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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2007-11-05, Collections de BAnQ.

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ÉGYPTE Le visage de Toutankhamon dévoilé au monde Page B 8 ?w ww.ledevoir.co m ARCHE DE ZOÉ Nouveau coup d'éclat de Nicolas Sarkozy Page B 1 LE DEVOIR rw tu.^ .FAROOQ NAKEM AGENCE FRANCE-PRESSE Des militants des droits de "nomme ont été arretés a Islamabad hier, lors d’une des rares manifestations tenues au lendemain de l’instauration de l’état d’urgence.'1, ¦mmà * ' «1^ Moucharraf met le Pakistan au pas Les élections législatives pourraient être reportées d’un an DANNY KEMP SOURCE: PAUL DIONNE Ours dansant faisant partie de la collection d’art inuit cédée par Raymond Brousseau au Musée national des beaux-arts du Québec.Musées: des donateurs échaudés La liste des récriminations s'allonge contre l’agence fédérale de contrôle STÉPHANE BAILLARGEON Comment dit-on cadeau de grec en inuktitut?Lmtégration par le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) de la collection d’art inuit de Raymond Brousseau, annoncée triomphalement il y a plus de deux ans, a vite tourné au cauchemar bureaucratique.Des poursuites judiciaires ont été nécessaires pour conclure une entente sur la valeur commerciale des 2635 œuvres constituant l’acquisition massive la plus importante de l’histoire de l’institution.Le donateur et le Musée estimaient le lot à 5,2 millions de dollars.Selon les informations obtenues par Le Devoir, la Commission canadienne d’examen des exportations de biens culturels (CCEEBC), l’organisme fédéral chargé de fixer la «juste valeur marchande» voulait réduire ce montant de plus de la moitié.VOIR PAGE A 8: MUSÉES Islamabad — Le président Pervez Moucharraf a étendu hier son emprise sur le Pakistan, au lendemain de l’instauration de l’état d’urgence, faisant arrêter des centaines d’opposants alors que les élections législatives prévues en janvier pourraient bien être reportées d’une année.L’ancienne première ministre Benazir Bhutto, rentrée d’exil le 18 octobre et engagée dans des pourparlers pour un partage du pouvoir, a accusé le président d’avoir mené «un second coup» d’État.Le général Moucharraf s’était emparé cju pouvoir en octobre 1999 à la faveur d’un coup d’Etat sans effusion de sang.L’état d’urgence va «conduire à une confrontation inutile entre le régime et le peuple, ce qui ne peut qu’aider les extrémistes à exploiter la situation à leur avantage», a déclaré Mme Bhutto interrogée par la chaîne de télévision américaine CBS.L’ancien premier ministre Nawar Sharif, en exil en Arabie Saoudite, a quant à lui invité M.Moucharraf à démissionner.Interrogé sur ce que M.Moucharraf devrait faire, Nawar Sharif a répondu sur Sky News: «S’en aller, pour la bonne raison qu’il fait partie du problème [.)• Plus il prolonge sa malgouvemance, plus le Pakistan prendra le chemin de l’anarchie.» L’ancien chef du gouvernement, interrogé au téléphone, a également annoncé qu’il avait bien l’intention de rentrer dans son pays.Depuis la proclamation samedi soir de l’état d’urgence, justifié, selon le général Moucharraf, par le terrorisme islamiste et l’opposition de la Cour suprême, VOIR PAGE A 8: PAKISTAN ¦ MacKay déplore l’état d’urgence, page A 4 L’ENTREVUE Pour un nouveau rapport entre l’homme et la nature Après le climat, la diversité génétique du globe pourrait devenir dans les prochaines années la grande préoccupation de l’humanité.Avec E raison, estime le biologiste Michel Loreau qui, par l’entremise de l’organisme international Diversitas, tente de mieux documenter les effets néfastes de l’érosion des ressources biogénétiques sur la Le biologiste Planète’ ^ d’inciter les po-Michel Loreau liticiens à passer à l’action.^ FABIEN DEGLISE A la triste loterie de l’extinction, plusieurs représentants du patrimoine biologique mondial seraient bientôt sur le point de gagner.C’est le cas du gavial, un crocodile de l’Inde, du dauphin d’eau douce du Yangtze, en Chine, mais aussi du poisson cardinal de l’île de Banggai et du célèbre orang-outan de Sumatra, en Indonésie, que l’Union mondiale pour la nature (UICN) a placé à la mi-septembre sur sa liste rouge.Une liste des espèces animales en péril et forcément à protéger pour elles-mêmes et pour les générations futures.VOIR PAGE A 8: LOREAU INDEX Annonces.B 6 Idées.A 7 Avis publics.B 4 Météo.B 5 Convergence.B7 Monde.B 1 Culture.B 8 Mots croisés.B 5 Décès.B 6 Religions.B 6 Economie.B 3 Sudoku.B 4 Éditorial.A 6 Télévision.B 7 PEDRO RUIZ LE DEVOIR Le policier Philippe Collins, de la police de Montréal.Les services de police municipaux québécois et la Sûreté du Québec comptaient 13 782 agents en 2004.Taut sur la police Un traité universitaire jette un regard lucide sur la sécurité intérieure Une brique de 700 pages vient de paraître dans le monde du droit et de la criminologie.Le Traité de sécurité intérieure passe en revue les multiples aspects de la sécurité privée et publique.Terrorisme, crime organisé, efficacité de la police: rien n’échappe à l’œil inquisiteur des auteurs.BRIAN MYLES Accroître les effectifs policiers, multiplier les rondes préventives sur l’ensemble du territoire et répondre rapidement aux citoyens: autant d’idées répandues sur les moyens sûrs de réduire la criminalité.Et pourtant, toutes ces tactiques ratent leur cible.Efficace, la police?Parfois oui.Mais pas pour les raisons que l’on croit Sous la direction de