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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2003-06-06, Collections de BAnQ.

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Hans Blix aussi attend des preuves Page A 5 l VJ i \ Petit tour d’horizon de la misère Page B 8 ?W w w .1 e d e v o i r .c o ni ?LE DEVOIR V o L .X C I V N ° 1 2 5 ?L E V E N D R E I) I .1 U I N 2 O O R 8 7 »• ?1 AXES I $ Limonades trompeuses?Vo^ * CARBONATED SP^ DkA » EAU DE SOU*# 6^ smirndff | i I 11 iV» ' 4V aie./vol.BOISS|| W*TI>« CANADA, INC «AK™ JACQUES NADEAU LE DEVOIR Avec leur goût sucré qui pétille sur la langue ou leurs saveurs artificielles de citron, de lime ou de canneberge, les Vodkice (qui, en passant, ne contient qu'un arôme artifiçiel de vodka).Boomerang, Tornade, Pure Source, Bacardi Silver, Smirnoff Ice, Cosmoz ou, plus récemment, ADN ont de quoi séduire.«Ça ne goûte pas vraiment l’alcool et ça attire forcément les gens rebutés par le goût de l’alcool.» Jeunes pour la plupart.« Chic avec attitude » Brasseurs et distillateurs tentent d’attirer dans leur giron une clientèle plus féminine et surtout plus jeune FABIEN DEGLISE LE DEVOIR C) est frais, c’est jeune, c’est léger et., c’est de plus en plus populaire.Au Québec comme ailleurs dans le monde où le pouvoir d’achat le permet, soleil devrait cette année encore s’accorder dans les jardins et sur les terrasses avec la ribam-belle de liquides maltés aromatisés et autres Smirnoff Ice.Et pour cause.Le marché — comme disent Des hôpitaux accueillants pour les microbes 3000 Québécois décèdent chaque année d’une infection contractée à l’hôpital les analystes financiers — pour ces produits lancés à grand renfort de publicité par les géants des boissons alcoolisées est en pleine croissance.En pleine effervescence aussi, avec la multiplication sur les tablettes des épiceries ou de la SAQ de ces «malterna-tives», «prémix» ou «prêts-à-boire» — c’est leur nom dans le milieu.L’objectif?Attirer dans le giron des pourvoyeurs d’alcool une clientèle plus féminine et surtout plus jeune.en manquant parfois la cible de quelques années sous l’âge légal de consommation, dénonce aujourd’hui en chœur le lobby antialcool.Normal.C’est qu’avec leur goût sucré qui pétille sur la langue et leurs saveurs artificielles de citron, de lime ou de canneberge, les Vodkice (qui, en passant, ne contient qu’un arôme artificiel de vodka), Boomerang, Tornade, Pure Source, bacardi Silver, Smirnoff Ice, Cosmoz ou, plus récemment, ADN ont de quoi séduire.«Ça ne ressemble pas beaucoup à de VOIR PAGE A 10: LIMONADES Toute la culture S unie Le milieu culturel fait front commun devant les menaces de compressions ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Faute de mesures de prévention efficaces, de 2000 à 3000 patients meurent chaque année des suites d’infections contractées dans les hôpitaux du Québec et la situation risque de s’aggraver compte tenu du peu de ressources investies pour faire échec aux microbes, notamment au très virulent staphylocoque doré résistant à la méthicilline (SARM).Hier, l’Association des médecins microbiologistes du Québec (AMMIQ) a dévoilé ces chiffres hautement inquiétants sur la progression des infections contractées en milieu hospitalier, aussi appelées infections nosocomiales.Des chiffres qui démontrent que les hôpitaux sont de plus en plus accueillants pour les microbes, mais de moins en moins sécuritaires pour les malades.Selon le Dr André Poirier, président de l’AMMIQ, VOIR PAGE A 10: MICROBES «Si on n’investit pas maintenant, la situation risque d’exploser» "J ¦o INDEX Annonces.A4 Avis publics.B 6 Bourse.A6 C’est la vie.B 8 Cinéma.B 3 Éditorial.A8 Idées-A 9 Météo.A4 Monde.A 5 Mots croisés.A 4 Sorties.B 5 Sports.B 7 Télévision.B 3 Week-end.B 1 STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Les milieux québécois des arts et de la culture, toutes disciplines confondues, se regroupent pour dénoncer les compressions budgétaires appréhendées au ministère de la Culture.La très large coalition, en fait la plus étendue du dernier quart de siècle dans ce secteur, réclame «zéro coupure en culture», selon son propre mot d’ordre.La grande coalition a ainsi marqué ses intentions hier matin à la Ciné-mathèoue québécoise, à Montréal.Elle rassemble une trentaine d’unions, de syndicats, d’associations et de conseils régionaux.Il s’agit de la plus vaste mobilisation québécoise d'artistes professionnels et d’organismes culturels depuis la bataille dite du 1 %, il y a plus de deux décennies, alors que les mêmes milieux réclamaient de l’Etat qu’il consacre au moins 1 % de ses budgets à la culture.Au total, les diverses associations unies représentent des dizaines de milliers d’artistes et de travailleurs.Sauf erreur, seuls les milieux du cirque et du patrimoine ne sont pas représentés au sein de l’alliance.Le nouveau regroupement gonfle les rangs du Mouvement pour les arts et les lettres, formé il y a trois ans par une quinzaine de membres associatifs représentant les artistes professionnels et les conseils régionaux pour réclamer une hausse des budgets dçs conseils des arts de Québec et d’Ottawa.A ce cercle originaire s’ajoutent maintenant des membres incontournables des industries culturelles, notamment l’Association des éditeurs de livres et l’Association québécoise de l’industrie du disque, du spectacle et de la vidéo, mais aussi la Société des musées québécois ainsi que de nouveaux corps professionnels représentant les réalisateurs, les producteurs de films, les vidéastes, les techniciens du cinéma et de la télévision, les auteurs de radio ou de télé, les auteurs-compositeurs, etc.Cette coalition n’a pas de nom.«Ce n’est pas un “MAL plus"», prévient Pierre Curzi, interviewé hier après-midi après la rencontre.«Notre regroupement va bien au delà du MAL [.] Nous nous unissons pour éviter des mesures draconiennes qui nous ramèneraient 20 ans en arrière.Notre demande s’adresse au ministre des Finances et au premier ministre.» Le président de l’Union des artistes, un syndicat membre de la nouvelle coalition, évidemment, précise que l’objectif du «zéro coupure en culture» signifie concrètement qu’aux yeux des alliés, le prochain budget libéral devrait reconduire les promesses et les ajouts prévus par le dernier gouverne-meni aussi bien la hausse des budgets de cinq millions du CALQ que l’adoption de la VOIR PAGE A 10: CULTURE Les cégeps songent à des frais de scolarité «Notre financement tel qu’il est, littéralement captif sans frais de scolarité, ça ne peut plus durer» MARIE-ANDRÉE CHOIIINARD LE DEVOIR L* accès au cégep doit-il encore être gratuit?Appré-r hendant les effets d’un budget minceur sur le réseau collégial, le président de la Fédération des cégeps demande à Québec la tenue d'un débat public sur le financement des collèges, où le principe de la gratuité scolaire au cégep doit être remis en question.Voilà une question que l’on doit débattre sur la plie ce publique, 35 ans après la création du réseau collégial, a confié au Devoir Gaëtan Boucher, président de la Fédération des cégeps.Celui-ci a d’ailleurs demandé au ministre de Hiducation, Pierre Reid, d'élargir le débat sur le financement universitaire promis par les libéraux pour y englober la vulnérabilité financière des collèges.«Je pense que dans la situation qu’on connaît, il n’y a plus aucun sujet qui doit être tabou», a expliqué M.Boucher, dont la fédération regroupe les 48 collèges publics du Québec.«Cette question-là [la remise en question de la gratuité au cégep] doit être débattue en société.» L’engorgement financier que connaissent les cégeps prédispose à la tenue d’un tel débat, explique M.Boucher, qui a tenté de sensibiliser le ministre Reid à la situation difficile des collèges lors d’un em tretien il y a trois semaines.«Notre financement tel qu’il est, littéralement captif, avec l’absence de pouvoir de taxation, sans frais de scolarité, ça ne peut plus durer.C’est face aux chiffres eux-mêmes que l’on dit carrément: il faut que quelque chose se passe!» Ce n’est pas d’hier que le réseau collégial cherche des solutions pour se sortir d’une situation qui l’étouffe, comme l’affirme M.Boucher.Le refrain entonné «Quand l’État a le rhume, les cégeps toussent! » VOIR PAGE A 10: CÉGEPS ECONOMIE Le dollar remonte au-dessus des 74 CUS ¦ À lire en page A 7 BIBLIOTHEQUE QUEBECOISE Louis Gauthier [ * Souvenir du San Chiquita ÉÉtw, HP U Un complot politique, un trafic de drogue, une histoire d’amour.4 LE DEVOIR, LE VENDREDI 6 JUIN 2 0 0 3 A 2 LES ACTUALITES Protection de la vie privée Pas touche ! La police ne peut fouiller un casier contenant du cannabis Mise en garde du SCRS BRIAN MYLES LE DEVOIR Un sac de marijuana entreposé dans le casier n“ 135 de la gare routière de Winnipeg a contribué hier au renforcement du droit à la vie privée.Dans une décision unanime, la Cour suprême du Canada a acquitté Mervyn Allen Buhay des accusations de possession de cannabis en vue d’en faire le trafic qui pesaient contre lui.M.Buhay avait loué le fameux casier pour une période de 24 heures, y déposant un sac de couchage rempli de mari.Alertés par une certaine odeur, les gardiens de sécurité de la gare ont ouvert le casier pour y découvrir la drogue.Ils ont aussitôt prévenu les policiers.Les agents Barker et Riddell ont fouillé le casier sans mandat de perquisition et ont confisqué la mari.M.Buhay a été arrêté le lendemain lorsqu’il a voulu reprendre possession de son stupéfiant sac de couchage.Un juge de première instance a écarté la preuve et prononcé un verdict d’acquittement sous prétexte que les deux policiers avaient procédé à une fouille et une saisie abusives, sans mandat de perquisition, commettant du coup une violation grave aux droits de M.Buhay.L’agent Barker a témoigné qu’il n’avait jamais songé à obtenir un mandat de perquisition.Son partenaire Riddell a reconnu que l’idée lui avait traversé l’esprit.Mais il n’a pas tenté d’obtenir un mandat, sachant qu’il était à court de motifs.Le juge n’a pas apprécié cette désinvolture et ce mépris flagrant des droits constitutionnels de l’accusé.24 heures Dans cette affaire, la Cour suprême a interprété de manière libérale le droit à la protection de la vie privée.Même si le casier se trouvait dans un lieu public, l’accusé en avait pris le contrôle pour 24 heures en le louant contre paiement.Les vignettes apposées sur les casiers ne faisaient pas mention de la possibilité qu’ils soient ouverts ou fouillés.M.Buhay pouvait raisonnablement penser que le contenu du casier relevait de sa vie privée.•Il est raisonnable de s’attendre à ce que personne ne touche aux objets personnels déposés dans un casier loué contre paiement, à moins qu’ils ne paraissent constituer une menace pour la sécurité de l’endroit», tranche la Cour suprême.Les policiers devront donc exiger un mandat en pareilles circonstances ou utiliser d’autres techniques d’enquête pour recueillir la preuve.E N Fin d’une enquête préliminaire (Le Devoir) — L’enquête préliminaire sur les conseillers municipaux de l’arrondissement Saint-Laurent, Irving Grundman et René Dussault, a pris fin hier au palais de justice de Montréal.Le juge Gilles Garneau a pris la cause en délibéré et rendra sa décision le 3 septembre prochain.BREF Rappelons que les deux hommes avaient été arrêtés le 29 avril 2002 pour avoir présumément accepté une somme de 75 000 $ en échange d’un changement de zonage sur un terrain situé dans l’arrondissement Saint-Laurent.Ils sont accusés d’abus de confiance et de corruption, tout comme José Sardane et Luis Vittorino, deux hommes d’affaires qui seraient impliqués dans l’affaire, selon la Couronne.Le juge devra déterminer si les quatre accusés doivent être cités à procès.Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut dans les trente jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s’il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d’une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d'établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.Nom et Nature de Endroit adresse la demande d'exploitation du requérant Club Hélios Bélanger inc.CLUB HÉLIOS BÉLANGER INC.1238, rue Bélanger Est Montréal (Québec) H2S 1H9 Dossier.171-058 3090-0872 Québec inc.HURLEY'S BISTRO IRLANDAIS 1225, me Crescent Montréal (Québec) H3G 2B1 Dossier: 202-721 Fernando Fonseca RESTAURANT FERNY 4543, avenue du Parc Montréal (Québec) H2V 4E4 Dossier: 216-887 9102-3614 Québec inc.RESTAURANT BAR MANGO BAY 1202, nie Bishop Montréal (Québec) H3G 2E3 Dossier: 217-315 9053 3993 Québec inc.CHEZ CORA DÉJEUNER 1425, nie Stanley Montréal (Québec) H3A1P4 Dossier 345-140 Stéphane Allard (pour une compagnie à être formée) EURO LOUNGE 3802, Boulevard Saint-Laurent Montréal (Québec) H2W1X6 Dossier: 848-499 9078-3549 Québec inc.BAR ACROPOLOS 7295, avenue Bloomfield Montréal (Québec) H3N2H1 Dossier 1186-238 Dreams 4 U inc.DREAMS 4 U INC 3612, bout.St-Laurent Montréal (Québec) H2Y 2V4 Dossier: 1294-248 Philippe Cousineau LULÔU GRILLADES 4165.nie Saint-Hubert Montréal (Québec) H2L4A7 Dossier 1692-284 Changement de 1238, rue catégorie de Bélanger Est 1 Club avec Montréal danse et (Québec) spectacles sans H2S 1H9 nudité à 1 Bar avec danse et spectacles sans nudité Permis additionnel 1 Bar sur terrasse 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre sur terrasse 1 Restaurant pour vendre 1 Bar (suite à une cession) 4 Restaurant pour vendre dont 1 sur terrasse 1 Bar (suite à une cession) 1 Bar (suite à une cession) 1225, Rie Crescent Montréal (Québec) H3G 2B1 4543, avenue du Parc Montréal (Québec) H2V 4E4 1202, rue Bishop Montréal (Québec) H3G 2E3 1425, rue Stanley Montreal (Québec) H3A1P4 3802, Boulevard Saint-Laurent Montréal (Québec) H2W1X6 7295, avenue Bloomfield Montréal (Québec) H3N 2H1 Changement de 3612, boul.c apM1 1Ôar :ité de 1 Restaurant pour vendre St-Laurent Montréal (Québec) H2Y 2V4 4165, Rie Saint-Hubert Montréal (Québec) H2L 4A7 Placements Sergakis inc.RESTAURANT L'ANNEXE SKY 1470, rue Ste Catherine Est Montréal (Québec) H2L 2J1 Dossier.1890-409 9123-8360 Québec inc.SUBWAY RESTAURANT 2144, rue Guy Montréal (Québec) H3H 2L8 Dossier: 1998-483 9126 0679 Québec inc.AUBERGE 1082 1082, boulevard Rosemont Est Montréal (Québec) H2S 2A1 Dossier: 1999-846 9121 7497 Québec inc.INDUSTRY 2313, rue Sainte-Catherine Ouest #405 B Montréal (Québec) H3H 1N2 Dossier: 1999-101 9126-0679 Québec me.REST0 1080 1080, boulevard Rosemont Est Montréal (Québec) H2S 2A1 Dossier 1999-234 9126-5082 Québec inc.RESTO OLIVIAS 433, Rie Chabane! Ouest# 102 Montréal (Québec) H2N 2J3 Dossier 1999-689 9128-3184 Québec inc.Permis 1470, rue Ste- additionnel Catherine Est 1 Restaurant Montréal pour vendre sur (Québec) terrasse 1 Restaurant pour vendre 1 Bar sur terrasse H2L 2J1 2144, rue Guy Montréal (Québec) H3H 2L8 2 Bars 1 Bar mini-bar dans les chambres 1 Bar sur terrasse 1082, boulevard Rosemont Est Montréal (Québec) H2S 2A1 1 Bar avec danse et 2313, rue Sainte- spectacles sans Catherine Ouest #405-8 Montréal (Québec) nudité 1 Bar avec danse et spectacles sans H3H1N2 nudité (suite à une cession partielle) 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre 1 Bar sur terrasse 1 Restaurant pour vendre 1080, boulevard Rosemont Est Montréal (Québec) H2S 2A1 433, rue Chabanel Ouest #102 Montréal (Québec) H2N 2J3 1580, rue Dollard CAFÉ BISTRO LAZIO avec spectacles Montréal 1580, rue Dollard Montréal (Québec) H8N1T6 Dossier 1621-721 sans nudité (Québec) 1 Bar H8N1T6 1 Restaurant pour vendre sur terrasse (suite à une cession) (demande corrigée) Union Française 1 Club avec 429, avenue UNION FRANÇAISE danse et Viger Est spectacles sans Montréal ilÇAI 429, avenue Viger Est Montréal (Québec) H2L2N9 Dossier.1951-037 nudité (demande corrigée) (Québec) H2L 2N9 Québec SS Le Canada n’est pas immunisé contre le terrorisme islamiste BRIAN MYLES LE DEVOIR Le Canada n’échappe pas à la menace du terrorisme islamiste, qui exerce des pressions accrues sur le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS).Le SCRS est bien au fait de menaces et de tactiques nouvelles qui pourraient s’avérer lourdes de conséquences pour le Canada, a déclaré hier à la Chambre des communes le solliciteur général Wayne Easter.•Le Canada n’est pas immunisé contre la menace du terrorisme», a-t-il prévenu.Dans son rapport annuel divulgué hier, le SCRS fait grand cas des déclarations attribuées à Oussama ben Laden en novembre 2002, qui incluait le Canada sur la liste des pays à punir pour leur soutien à la guerre contre le terrorisme.*Ben Ixiden a juré à maintes reprises d’utiliser al-Qaïda pour frapper les civils et les intérêts militaires des Américains et de leurs alliés, dont le Canada», affirme le SCRS dans son rapport Les renseignements colligés lors de la guerre en Afghanistan indiquent que le chef du réseau al-Qaïda a cherché à acquérir des armes de destruction massive (chi- miques, biologiques, radiologiques ou nucléaires) •beaucoup plus activement qu’on ne l’avait d’abord cru», affirme le rapport.Ben Laden aurait même enregistré d’importants progrès.Selon le solliciteur général, il taut prendre cette menace très au sérieux En raison de sa vaste expertise, le Canada est une source toute désignée d’acquisition de technologies et de renseignements exclusifs, comme le rappelle le SCRS.Depuis les attentats du 11 septembre 2001, la traque aux terroristes islamistes est devenue la priorité absolue du SCRS.Des groupes et des individus associés à des organisations terroristes internationales sont bien implantés au Canada, affirme le service du renseignement.Ils participent à la cueillette de fonds, font du lobbying par l’entremise de sociétés de façade, soutiennent des opérations terroristes au pays comme à l’étranger, acquièrent des armes ou du matériel et tentent de manipuler les membres de leur propre communauté.Le SCRS n’identifie cependant aucun de ces groupes ou individus.Dans le cadre des efforts internationaux visant à éradiquer le ter- rorisme en 2002, le SCRS a découvert lors d’écoutes électroniques l’existence d’une cellule du Hezbollah en Caroline du Nord.L’information a été transmise aux autorités américaines, qui ont mis ces individus en accusation pour soutien matériel au terrorisme.Le réseau s’impliquait dans la contrebande de cigarettes, l’utilisation frauduleuse de cartes de crédit et le blanchiment d’argent.D acheminait une partie de ses recettes illicites au Hezbollah.Le SCRS a également procédé au filtrage de sécurité de tous les demandeurs du statut de réfugié afin d’identifier les indésirables le plus rapidement possible.En 2002, cette nouvelle politique a exigé l’analyse de 16 300 demandes du statut de réfugié.Le service a également traité 144 900 demandes de citoyenneté.Le SCRS a par contre obtenu des outils pour assumer ses nouvelles responsabilités.Le personnel a augmenté de 9 % l’an dernier pour atteindre le cap des 2290 employés.Le budget du service est passé de 196 millions en 200001 à 243 millions en 200102.Avec la Presse canadienne Accord de principe avec les cols blancs JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Les négociations intensives engagées entre la Ville de Montréal et ses syndiqués ont porté fruits.L’administration de Gérald Tremblay a conclu un accord de principe avec le syndicat des cols blancs, qui devient ainsi le deuxième groupe d’employés à s’entendre avec la Ville.Le maire Tremblay et le président du syndicat des fonctionnaires municipaux, Daniel Papillon Demers, ont confirmé hier qu’ils avaient trouvé un terrain d’entente pour un nouveau contrat de travail et l’harmonisation des 31 conventions collectives.L’entente respecte le cadre de règlement convenu avec les policiers et prévoit une augmentation de la masse salariale de 11,7 % en cinq ans.L’harmonisa- tion des horaires de travail, de 35 heures par semaine, permettra de réaliser des gains de productivité mais améliorera également la qualité de vie des syndiqués, croit M.Papillon De-mers.Le maire et le président des cols bleus se sont bien gardés d’en dévoiler davantage.L’accord devra d’abord être soumis aux membres du syndicat, puis approuvé par le comité exécutif de la Ville.Le syndicat des cols blancs regroupe plus de 10 000 employés sur l’île.La semaine dernière, le maire avait décidé de s’impliquer personnellement dans les négociations, estimant que les moyens ."f"* : Gérald de pression des syndiqués et la détérioration des relations de travail compromettaient l’avenir de la nouvelle Ville.D avait alors demandé au directeur général de la Ville, Robert Abdallah, d’engager de nouvelles discussions avec les cols bleus, les cols blancs et les pompiers.Gérald Tremblay avait alors déclaré que son administra-tion ne dérogerait Tremblay pas ^ cacjre de règlement convenu avec les policiers, le seul groupe d’employés à avoir jusque-là conclu une entente avec la Ville.Les pourparlers avec les pompiers et les cols bleus se poursuivent toujours.1007, rue LAURIER ouest.Outremont Tél.: 274-2442 Résultats Tirage du 2003-06-04 1S 13 22 33 40 4Z Complémentaire: (42) { Gagnants Lots 6/6 1 10 000 000,00$ 5/6+ 1 839 428,40$ 5/6 297 2 261,10$ 4/6 16 819 76,50$ 3/6 315 968 10,00$ Ventes totales: 19 457 488$ J Prochain gros lot (approx ) 2 000 000 $ j ‘ijip1' Tirage du 2003-06-04 03 IQ 2Q 23 3Q 42 Complémentaire: (19) Gagnants Lots 6/6 0 1 000 000,00 $ 5/6+ 2 25 000,00$ 5/6 24 500,00$ 4/6 1 233 50,00$ 3/6 23 395 5,00$ Ventes totales; 652 790.50$ EJJtra Tirage du 2003-06-04 NUMÉROS LOTS 076395 100 000$ 76395 1 000$ 6395 250$ 395 50$ 95 10$ 5 2$ LM '•XXMMM d 099 g*erw4» Oâ'atSMnt I «u vMK) OM b 'm En c*s cm ototv :« antrv cw* si® « « 1 '«• 0*tO#fl* 7d 35 89.000 89.000 89.000 0.000 FCip7.2Sd 466 90 000 90 000 90.000 0.000 F Chicago d 102 104.970103,750104,900 4,900 Gerdau dab 84 74.000 74.000 74 00 0,000 HBiyAd 176 93.000 92 000 93.000 4.300 Into P d 561 109.000106.000107,750 -2.250 Kmross d 340 93,500 92,050 93,500 4,500 LigacyHd 188 101.500100.000101 500 +1.480 UrouxAd 7 100.010100.010100.010 4.010 LarouiD 39 100.020100.020100.020 4.010 MDCdb 55 87.000 86.000 86.000 -6.000 Uageünd 422 93.000 93 000 93.000 +1 980 ManuftA 25 100 000100 000100.000 0.000 MorgrS25d 45 103250103.000103.000 4,750 Morguardd 20 103.250103.250103.250 0.000 OYPptyd 59 89500 89.450 89480 4.060 Pembmid 10 126.000126.000126.000 +1.000 Pentonai 36 110,000110.000110.000 0.000 PnWdntd 262 109.750106.760109.320 4,560 Rogers S d 15 104.500104 250104.500 4.150 Ryttosld 75 101 750101.250101 750 4250 SanF+arift 34 46 50C 43.000 43 000 -1.000 Scott Ml 52 106 350135.360105.360 4.6C StorrtD 637 92.500 91 500 91.510 4.340 SMco950 d 219 90 300 86.500 «500 -V50C Superior db 60 128 300128.000128.000 +5.000 Supcnrdba 150 iQ6 50CiQ6 650iQ6.500 4850 'aci dec 70 67 990 67 000 67 990 4.990 Telus db 472 100750100.000100.750 4250 Transat d 1 3 000 0 000 0 000 3.000 fmça 29 106.500106.000106 500 4 100 OCKIITURES im totti aaencauM Counsel Db 73 66 000 65.000 66 000 0.000 Descarte u 5 93,000 93.000 93 000 0 900 TnzecDb 200 66.500 66.100 66 500 *0.500 IMTESPUnUSi fidelity 96u 500C 5.360 5 360 5.360 -0.140 FChicagou 100627 8 800 8.700 8 770 -0.030 GazMtrou 24950 19 280 19 160 19200 -0.020 Gtottlpu 5292 0 960 0.950 0 960 0 000 teterPu 843114 6.400 6.320 6 390 -0210 McknzMu 1700 4 300 4 160 4160 -0230 TrAttPu 37866 9 900 9 800 9.900 -0.030 TrCanpwu 42077 34 450 34,150 34 450 *0,150 TrtaxRu 4800 10,500 10210 10.500 *0240 Tnaxuri 2160 ’4 400 14260 14260 -0 440 IMiTfS Bi ROUCIE AAWRev u •4690 9.580 9.530 9.550 -0.030 Acs un 36550 9.420 9.250 9 350 -0.120 APFEnu 237257 10.660 10 580 10.630 -0.050 ARC En u 1442224 12,370 12.120 12,300 4.030 Aberdng7u 13970 10630 10,400 10.630 4.260 Aberdeen u 3886 20.500 20.330 20 490 4.050 Acctaimu 432645 11,000 10.500 10.940 4,340 Adv Fiber u 13882 12.000 11900 11950 4040 Advantage t 111607 16.280 16,200 16.260 4.030 Alexis Nu 9425 10.850 10.700 10.850 4.100 AlgonqPo 287391 9.160 8 900 8 950 4 190 Amalçau 500 0 760 0.760 0.760 4.060 Ammcomu 7668 11 350 11,310 11,310 4 040 Amenstr u 420 12 090 12,070 12,090 4.080 Amteleu 5545 11,000 10.950 10,950 4,030 Arche u 172056 9.560 9,450 9,550 4250 Associated 46329 11,350 11.230 11,280 4.020 Atlas Cu 116770 12,440 12.250 12.340 4,020 BfiCu 44405 12.790 12.650 12,790 4.140 BPI Gk) u 2650 7 800 7 800 7,800 4.050 Be* Nord u 85436 12 650 12,580 12.620 4,040 Big Rck u 121 7,710 7.710 7.710 4,290 Blumntu 19800 6,870 6,810 6.840 4,060 Bonterrun 28795 11,350 11.000 11.250 4.100 Boralx P u 55975 9.990 9.830 9 830 4.070 Boston Pu 20160 9,150 9.050 9,150 0.000 Bovdgrun 3477 7.550 7 400 7.550 4.050 Bromptonu 12404 10 040 10.000 10,000 0,000 BromptnSu 6375 10,240 10,120 10,240 4,040 Bromptnu 6376 10,150 10,000 10,150 4,150 Ces un 6578 20,390 20,000 20,000 4,050 Calloway u 25950 9,700 9.600 9.610 4,010 Calptneun 86282 10,050 9,900 9,960 4.080 C Trust un 2000 8.500 8,500 8,500 4,150 CAptmntu 42652 14.550 14,360 14,490 4,050 Cdn Hotel u 22332 8.700 8,650 8,670 4,020 COilSndu 70710 35,700 35,400 35,500 4.100 CR estate u 76869 13,920 13,810 13,820 4,040 Cdn Resu 2315 8,830 8,760 8,830 4,070 Casunna u 859 19,500 19.400 19,500 0.000 Cathdrluo 9000 1,310 1.300 1,300 4,010 Chemtru 47309 14.730 14,460 14,500 4.190 Citadel u 29870 9,320 9,250 9,320 4,010 Citadel H u 2333 26,850 26,650 26,750 4,100 CitadIMu 32539 9,940 9.820 9,820 4,040 Citadel tru 925 28,730 28,510 28,510 4,190 Citadel Su 13270 26,690 26.100 26.450 4,100 Clean Pwu 48373 9,720 9.500 9,660 4.0t0 Clearwtru 113900 11 800 11.600 11,800 0.000 Commaru 17743 13,720 13,480 13,480 4,040 Corn Indu 2736 18,980 18.900 18,980 4,080 Compass u 14999 9,990 9,910 9.950 0,000 Connor Cu 57188 15.360 15,220 15,220 4,370 ConnorCL u 1819 16,300 16,250 16,300 4,500 Connors Bu 11600 14,180 14,110 14,180 4,150 Consumr un 81305 11,800 11,710 11,770 4.020 Contins uf 24788 9 200 9,130 