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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2007-06-28, Collections de BAnQ.

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¦l____/ GORDON BROWN PROMET LE CHANGEMENT Tony Blair va « travailler intensément » pour la paix au Proche-Orient Page A 5 > W LE DEVOIR Vol.X C V 1 I I N ' 1 4 3 LE JEUDI 28 JUIN 2007 88c.+ taxes= 1$ « Cessons d’avoir peur » Les assises du PQ sont assez solides pour bâtir une nouvelle coalition, estime Pauline Marois ROBERT DIJTRISAC KATHLEEN LÉVESQUE La nouvelle chef du Parti québécois, Pauline Marois, a reconnu, hier, que le parti avait «reculé» depuis quelques années mais qu’il avait «encore des assises assez solides» pour bâtir une nouvelle coalition menant à la souveraineté du Québec.Or cette tâche prendra du temps.«Il n’y a pas de raccourci pour réaliser la souveraineté», a-t-elle déclaré.C’est devant foule de quelques 500 militants pé-quistes - on a refusé autant à la porte du cabaret du Capitole - que le couronnement de Pauline Marqis à titre de chef du PQ a eu lieu hier soir à Québec.A 58 ans, elle est devenue le septième chef du PQ, la première femme à ce poste, la première femme aussi à pouvoir aspirer à accéder à la fonction de premier ministre du Québec, a-t-on souligné.Après la présidente du PQ, Monique Richard, c’est le chef de l’aile parlementaire du parti, François Gendron, qui a pris la parole avant Mme Marois et le vétéran député a appelé les pé-quistes à faire preuve «d’une meilleure discipline collective», à «se rebrancher sur la population» et à cesser de penser qu’ils sont les seuls à détenir la vérité.«Pour le temps qui me reste, je ne veux pas d’autre chef», a-t-il lancé en faisant rire l’auditoire.Pour bien montrer que la famille souverainiste était unie, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a ensuite livré une courte allocution à ce point terne qu’elle ne risquait pas de faire concurrence à celle de la chef.L’ex-pre-mier ministre Jacques Parizeau était présent avec son épouse et députée, Lisette Lapointe.Mme Marois a remercié celui qu’on a présenté comme «roc de la souveraineté».Bernard Landry brillait par son absence.Gilles Vigneault a réchauffé la salle juste avant que Pauline Marois ne s’adresse aux militants.La chef du PQ a prononcé un discours d’une quinzaine de minutes qui se voulait rassembleur, tout en étant critique.Mais c’était aussi un discours d’espoir.«Je le répète et y tiens», a lancé Pauline Marois.La souveraineté ne se fera que «dans le plus grand respect de la population.On ne fait un pays tout seul, on le fait avec le peuple.» Le PQ doit redevenir le parti «des Québécoises et des Québécois».VOIR PAGE A 8: MAROIS «Cessons d’avoir peur! Peur d’être lucide! Peur d’être solidaire ! Peur des mots! Peur d’avoir l’air intolérant! [.] Peur de la richesse! Peur d’être différents!» JACQUES NADEAU LE DEVOIR «Nos gestes doivent s’inscrire dans la nouvelle réalité sociale et économique», estime Pauline Marois.Afghanistan Le Canada pourra encore combattre après 2009 Les prochains mois seront difficiles pour les soldats de Valcartier, estime le général Millier ALEC CASTONGUAY Ottawa — Le Canada aurait la capacité de jouer un rôle militaire offensif après février 2009.Les nombreux spécialistes et observateurs, même à l’intérieur des Forces canadiennes, qui pensent que le Canada sera à bout de souffle dans deux ans et n’aura donc pas le choix de réorienter sa mission font fausse route, a soutenu le chef d’état-major de la Défense, Rick Hillier, au cours d’une entrevue accordée au Devoir hier à Ottawa.Le grand patron de l’armée canadienne a également parlé de la mission à venir des soldats québécois de Valcartier, qui seront 2000 à prendre la direction de Kandahar dans moins de deux mois.Sans détour, Rick Hillier a prévenu que les prochains mois seront «difficiles».«Je ne vais pas tenter de minimiser les dangers.C’est une mission qui en vaut la peine, c’est une mission noble, j’y crois fermement, mais ça va être difficile.Août et septembre sont des mois où l’activité des talibans est à son sommet.Rick Hillier Us essaient de déstabiliser le pays et de bloquer la reconstruction qui s’y fait», a-t-il dit En raison d’un horaire extrêmement chargé, le chef d’état-major accorde très peu d’entrevues.N’empêche, il a trouvé quelques minutes hier pour recevoir Le Devoir dans son grand bureau du quartier général de la Défense, au centre-ville d’Ottawa, en bordure du canal Rideau.Rick Hillier tient d’abord à remettre les pendules à l’heure: rien n’oblige le Canada à se retirer du sud de l’Afghanistan en février 2009.La décision à propos de la sur te de la mission appartient au gouvernement canadien et VOIR PAGE A 8: AFGHANISTAN Lafleur encaisse sans broncher Lex-publicitaire est condamné à 48 mois de pénitencier et doit rembourser 1,6 million BRIAN MYLES Un des acteurs les plus entêtés du scandale des commandites a finalement obtenu hier la sentence la plus sévère prononcée à ce jour par les tribunaux.Jean Lafleur a encaissé sans broncher une peine de 48 mois de pénitencier assortie d’une obligation de rembourser 1,6 million de dollars.Le publicitaire déchu est demeuré stoïque lorsque la juge de la Cour du Québec, Suzanne Coupai, l’a condamné à passer les prochains mois de sa retraite — jusqu’ici dorée — dans un pénitencier fédéral.Âgé de 66 ans, M.Lafleur a reconnu sa culpabilité à 28 accusations de fraude totalisant 1,6 million en avril dernier.