Maurice Cusson, Benoît Dupont et Frédéric Lemieux, le Traité de sécurité intérieure (Editions Hurtubise HMH) pose un regard lucide sur l’organisation de la sécurité privée et publique en Europe et au Canada C’est un projet fou, porté par 37 auteurs, qui a mis sept ans à aboutir au sein de la «filière» de la criminologie à lUniversité de Montréal.L’ouvrage éclaire les lanternes des universitaires et des gestionnaires sur les interventions dûment évaluées qui font reculer la criminalité.Ainsi, les patrouilles concentrées sur des points chauds du crime, les opérations taillées sur mesure pour faire face à des problèmes spécifiques (par exemple, le trafic de drogue dans un immeuble), les campagnes de lutte contre l’alcool au volant et les enquêtes intensives sur les délinquants présentant de lourds antécédents judiciaires portent toutes des fruits.VOIR PAGE A 8: POLICE ACTUALITÉS Québec solidaire dénonce la privatisation sournoise du système de santé ¦ À lire en page A 3 UNE SAISON CHEZ GUY BOflSElVMNS Sébastien Hudon Collection mémoire vive Une nouveauté à découvrir en librairie dès aujourd’hui www.varia.com a » ALCOA L^luminium sous une autre perspective www.alcoa.com/canada LE DEVOIR.LE LUNDI 5 NOVEMBRE 2 0 0 7 ACTUALITES Chantal Hébert Le chapitre manquant Le clan de Brian Mulroney doit se mordre les doigts d'avoir imposé un moratoire de plusieurs semaines entre les entrevues exclusives qui ont assuré la promotion du lancement des mémoires de l’ancien premier ministre conservateur en septembre et celles que réclamaient les médias moins bien lotis à la loterie du marketing de son livre.SU voulait faire un nouveau tour de piste pour relancer ses ventes en prévision des Fêtes, M.Mulroney ne manquerait pas de tribunes, mais il ne pourrait phis se soustraire aux questions auxquelles son livre n’a pas fourni de réponses.En phis de mille pages, il n’a pas consacré une seule ligne à Karlheinz Schreiber, l’homme d’af-faires allemand qui lui vaut encore cet automne une notoriété corrosive pour sa réputation.Techniquement l’ouvrage prend fin avec sa retraite comme premier ministre.Mais c’est ce chapitre manquant qui revient hanter l’auteur et sa famille politique.Il y a dix ans, le ministère fédéral de la Justice avait payé très cher pour avoir lié le nom de l’ancien premier ministre à un personnage à qui la justice européenne s’intéresse en relation avec des pobHle-vin versés dans le cadre de coqtrats pour la société Airbus.A l’époque, M.Mulroney avait nié sous serment avoir jamais eu des relations d’affaires avec Schreiber.D avait invité les autorités à consulter ses déclarations de revenus pour constater que l’on n’y trouvait pas l’ombre d’une tractation financière entre les deux hommes.Sur la foi de sa parole, le gouvernement Chrétien s’était excusé publiquement d’avoir associé son nom à une enquête criminelle sur Karlheinz Schreiber.Un dédommagement de 2,1 millions de dollars lui avait été versé.Mais voilà que les assurances données par l’ancien premier ministre ne tiennent plus la route.On a d’abord appris qu’il avait reçu 300 000 $ — en argent comptant — de Schreiber en 1993-94 pour divers services professionnels.La semaine dernière, le Globe and Mail et la CBC ont révélé que M.Mulroney avait attendu plusieurs années avant de déclarer ces revenus à l’impôt Les tractations en cause ont eu lieu après le départ de la politique de l’ancien premier ministre.Malgré le caractère particulier des paiements, personne ne laisse entendre qu’il ait eu des raisons de croire que la source de l’argent pouvait être douteuse.Dans la mesure où les sommes obtenues ont finalement été déclarées, il est également en règle avec le fisc.Jusqu’à preuve du contraire, ces transactions relèvent pour l’essentiel de la vie privée de Brian Mulroney.Par contre, on peut légitimement se demander si le ministère fédéral de la Justice serait arrivé aux mêmes conclusions et à un dédommagement s’il avait été saisi de tous ces faits en 1997.L’idée que le principal intéressé les ait délibérément passés sous silence est troublante, à premier titre pour ceux qui lui ont toujours donné le bénéfice du doute.La thèse du clan Mulroney voulant qu’il soit victime d'une chasse aux sorcières résiste mal à l’analyse.Ces questions — qui ont leur place dans l’arène publique — se sont heurtées à un mur conservateur la semaine dernière aux Communes.Stephen Harper n’est pas désireux de rouvrir le dossier; il soutient qu'il est dangereux pour l’opposition d’inviter un gouvernement à faire usage de son rétroviseur pour examiner le parcours de ses prédécesseurs.On ne connaissait pas ce genre d’inquiétudes au premier ministre.Il n’en a pas fait état quand il a mandaté l'ancien ministre péquiste Daniel Paillé pour passer au peigne fin les pratiques d’octroi des contrats de sondages de l’ancien gouvernement libéral.Dans l’opposition, Stephen Harper avait également uni ses forces à celles du NPD et du Bloc québécois pour forcer les principaux acteurs du programme des commandites à témoigner devant une commission parlementaire, en marge de la commission Gomery.?Le premier ministre Harper n’a eu aucune voix au chapitre quant au dédommagement négocié par son prédécesseur sous Jean Chrétien.A l’époque, les deux hommes n’étaient pas dans le même parti.Certains des députés actuels du gouvernement sont entrés en politique sous Brian Mulroney — dont le procureur-général Rob Nicholson —, mais aucun n’a occupé un poste de