Le devoir, 21 août 2007, Cahier A
AFGHANISTAN La dépouille du soldat Longtin est ramenée au pays Page A 2 ECONOMIE Bachand comprend l'obsession sécuritaire américaine Page B 1 LE DEVOIR Vol.XCVIII N" 188 ?LE MARDI 21 AOÛT 2007 88c + TAXES = 1$ Forêt boréale: Greenpeace cible trois grandes forestières LOUIS-GILLES FRANCŒUR Greenpeace a attaqué hier trois des principaux exploitants forestiers du Québec et de l’Ontario — Abitibi-Consolidated, Bowater et Kruger — en s’en prenant à l’image de leurs principaux clients internationaux, que le groupe environnemental international rend complices de la «destruction en chaîne» de la forêt boréale canadienne.Dans un rapport publié hier et distribué à l’échelle internationale, Greenpeace réclame des trois exploitants forestiers qu’ils cessent immédiatement leurs activités de coupe dans les parties de la forêt boréale encore intactes où elles détiennent des permis d’exploitation et qu’ils adoptent les normes d’exploitation du Forest Stewardship Council (FSC), une norme conçue par les grands groupes écologistes internationaux.Quant aux clients commerciaux de ces trois grandes sociétés forestières, auquel s’ajoute la société SFK Pâtes qui utilise la matière première d’Abitibi-ConsoMated, on leur demande de modifier leurs poli- VOIR PAGE A 8: FORÊT L’industrie reproche au groupe écologique d’utiliser «la peur et ' le chantage» JACQUES GRENIER LE DEVOIR Gérard Bouchard et Charles Taylor, photographiés hier, dans les locaux du Devoir.1 Gérard Bouchard et Charles Taylor en entrevue au Devoir Place à l’écoute LISA-MARIE GERVAIS Voilà cinq mois que les deux présidents de la Commission de consultation sur les pratiques d’accommodement reliées aux différences culturelles (CCPARDC) ont commencé, selon leur expression, à «retourner des pierres».Des comités de conseillers ont été formés, des études commandées, des groupes sondés et Gérard Bouchard et Charles Taylor ont, depuis, multiplié les déclarations.Alors que s’amorce la phase des consultations publiques, où le Québec en entier est maintenant invité à s’exprimer sur la question de la diversité culturelle et de l’intégration, une première question, plutôt directe, s’est imposée d’emblée: «N’ave^vous pas déjà trop parlé?» Fort possible, répondent les deux présidents de la Commission.«On sait qu’on passe maintenant à une période d'écoute.Et on voulait essayer de la structurer pour déblayer le terrain.On veut à la fois défendre cette façon défaire sans essayer à ce stade-ci de répondre à toutes les questions qui sont soulevées par VOIR PAGE A 8: ACCOMMODEMENTS INDEX Annonces.B 4 Avis publics .BS Culture.B 8 Décès.B 4 Économie.B 1 Éditorial.A 6 Idées.A 7 Météo.B 5 Monde.AS Mots croisés.B 4 Sudoku.B 5 Télévision.B 7 oa JACQUES NADEAU LE DEVOIR Plus d’un millier de manifestants ont défié les forces de l’ordre, hier à Montebello.xx .Montebello: Harper se paie la tête des manifestants HÉLÈNE BUZZETTI Montebello — Les quelque 1500 manifestants s’étant déplacés à Montebello pour exprimer leurs inquiétudes à l’endroit du Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité (PSP) n’auront pas ému le premier ministre Stephen Harper.Celui-ci s’est même moqué de leur nombre dans ce qui ressemblait presque à une invitation à faire mieux aujourd’hui.M.Harper a donné le coup d’envoi hier après-midi à la rencontre de deux jours avec ses homologues américain et mexicain, à Montebello, coquet village lové sur la berge québécoise de la rivière des Ou-taouais, entre Montréal et la capitale.Le sommet s’est déroulé avec les mesures de sécurité exceptionnelles auxquelles les visites du président américain nous ont habitués.Un festival d’hélicoptères a battu son plein, les appareils de toute taille survolant le site à des fins de surveillance, d’autres constituant le convoi de George W.Bush.Des véhicules marins ont aussi patrouillé sur la ceinturant l’hôtel, les déplacements étaient strictement contrôlés.Les journalistes, qui avaient subi des contrôles à Ottawa avant d’être convoyés par navette jusqu’à Montebello, ont été circonscrits dans une salle de curling et n’ont pas eu le droit de quitter leur enclos, sauf en groupe sous escorte policière pour les événements officiels.Rencontre de 90 minutes George W.Bush, le premier à arriver sur le site, a été accueilli sous le regard des caméras par M.Harper.Là, les deux hommes se sont fait demander s’ils avaient eu l’occasion de jeter un œil sur les manifestations se déroulant aux pourtours du périmètre de sécurité (manifestations retransmises en circuit fermé dans l’hôtel).M.Harper ne s’est pas fait prier pour lancer son commentaire aux accents de défi.«fai entendu dire que ce n’est rien, a-t-il lancé.Qtioi, rivière.Même à l’intérieur du périmètre de sécurité Hyena quelques centaines?C’est pitoyable.» M.Bush, Stephen Harper «Quoi, il y en a quelques centaines?C’est pitoyable.» qui se trouvait à ses côtés, s’est contenté de sourire aux caméras avant de tourner les talons avec son hôte pour entamer leur rencontre bilatérale.La rencontre a finalement duré 90 minutes, rencontre à laquelle, outre les chefs de gouvernement, sept autres conseillers ont participé de part et d’autre.M.Harper avait notamment à ses côtés son ministre de la Sécurité publique, Stockwell Day, mais pas son tout frais ministre des Affaires étrangères, Maxime Bernier.La rencontre, qualifiée de «bonne» par la directrice des communications du premier ministre, Sandra Buckler, a surtout porté sur les questions de contrôle des frontières.Le premier ministre a aussi abordé la question de la souveraineté canadienne en Arctique de manière très générale.Les Etats-Unis considèrent que le passage du Nord-Ouest devrait être une voie navigable internationale.VOIR PAGE A 8: HARPER ¦ ¦ Lire autres textes, en page A 3 et A 7 Après le chaos, Le tremblement de PÉROU les secours s’organisent terre a fait au moins 540 morts ENRIQUE CASTRO-MENDIVIL REUTERS Un honune de Pisco dont la maison a été détruite par le tremblement de terre surveille ce qu’il lui reste de biens.CLAUDE LÉVESQUE Après les difficultés d’acheminement et les désordres signalés en fin de semaine, les secours s’organisaient hier dans les régions côtières du sud du Pérou, frappées mercredi dernier par un séisme de magnitude 7,7 à l’écheL le de Richter.Le bilan qui s’alourdit laisse toutefois présager que le retour à la normale y prendra beaucoup de temps.«On a parié de désordre, mais la sécurité s’améliore depuis l’arrivée hier et avant-hier [dimanche et samedi] de [1400] soldats » et d’un millier de policiers, a indiqué hier Guy Gavreau, directeur du Programme alimentaire mondial (RAM) à Lima, joint au téléphone dans la capitale péruvienne.«La distribution de vivres et de biens de première nécessité est véritablement en place.Le mécontentement va s'arranger», croit ce responsable de l’agence humanitaire des Nations unies, qui précise que cette opération se déroule en coordination avec un organisme communautaire dirigé par les maires des villes touchées.«Déjà, le premier jour, nous avons fait parvenir 500 tonnes de nourriture, surtout des lentilles canadiennes, que nous avons empruntées de notre stock régulier pour faire face à cette urgence», af-i tenu à préciser.Achat de vivres Le gouvernement péruvien a chargé le PAM de procéder aux achats de vivres.«Samedi, nous en avons acheté pour 2,5 M $US (ce qui représente 1500 tonnes).Le gouvernement prévoit y consacrer encore 4,5 millions $US au cours des prochains jours», a-t-il ajouté.Les camions se rendent à destination depuis que la route panaméricaine, qui relie la capitale à la zone sinistrée, a été réparée.«Les secours sont acheminés à la fins par la route, par mer et par voie aérienne», a précisé M.Gavreau Hier, le bilan provisoire des victimes du séisme s’établissait à 540 morts et un millier de blessés.•Grâce à un pont aérien, 325 personnes gravement blessés ont pu être transportés dans la capitale pour y VOIR PAGE A 8: PÉROU LE DEVOIR.LE MARDI 21 AOÛT 2007 A 2 LES ACTUALITES -mm m f4' wlaàai.JACQUES GRENIER LE DEVOIR Roch LaSalle a mis un terme à sa carrière politique dans la controverse en février 1987, contraint de démissionner à la suite d’allégations de trafic d’influence.Bulletins : Québec ne devrait pas forcer la notation en pourcentage Le Conseil supérieur de l’éducation remet aussi en question la présence de la moyenne du groupe BRIGITTE SAINT-PIERRE Le Conseil supérieur de l’éducation estime que Québec ne devrait pas obliger les écoles à inscrire les résultats des élèves sous forme de pourcentages ni à indiquer la moyenne du groupe dans le bulletin et le bilan des apprentissages.11 a rendu public hier l’avis qu’il a transmis à la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport sur le Projet de règlement visant à modifier le Régime pédagogique de l’éducation préscolaire, de l’enseignement primaire et de l’enseignement secondaire.Le Conseil ne souscrit donc pas au modèle de bulletin uniforme, contenant des notes en pourcentage et la moyenne du groupe, pré- conisé par la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne.D mentionne reconnaître 4e besoin légitime et permanent des parents d’obtenir une information précise, claire et pertinente pour comprendre la progression scolaire de leur enfant et faire les interventions de soutien les plus appropriées».D soutient toutefois que l’obligation de noter les élèves en pourcentage représenterait «un changement notable, voire une rupture» par rapport à la situation actuelle dans plusieurs écoles, en particulier au primaire.Depuis un bon nombre d’années, et bien avant la mise en œuvre de la réforme, une majorité d’écoles primaires ont en effet recours à des cotes plutôt qu’à des pourcentages pour inscrire les résultats des élèves, sou- ligne-t-iL Si les méthodes et les outils d’évaluation restent les mêmes, la conversion d’une cote en pourcentage n’apportera pas d'information supplémentaire aux parents, croit-il en outre.Le Conseil se questionne également sur le réalisme de demander au milieu scolaire de changer ses pratiques d’évaluation dans les délais prévus.En ce qui concerne l’opportunité d’indiquer la moyenne du groupe dans le bulletin et le bilan des apprentissages transmis aux parents, le Conseil mentionne notamment que «l’objectif de la réussite pour tous implique que l’accent soit mis tout d’abord sur la maîtrise des compétences visées par le Programme deformation de l’école québécoise».