Le devoir, 2 avril 2004, Page(s) complémentaire(s)
JOSÉE BLANCHETTE Séduire pour ne pas mourir un peu Page B 8 ?www.ledevoir.com ?Miii, ,t« V ACTUALITÉS Sainte-Justine échappe au blâme Page A 3 LE DEVOIR Médicaments : aînés et démunis paieront Le gouvernement Charest abandonne une autre promesse électorale ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU QUÉBEC Le plan de lutte contre la pauvreté que rend public le gouvernement Charest aujourd'hui n’assurera pas, ni cette année ni l’an prochain, la gratuité des médicaments pour les assistés sociaux et les personnes âgées démunies.C’était pourtant une des promesses des libéraux lors des dernières élections générales et même lors de la campagne électorale de 1998.Cet engagement figurait d’ailleurs dans la première version du Plan de lutte contre la pauvreté, rédigée à l’automne dernier par le gouvernement, dont Le Devoir avait obtenu copie.Dans cette version du plan, on visait à rétablir la gratuité des médicaments pour les assistés sociaux en juillet 2004.Puis, un an plus tard, les personnes âgées de 65 ans et plus qui touchent le maximum du supplément de revenu garanti devaient à leur tour avoir droit à la gratuité.D s’agit d’une mesure qui entraîne un débours de 23 millions par année pour l’Etat, avait-on évalué dans le plan à l'automne.«Il n’y a pas de décision qui a été prise», a indiqué hier Cathy Rouleau, l'attachée de presse du ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard.Et aucun échéancier n’est prévu pour l’introduction de cette mesure l’an prochain.«Notre engagement est toujours là», a toutefois souligné Mme Rouleau.Le ministre Couillard n’envisage VOIR PAGE A 10: MÉDICAMENTS Séguin évoque la privatisation de Télé-Québec Line Beauchamp préfère parler de réflexion dans le cadre de la modernisation de l’État STÉPHANE BAILLARGEON PAUL CAUCHON LE DEVOIR Le ministre des Finances du Québec, Yves Séguin, a causé toute une commotion hier à Télé-Québec en laissant entendre qu’il songeait à privatiser la chaîne éducative et culturelle.Le ministre Séguin a fait cette déclaration en entrevue à la station de radio CHOI-FM de Québec, la célèbre station de l’animateur Jeff Pillion.La vente ou la privatisation de Télé-Québec sont-elles à exclure?, s’est-il fait demander.«U y a des réflexions actuellement, a répondu le ministre Séguin.Est-ce que ça fait partie du rôle du gouvernement de détenir une sta- « Est-ce que ça fait partie du rôle du gouvernement de détenir une station de télévision?» tion de télévision?Je ne sufs pas certain que c’est le rôle de l’État.» As l sa sortie de la station de radio, le ministre aurait également déclaré que «les employés de Télé-Québec pourraient fort bien être réembauchés par d’autres réseaux ou stations privés».La déclaration du ministre des Finances survient deux jours après son premier budget, en vertu duquel le budget de Télé-Québec a été amputé de près de 8 % pour l’année 2004-05.À Télé-Québec, c’était l’émoi général hier.«[Cette déclaration de M.Séguin] nous surprend au plus haut VOIR PAGE A 10: TÉLÉ-QUÉBEC ¦ L’éditorial de Josée Boileau en page A 8 S’automutiler pour sortir du cadre Le phénomène Jackass arrive en ville ALEC CASTONGUAY LE DEVOIR Rarement a-t-on vu pareil engouement populaire — surtout chez les gars de 20 à 30 ans — pour un phénomène si dérangeant qu’on l’aurait volontiers étiqueté «underground».Mais les extrémistes, qu’ils soient versés dans l’humour comme Jackass ou dans la violence et la sexualité comme certains musiciens et artistes, n’attirent habituellement pas les foules.Un petit bar ou un entrepôt fait souvent l’affaire.Pas