premier plan dans ses deux régimes.Sans se rendre à la demande d’une enquête publique qui risquerait fort de déraper en coûteuse bataille d’avocats, le gouvernement pourrait mandater un commissaire indépendant pour éclaircir le dossier et lui faire une recommandation publique sur la question.Le même chemin a déjà mené à Daniel Paillé sur les sondages libéraux et à John Manley sur l’avenir de la mission en /Afghanistan.A titre de premier ministre, M.Harper n’aurait rien à craindre d’une enquête sur le dossier Mulroney, mais, comme chef de parti, les choses se présentent différemment Brian Mulroney est une figure de proue du mouvement conservateur au Canada.Au sein du parti de Stephen Harper, il occupe une position névralgique entre deux factions qui cohabitent encore difficilement: les anciens réformistes dont le premier ministre est issu et les anciens progressistes-conservateurs pour qui M.Mulroney fait figure de père spirituel.En relançant cette affaire, le premier ministre compromettrait sérieusement l’équilibre fragile de sa formation.Mais en ne s’y intéressant pas, il invite implicitement l’opposition majoritaire à prendre l’affaire en main.Chose certaine, le débat ne se volatilisera pas.Stephen Harper a beau mener le Parlement d’une main de fer, on imagine mal qu’il voudrait aller aux urnes pour défendre le droit de Brian Mulroney de continuer à se taire sur des allégations qui relèvent de l’intérêt public.chebert@thestar.ca Chantal Hébert est columnist politique au Toronto Star.EN BREF Le PDG de Citigroup tombe à son tour New York — Citigroup, la première banque mondiale, a remplacé hier son président-directeur général, Charles Prince, à cause des lourdes pertes encore insoupçonnées subies par la banque dans la crise des crédits hypothécaires à risque (subprimes), crise qui a déjà coûté la tête du patron de Merrill Lynch.Charles Prince a démissionné subitement hier alors que la banque est sur le point d’annoncer des dépréciations d'actifs supplémentaires bien supérieures à celles déjà connues.Elles pourraient atteindre 8 à 11 milliards de dollars, selon le Wall Street Journal, alors que Citigroup a annoncé à la mi-octobre des dépréciations et pertes de «seulement» 22 milliards liées aux subprimes, au titre du S' trimestre.Pour remplacer «Chuck» Prince, aucune annonce officielle n’était parue hier soir.-AFP Québec solidaire dénonce la privatisation sournoise du système de santé Les libéraux veulent leur enquête sur Mulroney Ottawa—Les Hbéraux fédéraux affirment n’avoir aucunement l’intention de renoncer à leur demande d’une enquête sur les transactions de l’ancien premier ministre conservateur Brian Mulroney, en dépit de la mise en garde lancée par l’actuel premier ministre, Stephen Harper, qui a dit qui pourrait tout aussi facilement lancer un processus d'investigation sur les activités financières de Jean Chrétien et Paul Martin.Le député libéral Robert Thibault qui a mené la charge à ce sujet aux Communes, la semaine dernière, a laissé entendre hier que M.Harper ne faisait que créer un écran de famée au sujet des deux ex-premiers ministres Ebéraux afin de détourner l’attention de M.Mulroney, qui selon lui agit à titre de conseiller officieux de M.Harper sur les questions de stratégie politique, depuis l’accession au pouvoir du Parti conservateur, en 2006.-La Presse canadienne Québec solidaire dénonce à son tour la «privatisation tranquille, et même sournoise, de nos soins de santé», jugeant du même coup que le Québec se tourne vers cette «illusion» sans qu’aucun débat public soit mené sur la question.Pourtant, le recours au secteur privé ne ferait selon eux qu’envenimer les choses, alors que des solutions existent pour corriger les graves problèmes du système de santé public.ALEXANDRE SHIELDS L’ouverture de cliniques pri-r vées, le choix de confier le groupe de travail sur le financement du système de santé québécois à un Claude Castonguay favorable au secteur privé et la tenue cette semaine à Saint-Sauveur d’une rencontre de leaders mondiaux de la santé qui aurait tout du think tank dirigé par de grandes entreprises.pour Québec solidaire, le signal est clair la privatisation du système de santé est en marche.Selon Amir Khadir, un des deux porte-parole de la formation politique, «on assiste à un effort concerté de certains milieux pour changer en catimini le système de santé tel qu’on l’observe aujourd’hui et introduire des éléments du système de santé privé, donc d’un système de santé à deux vitesses».Il en veut notamment pour preuve le groupe de travail dirigé par Claude Castonguay, déjà critiqué à plusieurs reprises au cours des dernières semaines, tant par les syndicats que par l’ancien président du Mouvement Desjardins, Claude Béland.«Pourquoi le groupe de M.Castonguay ne rencontre-t-il pas la population sur un sujet aussi important, lorsqu’on sait qu’il est absolument inacceptable de traiter du système de santé derrière des portes closes», demande d’ailleurs Françoise David, porte-parole de Québec solidaire (QS).Puisqu’elle ne peut rencontrer M.Castonguay pour lui faire part de ses inquiétudes, la jeune formation politique a décidé de lui faire PEDRO RUIZ LE DEVOIR Les porte-parole de Québec solidaire, Amir Khadir et Françoise David, ont dénoncé hier en conférence de presse le secret qui entoure les travaux du groupe de travail dirigé par Claude Castonguay sur l’avenir du système de santé.parvenir chaque semaine, et ce, jusqu’à la mi-décembre, un livre qui déconstruit les «illusions» entretenues au sujet du secteur privé en santé.Cette semaine, M.Castonguay recevra Sauver le système de santé américain, pour un plan universel au service des patients avant le profit, un ouvrage du Dr Arnold Relman, ex-éditeur en chef du New England Journal of Medicine et professeur émérite de l’Université de Harvard.