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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier H
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2007-11-10, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE 11 NOVEMBRE 200 AFFAIRES PERRY MASTROVITO Que de bons mots, pourtant Pour que Montréal devienne une capitale mondiale de la culture Et c’est reparti! Qui doit soutenir la culture?Qui devra faire en sorte que Montréal devienne la Ville lumière du Québec artistique et culturel?Qui fera en sorte que la métropole québécoise s’impose sur la scène internationale?À la remise des prix Arts-Affaires, les positions étaient multiples.Privé ou public?Art ou culture?Quand le monde des affaires rencontre le monde des arts.NORMAND THÉRIAULT Ç’ qui, lundi et ir était une fête, comme en prélude de ce chantier que le monde culturel espère depuis fort longtemps, ce rendez-vous de novembre qui, lundi et mardi prochains, permettra à tous, qu’ils proviennent de la culture, des arts ou de la sphère politique, de prévoir un avenir pour Montréal où l’art peut-être, mais à coup sûr la culture, serait un élément moteur.EL à cette remise des prix Arts-Affaires, il y avait unanimité.Pierre Karl Péladeau, président et chef de la direction de Québécor, a ainsi fait sien le thème de ce déjeuner-conférence: il a lui aussi soutenu que «l’avenir de Montréal nous appartient».Et, à tour de rôle, de lui succéder les différents lauréats des prix, que ce soit Florence Junca-Adenot, «personnalité de l’année», ou les porte-parole de TPI Communication électronique, pour la PME, et de la SSQ, comme grande entreprise, et tous de tenir un discours qui va dans le même sens.Que gens d’affaires et tenants de l’art aient une stratégie et un objectif communs, cela est déjà démontré: la remise de ces prix n’a-t-elle point lieu grâce à une entente entre la Chambre de commerce du Montréal métropolitain et le Conseil des arts de la même ville, événement auquel collabore votre journal, Le Devoir?Une mobilisation s’impose Montréal est en manque de projets mobilisateurs.On a vu, il y a un an, le maire en poste rêver d’un retour olympique en sa vile (jusqu’au jour où les déficits accumulés par les jeux «gais» ont remis les pendules à l’heure).Et le projet du Quartier des spectacles voit son implantation se faire dans un climat que troublent des querelles intestines.Et l’Orchestre symphonique aura une salle: moins spectaculaire que prévue, mais acceptable sur le plan acoustique.Et ainsi de suite, pièce à pièce, on assemble.Même que de Québec, où un gouvernement libéra] avait dans un premier geste, lors d’un premier mandaL mis à l’arrêt tous les projets de développement, ne voilà-t-il pas qu’on parle d’investissements majeurs pour l’amélioration des infrastructures et que la nouvelle ministre du secteur, Christine Saint-Pierre, responsable de la culture, des communications et de la condition féminine, soutient avec force le «dossier» montréalais: «Plus Montréal va être une grosse ville sur le plan de la culture, plus tout le Québec va en profiter» (ces propos furent tenus en ce même mardi, à l'occasion de la remise d’autres prix, les Prix du Québec cette fois, mais dans la Vieille Capitale).Il y aurait donc unanimité: la culture est un moteur de développemenL Alors, investissons, embarquons dans une si remarquable entreprise! Un modèle à définir Ici, malheureusemenb le vaisseau qu’est la ville tangue.Un sondage vient d’établir que les priorités de la population montréalaise sont d'une autre nature: les «trous» dans les rues, les poubelles — nommez ce que vous voulez — ont prédominance sur tout ce à quoi on attache l’adjectif «culturel».Bref, c’est en queue de peloton, en 13' place en fait, que la culture apparaissait comme préoccupation citoyenne.Quant au financement de la culture, il y a aussi mésentente entre les partenaires.Isabelle Hudon, présidente de la Chambre de commerce, elle pour qui «la remise des prix Arts-Affaires de Montréal est une belle occasion d’enrichir les relations entre le monde de l’art et le milieu des affaires», a ainsi eu à gérer uqe Lorraine Pintal du TNM qui veut que l’Etat s’engage, et un président de Québécor qui veut que ce même Etat se dégage, éliminant toute réglementation du domaine (une Josée Verner, elle aussi ministre, l’accommodera peut-être un jour, mais d’Ottawa, toutefois).Dans le débat sur le financement de la culture, le Québec hésite toujours eqtre deux modèles.Le monde latin voit l’Etat construire les Centre Pompidou ou rénover les Prado, alors que les Américains considèrent comme normal que le Metropolitan de New York, en musique ou en arts, soit un établissement privé.Et les financiers d’ajouter «Détaxez-nous, et vous verrez!» Car la culture, on le sait, peut être rentable.Et générer des emplois: Le Banquier, de TVA, en serait la preuve, tout comme l’industrie cinématographique (qui profite, il faut le dire, de vastes programmes de crédit d’impôt).Toutefois, il se trouvera des historiens pour rappeler que l’art américain, pour le meilleur ou pour le pire, ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui sans le New Deal de Roosevelt ou les bourse^ données aux G1 après la guerre: sans l’Etat, y aurait-il eu cet expressionnisme américain dont on s’arrache aujourd’hui les toiles à coups de millions?En contrepartie, le pop art a bien profité de l’émergence d’une nouvelle FLORENCE JUNCA- ADENOT La «personnalité de l’année» fondait il y a 15 ans l’Agora de la danse Page 2 bourgeoisie marchande.Possible concertation Montréal n’est cependant pas encore cette métropole internationale que plus d’un souhaite.Ville des deux cultures canadiennes, terre et porte d’entrée de deux continents, elle a connu quelques succès.Mais que le gouvernement supprime des crédits consacrés à des programmes de tournée, et la danse comme le théâtre ont des doutes sur leur avenir et s’interrogent même sur leur survie.Et, jusqu’ici, à l’exception de quelques gestes isolés (que les prix Arts-Affaires soulignent), l’engouement du milieu des affaires pour la chose culturelle est bien léger.En fait tout projef qu’il soit neuf ou déposé par un orgapisme existant, doit recevoir une aide de l’État, avoisinant les deux tiers des crédits totaux, pour avoir quelque chance de devenir réalité.