Le devoir, 3 février 2004, Cahier A
V o l.X C V X " 2 1 ?8 7c TAXES» 1 $ w w w .1 e d e v o i r.o o m ?LE DEVOIR JACQUES NADEAU LE DEVOIR Jean Lapierre Le départ de Cauchon ouvre la porte à Lapierre Lex-animateur de CKAC et de TQS annoncera ses intentions jeudi PAUL CAUCHON KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR ex-ministre libéral Martin Cauchon annoncera r aujourd’hui son départ de la vie politique, ouvrant du coup la porte de la circonscription d’Outre-mont à Jean Lapierre, qui a annoncé hier son départ comme animateur à CKAC et chef d’antenne à TQS.Le retour en politique de M.Lapierre fait l’objet de nuneurs persistantes depuis plusieurs mois.Ce n’est toutefois que jeudi qu’il fera connaître ses intentions, ce qui apparaît comme une formalité.Figure populaire du mande des communications, M.Lapierre pourrait être appelé à jouer le rôle de lieutenant politique _ au Québec pour le Parti libéral du Canada (PLC).Entre-temps, Martin Cauchon libérera son siège de député, lui qui a été évincé du cabinet à l’arrivée de Paid Martin en décembre.Au bureau de M.Cauchon hier, on confirmait que les journalistes seraient convoqués pour une conférence de presse aujourd’hui.Un proche du député démissionnaire a par ailleurs assuré au Devoir que son ami quittait la politique «heureux de sa décision» et qu’à 41 ans, comme avocat, VOIR PAGE A 8: LAPIERRE SUPER BOWL Le scandale a éclaté pendant que Bush dormait.Le sein de Janet Jackson déclenche un délire / médiatique aux Etats-Unis PAUL CAUCHON LE DEVOIR e spectacle de la mi-temps du Super Bowl di-rpanche soir a créé une véritable onde de choc hier aux Etats-Unis, alors que tous les médias n’en avaient que pour un seul sujet le sein droit de Janet Jackson dévoilé devant 100 millions de téléspectateurs.L’histoire a pris une ampleur frôlant le délire, comme cela se produit quelquefois dans le monde du showbiz çt des médias aux Etats-Unis.La FCC, la Federal Communication Commission, l’organisme fédéral qui est l’équivalent du CRTC canadien, a carrément commandé hier une enquête sur les événements.Le président du FCÇ, Michael PoweH (qui est d’ailleurs le fils du secrétaire d’Etat américain Colin PoweD) s’est dit «scandalisé» d’avoir assisté à un spectacle «déplorable, sans classe et grossier».VOIR PAGE A 8: SCANDALE REUTERS L’image qui a fait scandale aux Etats-Unis lors du Super Bowl.LE PREMIER DISCOURS DU TRÔNE DU GOUVERNEMENT MARTIN La TPS sera remboursée aux villes dans sa totalité ¦ Ottawa serait même prêt à partager la taxe sur l’essence il Le fédéral facilitera aussi l’accès aux prêts étudiants JIM YOUNG REUTERS Le premier ministre Paul Martin et la gouverneure générale Adrienne Clarkson quittent l’enceinte du Sénat après la lecture du discours du Trône, suivis du chef d'état-major de la Défense, le général Ray Renault, de la juge en chef de la Cour suprême, Beverley McLachlin et du commissaire de la Gendarmerie royale du Canada, Giuliano Zaccardelli.HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Choses promises, choses dues.Le premier ministre Paul Martin s’était engagé à aider les municipalités et les étudiants et c’est, dans les grandes lignes, ce que nous a annoncé hier son premier discours du Trône.Comme le veut la tradition, le discours lu par la (îouvemeure générale Adrienne Clarkson se contente d’énoncer de grands principes directeurs.Les détails suivront dans la réponse du premier ministre aujourd’hui.Pourtant, le texte d’hier se montrait plus précis en ce qui concerne les villes et les étudiants.Ainsi, c’est confirmé, Ottawa remboursera en totalité aux villes la TPS qu’elles payent sur leurs achats, pour un coût de sept milliards de dollars en dix ans (et environ un demi-milliard pour cette année).Jusqu’à présent, Ottawa ne remboursait qu’environ 57 % de cette TPS.Les municipalités faisaient toujours valoir que les divers paliers de gouvernement ne devraient pas se taxer entre eux.la surprise, c’est qu’Ottawa serait prêt en plus à partager avec les villes les revenus tirés de sa taxe sur l’essence (11,5 C le litre) ou alors VOIR PAGE A 8: TPS PEHPECTIVES Un plan en trois temps Un discours du Trône est toujours un étrange mélange de généralités, de déclarations d’intention et d’engagements plus précis.Celui d’hier — le premier du gouvernement Martin — n’y a pas échappé malgré la promesse de faire différent.On a ainsi eu droit à une répétition de multiples promesses faites durant la campagne au leadership — sans vraiment plus de détails.Plusieurs initiatives ne sont que l’amélioration ou l’accélération de mesures existantes ou, même, le dépôt de projets de loi morts au feuilleton.Aucune nouvelle mesure législative n’a été évoquée hier.Que du réchauffé.Quant à la ré- ?forme parlementaire promise depuis