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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2004-03-06, Collections de BAnQ.

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MARS 2 0 0 4 THÉÂTRE Une présence essentielle Page E 3 LE REVOIR LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE CINÉMA p Etonnante épopée hippique Page E 8 * LE DEVOIR ?L’effervescence n’a qu’un temps.La direction de l’OSM a su réagir aux circonstances rapidement en profitant du premier interstice dans l’emploi du temps de Kent Nagano pour l’introniser officiellement D était temps, et l’heure est aujourd’hui à la réflexion.CHRISTOPHE HUSS Le Devoir l’a souligné dans son édition de mercredi: l’engagement de Kent Nagano envers Montréal est exceptionnel.Un contrat initial de six ans à raison de 16 à 18 semaines par année, je n’ai pas souvenir d’avoir vu cela, dans des circonstances et à un niveau équivalents, ces 15 dernières années.Si l’on ajoute l’implication légendaire de ce musicien, la fidélité qui est une marque de son caractère, plus sa volonté de s'assimiler au pays, à la ville et à sa communauté, il faut reconnaître que, quoi qu’on pense des qualités artistiques et musicales de Kent Nagano (est-il «trop analytique», pas assez chaleureux dans ses interprétations?), le choix de l’OSM est optimal Le chef américain correspond aussi au profil démogra-phique et multiculturel de la métropole et peut inviter au renouvellement du public.L’homme a des rêves et des ambitions.Tout l’enjeu de son mandat sera la mise en adéquation entre ces rêves et les contingences matérielles.Kent Nagano bénéficie pour l’heure de l’état de grâce.L’OSM s’est payé, à prix fort sans doute, la meilleure cure de jouvence imaginable, une figure d’intégrateur charismatique.La province entière a gagné un ambassadeur culturel comme il en existe très peu dans le monde artistique et culturel Mais attention: il faudra afficher un répondant politico-économique à la hauteur des ambitions.En une semaine, l’OSM est passé aux yeux des observateurs internationaux d’une situation de quasi-désintérêt à un brusque regain d’attention.Car si Montréal a choisi Nagano, Nagano a aussi choisi Montréal et les risques, c’est plutôt lui qui les prend.D’abord parce que, à discuter avec lui mardi, il ne semblait pas bien au fait de savoir s’il aurait vraiment les moyens de sa politique.Ensuite parce que, avec le vent qui le pousse depuis une dizaine d’années, Kent Nagano, sans être en rien désobligeant envers l’OSM, aurait pu viser beaucoup plus haut que Montréal.Se lier pour six ans — au sens fort que «se lier» peut avoir à ses yeux — est le témoignage d’une confiance exceptionnelle envers les musiciens de l’orchestre et leurs potentialités.Qui est donc cet homme calme et posé qui semble avoir compris et digéré tous les manuels de leadership de la terre.Voici quelques témoignages.Dietrich Henschel (baryton) Ce baryton (qui donnera un récital le 16 mars à la salle Pollack) est l’un des grands chanteurs de notre époque.Kent Nagano l’a peut être compris avant les autres et une forte relation artistique s’est tissée entre eux.Dietrich Henschel a accepté de se livrer au petit jeu des «cinq qualités» qu’il voit chez Kent Nagano.«En premier, j’évoquerai sa vision du son qu’il désire obtenir.Il a une maîtrise et une méthode de travail qui lui permet d’obtenir, dans un temps minimal, le résultat qu’il cherche.En second, sa capacité d’écoute.Il étudie sans cesse et reste ouvert aux suggestions sûr l’interprétation.En troisième, la clarté de sa pensée: il vient devant l’orchestre avec un concept à la fois clair et clairement formulé.C’est aussi un chef dont on peut toujours apprendre quelque chose sur la structure architecturale et harmonique d’une oeuvre.Enfin, c’est une personnalité qui suscite l’engagement: on chante, on joue pour lui parce qu’on l’aime.Il possède une sorte de sex-appeal musical.» Dietrich Henschel évoque la création de la White House Cantata de Bernstein, Doktor Faust de Busoni, les Lieder orchestrés de Wolf, qu’il vient d’enregistrer, avant de livrer une réflexion inattendue: «fai souvent chanté la Messe en si de Bach, avec les plus grands chefs spécialistes de ce répertoire, les Harnoncourt, Herreuieghe, Gardiner, pour n’en citer que trois Mais je viens de la chanter sous la direction de Kent et fai été surpris à quel point c’était une expérience exaltante: il connaît tout de la pratique d’époque, mais il n’est pas dogmatique.» Martin Sauer (producteur) Martin Sauer, ancien directeur du label Teldec, est l’un des producteurs de disques les plus respectés dans le monde.Il travaille aujourd’hui pour Harmonia Mundi et a accepté de nous parler entre deux sessions, à Berlin, avec Andreas Staler qui enregistrait des Concertos VOIR PAGE E 2 : NAGANO On joue pour lui parce qu’on l’aime LA.TIMES PHOTOS iffi * i: OPÉRA «L’Attente» tant attendue SOURCE OPÉRA DE MONTRÉAL W* * ML Une scène de Barbe-Bleue En allemand, erwartung signifie aussi «attente».Après tant de représentations sur tes scènes du monde entier et des prix internationaux, voici que l’Opéra de Montréal ose nous offrir deux œuvres-chocs dans des mises en scène signées Robert Lepage: Le Château de Barbe-Bleue, de Bartok, et Erwartung, de Schoenberg.FRANÇOIS TOUSIGNANT Robert Lepage, voilà un nom mythique sur la scène du théâtre et du cinéma au Québec.Son nom est intimement lié à une nouvelle façon de faire les choses, plus liée à la sensibilité d’aujourd’hui qu’à une simple obéissance au passé.Originalité à tout prix?Recherche de la nouveauté en soi?«Pas du tout, répond Lepage.Pour moi, il s’agit simplement d'inventer des images et des situations qui correspondent à notre nouvelle manière de voirie monde.» Dans l’univers de l’opéra, il est entré par ce u’il appelle «la petite porte».On lui a proposé es Tétralogie de Wagner — un projet dont il rêve toujours, mais pour lequel il ne s’estime pas encore prêt — et encore plein d’autres choses.Pourtant, quand il a eu à discuter sérieusement avec Richard Bradshaw, 1e direc- teur artistique de la Canadian Opera Company (COC) à Toronto, il n’a fait ni une ni deux: le double bill Le Château de Barbe-Bleue, de Bartok, et Erwartung, de Schoenberg, s’est rapidement imposé.Homme de théâtre déjà louangé, Robert Lepage craint l’opéra, ses machines, ses rituels et le rythme que la musique lui impose, lui qui aime tant imposer le sien.En plus, il admet «qu’il n'est pas question pour [lui] de demander l'impossible à une cantatrice; à l’opéra, la voix et ses capacités d’émission sont primordiales et jamais il ne (lui) viendrait à l'idée de demander quoi que ce soit qui mette la voix en danger».Voilà donc une autre contrainte.Le choix du tandem présenté à l’Opéra de Montréal (OdM) se voit catalyseur de son imagination.Dans Le Château de Barbe-bleue, il n’y a que deux personnages; dans Erwartung, un seul donc pas besoin de régler des chœurs, des ensembles et, surtout, de faire moins bien «là où d’autres ont excellé; dans ces opéras plus rarement montés — ici en tout cas —,jeme sens plus libre.Je n’ai aucune envie de refaire une Traviata, il y en a trop de bien fixités, mon imagination va là où je peux faire mieux».Opéra contre théâtre Quelle différence Lepage fait-D entre un opéra et le théâtre?«Le théâtre, pour moi, est quelque chose qui s’ancre dans l’actualité, l’époque.Parfois, on ressort une pièce qui colle à un moment de notre vie, mais souvent, le théâtre passe.À l'opéra, ce sont des grosses histoires, immenses, avec de grands personnages, et il y a la musique, donc cela traverse bien mieux le temps» L’histoire, ou plutôt la non-histoire de \’Erwartung de Schoenberg, le passionne.Dans cette espèce de secousse sismique de la psyché perturbée du seul protagoniste, la Femme, il découvre une musique éclatée qui, comme tes images qu’il y crée, va dans toutes les directions, VOIR PAGE E 2 : LEPAGE i 1 LE DEVOIR, LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 MARS 2004 E 2 -* Culture ?NAGANO SUITE DE LA PAGE E 1 pour piano de Haydn.*Kent Nagano est avant tout un chef très soigneux, qui demande que tout le monde soit à sa disposition pour atteindre le plus haut degré de précision.Il fait donner le meilleur d’eux-mêmes aux musiciens.En enregistrement, il fait totalement confiance au directeur artistique et à l’équipe d’enregistrement.Il accepte des commentaires sur la balance ou la cohérence des tempos.Il aime le travail d’équipe.» Cet homme-là a-t-il donc des défauts?•Kent adore vraiment les grands effectifs.Il est un peu mégalo, peut-être [rires!].Récemment, nous avons enregistré Mass de Bernstein.En mai, ce sera la S' Symphonie de Mahler.Kent aime les grands projets.» S’agissant du futur discographique, Martin Sauer est intéressé mais prudent: •Nous avons un accord avec le DSO-Berlin qui règle certaines conditions.Il faudra voir quelles seront les conditions proposées à Montréal.Si elles sont intéressantes, il est sûr que j’espère continuer le travail entamé depuis tant d’années.Je vois Kent dans deux semaines et je suppose que nous allons définir ses priorités après 2006.» Jean-Pierre Brossmann (directeur du Théâtre du Châtelet) On aura rarement vu telle alchimie entre un artiste et un administrateur que celle du tandem formé à Lyon par Kent Nagano et Jean-Pierre Brossmann.Ce dernier a fait venir Nagano à Lyon pour prendre la succession de John Eliot Gardiner.