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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2003-11-29, Collections de BAnQ.

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CULTURE Henri Salvador: crooner rime avec bonheur Page E1 LE DEVOIR Voi.XCIV X ° 2 7 2 ?LES SAMEDI 29 ET DIMANCHE 3 0 NOVEMBRE 2 00 3 Lettre de Léon Lafleur au Devoir «M.le ministre, j’aurais apprécié un coup de fil.Qui sommes-nous pour vous les d.g., ces gens que vous vous apprêtez à tasser pour brasser les structures, laisser votre marque ?» ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Dans une lettre posthume, le directeur général de l’hôpital Saint-Charles-Borromée, Léon Lafleur, écrit d’une man tremblante son désarroi face au peu de soutien moral reçu de la part du ministre de la Santé et implore ses collègues directeurs d’hôpitaux de se serrer les coudes devant l’adversité.«Monsieur le ministre, j’aurais apprécié un coup de fd.Qui sommes-nous pour vous les d.g.?, ces gens que vous vous apprêtez à tasser pour brasser les structures, pour laisser votre marque?Ces gens et ces femmes ont besoin de votre confiance pour s’acquitter de leurs mandats, la leur donnez-vous vraiment?J’en doute.» M.Lafleur, âgé de 56 ans, a été retrouvé sans vie mercredi après-midi dans une chambre de l’hôtel des Seigneurs, à Saint-Hyacinthe.Avant de se donner la mort, M.Lafleur, qui s’était attiré toute l’attention des médias la semaine dernière en raison des allégations de mauvais traitements faites par la famille d’une résidente handicapée, a choisi d’expliquer publiquement les raisons de son geste irréversible dans une lettre expédiée au Devoir.C’est tant un cri de détresse qu’un appel à l'écoute et à l'entraide parfaitement lucides que lance dans cette ultime missive cet homme éprouvé, visiblement dévasté par la tourmente médiatique qui a déferlé sur son hôpital et par la réaction du ministre de la Santé.«Je vous invite à vous solidariser, à vous entraider, à vous parler.», écrit-il aux directeurs généraux «Ne comptez pas sur le ministre pour vous protéger.pour vous tendre la main dans la tempête.Son image est trop importante», déplore-t-il.Cette lettre, écrite le jour même de son suicide, est en effet personnellement adressée à ses collègues directeurs généraux d’hôpitaux ainsi qu’au ministre de la Santé, Philippe CouiHard.Avant de passer aux actes, Léon Lafleur a aussi envoyé des lettres personnelles à sa famille et à ses plus proches collaborateurs.VOIR PAGE A 10: LAFLEUR «Monsieur le ministre, en juillet dernier, je vous ai écrit et invité à venir visiter notre établissement, à venir y rencontrer les personnes qui y vivent Un vague attaché politique a accusé réception.» B i si ¦ Le texte intégral de la lettre de Léon Lafleur en page B 5 ¦ L’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon en page B 4 ¦- V.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Mercredi, juste avant de s’enlever la vie, Léon Lafleur, directeur de l’hôpital de soins de longue durée Saint-Charles-Borromée, a adressé une lettre au ministre de la Santé et à ses collègues directeurs généraux, missive qu’il a fait parvenir au Devoir pour fins de publication.Pas question d’abolir les cégeps, dit Reid BRIAN MYLES LE DEVOIR Pa§ question d’abolir les cégeps.Le ministre de l’Education, Pierre Reid, a pris ses distances du rapport-choc de la Fédération des commissions scolaires du Québec (PCSQ), qui suggère de procéder à l'élimination complète du parcours collégial, alimentant du coup une grogne généralisée.«Pour nous, l’abolition des cégeps, ce n’est pas négociable.Ce n’est pas dans notre programme.Ce n’est pas une option», a dit M.Reid lors d’un entretien téléphonique.Cela étant, M.Reid a indiqué que le réseau collégial sera appelé à connaître des changements au cours des prochains mois.Le ministre convoquera VOIR PAGE A 10: CÉGEPS INDEX Actualités .A2 Idées B5 Annonces ,C8 Monde .A8 Avis publics.C 6 Mots croisés.C 7 Bourse ,C2 Météo ,C6 Carrières .C5 Perspectives.B1 Décès ,C9 Rencontres.D2 Économie .Cl Sciences .B 6 Éditorial .B 4 Sports CIO Icônes punk I^e punk mélodique des Vulgaires Machins commence à faire des adeptes du côté de l’Hexagone Qui aurait cru qu’un jour, les Vulgaires Machins écouleraient un total de 15 000 exemplaires d’un seul album dans la province?Et ce, sans aide des radios, qui les boudent toujours bien qu’une tranche importante de la jeunesse québécoise les suive à la trace?C’est pourtant ce qui se trame.Les Machins ont une erre d’aller enviable.Leur punk mélodique commence à faire des adeptes du côté de l’Hexagone.Leur tournée québécoise s’arrête ce soir au Métropolis.BERNARD LAMARCHE LE DEVOIR La force de frappe des Vulgaires Machins sur scène, c’est du connu.Leur côté engagé de plus en plus affirmé, c’est du réglé.Le fait qu'ils connaissent un certain succès, eux qui ont rempli sans peine le Spectrum et le Métropolis, c’était dans la poche.Mais qui aurait cru que le groupe, à son troisième album, l’excellent Aimer le mal, arriverait à vendre autant d’honorables exemplaires dans un marché de niche comme celui du punk au Québec?Et qui aurait cru que ce petit groupe de Granby qui a bien grandi depuis la sortie de 24-40, en 1998, deviendrait une icône punk, rien de moins, d’une génération entière de petits Québécois?C’est bien le cas.Les choses avancent bien pour le quatuor.Récente, une troisième percée en France a pris la forme de la tournée Punky Rock Tour, une virée d’environ vingt spectacles en première partie de groupes comme Burning Heads et Tagada Jones.Aimer le mal est disponible en France depuis le début octobre.Tout ça grâce aux petits doigts de fée des gens de la compagnie VOIR PAGE A 10: PUNK 2,18$ -t-TAXES» 2.5 0 Pas de retour aux anciennes villes Québec freine l’ardeur des défusionnistes TOMMY CHOUINARD DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Québec tente de freiner l’ardeur des défusionnistes en déterminant que les anciennes villes comme Westmount ou Sillery ne seront plus que l’ombre de ce qu’elles étaient avant les regroupements municipaux si elles décident de se reconstituer.Le gouvernement Charest fixe également les règles du jeu qui seront en vigueur lors des référendums.Au moins 35 % des électeurs d’une ancienne municipalité devront voter en faveur de la défusion pour que celle-ci soit reconnue.Le nombre de votes en faveur de la reconstitution d’une ancienne ville devra aussi représenter plus de 50 % des votes exprimés.C’est ce que révèlent les amendements au projet de loi 9 sur la réorganisation municipale, déposés hier à l’Assemblée nationale par le ministre des Affaires municipales, Jean-Marc Fournier.Si elles bénéficieront d’un pouvoir de taxation et d’une personnalité juridique, les municipalités défusionnées ne bénéficieront que des compétences, exclusivement locales, accordées aux arrondissements des nouvelles villes.Les maires des villes centrales, comme Montréal et Québec, deviendront tout-puissants dans l’agglomération formée avec les villes défusionnées.VOIR PAGE A 10: VILLES ¦ L’éditorial de Bernard Descôteaux en page B 4 Les villes défusionnées ne bénéficieront que des compétences accordées aux arrondissements des nouvelles villes m JACQUES GRENIER LE DEVOIR «On constate aujourd’hui que c’est possible de frire carrière sans avoir un appui des médias commerciaux classiques», disert ks Vulgrires Machins.‘ * : l ¦ m Picard _______ LAURIN L’homme \ « Un bon livra., très documenté et écrit dons un stylo vivant.» Jean-Jacques Samson, Le Soleil « Un livra sxtraordinaira.» Joël Le Bigot, Pourquoi pus dimanche, Radio-Canada * Boréal 42» www.editionsboreal.qc.ca LE DEVOIR.LES SAMEDI 29 ET DIMANCHE 3 0 NOVEMBRE 2003 LES ACTUALITES Le retraité britannique devenu chef indien REUTERS Londres — Un Anglais de 59 ans a découvert avec stupéfaction qull était le chef d’une tribu indienne du Canada et l’héritier de centaines d’hectares de terrain, rapportait hier la presse anglaise.Fils d’une mère britannique et d’un père canadien venu au Royaume-Uni pendamla Deuxième Guerre mondial^Btlick Henry profitait tranquillment de sa retraite dans le Yorkshire, après une carrière dans le bâtiment : Mais ses lointains parents de la iribu des Ojibway, de la province anadienne du Manitoba, ont re-rouvé sa trace sur Internet et lui >nt annoncé la nouvelle.¦ «Je n’aurais jamais imaginé qu’une chose pareille puisse arriver p quiconque, et certainement pas à moi», a-t-il déclaré au quotidien The Daily Mail.«Ils sont toujours en train de me chercher un vrai nom honorifique», a-t-il ajouté.«Je pensais qu’ils vivaient toujours dans des tentes et qu’ils chassaient pour se nourrir.En fait, ils ont tous de charmantes maisons et un style de vie merveilleux.» Le père de Mick Henry était un Ojibway, qui est rentré au Canada peu après la naissance de son fils.Il n’a jamais renoué le contact avec Mick Henry, et est décédé en 1998.Le Daily Mail a récemment publié des photos d’Henry posant avec quelque 70 membres de sa tribu, vêtus de costumes de cérémonie et arborant les coiffures traditionnelles pour fêter le retour de leur chef.Réveille-matin aux formes et couleurs des années 60, 17,7 cm X 15,2 cm 48,00$ Las années 80 offrez des originales a if/ If I m s t un visage souriant »- Papeterie « Martmekko » : oarnet d'adresses 3- Papeterie < 6- Catalogue de l'a 7- D'après l'œuvre de 1 en aluminium brossé T,6 cm X 7,8 cm LA BOUTIQUE-LIBRAIRIE DU MUSÉE COIN SHERBROOKE ET CRESCENT RENSEIGNEMENTS: (514) 285-1600, POSTE 344 MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL Le projet de loi 9 amendé Les défusionnistes sont en furie Les libéraux «ne sont pas des gens d’honneur», dit une porte-parole provinciale ALEC CASTONGUAY LE DEVOIR Les défusionnistes ne digèrent tout simplement pas les amendements au projet de loi 9 déposés hier par le ministre des Affaires municipales, Jean-Marc Fournier.Pour eux, les libéraux «ont trahi les électeurs» en mettant en place un processus «tout simplement antidémocratique».Malgré tout, les militants pour le retour aux anciennes villes ne baisseront pas les bras et entendent mobiliser leurs citoyens.Les réactions ne se sont pas fait attendre de la part des défusionnistes, qui ont réagi comme autant de salves de canon à l’endroit du gouvernement «On est furieux!» a lancé Ginette Durocher, cofondatrice de la Coalition panquébécoise des citoyens contre les fusions forcées et résidente de Saint-Bruno, sur la rive sud de Montréal.