des lustres, elle ira de l’avant, mais les détails seront connus plus tard cette semaine.Ma non Cornellier VOIR PAGE A 8: PLAN ¦ Les villes applaudissent aux bonnes intentions de Martin, page A 3 ¦ L’éditorial de Bernard Descôteaux, page A 6: Opportunisme électoral ¦ Des extraits du discours du Trône en page A 7 UUPA n’a pas la tête à la sécurité alimentaire L’organisme demandera à Québec de revoir ses priorités FABIEN DEGLISE LE DEVOIR Alors que Québec se prépare à disséquer aujourd’hui même en Commission parlementaire la délicate question de la sécurité alimentaire, l’Union des producteurs agricoles (UPA) n’en démord pas: l’inspection des aliments, la traçabilité, l’environnement ou même l’étiquetage des OGM, c’est bien., mais secondaire pour les agriculteurs qui, avant de répondre à l'appel de la sécurité et du risque zéro, espèrent voir enfin leur revenu net reprendre un peu, beaucoup, du poil de la bête, a expliqué hier le président de lURA, Laurent Pellerin.À la veille de présenter son mémoire devant la Commission de l’agriculture, des pêcheries et de l’alimentation, M.Pellerin avait la tête ailleurs.Dans les avoirs de ses membres.«L’année 2003 s’annonce aussi mauvaise que 2002: la baisse du revenu des agriculteurs va être à nouveau de 50 %, a-t-il expliqué au Devoir lors d'une entrevue téléphonique.Ce problème devient donc notre principale préoccupation.Et ça va tempérer nos élans dans le domaine de la traçabilité, de l’environnement, de l’inspection des aliments ou même de l’étiquetage des organismes génétiquement modifiés [OGM].» VOIR PAGE A 8.UPA MIKE CASSESE REUTERS Établir la traçabilité du bœuf entre la ferme et l’assiette du consommateur préoccupe moms ITJPA que la baisse de revenu de ses membres.INDEX ¦s Annonces.B 5 Avis publics.B 4 Culture.B 7 Décès.B5 Économie.B 1 Éditorial.A6 Idées.A 7 Météo.B 4 Monde.A 5 Mots croisés.B 4 Sports.B 6 Télévision.B 7 ARSENAL IRAKIEN L’annonce d’une enquête «indépendante» aux Etats-Unis accentue la pression sur Blair ¦ À lire en page A 5 LE DEVOIR.LE MARDI 3 FÉVRIER 2004 A 2 ?LES ACTUALITÉS ?Les négociations s’annoncent houleuses dans les collèges MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Tout indique que la précarité d’emploi, le niveau de ressources enseignantes et la réorganisation du travail donneront lieu à un affront entre les patrons et les syndiqués des collèges.Le coup d’envoi de la négociation de la prochaine convention collective, donné hier par la Fédération des cégeps, a immédiatement provoqué le courroux des trois syndicats concernés, qui jugent inacceptables les offres de la partie patronale.La prochaine année collégiale s'annonce houleuse: en plus d’un forum sur les collèges, promis par le ministre de l’Éducation pour le printemps prochain, les 21 000 enseignants des cégeps amorcent avec la partie patronale une nouvelle série de négociations, qui a démarré hier sur le ton de la confrontation.«Le contenu de ce dépôt est dramatique et inquiétant», réagissait hier Alain Dion, président de la FAC.Du «bricolage», poursuit le président de la FNÉEQ, Pierre Patry.«Nous sommes choqués par le contenu de ce dépôt, qui annonce une période de négos assez difficile», ajoute Réginald Sorel, président de la FEC.Le mouvement syndical collégial, qui compte trois groupes, recevait hier matin le contenu normatif des offres patronales, qui fait suite aux propres demandes des syndicats.À côté de la Fédération nationale des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), qui compte quelque 14 000 membres, la Fédération autonome du collégial (FAC), avec 4000 membres, et enfin la Fédération des enseignants de cégep (FEC-CSQ), qui représente 1400 enseignants.La Fédération des cégeps a rencontré la presse hier matin pour expliquer le contenu de ses orientations: la souplesse et l’adaptation devront être au rendez-vous, a expliqué le président de la fédération, Gaëtan Boucher, insistant sur la «toile de fond» qui colore ces négociations.L’imputabilité des coordonnateurs de département devra * ¦:•/ ÏÏPiil*: HBI ._ JACQUES NADEAU LE DEVOIR Gaëtan Boucher, président de la Fédération des cégeps, a donné le ton aux négociations qui s amorcent en réclamant des conventions collectives plus souples.¦MS être rehaussée, une nouvelle organisation de l’enseignement est à penser — «des solutions ad hoc pour des problèmes ad hoc», a martelé M.Boucher —, plus de souplesse est à souhaiter dans le secteur de la formation continue de même qu’une utilisation optimale des ressources enseignantes.Les cégeps voudraient pouvoir mettre en place «des modèles d’organisation de l’enseignement en vue d’apporter des réponses ad hoc à des besoins ciblés»; par exemple, avoir des autorisations provisoires de mettre en place des programmes non lié§ à des conventions collectives.