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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2004-03-06, Collections de BAnQ.

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- www.ledevoir.co ni ?- LE DEVOIR VOL.XCV N 0 4 9 ?LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 MARS 2 0 0 4 2 .I 8 $ + T A X K s = 2 , r> 0 $ Paul Martin congédie LeFrançois ¦ Jean Pelletier songe à intenter des poursuites ¦ Alfonso Gagliano clame son innocence HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA L’extase s’essouffle Les ravers prennent de l’âge, emportant avec eux un mouvement qui s’étiole FABIEN DEGLISE LE DEVOIR \ A36 jours de la cuvée 2004 du Bal En Blanc, une des grosses soirées rave qui font vibrer la métropole chaque année, Philippe, un inconditionnel de la chose, est catégorique: «Cette année, je vais passer mon tour*, dit-il dans son salon très montréalais, la main posée sur une enceinte acoustique qui crache une poignée de sonorités binaires assemblées par le disque-jockey allemand Paul Van Dyke.Suivant le rythme d’un léger déhanchement le jeune homme a le regard déterminé.Même s’il sait que le DJ qui lui titille les oreilles en ce moment même sera, lui, du rendez-vous.Mais pour Philippe, ces quelques heures de plaisir passées à communier entre amis au Palais des congrès de Montréal le 11 avril prochain, sous l’effet inévitable et recherché d’un psychotrope, auraient un prix.Il le sait «Trois jours de déprime et l’impression, après le rave, que le corps n’est plus capable de suivre la cadence, commen-te-t-il./e n’ai plus 20 ans!» Ainsi va la vie.L’homme est maintenant trentenaire.Et le mouvement auquel il revendique fièrement son appartenance depuis une première transe mémorable dans une usine désaffectée de la banlieue de Berlin, en 1992, n’échappe pas lui non plus à ce vieillissement désormais sur fond de profonde remise en question, de perte de vitesse et, surtout de quête d’un nouveau souffle.Le portrait dressé par les acteurs de cet univers festif, musical et quasi religieux ne trompe pas.«Au milieu des années 90, je pouvais VOIR PAGE A 8: EXTASE Ottawa continue de manier la hache.Cette fois-ci, c’est sur la tête de Marc LeFrançois, président et chef de la direction de Via Rail, qu’elle s’est abattue à cause du rôle qu’il a joué dans le scandale des commandites.Avec Jean Pelletier, qui s’est fait montrer la porte lundi, c’est toute la direction de Via Rail qui a été renvoyée.«Après mûre réflexion, nous sommes parvenus à la conclusion, à la lumière des conclusions du rapport de la vérificatrice générale, qu’un changement était nécessaire au plus haut niveau de la direction de Via Rail pour restaurer la confiance du public.C'est la raison pour laquelle nous avons agi de manière décisive», a fait savoir par communiqué de presse le premier mi- 1*1 M.LeFrançois n’aura pas droit à une indemnité de départ Son contrat devait prendre fin en août prochain.nistre Paul Martin, 11 a ainsi évité de répondre aux questions des journalistes en émettant ce communiqué après son passage dans la région montréalaise.M.LeFrançois est personnellement nommé dans le rapport de Sheila Fraser sur le programme de commandites.Il aurait participé à des combines complexes visant à faire transiter de l’argent du programme par sa société d’Etat tout en payant au passage de généreuses commissions à des agences de publicité montréalaises qui n’ont fait aucun travail.M.LeFrançois avait accepté, au nom de Via Rail, de verser 910 000 $ à L’Infi>rmation essentielle pour la production d’une série télévisée sur Maurice Richard.Il s’agissait d’une forme de «prêt» au programme de commandites, dont la caisse était à sec.Via Rail VOIR PAGE A 8: MARTIN 450 militaires canadiens en Haïti Un conseil des «sages» est formé pour proposer un nouveau premier ministre CLAUDE LÉVESQUE LE DEVOIR Les Forces armées canadiennes déploieront au cours des prochains jours quelque 450 militaires et six hélicoptères dans le cadre de la force multina-tionjïe chargée de rétablir la sécurité en Haïd, dont les Etats-Unis ont pris hier le commandement Ces militaires y resteront en poste pendant environ trois mois, après quoi une force de maintien de la paix de 5000 Casques bleus de l’ONU prendra la relève.