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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2003-08-27, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR ?ARCHIVES l.K DEVOIR Soldats nord-coréens: la crise nucléaire a été déclenchée en 2002 lorsque Washington a accusé Pyongyang de développer un programme clandestin à Turanium enrichi.I >+ f • jSv Discussions à six aujourd’hui à Pékin Contrer la menace nord-coréenne «Saisir cette occasion pour aller vers un règlement pacifique » PHILIPPE MASSONNET AGENCE FRANCE-PRESSE Pékin — Un obscur ballet diplomatique en plusieurs actes a précédé hier à Pékin les pourparlers sur la question nucléaire nord-coréenne, qui s’ouvrent aujourd’hui dans la capitale chinoise, sur fond d’optimisme prudent et de tension entre les deux Corées.Ce matin, la Chine, la Corée du Nord, les États-Unis, la Corée du Sud, la Russie et le Japon, représentés par leurs vice-ministres des Affaires étrangères, se retrouveront autour d’une table hexagonale de la Résidence des hôtes distingués dans l’ouest de Pékin.Ces premiers pourparlers à six sont destinés à obtenir de la Corée du Nord l’abandon de son programme nucléaire, réclamé par les cinq autres pays, avec des divergences sur les moyens d’y parvenir.Dès hier, les négociateurs ont voulu s’assurer des positions des uns et des autres et préparé le terrain pour que les discussions n’achoppent pas dès la première journée.Arrivée la dernière à Pékin, la délégation nord-coréenne s’est précipitée chez l’hôte des pourparlers, son plus proche allié politique et économique, malgré de récentes tensions entre les deux voisins communistes.La Chine a ensuite discuté séparément avec les délégations américaine, japonaise et sud-coréenne.Ces deux dernières ont aussi rencontré en bilatéral la délégation russe.Une réunion a d’autre part rassemblé Américains, Japonais et Sud-Coréens.Le contenu de ces rencontres n’a pas été divulgué à la presse.«// y a eu des discussions approfondies et des échanges de vues sur l'agenda des pourparlers», a simplement déclaré le porte-parole sud-coréen Shin Pongkil.Ces pourparlers, dont il semble exclu qu’ils puis- Vienne (AFP) — Le gel du site de Yongbyon, où Pyongyang est accusé de vouloir fabriquer l’arme atomique, devrait être au centre des pourparlers sur la question nucléaire nord-coréenne qui s’ouvrent entre six pays aujourd’hui à Pékin.La Chine, les Etats-Unis, la Corée du Sud, la Russie et le Japon, représentés par leurs vice-ministres des Affaires étrangères, tenteront d’obtenir de la Corée du Nord l’abandon de son programme nucléaire, qui n’est plus sous supervision internationale depuis huit mois.En décembre, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), dont le siège est à Vienne, avait retiré ses inspecteurs de Corée du Nord après que Pyongyang eut refusé leur maintien à Yongbyon, site situé à 90 km au nord de la capitale que l’autorité de régulation et d’observation nucléaire des Nations unies surveillait depuis 1994 sous mandat du Conseil de sécurité.Puis en janvier, la Corée du Nord s’était retirée du Traité de non-prolifération nucléaire limitant la prolifération de l’arme nucléaire dans le monde, faisant monter par là les enchères dans sa confrontation avec les États-Unis sur ses ambitions atomiques et s’attirant des condamnations internationales.La crise nucléaire dans la péninsule coréenne avait éclaté après que Pyongyang eut redémarré, le 12 dé- sent déboucher sur un règlement immédiat, vont débuter sur fond d’optimisme prudent.La Chine a certes estimé hier qu’il fallait «saisir cette occasion pour aller vers un règlement pacifique» cembre 2002 à Yongbyon, un réacteur expérimental de cinq mégawatts capable de fabriquer du plutonium militaire après y avoir entreposé depuis des barres de combustible nucléaire.L'AIEA surveillait parallèlement sur le site une unité de fabrication de ces barres constituant le «carburant» d’un réacteur nucléaire.Celles-ci étaient physiquement constituées par des «crayons» soudés aux deux bouts et contenant plusieurs centaines de milliers de pastilles d’uranium 235.L'agence contrôlait également un laboratoire spécialisé dans le retraitement des barres qui, après avoir été «brûlées» trois ou quatre ans dans le cœur d’un réacteur, se dégradent mais contiennent encore des quantités importantes de matières fissiles, et notamment du plutonium qui peut être utilisé pour fabriquer des armes nucléaires.L’AIEA assurait encore le monitoring de deux autres réacteurs plus importants dont la construction a été interrompue en 1994, le premier d’une puissance de 50 mégawatts à Yongbyon et le second de 200 mégawatts à Tae-chon, au nord-ouest.Washington accuse Pyongyang de violer un traité bilatéral en développant un programme nucléaire clandestin à l’uranium enrichi.Pyongyang, qui a depuis reconnu çhercher à se doter de l’arme atomique, exige des États-Unis un traité de non-agression, refusé par Washington.de la crise.Mais elle a aussi réitéré sa demande de sécurité pour la Corée du Nord, redoutant un effondrement brutal du régime de Pyongyang qui risquerait de la déstabiliser.Washington, ennemi numéro un de l’État stalinien, essaierait de convaincre Pékin d’ouvrir des camps de réfugiés nord-coréens, initiative qui pourrait aider à l’effondrement de la dictature de Kim Jong-D, a indiqué à l’AFP Norbert Vollertsen, un expert de la Corée du Nord.Faibles sont les chances «La Chine espère que toutes les parties feront preuve de sincérité, de calme, de patience et de respect», a averti le vice-ministre des Affaires étrangères, Wang Yi, qui dirige la délégation chinoise.Son homologue russe, Alexandre Lossioukov, a été plus direct: «Les chances d'aboutir à un accord dès ce round de négociations à Pékin sont malheureusement très faibles», sentiment ouvertement partagé par la Corée du Sud.D’autant que la tension est loin d’être dissipée dans la région.La marine sud-coréenne a effectué hier des tirs de semonce en direction d'un navire nord-coréen ayant pénétré dans ses eaux territoriales et l'agence de presse sud-coréenne Yonhap a affirmé que la Corée du Sud avait testé avec succès un nouveau missile de croisière.La crise nucléaire nord-coréenne a été déclenchée en octobre 2(X)2 lorsque Washington a accusé Pyongyang de violer un traité bilatéral, signé en 1994, en développant un programme clandestin à l’uranium enrichi.La Corée du Nord, pays le plus fermé au monde et dirigé par la même dynastie depuis plus d’un demi-siècle, a reconnu chercher à se doter de l’arme atomique puis a abandonné le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP).Yongbyon, au centre des pourparlers Présidentielle rwandaise de lundi Victoire écrasante de Kagamé, mais peut-être gênante Le chef de l’État sortant, Paul Kagamé, a obtenu 95,05 % des voix lors de la première élection présidentielle organisée au Rwanda depuis le génocide de 1994, a annoncé hier la Commission électorale, mais le principal candidat de l’opposition a rejeté les résultats.AGENCE FRANCE-PRESSE, REUTERS Kigali — La victoire écrasante du président sortant, Paul Kagamé, dans l’élection présidentielle rwandaise, lundi, le plus important scrutin du pays depuis le génocide de 1994, risque de nuire à sa crédibilité s’il ne fait pas preuve d’ouverture envers l’opposition.«C’est trop.On dirait le retour en force du Parti unique avant l’introduction du multipartisme en 1990», a commenté le secrétaire exécutif de la Ligue des droits de la personne dans la région des Grands Lacs, Noël Twagiramungu.Ce responsable a souligné dans un entretien avec l’AFP n’avoir aucun lien familial avec le principal candidat d’opposition dans cette présidentielle, l’ancien premier ministre Faustin Twagiramungu.«Cest bien pourM.Kagamé, pour se légitimer comme chef unique et irremplaçable, comme le sauveur», a poursuivi le responsable de cette ligue basée à Kigali, qui regroupe 27 organisations du Rwanda, du Burundi et de la République démocratique du Congo.En revanche, a-t-il poursuivi, «c'est mal, pour un pays qui se veut démocratique et qui veut s’ouvrir à d'autres solutions».Interrogé sur l’importance de cette victoire pour la ANTONY N1UGUNA REUTERS Un partisan de Paul Kagamé.réconciliation dans ce pays où le génocide de 1994 a fait un million de morts parmi les Tutsis, l’ethnie minoritaire, et parmi les éléments modérés de la com- munauté hutue, qui représente la très grande majorité de la population, ce responsable a répondu avoir été «choqué par le langage ethniste qui a accompagné le processus électoral».«fai peur, a-t-il dit, que cela réveille de vieux souvenirs.» «Si j’avais été M.Kagamé, j'aurais fait autrement pour accroître ma crédibilité», a déclaré sous le couvert de l’anonymat à l'AFP un spécialiste de la région des Grands Lacs en commentant les 94,3 % de voue pour le président sortant sur la moitié des bulletins dépouillés, annoncés lundi soir par la Commission électorale nationale.«Avec un score pareil, il a tous les pouvoirs.Il doit s’ouvrir vers l'opposition, dans un premier temps à l’occasion des législatives», a-t-il ajouté.•Si M.Kagamé fait preuve d’ouverture, c’est un pas vers la réconciliation.Il faut veiller à cela, c’est la seule perspective possible», at-ü souligné.Principal adversaire de Kagamé, Faustin Twagiramungu obtient 3,62 % des votes et le troisième candidat, Jean Nepomuscène Nayinziraa, 1,33 %.Dès l’annonce de résultats provisoires portant sur les votes de 50 des 106 districts et lui accordant 3,5 % des suffrages contre 94,3 % à son rival, Twagiramungu a dit qu’il n’aceepfait pas cette élection.«Je n'accepte pas cette élection [.] Ce n'est pas de la démocratie.Ils essaient d'imposer un système staliniste de parti unique.Presque 100 %?C’est impossible.Je vais écrire une lettre à la Cour suprême», a-t-il ajouté.Selon Twagiramungu, ces résultats pourraient être expliqués par de la fraude ou par ce qu’il a qualifié de pratiques de plébiscite.Dans ce deuxième cas, d'après Twagiramungu, les électeurs auraient pu être amenés à penser qu’il leur fallait uniquement approuver ou rejeter le président actuel au lieu de désigner celui qu’ils souhaitaient comme dirigeant Auparavant, Kagamé avait lancé à ses partisans rassemblés en nombre dans le stade Amahoro (Paix) de la capitale: «Cest une victoire authentique, irréversible, qui n'a rien d'une surprise.» •Notre victoire apprendra au monde que le Rwanda est sur la bonne voie», a poursuivi Kagamé, brandissant un poing triomphal.