«A problème ponctuel, ne pouvons-nous pas trouver des solutions ponctuelles?», ajoute Gaëtan Boucher, qui déplore que les conventions collectives ne comportent pas la «souplesse» né- cessaire pour ce genre de besoins.Les directions de collège voudraient aussi pouvoir embaucher en formation continue sur la base de contrat temporaire, et rapidement; l’acquisition de la permanence serait tributaire de la viabilité du programme.«On veut pouvoir embaucher un enseignant, par exemple en chimie analytique, pour combler un besoin précis, mais une fins que c’est fini, c’est fini, et on passe à autre chose», explique Gaëtan Boucher.Les syndicats jugent que le terrain est glissant.«Est-ce que nos jeunes diplômés vont aller en région pour se faire dire quand c'est fini, c’est fini?», demande Réginald Sorel, de la FEC, un syndicat qui a plutôt demandé comme les deux autres de faciliter l’accès à la permanence.«C’est loin d’être certain.» «40 % de nos enseignants sont à statut précaire, et on nous dit qu’on veut ajouter à cette précarité?», dénonce Pierre Patry, de la FNEEQ, qui a vu un véritable «flou artistique» dans les orientations dévoilées hier.«C’est un dépôt qui cache les vraies orientations.» Le président de la Fédération des cégeps a lié ce choix d’orientations «plus vastes» au forum sur les collèges, dont le contenu demeure encore inconnu, mais qui annonce d’ores et déjà «des changements».Quant au contexte budgétaire difficile, sur lequel ces négociations s’amorcent, le président de la FAC n’en est pas convaincu.«On entend souvent qu’on n’a plus les moyens, mais il faudra en faire la preuve», précise-t-il, ajoutant que tout indique «un conflit assez important, parce que deux visions s’affrontent».La retraite en bout de ligne : i [sMïmîj REER Obligations à taux progressif Capital garanti à 100 %.Taux avantageux garantis pour 10 ans.Remboursables sans pénalité, chaque année, à leur date anniversaire.Achat à partir de 100 $.5 7'00 % BONI DE 1 la première année pour les nouveaux fonds REER.Téléphonez-nous du lundi au vendredi, de 8h à 20h, et les samedis de janvier et de février, de 10 h à 16 h.Passez nous voir au 2000, av.McGill College à Montréal, du lundi au vendredi, de8h à 17h, et les samedis de janvier et de février, de 10 h à 16 h.Visitez le www.epq.gouv.qc.ca Épargne Placements Québec Justice administrative: la parité coûte cher aux contribuables NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE Québec — Le maintien d’assesseurs patronaux et syndicaux pour régler les conflits en matière d’accidents de travail coûte près de 5,2 millions aux contribuables québécois.Les centrales syndicales et les associations patronales nomment en effet des dizaines «d’assesseurs», soit des personnes qui assistent les commissaires chargés de régler les différends qui résultent d’accidents de travail ou de lésions professionnelles.C’est ce qui est appelé «paritarisme».Le salaire de ces assesseurs et leurs frais de déplacement sont naturellement assumés par les fonds publics.Il en a coûté 74,6 millions $ l’an dernier en honoraires et 600 000 $ en frais de déplacement pour les 225 assesseurs, dont 75 nommés par les associations patronales et 150 par les centrales syndicales.La Presse Canadienne a obtenu la liste de ces assesseurs, ainsi que les émoluments et les frais de déplacement qui ont été versés à chacun l’an dernier.Pour plusieurs assesseurs, la tâche reliée au règlement des accidents de travail constitue une véritable mine d’or puisqu’ils vont y chercher un pécule intéressant La liste révèle qu’un assesseur patronal a touché des honoraires de 62 500 $ l’an dernier tandis que du côté syndical, un assesseur désigné par la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) a touché 61050 $.Un troisième nommé par la Confédération des syndicats nationaux (CSN) a été payé 51888 $.Devant la commission parlementaire qui étudie la réforme de la justice administrative, plusieurs témoins ont déploré la présence de ces assesseurs, parce qu’ils «embarrassent» le bon fonctionnement des travaux de la Commission des lésions professionnelles (CLP), c’est-à-dire le tribunal administratif qui entend les différends en matière d’acddents de travail Pour l’avocat Jean Mercure, un plaideur habitué à agir devant la CLP «l’abolition du paritarisme est souhaitable.Les assesseurs patronaux ou syndicaux ne jouent aucun rôle pouvant éclairer de près ou de loin la résolution ou la compréhension du litige.Bien au contraire», a dit Me Mercure.