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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2008-07-04, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LE VENDREDI 4 JUILLET 2 0 0 8 MUSIQUE Les Waiters: la vie après Bob Page B 4 C’EST LA VIE! Quand K carbure Ça roule ma poule! Page B 8 ÿ .-f ¦ >'¦>- -À • - son sac Le Musée du costume présente une originale sur le rôle social de la «sacoche» .î, ®v ¦ X- 'ri}' ¦ teSSB •' wmmk mmm Jî tïS’B'-i Les sacs à main offerts au regard du visiteur au musée de Saint-Lambert peuvent prendre toutes les formes.C’est la première chose que les femmes empoignent avant de passer le pas de la porte le matin.Il contient de tout, et beaucoup de riens, permettant d’affronter la journée d’aujourd’hui et, avec un peu d’espoir, celle de demain.Téléphone portatif, fard à paupières nacré, crème solaire FPS 60 pour le visage et 30 pour le corps, agenda couvrant les 18 prochains mois, soie dentaire cirée à la menthe, photos de chéri-bébé-pitou-minou.le sac à main recèle bien des objets, mais il renferme surtout 200 années de secrets bien gardés que le Musée du costume et du textile du Québec propose de révéler avec sa toute dernière exposition, Le Sac a ses raisons.ÉMILIE FOLIE-BOIVIN Dans le coquet musée de pierre bordant les rives du fleuve à Saint-Lambert, des enfants s’élancent dans la pièce et s’approprient les joyaux accrochés sur les murs pour les enfiler ou les suspendre à leur bras.Fascinant à quel point le sac à main captive, qu’on ait 5,18 ou 72 ans.Comment ne toucher qu’avec les yeux lorsqu’un tel trophée de chasse se décline sous notre regard en 150 exemplaires?Qu’ils soient en peau de croco, en paille style panier de pique-nique, parés de mille perles ou décorés de pépins de pomme (ce dernier étant un véritable bijou fabriqué par les autochtones), les sacs à main exposés au Musée du costume et du textile n’ont rien à envier aux marques qui font tant jaser.Contrairement à Paris où, en 2005, le Musée de la mode et du textile présentait Le Cas du sac, une exposition de sacs recensant les plus grands noms de la sacoche, Suzanne Chabot la directrice générale du musée, avoue ne pas avoir de Vuitton ou autres luxueux compagnons à présenter.Et pourtant Parmi ses acquisitions, on dénombre du Dior, un (vrai?) Kelly d’Hermès, l’ami Fen-di, Alfred Sung et Issey Miyake.Mais encore?A l’étage supérieur, c’est Rudsak qui côtoie les Diane Jutras (avec ses sacs de peau de vache), Harricana, Lude Bélanger (qu’on remarque ces jour&d avec ses créations originales en disques vinyle) et autres artisans de la Belle Province.«On voulait absolument faire un clin d’œil aux créateurs québécois et on voulait dire aux gens qu 'il se fait des choses extraordinaires chez nous aussi», explique la directrice du musée.Ces créations attirent d’ailleurs plus qu’un bref coup d’œil tant certaines d’entre elles rivalisent d’originalité pour transporter à bout de bras nos objets les plus bigarrés.Du XK' siècle à nos jours Parmi tous les sacs exposés, personne n’est oublié.Le musée passe en revue le XIX' siècle, de même que les années dorées du précieux objet jusqu’à nos jours.Les enfants — même ceux comptant 25 années bien sonnées — s’enthousiasment devant les sacs à dos sous forme d’ourson et de lapin en peluche, qui ont tant cartonné dans les années 1990.Les femmes?Disons que l’exposition leur est entièrement dédiée.Seuls les hommes se sentiront peut-être exclus dans cette caverne de souvenirs, une espèce que les récentes innovations technologiques ont pourtant tournée vers le sac — en bandoulière surtout — ces dernières années et qui commence à peine à découvrir le plaisir d’y camoufler ses trésors pixellisés.Alors que ces messieurs sont toujours des fanatiques