«L’Orchestre de l’Opéra de Lyon [OOL] n’avait que sept ans d’existence.J’avais engagé Kent, car j’avais apprécié son assista-nat sur Saint François d’Assise de Messiaen.Le point commun entre Gardiner et Kent Nagano, c’est le respect du texte musical.Tous les deux sont des chefs ana- lytiques; Gardiner était plus bondissant, Nagano pensait avant tout à rendre clair le texte musical, du point de vue de la justesse, des traits et de la technique d’exécution.C'était déroutant au début, car le travail était énorme: il a effectué un sacerdoce avec l'OOL — avec les oreilles qu’il a et ce qu’il entendait.L’OOL doit tout à Kent Nagano et à lui seul: il l’a fait jouer, il l’a propulsé à ce niveau.Le premier projet déjà, L’Amour des trois oranges, a été un tournant, à la fois pour sa carrière et pour le niveau de l'Opéra de Lyon.» Pourra-t-il profiter de cet apprentissage?Certainement: «Dans son travail sur une œuvre, Kent repart toujours du point qu'il a atteint précédemment et il ajoute plus de couleurs, plus de sensibilité.Les choses ne vont qu’en s’améliorant avec lui.» Parmi les grands projets réalisés avec Kent Nagano, Jean-Pierre Brossmann évoque avec émotion la production de Madame Butterfly, *une lecture qui bouleversait tout, qui éradiquait toutes les scories.Ce qui m’a surpris avec lui, c’est sa capacité à surprendre.On entend les œuvres autrement avec Kent Nagano».On le dit dépensier •C’est un homme qui a des rêves, des ambitions et des idées.Il faut absolument lui laisser la possibilité de faire des choses chères.On peut toujours, ensuite, se reprendre sur des choses à moindre budget!» Cinq disques pour écouter Kent Nagano Britten: Double Concerto, Young Apollo, Sinfonietta (Warner «Elatus»); Busoni: Doktor Faust (Erato); Mahler: Dos Klagende Lied (Warner «Elatus»); Prokofiev: L’Amour des trois oranges (Virgin) ; Stravinski: The Rake’s Progress (Erato).Christophe Huss sera ce samedi l’invité de l’émission Rayon Musique de Georges Nicholson sur Radio-Canada à Wh (rediffusion à minuit).Il y présentera le parcours discographique de Kent Nagano.JAZZ Captivante fanfare SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR La joie, la rigolade et cette humeur que l’on qualifie de bonne parce qu’elle tartine la mauvaise de cambouis, ça vous dit?On imagine, hormis les esprits chagrins, les épris de mélancolie, les masochistes du spleen, que tout le monde y’en a vouloir de la musique pimpante.Parfait' Alors voilà le topo.L’Orkestre des pas perdus, l’eau-pépé, publie ces jours-ci son troisième album.Le titre?Monda Cuivra.On remarquera, au passage, qu’on n’a pas entendu une note que déjà on sait que ce sera aussi rythmé qu’ensoleillé.Et puis.il faut souligner que l’OPP, c’est une fanfare.Une fanfare actuelle, «tu sais comme genre cool», comme disent les jeunesses en mal de vocabulaire.Fondé en 1996 par le tromboniste Claude St-Jean, l’OPP combine aujourd’hui le jazz des origines, celui de La Nouvelle-Orléans, avec le ska, le reggae, le funk, la samba, le kletzmer, le latino, sans faire du world beat.«Je crois qu’avec cet album, l’OPP est plus festif que jamais.Notre première production, c’était la musique de fanfare.La deuxième était plus mu- sique actuelle.La dernière, je la voulais plus joyeuse.» Avant d'entreprendre la composition des douze pièces de Monda Cuivra, «j’ai écouté des fanfares du monde entier.Des fanfares népalaises, portugaises, roumaines, du Surinam, de partout.Je ne souhaitais pas faire un album world beat tout en voulant injecter différentes sonorités.» La maturité Comme c’est souvent le cas avec les troisièmes productions, celle-ci est celle de la maturité.L’OPP n’est plus au stade de l’apprentissage des us et coutumes des fanfares jazz.Il n’est plus dans l’obligation de se convaincre ou de convaincre du bien-fondé de sa démarche esthétique.Cela aussi a été dépassé ou digéré.Aujourd’hui, il est ailleurs.Où?Dans la liberté.Cet orchestre s’est si bien affranchi de ses obligations qui marquent les débuts qu’il est libre d’agir à sa guise.H est libre d’être lui-même.On osera même dire qu’il Ta mérité.En clair, cette formation est en plein épanouissement.Peut-être est-ce pour cela que son nouvel album est si convaincant On se doit de souligner une ou deux choses qui ont trait à l’histoire de la fanfare dans le jazz.Pour faire court, on se souviendra que c’est ai déambulant dans les rues sur des rythmes militaires que Louis Armstrong, Buddy Bolden, King Olivo; Alphonse Picou, Papa Célestin et Bunk Johnson ont pensé, conçu ce qu’on appelle le jazz.On se rappellera également que c’est dans les années 80 que le Dirty Dozen Brass Band a remis le genre au goût du jour.On rappellera aussi que Caria Bley fat une des premières à faire l'alchimie du neuf avec du vieux.Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter son Social Studies Tout ça pour préciser quoi?Qu’avec Mondo Cuivra, l’OPP s’affirme comme la fanfare la plus captivante qui soit parce que les musiciens qui la composent sont des musiciens.libres! Qu’on se le dise, rien n’est plus séduisant que des musiciens qui ne cherchent pas à séduire.Pourquoi?Parce que jamais ils ne sombrent dans le racolage.L’OPP, c’est Maxime St-Rerre à la trompette, Jean-Denis Levasseur au saxophone alto, Jean Sa-bourin au sousaphone, Roberto Murray au saxophone ténor.Rémi Leclerc à la batterie et bien sûr St-Jean le maître-trombone.DU 2 AU 27 MARS 2004 Marie Jones .in- : Ren4-Daniee Dubois MISE EN SCENE YVES DESGAGNÉS ave Emmanuel Bilodeau et Bernard Fortin :t ’ Éric Champoux, ]udy Jonkek, Carole Castonoüay, Claude Lemelin, JÉRÔME LABKECQUE, GENEVIÈVE DORION-COUPAL Juste iiliw des iT-KtMctKw poyp BANQUE NATIONALE Pire THÉÂTRE DU RIDEAU VERT V 2 SOUPERS-THÉÂTRE 100$ (514) 844-1793 www.rideauvert.qc.ca r\ Hydro ____ «I VoV Quebet ifTITUli * ciriv O présente En vente maintenant Nombre de places limité U Z D LA NOIRCEUR de Marie Brassai d avec Marte Brassard et Guy Trifiro 30 mars au 3 avril s t non i ta mise en scène, la scénographie et l'atmosphern sont fascinants; la présence des deux acteurs .stupélianle I envoûtement est provoqué par la présence Intense et étrangement sensuelle de Marie Brassard.Usinée 514521.4493 Admission 514.790.1245 LEPAGE SUITE DE LA PAGE E 1 change rapidement d’orientation et permet de «trouver toutes sortes d’images irrationnelles pour représenter le texte».On sent chez fai un faible pour l’œuvre de Schoenberg.Non pas qu’il n’aime pas celle de Bartôk, «mais ici les indications sont plus contraignantes».Chez Bartok, il propose des visions qui, toutes respectueuses des indications du compositeur et du librettiste qu’elles soient, vont parler avec la nouvelle sensibilité que permettent les nouveaux moyens technologiques et techniques.Pour qui a déjà vu le spectacle, on pourrait comparer les deux mises en scène ainsi.On joue d’une narration éclatée chez Bartôk et d’un éclatement narratif chez Schoenberg.Quand on lui fait remarquer que souvent on donne les œuvres dans un ordre inverse à celui qu’il propose, on sent son attachement pour le monodrame schoenbergien.«D’habitude, quand on présente Erwar-tung en premier, c’est comme si on disait au public: prenez votre mal en patience, ce n’est qu’un mauvais petit vingt-cinq minutes à passer; après, la vraie musique va venir.Alors que moi, je préfère mettre le Schoenberg en second, qui est plus intéressant.» Il avouera du même souffle qu’il y a mis le meilleur de lui-même.Depuis le début, François Racine — qui signe cette reprise de la production à TOdM — collabore étroitement avec Lepage dans cette aventure, «quelqu’un qui me comprend très bien, que j’aime beaucoup et en qui j’ai pleinement confiance».Dans ces conditions, déposer son travail entre les mains d’un autre ne Teffraie pas, •même [s’il s’]arrange presque tou- jours pour assister à une ou deux répétitions pour rajuster le tir».Aura-t-on droit au même spectacle que celui vu il y a douze ans sur les planches de la CGC?«Oui, mais pas tout à fait.Chaque chanteur apporte quelque chose de personnel dans son interprétation: sa manière de jouer, de chanter.François [Racine] et moi, on en tient toujours compte».Cela garde une œuvre vivante et enrichit le bagage interprétatif des opéras.Lepage raconte une anecdote probante.«Lors des répétitions au Grand Théâtre de Genève, la cantatrice qui chantait Judith [dans le Bartok] a dû se désister et on a jait venir une cantatrice dp Hongrie.» Ce fat une révélation! Etant de culture magyare, non seulement comprenait-elle tout ce qu’elle chantait O’opéra est en hongrois), «mais elle nous a appris plein de références et de symboles sur ce que le sujet repré- r Jss//r///e et ci » Ecriture Martin Boileau Mise en scène Johanne Benoit Création de Johanne Benoit et Martin Boileau Interprètes Johanne Benoit, Patricia Bergeron, Martin Boileau, Maryse Poulin TS&iêÈ>: THÉÂTRE PROSPERO 1371, rue Ontario Est, Montréal du 3 au 14 mars 2004 Billetterie: (514) 526-6582 Admission : (514) 790-1245 Une création du soutenu par 6ï \Uîl et par Un questionnement actuel : la guerre et son absurdité de Michel Azama Mise en scène : Lorraine Côté a Intense Et d’une unité Jean Sl-Hilm, le Soleil DENISE-PELLETIER En siirée seulement, lever de ride» : ntt le nette MIC Serge Bonin, fredenck Bouffant fabien Cloutier, Valerie Bescbeneaux.Valérie laroche.Catherine tarochelle.Miriam leBlanc.Nicolas (étourneau.Jean Nicolas Marquis.Olivier NormaniMaplante Compteurs COnslioo tonlame.Isabelle linviere.lient Pearson Snnnyo Nislukawa.fves Dubois Jean Philippe Jonherf lu prpvicfiffl lu luilrt Hmn Pirlni Du 19 mars au 3 avril Jims tl mirtfi: !l I: uiells li l lliiims il iiirns stilurei n suint II l II II I II el il II Billetterie iühi 253-8974 Admission «780-1245 1 BOO 3BH5S5 ariimssion.com e Esl r JACQUES GRENIER LE DEVOIR Robert Lepage sentait pour Bartôk et son librettiste, de même que pour le peuple hongrois.Ce qui fait qu’on a pu ajouter _ toute une autre couche de sens à certains aspects de la mise en scène».Si l’aspect artistique évolue vers le mieux, donc, qu’en est-il de son côté technologique?Problèmes d’usure Le mot est lancé: nouvelles technologies.Le cinéma comme la musique électroacoustique l’ont déjà malheureusement prouvé, la technologie s’use et cela fait souvent des œuvres qui vieillissent prématurément Pièce sur bande dont la nouveauté s’émousse, films dans lesquels les effets spéciaux spectaculaires d’hier font surannés maintenant, les exemples abondent Sur cet aspect purement technologique, Lepage est d’une lucidité foudroyante.Il commence par parler de sa version scénique de La Damnation de Faust — de Berlioz, une autre œuvre très rarement présentée au théâtre —, montée d’abord au Japon puis à TOpéra national de Paris-Bastille, où elle fait maintenant partie du répertoire.