9,200 +0,150 Custom u 95475 10,130 10,060 10,120 4,040 DDJCdnu 8490 18,250 18.050 18,110 4,140 Davis H u 56561 14,290 14,000 14,000 4.210 Digital Wu 4860 3,600 3,510 3.510 4,090 Divers il u 1500 9,500 9.400 9,500 0,000 Divers un 10000 10,850 10,720 10,850 4,150 Diverst U u 600 25,750 25,510 25,750 4,340 Divtrstu 17200 9,980 9,900 9,980 4,040 Energy svu 122636 21,500 21,030 21,400 4,150 Enrpb u 393273 33,210 32,520 33,000 4,450 Enervst u 186502 6,430 6,380 6,400 0,000 Fptowsu 6780 9,950 9,800 9,950 4,050 Faircrt un 2400 15,250 15,250 15,250 4,240 firm Cap u 3400 10,370 10,320 10,370 4,020 FPremiu 9875 19,860 19,600 19,700 4,180 FPremusu 4340 13,580 13,520 13,530 4,040 FPrmou 2200 8,990 8,940 8,990 4,060 Focus E 185315 12,660 12,400 12,450 4,050 Fording un 165639 24,150 23,950 24 140 *0.090 Foremost u 2200 6,400 6,400 6,400 4,050 Freehold u 29500 12.800 12,700 12,800 0,000 Gateway u 18544 11,450 11,300 11,300 4,110 Gendonu 11850 7,690 7,530 7.600 4,020 Global Pts u 1528 13,200 13,020 13.030 4.070 Gl Hydro u 61601 15,290 15,100 15,190 4,150 H&Ru 157016 15,000 14,760 14.940 4,140 HarvstEtr 3830 10,220 10,180 10,200 0,000 HCarebiou 10900 1,070 1,060 1,060 4,020 Heating 0 u 46820 12,310 12,060 12,150 4,300 Home Equ 33487 12,000 11.960 11,980 0,000 IAT Air u 5050 7,800 7,700 7.800 +0,100 IPCun 15658 10,050 9,950 9,950 4,070 IncomFPu 10783 18,150 18,000 18,000 4,280 Income Fnu 3200 19,400 19,100 19,100 4,200 Innvest u 54180 9,370 9.130 9.300 4,200 InvstGu 1000 10.150 10,150 10,150 4,050 KbshLu 500 16,100 16,100 16,100 4,300 Kcplu 30445 12,750 12,350 12.740 4,090 Keg Ryt u 22584 8,820 8,700 8,820 -0,020 Keyspanu 166057 11,050 10,870 10,960 *0,010 Labrador u 10870 15,290 15,050 15.250 *0,050 Legacy Hu 194071 5,700 5,520 5,700 +0,140 Lvngsn 1 u 8949 13.950 13,800 13.800 0,000 Maxir 7250 9,950 9,940 9,950 +0,090 Menu F u 1350 14.100 13,900 13,900 -0,200 Mint Incm u 6139 7 400 7.360 7,400 +0.040 Mcrgrd u 29190 8,750 8,690 8,710 -0,010 Mortgage u 9750 10,140 9.010 9,700 -0,300 Multi Fnd u 2250 3.270 3.250 3.250 -0,100 Muhflhill u 5975 20,000 19,680 20,000 *0,280 MydasFnu 8136 24.300 24.120 24,130 -0.120 NAL Oil u 309107 9.240 9,160 9,200 *0.030 NCE Rru 245471 12,250 11,950 12,190 -0,010 Newaltau 199928 10,100 9,950 9.950 -0,050 Nor lu 28813 10.000 9.920 9.960 -0,030 North Wst u 7876 23.150 22,760 23,010 -0.130 NorPptyu 14204 13,800 13,610 13,690 -0,110 Northland u 17304 11,250 11,160 11,240 +0.060 Northwtr u 7875 18.600 18,500 18.590 +0,080 QY REst u 42005 10,800 10,650 10.770 -0.030 Oceanexu 21120 10.970 10.800 10,970 -0.010 Pbbglbu 50875 10.380 10.170 10,300 +0,140 ParmntEu 1044681 9,600 8.800 8.940 -0,300 ParWndu 14430 15,940 15,850 15.940 +0,230 Pthfndru 24450 10.000 9.800 9,860 -0,040 Pembmau 72180 11.830 11,700 11,700 -0.130 Pngrwth u 320757 16,210 15.900 16,210 +0.080 PrimeRu 13388 7.960 7,850 7.850 -0 050 Primwstu 362463 27,150 26,500 26,940 -0,400 Pro-ams 19322 20,070 19,960 20.010 -0.060 Pro-ams fr 27198 19.550 19,370 19.370 -0,080 ProvWnt u 407667 11,900 11,820 11,880 +0,010 Rainmkru 7700 3,150 3.100 3.100 0,000 Resident! u 18813 14.450 14.230 14,310 +0,080 Rebrmntu 117954 10.380 10.230 1 0,350 +0.090 RioCanu 868879 13,720 13,580 13,700 +0.070 Rogers Su 59905 4,200 4,150 4,170 0,000 Ryt Host u 40733 5,260 5,200 5,220 0.000 SCI u 5336 10.300 10,250 10,250 0,000 Seth u 99125 10,580 10,470 10,570 +0.090 StkPulpu 154400 7.900 7,850 7.900 +0,050 Sage Incm u 1200 13.200 13,190 13,200 +0,200 Saxon u 4100 9.850 9 840 9.850 +0,100 Sentry Ku 4480 19.050 19,020 19.030 +0.010 Sentry du 299220 4,260 4.200 4.250 +0040 Sentry Sfu 1500 18,830 18,600 18.830 +0,330 Sentry g u 10854 19,400 19,300 19,300 -0,100 Shinmbku 156985 ’6,930 16.640 16.850 +0,070 Sixty Ptsu 6330 19 500 19.220 1 9,500 0.000 Skyton u 5021 24,400 23.930 24,090 +0 090 Skytnuii 4841 26,200 25,500 25.510 -0 190 SkytonGu 1641 28.390 27.800 28.250 +0,840 Steep Cu 17197 10.600 10,500 10,600 +0,100 SocltyFds 19447 9.910 9,820 9,900 -0,010 STaRSu 11500 10,150 10.000 10.000 -0,100 Strategic 3300 8.800 8 800 8.800 +0.050 Summit u 156020 16 050 15.750 16,000 +0.270 SunGrou 29650 8.430 8,300 8.390 -0,010 ttpHi M 120753 20.930 20,850 20.850 -0.090 Swiss W u 3000 11.800 11.800 11.800 +0.050 Tgs Nrth u 9736 8.500 8.320 8,320 +0,030 Tr3 Trust u 7500 5.220 5.160 5,160 0.000 Taytongr 6985 4,950 4,910 4,910 -0.020 Timbrstpu 194870 11,450 11 300 11.350 -0.050 Tmsforce 33570 7,750 7 650 7.690 -0.020 Tin car u 2500 20.200 20.180 20.200 +0,130 Tnaxtecu 600 19 130 19,130 19.130 +0.080 RiaxCiir 18315 19,520 19.410 19420 -0,030 Tnaxu 9150 8.960 8.900 8.900 0 000 Tnmd u 41192 3.600 3.510 3,550 +0 050 Ulbmauo 129095 5.230 5.180 5.210 +0,020 Vermilion u 367025 12.750 12,650 12.650 -0.060 Versaddu 21656 8.400 8,270 8.310 -0,130 Vtongu 313436 6.520 6 400 6.520 +0.100 Westshoru 98300 5.600 5.520 5.570 +0,070 Ytorctru 16466 20.000 19.910 19.920 +0.050 YteldMu 1200 15.950 15.790 15 790 -0.200 THAUSISE EN FONDS MéülCAHB AgrucoEu 625 3.250 3.250 3.250 +0.200 BkMtl 10 1449C 28.820 28.650 28.670 -0.080 Bus Dev n 26650 7.550 7 450 7,550 +0.100 CISC 20 2290 27.650 27 500 27 650 +0 050 CISC 22 2200 28900 28.850 28850 -0.050 ClBCISp 1800 27 350 27.270 27 350 +0,150 Canton J 5664 13,780 13,550 13.750 0.000 EcfwBw 3000C 3.380 0.340 0.380 +0.060 Europeano 71350 0,450 0.410 0,420 -0.055 Goidcorpu 500 7.500 7,500 7,500 +0.500 iPCusun 15300 7,450 7,350 7.400 +0.050 MuMteusu 500 18.800 18.800 18.800 +0 270 RyBkP 2095 27.400 27.350 27 350 +0.100 SNPHA 7100 6.200 6 000 6 200 *0 050 SNPHp 2610 26.500 26.260 26 260 -0.440 SNPCap 13450 4.250 4,000 4.140 +0.140 SNPCapp 8100 25.900 25.300 25.500 +0.050 Tgs Nrth A 12300 6.300 6.160 6.160 +0.080 TrAttanto 26322 0 145 0.140 0.145 0.000 Years US u 4490 24 000 23.410 23.500 +0.200 WTUES «UBTURf s Obcnknt 500 8 000 1 000 8 000 0 000 Toronto C«s titres, transiges hier, sont présentes en ordre aipraoeMue et leur valeur est exprimée en dollars canadiens.Les lettres a et P différencient les catégories d'acoons ordinaires sans droit de vote.f= action ordinaire sans droit de vos ou a droit de vote suûalteme.p ou o= actions assuietties à des règlements spéciaux.pr= actions privilégiées.r= actions privilégiées dont le dernier dividende n'a pit encore été vetsé; u= unité de capital-action v= dividende variaSIe: wt ou «m don de souscription (watrant): z- M bnsé.Les cotes Toronto New York TSX 7034,87 Dow Jones 9041,30 Dollar Or 1 $ canadien 74,39 bus à New York 368,60$us Les devises Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens Afrique du Sud (rand) 0.1756 Arabie Saoudite liiyai) 0,3771 Argentine (peso) 0,19498 Australie (dote) 0,9334 Bahamas (doter) 1,3787 Barbade (dote! 0,7108 Bermudes (dote) 1,3787 Brésil (real) 0,4812 Caraïbes (dote) 0,5322 Chili (peso) 0,00196 Chine (renminbi) 0,1696 Colombie (peso) 0,000493 Corée (won) 0,001167 Costa Rica Mon) 0.003544 Égypte (Ivre) 0,2339 Étals-Unis (doter) 1,3443 Europe (euro) 1,5921 Haib (gourde) 0,0366 Hong Kong (doUai) 0,1800 Hongrie (forint) 0,00625 Inde (roupie) 0,0307 Indonésie (roupie) 0,00179 Mistaken 0,31679 Jamaïque (dollar) 0,0253 Japoeiyai) 0,011419 Liban livre) 0,000933 Marx Idùtam) 0,1506 Mexique (peso) 0,1386 Nouvele-Zélande (dote) 0,8139 Pérou (sol) 0,4025 Pbilippifiesipeso) 0,0263 Pologne (zloty) 0,3702 Rép.dominicaine (peso) 0,0499 Rép.tctaqueicouionne) 0,0524 Royaume-Uni (ivre) 22319 Russie (rouble i 0.0458 Singapour (dote) 0,8084 Suède (couronne) 0,1805 Suisse (1ranc)e 1,0633 Taiwan (dollar) 0,0405 Thaïlande (baht) 0.0337 Tunisie (dinar) 1,1118 Ukraine (bryvna) 02624 Venezuela (bolivar) 0.00088 Coup d’œil TORONTO S&P TSX (X-SPTT TSE) 250 Jours -7000.00 - 6500.00 -6000.00 Fév Mai Avr Aol Sep Oct No\ Dé< Jan La Bourse de Toronto Standard & Poors TSX 129371 7034,87 +33.54 0.5 Canadian Smallcap 20506 458.40 +3.68 0.8 Canadian MidCap 25960 453.36 +2.17 0.5 60 Index 82904 398.52 +1.76 0.4 60 Capped Index 82904 440.68 +1.94 0.4 Cdn Consumer Discretionary 8530 75.36 +0.37 0.5 Cdn Consumer Staples 2709 161.04 +0.32 0.2 Cdn Div Metals & Mining 3562 129.00 -0.78 -0.6 Cdn Energy 8982 134.06 +0.47 0,4 Cdn Financials 15144 115.90 +0.41 0.4 Cdn Gold 12692 167.52 +3.58 2.2 Cdn Health Care 3034 71.31 +1.25 1.8 Cdn IT 44756 20.30 +0.30 1.5 Cdn Industrials 15767 63.59 -0.09 -0.1 Cdn Materials 24987 112.95 +0.75 0.7 Cdn Real estate 229 113.94 +0.73 0.6 Cdn Telecomm Services 2971 57.25 +0.26 0.5 Cdn Utilities 2487 138.69 +0.33 0.2 Canadian Venture ’ * S&P CDNX 19049 1093.33 +6.32 0.6 Le Marché Américain 30 industrielles 300131 9041.30 +2.32 0.0 20 Transports 35142 2511.35 -45.05 -1.8 15 Services publics 24962 248.18 -3.23 -1.3 65 Dow Jones Composé 360236 2605.76 -17.78 -0.7 Composite NYSE * 5585.50 +27.08 0.5 Indice AMEX * 958.78 +7.62 0.8 S&P 500 * 990.14 +3.90 0.4 NASDAQ * 1646.01 +11.36 0.7 Les plus actifs de Toronto Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (OOO) (S) ($) (S) ($) (%), NORTEL NETWORKS 31076 4.50 4.24 4.49 +0.19 4‘Â SASKATCHEWAN B 5403 0.37 0.31 0.37 +0.07 23.3 CREO INC 4784 11.43 10.90 11.23 +0.22 2.0 AIR CANADA 4686 1.96 1.87 1.95 +0.05 2.0 WHEATON RIVER 4562 1.54 1.49 1.50 +0.02 1'4 BOMBARDIER INC B 4131 3.89 3.77 3.87 +0.06 16, NORTH FIN CP 3636 0.03 0.02 0.02 TELESYSTEM INTL 3026 0.93 0.78 0 84 -0.03 -3.4 SIGNALGENE INC 2821 0.05 0.05 0.05 ELDORADO GOLD CP 2766 2.22 2.12 2.21 +0.11 5.2 Les plus actifs du Canadian Venture Volume Haul Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (OOÔ) ($) ($) ($) ' ($)' (%) BISHOP RES INC 1594 0.13 0.12 0.13 PAN ASIA MNG CP 1237 0.10 0.08 0.09 SPIDER RES INC 1050 0.11 0.09 0.11 +0.02 22.2 OMAX RES LTD 596 0.22 0.19 0.19 -0.04 -17.4 NORTH DYNASTY 463 0.84 0.75 0.80 -0.04 -46 NEUER KAPITAL CPT 450 0.32 0.29 0.30 +0.05 20.0 FIOSELAND RES LTD 342 0.18 0.17 0.18 +0.02 12.5 HEDMAN RES LTD 334 0.35 0.27 0.35 +0.05 16.7 VANTECK (VRB) 330 0.11 O.IO 0.11 ZED.I SOLUTIONS 312 0.47 0.40 0.42 -0.05 -10.6 Mlcttel Cangnan Cours-Vidéo sur CD-ROM Bourse: la recette gagnante 8 CD-Rom 45 clips vidéos 6 heures 30 de cours la boutique decisionplus.com Trlpphone: '5U< y)2 1355 Sans Ir.nv 1-877-392-1366 Internet: boutique.dec" INDICES QUÉBEC 5 juin 2003 Fermeture Variation journalière Variation journalière (%) Variation depuis le 1er janvier 1Q-30 907,41 0,60 0,07% 0,21% IQ-150 898,28 2,94 0,33% 1,97% 950.00 900.00 850.00 800.00 750,00 m m n n CINTIE Une initiative du Département MUWICt'ljUftttV' de ^ * YllC Shtrtrooke et de ITRÊC Mc» ¦ Québec 9 (itkoo) www.iq30-ia 1 SO.ora LE DEVOIR.LE VENDRE!) ti JUIN 2 O Ü 3 A 7 — ?LE DEVOIR ?-= ÉCONOMIE La BCE commande un recul de 50 points de son taux directeur En réaction, le dollar canadien remonte au-dessus des 74 (US GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR L* accalmie n’aura duré qu’une semaine.Le dollar ca-f nadien a repris sa marche ascendante hier en remontant au-dessus des 74 CUS, à un sommet vieux de six ans et demi.Le mouvement s’est inspiré cette fois d'un creusement de l’écart avec les taux d’intérêt européens.La Banque centrale européenne (BCE) est sortie de son immobilisme pour commander une détente notoire de ses taux directeurs en réponse à une économie dans la zone euro s'enfonçant dans la stagnation.Jusque-là obnubilée par les pressions inflationnistes, la BCE a décidé hier de prendre le parti de la stimulation économique, avec une activité demeurant anémique dans la zone euro.Dans un geste attendu et souhaité depuis longtemps, la banque centrale a commandé hier un recul de 50 points de son taux directeur, ramenant son taux de refinancement à 2 %.Elle a été aidée en cela par un recul de l’inflation de base à 1,9 % en mai, soit sous la cible de 2 % retenue par la BCE.Cet allégement des pressions inflationnistes a permis au taux de refinancement de revenir à un bas jamais vu depuis l’entrée en vigueur de l’union moné- taire européenne, le 1" janvier 1999.La réduction de 50 points, hier, est la troisième en six mois — la première depuis mars 2003 — et porte à 125 points la baisse cumulée.Avec le recul d’hier, le taux officiel européen demeure à 75 points au-dessus du taux correspondant de la Réserve fédérale et à 125 points sous celui de la Banque du Canada Ce jeu des écarts peut expliquer un nouvel effritement du dollar américain et ce déplacement vers l’or, qui a gagné 6 $US l’once hier, à 368,60 $US.Dans la foulée, le dollar canadien est repassé hier au-dessus des 74 CUS pour clôturer à 74,39 CUS, en hausse de 73 centièmes, après avoir gagné près d’un cent en mi-séance.11 revenait du coup à son niveau le plus élevé en six ans et demi.Accueil favorable En Europe, les cambistes ont accueilli favorablement la décision de la BCE de prendre le parti de la croissance économique en orchestrant un bond de 2 % de l’euro face au billet vert La devise européenne a atteint 1,1889 en cours de séance hier pour clôturer à 1,1843 $US.