ÉL au sommet de la semaine prochaine, que le fédéral se tienne coi (ce qui est à prévoir), que Québec informe qu’il donne déjà beaucoup, que la Ville annonce qu’elle n’a pas de marge de manœuvre, faute de ressources, et un Simon Brault de Montréal culture, devra de nouveau se contenter d’espérer.A moins que les gens d'affaires prennent la relève et prévoient investir à coups de millions, de milliards peut-être, là où l’un ou l’autre ne pense qu’en milliers ou en dizaines de ces mêmes milliers.C’est à souhaiter.Et si cela se produit, comme on le constate dans les pages qui suivent, la reconnaissance du milieu des arts leur est acquise: entendez une Marie Chouinard ou une Francine Bernier ou un Charles-Mathieu Brunelle, pour ne nommer que ceux-là Au moment où les trois lettres «PPP» font toujours les manchettes, l’avenir du public serait privé.Le Devoir CHARLES- HENRI GUILLAUME TPI soutient activement le théâtre au Pont Bridge Page 5 PARTENARIAT La Chambre et le Conseil des arts, un même combat! Page 3 LAURÉATS 2006 Québécor Alvin Segal, Desjardins de Montr Royal, Fasken Martineau Pages 4 et 6 9 EN TANT QUE GAGNANTE DU PRIX ARTS-AFFAIRES 2006, DANS LA CATÉGORIE PME, LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS DU MONT-ROYAL S’ASSOCIE VOLONTIERS AUX VALEURS VÉHICULÉES PAR CETTE HEUREUSE INITIATIVE.Au coeur du Plateau, cohabitent le milieu des arts et le milieu des affaires.Il suffit d'une idée et d’un peu d'ouverture pour qu'un partenariat soit créé.Dans notre histoire, c'est l'organisme en arts visuels Oboro qui a osé repousser les limites de l'imagination en nous proposant un projet hors du commun, celui qui nous a valu la mention de l'année dernière.www.desjardins.com Desjardins Caisse populaire du Mont-Royal Conjuguer avoirs et êtres LE DEVOIR.LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE 11 NOVEMBRE 2 0 0 7 H 2 PRIX ARTS-AFFAIRES Des personnalités engagées Un vrai pas de deux Florence Junca-Adenotfondait üyalôans l’Agora de la danse.Florence Junca-Adenot est bien connue des Québécois pour les postes-clés qu’elle a occupés au cours de sa riche carrière.Celle qui ijlit longtemps vice-rectrice de TUniversité du Québec à Montréal (UQAM) et qui a aussi chapeauté l’Agence métropolitaine de transport reçoit cette année le «prix personnalité Arts-Affaires».C’est l’Agora de la danse qui a soumis sa candidature pour souligner le travail hors pair qu’elle y accomplit, en tant que présidente du conseil d’administration de l’Agora, mais aussi en tant que visionnaire.' -i a STÉPHANIE MARIN La récipiendaire du prix personnalité Arte-Affaires n’en est cependant pas à sa première incursion dans le'milieu des arts.Aujourd’hui professeure en études urbaines et touristiques et responsable du forum urbain dé rUQAM, Mme Junca-Adenot a relevé bien d’autres défis au cours de sa carrière, tout en menant de front sçs nombreuses engagements bénévoles dans le mondé artistique.C’est pourquoi la directrice de l’Agora, Francine Bernier, veut mettre sous les projecteurs la contribution exceptionnelle de Florence Junca-Adenot, non seulement aü sein de l’Agora, mais aussi à la danse: «Elle a fondé l’Agora de la danse et elle poursuit toujours cette aventure PEDRO RUIZ LE DEVOIR Florence Junca-Adenot i5 ans plus tard Elle a Juit en sorte qu’il y ait un réel lieu pour que la danse contemporaine puisse s’épanouir.» Mme Junca-Adenot confie avoir choisi de donner son temps au développement de la danse contemporaine, car cet art était plutôt marginal il y a 20 ans.En cherchant à mieux le connaître, Florence Junca-Adenot découvre les créateurs de cet art, des gens qu’elle voit travailler avec un minimum de moyens mais qui sont complètement dévoués à la danse.Fascinée par leur passion, elle a décidé de soutenir ces créateurs.L’Agora, un lieu rassembleur De cet intérêt est né l’Agora de la danse, le seul lieu au Canada exclusivement consacré à la diffusion et à la promotion de la danse contemporaine.Mme Junca-Adenot a eu très tôt ridée de rassembler les gens du milieu de la danse, mais aussi des représentants des milieux d’affaires.Une collaboration qui perdure et qui porte fruit les salles de spectacles, plutôt vides au début se targuent maintenant d’un taux d’achalandage de 80 %, remarque Mme Junca-Adenot «Ma contribution à l’Agora a été d’aider les chorégraphes et danseurs à développer leur public et à se doter d’un espace de création.» Parmi ses réalisations, on remarque les fameuses soirées «danse-affaires» de l’Agora.Ceüesci visent à inciter les gens d’affaires à y amener leurs amis et collègues pour les initier à la danse.Une contribution tout à fait particulière de Florence Junca-Adenot est d’avoir mis sur pied un fonds de création qui permet d’octroyer des salaires aux artistes et de leur offrir les moyens de production nécessaires à leurs œuvres.«Un tel fonds est très rare dans le milieu et les artistes de l’Agora l’apprécient énormément», rapporte Francine Bernier.La femme d’affaires assiste également aux spectacles et accompagne même la compagnie dans ses déplacements.Elle a de plus investi beaucoup d’efforts afin de donner à l’établissement une plate-forme internationale.Pour que les artistes puissent rayonner en d’autres lieux.Avec le temps, Florence Junca-Adenot a également acquis une expertise pour trouver de nouveaux publics et surtout pour intéresser les jeunes.Elle déniche aussi des gens possédant des expertises diversifiées pour combler les postes d’administrateurs de l’Agora.Un exemple à suivre Francine Bemier qualifie la contribution de Florence Junca-Adenot «d’extraordinaire»: «fai une trentaine d’années de métier et fai vu défiler beaucoup de présidents de conseil d’administration.C’est l’une des rares qui a bien saisi le rôle de présidente de conseil.En fait, c'est la meilleure que fai vue en 35 ans.» Mme Bemier apprécie l’appui qu’elle donne à l’équipe.«Si fai un problème, je peux toujours la rejoindre: die est là, elle écoute et elle aide, mais elle ne s’ingère pas», conclut la directrice artistique.Selon Mme Junca-Adenot, il est fondamental que le milieu des affaires soutienne les arts.Car «les arts sont un supplément d’âme pour les getis, mais pour la ville de Montréal aussi.Il faut mettre du temps pour se cultiver, pour apprendre et comprendre la société dans laquelle on vit», croit-elle.Avant sa contribution à TAgora de la danse, Mme Junca-Adenot a créé et obtenu des fonds pour le Centre Pierre-Péladeau, un lieu de création en danse et musique.Plus récemment, elle a décidé de donner son temps au groupe de musique baroque «Les Idées heureuses», en tant que présidente de son conseil d’administration.Elle a aussi œuvré au sein d’une fondation pour l’alphabétisation et de quelques autres conseils d’administration privés.Parions que cette contribution aux arts ne sera pas la dernière.Collaboratrice du Devoir Finalistes personnalités Voir plus loin Jean-Marc Eustache, ouvreur d’espace De l’intérêt de la culture Marcel Côté prêche rengagement Le président du conseil et chef de la direction de Transat A.T.Inc.a donné des ailes à l’Espace Go.Sa candidature a été soumise au prix personnalité Arts-Affaires par ce théâtre car, depuis 13 ans, Jean-Marc Eustache travaille au développement et au rayonnement de ce lieu de création et de diffusion du théâtre contemporain à Montréal.La participation de Jean-Marc Eustache est des plus notables: il s’est investi dans la dramaturgie éontemporaine, une entreprise à risque, souligne Ginette Noiseux, directrice artistique de l’Espace Go.èC’est un modèle de mécène», tient- elle à rajouter.