Le devoir, 24 mai 2007, Page(s) complémentaire(s)
ACTUALITES Michel David - Qui mène?Le premier ministre Jean Charest a dû grimacer hier matin en voyant Mario Dumont se présenter aux côtés du maire de Montréal, Gérald Tremblay, pour lancer lui-même une sorte d’ultimatum aux 2200 employés d'entretien de la STM.C’était à se demander si l’ADQ n’avait pas remporté les élections du 26 mars.Le ministre du Travail, David Whisseü, n’a pas voulu être en reste, mais son propre ultimatum de 48 heures avait toutes les apparences d’une opération de rattrapage.Encore une fois, le gouvernement a donné l’impression d’être à la remorque de l’opposition.Certes, il vaut mieux tard que jamais, mais il était tout de même un peu curieux d’entendre M.Whis-sell déclarer que les députés libéraux réunis en caucus avaient été unanimes à dire qu’ils avaient été élus pour défendre les intérêts de la population.Voilà une excellente nouvelle! En réalité, même si le syndicat a déclenché les hostilités de façon nettement prématurée, à peine quatre mois après l’échéance de la convention collective, et que les chances d’une entente semblent bien minces, il est tout à fait normal de laisser une petite chance à la négociation, au moins pour la forme.M.Dumont le sait très bien, mais 0 sait surtout que chaque journée de grève additionnelle en est une de trop pour les centaines de milliers d’usagers des transports en commun, qui sont autant d’électeurs.On a déjà écrit que le chef de l’ADQ ne «sentait» pas Montréal, mais il a très bien mesuré le ras-le-bol ambiant Aux dernières élections, la vague adéquiste s’est arrêtée aux portes de Montréal.Pour aspirer à former le prochain gouvernement, TADQ doit trouver un moyen de faire une percée dans Hie.Certains lui seront sans doute reconnaissants d’avoir forcé la main au gouvernement Sa proposition de revoir complètement le mode de gestion des transports en commun dans la métropole risque également de trouver une oreille attentive au cours de la prochaine campagne électorale.?Même si la visite de M.Dumont était prévue depuis longtemps, le maire Tremblay ne devait pas être si mécontent de lui offrir cette tribune.Tout libéral qu'il soit, M.Tremblay n’a jamais caché à quel point il était mécontent de la façon dont le gouvernement Charest avait géré le dossier des défusions.Au cours de la dernière campagne, le premier ministre en a également déçu plusieurs à l’hôtel de ville en utilisant la tribune que lui offrait la Chambre de commerce du Montréal métropolitain pour annoncer de nouvelles baisses d'impôt plutôt que pour faire connaître ses intentions à l’égard de la métropole.C’est la deuxième fois en autant de semaines que le chef de TADQ donne l’impression de réveiller le gouvernement et lui impose un virage à 180 degrés en 24 heures.Dans un premier temps, aussi bien M.Charest que son ministre des Affaires intergouvemementales, Benoît Pelletier, avaient réagi avec une étonnante résignation au projet de loi fédéral C-56, qui aura pour effet de diminuer encore un peu plus la proportion de députés québécois à la Chambre des communes.Le lendemain, sous les railleries de M.Dumont, les deux hommes faisaient une volte-face humiliante et s’associaient aux partis d’opposition pour demander à la Chambre des communes de retirer aussi bien le projet de loi C-56 que le projet de loi C-43, qui porte sur la réforme du Sénat * Déjà, à l’époque où il était le seul député de son parti à l’Assemblée nationale, tout le monde reconnaissait à M.Dumont un talent certain pour lancer des petites phrases assassines qui trouvent leur che-iflin jusqu’aux bulletins de nouvelles.• Malgré une bonne performance au cours de la dernière campagne électorale, plusieurs s’interrogeaient sur sa capacité à aller au-delà du clip.La nouvelle législature est encore jeune, mais il faut recon-riaître qu’il se montre plutôt efficace dans le rôle de cjjef de l’opposition officielle.' Le projet de loi C-56 et la grève des employés d’entretien de la STM étaient des thèmes qui s’imposent d’évidence, mais le chef adéquiste engage parfois les hostilités à l’Assemblée nationale sur des sujets inattendus.-t M.Dumont fait manifestement un effort pour élargir le champ de ses préoccupations.Le silence complet de la plate-forme électorale de TADQ sur la cultu-rje avait été vivement critiqué pendant la campagne électorale.La semaine dernière, il a ouvert la période de questions en réclamant une modification à la Loi shr le cinéma pour rendre obligatoire le doublage au Québec des films présentés dans nos salles.