«C’est une petite victoire, mais une victoire malgré tout» VOIR PAGE A 8: LAFLEUR ^1 M INDEX Annonces.B 4 Avis publics.B 5 Bourse.B 2 Culture.B 8 Décès.B 4 Économie.B 1 Éditorial.A 6 Idées.A 7 Météo.B6 Monde.A 5 Mots croisés.B 6 Sports.B 6 Sudoku.B 5 Télévision.B 7 Du jazz qui a le dos large Le Festival international de Montréal prend son envol La Sainte-Catherine fermée, des banderoles tendues dans le ciel, des scènes et des estrades montées partout, ça veut dire deux choses: que l’été est bien là, et que le festival de jazz est prêt à s’élancer.Tour d’horizon de la dizaine du jazz qui s’entame ce soir.GUILLAUME B O U RGAU LT-C ÔTÉ Montréal s’est remis à parler de jazz comme les Argentins évoquent le tango: avec passion.Et pourtant, le reste de l’année est plutôt tranquille dans le domaine.Notre intérêt est circonscrit, disons.Sans doute l’effet festival: dans l’avalanche, on s’emballe un peu et c’est parfait C’est l’été, après tout Quelque 500 spectacles en 11 jours — dont 350 gratuits —, il y en a forcément pour tous les goûts.Et c’est exactement ainsi qu’est programmé le Festival international de jazz de Montréal (FIJM) depuis plusieurs années: pour plaire largement, beaucoup plus qu’aux 3 à 7 % de mélomanes qui achètent du jazz.Le FIJM a donc le dos large et une programmation multicolore.Une bonne dizaine de dérivés du jazz côtoient ce dernier.Les petits hères et petites sœurs que sont la soul, la pop, le rock, les musiques du monde, le blues, l’électro et d’autres déclinaisons de la musique versant XXIe siècle ont chacun leur place aux côtés du VOIR PAGE A 8: JAZZ 500 spectacles en 11 jours, dont 350 gratuits AGENCE ERANCE-PRKSSE AGENCE FRANCE-PRESSE Roy Haynes Joshua Redman Roy Haynes ¦ Mike Stern, junkie de musique ¦ Les choix du Devoir > page B 8 * i L- K DEVOIR.LE JEUDI 28 J U 1 N 2 O O 7 I ACTUALITES LAFLEUR SUITE DE LA PAGE 1 Outre les aveux et l'absence d’antécédents judiciaires, le dossier ne comprenait aucun fecteur atténuant Contrairement aux publicitaires Jean Brault et Paul Coffin, le passage de M.Lafleur devant la Commission d’enquête sur le programme de commandites avait été un désastre.Au lieu de jouer banc jeu, il avait répété ad nauseam qu’il ne se souvenait d’à peu prés rien.Dépité, le juge John Gomery en était venu à la conclusion que M.lafleur «préférait passer pour un imbécile plutôt que de dire la vérité».Paul Coffin a lui aussi reconnu sa culpabilité à 15 accusations de fraude d’une valeur de 1,6 million.Il a par contre remboursé volontairement un million.Sa peine a été fixée à 18 mois de pénitencier par la Cour d’appel.Quant à Jean Brault il a avoué sa participation à cinq fraudes, pour un montant de 1,2 million, des crimes pour lesquels il a reçu une peine de 30 mois de pénitencier.Par son attitude et sa conduite, Jean Lafleur s’exposait donc à un châtiment exemplaire.11 était «l’âme dirigeante» de son agence de publicité, a rappelé la juge Coupai.A ce titre, il a soumis en trois ans 76 factures frauduleuses à l’ex-directeur du programme de commandites, Charles Guité, condamné à 42 mois de pénitencier.De 1994 à 2000, Jean lafleur a administré des contrats de commandite d’une valeur de 65 millions.Sur une douzaine d’années, il a empoché 5,3 millions en salaire après le paiement des impôts et d’une pension alimentaire.La vente de son entreprise, de sa maison de Sutton et de sa collection d’œuvres d’art lui a également rap porté un joli magot.M.Lafleur menait un train de vie confortable, faisant alterner les séjours au Costa Rica, au Belize et au Brésil.La juge Coupai a déduit qu’il devait forcément rester une part de cette petite fortune, acquise%aux dépens des contribuables.«À cet effet, les admissions au dossier et la preuve entendue m’ont convaincue que l’accusé aura les moyens financiers de remettre les sommes d’argent fraudées», a dit la juge.L’ordonnance de dédommage-_ ment pour le plein montant des fraudes, soit 1,57 million, est accompa gnée d’amendes compensatoires totalisant 14 000 $.Sx mois ont été retranchés de la peine pour tenir compte de la détention préventive, si bien que Jean Lafleur doit purger 42 mois de pénitencier à compter de ce jour.• Comme il n’a pas d’antécédents judiciaires et qu’il est question ici d’un crime sans violence, M.Lafleur pourrait recouvrer sa liberté au sixième de sa peine, c’est-àdire dans huit mois.La procureure de la Couronne, Ann Mary Beauchemin, s’est néanmoins dite «très satisfaite» du verdict.«On envoie le message que le crime ne paie pas, même si qe message ne sera jamais assez fort au goût des citoyens», a-t-elle déclaré.L’avocat de M.Infleur, Jean-Claude Hébert n’a formulé aucun commentaire.Son client en a maintenant terminé avec la justice criminelle.Aucune autre accusation ne sera portée contre M.Lafleur pour son implication dans le scandale des commandites, a confirmé M' Beau-chemin.Une poursuite civile intentée par le gouvernement fédéral pend toujours au-dessus de M.Lafleur.Cette poursuite, d’un montant initial de 10,9 millions, sera toutefois réduite de 1,6 million en conformité avec les engagements pris par le ministère de Injustice.Dans le cadre de cette poursuite, le gouvernement fédéral réclame 60 millions à 22 personnes et entreprises impliquées dans la gestion des comrpandites fédérales.A ce jour, l’Etat a récupéré 4,8 millions (en excluant les sorpmes à venir de M.lafleur).A Ottawa, le ministre des Travaux publics, Michael Fortier, a accueilli le verdict avec satisfaction.«C'est un message qu’a envoyé la juge.Cest une petite victoire mais une victoire nuilgré tout pour les contribuables», a-t-il dit.