d’argent dans le système de santé.Il considère qu’il y en a déjà trop avec 42 % des dépenses globales du gouvernement québécois.Il suggère de plafonner ce pourcentage à 33 %, «comme c’était le cas jusqu’à la dérive des dernières années», de clarifier où vont les fonds et de couper dans certaines dépenses.«Il est essentiel de connaître prioritairement l’attribution claire des 18 milliards dépensés annuellement à tout vent.» Aux yeux du Dr Roy, il presse de couper dans le fonctionnariat, la bureaucratie, en abolissant les régies régionales, qualifiées d'«improductives et de cas-tratrices», en fusionnant les conseils d’administration de tous les établissement de santé d’une région pour qu’ils jouent le rôle des régies régionales.Le Dr Roy suggère que les 147 CLSC fassent progressivement place aux groupes de médecins de famille en voie de déploiement tielles au fil du déroulement du procès.Il a aussi rappelé que le cas Ayoub avait «suscité un intérêt considérable au Canada et que le public canadien a le droit de savoir».Mais aucun détail des témoignages faits hier par Ayoub et des représentants de l’Agence israélienne de sécurité n’ont été dévoilés.Fawzi Ayoub, un citoyen canadien d’origine libanaise ayant des proches à Toronto, a été arrêté par le Shin Bet l’Agence israélienne de sécurité, à Hébron, en Cisjordanie.Il est accusé d’être un «combattant illégal» du groupe islamiste radical Hezbollah, envoyé en territoire palestinien pour organiser des attentats contre Israël.Lors d’une comparution antérieure, Ayoub avait soutenu que les allégations contre lui n’étaient que «mensonges».L’air détendu, témoignant en arabe avec l’aide d’un «Il est inacceptable de maintenir deux réseaux parallèles», a-t-il dit Dans le même ordre d’idées, il conseille la fermeture des maisons de naissance et le transfert des activités des sages-femmes dans les départements d’obstétrique des hôpitaux Pour régler le problème de la répartition des effectifs médicaux le Dr Roy met en avant l’idée du service civique obligatoire d’au moins quatre ans pour tout nouvel étudiant en médecine, dont avait parlé René Lévesque.«J’attends de pied ferme ceux qui brandiront l’épouvantail de la conscription.Personne n'est forcé de devenir médecin», a-t-il lancé.«Il ne manque pas d’omnipraticiens en nombre absolu.Ce qui cause problème, c’est leur désir de plus en plus généralisé de s’en tenir à des tâches plus légères et d’éviter la pratique plus lourde en salle d’urgence, en centres de soins de longue durée, à domicile, en obstétrique», a-t-il soutenu.Finalement, aux facultés de médecine, il suggère de modifier les critères de sélection des candidats.«Quelle sorte de médecins voulons-nous, des bollés centrés sur eux-mêmes et leur bien-être, qui sont rapides et ont réponse à tout, ou des médecins équilibrés, humanistes et consciencieux, qui privilégient les intérêts de la collectivité et prennent le temps de bien réfléchir?«Il est insensé de mettre autant d’accent sur les résultats scolaires pour choisir les futurs médecins, comme si tous devaient être des futurs lauréats du prix Nobel», a-t-il renchéri.interprète nommé par la cour, Ayoub a raconté au tribunal son histoire persqnnelle et familiale, sa résidence au Canada et aux États-Unis, les circonstances de sa venue en Israël et dans les territoires palestiniens il y a plus de deux ans, et a fourni des précisions sur son interrogatoire par des professionnels des forces de sécurité palestiniennes et israéliennes.Le juge a aussi rejeté l’allégation de la poursuite selon laquelle l’ambassade canadienne chercherait à superviser les procédures judiciaires.«Regardez, il n’y a aucun représentant de l'ambassade canadienne en cour aujourd’hui», a fait remarquer le juge Caspi.Les vifs échanges qui ont opposé le juge et la procureure illustrent les tensions engendrées par l’opposition entre le droit du public à l’information et les préoccupations concernant la sécurité nationale en Israël.Augustin Roy Un Canadien jugé en Israël Le procès sera public, tranche la cour Fawzi Ayoub est accusé de travailler pour le Hezbollah Les politiciens «tolèrent le trafic d’influence et la privatisation subtile» Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS LÉGAUX ET APPELS D’OFFRES Sur Internet: www.ledevoir.com/offres.html www.ledevoir.com/avis.html AVIS LÉGAUX & APPELS D'OFFRES • HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être laites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Te/.985-3344 Fax.985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/avis.html • www.ledevoir.com/offres.html Courriel : avisdev@ledevoir.com CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL NUMERO: 500-12-267275-034 COUR SÜEEB1EURE PRESENTE Greffier Adjoint SHIVDEV SINGH MUSSUD partie demanderesse PARMINDER KAUR BANWAIT partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à PARMINDER KAUR BANWAIT de corn- MOTS CROISÉS 1 2 3 4 5 6 7 B 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT I - Se dit de l’un des os de la base du crâne.- Baryum.2- Passe-partout.-Rivière d'Éthiopie.-Dialecte chinois parié à Taïwan.3 - vase à boire d'origi-e médiévale -panchement de gaz dans la cavité pleurale.4 - Capitale du Manito- ba, - Un nombre.5- Briser les dents.-Maculé.6 - Fut aimée de Zeus - Agent secret qui déguisait souvent en femme.- Roulotté.7- Assassinat d'un tyran 8- Boeuf.- Félin d'Asie.- Abréviation religieuse.9- Terminaison.- Stade (Psycha.).- Barrot.10 - Partie postérieure.-Connu de tout le monde.II - Hôpital pansien.12 - Fatiguée à l'excès.-Trois fois.VERTICALEMENT 1 - Il fonda l'hôpital de Lambaréné au Gabon 2- Discours.- Bien appris.3 - Plante tinctoriale.-Rubidium.- Véhicule.4- Bague.• Patrie d'Einstein.5 - Pointe d une montagne élevée.-Pâturage d'été.6- Lac pyrénéen.-Flamme que portait tout gentilhomme partant en guerre.-Pendant.7 - Ciré.- Incapable.8 - Unité monétaire du Viêt Nam.- Fermer, 9 - Dépôt de fumée.- Bismuth.10 - Qui perd son temps à des riens - Trop mûr et altéré f 1 - Qui a deux mille ans.12 - Diminution de l'oxygène dans les tissus - Téter.Solution d'hier Québec L'Inspecteur général des institutions financières Matricule du registre 1148271019 DEMANDE DE DISSOLUTION (article 37, Loi sur la publicité légale des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales) Prenez avis que la compa-gnie/personne morale La maison Kim-B Inc.ayant son siège social Route 132, #116 St.Constant J5A 2C9 demandera à l'Inspecteur général des institutions linancières la permission de se dissoudre et à cet etfet dépose au registre des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales, la présente déclaration requise par les dispositions de l'article 37 de la Loi sur la publicité légale des entreprises Indivldueiles, des sociétés et des personnes morales.John S.Torn paraître au greffe de cette cour situé au 10 est, St Antoine Montreal en salle 2.17 à 9:00 heures le 14 mars 2003.UNE COPIE de la requête en divorce a été remise au greffe à Tintention de PARMINDER KAUR BANWAIT.LIEU: Montréal Date: 5 fév.2003 Michel Pellerin Greffier adjoint SJ-449(82-02) 9056-5649 QUÉBEC INC.AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION Avis est par les présentes donné que 9056-5649 Québec Inc.demandera à l'Inspecteur général des institutions financières ta permission de se dissoudre conformément aux dispositions de la Loi sur les compagn/es(Qué-bec).Le siège est situé à Montréal, province de Québec.Montréal, le 17 février 2003.Le conseiller juridique de 9056-5649 Québec Inc.Me Jean Paul Dutrisac.notaire ERRATUM SERVICES PROFESSIONNELS EN GESTION DE PROJET ET EN INGÉNIERIE Appels d'offres «SP-03-39 & #SP-03-46 Les appels d'offres de services professionnels en gestion de projet #SP-03-39 et en ingénierie #SP-03-46 publiés dans le Journal Le Devoir, le jeudi 13 février 2003 doivent inclure cet ajout au texte: Une participation financière des gouvernements du Canada et du Québec sera accordée dans le cadre du programme «Travaux d'infrastructures Canada-Québec 2000».Nous vous prions de vouloir nous excuser des inconvénients que cette erreur aurait pu causer.Longueuil, le 17 février 2003 Marie-Josée Salvail, ing., M.Ing.Chef de service des approvisionnements.lonerueuil CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL NUMERO: 500-12-266451-024 COUR SUPERIEURE PRESENTE Greffier adjoint NELDAARSOLON partie demanderesse GH0RGHE MISCA partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à GHE0R-GHE MISCA de comparaître au