«Il implique aussi des pratiques éducatives qui soutiennent l’effort et le dépassement de soi plutôt que la comparaison avec les autres élèves du groupe», ajoute-t-il.Le Conseil fait valoir que les parents peuvent en outre obtenir de l’information sur la progression de leur enfant par d’autres moyens que le bulletin et le bilan des apprentissages, notamment lors de rencontres avec les enseignants ou au moyen de messages inscrits dans l’agenda de l’élève.Il est par ailleurs en faveur de l’inscription de commentaires sur les apprentissages réalisés par l’élève concernant les compétences transversales et de l’obligation d’inscrire dans le bulletin etle bilan des apprentissages les compétences formulées en termes usuels.Le Devoir L’ancien ministre Rock Lasalle s’est éteint AFGHANISTAN Le 22e pleure la mort du soldat Longtin FABIEN DEGLISE La classe politique est en deuil.L’ancien ministre conservateur sous Brian Mulroney et député de Joliette, Roch LaSalle, est décédé dans la nuit de dimanche à hier dans un hôpital de Lanaudiè-re, à l’est de Montréal.Vieux routier de la politique fédérale et provinciale, cet ancien chef de l’Union nationale avait 79 ans et souffrait depuis plusieurs années de la maladie d’Alzheimer.«C’était un bonhomme qui était très proche des gens et qui a travaillé toute sa vie très fort pour les électeurs de son comté», a déclaré hier lors d’un entretien accordé au Devoir, Guy Chevrette, ancien député péquiste de Joliette et proche ami de LaSalle.«Au-delà des grands dossiers, c'est plutôt l’image de l’ami “Ti-Roch”, toujours prêt à se battre envers et contre tous pour les problèmes de son monde, qu’il va laisser dans la population.» Ancien maire de Crabtree, près de Joliette, Roch LaSalle a été élu à la Chambre des communes sous la bannière conservatrice en 1968, après une carrière dans la vente de confiseries.Jusqu’en 1986, il aura été réélu six fois y compris en 1979 et 1980 alors que le parti Conver-sateur-Progressiste est au plus bas au Québec.«Ces années-là, il était d’ailleurs la seule tache bleue au Québec [avec Heward Grafftey élu en 1979 seulement dans Brome-Missis-quoi], dit Chevrette.Mais ce qui comptait pour les électeurs, c’était l’homme, pas le parti.» Ministre des approvisionnements et des services dans l’éphémère gouvernement de Joe Clark, Roch LaSalle obtient le portefeuille des Travaux publics cinq ans plus tard pendant le mandat de Brian Mulroney, et ce, après une incursion plutôt malheureuse sur la scène politique provinciale: tors du scrutin du 13 avril 1981, fl tente en effet sa chance à la tête de l’Union nationale.Son parti va être relégué au troisième rang et ne fait élire aucun député.LaSalle lui même est logé à la même enseigne, défait dans Berthier où le libéral (Albert Houde) et le péquiste (Alain Géné-reux) récoltent plus de voix que lui.D sera de retour quelques mois plus tard à Ottawa à la faveur d’une élection partielle dans la circonscription de Joliette.Roch LaSalle va mettre un terme à sa carrière politique dans le controverse en février 1987, contraint de démissionner à la suite d’allégations de trafic d’influence.Il est alors accusé d’avoir accepté des pots-de-vin d’entrepreneurs pour l’octroi de contrats gouvernementaux.Au terme de plusieurs enquêtes, aucune accusation ne sera toutefois être portée contre lui.«Mais le mal a été fait, a résumé hier son ex-collègue conservateur Heward Grafftey, joint au téléphone à Montréal.Il avait un sentiment d’injustice après tout ce qu’il avait donné.Ça été des années difficiles pour lui.» Loin des projecteurs depuis plusieurs années, Roch LaSalle est décédé au Centre hospitalier régional de Lanaudière.Outre sa marque laissée dans la sphère politique, sa mémoire va être également entretenue dans la ville où il a occupé le poste de première magistrat — l’un des plus jeunes de l’époque en 1957 —, Crabtree, où Taréna porte en effet son nom.Le Devoir MARTIN OUELLET Kandahar—Au terme d’une cérémonie sobre, brève et émouvante, le cercueil du soldat Simon Longtin a été porté hier en soirée à bord d’un appareil Hercule C-130, à l’aéroport de Kandahar dans le sud de l’Afghanistan, pour être rapatrié au Canada.«Simon était apprécié, il affichait sa joie de vivre et c’était un étemel optimiste.Souvenons-nous de lui au moment où il passe au milieu de nous pour une dernière fois», a dit le capitaine Claude Pigeon, aumônier, pendant que les huit porteurs s’apprêtaient à transporter le cercueil drapé de l’unifolié jusqu’à l’aéronef, en défilant au centre d’une longue allée tracée entre deux formations de soldats.Le corps du jeune militaire de 23 ans a été amené sur le tarmac à bord d’un véhicule blindé léger (VBL) du même type que celui qu’il conduisait la nuit où il est mort Plus de 1000 militaires, des Canadiens mais aussi des Américains, des Britanniques, des Australiens et des Néerlandais, entre autres représentants, ont assisté à la cérémonie.Originaire de Longueuil, Simon Longtin a été tué dans la nuit de dimanche, lorsque le véhicule de transport de troupes dont il avait les commandes a été soufflé par l’explosion d’une bombe artisanale dissimulée sur une route secondaire à une vingtaine de kilomètres de la ville de Kandahar.La mort du jeune homme a porté un coup dur au moral de ses frères d’armes, qui demeurent malgré tout convaincus du bien-fondé de la mission canadienne en Afghanistan.«Le moral du monde est à terre, Participons au premier Forum social québécois ateliers participatifs à l'UQAM droits humains et lutte pour l’égalité environnement services publics et bien commun monde du travail et économie solidaire culture et communication démocratie solidarité internationale spiritualité, éthique grandes conférences — Affirmer nos droits, enrichir notre démocratie — Québec-Amérique : quelles solidarités ?— Un Québec riche de toutes ses régions — Contre la privatisation de nos services publics et de nos ressources naturelles nombreux invités sont attendus, dont Chico Whitaker (cofondateur du Forum social mondial) Myriam Nobre (Marche mondiale des femmes, Brésil) Refaat Sabbah (Teacher creativity cen ter, Palestine) Helga Serrano (Réseau international pour l’abolition des bases militaires étrangères, Équateur) Ghislain Picard (Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador) Marie Pelchat (Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles) Jacques Proulx (Solidarité rurale) • -•«tv ' M .d'ouverture le 23 août www.forumsocialquebecois.org Inscription en ligne (20 $ + taxes) Financement disponible pour le covoiturage Æ^rorun social ^foébécois bMï REUTERS Plus de 1000 militaires, des Canadiens mais aussi des Américains, des Britanniques, des Australiens et des Néerlandais, entre autres représentants, ont assisté à la cérémonie saluant le soldat Simon Longtin, 23 ans, mort dimanche près de Kandahar.mais, en même temps, comme on dit, ça nous motive [à continuer].C’est sûr qu’on ne l’oubliera jamais, il restera dans nos têtes», a confié le soldat Jean-Philippe Auclair, du 3’ bataillon du Royal 22" Régiment basé à Vakartier, au lendemain de la disparition de son ami et camarade de la compagnie C d’infanterie.Agé de 21 ans, Jean-Philippe Auclair a accepté de faire brièvement part de ses émotions aux côtés du soldat Scott Bemier, lui aussi encore bouleversé par la mort de Simon Longtin.«C’est une claque dans la face», a laissé tomber le militaire de 19 ans, originaire de la région de Québec.Le décès de Simon Longtin porte à 67 le nombre de Canadiens qui ont laissé leur vie en Afghanis- tan depuis le début de l’intervention militaire dans ce pays en 2002.Il s’agit cependant du premier décès à survenir dans les rangs du Royal 22e Régiment, dont le déploiement dans la province de Kandahar a été entrepris au début de l’été.«C’était un très bon soldat, fier de ce qu’il faisait.Il était toujours prêt à servir.Il croyait en la cause, celle d’aider les peuples», a poursuivi le soldat Bemier.«Cétait un bon vivant, toujours le mot pour faire rire.Il nous restera toujours le souvenir de son humour», a ajouté Jean-Philippe Auclair, les larmes aux yeux.Jean-Philippe Auclair et Scott Bernier savent fort bien que la mort tragique du soldat Longtin va hausser d’un cran le ton du débat Marc GREGOIRE « la sanie Pour le iBr cycle du secondaire Cahier • 144 pages • 20 î • ISBN 978-2-7601-6918-0 Guide-corrigé ‘216 pages ‘75$‘ ISBN 978-2-7601-6919-7 GUÉRIN, éditeur Itée 514-842-3481 En vente dans lentes les librairies Les prix sont indiqués sous réserve de modifications.au Québec sur l’engagement militaire du Canada en Afghanistan, un pays déchiré par une insurrection depuis la chute du régime des talibans en 2001.Convaincus de faire œuvre humanitaire dans ce pays, les deux hommes demandent aux Québécois de «s’informer davantage» sur les objectifs de reconstruction poursuivis par le Canada en territoire afghan avant de porter un jugement sur la mission.