• Au lendemain des élections, Pierre Paradis avait déclaré que la condition minoritaire du gouvernement al-küt forcer celui-ci à se comporter avec «humilité».Dans Sen discours inaugural du 9 mai dernier, le premier ministre n’est pas allé aussi loin, mais il a promis un gouvernement «différent».De là à laisser le chef de l’opposition gouverner à sa place, c’est une autre affaire.M.Charest a clairement indiqué qu’il tenait mordicus à ce que le budget que Monique Jérôme-For-get présentera cet après-midi contienne les baisses d’impôt additionnelles annoncées pendant la campagne électorale.* Il est vrai qu’il a payé très cher pour avoir manqué apx engagements pris en 2002, mais presque tout le monde estime aujourd’hui que le Québec a des besoins plus urgents que des réductions d’impôt Même sjl était secrètement du même avis, M.Charest ne Voudrait sans doute pas y renoncer, ne serait-ce que pour prouver qu’il mène encore quelque chose.mdavid@ledevoir.com JACQUES NADEAU LE DEVOIR JACQUES NADEAU LE DEVOIR Des poutrelles d’acier ont été installées sur la facade de l’école Notre-Dame-de-l’Assomption pour éviter qu’elle ne s’effondre.-:SSM ~És£ï*T.ï'ik- mm fülitov Des millions pour retaper les écoles délabrées de la CSDM Des toits qui fuient, des briques qui tombent, des morceaux de plâtre qui assaisonnent le repas des petits au gymnase, des toilettes à ce point insalubres que les enfants se retiennent jusqu’à leur retour à la maison.Ces histoires d’horreur sur l’état des écoles montréalaises ponctuent le quotidien des élèves et des enseignants.Consciente de l’état de délabrement de ses écoles, la Commission scolaire de Montréal a lancé hier un plan d’action étalé sur 15 ans pour remettre les compteurs à zéro.C LAIRAN D RÉ E CAUCHY La Commission scolaire de Montréal (CSDM) compte investir 710 millions d’ici 15 ans pour remettre en état son parc immobilier d’une valeur de deux milliards de dollars, presque laissé à l’abandon depuis des années.L’exercice débutera par l’injection de 140 millions au cours des quatre prochaines années afin de régler seulement «l’urgence de l’urgence».De l’aveu même de la présidente de la CSDM, Diane De Courcy, les écoles montréalaises sont dans un tel état que certaines d’entre elles constituent un «danger» pour la sécurité des élèves et des enseignants en raison du «retard terrible» accumulé ces 15 dernières années dans la rénovation des bâtiments.Le parc immobilier de la CSDM est âgé de 55 ans en moyenne, comparativement à 44 ans dans l’ensemble du Québec.La CSDM entend donner un coup de barre qui commencera par un investissement de 140 millions d’ici 2011, à raison de 37 millions par année.En comparaison, la CSDM allouait auparavant entre huit et dix millions seulement par année à l’entretien de ses immeubles.Pour y parvenir, la CSDM a obtenu l’autorisation de Québec de se doter d’une marge de crédit de 26 millions.La commission scolaire peut en outre compter sur des investissements supplémentaires de Québec de 13 millions en 20064)7 et de 17 millions Tannée suivante.Ce programme spécial destiné à accélérer les rénovations des immeubles doit en théorie prendre fin en 2009.Mme De Courcy appelait d’ailleurs hier de tous ses vœux une reconduction du programme à long terme.La commission scolaire devra aussi fournir des sommes pour compléter l’opération.«On a fouillé les fonds de tiroirs, mais pas dans n’importe quels tiroirs», a précisé Mme De Courcy, assurant que ces investissements ne réduiront en rien les sommes destinées à la mission pédagogique.La première vague de travaux permettra de refaire des toitures et de la maçonnerie, de changer des portes et des fenêtres et de remettre à neuf les systèmes de chauffage, de plomberie, d’électricité et de ventilation.