«Les libéraux ont été élus pour réparer un outrage, on les a crus, ils ont obtenu un mandat pour ça.Maintenant, ils mettent des obstacles.Ce ne sont pas des gens d’honneur.Si je travaillais pour les libéraux ou si j’avais été élue comme députée en promettant les défusions, comme plusieurs l’ont fiait, je démissionnerais sur-le-champ.» Selon Ginette Durocher, le gouvernement Charest «fait un suicide politique».«On ne va pas l’oublier dans six mois, prévient-elle.On va s’en souvenir encore dans quatre ans.Us sont venus chercher nos votes et une fois élus, ils diluent leurs engagements.» L’ex-maire de Westmount, Peter Trent, plus tempéré, se dit «déçu» du gouvernement.«Les libéraux n’avaient jamais parlé de défusion partielle, dit-il.Le 35% des électeurs inscrits qui doivent voter pour la défusion, je serais prêt à l’accepter si c’était pour retrouver les anciennes villes intégralement.Mais là, c’est très élevé pour avoir peu en retour.» Les militants en faveur des anciennes municipalités considèrent que le gouvernement les traitent de «citoyens de seconde ordre» en changeant les règles habituellement dévolues aux référendums.«Dans toute l’histoire du Québec, il n’y a jamais eu un taux de participation minimal d’exigé aux référendums, soutient Peter Trent Non seulement ils ne respectent pas leur promesse, mais ils créant un dangereux précédent.» A Anjou aussi on se disait «très déçus» de la situation, accusant le gouvernement «d’être injuste» envers les pôles d’attraction économique.«Le développement économique demeure la responsabilité de la mégaville, alors que l’efficacité est de notre côté, estime Luis Miranda, président de l’arrondissement d’Anjou.Nous, on peut délivrer un permis de construction en 30 jours.Depuis l’avènement de la grande ville, le délai est de trois à six mois.» Malgré les obstacles qui se dressent maintenant devant les défusionnistes, la motivation reste intacte.«Vaut mieux aller chercher les deux tiers de notre ville que rien du tout, pense Peter Trent qui se dit confiant d’aller chercher le nombre de vote requis à Westmount Après, une fins qu’on a la ville, on peut aller chercher des champs de compétences au fil des années.Quand tout le monde va se rendre compte que les mégavilles ne fonctionnent pas, il faudra décentraliser.Nous serons donc déjà prêts.» Même réaction à Québec Dans la région de la capitale, la frustration résonne avec la même ampleur.«C’est ridicule et inadmissible!», s’insurge Simon Wilson, porte-parole de la Coalition pan-québécoise contre les fusions for- MANIFESTE DES CONSEILS DE LA CULTURE SUR LA NOUVELLE GOUVERNANCE RÉGIONALE Nous, des Conseils de la culture - regroupant et représentant les milieux artistiques et culturels professionnels des régions du Québec - avons réussi, au fil du temps, à donner une voix à la culture, une voix commune pour tant de démarches individuelles, une voix porteuse des convictions essentielles, mais accordée à la variété des territoires.Cette voix, nous sommes parvenus non seulement à la constituer, mais encore à la faire entendre, et ce, notamment au sein des organismes décisionnels régionaux.Sachant que le gouvernement du Québec engage des transformations majeures avec la mise en place des Conférences régionales des élus, nouvelles instances décisionnelles régionales, Constatant que le projet de loi gouvernemental ne garantit pas que les représentants de la société civile et, conséquemment les milieux culturels, seront représentés au sein des Conférences régionales des élus, Rappelant que, dans l’exercice de la démocratie participative, la culture a graduellement gagné l’écoute des organismes régionaux existants, qu’elle s’y est taillé une place et participe, de concert avec les autres partenaires, au développement du potentiel des régions, Soulignant que la place qu’occupe la représentation culturelle parmi les instances décisionnelles régionales actuelles ne lui a pas été dévolue par privilège, mais qu’elle découle d’efforts soutenus consentis et de la reconnaissance de la communauté, Insistant sur le rôle structurant de la culture dans l’évolution sociale et économique de la vie régionale ainsi que sur sa contribution à en définir l’identité.Considérant que des liens étroits se sont peu à peu tissés entre les partenaires régionaux de développement et qu’il est important de les préserver.Convaincus que pour bâtir l’avenir des régions du Québec, la contribution des représentants élus est essentielle ainsi que l’équilibre et l’enrichissement apportés par le concours éclairé des autres acteurs du développement.NOUS LANÇONS UN APPEL À TOUS LES DIRIGEANTS POUTIQUES DE MÊME QUE, POUR L’AVENIR, AUX ÉLUS MUNICIPAUX, AFIN Que soient encouragées une représentation significative et la participation de la société civile au sein des Conférences régionales des élus.Que les liens de concertation intersectoriels actuels y soient préservés, Qu’en vertu de son importance dans le développement la culture soit présente au sein des nouvelles instances délibératives des régions.Conseil de la culture du Bas-Saint-Laurent; Conseil régional de la culture Saguenay-Lac-Saint-Jean; Conseil de la culture des régions de Québec et de Chaudiére-Appalaches; Conseil de la culture et des communications de la Mauricie; Conseil de la culture de l’Estrie; Conseil régional de la culture de l’Outaouais; Conseil de la culture de l’Abitibi-Témiscamingue; Conseil régional de la culture et des communications de la Côte-Nord; Conseil de la culture de la Gaspésie; Conseil de la culture de Lanaudière; Conseil de la culture des Laurentides; Conseil montérégien de la culture et des communications cées et résident de l’arrondissement Sillery.«Le gouvernement fait des défusionnistes des citoyens de deuxième classe! C’est pire que la fusion comme attitude, ça encourage les gens à rester chez eux.Est-ce que c’est ça, la démocratie?Cest la deuxième fois qu’un gouvernement nous marche dessus.Les libéraux sont bien mal partis pour faire un deuxième mandat.» Simon Wilson estime qu’en voulant «ménager la chèvre et le chou, le gouvernement ne fait que des insatisfaits».Lui aussi pense qu’aller chercher 35 % des électeurs inscrits en faveur des défusions est un objectif réalisable à Sillery.«Juste pour la colère, il y a motif à défusionner!» lance-t-il.Effectivement, de l’autre côté de la clôture, les profusions sont eux-aussi mécontents des amendements au projet de loi 9.A Québec, le maire Jean-Paul L’Allier concède que «le gouvernement fait de son mieux pour limiter les dégâts», mais que c’est tout de même trop peu.«R aurait été préférable de fixer la barre à 50 % des personnes inscrites, a-t-il dit lors d’un point de presse.À 35 %, on donne la possibilité à une minorité de citoyens d'affaiblir toute une région, de compliquer l’administration de la Ville et d’augmenter les coûts de gestion.L’exercice demeure un exemple de démocratie à deux vitesses.Ce sera maintenant [au ministre Fournier] d’expliquer à la population les mécanismes du divorce possible et des impacts éventuels de celui-ci sur la fiscalité, la gestion des ressources humaines et le développement des zones urbaines menacées par la division.» À Montréal et à Longueuil, aucun représentant de la ville ne voulait commenter la situation, préférant attendre au début de la semaine prochaine.Dans les deux municipalités, on expliquait qu’il «valait mieux étudier les amendements» avant de se prononcer.Benoît Labonté, président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), était quant à lui ravi des modifications apportées.«Les amendements qui ont été déposés viennent nous démontrer que le ministre a compris que îe développement de Montréal passait par le renforcement de l’agglomération et delà ville centrale, a-t-il dit Cest une excellente nouvelle et je pense que le ministre fait preuve de beaucoup de discernement.» Ce dernier se réjouit de voir que le développement économique sera une responsabilité dé l’agglomération.«Cétait impératif parce que ça faisait des années que la seule concurrence dans laquelle on était véritablement, c’était la concurrence intermunicipalités.Nous, ce n’est pas celle-là qui nous intéresse.Cest plutôt la concurrence inter-villes-régions dans le monde.Qu’Anjou se batte avec le parc industriel de Ville Saint-Laurent ou celui de Pointe-Claire, au net, ça ne rapporte rien à Montréal.Ce qiti rapporte, c’est quand on unit nos forces, qu’on travaille avec cohérence et cohésion.» Benoît Labonté ne s’émeut pas du faux de participation demandé.«Défaire une métropole forte potentiellement, c’est un acte sérieux et je pense que ça appelait une légitimité importante.Ce n’est pas comme amender une loi ordinaire ou un règlement municipal.Je pense que légitimement, ça impliquait une bonne participation pour aussi permettre l'adhésion des citoyens.Et je suis convaincu que c’est le résultat qu’on obtiendra.» Avec la collaboration de Jeanne Corriveau EN BREF Des mesures de sécurité accrues (PC) — Les soldats canadiens augmentent les mesures de sécurité à Kaboul, trois jours avant le début de la première rencontre constitutionnelle depuis la chute du régime taliban, en Afghanistan.«Notre présence sera accrue», a dit le lieutenant-colonel Don Derme, l’officier à la tête du Camp Julien, où se trouvent les soldats canadiens.Selon lui, le calme qui précède la «loya jirga», cette rencontre traditionnelle qui débutera lundi, est un mauvais présage.«C’est le calme avant la tempête», croit-il.Hier, une équipe composée de soldats canadiens et allemands a parcouru le Stade olympique de Kaboul avec des chiens renifleurs, à la recherche de bombes artisanales.