«Notre victoire signifie que nos opposants eux-mêmes doivent se joindre à nous pour reconstruire le pays», avait-il ajouté.Des observateurs et des groupes de défense des droits de l’homme ont fait valoir que les opposants de Kagamé hésitaient à s’exprimer librement dans le pays.Les observateurs internationaux, au nombre de 350, ont estimé qu’à première vue, le vote s’était déroulé dans le calme.L’un d’entre eux, dépêché par l’Union européenne, a toutefois exprimé son inquiétude, faisant état de manoeuvres d’intimidation à l’encontre de représentants de l'opposition.Grand favori du scrutin, Paul Kagamé, 45 ans, et les rebelles du Front patriotique rwandais avaient mis fin au génocide de 800 000 Tutsis et Hutus modérés par des extrémistes hutus en 1994.Tutsi lui-même, il domine depuis lors la vie politique rwandaise à la tête d'un FPR devenu la principale formation politique du pays.Twagiramungu, ancien chef du gouvernement et hutu modéré, a lui aussi dénoncé les pressions exercées sur ses partisans avant le, scrutin, des allégations démenties par le chef de l’État qui l’a à son tour accusé de faire campagne en exploitant les divisions ethniques.« Presque 100%?C’est impossible.Je vais écrire une lettre à la Cour suprême» m B 2 LE DEVOIR.LE MERCREDI AOUT 2003 Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS LEGAUX ET APPELS D'OFFRES Ë ledevoir.com/avis.html MOTS CROISÉS 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1 - Savant.• Paresser, 2 - Prendre ce qu’il y a de meilleur.Époux.3 - Phobie.- Molécule résultant de la combinaison de deux molécules identiques.4 • Avertira.5- Embarcation.Inquiet.6- Stokes.- Dénué d’esprit.- Échiné.7 - Étroitesse d'un orifice naturel.- Gallium.8- Rédiger de nouveau.- Arbre malais.9 - Conçoit.- Neptu- nium.- Artère.10 - Division du temps.- Absence d'affectation.11 - Qui fait tourner.- Indium.12 - Terre labourée mais non ensemencée.-Diffusée.VERTICALEMENT Pièce destinée au boulon.Barbare - Hargne.Qui est sur le sol.-Argon.Éminence.- Axé.Briser les dents.-Sculpture.Cuire.• Prévu.Jour.- Parasite de l’homme.Esprit.- Souhait.-Unité de radioactivité.Relates.- Prairie.11 - Époque.- Jeune , peuplement de futaie.12-Badiné.- Vive admiration.- Issu.9- 10 Solution d'hier i - 2- Désorienter en changeant les habitudes.- Désert de dunes.Félin d’Amérique.- Q A O B S 1 Y E | R ¦ 1 AjD C O O s A N 1 U !ï 1 lIo T E T 1 I 1 1 l 1 1 T A p [T T ¦ E | r a N 1 1 R | 1 p H | H 1 UJ® RII E R M E M E "H M Q 1 S U e" ¦ I o|l 8 O 1 N 902 AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s’il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée; En cas d'erreur de l'éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.Ville de Montréal Arrondissement de Pointe-Claire Division des ressources financières et matérielles 451, boulevard Saint-Jean Pointe-Claire (Québec) H9R 3J3 APPEL D’OFFRES La Ville de Montréal - Arrondissement de Pointe-Claire demande des soumissions pour: Le projet PT30001 Entretien de surfaces gazonnées, nettoyage des pelouses, tonte de gazon, ramassage, transport des déchets et traçage de lignes de terrains sportifs - Saisons 2004, 2005, 2006, avec deux années d’option dn renouvellement.Informations : François St-Martin.(514) 630-1241 Les documents de soumission peuvent être obtenus, au coût de 100,00 $.(T.P S, no: 122285620RT et T V Q.no: 1006125456TQ0004 incluses), payable en argent comptant ou par chèque visé, non tamboursablB au nom de la Ville de Montréal - Arrondissement de Pointe-Claire, à compter du mercredi le 27 aoflt 2003 au comptoir des services administratifs du bureau d'Arrondissement de Pointe-Claire, au rez-de-chaussée, aux heures d'ouverture des bureaux, soit : Du lundi au vendredi inclusivement de 08h00à16h00 La Ville de Montréal - Arrondissement de Pointe-Claire ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues, ni à encourir aucun frais d’aucune sorte envers le ou les soumissionnaires.Les soumissions dans les enveloppes scellées fournies par le bureau d'Arrondissement de Pointe-Claire, seront reçues au comptoir des services administratifs, jusqu'à vendredi 12 septembre 2003, 11000 et seront ouvertes publiquement le même jour, soil à 11005, dans la salle du conseil du bureau de l'arrondissement (deuxième étage).AVIS LEGAUX & APPELS D'OFFRES • HEURES DE TOMBEE réservations doivent être Wes avant 16h00 pair puWcation deux (2j jours plus Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Té/.: 985-3344 Fax.985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/avis.htni! • www.ledevoir.cont/offres.html Courriel : avlsdev@ledevoir.com I Hydro L Québec APPELS DE SOUMISSIONS Les entrepreneurs et les fournisseurs peuvent obtenir de l'information sur les appels de soumissions ouverts et le résultat d'ouverture des plis d'Hydro-Québec en visitant le site Internet de l'entreprise ; www.hydroqusfasc.cont/soumissionnez ou en composant un des numéros de téléphone suivants : Montréal et environs : (S14) 745-5720 Extérieur: 1800 363-0910 AVIS DE PUBLICATION PAR LA VOIE DES JOURNAUX Avis est Comté 0: Nom et adresse Numéro de dossier: 1 9105-6119 Québec Inc.t.a.s.n.Suprême Auto, autrefois domiciliée au 3773 boulevard Industriel à Montréal-Nord QC Ht H 2Y8 No.700-32-011565-031 2.Lucia Buscema, autrefois domiciliée au 9 rue Anjou à Montréal Qc MK 1R8 No.700-32-011815-030 3.André Olaquière, autrefois domicilié au 1121 rue Mistral, app.6 à Montréal Qc H2P 2X7 No.700-32-012286-033 4.France Bonlieu, autrefois domiciliée au 2418 de la Renaissance, app.48àLavalQcH7L1K4 No.700-32-011107-024 5.Benoît Éthier, autrefois domicilié au 1615 du Souvenir, app.107,Laval Qc No.700-32-011621-032 de vous présenter au greffe de la Division des petites créances situé au 25 ouest, De Martigny, St-Jérôme, Qc J7Y 4Z1 afin de prendre connaissance de la demande déposée contre vous, À défaut par vous de contester la demande dans les trente jours de la présente publication, un jugement par défaut pourra être rendu contre vous sans autre avis.Veuillez vous gouverner en conséquence À Saint-Jérôme, Le 15 août 2003 CÉLINE LETENDRE CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREEAL No: 500-12-2703584)33 COUR SUPERIEURE PRESENT: GREFFIER ADJOINT GALINA PAVLOVNA (DOLMATOVA) BOGDANOVA Partie demanderesse C.VIACHESLAV GREGORIE-VITCH BELOTSERKOVSKI Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à VIACHESLAV GREGORIEVITCH BELOTSERKOVSKI de comparaître au greffe de cette Cour situé au 1, est rue Notre-Dame, Montréal, salle 2.17, à 9:00 le 16 octobre 2003, suite à la putticalior du présent avis dans le journal "Le Devoir".Une copie de la Requête en divorce a été remise au greffe à l’intention de VIACHESLAV GREGORIEVITCH BELOTSER-KOVSKI.Lieu: Montréal Date: 25 août 2003 MICHEL MARTIN PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE UVAL COUR MUNICIPALE 0017220703-1, 0017293698-1 VILLE DE LAVAL Partie demanderesse -vs- ALAIN CYR Partie défenderesse Le 08iè-me jour du mois de septembre 2003, à 10:00 heures, au domicile de la partie défenderesse,située au 736, Monaco #38, Chomedey, Laval, Québec, district de Laval, seront vendus par autorité de Justice, les biens et.eltets de la partie défenderesse, saisis en cette cause, consistant en: - 1 automobile de marque Chevrolet Pick-up 1500.gris et acc.-1 remorque couleur vert et noir, 4 roues sans immatri-culalion -1 citerne avec pompe et boyau pour engrais.Conditions: ARGENT COMPTANT.Laval, le 25ième jour d'août 2003.ALAIN PIRRO, Huissier Jasmin, Jasmin & associés, 257, Boul.Ste-Rose, #207, Ste-Rose, Laval, Québec H7L 1M1, (450) 622-9222, fax: (450)622-6622.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL NO: 50ai2-270313-036 COUR SUPERIEURE (Chambre de la famille! (Divorces) PRESENT LE GREFFIER ADJOINT Clan Mercedes CASTROMAN REAL, Demanderesse.' c.Alberto MAS BONILLA Détendeur ASSIGNATION ORDRE est donné à ALBERTO MAS BONILLA, de comparaître au grefle de cette cour situé au 1 rue Notre-Dame Est, salle 1.120 le 17 novembre 2003.Une copie de la requête introductive d'instance a été remise au greffe à l'intention de ALBERTO MAS BONILU.Lieu: Montréal DATE: 2003 AOUT 20 Marie-France Lavoie GREFFIER CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL No: 500-12-270347-136 COUR SUPÉRIEURE Présent: Greffier adjoint MARIE-CLAUDE AYOTTE Demanderesse c.RAAJNISH SINGH Défendeur ASSIGNATION ORDRE est donné à RAAJNISH SINGH de comparaître au grefle de cette Cour situé au 1, rue Notre-Dame E„ Monlréai, salle 2.17 le 6 octobre 2003 à 9h00 suite à la publication du présent avis dans LE DEVOIR Une copie de la requête introdu-crive en divorce et conclusions accessoires a été remise au greffe à l'intention de RAAJNISH SINGH.Lieu: Montréal Date: 2003 AOUT 22 MICHEL MARTIN AVIS DE LA PREMIERE ASSEMBLEE (Article 102(4) d* la Loi) Dans rateie la fonction publique dans cette aptivi-té qui demeure la plus lucratif en Afghanistan.«Le gouverneur et le chef de la police du liadakhshanmt été limogés cet hiver pour cette fai-son», explique un officiel de l’ONU.L'Afghanistan ne risqueT-ü pas de devenir un narco-Etat à l’image de la Colombie, comme s’en est récemment inquiété le ministre afghan des Finances, Ashraf Ghani?«Ntm», estime le général Asefi, tout en reconnaissant être le «chef d'une police qui n’existe pas».«Nous avons besoin de personnel qualifié, de voitures, d’armes, de blindés, bref d’une police musclée pour lutter contre les puissants trafiquants.Mais il faut me laùr ser le temps de mettre les choses en' place.» Le général assure que l’aide ¦ de l’Allemagne et des Etats-Unis pour la formation des 75 (XX) policiers et de 12 (XX) gardes-frontières afghans commence à porter ses fruits.Quelque 1300 recrues doivent sortir prochainement de la nouvelle académie de police.