«Ce livre offre une description lucide de la façon dont la médecine est devenue aux États-Unis une affaire de profits, dominée de puissants intérêts financiers, plutôt qu’un service public», explique Amir Khadir.Françoise David ajoute que «le Québec dépense 10 % de son produit intérieur brut en soins de santé, soit 5 % de moins qu’aux États-Unis, paradis du privé où l’espérance de vie est moins élevée qu’au Québec et dont le bilan de santé est peu reluisant».Choix douteux?En fait, résume M.Khadir, «la privatisation, dans l’ensemble, coûte plus cher et n’améliore pas la qualité des soins, en plus d’introduire énormément d’inégalités dans l’ac- cès aux soins».Toutefois, déplore-t-il, «une certaine élite économique au Québec préfère l’aveuglement et pousse pour une privatisation croissante de notre système de santé alors que l’on découvre avec une constance exceptionnelle que partout, dans les pays où ont eu lieu ces transformations il y a 10 ou 15 ans, c’est un cul-de-sac, ça augmente les coûts sans améliorer l’accès».M.Khadir croit que les graves problèmes du système de santé québécois sont surtout liés à un manque d’accessibilité et «peuvent et doivent être réglés par des solutions publiques».11 estime qu’il faut par exemple plus de médecins, plus de lits, une réorganisation du travail et une gestion plus efficace des listes d’attente.Il serait également nécessaire de favoriser une médecine de proximité en offrant davantage de services à domicile.Le Québec gagnerait aussi à assurer une meilleure prise en charge des maladies chroniques, tout comme à miser sur la prévention.En outre, selon Québec solidaire, la Régie de l’assurance-maladie du Québec devrait «mieux négocier» le prix des médicaments, estimant que des économies de un à deux milliards sont possibles uni- quement dans ce domaine.«Bref, il s'agit de rénover le système, pas de le détruire.Recourir à un système privé parallèle revient à fragiliser les fondations d’une maison au complet pour en rénover la porte d'entrée», illustre M.Khadir.Péquistes critiqués Françoise David critique par la même occasion les positions défendues par les trois partis présents à l’Assemblée nationale, en particulier le Parti québécois.«Si l'on en croit le cahier d'animation du conseil national des péquistes d’octobre dernier, on ouvre la porte à la tarification des services et de nouvelles formes de partenariat avec le secteur privé.Est-ce de cela qu'il s’agit quand Pauline Marais parle de moderniser de la social-dé-mocratie?Elle devra tôt ou tard répondre à ces questions», s’interroge Mme David.Et son message aux libéraux est simple: «S'ils souhaitent vraiment privatiser, s’ils veulent vraiment l'introduction de l'assurance privée, qu’ils le disent, qu’ils le mettent sur la table, qu’ils organisent un débat public et la population se prononcera.» Le Devoir La CSN et la FTQ rejettent le recours au privé Le recours au secteur privé est une erreur si l’on souhaite régler les problèmes du système de santé québécois, ont fait valoir hier la Fédération des travailleurs et des travailleuses du Québec (FTQ) et la Confédération des syndicats nationaux (CSN).Le président de la FTQ, Henri Massé, a dit craindre qu’une fois que le Québec aura mis le doigt dans l’engrenage de la privatisation des soins de santé, il ne sera plus capable de s’arrêter.D a appelé à une seconde «révolution tranquille» dans le secteur de la santé pour que la province soit en mesure de conserver le caractère public de ses soins, précisant qu’il faudra augmenter de 1 à 2 % la proportion du produit intérieur brut alloué à la santé dans l’avenir, compte tenu du vieillissement de la population.Henri Massé entend proposer des solutions au cours du Sommet de la santé du Collège des médecins pour rendre le système plus efficace, comme la prolongation des heures d’ouverture des blocs opératoires, la gestion plus efficace des listes d’attente et une meilleure «synergie» entre les différents membres des équipes de travail des hôpitaux.La CSN a elle aussi formulé ses propositions pour permettre au Québec de maintenir un système public.Un système moins centré sur les soins hospitaliers mais davantage sur les services offerts à domicile, plus de prévention et de plus grandes ressources pour les cliniques spécialisées publiques figurent parmi ses recommandations.Une manifestation Les deux syndicats organisent par ailleurs une manifestation à Saint-Sauveur aujourd’hui, où se tient la rencontre privée du World Health Executive Forum, surnommé «le Davos de la Santé», pour en dénoncer le caractère secret Les leaders syndicaux dénoncent la tenue de cette réunion qui se déroule à huis clos, loin des journalistes et du regard du public, et ce, au moment où le gouvernement a mis sur pied un groupe de travail, dirigé par Claude Castonguay, pour lui faire des propositions sur le financement du système de santé.D’après La Presse canadienne François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Montréal 514.845.5545 POUR VOLS TIRER D’EMBARRAS Nathalie ELLIOTT mon PREMIER FRANÇAIS ILLUSTRÉ 1200 pages - 40,45 $ ISBN 978-2-7601-5974-7 GUÉRIN, cdileur Iteo 514-842-3481 MONTRÉAL DOIT DÉFENDRE SON TITRE DE MÉTROPOLE CULTURELLE ET DE VILLE DES FESTIVALS ! Pour tout le primaire 2e edition En uenle dans toutes les librairies Le prix est indiqué sous réserve rie morliticntions DEJEUNER CAUSEWIE Desjardins ALAIN SIMARD Président-directeur général L'Équipe Spectra inc.MARDI 20 NOVEMBRE 2007 de midi à 14 h Inscription WWW.CCMM.OC.CA/ALAIN-SIMARD 514 871-4000, poste 4001 En association avec : En collaboration avec : les affaire* Chambre de commères du Montréal métropolitain Board of Trade of Metropolitan Montreal ftocWMHOwegoeEB B OM ® STTQ \ 807915 LE DEVOIR, LE LUNDI 5 NOVEMBRE 2 0 0 7 A 4 LES ACTUALITES Une murale géante Mission Old Brewery wêêbu aaaB— PEDRO RUIZ LE DEVOIR UN WAGON de métro arrive en gare, toutes portes ouvertes, des gens, parcourant des routes qui s’entremêlent, se dirigent vers des motijs, des signes et des symboles qui représentent la diversité des cultures.Les deux jeunes artistes muralistes Jasmin Guérard-Alie et Simon Bachand ont choisi d’illustrer de façon onirique l’exposition universelle de Montréal.Cette œuvre d’art public met d’ailleurs en valeur la diversité des cultures, ainsi que l’ouverture sur le monde qu’a permise Expo 67.Avis aux curieux, c’est l'imposant mur de la Mission Old Brewery qui tient lieu de canevas à cette œuvre, la plus grande murale de Montréal, haute de près de 23 mètres et large de plus de 24 mètres.Selon Marcel Tremblay, responsable de la propreté à la Ville de Montréal, cette murale est un bon moyen de prévenir les graffitis, en plus de promouvoir et de mettre en valeur les talents des jeunes artistes.Un huis clos.révélateur La machine conservatrice préparerait déjà les prochaines élections MURRAY BREWSTER Moncton, N.-B.— A entendre les conservateurs discuter entre eux à huis clos, les élections fédérales seraient inévitables et imminentes.Même si le gouvernement minoritaire du premier ministre Stephen Harper a jusqu’à présent survécu à deux votes de confiance à la Chambre des communes et que l’opposition libérale ne donne aucun signe de vouloir le faire tomber, la machine électorale du parti, plutôt que de tourner au neutre, est en train d'accélérer.Au cours d’une réunion des conservateurs du Nouveau-Brunswick tenue à huis clos, samedi, des organisateurs ont été avisés que le bunker électoral du PC à Ottawa avait embrayé «il y a trois semaines» en prévision d’élections à l’automne, et demeurait en état d’alerte.«Nous sommes prêts pour ces élections», a commenté un responsable de l’association de la circonscription de Moncton-Riverview-Dieppe au cours de la rencontre.L’argent ne manque pas La séance entière a été involontairement retransmise par haut-parleur à un petit groupe de journalistes tout étonnés, réunis en atelier dans une pièce voisine.Les journalistes se sont agglutinés autour d’un haut-parleur, carnets de note et stylos en main, et ont entendu une présentation suivie d’une période de questions-réponses.Les organisateurs se sont aussi fait dire que le parti dispose de plus d’argent qu’il ne lui en faut pour financer les élections.Il ressortait de la conversation qu’au début de la campagne, les conservateurs ont l’intention de jouer la carte de la crédibilité, et que le thème clé serait le fait que les libéraux se refusent à défaire le gouvernement Harper.La diffusion de publicités conservatrices dépeignant le leader libéra] Stéphane Dion comme indécis et prêt à restaurer la TPS récemment réduite, a débuté au cours du week-end.A Ottawa, une porte-parole conservatrice a refusé de dire si des annonces étaient aussi préparées à l’encontre du chef du Nouveau Parti démocratique Jack Layton.Comme cela avait été le cas au cours de la précédente campagne conservatrice, la machine électorale aura une direction centralisée, et les candidats pourront solliciter l’aide du bunker électoral pour le moindre aspect y compris la rédaction de communiqués destinés à la presse régionale.La Presse canadienne La carte génétique du cancer du poumon est décryptée Paris — Des chercheurs ont identifié plus de 50 anomalies génétiques sur des tumeurs cancéreuses au poumon, ouvrant la voie au décryptage des origines de l’une des premières causes de décès dans le monde, selon une étude parue hier dans l’édition en ligne de la revue Nature.En analysant l’ADN de 528 tumeurs cancéreuses, ils ont aussi découvert l’implication, insoupçonnée jusqu’à présent, du gene NKX2-1 situé sur le chromosome 14, dans une part significative des adénocarcinomes pulmonaires, ou cancers glandulaires du poumon.Aux Etats-Unis, ce type de cancer, sur lequel porte l’étude, est diagnostiqué pour 30 % des cancers du poumon, selon les Instituts nationaux de la Santé (NIH).Pour analyser l’ADN de chaque tumeur maligne, les chercheurs ont repéré des centaines de milliers de variations minimes portant sur une seule «lettre» ou nucléotide (des polymorphismes simple nucléotide -SNP).L’ordre dans lequel se succè- dent, sur le long fil d’ADN, quatre «lettres» ou motifs chimiques élémentaires (G pour guanine, A pour adénine, C pour cytosine, T pour thymidine) détennine le programme génétique.Ces SNP, qui servent de balises sur l’ADN, ont permis de détecter d’autres variations génétiques portant sur le «nombre de copies» (d’exemplaires) de certains gènes ou d’autres portions d’ADN que les gènes eux-mêmes: copies excédentaires (duplications ou amplifications) ou au