À partir de la semaine prochaine, le Stade olympique de Kaboul accueillera des milliers de personnes représentant les 32 provinces de l’Afghanistan.Ds profiteront de la rencontre pour se .prononcer sur le projet de nou- ! velle constitution du pays.VOUS AVEZ UN OBJET FARFELU QUI VOUS TIENT À CŒUR.Aimeriez-vous savoir comment 20 artistes de la relève le représenteraient?Venez passer un soir avec nous, le jeudi 4 décembre de 18h à 20h, à l’école de design UQAM Chargé de cours : Bruce Roberts , Téléphone: 514-849-1001 Courriel : visibleinkl @sympatico.ca WÊÊÊÊ LE DEVOIR.LES SAMEDI 29 ET DIMANCHE SO N O V E M B R E 2 O O 3 A 3 ?LE DEVOIR * POLITIQUE Le nouveau chef prépare son premier cabinet ÆifMitevie Gambard Vente et service technique de Rolex (.W-A RUE CATHCART.MONTRÉAL, CENTRE VILLE • TÊ1 8t*- W’6 ¦ John Manley quitte la politique Paul Martin lui offre le poste d’ambassadeur à Washington ISABELLE RODRIGUE PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le changement de garde à Ottawa a fait une première victime.Le ministre des Finances, John Manley, a annoncé qu’il quittait la politique et qu’il réfléchissait aux occasions qui s’offrent à lui, dont celle de Paul Martin qui l’invite à devenir ambassadeur du Canada à Washington.Lors d’un point de presse, hier matin, M.Manley a confirmé qu’il ne serait plus ministre à compter du 12 décembre, date d’arrivée au pouvoir de M.Martin, et qu’il ne serait pas candidat libéral dans la circonscription d’Ottawa-Sud aux prochaines élections fédérales.Placé devant la réalité d’un changement d’équipe où, visiblement aucun rôle important ne lui serait accordé, M.Manley s’est évité l’insulte de rester sur le carreau après la composition du premier conseil des ministres de M.Martin.Interrogé sur les raisons qui l’ont amené à prendre cette décision, le vice-premier ministre a nié que le facteur Paul Martin ait eu une influence sur son choix.«Ce n’est pas une question reliée à M.Martin, c’est une question pour John Manley.J’ai décidé d’être responsable de mon avenir, de ma vie, et de faire des choix pour moi», a martelé M.Manley, en point de presse, précisant avec un trémolo dans la voix qu’il s’agissait d’une décision difficile à prendre.Avocat de formation, l’homme de 53 ans a dit vouloir passer à autre chose et relever de nouveaux défis.«Je vais prendre le temps d’envisager les options qui s’offrent à moi et de décider de mon avenir», a répondu M.Manley aux journalistes qui le questionnaient sur qn éventuel emploi., C’était quelques minutes avant que le futur premier ministre ne révèle, en conférence de presse, qu’il avait offert le poste d’ambassadeur du Canada à Washington à M.Manley.«C’est un poste qui est très important [.].Nos relations avec les Etats-Unis sont très importantes et vraiment, l’une des clés, c’est le poste d’ambassadeur», a fait valoir M.Martin.Ce dernier a dû se défendre de n’offrir qu’un prix de consolation, plutôt qu’un poste de ministre, à celui qui est tout de même l’actuel numéro deux du gouvernement de Jean Chrétien.La rumeur envoyant M.Manley dans la capitale américaine courait depuis quelque temps, à Ottawa, le principal intéressé prenant bien soin de ne jamais la confirmer.En entrevue, hier, le ministre des Finances a cependant admis à mots couverts qu’il pourrait être intéressé par ce travaü, avouant qu’il ne peut imaginer sa vie sans un engagement envers le public.«Est-ce que Je suis prêt à dévouer le reste de ma vie à faire seulement de l’argent?La réponse est non», a-t-il noté, mentionnant qu passage avoir reçu une offre pour diriger la société d’Etat Ontario Power Generation.Il s’agit du premier départ annoncé d’un ministre du gouvernement Chrétien, mais ce ne sera pas le dernier.La liste des ministres actuels qui devront retourner sur JIM YOUNG REUTERS Paul Martin a offert à l’actuel ministre des Finances d’aller servir le Canada à Washington.les banquettes arrière des Communes sera longue, si l’on en croit les informations provenant de l’entourage de M.Martin.Selon ces informations, il n'y aurait que trois ou quatre ministres actuels qui conserveraient un emploi au sein du futur cabinet Parmi ceux qui ne seront pas recrutés, les plus chanceux pourraient bénéficier des bonnes grâces de M.Chrétien qui dispose encore de deux semaines pour faire des nominations partisanes en guise de remerciement pour ses plus proches fidèles, avant son départ le 12 décembre.Parmi ces derniers, les noms de Don Boudria, de Sheik Copps, de Jane Stewart et de David Collenette font régulièrement surface.Bien qu’on ne le dise pas ouvertement, de telles nominations seraient les bienvenues dans le clan Martin qui se verrait débarrassé de l’odieux de congédier des députés et ministres de longue date.D’autres savent déjà qu’ils feraient mieux de commencer à regarder ailleurs et à envisager de quitter la politique.C’est le cas de Martin Cauchon, qui pourrait aller pratiquer le droit quelques années avant de revenir en force en politique.Ce genre de scénario pourrait aussi s’appliquer à John Maidey, qui ne met pas une croix sur un retour en politique.«On ne dit jamais non pour toujours, a-t-il dit, faisant une analogie avec un célèbre joueur de hockey.Mario Lemieux est retourné compter quelques buts.» John Manley a été élu pour la première fois à la Chambre des communes en 1988.Avant d’être nommé ministre des Finances et vice-premier ministre, il a également été ministre de l’Industrie et ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement de Jean Chrétien.Il a affronté Paul Martin dans k course au leadership avant de se retirer à quelques mois du congrès d’investiture.JIM YOUNG REUTERS > Le ministre fédéral des Finances, John Manley, au moment d’annoncer son départ de la vie politique.En arrière-plan, son épouse Judith.Francis Fox reprend du service fi’C) — Désirant faire taire les cri-qques qui lui reprochent de ne pas faire une pkce assez grande âux francophones dans son équipe, Paul Martin a annoncé hier k nomination de l’ancien ministre Québécois Francis Fox au poste ouvellement créé de secrétaire général du cabinet du premier mi- Îistre.M.Fox, un ancien ministre e Pierre Elliott Trudeau, sera dhargé d’administrer le bureau de M.Martin, de piloter un exerrice (Je révision des programmes gouvernementaux et de superviser Ifes dossiers du Québec.Il sera Sur un pied d’égalité avec Tim Murphy, qui devient, comme pré-vu, le chef de cabinet de Paul Martin.Ancien député à Queen’s Park, unilingue anglophone, M.Murphy sera le grand responsable du programme politique du premier ministre désigné.Le régime d’imposition sera indexé de 2 % (PC) — Afin de «protéger le pouvoir d’achat des contribuables», le ministre des Finances du Québec, Yves Séguin, a annoncé hier que le régime d’imposition des particuliers sera indexé au taux de 2 % pour l’année d’imposition 2004.Le ministère estime que cette indexation, qui touche dès le 1" janvier k table d’impôt et k plupart des crédits d’impôt, «laissera annuellement 250 millions de plus dans les poches des contribuables».M.Séguin a souligné que le taux de 2 % est supérieur au taux d’indexation de 1,5 % appliqué en janvier 2003 et supérieur à l’inflation Observée au cours des derniers mois.Chrétien prépare son dernier ÿommet ; ffC) — Le pretnier ministre Jean ifhrétien souhaite que les pays afrê EN BREF cains exercent phis de pressions sur le Zimbabwe et il espère que ce pays choisira de rester au sein du Commonwealth après avoir menacé de le quitter, ont indiqué hier des hauts fonctionnaires, en prévi- sion du dernier sommet international de M.Chrétien.Le premier ministre Chrétien doit se mettre en route pour le Nigeria mercredi afin de prendre part au Sommet du Commonwealth.«¦—- Bernard SAINT* AUBIN uns histoire unluercelie un ciassiaue.M 436 pafles-26,55$ H® Venez assister à Venregistrement de rémission Les Entretiens Chaque mercredi soir à 20 h jusqu'au 17 décembre Au Café Lézard, 3119, rue Masson Cette semaine : L’avenir du modèle québécois et la modernisation de l’état Invité : le chroniqueur Michel Venne fBT J01.5 Fï www.dM.cam.ors no TL&- Faculté de l'éducation permanente La faculté d'évoluer Depuis 1973, le Certificat en journalisme recrute les meilleurs professeurs, forme d'excellents journalistes et voit ses étudiants récompensés par les prix les plus prestigieux.Marie-Christiane Charbonneau-Hellot Responsable du Certificat en journalisme www.fep.umontreal.ca/journalisme/ Université fHl de Montréal la solution naturelle au sommeil Boutique Tonif poor le Dos Le confort du Ht réfkbk i reumpétMK à i 1 lliart ¦¦mi Est «ta BmL St-Lamt Sâ SM-3tt-1M2 StaÜMHMMWlt | \TU t LE DEVOIR, LES SAMEDI 29 ET DIMANCHE 30 NOVEMBRE 2003 ?LES ACTUALITÉS* Nouvelle bataille au sujet d’un milieu humide * ">i.•*»* „„„ 1 »«h„ :*.»**«« ARCHIVES LE DEVOIR Les jeunes délaissent le tabac LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le sort de l’île aux Foins, dernière île vierge de l’archipel de Carignan, à la sortie du bassin de Chambly, vient de s’ajouter aux nombreux dossiers de milieux humides menacés dans la région de Montréal, où on assiste, tout particulièrement en Montérégie, à une multiplication des conflits entre promoteurs et citoyens qui refusent de voir sacrifier ce qui reste.Cette multiplication des dossiers chauds a eu deux conséquences.D’abord, elle est en train de cimenter une alliance entre les groupes et les citoyens qui se battaient isolément autour de la coalition «Sauvons nos boisés et milieux humides».Cet organisme est un des deux qui mènent bataille pour obtenir une protection intégrale des restes du boisé Tremblay, à Longueuil, un marécage boisé où on trouve deux espèces menacées.Deuxièmement, le phénomène a incité le ministère de l’Environnement à lancer un inventaire régional des basses terres du sud du Québec, qui cible particulièrement la Montérégie, où la destruction des milieux humides a probablement atteint les plus hauts sommets après Montréal.Selon le responsable de la Direction du patrimoine écologique du ministère, Léopold Gau-dreault, «malgré la vue d’ensemble qu’on aura par cet inventaire, il faut être conscient qu’on ne pourra pas protéger tous les milieux humides du Québec.H faudra identifier les plus importants en tenant compte du fait qu’ils sont plus importants que d’autres types d’habitats.H est impossible de dire maintenant quel pourcentage il faudra Protéger.Cela risque de varier selon les régions.Il faudra certainement faire plus dans les régions où les dommages sont sévères.Peut-être aller à 100 % dans certains cas.Une fois les inventaires terminés, nous allons consulter les mi-.lieux intéressés dans le cadre d’un groupe de travail qui va se pencher sur ces questions».Mais M.Gaudreault rappelle qu’au Québec, on n’est pas dans un système qui interdit de toucher aux milieux humides.