«P est très inspirant pour tout le monde à Montréal.» Beaucoup de gens de théâtre ont d’ailleurs écrit des lettres de soutien à sa candidature.Parmi eux, les comédiennes Monique Mercure et Andrée Lachapelle.FLORENCE JUNCA-ADENOT > RLCII'ItNUAlftE DU PRIX ARtS AFf-AIRES ftE MONTRÉAL 2D07 LAVÉ DORIC PERSQNNAUIÉ ARTS-ATÉAIRES DE I A CHAMBRE OE COMMERCE DU MONTRÉAL MÉTROPOLITAIN TT HP CONSEIL UES ARTS Üt MONTRÉAL «Sfga L'AGORA DE LA DANSE FÉLICITE MADAME FLORENCE JUNCA-ADENOT ET LA REMERCIE POUR SON IMPLICATION.SA RIGUEUR, SON DYNAMISME ET SA PASSION À SERVIR LA DANSE CONTEMPORAINE.MERCI À TOUTES LES PERSONNES ET AUX ENTREPRISES QUI SOUTIENNENT ACTIVEMENT L'ART ET LA CULTURE DANS NOTRE SOCIÉTÉ.I » ; T 9 H AGORA DE LA DANSE 8*0.RUE CHERRIER.MÉTRO SHERBROOKE WWW.AG0RADANSE.COM 51* 525 1500 " '.>V ''' ¦¦ fln n||F Y, i ïy'Vi'i Jean-Marc Eustache, président En tant que membre du conseil d’administration du théâtre, il s’est investi de plusieurs façons.D’abord, financièrement De façon plus modeste au début, puis de plus en plus, à mesure que son entreprise prenait de l’essor.«Il a fondé son entreprise, qui est partie de rien.Il s'est reconnu en nous, qui menions aussi notre projet de front», explique Ginette Noiseux.jean-Marc Eustache a été très présent aussi pendant la construction du nouvel édifice de l’Espace Go, relate Ginette Noiseux.«Il a mis son expérience et son expertise d’homme d’affaires pour la réussite de notre projet.» À l’écoute Un homme qui sait être à l’écoute des autres.«Pour ce projet de nouveau bâtiment, il était toujours là pour répondre à nos questions.En même temps, on avait l’instinct de ce qu’on voulait et il était très à l’écoute de nos désirs, il ne voulait pas que l’on soit dépossédé de notre projet», décrit Mme Noiseux Les résultats?«On a respecté notre budget et nos échéanciers!», rappelle avec enthousiasme la directrice artistique.Elle veut aussi souligner le soutien moral qu'il apporte à l’équipe du théâtre: «Chaque réunion du conseil d'administration est un boost pour nous, relate Mme Noiseux On se sent appuyé pour relever des défis, pour rêver à l’avenir.» Ginette Noiseux insiste sur une qualité de M.Eustache qu’elle esti- JACQUES GRENIER LE DEVOIR du conseil de Transat A.T.me tout aussi rare que fort appréciée des créateurs: «Il respecte les champs de compétence de chacun.La direction artistique, c’est une compétence dans laquelle il ne s’immisce pas.» La contribution financière de M.Eustache au théâtre ne peut être passée sous silence.Air Transat rend notamment possible le rayonnement international du théâtre en assurant les déplacements aériens des artistes étrangers qui viennent se produire sur la scène de l’Espace Go.Cet apport financier veille à la pérennité de la compagnie.«Jean-Marc Eustache a toujours été présent là où les projets de Gone cadraient pas dans les programmes de financement gouvernementaux», rajoute Ginette Noiseux De plus, grâce à ses interventions auprès du milieu des affaires, 25 % du budget d’exploitation du théâtre provient dorénavant de fonds privés.Ginette Noiseux croit en cette union entre les arts et les affaires: elle estime que la contribution des gens d’affaires permet l’inédit et la réalisation de projets d’exception.Pour la directrice artistique de l'Espace Go, Jean-Marc Eustache fait sa part Et selon elle, il s'engage ainsi car il trouve que «c'est important que Montréal soit une ville dynamique, une grande capitale culturelle: pour les gens d’ici, et pour attirer les touristes aussi».Car soutenir les arts fait partie de sa vision.SiM Marcel Côté est associé fondateur et président de SECOR conseil Inc., une firme spécialisée en conseil stratégique auprès de la direction des entreprises.Fort de cette expérience, il a décidé d’en faire profiter la compagnie de danse Marie Chouinard.Celle-ci a soumis la candidature de Marcel Côté aux prix Arts-Affaires pour sa contribution qu’elle qualifie «d'extraordinaire et de passionnée».Cela fait près de huit ans que Marcel Côté est présent au sein de la compagnie Marie Chouinard à titre d'administrateur.Il est devenu président du conseil d’administration il y a quatre ans.L’emménagement de la compagnie dans son nouvel espace fait partie des projets qui ont vu le jour avec l’aide de Marcel Côté.Car la troupe avait grand besoin de nouveaux locaux.«On s’est donné comme projet de se doter d’un autre bâtiment.Pour l’acquérir, on a fait la plus grosse campagne de financement de l’histoire de la compagnie», raconte Marcel Tremblay.La compagnie loge maintenant dans une ancienne bibliothèque: avec sa lumière et ses hauts plafonds, l’édifice convient beaucoup mieux au travail des danseurs.«Ce bâtiment est un cadeau extraordinaire.Nos anciens locaux étaient tellement petits, je ne sais pas comment on faisait», se souvient Marie Chouinard, la directrice générale et artistique de la compagnie éponyme.Marcel Côté s’occupe aussi de soutenir la compagnie de plusieurs façons.«Les artistes ont besoin de soutien moral, ils s’inquiètent beaucoup», estime-t-il.Pour cela, il a accompagné la troupe à Pittsburgh, mais aussi à Paris: «Pour les encourager, bien sûr, mais ce sont aussi des productions qui en valent le détour.» Un soutien et une aide qui sont appréciés.«C'est extraordinaire d’avoir Marcel au conseil d’administration», s’enthousiasme Marie Chouinard.«Il aide énormément la compagnie.Avant lui, on avait de petites campagnes de financement: avec lui, c’est devenu autre chose.Marcel nous donne les moyens de créer» L’homme aussi est apprécié: Marie Chouinard le décrit comme un personnage très sympathique, bon enfant, rieur et chaleureux.Un homme donc bien à sa place au sein d’un conseil d’administration d’une troupe de danse: «Il a une énergie très créative, très efficace, il veut agir En cela, il ressemble beau- SOURCESECOR Marcel Côté, président de SECOR conseil Inc.coup aux artistes.Au-delà de son travail comme président, il s’intéresse à mon art et il connaît l’œuvre à fond», rajoute-t-elle.Pourquoi l’homme d’affaires a-t-il décidé de s’engager dans le domaine artistique?«La culture, c’est intéressant.Cela change du travail.Et puis, lorsque l’on me demande, j’ai de la difficulté à dire non!», lance-t-il en riant Redevenant plus sérieux, il explique que les milieux d’affaires doivent être présents dans les arts.«Montréal est un creuset pour la culture, mais ü n’y a pas encore de tradition de soutien aux arts et aux artistes.Le gouvernement du Québec a toujours appuyé les arts Mais le monde des affaires doit faire sa part.» Marcel Côté aimerait que son engagement incite d’autres gens d’affaires à l’imiter, car il croit que les arts ont besoin d’un tel soutien.«La culture, c’est l’enfant pauvre du financement.Pourtant, il ne faut pas oublier que la culture a toujours été un levier pour d’autres développements et créations.Cest vraiment très important.Mettez-y tous les superlatifs qui existent», renchérit-il, afin de bien appuyer son propos.