de la poche, ancêtre du sac à main, pour garder portefeuille et clés de garçonnière, les femmes ont vu défiler des décennies d’innovations et de débats autour de leur sac.Si leurs robes avaient jadis des poches, celles-ci sortent rapidement vers l’extérieur avec l’arrivée de la robe à taille empire sous la forme du réticule, un pochon enfilé d’une corde à coulisse qu’elles portaient à la main.La presse de l’époque le passe à tabac, offusquée de voir cette chose autrefois cachée prendre le grand air, et le désigne bien vite comme étant «ridicule».C’est vers les années 1860, avec le développement du transport, que naissent les premiers véri- tables sacs de cuir inspirés des valises.Plus tard, dans les années 1920, les jupes raccourcissent avec l’arrivée du charleston et il devient alors un accessoire essentiel à ajouter à toutes les tenues.Puis un essentiel tout court L’histoire du sac à main est fascinante et le petit parcours qui lui est consacré au Musée du costume et du textile lui rend justice, grâce aux nombreuses fiches explicatives richement détaillées, élaborant autant sur l’époque de la guerre et les marques légendaires que sur ses mystères.Freud vide son sac L’homme comprend difficilement la relation entre les femmes et cette extension d’ellesmêmes, et ceDesci nourrissent bien ce mythe, soit en piquant une colère sainte lorsqu'un enfant y plonge la main, soit en sermonnant le collègue qui fait une re- PHOTOS JACQUES GRENIER I.E DEVOIR marque sur le Harlequin dont l’extrémité dépasse de l’ouverture.Le sac à main est une sorte de pièce intime, explique Suzanne Chabot, un genre d’univers personnel dont seule sa propriétaire a la clé.Dans sa psychologie, Freud l’a associé au sexe féminin.D’ailleurs, le mot purse (bourse) est utilisé en argot anglais pour désigner le sexe de la femme.«Il y a une sorte de tabou autour du sac, c’est l’endroit où l’on ne va pas.C’est peut-être pourquoi les hommes ont un peu peur de l'objet», raconte la directrice.Inspirée par l’idée de Freud, l’artiste montréalaise Lalie Douglas a réalisé une bourse-sculpture garnie de fines perles de couleur peau et striée de perles rouges.Le sac représente l’utérus de l’extérieur et l’ouverture offre en plongée l’intérieur d'un vagin.Une œuvre fort jolie que le musée conserve sous une cloche vitrée.En plus des sacs, dont quelques spécimens rares ont été prêtés par d’autres musées québécois, l’un des attraits de l’exposition réside dans le mur des célébrités, où des personnalités d’ici comme d’ailleurs se prononcent sur leur passion des sacs à main.Ainsi, on apprend que la comédienne Sophie Cadieux a une passion pour les sacs gargantuesques et que la p.-d.g.de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Lise Bisson-nette, déteste toute espèce de sac à main.L’animatrice Christiane Charette, quant à elle, ne jure que par Prada et chaque voyage l’amène dans une boutique de la grande maison de création, mais ça, ce n’est pas lors de votre visite que vous l’apprendrez.Le sac contient parfois des secrets qui réussissent à se faufiler.MheSacases raisons, au Musée du costume et du textile du Québec, jusqu’au 14 septembre, uwmmctq.org, » 4509236601.Le Devoir (1 a, Dimanche en rose La Maison Saint-Gabriel courtise la rose ce dimanche après-midi dans le cadre de sa journée entièrement consacrée à la reine des fleurs.Une journée remplie d’animation historique et de dégustation de gelée de pétales, de pain à la rose, de vinaigre à la rose et de tout ce que l’on peut parfumer à l’essence de la romantique fleur.En plus de profiter de la dernière exposition du musée, les amateurs pourront parcourir le Sentier de la poésie, découvrir le rosier Marguerite-Bourgeoys (créé par Rose Drummond en l’honneur du 