«On est plutôt dans un système d’autorisation qui prévoit de permettre moyennant des conditions», dit-il.Sur cet aspect, plusieurs groupes environnementaux ont une lecture différente de la loi.Projet domiciliaire Parmi les derniers dossiers chauds de ce secteur, celui de l’île aux Foins est particulièrement intéressant.Gouvernements et organismes ont investi plus de un million de dollars depuis quelques mois pour nettoyer les canaux qui relient les îles de Carignan à la sortie du bassin Chambly.Le promoteur Mario Venafro propose d’installer sur cette île un projet domiciliaire même s’il s’agit d’un milieu humide situé en plaine inondable, ce qui se vérifie tout particulièrement ces jours-ci alors que l’île est à peu près submergée, comme à tous les printemps, et comme cela se produit à répétition sur les îles voisines.Un conseiller municipal, Alain Lussier, a déployé beaucoup d’efforts pour que la municipalité et la MRC n’excluent pas l’île de la zone inondable, ce qui donnerait le feu vert au projet En cours de débat il est apparu que la mairesse, Jocelyne Lecavalier, était en conflit d’intérêts dans ce dossier, son mari étant l’architecte du promoteur et elle-même travaillant pour le bureau de son mari! La mairesse a déclaré son conflit d’intérêts mais, en son absence, son conseil a néanmoins approuvé le projet de dézonage, ce qui a déclenché un processus de consultation qui a attiré des centaines de personnes qui y sont opposées.Un comité de citoyens est en formation malgré les pressions qui s’exercent contre les adversaires du projet Le porte-parole de la coalition «Sauvons nos boisés et milieux humides», Tommy Montpetit, affirmait hier qu’un autre projet de condos menace un boisé lié à un intéressant milieu humide à Lor-raine-Rosemère.Et un comité de citoyens était en pleine formation, tout comme à Carignan, dans la région Brossard-Laprai-rie pour contester des projets domiciliaires susceptibles de menacer les derniers survivants de ce qui reste du ruisseau Saint-Jacques, qui sépare les deux municipalités.À Saint-Eustache, ajoutait-il, le ministère de l’Environnement vient d’arrêter «en moins de 48 heures et à la suite de plaintes de citoyens appuyés par la coalition» un promoteur en train de remblayer un ruisseau qui se jetait dans le lac des Deux-Montagnes.La Ville aurait aussi ordonné à ce promoteur de démolir d’ici quelques mois la bâtisse en construction juste à côté du cours d’eau.ROLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE Le taux de tabagisme chez les élèves du secondaire est en baisse; il est passé de 30 % en 1998 à 23 % en 2002.Autre signe encourageant, 67 % des jeunes fumeurs du secondaire déclarent avoir tenté d’arrêter de fumer au cours des 12 mois précédant l’enquête.Ces éléments d’information proviennent d’un rapport d’analyse de l’édition 2002 de l’enquête québécoise sur le tabagisme chez les élèves du secondaire, rendu public hier par l’Institut de la statistique du Québec.On y apprend en outre que la BRIAN MYLES LE DEVOIR Le sénateur Pierre-Claude No-lin refuse d’accorder son appui aux militants antiprohibition-nistes qui ouvrent ce midi à Montréal un café où sera tolérée la consommation de marijuana.Le sénateur Nolin, auteur d’un rigoureux rapport recommandant la légalisation de la marijuana, assortie d’une politique intégrée de réduction des risques et méfaits, se dit déchiré par cette décision.D’un côté, il se montre très sym- consommation de drogues et d’alcool est demeurée stable chez les mêmes élèves depuis 2000.En ce qui concerne l’alcool, en 2002,69 % des élèves du secondaire en ont consommé au moins une fois au cours des 12 mois précédant l’enquête.Les taux de consommation sont comparables chez les garçons et les filles.Pour ce qui est des drogues, environ 41 % des élèves du secondaire ont pris de la drogue (tous types confondus) au moins une fois au cours des 12 mois précédant l’enquête.Lorsqu’on diminue la période de référence aux 30 jours avant l’enquête, on obtient une prévalence de pathique à la cause d’Hugo Saint-Onge et Marc-Boris Saint-Maurice, deux militants qui ont fondé le Café Marijane dans un esprit de désobéissance à l’endroit du «sournois» régime de prohibition.De l’autre côté, il se dit incapable de s’afficher en public avec des centaines de fumeurs de mari alors que son rôle de sénateur l’oblige à respecter les lois.«Je voudrais aider ces gens-là à démontrer la futilité de la prohibition de la possession simple de marijuana.[.] Mais je ne suis pas prêt à transgresser la loi, parce que je suis un législateur Si les gens qui consommation de drogues de 26 % pour l’ensemble des élèves, ce qui représente une diminution significative par rapport à 2000 où on enregistrait une prévalence de 31 %.Le cannabis est de loin la substance illicite consommée par le plus d’élèves du secondaire, puisque 39 % d’entre eux en ont pris lors des 12 mois précédant l’enquête.Les hallucinogènes représentent l’autre drogue la plus consommée, avec une prévalence de consommation de près de 13 % parmi l’ensemble des élèves.L’analyse a permis de mettre en lumière que, comme pour l’alcool, la proportion de consommateurs de font les lois ne les respectent pas, c’est l’anarchie», a-t-il eût hier.Cette expression de réserve n’empêche pas le sénateur Nolin de tirer à boulets rouges sur le régime de prohibition, qui cause plus de tort que la mari elle-même en transformant des milliers de simples consommateurs en criminels.Selon M.Nolin, le droit pénal ne convient pas pour freiner l’usage de la mari.Le sénateur privilégie au contraire une approche de santé publique, ce qui permettrait de responsabiliser les adeptes de la mari tout en prévenant et en enca- drogues tend à augmenter avec l’année d’études, et ce, pour tous les types de drogue.A titre d’exemple, la consommation de cannabis passe de 14 % en U secondaire à près de 56 % en 5e secondaire.Enfin l’étude établit que la participation aux jeux de hasard et d’argent touchait 51 % des élèves du secondaire en 2002.Parmi eux, 7 % sont classés comme étant des joueurs problématiques.Cette enquête de surveillance est menée tous les deux ans depuis 1998 auprès d’environ 4800 élèves de la lrc à la 5' secondaire inclusivement, répartis dans près de 160 écoles francophones ou anglophones, publiques ou privées.drant mieux les usages à risque.Les instigateurs du Café Marijane attendent de 500 à 1000 personnes aujourd’hui lors de l’ouverture au 950 de la rue Rachel Est.Les responsables ne vendront pas de mari, pas plus qu’ils n’encourageront leurs clients à en fumer.Mais ils n’empêcheront personne de rouler un joint Le Service de police de Montréal a déjà indiqué que les clients de ce café «apportez votre joint» s’exposent à une mise en accusation pour possession simple de cannabis et un éventuel dossier judiciaire.Inauguration du Café Marijane Le sénateur Nolin ne sera pas de la fête Canada Il arrive souvent que les enfants n'apprécient pas dans l'immédiat les cadeaux reçus sous la forme d'Obligations d'épargne du Canada, à moins d'être ravis d'admiration devant l'attrait irrésistible de l'emballage.S'agissant de cadeaux cette saison, les Obligations d'épargne du Canada ne manqueront pas d'engendrer de l'intérêt.Après tout il s'agit de 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public de la région de Québec et reprises par certaines stations radiophoniques, le ministre Bellemare avait voulu qu’une révision du dossier de la prostitution juvénile soit effectuée par une équipe d’experts procureurs indépendants.«Cette révision visait à vérifier s’il existait une preuve suffisante pour justifier des accusations contre des personnalités politiques», explique le communiqué transmis par M' Dionne.Là réponse est claire et nette: «Rien dans les renseignements soumis, jusqu'à maintenant, aux substituts du procureur général par le service de police de Québec ne pourrait justifier que des accusations criminelles |supplémentaires! soient portées contre quiconque».Des accusations ont déjà été portées contre une douzaine de proxénètes et leurs clients dans cette affaire.Les cinq procureurs qui ont effectué la révision de la preuve «se sont assuré que le processus normal d’examen des dossiers a été suivi, et que les décisions prises l'ont été en conformité avec les critères reconnus», mentionne le communiqué du ministère de la Justice. LE DEVOIR.LES SAMEDI 29 ET DIMANCHE 30 NOVEMBRE 2 0 0 3 i \ 5 •LES ACTUALITES- Les erreurs judiciaires Erreur judiciaire ?libéré après 12 ans de prison James Driskell pourra retrouver ses huit enfants qu’il n’a pas vu grandir STEVE LAMBERT PRESSE CANADIENNE Winnipeg — James Driskell a affirmé qu’il avait les jambes molles, hier, lorsqu’il a été libéré après avoir passé plus de 12 ans derrière les barreaux pour un meurtre qu’il affirme n’avoir pas commis.Le juge John Scurfield a consenti à libérer M.Driskell sous caution, le temps que les autorités fédérales déterminent s’il a été condamné à tort pour le meurtre d’un ami.«C’est comme un choc d’entendre un juge parier de libération, ça fait très peur», a déclaré M.Driskell, âgé de 45 ans, en présence d’une meute de journalistes rassemblée à l’extérieur de la Cour du banc de la Reine à Winnipeg.Le quadragénaire a affirmé avoir l’intention de célébrer sa remise en liberté dans la plus stricte intimité, en compagnie de ses proches, «fai huit enfants et 12 petits-enfants, a-t-il indiqué.Je dois rattraper ces 14 dernières années qui se sont envolées.» Plus tard en conférence de presse, il s’est dit en colère contre un système judiciaire qui l’a privé d’un important pan de sa vie.