«Mais il nous faudra cinq ans, reconnaît-il, pour disposer de cette police musclée» qu’il ambitionne de constituer.«Pour l’heure, dans les zones où les trafiquants et chefs de guerre locaux sévissent, avec leurs centaines d’hommes en armes, nous sommes bien forcés de fermer les yeux» Résolution adoptée New York (AFP) — Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté hier à l’unanimité une résolution visant à protéger les personnels humanitaires dans les zones de conflit Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, avait tenu à marquer par sa présence ce vote soulignant dans une brève allocution qui! souhaitait quil soit décidé à l’unanimité.Objet d’âpres marchandages diplomatiques, cette résolution ne comporte pas de référence a la Grur pénak- internationale (CH), catégoriquement refusée par les Etats-Unis, qui figurait dans EN BREF le projet initial déposé en mai dernier par le Mexique.Cette résolution stipule que les attaques "volontaires et intentionnelles” contre les personnels en mission humanitaire ou appartenant à des missions de maintien de la paix, constituent des «crimes de guerre».Washington s'inquiétait d’une première formulation qui aurait pu permettre, selon eux, de qualifier de «crime de guerre» toute forme d’attaque contre des personnels humanitaires.Blair, me voici ! Londres (Reuters) — Un haut responsable des services secrets britanniques est sorti de l’ombre hier pour défendre le dossier du gouvernement Blair sur les armes de destruction massive en Irak.John Scarlett, ex-chef des renseignements britanniques à Moscou, est venu témoigner devant la commission chargée de faire la lumière sur les circonstances de la mort de l’expert en armements David Kelly, qui s’est suicidé le mois dernier.Kelly avait été cité comme la source principale d’un reportage de la BBC affirmant que le gouvernement avait «corsé» son dossier de septembre 2002 sur l’arsenal irakien.Cette déposition intervient à la veille de celle du secrétaire à la Défense, Geoff Hoon.Tony Blair, doit quant à lui se présenter demain devant le juge Lord Hutton. LE 1) E VT 0 I K .LE MERCREDI 27 A 0 É T 2 0 0 3 B 4 I l ?LE DEVOIR ?AGORA Contre l’extrémisme de la Fierté Il n’est pas nécessaire d’être un fondamentaliste religieux ou un fanatique de droite pour être opposé au mariage gai «Quand on ne danse pas avec les sodomites, on n’existe pas.» - Camille Paglia JOHN McKELLAR Président de HOPE Toronto hopenow@hotmail.com attaque récente contre le Défilé de la Fierté gaie à Stockholm, en Suède, et le barbouillage du mot «honte» au moyen d’un fusil à peinture sur le trottoir devant la cathédrale Saint Michael constituent un triste avertissement de la dégénérescence que risque de connaître la lutte entre les dites gauche et droite.Par la poursuite avide et implacable de l’affirmation de leur style de vie, mes frères et sœurs activistes, de concert avec l’élite juridique, les politiciens prostrés et les médias libéraux, ont sérieusement compromis des décennies de travail pour assurer la tolérance et l’intimité.On peut aisément défaire l’idée du marjage de même sexe sans la moindre référence à l’Écriture sainte ou à une doctrine d’Église.Personnellement, je déteste toutes les formes de dogme, religieux ou activiste gai.Mais je reconnais la vérité universelle qu’aucune des religions importantes du monde n’a jamais approuvé l’homosexualité, laquelle ne peut être pratiquée ouvertement qu’en des périodes pacifiques, riches et cosmopolites.Même dans l’Antiquité classique, l’homosexualité était controversée et, en dépit des prétentions exagérées des partisans de l’heure, il n’a existé aucun endroit ni aucune période où elle s’est exercée dans l’absence complète de flétrissure morale.Au lieu d’invectiver le Vatican et de citer de travers M" Henry, la foule qui réclame «le choix et la diversité» ferait bien de lire la presse gaie, ordinairement à la remorque de la ligne de parti activiste et qui est pourtant pleine d’articles, d’éditoriaux et de lettres au rédacteur qui démolissent et tournent en ridicule l’idée du mariage de même sexe.Il est clair qu’une grande majorité d’entre nous n’éprouve ni le besoin ni l’envie d’un mariage gai.Les écrivaines lesbiennes Jane Rule et Camille Paglia, la drag-queen Sky Gilbert et feu le pionnier de l’activisme Harry Hay font partie des nombreux adversaires éminents contre cette parité ijnposée.Nous n’avons pas besoin ni ne voulons de l’État dans nos chambres à coucher.Nous n’avons pas besoin ni ne voulons être enchaînés par des règles, des règlements et de la paperasse.Nous avons déjà gagné la bataille des avantages pour le même sexe, de sorte qu’il n’existe plus de souci en ce qui concerne les pensions et la propriété.Que les hétéros conservent leur mariage.Nous voulons être libres de l’esprit commun, homogène et égalitaire qui est en train de détruire ce qu’il reste de la culture gaie.Même le mariage-spectacle gai du 14 janvier 2001, à la Metropolitan Community Church de Toronto, traité comme l’événement social de la saison par les médias en délire, a été évité et ridiculisé par la communauté gaie.Mieux vaut demeurer à la maison et nettoyer le réfrigérateur lorsque votre image publique est pareillement représentée par de tels spécimens de martyrs larmoyants qui s’imaginent être des pionniers et des révolutionnaires alors qu’ils ne font que renforcer tous les préjugés contre nous." En tant quhomme gai déclaré, je n’éprouve aucune difficulté à concéder que l’hétérosexualité est et sera toujours la norme humaine généralisée.Mais je n’ai pas de temps à perdre avec la mentalité moderne et gentille de culture pop qui met facilement l’homosexualité et l’hétérosexualité dans le même panier sans aborder les questions profondes de la psychologie humaine au delà de la dichotomie superficielle du progressisme par rapport au conservatisme et de la liberté par rapport à l’oppression.J’ai encore moins de temps à perdre avec les demandes insatiables, infantiles et braillardes de mes frères et soeurs radicaux qui voudrait transformer la Terre entière en un placard.Mythes, distorsions et propagande Aussi, j’ai mis sur pied HOPE (Homosexuels opposés à l’extrémisme de la Fierté) en 1997 afin: ¦ de dénoncer les mensonges, les mythes, les distor-sions et la propagande de l’activisme gai contemporain; ¦ de désarticuler la politique de l’oppression et de la victimologie; ¦ de donner la parole aux gais et aux lesbiennes qui sont heureux et indépendants, qui ont réussi leur vie, qui ne se lèvent pas chaque jour avec «la haine, la bigoterie et la discrimination» qui les menacent sous leur lit et qui ne se précipitent pas auprès des cours de justice, des gouvernements ou des comités des droits de la personne pour une vie de préférences thérapeutiques.Ces six dernières années, ma position présumé-ment controversée m’a valu une attention considérable de la part des médias, me permettant des articles, publiant des articles me concernant, tant dans la presse gaie que dans la presse traditionnelle, m’accordant la participation à des entrevues et à des débats à la radio et à la télévision.En avril 2001, on m’a demandé une déclaration assermentée en faveur des répondants dans les cas de mariage de même sexe devant la Cour suprême de la Colombie-Britannique.La plupart des Canadiens estiment que les gais et lesbiennes devraient avoir le droit de s’engager dans n’importe quelle sorte de sexualité consensuelle selon leurs préférences et d’organiser leur vie de la façon qui leur plaît.Mais j’en ai marre de ce mantra activiste qui voudrait que ma digpité et mes relations soient dévaluées parce que l’Etat ne veut pas légiférer sur un mariage de même sexe.Et je ne suis pas inquiet et égoïste au point d’exiger e le mariage soit redéfini pour le reste du mon-.Le mariage n’est pas une convention arbitraire et ne doit pas changer avec le temps qui passe.On ne parle pas de musique, de mode ou d'art.On parle d’une institution dont les quatre interdits (on ne peut marier qu’une personne à la fois, une personne de l'autre sexe, une personne qui n’est jamais sous un certain âge et qui n'est pas de parenté rapprochée) ont été fixés dans la morale et dans la loi pendant des millénaires.L'humanité aspire à de tels facteurs stabilisants dans notre monde kaléidoscopique.Si nous abandonnons ces normes, alors tout devient légal et tout devient moral.Si on accor-â MARCOS BRINDICCI REUTERS y?Le mariage n'est pas une convention arbitraire et ne doit pas changer avec le temps qui passe.On ne parle pas de musique, de mode ou d’art.On parle d’une institution dont les quatre interdits (on ne peut marier qu’une personne à la fois, une personne de l’autre sexe, une personne qui n’est jamais sous un certain âge et oui n’est pas de parenté rapprochée) ont été fixés dans la morale et dans la loi pendant des millénaires.de les mariages gais (une prérogative des empereurs romains les plus décadents), pourquoi alors ne pas accepter la polygamie?Pourquoi pas l’union frère et sœur, parent et enfant?Il n’est pas nécessaire d’être un fondamentaliste religieux ou un fanatique de droite pour être opposé au mariage gai.On notera qu’une coalition multiconfessionnelle de catholiques, de sikhs, de musulmans, d'anglicans et d’évangélistes est intervenue dans le débat judiciaire portant sur l’acte du mariage et compte mener jusqu’au bout le combat contre ce nihilisme.Le fait qu’un regroupement aussi divers d’organisations religieuses pourtant en désaccord sur de nombreux points d’ordre doctrinal, théologique et pratique soit unanime dans la défense du mariage montre clairement un souci majeur envers cette question.Par conséquent, les gais devraient cesser de rouspéter contre les chrétiens, les juifs et les musulmans sincères qui exercent leur droit constitutionnel de liberté d’expression sur le sujet de l’homosexualité et dont la vaste perspective philosophique triomphe facilement du provincialisme et de l’amoralité du monde gai.En effet, leur position est plus crédible et honnête que la casuistique tortueuse des ecclésiastiques intéressés qui prennent le chemin de la moindre résistance en créant leur propre église sur mesure