«Mon message est clair: les gens doivent s’engager», condut-il SM LA CHAMBRE SALUE LES LAURÉATS 2007 DES PRIX ARTS-AFFAIRES DE MONTRÉAL ! À l’aube du Rendez-vous novembre 2007 - Montréal, métropole culturelle, la Chambre félicite les lauréats 2007 des Prix Arts-Affaires de Montréal, ces leaders du milieu des affaires qui contribuent généreusement et passionnément à la vitalité culturelle et artistique de notre ville.X* Les arts et la culture sont une composante indissociable de l'identité montréalaise et le soutien du secteur privé est essentiel à la concrétisation de notre vision de Montréal, véritable métropole culturelle ! Chambre de commerce du Montréal métropolitain Board of TYada of Matropolltan Montreal dansmachambre.ca LE DEVOIR, LES SA M E D 1 10 ET l> I M ANCHE 11 X 0 V E M B R E 0 0 HJj PRIX ARTS-AFFAIRES La Chambre de commerce et le Conseil des arts associés Création et diffusion de Part font grandir Montréal Il est aujourd’hui convenu par la grande majorité des décideurs que le lien entre le monde des affaires et le milieu culturel est non seulement souhaitable mais essentiel à la mise en place d’une véritable métropole culturelle.Qu’en est-il de la situation à Montréal?Le mariage entre les deux est-il consommé?PIERRE VALLÉE ui, le lien entre les arts et la culture existe bel et ^ \~s bien, sans pour autant qu’on l’ait entièrement explicité, soutient Louise Roy, présidente du Conseil des arts de Montréal (CAM).Les gens du milieu des affaires participent largement aux conseils d’administration des grandes institutions, certes, mais aussi des compagnies intermédiaires et plus petites.» Isabelle Hudon, présidente de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, abonde dans le même sens.«Le secteur privé est au rendez-vous, mais sa contribution n’est peut-être pas assez grande.» Là où le bât blesse, ce n’est pas tant au chapitre de Rengagement personnel des gens d'affaires dans le milieu culturel, mais plutôt au sujet du financement de ce dernier par le milieu des affaires.«Une étude récente a démontré que l’apport du secteur privé dans le financement de la culture s’établit en moyenne à 26 % dans l’ensemble du Canada, souligne Isabelle Hudon.Mais, à Montréal, cette contribution n’est que de 13 %.» Mais il ne faudrait pas y voir un manque d’intérêt ni un manque de générosité de la part des entrepreneurs d’ici.«C’est une idée et une perception qu’ont les gens d’affaires, à savoir que la culture est prise en charge par l’Etat.Ijorsqu 'on regarde la liste des dons et commandites du secteur privé, la santé et la religion arrivent en tête.La culture, au 14 rang, est loin d’être une priorité.Les besoins en culture ne semblent pas avoir la même urgence.» Toutes les deux s’entendent pour souligner l’impor- SOURCE PRIX ARTS-AFFAIRES Isabelle Hudon, présidente de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, et Louise Roy, présidente du Conseil des arts de Montréal tance de la culture et l’influence qu’elle exerce sur l’économie.«Montréal est une ville de création et de diffusion, soutient Isabelle Hudon, et son rayonnement culturel est international.C’est tout à l’avantage des gens d’affaires.Une ville qui rayonne, qui vibre et qui va bien sur le plan culturel est une ville qui se développe et qui innove.C’est un climat propice pour le développement économique.» Louise Roy poursuit en affirmant «qu ’il faut installer un climat d’effervescence dans une ville afin de créer un environnement favorisant son plein développement.Et la culture, c’est le pilier de cet environnement.La culture agit comme une bougie d’allumage et elle exerce un effet de levier sur la recherche et le développement.» Une plus grande participation Un resserrement des liens entre les deux milieux est donc souhaitable, mais il n'est possible qu'avec une meilleure comprehension des enjeux de l'un et de l'autre.«Le milieu culturel doit se rapprocher du milieu des affaires afin de mieux le comprendre.Les pratiques d'affaires du secteur privé sont claires Une commandite est une décision d’affaires et l'on voudra un retour sur l'investissement.soit une plus grande visibilité pirur l'entreprise dans le cas d'une commandite culturelle.D’où l'importance de la diffusion.» Selon Louise Roy, il est important que le secteur privé élargisse sa notion de retour sur l'investissement «Le retour sur l’investissement, c'est aussi l'amélioration de la qualité de vie en société.Un investissement accru du secteur privé dans la culture ajoute à la diversité de l’offre et assure la pérennité de nos institutions.» Une inise en garde s’impose toutefois.«Il ne faudrait pas qu'un financement accru de la part du privé devienne un prétexte pour un désengagement de l’Etat.On n’y gagnerait pas au change.» Une des pistes de solution envisagée à la fois par Isabelle Hudon et Louise Roy réside dans une plus grande participation des gens d’affaires aux conseils d'administration des organismes culturels.«Par contre, les organismes culturels ne doivent pas faire appel aux gens d’affaires uniquement lors de campagnes de financement, précise Isabelle Hudon.Il faut profiter davantage de leurs compétences.» Louise Roy suggère aussi «que les gens d’affaires aux conseils d’administration, en plus de mettre à contribution leurs expertises, pourrait aussi mieux mettre à contribution leurs réseaux d'affaires.De plus, nous nous sommes aperçus que les gens d’affaires siégeant aux conseils se connaissent mal entre eux.Il y aurait lieu de mettre en place un réseau qui pourrait faire le lien entre eux, ce que nous tentons dé faire au Conseil des arts de Montréal.» Isabelle Hudon y va d’une autre idée.«Et pourquoi les conseils d'administration des entreprises ne feraient pas une place aux gens du milieu culturel?Ce sont des créateurs, et le milieu des affaires pourrait en profiter.» Rendez-vous en novembre 2007 Lundi et mardi prochains se tiendra à Montréâf l'événement Montréal, métropole culturelle-Rendez-vous 2(X)7, sous la présidence de Gérald Tremblay, maire de Montréal.Le Conseil des arts de Montré^ et la Chambre de commerce du Montréal métropô-litain y seront présents, de même que les gouvernements fédéral et provincial ainsi que de nombreux intervenants du milieu culturel.Qu'attend-on de cet te rencontre, une première à Montréal?«Il ne faut surtout pas que cela devienne un mur diS lamentations, avance Isabelle Hudon, ni une interminable liste d’épicerie.Cela doit être plutôt l’occasion de faire une prise de conscience et de marquer un depart?C'est aussi l'occasion de créer de nouveaux dialoguis entre les personnes.» Pour la présidente du CAM, cet, événement «permettra de travailler en plus grande concertation.J'espère que l’on va aboutir avec un plan d’action concernant un certain nombre de projets précis.J’espère aussi qu'il en sortira la conviction que l’on doit mieux soutenir le domaine de la création.» Mêma son de cloche chez Isabelle Hudon.«La culture es» un trait de la personnalité de Montréal, mais elle a, aussi un rôle économique à jouer, bien que cette vitalité soit parfois difficile à chiffrer.Mais il est certain que la culture est un vecteur de développement pour Montréal.» Et, de rajouter Louise Roy: «Une occasion nous est donnée avec les Rendez-vous, il ne faut pas échapper la balle si l’on veut que Montréal soit une véritable métropole culturelle.» - Mardi dernier, le Conseil des arts de Montréal et la Chambre de commerce du Montréal métropolitain ont procédé à la remise des prix Art s-Affaires.«C'est une occasion de célébrer l’apport et le soutien du milieu d'affaires au milieu culturel», souligne Isabelle Hudon.