«J’ignore encore de quelle façon je vais faire face à cela, le fait de n’avoir pu voir mes enfants grandir, le temps perdu que j’aurais pu passer avec mes petits-enfants.» «La colère a pris de l’ampleur.J’ai appris à y faire face de différentes façons, f imagine qu’elle finira par disparaître.» M.Driskell a reconnu qu’il allait être difficile de reprendre un ryth-me de vie normal.Il a toutefois ajouté avoir déjà en poche plusieurs offres d’emploi.«Il y a pas mal de gens vers lesquels je peux me tourner» Reconnu coupable du meurtre prémédité de Perry Harder, un ami, James Driskell a été condamné à la prison en 1991.Des analyses génétiques ont depuis révélé que les cheveux ayant contribué à sa condamnation avaient été incorrectement identifiés.«J’ai de sérieux doutes quant à la justesse de la condamnation», a déclaré le juge Scurfield au moment d’accorder à M.Driskell sa remise en liberté sous caution.«Un élément de preuve [clé] invoqué par le jury était inexact.» Le magistrat a également fait remarquer que deux témoins de la Couronne, incluant Ray Zani-dean, avaient été payés afin de témoigner contre James Driskell.En outre, Zanidean croit également s’ètre fait offrir l’immunité quant à une accusation d'incendie criminel, en Saskatchewan, en échange de son témoignage.Soumis par la défense, ces faits n’avaient pas été retenus à l’époque et ils n’ont fait surface que cette semaine, lorsqu’un examen de l’affaire par la police, en 1993, a été rendu public.Le montant de la caution a été établi à 50 000 $.La somme a été versée par René Durocher, un ancien détenu qui travaille maintenant au pénitencier Stony Mountain, où M.Driskell purgeait sa peine.Les deux hommes sont devenus amis et Durocher a offert à Driskell de l’héberger.¦ James Driskell — Libéré sous caution hier après plus de 12 ans passés en prison.Le ministère fédéral de la Justice enquête pour déterminer si sa condamnation, pour le meurtre de son ami Perry Harder, constitue une erreur judiciaire.¦ Roméo Phillion — Libéré sous caution en juillet dernier après avoir passé 30 ans derrière les barreaux.Le ministère fédéral de la Justice enquête pour déterminer si sa condamnation pour le meurtre d’un pompier d’Ottawa constitue une erreur judiciaire.¦ David Milgaard — Condamné à la prison à perpétuité en 1970 pour le meurtre de l’infirmière auxiliaire Gail Miller, de Saska toon.La Cour suprême a ordonné un nouveau procès en 1992, mais on a finalement décidé l’arrêt des procédures.David Milgaard a été innocenté en 1997 grâce aux résultats d’un test d’ADN.¦ Donald Marshall Jr — Après avoir été condamné à la prison à perpétuité en 1971 pour le meurtre de l’adolescente Sandy Seale, il a été acquitté en 19&J par la Cour d’appel de la Nouvelle-Ecosse.¦ Thomas Sophonow — Condamné à la prison à perpétuité en 1983 pour le meurtre de Barbara Stoppel, il voit sa condamnation maintenue en 1985.Il est finalement acquitté par la Cour d’appel du Manitoba en décembre 1985.¦ Guy Paul Morin — Condamné à la prison à perpétuité en 1992 pour le meurtre de Christine Jes-sop, âgée de neuf ans, il est acquitté en 1995 par la Cour d’appel de l'Ontario, grâce aux résultats d’un test d'ADN.¦ Gregory Parsons — Condamné à la prison à perpétuité pour le meurtre de sa mère, Catherine Carroll.La Cour d’appel de Terre-Neuve a ordonné la tenue d’un nouveau procès en 1996.Un arrêt des procédures a été décrété en 1998 grâce aux résultats d’un test d’ADN, et il est acquitté en 1998.¦ Clayton Johnson — Condamné à la prison à perpétuité en 1993 pour le meurtre de son épouse, Janice, il est acquitté par la Cour d’appel de la Nouvelle-Ecosse en février 2002.¦ Benoît Proubt — Condamné en 1991 à la prison à perpétuité pour le meurtre de son ancienne petite amie, France Alain, il est acquitté par la Cour d’appel du Québec' en 1992.L homme a toujours nié être le meurtrier de son ami Le sida Uénigme des «rescapés» est résolue LE MONDE Selon les biologistes, des cellules dites «tueuses» pourraient sécréter des molécules qui bloquent l’infection et sont aussi capables de détruire des cellules déjà infectées.L’énigme des «rescapés du sida», des personnes qui malgré des expositions répétées au virus demeurent séronégatives, vient d’être résolue par des chercheurs de l’Institut Pasteur de Paris, qui ont démontré le rôle de certaines cellules du système immunitaire, appelées «cellules tueuses» (natural killers, NK).Selon les chercheurs français et vietnamiens qui ont participé à ce travail — publié dans le numéro de décembre du Journal of Immunology — c’est la première fois que ces cellules sont associées à ce phénomène.La réactivité de l’immunité innée De 5 % à 15 % des populations dites à risque — partenaires réguliers de sujets séropositifs, prostituées et toxicomanes par voie intraveineuse — ne montrent aucun signe apparent d’infection par le virus du sida.Et ce, malgré plusieurs années d’exposition.Cette bienheureuse anomalie a été observée pour la première fois il y a maintenant près de vingt ans parmi des prostituées de Nairobi, au Kenya qui — en dépit par-.fois de dizaines de rapports sexuels quotidiens non protégés — sont demeurées séronégatives.Pour les besoins de leurs recherches, les scientifiques de l’équipe de Gianfranco Pancino et de Daniel Scott-Algara, de l’unité de biologie des rétrovirus dirigée par Françoise Barré-Sinoussi, ont sélectionné au Vietnam 37 toxicomanes «exposés non infectés» alors qu’ils ont eu un comportement à haut risque pendant plus de dix ans.Dans ce groupe, ils ont mis en évidence une activité accrue des cellules tueuses.Selon les biologistes, ces cellules pourraient sécréter des molécules qui bloquent l’infection et sont aussi capables de détruire des cellules déjà infectées.«Ces cellules NK font partie de la première ligne de défense contre les microbes: l’immunité innée, c'est-à-dire immédiate et non spécifique par opposition à l’immunité spécifique, dite adaptative, qui n’atteint son efficacité pleine qu’au bout de quelques jours après l’exposition à un agent pathogène», expliquent les chercheurs.Nouvelles stratégies thérapeutiques Depuis cette observation, les chercheurs s’efforcent de comprendre les mécanismes de cette résistance et de trouver de nouveaux marqueurs de cette protection.«L’identification de molécules directement impliquées dans les défenses innées contre le virus du sida est susceptible d’ouvrir à terme de nouvelles et inattendues stratégies thérapeutiques», révèlent les chercheurs de l’Institut Pasteur.Ainsi, l’activation de certaines réponses innées pourrait contribuer à la protection contre le virus du sida et, donc, à l’éventuelle mise au point d’un vacdn.Petit hiatus cependant certains facteurs immunologiques ou génétiques — comme la mutation protectrice retrouvée chez 2 % à 3 % des personnes «exposées mais non infectées» de type caucasien — entrent aussi en ligne de compte dans la protection innée de ces «rescapés du sida» et pourraient bien compliquer ce projet de vaccin.«R est possible que certains des paramètres diffèrent entre populations et pays» [.] mais «toute avancée dans la compréhension des mécanismes de résistance et de protection peut apporter des informations précieuses pour le développement de stratégies vaccinales ou thérapeutiques», estiment les auteurs.La nouvelle bataille de Nelson Mandela ELLIOT SYLVESTER ASSOCIATED PRESS I Robben Island, Afrique du Sud — D faudra encore plus d’efforts et d’unité pour vaincre le sida qu’il en a Mu pour abattre l’apartheid, a jugé hier l’ancien président sud-africain Nelson Mandela.Il a lancé cet appel aux côtés de musi-1 ciens réunis dans une opération pour la lutte contre le sida et qui devaient jouer au ; Cap ce soir.«Nous sommes appelés à participer à la guerre contre le sida avec la même détermination, voire une détermination supérieure à celle que nous avons montrée dans la lutte contre l’apartheid», a déclaré Mandela alors qu’il faisait visiter à Annie Lennox, Bono, Beyonce ¦ Knowles, Peter Gabriel, Anastacia, Angélique Kidjo, Brian May, notamment, l’ancien pénitencier de Robben Island, où il passa 18 de ses 27 années de captivité.«Nous devons mobiliser toutes nos populations, tous les secteurs de la société, toutes nos ressources et toutes nos énergie», a lancé l’ancien président, vêtu d’une chemine bleue et argent i Le concert de ce soir frit partie de l’opération «46664, donnez une minute de votre vie au sida».«46664», com- me l’ancien numéro de détenu de Mandela.11 s’agit d’inciter les gens de 17 pays à téléphoner à ce numéro pour y entendre des chansons inédites des artistes participant au projet Une bonne partie des revenus générés par ces appels ira à la lutte contre le sida tandis que chaque appelant sera considéré comme ayant signé la pétition invitant les gouvernements à décréter le sida urgence mondiale.Annie Lennox est quant à elle restée «sans voix» en visitant l’ancienne cellule de Mandela.«J’ai eu une vision de l’enfer où M.Mandela et ses codétenus étaient enfermés.Sacrifier ainsi sa vie et se mobiliser de nouveau pour combattre le sida, c’est incroyable», a-t-elle déclaré.La campagne «46664» a été conçue par Dave Stewart en partenariat avec la Fondation Nelson Mandela ainsi que Brian May et Roger Taylor, de Queen.Les fonds récoltés au concert iront à la fondation, qui finance la recherche en Afrique du Sud et des services d’assistance aux malades du sida.Selon l’ONU, de 34 à 46 millions de personnes seraient séropositives dans le monde, dont 5,3 millions pour la seule Afrique du Sud, le pays le phis touché.La maladie a fait plus de trois millions de morts cette année.Nelson Mandela Toronto accueillera la 16e Conférence internationale PRESSE CANADIENNE Toronto — La ville de Toronto a été désignée afin d’accueillir la 16' Conférence internationale sur le sida, en 2006, ont fait savoir des responsables municipaux hier.