«Cela nous prendra quatre ans pour traiter l’urgence de l’urgence», a fait valoir Mme De Courcy.Outre les rénovations d’envergure à la structure des bâtiments, on investira également cinq millions en 2007-08 à l’intérieur de plusieurs écoles, montant puisé à même les sommes recueillies par la vente d’immeubles au cours des dernières années.Rénovation des douches et des toilettes, réfection de cafétérias, de gymnases et de laboratoires, travaux de peinture et nettoyage des systèmes de ventilation: la liste des tâches est longue.Les parents pourront d’ailleurs consulter cette liste sur le site Internet de la CSDM.On peut par exemple y apprendre que l’école Saint-Louis, dans le Mile-End, aura enfin une cafétéria.Les cours d’école auront aussi droit à une cure de rajeunissement On y investira 300 000 $ supplémentaires par année jusqu’en 2012 afin notamment de refaire des clôtures, de changer l’asphalte, de repeindre des lignes sur les aires de jeu, d’aménager un peu de verdure pour combattre les Dots de chaleur et d’installer des supports à vélo.Les compteurs à zéro Une fois effectuées les rénovations les plus urgentes, la Commission scolaire de Montréal souhaite accélérer la cadence entre 2011 et 2021 pour remettre les compteurs à zéro et compléter la remise en état de ses infrastructures.L’investissement annuel dans les rénovations d’envergure devrait alors passer de 36 millions à 55 millions par année.«On ne veut pas recommencer en 2021.On croit que lorsqu’on sera rendus en 2021, seul le maintien des bâtisses devra être assuré», estime Mme De Courcy.Si le financement de la première vague de travaux est assuré, le montage financier est un peu plus incertain pour la période 2011-21.Des scénarios de vente d’actifs ou d’augmentation des revenus de location des locaux inutilisés pour l’enseignement sont sur la table, ce qui pourrait rapporter environ 60 milhons, selon des évaluations préliminaires.Des actifs de deux milliards de dollars que possède la CSDM, on estime que des immeubles d’une valeur de 300 millions ne sont pas utilisés à des fins scolaires.Québec est également invité à contribuer.Réactions L’annonce de la CSDM a été bien accueillie par les représentants des directeurs d’école et des enseignants, qui espèrent néanmoins que ces grands chantiers ne bouleverseront pas trop le quotidien des élèves.Le président de l’Association montréalaise des directeurs d’établissements scolaires (AMDES), Gaétan Neault, a noté que les ouvriers de la CSDM sont passés experts dans Tart de poser des diachylons.«Au lieu de refaire des sections de toit, on se contente de colmater les plus grosses brèches», a fait observer M.Neault, qui anticipe avec soulagement le moment où il n’y aura plus «d’érablières dans les écoles au printemps».L’Alliance des professeurs de Montréal se réjouissait elle aussi de cette annonce, notant cependant le flou entourant le financement de la deuxième phase des travaux.«On pense qu’il y aurait eu moyen de faire mieux.On permet à la CSDM d’emprunter 26 millions alors que les 700 millions d’Ottawa pour la santé et l’éducation iront en baisses d’impôts», a souligné le responsable des communications du syndicat, Yves BeDavance.Dans l’ensemble des commissions scolaires, le gouvernement estime qu’il faudrait 1,4 milliard pour remettre à niveau les infrastructures.Le programme d’accélération des rénovations, qui a débuté en 2005, allouera jusqu’à 292 millions pour Tannée 200809.«A la veille du budget, on peut souhaiter que le gouvernement va poursuivre dans cette voie pour continuer à améliorer les infrastructures et permettre le maintien en état du patrimoine scolaire», a fait valoir Denis Pouliot, de la Fédération des commissions scolaires du Québec.Au cabinet de la ministre de l’Éducation, on disait hier être sensible à cette question mais on n’avançait aucun montant.Le Devoir Amnistie Internationale n’épargne pas le Canada Le Canada n’est pas épargné par les critiques d’Amnistie Internationale.Dans son rapport annuel, l’organisme de défense des droits de la personne écrit que les atteintes aux droits des autochtones du Canada demeurent «un sujet de préoccupation».Le rapport 2007, publié hier, relève par ailleurs des atteintes aux droits des femmes.Il dénonce aussi des cas de brutalité policière, les conditions du recours aux certificats de sécurité dans le cadre de la lutte antiterroriste, ainsi que des lacunes dans la protection des réfugiés en sol canadien.Et il fait un retour sur l’affaire Maher Arar.Amnistie Internationale condamne l’absence de stratégie nationale pour contrer la discrimination et la violence qui persistent envers les femmes autochtones, particulièrement La promotion de l’égalité des femmes se trouve aussi compromise, note Amnistie, par la réduction, en septembre, du budget de Condition féminine Canada On déplore le peu de cas qui a été fait des recommandations relatives à la création d’une instance indépendante habilitée à recevoir les plaintes