«C’est une façon de valoriser l’engagement du milieu des affaires», avance Ironise Roy.Un autre geste, pourrait-on dire, qui sert à resserrer les liens.Collaborateur du Devoir Grande entreprise lauréate Un soutien de la première heure SSQ groupe financier et la TOHfi un partenariat qui repose sur des valeurs communes Avant même que la TOHU ne prenne véritablement son envol, SSQ Groupe financier décide de lui apporter son soutien.Un partenariat naît sur la base de valeurs communes.SSQ Groupe financier, parrainé par la TOHU, vient de remporter le prix Arts-Affaires de Montréal 2007 dans la catégorie «grande entreprise».BRIGITTE SAINT-PIERRE Né en 1999, l’organisme La Cité des arts du cirque décide quatre ans plus tard d’ajouter un volet écologique et un volet communautaire à sa mission et prend le nom de TOHU.Avant même le début de la construction des bâtiments de l’organisme, SSQ Groupe financier s’engage alors à le soutenir financièrement pour une période de trois ans et devient son partenaire principal.«Si on recule en 2003, le projet n’existait pas, il n’avait pas la visibilité qu’il a aujourd’hui.Il était audacieux.Il y avait une certaine prise de risque.Et SSQ, avant même de voir tout ça émerger, était avec mus dès le départ.R nous a fait confiance sur la base de la mission et des valeurs qu’on défendait», dit Charles-Mathieu Brunelle, vice-président exécutif et directeur général de la TOHU, La Cité des arts du cirque de Montréal.«Au départ, il fallait y croire.Le projet était seulement sur papier.À ce moment-là, il y avait juste un terrain vague entre une autoroute et m site d’enfouissement.Mais on a vraiment été très impressionné par le dynamisme et la détermination des gens de la TOHU, qui nous ont convaincus d’embarquer dans l’aventure.Et c’était un excellent projet», raconte la directrice des communications institution-qelles de SSQ Groupe financier, Elaine Dumais.La TOHU s’est ainsi établie à côté de l’ancienne carrière Miron, transformée en dépotoir, puis en complexe écologique géré par la Ville de Montréal.La création d’un immense parc sur le site ainsi que de pôles d'attraction culturel, sportif, éducatif et industriel et commercial est prévue sur un horizon d'une quinzaine d’années.La TOHU s’est donné pour mission de participer à la réhabilitation du site et la Ville lui a demandé de créer et d’offrir des activités d’animation et d’éducation au Complexe environnemental de Saint-Michel.Outre ses activités liées aux arts du cirque et à l’environnement, elle s’est aussi fixé pour objectif de contribuer à la revitalisation du quartier Saint-Michel.Des valeurs communes La TOHU et SSQ Groupe financier affirment que leur partenariat repose sur des valeurs communes.C’est ce qui a permis au partenariat de durer, indique M.Brunelle.En 2006, SSQ Groupe financier a d’ailleurs renouvelé pour une période de deux ans son engagement envers la TOHU.«On s’est rapidement rendu compte qu’on partageait les mêmes valeurs.Nos deux organisations croient beaucoup en l’importance de la coopération, du respect des individus et de la solidarité humaine», dit Mme Dumais.La création d’une coopérative de santé dans les années 1940 est à l’origine de SSQ Groupe financier.Un médecin et chirurgien général, le Dr Jacques Tremblay, déplorait que la population ouvrière de Qué bec n'ait pas accès à des soins mé dicaux adéquats, faute de moyens suffisants.En 1944, il fonde une coopérative de santé, qui prend l’année suivante le nom de Services de santé du Québec, d’où le sigle SSQ.«A force de travailler, la coopérative est devenue une mutuelle et elle a continué à croître.Dans son développement, SSQ a toujours souhaité que sa croissance puisse rejaillir dans la communauté», indique Mme Dumais.Actions concertées SSQ Groupe financier, qui offre des produits d’assurance et d’investissement, soutient aussi notamment les Violons du Roy et le Concours provincial de musique de Sillery et s’est donné un programme d’acquisition d’œuvres d’art.«Avec le projet de la TOHU, on soutenait la diffusion de l’art, plus précisément l’art du cirque.On est très actif à Québec [.].En soutenant le projet de TOHU, ça nous permettait d’étendre notre action et notre présence aussi à Montréal», dit Mme Dumais.Le volet communautaire de la mission de la TOHU a aussi retenu l’attention de SSQ Groupe financier.«C’est un projet qui permettait aussi une revitalisation du quartier Saint-Michel par le développement économique et communautaire, qui entraînait une amélioration de la qualité de vie des gens.On était très touché par cet aspect-là», dit Mme Dumais, évoquant également l'aspect écologique du projet Le vice-président exécutif et directeur général de la TOHU estime que le prix Arts-Affaires permet de «souligner de façon tangible le soutien que SSQ apporte à la TOHU».M.Brunelle affinne que, pour renforcer le caractère de mé tropole culturelle de Montréal, la contribution d’acteurs des différents milieux est nécessaire, à la fois celle de la société civile, des gouvernements et des entreprises.Collaboratrice du Devoir * i»' , _ PEDRO RUIZ LE DEVOIR Élaine Dumais, la directrice des communications institutionnelles de SSQ Groupe financier A' ‘P é , a ,0HU tient à féliciter son partenate jnwJP3'- «« u1^ütl SSQGroupetmancfôr, Affaires de Montreal 2007 grand réciptenc*aire ; tttil .m* m m iÂfOHÜ! VIVEZ LA T! Mi 234S nip Jrjrry f m into«tohu.ca (ongle cl lbervHIb) www.tohu co Montréal (Québetl HIZ 4P3 (SU) 376-TOHU (8648) 1888 376 TOHU(8648) Canari;?Québec SS Montréal La Société des directeurs des musées montréalais 4 4 re la Société de transport de Montréal ercie @S7M pour son soutien indéfectible à la Journée des musées montréalais et à la Carte musées Montréal depuis plus de 20 ans! ?H 4 LE DEVOIR.LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE 11 NOVEMBRE 2 0 0 7 PRIX ARTS-AFFAIRES Finalistes grande entreprise Le devoir d’aider Power Corporation: redonner à sa communauté Bien qu’elle désire demeurer discrète quant à ses activités philanthropiques, Power Corporation du Canada est heureuse de figurer parmi les finalistes du prix Arts-Affaires pour la grande entreprise.«Nous ne cherchons pas à publiciser ce que nous faisons et c’est rare que nous participons à ce genre de concours», relate Edward Johnson, premier vice-président chez Power Corporation.CLAUDE LAFLEUR Tj' « fait, à Power Corpora- J_y tion, nous faisons partie de la communauté des affaires qui se dévoue au bien-être de Montréal, explique Edward Johnson.Nous ne sommes pas les seuls parmi les grandes entreprises à contribuer à la vie culturelle de la ville.Nous représentons en quelque sorte l’ensemble de ceux qui fournissent un soutien essentiel à la vie de la ville.Nous ne révélons toutefois pas le montant de nos contributions, comme la plupart des autres entreprises, d'ailleurs.» Soutiens multiples Si le vaste holding international de la famille Desmarais refuse de chiffrer la valeur de ses contributions, on peut néan- moins estimer que celles-ci s’élèvent à des dizaines de millions, puisque la société de gestion y consacre au moins 1 % de ses profits nets, qui s’élèvent à 1,4 milliard.On sait aussi que Power Corporation appuie une vaste gamme d’organismes culturels, des Grands Ballets canadiens au Théâtre du Nouveau Monde, en passant par nos orchestres symphoniques, l’Opéra de Montréal, le Musée des beaux-arts, le Centre canadien d’architecture, l’École nationale de théâtre, etc.De surcroît, la famille Desmarais finance privément certains projets, comme le pavillon Jean-Noël-Desmarais du Musée des beaux-arts.Cette année, un de ces organismes, le Centre canadien d’architecture, a voulu souligner cet enga- gement en déposant un dossier pour que Power Corporation soit reconnu comme grande entreprise par le prix Arts-Affaires.