«Nous ne sommes pas ici pour rien, nous faisons notre travail et cela ne sert à rien de taper sur les soldats», a dit Scott Bemier.«Je crois encore en la mission et cela [la mort de Simon Longtin] me motive encore davantage à continuer.Simon était au courant des risques, il savait ce qu’il faisait et je suis sûr qu’il ne regretterait rien», a renchéri le soldat Auclair.En sa qualité d’ami personnel du défunt, Jean-Philippe Auclair a été désigné pour escorter la dépouille jusqu’au Canada.D reviendra à Kandahar après les funérailles.«Cela va être dur, mais je suis certain qu’il serait heureux que je fasse ça pour lui», a-t-il dit L’une des choses les plus difficiles, a fait valoir le jeune homme, sera de revoir les parents de Simon Longtin et aussi, particulièrement sa petite amie.«Ça va être dur.Ces deux-là étaient tellement en amour», a-t-il murmuré, la voix étranglée.Presse canadienne CONSULTATION GÉNÉRALE VW*V AVIS DE MODIFICATION SUR LE PROJET DE LOI N° 9, LOI SUR LA SÉCURITÉ DES PERSONNES DANS CERTAINS LIEUX ET MODIFIANT LA LOI SUR LA SÉCURITÉ DANS LES SPORTS Pl,“t au* ci,°yens Veuillez noter que les auditions de la Commission des institutions portant sur le projet de loi n° 9, Loi sur la sécurité des personnes dans certains lieux et modifiant la Loi sur la sécurité dans les sports, débuteront le mardi 25 septembre 2007 plutôt que le 18 septembre.Toute personne ou organisme qui désire exprimer son opinion sur ce sujet doit soumettre un mémoire au Secrétariat des commissions1 au plus tard le 31 août 20072.Pour savoir comment participer à cette consultation, veuillez consulter la section «Consultations générales ou en ligne» du site internet de l’Assemblée nationale (www.assnat.qc.ca).’ Les mémoires doivent être transmis en 25 exemplaires de format lettre et inclure un résumé de leur contenu.1 D’autres modifications aux dates de réception des mémoires ou de début des auditions sont possibles.Ces modifications seront annoncées dans le site Internet de l'Assemblée nationale.LA COMMISSION DES INSTITUTIONS Les mémoires, la correspondance et les demandes de renseignements doivent être adressés â : M.Yannick Vachon, secrétaire Commission des institutions Édifice Pamphile-Le May, 3' étage 1035, rue des Parlementaires Québec (Québec) G1A1A3 Téléphone : 418 643-2722 Télécopieur : 418 643-0248 ci@assnat.qc.ca www.assnàUqc ca t é 4 LE DEVOIR, LE MARDI 21 AOUT 2007 ACTUALITES Partenariat pour la sécurité et la prospérité Layton propose d’autres discussions aux dirigeants BRIGITTE SAINT-PIERRE Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jack Lay-ton, propose aux dirigeants nord-américains des sujets de discussions pour le sommet de Montebello: les changements climatiques, l’écart entre les revenus, les peuples autochtones et l’opportunité de certaines mesures en matière de sécurité.Il a réitéré hier ses positions à cet égard lors d’une conférence de presse à Montréal en compagnie du candidat de son parti à l’élection partielle dans la circonscription d’Outre-mont, Thomas Mulcair.«Nous ne savons pas exactement ce dont discutent le premier ministre canadien Stephen Harper, le président américain George W.Bush et le président mexicain Felipe Calderôn et je crois qu’il serait important qu’ils traitent de ces quatre sujets», a dit M.Layton.Le sommet de Montebello est une occasion de renforcer la coqpéra-tion entre le Canada, les Etats-Unis et le Mexique dans le cadre du Partenariat pour la prospérité et la sécurité, a indiqué le gouvernement canadien.Or, les changements climatiques constituent la plus importante menace à la sécurité humaine, a dit M.Layton.Les gouvernements des trois pays devraient adopter un plan pour éviter que la température de la planète n’augmente de plus de 2 degrés Celsius, une cible adoptée par plusieurs pays européens et qui découle d’études scientifiques, a-t-il ajouté.«On demande aux chefs de se prononcer là-dessus, d’indiquer qu’ils appuient cette cible importante.» On doit aussi se demander si les accords commerciaux conclus par le passé ont entraîné une plus grande prospérité, a dit le chef néo-démocrate.M.Layton soutient que les bénéfices de ces accords n’ont pas été répartis de façon équitable au sein des populations de chacun des pays et déplore les «inégalités économiques» entre les citoyens.«On exige que les dirigeants des trois pays commencent à corriger cette situation.» Le chef du NPD doute que les chefs d’entreprises invités au sommet de Montebello soulèvent cette questioa C’est pourquoi il est regrettable que d’autres voix ne puissent pas se faire entendre, a-t-il affirmé.M.Layton,a en outre demandé aux chefs d’Etat ou dç gouvernement du Canada, des Etats-Unis et du Mexique d’appuyer la Déclaration sur les droits des peuples autochtones, qui sera soumise à un vote final aux Nations unies en septembre.Ottawa s’oppose à l’adoption de cette déclaration.On demande aux dirigeants des trois pays de réviser leur approche en matière de sécurité, a également indiqué M.Layton.Certaines mesures prises depuis le 11 septembre 2001 ne respectent pas les droits de la personne, a-t-il dit Le chef du NPD est au Québec actuellement pour suivre des cours de français.Il en profitera pour faire du porte-à-porte avec M.Mulcair.Le candidat néo-démocrate dans Outremont affrontera le 17 septembre le libéral Jocelyn Coulon, le conservateur Gilles Duguay et le bloquiste Jean-Paul Gilson.Le Devoir Diane Lemieux quittera son siège en octobre Marois dit accueillir cette démission avec déception NORMAN DELISLE Quebec — Démise de sa fonction de leader parlementaire du Parti québécois, la députée pé-quiste de Bourget, Diane Lemieux, quittera son poste de députée à la reprise des travaux parlementaires, le 16 octobre prochain.Mme Lemieux a confirmé la nouvelle à des adjoints hier.La nouvelle chef du parti, Pauline Marois, a décidé de confier la tâche de leader parlementaire à un autre député, François Gendron, d’Abitibi-Ouest, qui était depuis mai dernier chef parlementaire du PQ à la suite du départ précipité d’André Boisclair.Ce remue-ménage effectué par Mme Marois a créé une certaine bisbille au sein du groupe parlementaire péquiste.Il était impossible hier de joindre les principaux intéressés pour obtenir leur réaction.«Personne ne va commenter», a déclaré un porte-parole de l’aile péquiste.Le bureau de Mme Marois a cependant diffusé un bref communiqué en fin d’après-midi.Mme Marois dit «accueillir avec déception» la démission de la députée de Bourget Mais «comme chef du Parti québécois, je cherche à instaurer une nouvelle dynamique et de nouvelles façons de faire.En aucun cas, cela ne remet en question la compétence et les qualités des personnes concernées», mentionne la chef péquiste.Mme Marois signale qu’elle aura bientôt terminé une série de rencontres avec chacun des députés du Parti québécois et qu’elle fera connaître alors une nouvelle répartition des dossiers entre les députés.Le quotidien La Presse rapportait dans son édition d’hier que Mme Marois et Mme Lemieux se sont rencontrées vendredi dernier et que la chef du parti a nrévenu la députée de Bourget des changements qu’elle entendait apporter dans la composition de l’équipe parlementaire.Mme Marois est devenue officiellement chef du Parti québécois en juin dernier.Des changements ont été nombreux depuis cette date.Le député de Charievoix, Ro- JACQUES GRENIER LE DEVOIR Diane Lemieux est la députée péquiste de Bourget.saire Bertrand, a volontairement démissionné la semaine dernière, afin de créer une vacance dans la circonscription de Charlevoix pour qu’une élection complémentaire s’y tienne.Mme Marois s’y portera candidate.D’autre part, le Parti québécois compte un nouveau directeur général, Simon Bissonnette, qui remplace Herre-Luc Paquette.Première femme à être leader parlementaire d’un parti politique à l’Assemblée nationale, Mme Lemieux avait fait preuve d’une pugnacité et d’une combativité peu communes.Certains la jugeaient parfois trop agressive.Cette tâche difficile de leader parlementaire consiste à diriger le travail de son groupe à l’Assemblée nationale et à s’occuper des questions de procédure.Cela implique d’être un stratège averti et d’avoir une connaissance approfondie du réglement de la Chambre.Les leaders parlementaires du gouvernement et de l’opposition officielle touchent une importante prime pour exercer cette fonction, mais aucune somme supplémentaire n’est versée au leader parlementaire d’un tiers parti qui siège à l’Assemblée nationale.Presse canadienne ¦ lledevoir.com Jean-Robert Sansfaçon LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directrice de l’information JOSÉE BOILEAU Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE Bpi* V'ûCuMlt- TuvrêîR k LETTRES -?