greffe de cette cour situé au 10 est St.Antoine Montreal, salle 1.100 dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans Le Devoir.UNE COPIE de la declaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de GHE0RGHE MISCA.LIEU: Montréal Date: 5 fév.2003 Michel Pellerin Greffier adjoint SJ-449 (82-02) ¦ Demers ¦ Beavlm AVIS DE PREMIÈRE ASSEMBLÉE DES CRÉANCIERS Dans l'affàirt de la faillite de : Physique S PA Sportif INCL, société légalement constituée ayant exercé ses activités commerciales au 1632, me Sherbrooke Ouest, Montréal, (Québec).AVIS est donné que Physique SPA Sportif Inc.a fait cession de ses biens le 13 février 2003 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 6 mars 2003, à 10 h 30, au bureau du syndic, 1100, boul.René IxS-esque Ouest, bureau 2010, Montréal (Québec).Montréal, ce 17* jour de février 2003.Tél.: (514) 878-9631 slachance@syndic.com PANIAHA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO: 505-04011015-039 COUR SUPÉRIEURE Chambre de la lamille DANS L'AFFAIRES DE: RANDOLPH REY-SENAT ANNICK SENAT Requérante -et- RANDOLPH REY.de résidence et domicile inconnus Intimé -et- LE DIRECTEUR DE L'ÉTAT CIVIL Mis-en-cause PAR ORDRE DE U COUR: L'intimé.Randolph Rey, est.par les présentes, requis de comparaître, dans un délai de quinze (15) jours de cette publication, personnellement ou par l'entremise des ses procureurs.Une copie de la requête introductive d'instance en changement de nom d'un enfant mineur a été laissée au gretle de la Cour Supérieure du district judiciaire de Longueuil à son intention.VEUILLEZ AGIR EN CONSÉQUENCE Longueuil, le 14février2003 E.S.Gobeille JUGE (ou Greffier) DE LA COUR CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-22-079492-024 PROCÉDURE ALLÉGÉE COUR DU QUÉBEC (Chambre civile) PRESENT: GREFFIER ADJOINT COMPAGNIE D'ASSURANCE TRADERS GÉNÉRALE Partie demanderesse c.GEORGE GONTHIER Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à George Gonthier de comparaître au gref- fe de cette cour au t, rue Notre-Dame Est.Montréal, salle 1.100 dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans LE DEVOIR.Une copie de la déclaration par voie de procédure allégée, avis à la partie défenderesse et pièces P-1 à P-5 inet., certificat du greffier a été remise au greffe à l'intention de George Gonthier.Lieu: Mil Date: 2003 FEV.14 MICHEL MARTIN CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL NUMERO: 500-12-266487-028 COUR SUPERIEURE PRESENTE Greffier Adjoint PHILLIP THOMAS partie demanderesse CHRISENTO BENJAMIN partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à CHRISENTO BENJAMIN de comparaitre au greffe de cette cour situé au 10 est St.Antoine Montreal, salle f .100 dans les trente (30) jours de la date de fa publication du présent avis dans Le Devoir.UNE COPIE de la Declaration en divorce a été remise au grefte à l'intention de CHRISENTO BENJAMIN.LIEU: Montréal Date: 30/1/2003 Michel Pellerin Greffier adjoint SJ-449 (82-02) eau' «a **ch*r«h« F 9 n d o t I o n Marl«-Rob«rt La recherche La eotuRon au casse-tête Té».: (514) 932-2662 Avis public Ville de Montréal Avis est donné qu'une assemblée ordinaire du conseil municipal aura lieu: Daté: Le lundi 24 février 2003 19h Umi: Hôtel de ville Salle du conseil 275, rue Notre-Dame Est (métro Champ-de-Marsl Une période de questions du public est prévue au début de l'assemblée.Les personnes désirant poser des questions doivent s'inscrire dans les 30 minutes précédant le début de l'assemblée et utiliser la porte située du côté ouest de l'hôtel de ville (place Vauquelin).Montréal, le 19 février 2003 La greffière Mi Jacqueline Leduc AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.En cas d'erreur de l’éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.Le Bureau de Crédit Commercial porte à l'attention du public, qu'à titre d’agent de renseignements personnels, il recueille el détient des données de nature personnelle ou financière sur des individus.Il communique ê ses clients des rapports de crédit au sujet du caractère, de la réputation et de la solvabilité dé ces Individus.A la présentation d'un document justifiant de votre identité, il vous est possible de savoir si nous détenons un dossier sur vous et, le cas échéant, de le consulter gratuitement dans nos bureaux, la consutation de votre dossier peut également se faire par demande écrite ou téléphonique.Des frais raisonnables peuvent être exigés fxiur la transcription, la reproduction ou la transmission des renseignements qui y sont contenus.Il vous est aussi possible, par demande écrite, de faire corriger dans votre dossier des renseignements inexacts, incomplets ou équivoques ou de les faire suppnmer si leur coilec-le n est pas autorisée par la Loi.Votre demande de consultation ou de rectification doit être adressée à: Service à la clientèle.Bureau de crédit commercial.5119.boul.de Maisonneuve Ouest.Montréal(Québec) H4A 1Z1.Tél.: (514) 369-5757 AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans I affaire de la faillite de : S0FMATYS INC.Faillie AVIS est par tes présentes donné que la faillite de SOFMATYS INC., personne morale légalement constituée ayant fait affaires au 204, rue Thomas-Chapais, Sle-Julie (Québec) J3E1N4, est survenue le 12* jour de lévrier 2003 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le HP jour de mare 2083, à 10 h 00.au bureau du syndic Daté de Broseard, ce f?jour de février 2003.BUC La EL CGA, CIRP Rémillard Moquin Nadeau Lebel Inc.Syndic de «eilltte CoaeeiHen et inseivstâlité ts oualilés de syndic à is faillite de Solmatys Inc 5811, bout.Taschereau Bureau 400 Bressan) (QC) J4Z1A5 Tél.: (514) 875-6633 Téléc.: (514) 875-6632 a Hydro Québec APPELS DE SOUMISSIONS Les entrepreneurs et les fournisseurs peuvent obtenir de l'information sur les appels de soumissions ouverts et le résultat d'ouverture des plis d'Hydro-Québec en visitant le site Internet de l'entreprise : www.hydroquebec.com/soumissionnez ou en composant un des numéros de téléphone suivants : Montréal «t environs : (514) 745-5720 Extérieur: 1800 363-0910 l A 10 LE DEVOIR.LE MERCREDI 19 FEVRIER 2 0 0 3 -* LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES EN BREF Habitation : le budget Manley déçoit (Le Devoir) — Au FRAPRU comme au Réseau québécois des OSBL d'habitation, on estime que les 320 millions en dnq ans injectés en habitation dans le budget Manley, qui complètent un précédent investissement de 680 millions, sont en deçà des besoins.«Au Québec, ça donnera 84 millions.Si le Québec met le même montant, ça signifie 2500 logements de plus sur cinq ans, calcule François Saillant, du FRAPRU.Ça ne compense pas les 40 000 logements perdus pendant toutes les années où le fédéral s’est retiré du secteur.» Pour Pierre Goyer, du Réseau des OSBL, «il faudrait d’abord reconnaître que la situation du logement exige un programme permanent».D note aussi que le précédent programme fé déral de logement abordable, axé sur la classe moyenne, «ne nous a pas éblouis par son efficacité».Québec devra donc arrimer le tout aux besoins des plus démunis.La prolongation du programme fédéral d'aide aux sans-abri leur semble toutefois une bonne nouvelle, à condition qu’il serve d'abord à construire des logements avec soutien communautaire afin de sortir les gens de l’itinérance.COALITION SUITE DE LA PAGE 1 Dès aujourd’hui, les Etats-Unis et le Royaume-Uni comptent faire circuler l’ébauche d’une deuxième ré solution qui demanderait au Conseil de sécurité l’au-torisatiqn de recourir à la force contre l’Irak.Les Etats-Unis ont réaffirmé hier leur détermination en évoquant le dépôt à brève échéance de cette nouvelle résolution «très musclée» contre Bagdad, qui affirme pourtant coopérer pleinement et d’une manière sans précédent avec les inspecteurs.