«Bien que leurs ressources pour de nouvelles opérations soient [.] limitées, les Forces canadiennes feront ce qu'elles peuvent pour respecter notre engagement envers cet effort international», a déclaré le ministre de la Défense, David Pratt Ottawa jonglait depuis plusieurs semaines avec VOIR PAGE A 8: HAÏTI INDEX Quand le ciel vous tombe sur la tête Erik Canuel adapte à l’écran la fascinante histoire de Marcel Talon Actualités A2 Idées B 5 Annonces C6 Monde A 6 Avis publics.A4 Mots croisés.C 3 Bourse C2 Météo C 3 Carrières C 5 Perspectives.B1 Décès ,C7 Rencontres.D 2 Économie .Cl Société B6 Éditorial .B4 Sports C8 Le Dernier Tunnel d’Érik Canuel, thriller adapté d’un haut fait criminel montréalais, sort le 12 mars sur 75 écrans du Québec.Marcel Talon, le vrai héros de l’histoire, y est incarné par Michel Côté, tandis que Jean Lapointe entre dans la peau de son grand ami.Les bandits ont aussi le cœur tendre.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Tout a commencé par un tunnel creusé en mars 1993 dans les entrailles du Vieux-Montréal par Marcel Talon et ses acolytes.Le passage souterrain, fait à partir d’anciennes canalisations d’égout, se rendait jusqu’à la chambre forte de la Banque de Montréal Butin à rafler 200 misions de dollars.«Comme les légendaires Gaulois, une seule peur nous hantait: que le ciel nous tombe sur la tête, écrit Talon dans ses mémoires.Et c’est justement ce qui arriva.Un beau matin, nous avons constaté que la voûte de notre tunnel s’était effondrée et que l’air frais s’insinuait dans notre excavation.» Le coup fumant venait d’avorter, trois jours avant sa concrétisation, au grand dam de ses concepteurs.Talon, habile bandit recyclé en délateur, as de plusieurs coups audacieux, dont ce vol de banque raté pour cause de ce tunnel effondré, en relate les détails dans Et que ça saute!, récit publié chez Stanké en 1996.Le voici réédité, à l’heure où sort en spile ce bon thriller québécois: Le Dernier Tunnel d’Erik Canuel, librement inspiré de l'aventure souterraine.VOIR PAGE A 8: BANDITS > fr v 1 Jean Lapointe et Michel Côté dans Le Dernier Tunnel d’Érik Canuel.CRYSTAL FILMS Peter S.Grant et Chris Wood LE MARCHÉ DES ÉTOILES Culture populaire et mondialisation «Lt débat essentiel sur ta diversité culturelle ne concerne pas que les milieux culturels mais l’ensemble des citoyens, et ce livre est une excellente façon d’en comprendre les enjeux.» Pierre Curzi (extrait de la préface ) LE MARCHÉ DES ÉTOILES Estai Traduit da l’anglais (Canada) par Michel Saint-Germain Préface da Pierre Curzi 600 pages • 35,OS 5 Boréal www.editionsboreal.qc.ca LE DEVOIR, LES SAMEDI 6 ET DI.MA.VCHE 7 MARS 2004 -LES ACTUALITÉS- Fusions d’établissements : la position du ministre Couillard rassure les CLSC Très peu d’hôpitaux desservent une clientèle locale à Montréal ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Les CLSC de la région de Montréal se montrent fort rassurés par la prise de position du ministre de la Santé, Philippe Couülard, qui n’a rien contre le fait d’ex- ments de santé à Montréal Une position qui colle davantage à l’esprit de la kri 25, estiment les CLSC.A trois semaines du début des consultations publiques prévues sur le plan de développement des réseaux locaux des services de santé à