«On a joué la carte des effets et des nouveaux moyens à fond, pour se pousser à bout.» Si le résultat s’est attiré les éloges de la critique internationale et du grand public, Lepage reconnaît qu’effectivement ce genre de spectacle risque de •vieillir assez vite».Pour Erwartung et Barbe-Bleue, il en va autrement «Il s’agit de mises en scène à très petits budgets et qui ne demandent que fort peu de moyens.Alors que dans le Berlioz on a mis le paquet, ici on s’est dirigé vers l’épuration, la simplicité, le nécessaire.C’est ce qui fait que de Wellington à Toronto en passant par Édimbourg et Genève, le public embarque.» Ce travail plus intérieur, Lepage dit l’avoir achevé à son goût, fait rarissime chez lui.Très fier, il ajoute que •dans vingt-cinq ans on regardera encore ces productions sans qu’elles aient pris une ride».Parlant public, Lepage assure que, si celui plus habitué aux opéras naturalistes ressent au départ un certain choc, il s’habitue rapidement.Surtout, «comme on parle une langue théâtrale d’aujourd’hui, ce sont les jeunes qui embarquent.Qui viennent.La génération de MTV, partout, fait la queue pour voir ce spectacle», poursuit-il, heureux de faire venir un nouveau public à l’opéra.D le répète: «Ce n’est pas Topéra qui fait peur, c’est la vision qu'on en propose.Je pense avoir vu assez juste ici» Aux Montréalais de se faire éblouir et d’en juger maintenant Béla Bartôk: Le Château de Barbe-Bleue, et Arnold Schoenberg: Erwartung, op.17.Opéra de Montréal, salle Wilfrid-Pelletier, les 13, 18, 20, 24 et 27 mars 2004.Renseignements: (514) 985-2228 ou www.operademontreal.com.! i r i LE DEVOIR.LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE M A R S 2 O O i E -* full lire *- THÉÂTRE Une présence essentieUe Le Théâtre Denise-Pelletier célèbre ses 40 ans de théâtre de répertoire MICHEL BÉ LAI R LE DEVOIR Des chiffres d’abord, plutôt hallucinants: en 40 ans d’existence, la Nouvelle Compagnie théâtrale (N CT) — devenue Théâtre Denise-Pelletier (TOP) en 1997 — a accueilli quatre millions de spectateurs à plus de 6000 représentations.Depuis une dizaine d’années, la compagnie offre une programmation de 15 spectacles dans ses deux salles, dont certains tournent dans tout le Québec.Et bon an mal an, elle emploie plus de 200 personnes et rejoint maintenant plus de 100 000 spectateurs.Après cela, certains diront encore que l’aventure du théâtre se déroule en vase clos et que la culture est une affaire de «quêteux»! Un mandat clair Devant moi, deux générations de «tédépiens»: Françoise Graton, cofondatrice avec Georges Groubt et Gilles Pelletier de la NCT en 1964, et Herre Rousseau, directeur artistique du TDP depuis mars 1995.La scène se passe dans un petit café du centre-ville, à deux pas du journal, sur arrière-fond de machine à expresse qui crache et de verres qui se cognent-ils jubilent tous deux.La veille même de notre rencontre, ils présidaient la fête du 40e anniversaire.Une sorte de célébration discrète, de retrouvailles auxquelles avaient été conviés tous les comédiens, metteurs en scène et concepteurs ayant déjà travaillé pour la compagnie.Françoise Graton en parle, émue (elle a le triomphe modeste), avec une pensée pour Gilles Pelletier — qui aurait été là s’il ne parcourait la France et la Belgique avec Le Moine noir, la dernière création de Denis Marleau qu’on verra ici en avril ou mai — et pour le regretté Georges Groulx, disparu déjà depuis longtemps.Elle aura tenu le fort pendant 18 ans, avec Gilles Pelletier surtout Tout au long, la conversation oscillera entre ces deux époques; hier et aujourd’hui.Avec plongées en apnée dans le souvenir et dans le futur tout autant.Sur un même fil.Car si quelque chose caractérise cette compagnie, c’est bien sa constance et son mandat clair qui est toujours le même 40 ans plus tard: faire connaître le théâtre de répertoire à un public étudiant «Le Québec a beaucoup changé en 40 ans, explique Pierre Rousseau, et les termes pour décrire la réalité ont beaucoup évolué aussi.Mais nous faisons toujours le même travail et ce que l’on nomme aujourd’hui “compétences transversales” ressemble à s’y méprendre au travail d’animation qui est le nôtre depuis des décennies.Il est important de faire des liens entre la production que les élèves vont voir, le contexte dans lequel elle a pris racine et le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui.Cest notre mission: préparer les étudiants au répertoire sans jamais abaisser la qualité du produit pour le rendre plus disponible.» JACQUES C.RENIKR I E DEVOIR Pierre Rousseau, directeur artistique du Théâtre Denise-Pelletier depuis mars 1995, en compagnie de Françoise Gratton, cofondatrice avec Georges Groulx et Gilles Pelletier de la Nouvelle Compagnie théâtrale en 1964.Cites compagnies qui en sont à leurs premiers pas n'ont pas une idee très précise de ce qu 'impliquent la production et la diffusion d'un spectacle, précise-t-elle.L'équipe du TDF poursuit sa mission d’animation et d’accompagnement jusque là en leur faisant bénéficier de son expérience et de ses services je trouve cela remarquable.Tout à fait dans l’esprit de ce que nous souhaitions faire en 1964.• Et que réserve le futur à une compagnie vouée au répertoire?•D'abord une orientation nouvelle qui s'affirme depuis quelques années et avec laquelle nous avons connu beaucoup de succès, conclut Pierre Rousseau; celle de l'adaptation des grandes œuvres romanesques pour le théâtre, les étudiants du secondaire se passionnent facilement, par exemple, pour Le Comte de Monte-Cristo [.] Nous cherchons aussi à développer un public plus familial et nous favorisons de plus en plus les échanges et les coproductions avec les compagnies d'ici et de l'étranger Tout cela laisse entrevoir des possibilités fort stimulantes.» Parions aussi que, lorsque le jour arrivera où l’ancien cinéma Granada sera enfin rénové, l'avenir du TDP sera encore plus prometteur.Il faut savoir que le TDP offre, depuis sa création ou presque, tout un service d’animation aux écoles dont plusieurs se sont inspirés.Avant que les élèves ne viennent voir un spectacle, un conférencier se rend à l’école avec deux comédiens.Os rencontrent les élèves, leur expliquent les enjeux de la pièce, mettent en contexte les situations auxquelles le texte fera allusion et jouent même parfois un court extrait La même dynamique se répète qu’il s'agisse d’une école de la banlieue de Montréal, de Vic-toriaville — certaines écoles font jusqu’à 200 kilomètres pour assister au spectacle! — ou même de Baie-Comeau lorsqu’une production part en tournée.A ce portrait il faut aussi ajouter les fameux Cahiers du TDP auxquels travaille toute une équipe sous la direction de Véronique Borboën.On retrouve dans ces dossiers étoffés, produits pour chacun des quatre grands spectacles de la compagnie, la mise en perspective du texte par rapport à son époque dont parlait Pierre Rousseau.Guide précieux pour les enseignants et pour les étudiants, les Cahiers sont à la fois une introduction au spectacle et un outil pédagogique exceptionnel.Nouvelle vocation C’est Françoise Graton qui ajoute qu’au fil des années, le répertoire de la compagnie n’a évidemment pas beaucoup changé, mais qu’il s’est ouvert «On a monté Don Juan trois fois.Les Femmes savantes aussi.Tout comme Zone et Un simple soldat de Dubé.Mais on peut voir que, peu à peu, le répertoire de la compagnie s’est élargi au ré- pertoire universel; il est facile de constater par exemple que les pièces québécoises y sont maintenant beaucoup plus présentes parce que notre dramaturgie s’est affirmée considérablement en 40 ans.» Mais si le TDP se consacre d’abord au répertoire, la compagnie a aussi réussi à dynamiser sa petite salle Fred-Barry, qui est devenue une salle d’essai et de recherche très courue: en 1995, Fred-Barry accueillait 2500 spectateurs alors que la saison dernière, en 2003, on en était à plus de 12 000 spectateurs pendant qu’on passait de 100 à 200 représentations.«Nous avons cherché à établir un rapport plus organique entre la programmation de Fred-Barry et le mandat global du TDP, explique Pierre Rousseau.Comme les salles se sont multipliées dans la région de Montréal à la fin des années 90, la vocation de la nôtre a changé peu à peu jusqu'à ce que nous options pour la codiffusion de spectacles avec des petites compagnies choisies; ce partenariat s’est avéré très fructueux.Un spectacle du répertoire contemporain comme La Cantatrice chauve, par exemple, a connu un succès fou.A un point tel que nous avons pu le programmer aussi en matinées scolaires, ce qui est fort intéressant pour nos jeunes partenaires.» Depuis que le virage est amorcé, Fred-Barry offre une programmation d’une dizaine de spectacles annuellement Ce que Pierre Rousseau ne dit pas mais que Françoise Graton souligne, c’est que le travail d’animation se poursuit aussi avec les jeunes compagnies qui s’installent à Fred-Barry.«Très souvent, ces pe- IE d’Hélène Texte Carole Fréchette Mise en scène Martin Faucher Assistance à la mise en seine et régie Marie-Hélène Dufort Avec Diane Lavallée Agoumi Les concepteurs Jean Bard Mérédith Caron Marc Parent Jean-François PednA Du 16 mars au 4 avril 2004 LES SAMEDIS à 16h et 20h LES DIMANCHES à 15h Une production du Théâtre d’Aujourd’hui le théâtre de la création québécoise 3900, rue Saint-Denis (514) 282-3900 www.theatredaujourdhui.qc.ca DIRECTION René Richard Cyr, Jacques Vézinà en collaboration avec a* Hydro Québec an y •i U T H É * T R £ I J L ^r’em à Z Veux ‘"re Z u * ce / I f^soettent gf „M,qu'^ I fM"s /es L« "S en I lUne 'anoue f > *Wré Ductile auteiJr i aZ„ à 3"er1 , « pEésthfe h I ouKianc N de François Godin - mise en scène Claude Poissant ¦vec Émllle Bibeau, Louise Bombardier, Marie-France Lambert, Vincent Leclerc, Olivier Morin Équipe m production Annick Asselln, Ludovic Bonnier.Florence Cornet, Maory Gastelo, Simon Gullbault, Catherine La Frenlère.Érlk Palardy, André Rloux.Suzanne Trépanler._ A L’ESPACE GO du 20 février au 20 mare 2004 __ * —t*.4890, txHjlevard Saint-Laurent à Montréal ¦“â^eeSS “twws*- jfcg uww» Réservations: 514.845.4890-Réseauadmission:514.790.1245 LE THÉÂTRE Howie le est d'une STLn mimour .«norc coma* n Guinness _ Le Devoir-2002 Quel ctluP„enfEan«|Uqué Home le face.Queue «Se arf W* en Rookie i ,Cf*! Zrvice d'un grand f,nefî VHt&B le Rooki?ost une des texte ( 1 nuwz ia saison nièces nuMQuanws ue i,presse -2002 nou l ) un mo deux solide chevauchée rythmee et i Voir - 200?On a i imp'i’* (tans I histoif de sa prese Mont,nsi Express SOC 2002 ; OUVtERCHpIN* O ROWE ?traduction^- gj ,cô^ : FERNAND BA^flUg c DESPIN mise en scène ylME DENOMMEE: gr The Galette 2002 5 \ LA LICORNE 4S59, PAPINEAU-MONTRÉAL-QC www.theatrelalicorne.com 514.523.2246 RÉSEAU ADMISSION 514.790.1245 ou 1.800.361.4595 IÆ STAMOAMO lift VUH«I> U Devoir * 1 E 4 LE DEVOIR.LES S A M E D I ' 6 ET DIMANCHE 7 MARS 2004 Marie-Stéphane Ledoux Jacques Brochu 6 riais a 20h30 / 7 nais a 16h billetterie: 525-1500 www.tangente.qc.ca Culture Jj a n g ^ n 171 DANSE CONTEMPORAINE* le dnémo pur l’Iiriire cmplet.L’AGENDA DANSE À la découverte Le courage des cinq sens de danser Danseurs en transit (Le Devoir) — C’est une perle rare dans le milieu.La compagnie de danse jeune public Bouge de là revient bousculer les acquis des tout-petits avec un nouveau spectacle intitulé Comme les cinq doigts de la main.Après La Tribu Hurluberlu, qui initiait les jeunes spectateurs aux différentes nationalités qui composent la micro-société de l’amitié, la chorégraphe Hélène Langevin plonge maintenant dans l’univers des cinq sens.En dix tableaux, la danse se mêle au théâtre pour révéler aux jeunes de 4 à 10 ans textures, odeurs, goûts, images et musiques composées en direct par ITiommeorchestre Michel E Côté.Célébrant de manière vivante et directe l’extraordinaire richesse de nos sensations perceptives, les quatre talentueux interprètes font ainsi un joyeux pied de nez à l’envahissement télévisuel et virtuel.La tournée de Comme les cinq doigts de la main débute par une série de représentations scolaires le 10 mars à la salle Désilets (Montréal-Nord) .Le grand public est convié dès le 23 mars au Pavillon de l’Entrepôt (Lachine), puis dans différents arrondissements de Montréal jusqu’au 27 avril.