«L’oôéwsance de l’Irak à l’ONUn'a pas de précédent», a estimé hier l’ambassadeur de l’Irak à l’ONU, Mohamed al-Douri, lors d’un débat public au Conseil de sécurité consacré à l’Irak, évoquant une coopération «pleine et active» avec les inspecteurs.M.aJ-Douri a demandé au Conseil de sécurité de tenir compte des millions de personnes qui ont manifesté dans le monde contre une guerre en Irak.Une soixantaine de pays se sont inscrits pour participer à ce débat qui se poursuivra aujourd’hui et qui pourrait refléter les divergences qui s’aggravent entre Européens sur la crise irakienne.L’ambassadeur de l’Iran aux Nations unies, Javad Zarif, a déclaré que «l’extrémisme gagnerait énormément de points avec une aventure en Irak», qui ouvrirait «un scénario de cauchemars», et s’est inquiété des conséquences de l’éventuelle nomination d’un officier américain pour diriger ce pays.Selon un diplomate américain, la nouvelle résolution voulue par Washington sera «très musclée» et établira que l’Irak a commis de nouvelles violations «patentes», un terme déjà employé dans la résolution 1441 du 8 novembre, qui ouvre la voie à de «sérieuses conséquences», c’est-à-dire la guerre.Le porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer, a indiqué que l’administration américaine examine avec ses alliés ce projet de «deuxième résolution» et que celle-ci «pourrait être annoncée dès cette semaine, peut-être la semaine prochaine».George W.Bush a assuré hier qu’il ne se laissera pas dissuader par les manifestations mondiales contre une guerre en Irak.Tout en observant que «la démocratie est une belle chose», le président Bush a expliqué hier que l’ampleur des manifestations pacifistes qui se sont déroulées ce week-end partout dans le monde n’est pas de nature à influer sur ses décisions.«Le rôle d’un dirigeant, c’est de décider sa politique en fonction de la sécurité, dans le cas présent, la sécurité du peuple», a-t-il insisté.«Certains dans le monde ne considèrent pas Saddam Hussein comme une menace pour la paix, a reconnu le président des États-Unis.Avec tout mon respect, je ne suis pas d’accord.» Rectificatif Une erreur s’est glissée dans la légende accompagnant la photo montrant un artiste de cirque publiée en page une hier.La désignation anglaise «Latvia», utilisée pour nommer le pays d’origine du personnage de la photo, aurait dû être traduite par «Lettonie».LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, étage, Montréal (Québec), H3A3M9 EU Place-des-Arts Ds sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com La publicité Au téléphone (514)985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans fiais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Service à la clientèle et abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publié du hindi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9* étage.Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean.800, boulevard Industriel.Saint-Jean-sur-Richelieu.division de Imprimeries Québécor Inc.612, rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900, boulevard Saint-Martin Ouest, Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0658.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 Un autre milliard doit servir à la restauration des infrastructures municipales, là encore sur 10 ans, mais cette fois, on a mieux prévu le coup et promis de débourser 100 millions par année pour les deux prochaines années, ce qui ravira le monde municipal.Le milieu environnemental devra attendre, même si on s’engage à investir deux milliards sur cinq ans pour l'environnement et la mise en œuvre du protocole de Kyoto.Le gouvernement offre peu de précisions sur ses intentions, les décisions n'ayant pas toutes été prises.M.Manley est plus pressé quand il s'agit de faire certaines dépenses qui permettent de respecter des engagements que M.Chrétien risquait sinon de trahir.Pour ça, il a eu recours à une méthode de son prédécesseur, c’est-à-dire qu’il a imputé à l'annee financière qui s’achève le tiers des 17 milliards de dépenses supplémentaires inscrites dans son plan triennal, un plan triennal qui commence avec T aimée qui se termine le 31 mars prochain.Il ajoute ainsi 6,4 milliards aux dépenses de cette air née.Cela a pour effet de faire croître les dépenses de programmes de 11,5 % en seulement un an.Pour les deux années à venir, Ottawa calcule que ses dépenses croîtront d’encore 4 % par année environ.On arrive ainsi à une hausse moyenne d’un peu moins de 7 % par année alors que l’inflation devrait osciller entre 1,1 et 2,2 % durant cette période, selon les prévisions du ministère des Finances.D faut noter que la presque totalité des 6,4 milliards, payés à même les surplus de cette année, seront en fait des transferts dans des fonds qui seront utilisés sur une plus longue période de temps.C'est le cas du supplément de 2,5 milliards pour la santé, du fonds de 1,5 milliard pour l’équipement diagnostique et des 500 millions pour la Fondation canadienne de l’innovation.Cette manœuvre comptable permet aussi à Jean Chrétien de respecter l’engagement pris il y a un an d'augmenter de 8 % par année le budget de l’aide publique au développement D atteint sa cible en 20024)3 en injectant avant le 31 mars 353 millions supplémentaires, ce qui porte le budget total à 2,65 milliards.Le total de l’APD atteindra 2,87 milliards en 2003-04 et 3,1 milliards l’année suivante.Les surplus de cette année permettent aussi de venir à la rescousse de la Défense nationale avec un versement immédiat de 270 millions pour éponger 100 millions de factures attribuables au dernier passage en Afghanistan et 170 millions en réparations et achat de pièces de rechange.Son budget sera aug- MARTIN SUITE DE LA PAGE 1 Pour le reste, pour les allégements fiscaux, il faut s’en remettre aux modalités de l’énoncé budgétaire d’octobre 2000 de Paul Martin, fi faut s’en remettre à ces 100 milliards sur cinq ans, les trois quarts visant les particuliers et les familles.Un plan qui a déjà réduit de 21 %, en moyenne, l’impôt fédéral sur le revenu des particuliers et qui a fait passer le taux général d’impôt des sociétés de 28 à 23 % (à 21 % pour les petites entreprises).A cela s’ajoute le taux d’impôt sur le gain en capital ramené à 50 % et l’indexation intégrale du régime d’imposition à compter du 1er janvier 2000.L’ensemble de ces mesures a produit un allégement total de 17 milliards en 2001, de 20 milliards en 2002.Selon les données du ministère des Finances, cet allégement atteindra les 24 milliards en 2003 et les 31 milliards en 2004.En fait, pour 2003, tout au plus le contribuable peut-il miser sur un facteur d’indexation de 1,6 %.Et continuer à bénéficier de la diminution des taux d’imposition appliquée le 1er janvier 2001.Le taux de 17 % passait alors à 16 %, celui de 24 % à 22 % et le taux supérieur, de 29 à 26 %.Sans oublier l’élimination de la surtaxe pour la réduction du déficit et l’augmentation de la Prestation fiscale canadienne pour enfants.Mais ce virage audacieux a eu lieu alors que John Manley se voyait confier les rênes du ministère des Affaires étrangères, après avoir été sept ans ministre de l’Industrie.A la tête du ministère des Finances, U s’en tient à un renforcement de ce plan que l’on peut qualifier de tiède.Ainsi, le supplément de la Prestation nationale pour enfants sera majoré pour les familles à faible revenu (coût total de 200 millions en SUITE DE LA PAGE 1 qui composent le programme de premier cycle.Ces avancées ambitieuses font actuellement l’objet de réflexions au sein du conseil universitaire, une des instances décisionnelles de l’université.«Nous évaluons la possibilité d’inscrire au programme la maîtrise de deux langues nécessaires pour obtenir le diplôme, en plus de la connaissance d’une troisième langue», explique le recteur Bruno-Marie Bé-chard, désigné «bâtisseur du mois» par la revue Commerce dans son édition de février, dans laquelle on l’associe carrément à un «vent de renouveau» soufflant actuellement sur la région de Sherbrooke.Cette idée s’inscrit dans le cadre du plan d’action stratégique 2001-05 lancé par l'université en septembre dernier.Dans le cadre d’une politique linguistique institutionnelle que le vice-rectorat à l’enseignement élabore actuellement, lUdeS suggère la maîtrise non seulement du français mais aussi d’une deuxième langue qu’on suppose être l'anglais «mais qui pourrait aussi bien être l’espagnol, par exemple», précise Jacques Viens, directeur des communications à l’université.On se rappellera qu’un projet similaire, lancé récemment par l’Université du Québec à Montréal autour de l’élaboration de sa propre politique linguistique, a soulevé les passions au sein de la communauté.La proposition du groupe de travail sur l'intégration des étudiants non francophones et la langue d’enseignement de permettre aux étudiants de suivre 10 % de leurs cours disciplinaires dans une langue autre que le français en a fait sursauter plus d’un.L’UQAM avait d’ailleurs refusé, pour des raisons lingmstiques, de conclure en 2001 un contrat de formation en anglais pour des cadres de la société Bombardier, contrat que s’empressa de signer.l’Université de Sherbrooke! «Nous donnons des cours en