«Avec le recul des cours pétroliers, l’inflation ne menace plus en Europe.Avec une banque centrale se concentrant sur la croissance, il était devenu pressant d'abaisser les taux d'intérêt nominaux, les taux réels étant trop élevés», a résumé François Dupuis, économiste adjoint et stratège.Dans cette mouvance, l’économiste du Mouvement Desjardins prévoit que la Réserve fédérale américaine donnera un solide coup de barre au terme de sa réunion du 25 juin en se dotant d’une police d’assurance contre la déflation, avec-une baisse de son taux directeur pouvant atteindre les 50 points.La Banque du Canada se retrouvera sous haute pression, avec un dollar canadien risquant alors d'être propulsé dans la stratosphère.Dans sa justification, le président de la BCE, Wim Duisenberg, a souligné que «nous sommes arriva à la conclusion que les perspectives pour la stabilité des prix sur le moyen terme se sont significativement améliorées depuis notre dernière décision de baisse des taux en mars [.] Cette baisse du taux d’intérêt prend en compte les risques pesant sur la croissance économique.» La croissance économique a été nulle dans la zone euro au premier trimestre.Elle devrait évoluer entre 0 et 0,4 % au deuxième et au troisième trimestres.Mais la BCE insiste: «Nous attendons toujours une reprise graduelle de la croissance du PIB dans le courant de 2003, qui accélérera l’année prochaine.» FRAÇOIS LENOIR REUTERS En abaissant les taux de la BCE, Wim Duisenberg a fait un geste attendu et souhaité depuis longtemps.Le commerce international selon David Dodge Les syndiqués rejettent l’entente de principe Le cas de Fagriculture sera épineux PRESSE CANADIENNE Ottawa — Il y a encore beaucoup à faire pour améliorer la fluidité du commerce international, a affirmé hier David Dodge, gouverneur de la Banque du Canada Prenant la parole à Berlin, devant le Club d’affaires germano-canadien de Berlin-Brandebourg, il a Souligné que les puissances écono-piiques, dont le Canada, doivent améliorer leurs relations en réglant des contentieux comme celui des subventions à l’agriculture.Le Canada espère que les prochaines négociations tenues sous l’égide de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), dans le cadre de la déclaration de Doha, «déboucheront sur des résultats concrets».Or le dossier de l’agriculture «s’annonce particulièrement épineux» et les pays développés, dont les membres du G7, «auront beaucoup à faire pour libéraliser le commerce des produits agricoles», dit le texte de son allocution, affiché sur le site de la banque centrale.Lors de leur récente rencontre à Évian, les dirigeants politiques ont très peu abordé la question des subventions à l’agriculture.De leur côté, les négociateurs des 146 pays membres de l’OMC n’ont pu tenir une échéance, en mars, pour établir un cadre de discussions sur la refonte du système global de subsides.Il apparaît donc fort peu probable que ce vaste dossier soit bouclé d’ici janvier 2005, tel que planifié à l’origine à Doha, à l’automne de 2001.Un long chemin Dans d’autres secteurs, a ajouté M.Dodge, «le chemin à parcourir est encore long.B importe de persévérer dans cette voie [.] Ce ne sera pas une mince tâche mais, à long terme, le jeu en aura valu la chandelle.».Selon M.Dodge, bonifier la structure des économies nationales non seulement facilitera «notre adaptation à l’évolution de la conjoncture» mais contribuera à «assurer la viabilité à long terme de nos programmes sociaux dont ceux de la sécurité du revenu».M.Dodge a rappelé que le Canada «a réussi à métamorphoser le cercle vicieux des déficits et de (endettement croissants en un cercle vertueux, caractérisé par (équilibre budgétaire et le recul de la dette» L’élimination du déficit public «a renforcé la crédibilité du pays», ce qui a fait diminuer les primes de risque exigées par les investisseurs.EN BREF D’ex-cadres de Xerox paieront 22 millions (Reuters) — Six anciens dirigeants de Xerox, dont deux ex-directeurs généraux du groupe, ont accepté de payer 22 millions $US pour mettre un terme aux poursuites engagées contre eux pour communication de faux bilans visant à ma-hipuler le cours de l’action, a annoncé hier la Securities & Exchange Commission (SEC).Le gendar-me de Wall Street avait porté plainte au civil contre ces six anciens cadres du fabricant de photocopieurs, pour des faits portant sur la période 1997-2000.Xerox avait versé l’an dernier 10 millions à la SEC en échange de la clôture de l’enquête sur la manipulation de ses résultats.La société s’était parallèlement engagée à rectifier ses comptes de fa période 1997-2000 et a ajuster ceux de 2001.Verreault Navigation obtient un contrat d’Ottawa (PC) — Le chantier maritime Verreault Navigation de Les Mé-bhins, au Bas-Saint-Laurent, ob-Bent un contrat de près de six millions afin d’effectuer des réparations sur un navire de fa Garde côtière canadienne.Le contrat, attribué par un appel d’offres, permettra de conserver 70 emplois jusqu’à ce qu’il prenne fin en juillet Transcontinental dans les Maritimes j(PC) — Médias Transcontinental à annoncé hier des acquisitions qui lui permettront d'augmenter sa présence dans les Maritimes, pans un communiqué, fa filiale de Transcontinental précise quelle Acquiert le quotidien Amherst Daily News, les hebdomadaires Citizen jet Sackvüle Tribune-Post, et les publications connexes de Cumber- land Publishing, en Nouvelle-Ecos-be, et de Sackville Tribune-Post au ^Jouveau-Brunswick.Transcontinental acquiert également les activités reliées à l’impression et à fa distribution.«Au total, indique (entreprise, ces activités emploient une quarantaine de personnes et génèrent des revenus annuels de près de jfuatre millions.» Dans une pleine page de publicité Martha Stewart clame son innocence AGENCE FRANCE-PRESSE New York — «Je suis innocente», lance Martha Stewart, 1a papesse de fa décoration d’intérieur inculpée mercredi d’obstruction à la justice et poursuivie pour délit d’initié, dans une pleine page de publicité dans le quotidien USA Today diffusée hier sur tout le territoire américain.«Je veux que vous sachiez que je suis innocente», clame Martha Stewart dans une lettre ouverte adressée à «[ses] amis et [ses] loyaux supporters».«Les tentatives du gouvernement de faire passer mes actions pour criminelles n ’ont aucun sens pour moi», poursuit Martha Stewart, qui explique le fil des événements qui l’ont poussée à vendre les actions d’ImClone, l’entreprise d'un ami, juste avant qu'elles ne s’effondrent en Bourse sous le coup d’une mauvaise nouvelle.«J’ai seulement rappelé mon courtier [lui aussi inculpé], Sur la base de conversations que j’avais eues précédemment avec mon courtier sur leur prix, j’ai autorisé la vente des actions qui me restaient dans une entreprise de biotechnologie appelée ImClone», écrit Martha Stewart Elle a été inculpée mercredi d’avoir menti et caché des faits aux enquêteurs et 1a Commission des opérations de Bourse (SEC) a décidé de 1a poursuivre pour délit d’initié, qui consiste à tirer profit d’une information privilégiée pour jouer en Bourse.Martha Stewart a démissionné mercredi soir du poste de p.-d.g.de l’entreprise qu’elle a bâtie, mais elle en détient toujours 61 % des parts.Fido redonnera de la voix Microcell veut reprendre sa place dans le marché du téléphone sans fil KARINE FORTIN PRESSE CANADIENNE Estimant qu’il y a de la place pour un quatrième joueur dans l’industrie canadienne de 1a téléphonie cellulaire, Microcell reprend ses efforts promotionnels afin de vendre son «Fido» au grand public.Après plusieurs mois de silence, fa société lancera d’ailleurs la semaine prochaine une nouvelle campagne publicitaire à grand déploiement «Dans notre industrie, il y a une relation directe entre les investissements en promotion et la croissance de la clientèle de masse», a déclaré hier le président et chef de 1a direction de l’entreprise, André Tremblay, lors d’une rencontre informelle avec les médias.«Après avoir substantiellement réduit nos dépenses (an dernier afin de protéger nos ressources financières, nous entendons recommencer à investir le même montant qu’en 2000-01, soit environ 100$ par nouvel abonné, par année», a-t-il ajouté.Messages rigolos Fido s’est fait remarquer il y a quelques années par ses annonces rigolotes, mettant en vedette des chiens ressemblant à leur maître.Sans donner de détails sur fa nouvelle campagne, M.Tremblay a promis qu’il y aurait une pointe d’humour dans les messages.Avec ses services à la carte et sa technologie GMS — différente de celle qu’utilisent ses concurrents — Microcell vise surtout les jeunes, les jeunes adultes ainsi que les professionnels et petits entrepreneurs des régions urbaines.L’entreprise compte actuellement environ un million d’abonnés pour ses services prépayés ou facturés.Pour 2003, l’objectif de Microcell est d’accaparer quelque 18 % de fa croissance brute de l’industrie canadienne de fa téléphonie sans ffl, ce qui représenterait un gain d’environ 540 000 à 570 000 clients.Ses revenus devraient osciller entre 550 et 580 millions, comparativement à 591 millions en 2002.M.Tremblay s’attend à ce que cette croissance et une gestion serrée de ses frais permettent à l’entreprise d’atteindre son seuil de rentabilité did fa fin de l’exerdce 2003.Microcell prévoit réaliser un bénéfice dès 2004.«Nous avons confiance en (avenir.La téléphonie est un marché en croissance, a insisté M.Tremblay.On estime le taux de pénétration actuel du sans fil à environ 38 %.On prévoit qu’il sera à 60 % d’ici six ou sept ans.» Contrairement à ce que laissent entendre certains analystes, fa téléphonie sans fil peut être rentable, a souligné Johanne Lemay, coprésidente de la firme de consultants en télécommunications Lemay-Yates associés, qui a réalisé plusieurs études sur le marçhé du cellulaire au Canada et aux États-Unis.En effet, «la présence de plusieurs joueurs ne fait pas nécessairement diminuer les revenus de chacun.Au contraire, en faisant baisser les prix, la concurrence fait augmenter (utilisation du service.» La protection des tribunaux Incapable de respecter ses obligations envers ses créanders, Microcell s’était placée sous fa protection de fa loi sur les faillites au début de l’année 2003.Son plan de restructuration, complété le 1" mai dernier, lui a permis de réduire sa dette de 1,76 milliard à 350 millions.En échange, ses prêteurs ont obtenu 99,9 % de son capitakiction.«La plupart des gens acceptent que Microcell a eu des problèmes non pas à cause d'erreurs de jugement, mais bien à cause de (effondrement des marchés financiers, qui est survenu alors que (entreprise n ’était pas encore à maturité», a souligné M.Tremblay, qui a mis sur pied l’entreprise au début des années 1990.Un nouveau conseil d’administration a été formé par les nouveaux actionnaires de contrôle, parmi lesquels figurent Télésystème et fa Caisse de dépôt et placement du Québec.L’andenne équipe de direction a néanmoins réussi à conserver fa confiance des investisseurs et des banquiers.«Nous avons subi plus de vérifications diligentes en six mois que la plupart des entreprises dans toute leur existence, a rigolé M.Tremblay.Nous ne sommes pas là par hasard.» Bombardier éliminera 1050 autres postes à Belfast ASSOCIATED PRESS Belfast — Bombardier a annoncé hier l’élimination de 1050 autres postes à son usine d'Irlande du Nord, à la suite du rejet par les 6000 employés locaux d’une nouvelle proposition salariale.Les dirigeants syndicaux se sont dits fâchés de la décision de l’employeur mais, d’un autre côté, n’ont pas caché leur frustration devant le rejet par leurs membres d’une entente qui avait été acceptée par l’exécutif.Cette nouvelle entente portant sur les salaires aurait permis de sauvegarder les emplois.En votant contre l’entente, les travailleurs «ont voté pour leurs P45s» — le formulaire du fisc remis aux personnes licendées —, a commenté un porte-parole du syndicat.Kevin McAdam.Dans un communiqué, le fabri cant d’avions régionaux et d’affaires a indiqué que ses activités de Belfast étaient menacées par des coûts excessifs.L’entreprise avait «clairement la responsabilité de veiller à ce que le site regagne en compétitivité».Bombardier avait acheté l’entreprise Short Brothers du gouvernement britannique en 1989 et n’avait pas lésiné sur les investissements à cette usine située dans l’est de Belfast pour en faire le plus important em- ployeur privé d’Irlande du Nord.Mais 1a demande pour les produits de Bombardier baissant, des mises à pied successives chez Shorts — le nom sous lequel l’usine est désignée à Belfast — ont été nécessaires.Plus de 1200 travailleurs ont ainsi été licenciés depuis le début de l’année.Reprise éventuelles des pourparlers Constatant la situation, des politiciens locaux ont appelé Bombardier et les leaders syndicaux à reprendre les pourparlers pour tenter de sauver l’entente à laquelle ils étaient parvenus.L’entente rejetée par les syndiqués était d’une durée de quatre ans et ne prévoyait aucune hausse salariale au cours de 1a première année et des augmentations minimes pour le reste.