pour proclamer leur philosophie de l’arc-en-ciel.La propagande de l’activisme gai contemporain Les activistes gais et leurs complices inconditionnels des médias nous lancent sans cesse par la tète que l'homosexualité «n'est pas un choix» parce que personne ne choisirait d’être gai dans une société homophobe.Premièrement, il y a un élément de choix dans tout comportement, sexuel ou autre.Deuxièmement, en dépit de la fanfare publique et des hypothèses à la mode, il n'existe pas la moindre preuve scientifique qui conclut que les influences biologiques, génétiques, psychologiques et sociologiques déterminent l'orientation sexuelle.Le changement même qui travaille actuellement l'opinion publique en ce qui concerne l’homosexualité et qui est présenté comme un progrès scientifique est contredit plutôt que soutenu par la science.Il s’agit d'une transfonna-tion de la moralité publique provenant de l’abandon généralisé de l’éthique judéo-chrétienne.Bien qu’acclamé comme un progrès, ce phénomène n’est en réalité qu’un retour aux anciennes pratiques païennes appuyées par la réaffirmation contre-culturelle du relativisme moral gnostique.Il est bien établi que les relations de longue durée et la fidélité sont extrêmement rares dans le monde gai.Qu’on aille des partys de gars de Hollywood à Fire Island, de la Fierté gaie aux Jeux gais, les hommes homosexuels sont constamment à la recherche de «la Mecque», même si celle-ci ne devait durer qu’une fin de semaine.Même lors de la Conférence globale sur le sida, la vie nocturne est plus remarquable que les activités diurnes.Chaque nuit, les discothèques sont pleines de médecins gais, d’infirmiers, d'activistes et de chercheurs gais qui se draguent sans scrupule les uns les autres.Les saunas y font des affaires d’or.Malgré la solennité et la tragédie qu’il y a de traiter d’une maladie fatale aussi répandue, l’atmosphère hédoniste, lascive et carnavalesque du sexe ne connaît pas de relâche.Les guides de ressources les plus populaires et essentiels pour les gais en voyage sont ceux qui repèrent avec révérence les endroits de drague où se pratique une sexualité gaie anonyme, qu’il s'agisse de saunas, de parcs, de toilettes publiques, d'autoroutes rurales ou de gares d’autobus dans les grandes villes.Quiconque s'imagine que le mariage de même sexe pourra réprimer l’impulsion d’excès libidinal de l'homme gai est ou bien naïf ou bien hypocrite.Récemment, Xtra, la revue bihebdomadaire gaie et lesbienne, publiait un article majeur intitulé «Comment rester mariée et être quand même une salope».À première vue, l’article peut paraître satirique.Mais il constitue en fait un mode d'emploi sérieux pour tirer profit des contradictions de la vie.Un autre article de la même revue parle de l’ironie perverse de voir comment les champions du droit au mariage sont des gens déjà accotés, qui ont perdu leur jeunesse, dont les enfants sont partis ou à la veille de partir et dont les parents sont en voie de disparaître.Dans sa déclaration assermentée à l'appui du mariage de même sexe, EGALE (Égalité partout pour les gais et lesbiennes) affirme que si les gais et les lesbiennes sont exclus de ce qui est disponible pour le reste de la société, nous demeurerons toujours marginalisés et stigmatisés.Foutai- La tentative des hommes gais de créer un monde sans femmes a échoué de façon catastrophique se! L’activisme gai a toujours affiché une confiance belligérante naïve dans l’idée que l’«homopho-bie» disparaîtra à la suite d’une imposition éducationnelle massive des masses ignares.Mais un tel endoctrinement continu ne serait pas possible sans une oblitération fasciste de toutes les libertés.Et comme la liberté l’emporte toujours sur la diversité et la tolérance, vous pouvez être certains que la perception d’une menace à la liberté produira une réaction à l’échelle de la société qui assurera l’oppression de tous les homosexuels.Les hommes gais, en particulier, sont toujours sur le bord d’un précipice parce que nous sommes toujours les premiers à être purgés lors d’un cataclysme politique.Un désespoir créateur Autre prétention sophistique de la part d’EGALE: la «pureté du sexe» est l’équivalent de la «pureté de la race».Ceci non seulement est intellectuellement malhonnête mais insulte aussi et manque de respect envers les Noirs, les juifs et les autres minorités ethniques.L’auteur et professeur de sciences humaines, la lesbienne Camille Paglia, énonce succinctement: «L’establishment activiste gai a été stupide et étroit dans la manière de mener sa campagne des droits civils.H n’y a aucune tête d’affiche gaie le moindrement de la trempe de Martin Luther King parce que l’activisme noir prenait racine dans la tradition spirituelle d’église envers laquelle la rhétorique politique gaie affiche une hostilité infantile.Le parallèle présumé par les dirigeants gais et entre les gais et les Noirs comme minorités opprimées a toujours été douteux et a été rejeté avec colère par bien des Afro-Américains.En effet, la discrimination contre la couleur de la peau n’est pas comparable à la résistance compliquée de presque toutes les sociétés contre l’homosexualité à découvert, laquelle implique de délicates questions de moralité et de psychologie.La plupart des gais peuvent “passer” quand ils le veulent — ce qui est une option disponible pour très peu de Noirs.» (Vamps And Tramps, 1994.) Quels que soient l’enseignement ou le silence d’une société en ce qui concerne l’homosexualité, aucun gai ou lesbienne, entouré d’une masse écrasante d’hétérosexuels, ne se sentira à l’aise dans son monde sexuel et émotionnel, même dans la plus tolérante des cultures.Nous apprenons dès le plus jeune âge les rituels de la duperie, de l'affichage d’une fausse personnalité et de fausses apparences, et quiconque croit qu’une révolution politique, sociale ou même culturelle pourra apporter un changement fondamental à ce fait nie la réalité.La vérité malheureuse est que l’homosexualité masculine ne sera jamais acceptée totalement par la majorité hétérosexuelle, qui obéit à des diktats qui ne sont pas ceux d’une société ou d’une religion encrassée de préjugés mais qui sont ceux de la nature procréatrice.Pourtant, ce désespoir approfondit notre perspicacité artistique et nous permet de créer la civilisation.Assurément, Michel-Ange, Léonard de Vinci, Tchaikovski, Somerset Maugham, Gore Vidal et autres ont vécu de la souffrance et de l’aliénation.Mais voyez ce qu’ils ont donné au monde.Voyez le progrès qu’ils ont permis à l’héritage culturel.Ils étaient trop cultivés, créatifs et cosmopolites pour se préoccuper des banalités de la fierté sexuelle, des études de pédérastie et,de différence.Un d’entre eux a glorifié Dieu et l’Église en peignant le plafond de la chapelle Sixtine malgré la dénoncir.tion claire de l’homosexualité par le Vatican.De loin, le corollaire le plus effrayant et le nlus insidieux rattaché au mariage de même sexe est l’adop(ion de même sexe (déjà légal'tée dans certains États).Ceci constitue un flagrai.t abus d’enfant.Les enfants ont besoin d’une mère et d’un père biologiques.Nous savons que ceci n’est pas toujours possible, même dans le contexte des mariages entre personnes de sexe opposé.Mais on ne règle pas un problème ou on n’allège pas une incohérence en l’augmentant.Les enfants ne sont pas censés être des cobayes pour des expérience d’ingénierie sociale.Des partisans intéressés fabriqueront des statistiques pour soutenir des prétentions spécieuses selon lesquelles les enfants de mariages gais connaîtraient un sort équivalent à ceux des mariages traditionnels.Mais le phénomène des parents de même sexe n’a pas la longévité nécessaire pour tirer de telles conclusions alors que l’expérience vécue par les familles monoparentales a souvent, bien que pas toujours, manifesté une déficience dans le développement des enfants.Quand la société permet à des hommes d’épouser des hommes et à des femmes d’épouser des femmes, elle perpétue l’aliénation des sexes et contribue à la crise toujours croissante dans les rôles du sexe.Avant Stonewall, les gais et lesbiennes se mêlaient dans la société et dans des clubs avec une assez bonne compréhension et une certaine appréciation de l’un et de l’autre.Mais à mesure que la libération gaie s’est affirmée, les hommes gais, bouillant de leur liberté nouvellement acquise, ont plongé dans des bacchanales de narcissisme et de promiscuité.Les bars exclusifs, les chambres des orgies, les saunas ont éclaté en nombre et en luxe.D’étranges maladies parasites ont bientôt commencé à apparaître et, en 1981, on a identifié un «cancer gai», le sida.Nous devons avoir l’honnêteté de reconnaître que la tentative des hommes gais de créer un monde sans femmes a échoué de façon catastrophique.Malheureusement, le sens de l’histoire des gens commence au jour de leur naissance, ce qui signifie que tout ce qui les précède est démodé et non pertinent et que tout ce qui suit est éclairé et progressif.Cependant, nous ne pouvons ni ne devons ignorer les leçons de l’histoire et de la loi naturelle.Maintes et maintes fois, on a vu que chaque fois que l’humanité n’a pas protégé les institutions politiques, morales et sociales qui avaient fait leurs preuves, chaque fois que l’humanité a érigé l’orgueil en vertu, a épousé un comportement populaire contraire à la loi naturelle, et chaque fois que l’humanité est devenue arrogante, autonome, égalitaire, nihiliste et irréfléchie, la civilisation s’est effondrée — toujours et sans exception.Voici que nous répétons ce cycle et que nous nous apprêtons à nous écraser et à être consumés une fois de {Jus dans les flammes. LE DEVOIR.LE MERCREDI 2 A G 0 R A A O r T 2 O O 3 B 5 Un malaise difficile à porter Le ton du texte romain sur les unions homosexuelles ferme la porte à toute espèce de dialogue avec des personnes qui sont aussi des fils et des filles de Dieu ROBERT RICHARD Prêtre du diocèse de Nicolet La^Curie romaine, avec l’approbation du pape, s’oppose à la reconnaissance juridique des unions entre personnes homosexuelles.Elle invoque des raisons, mais ce n’est pas mon intention de les discuter