-—— Le bon, le bête et les restants Je suis né en 1950.L’année de l’Expo, j’avais 17 ans.L’année de Woodstock, j’en avais 19.Je suis donc ce qu’il est convenu d’appeler un baby-boomer.Il y a quelques jours, dans la section Opinion d’un grand quotidien de Montréal, un homme souhaitait que l’on cesse de juger de tout et de rien avec des yeux de baby-boomer.Il se disait écœuré d’entendre parler de Mick Jagger et de la nostalgie de Beau Dommage que l’on a tendance à ressortir à chaque saison estivale.Je le comprends.Pendant des années, j’ai entendu mon père me casser les oreilles avec sa musique de Lucienne Boyer pour laquelle je n’ai jamais eu aucun intérêt.Le summum de l’ennui était cette vénération que lui et les gens de sa génération vouaient à Frank Sinatra, un crooner qui m’a toujours fait bailler.Donc, lorsqu’un jeune nous dit assez de Mick Jagger, je le comprends très bien.Mick Jagger, Janis Joplin, Eric Clapton m’appartiennent à moi et à ma génération, tout simplement parce qu’ils sont ou étaient de mon âge.Il y a une légende qui veut que tous les baby-boomers veulent imposer leurs vues à tous et en tout temps.C’est faux.Certains le font, mais la majorité d’entre nous sont trop occupés à vivre leur vie pour se mêler de celle des autres.Il semble aussi que nous sommes tous riches à craquer.Faux, je suis un chômeur de 57 ans et je ne suis vraiment pas le seul possédant ce statut.Certains membres de la génération X ou Y prétendent que nous serons une énorme charge sociale pour eux dans nos vieux jours.Je réponds : qui croyez-vous a payé pour vos études?Qui vous a ouvert les portes des cégeps et des universités?Que vous ayez à débourser quelques sous pour nous aider à vieillir convenablement n’est que juste retour des choses.C’est ce que l’on appelle vivre en société.Avant notre génération, il y avait Duplessis avec ses restrictions et interdictions, qui bien appuyé par l’establishment religieux et les notables de l’époque, s’assuraient que le simple citoyen ne lève pas trop la tête de peur qu’il ne découvre tout ce que la vie peut offrir de défis.Ces barrières, nous les avons brisées.Aujourd’hui, nous sommes malheureusement revenus au silence, à la peur de perdre des acquis, à la crainte de tenter quoi que ce soit qui puisse déranger ne fut-ce que minimalement le petit confort que l’on réussit à se donner, à force de dire oui aux winners de toutes sortes qui ne jurent que par leurs comptes en banque.J’ai parfois l’impression que cemc qui nous suivent sont tellement préoccupés par leur avenir qu’ils en oublient de vivre leur présent.C’est bien dommage, car avec l’âge ils réaliseront qu’elle est bien courte, cette belle vie qui nous est prêtée.Jean Chenay Montréal, 18 août 2007 La paix passée par les armes Dans Le Devoir du 17 août, on fait état d’un çrédit de 30 milliards alloués à Israël par les États-Unis,pour l’achat d’armes.Le sous-se-crétaire d’État du gouvernement états-unien, M.Nicholas Burns, a expliqué à cette occasion qu’il s’agissait d’un «investissement dans la paix»\ Je me suis demandé comment un haut responsable politique pouvait exprimer pareille ineptie sur la place publique comme s’il s’agissait d’une évidence.Il est difficile d’imaginer que le sous-secré-taire d’État soit un monsieur un peu fêlé à qui son entourage pardonne ses écarts de langage.Il traduit plutôt clairement ce que pejisent les officiers du gouvernement des États-Unis.Premièrement, l’économie du pays ne saurait se passer de la production et de la vente d’armes, ce qu’on appelle le complexe militaro-industriel.L’argument vaut d’autant plus ici qu’Israël est aussi l’un des marchands d’armes les plus importants dans le monde.Deuxièmement, une tradition guerrière et militariste est fortement ancrée dans les valeurs états-uniennes.L’histoire du pays,nous montre que les gouvernements des États-Unis n’ont jamais hésité à utiliser tous les types d’armes à leur disposition pour anéantir ceux qu’ils considéraient comme leurs ennemis.Dans cet esprit, la guerre consiste à se débarrasser de sous-humains dont la vie ne vaut pas un centime et de les maintenir dans un état de domination.La paix se comprend alors comme l’exercice de l’hégémonie des détenteurs d’armes sur ceux qui doivent être dominés.Voilà pourquoi les armes sont un «investissement dans la paix»! La paix ainsi passée par les armes, c’est un immense désert silencieux dans lequel volent en cercle des charognards en quête de millions de cadavres victimes des fusils, des chars et des bombes des faiseurs de paix.D faut remercier M.Nicholas Burns de nous avoir fait comprendre en quelques mots quelle est la différence entre guerre et paix.Serge Genest Québec, le 20 août 2007 Paysage et Rabaska Il subsiste un argument dans le discours des anti-Rabaska, le paysage.Celui-ci définit une partie de territoire telle qu’elle est perçue par les populations, dont le caractère résulte de l’action de facteurs naturels, humains et de leurs interrelations.Nous reconnaissons l’ensemble harmonieux des abords du fleuve au Vieux-Port de Québec.Cet ouvrage est le fruit de travaux centenaires de remplissage de résidus, de terre et de béton.Et pourtant, tous les citadins et touristes admirent ce site en toutes saisons.Quel sera le vrai impact visuel de Rabaska?En utilisant un judicieux plan d’excavation, cela permet à la base des réservoirs de GNL de reposer sous le niveau du sol et de fournir le matériel pour obtenir un promontoire de terre couronné par un reboisement d’arbres.Cet élément de stratégie d’atténuation visuelle, couplé à l’utilisation de tuyauterie souterraine, ne laisse apparent qu’une simple jetée sur pieux pour l’amarrage hebdomadaire des méthaniers.En considérant les éléments du paysage existant, cette jetée ajoutera peu au panorama qui comprend déjà 5000 passages de navires; des pionnes transfluviaux; la ligne et les structures de transport électrique de la rive-sud et les installations du chantier maritime Davie.Il y aura l’impact de l’événement lors de l’arrivée du premier méthanier qu’il faudra gérer.Mais une fois ce «happening» passé et l’habitude aidant nul ne notera par la suite la présence du port méthanier.Joël Lévesque Lévis, 15 août 2007 LIBRE OPINION -?- La nouvelle arme des promoteurs privés ROMÉO BOUCHARD Union des citoyens du Québec Saint-Germain-de-Kamouraska Les citoyens et les médias d’information ont dénoncé l’insuffisance de la participation des citoyens à l’implantation et aux bénéfices des projets de parcs éoliens qui poussent comme des champignons dans tout le Québec dans l’espoir de décrocher le gros lot à la loterie d’Hydro-Québec le 18 septembre prochain.Craignant sans doute de voir s’envoler la poule aux œufs d’or dont leur a fait cadeau le gouvernement Charest, les gros promoteurs privés mènent depuis quelque temps une campagne majeure pour convaincre les citoyens et les municipalités d’accepter des partenariats avec eux, une façon pour eux de prétendument augmenter leurs bénéfices tout en minimisant les risques.Dans plusieurs endroits où leurs projets rencontrent une résistance, particulièrement dans Chaudière-Appalaches, les promoteurs prennent l’initiative de proposer des partenariats de leur cru.La firme Innergex, dirigée par le très actif Gilles Lefrançois (qui préside également la coalition des promoteurs privés), a même réussi à convaincre la Fédération québécoise des municipalités de créer en partenariat une Société de développement éolien destinée à «soutenir» les municipalités ui désirent proposer des projets pour l’appel ’offres de 500 MW communautaires.Une façon pour le privé d’aller chercher des profits même dans le bloc communautaire.Si certaines municipalités comme celles de Matapédia et Sainte-Anne-des-Monts résistent de leur mieux, ailleurs la complicité entre les promoteurs privés et les élus municipaux s’affiche ouvertement.Par exemple, à Ihetford Mines, où récemment, les représentants de 3CI, dont certains dirigeants sont d’ex-sous-traitants d’Hydro-Québec, siégeaient avec le Conseil lors de l’étude du règlement sur les développements éoliens alors qu’on limitait la parole de citoyens qui seront touchés par les projets.Dernière tactique: les promoteurs vont chercher comme porte-parole et agent de communication d’ex-députés qui semblent prêts à tous les compromis pour avoir une tribune.David Cliche, ex-ministre de l’environnement péquis-te, pour Northland Power, Yvan Loubier, ex-cri- tique économique du Bloc pour Sky-Power.L’exemple de Guy Chevrette et de Pierre Brien avec les compagnies forestières, et de Lucien Bouchard avec Olymel porte ses fruits.Le but de l’opération est clair couper l’herbe sous les pieds aux deux solutions qui prennent chaque jour plus de force chez les opposants: la mise en place de parcs coopératifs au-tonomes et la reprise en main du développement éolien par Hydro-Québec en partenariat avec les communautés en milieu habité.Craignant de tout perdre, les promoteurs privés préfèrent faire semblait de partager leurs profits, espérant ainsi isoler le mouvement de coopératives autonomes et les tenants d’une nationalisation.Une fois de plus, ce sont les citoyens et les communautés locales et régionales qui feront les frais de cette campagne menée à coups de millions.Qu’attendent les Québécois responsables et les partis politiques pour exiger que cesse cette spoliation des communautés et ce modèle d’exploitation qui achèvent de vider le fleuve, les forêts, les mines, les fermes, les villages et les régions du Québec?Quant au gouvernement et à Hydro-Québec, pourquoi restent-ils muets comme des coupables? LE DEVOIR, LE MARDI 21 AOÛT 2007 A 7 IDEES Pourquoi le Québec libre ?Réplique ministérielle Promesse «Si nous voulons devenir souverains, c 'est d’abord pour nous-mêmes » JACQUES NADEAU ARCHIVES Louis Bernard: «La nation québécoise est le fruit de 400 ans d’efforts.» ’ LOUIS BERNARD Ex-secrétaire général du Conseil exécutif du Québec, candidat à la direction du Parti québécois en 2005, l’auteur a été chef de cabinet de René Lévesque e quarantième anniversaire de la célèbre déclaration du Général de Gaulle, «Vive le Québec libre», remet à l’ordre du jour la question de l’indépendance du Québec.Pourquoi, en effet, faudrait-il faire du Québec un pays souverain?Comme me l’a fait remarquer récemment un de mes amis, iî y a deux façons de répondre à cette question.On peut y répondre dans le sens de «à cause de quoi faut-il faire l’indépendance?», ou on peut y répondre dans le sens de «en vue de quoi faut-il faire l’indépendance?».Les deux réponses sont évidemment valables, mais elles font appel à des motivations fort différentes.