Montréal la position prise cette semaine par le ministre de la Santé a en effet de quoi réjouir les CLSC de la métropole, qui réclament depuis des mois d’être exemptés d’une fusion prochaine avec les hôpitaux, comme le prévoit la loi 25.Les CLSC proposent plutôt de fusionner entre eux, ainsi qu’avec des centres d’hébergement et de soins de longue durée, pour ramener de 54 à 12 le nombre de ce type d’établissements de santé sur lHe de Montréal Mais jusqu’ici, leurs arguments n’ont pas réussi à faire fléchir l’Agence de développement de la région de Montréal, dont le plan proposé prône toujours la fusion des CLSC avec un hôpital local dims au moins sept des douze territoires créés sur lUe de Montréal.Le p.-d.g.de l’Agence, David Levine, s’est toujours dit opposé à ce que l’ensemble des CLSC échappe à la fusion avec des hôpitaux.• Selon Michèle Doyon, directrice générale du Regroupement des CLSC, l’Agence de Montréal se borne à une interprétation très limitative de la loi 25, alors que la récente prise de position du ministre Couillard se rapproche davantage de l’esprit de la loi.L’opinion du ministre Couillard a d’autant plus de poids que c’est ce dernier qui, en définitive, doit donner ou non le feu vert à tous les plans que lui soumettront, fin avril, les agences régionales.•L’agence propose, mais le ministre dispose.Il a dit au Devoir qu’un hôpital ne peut être considéré comme “local" que s’il dessert 75 % de la population de son quartier.Or pas un seul hôpital à Montréal traite 75 % de résidents locaux», affirme Mme Doyon.Hôpital local Selon des chiffres diffusés dans les documents de consultation de l’Agence de développement de Montréal on constate en effet que peu d’hôpitaux montréalais recrutent plus de 50 % de leurs patients dans leur environnement immédiat • Seuls les hôpitaux Lakeshore, Verdun et Fleury, dont la clientèle est faite respectivement de 60 %, 68 % et 50,3 % des résidents de leurs secteurs, peuvent se targuer de répondre à ce critère.Même de petits hôpi- JACQUES NADEAU LE DEVOIR L’hôpital Lakeshore est un des rares à répondre a la définition d’un hôpital «local».taux comme Jean-Talon, LaSalle, Lachine ou Jean-Talon puisent leurs clientèles dans différents secteurs de la ville.«Les hôpitaux locaux, c’est un concept assez inexis- Léonard, où l’Agence de Montréal souhaite créer un réseau local en fusionnant plusieurs CLSC avec l’hôpital Santa Cabrim, ce dernier hôpital ne dessert tout au plus que 15 % de la population locale, affirme Mme Doyon.•L’hôpital le plus fréquenté par les gens de ce secteur est d’abord l'hôpital SacréCœur, qui dessert 22 % des résidents.Vient ensuite Santa Cabrini, puis le CHUM avec 13 % de desserte.Pourquoi fusionner avec un hôpital qui ne desservira que 15 % de notre population?», plaide la représentante des CLSC.Aux yeux des CLSC de Montréal, il sera beaucoup plus efficace de créer des liens privilégiés avec les hôpitaux qui traitent la majorité des patients de leurs territoires.•A notre avis, on devrait plutôt mettre nos énergies à développer des ententes prioritaires, avec des corridors de services, avec les trois principaux hôpitaux qui desservent la clientèle de chaque secteur», indique Michèle Doyon.Au Québec La culture est dans le rouge MANIFESTATION Mardi le 9"mars 2004 MIDI Place d Armes Montréal m.n.L.Mouvement pour les Arts et les Lettres www.mal.qc.ca Demande de suspension des fusions des unités d’accréditation Les syndicats poursuivent leur lutte contre la loi 30 TOMMY CHOUINARD DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Trois centrales syndicales multiplient les moyens de pression — et de persuasion — pour éviter le regroupement des unités d’accréditation syndicale dans le secteur de la santé.La FTQ, la CSQ et la CSD demandent