id.Je voudrais cependant remettre en question le ton incisif de ce texte romain.D’une part on y parle de l’homosexualité comme d’un problème, d’une anomalie, d’une inclination objectivement désordonnée.D’autre part, on dira des pratiques homosexuelles qu’elles sont des dépravations graves, des comportements déviants, des fléchés gravement contraires à la chasteté.Je me demande comment je pourrais être encore crédible en prêchant un Dieu d’amour tel qu’enseigné par le Christ tout en souscrivant à une telle façon d’aborder la question de l’homosexualité et des relations qui en découlent Voilà l’objet d’un malaise que je ne suis certes pas seul à porter.Au delà des comportements qui dérangent chez les autres, il y a d’abord des personnes en quête d’aimer et d’être aimées.C’est un trait fondamental de tout être humain et, dans ce cas-ci, il n’est pas inutile de le rappeler.Je ne suis pas spécialiste des questions morales.Je reconnais qu’en cette matière, j’ai le devoir de mç référer à des personnes plus compétentes.Mais l’Eglise m’a un jour ordonné prêtre pour annoncer une parole de libération à toute personne et pour favoriser la communion entre les personnes elles-mêmes et avec Dieu.Je ne peux donc, en conscience, demeurer insensible à la souffrance que cause un tel jugement aux personnes qui vivent une situation de vie quelles n’ont pas choisie.A ce chapitre, la liste est beaucoup plus longue que celle des seules personnes homosexuelles.Naturel ou pas ?Le texte romain dit que «le mariage est saint alors que les relations homosexuelles contrastent avec la loi morale naturelle».Avec d’autres, je m’interroge sur ce qui est naturel pour une personne homosexuelle.Serait-ce de chercher à vivre en hétéro, de faire semblant, d’aller jusqu’au mariage avec une personne de l’autre sexe dans l’espoir de «guérir» un jour?De telles options, on l’a vu trop de fois, ne font qu'augmenter la souffrance ainsi que le nombre des personnes concernées par l’homosexualité.Dans le cortège des maquillages, des accoutrements bigarrés et des gestes provocateurs de certaines personnes homosexuelles, n’y a-t-il pas un cri que l’on se doit d’entendre, comme être humain et surtout comme chrétien?Un cri qui dirait: «aimez-nous tels que nous sommes, sans que l’on doive se cacher, et laissez-nous le droit d’aimer»?En condamnant les relations homosexuelles, la Curie romaine ne semble pas reconnaître que l'amour puisse être possible entre deux personnes de même sexe.Elle nie aussi toute espèce de fécondité de leur part Ça aussi ça me pose question.Le plus grand commandement Le Christ a fait de l’amour de Dieu et des autres le plus grand commandement duquel découlent tous les autres.Quelqu’un peut-il être «contre nature» lorsqu’il s’engage sur le chemin non pas de l’égocentrisme mais de l’amour véritable avec une autre personne?A mon humble avis, ce qui fait la dépravation d'un acte sexuel, qu’il soit hétéro ou gai, c'est lorsque l’amour en est absent ou lorsque le bien-être d'une autre personne est menacé.Tant que l'homosexualité restera la proie de qualificatifs incendiaires, des personnes vivront dans l’ombre d’un secret inavouable par peur d'être rejetées par leurs proches.En revanche, il y aura aussi des gens qui se réuniront en ghetto et qui se manifesteront à l’occasion de manière provocante.Ce qui est le plus navrant, c’est que le ton du texte romain sur les unions homosexuelles ferme la porte à toute espèce de dialogue avec des personnes qui sont aussi des fils et des fiDes de Dieu.Il aurait peut-être été bon d’entendre les personnes homosexuelles elles-mêmes sur ce quelles vivent non seulement de souffrant mais de beau et de grand.D’ici là, je crains fort qu’encore beaucoup trop de gens ne souffrent en silence au profit d’ime prétendue rectitude morale chrétienne.Et ça, comme prêtre et comme être humain, je ne peux pas l'accepter.Pourquoi le Barreau du Québec est en faveur du mariage des personnes de même sexe PIERRE GAGNON Bâtonnier du Québec Exerçant son rôle dans la protection des valeurs d’une société libre et démocratique ainsi que sa responsabilité d’ordre social, notamment en faisant la promotion de l’égalité de tous devant la loi et en protégeant l’équilibre entre les citoyens et l’État, le Barreau du Québec énonce sa position sur le mariage des personnes de même sexe.Le Barreau du Québec appuie l’avant-projet de loi fédéral sur cette question.Notre position ne doit pas surprendre compte tenu de l’état actuel du droit et de l’évolution de la société québécoise.Nous l’avons rendue publique dès le printemps dernier, lorsque nous avons présenté au ministère de la Justice du Canada, à sa demande, notre mémoire sur son document de travail intitulé Mariage et reconnaissance des unions de conjoints de même sexe.Au congrès du Barreau, fin mai, j’ai rappelé cette position.Elle est demeurée inchangée depuis le dépôt de l’avant-projet de loi sur le même sujet par le ministre de Injustice au mois de juillet Sur quoi est fondé notre appui?Respect des droits et libertés «Judiciairement parlant», si l’on me passe l’expression, il faut tenir compte de la situation suivante: la Cour supérieure du Québec ainsi que les cours d’appel de la Colombie-Britannique et de l’Ontario ont déclaré inconstitutionnelles les dispositions législatives et de common law qui prévoient que le mariage ne peut unir que des personnes de sexe opposé.Ces tribunaux ont décidé qu’une définition du mariage qui exclut l’union entre personnes de même sexe viole l’article 15 de la Charte canadienne des droits et libertés, qui interdit toute discrimination fondée sur l’appartenance sexuelle.Ils précisent que cette violation est une atteinte à la dignité de la personne qui ne peut être justifiée de façon raisonnable dans une société libre et démocratique.Le libre choix de leur union favorisera la stabilité sociale, juridique et économique des époux de même sexe et de leur famille.Les termes de la décision de la Cour d'appel de l’Ontario sont éloquents.Dans ses motifs, elle souligne, en substance, qu’une loi qui prohibe les mariages entre les personnes de même sexe ne cadre pas avec leurs besoins, leurs potentialités et leur vécu.Elle rappelle que les conjoints de même sexe sont capables de relations amoureuses durables, tout aussi significatives que celles de personnes de sexe opposé.Enfin, elle fait remarquer que les personnes de même sexe peuvent choisir d’avoir des enfants par le truchement de l’adoption, d’une mère porteuse ou de l’insémination artificielle.Par ailleurs, ajoute la cour, la procréation et la maternité ne sont ni les seuls buts du mariage ni la seule raison pour laquelle les couples choisissent de s’unir.Pour le Barreau du Québec, dont le Comité sur le droit de la famille a étudié cette question attentivement, il appartient maintenant au législateur de permettre aux conjoints de même sexe le libre choix de leur union afin qu’ils puissent, au même titre que les autres couples, bénéficier d’une base stable sur laquelle construire leurs relations.Ce libre choix permettra de donner son plein effet à la relation conjugale et favorisera la stabilité sociale, juridique et économique des époux de même sexe et de leur famille.Respect des croyances religieuses Quant à l’avant-projet de loi proposé par le ministre de la Justice du Canada, il est simple et efficace.En deux articles clairs, il prévoit d’abord que «le mariage est, sur le plan civil, l’union légitime de deux personnes, à l’exclusion de toute autre personne».Énsuite, distinction importante, il précise que «la présente loi est sans effet sur la liberté des autorités religieuses de refuser de procéder à des mariages non conformes à leurs croyances religieuses».Rédigé ainsi, l’avant-projet de loi ouvre des horizons nouveaux aux conjoints de même sexe tout en tenant compte de l’autonomie et de la dignité humaine.D distingue l’institution du mariage des croyances religieuses, qu’il respecte par ailleurs.Comme l’a souligné avec justesse notre comité dans ses commentaires sur le document de travail du ministère de la Justice au printemps dernier, la société québécoise a considérablement évolué depuis les 40 dernières années et en est «sans doute rendue au point où il n’est plus admissible de continuer de mettre en valeur certaines institutions qui perpétuent les inégalités sociales et juridiques».La législation dite sociale s'est elle-même ajustée au développement de la société.D est vrai qu’au Québec, au Canada, dans les autres provinces et en Europe, nous avons vu se multiplier des lois, règlements et programmes qui reconnaissent aux conjoints de même sexe les mêmes droits et avantages que ceux reconnus aux conjoints de sexe opposé.Cependant, croyons-nous, une telle législation à la pièce est insuffisante et ne comble pas intégralement les besoins des conjoints de même sexe, Elle ne leur permet pas d’atteindre, de fado, les droits conférés par le mariage, comme c’est le cas pour les conjoints de sexe opposé, et perpétue la discrimination dont ils font l’objet La solution la plus complète C’est pourquoi le Barreau du Québec opte pour la solution qui non seulement est la plus simple sur le plan juridique puisqu’elle élimine les contestations judiciaires basées sur la Charte mais est également la plus complète sur le plan de ses effets.Les couples homosexuels désirant de phis en plus reconnaître publiquement leur engagement au même titre que les couples mariés de sexe opposé, cette solution a le mérite de répondre à leurs attentes.Socialement et juridiquement, notre société a atteint cet idéal d’égalité.Une question de droits et non de choix M ÉLANIE CHAPLEAU Montréal M Berry Farah, j’ai lu votre texte (Le Devoir, page Idées, 5 août2003» avec la phis gran- • de attention à propos du monde homosexuel.Est-ce que l’homosexualité est une identité ou une situatiqn de vie, une façon différente de vivre sa sexualité?