«Ceci est (instant le plus critique de (histoire de (entreprise depuis sa privatisation en 1989», a affirmé Reg Empey, du Parti unioniste d’Ulster, en ajoutant que les dernières mises à pied chez Shorts signifient que l’entreprise «ne pourra pas survivre en tant que puissance dans cette industrie».De son côté, un membre du Parti unioniste démocratique, Peter Robinson, a accusé le groupe Bombardier d’être «prêt à sacrifier des emplois en Irlande du Nord pour sauver ses activités au Canada».Même si elle a peu bougé en avril La construction bondit à Montréal PRESSE CANADIENNE Ottawa — En avril, la région métropolitaine de Montréal a affiché fa plus forte augmentation de la valeur des permis de construction au pays, indiquait hier Statistique Canada.La valeur a grimpé de 29 % comparé à mars, atteignant les 443 millions; les reculs les plus marqués étaient observés à Toronto (11,9 %, à 611 millions) aiq-si qu’à Vancouver et Québec.A l’échelle nationale, indique l’agence, les projets autorisés par les municipalités totalisaient 3,72 milliards, soit seulement 0,5 % de plus en écart mensuel.Le secteur résidentiel était en avril à son plus bas niveau en 10 mois, chutant de 6,8 %, à 2,3 milliards; les permis du non résidentiel faisaient un bond important de 14,8 %, à 1,4 milliard, grâce no- tamment au segment des projets institutionnels.Dans l’ensemble, la valeur cumulative des quatre premiers mois de 2003 a atteint 15,57 milliards, surtout avec l’activité menée en janvier, en hausse de 4,6 % sur 1a même période en 2002.En quatre mois, les projets résidentiels arrivaient à un sommet de 9,8 milliards, un gain de 2,1 % en écart annuel; le secteur non résidentiel s’accroissait de 9,1 %, à 5,7 milliards, pour son «deuxième meilleur départ en 10 ans durant cette même période».Par province, la plus forte progression est survenue au Manitoba, soit 163 % de mieux par rapport à mars, à 219 millions, grâce a deux importants projets d’hôpitaux.Au Québec, le total de 778,2 millions tient à un gain mensuel de 2,7 %; en Ontario fa valeur de 1,46 milliard implique un recul de 9,4 %.E N Rectificatif (Le Devoir) — Contrairement à ce qui a été écrit dans l’édition d’hier, GAO Technologies était une des deux finalistes (et non lauréate) du prix Octas dans la BREF catégorie Innovation technologique — 200 employés ou moins.Ce prix a plutôt été remis à Ryshco Média, avec la suite logicielle dubStudio, développé en partenariat avec le CRIM.Toutes nos excuses. A 8 LE DEVOIR LE VENDREDI 6 JUIN 2 0 0 3 EDITORIAL Des mentors pour un diplôme Pour lutter contre le décrochage scolaire, le premier ministre Jean Charest relance les Québécois.Son appel est juste, mais il ne peut avoir pour assise première la contribution des individus.Les projets structurés sont indispensables.Josée Boileau ?ne salle de classe pendant la campagne électorale.La députée du coin, Louise Beaudoin, avait invité Sylvain Simard, alors ministre de l’Éducation, à visiter l’école puis à échanger avec des parents.Rapidement, ceux-ci ont parlé de décrochage scolaire.L’économie se portait si bien, dans ce comté de la rive sud, que les jeunes succombaient vite à l’attrait de gagner des sous.Que faire, monsieur le ministre, pour garder les jeunes à l’école, pour qu’ils négligent moins leurs études?Ne faudrait-il pas restreindre leur accès au travail grâce à des lois?La scène n’est pas anecdotique.En 2002, on a observé une baisse du taux d’obtention du diplôme secondaire chez les Québécois de moins de 20 ans: 68 %, contre 71 % en 2001.Le taux de diplomation atteint ainsi son plus bas niveau depuis dix ans: la bonne tenue de l’économie québécoise est l’une des hypothèses qui circulent pour expliquer la situation.Le boum économique ne résume pas à lui seul le phénomène du décrochage.Il indique toutefois à quel point celui-ci ne se résoudra pas par la seule bonne volonté de chacun, même si l’appel lancé par le premier ministre Jean Charest dans son discours inaugural a été salué.Le décrochage scolaire est en effet un problème social, qui déborde le cadre de l’école.Des parents aux patrons, chacun devrait personnellement ressentir cette préoccupation.Qu’un gouvernement le rappelle n’est pas à négliger.Les solutions simplistes sont toutefois à éviter.«Je dis aujourd’hui aux Québécois qui ont du temps à donner, notamment aux jeunes retraités, qu’il y a des jeunes dans nos écoles qui veulent se faire parler d’une vie réussie», disait M.Charest mercredi.Mais de nos jours, qu’est-ce qu’une vie réussie aux yeux d’un ado?Aux dernières nouvelles, cela consistait à accéder à Star Académie.Et Céline Dion, le plus beau «modèle de réussite» au Québec, a-t-elle son diplôme d’études secondaires?Les propos du premier ministre relayaient en fait le projet libéral d'«ouvrir les écoles secondaires au mentorat».Dans le programme de campagne du PLQ sur l’éducation, on cite à cet effet le projet Prométhée qui, depuis dix ans à Montréal, jumelle des bénévoles à des élèves en difficulté.Le duo se voit une heure par semaine, à l’école, et il discute.La démarche est un succès.pour la centaine de bénévoles qui y œuvrent et la centaine d’adolescents qui sont aidés.Or on compte 450 000 jeunes dans les écoles secondaires du Québec: où seront les 100 000 mentors pour le quart d’entre eux, et même davantage, qui cheminent vers le décrochage?Il y a donc nécessité de projets plus globaux.Ceux-ci existent.Le ConseÜ supérieur de l’éducation, dans son rapport annuel 2001 02, donne ainsi en exemple un projet novateur: la Maison familiale rurale du Granit, en Estrie, née d’une collaboration entre la commission scolaire et le milieu.On y offre une formation où alternent semaines à l’école, semaines de stage et activités parascolaires, avec diplôme à la clé pour des jeunes de 15 à 18 ans.L’expérience a du succès, mais il a fallu bien du travail pour la mettre au point.D’autres projets, plusieurs formidables, font le pont entre l’école et son milieu.Ils sont issus soit de préoccupations locales, soit du Sommet de la jeunesse (le programme «Une école ouverte sur son milieu», financé par le Fonds jeunesse), soit du ministère de l’Éducation lui-même (le programme «Agir autrement», qui vise les milieux défavorisés).Ds ont toutefois besoin de l’appui du ministère.Le projet Prométhée, lui, «ne reçoit pas d’aide gouvernementale», soulignait le programme libéral.Serait-ce là sa véritable vertu aux yeux du nouveau gouvernement?jboileau@ledevoir.com La chance à la paix h Serge Truffaut ?a puissance symbolique de la poignée de main entre Lies premiers ministres Ariel Sharon et Mahmoud Abbas ne doit pas cacher l’énorme coefficient de difficulté avec lequel les principaux acteurs du conflit israélo-palestinien sont aux prises.Animée par le président ==J Bush, la poursuite de la «feuille de route» s’annonce si délicate qu’elle va obliger chacun des protagonistes à user de beaucoup de doigté.Car la réussite, évidemment souhaitable, du plan de paix concocté par les États-Unis, l’Union européenne, l’ONU et la Russie dépendra de beaucoup de personnes ou de groupes qui seront absents des prochains tours de table.Du côté palestinien, Mahmoud Abbas doit, dans les semaines qui viennent faire la preuve qu’il maîtrise les factions radicales que sont le Hamas, le Hezbollah, le Djihad palestinien ainsi que le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP).Toutes ont récusé, par voie de communiqué, le plan baptisé «feuille de route».Elles campent toujours sur le même principe: Israël à la mer.C’est tout dire.Ces jours-ci, elles se sont montrées d’autant plus fermes qu'elles savent leur degré de popularité au sein de la population palestinienne plus grand ou plus prononcé que celui de l’OLP de Yasser Arafat.Une popularité conséquente notamment au fort penchant de ce dernier pour la personnalisation du pouvoir.Toujours est-il que Mahmoud Abbas a décidé de faire de 1 épineux problème que posent les factions radicales un problème interne à l'Autorité palestinienne.Il a refusé les services de bons offices proposés par des tiers pour éviter à tout prix d’ètre considéré par les siens comme un auxiliaire indirect des Israéliens.De fait Abbas vient de signaler à tout le monde que la mise en quarantaine du terrorisme serait placée sous la seule autorité légale qui soit: la sienne.Puisqu’il a été élu par le Conseil législatif palestinien, il entend user des prérogatives de son poste pour négocier un cessez-le-feu avec le Hamas et consorts.Du côté israélien, la partie s’annonce également délicate.Dans un premier temps, Sharon va ordonner le démantèlement des colonies fondées ces derniers mois.A l’instar de son homologue palestinien.Sharon va appuyer son geste sur la légalité.Pour la suite, c’est à voir.En effet, s’il a reconnu que, pour être viable, un Etat palestinien doit présenter «une contiguïté territoriale», il n’en reste pas moins que sa décision a d’ores et déjà suscité des oppositions.Certaines plus significatives que d'autres car elles émanent de ministres de son cabinet, qui bran dissent la menace de la démission si le retrait des colonies est bel et bien commandé.Ainsi se profile à l’horizon une répétition de ce que l'on a vu au cours des six dernières années, soit une possible implosion du gouvernement.Cela étant, il ne reste plus qu’à espérer tout simplement que la poignée de main d’avant-hier soit le délput d’une suite fructueuse.LE Devoir FONDE PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information JULES RICHER Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE Au** Tu Vfu* MC aaA rCPrCnWC, SCUC It! I » 1 f te k IV A 9$ AÉL i»P LETTRES -—- Une politique familiale à la dérive Depuis que les libéraux ont pris le pouvoir, U semble qq’on assiste au démantèlement du rôle de l’État, particulièrement en ce qui concerne la politique familiale.Prétextant un manque à gagner de quatre milliards de dollars, on tente de justifier de futures compressions dans plusieurs ministères, plus précisément celui de la Famille.Supercherie et hypocrisie mal placées.Pourtant, pendant la dernière campagne électorale, les libéraux s’étaient engagés à assurer, voire à augmenter, le nombre de places dans les garderies à 5 § par jour.Maintenant qu’Us ont pris le pouvoir, on assiste à un triste recul de leur part, ce qui pourrait engendrer une désastreuse décroissance du taux de natalité familiale.Une politique qui se respecte ne devrait jamais être discriminatoire, au même titre que l'accessibilité au réseau de l’éducation.L’imagination semble manquer ayx libéraux pour renflouer les coffres de l’État car c’est encore le simple citoyen qui est visé par cette mesure.Ne serait-il pas justifié, au nom du fameux changement, de revoir la fiscalité trop poreuse pour les multinationales?Il faudrait avoir l’honnêteté intellectuelle de reconnaître que nos entreprises profitent amplement des largesses de notre système.Rappe-lons-leur qu’après déductions fiscales (selon la chaire d’études socioéconomiques de l’UQAM), nos entreprises paient au bas mot moins de 5 % d’impôts, contrairement à celles de nos voisins du Sud, qui ont l’obligation de payer 12 % d’impôts.Que de milliards perdus par manque de courage politique! Le vrai changement se fera-t-il dans quatre ans?En attendant, les familles voient leur pouvoir d’achat diminuer radicalement.François Bellefeuille Lachine, le 29 mai 2003 Pierre Elliott hier, George W.aujourd’hui tés rassemblés à Ottawa, une organisation qui a des milliers de fusils, de carabines, de “machine guns”, de bombes, et à peu prés 2000 livres de dynamite, ce qui est suffisant pour faire sauter le cœur de la ville de Montréal!» Pur mensonge ou simple prétexte?Pierre Elliott hier, George W.aujourd’hui! certes, le fond diffère, mais la manière de faire est la même.Comme le sera aussi, nul doute, la garantie d’impunité.Guy Bouthillier ¦ i Montréal, le 2 juin 2003 En Irak, il y avait, paraît-il, des armes, des tonnes d’armes, toutes aussi dangereuses les unes que les autres.Il fallait en protéger le bon peuple — tous les peuples! —, appeler les soldats, prendre des mesures, faire la guerre.George W.Bush s’en chargerait personnellement Foi de président.C’était là, fort probablement on le sait maintenant un mensonge.En tout cas, un prétexte.La vraie raison se trouvait ailleurs: abattre un régime dont on ne voulait plus.Cette manière de faire vous rappelle-t-elle quelque chose?En octobre 1970, le 16 plus précisément, pour se justifier de ses mesures de guerre et du recoins à l’armée, Pierre Elliott Trudeau affirmait haut et fort que nous étions tous — gérants de caisse compris! — menacés des pires violences.Jean Marchand, cette autre colombe, nous prédisait même les plus terrifiants malheurs: «Il y a, disait-il devant les bons dépu- Une lutte de libération nationale Réplique