À cause de quoi?Les principales raisons mises en avant jusqu’à maintenant pour préconiser l’indépendance du Québec ont surtout mis l’accent sur les injustices et les déficiences des arrangements constitutionnels actuels.C’est ainsi que l’on fait valoir que le Canada anglais a toujours refusé de reconnaître vraiment la nature binationale de la Confédération canadienne; que le fédéralisme canadien s’est avéré vidé, le gouvernement fédéral ayant toujours adopté une attitude centralisatrice, ayant continuellement accaparé une trop large part des recettes fiscales et s’étant constamment ingéré dans les domaines réservés au Québec; que le poids démographique et politique du Québec au sein de la Confédération canadienne, qui dépassait le tiers en 1867, s’est progressivement effrité pour devenir moindre du quart en 2007; que la reconnaissance de la langue française dans les services fédéraux ou dans les domaines qui relèvent du Parlement fédéral a toujours été et reste encore défidente, etc., etc.D va de soi que ces arguments ont du poids et restent valables.C’est d’ailleurs à la suite d’événements comme la crise des Gens de l’air, le piétinement du drapeau du Québec ou le refus des accords du Lac Meech que le sentiment nationaliste a atteint ses sommets au Québec.Mais ce sont des arguments qui sont tournés vers le passé et qui imputent la faute sur les autres.Et ils ont leurs limites, car les autres ne font pas que des mauvais coups, la pratique du fédéralisme peut s’améliorer, les attitudes peuvent changer.En vue de quoi?Personnellement, j’aime mieux mettre l’accent sur nous-mêmes et sur l’avenir.Les arguments qui, pour moi, ont le plus de poids sont ceux qui expliquent en vue de quoi D faut faire l’indépendance du Québec.Car si nous voulons devenir souverains, c’est d’abord pour nous-mêmes.Non pour nous libérer des autres, mais pour être libres de nos choix.Non pour nous plaindre des décisions d’autrui, mais pour avoir les moyens de prendre nos propres décisions en vue de nous construife, ici, un pays qui corresponde vraiment à nos besoins et à nos aspirations.Non pour rejeter le fédéralisme, mais pour récupérer les pouvoirs qui nous manquent et les ressources financières qui nous échappent Et cela, en vue de faire un certains nombre de choses qui, dans le cadre constitutionnel actuel, échappent à notre portée.D’abord, en vue de faire du Québec un pays français.Cela est une nécessité absolue pour assurer la pérennité du caractère français de la nation québécoise.Dans cette ère d’échanges et de communications, on ne peut pas faire abstraction de la situation géopolitique du Québec, petit îlot francophone au milieu d’une mer anglo-saxonne.Le français ne pourra y, survivre que s’il est protégé par l’encadrement d’un Etat fiançais.Or, tant qui! ferq partie du Canada, le Québec ne pourra jamais être un Etat français et restera toujours un pays bilingue puisque l’anglais y aura toujours droit de cité.Ensuite, en vue de nous donner des règles de conduite sociale qui, dans tous les domaines, reflètent nos propres valeurs.N’y a-t-il pas quelque chose d’incongru à ce que ce soit à Ottawa que la députée Francine Lalon-de doive présenter son projet de loi sur le suicide assisté?Qu’une question comme celle-là doive être décidée par un pariement où les Québécois sont largement minoritaires?Qu’il en soit de même pour le contrôle des armes à feu, pour l’usage de la marijuana, pour la lutte contre le crime organisé, pour la conduite en état d’ébriété, pour les libérations conditionnelles et pour toutes les autres matières qui relèvent du droit criminel?Ou pour toutes les autres matières, et elles sont nombreuses, qui relèvent du Pariement fédéraP Et aussi en vue d’être présents sur la scène internationale.Ce n’est que depuis le «Vive le Québec libre» du Général de Gaulle que le reste du monde connaît l’existence du Québec.Pourtant, nous avons beaucoup à apporter aux autres nations en raison de notre histoire, de notre culture à la fois européenne et américaine, de notre créativité et de notre ouverture aux autres.Nous avons une contribution à faire et une aide à donner aux pays en voie de développement Et nous avons aussi des intérêts à protéger dans les forums internationaux.Or il n’y a que les pays souverains qui ont droit de parole sur la scène internationale.Enfin, en vue d’avoir pleins pouvoirs sur l’organisation de notre démocratie et de nos institutions politiques.A l’heure actuelle, nous ne pouvons modifier ni le caractère monarchique ni le caractère parlemen- taire de notre régime politique.Et il nous est très difficile, sinon impossible, de procéder à une véritable décentralisation des pouvoirs en créant des gouvernements régionaux démocratiquement élus qui permettraient à nos régions de se prendre en mains.L’épanouissement de la nation Tous admettent maintenant que les Québécois forment une nation.C’est-à-dire que le groupe national auquel ils s’identifient collectivement et qui assure leur continuité dans le temps est fa nation québécoise.C’est cette nation qui, par ses institutions politiques, sociales, économiques et culturelles permet à chaque individu de se définir, de se développer et de trouver sa place dans le monde.La nation québécoise est le fruit de 400 ans d’efforts pour implanter, en ce coin d’Amérique, un rameau français capable de survivre et de se développer.Malgré les épreuves et les temps difficiles, cette implantation a réussi à grandir pour devenir une société vibrante et dynamique.Mais c’est une nation qui reste encore fragile, incomplète et dont la construction reste à finir.Je suis persuadé que, lorsqu’elle prendra pleinement conscience d’elle-même, de ses capacités et de ses possibilités d’avenir, elle n’hésitera phis à prendre les moyens pour qu’enfin vive le Québec libre.Sommet de Montebello De quelle prospérité sera-t-il question ?CHRISTINE FRÉCHETTE Fondatrice, Forum sur l’intégration nord-américaine (FINA) ontebello accueille maintenant le troisiè- Mme Sommet annuel des cjiefs de gouvernement du Canada, des Etats-Unis et du Mexique afin de discuter du Partenariat pour fa prospérité et 1a sécurité.A nou-==_=J veau, les leaders des trois pays n’auront sollicité que le point de vue des grandes entreprises pour les conseiller, et on se demande bien pourquoi.Le partenariat nord-américain a eu le mérite d’amorcer en 2005 fa tenue de rencontres annuelles entre les leaders nord-américains et d’officialiser fa création de groupes de travail tripartites.Un an phis tard, il était convenu de créer un Conseil nord-américain de fa com- pétitivité (CNAC) devant soumettre des recommandations et des conseils stratégiques aux chefs d’état II importait de mettre en œuvre de telles initiatives, mais l’importance des enjeux en cause et les contraintes démocratiques requièrent l’adoption d’une approche beaucoup phis inclusive.Par exemple, deux commissions de coopération, une dans le domaine de l’environnement et l’autre dans le domaine du travail ont été créées lors de la signature de l’ALENA Pourquoi ces deux instances officielles demeurent-elles à l’écart du processus créé par le partenariat nord-américain?Il serait opportun lors des sommets annuels de demanda- à ces commissions de dresser un état des lieux dans leur domaine respectifs.Cela permettrait d’élaigir la portée des enjeux discutés par les chefs d’Etat, tout en rehaussant le statut de ces instances.Aussi pourquoi les législateurs ne seraient-ils pas intégrés à la structure du partenariat pour fa prospérité et la sécurité?Favoriser fa contribution des parlementaires aux discussions nord-américaines permettrait de rétablir quelque peu l’équilibre entre les pouvoirs exécutif et législatif essentiel au fonctionnement des démocraties, tout en favorisant une meilleure compréhension de part et d’autre des dynamiques politiques nationales.Qu’en est-il de 1a concertation avec les gouvernements des Etats fédérés?DAmérique du Nord se compose de trois fédérations où les gouvernements fédéraux ne détiennent qu’une partie des pouvoirs.Lorsqu’il est question d’énergie, de transport, de développement économique ou encore d’environnement, il serait avisé de consufter un forum rassemblant des Etats fédérés.D en existe déjà un, mais il n’est pas lié aux structures du partenariat nord-américain.Ces propositions ne sont pas utopiques.L’Union européenne dispose d’un Comité des régions au sein du- quel siègent les États fédérés.Elle comprend également une instance parlementaire régionale, tout comme le Mercosur d’ailleurs.Amener un ensemble d’acteurs à contribuer aux discussions entourant l’avenir nord-américain rendrait le processus phis transparent phis démocratique et de ce fait phis viable.En soif il est légitime que le secteur privé soit invité par les chefs de gouvernements à