«Le fiit d’avoir des acteurs importants delà commission Gomery derrière les barreaux, ça redonne confiance aux contribuables dans les affaires de l’État», at-il ajouté.M.Portier se réjouit également du fait que l’ordonnance de remboursement soit «firme».Elle ne peut pas être remplacée par du temps supplémentaire passé en prison.Si M.Lafleur ne paie pas, il s’expose à une saisie judiciaire.La Gendarmerie royale du Canada (GRC) poursuit toujours son enquête sur les commandites.Le Devoir MAROIS SUITE DE LA PAGE 1 «fie souhaite bâtir avec vous une grande union de souverainistes de tous les horizons politiques, de toutes les origines et de toutes les cultures.Nous prendrons le temps qu'il faut pour faire progresser cette idée de pays, pour qu’elle devienne celle d’une grande majorité d’entre nous», a-t-elle fait valoir, en invitant les autres mouvements et leaders à participer à cette coalition.Pauline Marois est revenue sur la modernisation de la conception péquiste de la so-cial-démocratie que le parti doit sans faute entreprendre sous sa gouverne.«Nos gestes doivent s’inscrire dans la nouvelle réalité sociale et’économique», estime-t-elle.«Engageons-nous à faire les choses autrement» pour le financement de la santé, avance-t-elle.Tout en rappelant les grandes valeurs du PQ que sont la liberté, la solidarité et lidendi-té, Pauline Marois a affirmé que le parti devait changer.Elle a exhorté les péquistes à cesser d’avoir peur des mots tels que richesse et identité.«Mais cessons d’avoir peur ! Peur d’être lucides ! Peur d’être solidaires ! Peur des mots ! Peur d’avoir l’air intolérant ! Peur défaire les choses autrement ! Peur de la richesse ! Peur des avenues sur lesquelles nous ne nous sommes jamais engagés ! Peur d’être différents ! Peur de parier de mémoire, d’histoire, de peuple, d’identité, de culture», a-t-elle énuméré.Le couronnement de Pauline Marois a coïncidé avec la publication de deux sondages qui font d’elle «le meilleur premier ministre».Le chef de l’Action démocratique du Québec, Mario Dumont, la talonne.Selon le sondage Léger Marketing publié dans Le journal de Montréal, 37 % des Québécois estiment que la chef péquiste ferait le meilleur premier ministre, contre 26 % pour Mario Dumont et 23 % pour l’actuel premier ministre Jean Charest.Dans le sondage CROP-La Presse, l’écart entre Mme Marois et M.Dumont est minime - 32 % contre 31 % , une égalité statistique - tandis que Jean Charest, à 21 %, est loin derrière.Telles que compilées par Léger Marketing, les intentions de vote placent le PQ et l’ADQ sur un pied d’égalité - 32 % contre 31 % - tandis que le Parti libéral du Québec ferme la marche avec 28 % des appuis.Selon CROP la souveraineté - sans le partenariat proposé lors du référendum de 1995 - ne recueille que 32 % de OUI, une baisse de quatre points de pourcentage en un mois.Un peu plus de 70 % des répondants croient qu’il est peu ou pas du tout probable qu’un jour, le Québec devienne un pays souverain.Presque autant de répondants, soit 68 %, dont 48 % de péquistes, croient que le parti doit abandonner son option.De passage à Montréal, Mario Dumont n’a pas perdu de temps pour passer à l’offensive contre Pauline Marois, égratignant le bilan de son adversaire et insistant pour lui accoler l'épithète de bureaucratique.«C’est une personne qui à travers sa vision bureaucratique a laissé des traces très dommageables dans les grands systèmes d'éducation et de santé québécois.Moi, je défends une vision autonomiste, elle, bureaucratique.Ça place les enjeux pour un vrai débat», a affirmé M.Dumont fl a rappelé que les bulletins non chiffrés et le frein mis au redoublement scolaire, c’est son œuvre.Elle a présidé à la mise à la retraite massive du personnel infirmier et des médecins ainsi qu’à la réduction d’accès à la formation, a aussi souligné le chef adéquiste.«Tout le monde travaille à temps plein pour réparer les erreurs Marois en éducation et en santé.Ce n’est pas des éléments d'un bilan qu'elle va pouvoir escamoter comme ça», croit-il Mario Dumont estime que Pauline Marois a fait une «entrée facile» au PQ mais que cette lune de miel ne peut être que de courte durée.Elle ne peut, selon lui, être à la fois pour la souveraineté et contre la tenue d'un référendum.La décision de Mme Marois de se mettre en mode écoute ne remplace en rien la nécessité de présenter une vision et un programme clair lors des prochaines élections.Il prévoit même «des étincelles».«À un moment ou un autre, ses véritables convictions, ses véritables idées, elle va devoir les mettre sur la table.Un leader politique, c'est pas seulement quelqu’un qui dit: moi, je me promène et j’écoute.[.] Mon petit doigt me dit qu’un beau jour, à un conseil national, il y a des membres du PQ qui vont vouloir un peu plus de précision.Sa position peut tenir la route quelques mois», a soutenu M.Dumont Tout au plus, reconnaît-il la vaste expérience ministérielle de Mme Marois et l’effet stabilisateur de son arrivée à la tête du PQ.Pour ce qui est des sondages d’hier, Mario Dumont dit constater que le gouvernement minoritaire semble convenir à la population.«Les Québécois sont contents de ce qu'ils ont fait le 26 mars, ils sont contents du résultat», a-t-il commenté.De leur côté, les ministres du gouvernement Charest se sont dits nullement impressionnés par les résultats de sondages démontrant que Pauline Marois est la plus populaire des chefs de parti au Québec.Le président du caucus des députés libéraux, Yvon Vallières, a d’abord signifié que «l’effet Pauline Marois» semblait avoir peu d’impact sur les intentions de vote au Parti québécois.Puis, il a ajouté que les lunes de miel avec les nouveaux chefs de parti sont souvent de courte durée.Pour sa part, le ministre responsable des Affaires intergouvemementales canadiennes, Benoît Pelletier, a dit surtout constater que l’option souverainiste a du plopib dans l’aile.A la sortie de la réunion du conseil des ministres, il a avancé une explication, affirmant que les citoyens se sont rendus compte, depuis quatre ans, qu’il est possible de faire progresser le Québec à l’intérieur