350 anniversaire de la fondation de la première école de Ville-Marie), entendre les histoires de la conteuse Nadine Walsh, sans oublier de caresser les oreilles de la vedette de la journée, la vache.Rosette! « 514 935-8136, www.maison-saint-gabriel.qc.ca.Drummondville, citoyenne du monde Jusqu’au 11 juillet, Drummondville n’a plus de frontières et fait la fête au monde entier avec son Mondial des Cultures.Chaque jour qui passe ne ressemble pas aux autres, avec des activités pour tous les goûts, tant gastronomiques que musicales.Ce soir, à 21h, le Boogie Wonder Band montera sur les planches de la Grande Place et donnera la fièvre du samedi soir à ce vendredi, tandis que demain, sous le thème de la Journée d’Afrique, les visiteurs pourront passer d’ateliers de dialectes africains en spectacles de danse africaine.In plus pure tradition québécoise n’est pas en reste puisque des soirées trad et des spectacles de danse carrée sont de la fête.Les macarons pour assister à la semaine de festivités coûtent 25 $ et il est possible de dénicher des bracelets valides pour une journée à 15 $.Gratuit pour les moins de 12 ans.www.mondialdescultures.com.Un thé à Sillery Véritable site enchanteur, la forêt de Sillery est incontournable lors d’une visite dans la vieille capitale.Cette fin de semaine, deux activités y sont proposées.D’abord, le terrain de la Villa Bagatelle accueille demain, à 16h30, une conférence-dégustation de thé, en collaboration avec la Maison de thé Camellia Sinensis.C’est le moment de découvrir les feuilles créant le précieux breuvage et de le siroter à l’ombre des grands arbres, et ce, gratuitement.Jusqu’au 24 août se tient l’exposition La Forêt de Sillery, qui rend hommage au remarquable patrimoine sylvestre et à la richesse arboricole de Sillery et à son évolution depuis la forêt d’origine jusqu’aux actuels boisés urbains.«418654-0259.Côté cour Pendant que Québec a l’histoire dans l’air ces jours-ci, Montréal en a aussi long à dire sur ses origines au Musée du Château Ra-mezay.Tous les jeudis (en français) et vendredis (en anglais) des mois de juillet et août, le musée propose de plonger dans son passé avec ses reconstitutions de procès historiques.Ainsi, le public pourra juger trois cas archivés ayant fait scandale dans les colonies montréalaises entre 1658 et 1702.Tous sont des procès impliquant des affaires de cœur qui ont mal tourné.A notre tour de pouvoir juger qui sera pendu, banni ou blanchi pour le meurtre crapuleux du sieur La Chaume.« 514 861-3708, www.chateauramezayqc.ca.Émilie Folie-Boivin 1 LE DEVOIR.LE VENDREDI A JUILLET 2 0 0 8 B 2 WEEK-END “ .¦ PEDRO RUIZ LE DEVOIR Diane Dufresne offrira le 3 août un spectacle appelé Terre planète bleue en compagnie de plusieurs artistes invités.Diane Dufresne présentera le grand spectacle de clôture des FrancoFolies GUILLAUME B O U RG AU LT -CÔTÉ \ A toute diva tout honneur: c’est Diane Dufresne qui mettra un terme aux célébrations des 20es FrancoFolies de Montréal en présentant un grand spectacle gratuit le 3 août, sur La rue Sainte-Catherine.Débutant à 21h, ce concert suivra celui donné par Karkwa, Gatineau, Malajube et Alexandre Dési-lets, qui se produiront à compter de 18h.Selon ce qu’a appris Le Devoir, Mme Dufresne présentera quant à elle un spectacle appelé Terre planète bleue en compagnie de plusieurs artistes invités.L’interprète de YHymne à la beauté du monde sera entourée des chanteurs Richard Séguin, Daniel Lavoie, Michel Pagliaro ainsi que des cinéastes Elisapie Isaac et Jean Lemire.Hubert Reeves participera aussi au rassemblement par voie de vidéo.La grande question environnementale sera au cœur de ce spectacle.Selon les organisateurs, il s’agira d’un «hymne à la planète» «pensé pour unir l’énergie