à la Commission des relations de trar vail (CRT) de suspendre toute demande en matière de fusion d’accréditations.Les syndicats souhaitent que la Cour supérieure se prononce d’abord sur leur requête, qui sera déposée au cours des prochains jours et qui vise à contester la constitutionnalité et la validité de la loi 30 sur la fusion des accréditations, adoptée sous le bâillon en décembre dernier.Les syndicats sentent bien que la mise en œuvre de la loi est imminente, puisque la CRT les a invités à une réunion qui aura fieu le 10 mars au sujet de l’application de la loi 30.Par la voie de la firme Trudel Nadeau avocats, les trois centrales ont fait parvenir une lettre au président de la Commission des relations de travafl, Louis Morin.•Plusieurs raisons impérieuses militent en faveur d’une telle suspension.[.] Un chaos indescriptible pourrait résulter d’un déman- tèlement des unités de négociations qui pourrait parla suite être invalidé.Les dommages considérables et irréparables qui pourraient résulter de la révocation des accréditations justifient amplement d’attendre le jugement des tribunaux», écrit-on.Les trois centrales précisent que leur intention •commune, solidaire et bien arrêtée» est d’obtenir de la CRT «qu’elle ne bouleverse pas prématurément et tragiquement les relations de travail dans un secteur aussi important pour la collectivité que celui des affaires sociales».En vertu de la loi, la CRT pourrait décider, de son propre chef de ne pas traiter des requêtes en fusion d’accréditations syndicales.Investiture libérale dans Hamilton Est-Stoney Creek La bataille Copps-Valeri se conclut aujourd’hui PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le moment de vérité est arrivé pour l’ancienne ministre et vice-première ministre de Jean Chrétien, Sheila Copps, et l’actuel ministre des Transports de Pau] Martin, Tony Valeri.Les libéraux d’Hamilton Est-Stoney Creek détermineront aujourd’hui qui des deux batailleurs remportera l’investiture libérale de ce nouveau comté ontarien.Les deux candidats, qui se sont âprement fait la lutte pendant des semaines, crient déjà victoire chacun de leur côté, ce qui laisse croire que le décompte des votes sera serré.Le ministre Valeri dit avoir l’appui d’environ 7000 membres du parti, alors que Mme Copps dit avoir réussi à convaincre un peu plus de 6000 libéraux dans la circonscription.Ces chiffres sont à prendre pour ce qu’ils sont puisque, officiellement, seulement 11 000 membres du parti, approximativement, sont habilités à voter.Les deux équipes tentent néanmoins de faire sortir le vote aujourd’hui, les derniers jours ayant été réservés principalement au porte-à-porte.La ville grouille d’activité; syndicalistes, gens d’affaires, maire et chauffeurs de taxi font part de leur position dans cet- te campagne d’investiture suivie par tout le pays.Plusieurs gens d’affaires de même que le maire Larry Di lanni appuient M.Valeri, alors que d’autres sont du côté de Sheila Copps, les chauffeurs de taxi, notamment, fâchés d’avoir vu le transporteur aérien Westjet délaisser Hamilton alors que le ministre des Transports est Tony Valeri.Des chauffeurs de taxi ont offert de transporter gratuitement les supporteurs de Mme Copps jusqu’au lieu du vote aujourd’hui.Des bonzes du parti, comme les anciens ministres Herb Dhali-wal et Wayne Easter, devraient être aperçus dans la circonscription pour marquer leur appui à Sheila Copps.Les sénateurs libéraux Mobina Jaffer et Laurier La-Pierre devaient aussi apporter leur soutien à Mme Copps.Guerre intestine Et l’appui de la fille de Jean Chrétien, France Desmarais-Chrétien, qu’a aussi obtenu Mme Copps montre bien que la guerre intestine libérale est encore d’actualité.Mme Copps et M.Valeri ne se permettront donc aucun