anglais en formation MILLIARDS Dette fédérale en fonction du PIB %r • 70 - 60 - 1997- 1999 2000 2001 2002 2003 1996 2004 menté de 800 millions les années suivantes pour atteindre 12,75 milliards.Malgré tout le gouvernement prévoit que la proportion de ses dépenses par rapport au produit intérieur brut restera relativement stable d'ici trois ans.Même chose pour ses revenus.Quant à la proportion de la dette, qui a atteint 44,5 % du PIB, elle continuera de baisser car le gouvernement continue d’y consacrer la réserve pour éventualités de trois milliards qu’il prévoit chaque année.M.Manley maintient cette réserve, y ajoutant même une «mesure de prudence» d'un milliard qui croît ensuite d’année en année.Conune prévu, le budget de M.Manley reproduit les engagements contenus dans l’«arrangement» sur la santé du 5 février dernier.Ottawa haussera de 17 milliards ses investissements actuels en santé, ce qui comprend les sommes qu'il dépense lui-même et 3,9 milliards promis en septembre 2(XX).Au total, c’est 10 milliards d’argent neuf que les provinces recevront sous forme de transferts.Le ministre confirme aussi la création, dès le 31 mars 2004, d’un nouveau transfert dédié à la santé et d’un autre pour les programmes sociaux et l’éducation post-secondaire.Actuellement, ils sont regroupés sous un seul chapeau.Une série de mesures destinées aux familles, aux handicapés et aux autochtones apparaissent au menu.La hausse de la prestation nationale pour enfants pour 2003 atteindra un maximum de 2632 $ par enfant et continuera d’augmenter pour atteindre 3243 $ en 2007.On parle d’un investissement supplémentaire de trois milliards sur cinq ans.Les autres contribuables, qui profitent toujours des réductions d'impôts annoncées en octobre 2000, jouiront d’une hausse graduelle du plafond de contributions au Régime enregistré d'épargne-retraite et d’une 2003- 04, de 300 millions en 2004-05).L’augmentation annuelle sera de 150 $ par enfant en juillet prochain, de 185 $ en juillet 2005 et de 185 $ en juillet 2006.Les programmes destinés aux personnes et enfants handicapés recevront des montants additionnels de 95 millions en 200304 et de 160 millions en 2004- 05.Dans la foulée, une nouvelle Prestation pour enfants handicapés a été instaurée et pourrait atteindre 1600 $ par année pour les familles à revenu faible ou modeste admissibles.Pour les autres, on pense essentiellement à la hausse du plafond des cotisations à un REER et à un régime de pension agréé.Une mesure de 105 millions (en manque à gagner) en 2003-04, de 165 millions pour l’exercice suivant En fait, on vise à accélérer les hausses de plafond déjà prévues.Pour le REER, le plafond en 2003 passe de 13 500 $ à 14 500 $.Il est ensuite augmenté de 1000 $ par année, pour les années 2004 et 2005, pour passer de 16 500 $ à 18 000 $ en 2006 et être indexé ensuite.Initialement, le plafond devait atteindre son maximum à 15 500 $ en 2005 et être indexé ensuite.Mais encore et toujours cette référence à octobre 2000, l’essentiel de l’allégement du fardeau fiscal des particuliers, cette année, y trouvant racine.Ainsi, il est évalué que, sans les mesures de ce plan, une famille de quatre personnes à deux revenus totalisant 60 000 $ aurait payé 24 % de plus en impôts.Le différentiel atteint les 44 % dans le cas d’une famille de quatre personnes disposant d’un revenu unique de 40000$.La suite du plan quinquennal fera ressentir le gros de son impact en 2004.Le montant personnel de base passera alors de 7765 $ en 2003 à au moins 8000 $, et le montant pour conjoint de 6586 $ à 6800 $.Quant aux seuils, celui du deuxième palier passera de 32 183 $ en 2003 à au moins 35 000 $, le seuil de la troisième fourchette sera d’au moins 70 000 $, contre 64 368 $ cette année, et celui de la SHERBROOKE sur mesure, et la possibilité de remettre les travaux en anglais existe chez nous», ajoute M.Viens.L’établissement, que l’on connaît surtout pour l’originalité de son régime d’enseignement coopératif, où les connaissances théoriques s’allient à des expériences de stage en milieu pratique, souhaite du même souffle mettre en place une école de langues avec ses partenaires de la région et du secteur de l’enseignement supérieur (neuf établissements réunis sous l’appellation de «pôle universitaire de Sherbrooke»).Suivant le principe selon lequel «un esprit sain évolue mieux dans un corps sain», l’université veut également jouer d’audace — une de ses marques de commerce — en ajoutant au parcours obligatoire des étudiants de premier cycle des crédits en activité physique.«Je voudrais que ça fasse partie de la formation générale, que ça y soit carrément inscrit», lance le recteur, reconnu pour son dynamisme contagieux.Cette idée, elle aussi lancée par les pistes d’action du plan stratégique, se marie à d’autres objectifs comme ceux de créer un centre d’excellence de l’activité physique et de réduire de moitié — d’ici 2005 — les statistiques d’épuisement professionnel au sein de la communauté universitaire.LUdeS, qui faisait récemment l’objet d’un reportage de la British Broadcasting Corporation et d’Euro-news sur les universités du monde qui se distinguent des autres par des succès particuliers, prend la planète comme terrain de jeu.«Mon échiquier, c’est le monde», affirme sans ambages son jeune recteur dans la trentaine, l’un des plus jeunes à diriger une université en Amérique du Nord.Son opération de conquérant l’a d’abord mené à Longueuil: l’étonnement général autour de la nouvelle appellation de l’édicule du métro de Longueuil — désormais «Longueuil-Université de Sherbrooke» — n’a pas surpris M.Béchard.«Les gens ont été étonnés, et c’est normal: ils ne savaient pas qu’on était établis à Longueuil», explique-t-il, ravi de l’effet produit, qui Recettes et dépenses fédérales en fonction du PIB ¦ « « Km -¦ 2001- réduction des cotisations à l'assurance-emploi en 2(X)4 Les voyageurs, eux, auront le plaisir d’apprendre que la controversée taxe pour sécurité dans les aéroports sera abaissée de 12 à 7 $ pour lui aller simple.Du côté de* entreprises, on profitera entre autres de l’élimination progressive de la taxe sur le capital et le Fonds de la télévision recevra 75 millions de plus sur deux ans.Ottawa investira 114,5 millions sur deux ans pouf mettre en œuvre son plan d’action pour les langue» officielles.Mais le grand gagnant reste encore le secteur de la recherche, de l'innovation et de soutien aux études avec 1,7 milliard d’investissements nouveaux sur cinq ans.Le gouvernement fédéral prolonge aussi ses programmes d’aide aux sans-abri, à la rénovation domiciliaire et à la construction de logements abordables.Côté transparence, M.Manley fait quelques pas, mais ceux-ci demeurent modestes.Comme le recommandait la vérificatrice générale, il adopte une nouvelle méthode comptable qui rend mieux compte du [las-sif et de l’actif du gouvernement mais qui change peu de choses aux chiffres finaux.Il s'engage aussi à tenir la consultation promise sur la méthode de fixation des taux de cotisation à l'assurance-emploi.Il annonce enfin des modifications législatives pour améliorer la reddition de comptes des fondations mises sur pied liar Ottawa, mais il ne va pas jusqu’à les soumettre à la loupe de la vérificatrice générale.M.Manley introduit aussi une examen continu, suif vaut un cycle de cinq ans, des programmes fédéraux afin de s’assurer que ces derniers demeurent pertinents.Sinon, on les éliminera et on profitera des économies pour en financer d’autres.On prévoit déjà un milliard d’économies cette aimée, mais les détails ne seront connus qu’en mai.quatrième fourchette, d’au moins 113 805 $.Et ce n’est qu’en 2004 que le taux de cotisation de* employés à l’assurance-emploi tombera sous les 2 $, à 1,98 $ du 100 $ de gains assurables.D est à 2,10 $ cette année.Pour les entreprises, le taux général d’impôt passe de 25 a 23 % cette année.Quant aux nouvelles mesures annoncées, mentionnons la hausse, de 200 000 $ à 300 000 $ en quatre ans, du plafond de la déduction accordée aux petites entreprises.Et l’élimination, sur cinq ans, de l’impôt fédéral sur le capital.Cette surcharge sera retirée dès l’an prochain dans le cas des sociétés de taille moyenne.Le coût de l’ensemble des nouvelles mesures destinées aux entreprises est estimé à 230 millions en 200304 et à 685 millions l’exerdce suivant Surtout, pas d’harmonisation au régime fiscal américain, qui veut éliminer l’imposition sur le dividende.On estime, à Ottawa, qu'une fois complétée l’élimination progressive de la taxe sur le capital, le taux moyen d’impôt des entreprises au Canada sera de 6,6 points de pourcentage inférieur à celui de» États-Unis.Un avantage qui devrait demeurer, souligne-t-on, même si la mesure controversée du plan Bush était adoptée.En fait, si les deux plans de relance du président américain lui ont valu des reproches voulant que son administration privilégie la voie des déficits budgétaires, la tendance de ce côté-ci de la frontière pousse résolument vers la sauvegarde de cette tradition de surplus abondants.De cette marge de manœuvre budgétaire reconquise.D’ailleurs, dans son discours, M.Manley n’a pas été sans se réjouir du fait que, pour la première fois de notre histoire, la dette canadienne est inférieure à celle des États-Unis.