du Canada.Il a soutenu que les Québécois perçoivent les avancées permises par un fédéralisme d’ouverture, dans lequel ils se sentent plus respectés.Le whip en chef du gouvernement.Norman MacMillan, a été plus sévère.Selon lui, le discours de Pauline Marois, à l’effet que l’échéancier référendaire n’est plus au cœur des priorités du PQ, constitue «de l’hypocrisie».La ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Michelle Courchesne, a rappelé que le parti souverainiste s’est montré dur envers ses chefs dans le passé, ce qui lui a fait dire que Mme Marois «aurait besoin de chance».Quant à la vice-première ministre, Nathalie Normandeau, elle a seulement relevé que «le Parti québécois est toujours ce qu’il est», peu importe la personne qui est à sa tête.Le Devoir Avec la Presse Canadienne AFGHANISTAN SUITE DE LA PAGE 1 aux politiciens fédéraux, a-t-il précisé, «toutes les options sont ouvertes pour l’après-février 2009».«Depuis 15 ans, on a toujours été en mesure de maintenir à l’étranger entre 2500 et 3000 soldats, a-t-il expliqué.On peut continuer à le faire.On a l’équipement, la logistique et les ressources humaines pour le faire.Oui, poursuivre une mission de combat au-delà de 2009 est possible, certainement.Par contre, on ne pourrait pas mener deux missions d’envergure en même temps.» Si le Canada décidait de quitter la région de Kandahar en février 2009, un autre pays se porterait-il volontaire pour prendre la relève dans le sud?En tant que commandant des Forces canadiennes, Rick Hillier aimerait-il qu’un changement de mission se produise en 2009?Le chef d’état-major n’a pas voulu s’avancer sur ce terrain glissant, renvoyant la balle aux politiciens.«L’armée exécute les ordres», a-t-il dit Par contre, le général Hillier constate que l’OTAN peine à mobiliser tous les pays au même degré.Sur les 37 pays de la coalition internationale présents en Afghanistan (dont 26 membres de l’OTAN), quatre pays (Canada, Grande-Bretagne, Pays-Bas et États-Unis) se partagent la lourde tâche de pacifier le fief des talibans, dans le sud.«L’OTAN a de la difficulté avec plusieurs pays en ce qui a trait au partage des tâches, c’est vrai, a convenu Rick Hillier.L’idéal pour l’OTAN serait que tous les pays n’aient aucune restriction et mettent leurs troupes à la disposition de la région qui en a le plus besoin.Mais ce n ’est pas le cas.» Par exemple, certains pays refusent de faire des missions nocturnes, d’autres n’engagent pas le combat et plusieurs nations refusent d’aller se battre dans les régions plus instables.La mission des soldats québécois Mais avant de penser à février 2009, Rick Hillier se concentre sur la rotation de soldats qui aura lieu en août prochain en Afghanistan.Près de 2000 militaires de la base de Valcartier prendront alors la relève à Kandahar, formant ainsi le gros du contingent ca-naeflen de 2500 soldats en Afghanistan.Les soldats québécois vont atterrir à Kandahar au milieu d’un été qui a déjà fait plusieurs victimes.«Il va y avoir d’autres combats, d’autres pertes, il n’y a pas de doute», a affirmé le chef d’état-major.«Les combats vont continuer parce qu’on est au milieu d’une zone où les talibans sont très présents.Ceci dit, on prend tous les moyens possibles pour réduire les risques au minimum, même si c’est impossible de les éliminer.» Selon le général, les soldats de la base de Gagetown, au Nouveau-Brunswick, qui forment la plus grande partie du contingent canadien déployé en Afghanistan à l’heure actuelle, ont bien préparé l’arrivée des militaires québécois.«La rotation qui prend fin a été bien effectuée, a-t-il dit.Les talibans sont sur les talons et le sursaut de violence cache la réalité, plusieurs des commandants [talibans] ont été.mis hors d’état de nuire depuis quelques semaines, ce qui permet de relancer des projets de reconstruction qui étaient arrêtés à plusieurs endroits.» Les militaires québécois auront d’ailleurs une tâche importante à accomplir auprès de l’Armée nationale afghane (ANA), qui tente de prendre forme grâce à l’aide de l’OTAN.Une quinzaine de soldats de Valcartier iront former les recrues afghanes au Centre d’entraînement militaire de Kaboul, là où les nouveaux soldats afghans reçoivent la formation de base.De plus, le Canada triplera le nombre de soldats affectés à la formation de l’Armée afghane à Kandahar, là où les troupes de l’OTAN et les militaires afghans traquent ensemble les talibans.Toutefois, les commandants de l'Armée afghane ont encore besoin d’aide sur le terrain pour accroître leur efficacité et prendre de bonnes décisions: c’est pourquoi le Canada fournit actuellement 65 soldats-instructeurs pour leur donner un coup de main.Ce nombre passera à plus de 200 au cours des prochains mois, a annoncé Rick Hillier.«Nous allons prendre tous les moyens possibles pour que les talibans ne reprennent pas le dessus, et un de ces moyens, c’est de s’assurer que l’Armée nationale afghane soit efficace, dit le chef d’état-major.Depuis 2002, on se concentre beaucoup sur la formation de base de l’Armée afghane, mais là, on passe tranquillement aux opérations concrètes sur le terrain.C’est un gros changement et il faut les aider.Ultimement, c’est l’Armée afghane qui va empêcher les talibans de revenir.» A l’heure actuelle, l’ANA compte 35 000 hommes, à mi-chemin de l’objectif de 70 000 que s’est fixé l’OTAN pour 2010.Dans la province de Kandahar, Rick Hil- lier espère que de 3500 à 5000 soldats afghans seront pleinement opérationnels le printemps prochain.«Ils vont encore avoir besoin de notre aide, bien sûr, mais je pense que le gros des combats contre les talibans l’été prochain sera mené par l’Armée afghane», a-t-il dit avec optimisme.Le grand patron des Forces canadiennes convient que les prochains mois représentent une étape capitale pour la mission en Afghanistan.