faire connaître leur point de vue pour accroître fa compétitivité de l’Amérique du Nord.Cette même démarche constitue toutefois une dérive quand on constate quUs sont les seuls à être sollicités.Dérive parce que fa prospérité dont fl est question pour les grandes entreprises est d’abord celle de leurs actionnaires et de leurs dirigeants.En n’interpellant que le ntilieu des affaires dans le cadre de leur partenariat, les gouvernements croiront peut-être s’être facilité fa tâche.A court terme?Peut-être.Mais à plus long terme, cette stratégie s’avère contreproductive, car elle alimente une grogne et une suspicion au sein de la population, laquelle se convainc que l’on manigance derrière des portes closes.Et c’est fort dommage parce qu’il y a des défis à relever pour des années à venir encore, mais ils ne pourront l’être qu’avec 1a contribution de 1a population et non pas malgré elle.respectée CHRISTIAN PARADIS Secrétaire d’état à l’Agriculture .e 11 août dernier, dans les pages du Devoir* L l’article «Une vache sacrée nommée CCB» signé par le journaliste Claude Turcotte faisait état de 1a décision du nouveau gouvernement du Canada de mettre fin au mono-; iu=J pole de fa Commission canadienne du blé-(CCB) pour la commercialisation de l’orge dans l’Ouest canadien.M.Turcotte écrit que 4’Union des producteurs agricoles continue certainement de suivre ce dossier de près, craignant un effet de dominos éventuel.Si M.Harper apporte des changements à la CCB, sera-t-il tenté défaire un jour de même avec la mise en marché collective pour un certain nombre de productions dans l’Est?» Ici, le journaliste doit faire référence aux productions agricoles gérées par le système de gestion de l’offre.Celles-ci sont surtout concentrées dans l’est du pays.La production laitière par exemple, se concentre majoritairement au Québec et représente l’une des cinq productions agricoles sous gestion de l’offre.Regrettable L’insinuation selon laquelle il existe un lien idéologique entre fa libre commercialisation de l’orge et fa gestion de l’offre est fausse et regrettable.La première n’a strictement rien avoir avec 1a seconde.Si idéologie commune il y a, elle se reflète uniquement dans fa volonté ferme du premier ministre Stephen Harper de tenir parole et de livrer 1a marchandise aux agriculteurs, en fonction de leurs besoins réels.En effef tout comme l’engagement électoral de mettre fin au monopole de fa CCB pour fa commercialisation de l’orge, le Parti conservateur s’était aussi engagé lors des dernières élections à défendre 1a gestion de l’offre au pays.Les deux promesses ont été respectées.Nous avons tenu parole.Les agriculteurs et leurs représentants savent très bien que le nouveau gouvernement du Canada demeure déterminé à défendre fa gestion de l’offre.Nos actions pour fa défendre se sont multipliées depuis le début de notre mandat Des mesures concrètes et sans précédent ont été enfin prises après 13 longues années d’inaction libérale dans le domaine agricole et surtout pour les secteurs sous gestion de l’offre.Nous avons invoqué l’article 28 du GATT pour freiner l’importation de protéines laitières.Nous avons aussi mis sur pied des normes de composition du fromage pour protéger les consommateurs.Enfin, nous avons mandaté nos négociateurs à l’OMC pour qu’ils défendent fermement nos industries sous gestion de l’offre.Les actions de notre gouvernement pour soutenir _ _ la gestion de l’offre ont été applaudies par l’ensemble des intervenants québécois.Ceux-ci incluent Laurent Pellerin, président de l’Union des producteurs agricoles (UPA) et Marcel Groleau, président de 1a Fédération des producteurs de fait du Québec.ARCHIVES LE DEVOIR mv-.Ëcrivez-nous! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page Ips commentaires et les analyses de ses lecteurs.Étant donné l’abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution à 8000 caractères (y compris les espaces), ou 1100 mots.Inutile de nous téléphoner pour assurer le suivi de votre envol si le texte est retenu, nous communiquerons avec son auteur.Nous vous encourageons à utiliser le courriel (ne-daction@ledevoir.com) ou un autre support électronique, mais dans tous les cas, n’oubliez pas d’indiquer vos coordonnées complètes, y compris votre numéro de téléphone., L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l'information générale et métropolitaine : Gérald Dallaire (.adjoint au directeur de l'information), Jeanne Corriveau (affaires municipales), Fabien Deglise: Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées) Brian Myles (justice et faits de société), Clairandrée Cauchy (Généra/).Jean Dion, Louis-Gilles Francœur (environnement), Benoît Munger (responsable du site Internet), Emilie Folie-Boivin, Vincent Cauchy (commis internet) Uurence Clavel(p«pilr»).Jean-Guillaume Dumont.Philippe Papineau (pupitre) Louise-Maude Rioux Soucy (Santé): Paufine Gravel (sciences) ; Michel Gameau (cancatunsle) ; Diane Précourt (responsable rlv pages tfiématiyseï) ; Martin Dudos.Michéle Malenfent et Christiiif ÎXimazet (reicctrury, Jacques Grenier rt Jactjues Nadeau (phokepaphes) ; b rnAnmnion cokaeBe : Mkhd Bélair (théâtre et ashter üdturt', Julie Carpentier (pupitre), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du weekend), Stéphane Baillargeon (reporter), Paul Cauchon (médias), Caroline Montpetit (livres).Odile Tremblay («'«émo;Isabelle Paré (culture); à l’information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l’inlbrmalùm) Dominique Reny (pupitre), Eric Desrosiers.Claude Turcotte, François Desjardins, à l’information internationale Jean-Pierre Legautt (pupitre international et page éditoriale), Claude Lévesque, Guy TaiHefor (adjoint au directeur de l'information).Serge Truffaut (éditorialiste) ; à l’information politique : Hélène Buaetti e Alec Castonguay (correspondants parlementaires d Ottawa).Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (rorrapoadan/s parlementaires à Québec), Kathleen Lévesque ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction); Marie Pier Frappier.Émilie Parent Bouchard (commis d la rédaction).La documentation ; Gilles Paré (dinetnf) Manon Derome, Patrick Cossette (Québec) MomqueBhérer (Ottawa) LA PUBLICITE ET LE MARKETING Amélie Bessette, Jean de Billy, Jean-François Bossé, Dave Cameron.Marlène Cité, Christiane Legault, Amélie Maltais, Claire Paquet.Martine Riopelle, Isabelle Sanchet Nadia Sebaï, Mélisande Simard (pa^i/ai^ Uurence ménault (direrfnce a^om/r), Sylvie Laporte, MarUne Bérubé (secrétaire).LA PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Michel Bernatchea, Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiere.Donald Filion.Yannick Morin Nathalie Zemaitis.Olivier Zuida.INFORMATIQUE Yamck Martel (respoiuoWr).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Caroline Simard (responsable service d la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie Filion.Rachelle Leclerc.L'ADMINISTRATION Stéphane Roger (conMIeur) Nicole Carmel (responsable des services comptables), Céline Furoy, Ghislaine I-afleur.Claudette Béliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Monique Proteau.Danielle Ross.a LE DEVOIR, LE MARDI 21 AOÛT 2007 ACTUALITES PÉROU HARPER SUITE DE LA PAGE 1 être soignés», a-t-on indiqué hier.Les secouristes continueront de fouiller les décombres jusqu’à mercredi, mais ils ne gardaient hier aucun espoir d’y trouver des survivants.Après une première estimation faisant état de 16 500 maisons détruites, le bilan communiqué hier, toujours provisoire, évoquait la perte de 35 000 logis.Le nombre de sinistrés atteindrait déjà le chiffre de 176 000.Là encore, le bilan risque de s’alourdir dans les prochains jours, puisque près de 500 répliques ont continué depuis mercredi d’affaiblir les bâtiments qui étaient restés debout après la première secousse.On signalait hier qu’entre 70 % et 85 % des maisons ont ?té détruites à Pisco, et entre 50 % et 60 % dans les trois autres villes les phis, soit Ica, Canete et Chincha.La principale église de Pisco a été complètement détruite.Coïncidence tragique, quelque 150 personnes sont mortes écrasées mercredi lorsque le bâtiment s’est écroulé au cours d’une messe funéraire.Le gouvernement péruvien a promis de verser 2000 $ par famille pour reconstruire les maisons, une somme jugée insuffisante par bon nombre d’entre elles.Des sinistrés continuent d’être recensés dans des localités situées plus loin de la côte et par conséquent phis difficiles d’accès.«Nous découvrons encore des populations qui n’avaient pas eu accès aux secours.Quand il n’y a pas de route praticable, c’est par hélicoptère que les secours doivent être acheminés.On n'arrive pas à tout transporter par hélicoptère.Mais la plupart des routes ont été réparées rapidement, les camions peuvent donc se mettre en marche.» Heureusement, les dommages sont moins importants dans ces régions montagneuses, situées plus loin de l’épicentre, qui se trouvait au large du littoral péruvien.Cependant, les canaux d’irrigations de la région sont presque tous détruits, ce qui risque au coure des prochaines saisons d’empêcher toute production alimentaire dans la bande côtière, qui ne reçoit presque pas de précipitations.Construction de refuges Le gouvernement péruvien a entrepris la construction de refuges à la périphérie de Pisco, tout en utilisant les bâtiments intacts tels que les églises, les écoles et les postes de police pour héberger les sinistrés, qui ont passé plusieurs jours sous la tente ou dans des abris de fortune.Pendant l’hiver austral, la température sur la côte péruvienne peut baisser jusqu’à 12 degrés, tandis que l’humidité est très élevée malgré l’absence de précipitations.