Ét que la croissance projetée des dépenses de programmes totales soit inférieure à la croissance de l’économie.Question de priorités.Pendant ce temps, dans le» provinces, chez les contribuables.fera de la publicité à la présence de l’établissement sur la rive sud.Outre la présence sherbrookoise à Longueuil — «on est quand même là depuis plus de 40 ans!» —, lé recteur, dans ses discours, parle désormais de cinq universités dans le paysage du Montréal métropolitain: Sherbrooke et ses consœurs, soit lUniversité de Montréal, l’IJQAM, Concordia et McGill.«Il y aura vraisemblablement un jour un pôle universitaire à Montréal, je l’espère», affirme le recteur, qui affirme ne pas vouloir concurrencer les autres ni fouiner dans leur clientèle.«Notre objectif n'est pas dégrossir, nous sommet même contre le fait de grossir», affirme M.Béchard, dont l’université a toutefois inscrit comme priorité de son plan d’action l’objectif d’accroître la qualité de ses candidats au premier cycle.Mais lUdeS innove et bouscule peut-être un peu sur son passage à force de faire de la publicité au sujet de ses bons coups.«Ce n’est pas dans les gènes uni» versitaires de mettre en valeur les universités», explique-t-il.«Moi, j’essaie de compenser par excès de l’inverse!», ajoute-t-il en riant.Après le coup du métro Longueuil-Université de Sherbrooke et fa une de fa revue Commerce sous le titre «Le phénomène Béchard», le recteur promet de nouvelles constructions à Longueuil pour accroître fa visibilité de l’établissement, en plus de multiplier les passages dans le» chambres de commerce et autres arènes de pouvoir.LUdeS, qu’il a lui-même choisie pour son dynamisme, «a le vent dans les voiles et joue un rôle unique», en plus de présenter un profil prometteur calqué sur 1a société du savoir: «Nous ne sommet pas là pour générer une élite cultivée sans égard au marché du travail.Notre finalité est liée au secteur économique, et ce n'est pas tabou ni péché mortel comme le pensent certains», affirme M.Béchard, dont l’université étudie actuellement 1a possibilité d’émettre des obligations pour entretenir et élargir son parc immobilier. LE DEVOIR, LE MERCREDI 19 FÉVRIER 2003 B3 -* LE DEVOIR «—-— LE BUDGET MANLEY Faire du Canada un tigre du Nord Ottawa investira 1,7 milliard en cinq ans pour stimuler l’innovation HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Le gouvernement fédéral continue de vouloir rattraper son retard en matière de recherche et développement en continuant d’investir massivement dans ses divers conseils subventionnaires et en créant une sorte d’observatoire national pour mesurer ses progrès en matière d’apprentissage.On veut faire du Canada un «tigre du Nord».«Notre prospérité économique, notre qualité de vie et notre niveau de vie sont tributaires de notre capacité de demeurer à l’avant-garde mondiale de l’innovation et de l’apprentissage et d’attirer les investissements et des gens de talent, soit les qualités propres à un véritable tigre du Nord», a déclaré le ministre des Finances, John Manley, dans son discours budgétaire.Ainsi, c’est pas moins de 1,7 milliard de dollars qui sera investi en cinq ans pour stimuler l’innovation.Les trois conseils subventionnaires fédéraux des Instituts de recherche en santé, le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie ainsi que le Conseil de recherches en sciences humaines) verront leur budget augmenter d’environ 10 % chacua Ds toucheront ainsi 125 millions de plus par année pour les deux prochaines années.Ces trois conseils recevront des sommes supplémentaires pour offrir des bourses aux étudiants à la maîtrise et au doctorat De telles bourses au mérite existent déjà mais on en augmentera le nombre.Celui-ci passera d'environ 5700 à 10 000.Ainsi, d’ici la pleine mise en œuvre de ce programme de bourses, dans quatre ans, Ottawa versera 105 millions à cette fin.Les étudiants à la maîtrise toucheront environ 18 000 $ par an, et ceux au doctorat, 35 000 $, et ce, pendant trois ans.Autre portion très importante du secteur recherche de ce budget, une injection de un demi-milliard de dollars s'ajoute par l’entremise de la Fondation canadienne pour l’innovation.Cet argent sera dépensé en cinq ans.Cette fondation, mise sur pied il y a cinq ans, permet aux universités, aux hôpitaux et aux organismes sans but lucratif de moderniser leurs équipements de recherche.L’idée est d’attirer des chercheurs.Le gouvernement fédéral rend par ailleurs permanent son programme de compensation des universités dont le niveau de recherche s’est accru à la suite de ces investissements.En effet, les universités ont fait valoir par le passé que le financement de la recherche par Ottawa avait augmenté le niveau d’activité dans certains autres secteurs de l’établissement qui ne sont pas directement reliés à la recherche comme les bibliothèques, les services administratifs ou encore les bureaux de commercialisation des inventions.Pour la première fois l’année dernière, Ottawa a injecté des sommes à cet effet, ce qu’il appelle les «coûts indirects de la recherche», et il rend maintenant permanent ce programme en versant 225 millions de dollars par année pour les deux prochaines années.Une multitude d’autres programmes en recherche seront financés en vertu du présent budget, notamment le programme Génome Canada (75 millions cette année) ainsi que le Programme d’accès communautaire à Internet et Rescol visant à brancher les écoles (30 millions).Ottawa injectera aus- si 190 millions à la Banque de développement du Canada pour favoriser le financement des entreprises dites du savoir de même que les femmes entrepreneurs.Ministère fédéral de l’Education Par ailleurs, le budget confirme l’intention d’Ottawa d’aller de l’avant avec son projet d’institut canadien sur l’apprentissage.Selon des fonctionnaires du ministère des Finances hier, les discussions doivent toujours se poursuivre avec les provinces et tous les acteurs concernés par la formation des travailleurs et par l’éducation.Mais ce sont tout de même 100 millions de dollars qu’on met de côté pour l’année fiscale qui s’en vient afin de créer ce que certains voient déjà comme un futur ministère fédéral de l’Education.L’idée, expliquait-on hier, est de faire converger toute l’information sur la formation et l’apprentissage au pays afin d’évaluer l’efficacité des mesures prises par le passé.Une fois mis sur pied, cet institut requerra-t-il un budget de fonctionnement?On ne le sait pas encore.RÉACTIONS Pas de plan contre la pauvreté (Le Devoir) — Aide aux «en/ânts de familles pauvres», aux personnes handicapées, aux garderies, aux sans-abri.C’est bien joli, mais ça ne fait pas un plan de lutte à la pauvreté, disait hier Vivian Labrie, du Collectif pour une loi sur l’élimination de la pauvreté.Pour y arriver, dit-elle, il aurait plutôt fallu s’assurer que l’assurance-emploi couvre correctement ceux qui en ont besoin.Et ne pas annoncer des allégements fiscaux pour les entreprises, ni la hausse des cotisations aux REER, «des avantages pour les riches alors qu'au Canada, en général, il y a une détérioration du filet social».Elle s’inquiète aussi du respect des champs de compétence provinciale, notamment en ce qui a trait aux services de garde.Et elle note que la division des transferts fédéraux, jusque-là ju-melés, entre la santé et les programmes sociaux «ne règle en rien le vrai problème: celui de la proportion de la contribution du fadéml».La CCMM en voulait davantage (Le Devoir) — Vrai que l’abolition de la taxe sur le captai est une bonne nouvelle, mais le gouvernement fédéral ne fait rien pour augmenter les revenus des grandes vüles canadiennes.Telle est la réaction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) au premier budget Manley.L’organisme voulait que les municipalités soient exonérées de la TPS et que les en-lieu de taxe des édifices fédéraux soient relevés.