«Déplus, ils représentent un coût trop élevé pour l’intérêt qu’ils peuvent représenter.Finalement, pourquoi ces représentants auraient-ils le droit d’influencer une décision alors qu’il y a 70 % des travailleurs qui ne sont pas syndiqués?», a soutenu l’avocat Mercure.Le président de la Conférence des juges administratifs, M'Jacques Vignola, n’est pas plus tendre pour les assesseurs de la CLE «Nous nous interrogeons cependant sur l’utilité de les conserver, même partiellement.Il s’agit d’un mécanisme coûteux, qui n’ajoute rien à la qualité de l’audience non plus qu’à celle de la décision», a dit Me Vignola.La présence des assesseurs est cependant défendue avec acharnement par les centrales syndicales.Pour le président de la FTQ, Henri Massé, «le paritarisme est plus proche des relations de travail que de l’appareil juridique».Le leader syndical soutient que «le gouvernement fait fausse route en ne reconnaissant pas que le domaine des relations de travail comporte ses spécificités, son caractère distinct, ses règles particulières, et qu’il constitue un ensemble indivisible.Le paritarisme constitue la pierre d’assise d’une philosophie moderne de régulation de ces relations, et il doit être maintenu dans son intégralité», a dit M.Massé.Abolir les assesseurs et le paritarisme «augmenterait les récriminations à l’égard du règlement des causes en matière de lésions professionnelles», a conclu le leader syndical lors de son témoignage devant la commission parlementaire.Le projet de loi du ministre de la Justice Marc Bellemare vise à réduire la présence d’assesseurs syndicaux et patronaux, afin notamment d’assurer une meilleure justice et d’épargner des fonds publics.Le New York Times écorche la réputation de la police canadienne PRESSE CANADIENNE Toronto — Les forces de police canadiennes ont attiré l’intérêt du prestigieux quotidien New York Times, dans la foulée d’une série d’allégations de corruption et d’écarts de conduite.Dans un article publié dimanche, en pages internationales, l’influent quotidien se penche sur certains scandales récents, laissant entendre que la réputation de la police canadienne en prend pour son rhume.Il cite notamment un éditorial du quotidien de langue anglaise Toronto Star selon lequel la Gendarmerie royale du Canada «commence à avoir l’air hors de contrôle», à la suite de la perquisition menée au domicile d’une journaliste du Ottawa Citizen.Selon le Times, «de tels commentaires sont rares dans un pays où le brave agent de la GRC à cheval, dans son bel uniforme rouge, est une tradition à laquelle les Canadiens sont très attachés».Le Times mentionne que le Canada est «fier de son rôle traditionnel de défenseur mondial des droits et des libertés».Mais il poursuit en disant que l’opération de police chez la journaliste Juliet O’Neill, qui avait obtenu des documents secrets sur un citoyen canadien soupçonné de liens avec al-Qaïda, était le dernier d’une série d’épisodes ayant donné lieu à des allégations de pra- tiques abusives ou de corruption.D’autres cas La dépêche rappelle également que deux agents de la police de Vancouver ont été récemment congédiés, et quatre de leurs confrères suspendus, après une enquête sur le passage à tabac de trois individus soupçonnés de vendre de la drogue, l’an dernier.L’article ajoute que si la plupart des policiers canadiens semblent aussi polis que la majeure partie de la population, l’arrestation, début janvier, de sue agents de l’escouade des stupéfiants de la police de Toronto «a choqué les procureurs et les criminalistes locaux».Ce dernier incident rappelle des cas analogues à New York et dans d’autres villes américaines, où des officiers de police sont soupçonnés d’avoir succombé aux tentations que représentent les fortes sommes en jeu dans le trafic de la drogue, tandis que les mécanismes internes de surveillance du travail policier se sont avérés défaillants.L’article du Times évoque aussi l’enquête fortement médiatisée sur la mort, en 1990, de Neil Stone-child, un adolescent autochtone canadien retrouvé gelé près de Saskatoon.Selon l’article, l’enquête a révélé que la police de Saskatoon avait pour pratique de ramasser les hommes autochtones ivres sur la voie publique pour les abandonner hors de la ville, au grand froid.LIQUIDATION FEVRIER au 402-hommc* Costumes importés d'Italie % lame = tissus griffés 100 Manteaux importés d'Italie cachemire et laine Vestons importés d'Italie 100 % faine « tissus griffés 50%à70% Sdde349î réo.900 S Solde 349$ fà"p?.feM£>1,rs côtelé Solde 75$ ffieptemi0,0n Sridè 75$ 1118, rue Sainte-Cjtherine O., 2* étage, Montréal (Québec) H3B 1H5 tél.: 861-3636 Du lundi au vendredi de 10 h i 11 Samedi de 10 h à 16 h Tous les soirs après 18 h sur rendez-vous seulement,/ t 1 LE DEVOIR.LE MARDI 3 FEVRIER 2 0 01 A A -?LE DEVOIR «- POLITIQUE L'UNION PAYSANNE avec Bernard Derome Des idées plein la tête CE SOIR 22 h #1001 Le premier discours du Trône du gouvernement Martin La suite du gouvernement Chrétien, dit le Bloc SYLVAIN LAROCQUE PRESSE CANADIENNE Ottawa — Les partis d’opposition aux Communes n’ont pas manqué de tirer à boulets rouges sur le premier discours du Trône de Paul Martin, hier.