üi conférence, qui a lieu une fois tous les deux ans, permet à des scientifiques, des médecins, des travailleurs de la santé et des représentants communautaires de partager des données sur la recherche et diverses questions portant sur le sida et le VM.Entre 15 000 et 20 000 délégués devraient prendre part à l'événement, qui se prolongera pendant plusieurs journées, dans trois ans.Le prochain congrès est prévu à Bangkok en juillet 2004.Les responsables torontois savent depuis environ un mois que la métropole canadienne a été choisie comme ville hôte de la conférence de 2006, a indiqué Glen Brown, du Conseil international des ONG de lutte contre le sida, organisme dont le siège est situé à TMonto.La Société internationale sur le sida, installée à Genève, supervise le processus de sélection des villes hôtes de la conférence.Une conférence de presse est prévue à Toronto lundi afin de dévoiler davantage d’information au sujet du congrès de 2006.Y prendront part des politiciens des trois paliers de gouvernement ainsi que des représentants d’organisations sur le sida T f 1 1 « 4* d, m jggpisff'.wmm MIKE HUTCHINGS, ARCHIVES REUTERS Cette jeune Sud-Africaine de 18 ans, qui se cache partiellement derrière une clôture rudimentaire, a perdu père et mère, tous deux morts du sida.Des miiliers d’enfants en Afrique du Sud sont aujourd’hui orphelins en raison de cette épidémie.Nelson Mandela a engagé la lutte contre cette maladie.« î LE DEVOIR.LES SAMEDI 29 ET DIMANCHE 30 NOVEMBRE 2003 A 6 ?LE MONDE* «Loin des caméras, point de salut» Bush à Bagdad Le coup médiatique du président met les démocrates dans l’embarras 2 « m ’ DUSAN VRANIC REUTERS La sénatrice Hillary Clinton a fait hier la tournée des barraques de la deuxième division aéroportée.CLAUDE LÉVESQUE LE DEVOIR Chaque année, un pays absorbe entre le tiers et le dixième de l’aide humanitaire disponible dans le monde tandis qu’une centaine d’autres se partagent le reste du gâteau.Cette année et l’année prochaine (sauf imprévu), le grand gagnant est évidemment l’Irak.En 2001 et 2002, ce fut l’Afghanistan et les quatre années précédentes, l’ex-Yougoslavie.L’attention et les sous sont presque toujours dirigés du même côté que les caméras de télévision.Comme chaque année, l’Orga-2 oisation des Nations unies a lancé ; la semaine dernière son «appel * humanitaire global» pour 2004.Le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, a demandé trois milliards $US pour venir en aide à 45 mil-.lions de personnes affectées par les 21 crises les plus graves, conflits ou catastrophes naturelles, hors Irak et Afghanistan.M.Annan a fait remarquer que si le montant promis pour l’Irak en 2003 — qui représentait un tiers de la somme totale — était déjà financé à 91 %, seulement 28 % du financement nécessaire avait été rassemblé en faveur du liberia.Des activités avaient été organisées à Ottawa pour appuyer la démarche onusienne.Le Canada est particulièrement chargé de promouvoir l’aide pour l’Afrique de l’Ouest, où sévissent des conflits, dont la plupart sont interreliés.Le Liberia représente un des cas les plus urgents dans cette région.Des centaines de milliers de personnes y ont été déplacées par la guerre civile qui fait rage depuis des années.La plupart ont trouvé tefuge dans la capitale, Monrovia, ou dans des camps situés dans la ; fégion environnante.«Le calme, gui y règne depuis l’intervention récente de l’ONU, permet à l’aide humanitaire de se rendre à destination», note Amelia Bookstein, spécialiste de l’aide humanitaire dans les situations de conflit à l’organisation non gouvernementale Oxfam.«La mission de maintien de la paix de l’ONU, UNMIL, n’est cependant déployée que sur le dixième du territoire.Ailleurs, des combats sévissent toujours, de même que le pillage, les viols et les enlèvements de femmes et d'enfants», ajoute-t-elle.LTJNMIL ne sera pleinement déployée que vers la fin mars.Ce n’est qu’alors que le programme de désarmement sera vraiment mis en œuvre.Entre-temps, les belligérants semblent redoubler de violence dans les régions qu’ils contrôlent, note Mme Bookstein, auteur d’un rapport intitulé Loin des caméras, point de salut, et qui a récemment séjourné au Liberia Arrimage Au Liberia mais également dans d’autres contextes similaires, Mme Bookstein insiste sur le nécessaire arrimage de l’aide humanitaire aux opérations de maintien de la paix.Au cours des dernières années, 80 % de l’aide humanitaire accordée par l’Agence canadienne de développement international (ACDI) était destinée aux victimes de conflits, «des catastrophes provoquées par les humains», a d’ailleurs indiqué la ministre canadienne de la Coopération, Susan Whelan.Le document d’Oxfam conclut que l’aide humanitaire (livraison de nourriture et interventions d’urgence dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’eau potable et de l’hébergement) est «un échec».«Non seulement les niveaux actuels de dépenses et d’engagement sont loin d’être suffisants, ils ne sont pas non plus distribués selon les besoins, y lit-on Un nombre croissant de donateurs donne seulement à leurs causes préférées en réservant l’aide à certains pays ou projets.» Par exemple, on offre parfois trop d’aide alimentaire là où les gens ne meurent pas de faim, signale Amelia Bookstein.«Nous disons qu’il devrait y avoir de l’argent frais lorsque de nouvelles obligations surgissent.L'argent ne devrait pas être siphonné des budgets prévus pour d’autres urgences, que ce soit le Burundi, la Guinée ou le Liberia», ajoute-t-elle.Au cours des dernières années, en réaction aux échecs constatés au Rwanda et en République démocratique du Congo, la «communauté humanitaire» (l’ONU, le mouvement de la Croix-Rouge et les ONG) a adopté un code de conduite (appelé Good Humanitarian Donorship en anglais) pour rendre la livraison de l’aide humanitaire plus efficace, plus transparente et mieux ciblée.JÉRÔME BERNARD AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — La visite surprise du président républicain George W.Bush à Bagdad jeudi embarrasse l’opposition démocrate qui a depuis quelque temps orienté ses attaques sur sa politique en Irak dans la perspective de l’élection présidentielle de 2004.Cette visite «a été coordonnée avec une campagne républicaine pour laisser les démocrates paraître moins patriotes en critiquant le président» sur sa politique irakienne, considère Alan Lichtman, professeur de science politique à l’American University à Washington.«Cette question de l’Irak va jouer un rôle important dans l’élection de l’an prochain.Alors que l’économie s’améliore, l’Irak devient un sujet plus important pour les démocrates», estime Stephen Hess, expert politique à la Brookings Institution à Washington.Les candidats à l’investiture démocrate pour la présidentielle de 2004 ont réagi avec un certain embarras.«Le voyage du président à Bagdad était ce qu’il fallait faire», a déclaré le sénateur John Kerry dans un communiqué.«Quand Thanksgiving sera passé, j’espère que le président aura le temps de corriger sa politique qui a échoué en Irak et qui a placé nos soldats en position de se faire tirer dessus», a-t-il toutefois ajouté.Première victime L’équipe du général à la retraite Wesley Clark, également candidat, s’est montrée plus critique sur cette visite brève et secrète.«Le voyage montre bien l’insécurité en Irak», a déclaré Jamal Simmons, un porte-parole de Clark.Une des premières victimes démocrates de la visite de Bush est la sénatrice Hillary Clinton, épouse de l’ancien président Bill Clinton, en visite en Afghanistan et en Irak pour Thanksgiving, estime Larry Sabato, professeur de scien- Uarmée ce politique à l’université de Virginie.«Cela n’intéresse plus personne», dit-il.La sénatrice, accompagnée du sénateur de Rhode Island Jack Reed, a averti hier à Bagdad que la coalition faisait toujours face à un «grand défi» et exhorté l’administration Bush à modifier sa stratégie de reconstruction pour permettre à l’ONU de jouer un plus grand rôle dans l’Irak d’après-guerre.Les deux sénateurs se sont cependant félicités de la visite de deux heures et demie de M.Bush à Bagdad.De manière générale, les experts considèrent la visite de Bush comme une opération brûlante d’un point de vue symbo- américaine lique.«C’était une brillante manœuvre politique, car pour la première fois, il s’est mis physiquement en danger, il est allé en première ligne pour soutenir sa politique et cela remonte tant le moral des troupes», estime Alan Lichtman.«Cela montre ce qu’un président peut faire.Il peut changer les titres quand il veut.Aucun prétendant démocrate n’aura jamais ce pouvoir.Cela les inquiète vraiment», estime Larry Sabato.Le président américain «est le commandant en chef[Azs forces armées] .Il a toujours un avantage dans des situations comme celledà.Les autres ne sont que des hommes politiques.[Bush] utilise cela de manière très symbolique avec beaucoup d’habileté en relation publique», ajoute-t-il en soulignant l’impact de l’image de Bush «servant la dinde aux soldats».À court terme, les experts considèrent que la visite va donner un coup de pouce à Bush dans les sondages.Mais sur le long terme, les experts sont beaucoup plus sceptiques sur l’impact d’une telle visite sur la campagne électorale de 2004.«Finalement, le succès de sa politique en Irak dépend de ce qui se Passe sur le terrain et non pas de quelque chose comme cela», considère Stephen Hess.