pour Jackass.Après avoir rempli le célèbre Dagobert de Québec avec 1600 fans survoltés mardi dernier, Ste-ve-0 et sa bande débarquent au Métropolis de Montréal demain soir.Fiés de 2000 irréductibles sont attendus pour assister, mais également participer, à une séance grand public d’automutilation, de calage d’alcool et de défis inimaginables.Il faut avoir le cœur solide, un humour acide et plus qu’un brin de voyeurisme pour supporter le cocktail que propose Jackass.Dans le spectacle, un «Les jeunes cherchent toujours une réalité plus forte que la fiction.Nous sommes à l’ère de l’excès.» VOIR PAGE A 10: JACKASS INDEX •O Annonces.B 4 Avis pubBcs.B 6 Cinéma.B3 Décès.B4 Éditorial.A8 Idées.A9 Météo.B 4 Monde.A 5 Mots croisés.B 6 Nature.B 7 Reste .B 5 Sports.B 7 Télévision.B 2 Week-end____B 1 S’élever par la lecture W>: AGENCE FRANCE-PRESSE LES LIVRES transportent dans un autre monde.mais plus rarement sur un autre étage, à une dizaine de mètres du sol.La tranquillité est par contre au rendez-vous, paraît-il.Le chorégraphe allemand Angie Hiesl a imaginé cette mise en scène pour la deuxième mouture de la Foire du livre de Bordeaux, en France.Reid avoue endetter davantage les étudiants «Il faut vivre selon nos moyens» TOMMY CUOUINARD DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Les étudiants québécois devront porter un fardeau financier plus lourd ,sur leurs épaules dès septembre.Le ministre de l’Éducation, lierre Reid, a reconnu hier que sa décision de majorer les prêts étudiants et de réduire les bourses entraînera une augmentation de l'endettement étudiant «Il y aura une augmentation de l’endettement dans la plupart des cas, parce qu’il y aura plus de prêts et les bourses seront moins généreuses», a affirmé Pierre Reid en conférence de presse.Le ministre a précisé du même souffle que le nouveau système de remboursement proportionnel au revenu du diplômé, qu’il mettra en place l’année prochaine, permettra de limiter les dommages.Dans le budget 200Ï05 déposé mardi, Québec a réduit du tiers — plus de 63 millions de dollars — le budget du régime de prêts et bourses venant en aide aux étudiants.Par conséquent dès septembre, le plafond du prêt étudiant maximal sera haussé, alors que la bourse subira une réduction équivalente.Si les étudiants recevront le même montant d’aide du gouvernement ils bénéficieront de bourses moins généreuses et auront des prêts plus élevés à rem-bçurser à la fin de leurs études.Pendant ce temps, l’État réalise des économies substantielles.«Chaque étudiant va obtenir le même montant d'argent pour boucler son budget l’année prochaine que s'il n’y avait VOIR PAGE A 10: REID Selon la FEUQ, l’augmentation de l’endettement étudiant pourrait atteindre 55 % A la rencontre des.Cousins Fringants Débarqués à Paris pans pub ni trompette, les Cowboys Fringants jouent ce soir à LÉlysée-Montmartre devant quelque 1300fans alertés parle bouche à oreille et par Internet SYLVAIN CORMIER Ct est tout vendu.ÜÉ-/ lysée-Montmartre, sorte de Spectrum juché sur la fameuse butte, sera rem pli à capacité ce soir pour le baptême de scène des Cowboys Fringants en France.Rempli, cela veut dire pas loin de 1300 places, achetées en très grande majorité par des Français.Des Français de Paris, de la banlieue parisienne, de la province plus ou moins éloignée.Et aussi par des Belges, des Suisses.Des fans rappliqueront de la République tchèque et d’É-cosse.Comment sait-on ça?Grâce à Internet.Bon nombre de ces fans fréquentent en effet le site des Fringants (www.cow-boysfringants.com).Les plus fervents se sont même regroupés en association: bonjour les Cousins Fringants.