contraire absences («délétions») de certaines parties du génome dans les cellules cancéreuses.Ces analyses nous donnent «une image sans précédent du génome du cancer du poumon», déclare l’un des auteurs de l’étude, Matthew Meyer-son du Broad Institute dépendant de l’université de Harvard et du Massachusetts Institute of Technology (MU), dans un communiqué.Ce travail, réalisé dans le cadre du Projet pour le séquençage des tumeurs (TSP), «pose des bases essentielles» et a «dores et déjà permis de 649 08 23 33 4Q 48 40 Gagnants 6/6 2 5/6+c 3 5/6 378 4/6 18 987 3/6 356 206 2/6+C 247 163 Ventes totales : Prochain gros lot boni Lots 15 000 000.00 $ 301 538.70 $ 1 976,90 $ 74.50 î 10,00 $ 5.00 $ 43 681 552 $ 35 000 000 $ 03 10 20 33 39 44 Gagnants 31 l(C) Ventes totales Lots 2 000 000.00 $ 75 000,00 $ 750,00 $ 75.00$ 10,00$ 5,00$ 245 933.00 $ mettre en évidence un gène important qui contrôle la croissance des cellules pulmonaires», affirme le Pr Meyerson.Portée Il se dit convaincu que l’identification de 57 altérations génétiques fréquemment observées chez les patients atteints d’un cancer du poumon «permettra d’élaborer de nouvelles stratégies pour le diagnostic du cancer et sa thérapie».Phis de 40 de ces altérations sont associées à des gènes qui n’étaient pas associés jusqu’ici à des adénocarcinomes pulmonaires.Le cancer du poumon, comme la plupart des cancers, provient de changements intervenus au sein de l’ADN d’une personne au cours de sa vie, «mais la nature de ces changements et leurs conséquences biologiques restent encore largement inconnues», ce qui a conduit à étudier le cancer de manière à la fois plus globale et systématique, soulignent les NIH dans leur communiqué.Selon Francis Collins, directeur de l’Institut national (américain) de recherche sur le génome humain (NHGRI), la portée des découvertes présentées dans cette étude «va loin au-delà du cancer du poumon et indique qu’un grand nombre de gènes liés au cancer restent à découvrir».Agence France-Presse EStra 0196037* $00 ooo S ’decomposable dans les deux sens Les États-Unis resserrent leur contrôle sur le bœuf et la volaille en provenance du Canada Washington — Les autorités réglementaires américaines ont resserré leurs restrictions sur les produits du bœuf et de la volaille en provenance du Canada en raison d’inquiétudes sur les pratiques de prévention d’une entreprise canadienne qui est la source probable de viande contaminée qui a indisposé une quarantaine de personnes dans huit Etats.Dès cette semaine, le service d’inspection du département américain de l’Agriculture augmentera ses tests sur la viande canadienne, pour vérifier la présence de salmonelle, de Listeria monocytogenes et de E.coli 0157:H7.Le service d’inspection demandera que les envois soient retenus jusqu’à ce que les tests soient terminés et que la viande soit officiellement déclarée exempte de ces bactéries.L’entreprise Rancher’s Beef, de Balzac, en Alberta, a été associée en octobre à une épidémie d’infections au E.coli impliquant les produits de la société américaine Topps Meat.Un rappel effectué en septembre — le deuxième rappel de bœuf ep importance de l’histoire des Etats-Unis — a poussé Topps vers la faillite.Rancher’s Beef a aussi mis fin à ses activités.Nouvelle vérification Le responsable de la sécurité alimentaire du département américain, Richard Raymond, a indiqué que son service d’inspection entamera une vérification du système de sûreté alimentaire canadien qui s’intéressera à Rancher’s Beef et à d’autres établisserpents qui exportent du bœuf aux Etats-Unis.Cette vérification sera révisée pour déterminer si les procédures supplémentaires d’inspection devraient se poursuivre.Upe enquête conjointe entre les Etats-Unis et le Canada a permis de retrouver une empreinte d’ADN de la bactérie E.coli 0157:H7 dans du bœuf stocké chez Rancher’s Beef identique à celle d’échantillons prélevés sur deux victimes de l’épidémie d’empoisonnement alimentaire et sur des produits surgelés de Topps.Rancher’s Beef était le fournisseur du bœuf de Topps, a indiqué le département américain de l’Agriculture.Topps, une société du New Jersey, a dû rappeler 9,8 millions de kilos de bœuf.Associated Press Jack Layton propose un référendum sur l’abolition du Sénat Winnipeg — Le leader du Nouveau Parti démocratique, Jack Layton, préconise la tenue d’un référendum sur l’abolition du Sénat, une institution «désuète», qui «n’a pas sa place dans une démocratie moderne», selon lui.Ce n’est pas la première fois que M.Layton appelle à l’abolition de la chambre haute.L’idée d’une consultation nationale sur le sujet a été avancée il y a deux semaines par le sénateur conservateur Hugh Segal, qui favorise le maintien du Sénat Selon lui, un référendum pourrait conduire à d’importantes réformes si une majorité de Canadiens vote pour le maintien de la chambre haute.M.Layton, bien que pour des motifs différents, s’efforce de soumettre l’idée du sénateur Segal à la Chambre des communes.Le NPD déposera une motion appelant à la tenue d’un référendum au cours des prochaines semaines, a-t-il dit Cela ne coûterait pas cher, a-t-il ajouté, puisqu’il pourrait être tenu en même temps que le prochain scrutin fédéral.Mais le droit constitutionnel empêche le gouvernement fédéral de procéder à des changements unilatéralement II lui faudrait l’appui d’au moins sept — et peut-être des dix — provinces.Le choix de la formule d’amendement à employer divise aussi les