«Nous croyons que la vie culturelle est une mesure très importante de la vitalité d’une communauté, indique M.Johnson.Nous croyons aussi que toute grande entreprise a le devoir de redonner à sa communauté.C’est pour cette raison que nous contribuons de façon significative aux arts et à la vie culturelle de Montréal.Car, vous savez, la famille Desmarais est très attachée à sa ville.» Stratégie originale Power Corporation détient d’importants intérêts dans le secteur financier, avec des filiales comme Great West Life, Liberté 55 et Canada Vie, ainsi que dans des fonds mutuels et des fonds d’investissement individuel et de planning financier tels qu’Inves-tors Group et Mackenzie Financial.Le holding possède en outre des intérêts dans les communications, dont le groupe Gesca, propriétaire des quotidiens La Presse, Le Droit et Le Soleil.«Il y a différentes façons de faire la promotion des arts et de la vie culturelle», souligne Edward Johnson.11 met ainsi en lumière une façon originale de faire connaître notre culture à l’échelle internationale: en disséminant l’art canadien dans les pages de ses rapports financiers.C’est ainsi que le rapport annuel de sa filiale Corporation Financière Power présente chaque année des tableaux d’artistes.«L’an dernier, nous avons fait une revue des grands peintres, les Lemieux, Gagnon, Krieghoff et quelque 21 autres artistes canadiens, indique M.Johnson.L’année précédente, nous avons présenté l’histoire de Montréal en peinture.Auparavant, ce furent les artistes peintres féminins.» Et, puisque ces rapports sont distribués à l’échelle internationale et via Internet, ils constituent autant de belles vitrines pour faire connaître la culture d’ici à un auditoire qui ne s’y attend pas toujours.Collaborateur du Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le pavillon Jean-Noël-Desmarais du Musée des beaux-arts inc Une Journée des musées montréalais qui dure depuis 20 ans ! La mission culturelle et sociale de la STM PEDRO RUIZ LE DEVOIR / f / « ¦m La Journée des musées montréalais sous la rotonde du Musée d’art contemporain La Société de transport de Montréal (STM) apporte un soutien important à la Journée des musées montréalais et à la Carte musées Montréal.Parrainée par la Société des directeurs des musées montréalais (SDMM), elle faisait partie des finalistes aux prix Arts-Affaires de Montréal 2007 dans la catégorie «Grande entreprise».BRIGITTE SAINT-PIERRE Depuis une vingtaine d’années, la Société de transport de Montréal (STM) est partenaire de la Journée des musées montréalais.Elle a apporté son soutien à l’événement dès la première édition, en 1987.Elle met à la disposition des organisateurs de cette journée portes ouvertes une personne-ressource pour participer à la préparation des circuits d’autobus entre les musées.En 2007, six circuits ont été créés pour desservir les 27 musées participants.La SIM offre, à prix réduit, une quarantaine d’autobus pour l’événement, le soutenant ainsi financièrement.Il lui apporte aussi de la visibilité, notamment grâce à la publicité faite dans le métro et sur les autobus.L’an dernier, la Journée des musées a donné lieu à près de 110 000 visites dans les musées participants.«Si ça n’avait pas été de collaborateurs comme Québécor [lauréat du prix Arts-Affaires de Montréal 2006 dans la catégorie “Grande entreprise”] et la STM, la Journée ne serait pas ce qu’elle est», affirme Manon Blanchette, directrice générale de la SDMM.La mise à la disposition des visiteurs de navettes gratuites lors de cette journée visait à faciliter leur transport entre les musées et ainsi à les inciter à prendre part à l’événement, dit-elle.Les visiteurs font un choix parmi les parcours préétablis.«Ils montent dans l’autobus, puis voient un premier musée.L’autobus repart et, lorsqu’ils ressortent du musée, il y a un autre autobus qui est déjà là pour les attendre et continuer le parcours», mentionne Mme Blanchette.Carte musées Montréal La STM collabore aussi à la promotion, au développement et au financement de la Carte musées Montréal.Cette carte permet aux touristes de visiter plusieurs musées en trois jours et, le cas échéant, selon l’option choisie, de voyager en autobus et en métro.«C’est une initiative qui existe dans plusieurs métros à travers le monde, notamment à Paris.Mais, avant 2004, ça n’existait pas à Montréal», dit Claude Trudel, président du conseil d’administration de la STM.Le soutien apporté par la STM à la Journée des musées montréalais et sa participation à la Carte musées Montréal font partie de sa «mission sociale et culturelle», mentionne M.Trudel, qui ajoute qu’il s’agit également d’une façon d’apporter une contribution au caractère de métropole culturelle de Montréal.«On dit souvent que le métro est le 31' musée de la SDMM.Quand le maire Drapeau a créé le métro, il s’est occupé de le rendre beau, de le rendre unique.D’abord, il a demandé à différents architectes de dessiner les stations.Il a exigé aussi, avec un comité, bien sûr, que chaque station reçoive une œuvre d’art», indique le président du conseil d’administration de la STM.Sans changer leur nom, M.Trudel souhaiterait que chaque station de métro soit dédiée à un artiste.La directrice générale de la SDMM salue le soutien de ses partenaires.«Des entreprises comme Québécor, la STM et d’autres sont des leaders et montrent la voie à d’autres sociétés qui pour-, raient aussi soutenir les arts et la ' culture, tout à fait à leur mesure», dit Manon Blanchette.Collaboratrice du Devoir Grande entreprise 2006 « C’est notre vie ! » Les arts et la culture chez Québécor «Pour nous, les arts et la culture en général sont très importants puisque, après tout, nous en vivons!, lance joyeusement Sylvie Cordeau, vice-présidente aux communications chez Québécor Média.Et, via nos activités, nous y contribuons largement.» En 2006, cette entreprise, un géant québécois dans le secteur de (’information, recevait le prix Arts-Affaires dans la catégorie «grande entreprise».CLAUDE LAFLEUR Sylvie Cordeau rappelle que le fondateur de l’empire Québécor a été un ardent promoteur de la culture.«H ne faut pas oublier que M.Pierre Péladeau est un peu à l’origine de ce qu’on appelle aujourd’hui le star-system québécois, dit-elle, avec ses “petits journaux" et tous les concours qu’il a organisés.IlJUt même l'un des premiers à avoir cru en la télévision au Québec.» Ainsi, alors que, dans les années 1960, nombreux étaient ceux qui redoutaient que la télé ne nuise à l’édition de journaux, M.Péladeau a au contraire pensé que l'une alimenterait l’autre.