«La plus grande difficulté aura été l’accès aux zones sinistrées, explique Guy Gavreau, qui a dans le passé dirigé les opérations du PAM à la suite de tremblements de tçrre survenus en Haiti, en Afghanistan et au Salvador.Mais c’était pire dans ces autres cas parce qu’il n'y avait pas de gouvernement.» «Quand une ville subit autant de dégâts, il est difficile de trouver les ressources humaines; plusieurs médecins et autres professionnels sont morts», signale cependant M.Gavreau.D faut tout reconstruire: réseau électrique, canalisations, infrastructures.La population locale est mise à contribution dans le cadre de programmes de type «travail .contre nourriture» ou «travail contre matériaux».A l’instar de nombreux pays, le Canada a annoncé jeudi dernier une aide de deux millions de dollars, en plus de mettre à disposition son équipe de spécialistes humanitaires et ses réserves d'urgence.La Croix-Rouge canadienne a pour sa part envoyé au Pérou un avion transportant 22 tonnes de matériel d’urgence.Le Devoir Avec l’Agence France-Presse Sécurité dans les aéroports Les douanes veulent de l’équipement de détection plus efficace Ottawa — L’agence canadienne des douanes est à la recherche de nouveaux équipements de haute technologie pour l’aider à détecter les colis douteux qui ralentissent le travail dans plusieurs grands centres postaux.L’Agence des services frontaliers du Canada a récemment lancé un appel aux fabricants d’équipement de pointe pour la fourniture de nouveaux dispositifs qui permettraient de scanner des milliers de colis afin de vérifier s’ils contiennent des armes ou des explosifs.Selon la demande de lettres d’intentions, la technologie recherchée doit être complètement automatisée, déclencher peu de fausses alarmes et être efficace dans un «environnement poussiéreux et sale».«Nous sommes intéressés par des prototypes de technologie non intrusive pour identifier des armes à feu, des pièces d’armes à feu, des armes à feu démontées et des composantes de bombes», affirme l’annonce affichée sur Internet Toujours à l’affût Le détecteur automatique devra faire ses analyses en moins de 10 secondes et donner une fausse alarme au maximum une fois tous les 200 envois scannés.Les fonctionnaires des agences qui travaillent dans les grands centres postaux doivent constamment être à l’affût de colis suspects envoyés au Canada, et ils utilisent souvent des systèmes à rayons-X pour détecter la forme d’une arme de poing ou d’une grenade.L’an dernier, les grands centres postaux ont été évacués et l’escouade antibombe a été appelée à 33 reprises après qu’une image d’arme fut apparue sur les écrans des douaniers.Dans la plupart des cas, il s’agissait d’imitations d’armements inoffensifs en provenance de l’étranger et destinées à des coUectionneure.Presse canadienne SUITE DE LA PAGE 1 Khadr, pas au menu Le premier ministre a choisi de ne pas aborder le cas d’Omar Khadr, ce jeune Canadien emprisonné à Guantanamo et pris dans un imbroglio juridique.L’homme, arrêté en Afghanistan parce qu’il aurait prétendument attaque des soldats américains, ne peut être jugé depuis qu’une commission militaire a déterminé que les tribunaux militaires spéciaux mis en place pour le faire n’en ont pas la compétence.L’opposition, en particulier le chef du Parti libéral, Stéphane Dion, réclamait de M.Harper qu’il exige un procès juste pour le Canadien.A défaut de quoi, M.Dion voudrait que le Canada demande son retour au pays.«Cela n’a pas surgi dans la conversation», a simplement expliqué une haute fonctionnaire hier présente pendant la rencontre.Les deux leaders ont aussi discuté de l’Afghanistan, M.Harper répétant ses propos publics, selon cette haute fonctionnaire, à savoir qu’«t7 faudrait obtenir l'appui du Parlement pour prolonger la mission» au-delà de février 2009.La fonctionnaire a ^jouté que «la recherche d’un appui parlementaire ne signifie pas nécessairement que nous quittons».Invitée à clarifier ses propos, elle s’est désistée en affirmant qu’elle ne voulait pas faire de conjectures sur ce que ferait le Canada après février 2009.Notons que le ministre Day a profité de la température clémente pour effectuer une sortie à vélo avec le SUITE DE LA PAGE 1 tiques d’achat de façon à éliminer ou à marginaliser les exploitants forestiers québécois et ontariens qui ne sont pas certifiés par le FSC en cessant «temporairement d’acheter de la pâte, du papier et des produits de bois» chez eux pour plutôt donner préséance à leurs concurrents locaux aux standards plus élevés.Deux exploitants forestiers québécois et ontariens trouvent grâce aux yeux de Greenpeace, soit Domtar et Tembec, parce qu’ils ont commencé à faire certifier une partie de leurs parterres de coupe en vertu de la norme FSC.Greenpeace estime par ailleurs que des sociétés comme Dcea et Home Depot, qui priorisent l’achat et la vente de bois certifiés FSC, sont des modèles que les autres grands clients des trois grandes forestières québécoises auraient intérêt à imiter.Pas de boycottage La porte-parole de Greenpeace, Mélissa Fdion, a insisté sur le fait que son groupe ne lançait pas hier un mot d’ordre de boycottage des produits de ces grands acheteurs internationaux de bois ou de papier québécois et ontariens.En réalité, le groupe environnemental vise plutôt à écorcher leur image pour qu’ils forcent leurs fournisseurs à adopter des mesures plus rigoureuses que celles des gouvernements la plupart du temps assimilés au rôle de défenseurs inconditionnels des papetières et forestières.Les grands acheteurs que Greenpeace rend complices du «pillage d’une des dernières forêts anciennes du monde» sont Wal-Mart, Best Buy, Coles/Indigo Books, Rona, Sears, Toys «R» Us, Harlequin Books, Tune inc., Pinguin Books US, Waz Essen, Office Max, Hachette USA, Axel Springer, etc.La liste et le rapport peuvent être consultés sur le site Internet du groupe environnemental.Malgré la double crise qui frappe l’industrie canadienne du bois — structurelle avec ses fusions et rationalisations et conjonçturelle avec le ralentissement de la construction aux Etats-Unis —, Greenpeace estime que les grands exploitants forestiers doivent maintenant cesser d’exploiter à tout le moins les parties de la forêt boréale québécoise et ontarienne qui ont SUITE DE LA PAGE 1 le débat, car, même si on a des idées, elles peuvent bien sûr changer», explique le philosophe émérite, Charles Taylor.Ainsi, c’est dans cette optique que le débat a été élargi notamment à la laïcité et que l’un des frois forums citoyens, dont la tenue est assurée par l’Institut du Nouveau Monde, sera entièrement consacré à l’islam.En toile de fond Inévitablement cette montée du sentiment d’insécurité mondial lié au terrorisme et l’opposition islam/Occident engendrée par cette menace se posent en toile de fond du débat qui a cours au Québec.Sans conclure à un véritable choc des civilisations, le sociologue et historien Gérard Bouchard reconnaît que cette tendance mondiale est au cœur des préoccupations de la Commission.«Nous sommes très sensibles à cette remarque qu’on nous fait de plus en plus souvent, et il ne faut pas qu’on donne dans la naïveté.Il faut bien évidemment concevoir un modèle de rapports interculturels qui soit équitable, mais tout en tenant compte des véritables dangers, notamment celui-là», soutient-il en soulignant au passage les dérives du battage médiatique entourant certains événements.Selon lui, des cellules actives de ce terrorisme mondial «de religion musulmane intégriste et prosélyte mais extrêmement radicale et peut-être même violente», pourraient bel et bien exister à Montréal.Le professeur à l’Université du Québec à Chicoutimi met d’ailleurs en garde contre la façon de gérer cette situation.Le premier danger consiste à «céder à cette menace et d’établir une suspicion a priori sur toute la communauté musulmane, ce qui nous conduirait à des comportements xénophobes.Le deuxième danger, c’est qu’en voulant éviter ça, on se mette à oublier que la menace existe», note-t-il.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Des manifestants ont été pris entre l’arbre.et la police, hier.^ - k « « président pendant la journée.Hier soir, MM.Bush et Harper ainsi que le président mexicain Felipe Cal- FORÊT échappé jusqu’ici à l’exploitation lourdement mécanisée et aux coupes à blanc.D ne resterait, selon Mélissa Fîlion, que 15 % de la forêt boréale québécoise qui n’aurait jamais été coupée et 18 % en Ontario.Et cette urgence, dit-elle, est aggravée par le fait que le Québec n’a jusqu’ici protégé contre le développement industriel que 5 % de ses forêts et l’Ontario, 9 %.En comparaison de l’objectif de conservation de 12 % préconisé à l’échelle internationale, il faut, dit-elle, passer à l’action immédiatement sous peine de rater complètement ces objectifs, ce qui pourrait notamment menacer de disparition le caribou des bois en Ontario et au Québec d’ici quelques décennies.Riposte La riposte des industriels a été immédiate et musclée.Guy Chevrette, président et directeur général du Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ), a accusé Greenpeace d’être carrément «irresponsable» parce qu’elle utilise «la peur et le chantage» pour faire valoir son point de vue.