(Le Devoir) — Au-delà de la douleur, il y a l’amour et la passion de ce qu’ils font.Les danseurs de la compagnie Cas public d’Hélène Blackburn reviennent se livrer corps et âme avec Courage mon amour, une chorégraphie sublime sur les raisons et déraisons qui poussent les interprètes à danser.Ils sont six à alterner tout aussi généreusement danses furieuses et témoignages, tantôt poignants, tantôt drôles, tandis que deux musiciennes interprètent sur scène de troublantes œuvres pour violon.Dans la gestuelle comme dans les mots, ils se mettent totalement à nu.Solos et duos d’une rare grâce sont offerts en contrepoint aux confidences des danseurs, comme pour joindre le geste à la parole.Courage mon amour est présenté le 11 mars à la Maison de la culture du Plateau Mont-Royal, le 15 mars à la Chapelle historique du Bon-Pasteur et le 18 mars à la Maison de la culture Villeray-Saint-Michel-Parc extension, dans le cadre de l’événement Jouer dans l’île.LE STUDIO DE LAGORA DE LA DANSE»i0#i§NTE DOMINIQUE P0RTI PLUS SEULE QU EN SOLO 16 AU 20 MARS // 20 H HOIK-GRAPHE iiirTi charms papasott PERCUTANT VIF SENSUEL INTRIG1 1 I -Ipl • IB COLLABORATEURS > Philippe Dupeyroux.Jennifer Glasgow PHOTO ’ CYLtAVON lltOStM l,K DEVOID IIIMII! 11 I I I I I I I III L'AGORA DE LA DANSE 840, RUE CHERRIER METRO SHERBROOKE 514.525.1500 reseau admission 514.790.1245 www.agoradanse.com Billetterie : 521-4493 Réseau Admission : 790-1245 une chorégraphie de SYLVAIN EMARD 5 x jü 4-5-6 et 10-11-12-13 MARS 2004 à 20h à> or ^ ë>JS B S-2 g- Québec ^?5"* i XAVIER BONACORSI Dans C.O.R.R.(Nocturne) de Harold Rhéaume, présenté à l’automne dernier, AnneBruce Falconer (droite) partageait la scène avec son aînée, Catherine Tardif (gauche), qui se consacre maintenant surtout a la chorégraphie.Derrière elles, l’interprète Lydia Wagerer.FRÉDÉRIQUE DOYON LE DEVOIR Il y a quelques mois, le chorégraphe de Québec Harold Rhéaume, de passage à Montréal, me confiait, un peu bouleversé, que plusieurs danseurs parmi ses amis songeaient à mettre un terme à leur carrière.Signe des temps économiquement moroses ou simple retour du balancier de l’existence?Dans le monde de la danse, il serait plus juste de renverser la fable de La Cigale et la Fourmi.Vous avez dansé tout l’été?Eh bien chantez maintenant! Car un jour ou l’autre, et plus tôt que dans la plupart des professions, la question de changer de carrière se pose inéluctablement Mais si Ton croit que le vieillissement, et la vulnérabilité physique qui en découle, incite les danseurs à faire le (dernier) saut ce n’est ni le seul ni le premier motif de changement de parcours.«La vie de danseur est pas mal difficile, confie AnneBruce Falconer, interprète pigiste, 37 ans.Il n'y a pas assez de travail.Il n’y a pas de sécurité d’emploi.On cherche toujours d’autres manières de faire des sous.» Elle raconte les périodes creuses des entre-saisons, les choix difficiles: des cinq contrats offerts en même temps, elle ne peut qu’en choisir un, et pourtant il lui en faut au minimum trois par année pour vivre.Pourtant celle qui danse depuis 18 ans se passionne toujours pour ce qu’elle fait.«C’est ma vie.» On dira que le changement fait partie de la vie.Mais pour le danseur, dont la vie personnelle est très intimement liée à la vie professionnelle et qui s’investit corps et âme dans son travail, la transition ne se fait pas en criant ciseaux.Depuis 1985 existe le Centre de ressources et de transition en danse.«Le mandat, c’est de soutenir les danseurs en transition de carrière», explique Christine Charles, administratrice du bureau de Montréal.Ce mandat s’est élargi à toutes les formes de transition, que ce soit dans la vie personnelle (par exemple, la maternité) ou professionnelle.Le centre, financé par des fonds privés et publics et par un membership annuel des danseurs au prorata de leur salaire (1 %), offre une gamme de cours (conduite, langues, informatique) et de services (financiers, juridiques, psychothérapie).Mme Charles repère deux principales raisons au changement de carrière des danseurs, qui s’opère généralement entre 35 et 40 ans.«Essentiellement, c’est soit l’âge, soit les conditions précaires; à 40 ans, tu n’es pas prêt à jam les mêmes sacrifices qu’à 20 ans», soulève-t-elle.Mais cette transition ne se fait pas du jour au lendemain.«Ceux qui préparent ça tranquillement le vivent plus sereinement.Par exemple, une personne a tranquillement développé d’autres intérêts et veut pousser en ce sens-là, alors elle vient bénéficier des cours qu’on offre», suggère Christine Charles.Dans la plupart des cas, les danseurs gardent un intérêt pour le corps ou la création.Plus prévoyant qu’on pourrait le croire, ces artistes! On les imagine bohèmes, un peu impulsifs, mais les danseurs interviewés ont montré tout le contraire.Sandra Lapier-re, 39 ans, quj danse actuellement pour Sylvain Emard, prépare la suite de sa carrière depuis déjà longtemps.«J’ai toujours été quelqu’un qui faisait des choses en parallèle, précise-t-elle.J’étudie en ostéopathie depuis quatre ans.Cest un programme qui en dure huit» Le mode de vie inhérent au métier de danseur aura tranquillement eu raison de la passion dévorante d’AnneBruce.«Quand j’avais 25 ans, je n’avais pas de problème à vivre dans mes valises, évoque-t-elle.Plus je vieillis, plus ma vie personnelle prend de la place.J’ai envie de bien vivre.Jaime ça, avoir une table de cuisine pour manger!» Depuis dix ans, parallèlement à la danse, elle confectionne et vend des toutous en fourrure qui lui rapportent 6000 $ par année.Mais l’artisanat n’étant pas non plus très rémunérateur, elle s’emploie aussi au métier de répétitrice depuis cinq ans.Quant à Sylvain Lafortune, 42 ans, sans cesser totalement de danser, il a choisi de retourner aux études, fatigué par le rythme des tournées qui ne sied pas à sa vie de papa et un peu las du rapport élève à maître auquel est confiné le danseur.«Plus tu avances en âge, moins ce rapport est intéressant, explique celui qui, d’une scolarité minimale (cinquième secondaire), a entrepris des études de maîtrise, puis de doctorat La condition d’interprète n’est pas évidente au niveau de la reconnaissance.Le chorégraphe contrôle tout, il reste le maître d’œuvre.» Ces changements de cap ne devraient donc pas soulever l’effroi.«C’est le cours normal des choses en danse», souligne Christine Charles, qui reconnaît toutefois une recrudescence du phénomène dans la dernière année.«Il y a comme un boom en ce moment», indique-t-elle.Car la majorité des danseurs dans la fin trentaine forment la génération issue des années 80, période d’explosion de la danse contemporaine québécoise.Si la transition des danseurs est un phénomène normal elle reflète peut-être aussi un contexte artistique et économique qui a évolué.«La manière de faire les productions est différente», note AnneBruce.Les créations qui étaient auparavant condensées en quelques mois sont maintenant souvent réparties sur de plus longues périodes pour se trouver des coproducteurs et bénéficier de résidences, autres formes de revenus pour pallier l’essoufflement du financement en danse.Toujours est-il que ce choix n’est pas celui de tous.Nombreux aussi sont ceux qui font le choix de «vieillir dans [leur] métier», comme l’indique Daniel Soulières, 54 ans, qui a dansé dans trois créations cette saison.Ironiquement d’ailleurs, la saison 2003-04 est jusqu’ici dominée par des productions comptant majoritairement des danseurs mûrs.Vous n’êtes pas seul.du 9 au 27 mars 2004 - 20 h Conception Jean Asselin et Christian LeBlanc I Mise en scène Jean Asselin I Interprétation Roxane Chamberland, Sylvie Chartrand.Mariane Lamarre.Jacques E.le Blanc, Christian LeBlanc I Scénographie Sylvain Paveau I Costumes Sarah Balleux I Lumières Régis Guyonnet ! Régie Stéphanie Capistran-Lalonde I Direction technique Charles de lorimier www.mimeomnibus.qc.ca Billetterie (514) 521.4191 Adultes 20$ - Étudiants 15$ - Forfait souper-théâtre 4D $ - Activité Cartes sur Table le 1T mars cowwi | ¦“&=: ü .-Ês-.- SüF- Théâtre Espace Libre 1945, rue Fullum.Montréal.© Frontenac = DANSE etSi*r^enel?hCiaent5e heurtent /e w, ^ ’amaleanje est parfaite CA/nâû*'iy, Beijing À surveiller.Pourri exotisme.le Devoir .Snel, Thouin Project eijing Modem Dance Company Québec Chine 18, l(), 20 mars, 20 h Thi-.Hr*- MntsonntMivi’ Uilllls 1514) 842 2112, (5141 790 1245 Québec ucï 1*1 ’’eé ! \ 4 LE DEVOIR.LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 MARS 2 0 0 1 LE DEVOIR E VISU RICHARD MAX TREMBLAY And By Night They Resume Their Existence (détail), 1935, huile sur toile de Jack Beder.L’artiste présente la faune nocturne dans de simples portraits ou bien dans son milieu, les bars, les boîtes avec la lumière particulière de ces intérieurs enfumés.Jack Beder et le Montréal des années trente JACK BEDER: LUMIÈRES DE LA VILLE MONTRÉAL JAZZ + CLUBS Du 25 février au 3 avril Galerie Leonard et Bina Ellen Université Concordia 1400, boul.de Maisonneuve Ouest MICHEL HELLMAN Jack Beder reste un artiste assez méconnu, et pourtant sa contribution à l’histoire de l’art du Québec est loin d’être négligeable.L’exposition Jack Beder: lumières de la ville, collaboration entre les commissaires Esther Trépanier et Sandra Pai-kowsky, nous fait redécouvrir la production des années 30 et 40 de cet artiste.L’originalité et le caractère moderne de ses œuvres apparaissent à travers des portraits, des représentations de rues du Plateau Mont-Royal et de$ scènes de cabarets.