«Un président ne peut pas contrôler le fait que des soldats soient tuées, renchérit Larry Sabato.Cette visite n’a rien changé à la situation en Irak.S’il y a le même niveau de chaos et de morts en novembre 2004, je pense que Bush aura beaucoup de mal à se faire réélire.» Protocole sur les munitions non explosées En posant en «libérateurs», les militaires ont oublié leurs devoirs d’occupants fait son autocritique «Le voyage montre bien rinsécurité en Irak», a déclaré un porte-parole de Wesley Clark AGENCE FRANCE-PRESSE Genève — Une centaine d’États ont adopté formellement hier à Genève un protocole pour éliminer des zones de combats les munitions non explosées et autres débris de guerre dangereux qui font plusieurs milliers de morts par an, ont indiqué des diplomates.Parmi ces «tueurs en sommeil», comme les a appelés le secrétaire généra] de l’ONU Kofi Annan, figurent obus de mortier ou d’artillerie, grenades, roquettes, missiles, ainsi que sous-munitions dispersées par les bombes à fragmentation, largement utilisées en Irak.Un tiers de ces sous-munitions n'explosent pas à l'impact.Ce protocole numéro cinq sur les débris de guerre explosifs, qui qntrera en vigueur dès que 20 Etats l’auront ratifié, est le premier traité de désarmement juridiquement contraignant adopté à l’ONU depuis un document sur les mines anti-personnel de 1996.D fait obligation à chaque Etat signataire de «signaler et déblayer, enlever ou détruire les débris de guerre explosifs qui se trouvent dans les territoires concernés sous son contrôle».Cela pourrait inciter des belligérants «à y réfléchir deux fois avant d’utiliser certaines armes», a fait valoir un diplomate occidental.Le principe du «pollueur-payeur» n’a cependant pas été retenu, les belligérants étant seulement invités à participer au nettoyage hors de leur territoire.L’aide des Nations unies et d’organisations internationales peut également être requise.Ce document complète la Convention d’Ottawa de 1997 qui interdit les mines anti-personnel car «parfois dans les mêmes champs on trouve des mines anti-personnel et des débris de guerre, remarque le diplomate.Cest une menace plus diffuse: on sait où on pose les mines, mais pas toujours où tombent les obus.» JOHN LUMPKIN ASSOCIATED PRESS Washington — L’armée américaine n’a pas imposé de couvre-feu, arrêté les pillages ni ordonné à la population de reprendre le travail après la chute du régime de Saddam Hussein, car Washington était réticent à la présenter comme une force d’occupation, selon un rapport interne de l’armée obtenu par l’agence Associated Press.Cette approche a entravé les efforts de reconstruction de l'administration Bush en Irak, créant un vide du pouvoir et une méfiance immédiate chez les Irakiens, accuse le rapport en forme d’autocritique.Le document, une autoévaluation de la 3C division d’infanterie, souligne que la décision politique de qualifier les soldats américains de «libérateurs» au lieu de «forces d’occupation» a laissé les officiers dans l’incertitude quant à leur autorité légale.En vertu du droit international, ajoute le rapport, il s’agissait d’une véritable force d’occupation qui avait des droits et des devoirs.«En raison du refus de reconnaître le statut d'occupant, les commandants n’ont pas pris initialement de mesures, comme instaurer un couvre-feu, ordonner aux civils de reprendre le travail ou contrôler les autorités locales et la population.Le fait de ne pas agir après que nous eûmes renversé le régime a créé un vide du pouvoir que d’autres ont immédiatement tenté de combler.» Le rapport reflète en grande partie les critiques récentes formulées par Jay Garner, le général américain à la retraite qui a dirigé les premières autorités d’occupation en Irak avant d’ètre rapidement remplacé par le civil Paul Bremer.Dans un entretien à la BBC diffusé mercredi, il estimait notamment que l’armée américaine n’avait pas agi assez vite pour rétablir l’ordre et les services de base.La 3r division d’infanterie faisait partie des troupes qui ont marché sur Bagdad fin mars, début avril.Le rapport souligne que des «supérieurs» non identifiés n’ont pas préparé la chute du régime de Saddam Hussein.«Malgré la quasi certitude que l’armée apporterait un changement de régime, il n’y avait pas de projet pour la supervision et la reconstruction, même après que la division fut arrivée à Bagdad», relève-t-il.I a division a saisi un milliard de dollars dans les palais de Bagdad, mais n’a pas été autorisée à utiliser ces fonds pour aider la ville à se remettre sur pied, note le document.«L’argent aurait pu servir à recruter, former et équiper des policiers, déblayer les décombres des édifices publics et les rues de la ville, embaucher des em- ployés municipaux [.].Au début, les gens étaient désireux de se mettre au travail et comptaient sur une assistance américaine.Ils nous ont bientôt considérés comme incapables ou réticents à faire quoi que ce soit.» La recherche de preuves sur les armes de destruction massive (ADM) présumées de Saddam Hussein, principal argument avancé par les Etats-Unis pour justifier la guerre, a aussi posé problème.«Durant la phase de transition des opérations de combat à celle de soutien et de stabilisation, nous n’avons pas tenté de sécuriser des installations clés avant le début des pillages», reconnaît le rapport Les éventuels «indices visibles qui auraient pu fournir une analyse détaillée sur la production, la recherche, la mise au point ou le stockage d’ADM ont été soit détruits soit emportés par la population».Pour Elle 277, av.Laurier O.270-6154 Centre de Commerce Mondial 844-9125 SOLDES JUSQU’A Pour Lui Centre de Corn 5107.av.du Par 28l-79?9 f Elections d’ici juin en Irak?AGENCE FRANCE-PRESSE Bagdad — Le Conseil de gouvernement irakien examinera aujourd’hui la possibilité de tenir des élections législatives, exigées par les dirigeants chiites et acceptées par un responsable américain à condition qu’un tel scrutin respecte l'échéance de juin pour le transfert des pouvoirs.«Nous allons discuter de la proposition de l’ayatollah Ali Sistani [plus haute autorité religieuse chiite], et le président du Conseil Jalal Talabani lui fera part des résultats de nos discussions», a dit à l’AFP Mme Rajaa Khouzaï, membre de l’exécutif irakien.Ce médecin chiite, qui avec trois autres représentants irakiens a rencontré le président américain lors de son escale surprise à Bagdad jeudi, a affirmé que George W.Bush s’était déclaré en faveur d’élections mais a jugé que «leur organisation prendrait du temps et qu'il fallait d’abord respecter l’échéance de juin».Selon le calendrier, agréé le 15 novembre par la coalition et le Conseil du gouvernement, l’«fls-semblée nationale transitoire» doit être constituée fin mai 2004, le gouvernement transitoire un mois plus tard et le transfert de la souveraineté à la même date.t * LE DEVOIR.LES SAMEDI 29 ET DIMANCHE 30 NOVEMBRE 2003 LE DEVOIR LE MONDE Pour Chevardnadzé, des influences américaines ont précipité sa chute YANA DLUGY NIKOLAI TOPOURIA AGENCE FRANCE-PRESSE Tbilissi — Edouard Chevardnadzé, qui a démissionné dimanche dernier de la présidence géorgienne sous la pression de l’opposition, a estimé hier que des groupes d’influence américains y avaient joué un rôle.«Je ne veux pas parler des États-Unis.Ils ont differentes bases de pouvoir, des institutions démocratiques [.], différentes structures, il y aies ambassades», dit M.Chevardnadzé devant un groupe de journalistes qu’il a reçus dans son bureau de la résidence présidentielle de Krtsa-nissi près de Tbilissi.«Certains y ont participé, y ont contribué, y ont aidé.Je ne pense pas que l’administration en tant que telle ait participé à ce qui est arrivé en Géorgie», estime-t-iL «L’Occident soutient le pouvoir réel.Ils ont regardé, ils ont été convaincus que les autres étaient arrivés au pouvoir, poursuit-il en sirotant un thé noir.1k se sont dit: Chevardnadzé est quelqu’un de bien, nous avons bien coopéré avec lui, mais tout a une fin.R a un an, un an et demi jusqu’à la fin de son mandat, donc ü doit partir.» «Avec qui nous faudra-t-il travailler maintenant?Ils ont cherché et ont trouvé ces trois-là», dit l’ancien président géorgien en faisant allusion à Nino Bourdjanadzé, présidente par intérim, à Mikhail Saaka-chviü, candidat à la présidentielle du 4 janvier prochain, et à Zourab Jva-nia, ministre d’Etat chargé de coordonner les activités du gouvernement officiellement dirigé par le chef de l'Etat «Était-il juste de le faire?Cela, c’est une autre question», ajoute M.Chevardnadzé.Il explique avoir démissionné pour éviter un bain de sang, qu’il a cru inévitable, tant les passions étaient exacerbées.«Je n’avais pas d’autre choix.Ils ont rassemblé des jeunes, lancé des slogans.Mon ren- versement avait été préparé pendant quelques mois Tout avait été pensé et construit sur une prémisse: que Chevardnadzé ne voudrait pas que le sang coule.Ils connaissaient ma faiblesse, ils savaient que je ne permettrais pas un bain de sang.» L’ancien président dément que son gouvernement ait falsifié les résultats des législatives controversées du 2 novembre (des fraudes dénoncées par l’opposition ont servi de détonateur à la crise).«Si nous l’avions voulu, cela aurait pu être fait facilement.Saakach-vili était connu comme le chef du conseil municipal, personne ne s’attendait à ce qu’il arrive en troisième position.Si le gouvernement avait voulu frauder, comment aurait-il pu avoir la troisième place?» L’une des causes de la colère populaire a été le fait que de nombreux citoyens ne figuraient pas sur les listes d’électeurs.Mais M.Chevardnadzé rejette la faute sur des sociétés non gouvernementales chargées d’introduire les Kstes dans les ordinateurs.«Ma propre femme n’était pas sur la liste.Pouvez-vous imaginer que ceux qui faisaient les listes aient pu oublier ma femme?» L’ancien président géorgien, qui a 75 ans, n’a que des paroles agréables pour le trio de jeunes chefs de l’opposition fle plus âgé a 40 ans) qui ont pis le pouvoir après avoir été formés à son école.«Us sont bien éduqués, jeunes, ils ont de l’expérience.Je ne peux pas dire qu’ils ne méritent pas la confiance», déclare celui que l’on appelle «le vieux renard du Caucase».«R est très intelligent», dit-il de Zourab Jvania.Et Mikhaïl Saakachvili?«R est très doué».«Je souhaite que tout leur réussisse, qu’ils réalisent tout» ce qu’ils souhaitent ajoute-t-fl.Quand on lui demande s’il n’a pas souffert de voir des gens qu’il avait pris sous sa potection se retourner contre lui, M.Chevardnadzé réfléchit quelques instants.