Étant moi-même une jeune lesbienne, j’ai passé des heures à discuter ou à réfléchir sur ce que je suis, sur ce que sera ma vie en tant que lesbienne.Mon homosexualité — qui n’est en fait qu'une préférence sexuelle — prend tellement de mon temps et occupe à ce point mon esprit qu’il m’est difficile de la comparer à l'hétérosexualité.Est-ce qu’une hétérosexuelle s’interroge à ce point sur ses désirs ou sa façon de vivre sa sexualité?A-t-elle à se demander si elle doit cacher le fait qu’elle aime les gens du même sexe?A-t-elle eu à expliquer à nombre de personnes ce qu’est la réalité gaie, c’est-àdire être une personne ordinaire attirée par les gens du même sexe?A-t-elle eu à démystifier dans son entourage sa sexualité, devant tant de préjugés dont moi-même j’ai dû me défaire teüernent ils sont ancrés dans l’imaginaire collectif?La réalité homosexuelle est aujourd’hui bien différente de celle des hétéros.Qu’on le veuille ou non, le jeune homosexuel passe inévitablement par une crise identitaire, dans son refus d’être différent et sa recherche de gens comme lui Je ne sais pas comment je vivrai mon homosexualité dans trente ans, sans doute ma vision aura-t-elle changé, mais pour l’instant il est pour moi clair que l’homosexualité est par la force des choses une identité bien plus qu’une simple préférence.Elle l'est à cause de l’ignorance de la population de notre réalité, mais aussi à cause de l’absence de visibilité de l’homosexuel dans la société.Je sais que l’acceptation et la compréhension de l’homosexuel passent par notre interaction et par l’affichage de notre différence.D’abord pour que l’on nous connaisse mais aussi pour éliminer le sentiment d’isolement des jeunes homosexuels.Le mouvement de libération homosexuelle est bien jeune.Il nous reste bien du chemin à faire pour passer de la tolérance à l’acceptation.D est vrai que l’homosexualité n’a jamais été aussi mal vue qu’a partir du XIXr siècle, mais la réalité demeure que jamais dans l’histoire elle n’a pris la forme qu’on veut lui accorder aujourd’hui, celle de deux êtres de même sexe qui s’aiment et qui veulent vivre ouvertement ensemble.Si j’ai bien lu mes livres d’histoire, l’homosexualité était acceptée en tant que rite initiatique, mais jamais en tant qu’union de partage et d’amour.On a accepté l’homosexualité sous son angle sexuel, jamais affectif.Il me semble qu’en refusant le mariage homosexuel, nous tombons dans le même piège: faites ce que vous voulez dans votre intimité, mais de grâce ne le montrez pas en plein jour! Ou comme dans l’Antiquité: soyez bisexuels, mais pas exclusivement homosexuels! Une menace ?Parlons maintenant de sectorisation et de culture.La sectorisation est un phénomène naturel, les gens ayant les mêmes intérêts, souvent la même culture, ou étant de même classe sociale ont tendance à se regrouper entre eux.Ils partagent les mêmes goûts et le même vécu.Sont-ils une menace pour la cohésion de la société?Les gens se regroupent pour rencontrer des gens partageant les mêmes intérêts.En oublient-ils les intérêts du reste du monde?L’orientation sexuelle est phis qu’un intérêt, mais une réalité intrinsèque qui n’est pas écrite sur notre front et qui n’est pas aussi visible que la couleur de la peau, par exemple.Nous avons besoin de nous retrouver, d’avoir un lieu de rencontre.D’où le village, d’où le ghetto.Un lieu où l’on se retrouve entourés de 90 % d’homosexuels au lieu de 90 % d’hétérosexuels.Un lieu qui ressemble un peu plus au monde dans lequel l’hétérosexuel vit Un lieu dont, pour le moment, nous avons besoin.Est-ce que, parce que nous nous battons pour nos droits, nous cessons de nous battre pour d’autres causes collectives, comme la paix dans le monde, les garderies à 5 $, etc.?Nous ne nous enfermons pas dans notre différence, nous voulons juste être pleinement reconnus pour ce que nous sommes.Nous, minorité, ne crions pas au scandale parce que nous n’avons pas gain de cause mais bel et bien parce que nous n’avons pas les mêmes droits que la majorité.Nous voudrions bien crier à l’indifférence, mais nous devons d’abord entre reconnus comme l’égal de la majorité dans cette différence.A-t-on cultivé un lobby ou une pseudoculture pour nous isoler?D me semble plutôt que nous avons commencé à être reconnus avec la montée de la société de consommation.Nous ne sommes pas vus comme des homosexuels, mais comme des consommateurs.Les gais dépensent beaucoup, ouvrons-leur une place dans les marchés, donnons-leur de la visibilité! La Fierté gaie apporte de l’argent à Montréal.Le tourisme gai est payant.Ne serait-ce pas plutôt la société hétéro-sexueDe qui a créé ce lobby?D n’y a pas de culture gaie, il y a des regroupements entre personnes ayant des affinités sur le plan sexuel.Des regroupements de gens qui ont besoin de se rencontrer et de partager leur vécu.Des gens qui ont un int en commun au-delà de leurs cultures respectives, 'attends avec impatience le moment où ces regroupements ne seront phis nécessaires, où nous serons une minorité qui fera entièrement partie du décor.Le moment où l’homosexuel sera présent ouvertement partout et aura tous les droits qu’on accorde aux hétérosexuels.Car s’il n’y a pas de gène homosexuel, l’homosexualité n’est pas une question de choix, elle fait partie de nous et tout ce que nous demandons, c’est que vous le reconnaissiez.Kl I Courrier La vraie immoralité Mariage homosexuel: voilà que le pape s'en mêle et déclare que l’homosexualité est une dépravation grave et immorale.Etonnant?Bien sûr que non! Pourtant, comment expliquer que la même Eglise catholique célébrait des unions entre personnes du même sexe avant que la peste décime 25 millions d’hommes et femmes en Europe au XIV siècle?la?pape dit que l'homosexualité est contre la loi naturelle.Alors, comment expliquer que les comportements homosexuels soient présents chez plusieurs espèces animales (oiseaux, dauphins, singes, etc.).Les animaux, créés par Dieu, peuvent-ils être contre nature?L’homosexualité fait partie intégrante de fa diversité naturelle.Jean-Paul 11.comme plusieurs autres qui s'opposent au mariage homosexuel, prétend que le but du mariage est 1a procréation.Alors, selon cette logique, il faudrait annuler le mariage des millions de couples hétéros qui ne veulent pas d’enfants! D’autre part, les homosexuels ne sont pas stériles: plusieurs couples homosexuels décident d’avoir des enfants.Ce qui choque le plus, c'est de me faire condamna* * en tant que personne immorale pur une Eglise qui aie rait avantage à se reganler le nombril.Cest cette même Église qui refusa l’absolution à ma grand-mère dansfes années 1940 parce que ça faisait plus d'un an qu’aie n’avait pas eu de bébé, elle qui en avait déjà eu sêj*.C’est cette même Eglise qui n’a pratiquement pas hwé le petit doigt pour empêcher U génocide de six millions de juifs.C'est cette même Eglise* qui considère encore aujourd'hui les femmes comme des êtres inférieurs, eu; leur refrisant le statut de piètre.C’est cette même Eglise qui refuse l'utilisation du condom pour empêcher fes> gens de mourir du sida en Afrique.Ça, c’est immoral! Stéphan Giroux Montréal, 1" août 2003 Une tendance historique Gérard Lévesque (Le Devoir, 23 et 24 août) fait bien; dire à 1a nature ce qu'il veut.Un philosophe devrait pourtant savoir lire Rascal: «Mais qu’est-ce que nature?: Pourquoi h coutume n’est-elle pas naturelle?J’ai grand peur que cette nature ne soit elle-même qu'une première, coutume, comme la coutume est une seconde nature.», Pascal, Pensées, 120.¦ v" Combien de fois faudra-t-il le répéter?Le mariage dr vil n’a rien de naturel, c’est une institution sociale qui a pour but d’encadrer l’union d’un couple et son évolu-.tion.Ça, c’est l'aspect social.Le mariage a été créé pour assurer la transmission du patrimoine dans 1a lignée.: Ça, c’est l’aspect liistorique.Quant à l’aspect juridique,; l’article 392 du Code civil dit ceci: «Les époux ont, en mariage, les mêmes droits et obligations.Ils se doivent mutuellement respect, fidélité, secours et assistance.Ile.sont tenus de faire vie commune.» -1, ! On remarquera que, dans aucun de ces cas, il n’esfc question de procréation.C’est facile à comprendre,, c’est parce que ce n’est pas le mariage qui produit frf procréation.La procréation est le résultat de la reja-contre des gamètes.Tout le monde le sait, et la preuve en est que les enfants hors mariage ne sont pas du tout! une exception.Par ailleurs, les gais et lesbiennes sont capables d’avoir des enfants et ils ne s’en privent pas.•, * C’est une tendance historique constante et remari quable dans l’histoire que ceux qui disposent de tous les droits estiment que ceux-ci leur sont dus par nature, mais pas aux autres, la dignité consiste à reconnaître l’égalité et non à s’autoriser d’une situation am tuelle pour mépriser les autres.q,! Francis Iagacé ; ,r\ Montréal ; Une question mal posée i Dans tout ce débat sur le mariage des personnes dy même sexe, il semble que fa question soit mal poséç.¦-Selon moi, on ne doit pas se demander si on doit ou pas permettre le mariage entre personnes di# même sexe mais plutôt pour qui une telle institution est nécessaire dans une société comme la nôtre.SL on accorde aux gais le droit de se marier, pourquoi deux frères ou deux sœurs ou deux amies ou amis qui pourraient voir dans le mariage une façon d'éventuellement s’entraider ne pourraient-ils pas le faire?! Juste parce qu'ils ne dorment pas dans le même lit, qu’ils ne s’aiment pas «d’amour»?Soyons sérieux., •>.: Cette question du mariage des gais ne peut être résolue que par une réflexion sur la nécessité du info riage dans une société évoluée comme la nôtre.,r Je propose de ne permettre le mariage qu’aux seuls couples, de même sexe ou de sexes différent, qui ont des enfants à charge et de définir cette institution en prenant seulement cela en compte.Bref, le.mariage pour la protection des enfants et rien d'autre,! Pour tous les autres cas, si deux citoyens adulte» décident de faire un contrat entre eux, qu’ils le fas; sent devant notaire et que ces contrats soient régi?par les lois qui régissent tout autre contrat Il est temps que le gouvernement cesse d’infantiliser ses citoyens.Au Québec, les citoyens et les citoyennes sont égaux à tout le moins devant un contrat d’entente à signer.Le gouvernement n’a plus à se voir comme ua protecteur des femmes devant les hommes.Cette attfr tude gouvernementale était peut-être justifiée autrefois, mais plus maintenant Les femmes sont au moins aussi compétentes que les hommes pour signer un contrat.