«C’est décevant, a lancé le chef du Bloc québécois, Gilles Ducep-pe.Ce n’est pas un premier gouvernement Martin, c’est un quatrième gouvernement Chrétien, cette affaire-là.» Le chef du Bloc a fait remarquer que plusieurs des idées et des thèmes contenus dans le discours avaient déjà été évoqués à plusieurs reprises par la précédente administration.•Ça aurait pu être écrit par Jean Chrétien que je n’aurais pas vu de différence, a ajouté M.Du-ceppe.C’est la même conception du Canada, qui amène une multiplication des interventions dans des champs de compétence du Québec: la santé, la petite enfance, les municipalités.» Gilles Duceppe n’a pas pu s’empêcher de s’en prendre à Paul Martin lui-même, qu’il accuse d’être à l’origine du «déséquilibre fiscal» entre Ottawa et les provinces.«Ce qu’il y a de cynique, c’est que celui qui a créé les problèmes en santé, en éducation, puis dans les finances publiques du Québec, c’est justement Paul Martin alors qu’il était ministre des Finances, a-t-il soutenu.Et là, il notes arrive avec une vision plutôt lyrique, mais sans solution concrète.Des solutions concrètes, ça aurait voulu dire: “on règle le déséquilibre fiscal, on ne va pas en appel [devant la Cour suprême] sur la question des congés parentaux, on revoit la formule de péréquation”.» Le chef du Bloc s’est néanmoins réjoui de l’intention d’Ottawa de rembourser en totalité aux municipalités la TPS qu’elles paient en faisant leurs achats.«Mais si la santé et l’éducation, c’est si important pour eux, ils de- vraient étendre cette mesure-là aux hôpitaux et aux écoles», a-t-il estimé.M.Duceppe s’oppose cependant à l’idée que le gouvernement fédéral négocie directement avec les villes afin de partager avec elles une partie des recettes de la taxe fédérale sur l’essence.Gilles Duceppe a par ailleurs salué le projet de consacrer quatre milliards au nettoyage de sites contaminés au cours des 10 prochaines années.«Maintenant, à partir de quel principe estynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec SCANDALE TPS Ottawa s'engage à respecter et même dépasser les obligations contenues dans le protocole de Kyoto sur les changements climatiques SUITE DE LA PAGE 1 d’élaborer «d'autres mécanismes fiscaux qui permettraient d'atteindre les mêmes fins».Jusqu’à présent, Ottawa semblait jongler avec l’une ou l’autre option (TPS ou taxe sur l’essence), mais pas les deux.La seconde initiative coûtera substantiellement plus au gouvernement fédéral: remettre la moitié de la taxe sur l’essence coûterait environ 2,5 milliards par année! Le discours promet que cette dernière intervention sera négociée avec les provinces, dans le respect de leurs compétences en matière municipale.Les étudiants aussi ont droit à leur part de concret dans ce discours.Ottawa s’engage à leur faciliter l’accès à l’emprunt pour les études postsecondaires.Ainsi, Ottawa versera des prêts plus généreux pour refléter le coût accru des droits de scolarité et augmentera le seuil du revenu familial à partir duquel un jeune n’est plus admissible à des prêts.Ottawa veut aussi offrir une nouvelle bourse couvrant une partie des droits de scolarité pour la première année d’études des étudiants à faible revenu.Enfin, la définition des dépenses admissibles à des fins d’impôts sera revue afin d’inclure d’autres biens tels que les ordinateurs.D n’y a rien toutefois dans le discours sur le financement de l’éducation post-secondaire en général ou des universités qui ferait baisser le coût des études pour les étudiants.Le gouvernement s’étonne par ailleurs que très peu de familles à faible revenu se soient prévalues du programme d’épargne-études pour leurs jeunes enfants.Ottawa s’engage donc à mettre en place de nouveaux incitatifs «pour encourager davantage les familles à revenu modique à commencer à investir, dès la naissance de leurs en-fanfs.dans leur éducation à long terme».Evidemment, la très grande partie de ces mesures ne s’appliquent pas au Québec, qui gère son propre programme de prêts et bourses.Toutefois, plus tôt dans la journée d’hier, l’entourage de Paul Martin avait pris la peine de contacter les médias québécois pour leur expliquer que toutes ces initiatives se feraient dans le respect des compétences provinciales et que le ministre québécois de l’Education, Pierre Reid, avait été contacté dans la journée.Une somme équivalant à la part à laquelle aurait droit le Québec sera probablement versée à la caisse provinciale pour financer son propre programme.En fait, les bonnes relations fédérales-provin-ciales sont présentées en tout début de discours comme un principe directeur.