répit, même au jour du scrutin; des sources ont indiqué que des proches de Paul Martin ont demandé à plusieurs personnes de se tenir à la porte du bureau de scrutin pour vérifier l’identité des partisans de Mme Copps qui se présenteront pour voter.Le directeur du scrutin, Jack Siegel, a affirmé qu’il avait pis des mesures pour s’assurer que la course demeure sans tache.M.Siegel croit qu'entre 35 et 50 % des membres en règle se déplaceront pour voter, mais il n’exclut pas que ce pourcentage soit plus important Mme Copps et M.Valeri se sont livré une chaude lutte tout au long de la campagne au cours de laquelle l’ancienne vice-première ministre s’est vu offrir un poste clé au sein de l’administration publique en échange du retrait de sa candidature.Mme Copps a refusé et certaines de ses récentes sorties ont été perçues comme des critiques directes du gouvernement Martin.M.Valeri a fait campagne dans cette nouvelle circonscription d’Hamilton en disant que la plupart de ses anciens électeurs y habitent Au cours du redécoupage de la carte électorale fédérale qui a été adopté l’an dernier, les circonscriptions de la région d’Hamilton ont été modifiées.Mme Copps était jusqu’à maintenant députée d’Hamilton-Est et M.Valeri, député de Stoney Creek.Les deux se font maintenant la lutte pour la nouvelle circonscription d’Hamil-ton Est-Stoney Creek.COALITION HUMANITAIRE: A Oxfam Québec © & £ CSQ CSN FTQ ROCAHD Desjardins Haiti ; LES GENS D'ABORD ! CONTRIBUEZ À L’ACTION HUMANITAIRE d’Oxfam-Québec DONNEZ GÉNÉREUSEMENT ! 1-877-937-1614 www.oxfam.qc.ca Libeller le chèque à Oxfam-Québec avec mention « reconstruction-Haïti » 2330, rue Notre-Dame O, bur.200, Montréal Qc H3J 2Y2 EN BREF Pierre Falardeau doit s’excuser, soutient Québec Québec (PC) — Le cinéaste Pierre Falardeau devrait présenter ses excuses pour «avoir insulté la mémoire» de Claude Ryan, a estimé hier le leader parlementaire du gouvernement Charest, Jacques Dupuis.«Que Falardeau ne soit pas d’accord avec les idées de M.Ryan, je n’ai pas, de problème avec ça.Mais là, il s’est livré à une attaque personnelle éminemment injuste à l’égard de l’homme.M.Falardeau devrait réaliser que la société québécoise, qui est tolérante, ne peut pas accepter de tels propos», a dit M.Dupuis hier lors d’un entretien téléphonique.Dans un texte publié dans le numéro de février-mars du journal Le Québécois, un organe de la Société nationale des Québécois de la capitale, Pierre Falardeau écrit «Voilà enfin une bonne chose de faite! Claude Ryan vient de mourir.Ne reste plus qu’à l’embaumer et à fermer le couvercle.Avec sa belle tête de sous-diacre empaillée et mangée parles mites, il n’aura fait, en mourant, qu’officialiser une situation qui perdurait depuis longtemps.» Le texte, intitulé «L’enterrement du Bonhomme Carnaval», décrit aussi l’ancien chef du Parti libéral du Québec, décédé le 9 février, comme étant une •pourriture».Scandalisés, les libéraux du Québec ont dénoncé hier la diatribe du cinéaste-pamphlétaire.Du côté des souverainistes, les députés du Bloc québécois comme ceux du Parti québécois ont rapidement pris leurs distances des propos de M.Falardeau.Cranbe txnte be tapis Aujourd'hui et demain de 11h à 17h Plus de 200 tapis, tous sélectionnés, authentiques et faits mains.Grandeurs disponibles jusqu'à 12 X 18 pi Des tapis neufs antiques et semi-antiques Aubusons, Chobi, Tabriz, Kashan, Bokhara et bien d'autres encore 100 $ • 500 $ • 1 000 $ • 2 000 $ • 3 000 $ • 5 000 $ TAPIS D'ORIENT BASHIR LIÉE 8461, boul.Décarie, Montréal • (514) 735-1958 www.bashircarpets.com Achat vente évaluation, lavage à la main et réparations.