créatrice à la conscience, la virtuosité scénique à la science, [cela] par le mariage de plusieurs disciplines artistiques mêlant de nombreuses cultures».Il n’a pas été possible de savoir hier comment ces intentions se- ront traduites musicalement et visuellement La direction musicale sera assurée par Alain Sauvage et la mise en scène, par Diane Dufresne et Guy Caron.Le spectacle sera diffusé surTVS.Pour cette 20e édition, la direction des Francos a choisi de multiplier les grands événements plein-air gratuits.On sait déjà que Michel Rivard se produira avec l’Orchestre symphonique de Montréal le 28 juillet le reste de la programmation extérieure sera dévoilée mercredi prochain.Les FrancoFolies se dérouleront du 24 juillet au 3 août Le Devoir SUBVENTIONS Le CAM verse huit millions à 261 organismes Le Conseil des arts de Montréal (CAM) a annoncé hier le versement de près de huit millions en subventions à 261 organismes montréalais.Pour la première fois, le CAM a d'ailleurs accordé à 152 organismes une aide financière récurrente pour quatre ans.Le Conseil a également accordé 973 105 $ à 55 organismes dans le cadre de son programme de tournées, et une aide de 330 700 $ à une cinquantaine de projets variés.Le Conseil des arts de Montréal en a profité pour accueillir de nouveaux groupes.Ainsi, dans le cadre de son programme Soutien aux pratiques émergentes, l'organisme a contribué pour la première fois aux projets de trois organismes des arts du cirque, soit le Cirque Éloize, En piste et Les 7 doigts de la main.Le programme de subvention, qui totalise 7,778 millions, est versé par secteur d’activité.Le secteur du théâtre rafle la mise, avec 2,2 millions, suivi du secteur de la musique, avec deux millions.Parmi les organismes individuels qui reçoivent les montants les plus importants, on remarque l’Orchestre symphonique de Montréal (435 000 $), le Musée des beaux-arts (370 000 $), les Grands Ballets canadiens (275 000 $), l’Opéra de Montréal (165 000 $), l’Orchestre métropolitain du Grand Montréal (155 000 $), le Concours international d’orgue (155 000 $), le Théâtre du Nouveau Monde (145 000 $), la Fondation Centaur (110 000 $), et ainsi de suite.Le Devoir EN BREF TQS: on demande l’intervention de la ministre Malgré la décision du CRTC d’autoriser la vente de TQS à Remstar, les syndiqués de l'entreprise ne lâchent pas prise.La Fédération nationale des communications (FNC) et la CSN viennent en effet d’écrire à la ministre du Patrimoine, Josée Verner, pour lui demander d’intervenir afin de revoir la décision du CRIC.Selon eux, la décision du CRTC «bouleverse des notions fondamentales contenues dans les politiques du Conseil en ce qui a trait à la vocation de la télévision généraliste et à l’intérêt public».-Le Devoir Geneviève Brouillette au cabaret littéraire Bio degradable La prochaine édition du cabaret littéraire Bio dégradable, «Les écrits restent», qui sera de retour le lundi 7 juillet, ralliera pour la première fois la comédienne Geneviève Brouillette, qui s’attaquera aux mémoires d’Elisabetta, exstar de Loft Story2.Le cabaret humoristique qui écorche de ses crocs incisifs les biographies d’étoiles filantes et autres hasbeen du show-business aura notamment à son menu de lundi prochain les bios de Danielle Ouimet, Andrée Boucher, Anne Létourneau, Marc Hamilton (auteur de Comme j’ai toujours envie d’aimer), Denise Bombardier et Paolo Noël.Rémi-Pierre Paquin, Karen Elkin, Eve Duranceau, Mathieu Grondin, Martin Rouette et plusieurs autres comédiens prêteront leurs vont à cet exercice littéraire décapant Au deuxième étage du Café Cléopâtre, à 20h, rue Saint-Iaurent.