^ André Simard Québec, août 2003 Au-delà du droit ¦¦ f Sur le plan judiciaire, le doute n’existe à peu près pas: toutes les cours de justice, y compris la Cour suprême du Canada, compte tenu de fa jurisprudence; jugeraient que l’interdiction du mariage aux homosexuels est discriminatoire et contraire à la Charte canadienne des droits et libertés.Telle est fa conséi quence de ce pouvoir accordé aux juges par la réforme constitutionnelle de 1982 et d’une culture juridique des droits de la personne poussée à l’extrême,.Avec 1a question du mariage homosexuel, nous sommes arrivés à une situation-limite.De toute évidence, le sujet déborde largement la question de» droits et libertés.Que faire lorsque la population est si divisée?La décision fa plus sage serait sans doute de reconduire fa définition actuelle du mariage par.une loi, quitte à y inclure une clause dérogatoire oy.nonobstant prévue à l’article 33 de la charte.Cette clause est d’une durée maximale de cinq ans et elle est renouvelable.Devant pareille proposition, plu-, sieurs lanceront sans aucun doute de hauts cri».Mais sur un sujet aussi important que le mariage, il n’y a aucune raison d’agir rapidement > S’il y avait dans le cas de l’interdiction du mariage homosexuel, une si manifeste violation des droits de là personne, comment expliquer alors que seulement deux pays démocratiques, à ce jour, le permettent?-Faut-il à tout prix que le Canada devienne le troisième État à reconnaître cette redéfinition du mariage?Et; pourquoi ne pas permettre éventuellement un référeih dum sur le sujet puisque celui-ci va bien au-delà d’unp question de droits et de protection d’une minorité?• Michel Lebel éj Ancien professeur des droits et libertés de la personne : ? LE DEVOIR.LE MERCREDI 27 AOÛT 2003 B 6 LE DEVOIR LES SPORTS CHAMPIONNATS DU MONDE D’ATHLÉTISME La coureuse de fond Émilie Mondor passe à Phistoire de Pathlétisme canadien PRESSE CANADIENNE Saint-Denis — La coureuse de fond Émilie Mondor a été la première Canadierme de l’histoire à descendre le 5000 mètres sous les 15 minutes, hier, aux Championnats du monde d’athlétisme.Mondor, qui est âgée de 22 ans, a fracassé un des plus vieux records canadiens en athlétisme, réalisant un chrono de 14 min 59 s 68 qui lui a permis d’accéder à la finale.Mondor a éclipsé la marque de 15 min 01 s 30 qu’avait établie Lynn Williams il y a 18 ans.Elle a aussi amélioré son record personnel de plus de sept secondes.Plus important encore, l’exploit qu’elle a réalisé l’assure également d’une participation aux prochains Jeux olympiques d’Athènes, l’an prochain.•C’est un rêve qui se concrétise d'être la première Canadienne à descendre sous les 15 minutes dans cette épreuve, a déclaré Mondor, qui a obtenu le 13' meilleur temps de la journée.Je n'étais pas certaine de pouvoir y parvenir.Et de me qualifier pour la finale, en plus, est la cerise sur le gâteau pour moi.Maintenant, mon objectif sera de terminer parmi les 12 premières dans la finale.» Mondor a terminé septième de sa course, devançant la championne du monde en titre Olga Yego-rova, de la Russie, qui a pris la 10e place et a été éliminée.L’autre Canadienne en lice, Courtney Babcock, de Chatham, en Ontario, a décroché la 15' et dernière place disponible.Les trois temps le,s plus rapides ont été inscrits par Edit Masai, du Kenya, classée sixième au monde, s’est qualifiée première en 14 min 45 s 35.La finale aura lieu samedi.Cummins sixième Au 800 mètres féminin, Diane Cummins, de Victoria, qui repré- sentait un espoir de médaille, a pris le sixième rang en finale.Cummins, cinquième aux championnats du monde de 2001, a signé un chrono de 2 min 02 s 48.Elle était satisfaite de sa performance, mais était déçue que les deux premières aient utilisé des tactiques d’équipe.Maria Mutola des Lourdes, du Mozambique, a défendu avec succès son titre avec un temps de 1 min 59 s 89.Elle est aussi la championne olympique en titre.La Britannique Kelly Holmes, la partenaire d’entraînement de Mutola, a terminé deuxième en 2 min 0 s 18 et la Russe Natalya Khrushchelvova a terminé troisième en 2 min 0 s 29.La coureuse de haies Perdita Felicien, de Pickering, en Ontario, s’est qualifiée en vue de la finale.Felicien a couru en 12,68 secondes pour remporter sa course et confirmer qu’elle est une sérieuse aspirante à une médaille lors de la finale de mercredi.11 s’agissait du deuxième temps le plus rapide de la journée.Brigitte Foster, de Jamaïque, qui a devancé Felicien pour remporter la médaille d’or aux Jeux panaméricains au début du mois, a réussi le temps le plus rapide en 12,65.Jon Drummond se retire Saint-Denis (AP) — Le sprinter américain Jon Drummond a préféré quitter de son plein gré les Championnats du monde d’athlétisme hier plutôt que de risquer une exclusion pour son attitude déplacée après sa disqualification en séries du 100 mètres.Drummond, qui avait perturbé les Mondiaux en refusant de quitter la piste après sa disqualification pour fauxdépart, a annoncé sa décision alors que les responsables de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) avaient menacé de l’exclure des Mondiaux pour «avoir nui à l’image de son sport».L’IAAF avait donné jusqu’à hier soir à la Fédération américaine (USATF) pour prendre une sanction disciplinaire contre Drummond.•Pendant nos entretiens, Jon Drummond nous a informé qu’il se retirait de la compétition et qu’il mettait un terme à sa saison», a annoncé l’USATF Drummond, qui espérait pouvoir disputer le relais 4x100 mètres en fin de semaine, a confirmé ces informations dans un communiqué.•Mon mental est brisé parce que j’ai toujours voulu divertir les fans, a déclaré l’Américain.Ça m’attriste de ne pas pouvoir concourir ce weekend ni pour le reste de la saison.» Drummond, 34 ans, a été sacré deux fois champion du monde avec le relais 4x100 mètres américain, en 1993 et 1995.Il a également été sacré champion olympique avec ses coéquipiers en 2000 à Sydney.PORTRAIT Kim Collins, le paresseux couronné ASSOCIATED PRESS Saint-Denis — Kim Collins s’était mis au sport uniquement «pour se faire des nanas».Il est devenu lundi soir champion du monde du 100 mètres.Son attitude décontractée a payé sur la piste du Stade de France, où le sprinter de Saint-Kitts et Nevis a battu tous les favoris, dont le recordman du monde américain Tim Montgomery.«Je suis paresseux.Je ne jais pas partie de ces sprinters qui travaillent vraiment dur.Je suis plus du genre relax», a déclaré Collins, qui pèse environ 10 kilos de moins que le reste de ses rivaux.«J’ai commencé la piste à cause des filles.Je pense que [mon côté détendu] est la clé de mon succès.» Depuis la victoire du sprinter de Trinidad Hasely Crawford dans le 100 mètres des Jeux olympiques de 1976, le monde de la vitesse n’avait pas connu pareille surprise.Collins s’est imposé au nez et à la barbe de tous les favoris dimanche, en 10,07 secondes, devant Darrel Brown (Trinidad et Tobago) et le Britannique Darren Campbell.Brown, Campbell et l’autre Britannique Dwain Chambers ont tous trois été chronométrés en 10,08 secondes et les juges ont eu recours à la photo finish pour les départager.Montgomery s’est classé cinquième, en 10,11, devant son compatriote Bernard Williams (10,13).«C’était serré, a commenté Collins, âgé de 27 ans.Cette course était ouverte à tout le monde.Je pensais avoir de bonnes chances, j’y Æu.MAL LANGSDON REUTERS Triomphal, Kim Collins affichait hier le V de la victoire alors qu’il jouait les touristes près de l’Arc de triomphe à Paris.pensais depuis un bout de temps déjà.Depuis plusieurs jours, je me voyais en train de la gagner.» Collins, sixième d’une famille de 11 enfants, manquait régulièrement l’école quand il était petit pour aider les autres à s’entraîner.Puis, quand il a atteint l’âge où on commence à penser aux filles, il a décidé de s’occuper plus sérieusement de lui.Collins 3 passé ses années de lycée aux Etats-Unis, au Central Arizona junior college.11 s’entraîne désormais avec Marty Stratton à la Texas Christian University, où il étudie la sociologie.En dépit de, toutes ses années passées aux États-Unis, les méthodes d’entraînement américaines ne l’ont jamais séduit «Je n’aime pas travailler trop dur.Je n’aime pas soulever de la fonte, a souligné Collins.Je ne ressens pas le besoin de me “tuer” [au travail].Si je n’ai pas envie de m’entraîner, je passe un coup de fil à mon entraîneur C’est super qu'il accepte ça et qu’il continue de travailler avec moi.» «Je suis paresseux, etjen 'aime pas prendre de médicaments.Je pense que je suis le seul sprinter qui ne soulève pas de poids, qui ne prend pas de vitamines ni de protéines.» En dépit de son dégoût proclamé pour les médicaments, Collins a été contrôlé positif au sal-butamol après avoir remporté le 100 mètres des Jeux du Commonwealth l’année dernière à Manchester.Il a pu conserver sa médaille après avoir prouvé que cette substance se trouvait dans un produit qu’il prenait pour soigner son asthme.La Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) demande désormais aux athlètes de fournir avant les compétitions des certificats médicaux justifiant l’usage thérapeutique de certaines substances interdites.Collins avait pris la septième place du 100 mètres des Jeux olympiques de Sydney en 2000.En 2001 aux Mondiaux d’Edmonton, il avait fini sixième de la course reine et obtenu le bronze sur 200.Saint-Kitts et Nevis, qui compte moins de 40 000 habitants, attendait sa victoire avec impatience.«C’est la folie là-bas.Vous pourriez prendre l’avion maintenant et arriver encore à temps pour participer à la fête.