«fi L E DEVOIR.LES SAMEDI tî ET DIMANCHE 7 MARS 200 A 3 LE DEVOIR POUTIOIIE Création d’un «chèque unique intégral» Un boni de 522 $ par famille TOMMY CHOUINARD DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC Les parents québécois pourraient recevoir en moyenne 1526 $ par année en allocations familiales universelles si le gouvernement Charest regroupe toutes les mesures d’aide financière destinées aux familles, lesquelles s'élèvent à près de un milliard de dollars.La disparition de ces crédits d’impôt et l’instauration d’allocations universelles permettraient à l’ensemble des familles d’obtenir, en moyenne, 522 $ de plus qu’à l’heure actuelle.C’est ce que révèlent les conclusions d’un rapport produit sous le gouvernement péquiste en janvier 2003, dont Le Devoir a obtenu copie.Le groupe de travail interministériel sur la révision du soutien financier à la famille avait étudié quelques scénarios et concluait que la création d’un «chèque unique intégral» — le scénario choisi par le ministre des Finances Yves Séguin — constitue «la piste à privilégier».Les autres scénarios, comme une réduction d’impôt pour les familles nombreuses afin de faire croître la natalité au Québec, apparaissent moins intéressants aux yeux du groupe de travail.Le rapport souligne que le chèque unique intégral respecte principalement les objectifs de simplicité et de visibilité, ceux-là mêmes que cherche à atteindre Yves Séguin.Qui plus est, le document précise que ce scénario contribue à la stratégie de lutte contre la pauvreté.Selon le rapport d'une trentaine de pages, «les gains sont impor- tants pour les familles dont le revenu se situe en deçà de 35 000 $».Le groupe de travail proposait qu’un chèque unique intégral s’élève à environ 635 $ par année pour un premier enfant et un deuxième enfant, et à 1475 $ pour trois enfants et plus.Retour des allocations familiales Le scénario du «chèque unique intégral» présenté dans le document rejoint en bonne partie les intentions exprimées jeudi par Yves Séguin.Le ministre des Finances a annoncé qu’il rétablira le régime d’allocations familiales universelles dans son prochain budget.Celles-ci feront partie des baisses d’impôt de un milliard de dollars promises par le Parti libéral.Elles seraient financées en partie par le regroupement des mesures actuelles destinées aux familles, comme les allocations familiales destinées aux faibles revenus et le crédit d’impôt non remboursable pour enfants à charge.Ces mesures s’élèvent à un milliard de dollars.Yves Séguin a aussi indiqué qu’il bonifiera l’aide accordée aux familles, ce que ne prévoit cependant pas le rapport du groupe de travail.Le budget, qui sera déposé à la fin du mois de mars ou au début du mois d’avril, révélera le montant exact de cette bonification.Le ministre a aussi annoncé qu’il abolira APPORT, un programme — inefficace — qui vient en aide aux familles très pauvres, pour le remplacer par une nouvelle mesure d’aide aux travailleurs à faible revenu.Le groupe de travail privilégiait aussi cette mesure sans toutefois donner de détails.V PATKICK SANFAÇON LE DEVOIR Pour Daniel Théberge et Jean-Luc Trudel, défusionner serait «inéquitable, injuste et égoïste*.Vous défusionnez?Eh bien, payez, maintenant! Deux Montréalais installent un faux poste de péage pour manifester leur opposition aux défusions Deux citoyens installent un faux poste de péage à l’entrée des villes tentées de quitter Montréal pour sensibiliser leurs résidants à «l’absurdité de ressusciter des vieilles frontières».À moins de deux mois de l’ouverture des registres, le débat sur les défusions s’annonce assez désorganisé et très singulier.Malgré l’opposition d’Yves Séguin No fault: le ministère des Transports croit pouvoir rallier les opinions TOMMY CHOUINARD DE NOTRE .BUREAU DE QUEBEC Le ministre des Transports, Yvon Marcoux, est resté muet, hier, concernant les déclarations de son collègue des Finances, Yves Séguin, qui s’oppose ouvertement à l’engagement de son propre parti de réviser le régime d’indemnisation sans égard à la faute {no fault).La prise de position d’Yves Séguin a cependant indisposé le cabinet du ministre Marcoux.