«Ce sont deux mesures simples qui ne demandent aucune négociation et qui auraient injecté 100 millitms de dollars par année dans les coffres de la Ville de Montréal», a déclaré le président de la CCMM, Benoit I nbonté.Il ajoute que le budget est également muet quant aux mesures pour aider les exportateurs canadiena «Cest inquiétant, caria concurrence internationale est très jè-roce.Une faut pas oublier que 45 % de notre PIB est relié aux exportations.» M.Labonté fait également remarquer que l’investissement de trois milliards en dix ans dans les infrastructures est bien modeste.UUnion des consommateurs reste sur sa faim (Le Devoir) — Réaction mitigée de l’Union des consommateurs qui, si elle voit d’un bon œil les investissements annoncés en santé, en environnement ou dans les garderies, estime toutefois qu’Ottawa a encore une fois raté une belle occasion de faisser plus d’argent dans les poches des consommateurs.Comment?En diminuant le taux de sa taxe sur les produits et services (TPS), «une chose qu'm nous promet depuis longtemps», a signalé hier la présidente du mouvement, Nathalie Saint-Pierre.Mieux, le gouvernement fédéral, cette année, aurait pu penser à abolir tout simplement cette taxe sur les produits de première nécessité comme les couches, les médicaments en vente libre, les produits hygiéniques ou les fournitures scolaires, selon l’organisme.«Mais à la place, il a préféré hausser le plafand des REERà 18000$, a-t-eDepoursuivi, ce qui est loin de servir les ménages à moyen ou faible revenu» Pas de manne pour les arts La télé et le cinéma attirent le gros des efforts STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR La manne n’est pas tombée du côté culturel.Le budget Man-ley réserve bien quelques beUes surprises, notamment pour la pré^ servation des langues autochtones et l’aide à la production de films étrangers au pays.Mais pour le reste, il ne prévoit aucun nouvel investissement majeur, du moins aucun effort comparable aux quelque 500 millions supplémentaires réservés aux arts et à la culture il y a deux ans.«Nous annonçons 250 millions au total pour la culture, ce n’est pas rien», corrige la ministre du Patrimoine, Sheila Copps, jointe hier à Ottawa.Les plus gros montants culturels consentis cette fois par le ministre des Finances vont aux secteurs du cinéma et de la télévision.¦ Le Fonds canadien de télévision recevra 75 millions de dollars par année durant deux ans.Cette structure d’aide a été mise sur pied en 19% pour stimuler la production d’émissions de télévision de qualité et «distinctement canadiennes».L’an dernier, le Fonds était doté d’une enveloppe de 100 millions.¦ Le crédit d'impôt pour services de production cinématographique ou magnétoscopique sera augmenté de 11 à 16 %, ce qui devrait attirer davantage de tournages étrangers au pays.¦ Le budget annuel de Radio-Canada sera haussé de 60 millions.Le Mouvement pour les arts et les lettres se dit déçu par ces an- nonces.«Il n’y a rien pour les arts comme tels, dit Yvan Gauthier, porte-parole du regroupement des associations artistiques québécoises.C’est d’autant plus décevant quand on considère qu’Ottawa annonce en même temps que le surplus fédéral atteint 6,8 milliards.» La réaction est sensiblement la même du côté de la Conférence canadienne des arts (CCA), la plus grande association du secteur au pays.«U n’y a pas grand-chose pour les arts», dit Megan Williams, directrice générale de l’organisme.En septembre dernier, la CCA recommandait notamment à Ottawa de réviser la Loi sur le statut de l’artiste adoptée il y a dbc ans et d’accorder une importante exemption fiscale aux revenus artistiques.Stéphane Dion reçoit ses millions Ottawa consacre 60,5 millions à renseignement des langues secondes HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Il l’aura eu, son argent le ministre responsable des langues officielles, Stéphane Dion.Le budget fédérai présenté hier consacre en effet 114,5 millions de dollars au cours des deux prochaines années afin qu’il mette sur pied son plan d’action quinquennal.De cette somme, un peu plus de la moitié (60,5 millions) servira à financer l’enseignement des langues secondes à travers le Canada.Ottawa vient déjà en aide aux écoles pour payer pour ces cours, et les nouvelles sommes représentent une augmentation de 15 % de ce budget.Le reste de l’enveloppe (54 millions) servira aux nouvelles initiatives que le ministre Dion choisira de privilégier.On parle d’attirer des immigrants dans les communautés minoritaires, de faire respecter les obligations législatives du gouvernement par rapport aux langues officielles et, de manière générale, de venir en aide aux communautés minoritaires.M.Dion a déjà annoncé cette semaine qu’il présentera son plan d'action le 12 mars en compagnie du premier ministre Jean Chrétien.Par ailleurs, le budget présenté hier prévoit un versement de 25 milhons de dollars réparti sur deux ans pour améliorer les services de santé dans la langue des minorité à travers le pays.La forte demande intérieure a permis l’équilibre budgétaire Le prochain excédent budgétaire devrait frôler les dix milliards, selon des projections conservatrices GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR La capacité du Canada à demeurer hors d'atteinte de cette morosité économique a bien servi les équilibres budgétaires du gouvernement fédéral.C'est la forte demande intérieure, soutenue par la vigueur du marché de l’emploi, qui aura fait la différence l'an dernier.Si l’excédent budgétaire retenu pour 2001-02 est de 8,2 milliards, celui de l’exercice prenant fin le 31 mars prochain devrait frôler les dix milliards, selon des projections conservatrices.On joue à fond de train la carte d’une vigueur économique soutenue.Pour la suite des choses, on mise sur une croissance vigoureuse, tant de l’activité économique que de la création d’emplois.Et l’on s’octroie des réserves cumulées de 12 milliards sur trois ans pour poursuivre une tradition de déficit zéro, sur papier, de surplus accumulés de 30 milliards.À cette réserve pour éventualités de trois milliards s’ajoute une provision pour «mesure de prudence économique» de un milliard en 2003-04, de deux milliards en 2004-05.A ces coussins viennent se greffer des paramètres économiques obtenus lors d’un sondage mené par le ministère des Finances en décembre dernier auprès des économistes du secteur privé.Ainsi, on retient une croissance de 3,2 % du PIB canadien cette année, contre 3,3 % en 2002 et 3,5 % en 2004.Des paramètres somme toute audacieux, qui prévoient une croissance du PIB nominal de 5.4 % en 2003 et 2004, contre 4.4 % en 2002, et un taux de croissance de l’emploi de 2,1 % cette année, s’ajoutant à un taux similaire obtenu l’an dernier, qui a connu une création record de 560 000 emplois.Quant au taux d’intérêt, on table sur une hausse de 70 points de base seulement cette année pour les taux de court terme et de 10 points de base des taux de 10 ans.Un excédent en hausse Malgré cela, l'excédent budgétaire (avant les provisions et réserves) devrait atteindre les neuf milliards en 2003-04, contre 9,4 milliards pour l'exercice prenant fin en mars prochain, et chatouiller les 12 milliards en 2004- 05.Au total, quelque 30 milliards sur trois ans, une somme qui sera amputée de 18,6 milliards avec les mesures annoncées hier, dont 8,3 milliards étant redirigés vers le système canadien de la santé.On fait également ressortir que les dépenses de programme vont croître de 11,5 % en 2002-03, un bond redevable pour l'essentiel aux transferts en matière de santé et de péréquation.Pour la suite, la croissance des dépenses de programme sera inférieure à la croissance économique, promet-on.N’empêche, les dépenses de programmes directes doivent augmenter à un taux annuel moyen de 6 % en 20034)4 et 20044)5, peut-on lire dans le plan budgétaire déposé hier, comparativement à un taux de croissance du PIB nominal de 5,4 % retenu pour chacune des années 2003 et 2004.On prend soin d’ajouter que l’impact sur le solde budgétaire d'une variation de 100 points de base du PIB réel est de 2.5 milliards.Il est de 1,4 milliard pour chaque variation de 100 points de base de l'inflation et de un milliard pour chaque variation équivalente des taux d’intérêt.Les syndicats dénoncent le manque de vision du budget FABIEN DEGLISE LE DEVOIR Trop peq et surtout trop intrusif.A l’unisson, les principales centrales syndicales du Québec ont vertement dénoncé hier le manque de vision du dernier budget de l’ère Chrétien, «un budget de fin de régime qui n’annonce pas de grands mouvements ni de grandes réformes», a commenté Monique Richard, présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).Les chiffres le prouvent, selon eux.