à Gaétan Bouchard En réponse à votre lettre parue le 30 mai 2003 dans Le Devoir {«Les patriotes et les autochtones»), vous ne semblez pas savoir que lord Durham, oui, celui du rapport du même nom, mentionne très clairement dans son rapport que la lutte des Patriotes est une lutte de libération nationale.Contrairement à ce que vous avancez, ce n’est pas uniquement une lutte de promotion de la démocratie.Mais ne vous en faites pas: même Jean-Bernard Landry, le chef du parti prétendument souverainiste, a préféré faire la promotion de cette interprétation restrictive.Comme vous le voyez, vous n'êtes pas seul à vouloir rapetisser le Québec.Denys Barbeau Saint-Hubert, juin 2003 LIBRE OPINION Cessons de voir les infirmières comme un problème budgétaire r; GYSLAINE DESROSIERS Présidente de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec Pour la première fois depuis de nombreuses années, le Québec affiche un bilan positif du nombre d’infirmières qui entrent dans le réseau par rapport aux départs à la retraite.L’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (ODQ) est le premier à s’en réjouir nous délivrerons près de 2500 permis d’exercice de la profession en 2003, comparativement à 1000 en 2000.De son côté, le ministère de la Santé et des Services sociaux estime le nombre de départs à la retraite à 1900 cette année.Le réseau s’enrichit donc de 600 nouvelles infirmières.Après avoir fait ce calcul mathématique simple et propagé la bonne nouvelle, qu’arrive-t-il?Faut-il espérer que cela se reproduise l’an prochain?Continuer à remplir les bancs d’école?Croiser les doigts pour que tous terminent leurs études?La réponse à ces questions est oui, mais encore! Pendant que le gouvernement s’obstine à vouloir résoudre la pénurie d’infirmières uniquement de façon mathématique, nous perdons 15 % de nos jeunes au cours des cinq premières années de leur arrivée dans les milieux.Et le système de santé persiste à gérer la ressource infirmière comme à l'époque des surplus, c’est-à-dire en la gaspillant en l’épuisant Une ressource rare À mon avis, la pénurie tant dénoncée n'est que la pointe de l’iceberg d’une question beaucoup plus complexe de gestion du système.Les infirmières sont vues comme un problème budgétaire au lieu d’être considérées comme une ressource rare, spécialisée et essentielle, qui évolue dans un marché hautement compétitif.Tout investissement à leur égard, pourtant mille fois nécessaire, est vu comme une dépense indue.Sauf l’été, où on donne maintenant des primes à celles qui acceptent de retarder leurs vacances.Pourquoi investir dans des programmes d’intégration des jeunes ou dans des activités de formation continue quand le réseau s’en est toujours tiré tant bien que mal jusqu’ici?Pourquoi offrir des postes à temps plein?De toute façon, les infirmières n’en veulent pas, s’empressent de dire certains, les conditions sont bien trop difficiles.La vérité, c’est qu’en cherchant à maintenir au minimum, voire à couper les budgets de soins infirmiers, on nourrit la pénurie.Et on dépense des millions en heures supply mentaires.Est-il normal qu’on annonce à pleines pages dans les journaux des postes «sept jours - quinzaine garantis» en pleine période de pénurie?Comment expliquer que 28 % des infirmières comptant moins de cinq ans d’expérience travaillent encore sur appel?Certains gestionnaires vont jusqu’à prétendre qu’il faut réduire les ratios infirmière-patients sans tenir compte de la complexité des soins.C’est donc dire qu’il y en a encore trop! La rareté de l’expertise infirmière exigera des façons de faire révolutionnaires qu’il faut d’ores et déjà envisager, mais comment induire les changements?On peut continuer à faire ce qu’on a toujours fait au Québec, c'est-à-dire saupoudrer de l’argent ici et là, par exemple en payant des inconvénients relatifs au travail de nuit et de fin de semaine et en maintenant les primes estivales.C’est un pari risqué: tôt ou tard, la réalité nous rattrapera, notamment lorsque les baby-boo-mers prendront leur retraite par grosses vagues, vers 2008.On peut aussi décider de prendre soin de nos infirmières et d'agir pour favoriser leur satisfaction au travail.Cela signifie qu’il faut améliorer leurs conditions: hoçaires va- riables, garderie au travail, bonis à la formation, moyens pour concilier le travail et la famille, etc.On voit poindre une volonté d’aller dans ce sens depuis quelques années.Une ressource qui a de la valeur Une autre stratégie consisterait à considérer les infirmières comme une ressource qui a de la valeur et qu’il faut traiter comme tel.Cela peut sembler évident, mais ce n’est pas ce qui se passe à l’heure actuelle.Personne ne se préoccupe de planifier les besoins futurs du réseau en infirmières bachelières ou en infirmières spécialisées.Pire encore, la relève du corps professoral est gravement menacée alors qu’il n’y a jamais eu autant d’étudiants sur les bancs d’école et que le ministère mise en partie sur les entrées dans les programmes de formation infirmière pour combattre la pénurie.Tout est laissé à l'aléatoire complet On espère que certaines auront le courage de faire des études supérieures pour accéder à des fonctions de professeur, de clinicienne ou d’in-firmière-chef.Enfin, on peut choisir de réinventer et de voir les infirmières comme des partenaires incontournables pour assurer la viabilité du système de santé, non pas comme un budget à couper.Des analystes avisés ont maintes fois écrit que nous devons rendre la profession d'infirmière viable, sans quoi le système de santé restera en crise permanente.Ils ne sauraient mieux dire.[.] Cessons de vouloir régler la pénurie d’infinnières du bout des doigts et attaquons-la de front, une fois pour toutes.Au cours des derniers mois, le Parti libéral maintenant au pouvoir a répété avec insistance que la santé était sa première priorité.Le prochain budget nous dira s’il compte faire les bons choix.La survie du système de santé et des soins à la population en dépend. LE DEVOIR.LE VENDREDI « J V 1 X 2 0 0 ;i IDEES Les places de garderie à 5 $ par jour Aurions-nous déplacé la question ?BIBIANE D’ANJOU SUZANNE DANSEREAU Éducatrices récemment retraitées qui ont participé à la création des toutes premières garderies publiques et à leur développement orsque des décisions budgétaires se prennent, l’intention est toujours de corriger des “maux» devenus des évidences.L’effet à court et à long terme de ces décisions n’est pas toujours prévisible, surtout lorsqu’il s’agit du comportement humain.L’élargissement des routes n’avait pas pour objectif d’accroître la vitesse des automobiles, pas plus que la garderie à 5 $ par jour avait celui de favoriser une fréquentation généralisée.La décision avait alors pour but de répondre aux besoins criants des gens qui avaient un urgent besoin de ces services popr aller au travail sans se tourmenter ni se ruiner.L’Etat devenait ainsi un soutien essentiel aux familles et s’attaquait au problème de la pauvreté.Nous sommes rendus loin de cette première intention et nous sommes surtout éloignés de cette belle possibilité, pour les mères et les pères seuls, d’y avoir accès.La porte s’est ouverte bien grand et, surprise!, les «places sont prises».Disponibilité du service C’est donc la disponibilité du service, ses modalités, les conditions de fréquentation et les justifications du droit aux services qu’il nous faut rapidement revoir.Mais comme son utilisation va au delà de ce qui était prévu et que le problème est redéfini en une question à la fois politique et financière, n’y aurait-il pas lieu de se demander si une «approche pour tous» (puisque telle semble être la demande) ne pourrait pas être réalisée à des coûts moins odieux pour un gouvernement sans que soient sacrifiées les caractéristiques très particulières qui sont celles des bébés et des jeunes enfants.La demande d’une halte au développement de ce service devenu essentiel pour la majorité des familles, la demande d’un «moratoire», il y a quelques années, auprès des autorités gouvernementales, n’avait pas reçu d’attention.La demande était irrecevable, d’un point de vue politique, et «la pression des demandes de places» valait plus que tous les discours.Le sens de cette demande a alors été interprété de façon étroite: on a cru à une guerre entre des institutions dont les visées étaient lucratives et les autres non lucratives.On a donc rebaptisé les «garderies» en «centres de la petite enfance», que l’État allait protéger.Malheureusement, pendant ce temps, on a escamoté ce droit à une «place à l’intérieur d’eux-mêmes» que les enfants revendiquaient, non pas sur la base de leurs droits mais sur la seule base de leurs caractéristiques exclusives de bébés et de jeunes enfants que la vie de chaque jour aide à grandir et transforme.Les jeunes enfants forment une sorte de sous-culture; ils sont ainsi faits, et leurs performances personnelles leur appartiennent., de plein droit Ce que les jeunes enfants revendiquent, la «place» qu’ils convoitent et dont ils ont besoin pour grandir, c’est celle où se développera un sentiment de bien-être à l’intérieur d’eux-mêmes, celle que leur procure le développement qui les mène naturellement vers une motricité accomplie, un langage expressif, une imagination fertile, vers le déploie- ment et l’usage du jeu.du plaisir d’apprendre à vivre, à s'épanouir.et ce, grâce aux contraintes de leurs propres limites et d'une réalité dure que des adultes souples leur apprennent à aimer.Et cela, ils l’apprennent pour le reste de leur vie, donc pour un objectif qui dépasse de beaucoup le succès garanti à l’école primaire.La visée initiale des centres de la petite enfance n'a pas changé.Elle est et demeure toujours d'assurer aux familles qui en ont besoin des services en leur offrant des lieux et du personnel soucieux (et forme à cet effet) d'assurer aux enfants des moments de vie collective grâce auxquels ils sont accueillis et aimés comme enfants.Partenaires des parents, ces personnes verront à ce que les enfants ne soient pas bousculés pour traverser toutes ces étapes.Réalité escamotée La question des «places à 5 $» nous semble être le signe d’une sérieuse dérive, le signal que le sens de cette belle réalité que sont les centres de la petite enfance a été escamoté.Rien à voir avec l'esprit d’une collectivité qui revendique des droits acquis.Le souci n’est plus là d’une vie psychologique saine et appropriée pour des enfants, qui, sans ce soutien, risque à long terme d’être menacée.La question pourrait être formulée autrement: avons-nous la garantie que tous les bébés et les enfants dont les besoins ne peuvent être comblés sans un accès à un système social de soutien, qu’il soit quotidien, à temps partiel, ponctuel, ont vraiment cet accès sans que leurs familles ne s’en trouvent lé sées financièrement?Ces familles et ces enfants sont-ils en majorité desservis grâce à un accès à coût réduit?Avons-nous la certitude que les «200 000 places» (on ne parle toujours pas d’enfants) en attente sont celles d’enfants dont les familles ne pourraient pas bénéficier d’autres formes existantes de soutien (garde en famille, garderies privées, groupes éducatifs de jeux, centres de jour éducatifs) dans lesquelles ces familles établissent à la fois leur désir de partenariat et leurs heures consacrées à leur vie personnelle et professionnelle?Avons-nous pensé (comme c’est le cas en France) à reconnaître le soutien dont pourraient être pourvues les familles qui optent de ne pas mettre en conflit, de façon temporaire, carrières ou activités professionnelles exigeantes et déroulement normal de la vie avec leurs propres enfants?Avons-nous tenu compte des familles et des jeunes enfants que les distances, les lieux d’habitation, les régions éloignées, isolent les forçant plutôt à adhérer à des modes de soutien qui conviennent aux grandes villes?Ce qui coûte cher, c’est la mise en place de sous-structures et de structures afin de favoriser des accueils massifs.qui, de toute façon, ne sont pas souhaitables pour les jeunes enfants.Nous avons pris la peine d’abolir les crèches et les orphelinats parce que nous en avons connu et évalué les effets.Allons nous, sous une forme déguisée, nous hâter de construire et d’offrir 200 000 places parce qu’il y a 200 000 pressions sociales que notre mode de vie actuel, nos habitats, nos habitudes de consommation, nos ambitions personnelles, créent?La réponse que nous attendons sera colorée par les pressions économiques gouvernementales, bien sûr.Mais nous regarderons avec beaucoup d’attention le soin mis à réévaluer une «machine à absorber les pressions» pour la voir se transformer en une stratégie de planification diversifiée de services grâce auxquels toutes les familles auront de quoi réévaluer leurs propres besoins et dans lesquels les besoins des enfants pourront s’inscrire.