À cette époque, l’art au Québec et au Canada est essentiellement de caractère nationaliste ou régionaliste.Au regard d’une nouvelle génération d’artistes, les grandes étendues nordiques du Groupe des Sept ou les paysages de la campagne québécoise, le terroir, semblent mal adaptés pour exprimer des réalités plus contemporaines.Jack Beder, comme Louis Muhlstock ou Adrien Hébert, s’intéresse plus à l’espace urbain.Il dépeint la ville sans chercher à l’idéaliser; comme le texte de présentation le précise, men n’y est fictif ou reconstitué, rien n’y est célébré ou condamné».Les maisons et appartements du Plateau Mont-Royal, le quartier juif de l’époque, sont représentés d’une manière détaillée, mais on voit peu de personnages.Dans Saint-Louis Square, Winter de 1939, une silhouette apparaît, seule, comme une ombre, sorte de transition entre l’espace public du parc et l’espace fermé des maisons.Ces tableaux plaisent par leur composition habile qui évoque les différentes saisons dans des rues comme Jeanne-Mance ou Duluth.On ressent bien le lien affectif que l’artiste a avec son sujet.Les scènes nocturnes des cabarets ou des clubs de jazz attirent tout de même davantage notre attention car ce sont des thèmes rares dans l’art québécois de l’époque.Influences et perceptions L’artiste présente la faune nocturne dans de simples portraits ou bien dans son milieu, les bars, les boîtes avec la lumière particulière de ces intérieurs enfumés.Cabaret Scene montre un groupe de personnages, hommes et femmes assez chic, qui assistent à un concert de jazz.And By Night They Resume Their Existence dépeint avec vérité et simplicité une scène dans un bar: un homme endormi sur une table au premier plan enlève au night club son côté glamour.Cette forme d’expression artistique, qui nous rappelle le réalisme social américain de Ben Shahn ou de William Groper, n’a pas trouvé dans la critique de l’époque une réception unanime.Plutôt favorable aux scènes de rues, la critique francophone l’était moins à ces scènes crues de la vie urbaine.Les plus conservateurs voyaient dans cette nouvelle esthétique moderniste une menace à l’identité québécoise rurale et catholique.Les plus libéraux y voyaient une perte de spécificité «française canadienne» au profit d’un art trop marqué par l’influence américaine.La critique anglophone reste, elle, plus enthousiaste.Il aurait été intéressant d’ailleurs Une époque trop souvent négligée dans l’étude de l’évolution de l’art au Québec dans l’exposition, ou du moins dans le catalogue, d’approfondir ces différences (comme Esther Trépanier l’avait fait pour l’exposition Peintres juifs et modernité présentée au Centre Saidye Bronfman en 1987).Les années 30 sont une importante période de transition entre un art encore traditionaliste et l’avènement du mouvement révolutionnaire proposé par le Refus global de Bor-duas.Jack Beder, «en voie de redéfinir l’art moderne à Montréal», joue un rôle important dans cette transition et on regrette qu’il ne soit pas mieux connu.Car autour de cet artiste peut se situer un débat à caractère historique et à saveur nationaliste qui mériterait d’être plus poussé.Documents L’exposition est présentée au côté d’une série de documents provenant d’une collection d’archives de l’université Concordia.Dans ce regroupement intitulé Montréal Jazz + Clubs, photos dédicacées, vieux disques, programmes mais aussi menus et brochures nous ramènent au temps où Cab Calloway, les Canadian Ambassadors ou Alys Robi se produisaient au très chic Chez Maurice ou au Montmartre Club pour le plus grand bonheur des MontréaJais ou des Américains fuyant la prohibition.A l'image de cette scène ouverte de Montréal, ville ne pratiquant pas les lois ségrégationnistes et attirant les musiciens noirs, vient s’opposer cette méfiance envers «l’autre», menace à l’identité nationale, présente dans le discours québécois mais aussi canadien.En faisant sortir de l’ombre Jack Beder, les commissaires nous invitent à nous pencher sur toute une époque trop souvent négligée dans l’étude de l’évolution de l’art au Québec.Une exposition importante qui nous présente un artiste qui, quel que soit le débat occasionné autour de son œuvre, a su trouver dans des sujets simples et populaires une source d’inspiration pour un art qui n’a pas vieilli.Par le trou de la clôture Chacune à leur façon, les photographies de Lisa Klapstock et .Annie Baillargeon, actuellement présentées au Centre Vu de Québec, posent un regard fasciné sur la nature humaine dans ce qu’elle a de petit, de pudique et de mystérieux.ISABELLE PORTER Le mystère est au cœur de l’exposition Seuil (Threshold) de la Torontoise Usa Klapstock, qui a parcouru les nielles de sa ville à la recherche de trous et de fentes de clôture qui lui permettraient de photographier des cours arrière de résidences privées.Face à ses images, on se sent d’autant plus voyeur qu’il n’y a rien de particulièrement extraordinaire de l’autre côté: seulement de petits détails qui en disent un peu sur les gens qui habitent chaque maison.La chaise de plastique a-t-elle été renversée par des enfants, par un chien ou par un homme violent?Qui a mis tout ce soin à faire la plate-bande?Pourquoi a-t-on tiré les rideaux en cette chaude journée d’été?Alors que la tendance, en photographie comme im peu partout, est à l’exliibitionnis-me (voir le texte sur Cari Bouchard ci-dessous), ici, c’est ce qu’on ne montre pas qui compte.Pour ajouter à l’intérêt de l’exposition, cette pudique collection de vies dissimulées derrière des clôtures est mise en valeur par de superbes jeux de couleurs.Des rouges, des bleus et des blancs éclatants mais flous viennent ainsi mettre en valeur les petits jardins sur lesquels se concentre l'objectif.Dans la deuxième salle, Annie Baillargeon présente l’être humain comme le détail d’un ensemble qui le dépasse.Parée d’une sombre robe noire, voire de cartons multicolores, l’artiste est ainsi photographiée, réduite et reproduite dans toutes sortes de positions chorégraphiques qui, réunies, produisent des formes, des (ettres, des codes énigmatiques.A distance, ces mosaïques de dizaines de mini-Annie Baillargeon évoquent la forme d’une molécule, d’une puce électronique ou encore de mots indéchiffrables.On retrouve ici avec-plaisir l’esprit ludique et pétillant du collectif Les Fennières Obsédées, dont l’artiste fait partie, avec, aussi, un talent marqué pour la composi- tion.Jusqu’au 28 mars au Centre Vu, 550, côte d’Abraham, à Québec Intime Au Lieu, l'installation de Cari Bouchard, Jouer au docteur -Be A Specialist, fait aussi dans le ludique, mais dans un esprit nettement plus trash.L’artiste nous convie ici à pénétrer son univers dans tous les sens du terme: sa vie sentimentale, sa vie sexuelle et sa détresse sont ainsi évoquées, notamment par iuie vidéo et des installations qui s’inspirent de l’univers de l’enfance.La glissoire dans l'entrée est particulièrement frappante.Dans la descente, Bouchard a intégré ime râpe dont les aspérités forment le mot «vérité».Comme évocation de la douleur et du mal de vivre, c’est plutôt réussi, mais ce n’est pas le cas de l'ensemble de l’exposition, dont on se demande souvent où elle veut nous mener, les gens qui ont pu assister aux performances de l’artiste in situ auront peut-être été mieux dirigés.Jusqu’au 14 mars au centre en art actuel le Lieu, 345, nie du Pont, à Québec.Ancien L’heure est plutôt à la sérénité chez Lacerte, qui consacre une exposition à la peintre d’origine bri-taiuiique Catherine Parish.S’inspirant apparemment de l’univers des premiers humains, ses Esquisses païennes semblent avoir été conçues il y a des milliers d’années.Sur du papier japonais ou chinois ocre et usé, l'artiste multiplie les techniques (gravure, estampe, de» sin, collage), joue avec les textures et agence les couleurs avec brio.Dans ses œuvres plus récentes — Trajet (2003), Embarcation (2003) —, elle a grossièrement peint des fonnes noires (un bateau, une tour, une hutte?) qui contrastent avec la sérénité des séries précédentes.Le mystère demeure à savoir quelles violences Parish a rencontrées dans l’histoire.Jusqu’au 16 mars chez Lacerte art contemporain, 1, côte Dinan, à Québec.Détail d’i GALERIE BERNARD EXPOSITION du mercredi 3 mars au samedi 87 mars 8004 Renée Mao Clavet «Cœurs et âmes» - sculpture 3986 rue SalnCDenis, Montréal (Québec) (514) 277-0770 STÉPHANIE BÉLIVEAU Figures archaïques Peintures récentes GALERIE SIMON BLAIS Martin BOISSEAU Dixième temps: regarder debout, dormir dessous installation et dessin jusqu'au 27 mars 2004 GALERIE GRAFF 963, rue Rac hel est Montréal.Q< H2J 2)4 514.326.2616 mer-ven llh«18h sam J2h*J7b jjral6?videotron.ca w ww.j'ratï.ca LE COLLECTIF DE PEINTRES COLORISTES Cf VOUS INVITE À L'EXPOSITION REGARD EN DIRECT DE CÉZANNE À MAGENTA BLUES SANS VERGOGNE BÉRUBÉ-CÔTÉ-DESSUREAULT- DURAND HAREL - LABELLE - MORIN - POTVIN - ST-JACQUES THERRIAULT - THIBAUDEAU - VAN LAERE Les 12,13, 14 et 15 mars 2004 Vernissage : vendredi de 17h à 21h L'exposition se poursuivra les samedi, dimanche et lundi de 13h à 17h 7595, boul.St-Laurent.#201 Montréal (Québec) H2R 1W9 — 514 278.3136 www.magentablues.ca GALERIE DE BÉLLEFEUILLE ! EXPOSITION MICHAEL SMITH DU 4 AU 16 MARS 2004.,i ' M i h ,w moutn TEL: 514.933.4406 FAX: 514.033,6663 WWW .Df BEL ( I I II I I II .6 0 M la Galerie d'art Stewart Hall 176, Bord du Lac, Pointe-Claire Du 6 mars au 25 avril Entre les lignes Dessin contemporain Michael Merrill Frank Mulvey Alain Provencher et Benoît Saito VERNISSAGE le dimanche 7 mars à 14 h Info: (514) 630-1254 4 f » % LE DEVOIR.LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 MARS 2004 E « ?i n a \ lnu 114 O ^ mut Le court de France Ce véritable collier de perles cinématographiques tournera dans tout le Québec DRÔLES DE FRANÇAIS! Un programme de 11 courts métrages français d’une durée totale de 90 minutes présenté du 5 au 11 mars au Cinéma Parallèle du Complexe Ex-Centris.En tournée par la suite dans 13 villes, dont Québec, Chicoutimi et Ma-tane, jusqu’en mai 2004.Pour connaître les détails de la tournée, consultez le site www.SilenceOnCourt.tv.ANDRÉ LAVOIE La France, paradis du court métrage?On serait tenté d’y croire devant Drôles de Français!, une amusante collection de 11 courts métrages qui donne un petit aperçu de l’expertise redoutable des réalisateurs français en la matière.Si certains doutaient encore de l’importance accordée à ce type de productions en France, ils n’auront qu’à jeter un œil sur ce collier de perles cinématographiques.Lancé par Unifrance, Vision Globale et l’organisme Silence on court!, dont la mission est d’assurer la promotion du court métrage d’ici et d’ailleurs sur tous les écrans, ce florilège de productions françaises, portant le sceau de l'humour parfois corrosif, représente une belle occasion de découvrir des œuvres souvent peu accessibles, hormis dans les festivals.Et même si l’on aurait tort de juger de la créativité de toute une cinématographie à la lumière de ce seul programme — la quantité de courts produits en France est phénoménale —, on peut tout de même affirmer que certains d’entre eux maîtrisent parfaitement leur art, soutenus par des moyens qui feront l’envie de bien des réalisateurs d’ici.La majorité des œuvres présentées constituent des films avec chute, approche comparable à celle de la nouvelle littéraire classique, où l’on boucle un récit en quelques minutes et spuvent d’une manière étonnante.A ce petit jeu narratif plein de surprises, les efforts méritoires sont nombreux, puisant à la fois dans le grand marécage des relations amoureuses — un sujet incontournable chez les jeunes cinéastes, toutes origines confondues — et dans l’univers coloré des références cinématogra- Vie et mort d’un instant d'ennui de Patrick Bossard.SOURCE EX-CENTRIS phiques.Le film dont vous êtes le héros de Stéphane Secq illustre à merveille les deux tendances, alors que le personnage principal d'un film de série B découvre à la fois sa triste condition de personnage de cinéma.et celle de cocu.Même la présence de l’équipe technique ne saura le convaincre du caractère factice de son univers.Si la pornographie a parfois le mérite de stimuler une vie sexuelle quelque peu monotone, celle du couple dans Le bonheur ne tient qu’à un film devient carrément bousillée à la suite de la brusquerie d’un mari trop préoccupé à sauver les apparences.Monsieur (Mathias Mlekuz) stimule sa libido grâce à des DVD olé olé mais Madame (gracieuse Anne Brochet) n’en sait rien.Elle risque pourtant d’en apprendre beaucoup sur son mari lorsque le lecteur reste bloqué à cause du disque compromettant.Les efforts du mari pour tenter de maquiller son «crime» prendront des dimensions vaudevillesques.Les.Lundis classiques du Rideau Vert1 elfêollabwaüon Direction artistique I RANCI ME CH ABOI 8 mars 2004 a l‘) h 30 Le trio Hochelaga Anne Robert Violon Benoît Loiselle Violoncelle Stéphane Lemeiin Piano Beethoven, Pierne liillel nulle ulik-l 20 S I ludi.inN 12 s Vines KM M THÉÂTRE du rideau vert V (514) 844-1793 www.rideauvert.qc.ca 4664, rue St-Denis, Métro Laurier Misez sur ’A et passez une soirée inoubliable! (—sr I es'Prïtrim lions Rnjolcflo cl Clermont Ihwltld] /ncscntcnl : • Le soixante-six • Une demoiselle en loterie Deux opérettes en un octe sur le theme du row et de lu loti T„ne Saint-Denis.MVru,m Ckrm* IWW»" ^5- • »- ^ /.wnier.SCtnOF ''___ Au Gesù samedi 11 mars, 20 h 00 , IS h I Ginette Grenier,____ _________________ dimanche 14 mars) 1S h 00 1200, rue de Bleuty, Montréal (Métro Place dec Am) • Réservation : (514) 861-4036 Billets : 29,50$, étudiants et aînés 27$, groupes (io pen.et pkn) 25$ Réservations : (514) 861-4036 et (514) 729-5079 Plan-séquence d’une redoutable efficacité et d’une drôlerie sans nom sur les prétentions d’un certain cinéma d’auteur, Vie et mort d’un instant d’ennui de Patrick Bossard décline, à travers des dialogues truculents, les obsessions d’un cinéaste aimant se prendre au sérieux.Un malfaiteur, doublé d’un spectateur de cinéma qui n’a pas la langue dans sa poche, a deux mots (grossiers) à jeter à la figure du réalisateur dont le dernier film Ta copieusement emmerdé.Et dire qu’il y en a qui se plaignent de la méchanceté des critiques.Parlant de méchanceté, celle-ci va parfois très loin dans Balibalo et Trouville, deux films de Marc Andréoni où tous les coups sont — littéralement — permis.Dans le premier, de pauvres scouts en prennent plein la gueule à cause d’une bande de joyeux abrutis, tandis que le calme apparent du second, se déroulant sur une plage, camoufle à peine les pulsions sanguinaires d’un vieux grincheux solitaire.Le programme débute par la beauté formelle de Carcan de Stéphane Levallois pour se conclure avec les petits moments d’humour de Perles à rebours de Françoise Hernandez et Pierre Excoffier; chaque spectateur pourra sûre- SOURCE EX-CENTRIS Le film dont vous êtes le héros de Stéphane Secq.ment y dénicher sa propre perle.Plusieurs craqueront .immédiatement pour Pacotille, d’Éric Jameux, l’histoire d’un rendez-vous galant qui tourne en une discussion sémantique sur l’expression «Plus qu’hier, moins que demain».L’art du crêpage de chignon atteint ici de nouveaux sommets et ce ne sont pas les seuls vertiges qui vous attendent avec le programme Drôles de Français! Hydro VSV Ouét SERIETOPAZE i (twosWrtdewmee»nsas) MiLsîal parrainée paf Métrapofctan Source d'avenir A E a-ylŸnv* liamrtifjiVriat iw-vvy enfants de 5 à 12 ans.pendant tas concerts Coût 3$/enfant (max.35 entants) Dimanche, 7 mars 2004,11 h LE QUATUOR A CORDES RENOIR Hélène Collerette, Florent Brannes, Eric Soucy, (en remplacement de Fanny Coupé) Raphaël Perraud, Cinquième salle Place des Arts Billets en vente au 514 842 2112 et au www.pda.qc.ca Reseau Admission 514 790 1245 Redevanr.fi fit frais de service : I s&ÉÈÉr ‘ \ Lundi, 15 mars 2004, 20 h VLADIMIR LANDSMAN, CARMEN PICARD, PRO MUSICA Renseignements : ( 514) 8450532 Site web (www.proniusica.qc.ca) ';>y ¦ '.y:' - ; "Québec SS Theatre Maisonneuve Place des Arts BiH-ts en vente au 51 i 842 2112 et au www.pda.qc.ca Reseau Admission 514 790 1245 Contempler ses propres démons Le cinéaste Scott Smith revient sur son second long métrage, Falling Angels MARTIN BILODEAU Scott Snjith est un moulin à paroles.A Técouter parler avec enthousiasme de Falling Angels, son second long métrage (après Rollercoaster, inédit chez nous), on ne peut s’empêcher de penser que son film est tout le contraire de sa personne, c’est-à-dire retenu, réservé, porté qui plus est par les non-dits d’une famille qui a peine à faire face à ses démons.Tiré du roman du même nom de Barbara Gowdy, qui, sous le mode de la chronique, relate dix ans de la vie d’une famille canadienne de la classe moyenne, le film de Smith resserre l’affaire sur quelques mois, non sans que ce dernier ait recours au flash-back afin d’éclairer le présent «Lorsque j’ai lu le roman, j’ai été davantage impressionné par les différents motifs de celui-ci que par sa forme.Paradoxalement, la forme du film reflète de façon très curieuse la forme du roman, mais ce n’était pas mon intention au départ», me racontait-il lors de son passage au dernier Festival international du nouveau cinéma et des nouveaux médias, où Falling Angels était projeté en première québécoise.L’histoire, qui se déroule en 1969, évolue autour des trois filles de la famille Field.Sandy (Kristin Adams) est coquette et rêve au prince charmant.Norma (Monté Gagné) réprime des tendances homosexuelles et organise sa vie autour de son rôle d’aînée, soutien indéfectible de son père.Pour sa part, Lou (Katherine Isabelle) est révoltée contre cet homme obsédé par la menace soviétique qui impose à ses filles, depuis leur enfance, une discipline militaire.Toutes trois se relaient néanmoins sans mot dire auprès de leur mère dépressive (formidable Miranda Richardson), parquée devant la télévision depuis vingt ans, son café arrosé de whisky à intervalles réguliers.Le deuil Pour ce Vancouvérois du milieu de la trentaine, Falling Angels est avant tout un film sur le deuil.Deuil d’un enfant, d’une part, puisque c’est la mort acci- dentelle de Tainé qui a paralysé cette famille et fait de la mère une épave.Deuil du passé, d’autre part, puisque derrière les rideaux de cette maison de banlieue très ordinaire se déploient des comportements, des sentiments, des frayeurs dictés par la guerre froide.L’abri nucléaire construit dans la cour, la discipline militaire imposée par le père, le souvenir flétri de la mère dansant pour les soldats à leur retour du front sont les vestiges ou les symboles d’un monde en train de s’effondrer en cette année où l’homme marchera sur la Lune.«Pour moi, Falling Angels est un film sur la Deuxième Guerre mondiale.Parce que, à mes yeux, les années 60 sont en réaction directe à la culture des années 50, laquelle a été engendrée par la Deuxième Guerre mondiale.Les années 60 ont sonné la mort des années 50 et des valeurs qu’elles ont véhiculées.» Le bungalow comme vivarium A la question portant sur la propension du cinéma canadien à aborder continuellement le thème de la famille dysfonctionnelle, Scott Smith répond que son film «fait le portrait d’une famille extraordinaire qui se révèle ultimement très ordinaire.Ça commence, dit-il, comme le récit d’une famille dysfonctionnelle, puis, peu à peu, le profil se précise et on s’aperçoit que cette famille, au contraire, fonctionne, à sa manière.» Smith filme le bungalow de la famille Field comme un vivarium, voire un objet d’étude qui renvoie à tous les autres vivariums voisins et à toutes les dysfonctions ordinaires qui les rendent uniques.Découle de ce point de vue un humour noir qui renvoie à celui du roman de Barbara Gowdy et force les spectateurs à contempler leurs propres démons familiaux.«Le film est une conversation avec le public.C’est important que celui-ci apporte au cinéma la moitié du film, je fournis l’autre.Je refuse de guider le public dans ses pensées et ses sentiments, c’est à lui d’avancer dans la lumière et les ombres du film.» Pour ce Vancouvérois du milieu de la trentaine, Falling Angels est avant tout un film sur le deuil v Ny\| -•/! NOUVEAUTÉ :: AGIS 6» GALATEA DE HANDEL CD double : ATMA Classique BILLET SIMPLE 23$ :: 18$ : 12$ PASSEPORT* 98$: 78$: 50$ *Un passeport donne ioit à cinq entrees de votre choix Les concerts auront lieu à la Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours 400.rue St-Paul Est, Vieux-Montréal Pour information et passeports LES BORÉADES DE MONTREAL T 514.634.1244 :: www.boreades.com :: info4boreades.com LK DEVOIR 0 w.l'SU f"Mhc.i s C(iifVT>V\ -(Luc^oJé INVENZIONI STRAVAÇANTI 26 MARS 2004 :: 20h00 Canzonas, sonates et toccatas italiennes des débuts du Baroque DEUTSCHE CONCERTI 21 MAI 2004 :: 20H00 Concertos et suites concertantes de Bach et de Telemann i J f » LE DEVOIR.LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE MARS 2 O O 1 LE DEVOIR OUTREMONT 1248 rue Bernard Ouest (514) 495-9944 www.theatreoutreroont.ca LA FMX CACHÉ K U LIME «Mallot Canada (Québec).2003.LOS min.(G) Lundi 8 man 19 h 30 CINÉMA Rapport aux USA Derrière la fuite des tournages: la tiers-mondisation de l’industrie américaine du cinéma Martin Bilodeau Le milieu cinématographique québécois entretient avec le cinéma américain le même rapport que celui qu’entretient le gouvernement fédéral avec le tabac.Il est de bon ton, d’une part, d’en déplorer l’avancée et l’omniprésence, sur nos écrans et dans les cours d’école, respectivement D’autre part il semble parfaitement légitime de regretter la réduction des revenus qu’occasionnent toujours respectivement, la disparition des tournages américains chez nous et la contrebande de cigarettes — réduction dont on mesure les effets en termes sans équivoque de «manque à gagner».Celui causé dans le milieu du cinéma montréalais en 2004 en raison de la déflation annoncée la semaine dernière du nombre de tournages américains chez nous s’élèverait à 650 millions de dollars, pour un potentiel de un milliard et demi en retombées économiques.Derrière ces chiffres ésotériques, voire cette fiction comptable élaborée par des entrepreneurs privés avec la complicité du Bureau du cinéma de Montréal, se cache une réalité bien plus troublante et dont le milieu québécois se fait le complice: la tiers-mondisation de l’industrie américaine du cinéma En matière de cinéma, et au cours des 10 dernières années, le Québec a développé à moindre coût une main-d’œuvre et des compétences sur la demande inconstante et capricieuse des studios de Hollywood (Fox, Warner, etc.) et de leurs concurrents de New York (Miramax, New Line).Attirés ici par une devise canadienne faible, une architecture européenne et des paysages d’hiver, ces producteurs ont fait de Montréal un plateau de tournage beau, bon et pas cher.Mais notre devise a pris du mieux, et eux ont trouvé mieux, et moins cher, ailleurs.De fait, ce sont les pays d’Europe de l’Est, dont la Roumanie (lieu de tournage de Cold Mountain), qui décrochent l’essentiel des contrats de tournage à l’étranger.De telle sorte que la moitié des revenus des quelque 2650 techniciens du Syndicat des techniciennes et techniciens du cinéma et de la vidéo du Québec sont aujourd’hui compromis par l’annulation de sept tournages que Montréal tenait pour acquis — comme il tenait pour acquis ces beaux dollars qui profitent au secteur privé sans qu’aucun ne soit réinvesti dans notre industrie du cinéma Si ce n’est bien sûr de faire travailler trois fois plus de techniciens et d’artisans du cinéma qu’un pays de notre envergure peut en contenir.De fait, le STCVQ comptait 800 membres au début des années 90.Devant la tiers-mondisation de l’industrie hollywoodienne, je m’inquiète de voir que la seule réponse proposée par le milieu du cinéma d’ici consiste à demander aux gouvernements d'offrir aux producteurs américains les avantages fiscaux d’une république de bananes.Tout ça pour faire profiter des clients arrogants et créer chez nous une inflation de main-d’œuvre dont on ne sait que faire dans nos soirs creux.?Deux productions tournées à Montréal prennent l’affiche au cours du mois de mars.Secret Window, de David Koepp, d’après Stephen King et mettant en vedette Johnny Depp, prend l’affiche le 12.Puis, la semaine suivante, ce sera au tour de Taking Lives, de D.J.Caruso, d’aller essaimer les multiplexes.Non seulement a-t-il été tourné ici, mais l’action de ce dernier film (avec Anjelina Jolie dans le rôle principal) se déroule à Montréal dans le milieu francophone, qui plus est Saveur régionale oblige, les principaux rôles de «French Canadians» sont tenus par Jean-Hugues Anglade, Olivier Martinez et Tcheky Ka-ryo.C’est l’Union des artistes qui devait être contente.Qu’à cela ne tienne, l’UDA a trouvé son compte avec Le Dernier Tunnel (sortie: 12 mars), d’Erik Canuel, un thriller américanisé portant sur une entreprise de braquage de banque inspirée de la vie de Marcel Talon.Remplacez le théâtre de Montréal par celui de Pittsburgh, Jean Lapointe par Dustin Hoffinan, Michel Côté par Bruce Willis, et vous aurez un film américain moyen, de ceux que Hollywood nous offre en lot de 13 à la douzaine.Si c’est ça, l’avenir du cinéma québécois.?Le prochain Festival de Cannes (12-23 mai) est à nos portes, et avec lui l’espoir de voir nos films briller sur la Croisette comme l’ont fait l’année dernière 20hl 7 rue Darling (Semaine de la critique), Les Invasions barbares (Sélection officielle) et La Grande Séduction (Quinzaine des réalisateurs).Frédéric Boyer, programmateur pour la Quinzaine, était de passage à Montréal cette semaine afin d’y visionner quelque 49 films québécois et canadiens, parmi lesquels on compte les premiers longs métrages de Pierre Houle (Monica la mitraille), Stefan Pleszczynski (L’Espérance) et Daniel Roby (Peau blanche).Frédéric Boyer succède cette semaine Sylvain Garrel, ancien directeur du Festival du film québécois de Blois et programmateur pour la Semaine de la critique.Lui-même sera suivi la semaine d’après par une programmatrice de la Sélection officielle.Les menus cannois seront annoncés en rafale vers la fin du mois d’avril.Si vous passez par New York ce week-end, faites un saut du côté du Gramercy Theatre du MOMA, où jusqu’à lundi se déroule l’événement Canadien Front: New Films.Cette vitrine, créée à l’initiative du Bureau des marchés et festivals de Téléfilm Canada, propose huit longs métrages, parmi lesquels Gaz Bar Blues, de Louis Bélanger, The Saddest Music in the World, de Guy Maddin, gOhl7 rue Darling, de Bernard Emond, et A Silent Love, de Federico Hidalgo.Vous pouvez entendre Martin Bilodeau trois fois par semaine dans le cadre du magazine quotidien Aux arts, etc.(midi dix) de la Chaîne culturelle de Radio-Canada, animé par Johanne Despins.Culture et télé pour ne rien manquer L’AGENDA chaque samedi J • ^ J 1 Tl û ITT O e x Ce n t r i s \ lllUJUJ-UJ V" HORAIRES 514 847 2206 WWW.EX-CiNTRIS.COM SOURCE CHRONIQUE DU CINÉMA.L'ÉDITION DU CENTENAIRE Mort à VentSe, un grand classique de Luchino Visconti, avec Dirk Bogarde et Bjorn Andresen.Carte blanche sur Visconti The Life and Times of Count Luchino Visconti inaugure jeudi le 22' Festival de films sur Part de Montréal.Dans ce documentaire, le Britannique Adam Low poursuit l’ombre aristocratique de Visconti, grand cinéaste du Guépard et de Mort à Venise.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Pourquoi tant de films sur Tart?se demandent certains en feuilletant le catalogue du FIFA Ce rendez-vous met pas moins de 240 œuvres au programme de l’année au cours des dix jours du festival.Et si le film sur l'art et l’artiste était un genre fécond parce qu’ouvert sur le vertige d’une œuvre.De Londres, au bout du fil, c’est ce que m’explique le docu-mentariste Adam Low.Pénétrer dans l’univers des artistes le fascine à cause des liens à établir entre la vie et la création, à cause aussi de l’accès privilégié à cette alchimie de l’art.Cela fait plusieurs années qu’à la londonienne BBC Adam Low se spécialise dans le documentaire sur l’art.On l’a vu se pencher, entre autres, sur l’œuvre et la vie de Salvador Dali, du photographe Cecil Beaton, des cinéastes Krzysztof Kieslowski et Akira Jturo-sawa, et de bien d’autres.Etabli cinq ans en Afrique, Adam Low a réalisé au Zaïre Heart of Darkness (Au cœur des ténèbres), d’après le roman de Joseph Conrad.Avant de commencer des recherches, il se pose chaque fois cette question: est-ce que j’aurais adoré rencontrer cette personne-là dans la vraie vie?Si oui, Adam Low plonge.Visconti, il n’aurait pas demandé mieux que de faire sa connaissance.Le réalisateur italien est mort en 1976.Adam Low ne l’aura connu que par procuration.Il avait réalisé en 2001 un portrait de l’écrivain et acteur Dirk Bogarde, qui fut son pont vers Visconti.«Bogarde a eu avec Mort à Venise le plus beau rôle de sa vie.» En fouillant dans les archives du comédien, Adam Low est tombé sur des documents de tournage de Mort à Venise et des Damnés, les filrps de Visconti, qu’il eut envie de mieux connaître.La BBC lui donna carte blanche.Contradictions «La démarche est différente quand on fait un portrait d’un artiste mort ou d’un vivant, précise Adam Low.À celui qui vit toujours, on peut poser toutes les questions qu’on désire.Par contre, l’œuvre d’un artiste disparu est complétée, prête pour l'analyse, comme celle de Kurosawa et de Kis-conti.Les survivants se sentent plus libres de se confier à la caméra lorsque celui dont ils parlent ne risque plus de les entendre.» Adam Low aime présenter une œuvre par son aspect lumineux, en montrant le côté humain derrière l’artiste.Ses documentaires pour la télévision nécessitent une approche de vulgarisation, quand le cinéma vise une clientèle qui connaît mieux l’univers d’un artiste.Aux yeux d’Adam Low, Visconti n’a guère la notoriété qu’il mérite.«Il n'est pas aussi glamour que Rossellini, de Sica ou Bertolucci, dit-il.Ses films sont hors mode, et c’est ce qui m'attire chez lui.» N’entre pas profondément dans l’univers de Luchino Visconti qui veut En Italie, les ayant-droits des films sont souvent introuvables.Du moins la famille s’est-elle montrée très coopérative et la Cinéma-thèque de Rome lui ouvrit grandes ses portes.C’était déjà ça de pris.La vie de Visconti a stupéfié Adam Low, à cause de son pedigree, des contradictions du personnage faisant écho à l’extrême stylisation de son cinéma.Le comte Visconti provenait d’un milieu très aristocratique autant que richissime, issu de la plus ancienne noblesse de Milan.Son père, duc, avait fait construire au- tour du château familial un village de style médiéval où des rues portaient les noms de chacun de ses enfants.Sa mère provenait d’une bourgeoisie richissime.«Plutôt que de sombrer dans l'oisiveté, il fut un grand travailleur, jamais au repos, au cinéma mais aussi comme directeur de théâtre et d’opéra, précise Adam Low.Ilya lancé la carrière internationale de Maria Collas.» Avant de plonger dans le septième art, Visconti a d’abord dressé des chevaux et remporté des courses prestigieuses, puis appris son métier en assistant Jean Renoir.11 y a pire école.«Que Luchino Visconti ait vécu toute sa vie entouré et servi par plusieurs domestiques tout en demeurant un communiste fervent ne semblait pas lui causer de problèmes moraux.Ses convictions politiques étaient intellectuelles.Mais ses films demeurent très proches de sa vie.Le milieu aristocratique dépeint dans Le Guépard est un peu le sien.Il en aimait le raffinement mais détestait en même temps ses valeurs.Rocco et ses frères reflète ses convictions communistes, Mort à Venise à la fois son homosexualité et son appartenance à une classe sociale au bord du gouffre.La confiance qu’il avait en lui colmatait toutes les contradictions de sa vie.Et c’est cette assurance, cette confiance-là qui vient d’un monde aristocratique d’hier.Il l'a emportée avec lui.» I "DEUX FOIS BRAVO! GRANDIOSE!" "POIGNANTE PASSION" UN FILM PUISSANT, TROUBLANT!' MM fi I B S ' O N * ; kv I représentations tous les jours : 13h00 ?CINEMA ?ai SEMAINE DU 6 AU 12 MARS 2004 Les NOUVEAUTES et le CINÉMA en résumé, pages ?5.6 La liste complète des FILMS, des SALLES et des HORAIRES, pages ?714 dans LAG EN DA culturel PASSION JIM C AV I E Z E L À L'AFFICHE www.lapasslonduchrtst.com Kiizssas.-7i [-BsaaKry i rvasaiïarTi uiïsdiïiï'M raasaîiarTi mssssræiv] r^eSmmgTi i^üaaaiaisrTi ^srséssnv] rdsass*3KSï\ i -auLT•T“", i rwmiiyjyi rtrSiAHyi rOTSs^oi«~7i [otS™*»» 7i re-sassTHr,! ranasatisri fijaesasig^Ti fVic^v^Ti w r^HÏÜÛ-SréSTl lëîiiSfiSiBWLaTl lüiwwtfii «iilwTl fjouiTTii'^n ESSE-raSir 71 rFiSSfiVTI rwgSWKS-Tl worm.B AVBO SOUS Trmss AMOCMS r^ySouN-YTI \âtmTS£mau7\ 7 [ù - auno Y." 7 fiitfgSKMlo 71 fi!Bg«SàST.°7) fcXXSïiZTA i ntmrt- 11'*"1 1 tmmoubRuwsm rcm.0MmuwM.7lI hull «¦ \ r f LE DEVOIR.LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 MARS 2004 LE DEVOIR H nm UJ Entrevue avec Wolfgang Becker Savoir rire de soi La comédie Good Bye Lenin, qui aborde la chute du mur de Berlin, a fait un malheur en Allemagne et dans toute l’Europe.Le film sort sur nos écrans dès vendredi.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Lf an dernier en Allemagne.i Good Bye Lenin fut une sorte d'Amélie Poulain national, le film chouchou du box-office maison et européen.Il a récolté les gros prix du cinéma allemand.Les European Film Awards lui ont réservé une flopée de récompenses.Il a remporté en France le César du meilleur film de l’Union européenne.Seul le jury des Oscars derrière le meilleur film en langue étrangère n’a pas cru bon de retenir cette comédie-vedette lors de ses mises en nomination.Quand Wolfgang Becker a fait un saut à Montréal, le mois dernier, entre New York et Berlin, il était encore sous le coup de la déception.Tous ses compatriotes avaient tenu sa nomination aux Oscars pour acquise.Les Allemands furent consternés d’être ignorés par Hollywood.*Ça n’enlève rien à la valeur de mon film, mais ça le fait passer pour un loser», soupirait-il.Or rien n’est moins loser que Good Bye Lenin.La France, à peu près immunisée contre le cinéma allemand, a craqué pour cette histoire enroulée autour de la chute du mur de Berlin.En effet, 1,3 million de spectateurs y ont vu sur grand écran le film de Wolfgang Becker.Le fameux mur de Berlin est tombé il y a 14 ans.On s’étonne qu’en Allemagne si peu de cinéastes se soient laissés inspirer par un thème aussi explosif.Mis à part La Promesse de Marga-rethe von Trotta en 1994, il ne s’est pas tourné là-bas grand-chose durant plusieurs années, surtout pas sur un ton rieur.«Cela prend du temps avant de pouvoir rire de soi, répond Wolfgang Becker.Quand vous êtes pris au milieu de la tourmente, vous ramez.Au début, on a connu l’euphorie, puis rapidement les gens de l’Ouest furent effrayés par le coût de la réunification: un milliard.Quant aux Allemands de l'Est, ils ont vite découvert qu’on leur avait menti.L’Ouest n’était pas le paradis capitaliste annoncé, mais une terre de chômage pour eux.Les acquis de l’Allemagne de l’Est, du côté des garderies par exemple, ont été balayés lors de la réunification.Seul l’Ouest a imposé sa loi.» Wolfgang Becker vous dira avoir réalisé une comédie, certes, mais qui ne se moque pas des Allemands de l’Est «Good Bye Lenin est le fruit d’un rire réunificateur.» fi raconte l'histoire d’une Berlinoise de l’Est (Katrin Sass) tombée dans le coma avant la chute du Mur, qui se réveille au bout de huit mois dans un monde qui n’est plus le sien.Son fils de 21 ans, AJex (Daniel Brühl), pour lui éviter un choc, lui cache la vérité et reconstruit dans son appartement l’univers de la RDA avec la complicité des voisins.Le coscénariste Bern Lichtenberg vient de Cologne mais s'est beaucoup documenté pour connaître de l’intérieur l’univers socialiste.Wolfgang Becker, de son côté, habitait à Berlin Ouest depuis 1974, traversant à l’occasion du côté socialiste.Après huit versions de scénario, et bien des ajustements, ils ont su que Good Bye Lenin pourrait plaire au public originaire des deux Alle-magnes, sans insulter personne.Des acteurs venus de l’Est Toute l’équipe technique et la majorité des acteurs viennent de l’Est et pouvaient aider à authentifier les costumes, les objets.« Une beauté.une splendeur » Ml U Niot.i k n* * Mo Cm* «U LES 400 FILMS PRÉSENTENT Arbres UN FILM DE SOfflE BKUNEAU ET MAKC AKTOINEIQLPIL 1^1 PKTTMS àI4h00 «| Mufcment t à r «W>che à Québec mu dwéme CAimW Étonnante épopée hippique JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le réalisateur de Good Bye Lenin, Wolfgang Becker.«On a passé des heures, des jours à arpenter la ville pour trouver des artefacts rescapés de la RDA.» Seul le jeune Daniel Brühl, qui incarne le héros principal, est originaire de Cologne.Le cinéaste ne trouvait pas son acteur à Berlin.«Daniel dut suivre durant deux mois des cours dialectaux pour acquérir l’accent de l'Est.Après trente années de séparation, le langage était différent dans les deux Allemagne.A une oreille étrangère, ça sonne à l’identique, mais Pour des spectateurs allemands, les nuances sautent aux yeux.» Katrin Sass, qui joue la mère, a été une grande actrice de l’Est, quasi reléguée au chômage depuis la réunification, inconnue à l’Ouest, sombrant dans l’alcoolisme.Becker l’avait recommandée pour un autre film qui eut du succès en Allemagne et la remit en selle.Good Bye Lenin acheva d’en faire une star.«J’ai dit à mes acteurs: ne cherchez pas à faire rire.Vos personnages se prennent au sérieux dans leurs rôles.Mais le public sait que cette Allemagne de l’Est est fabriquée de toutes pièces.Il est dans le secret, complice de la machination.L’humour naît de la situation elle-même, pas des pitreries des comédiens.» Wolfgang Becker a remporté un pari difficile.Il était un réalisateur connu dans son pays, mais a dépassé enfin ses frontières.Pourtant, au départ, les producteurs ne voulaient pas du projet de Good Bye Lenin, le jugeant trop «allemand».Puis il dut marcher sur une corde raide, entre émotion et rires, entre dérision et sensibilité, évitant le piège du grotesque.«Il y a beaucoup de haine de soi en Allemagne, mais de plus en plus, les gens comprennent qu’on peut rester nous-mêmes tout en atteignant le reste du monde.» HIDALGO De Joe Johnston.Avec Viggo Mortensen, Zuleikha Robinson, Omar Sharif, Louise Lombard.Scénario: John Fusco.Image: Shelly Johnson.Montage: Robert Dalva.États-Unis, 2004, 136 minutes.MARTIN BILODEAU La tradition des grandes épopées hippiques n’est jamais morte à Hollywood, mais force est de reconnaître que le genre a amassé la poussière au cours des dernières décennies.Seabiscuit, de Gary Ross, a rallumé cette flamme, ô bien timidement, sur laquelle Hidalgo, de Joe Johnston, se réchauffe.Dans récurie hollywoodienne, Johnston est un cas à part.Depuis les années 80, il carbure sur le crédit du mégasuccès Honey I Shrunk the Kids.Or les films qu’il a réalisés par la suite composent un véritable chapelet d’échecs: The Rocketeer, qui méritait mieux, Jumanji, passé à la trappe des Fêtes de 1995, puis October Sky, un beau film mal aimé.À première vue, Hidalgo pourrait allonger la liste noire, si ce n’était son atout de taille: Viggo Mortensen.Découvert dans Lord of the Rings — alors qu’il faisait des allers-retours dans le paysage-cinéma depuis vingt ans —, Mortensen est devenu du jour au lendemain un sex-symbole tout-puissant, de ceux dont une photo suffit 4 faire s’effondrer les filles.A 24 images/seconde, celles-ci auront sans doute du mal à se relever au bout des 136 minutes d’Hidalgo.D’où le paradoxe de voir un film comme celui de Johnston exploiter cette notoriété nouvellement acquise de l’acteur à travers un décor, mêlant Far West et désert de la péninsule arabique, et un genre, le film d’aventures, réputé pour déplaire aux filles.Au-delà de ce paradoxe, il y a les faits: Hidalgo est une œuvre tendre et surprenante, une sorte de jeu de société historique dont les motifs duels renvoient un écho au présent.L’intrigue, inspirée d’une histoire véridique, nous reporte d’abord au Far West, circa 1890.Messager du Pony-Express reconverti dans l’art du cirque, Frank Hopkins (Mortensen) a acheminé sans le savoir l’ordre, intimé à la cavalerie américaine, d’éliminer une tribu entière.A moitié Peau-Rouge lui-même, il ne s’est jamais remis de cette complicité et depuis, il vogue indifféremment sur l’existence accompagné de son cheval Hidalgo, un mustang sauvage qu’il a domestiqué et dont le sang mêlé lui rappelle le sien.À l’invitation d’un cheikh (Omar Sharif, une belle force SOURCE BUENA VISTA PICTURES Hidalgo de Joe Johnston exploite la notoriété nouvellement acquise de l’acteur Viggo Mortensen, découvert dans Lord of the Rings, à travers un décor mêlant Far West et désert de la péninsule arabique, et un genre, le film d’aventures, réputé pour déplaire aux filles.Hidalgo est peu profond, mais jamais idiot tranquille), Hopkins traverse l’océan afin de participer à une course annuelle de purs-sangs dans le désert de l’Arabie Saoudite.Réquisitionnés afin d’illustrer l’impureté de l’Amérique, lui et sa monture démontreront la supériorité du courage sur la richesse, de la détermination sur la pureté sanguine.Le tout décü-né à travers une série d’obstacles dont ils sortiront vainqueurs, faisant du coup verdir leurs détracteurs et rougir de plaisir la fille du cheikh (Zuleikha Robinson).Un divertissement grand public Vous l’aurez deviné: nous avons ici affaire à un divertissement grand public qui ne pèche pas par sa subtilité.Hidalgo est peu profond, mais jamais idiot.Un film plus proche, cependant, de The Last Samurai que de Lawrence d’Arabie.A la différence que Johnston ouvre à l’intention des initiés quelques pistes de lecture qui transcendent la surface.Par exemple, devant la scène où Hopkins fait cadeau de son revolver de marque Colt au cheikh, on ne peut s’empêcher de penser au commerce des armes qui a longtemps régi les rapports entre l’Arabie Saoudite et les Etats-Unis, commerce dont les répercussions se sont fait sentir jusqu’au 11 septembre 2001.De fait, il y a beaucoup de choses à lire et à dire sur un film qui interroge (au passé, certes) les rapports entre l’Amérique et le Proche-Orient.Mais décortiquer le film sous cet angle reviendrait à illustrer sa naïveté et, dans certains cas, son manque de recul historique.C’est pourquoi il vaut mieux retenir d’Hidalgo la beauté de ses paysages, la puissance virile de son cow-boy-vedet-te, puis la simplicité de la promesse de paix que celui-ci murmure à l’oreille de son cheval.î GAGNANT iGOLDEN Cil_OBE h // gagAt^;a/glr ni iwot vi ivou ;! “«sfïss iimivvi ni \om.M l l i k \ P ?~Mm CAMÉRA IVOR Ak\.iiulr;i IUv.U A 1>II14 \\ Ml ?Korn inl PitiwnO.I Ht (.AZI I I le t.Effroyables Jardins est un film lumineux, léger et inspirant.» If Soleil .plein de tendresse.» - Le Journal de Montreal Effroyables Jardins fait un bien fou.» ii Rnüif Ismw Biiioii n ôimouiH imxfinm motiiu «.un hymne à la lumière qui ravit les yeux autant qu'il enchante l'esprit.l e Soleil ?EFFROYA msiisâ amins tOi m ••'MM Mm Æ I MO K IM ' MpiAptfcMHtf* ! d À L’AFFICHE! roasasTn imwaKivi wct.^rsr«n[ïô85îaga-a K-F/IMS AM F F/O!JF i .* H/AA/nOX FftMC F/ ve/KFAU mrew/H/fw/u < Sans doute le film le plus musical jamais réalisé au Québec, (oup de maître.Pour taper du pied et sécher quelques larmes voyez Jack Paradise » l’.ml Villpnpuvp If I0IIRNIU DI HOHTRlAl « Dawn Tyler Watson crève littéralement l'écran.Sa voix merveilleuse mais aussi son charisme sont la découverte de ce film » Odile Tremblay I T DT VOIR « Gilles Noël excelle à faire revivre le jazz de l'époque.Roy Dupuis y tient l'un de ses meilleurs rôles à l'écran.Jack Paradise réussit son pari: dépayser ceux qui croyaient tout savoir sur Montréal » Lut Perrault TA PRISSE cLe film constitue en soi un événement historique.’ (Wile ItemW.tt.! • DI VOIR “Visionnement obligatoire.” Philippe R«v/4im,.>, lOI RNAI DI MOM RI M À L’AFFICHE! ?SON DIGITAL i Mil.M ni slimit) B.VRM \K version originale avec sous-titres français I EX-CENTRIS S14.M7.220G 1 version originale avec sous-titres anglais [CINÉMA DU PARC 1 1 3575 Du Parc 281-1800 ?1 ?- Tht Guette • Jornml de Montré»! - Le Momie LEROI ET L'OISEAU .de PAUL GRIMAULT Présentement ï l'affiche! ci fiiësSmàTi r*?em eîtusHoa Qf'iï i, IJÜS LFS NO/T5 PF MOnmAL • lailtn*1*1*** *'-*"*** m Àl’AHMHI! 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