«On aime bien ce nom, qui nous a été suggéré par un Québécois sur le forum de discussion du site», pré- «Ils sont sympathiques, dynamiques, humains, engagés.Leur musique est mélodieuse et festive.Et surtout, ils sont originaux.Typiquement québécois.Ds n’ont rien à voir avec un Garou.» cise Bruno Cadoret de Villepari-sis, secrétaire de l’association.«Nous étions quelques-uns à avoir découvert les Cowboys Fringants lors de séjours au Québec.Moi, c’était en juin 2003.Dans un bistrot de la rue Saint-Denis, j’entends cette musique qui me plaît tout de suite.Le serveur m’a très bien informé: c’était un fan.J’ai acheté l’album Attache ta tuque! et, de retour en France, je me suis mis à faire découvrir ça aux copains.» Tout naturellement, les découvreurs se sont découverts les uns les autres, le forum du site devenant agora.«On a aussi connu les fins québécois par le site.On leur demandait de nous traduire certaines expressions ou d’éclaircir certaines références à l’histoire du Québec.On est devenus une communauté.» Les gens de la Compagnie Lari-vée-Cabot-Champagne et de La Tribu, l’agence de spectacles et la compagnie de disques du groupe, se sont vite aperçus qu’un courant VOIR PAGE A 10: COWBOYS JACQUES GRENIER LE DEVOIR «Ç’a commencé il y a un an et demi environ.Des dizaines, puis des vingtaines de courriels par semaine, venus de France et d'ailleurs en Europe.Des demandes de renseignements.Des gens qui voulaient commander les disques.On a senti qu’il se passait là-bas un peu la même chose qu’au Québec», dit la relationniste du groupe.,v ?r T B 2 LE DEVOIR.LE VENDREDI 2 AVRIL 2004 WEEK-END CULTURE Des fragments de la statue de la Liberté sont en vente à Montréal STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR L> Hôtel des encans de Montréal mettra en vente ' lundi prochain une collection d’objets et d’œuvres d’art d’Auguste Bartholdi, créateur de la statue de la liberté, symbole phare des Etats-Unis d'Amérique.La collection comprend 43 lots divers, dont deux petits fragments commémoratifs du monument, cinq toiles et plusieurs documents manuscrits ou autographiés de la main de l’artiste.«Ces lots appartiennent à la succession Bartholdi, explique Stéphane Cauchies, porte-parole de l’Hôtel des encans fondé et toujours dirigé par legor de Saint-Hyppolite.Ils sont d’autant plus rares que les archives de l'artiste et son atelier ont brûlé pendant la Première Guerre mondiale.» Alors, comment ces documents se sont-ils retrou- vés à Montréal?M.Cauchies explique que leur propriétaire, un descendant d’un ami de Bartholdi, relié à la famille Peugeot, ancien président de l’Automobile Club de France, est installé au Québec depuis quelques années.D désire conserver l’anonymat La collection comprend par exemple deux fragments de cuivre de la statue colossale de la Liberté: l’un présenté comme un «souvenir d’une visite aux travaux», avec un paraphe (A B.) dans le matériau; l’autre est un «souvenir d’une visite dans la tête de la statue» lors de l’exposition universelle de Paris en 1878.Ces échantillons étaient offerts légalement aux visiteurs.Les cinq toiles proposent surtout des paysages.Il s’agit de petits formats (environ 20 cm par 12 cm), des huiles sur toile monogrammées et datées de 1863 aux années 1890.On trouve aussi deux feuillets autographes d’un discours de M.Bartholdi prononcé aux Etats-Unis en 1876, des menus signés et une carte nominative et autographiée de Bartholdi d’invitation à la cérémonie d’inauguration de l’œuvre dans le port de New York, agrémentée d’une gravure de Tiffany & Co.La description complète se retrouve sur le site de l’enquêteur (iegornef).L’Hôtel des encans a évidemment contacté de nombreuses institutions américaines susceptibles d’acquérir les lots bartholdiens.La vente risque d’autant plus d’attirer l’attention dans certains cercles spécialisés que le site de la statue de la liberté, à New York, doit rouvrir ses portes dans quelques mois, après des années de travaux de restauration, et que l’on commémore cette année le centième anniversaire de la mort de Bartholdi.Né à Colmar, en Alsace, en 1834, Bartholdi manifeste très tôt ses dons artistiques et effectue sa première commande publique avant sa vingtième an- née.Sa passion pour les œuvres pionumentales se développe pendaint un voyage en Egypte.Vers 1867-68, il réalise la maquette d’un phare gigantesque pour l’entrée du canal de Suez.Cette œuvre ne sera jamais réalisée, mais le projet donnera finalement naissance à la statue de la Liberté éclairant le monde, voulant célébrer l’amitié franco-américaine et les valeurs démocratiques.La main et le flambeau participent à l’exposition universelle de Philadelphie en 1876, ^u moment du centenaire de l’indépendance des Etats-Unis.La dame complète de 33 mètres, exécutée en lames de bronze montées sur une armature d’acier due à Gus- ' tave Eiffel, s’installe sur nie de Bedloe en 1880, un site choisi par Bartholdi lui-même.La statue exprime clairement les sentiments patriotiques du partisan de l’Alsace française, dans un style fortement marqué par la tradition académique.SPECTACLE Un bazar nommé Polémil H y a des trucs qui ne trompent pas: ils portent tout le temps des gilets à rayures.Avec leurs airs mi-baveux, mi-fanfarons et leurs discours anticapitalistes, les membres du groupe Polémil Bazar sont vraiment l’archétype d’une certaine jeunesse des centres-villes portée sur les arts, un brin militante et colorée.Ça vous ressemble tellement que c’en est gênant ISABELLE PORTER Si on en parle, c’est que la sympathique bande de Polémil Bazar se dégourdira ce soir sur la stène du Cabaret du Plateau.Ses membres ont beau avoir remporté deux gros prix au dernier gala MIMI (meilleur album et chanson de l’année pour Kyoto) et vendu quelque 7000 exemplaires de leur dernier album, Montréal les connaît peu.À Québec, c’est différent Ils font vraiment partie de la famille.Les six musiciens — Hugo Fleury (accordéon, guitare et chant), Thierry Gateau (contrebasse), Martin Desjardins (saxos ef clarinette), Josianne Laberge (violon et mandoline), Jean-Etienne Joubert (percussions) et Antoine Bretel (piano et guitare) — sont des festivals, de grands rendez-vous militants, des soirées d’improvisation musicale et des fêtes de quartier.Joint il y a quelques jours à Strasbourg, en pleine tournée française, Hugo Fleury rappelait d’ailleurs que c’est sur un trottoir du centre-ville de Québec que tout a commencé, il y a cinq ans.«Je jouais de l’accordéon dans la rue avec un guitariste quand j’ai vu trois musiciens qui jouaient du manouche.On est allés les voir et puis, tout de suite, il y a eu un déclic».Dans le groupe, deux ont étudié le jazz, deux autres la musique classique, alors que les deux derniers sont des autodidactes.Comme le précise le chanteur: «ce qui [les] lie, c’est la chanson et une passion pour la musique de l’Europe de l’Est».Tous les jours dimanche C’est une musique dont la mélancolie rejoint les textes de Fleury.«Chez nous, c’est tous les jours dimanche / chez nous, c’est nulle part et partout / plus on progresse, moins on avance / ce monde, il est pas fait pour nous», chante-t-il sur le premier album.Malgré tout, les spectacles de Polémil sont loin d’être déprimants.Corçune les personnages des films d’Emir Kustu-rica qui chantent en fous sous les bombes, Polémil fait dans la pétarade musicale et dans la fête pour la fête.Energiques et cabotins, c’est en concert qu’ils sont à leur meilleur.«On ne se le cachera pas, le marché du disque ne va pas très bien.Cest la scène qui permet à un groupe comme le nôtre de survivre.Notre promotion, on la fait surtout sur la route, à chaque concert qu’on donne», résume Hugo.Quand même, peut-être avez-vous entendu à la radio (non commerciale, bien sûr) la chanson Kyoto, qui parlait de.vous vous doutez bien de quoi.«J’aimerais voler, quitter ma tête / Aller semer partout la fête / Visiter Bagdad à vélo /f voudrais respirer l’air de Kyoto.» Cet air-là déboule comme une balade à bicyclette, justement, avec les cahots en forme de clarinette.Hum! Mais bon, c’est sûr, il y en a que ça agace que le chantçur se donne un accent français.A Québec, le débat a cours depuis un moment déjà.En France, paraît que ça ne les a pas dérangés.Aux autres maintenant de se faire une idée.POLÉMIL BAZAR Artiste invité: Marco Calliari.Ce soir à 20h au Cabaret du Plateau, 4530, avenue Papineau Demain soir à 20h au Café d’Antoine de Saint-Gabriekle-Brandon IDRA LABRIE La formation québécoise Polémil Bazar donne ce soir un spectacle au Cabaret du Plateau de Montréal.Pierre Barouh au Cigare du Pharaon Un film, des chansons, un ami SYLVAIN CORMIER Pierre Barouh entre comme tout le monde par la porte d’entrée du bistrot, caméra digitale au poing.D me filme, puis filme d’autres spectateurs en chemin vers la scène.D a blanchi depuis la dernière fois, ma dernière fois à tout le moins, cette rencontre inoubliable et joyeuse avec le regretté Sylvain Lelièvre qui les avait menés jusque sur la Côte-Nord.D est beau, Barouh le baroudeun il a encore et toujours ce regard de gamin affamé, et toujours ce bon sourire d’homme qui aime les hommes.Le voilà sur scène.Non, le spectacle ne commence pas.D a apporté un film.On est libre de le visionner ou pas, précise-t-il.Bien sûr, on regarde.A l’écran, un groupe de musiciens japonais souffle dans des cuivres.C’est tantôt de la chanson française, tantôt du dixieland manière Nouvelle-Orléans.En japonais.Le groupe déambule dans les rues de Paris, puis dans un village de Vendée.Tiens, mais c’est le formidable Stéphane Sanseverino en spectacle! Pendant ce temps, Barouh disparaît, réapparaît, chante par-dessus la bande-son un bout de son Cabaret de la dernière chance, passe en accéléré des séquences, laisse rouler celles qu’il trouve émouvantes.On voit sa fille qui chante.Sanseverino et Barouh s’étreignent On aperçoit Higelin.Le groupe joue dans les allées d’un supermarché.Fin du film.Barouh nous dit qu’enfant, au début de la guerre, il a vécu en Vendée.Et le voilà déballant un sac de chansons sur l’enfance.La première est récente, tendre, à peine nostalgique.La deuxième est célèbre: Des ronds dans l’eau, dans sa bouche, semble neuve.J’entends le texte pour la première fois: «L’ambition est un culte.» D n’y avait que lui pour écrire ça.La chanson suivante est dédiée «à tous ceux qui ont le goût d’un bonheur non répertorié».Elle est belle, le titre m’échappe.Celle d’après est une merveille de délicatesse intitulée Le p’tit ciné, et on a tous envie de pleurer quand les ouvriers démolissent le vieux dné à la fin de la chanson.C’est à ce moment-là que je m’esquive pour écrire ces lignes.Je sors tôt, mais content j’ai le petit ciné en tête.Comme dit Barouh, «le bonheur est fugitif».Mais pas chiche, ajouterais-je: Barouh est encore au Cigare du Pharaon de la rue Saint-Paul ce soir et demain.MARSEILLE La bibliothèque de l’Alcazar JEAN-FRANÇOIS NADEAU LE DEVOIR L> Alcazar, ancien temple de la chanson à Mar-i seüle, vient d’être transformé en Grande Bibliothèque.Une nouvelle façade de verre et de marbre intègre désormais l’ancienne identité de l’édifice.La Grande Bibliothèque de l’Alcazar comporte plusieurs espaces de lecture répartis en deux bâtiments reliés par des passerelles.Avec ses 20 000 m2, il s’agit désormais de la plus grande bibliothèque de province en France.Réalisée à partir de bâtiments déjà existants, la Grande Bibliothèque de l’Alcazar a coûté 65 millions d’euros, soit environ 103 millions $CAN.L’Alcazar dispose de 350 000 volumes en accès libre et de 700 000 documents en magasin.D a fallu treize ans de gestation et quatre ans de construction, elle-même ralentie par un an de fouilles archéologiques, pour réaliser cette bibliothèque qui apparaît déjà comme un élément fort de la revitalisation du vieux centre-ville de Marseille.À titre de comparaison, la Grande Bibliothèque du Québec, un édifice complètement neuf, comptera 33 000 m2 pour abriter environ quatre millions de documents.Elle doit coûter 176 millions de dollars, ce qui comprend une acquisition majeure de documents ainsi qu’un système informatique.La Ville de Marseille estime que sa nouvelle institution contribuera fortement à dynamiser un centre-ville longtemps resté en déshérence, où l’attrait pour les livres demeurait faible.Elle devrait aussi permettre à Marseille de combler un retard considérable en matière de lecture publique.La journée de l’ouverture, un visiteur averti parlait d’un temps d’attente de plus d’une heure.L’Allemagne et la Russie se disputent une toile de Rubens AGENCE FRANCE-PRESSE Moscou — Le Parquet général russe s’est opposé au retour en Allemagne d’une toile monumentale de Rubens, Tarquin et Lucrèce, disparue à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, en confirmant les droits d’un propriétaire privé russe sur le chef-d’œuvre, a rapporté hier le quotidien russe Izvestia.Les documents fournis par l’Allemagne à la justice russe ne contiennent aucune preuve de la légitimité des droits de propriété de la Fondation des châteaux et jardins prussiens (SPSG) sur l’œuvre d’art, selon une lettre du Parquet adressée au ministère russe de la Culture et citée par Izvestia.Le tableau Tarquin et Lucrèce, peint en 1610-11 et mesurant 1,87x2,15 mètres, trônait dans une galerie du château baroque de Sanssouci, à Potsdam près de Berlin.La toile a été transférée en 1942 au château de Rheinsberg, au nord de la capitale allemande, pour la protéger des bombardements, avant de disparaître au printemps 1945.La toile dont la valeur est estimée à 80 millions d’euros, a réapparu l’année dernière en Russie, dans une collection privée.Le nouveau propriétaire du tableau, l’homme d’affaires russe Vladimir Logvinenko, a assuré qu’il l’avait acquise légalement, lors d’une vente privée.Le Parquet russe saisi par la justice allemande qui réclamait le retour de la toile à la SPSG, gestionnaire de Sanssouci, a estimé que M.Logvinenko n’avait commis aucune violation de la législation russe.La toile temporairement saisie par le Parquet et placée dans les fonds du musée Pouchkine à Moscou, en attente d’une décision, va être remise à M.Logvinenko.A LA TELEVISION Aujourd'hi (17:00) L'union fait la force Infoman 1 Palmarès / | D.Boucher Nanette Workman | Roméo Dallaire Le Tôléjournal/Le Point Christiane Charette er Rémy Girard, Denise Le TVA 1 8 heures Ultimatum J.E./ Carte de Métis; la llposucclon Cinéma / LA DERNIÈRE CHANCE
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