«Les champs de compétence doivent être respectés», a clamé Paul Martin par la bouche de sa Gouverneure générale.Il fàllait bien désamorcer les critiques puisque, outre les villes et l’éducation, d’autres domaines relevant des provinces sont abordés dans ce discours.On parle notamment d’accélérer l’investissement fédéral dans les services de garde pour les enfants.Quant à la santé, le discours dit vouloir s’attaquer au temps d’attente qui «doit être réduit».Pour tout outil, le discours parle de ce nouveau Conseil de la santé (dont le Québec s’est dissocié) censé élaborer, justement, des indicateurs sur le temps d’attente.Pour le reste, le discours parle d’une «réforme et une amélioration fondamentale des installations et des procédures de tout le système de soins».On rappelle seulement le versement de deux milliards de dollars vendredi dernier et le besoin de travailler avec les provinces pour maintenir la viabilité du système.Un visage vert Le discours prononcé hier consacre beaucoup d’attention à l’environnement D’abord, le gouvernement s’engage à respecter et même dépasser les obligations contenues dans le protocole de Kyoto sur les changements climatiques.On parle de se doter d’un plan précis pour atteindre les objectifs.Le ministre de l’Environnement, David Anderson, ne voit pas là un désaveu de ce qu’D avait accompli sous le leadership de Jean Chrétien.D s’agira simplement a-t-il expliqué hier, de parachever ce plan dans un processus continu.Le gouvernement renouvelle un de ses engagements envers la décontamination de ses sites, en y consacrant davantage d’argent Le discours du Trône parle d’une somme de 3,5 milliards sur 10 ans.Il s’agit, en moyenne, du double de ce qu’Ottawa s’était engagé dans le passé à dépenser.Une somme supplémentaire de 500 millions de dollars sur 10 ans sera aussi mise de côté pour aider à restaurer certains autres sites contaminés tels que les étangs bitumineux de Sydney.De manière générale, enfin, le discours parle de favoriser la mise en marché de nouvelles technologies environnementales, mais ne propose pas de budget ni de moyen précis pour y parvenir.On s’engage aussi à terminer dès cet automne la révision, déjà promise, de la politique internationale du Canada (Affaires étrangères et Commerce international, Développement, Forces armées).Comme l’avait déjà promis Paul Martin, certains projets de loi seront ramenés à l’ordre du jour législatif du Parlement.On pense d’abord à celui permettait aux pays en voie de développement de se procurer des médicaments bon marché pour combattre des pandémies telles que celle du VIH-sida.On pense aussi ramener dans sa version originale la loi créant un poste de commissaire indépendant à l’éthique.Reste à voir le sort que lui réservera le Sénat.Celui-ci avait bloqué son adoption à la toute fin de la session cet automne, frustrés qu’étaient les sénateurs que le projet de loi leur impose un commissaire nommé par la Chambre des communes.Sur la question des autochtones, enfin, le projet de loi sur la gouvernance imposant des règles strictes aux bandes autochtones en matière électorale et de reddition de comptes à la population, semble bel et bien mort.Le gouvernement parle maintenant d’établir un «centre indépendant sur le gouvernement des Premières Nations».Pour le reste, on avait droit aux mêmes paroles pieuses d’amélioration de la condition de vie des autochtones et de leur prise en charge économique.SUITE DE LA PAGE 1 Tout ça pour un sein nu entrevu une seconde.Un sein qui portait par ailleurs une étrange décoration de métal en forme de soleil.Rappelons, pour ceux qui n’auraient rien vu, que le traditionnel spectacle de la mi-temps du Super Bowl, le championnat de football américain et l’événement le plus écouté de l’année à la télévision, proposait plusieurs vedettes, dont Janet Jackson qui, dans une chanson intitulée Rock Your Body, mimait une scène de séduction avec Justin Timberlake.Celui-ci a tendu la main vers le bustier de la dame, arrachant un morceau de cuir, et dévoilant un sein que les caméras se sont immédiatement empressées de cacher.La chaîne CBS a été inondée d’appels de téléspectateurs outrés.L’événement donne la mesure du malaise de la télé américaine envers la sexualité.Car à la télévision américaine on peut se trucider à grandes giclées de sang dans tous les films tous les soirs, on peut promouvoir la pire junk food au monde dans les émissions pour enfants, mais on manque de s’évanouir lorsque apparaît un sein dans un spectacle.Hier, tant les producteurs du spectacle que Timberlake lui-même ont déclaré que l’événement était non prévu et non intentionnel, qu’il s’agissait d’un incident se produisant dans le feu de l’action.Ce serait une «erreur de