experts.Quatre provinces sont en faveur de l’abolition sans délai du Sénat Le gouvernement libéral du Québec a cependant indiqué qu’il s’y opposerait et les appuis pourraient être diffidles à trouver dans les provinces atlantiques, dont les populations sont surreprésentées à la chambre haute.Journée d’élections , PEDRO RUIZ LE DEVOIR C’ETAIT jour d’élections scolaires hier au Québec.Au total, plus de 900 candidats, dont 43 % sont des femmes, briguaient les suffrages dans quelque 400 circonscriptions.Le taux de participation à ce scrutin est notoirement faible.En 2003, il n’avait atteint que 8,4 %.Les personnes élues jouent pourtant un rôle majeur, selon le président de la Fédération des commissions scolaires du Québec, André Caron.Elles doivent notamment répartir les services offerts à plus d’un million d’élèves, administrer un budget annuel de près de neuf milliards de dollars et le travail de 150 OOO employés.On devrait en connaître davantage aujourd’hui sur les résultats et le taux de participation.EN BREF Les physiothérapeutes ne lâchent pas Les membres de la Fédération des physiothérapeutes en pratique privée du Québec, qui traitent les accidentés du travail de la CSST, ne relâ-chent pas les moyens de pression.Ils tiendront plusieurs autres manifestations cette semaine.Depuis phis de deux semaines, ces physiothérapeutes refusent de soigner les patients envoyés parla CSST estimant que leur rémunération est insuffisante.Le présidait de la fédération, Christian Jobin, souhaite qu’un cadre de négociations sur la rémunération soit établi estimant que le coût du traitement devrait être d’au moins 48 $ au Heu de 32 $ actuellement 11 a précisé que ses membres veulent obtenir l’assurance d’une deuxième étape de pourparlers, devant porter notamment sur les services de soins à l’accidenté et sur la continuité des services, avant de lever leurs moyens de pressioa Cette semaine, des manifestations se dérouleront devant les bureaux régionaux de la CSST à JoHette, Saint-Romuald et Saint-Hyacinthe, de même que devant le siège sodal de la CSST à Québec et devant le bureau de comté du ministre du Travail David Whissel - La Presse canadienne La Presse canadienne Peter MacKay est en Afghanistan BILL GRAVELAND Kandahar — Peter MacKay est arrivé à Kandahar, hier, à l’occasion de sa première visite en Afghanistan depuis qu’il a été nommé ministre de la Défense nationale, et il n’a pas tardé à réagir à la crise pofitique qui secoue actuellement le Pakistan.Les autorités pakistanaises ont multiplié les arrestations d’opposants au régime, hier, un jour après que le président Pervez Mouchar-raf eut suspendu la Constitution, démis de ses fonctions le président de la Cour suprême, Iftikhar Mohammed Chaudhry, et imposé des restrictions à la presse, justifiant la situation par la nécessité de lutter contre l’extrémisme islamiste, en progression dans le pays.«Nous condamnons certainement cet éloignement des principes démocratiques et du respect de la règle de droit», a déclaré M.MacKay.«Nous condamnons toute chose susceptible de miner le progrès que nous espérions voir dans des élections libres et justes, et en tant que pays qui épouse des valeurs fortement démocratiques et le respect de la règle de droit, le respect des droits de la personne», a-t-il ajouté.«Nous voyons beaucoup cela comme un pas dans la mauvaise direction», a enfin indiqué le ministre.M.MacKay s’était la dernière fois rendu en Afghanistan en janvier, alors qu’il était encore ministre des Affaires étrangères.A l’époque, il voyageait à destination du Pakistan afin de s’entretenir avec le général Moucharraf au sujet de la question de la frontière entre l’Afghanistan et le Pakistan.Le ministre a estimé que la présente situation au Pakistan ne faisait qu’accentuer l’instabilité dans la région.La Presse canadienne Résultats des tirages du: 2007-11-02 03 05 08 1Z1810 28 24 l.(c) Td 0145956 sooooos * decomposable dans les deux sens GAGNANTS 7/7 o 6/7-fC 4 6/7 HQ 5/7 6 878 4/7 140 753 3/7+C 126 683 3/7 1 143 141 Prochain gros lot (approx ) Ventes totales LOTS 12 000 000,00$ 44 372.50 $ 1 613.50 $ 87,70 $ 10,00$ 10,00$ Participation gratuite 15 000 000 $ 16 117 754 $ IP «.Nouvell* loterie sur 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H En cas oe disparité entre oetie liste et !a l'ste officielle de Loto-QuêPec -ere de .vt> 3 ISOpages -24,50S ISBN 978-2-7608-5292-1 Nathalie ELLIOTT PETIT CODE I Primaire Aogrouue dsp le mto Ssr* sâsar* Ninon CARMANT Etapes d'apprentissage doiraeçaisparla graoiaire nouvelle Fiches d’accompagnement 19$ ch.Corrigé des fiches d'accompagnement 55Sch in à 5»secondaire LIDEC inc 514-843-5991 En vente dans toutes les liDraines Le prix est indique sous reserve de modifications LiDEc inc En vente dans toutes tes liDratnes 514-843-5991 Les prix sont indiques sous réserve de modifications./ 387 LE DEVOIR.LE LUNDI 5 NOVEMBRE 2 0 0 7 A 5 LES ACTUALITES La tempête Noël a laissé des traces sur la côte est mais pas autant que Juan D’importantes chutes de neige ont touché l’est du Québec STEVE MACLEOD Halifax — La tempête post-tropicale Noël, reliquat de l’ouragan qui a fait 143 morts dans les Caraïbes, plus tôt dans la semaine, avait perdu beaucoup de son intensité à son arrivée sur les côtes du Canada atlantique, dans la nuit de samedi à dimanche.De puissantes rafales ont entraîné des chutes de branches, et des pannes d’électricité ont frappé environ 190 000 maisons et entreprises de la régiomOn