> # SIS; J ACQUITS NAill-.AU 11.DKVOIR La visée initiale des centres de la petite enfance n’a pas changé.Elle est et demeure toujours d’assurer aux familles qui en ont besoin des services en leur offrant des lieux et du personnel soucieux d’assurer aux enfants des moments de vie collective grâce auxquels ils sont accueillis et aimés comme enfants.ni j.MARC-URBAIN PROULX Département des sciences économiques et administratives, Université du Québec à Chicoutimi r -^-' l’instar du gouvernement péquiste élu à la ^ fin 1994, le nouveau gouvernement libé- Aral actuel vient d’ouvrir son vaste chantier régional à l’aune de la décentralisation.Un chantier complexe a priori, dont l’objectif incontournable concerne une .meilleure maîtrise locale et régionale des forces économiques, sociales et politiques qui déstructurent largement de nombreuses collectivités du Québec depuis plus de deux décennies.Car la décentralisation gouvernementale possède en principe les vertus de responsabiliser à un certain degré les élites locales et régionales en ce qui a trait à l’appropriation de facteurs endogènes de développement tels les services de première ligne, la mobilisation de leaders, le financement d’initiatives, l’entrepreneu-riat, l’innovation sociale, institutionnelle et économique ainsi que la productivité.Si les conditions ne sont pas appropriées, par contre, elle peut aussi causer un certain nombre d’effets pervers.D’où la nécessité de bien saisir les enjeux.Or la volonté de décentralisation possède une longue expérience au Québec.Elle remonte à la création du régime municipal au milieu du XIXe siècle, à une époque de faible interventionnisme de l'Etat central.La construction de l’État provincial s’est largement effectuée depuis en misant sur son contraire en matière de gestion publique, soit la centralisation.Avec la modernisation du Québec au cours des années 60, la décentralisation de responsabilités publiques est revenue en force pour réactualiser la nécessaire proximité entre les gouvernants de plus en plus concentrés et les gouvernés encore relativement dispersés malgré la forte urbanisation.Elle s’inscrit actuellement telle une demande sociale plurielle révélée par de multiples intérêts en concurrence dans la société civile.De l’expérience passée et récente, quelques leçons peuvent être tirées.La résistance La première force de résistance à la décentralisation viendra des municipalités elles-mêmes.Si on plaè Décentralisation vers les régions L’enjeu du de généralement le succès du régime municipal québécois et canadien, force est néanmoins de constater d’importants ratés historiques en matière d’appropriation des responsabilités de nature locale.En réalité, Québec est constamment intervenu au fil du temps pour obliger les municipalités, dont il a la compétence constitutionnelle, à se responsabiliser, notamment dans l’hygiène du milieu, l’administration, la lutte contre les incendies, la sécurité publique, les transports en commun, l’urbanisme et plus récemment le soutien au développement économique.Aussi, le gouvernement a lui-même créé plusieurs agences publiques locales parallèles dans les domaines de l’emploi, de l’éducation, du communautaire et de la santé afin de relever des responsabilités dont l’exercice par les sociétés municipales lui paraissait difficile.Plusieurs raisons sont évoquées afin d’expliquer cette résistance municipale à la responsabilisation, notamment la faiblesse de l’assise fiscale, l’impopularité des hausses d’impôts locaux, la faible rémunération d’élus très sollicités, le conservatisme légendaire des élites locales et le manque d’expertise professionnelle.Tant et si bien que depuis quatre décennies, la plupart des fusions et regroupements municipaux, d’abord souhaités sur une base de volontarisme, ont finalement été imposés par décrets de Québec afin de casser la résistance des élites locales fortement protectrices de leurs fiefe.En réalité, Québec doit contrôler, inciter, indiquer et obliger.Le dernier acte à cet effet, soit la tumultueuse réforme des agglomérations urbaines, s’est inscrit dans ce sens du renforcement de l’appropriation de responsabilités.Cependant cette réforme n’a pas encore illustré, à ce jour, beaucoup d’éléments d’une responsabilisation accrue des autorités municipales en regard des plaies qui les affligent notamment la hausse des coûts des services publics dans un double contexte d’étalement urbain à faible densité et de désertification de certaines zones centrales historiques.La décentralisation gouvernementale possède désormais un contexte complexe, caractérisé par de nombreuses fonctions publiques éclatées par éche- leadership Ions (régions-MRC-municipalités-arrondissements) et fragmentées par secteurs (santé, transports, sécurité publique, loisirs, emploi, etc.).Si, pendant longtemps, il s’agissait tout simplement de créer de qouveaux conseils ou de nouvelles directions entre l’État et les municipalités traditionnelles, nul doute que les enjeux actuels sont bien différents.Le terrain est déjà occupé.[.] Les organisations sectorielles qui accueillent et exercent les responsabilités publiques décentralisées dans la santé, l’emploi, l’éducation, l’environnement fa culture, etc., possèdent des intérêts divers et des objectifs bien précis en regard d’une éventuelle décentralisation supplémentaire.Tant et si bien que le récent débat sur fa décentralisation, effectué depuis la commission Bélanger-Campeau (1990) jusqu’à 1a Commission sur les retombées de l’exploitation des ressources naturelles (2003) en passant par fa consuL tation sur le livre vert de 1995 et celle autour du Rendez-vous des régions en 2002, n’a généré aucune ombre d’un consensus local et régional sur les modalités concrètes pour appliquer la décentralisation gouvernementale.Cette absence de consensus à propos de la décentralisation représente une autre contrainte importante parce qu’une coalition locale et régionale s’avère en réalité essentielle pour contrer les puissantes forces centralisatrices qui résident au sein de l’appareil bureaucratique de Québec.Sans modèle articulé de décentralisation issu et défendu, tel un tout global, par les élites locales et régionales, l’appareil bureaucratique du centre aura toujours la prérogative de l’ordre du jour et du contenu.Prérogative qu’il exerce souvent très subtilement en exploitant les différends entre les uns et les autres pour imposer le statu quo.[.] Des mécanismes institutionnels Pour avancer sur fa voie de fa décentralisation gouvernementale au Québec, certaines conditions institutionnelles deviennent impératives.D’abord, à l’échelle nationale, il est primordial de concerter et de commettre les différents ministères, sociétés, offices, commissions, conseils et grands groupes, y L’expérience d’un secrétariat d’État à la décentralisation a été fructueuse par le passé.Quelle serait la meilleure formule à l’heure actuelle?compris les syndicats, unions municipales et associations.Pas simple! L’expérience d’un secrétariat d’État à 1a décentralisation a été fructueuse par le passé.Quelle serait la meilleure formule à l’heure actuelle?Un forum permanent?Un comité interministériel?Un conseil des territoires?Quoi qu’il en soit, le contexte actuel des multiples intérêts nationaux en regard de 1a décentralisation, notamment un ministère des Régions qui n’en est plus un, plaide pour l’élaboration d’une vision globale et l’exercice d’un pouvoir de recommandations lié au conseil exécutif.Un tel mécanisme institutionnel pourrait recevoir toutes les formes de propositions soumises à l’analyse, notamment celles issues des collectivités territoriales, autant métropolitaines, périphériques, urbaines, rurales et autochtones que nordiques.A cet effet de propositions issues de 1a base, nul doute qu’il faille un mécanisme institutionnel de consultation et d’analyse sur chacun des divers territoires afin d’élaborer des options articulées à l’égard de 1a décentralisation gouvernementale.La mise en place très actuelle des conférences régionales des élus par 1a nouvelle ministre s'inscrit parfaitement dans ce sens.Il s’agirait de doter ce mécanisme institutionnel novateur, très attendu, d’une procédure appropriée pour animer la culture organisationnelle dans le contexte d’une vision globale dans laquelle une décentralisation supplémentaire bien ciblée pourrait apporter des bienfaits.Bienfaits qui doivent être mesurés sous l’angle de l’efficacité administrative et de l’équité entre les différents segments de clientèle, bien sûr.Mesurés aussi sous l’angle d’une mobilisation sociale renouvelée, capable de faire émerger les nouveaux leaderships dont la plupart des territoires urbains et ruraux ont tant besoin.Il est là, l’enjeu de fa décentralisation: une procédure de mobilisation du leadership plutôt qu’un affrontement stérile et neutralisant entre petites structures illusionnées par un certain pouvoir qui n’existe pas ou si peu en réalité.\ja démocratie participative locale et régionale mise en œuvre depuis plus de trois décennies au Québec doit être interrogée de front actuellement, moins sur son principe que sur sa forme, devenue très corporative en générant désormais beaucoup trop d’inertie institutionnelle pour inciter au renouvellement du leadership dans les collectivités territoriales.L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l'information générale et métropolitaine : Gérait) Dallaire (adjeinl an dirtcteur de l'information), Jeanne Corriveaufrigilel, Marie-Andrée Chouinard (éducation) ; Josée Boileau (éditorialitte), Jean Dion, Louis-Gilles Francœur (environnement), Benoit Munger (responsable du site Internet), Satie Carpentier (sports).Brian Myles (justice et faits divers), Isabelle Paré (santé), Pauline Gravel (science) : Michel Garneau (caricaturiste) ; Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thémattiiues)-, Martin Duclos et Christine Dumaaet irrlectrurs): Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; h l'information culturelle Michel Bélair (responsable), Jean-Pierre Legault, Stéphane Baillargeon (théâtre), Paul Cauchon (médias), Caroline Montpetit (litres), Odile Tremblay (cinéma), Bernard lamarche (arts visuels), h l'information économique Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), Dominique Reny, Éric Desrosiers, Valérie Dufour.Claude Turcotte; h l’information internationale : Claude Lévesque.Guy Taillefer, Serge Truffaut (éditorialiste); à l'Information politique Héléne Buazetti, Manon Cornellier (correspondantes parlementaires d Ottasoa), Tommy Chouinard et Robert Dn tri sac (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen Lévesque ; Marie-Héléne Alarie (secrétaire à la rédaction) ; Louise-Maude Rioux Soucy, Geneviève Otis-Dionne (commis) La documentation Gilles Paré tàirecteur), Manon Derome.Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING.Jacqueline Avril.Jean de Billy, Gyslaine Cité, Marlene Cité.Annie Duguay.Martin Fournier.Christiane Legault.Amélie Maltais.Jacques A Nadeau, Claire Paquet, Micheline Ruelland, (publicitaires).Laurence Thériault (directrice adjointe).Manon Blanchette.Sylvie Laporte.Martine Bérubé (secrétaire) LA PRODUCTION Daniel Bazinet (responsable de la production).Claudine Bédard.Michel Bernatchez.Philippe Borne.Johanne Brunet.Danielle Cantara.Richard Des Cormiers.Donald Fdion.Olivier Zuida.INFORMATIQUE, Yankk Martel (responsable) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE.Linda Thériault (responsable service d la clientèle, distribution et tirage).Gisèle Lena-d, (coordonnatrice à la promotion et à la sollicitation).MoniqueL'Heureux, Lise Lachapelle.Kachelle Leclerc.Marie-France Dalcourt.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), Céline Furoy.Germain Haeck (contrôleur), Ghislaine Lafleur.Claudette Béliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Chantal Rochon.Danielle Ross.LA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et dirtcteur général) A iO LE DEVOIR.LE VENDREDI 6 J IJ I X 2 0 0 3 -* LE DEVOIR ?-—- ACTUALITÉS MICROBES SUITE DE LA PAGE 1 de 2000 à 3000 personnes décèdent chaque année des suites d’une infection qu’elles ont contractée après leur arrivée à l’hôpital.Or le tiers de ces infections pourraient être facilement évitées par de simples mesures préventives qu’on néglige d’appliquer pour des raisons financières, déplore ce médecin.Ce relâchement inquiète d’autant plus les microbiologistes qu’une étude récente démontre que le nombre de patients hospitalisés porteurs du SARM au Québec a bondi de 70 % entre 2000 et 2002.«Cette augmentation importante nous place sur une pente glissante», a averti hier ce microbiologiste.Le SARM est en effet considéré comme l’un des microbes les plus virulents et les plus dangereux présents dans le milieu hospitalier puisqu’il s’accompagne d’un fort taux de mortalité, oscillant entre 14 et 53 %, chez ceux qui développent une bactériémie.Une étude réalisée au début de 2003 pendant trois mois, dans 97 hôpitaux du Québec, révèle que, sur 585 personnes hospitalisées chez qui on a observé une infection grave à staphylocoques, 172 étaient aux prises avec une souche résistante (SARM) aux principaux antibiotiques.