«Ça fait donc longtemps que la culture fait partie de notre histoire», dit-elle.Des versements de 333 millions Mme Cordeau révèle qu'en 2006 Québécor Média a versé plus de 333 millions à divers organismes culturels, notamment à quantité de fonds de financement canadiens.De surcroît, l’entreprise a consacré près de 20 miDions en dons purement philanthropiques.«Par exemple, le Rideau Vert n'existerait plus si Québécor n ’était pas intervenu pour l'aider à survivre», dit-elle.Québécor a aussi été l'un des premiers comman- ditaires des Correspondances d’Eastman qui, durant quelques jours d’été, nous invitent à prendre goût à l’écriture et à la lecture dans le cadre champêtre de l’Estrie.«Nous, nous y avons cru dès le départ, relate Mme Cordeau, et nous leur avons donné le premier coup de pouce.Bien sûr, nous sommes maintenant heureux de voir cette activité reconnue comme un événement de très grande qualité.» «Faire une différence» Pour la vice-présidente aux communications, ce sont là deux exemples qui illustrent à quel point Québécor cherche à «faire une différence» pour dés organismes culturels.«Par exemple, dans le cas des Correspondances, nous voulions leur donner une impulsion pour qu’ensuite elles puissent prendre leur envol et parvenir à une certaine pérennité, dit-elle.On les a donc accompagnées de toutes sortes de façon.On ne leur a pas simplement remis un chèque en leur disant: Bonjour et bonne chance".Non! On les a encadrées en leur disant quelles pouvaient compter sur nous.Et ça, ça donne de bons résultats.C’est même ce qu’on préfère: être là au départ pour aider une entreprise culturelle à démarrer, puis à se faire connaître et à se développer.» C’est donc de cette façon que Québécor cherche à contribuer à la culture un peu partout au Québec.«Ça fait cinquante ans qu’on participe à la culture et aux arts, insiste Sylvie Cordeau.Je dirais même qu’on est un engrenage important de la chose culturelle parce qu ’on y participe, qu'on en vit et qu on fait vivre un très grand nombre de personnes.» «J'ajouterais enfin le fait que nous aimons la culture, purement et simplement! Nous reconnaissons aussi que, au Québec, nous sommes choyés puisqu’on y retrouve quantité de talents exceptionnels.Et nous sommes très fiers de participer à les faire découvrir et reconnaître ainsi qu’à les encourager concrètement.» Collaborateur du Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR Pierre Karl Péladeau, p.d.-g.de Québécor Média CONSEIL DES ARTS DE MONTREAL il jUr /«p I M m Montreal LE DEVOIR, L ES SAMEDI 10 ET DIMANCHE 11 NOVEMBRE 2 0 0 7 H 5 PRIX ARTS-AFFAIR ES La petite et moyenne entreprise se mobilise Un engagement « virtuel » devenu concret TPI remporte les honneurs La jeune entreprise de communications électroniques TPI s’est vu remettre le prix Arts-Affaires dans 1^ catégorie PME, mardi dernier, par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain et le Conseil des arts de Montréal.C’est grâce à son engagement auprès de la troupe de création multidisciplinaire Le Pont Bridge qu’elle a récolté les honneurs.PEDRO RUIZ LE DEVOIR Charles-Henry Guillaume, président de TPI MARTINE LETARTE Avant de fonder TPI, en 2005, Charles-Henry Guillaume a travaillé dans le domaine des communications et des relations de presse de grandes entreprises comme Bombardier, Bell et Dom-tar.Chez ces grands joueurs, il devait s’occuper entre autres de distribuer des dons et des commandites.«C’est à cette époque que j’ai commencé à suivre le travail d’artistes et de compagnies de théâtre», indique-t-il.Puis est venue la troupe Le Pont Bridge.La cellule de création multidisciplinaire, fondée en 1993, crée des fables urbaines en misant sur une approche ludique, artisanale et inventive.A l’affût de la technologie, Le Pont Bridge est à la jonction du théâtre, de l’installation et de la vidéo.«La troupe est sérieuse et a produit plusieurs oeuvres depuis sa fondation.Chez TPI, nous croyons beaucoup en eux», soutient M.Guillaume, président de l’entreprise.A la barre du Pont Bridge depuis 12 ans, Carole Nadeau a été lauréate du prix John-Hirsch du Conseil des arts du Canada, remis tous les deux ans à un metteur en scène prometteur qui fait preuve d’une vision artistique originale.Plusieurs œuvres du Pont Bridge ont été jouées dans de grands festivals internationaux, notamment en France et en Uruguay.Un engagement croissant Depuis sa fondation, TPI s’occupe de la campagne de financement annuelle du Pont Bridge.«Nous organisons une soirée-bénéfice, qui se trouve à être une représentation de la troupe, avec des pe- tites bouchées pour les invités qui déboursent un certain montant pour participer à l’événement.Pour trouver ces invités, nous avons formé un comité avec, entre autres, des représentants de Bombardier, CNW, Rona et Domtar, qui vont chacun chercher des invi- tés parmi leurs contacts», explique Charles-Henry Guillaume.Finalement, cet engagement ponctuel de TPI s’est rapidement transformé en véritable accompagnement continu.L'an dernier, l’entreprise a réalisé gratuitement le site Internet du Pont Bridge.«Nous avons travaillé fort pour créer quelque chose d'intéressant pour la troupe.Dans le fond, nous essayons maintenant de vraiment développer une image à Pont Bridge», précise le président de TPI.Pour La cellule multidisciplinaire, la création du rite Internet a été salutaire.«Ce fut quelque chose de très important pour nous, particulièrement parce que nous commençons de plus en plus à développer notre volet international, alors Internet devient vraiment un outil privilégié pour communiquer et se foire connaître», indique le directeur administratif du Pont Bridge, Denys Caron.De plus, TPI travaille actuellement sur un projet original.«J’aimerais qu’éventuellement, pour tous les contrats de site Internet que nous réalisons, 1 % du prix chargé au client aille à un artiste qui créerait pour l’entreprise une œuvre vidéo que l’on cacherait dans le site.Ce serait en fait un clin d’œil, quelque chose d’intéressant pour nos clients qui souhaitent se démarquer, ajouter un petit côté artistique à l'image qu’ils dégagent», explique M.Guillaume.D'ailleurs, en guise d'exemple, l’artiste Pascale Trudel a réalisé une capsule vidéo du genre pour le site du Pont Bridge.Un engagement venu naturellement 11 y a une certaine tradition, dans le milieu des affaires, à sou-,, tenir les artistes, selon Charles-Henry Guillaume.«Ça vient répondre à un besoin.En plus, pour • ma part, j'habite sur le Plateau-Mont-Royal, alors je suis toujours entouré d’art.Je ne suis pas moi-même dans le milieu, mais c’est ma façon de m’engager.» De plus, Le Pont Bridge a la chance d’être le seul groupe d'ar- ‘.listes appuyé par TPI.«Nous concentrons notre énergie sur eux, puisqu’il fout foire attention, lorsqu’on fait des activités de finance-' ' ment, pour ne pas frapper à la même porte trop souvent», ajoute M.Guillaume.