«La suspension complète des activités forestières en forêt boréale et l’action menée auprès des clients pourraient ni plus ni moins que condamner à mort plusieurs communautés dont l’économie repose sur la mise en valeur de la ressource forestière», a déclaré l’ancien ministre des Ressources naturelles.En entrevue au Devoir, il a expliqué que la réédition des stratégies utilisées par Greenpeace et d’autres grands groupes internationaux pour sauver la forêt du Grand Oins en Colombie-Britannique auraient «encore plus d’impacts ici au Québec en raison de la double crise, conjoncturelle et structurelle, que traverse l’industrie sans compter qu’elle laisserait sur le carreau des dizaines de petites municipalités dont l’économie est déjà fragilisée par la situation actuelle».Le directeur du CIFQ estime que la crise qui frappe l’industrie forestière pourrait se poursuivre encore un an au moins et que le nombre de pertes d’emplois pourrait atteindre 20000.Guy Chevrette n’est pas d’accord, non plus, avec les chiffres mis en avant par Greenpeace qui soutient que seulement 15 % de la forêt boréale québécoise et 18 % de la forêt ontarienne ont été intouchées jusqu’ici: «B suffit de la survoler en avion ou en hélicoptère L’effet produit deviendrait alors celui d’un cercle vicieux.«Si on se comporte imprudemment, il y a un certain risque que cette crainte donne justement naissance au terrorisme lui-même.Si on se comporte durement envers l’ensemble des musulmans, c’est certain qu'on va ralentir leur intégration et qu'on va contribuer à en marginaliser un très grand nombre.Ce sont des conditions propices à la radicalisation et pourquoi pas éventuellement à des éléments de terrorisme», souligne M.Bouchard en précisant que la réalité est beaucoup plus complexe.L’exception du modèle québécois «L’incidence de cette guerre possible de civilisations dans différentes sociétés est très différente, et ce serait une grande erreur de vouloir baser notre réalité québécoise sur les mêmes assises que les politiques bâties en Allemagne, en France ou au Danemark, par exemple.Nous vivons une autre situation ét nous avons notre propre façon de la gérer», croit pour sa part M.Taylor.Il insiste sur le fait qu’ici, la population musulmane est beaucoup mieux «formée» que la majorité des Québécois natifs ce qui n’est pas le cas au sein de certaines nations européennes où les immigrés récents proviennent de pays dont la réalité était très éloignée du développement à l’occidentale.Souvent confondu avec le multiculturalisme canadien, le modèle québécois de l’interculturalisme, développé il y a 40 ans, a pourtant ses particularités.«Au Québec, on a toujours davantage insisté sur la nécessité de concilier le respect de la diversité culturelle et des impératif d’intégration», estime M.Bouchard.Parmi les nations d’Occident, le Québec posséderait le modèle qui a le mieux marché.«Ce n’est pas surprenant, nous sommes une minorité avec une culture plus fragile qui a toujours combattu pour sa survie.Des institutions comme la loi 101 font la richesse de l’interculturalisme», poursuit-il.derôn ont soupé ensemble, en compagnie de trois ministres ou conseillers chacun.Les détails de ce repas seront connus ce matin.Les trois leaders recevront alors un rapport sur la compétitivité de 30 chefs d’entreprises canadiens, américains et mexicains.Ils entameront ensuite leur rencontre officielle à trois.Les attentes américaines pour ce sommet sont limitées.Lors de la séance d’information quotidienne de la Maison-Blanche hier, un porte-parole du président, Gordon Johndroe, a indiqué qu’il ne s’attendait «à aucune annonce importante émanant de cette rencontre.Cest seulement la poursuite de discussions que nous avons sur une base régulière avec nos voisins les plus proches».Qu’à cela ne tienne, l’opposition s’organise quand même.Le chef du NPD, Jack Layton, a inauguré une campagne de dénonciation du Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité qui le mènera à Regina, Sault St Marie, Halifax et Fredericton.Un forum citoyen pour démystifier le PSP sera organisé dans chacune de ces villes, et d’autres à venir.«Harper scelle l’abandon total de notre souveraineté, a dit M.Layton.Nous l’avons vu avec le bois d’œuvre et la campagne en cours pour la privatisation de nos services publics et nos politiques.Comme les libéraux avant lui, Harper fait fi de la volonté du Parlement et exclut les Canadiens du processus décisionnel.» Le Devoir pour réaliser que les forêts surannées, celles que l’âge rend particulièrement vulnérables aux épidémies et aux feux de forêt, sont beaucoup trop nombreuses.Deux ou trois fois plus que le prétend Greenpeace.Je pense qu’ü est préférable de les récolter au profit des humains plutôt que de les laisser disparaître.» Quant à l’adoption des normes du FSC, que seuls Tembec et Domtar privilégient présentement Guy Chevrette estime «que ce n’est pas à Mélissa Füion de dire aux industriels ou aux régions comment exploiter les forêts: le gouvernement québécois accepte les trois certifications disponibles au Canada, soit celle du CSA et du SFI (Sustainable Forest Initiative)».Partage d’objectifs De son côté, Isabelle Des Chênes, la directrice des communications de l’Association des produits forestiers du Canada (APFC), estime que les forestiers canadiens «partagent les mêmes objectife de conservation» que Greenpeace et que leurs pratiques en font fol Les Nations Unies, dit-elle, ont confirmé dans le Rapport sur la situation des forêts du monde (mars 2007) que le taux de déforestation au Canada est de zéro, ce qui signifie que tout ce qui est exploité est aussi en mode régénération, contrairement à ce qui se passe dans d’autres pays.Et le Canada, dit-elle, a conservé 91 % de son couvert forestier d’origine, soit plus que tout autre pays.Enfin, un quart seulement des forêts canadiennes est exploité commercialement, notamment parce que plus de 70 % de la forêt boréale est inaccessible.Enfin, souligne-t-elle, le Canada protège 40 millions d’hectares de ses forêts, dont 28 millions en forêt boréale, soit plus que tout autre pays.Or le Canada détient 30 % des forêts boréales de la planète, soit sensiblement moms que la Russie, qui en détient 50 % et qui devrait monopoliser l’attention de Greenpeace, pensent beaucoup d’exploitants forestiers canadiens.Ces derniers estiment d’ailleurs être fort exigeants côté certification: 40 % de toutes les forêts certifiées sur la planète se retrouvent en territoire canadien, soit trois plus dans le cas de la portion boréale que tout autre pays de la planète.Le Devoir Vers des ghettos?Etant plus sensible aux menaces de fragmentation, le Québec, et plus particulièrement Montréal, échapperait ainsi à la «ghettoïsation».Du moins pour le moment.«S’en va-t-on vers les ghettos?C’est une question qu’il va falloir se poser», assure M.Bouchard en admettant déceler une certaine réticence des Montréalais à utiliser le terme.Beaucoup moindre qu’ailleurs au pays, la concentration des immigrés vivant dans la métropole serait de 19 % contre 44 % pour Toronto.Ce débat de société ayant déjà eu lieu ailleurs au Canada dans les années 70, la minorité anglophone du Québec serait beaucoup moins préoccupée par la question, avance M.Taylor.«Lhistoire de la place du turban dans la GRC avait suscité un important débat à l’époque.Je ne dis pas que tout le questionnement relatif aux accommodements raisonnables est terminé, mais la première étape, elle, l’est», précise M.Taylor.Et pour calmer le jeu au Québec, les deux présidents insistent pour dire que, malgré la croissance de l’immigration, le français ne serait pas en perte de vitesse.La proportion des Québécois d’origine canadienne française diminuent, mais la proportion de ceux qui ont le français comme langue principale (y compris les Français et les Maghrébins, par exemple) se maintient, croit Gérard Bouchard.Mais il ajoute que cette langue française si chère aux Québécois pourrait bien être le dernier ciment à la culture depuis que la religion a volontairement été reléguée aux oubliettes.«Les gens ont le sentiment qu’il n’y a plus de mémoire et qu’ils ont perdu leur conscience historique, rappelle M.Bouchard.Ajouter des éléments pour contrer cette insécurité culturelle pourrait justement être l’un des services que rendrait cette commission», conclut-il.Le Devoir ACCOMMODEMENTS LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, & étage, Montréal (Québec), H3A3M9.Éü Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier 514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal 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cueme».Lê uevotr est pu Due au lunai ¦U wnedi par Ir Devoir Inc.dont le sieve social est situe au 2050, rue De Bléury, 9-etaiîë MontreaUQuébec).H3A3M!Üleat autorisée à employer et à diffuser les Informations publiées dans Lt Devoir.' uMpusiuon u organisations reconnues nom ia cause, les ijrofluus ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.M vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, ven ez en avertir notre service à la clientèle /> l)»>niro*i .«ih lé d.I.mril ¦ Bleury.9' étage Montréal.(Québec).H3A3M9.11 est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean.800.boulevard Industriel.Sainl-jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612.rue Sain -jacuues OuesT MonSl ’a^mtT;^ ÏÏnidlenneës ir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, (fivislon du Groupe Québécor Inc,.900.boulevard Saint-Martin Ouest.Uval.Envol de publication - Enregistrement n" 0858.Dépôt iégal: 1 ê
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