vêtement» (wardrobe malfunction).Les excuses n’ont pas convaincu grand-monde, d’autant plus que les paroles de la chanson disaient «je te dénuderai d’ici à la fin de la chanson».Le spectacle de mi-temps était produit par MTV pour CBS (MTV et CBS appartiennent tous deux à l’empire Viacom).MTV a soutenu que la scène était non planifiée.CBS s’est confondu en excuses.La National Football League a laissé entendre qu’elle ne ferait plus affaire avec MTV.Hier CNN en faisait tout un plat et les grands médias multipliaient les chroniques sur le sujet.Le Chicago Tribune avait même intitulé son texte «X-ratedgames»\ La FCC a le pouvoir d’imposer des amendes pour des actes jugés obscènes à la télévision américaine ,et l’organisme prend son rôle très au sérieux.A titre d’exemple, la FCC a récemment mené une enquête sur l’utilisation du mot fuck dans un discours du chanteur Bono de U2 lors des Golden Globes de janvier 2003.L’organisme a conclu très sérieusement que, dans ce dernier cas, le mot avait plutôt été associé à un juron qu’à une véritable obscénité, et qu’il s’agissait d’un écart de langage tolérable.On remarquera par ailleurs la profonde ironie du «scandale» d’hier, alors que des téléspectateurs et des organismes outrés ont fustigé CBS pour avoir laissé passé un sein aux heures de grande écoute, pendant que leurs enfants et leurs adolescents s’abreuvent du matin au soir sur les ondes de la chaîne câblée MTV de vidéoclips tous plus sexy les uns que les autres.Dans le fond, l’histoire de dimanche soir marque peut-être l’émergence de la culture MTV sur un grand réseau conventionnel.Croyez-le ou non, même le président Bush a été interrogé hier sur cette histoire, selon l’agence Associated Press.Qu’en a-t-il pensé?Rien: il s’est endormi avant la mi-temps! PLAN SUITE DE LA PAGE 1 Le discours d’hier n’était, de toute façon, que la première étape d’une opération en trois temps.La seconde sera le budget et la troisième, le déclenchement des élections attendues ce printemps.Et tout ce qu’a fait Paul Martin hier, c’est de se garder des munitions pour ces deux épisodes, tout en vidant son chargeur dans au moins deux dossiers, c’est-à-dire ceux capables de lui attirer des appuis précieux.C’est le cas du financement des villes et de l’aide financière aux étudiants.Dans le premier cas, cela facilite la tâche des libéraux qui tentent de recruter des candidats-vedettes parmi les maires.Dans le second, ça désamorce pour un temps la grogne qui sévit parmi les étudiants, ceux en âge de voter et prompts à se mobiliser.Dans presque tous les autres dossiers, en particulier celui des relations fédérales-provinciales, il sera impossible de juger de la bonne foi d’Ottawa avant le budget ou les élections.Paul Martin se montre toutefois insistant sur le changement de ton dans les rapports d’Ottawa avec les provinces.«Les champs de compétence doivent être respectés», a lu la gouverneure générale.À chaque fois que le discours évoquait un dossier où on pouvait accuser Ottawa d’ingérence, on se faisait un point d’honneur d’ajouter que le fédéral travaillerait de concert avec les provinces.Qu’il s’agisse du transfert aux villes d’une portion de la taxe sur l’essence, de la réforme des prêts et bourses, de l’élaboration d’un plan de mise en œuvre du protocole de Kyoto.Des dossiers ayant tous en commun d’exiger beaucoup de temps et donc de rendre impossible tout jugement.Même chose pour la santé, la première préoccupation des Canadiens et LE sujet incontournable pour tout gouvernement qui prétend prendre le pouvoir.Le dossier est explosif, les provinces trouvant qu’Ottawa n'apporte pas sa juste contribution.Mais voilà, la conférence des premiers ministres de la semaine dernière a permis de repousser à l’été prochain les discussions sur le financement fédéral.Voilà donc un sujet controversé de moins pour les élections.Paul Martin s’est fait avare de détails, mais devrait en offrir davantage aujourd’hui lorsqu’il livrera sa réponse au discours du Trône.(Ce serait le cas en matière d’économie, et il faut l’espérer, car cette section du discours était un modèle de platitude.) En fait, nous a-t-on prévenus, le premier ministre se serait gardé les meilleurs morceaux.Mais son entourage avait aussi créé quelques attentes à la veille du discours du Trône, entre autres pour les autochtones, les handicapés, les enfants.Mais au-delà de l’engagement de discuter avec les Premières Nations du litigieux sujet de la gouvernance des bandes indiennes, on était en droit de rester sur sa faim sur tous les fronts.Le budget sera le véritable premier test de la bonne foi de M.Martin.On saura alors si la Défense a vraiment droit à plus de ressources.Selon le discours du Trône, il faut «absolument» la doter de «moyens efficaces».On ne