«C’est qui est crucial, c’est de continuer à montrer à la population afghane qu ’il y a du progrès.» Selon lui, tous les aspects de la mission canadienne sont liés, et il ne faut pas uniquement se concentrer sur le volet militaire.«Il n’y a pas de développement et de reconstruction possibles sans sécurité.Et U n’y aura jamais de sécurité si l’Afghanistan ne se développe pas.Et je peux vous dire qu’on travaille fort sur les deux fronts.» Les Québécois, comme beaucoup de Canadiens, sont mal informés à propos du conflit en Afghanistan, croit Rick Hillier.«Il y a un travail d’éducation à faire, c’est certain.» Le chef d’état-major estime que peu de gens comprennent la nature des nouveaux conflits, ce qui entraîne de la confusion.«Des États qui se battent les uns contre les autres le long d’une frontière, comme lors de la Deuxième Guerre mondiale, c’est fini, ça n’existe plus.EA/ghanistan repré sente le type de conflit qu ’on va avoir sur les bras pour les 20 ou 30 prochaines années.Ce sont des conflits à l’intérieur des États, sans gouvernement fort, où régnent le chaos, les guérillas militaires, les génocides, les terroristes, la drogue.L’Afghanistan, c’est Iexemple parfait des nouveaux conflits de la planète.» Le Devoir JAZZ SUITE DE LA PAGE 1 jazz contemporain, classique, crooner, chanté, populaire, fusionné, jammé ou «bopé», qui donnent l’appellation d’origine au FUM.Rencontré la semaine dernière dans son bureau dont la vue plonge directement sur le site du festival, le directeur artistique et cofondateur du FIJM, André Ménard, haussait les épaules.Non, le festival n’a pas pactisé avec le diable, comme la légende veut que le bluesman Robert Johnson l’ait déjà fait, même si la place qu’occupe aujourd’hui la note bleue dans la programmation ne représente pas l’essentiel du choix offert.«Le festival n’a jamais été élitiste, dit M.Ménard.Dès le départ, on l’a voulu pour les masses, et ça demeure encore notre objectif.Cela dit, si on enlève tous les spectacles qui ne sont pas du jazz au sens où on l’entend et qu’on regarde ce qui reste [seulement les spectacles de jazz], on a quand même un des plus gros festivals du genre au monde.Il n’y a aucune raison alors de ne pas bonifier autour pour attirer encore plus de monde.» André Ménard ajoute (\\\ «aujourd’hui, le jazz habite des dizaines de musiques.Tracer une ligne précise entre ce qui est jazz et ce qui ne l’est pas est de plus en plus difficile.Les frontières sont éclatées, les courants de moins en moins définis».Ni particulièrement exigeante ou audacieuse, mais néanmoins fort alléchante pour n’importe qui aime la musique, cette 28 édition du festival reprend la formule éprouvée au fil des ans et propose sur papier un équilibre entre les demandes de ceux qui aiment le jazz et les autres.Entre les spectacles plus exigeants et ceux qui rempliront sans problème la salle Wilfrid-Pelletier.Entre le bop et la pop, les vedettes et les découvertes, le saxo et les guitares.Passons rapidement sur les Bob Dylan, Van Morrison, Francis Cabrel, Zachary Richard, Cesaria Evora, Pink Martini, Rickie Lee Jones, Manu Chao, Patrick Watson, les Cowboys Junkies, Ron Sexsmith et autres programmés qui opèrent dans des sphères plus ou moins connexes au jazz: des collègues vous en parleront au fil du festival.Volet jazz, donc.Ç’a été souligné au lancement de la programmation: celle-ci abonde en guitaristes.On trouve notamment Bill Frisell, Russell Malone, John Scofield, John Abercrombie et l’explosif Mike Stern dans la série Invitation (voir en page B 8).Choix délibéré?Oui et non, répond André Ménard.«On lance beaucoup d’appels, et parfois il se dégage un concept selon les réponses qu’on a.Mais c’est clair qu’on voulait plusieurs guitaristes cette année.Il y a le Salon de guitare de Montréal [SGM, présenté dans le cadre du Salon des instruments de musique et des musiciens de Montréal (SIMMM), le SGM accueille la crème des luthiers — et des guitares — du monde entre le 6 et le 8 juillet] qui nous donnait le prétexte.Mais aussi, ça vient témoigner de l’importance que la guitare a prise dans le monde du jazz au cours des dernières décennies, du fait que c’est maintenant un instrument de première ligne.» ECM à l’honneur Autre élément important du programme 2007, la série dédiée à la légendaire étiquette allemande ECM propose de belles choses.Le label de Manfreid Eicher — qui ne sera pas à Montréal — est né en 1969 en poursuivant ridée d’offrir «le plus beau son après le silence».S’il a évolué avec les années, le son ECM, aussi reconnaissable que ses pochettes très esthétiques, reste caractérisé par une production très léchée, impeccable sur le plan technique (un peu aseptisée, même — ce qui lui a valu plusieurs critiques au fil des ans), la présence de climats doucereux et épurés, et la prédominance générale des lignes mélodiques sur celles rythmiques.On retrouvera donc dans le volet «Présence ECM» plusieurs des gros noms du catalogue actuel.Keith Jarrett, bien sûr (en trio), mais aussi le multi-instrumentiste de l’avant-garde new-yorkaise David Torn, la pianiste Anat Fort, l’excellent et envoûtant trio du pianiste norvégien Tord Gustavsen, le guitariste Abercrombie, le pianiste Stefa-no Bollani (qui présentera son très consistant et récent album solo) ou le trio Beyond, qui comprend Jack DeJohnette, John Scofield et Larry Goldings.Un bon panorama, en somme.Autrement, ceux qui voudront suivre le jazz dans le FIJM le trouveront rassemblé dans quelques salles et séries (et à (a scène extérieure attenante au TNM).