«Ce n’est pas parce qu’on relâche les mesures, affirme le D'Poirier, c’est parce qu’on ne les a jamais appliquées!» A son avis, seulement 2 % des hôpitaux du Québec se conforment aux normes reconnues de prévention des maladies nosocomiales et allouent le personnel suffisant à la prévention de ces infections.En fait, plus de la moitié des hôpitaux n’effectuent aucune surveillance des infections contractées en leurs murs et moins de 5 % disposent du matériel et du personnel suffisant pour réaliser une prévention efficace.«Im norme reconnue est d'une infirmière en prévention des infections pour 114 patients; or seulement 2 % des hôpitaux du Québec se conforment à cette norme», déplore le Dr Poirier.Le Québec se situerait ainsi à des lieues de ce qui se fait dans d’autres pays, notaimnent aux États-Unis et dans certains pays européens où l’on a décidé de mener une guerre sans merci au SARM.Selon l’AMMIQ, l’application stricte de ces mesures de prévention dans les hôpitaux québécois coûterait de 50 à 60 millions environ.Une facture peu élevée, estiment les microbiologistes, comparativement au fardeau annuel de 70 à 100 millions que fait peser sur le système de santé le seul coût des soins additionnels entraînés par les infections au SARM au Québec.On estime que chaque infection au SARM génère des coûts supplémentaires de 14 000 $ pour le réseau de la santé.Dans la plupart des cas, les microbes qui infectent les patients hospitalisés sont introduits par l’entremise de cathéters veineux, de sondes urinaires ou de tubes utilisés notamment pour l’intubation des patients soignés à l’unité des soins intensifs ou en salle d’opération.Ces agents infectieux peuvent ensuite se transmettre d’un patient à un autre par l'intermédiaire du personnel soignant.Pour empêcher la transmission, on procède normalement à l’isolement des patients infectés, et le personnel soignant est soumis à des mesures d’hygiène exceptionnelles, notamment par le port de blouses et de gants et le lavage régulier des mains.Selon l’AMMIQ, il est urgent que les hôpitaux québécois s’ajustent aux normes internationales et effectuent une surveillance adéquate des plus importantes bactéries responsables des infections nosocomiales.Il est urgent aussi de stopper la progression du SARM, qui a atteint un stade endémique dans certains hôpitaux américains.«Si on n’investit pas maintenant pour contrôler cela, la situation risque d’exploser», met en garde le Dr Poirier.À lire demain, dans la page Santé, un dossier complet sur les infections contractées dans les hôpitaux.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9^ étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Afts Ds sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courriel redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 Par télécopieur (514) 985-3390 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Service à la clientèle et abonnements Au téléphone (514)985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir .corn Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) L* Devoir peut, à l'occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnés à la disposition d’organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaite* pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuiDex en avertir notre service à la clientèle.Ijt Det>oir est publié du lundi au samedi par le Devoir Inc.dont le siege social est simé au 2050, rue De Bleury.i* étage.Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800, boulevard Industriel.Saint-Jean-sur-Richelieu, division de Imprimeries Québécor InC., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest.Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.’ 1 Tremblay expulse Tierney Son «je m'en crisse, du maire» prononcé mercredi lui a coûté son poste JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Le maire GéraM Tremblay n’a guère apprécié tes propos qu’a tenus mercredi à son égard l’ex-maire de Sainte-Aimede-BeDevue et conseflter municipal de LAn-se-à-l’Orme, Bill Tiemey.Au terme d’une rencontre hier à son bureau, le maire l’a expulsé de son parti.Le «je m’en crisse, du maire» prononcé mercredi lors d’une entrevue au Devoir par Bill Tierney lui a coûté sa place au sein de l’Union des citoyens de l’île de Montréal (UCIM).Le conseiller municipal, un ardent défenseur des défusions, commentait alors la décision de la Ville de se doter d’un nouveau logo, indiquant qu’il accorderait une place bien plus importante au logo de l’ancienne ville de Sainte-Anne-de-Bellevue sur tous les documents émanant de l’arrondissement.Par voie de communiqué hier, Gérald Tremblay a fait savoir qu’il avait exclu Bill Tiemey de son parti «pour les propos inacceptables et irrespectueux que ce dernier a tenus à l’endroit du maire».Ces propos étaient «insultants envers l’institution qu’est le maire de Montréal et conséquemment à l’endroit des Montréalais et Montréalaises qui l’ont élu pour les représenter», indique le communiqué.Les deux hommes se sont rencontrés pendant une vingtaine de minutes hier après-midi à l’hôtel de ville et, même s’il ne regrette pas ses paroles, Bill Tierney s’est excusé pour ses commentaires.Ses excuses n’ont pas empêché le maire de lui montrer la porte de son parti.Bill Tierney ne se formalise pas de la décision du maire, mais il estime que ses propos étaient anodins et que Gérald Tremblay les a pris trop au sérieux.«Dire: “Je m’en crisse, du maire, ça ne veut pas dire grand-chose», fait-ü valoir.Son tête-à-tête avec Gérald Tremblay s’est déroulé sur une note cordiale, dit-il.«Je m’entends très bien avec Gérald même si nous avons des opinions différentes sur l'institution de la mairie.Il est plus catholique que moi.Moi, je suis un peu anarchiste», reconnaît-il en ajoutant que son respect pour Gérald Tremblay est resté intact malgré tout Bill Tierney affirme qu’il utilisait un langage «costaud et direct» lorsqu’il était maire de Sainte-Anne-de-Belle-vue sans que personne s’en offusque.11 n’a pas changé, précise-t-il.Devenu conseiller indépendant, il se dit heureux d’être désormais libéré de toutes les contraintes qu’impose l’adhésion à un parti politique: «Je peux maintenant dire la vérité telle que vue de Sainte-Anne-de-Bellevue.» Bill Tierney ne se gêne pas depuis l’élection du Parti libéral pour affirmer haut et fort qu’il participera activement au mouvement de défusion qui pourrait suivre le dépôt par le nouveau gouvernement d’une loi-cadre permettant la tenue de référendums.L’opposition à l’hôtel de ville a maintes fois reproché au maire son inertie face aux libertés que prenaient certains de ses conseillers à l’égard des défusions.En avril dernier, trois d’entre eux (parmi lesquels M.Tierney) avaient ouvertement critiqué le maire au sujet de son projet de décentralisation en annonçant leur intention de s’adresser directement au premier ministre Jean Charest Plus récemment, plusieurs conseils d’arrondissement, dont celui de Kirkland dirigé par des élus de l’UCIM, ont adopté des résolutions en faveur des défrisions.Comme Bill Tierney ne siégeait pas au conseil municipal de la ville centrale, la majorité de trois conseillers que détient l’UCIM au conseil reste inchangée.Les deux hommes se sont rencontrés pendant une vingtaine de minutes hier après-midi à l’hôtel de ville et, même s’il ne regrette pas ses paroles, Bill Tierney s’est excusé pour ses commentaires CULTURE «Le financement étatique de la culture, c'est la peau sur les os» SUITE DE LA PAGE 1 Politique du cinéma, avec ses fonds supplémentaires, ou les engagements immobiliers dédiés au secteur.Pierre Curzi rappelle aussi que tes revenus de certains artistes dépendent en grande partie du gouvernement et que ceux-ci seraient durement touchés par d’éventuelles compressions.«Le financement étatique de la culture, c’est la peau sur les os», dit encore le porte-parole de la coalition.«Les fonds publics ont un effet de levier, mais le retrait de ces fonds a des effets catastrophiques.Nous l’avons vu récemment, quand Ottawa a retranché 25 millions de la production d’émissions pour la télé.» Le fédéral aura finalement cédé en partie aux pressions de l’industrie de la télévision, qui le pressait de remettre les millions retranchés au Fonds canadien de télévision.Mais U y a un hic: tes 12,5 millions supplémentaires annoncés hier proviennent d’une avance du budget de l’an prochain.Le ministre fédéral des Finances a répété à de nombreuses reprises qu’il n’avait pas l’intention de dépasser le cadre financier mis en place dans le budget fédéral.Les craintes générales du secteur culturel proviennent des intentions du Parti libéral du Québec, elles aussi mainte,s fois répétées, de comprimer les dépenses de l’État sauf en éducation et en santé.Les promesses de la plate-forme électorale ont été reprises cette semaine en ouverture de la session parlementaire.Les rumeurs persistantes veulent que tout l’appareil gouvernemental se fesse imposer une ponction budgétaire d’au moins 10 %.«Le gouvernement est libre d’établir les priorités, réplique Pierre Curzi.Comme citoyen, je partage les objectifs en santé et en éducation.Cependant, ce n’est pas parce qu’on veut améliorer des secteurs importants de la société qu’on doit sabrer dans ce qui est nécessaire et essentiel pour la vie même des autres secteurs, pour l'ensemble de la société, en fait.Notre argumentaire reste simple: des compressions, le secteur culturel en subit depuis des années.Les milieux de la culture ont fait d’énormes efforts, par exemple avec la stagnation des budgets du Conseil des arts et des lettres pendant la dernière décennie.Nous ne demandons pas plus.Nous réclamons simplement ce qui a été convenu et accepté récemment.» La coalition a évidemment l’intention de surveiller de près le prochain budget, prévu dans une dizaine de jours.La stratégie pour la suite ne semble pas encore arrêtée.CÉGEPS SUITE DE LA PAGE 1 par 1e président de la Fédération des cégeps reprend invariablement les mêmes chiffres depuis quelques mois: le niveau de financement des cégeps est toujours en recul de 50 millions par rapport à ce qu’il était il y a dix ans et la participation de l’État au financement des collèges s'établit à 85 % — «quand l’Etat a le rhume, les cégeps toussent!» — contre 55 % pour tes universités.Alors que tes commissions scolaires s’abreuvent aux taxes scolaires et «bénéficient d’un volume important qui leur laisse des marges de manœuvre», les universités, elles, imposent des frais de scolarité.Ceux-ci sont toutefois gelés depuis 1994 et, récemment, les universités ont elles-mêmes fait la démonstration qu’elles ont besoin d’une deuxième phase de réinvestissement pour maintenir la concurrence sur l’échiquier canadien.«Les universités se débattent déjà comme des diables dans l’eau bénite, alors imaginez si elles étaient dans notre situation», explique M.Boucher, qui affirme aussi depuis longtemps que les budgets consentis aux cégeps pour la formation continue — une clientèle que se divisent cégeps et universités — doivent être nettement rehaussés: «On refuse des centaines d’étudiants adultes, foute de budget.» Voyant venir des mesures budgétaires cjraco-niennes et un ménage dans les structures de l’État, la Fédération des cégeps saisit l’occasion au vol.«Quand on a vu la plateforme du Parti libéral, nos gens se sont dit qu’il y aurait peut-être une occasion de sensibiliser l’Assemblée nationale, les parlementaires, le gouvernement, à la situation extrêmement captive dans laquelle nous sommes», explique Gaëtan Boucher.Dans son discours inaugural de mercredi, le premier ministre Jean Charest a réitéré l’intention de son gouvernement de tenir «dès cette année [.] un grand débat sur la qualité, l’accessibilité et le financement de l’enseignement universitaire», un «enjeu de première importance pour le Québec».Le président de la Fédération des cégeps souhaiterait étendre cette commission à l’enseignement supérieur pour y inclure les collèges et poser la question de l’imposition de frais de scolarité aux cégépiens.La demande a éfé formulée au ministre de l’Éducation.Lors des États généraux sur l’éducation de 1995-96, la question avait été carrément posée mais rejetée d’emblée par les participants, relatent les documents de l’époque.«Il faut maintenir la gratuité au collégial comme condition d’accès à l’enseignement pcstsecondaire», y affirme-t-on.La réaction sera peut-être vive, reconnaît M.Boucher, qui est conscient de l’opposition étudiante que suscite toute allusion au dégel des frais de scolarité du côté des universités.«Est
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