mentionne pourtant que deux programmes d’achat d’équipements déjà en cours et pour lesquels les fonds ont été prévus, soit le remplacement des hélicoptères SeaKing et l'achat de véhicules blindés légers.Même scénario pour ce qui est des programmes d’infrastructures et d’aide aux garderies.Le gouvernement affirme vouloir accélérer ses investis- sements dans ces programmes, mais il ne dit pas à quel rythme.Le budget sera tout aussi révélateur sur la volonté du gouvernement de mettre en œuvre le protocole du Kyoto.Le discours n’en soufflait mot hier, mais Paul Martin a déjà parlé d’utiliser le profit de la vente des parts fédérales dans Pétro-Canada pour investir dans les technologies vertes.Les minorités francophones, qui craignent qu’on ampute les fonds de la nouvelle politique des langues officielles, devront attendre le budget pour avoir une réponse.D’autres questions devront attendre après les élections pour obtenir une réponse.En matière de politique étrangère, par exemple, le discours précise que la révision conjointe des politiques étrangère, commerciale, de défense et d’aide internationale sera achevée à l’automne et soumise ensuite à un examen en comité parlementaire.On évite donc de prendre des engagements trop compromettants à la veille des élections, se contentant de souhaiter une relation «plus avisée» avec les Etats-Unis et la tenue de discussions pour renforcer la sécurité continentale.Pas un mot sur le bouclier antimissile qui, soit dit en passant, doit faire l’objet d’une décision.après les élections.Le milieu culturel, qui ne s’attendait à rien, a appris, lui, que «le gouvernement travaillera avec les parlementaires à moderniser» les politiques et institutions culturelles fédérales, un projet dont n’a jamais parlé Paul Martin.La nouvelle est d’autant plus étrange que la ministre du Patrimoine, Hélène Scherrer, n’a droit à aucun secrétaire parlementaire pour l’aider, elle qui doit en plus coprésider la campagne électorale libérale.Encore une fois, rendez-vous après les élections pour plus de précisions.SUITE DE LA PAGE 1 Ces sujets d’actualité doivent, dans les trois prochains jours, rythmer les travaux et discussions de la Commission présidée par Fatima Houda-Pe-pin.Plusieurs organismes, dont Option Consommateurs, l’Ordre professionnel des diététistes du Québec, Greenpeace ou encore le Conseil des chaînes de restaurants du Québec, pour ne citer qu’eux, y sont attendus jusqu’à jeudi prochain pour exprimer leurs réflexions et recommandations en matière de sécurité alimentaire.Tout comme l’UPA va le faire ce matin.l’esprit préoccupé.«Chacun de ces sujets devrait être révisé et avoir un classement différent dans l’échelle des priorités du gouvernement», dit M.Pellerin.Par les temps qui courent quand on lui parle de suivre à la trace un rôti de bœuf de l’étable à la table, une tomate de la fourche à la fourchette ou encore UPA que l’on évoque la protection des cultures biologiques contre la contamination par des semences génétiquement modifiées, M.Pellerin pense plutôt.à un pot de cornichons, symbole par excellence selon lui du mal qui affecte actuellement le portefeuille des agriculteurs.«C’est l'exemple que j’utilise depuis plusieurs semaines, résume-t-il.Ce pot est passé de 2,99 $ à 3,21 $ à l’épicerie.Mais les producteurs continuent à ne recevoir que 0,13 $ pour leur production.Alors qu avec 2 ou 3 cents de plus, ils pourraient couvrir leurs frais.C’est là la preuve qu ’ils ne touchent pas leur juste part du marché.» Le problème est structurel selon lui.Avec un effet pervers: les prix ou les profits montent et les producteurs agricoles n’en profitent jamais.Contrairement aux grands réseaux de distribution alimentaire — Loblaws, Sobeys et Metro — ou encore aux abattoirs.Surtout dans le cas du bœuf où, malgré une chute de prix récente, l’animal conserve un prix de vente élevé dans les épiceries et génère des marges de profits dont les artisans de la terre ne voient pas la couleur.«Il n’y a pas de loi au Québec qui oblige les maillons de la chaîne alimentaire à contribuer équitablement, poursuit M.Pellerin.Or, il y a de l’argent dans ce réseau, il faut juste essayer de voir comment bien le répartir.» Cette «réingénierie» du milieu agro-alimentaire serait même un préalable selon lui pour faire évoluer la question de la sécurité des aliments au Québec.Chaque avancée en la matière s’accompagnant en effet immanquablement, explique le patron de l’UPA, de frais supplémentaires pour les agriculteurs comme pour les consommateurs.«H ne va pas être possible de le faire autrement, dit-il Si les agriculteurs n’ont pas de revenus, ça va être gênant de leur demander de mettre de l'argent dans de nouvelles structures.» (
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