«On ne commente pas les commentaires du collègue.On prend bonne note qu’il a mentionné que c’est à Yvon Marcoux de présenter le projet.Il en jugera par la suite», a affirmé au Devoir l’attachée de presse du ministre Marcoux, Isabelle Mérizzi.Selon elle, la principale crainte du ministre réside dans une éventuelle hausse des primes d’assurance qui pourrait découler d’une révision du no fault.«Dans le projet, ce sera compris qu’il ne faut pas qu’il y ait de hausses.Alors, je pense qu’on va rallier le plus grand nombre de personnes avec un projet qui aura des modalités respectant ce principe-là», a-t-elle dit L’attachée de presse du ministre reconnaît que l’engagement du Parti libéral ne recueille pas l’assentiment de tous, y compris de membres importants du conseil des ministres.«Oui, il y aura sans doute un besoin de convaincre des gens, mais on va travailler aussi de concert avec ces gens pour améliorer le projet, une chose qui n’est pas exclue non plus», a-t-elle souligné.Le ministre Marcoux entend toujours déposer ce printemps un projet de loi visant à abolir les indemnités versées aux chauffards criminels et à permettre amç victimes de les poursuivre au civil.Jeudi, au moment même où son collègue planche sur son projet de loi, Yves Séguin a déclaré que l’actuel régime est «l’un des meilleurs systèmes au monde» et qu’il n’est pas «un partisan défaire des changements».ANTOINE ROBITAILLE LE DEVOIR Vous voulez défùsionner?Vous allez payer quand même L Tel est le message que Daniel Théber-ge et Jean-Luc Trudel ont voulu promouvoir en installant un «faux poste de péage», deux matins par semaine, pendant une petite heure, de 7h30 à 8h30, à l’angle des rues Sherbrooke et Atwater.Ayant peu de moyens, ils ne distribuent ni tracs ni feuillets.Mais sur leur guérite jaune en plastique ondulé, on trouve l’inscription peage.org, adresse de leur site Internet très efficace, illustré et bilingue.Vous ayez à passer par là?N’ayez crainte.A leur barrière en toc toujours levée, ils n’exigent aucun paiement réel.«Cest pour faire image», disent-ils, souriants.Des slogans?Que non.Os n’engagent le débat avec les passants que lorsque ces derniers leur adressent la parole.C’est écrit sur leur site: «Péage.org compte mettre sur pied une opposition aux défusions qui soit pacifiste, décontractée, ludique et originale.[.] Les (faux) contrôleurs sont des manifestants hors de l’ordinaire, dans ce sens qu’ils font montre de bonne humeur, ne brandissent aucune pancarte, évitent comme la pes- te de crier des “So! So! So! Solidarité” et ne se cachent pas le visage sous un passe-montagne.» Indignation tranquille Hier matin, Daniel, qui travaille dans la rénovation, et Jean-Luc, un illustrateur 0es dessins sur peage.org sont de lui) étaient assis là, sous le del gris et bruineux, sur leurs chaises pliantes.Ils discutaient, simplement Des automobilistes au feu rouge semblaient inter-loqués.Peu de passants s'arrêtaient Les défusions?Les deux faux contrôleurs abordent le sujet avec une indignation toute tranquille.Ils prédsent «Ce n’est pas une question linguistique.Nous, on veut faire comprendre que défusionner, ce serait inéquitable, injuste et égoïste.En plus, recréer des anciennes villes, c'est mettre sur pied des institutions disparates, désireuses de se perpétuer au détriment de Montréal.» Jean-Luc laisse tomber, à peine ironique: «On sentait que c’était comme un devoir de citoyen.» Car autour d’eux, il leur semblait que rien ne se faisait pour contrer les défùsions.