signalait aussi des routes inonclées et d’autres dommages —, mais rien de l’ampleur des destructions infligées à la même région il y a quatre ans par Juan, un système météorologique plug petit mais plus violent A Halifax, le centre-viDe jouissait toujours de l’électricité, mais la plupart des quartiers l’entourant en étaient privés à l'aube.Les résidants ont néanmoins constaté avec soulagement qu’une répétition des événements de septembre 2003 leur serait épargnée.La tempête Juan, un ouragan de catégorie 2, avait entraîné la mort de sept personnes dans la région.Des centaines de milliers d’arbres avaient été abattus et quelque 300 000 foyers et commerces avaient été privés d’électricité—juste en Nouvelle-Ecosse.La tempête Noël a frappé la Nouvelle-Ecosse peu après minuit, hier, avec des vents atteignant un maximum de 135 km/h dans le port de Halifax.Au Cap-Breton, des rafales ont atteint 143 km/h.À la Nova Scotia Power, on indiquait que 150 équipes de travailleurs s’affairaient à restaurer l’électricité avec l’aide d’entrepreneurs privés et d’une vingtaine d’équipes du Québec et du Maine.On signalait quelque 6600 pannes d’électricité au Nouveau-Brunswick, généralement dans l’ouest de la province, et plus de 10 000 à lile-du-Prince-Edouard.Un porte-parole de l’organisation des mesures d’urgence pour le Nouveau-Brunswick indiquait que la tempête avait laissé des débris dangereux sur les routes, et prévenait les voyageurs de demeurer vigilants, notamment à cause de la présence possible de fils électriques en- âM m /«MSP® PAUL DARROW REUTERS Des résidants contournent un arbre déraciné sur Quinpool Road, à Halifax, au lendemain du passage de la tempête Noël qui a quand même fait moins de dégâts que prévu dans les provinces atlantiques.core sous tension.Noël a aussi apporté de fortes pluies au Cap-Breton, où une localité a reçu 130 millimètres d’eau, et dans d’autres parties des Maritimes, où l’on a enregistré des précipitations allant jusqu’à 60 et 90 millimètres.Avant même que la tempête ne frappe, presque tous les vols avaient été annulés samedi soir, et certains également hier matin, à l’aéroport international de Halifax.La tempête a quitté la région vers midi et se dirigeait, à travers le golfe du Saint-Laurent vers le centre du Labrador.Même gi le pire était passé pour les Néo-Ecossais, les habitants ont été avertis de se tenir loin des côtes, parce que de fortes vagues étaient attendues.Des aver- tissements de vents violents demeuraient en vigueur pour la Nouvelle-Ecosse, des portions du Nouveau-Brunswick, aux Iles-dela-Madelei-ne et en certains endroits de Terre-Neuveet-Labrador.Au Québec la tempête a aussi laissé d’importantes chutes de neige dans l’est du Québec, où un autocar avec 30 passagers a fait une embardée hier matin, mais sans conséquences graves.Seize personnes ont tout de même été blessées dans cet accident survenu à Saint-Simon-de-Rimouski.L’autobus de la compagnie Orléans Express assurait la liaison entre Montréal et Rimouski et aurait fait une sortie de route causée par la chaussée enneigée et glissante.En Gaspéae, pas moins de 90 millimètres de pluie se sont déversés dans la nuit de dimanche.Les rafales de vent ont atteint des pointes de 100 km/h, tout comme aux îles de la Madeleine.Dans le Bas-Saint-Laurent, de Rivière-du-Loup à Sainte-Anne-des-Monts, plus de 15 cm de neige se sont abattus en quelques heures, tout comme sur laACôte-Nord, de BaieComeau à Sept-îles.La Presse canadienne et Agence France-Presse Inondations au Mexique Le président mexicain lance un appel à Taide Villahermosa — Le président mexicain Felipe1 Calderon a lancé hier un appel à \'«aidc au monde entier» après les inondations sans precedent qui ont fût plus d’un million de sinistrés dans l'Etat de Tabasco, dans le sud du pays.«Le Mexique accepte la solidarité et l'aide du monde entier», a déclaré M.Calderon, depuis la localité, de Villahermosa, la capitale de cet État de 2,1 millions d’habitants, recouvert à 80 % par les eaux.Le président mexicain, qui s’est déplacé pour la troisième fois dans la zone inondée, a également appelé les Mexicains à «laisser de côté les disputes et les intérêts particuliers afin de porter secours à la population».Afin de recevoir les dons, le gouvernement a ouyert des comptes bancaires aux États-Unis et demandé à ses ambassades et consulats de se «maintenir en contact étroit avec les communautés mexicaines», selon un communiqué diffusé par le ministère mexicain des Affaires étrangères.La colère gronde La colère grondait hier dans l’État de Tabasco dans le sud du Mexique, où les sinistrés des inondations sans précédent pestent contre la lenteur de l’aide, malgré un espoir d’amélioration après deux jours sans pluie.La situation reste critique pour les centaines de milliers de sinistrés dans cet État grand comme la Belgique et inondé à 80 %, car malgré le soleil, le niveau des eaux qui a atteint jusqu’à 7 mètres n’a pratiquement pas baissé et les vivres commencent à manquer.Les autorités de Tabasco ont estimé le montant des dégâts à plus de deux milliards de dollars.Dans le seul domaine agricole, les pertes s’élèvent à 480 millions de dollars, l’ensemble des cultures ayant été perdues.Environ 80 000 personnes étaient encore bloquées aux abords de la capitale, Villahermosa, qui compte 750 000 habitants.«On effectue des sauvetages et la répartition de mimes et d’eau, mais nous ai
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