À Wilfrid-Pelletier d’abord, pour quelques soirées accueillant les très gros noms que sont le trompettiste Wynton Marsalis (ce soir), le crooner Harry Connick Jr., Keith Jarrett et Oliver Jones, ainsi que Susie Aripli en clôture.À quelques pas de là, le théâtre Maisonneuve entendra en fin de journée (18h) le trio Beyond (pour un hommage au fameux batteur Tony Williams, révélé à 17 ans par Miles Davis au début des années 60), le quartet de l'immense saxophoniste Wayne Shorter, le trio d’un autre solide souffleur, Joshua Redman, et Branford Marsalis.Toujours à 18h, la scène locale se retrouvera au Gesù chaque soir.Plusieurs choix intéressants: l’hommage à Bernard Primeau (aujourd’hui), le trio Michel Donato-Pierre Leduc-Richard Provençal, qui peaufine l’art de l’impeccable, un hommage à John Coltra-ne avec les saxophonistes Rémi Bolduc, André Leroux, Chet Doxas et Jean-Pierre Za-nella, le quintet du contrebassiste Alain Bé-dard (hommage à Monk) et une soirée spéciale avec Yannick Rieu.À 19h, chaque soir, le Club Soda reçoit pour sa part les «voue du monde».On note ici la présence de Mark Murphy — pilier du chant jazz depuis plus de 45 ans —, de Mina Agossi, de Carol Weisman et d’Eleni Man- dell (folk de première tenue).Le cœur des choses, maintenant.Le jazz est affaire de bleu, et c’est donc dans la nuit qu'on trouvera les concerts les plus bleus de l’affiche.À 21h, le cabaret Juste pour rire reçoit la série jazz contemporain.Une heure plus tard, le bientôt défunt Spectrum accueillera une bonne part de l’élite du sujet jazz: le quintet du contrebassiste Dave Holland (un des plus respectés sur la planète), les quartets du trompettiste atmosphérique français Erik Truffaz, du légendaire batteur Roy Haynes (81 ans!), du pianiste montréalais François Bourassa (qui jouera avec le brillant saxophoniste David Binney) ou de Ravi Coltrane (saxo comme son père), ainsi que les guitariste Holdsworth, Rosenwin-kel, Malone et Frisell avec leurs formations respectives.Dilemme alors pour les jazzophiles.C’est que la série présentée à 22h30 au Gesù ne manque pas d’intérêt non plus.David Torn, le oudiste Dhafer Youssef, David Binney, avec entre autres Brian Blade (Wayne Shorter, Daniel Lands) à la batterie, Stefano Bollani, Tord Gustavsen, John Abercrombie, le groupe du pianiste cubain Roberto Fonseca et — ce pourrait bien être la révélation de ce festival — le trio du pianiste new-yorkais Robert Glasper, aux fortes influences hip-hop.Cela sans compter les trois grands concerts extérieurs gratuits et celui, payant, de Manu Chao, les soirées qui grooveront au Metropolis (Martin, Medes-ki, Wood & Scofield, Antibalas, Amon Tobin, Ghislain Poirier), les petits concerts intimes du Savoy (Kelly Joe Phelps et Jordan Officer), l’intéressante série Enja/Jus-tin Time présentée au Upstairs (Ranee Lee, Alvin Queen, le trio Derome, Guil-beault et Tanguay), les jams qui défoncent la nuit et bien d’autres choses encore.S’agit de choisir.Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9 étage.Montréal (Québec), H3A 3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone 514-985-3333 Par télécopieur 514-985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courrier avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-800-463-7559 L’agenda culturel Le Devoir peut, à l’occasion, mettrç la liste d'adresses de ses abonnés à la dis|K)sition d'organisation s reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser scs lecteur».Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.I* Devoir es! publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9’ étage.Montréal, (Québec), HUA 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800, boulevard Industriel,Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans U Devoir.Is Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, lüval.Envoi de publication — Enregistrement n" 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec.2007 Au téléphone 514-985-3346 Par télécopieur 514-985-3390 è LE DEVOIR.LE JEUDI 28 JUIN 2 0 0 7 CULTURE FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ DE MONTREAL Stern : junkie de musique, rien d’autre PEDRO RUIZ LE DEVOIR Le guitariste Mike Stern a reçu hier le prix Miles-Davis remis par le Festival international de jazz de Montréal pour souligner la qualité de l’ensemble de son œuvre et sa contribution au renouvellement du genre jazzistique.Stern a bien connu le «prince des ténèbres» pour l’avoir accompagné au début des années 80.L’an dernier, c’est le pianiste Brad Mehldau qui avait reçu le prix.Mike GUILLAUME bourgault-côté Dimanche matin ensoleillé, le téléphone sonne à New York.Et Mike Stern répond d’une voix enjouée.Allons: Mike Stern bien réveillé qui avoue qu’on le surprend en pleine répétition un dimanche avant-midi?Tous ceux qui ont joué avec le guitariste au début des années 80 n’auraient jamais cru ça possible.Parce que Stem/protégé pendant un temps de Miles Davis — le prix qui porte son nom a d’ailleurs été remis hier au guitariste —, a longtemps été ce qu’on appellera un solide junkie-alcolo illimité.«Je buvais du matin au soir, et prenais toutes les drogues possibles, dit-il sans ambages.Miles m’appelait “Fat Time”, parce que j’étais vraiment gros et que j’aimais les gros grooves.» Ç’a fait un temps.Totale débauche, avec entre autres Jaco Pastorious.Puis Stern s’est tanné, est entré en désintox et voilà, il est sobre depuis 25 ans.«Après, Miles s’est mis à m’appeler seulement “Time", parce que je n’étais plus gros mais que j’aimais encore les gros grooves».Aujourd'hui, «heureux d’être encore en vie», Mike Stern concentre ses énergies à jouer.Enormément.Et rapidement, comme toujours.C’est donc ce qu’il fera toute la semaine à Montréal, en tant que premier résident de la série Invitation.Cinq spectacles avec cinq for-• mations.