des femmes incarcérées dans des institutions fédérales.Ces recommandations faisaient suite à une enquête publique remontant à 1996, et à des rapports ultérieurs de la Commission canadienne des droits de la personne, puis du Comité des droits de l’homme.Dans sa section sur la sécurité et les droits humains, les cas de Mahmoud Ja-ballah, Mohammad Zeki Mahjoub et Hassan Almrei, de Toronto, de Mohamed Hafkat (Ottawa) etd’Adil Charkaoui (Montréal) sont abordés.Ces cinq mu- sulmans —trois en détention, deux en liberté dans des conditions 4rès restrictives» — font face à la déportation vers des pays où ils risquent la torture, à la suite de l’émission de «certificats de sécurité» les qualifiant de menaces pour la sécurité nationale au Canada, note Amnistie.L’organisme croit que le processus de délivrance des certificats de sécurité ne respecte pas les normes internationales en matière de procès équitables et peut entraîner une détention arbitraire.Amnistie revient sur Taffàire Maher Arar, ce Canadien expulsé des États-Unis vers la Syrie, où il a été détenu sans inculpation pendant un an et torturé.Il évoque le rapport innocentant M.Arar, et l’ouverture d’une enquête sur des affaires relatives à trois autres ressortissants canadiens, Abdullah Almalki, Ahmad Abou El Maati et Muyyed Nured- din, également torturés à l’étranger.Amnistie signale que les dispositions de la loi de 2001 sur la lutte contre le terrorisme portant sur les audiences préventives et d’enquête ont été prorogées pour cinq ans.Le risque de torture et de mauvais traitements inquiète aussi Amnistie dans les cas de transfert aux autorités afghanes de détenus capturés par les Forces armées canadiennes en Afghanistan.Le rapport épingle le gouvernement de Stephen Haiper pour avoir refusé d’appliquer la loi prévoyant la création d’une section d’appel des réfugiés.L’accord Canada-États-Unis sur les «tiers pays sûrs» fait craindre à Amnistie que certaines personnes ne subissent «de graves atteintes à leurs droits fondamentaux».Presse canadienne Montréal 514.845.5545 ¦ ’ 3 Par un collectif Sous la direction de R6gent Bouchard AUEHTURE EXPÉDITIONS AU CŒUR DE LA SCIENCE ET DE lATECHNOLOOIE Livre A (144 p.) ISBN 978-2-7608-8058-0 Livre B (136p.) ISBN 978-2-7608-8052-8 251 chacun approuvé par la méls P cvcie au anmaire Mario Dumont LIDEC inc.514-843-5991 En uente (inns toutes les utiralrles Lu prix est indiqué sous réserve do modifications LE DEVOIR, LE JEUDI 24 MAI 2007 B 8 ÉMERGENCES 2 / CONCERTS GRATUITS Dans le cadre de l'événement jeunesse 25 ET 29 MAI 20 H SALLE D'AUTEUIL DU GESÙ Découvrez 4 talents de la chanson d’ici! 1200, de Bleury Montréal (métro Place-des-Arts) ¦¦gate .net 5U.t61.4378 yesufa CULTURE L'événement danse théâtre M*f -7 JUIN mro 514 842-2112 www.fta.qc.ca Sï Festival TransAmériques Calligraphie de bras en 3D Quantum Quintett expose la mécanique hypnotique du chorégraphe Brice Leroux FRÉDÉRIQUE DOYON Il y a /a physique et le physique.Mais dans le travail du chorégraphe franco-belge Brice Leroux, lés deux ne font plus qu’un.Dans Quantum Quintett, le jeu des avant-bras, isolés du reste du corps par la lumière, crée une géométrie épurée, sorte de calligraphie dans l’espace, très librement inspirée de.la physique quantique.Une poignée de productions du premier Festival TransAmériques, qui s’amorçait hier, repose sur la science, ses découvertes et ses chimères.Le quintette de Brice Leromt est de celles-là, quoique la référence scientifique soit davantage de Tordre du clin d’œil poétique.«Je suis un amateur de sciences en général, a indiqué l’artiste en entrevue au Devoir.Si on connaît un peu la physique quantique, on peut certainement y trouver des liens.Mais c’est plutôt une inspiration plus poétique.Je ne m'inspire pas des principes de la physique quantique pour la composition même du travail.» Cinq interprètes agitent leurs bras entremêlés, comme détachés du corps par la pénombre, déjouant les perceptions du public.Voilà pour le physique.Dix segments s’animent pour révéler un univers de lignes et de formes pures dont la dynamique hypnotisante évacue jusqu’à leur moteur premier: le corps humain.Voilà pour le clin d’œil à Tinfiniment petit de la physique quantique.«fiaime bien l’espèce de dramaturgie que produit le fait que la matière soit créée par un être humain alors que le résultat, au bout d’un moment, est qu’on oublie l’être humain derrière, explique-t-il.