«R y a eu un tel moment.Mais je ne veux pas en parler.» Moscou discute avec les sécessionnistes Irlande du Nord Moscou, (Reuters) — Le ministre russe des Affaires étrangères, Igor Ivanov, a accueilli i hier les dirigeants de trois provinces troublées de Géorgie, alors que Moscou s’interroge sur les relations qu’elle souhaite instaurer : avec le nouveau pouvoir en place à Tbilissi.Ivanov, qui a joué un rôle important de médiateur dans le ren-i versement sans effusion de sang de i l’ancien président Edouard Che- vardnadzé, a eu des entretiens séparés avec les dirigeants sécessionnistes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud.Celles-ci ne sont plus contrôlées par Tbilissi et souhaitent rejoindre le giron russe.Le chef de la diplomatie russe a également rencontré le dirigeant de l’Adjarie, qui n’a jamais prôné la sécession mais ne fait pas mystère de ses relations antagonistes avec les nouveaux dirigeants géorgiens.MARC BRIERE « Un florilège de textes (tue I auteur juge iHirliculièrement propres à nous aider à faire le point sur l'impasse dans huinelle le pars se trouve, un ensemble de morceaux efioisis (/u 'il commente chemin faisant.le plus souvent posément, parfois avec fougue.Liciiucs Y van Morin Le Québec.QUEL QUÉBEC?Oùlogim tvtc CfctrlM Taylor, Claude Rym «t quelques selles sur I* libéralisme et le nationalisme ik> 328 pages • 24,95 S Le Québec, quel Québec?Dialogues avec Charles Taylor, Claude Ryan et quelques autres sur le libéralisme et le nationalisme québécois Le «scénario catastrophe» Les partis radicaux font le plein de sièges a promis de renégocier l’accord du Vendredi D’APRES REUTERS ET LIBÉRATION Belfast — Les extrémistes des deux camps, protestants et catholiques, l’ont emporté face aux modérés lors des élections législatives de mercredi en Irlande du Nord, d’après les résultats officiels communiqués hier.Selon ces résultats définitifs qui portent un coup sévère au procès sus de paix, le Parti unioniste démocrate (DUP) du pasteur lan Paisley remporte 30 des 108 sièges de l’Assemblée créée en 1998 par l’Accord du Vendredi saint et s’affirme comme la principale formation au sein de l’Assemblée.Les protestants modérés du Parti unioniste d’Ul-ster (UUP) de David Trimble ont quant à eux Le DUP remporté 27 sièges tandis que les catholiques du Sinn Féin en comptent 24 et les catholiques modérés du SDLP18.Chez les catholiques, le Sinn Féin, vitrine politique de l’Armée répu- $ blicaine iriandaise (IRA) devance également les modérés du SDLP, confirmant la radicalisation et la polarisation du paysage politique en Ulster.Le scénariocatastrophe tant redouté par Tony Blair et son homologue irlandais, Bertie Ahern vient de se réaliser.Avant même de connaître les résultats définitifs, les deux leaders ont tenu un sommet de crise à Cardiff, au pays de Galles.Le fragile édifice qu’ils ont mis en place il y a cinq ans reposait sur les deux formations modérées d’Irlande du Nord, ITJUP, côté protestant, et le Parti social démocrate du travail (SDLP), côté catholique.Leurs chefs respectifs, David Trimble et John Hume avaient obtenu conjointement le prix Nobel de la paix après la signature, en avril 1998, de l’accord dit du Vendredi saint.Le premier n’a pas été reconduit à la tête de l’exécutif nord-irlandais et le second, qui a quitté depuis deux ans le devant de la scène politique, a même été battu dans sa circonscription de Derry.Conformément à un système très complexe de transfert des voix, son mouvement, le SDLP, n’a recueilli que 17 % des premières préférences de vote, contre 23,5 % au Sinn Féin.«Voilà un épisode de l’histoire de l’Ulster dont nous serons fiers, s’est exclamé le révérend Paisley.Le peuple d’Irlande du Nord ne s’est pas agenouillé devant l’IRA ».Pour son fils, lan Paisley Junior, les électeurs viennent «d’enfoncer très profondément un clou dans le cercueil de Taccord[de paix]».Le DUP, avec ses troupes très motivées, a bénéficié d’un faible taux de participation de 60 %.Pendant la campagne, ses dirigeants avaient promis de «renégocier» le texte conclu il y a cinq ans.Mais avec qui?Ils refusent tout rapport avec les «terroristes» républicains.Le Sinn Féin offre, sans y croire, de discuter avec ses ennemis jurés.«La philosophie chrétienne que je connais ne prône que le dialogue et la repentan-nt ce.En tant que pécheur, je suis prêt à être converti par le Z> Paisley à sa vision du futur », a ironisé son leader Gerry Adams.En attendant, l’assemblée nord-irlandaise, à peine élue, devrait être à nouveau suspendue.Le gouvernement britannique devrait continuer à administrer directement la province.Ce qu’il fait déjà depuis le énième retrait de David Trimble, en octobre 2002.Le premier ministre sortant d’Irlande du Nord apparaît comme le grand perdant de ces élections.Il avait cru pouvoir rallier les durs de son camp par ses démissions du gouvernement semi-autonome et son attitude de fermeté à l’égard des républicains.Le mois dernier, il avait à nouveau refusé de reprendre ses fonctions alors que TIRA à la suite d’un accord laborieusement négocié par Londres et Dublin, venait de mettre hors d’usage une grande partie de son arsenal.Des crises à répétition qui n’ont fait que saper un peu plus la confiance de la communauté unioniste dans les institutions nées de l’accord de pane.Les enseignants et cadres scolaires savent exactement où aller pour trouver du matériel pédagogique, un fournisseur d’équipement, une ressource ou une bonne idée de sortie scolaire.Mais votre entreprise sait-elle comment les rejoindre du premier coup?Si vous tenez vraiment à la clientèle des établissements scolaires, faites ce qu’il faut ! 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POOR COMMANDER : (5U) 38S-555S 1800165-7553 CETTC OFFRE E'ÎT VALABLE POUR LE?ABOIEMENTS DE : 15* ae« «ai e.du lundi au samedi s, du lundi au samedi s, k samedi s, du lundi au samedi 7&,as * + taxes 150,10 4 + taxes 101,53 4 + taxes 317,51 4 + taxes (eu peur (eut dxroenwnt JW releur * 50 * eu plus event texts) AVANT DE COMMUNIQUER AVEC NOUÇ, ASSUREZ-VOUS D’AVOIR : La campagne pour déloger Hugo Chavez est lancée TIBISAY SOTO AGENCE FRANCE-PRESSE l'adresse oompkte et 1 de la personne 5 aWner.lAflw eet vnlabW jMMtVu J/cembn tmhirtwwstft LE DEVOIR Caracas — L’opposition vénézuélienne a ouvert hier une campagne décisive de collecte de signatures pour demander un référendum susceptible de mettre fin au mandat du président Hugo Chavez, qui a prédit l’échec de ses adversaires.La campagne (Reafirmazo) qui vise aussi à faire révoquer 33 députés «chavistes», se poursuivra jusqu’à lundi sous la surveillance d’observateurs de l’Organisation des Etats américains (OEA), du Centre Carter et de scrutateurs nationaux.De nombreuses écoles dépendant de gouverneurs ou maires antichavistes ont été fermées pour favoriser le succès de la pétition.Des files se sont formées tôt hier dans les quartiers aisés de l’est où des caravanes de voitures portant le drapeau vénézuélien accompagnaient de petits groupes de manifestants à pied qui scandaient «R va tomber, il va tomber, ce gouvernement va tomber.» Mais lors de l’installation de centres de signatures dans des quartiers populaires de l’ouest «chavistes» et «antichavistes» ont entonné ensemble l’hymne national.Le chef des observateurs de l’OEA, Fernando Jaramillo, s’est félicité du climat de «grande cordialité» entourant le Reafirmazo.«Les gens peuvent s’approcher des centres tranquillement pour exprimer leur volonté», a-t-il indiqué, tout en reconnaissant des «cas isolés» de troubles.Le vice-président Jose Vicente Rangel a affirmé que «l’opposition, désespérée, a cherché à créer des affrontements, des rixes mais nos gens ne se laissent pas provoquer».60 000 militaires sont déployés dans le pays et 12 000 policiers à Caracas pour éviter des incidents alors que ce pays pétrolier de 25 millions d’habitants dont 60 % de très pauvres, est fortement polarisé entre partisans de la «révolution bolivarienne» de M.Chavez et l'opposition rassemblant le patronat (Fedecamaras) et la grande centrale ouvrière CTV.Peu avant midi, un groupe de HOWARD YANES REUTERS Soixante mille militaires sont déployés dans le pays et 12 OOO policiers à Caracas.personnes d’un centre de signature du quartier pauvre de Carapi-ta au sud-ouest de Caracas a jeté des bouteilles sur un leader connu de l’opposition Juan Fernandez, dont il n’appréciait pas la présence et qui a dû être évacué.M.Fernandez, l’un des cinq dirigeants de la Coordination démocratique (opposition) ex-cadre du secteur pétrolier, fut un leader de la grève générale de 63 jours qui paralysa cette industrie entre décembre 2002 et février 2003.Les «chavistes» ont également pris à partie le propriétaire du journal El Nacional Miguel Enrique Otero, proche de l’opposition, venu signer dans le même quartier miséreux.Avant cette campagne, M.Chavez a défié ses adversaires, en estimant que leurs chances de succès «se réduisent pratiquement à zéro».fl a aussi menacé les chaînes de télévision — presque toutes privées La Reafirmazo se poursuivra jusqu’à lundi sous la surveillance de l’OÉA et «antichavistes» — de fermeture en cas de partialité.L’opposition doit collecter des signatures représentant au moins 20 % de l’électorat, soit 2,4 millions de personnes, pour qu’un référendum soit organisé fin février ou début mars.Outre l’incident du bureau de signature, le député «chaviste» Nicolas Maduro a accusé la police municipale dirigée par le maire de Caracas Alfredo Pena, opposant notoire à M.Chavez, d’avoir pris le contrôle de deux tours du quartier du 23 janvier, bastion des «chavistes».Cette «provocation» a été démentie par des habitant, mais l’armée a occupé les lieux.La voie des référendums dits «révocatoires» — option introduite dans la Constitution par M.Cha-suivie pour trouver une so- Hugo Chavez lution à la crise politique qui secoue le pays depuis fin 2001, a été avalisée par un accord entre op- position et gouvernement en mai sous l’égide de l’OEA et du centre Carter.M.Chavez, un ancien militaire putschiste élu en 1998 et réélu en 2000, a fait face à deux grèves générales organisées par l’opposition dont cejle de début 2003 et à un coup d’Etat avorté en avril 2002.CONCOURS SPA LE DEVOIR ^MERIDIEN PALAIS DES ROSES-AGADIR vous invite à venir découvrir le plus grand centre de thalassothérapie du monde Vital Centre International mm - m royal air maroc Toujours plus loin .ffMP ILE DEVOIR ‘ Retournez à : Concours SPA 2050, ; rue de Bleuq.ïétaoe.Montrial (Québec) H3A3S1 t L(kagiauratault4iMc«iit)r«20ll3etSli.Nom :.-.—.-.Adresse:-— âpp:- • Fuw-nwspirWi«cwre
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