«Au lieu de se plaindre, on a décidé d’agir comme on pouvait», dit Daniel.Au départ, ils ne savaient pas trop quoi fake.Puis, ils ont eu l’idée du péage.Daniel convient que «c’est peut-être obscur, comme ça; mais bon, une fois qu’on a compris, c’est évident, non?».Et maintenant, ces deux résidants du Flateau, qui disent ne pas avoir milité en politique depuis le cégep, ont des projets: multiplier les postes de péage et les faux contrôleurs, un peu partout autour des villes tentées par les défusions.Ils prévoient une opération péage mercredi matin prochain, au métro Mont-Royal, où ils espèrent «prêter» quelques postes de péage — dépôt de 40 $ exigé — à des citoyens désireux comme eux de faire connaître leur opposition farouche (mais tranquille) aux décisions.Chez Coalition Montréal — collectif non partisan de quelque 200 personnalités opposées aux défusions —, on ne connaissait pas l’initiative de Péage.org.Smon Brault, un des dirigeants de ce collectif, avait l’air plutôt heureux de la chose, hier, lorsque Le Devoir lui en a parié.«C’est créatif.Leur site est génial! On va prendre contact avec eux dès aujourd'hui.» E faut dire que le camp des «fusionnistes» a pris passable ment de retard par rapport à son vis-à-vis.Coalition Montréal n’a pratiquement rien fait depuis son lancement flamboyant en novembre dernier.Smon Brault dit que l’organisme est en mode financement et que l’argent «commence à rentrer», sans préciser ni les objectifs ni la quantité de deniers accumulés jusqu'à maintenant Par ailleurs, même si Gérald Tremblay a déclaré que son parti, 1TJCIM, était en mode référendaire, seuls deux comités contre la défu- sion ont été mis sur pied sur Tfle de,, Montréal celui de Jacques Cardinal, dans l’arrondissement de l’île-Bi-zard-Sainte-Geneviève-Sainte-' Annede-Bellevue.L’autre est dans Anjou, sous la gouverne de deux citoyens, dont Yvon Damphousse (père de Vincent).Quant à Vision Montréal, le parti de Pierre Bourque, «de l'aveu même de ses élus, il est pratiquement absent du dé- .bat», disait cette semaine Nicolas Tè trault, un conseiller démissionnaire.On veut nos surplus! En revanche, les défusionnistes ont maintenant 20 comités officiels, tiennent toutes les semaines des «assemblées d’information» et ont commencé à faire du travail de révision de la liste électorale et de porte-à-porte.Les fusionnistes sont désorganisés et ont peu de moyens?«Faux!», clame Bernard Paquet, ancien maire de Saint-Laurent et défusionniste obstiné.«Gérald Tremblay est au pouvoir et s’est donné un budget de 1 250 000 $ d’argent public pour de la communication en promotion de la nouvelle ville.» M.Paquet a d’ailleurs demandé cette semaine de récupérer 150 000 $ des surplus de 16,2 millions de doUars de l’ancienne vUle de Saint-Laurent afin d’utiliser cette somme pour des activités défusionnistes.E réclame le même traitement que les défusionnistes de Mont-Royal, à qui l’arrondissement — dirigé par des défusionnistes — a octroyé un montant de 50 (XX) $ et un local.la rando ou le vélo, un plus à vos vacances pour mieux voir et mieux vivre la magie de l’Europe! Des circuits accompagnés ou en liberté : St-Jacques de Compostelle, Périgord, Alsace, Bourgogne, Provence, Mont-Blanc, Pyrénées, Suisse, Irlande.Autriche, Portugal, Italie, Hollande, Espagne pour en savoir plus : Présentations à Montréal mercredi le 17 mars et mardi le 23 mars à 19h RSVP : 514 939-9999 1 888 713-3311 ffiA /cKA&xdtl-fa.bcock^ye.Parmi» du Québec division 4, Ut Voyages B«w 4* lys www.ekilib.com Maison.Jgf franc eçuidecom CECI (514) 875-9911 1-877-875-2324 www.ceci.ca 3185, rue Rachel Est Montréal QC H1W 1A3 n#^deco%.ASSEMBLEE ttATlOHALE CECI l'jlVj .Il faut briser la cycle de la misère en Haïti.Donne?'
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