«Un challenge stimulant», dit-il au milieu d'une longue conversation — il est aussi volubi-le vocalement que musicalement «Chaque soir va être une nouvelle expérience.On sait à peu près ce qu’on va jouer, mais il faut que ça demeure spontané.Alors, pas trop de répétition.J’aime bien l’idée d'arriver sans que tout soit placé.De The Spaghetti Western Orchestra à la PdA Un génie, cinq associés, et toutes sortes de cloches SYLVAIN CORMIER Préparé.Je suis arrivé préparé.Avant-hier, j’ai ressorti la VHS de Mon nom est personne.Réécouté mes vinyles.Hier, je sifflotais le thème d'il était une fois la révolution en chemin vers la Cinquième salle de la PdA.«Chom, chom!» Fin prêt Un vrai scout Prêt'1 Rien ne préparait à ça A cette expérience-là.A ces Australiens qui font tout à l’envers pour arriver au même résultat (quand on tire la chasse, là-bas, l’eau tourne dans l’autre sens).Certes, tel qu’annoncé, le quintette du Spaghetti Western Orchestra nous a interprété divers thèmes et extraits des trames sonores composées par Ennio Morri-cone pour les westerns à l’italienne des années 60.Ça, c’est la base.Encore faut-n mesurer l’écart—vertigineux —entre la simple reproduction d’arrangements et ce que fait vraiment sur scçne le Spaghetti Western Orchestra.A savoir pousser jusqu’à l’extrême, l’absurde, jusqu’aux derniers retranchements de l’imagination la plus luxuriante, l’idée même de recréer des musiques de films et les bruitages desdits films.Parlons d’une expérience épatante, époustouflante, d’un envers du décor plus fabuleux que l’endroit, d’un spectacle qui doit autant à la musicalité pure qu’à l’utilisation de mille bébelles inusitées.Oui, c’était la scène du cimetière dans Le Bon, la Brute et le Truand, oui, c’était la charge de la horde sauvage dans Mon nom est personne, mais on le comprenait vite, le film d’origine importait peu.Le plaisir se trouvait bien plus dans la manière d’évoquer.Hier, entre autres moyens, ces diables d’Australiens ont soufflé dans une flûte de pan, un basson, une trompette, un ocarina, un harmonica, un flageolet, des bouteilles de bière et même dans un gant de caoutchouc.Ils étaient au moins aussi fascinants à regarder que les • westerns qui les inspiraient Non, cet hommage unique à Morricone n’est pas un spectacle < nostalgique, même si j’ai été bigrement ému durant la fameuse ballade d'il était une fois dans l’Ouest.En même temps, c’est toute la plus-value de ce Spaghetti Western Orchestra, j’étais émerveillé: un theremin remplaçait la voix.Et c’était au moins aussi beau.Magique et concret Jusqu’au 2 juillet toute façon, chaque gars qui est là pourrait jouer facilement 30 minutes en solo.On a de quoi s'occuper.Et on va jouer longtemps.» Ça commence ce soir avec deux groupes qui le rejoindront tour à tour sur scène: The Bad Plus et Yellowjackets.La pièce de résistance de la série arrive toutefois demain, quand Stern remettra l’expérience tentée et réussie sur disque de l’hommage au prince des ténèbres: Four Generations Of Miles.Le concept: jouer la musique du géant trompettiste sans trompette, en réunissant des ex-sideman de l’auteur de Kind Of Blue.L’immense Jimmy Cobb sera à la batterie, le très grand Omette Coleman au ténor et l’excellent Buster Williams officiera à la contrebasse (c’est Ron Carter qui faisait partie de l’aventure il y a cinq ans).Que du bon.À quatre, ils couvrent le Miles des années 50, 60 et 80.Et c’est au répertoire des premières décennies, celles des grands quintets, qu’ils s’attaqueront principalement.Ça s’annonce gros.«J’aime le rock et le blues, dit Mike Stern, mais aussi le be-bop Swing Tonique Jazz Band C’est la Louisiane comme si vous y étiez, mais vue de chez nous.Comme pour rappeler qu’une terre fertile du jazz — La Nouvelle-Orléans — a été inondée, le Swing Tonique Jazz Band offrira sa Parade de la Louisiane chaque jour du festival, en déambulant à travers le site, au départ de la scène Alcan.Composée de cinq Québécois (Marc Fortin, trombone et voix; Yves Turgeon, saxophone soprano et voix; Pierre Blais, banjo et voue; André Lahaie, contrebasse; et Claude Gauthier à la batterie), la formation itinérante puise son répertoire dans la musique traditionnelle de La Nouvelle-Orléans et s’inspire tout particulièrement de la musique de rue de ses nombreux et fameux festivals.Au départ de la scène Alcan tous les jours à 17hl5.Frédérique Doyon L’oiseau Ducros Merveille! La chanteuse française Anne Ducros revient au festival après cinq ans d’absence.Cette blonde pétillante qui scatte comme Bobby McFerrin, tout en ayant une formation en musique baroque, devrait en étonner plus d’un par son énergie et son talent Improvisation et harmonie au menu.Au Club Soda ce soir à 19h.Caroline Montpetit Kelly Joe Phelps Habitué du festival, capable de remplir le Spectrum, le guitariste Kelly Joe Phelps revient cette fois dans l’intimité du Savoy.Une bonne idée en soi: sa musique est si straight.Alors on va en jouer.» Samedi, Stern recevra d’autres pointures: Danilo Perez (piano), John Patitucci (basse) et Dave Weckl (batterie).«On a tous joué les uns avec les autres, mais jamais tous ensemble.Nous avons plein de connections.» Dimanche, le contrebassiste québécois Alain Caron — avec qui il a souvent joué — et le grand batteur Billy Cobham compléteront un trio d’un soir qui risque d’en jeter.«Caron et moi, on a un peu le même background: Hendrix, Cream, Jeff Beck, B.B.King, le rock, le blues, Motown.Disons qu’on s’amuse bien quand on joue ensemble, on se comprend facilement.» Là conclusion se joue lundi, avec le trompettiste Roy Hargrove et surtout le bassiste Richard Bona, un grand ami de Stern qui prendra la relève de la série Invitation la semaine prochaine.Guitariste puissant, sorte de guitar hero du jazz fusion, virtuose incandescent capable de mitrailler en appui sur des basses actives, Mike Stern a toujours eu la réputation d’aimer les trucs qui brassent.