Ça va durer longtemps, s’est réjoui Collins.Ils se demandaient quand Saint-Kitts allait obtenir une médaille, et c’est fait.Personne n’est allé à l’église dimanche, ils ont tous regardé les Mondiaux à la télé.Je pense que beaucoup de gens pensent que mon succès va créer un engouement pour l’athlétisme à la maison.Mais les gens y sont encore plus paresseux que moi.» Internationaux de tennis des États-Unis Au tour de Chang de faire ses adieux AGENCE FRANCE-PRESSE New York — L’Américain Michael Chang a disputé le dernier match de sa carrière hier lors du premier tour de FUS Open de tennis à Flushing Meadows, où il s’est incliné 6-3, 7-5, 5-7,64 face au Chilien Fernando Gonzalez.Au lendemain des adieux officiels de Pete Sampras, c’est donc un autre «vétéran» américain qui quitte le circuit.Le public américain du Stade Arthur Ashe lui a réservé une ovation debout à sa sortie du court.Le joueur, très ému, a applaudi les spectateurs.Fidèle à son image de combattant des courts, l’Américain s’était à nouveau donné sans compter, pour le plus grand plaisir des spectateurs.Mais face à un Fernando Gonzalez au meilleur de sa forme, il lui a fallu s’incliner.«J’ai débuté ma carrière ici il y a quinze ans.Je la termine ici.Cela a été un plaisir pour moi de jouer mon dernier match ici.Merci à tous», a déclaré le joueur, les larmes aux yeux.Plusieurs spectateurs criaient «On t'aime Michael» après la rencontre, tandis que son frère et entraîneur Cari était présent dans les tribunes.Chang, 31 ans, avait décidé depuis plusieurs mois déjà de disputer à New York son dernier tournoi après seize années passées sur le circuit.Il avait atteint la finale de l’US Open en 1996.«J'ai passé de bons moments sur les courts.À présent, je ressens beaucoup d'émotion.Mais je suis en accord avec ma décision et je quitte le circuit sans avoir de regrets», a expliqué l’ancien n 2 mondial, actuel 222' au classement technique ATP Vainqueur de 34 tournois du circuit ATP, il était devenu le plus jeune joueur de l’histoire à remporter un tournoi du Grand Chelem lorsqu’il triompha à Roland-Garros en 1989 à l’âge de 17 ans et 3 mois.La carrière de Chang, finaliste à Roland-Garros en 1995 ainsi qu’à l’US Open et à Melbourne en 1996, a connu un tournant il y a quatre ans en raison d’une blessure à un genou.Son dernier titre remonte à l’été 2000.Chang a enregistré plus de 19 millions de dollars de gains depuis ses débuts sur le circuit professionnel en 1988.BASEBALL Robinson était ravi de retrouver le succès lundi RICHARD M I LO PRESSE CANADIENNE C> était un match important lundi et les Expos ont inscrit 12 points dont trois dès la première manche.«Il a fallu que je me pince pour m'assurer que je ne rêvais pas», a dit Frank Robinson, qui se demandait, il y a quelques jours à peine, où était passée son attaque.Lors de leur dernier voyage en Californie, les Expos n’ont inscrit que cinq points en quatre matchs pour subir autant de défaites après avoir marqué sept points lors du premier match contre les Dodgers.à Los Angeles.«C’était beau à voir et on a été les premiers à marquer.C'était exactement ce qu’il nous fallait», a signalé Robinson.«C'est une drôle d'équipe et ce sont des joueurs bizarres, a-t-il ajouté.On fait les choses de la bonne manière pendant un certain temps et on ne le fait pas pendant un certain temps.«Une des choses qu'on a bien faites, c’est d’être patient au marbre.On a fait le travail et on a profité des circonstances.» Guerrero a réussi un circuit de trois points tout juste après que la chance ait souri aux Expos.José Vidro a frappé un roulant qui aurait constitué un doublejeu mais la balle a fait un faux bond devant le joueur d’arrèt-court Jimmy Rollins.Les Expos menaient 9-0 après deux manches et avec Livan Hernandez au monticule, la victoire n’était plus qu’une formalité.•Uvan n'avait pas autant d’étoffe qu’à ses cinq ou six derniers départs, a noté Robinson, et il s’en est sorti en faisant les bons lancers pour stopper les Phillies.C’est une bonne équipe à l’offensive.Ils sont dangereux et explosifs.» Les Expos ont entrepris lundi une séquence de 13 matchs contre les Phillies et les Mar-lins de la Floride, les deux meneurs dans la course au meilleur deuxième.«Notre équipe a confiance, a dit Robinson.C’est ce qui explique pourquoi on est en mesure de revenir comme on le fait.On a l’air abattu et on revient avec force.On n’abandonne pas.» Frank Robinson a indiqué qu’il y a avait beaucoup d’enthousiasme avant le début de la rencontre, lundi.«Le degré d’enthousiasme n'avait pas été aussi élevée depuis le premier jour de la saison.» 11 s'attend à ce qu'il reste élevé durant toute la séquence de 13 matchs mais il a signalé qu’ü faudra faire attention par la suite pour éviter un relâchement quand la course sera loin d'être terminée.«Il y a six ou sept équipes dans la course.Ça suscite de l’intérêt dans les villes impliquées.Le baseball majeur est sûrement content.C’est un signe de parité.Il n’y a pas de super équipes à l’exception probablement des Braves d’Atlanta.» •J’adore la compétition, a affirmé Robinson.C’est ce qu 'on veut avoir quand on est au camp d'entraînement.On veut avoir la chance durant la saison de se battre pour quelque chose.» Jeux universitaires Catherine Roberge procure au Canada • \ sa premiere médaille PRESSE CANADIENNE ET ASSOCIATED PRESS Daegu, Corée du Sud — La judoka Catherine Roberge de Québec a procuré au Canada sa première médaille aux Jeux universitaires mondiaux, hier, remportant l’argent en judo dans la catégorie des 70 kilos.Roberge, âgée de 21 ans, a perdu par yuko en temps supplémentaire contre la Française Gevrise Emane, passant néanmoins à l’histoire comme la première judoka féminine canadienne médaillée des Jeux universitaires.«Jai réellement le sentiment que j’aurais dû l'emporter, c’est la raison pour laquelle je suis très déçue», a commenté Roberge, qui avait vaincu Emane, l’an dernier, à l'occasion de leur premier affrontement «J'estimais être en meilleure forme qu’elle et j’étais plus énergique vers la fin du combat, mais elle m’a surprise en faisant un mouvement que je ne l’avais jamais vu faire auparavant.» Récolte bien garnie Avant la finale, Roberge avait défait ses trois premières rivales par ippon.Elle avait aussi obtenu un laissez-passer au premier tour.Elle avait écarté de son chemin la Brésilienne An-dresa Hoshino en 59 secondes, la Néerlandaise Anne De Rooy en 4 min 52 s et l’Espagnole Leire Iglesias en prolongation.•Cette compétition me rappelle que j’ai encore beaucoup de choses à apprendre, a continué Roberge, qui fait partie d’une célèbre famille de judokas.Les erreurs que je commets ne pardonnent pas dans un calibre supérieur comme celui des Jeux olympiques » La médaille d’argent acquise hier s'ajoute à une récolte déjà bien garnie cette année pour Roberge.Elle a raflé l’or aux championnats canadiens, ainsi qu’aux tournois internationaux de Cuba, de Suède et de Finlande.Elle a touché l'argent au prestigieux tournoi de Paris et le bronze à la compétition de Bulgarie.BASEBALL LIGUE NATIONALE Section Est G P Moy Diff Atlanta 84 46 646 — Floride 70 60 .538 14 Philadelphie 70 60 .538 14 Montréal 68 64 .515 17 New York 57 72 .442 261/2 Section Centrale Houston 68 62 523 — St.Louis 68 62 .523 — Chicago 67 62 .519 1/2 Pittsburgh 58 70 .453 9 Cincinnati 58 72 446 10 Milwaukee 55 75 .423 13 Section Ouest San Francisco 78 51 605 — Arizona 69 62 527 10 Los Angeles 67 62 .519 11 Colorado 64 69 .481 16 San Diego 51 81 .386 281/2 Hier Philadelphie à Montréal Floride à Pittsburgh Milwaukee à Cincinnati N.Y.Mets à Atlanta Los Angeles à Houston Chicago Cubs à St.Louis San Francisco au Colorado San Diego en Arizona Aujourd’hui Philadelphie à Montréal, 19h05 N.Y.Mets à Atlanta, 19h05 Floride à Pittsburgh, 19h05 Milwaukee à Cincinnati, 19h10 Los Angeles à Houston, 20h05 Chicago Cubs à St.Louis, 20h10 San Francisco au Colorado, 21h05 San Diego en Arizona, 21h35 LIGUE AMÉRICAINE Section Est G P Moy.Diff New York 80 49 .620 — Boston 76 55 .580 5 Toronto 64 67 .489 17 Baltimore 61 69 469 191/2 Tampa Bay 51 78 .395 29 Section Centrale Chicago 69 62 .527 — Kansas City 67 62 .519 1 Minnesota 67 63 .515 1 1/2 Cleveland 58 73 .443 11 Detroit 32 97 .248 36 Section Ouest Oakland 76 55 .580 — Seattle 76 55 .580 — Anaheim 63 68 .481 13 Texas 61 70 .466 15 Hier Detroit à Cleveland Chicago White Sox i N.Y Yankees Toronto à Boston Texas à Kansas City Tampa Bay à Seattle Baltimore à Oakland Minnesota à Anaheim Aujourd’hui Detroit à Cleveland, 19h05 Chicago White Sox à N.Y.Yankees,19h05 Toronto à Boston, 19h05 Texas à Kansas City, 20h05 Tampa Bay à Seattle, 22h05 Baltimore à Oakland, 22h05 Minnesota à Anaheim, 22h05 FOOTBALL LIGUE CANADIENNE Section Est G p N PP PC PTS Montréal 9 1 D 343 215 18 Toronto 4 6 0 276 269 8 Ottawa 3 7 0 263 340 6 Hamilton 0 10 0 152 Section Ouest 366 0 C.-B.7 3 0 351 217 14 Edmonton 7 3 0 312 231 14 Winnipeg 7 3 0 294 275 14 Saskatchewan 6 4 0 317 262 12 Calgary 2 8 0 181 Vendredi 29 août 314 4 Montréal à Ottawa, 19h Dimanche 31 août Winnipeg en Saskatchewan, 19h Lundi 1” septembre Toronto à Hamilton, 13h Edmonton à Calgary, 16h EN BREF Calvillo joueur par excellence Toronto (PC) — Le quart-arrière Anthony Calvillo des Alouettes de Montréal est le joueur offensif par excellence de la dernière semaine d’activités dans la LCE Calvillo a obtenu 438verges de gains par la voie des airs, réussissant de plus quatre passes de touché, dans la victoire de 46-22 des Alouettes face aux Argonauts de Toronto.Le secondeur Brian Clark des Blue Bombers de Winnipeg est le meilleur joueur défensif L’ailier défensif Daved Benefield des Bombers, auteur d’un touché de 51 verges sur un retour de perte de ballon, est le joueur de ligne par excellence.Craig Yeast des Tiger-Cats de Hamilton s’est vu accorder la distinction au sein des unités spéciales.Andrei Markov s’entend avec les Canadiens (PC) —Le Canadien de Montréal a conclu une entente de deux saisons avec le défenseur Andrei Markov, hier.Les détaps du contrat n’ont pas été dévoilés.Agé de 24 ans, Markov a été le meilleur marqueur chez les défenseurs de l'équipe la saison dernière, le 25e chez les défenseurs de la LNH, avec une fiche de 13 buts et de 24 passes en 79 matchs.Choix de sixième tour du Tricolore au repêchage de 1998 (162' au total), le Russe montre un dossier de 24 filets et de 60 aides en 198 rencontres dans la LNH.I I
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