Ça crée des formes qui font appel à un autre imaginaire.» Les sens nous trompent tour à tour, la philosophie, la religion et la science nous ont brandi cette vérité, à la- quelle s’abreuve volontiers Brice Leroux, prenant le spectateur à témoin.Pour y parvenir, il recourt à la lumière, élément fondamental de son travail pour faire jaillir la vérité de l’illusion, qu’il conçoit d’ailleurs lui-même.Homme-orchestre, il signe également la trame sonore de ses spectacles, souvent réduite au simple silence dans ce cas-ci.Formé au Conservatoire de danse de Paris, l’artiste français passe par les studios des chorégraphes américains Trisha Brown et Merce Cunningham avant de rentrer brièvement dans les rangs de la réputée compagnie belge Rosas.Un passage furtif, «une folie de jeunesse», commente-t-il, insistant sur l’absence de lien esthétique entre son travail et celui de la chorégraphe Anne Teresa De Keersmaeker.D s’installe tout de même à Bruxelles pour fonder sa propre compagnie.Continuum, en 1999.Depuis, il a notamment créé Gravitations et Quasar, œuvres «à trajectoires», contrairement à Quantum Quintett, «pièce sur place» dans laquelle «le corps ne bouge pas dans l’espace, les pieds restent au même point au sol», afin de concentrer le regard sur de menus détails de la mécanique corporelle — ou quantique.La danse ici est donc à prendre dans son sens très large et abstrait de mouvement de rapport entre l’espace et le temps.«C'est une recherche sur le mouvement, son épuration, ses trajectoires, ses complémentarités», définit-il lui-même.Comme quoi le corps en mouvement ouvre un territoire infini.Le Devoir ¦ Quantum Quintett, de Brice Leroux, au théâtre d’AujourdTiui du 24 au 26 mai.À quoi bon, tout ça?SOURCE: FESTIVAL TRANSAMERIQUES Les jeux de miroirs d’Umwelt, de Maguy Marin.60e Festival de Cannes PersepoUs agace l’Iran JEAN PAUL PELISSIER REUTERS Coréalisé par Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud, PersepoUs, sous le drapeau français, dénonce le régime au pouvoir en Iran.FRÉDÉRIQUE DOYON Il y a des jours où on se passerait volontiers d’exercer son rôle de critique.Pas tant quand un mauvais spectacle appelle yne critique négative, mais surtout quand il laisse étrangement indifférent Le Festival TransAmériques, dont on attendait impatiemment la première édition consacrée à la danse et au théâtre s’ouvrait hier soir au Monument National avec Umwelt de la chorégraphe française Maguy Marin, présenté jusqu’à demain.Une pièce ni tout à fait de danse, ni tout à fait de théâtre, dans laquelle neuf danseurs esquissent inlassablement de petits gestes quotidiens répétés en boucles, dans un jeu d’apparitions et de disparitions furtives devant une enfilade de panneaux miroitants.La simplicité du concept et la poésie sans fard du quotidien qui s’en dégage charment d’abord.Deux inteiprètes surgissent en croquant une pomme pour disparaître quelques secondes plus tard.Trois autres leur emboîtent le pas en revêtant un chandail Et ainsi de suite: d’autres s’enlacent boivent s’invectivent portent un bouquet de fleurs, se coiffent d’un chapeau, d’un casque de travail ou de guerre, et toujours jettent les résidus de leurs désirs sur la scène.Ces fragments de vie répétés sans relâche évoquent tour à tour la multiplicité et le dérisoire de nos existences.Tout cela est livré en parfaite maîtrise et synchronie, dans un environnement — c’est la signification du mot umwelt — de vent constant et affolant Une fois l’étonnement de ce curieux manège passé, la mécanique tourne toutefois à vide et la pièce prend la forme d’une plate démonstration.Ce n’est pas tant l’accumulation et la répétition des gestes vains qui épuisent le sens de l’œuvre, mais plutôt la rigueur mathéma- tique de ces actions chorégraphiques et l’humeur égale que répand la trame sonore, vrombissement implacable et constant dérivé du frottement d’un fil tendu de cour à jardin sur les cordes de trois guitares couchées sur scène.Est-ce cela l’absurde beckettien qui hante l’œuvre de Maguy Marin depuis sa pièce culte May B (1981)?Une scène récurrente frappe pourtant l’imaginaire dans Umwelt un danseur s’avance et fixe le public pendant de longues secondes, le renvoyant à son rôle de voyeur, l’air de dire à quoi bon, tout ça?Le Devoir Lancé à Cannes, adapté des bédés-cultes de Marjane Satrapi, Iranienne réfugiée en France, ce film brosse du régime des ayatollahs un portrait qui irrite Téhéran.ODILE TREMBLAY Cannes — La politique rattrape souvent le cinéma par la queue.Prenez le film d’animation PersepoUs, tiré des bandes dessinées de la Française d’origine iranienne Marjane Satrapi.Recruté à la 25e heure en compétition à Cannes, ce film — auquel Catherine Deneuve, Danielle Darrieux et Chiara Mastroianni prêtent leur voix — a fait des remous à Téhéran.Les grands journaux français se sont emparés de l’affaire.