- Le Devoir Charles Aznavour sera à l’Espace Félix-Leclerc demain île d’Orléans — Le chanteur de renommée internationale Charles Aznavour accordera une entrevue à la boîte à chanson de l'Espace Féljx-Leclerc dans le cadre des «Evénements phares 20 ans 2008» qui soulignent le départ de Félix l>eclerc, décédé le 8 •août 1988.L’événement aura lieu demain à 15h dims cette boîte à chanson de l’île d’Orléans.Charles Aznavour a été de l’ouverture de l’Espace Félix-Leclerc en juin 2002.Demain, il y revient et accordera une entrevue sur scène.Dans ce lieu qu’il apprécie particulièrement, M.Aznavour répondra aux questions de Julie Snyder et à celles du public.Tous les profits de cette rencontre seront remis à la Fondation Félix Leclerc.- La Presse canadienne LES GRANDS SPICTAGLES DE LA DAME DE COEUR 2008 :.J CONTAIHU1ÏON AU UfVI I OlTf.MfcNt ' ICONOMKHH LT REGIONAL ici Festival d’été de Québec C’est le temps de la salsa JERRY LACAY Le groupe tire son nom de Spanish Harlem, quartier de New York où la salsa, le mambo et le cha cha ont connu une période de gloire durant les années 1960 et 1970 grâce à la présence d’une forte communauté latino-américaine.ISABELLE PORTER Québec — La délégation américaine du Festival d’été de Québec 2008 ne se réduit heureusement pas au rocket au metal et compte parmi ses ambassadeurs un ensemble de salsa réputé de la Grosse Pomme, le Spanish Harlem Orchestra.Composé de 13 musiciens aguerris, le SHO est dirigé par le pianiste et arrangeur Oscar Hernandez.Depuis New York, il parle avec fierté du travail de son groupe.«Nous avons été mis en nomination pour trois prix Grammy en plus d’en gagner un et je peux vous dire que, même si l'album est bon, nous sommes encore meilleurs en spectacle!» Le groupe tire son nom de Spanish Harlem, quartier de New York où la salsa, le mambo et le cha cha ont connu une période de gloire durant les années 1960 et 1970 grâce à la présence d’une forte communauté latino-américaine.«Quand on était petits, il nous suffisait de sortir dans la rue pour entendre cette musique sortir des fenêtres.» C’était l’époque de Tito Puente, de Machito.Un univers coloré immortalisé notamment dans la comédie musicale West Side Story, de Bernstein.Comme le tango en Argentine, c’était la musique rassembleuse de toute une communauté, de toutes les générations.Un ciment social et identitaire dont linfluen-ce s’est tarie au cours des années 1980 et 1990.«La salsa est alors devenue une espèce de sport, on a oublié la musique», se rappelle M.Hernandez.Fascinés par le répertoire, Hernandez et ses collègues ont décidé de le faire revivre au début des années 2000 avec un album intitulé Un gran dia en el barrio (Un grand jour dans le quartier).Deux albums suivirent, dont le dernier, United We Swing, s'éloigne de l’évocation du passé pour donner plus de place à la composition.Le groupe, qui s’arrête à Québec pour la première fois, s’est produit plus d’une fois à Montréal ces dernières années.En 2003, le Festival de jazz lui avait même confié son grand concert populaire, rue Sainte-Catherine.Connu notamment pour son travail auprès de Paul Simon, de Celia Cruz, de Tito Puente ou encore de Julio Iglesias, M.Hernandez précise que son groupe n’est pas qu’un simple groupe d’animation de soirées de danse.«Nous avons l’habitude de jouer dans des amphithéâtres un peu par- tout; ce sont des concerts où les gens sont assis.Oui, inévitablement, les gens se mettent à bouger les pieds et dansent sur les côtés et, oui, c’est de la musique pour danser, mais nous aimons penser que c’est beaucoup plus que cela.» Le Devoir ¦ Spanish Harlem Orchestra, à la place d’Youville demain soir à 21h30.Festival international de jazz de Montréal NOS CHOIX Cassandra Wilson Première visite en neuf ans pour la grande dame de la chanson afro-américaine.Elle présente le contenu d’un album très réussi, