Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Page(s) complémentaire(s)
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (5)

Références

Le devoir, 2004-03-10, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
OTTAWA AUTOMOBILE Kofi Annan appelle à un renouveau de Î’ONU Page D 1 y o i Utilitaires sportifs: une logique de marché Cahier C LE DEVOIR V o L .X C V N ° 5 2 LE MERCREDI 10 MA R S 2 00 t 8 7 e + T A X R s I $ No fault : Québec s’embourbe Un document de consultation plutôt qu'une loi ce printemps TOMMY CHOUINARD prochaine le dépôt de son projet de loi visant à modi- puis des mois la présentation d’un projet de loi.Une phis décriée, celle de pennettne aux victimes delà rou- DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC fier le régime d'indemnisation sans égard à la faute consultation en commission parlementaire suivra du- te de poursuivre au civil les chauffards criminels.de l’assurance automobile («o fault).rant la saison estivale.Non seulement repousse-t-il une «Leprogramme du parti est là Oh w poursuivre ienga- Le gouvernement Charest fuit la controverse corn- Seul un document de consultation sera déposé ce révision du ho fault, mais le gouvernement remet aussi gement électoral, mais je tenais à une consultation me la peste en cette reprise des travaux parle- printemps concernant cet engagement électoral du en question son contenu.Québec pourrait en effet ré-mentaires.D reporte à l’automne ou même à l’année Parti libéral, alors que le gouvernement promettait de- duire considérablement la portée de son intention la VOIR PAGE A 8.NO FAULT A la défense de Mohamed Cherfi JACQUES NADEAU LE DEVOIR UN VENT pancanadien de sympathie s’est levé hier pour réclamer au gouvernement Martin et à la ministre québécoise de l’Immigration, Michelle Courchesne, le rapatriement de l’Algérien Mohamed Cherfi, expulsé vendredi aux États-Unis.En plus de la quarantaine d’organismes qui ont appuyé ouvertement la cause de M.Cherfi — dont le Bloc québécois, le Parti québécois et l’Union des forces progressistes — des centaines de personnes se sont rassemblées à Vancouver, Edmonton, Winnipeg, Toronto, Ottawa, Québec et Montréal pour crier haut et fort leur solidarité.Nos informations en page A 5.Bernard Derome retournerait au Téléjournal Gilles Gougeon s'en irait à RDI PAUL CAUCHON LE DEVOIR RadioCanada annoncera cet après-midi, selon toute vraisemblance, que Bernard Derome reprendra du service à compter de lundi prochain au Téléjournal alors que Gilles Gougeon sera déplacé à l’émission 5 sur 5, actuellement présentée par Bernard Derome.Cette information a circulé hier sans qu’aucune confirmation officielle ne vienne de la direction de Radio-Canada, mais plusieurs sources «officieuses» confirmaient la nouvelle tout au long de la journée.A RadioCanada, la machine à rumeurs s’emballe habituellement très vite, mais la journée d’hier a été particulièrement remarquable sous cet aspect, alors que dans la salle des nouvelles la rumeur avait fait changer de chaise presque tous les animateurs de la télévision publique! Les artisans de RadioCanada évaluaient en effet la possibilité, par exemple, que Jean-François Lépine soit nommé cadre, que Simon Durivage anime Le Point, ou La Facture, ou Zone libre, que Pascale Nadeau remplace Smon Durivage à 17h, que Stéphan Bureau revienne en ondes en fin de soirée, et ainsi de suite.VOIR PAGE A 8: TÉLÉJOURNAL Bernard Derome Scandale des commandites Les festivals s’organisent à l’échelle canadienne STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Les grands événements culturels et sportifs du pays sont en train de mettre sur pied une organisation pancanadienne de défense de leurs intérêts.Cette nouvelle association comptera une cinquantaine de membres ayant chacun un budget annuel d’au moins un million.Elle devrait voir le jour dans les prochains mois.Le scandale des commandites stimule la formation de ce forum, en gestation depuis deux ans.Les dirigeants des grands festivals veulent que les différents ordres de gouvernement, à commencer par le fédéral, continuent à financer leurs activités.En même temps, les événements souhaitent refaire leur image publique éclaboussée par le scandale.Les sommes ep jeu totalisent des dizaines de millions par année.À lui seul, le programme des commandites versait annuellement entre 20 et 25 millions (sur 40) aux événements festifs du pays, un montant que veulent «absolument* récupérer les défenseurs de la nouvelle grande association.L’an dernier, le Québec absorbait environ le tiers du montant, soit six à sept millions, mais ce total était bien supérieur pendant les premières années du programme quinquennal créé précisément pour inonder de symboles canadiens la province aux velléités séparatistes.VOIR PAGE A 8: FESTIVALS INDEX Actualités___A2 Annonces.D2 Avis publics.D 4 Carrières.D2 Culture______D 6 Décès_______D2 Économie_____B 1 Wl Éditorial____A6 Idée»________A 7 Météo.D4 Monde.DI Mots croisés.D4 Sports_______B 6 Télévision.D5 Défusions: subventionner un camp ou Pautre est illégal ANTOINE ROBITAILLE contentieux de la Ville de Montréal, puisque ce sont là la Ville de Montréal écrira dans les prochains LE DEVOIR des «activitéspartisanes*.jours aux arrondissements pour réclamer le C’est ce qu’a fait savoir hier après-midi Chris- remboursement des sommes dépensées jusqu’à Il est illégal pour les arrondissements de financer les tiane Miville-Deschênes, l’attachée de presse du présent.activités des défiisionnistes tout comme celles des maire Gérald Tremblay.Par conséquent, affirme opposants aux défusions, selon un avis juridique du Mme Miville-Deschênes, le directeur général de VOIR PAGE A 8: DÉFUSIONS Un juge impute à Kagamé l’attentat qui fit basculer le Rwanda dans le génocide Le juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière a bouclé l’instruction sur le crash de l’avion du président Habyarimana, le 6 avril 1994.Le Monde a pu consulter le rapport final, qui en impute la responsabilité au Front patriotique rwandais (FPR) du général Kagamé, aujourd’hui au pouvoir à Kigali.STEPHEN SMITH LE MONDE Menée depuis six ans, à la demande des parents de l’équipage français qui a péri dans cet attentat, l’enquête du juge d’instruction Jean-Louis Bruguière sur le crash du Falcon 50 du président rwandais Juvénal Habyarimana — l’événement déclencheur, le 6 avril 1994, du génocide dont furent victimes plus d’un demi-million de Tutsis au «pays des mille collines» — conclut à la REUTERS Le président rwandais Paul Kagamé.C’est lui qui est derrière l’attentat qui coûta la vie à son prédécesseur, conclut le juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière.responsabilité du Front patriotique rwandais (FPR), l’ex-mouve-ment rebelle aujourd’hui au pouvoir à Kigali.Dans un rapport de 220 pages, dont Le Monde a pu prendre connaissance, daté du 30 janvier 2004 et intitulé Résultat de l’enquête de la division nationale antiterroriste de la direction générale de la police judiciaire, le général Paul Kagamé, qx-chef rebelle et actuel chef de l’Etat rwandais, est désigné comme le principal décisionnaire de l’attentat, en tête d’une liste de dix officiers supérieurs du FPR et des deux «servants des missiles sol-air» tirés sur l’avion présidentiel, qui y sont également identifiés.À Kigali, dans un climat tendu à l’extrême après le départ des troupes françaises, en décembre 1993, et l’arrivée de 2500 Casques bleus des Nations unies pour sécuriser la fin négociée d’une guerre civile émaillée de massacres et d’assassinats politiques, le meurtre du président Habyarimana fut le signal pour la majorité hutue, à laquelle il appartenait, d’une tuerie généralisée «pour venger le chef».VOIR PAGE A 8: KAGAMÉ ¦ Les Nations unies auraient fait obstruction à l’enquête, page D 1 L 7î ist o ire ca p tiva n te du monde de l edition au Québec M ** • Histoire de l’édition littéraire au Québec au xx' siècle Le temps des éditeurs • 1940-11)50 bous I.* direction de Jacques Michon 540 PAGES • 39,95 S WWW.t’d LE DEVOIR, LE MERCREDI 10 MARS 2004 A 8 -* LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES NO FAULT SUITE DE LA PAGE 1 publique» avant le dépôt d’un projet de loi, a expliqué le ministre des Transports, Yvon Marcoux.D s’est fait évasif quant aux raisons justifiant le report de son projet de loi Le ministre s’est contenté de dire que «c’est important de consulter les intervenants là-dessus».Le document de consultation comprendra la proposition gouvernementale quant à la révision du no fault.Le ministre a précisé que celle-ci respectera trois principes: dissuader les conducteurs d’adopter un comportement criminel en les pénalisant davantage, indemniser plus généreusement les victimes et éviter que les modifications apportées soient à l’origine d’une augmentation des primes d’assurance automobile pour l’ensemble des conducteurs.Or la possibilité de poursuivre au civil les criminels de la route représente la principale mesure qui risque d’entraîner une hausse des primes d’assurance.Yvon Marcoux s’est borné à affirmer que cette mesure fera l’objet de discussions lors de la commission parlementaire et qu’il prévoira diverses «modalités», sans préciser le fond de sa pensée.En janvier dernier, Le Devoir a révélé que le gouvernement pourrait en outre imposer un montant maximal à la demande d’indemnisation faite par une victime devant la cour.Le ministre de la Justice, Marc Bellemare, n’a pas voulu commenter la décision de son gouvernement Lorsque interrogé sur le sujet dans les corridors du parlement M.Bellemare a tout simplement poursuivi son chemin en faisant fi des questions.Le ministre de la Justice est le plus ardent promoteur d’une révision du no fault au sein du gouvernement Charest C’est lui qui a convaincu les libéraux d’inscrire la modification du régime actuel dans leur programme électoral.La pertinence de réviser le régime d’indemnisation sans égard à la faute est loin d’être reconnue par l’ensemble des députés libéraux, ce qui explique, en partie, le report du dépôt d’un projet de loi.Par exemple, la semaine dernière, le ministre des Finances, Yves Séguin, a manifesté ouvertement son opposition à la révision du no fault.Selon lui, le régime d’indemnisation actuel est «l’un des meilleurs systèmes au monde».Réuni hier, le caucus des députés libéraux se serait d’ailleurs entendu sur la démarche prudente adoptée par le ministre Marcoux dans ce dossier, d’après des informations recueillies par Le Devoir.Outre la possibilité de poursuivre au civil, Québec veut mettre fin à l’obligation faite à la Société de l’assurance automobile du Québec d’indemniser un criminel de la route et permettre à l’organisme d’exiger de ce dernier le remboursement des indemnités versées aux autres victimes de l’accident (drpit de subrogation).Echaudé par les manifestations — qui se sont poursuivies hier devant le parlement — et le taux d’insatisfaction élevé de la population à son égard, le gouvernement Charest a repris les travaux parlementaires hier en voulant éviter de soulever la même controverse qu’en décembre dernier avec son menu législatif.Comme sa promesse de réviser le no fault a provoqué une levée de boucliers, Québec y va plus doucement en annonçant une consultation publique avant même le dépôt d’un projet de loi, qui pourrait survenir aussi tard qu’à l’hiver 2005.Le premier ministre Jean Charest a donné le ton, hier, à l’orientation de son gouvernement pour la reprise des travaux parlementaires en affirmant qu’il a «toujours été un apôtre» de la consultation.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9r étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ds sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courriel redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone (514)985-3346 Par télécopieur (514) 985-3390 La publicité Au téléphone (514)985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les avis de décès (Le Mémoriel) Au téléphone (514) 525-1149 Par courriel info@lememoriel.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Service à la clientèle et abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514)985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir peut, à l’occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnés à la disposition d'organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la cBentéle.Le Devoir est publié du hindi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050.rue De Bleury.9 étage, Montréal.(Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800, boulevard Industriel, Saint-Jean-sur-Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900, boulevard Saint-Martin Ouest.Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.FESTIVALS SUITE DE LA PAGE 1 DÉFUSIONS Des arrondissements ont financé à même les fonds publics la campagne des comités en faveur de la défusion SUITE DE LA PAGE 1 L’attachée de presse a refusé de faire parvenir au Devoir le texte de l’avis en question.Mais selon le résumé qu’elle en a fait, le contentieux s’est entre autres référé à l’article 137 de la Charte de la ville, selon lequel un arrondissement peut effectivement soutenir financièrement un organisme exerçant ses activités sur son territoire, à la condition que celui-ci ait pour mission «le développement économique local, communautaire, culturel ou social».Ce qui exclut toute mission de nature partisane.Depuis quelque temps, certains arrondissements ont financé à même les fonds publics la campagne des comités de citoyens en faveur de la défusion.Dans l’arrondissement de Mont-Royal, par exemple, le conseil d’arrondissement a officieUement ouvert un compte de 50 000 $ «pour les activités liées à la loi 9», loi votée par le gouvernement Charest en décembre pour encadrer les consultations sur la défusion.«Avec ces fonds-là, expliquait hier le conseiller Cliff Carrie de Mont-Royal, on a accepté de couvrir une partie des coûts engagés par le comité Défusion Mont-Royal».Ce dernier justifie le geste en arguant que les surplus appartiennent «exclusivement à l’arrondissement et non à la Ville», et ce en vertu de la loi 170 sur les regroupements municipaux.Une position que le maire Tremblay rejette totalement, au dire de Mme Miville-Deschênes: «En vertu de quelle règle ces sommes, qui viennent autant des poches des citoyens en faveur des fusions que de celles des citoyens qui y sont opposés, devraient servir aux activités partisanes et non aux services aux citoyens?» Le cas de Mont-Royal avait fait saliver d’autres dé-fusionnistes.Notamment Bernard Paquet, ancien maire de Saint-Laurent, qui mène les forces défusion-nistes dans cet arrondissement Encore la semaine dernière, M.Paquet réclamait 150 000 $ des 16,2 millions de surplus accumulés par l’ancienne ville de Saint-Laurent selon une logique identique à celle des élus de Mont-Royal.La demande a été refusée par Alan Desousa, maire de l’arrondissement de Saint-Laurent, élu du parti de Gérald Tremblay et membre du conseil exécutif de la Ville.M.Desousa avait déclaré à ce moment que «ce n’est peut-être pas illégal pour les arrondissements de financer des comités partisans, mais c’est certainement immoral».D’aufres dé-fusionnistes, comme Bill McMurchie, maire de l’ar- rondissement de Pointe-Claire, confiaient hier au Devoir qu’ils ne pouvaient financer les défusionnistes à même les fonds publics «parce que {leur] ancienne ville n’avait pas laissé de surplus».Mais dans le cas contraire, il a admis qu’il n’aurait eu aucun scrupule à faire comme dans Mont-Royal «ou dans Kirkland», a-t-il ajouté.Aucun des frois comités antidéfusion (Anjou, Sainte-Geneviève et Pierrefonds) n’a reçu de fonds publics jusqu’à maintenant Dans Pierrefonds, la mairesse Monique Worth, qui appuie la création d’un comité antidéfusion dans son arrondissement disait lundi qu’elle serait prête à consacrer des fonds publics au débat sur les défusions, «à condition que les deux camps soient traités également».Au reste, les défusionnistes comme McMurchie et Paquet prétendent que le camp de la ville unifiée a, lui, la possibilité de piger allègrement dans l’argent des contribuables: «Le maire Tremblay s’est voté un budget de 22 millions de dollars pour promouvoir la nouvelle ville!», s’indignait Bill McMurchie, hier.L'élu indépendant de Pointe-Claire, d’ailleurs, voudrait bien que le contentieux «se penche aussi sur ce cas».Au bureau du maire, on rétorque que ces «225 millions, auxquels les défusionnistes s’accrochent, sont un montant maximal qui pourra être dépensé sur trois ans.Il visera à promouvoir les activités qui régissent la vie des Montréalais, point».Mme MiviDe-Deschênes donne l’exemple d’un arrondissement qui s’est servi récemment de ce budget pour publiciser une décision de l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM).«Peut-on avoir moins partisanes que les activités de l’OCPM?», dit-elle.À part l’avis juridique du contentieux de la Ville — qui sera très contesté, dit Cliff Carrie, élu indépendant dans Mont-Royal —, c’est sans autre règle de financement que se dérouleront les campagnes sur les défusions, encore pour un certain temps.Jusqu’au momeni en fait, où les «études d’impact» prévues par la loi 9 seront rendues publiques.Quand?Vers la mi-avril, dit Stéphane Gosselin, attaché de presse du ministre des Affaires municipales Jean-Marc Fournier.À ce moment, comme le prévoit la loi, le directeur général des élections du Québec rendra publiques des règles particulières de financement pour les campagnes référendaires qui pourraient se tenir dans les anciennes villes, où 10 % des citoyens l’ont exigé par l’entremise des registres.La loi antitabac du fédéral a aussi affecté financièrement le secteur, qui a perdu d’importants commanditaires cigarettiers.«Nous allons d'abord sauver les meubles en prévision du budget fédéral, le 23 mars, pour ne pas être pénalisés par la disparition du programme des commandites», dit Luc Fournier, directeur général des événements majeurs internationaux (REMD, qui rassemble les vingt plus importants festivals sportifs ou culturels du Québec (Carnaval de Québec, Régates, etc.).«Après, nous nous attaquerons à la constitution de ce regroupement pancanadien qui devient essentiel pour notre survie.» Michel Gauthier, directeur du Festival canadien des tulipes d’Ottawa-Gatineau et président sortant de Festivals et événements Ontario, un réseau rassemblant tous les joueurs du secteur, 400 membres au total, pense mettre sur pied la nouvelle entité d’ici une année.«Nous entrons dans la haute saison des festivals.Après cet été, nous allons pouvoir nous consacrer à fond à cette tâche de nous regrouper parce que notre industrie a de plus en plus besoin d’une voix nationale forte pour protéger ses intérêts.» La future association va rassembler la vingtaine d’événements québécois membres du REMI, autant de l’Ontario, dont les treize membres de l’association sœur de l’Ontario, la Major International Festival and Events Network, et finalement une dizaine d’autres festivals d’ailleurs au pays.Au total, on y retrouvera une cinquantaine de «leaders du secteur», définis comme des événements jouissant d’un budget annuel d’au moins un million et attirant au moins 15 % de touristes.«Si l’industrie des festivals est forte, l’ensemble du secteur va en bénéficier», dit M.Gauthier.La tentative de structuration pancanadienne a débuté il y a un peu plus de deux ans, autour du REMI.Le regroupement a organisé des conférences téléphoniques rassemblant cinq ou six personnes de partout au Canada puis une rencontre à Ottawa.M.Fournier confie que son organisme a même remboursé les frais de séjour d’un participant de l’Ouest qui n’avait pas les moyens de se déplacer.«Quand on sort du Québec et de l’Ontario, on trouve très peu d’événements avec un budget annuel de un million de dollars et plus, explique le directeur général du regroupement.Les vingt membres du REMI ont un budget annuel combiné de 120 millions, pour une moyenne de six millions par événement.Nous avons rapidement compris que les besoins étaient trop différents d’une province à l’autre et qu’il fallait miser sur les plus gros événements, les leaders de partout au Canada, pour faire un consensus autour de problèmes semblables.» Une Association canadienne des festivals et des événements a déjà existé au début des années 1980 à 1992.Elle a contribué à la naissance d’associations provinciales qui existent toujours, ailleurs au pays — le Québec avait déjà la sienne.«Nous avons ensuite manqué d’énergie pour continuer l’activité nationale, explique M.Gauthier.Le besoin se fait de nouveau sentir de se regrouper.Mais le milieu s’est beaucoup transformé.On ne parle plus de petits événements locaux ou de fêtes régionales.Plusieurs dizaines de festivals sont devenus des PME avec des budgets de millions de dollars.Les plus importants, comme le Festival international de jazz de Montréal, sont en tête de leur secteur dans le monde.Nous sommes une industrie en développement.Comme le gouvernement a mis de l’argent dans la haute technologie, il peut en mettre dans notre secteur industriel de pointe.» M.Fournier comme M.Gauthier rappellent que les festivals et événements versent des dizaines de millions en taxes aux gouvernements.Ils citent tous les deux un récent sondage de la revue Commerce montrant que plusieurs événements festifs du Québec, dont le Festival de jazz et celui consacré à l’humour, figment dans la liste des 150 entreprises les plus appréciées des Québécois.«Nous jouissons d’une notoriété certaine, mais nous avons été égratignés au passage par l’affaire des commandites, dit le directeur du Festival des tulipes.Nous, les festivals, nous avons livré la marchandise, malgré les dérives du programme.Le marketing événementiel a fonctionné.H ne faut donc pas nous pénaliser pour les fautes des autres.» TÉLÉJOURNAL SUITE DE LA PAGE 1 Comme le disait un journaliste de la salle des nouvelles, «comme à l’habitude, on ne sait rien, et le climat est complètement fou».Selon les informations du Devoir, il n’est pas question que Stéphan Bureau revienne en ondes à Radio-Canada cet automne et il semble que Le Point soit toujours maintenu.Quant à Jean-François Lépine, il a lui-même indiqué hier au Devoir qu’il serait toujours cet automne à la barre de l’émission Zone libre et qu’il n’était aucunement intéressé à prendre le poste de directeur des nouvelles que certains lui attribuaient (Jean-François Lépine aurait plutôt été intéressé l’automne dernier à occuper le poste supérieur de directeur de l’information, mais la haute direction de la SRC lui avait indiqué qu’elle préférait quelqu’un d’autre).Le nouveau directeur de l’information de Radio-Canada, Louis Lalande, a convoqué une confé- r i JACQUES GRENIER LE DEVOIR Gilles Gougeon quitterait Le Téléjournal en dépit de cotes d’écoute respectables.rence de presse pour cet après-midi et il semble qu’il y sera uniquement question du Téléjoumal.Gilles Gougeon avait été nommé à la barre du Téléjoumal à la fin d’août, mais les premières se- maines de ce Téléjoumal renouvelé ont été difficiles, alors que la nouvelle formule essuyait plusieurs critiques.Les changements proposés à l’information l’automne dernier avaient d’ailleurs entraîné la chute du directeur de l’information Claude Saint-Laurent Pourtant les cotes d’écoute actuelles du Téléjournal de Radio-Canada sont moins basses qu’on pourrait le croire.S’il est exact que certains soirs le Téléjoumal attire moins de 200 000 auditeurs, un survol des cotes d’écoute de février et mars compilées par la firme BBM permet de réaliser que le Téléjoumal fait régulièrement le plein de 300 000 auditeurs, et qu’il peut même atteindre 400 000.Il semble que Radio-Canada veuille ramener Bernard Derome rapidement à la barre de l’émission en prévision de la prochaine campagne électorale.Selon des informations non confirmées, il reviendrait à ce poste pour au moins un an.KAGAMÉ SUITE DE LA PAGE 1 Encadré par des responsables de l’ancien régime, ce génocide perpétré contre les Tutsis — environ 15 % de la population — ne prit fin qu’au terme de cent jours d’un bain de sang inouï', avec la victoire militaire du FPR L’enquête du juge Bruguière, fondée sur des centaines de témoignages, des dizaines de commissions rogatoires et de nombreuses missions d’entraide judiciaire à l’étranger, bénéficie du concours de plusieurs dissidents du FPR exilés en lieu sûr, dont un membre du «network commando», la structure clandestine placée directement sous les ordres du général Kagamé et chargée de l’attentat Dans son audition, ce témoin clé s’explique sur l’hypothèse — a priori monstrueuse — que le FPR le mouvement rebelle né dans la diaspora tutsie, ait pu sacrifier, pour sa prise de pouvoir, les «Tutsis de l’intérieur», c’est-à-dire les parents restés au pays après la fin, en 1959, de l’hégémonie politique de l’ethnie minoritaire au Rwanda.«Paul Kagamé n ’avait que peu de considération pour les Tütsis de l'intérieur qui étaient presque assimilés à ses yeux aux Hu-tus, affirme le capitaine Abdul Ruzibiza.Les Tütsis de l’intérieur étaient des ennemis potentiels qu’il fallait éliminer au même titre que les Hutus pour prendre le pouvoir, objectif essentiel de Paul Kagamé.» Un autre dissident Jean-Paul Mugabe, réfugié politique aux Etats-Unis, avait imputé, dès mai 2000, la responsabilité de l’attentat contre le Falcon 50 au FPR avec cette mise en garde: «Les génocidaires hutus.qui ont tué des Tutsis sans défense, et les autres révisionnistes et groupes extrémistes ne devraient pas se servir du présent témoignage pour nier l’existence du génocide contre les Tütsis et prétendre que le crime de Kagamé sur Habyarimana donnait le droit de massacrer les Tutsis sans aucun lien avec Kagamé.Les responsables du génocide de 1994 doivent être poursuivis conformément au droit international.» Bien que le rapport de synthèse du 30 janvier 2004 ait été communiqué «de façon informelle» au parquet de Paris, ce dernier n’est pas encore formellement saisi des conclusions de l’enquête Bruguière.«Si c'était le cas, le parquet devrait décider s’il lance des mandats d’arrêt internationaux, pour "assassinat en relation avec une entreprise terroriste’’, contre une dizaine des plus hauts responsables du pouvoir actuel à Kigali, à l’exception du président Kagamé, qui jouit de l’immunité reconnue aux chefs d’État en exercice», explique une source proche de l’enquête, en ajoutant «D’un point de vue à la fois judiciaire et politique, le choix du moment opportun pour cet affrontement aux conséquences diplomatiques potentiellement considérables fait encore débat.» Le «paroxysme émotionnel» du dixième anniversaire Si, tant à l’Élysée qu’au Quai d’Orsay, on affirme que «la justice passera», un conseiller de Jacques Chirac reconnaît sous le couvert de l’anonymat qu’une «consigne civique» a été passée au juge Bruguière pour qu’il ne saisisse pas le parquet dans le contexte du dixième anniversaire — imminent — du début du génocide au Rwanda Le commencement de l’œuvre exterminatrice est commémoré, tous les ans, le 7 avril, lendemain de l’attentat contre l’avion du président Habyarimana et premier jour, à Kigali, des massacres à grande échelle qui allaient par la suite, gagné l’ensemble du pays.Cette année, de frès nombreux dignitaires étrangers — des chefs d’État et de gouvernement des ministres et des représentants d’organisations internationales — sont attendus dans la capitale rwandaise pour la commémoration du «premier génocide en terre africaine» que le monde extérieur ne fit rien, en 1994, pour empêcher.Au-delà de cette non-assistance à population en danger d'extermination, la France, l’alliée principale de l’ancien régime Habyarimana, a été accusée de «complicité avec les génocidaires».À Paris, où l’on croit savoir que «le FPR a déjà imprimé un livre avec de soi-disant témoignages d’anciens militaires rwandais qui prétendent que des officiers français ont entraîné les miliciens extrémistes hutus, bras armés du génocide», on affirme vouloir passer le cap du «paroxysme émotionnel» du dixième anniversaire sans s’engager «dans une sordide bataille de cadavres».Cependant après une toute relative accalmie, la guerre secrète entre Paris et Kigali est en fait relancée depuis un an déjà.Mettant à profit la brouille entre le général Kagamé et son ancien «tuteur» régional, le président ougandais Yoweri Museveni, la France n’a pas seulement «exfiltré» vers Kampala plusieurs dissidents du régime rwandais, quitte à leur trouver un exil plus sûr par la suite, mais elle a également monté l’opération «Artémis», le déploiement de 1850 soldats européens — dont 1500 Français — dans le nord-est du Congo, de juin à octobre 2003.Au-delà du coup d’arrêt porté aux massacres à Bu-nia, et du sauvetage de la mission des Nations unies sur place, Paris aurait ainsi déjoué «une tentative du Rwanda de porter la guerre chez son “frère ennemi’ ougandais, par milices congolaises interposées».De son côté, Kigali, conscient de l’épée de Damoclès que représente pour lui l’enquête judiciaire en France, a physiquement éliminé plusieurs informateurs du juge Bruguière.Dans ce contexte chargé, la polémique risque d’éclipser l’interrogation sur la valeur intrinsèque de l’investigation menée par la justice française.Celle-ci, au regard du passé, était sans doute la moins bien placée pour mener l’enquête sur l’événement qui fit basculer dans l’horreur le Rwanda.Or, elle est la seule à s’être donné les moyens de connaître la vérité que les Nations unies et, tout spécialement, le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) ont non seulement refusé d’instruire mais se voient aujourd'hui accusés d’avoir voulu étouffer. LE DEVOIR.LE MERCREDI 10 MARS 2 0 0 4 «Grand Moyen-Orient» Le plan Bush passe par Alexandrie PASCAL RICHÉ LIBÉRATION Washington — La Maison-Blanche aura, à la lin de la semaine, ,un oeü sur la nouvelle bibliothèque d'Alexandrie, en Egypte.En conclave pendant deux jours, 170 intellectuels arabes s'y retrouvent sur le thème de la «réforme» des pays de la région.Les Américains attendent beaucoup des conclusions de cette conférence: üs espèrent qu’elles vont un peu dédramatiser la discussion autour du Grand Moyen-Orient (GMO), cette initiative qu’ils comptent faire adopter par les huit pays les phis industrialisés, tors du sommet du G8 à Sea Island (Géorgie), en juin.Le GMO est im vaste programme visant à promouvoir la démocratie, l'égalité entre hommes et femmes, l’accès à l’éducation et l’ouverture économique dans la région.«Aider les gens du Moyen-Orient à résorber le déficit de liberté est, au bout du compte, la clef de la lutte contre le terrorisme.C'est le grand chantier de notre époque, et cela nécessitera de la détermination et des ressources pendant une génération ou plus», a expliqué le vice-président Dick Cheney, à Davos, en janvier.; Le GMO a soulevé une vague de méfiance dans les pays arabes, qui y voient une tentative américaine d’imposer leur hégémonie dans la région et de faire oublier leur impuissance à résoudre le conflit israélo-palestinien.Les arrière-pensées politiques n’échappent par ailleurs à personne: «Ce projet est une manière de masquer l’illégitimité de la guerre en Irak les Américains invitent désormais le monde à juger le conflit sur la base du résultat recherché— la démocratie—, non plus sur ses motivations réelles Et ils cherchent à impliquer les pays du GS dans cette entreprise», analyse ainsi Ctovjs Maksoud, ancien ambassadeur de la ligue arabe aux Etats-Unis et professeur à l’American University de Washington.Rares pourtant sont ceux qui remettent en cause le diagnostic: le Moyen-Orient souffre d’un retard de développement qui aggrave ses plaies, dictatures, guerres ou terrorisme.Washington s’abrite derrière le rapport rédigé sous l’égide du Programme des Nations unies sur le développement On y apprend que le PIB combiné des 22 pays arabes ne dépasse pas celui de l’Espagne, ou encore qu’il y a moins de branchements Internet par habitant qu’en Afrique subsaharienne.Sur le fond, les buts affichés par les Américains sont aussi difficilement critiquables, et la promesse d’un engagement financier à long terme ne peut être rejetée d’un revers de la main.Mais l’administration américaine avance avec une grande maladresse.George W.Bush, d’abord, a lancé son plan devant un think tank peuplé de faucons, l’Ame-rican Enterprise Institute.Puis, dans leurs discussions diplomatiques, ses conseillers ont comparé le GMO avec le travail réalisé au début des années 1990 sur le bloc soviétique.Le parallèle entre l’islam et le communisme, idéologie ennemie, n’a pas été toujours apprécié.Le sous-secrétaire d’Etat, Marc Grossman, a été dépêché la semaine dernière au MoyenOrient pour assurer les uns et les autres que «rien ne serait imposé».Pourtant, en omettant certains pays importants, il a également fait des mécontents.Face au blocage qui menace, les Européens poussent Washington à laisser les pays arabes reprendre l’initiative, et également à accroître sa pression sur Israël que ce soit sur la question du «mur» ou sur celle du retrait de colonies.Toutefois, en année électorale, Bush, qui compte gagner des voix dans l’électorat juif américain, n’est guère incité à prendre des risques vis-à-vis de l’Etat hébreu.i) •LE 11 0 S D E• Kerry se rapproche de l’investiture Il remporte facilement les primaires de quatre États du Sud JOHN WHITESIDES REUTERS Washington—John Kerry s'est rapproché hier de l’investiture démocrate pour l’élection présidentielle de novembre en remportant facilement les primaires de quatre Etats du Sud — Floride, Mississippi, Texas et Louisiane.Le sénateur du Massachusetts cherche à montrer sa force par rapport à George W.Bush et à organiser son soutien dans une région ne s’est pas révélée une terre d’élection des démocrates tors des derniers scrutins.Kerry a remporté plus des trois-quarts des votes en Floride et dans le Mississippi, contre des rivaux ayant abandonné la course, et à deux concurrents restants dont il n'a rien à craindre, le militant des droits de l’Homme Al Sharpton et le député de l’Ohio Dennis Kucinich.Kerry a obtenu de fait le droit d’affronter Bush en écartant de la course son dernier rival, John Edwards, lors du «Super mardi» la semaine dernière.Kerry et Bush, déjà engagés dans une guerre des mots, ont échangé de nouvelles accusations hier.Bush, sans citer Kerry, a décrié les «isolationnistes économiques» qui affaibliraient l’économie américaine.«Il y a des isolationnistes économiques dans notre pays qui croient que nous detrions nous séparer du reste du monde en relevant nos droits de douane et en fermant nos marchés.Ils ont tort», a martelé Bush.Kerry préconise la révision des accords commerciaux des Etats-Unis et la mise en application des normes en matière de main-d’œuvre et d'environnement Le sénateur dénocrate a tourné en rkhcuto la recommandation d’une «stabilité du pouvoir» faite par le président américain quH a qualifié de «têtu».«Je dirais que c’est un dirigeant têtu parce qu'il insiste obstinément sur les baisses d’impôts tout en faisant régulièrement perdre des emplois à ce pays», a déclaré Kerry lors d’une réunion à la mairie d’Evanston, dans l’Illinois, où aura lieu une primaire la semaine prochaine.Hier, 435 grands électeurs étaient en jeu pour la convention démocrate de juillet, suffisamment pour permettre à Kerry de s’approcher à 100 voix des 2 162 nécessaires pour emporter l’investiture.Kerry espère améliorer en novembre la perfor- mance d’Al Gore, candidat démcorate à la présidentielle de 2000, chassé du Sud par Bush malgré ses origines du Tennessee., Les trois dentiers présidents démocrates, Lyndon Johnson, Jimmy Carter et Bill Clinton, sont issus dû Sud.La route de Kerry vers la Maison blanche serait grandement facilitée si ce «patricien» de la côte arrivait à séduire la région.Pour le moment, il a remporté les primaires dénici-crates de Virginie et du Tennessee, celui-ci étant lè seul Etat du Sud remporté tors de la présidentielle çle 2000 par le candidat démocrate Al Gore.Kerry a aussi gagné de justesse en Géorgie, face à Edwards, sénateur de Caroline du Nord, qui lui a ravi la Carolipe du Sud et l’Oklahoina.Kerry s’est déclaré il y a quelques semaines sfir d’entrer à la Maison blanche sans même être mqjon-taire dans le Sud, mais, depuis, il s’est dit résolu à tèr-railler durement avec Bush, ancien gouverneur du Texas, sur ses propres terres.D a affirmé néanmoins qu’il ne changerait pas ses thèmes électoraux dans le simple souci de se gagner les bonnes grâces du Sud.À en croire les républicains —— ^ ¦¦¦ ¦¦ i .John Kerry est un peu trop français " JIM BOURG REUTERS Selon une certaine propagande, le fait de jouer de la guitare classique illustre la mauvaise influence européenne.PASCAL RICHÉ LIBÉRATION Washington — À écouter les républicains, le candidat démocrate John Kerry est tantôt un «libéral» (un homme franchement à gauche, au sens américain du terme), tantôt un candidat versatile (Bush: «mon adversaire a des convictions.mais elles ne durent jamais très longtemps»), tantôt un ex-pacifiste sans trempe.Depuis quelques jours, ils ont recours à une nouvelle flèche, trempée dans un insidieux poison.L’idée suggérée est que John Kerry est sous influence européenne, voire un peu français sur les bords.Lors d’une réunion avec des généreux donateurs, lundi en Floride, Kerry s’est targué d’avoir reçu, en privé, les encouragements de plusieurs chefe de gouvernement: «J’ai rencontré des dirigeants étrangers, qui ne peuvent déclarer cela publiquement mais qui m’ont dit en me fixant dans les yeux: vous devez gagner, vous devez battre ce type, on a besoin d’une nouvelle politique!» Cette déclaration a aussitôt déclenché cette réplique de Terry Holt, porte-parole de la campagne de Bush: «Les amis étrangers de Kerry peuvent le préférer au président américain, mais cette élection est entre les mains du peuple américain.» Ce n’est pas la première fois que le «Grand Old Party» accuse Kerry d’avoir des «amis européens».Sur son site, plusieurs pages font allusion à ces amitiés, sous le titre «John Kerry, international man of mystery».On y évoque ses «amis anglais», ses «amis français» et même ses «conspirations».En guise d’illustration, une photo censée démontrer la mauvaise influence européenne: Kerry y joue de la guitare classique! Ailleurs, les républicains se demandent quels étrangers ont supplié Kerry de gagner l’élection: ils suggèrent pêle-mêle le nord-Coréen Kim Jong fl, le cousin germain français de Kerry, Brice Lalonde, ou encore le «quotidien français de gauche libération».Déjà, l’an dernier, un conseiller anonyme de Bush avait glissé à un journa- liste du Washington Post «He looks French.» La remarque avait alors semblé grotesque, mais elle était la première pierre d’une lapidation.A plusieurs reprises, le Texan Tom DeLay, leader de la majorité républicaine à la Chambre des représentants, incarnation de la droite religieuse et ami de Bush, a lancé cette bonne boutade en ouvrant ses discours: «Good afternoon, or Bonjour, as Kerry might say» La semaine dernière, DeLay (un nom d’origine française, soit dit en passant) a élaboré un peu ses insinuations: à l’écouter, Kerry serait dé- tonné par son éducation européenne.Non seulement le sénateur du Massachusetts est marié à une femme d’origine portugaise élevée en Afrique, Teresa Heinz, mais U a passé une partie de son enfance en Europe, entre Oslo, Berlin, un pensionnat suisse et ses vacances à Saint-Briac en Bretagne, le village où sa grand-mère avait une grande maison; et dont Brice Lalonde est maire.«Les républicains estiment qu’ils ont intérêt à dépeindre Kerry comme un personnage cosmopolite, sans racines, à souligner ses connections internationales.Le mot “international'’ est codé, il signifie: pas vraiment américain», commente Todd Gitlin, professeur à la Columbia University et chroniqueur sur le site opendemocracy.org.Selon lui.les républicains ont dù peser le risque de froisser les électeurs d’origine européenne et ont jugé qU'il était plus rentable, à ce stade, de mener cette campagne pour «galvaniseria base».Cette campagne témoigne de la peur des républicains face à la montée du démocrate dans les sondages: il est à 48 % des intentions de vote contre 44 % pour Bush selon le Washington Post, à 52 % contre 44 % selon USA Today.Kerry s’attend à tout: «Cela va être dur, ils vont tout faire pour me salir ainsi que Teresa», a-t-il estimé lundi.Mais les démocrates ne sont pas des saints non plus.Le sénateur républicain John McCain (qui avait fait campagne contre Bush aux primaires de 2000).a fait ce pronostic dimanche: «La plus méchante campagne qu’on ait jamais vue, clés deux côtés.» EN BREF Téhéran condamné Vienne — Les États-Unis et l'Europe sont parvenus hier soir à une résolution de compromis stigmatisant l’Iran pour ne pas avoir déclaré certains aspects de son programme nucléaire mais repoussant jusqu’en juin d’éventuelles sanctions internationales, ont rapporté des diplomates.Le projet de résolution, établi à Tissue d’âpreg négociations en coulisses par les États-Unis, la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne, doit être soumis au conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique qui est réuni depuis lundi à Tienne.11 doit auparavant être visé par les autres membres du conseil.De surcroît, il peut encore être amendé avant d’être soumis aux 35 gouverneurs formant l’exécutif de l’agence de sûreté nucléaire de TONU, a souligné un diplomate occidental.Le texte de compromis, dont l’AFP a obtenu une copie, Condamne l’Iran pour avoir notamment omis de révéler en octobre qu’il disposait des plans d’une centrifugeuse sophistiquée (P-2) destinée à enrichir de Turanium.Mais le texte ne déclare pas formellement l’Iran en contravention avec le Traité de non-prolifération nucléaire, ce qui entraînerait la saisine immédiate du conseil de sécurité de TONU, seul habilité à imposer d’éventuelles sanctions internationales au régime islamique.ï Abou Abbas meurt en prison Washington (AFP) — Mohammad Abbas (Abou Abbas), chef du Front de libération de la Palestine, le mouvement responsable de la prise d’otages du paquebot italien l’Achille Lauro en 1985, est mort dans une prison américaine en frak, a annoncé un responsable américain hier.«Il est décédé de mort naturelle», a indiqué à Washington ce responsable sous couvert de l’anonymat Abou Abbas, dont le vrai nom est Mohammad Abbas, avait été emprisonné par les forces américaines en Irak après la chute du président irakien Saddam Hussein en avril 2003.•CARRIERES ET PROFESSIONS- DAWSOIM Le Collège Dawson, le plus gros cégep anglophone au Québec, contribue au développement intellectuel, économique et culturel de la société en dispensant un enseignement supérieure de qualité dont ont besoin ses étudiants pour réussir dans la vie.Situé dans un édifice historique au centre-ville de Montréal, sur 12 acres d'espace vert, le Collège compte près de 10 000 étudiants inscrits à plus de 50 programmes d'études pré-universitaires et techniques, au régulier et à l'éducation permanente.Cette institution de haut niveau est actuellement à la recherche de candidats qualifiés pour combler le poste de : DIRECTEUR GÉNÉRAL Sous la responsabilité du Conseil d'administration, le Directeur général agit en tant que chef de la direction du Collège et assume le leadership nécessaire à l'épanouissement de l’établissement.Limplantation du plan stratégique pour 2004-2009 et le suivi des recommandations qui découlent du nouveau plan d’action relatif à l'évaluation institutionnel font partie des défis que devra relever le Directeur général au cours des cinq prochaines années.De plus, le Directeur général garantira l’excellence de la formation dispensée, la saine gestion financière du Collège, la qualité de ses ressources humaines et le maintien et le développement des relations avec ses partenaires gouvernementaux, industriels et communautaires.Le candidat idéal possède au minimum un diplôme universitaire de deuxième cycle dans un domaine pertinent, est parfaitement bilingue, tant à l'oral qu’à l'écrit, possède un minimum de dix (10) années d'expénence pertinente en éducabon dont cinq (5) années dans un poste de direction de même qu'une connaissance approfondie du rrrilieu de l'éducation au Québec et ailleurs.Dotée d’un sens profond de l'éthique, la personne recherchée est capable d'articuler une vision claire pour le Collège à laquelle elle saura faire adhérer tous les membres de l’institution.Dévoué à la mission du Collège, à ses valeurs institutionnelles et à ses étudiants, le candidat idéal possède une excellente capacité d'analyse, d'organisation, de synthèse et de prise de décision II est reconnu pour son leadership, sa capacité à travailler en équipe et à insprirer tous les intervenants pour que les objectifs institutionnels soient atteints.La rémunération et les conditions de travail sont conformes au Règlement déterminant certaines conditions de travail des hors-cadres des collèges d’enseignement général et professionnel (classe 1), Toute personne qualfiée et intéressée à relever ce défi est invitée à soumettre sa candidature au Collège en faisant parvenir son curriculum vitae, accompagné d'une lettre de présentation, avant le 19 mars 2004 en faisant mention du concours DG2O04 à : Présidente du Comité de Sélection Collège Dawson 3040 rue Sherbrooke Ouest, Suite 4B-7 Montréal, QC H3Z 1A4 Tél : (514) 931-8731 poste 1372 Téléc (514)931-3321 Pour plus de renseignements au sujet du College Dawson, veuillez consulter wyyw,dawsoncolleqe.qc.ca Nous vous remercions à l’avance de votre intérêt Cependant, seuls les candidats sélectionnés seront contactés Le terme génénque masculin est utilisé pour alléger le texte.Le Collège Dawson respecte les principes d'accès à l'égalité à l'emploi W LE COLLÈGE UNIVERSITAIRE DE SAINT-BONIFACE APPEL DE CANDIDATURES Porte de remplacement - un an Domaine ; enseignement des cours de chimie organique et de chimie physique Qualifications : ; • Doctorat (Ph.D.dans la discipline).Le poste est aussi ouvert aux candidats et aux candidates en rédaction de thèse; • Une maîtrise avec expérience dans l’enseignement / la recherche sera considérée.• E«i«ntw et habiletés recherchées • Excellentes qualités démontrées dans l'enseignement.Rémunération : classification et salaire selon la convention collective.Entrée en fonction : Le I' août 2004.Poste 2 : BtgfefaeMr ou professeure de marketing pouvant conduire à la permanence au sein de la faculté d’administration des affaires Domaine i enseignement des cours de marketing Qualifications : • Doctorat en marketing (ou être sur le point de l’obtenir); • Excellentes qualités démontrées dans l’enseignement et la recherche reliés i son domaine de spécialisation; • Une préférence sera accordée aux candidates et aux candidats qui peuvent enseigner dans d’autres domaines connexes, gestion des organisations par exemple, et contribuer au rayonnement du CUSB dans le milieu defj affaires et des relations internationales.Rémunération : classification et salaire selon la convention collective.‘ Entrée en fonction : Le I- août 2004 Les personnes intéressées sont priées de soumettre leur curriculum vrtoe et le nom de trois répondants avant le 31 mars 2004 à : Lorraine Roch Conseillère principale en ressources humaines lomch@ustboniface.mb.ca Collège universitaire de Saint-Boniface 200, avenue de la Cathédrale Saint-Boniface (Manitoba) R2H 0H7 Téléphone : (204) 233-0210:: Télécopieur : (204) 237-3099” rgagne@ustboniface.mb.ca: : Wicwmbçnifgçe,nrib.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.