Ça barde.La Fondation du cinéma Farabi, responsable de la promotion du septième art en Iran et contrôlée par l’Etat, a envoyé un courrier à l’ambassade de France à Téhéran pour se plaindre de la présence de ce film en compétition cannoise, jugeant irréel le tableau de l’Iran qu’on y dépeint et croyant y lire un geste anticulturel de fa part du festival.Coréalisé par Maijane Satrapi et Vincent Paronnaud, PersepoUs, sous le drapeau français, dénonce le régime au pouvoir en Iran.Pour ajouter à l’irritation des bonzes officiels — manque d’œuvres phares et de renouveau?Vogue à la baisse?—, aux deux derniers festivals, le septième art iranien s’est évanoui du paysage cannois, qui lui déroulait le tapis rouge depuis 15 ans.De son côté, Marjane Satrapi, dont les parents sont demeurés à Téhéran, n’a guère envie de nourrir la polémique.Devant nous, elle invoquait hier la liberté d’expression, le côté humaniste de son film.La bédéiste-cinéaste refuse d’accorder des entrevues politiques aux médias iraniens et cherche à calmer le jeu.Tout remonte à un phénomène d’édition.Depuis 2000, Maijane Satrapie publie (d’abord en France) les cultissimes bandes dessinées PersepoUs (traduites en 20 langues, mais pas en farsi), qui racontent avec émotion et drôlerie sa trajectoire personnelle, du berceau à l’âge adulte: chute du chah, prise du pouvoir par les ayatollahs, guerre contre l’Irak, répression politique.S’ajoutent les séjours de la jeune femme à Vienne, ses amours, ses errances, son retour en Iran, puis sa fuite définitive hors du giron trop répressif de sa patrie.«On me proposait souvent d’adapter mes albums au cinéma, précise-t-elle, surtout depuis que les bédés sont publiées aux Etats-Unis.Mais il me semblait avoir tout dit.» Marjane s’est même fait offrir une série télé avec acteurs: Brad Pitt et Jennifer Lopez auraient joué ses parents.Elle refusait, estimant nécessaire de garder l’abstraction des dessins, qui facilitent l’identification du public.Le fait que Vincent Paronnaud soit lui-même bédéiste Ta convaincue de se tourner vers la coréalisation.Le film présenté à Cannes puise aux quatre tomes, publiés entre 2000 et 2003.En noir et blanc (plus trois minutes en couleurs), le film est charmant, émouvant, un peu moins étonnant que les albums, si minimalistes, mais il permettra d’étendre l’auditoire.Et aussi les villes dessinées: Vienne et Téhéran (recréées pour le cinéma alors que les décors étaient quasi absents de la bédé) sont vraiment bien reproduites, dessin après dessin, sans images de synthèse.Catherine Deneuve (qui prête sa voix à la mère) et Chiara Mastroianni (celle de Maijane) étaient présentes hier à Cannes.Mère et fille s’avouent fans des PersepoUs à cause de cet humour posé sur des événements graves.La bédéiste a recruté Deneuve, mais sa fille Chiara a fait elle-même les démarches pour participer à l’aventure tant elle en avait envie.Dans la version américaine, Deneuve se doublera elle-même, alors que le personnage de la grand-mère (Danielle Darrieux) aura en anglais la voix de Gêna Rowlands.La productrice associée, Kathleen Kennedy, vieille complice de Spielberg, compte bien pousser le film aux Etats-Unis.'Tersepolis constitue une telle occasion de montrer aux Américains me société complexe, l’Iran, dont ils ignorent tout.», dit-elle.Un beau film allemand du Turc Fatih Akin fie cinéaste de Head On) était présenté en compétition.Cette œuvre assez fine, avec tout au plus quelques émotions appuyées, se donne pour cadre Ham-bourg et Istanbul avec destins croisés.Il y est question de prostitution, d’activisme politique en Turquie, d’homosexualité féminine ainsi que d’amour, de mort et de générosité.Sur les traces d’une jeune Turque engagée, trois Allemands prennent tour à tour le chemin d’Istanbul.Hanna Schygulla, l’ancienne égérie de Fassbinder, incarne avec luminosité une mère qui tente de répondre au mal par le bien.Le lien entre les deux univers est très bien tissé, mais la mise en scène, trop classique, nuit au film dans cette