«Nous sommes très chanceux, remarque pour sa part Denys Caron, d'autant plus que, pour une compagnie de théâtre comme la nôtre, qui ne compte pas de grandes vedettes ' parmi ses rangs, c’est très difficile de trouver des gens du milieu des affaires pour nous soutenir.Cest encore plus difficile d'avoir un appui qui s'inscrit dans la continuité, et, avec TPI, nous l'avons.» Collaboratrice du Devoir : ; Finalistes PME Richesse pour tous Vasco Design fait des miracles en financement Du laboratoire à la scène Les expérimentations rentables de Fjord Marketing h Lorsqu’on est un artiste, c’est parfois difficile de s’occuper de choses aussi terre à terre et aussi rationnelles que des campagnes de financement.Pour des gens d’affaires, cela vient souvent plus naturellement.C’est ce que Vasco Design, une entreprise de design graphique et multimédia, a offert au Groupe de la Veillée, la compagnie de théâtre qui exploite le Théâtre Prospère.Les gens d’affaires ne voient indéniablement pas les choses de la même façon que les artistes.Lorsque le président de Vasco Design s’est rendu au Théâtre Prospero, il y a quatre ans, pour assister à une pièce de la troupe de théâtre dans le cadre d’une campagne de financement il s’est rapidement rendu compte que l’événement était plus ou moins structuré.«Pour se financer, le Groupe de la Veillée organisait seulement cette soirée p>our aller chercher environ 35 000$.Je trouvais que c'était très peu, considérant tous les efforts nécessaires à la préparation.Évidemment, fai fait mes commentaires et cela a eu des conséquences! Gabriel Arcand —- comédien et conseiller pour la troupe — m’a demandé de devenir président du comité organisateur de leur campagne de financement», raconte Vasco Ceccon L’homme d’affaires a monté un plan de financement et a recruté des gens susceptibles d’aller chercher des montants d’argent importants.«Je me.suis dit qu’organiser une soirée-bénéfice, c’était bien, mais que ce n’était certainement pas assez.Nous devions amener les gens d’affaires à s'engager davantage, à faire des dons directement.La première année, j'ai mis l’objectif à 60 000 $ et nous l’avons atteint.L'année suivante, l’objectif était de 90 000 $ et nous l’avons atteint.Maintenant, nous avons développé un plan de financement de 450 000 $ sur trois ans», explique-t-il, tout en précisant qu’au départ les gens de théâtre étaient incrédules de le voir faire allusion à de tels montants.Un véritable épanouissement Plusieurs raisons poussent le président de Vasco De sign, également président du conseil d’administration des Ballets jazz de Montréal, à s’engager de cette façon dans le domaine artistique.«D’abord, un engagement comme ça est très enrichissant et très épanouissant.Ça nous permet de rencontrer beaucoup de gens inspirants.De plus, en tant que concepteur, le milieu des arts m’intéresse beaucoup», indique M.Ceccon.L’homme d’affaires souligne, d’un côté, la fragilité du monde des arts et, de l’autre, son importance.«Le sort des artistes dépend beaucoup de la critique et de la réaction du public.C’est très difficile.Lorsqu'ils ont l’appui de gens du milieu des affaires et qu’on réussit à amasser des sommes importantes pour eux, on peut voir un éclat dans leurs yeux», se réjouit-il Vasco Ceccon souligne également l’importance pour les gens d’affaires de donner du temps et de l’argent pour les arts.«Lart et la culture, c’est une industrie, et elle n’est pas moins importante que le tourisme, par exemple.H faut valoriser l’art parce que, lorsqu’on visite une ville, c’est ce qu’on veut voir en premier.Lorsque les touristes viennent ici, il faut avoir quelque chose d’intéressant à leur présenter.C'est une grande partie de la richesse d'une ville.» ML.Agence Internet du géant des communications et du marketing au Québec qu’est Cossette, Fjord Marketing Interactif + Technologie a accepté de donner de son temps et de son talent au Festival TransAmériques, qui souhaitait passer par Internet pour rejoindre son public cible.La campagne de Fjord Marketing s’est révélée être un grand succès.La collaboration entre les deux entreprises se poursuit et Fjord Marketing Interactif + Technologie a été finaliste cette année dans la catégorie PME pour le prix Arts-Affaires.Le printemps dernier s’est tenue la première édition du Festival TransAmériques (FTA), né de Rajout du volet danse au Festival de théâtre des Amériques.Pour l’occasion, le FTA voulait développer une campagne publicitaire Internet intéressante pour aller chercher des spectateurs potentiels.Fjord Marketing Interactif + Technologie a accepté de relever le défi.«Nous avons créé gratuitement une capsule vidéo où l’on voyait des bouts de jambes et des pieds de personnes en train défaire differentes performances.Ensuite, cette publicité a été placée dans différents sites Internet ciblés», explique le vice-président national de Fjord Marketing Interactif +Technologie, Yves Poiré.Ce qui était particulièrement intéressant pour l’équipe dans ce projet, c’était de ne pas seulement avoir à prendre un concept de publicité déjà développé par Cos sette pour la télévision ou les médias écrits et de l’adapter pour Internet «Souvent, c’est ce qui se produit.Là, ce fut le contraire.Nous avons développé un concept qui a par la suite été repris par les autres agences de Cossette.J Les campagnes Internet sont de plus en plus “tendance" et _ le Festival TransAmériques, avec sa clientèle jeune, ni- \ • chée, internationale et branchée, est un événement parfait' \ pour ça», ajoutet-il.' ; En travaillant pour les mêmes grandes entreprises et ; multinationales que Cossette, Fjord Marketing Interne- • • tif + Technologie est généralement dans un monde où : le profit est roi.«Un projet comme celui du Festival : TransAmériques permet à nos équipes de foire d’autres choses que des activités de nature commerciale.C’est un peu notre manière d’être un bon citoyen corporatif branché sur le milieu artistique montréalais», affirme Yves Poiré.Fjord Marketing Interactif+Technologie n’en est pas à sa première collaboration avec des groupes d’artistes.Elle a déjà fait des projets entre autres pour O Vertigo, Marie Chouinard et l’Orchestre métropolitain.Réaliser de tels projets est très bon pour le moral de troupes.«Les gens qui travaillent sur les publicités sont également des créateurs qui innovent, alors ik sont sensibles à la réalité des artistes.De plus, lorsque nos créateurs travaillent pour un événement comme le Festival TransAmériques, ils peuvent se permettre d’être plus éclatés, d’aller plus loin qu’ils le font parfois lorsqu’ils travaillent pour une grande entreprise qui est cliente chez nous et qui est peut-être plus pragmatique.Cest en fait très bon pour la motivation de nos équipes de création», soutient M.Poiré.La collaboration entre Fjord Marketing Interactif + Technologie et le Festival TransAmériques n’est pas.terminée.Les deux entreprises explorent maintenant la possibilité de réaliser un nouveau site qui réinventerait la présence du festival dans Internet ; : M.L.!i
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