«Il y a de grands secteurs de notre société qui ont été oubliés par ce budget, a reconnu Mme Richard, comme les congés parentaux, un dossier pourtant important entre Québec et Ottawa, ou encore le logement abordable.Soixante millions par année pour ce seul point, c’est nettement insuffisant.» Tout aussi insuffisants sont les investissements dans le domaine de la santé, qui, s’ils répondent à l’entente signée plus tôt ce mois-ci entre Ottawa et les provinces, demeurent «encore bien en deçà des besoins réels du réseau», a-t-elle poursuivi.Et c’est sans parler des investisse- ments dans le domaine de l’éducation, qui viennent encore s’immiscer dans un champ de compétence provinciale.«Tout ça est assez décevant, a indiqué pour sa part Claudette Carbonneau, présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).Encore une fois, la transparence n’est pas au rendez-vous de ce budget.À preuve, John Manley va prendre 6,4 milliards de dollars pour les dépenses de fin d’année, qui échappent, de facto, à tout débat public.Débats utiles dans une démocratie sur l’allocation des ressources en fonction des besoins de la société.Et ces 6,4 milliards sont beaucoup plus importants que les 4,7 milliards investis dans les nouvelles mesures.» Des nouvelles mesures qui ne vont pas servir les contribuables d’ailleurs, croit la FTQ.«En abolissant la taxe sur le capital des entreprises, le budget Manley vient récompenser des entreprises qui n’ont en aucune façon contribué à l’éradication du déficit, a souligné hier son secrétaire général, René Roy.Les contribuables qui ont payé pour le déficit zéro ne reçoivent rien, quant à eux.» Le monde des affaires salue les mesures fiscales VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Même s’il aurait aimé plus et surtout plus vite, le monde des affaires a accueilli favorablement les mesures fiscales proposées hier après-midi par le ministre des Finances du Canada, John Manley, dans son budget 20034)4.«Il s’agit d’un budget équilibré qui s’inscrit dans la continuité de ceux de l’ère Martin, a indiqué l’économiste en chef du Mouvement Desjardins, Gilles Soucy.On peut également y voir une amélioration de la situation fiscale du gouvernement puisque celui-ci rehausse ses dépenses, particulièrement dans le domaine social.» Pas de grand impact M.Soucy précise cependant que le premier budget Manley n’aura pas de grand impact sur l’économie du pays.«Il y a du nouveau, mais il n’a pas mis en place de grandes mesures fiscales et il n’a pas annoncé de baisses d’impôts supplémentaires.» Dans l’ensemble, on a salué plus particulièrement l’abolition progressive de l’impôt sur le capital.«L’échéancier est un peu long, mais c’est un élément extrêmement positif pour les entreprises québécoises, souligne le président du Conseil du patronat du Québec (CPQ), Gilles Taillon.Cette taxe décourageante frappe directement toutes les entreprises qui investissent ici sans tenir compte de leur santé financière.» Même son de cloche à la Fédération des chambres de commerce du Québec.«C’est une mesure intéressante, d’autant plus que les moyennes entreprises seront pratiquement exemptées de cette taxe dès l’année prochaine», fait remarquer son président, Michel Audet.Il souligne également que moins d’impôt à payer signifie plus d’investissements et plus d’emplois.Selon Gilles Soucy, la hausse de la limite de cotisation aux régimes enregistrés d’épargne-retraite de 13 500 $ à 18 000 $ d’ici 2006 était une mesure attendue et réclamée depuis belle lurette.«Elle va favoriser l’épargne et elle profitera plus particulièrement aux travailleurs autonomes, aux professionnels et à ceux qui ne bénéficient pas d’un fonds de retraite de leur employeur.» On accueille également avec le sourire la réduction du taux de cotisation de Tassurance-emploi.«Syndicats et employeurs se plaignent depuis plusieurs années du fait que le régime accumule de gros surplus et que l’argent est dépensé ailleurs.Il semble qu’on les ait entendus», croit Gilles Soucy.Mais ce qui est le phis important, c’est qu’on admet que le niveau de cotisation actuel ne correspond pas aux besoins et qu’il faut le revoir, renchérit Michel Audet.La baisse progressive du taux d’imposition des entreprises liées à l’exploitation des ressources naturelles viendra donner un coup de pouce à un secteur qui en arrache à cause du faible prix des matières premières, ajoute Gilles Taillon.Les libéraux ont d’abord servi leurs intérêts, déplore l’opposition PRESSE CANADIENNE Ottawa — Les partis d’opposition aux Communes ont vu dans le premier budget de John Manley un exercice qui rendra davantage service aux libéraux qu’à la population canadienne.«Ce budget n’est pas motivé par les intérêts à long terme du pays, mais plutôt par l’ambition de M.Manley», a lancé le chef conservateur, Joe Clark, en faisant référence à la course au leadership du Parti libéral, à laquelle pourrait bien prendre part le ministre des Finances.«C’est aussi un budget qui est motivé par le désir désespéré du premier ministre Jean Chrétien de léguer un héritage», a renchéri M.Clark.Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a quant à lui dénoncé ce qu’ü voit comme de nou- velles «intrusions» du gouvernement fédéral dans les champs de compétence des provinces.«Au lieu d'intervenir en éducation, qu’on reconnaisse donc le déséquilibre fiscal et qu’on permette donc aux provinces de jouer leur rôle dans ce secteur», a-t-il affirmé.M.Duceppe s’est par ailleurs dit déçu que M.Manley poursuive «cette manie de sous-évaluer» l’ampleur des surplus fédéraux à venir.Pour le chef de l’opposition officielle, l’allianciste Stephen Harper, le dernier budget de Jean Chrétien prouve une fois de plus que les libéraux ne savent que «taxer et dépenser».Quant au chef du Nouveau parti démocratique, Jack Layton, il voit le budget Manley comme une «trahison» faite aux citoyens qui espéraient davantage de dépenses sociales.\ I LE DEVOIR.LE MERCREDI 19 FEVRIER 2 0 0 3 LE DEVOIR LES SPORTS Panthers 3, Canadien 0 Brisebois n’y est pour rien PRESSE CANADIENNE Le Canadien a subi une autre défaite coûteuse à domicile face à une équipe qu’il devance au classement, humilié 3-0 par les Panthers de la Floride, hier.Le Canadien, qui avait amassé sept points à ses quatre matchs précédents, n’en a plus que 21 à disputer et occupe toujours le neuvième rang de l'Association Est, tout en ayant disputé deux ou trois matchs de plus que ses principaux rivaux dans la course aux séries.Il doit de plus disputer huit de ses 11 derniers matchs à l’extérieur, à commencer par mercredi à Buffalo, une autre équipe qu’il devance mais qui l’a battu, 3-2, à sa dernière visite à Montréal.Le blanchissage de Roberto Luongo était son sixième de la saison, ce qui le place parmi les meneurs de la LNH, mais son premier en carrière contre l’équipe de sa ville natale (2-5-2).Le Canadien n’aurait probablement pas fait plus mal avec Patrice Brisebois et Mike Ribeiro dans la formation.Faute de Brisebois, les spectateurs ont choisi deux autres défenseurs, Patrick Traverse et Craig Rivet, comme têtes de Turc, mais ils avaient l’embarras du choix.Traverse et Rivet n’ont d’ailleurs été sur la glace pour aucun but des Panthers, tandis que Stéphane Quintal et Francis Bouillon s’y trouvaient lors des deux réussis à forces égales.Jeff Toms, Olli Jokinen et Viktor Kozlov ont marqué les buts des Panthers à la deuxième période, tandis que Peter Worrell s’est chargé de déranger ses adversaires.«On n'a rien créé offensivement», a constaté Stéphane Quintal qui avait la mine basse.«U ne faut pas avoir peur de salir devant le filet.Ca peut donner des bute même si ce n 'est pas joli», a dit Randy McKay.Parlant d’attaque, Saku Koivu et Richard Zednik ont continué à en arracher.Les deux attaquants ne totalisent que cinq points, trois par Koivu, deux par Zednik, en huit matchs depuis la pause du match des étoiles.