sélection dominée par la virtuosité des caméras.?Aussi en compétition, L’Homme de Londres, du Hongrois Béla Tarr, est une de ces œuvres exigeantes qui peuvent difficilement circuler hors du circuit des festivals.Des images magnifiques en noir et blanc, avec ports de brouillard, une musique d’envoûtement sur fond d’accordéon, mais des plans-séquences interminables, des dialogues réduits à quelques répliques, une lenteur.L’Homme de Londres, l’adaptation la moins bavarde qui soit d’une œuvre de Simenon, est un brillant exercice de style.L’histoire y devient accessoire, celle d’un marin (Miroslav Krobot) qui voit sa vie basculer après avoir été témoin d’un meurtre et qui remet en question le sens de la vie.La perte de l’innocence et le passage tardif à l’âge adulte du héros sont au centre de cette quête métaphysique noyée par les embruns et la brume.Tilda Swinton incarne son épouse et Erika Bok sa fille.Mais tout ici n’est qu’atmosphère et bruitage à travers le travelling d’une caméra magnifique mais dont la lenteur frise l’insupportable.?L’Américain Quentin Tarantino, depuis longtemps chouchou de la Croisette, a déçu les critiques à Cannes.Son Death Proof a été fraîchement accueilli, par la presse tant française qu’internationale, qui a jugé, avec raison, qu’il n’avait rien de bien original à raconter cette fois-ci.Il serait étonnant que le jury pense autrement Le Devoir Décès de la romancière Monique Bosco La ntinistre de la Culture et de la Condition féminine Christine St-Pierre a offert ses condoléances à la suite de l’annonce du décès de la romancière Monique Bosco.Mme Bosco, également poétesse, professeure de littérature et ancienne journaliste, a été l’auteure d’une trentaine de livres.Juive d’origine autrichienne, Mme Bosco a passé son enfance en France avant d’immigrer au Québec en 1948.Elle a été journaliste à Radio-Canada de 1949 à 1959, puis a col- E N B laboré à La Presse et au Devoir.En 1961, elle a obtenu le prix américain First Novel Award pour son premier roman, Un amour maladroit.Elle a également reçu le prix du Gouverneur général du Canada pour La Femme de Loth, le prix de poésie Alain-Grandbois pow Miserere, ainsi que le prix David, pour l’ensemble de son R E F œuvre, en 1996.«Le décès de Mme Bosco est triste et, au nom des Québécois, je tiens à saluer sa contribution exemplaire à notre culture littéraire.À la fois comme journaliste, professeure de littérature et auteure d’une trentaine de livres, Mme Bosco a été l’une des pionnières de la modernité québécoise, notamment parson apport à l’émergence de la parole des femmes», a commenté la ministre St-Pierre.- PC Amour nocturne La poésie rencontre le jeu et le geste dans Musica Nocturna / La danse sera courte, pièce conçue par la compagnie A la2 danse etc., dans laquelle un couple va et vient entre tendresse et dépendance amoureuse, hanté par la peur de perdre l’autre et le passage du temps.Le comédien Jean-François Casabonne y donne la réplique à la danseuse Geneviève La sur un texte signé Catherine Lalonde.A la salle intimiste de l’Espace Geordie jusqu’au 26 mai.- Le Devoir A LA TELEVISION EEulETESHI rrnrrrwi rgjjgm I Le Tôléjournal .dans le Fric Show Perdus / Jack refuse I René | Le Télôjournal Au-dessus Des kiwis et des./ placard / La Peur d'opérer Ben.de la mêlée Gérard Lenorman Le TVA Sucré Cinéma / COURONNE MORTUAIRE (5) Las Vegas Le TVA 22 heures Sucré Cinéma / LOIN DU 1 8 heures Salé avec Peter Falk, James Read Salé PARADIS .4) Macaroni Ramdam Malcolm | Une pilule.une Atomes et Neurones 1 OO Québécois qui Cultivé et Groupes.Période.I tout garni petite granule ont fait le 20e siècle bien élevé (23:36) Gr.Journal Flash / Lise Vert avec Cinéma / 15 MINUTES (5) Le Journal 1 1 00/o L'avocat Cinéma / LE MANOIR (16:30) Payette Albert [avec Robert De Niro, Edward Burns du soir du diable MAUDIT (5) Dominique Poirier en direct / Budget du Qc | Le droit de vivre Le Télôjournal L'Épicerie Le National [Le Tôléjournal | Jrnl RDI I Question.I Jrnl FR2 | I Cinéma / UN PETIT JEU SANS.| | .Bruno [ Le marché de la contrefaçon [Journal [Temps présent Medium Détectives Biographies Fallait y penser! Dossiers FBI Experts en crime fMayday Geographic HMdlUWB Déco sut .ménage Ça passe.Dre Nadia.[jeux de société On a échangé nos mères j Décore.Déco sur.Plasticiens de New York Cinéma TopS.anglo Top5.InfoPlus M.Net .clips [Flambant.| LYJ J [TopRock.