«C’est encore vrai.Le groove est tellement important dans la musique.J’aime sentir la musique, j’aime quand un batteur “kicks my ass”, j’aime faire chanter une guitare.» Et à 54 ans, cet éternel adolescent affirme apprendre encore tous les jours.«Le jazz est un voyage sans fin.Plus t’apprends, moins tu en connais.Je suis des cours de théorie présentement, et je me sens comme un gamin dans un magasin de bonbons, j’ai envie de tout.» Encore junkie, Mike Stern.Mais de musique, rien d’autre.Le Devoir ¦ À écouter Who Let The Cats Out (2006), Four Generations Of Miles (2002) et Voices (2001).fine et si joliment ciselée dans cet heureux mélange que constitue le folk-country-blues qu’on l’appréciera mieux là, d’autant qu’il se présente en solo.Et que son dernier album, Tunesmith Retrofit, est comme les autres fait d’un écrin particulièrement doux.Totalement roots, aussi.Ça crépite d’authenticité.Le guitariste et chanteur maîtrise comme peu d’autres le principe du picking arpégé ultra-rapide et l’art de la slide.C’est de touÇbon goût et bien bon aux oreilles.Savoy du Metropolis, à 19h.Aussi en spectacle demain et samedi.Guillaume Bourgault-Côté Le carnaval brésilien de Carlinhos Brown Avant d’être reconnu comme un des musiciens brésiliens les plus marquants de sa génération, Carlinhos Brown est allé à la bonne école, celle de la rue, celle de Bahia, fascinant terreau d’une culture africaine bouillonnante, revivifiée de l’autre côté de l’Atlantique.Après avoir accompagné et composé pour tout l’annuaire téléphonique des plus grands artistes de son pays, revoici le chanteur percussionniste, pour ne nommer que ces deux descriptifs, avec plus de 15 musiciens et danseurs sur scène, qui nous replongeront dans l’atmosphère du carnaval brésilien.Carlinhos en a vu d’autres, lui qui a soulevé à maintes reprises sa ville mythique.Grand événement extérieur sur la scène General Motors (angle Sainte-Catherine et Jeanne-Mance) ce soir à 21h.Yves Bernard Un an déjà REUTERS LE SPECTACLE LOVE du Cirque du Soleil, à Las Vegas, soulignant l’héritage musical des Beatles, a célébré son premier anniversaire mardi.Pour l’occasion, Paul McCartney, Ringo Starr, Yoko Ono, Olivia Harrison et Guy Laliberté, le fondateur du Cirque du Soleil, ont pris part à une cérémonie spéciale en après-midi en hommage à John Lennon et à George Harrison.Ils ont aussi été les invités de Larry King, hier soir sur les ondes de CNN (notre photo).On a pour l’occasion dévoilé dans le hall du théâtre Love, à l’hôtel The Mirage de Las Vegas, deux plaques créées par les concepteurs du Cirque du Soleil afin de souligner la contribution des deux regrettés Beatles à la production de Love.Cet événement coïncide avec le 40 anniversaire de la sortie de l’album Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band des Beatles.Fruit de l’amitié entre feu George Harrison et Guy Laliberté, Love est construit autour de 130 chansons et extraits de chansons des Beatles.Trente segments musicaux ont été créés pour l’occasion.Travaillant à partir des bandes originales dans les studios d’Abbey Road, le producteur des Beatles, George Martin, et son fils Giles ont consacré deux ans à la conception de l’environnement sonore du spectacle dont ils sont les directeurs musicaux.Ce cinquième spectacle permanent du Cirque du Soleil à Las Vegas met en scène une soixantaine d’artistes, dont 16 danseurs, et propose des numéros d'acrobatie aérienne, de sports extrêmes et de danse contemporaine.FESTIVITÉS Un «opéra urbain» de Danielle Roy pour le 400e de Québec Les fêtes du 400 anniversaire de Québec présenteront le 5 juillet 2008 un «opéra urbain» de Danielle Roy, une œuvre musicale, visuelle, cinématographique «démesurée» qui mettra en vedette la population de Québec elle-même, alors que des têtes d’affiche des arts de la scène animeront des ateliers de préparation avec la population.Les fêtes s’ouvriront d’abord le 31 décembre prochain avec un grand spectacle créé par Denis Bouchard, qui proposera danse, musique, acrobatie, feux d’artifice, montages sonores et effets visuels à la place dYouville.Le 6 juillet 2008 aura également lieu un grand rassemblement sur les plaines d’Abraham, un rassemblement familial qui fera l’objet d’une photographie aérienne.Le 15 août, la Société du 400'' anniversaire de Québec proposera un hommage au Saint-Laurent, un immense spectacle multimédia se déroulant sur ledit fleuve.Et les célébrations se termineront le 19 octobre par le spectacle présenté au Colisée Pepsi par le Cirque du Soleil.Par ailleurs, pendant 40 soirs, Robert Lepage et Ex Machina proposeront le Moulin à images, un spectacle en trois dimensions aux abords du bassin Louise, qui sera la plus grande projection architecturale extérieure jamais créée.Le Devoir EN BREF L’homme de cuivre, Vic Vogel sera projeté dès demain Le film documentaire L'homme de cuivre, Vic Vogel de Rénald Bellema- re, sera projeté à compter de demain à Ex-Centris.Ce film a été présenté en première mondiale aux 25r Rendez-vous du cinéma québécois à Montréal en février dernier.Le film raconte la vie de l’un des musiciens les plus connus de la scène montréalaise de jazz.- PC Colette BAIUARCEON EN UACANCES AVEC NELLIE Français-fflathématiQues » année flu l»1 cycle Ou primaire 128 pages-15,95$ ISBN 978-2-7601-6941-8 GUÉRIN, éditeur liée 514-842-3481 Aile eue les eniants n oueiieet eas les notions vnes en cluse u coin de l imes En uente nans toutes les liorames Le prix est indiqué sous réserve de modificatif * *
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