«Je ne sais pas ce qui se passe, a dit Koivu.On ne parvient pas à mettre la rondelle dans le filet.» «H réalise qu’il traverse une période creuse et essaie de s’en sortir, a déclaré l’entraîneur Claude Julien.Malheureusement, ce n 'est pas une bonne période pour avoir une léthargie.J’espère qu’ils vont s’en sortir le plus tôt possible.Zednik a encore eu cinq lancers ce soir» Comité d’accueil pour Brisebois Par ailleurs, Patrice Brisebois était de retour sur la patinoire à l’entraînement matinal du Canadien, hier au Centre Bell, et était attendu par plusieurs dizaines de membres des médias à son retour au vestiaire.«Je ne m’attendais pas du tout à ça, a-t-il dit au sujet de la commotion causée par son voyage en Europe, parce que fai juste suivi les conseils du médecin, qui m’a donné une semaine de congé, à la maison ou ailleurs.» Brisebois a affirmé qu’il avait le droit d’aller en vacances et que cette semaine de congé lui a fait du bien.Quant à savoir où il est allé exactement et ce qu’il a fait, au juste, pour se changer les idées, Brisebois a dit estimer que cela concerne sa vie privée et qu’il n’avait pas à répondre à cette question.Brisebois a en outre déclaré très clairement qu’il n’a jamais demandé à être échangé.Si les rumeurs du contraire se multiplient, c’est, croit-il, parce que bien des gens conjecturent en se mettant à sa place quand il traverse des moments difficiles.Vazquez perd en arbitrage Le partant numéro un des Expos touchera six millions $US en 2003 MICHEL LAJEUNESSE PRESSE CANADIENNE Melbourne, Floride —Journée mouvementée dans la vie du jeune droitier Javier Vazquez Mer il a d’abord appris qu’il venait de perdre sa cause en arbitrage salarial et a dû quitter l'entrainement de façon précipitée au milieu de la matinée afin de se rendre auprès de son épouse, sur le point d’accoucher du premier enfant de la famille.Vazquez, partant numéro un des Expos, touchera donc six millions $US en 2003, lui qui réclamait 7,15 millions de la formation montréalaise.«Nous avons négocié jusqu’à la toute dernière minute», a confié Tony Siegel, adjoint du directeur général Omar Minaya, qui représentait les Expos lors de l’audience, à Tampa.«En fait, nous avons fait une nouvelle proposition à l àzquez et à son agent Jeff Moorad deux heures avant l’audience, et ils nous ont fait une contre-proposition juste avant d’entrer dans la salle.» Vazquez a présenté une fiche de 10-13 avec une moyenne de points mérités de 3,91 la saison dernière.Il a argumenté qu’il avait lancé pendant plus de 230 manches, un exploit dans le baseball ces temps-ci.Il touchera tout de même une augmentation substantielle, lui qui a empoché 4,275 millions l’an dernier.«Nous pensions que Vazquez, qui est toujours un très grand lanceur, n’avait pas connu la saison qui lui au- rait permis de redamer le montant qu’il exigeait, a dit Siegel.Et les arbitres nous ont donné raison.» Pour une équipé comme les Expos, c’était important de gagner en arbitrage.Avec l'argent qu’ils ont ainsi épargné, ils pourront se permettre de garder tous leurs joueurs.«Si nous avions perdu, cette différence de plus de un million aurait été importante pour nous, a dit Siegel.Cette somme peut nous permettre d’equilibrer notre budget et sans doute de garder tout notre monde.En perdant.nous aurions peut-être dû retrancher un joueur» Par ailleurs, Minaya espérait que Vazquez n'en veuille pas aux Expos d'avoir tenu leur bout.«On ne veut jamais se présenter en arbitrage salarial, a dit Minaya.Nous tentons toujours de régler à l’amiable.Cest la raison pour laquelle nous avons négocié jusqu'à la toute dernière minute.«Avant, quand un joueur décidait d'aller en arbitrage, nous échangions les montants de l’offre et de la demande et nous ne nous parlions plus.Mais j’ai change tout cela.J'aime mieux qu’on discute jusqu’à la toute fin.Mais je ne suis pas surpris que nous ayons gagné.Pour nous, tout ce processus est terminé.Nous pourrons maintenant nous concentrer sur le baseball.«Je ne peux pas dire que nous sommes heureux.Parfois, c’est un processus que nous ne pouvons pas mter.On voudrait ne pas v aller, mais c’est souvent impossible.» Vazquez devrait être de retour à Melbourne aujourd'hui pour donner sa version des faits.Coupe de rAmerica: Team New Zealand est condamné à l’exploit Auckland, Nouvelle-Zélande (AP) — Une atmosphère de deuil est tombée sur Auckland Mer, après la troisième victoire en trois régates du voilier suisse d’AlingM face à Team New Zealand, le détenteur de la coupe de l’America.Russell Courts, le skipper néo-zélandais d’AlingM, en permettant au voilier rouge et noir SUI-64 de remporter de 23 secondes ce troi- E N BREF sième face-à-face pour mener 3-0, a rapproché un peu plus l’aiguière d’argent de l’Europe, qui n’a jamais détenu le trophée en 152 années dhistoire de l'épreuve.Si par deux fois le tenant du titre a réussi à revenir dans le coup après deux défaites concédées à son aspirant, jamais aucun tenant du titre n’a pu retourner en sa faveur un 0-3 subi d’entrée, alors que cette coupe de l’America se dispute au meilleur des neuf manches.«La troisième régate, c’est plus que la mi-parcours.C’est une grosse affaire», a déclaré le tacticien Brad Butterworth, autre «Kiwi» enrôlé par le Défi suisse.Courts reste désormais sur un record de 12 victoires consécutives dans la coupe de l’America.Il était de la cam- pagne victorieuse des Néo-Zélandais à San Diego en 1995 quand ils avaient détrôné les Américains, et il avait participé en 20(X) à la défense victorieuse du titre dans le golfe d’Hauraki.Hier, Courts en choisissant de partir à droite lors du départ de la troisième régate, a fait le bon choix.D’entrée au commandement Alinghi ne l’a jamais cédé lors des six bords et des 18,5 milles de la course disputée par 12 nœuds de vent.«Nous avons tergiversé au départ, et cette désorganisation initiale nous a handicapé toute la régate», a reconnu Dean Barker, le skipper de 29 ans du voilier NZLr82 de Team New Zealand, qui devra faire très fort désormais pour remporter cinq des six régates encore à disputer.HOCKEY ASSOCIATION DE L'EST Section Nord-Est G P NDPBP BC Pts Ottawa 37 15 7 1 191 131 82 Toronto 33 21 4 1 169143 71 Boston 28 23 5 2 171 162 63 Montréal 24 24 7 6 157175 61 Buffalo 16 29 7 5 125156 44 Section Atlantique New Jersey 35 15 4 4 150113 78 Philadelphie 30 1611 2 136125 73 N.Y.Islanders27 23 6 2 158162 62 Pittsburgh 24 26 4 5 153170 57 N.Y.Rangers 23 30 7 2 157189 55 Section Sud-Est Washington 28 23 7 3 170160 66 Tampa Bay 24 21 9 5 164167 62 Floride 172211 9 13817554 Caroline 18 29 7 6 129172 49 Atlanta 20 30 4 4 157207 48 ASSOCIATION DE L’OUEST Section Centrale St.Louis 31 16 8 5 194157 75 Detroit 30 17 9 3 175150 72 Chicago 24 23103 147145 61 Nashville 21 24 9 4 135149 55 Columbus 22 28 6 2 158180 52 Section Nord-Ouest Vancouver Colorado Minnesota Edmonton Calgary Dallas Anaheim Los Angeles Phoenix San José 34 16 9 0 180150 77 27 1411 6 169143 71 29 21 8 1 141 129 67 26 20 6 7 161 161 65 18 29 9 4 132174 49 Section Pacifique 34 1212 1 180117 81 27 20 8 4 146144 66 25 26 4 4 153161 58 22 25 7 4 147158 55 21 27 6 5 158176 53 Floride 3 Montréal 0 Pittsburgh 4 Edmonton 3 (P) New Jersey 2 Philadelphie 2 Toronto 4 Caroline 3 Vancouver 4 Detroit 3 (P) Phoenix 5 Columbus 2 _________Aulqurd’hul____________ Montréal à Buffalo.19h Boston en Caroline, 19h Atlanta à Tampa Bay, 19h Ottawa au New Jersey, 19h30 N Y Rangers au Minnesota, 20h Calgary à Dallas, 20h30 Columbus à Anaheim, 22h30 N Y.Islanders à San José, 22h30 Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel: petitesannomesiSIcilcvoir.coin REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100 • 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100*150 Achat-vente-ôchange 160* 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 * 250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D'EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 A 1 7 H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain, Téléphone: Télécopieur: 985-3322 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit eüi Tàsr APMRÏÏMEIffiET LOGEMENTS À LOUER METRO SHERBROOKE (accès direct) 1 t/2, 3 1/2, 4 1/2.Vue Mt-Royal, balcon.Élec, dim.chauffé, frigo, cuisinière.Piscine, sauna, buanderie.Tout inclus.(514)281-1551 MAISONS H CAMPAGNE A LOUER LIVRES ET DISQUES MAISON DE CAMPAGNE à louer STE-MÉLANIE Résidence de prestige située sur vaste domaine boisé au Lac Rocher : weekend, semaine, mois.Vacances avec votre cheval aussi disponibles.(450)889-5448 elranchlto©8ympatlco.ca BOUQUINERIE ST-DENIS(4075) achète à domicile arts, BD, philo, 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