| Voxpop .char Tatoués D-Stroy TopS.anglo Évolution franco TopS.anglo Musique Musicographie Paris vs Nicole En chute.Évolution La Mode.Musique Top5.Frank.Degrassl.| Une grenade avec ça?| Parents.70 Gilmore Girls Méchant.R-Force .le trouble Deg rassi ^¦ShJuLJHH Simpson Delilah.6TEEN Di-Gata.| Ben I Futurama [Simpson | [ Henri pis.Futurama Décalés.Simpson Star.Henri pis.ÆÜ3ZE3H Sports 30 30 Images | | .coulisses du hockey [ Boxe / J.Taylor - C.Spinks Sports 30 Golf Mag La ligue.Motorisé Passion Maisons / Lévis Tournants de l'Histoire A vos marteaux! [ NCIS [Cinéma / OSCAR WILDE (5) avec Stephen Fry | .la prairie ¦Ensm .des pays d’en haut Anne.pignons verts Callas et Onassis (1/4) [Cinéma / LE GUÉPARD (2) avec Burt Lancaster, Alain Delon .(00:10) a: n 30^3 Amy Simplement Zoé Privés & Associés Intelligences Edel & Starck Le destin de Lisa Six pieds.¦ K.i : i-i ++ La porte des étoiles .nerdz | .s'branche La porte des étoiles La porto d Atlantis Scénario Catastrophe Star Trek: Enterprise Mélinda.Le Québec à la loupe Conservatisme aux É.-U.| Caphar.Les durs.L'adieu aux barbares .de l'automobile La presse.blasphémer?.santé Holà Argentina! .étoiles I |.voyage | Paris.[ Québec.Vue du canal / Alsace Québec de Jean-Claude Beauté du monde Holà.enfants | Pressera.Panorama Destination Nor'Ouest Cinéma / WEEK-END (3) avec Mieille Darc Panorama Pressera.CBC News at Six This Hour.Gags Cinéma / SHATTERED CITY: THE HALIFAX.[The National The Hour Arrested.CTV News Access H.eTalk [ So you Think you can Dance [.(21:25) CSI: Crime i Scene.CTV News I CTV News Daily (00:05) News House.ET Canada E.T.My Name i Is Earl The Office Shark ET Canada Design.E.T.Art Attack Heads up | Escape! Because.The Agenda The Royal Hermitage- -Niks.The Agenda The Royal .Raymond ABC News .Raymond Will, Grace Ugly Betty Grey's Anatomy - Part 1 Grey's Anatomy - Part 2 Sex.City ! | Nightline Kimmel News CBS News E.T.The King of Queens CSI: Crime Scene.Shark News | Late Show (23:35) News NBC News Jeopardy Wheel.| .Is Earl I [30 Rock [The Office I I Scrubs Studio 60 on the.The Tonight Show (23:35) I That '70s.King.Hill Simpsons Seinfeld So you Think you can Dance On the Lot ; Smallvllle Supernatural fSex.City 1 |The Newshour BBC News Travels | .High Speed Internet | Wild Things! Globe Trekker Business.| Charlie Rose BBC News | Business.(The Newshour | Adirondack [ Wild.Secrets of the Dead î Churchill BBC News | CTV News | eTalk I Jeopardy So you Think you can Dance [.(21:25) I CSI: Crime i Scene.CTV News CTV News Daily (00:05) |Cold Case Files / Deux épisodes I CSI:~Mlaml [The First 48 / Deux émissions Smith.Dog the.CSI: Miami Street Legal I Booked | Wingfield [Cuban.] | Cinéma / T HE BRIDGES OF MADISON COUNTY (3) Law & Order .a Trace How It's Made Daily Planet [Deadliest Catch Dirty Jobs / Bell Maker I I Mayday / Out of Sight Daily Planet Dirty Jobs Master.Things.| CSI: New York | One of our Mines Is.Ship of Ice CSI: New York Crime Stories Line of Fire I BBC News | CBC News | CBC News | CBC News | The Hour [CBC News: The National New Addams Family Andromeda | Doc [Trailer.| Kenny.[Curb your Enthusiasm I Saxondale | CSI (23:40) — Property Ladder | Overhaulin' | American Chopper / Deux émissions Wrecks to Riches American Chopper / Deux émissions I ¦¦LSLLMI Three Takes * Match.Skin Deep Crash Test Mommy [Til Debt do us Part Real Housewives of OC Crash Test Mommy TH Debt.Off the.Sportscent.Hockey Pardon.| NBA Basketball / Conférence de l'Est: Cavaliers - Pistons | Sportscentre .Corner ^^^AklÆÊÊ [Being Ian Erky Perky Sabrina.Malcolm.Prince.Fatherhood Mystery^ Ghost.Prank.Academy Bob and.Years Malcolm.mrrrmi QQSISHI Classification des films: (1) Chef-d’œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable NOS CHOIX CE SOIR Paul Cauchon UN PETIT JEU SANS CONSÉQUENCE UN PETIT JEU SANS CONSÉQUENCE ¦f; jj/ ’ î -l Sujet intéressant: un soir, devant des amis, un couple prétend, juste pour s’amuser, qu’il se sépare.Le problème, c’est que tout le monde croit à l’histoire et soutient que c’est une bonne chose.Un film de Bernard Rapp.TV5, 19h CALLAS ET ONASSIS Minisérie pas très bonne qui fait revivre ce couple mythique.Gérard Darmon interprète Onassis.Artv, 20h RENÉ Quatrième épisode de cette série sur René Lévesque.Radio-Canada, 21 h LE GUÉPARD Un film somptueux et luxueux de Visconti sur l’arrivée de Garibaldi en Sicile et la crise qu’elle provoque chez les aristocrates.Artv, 21h Ni ! 4 1
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.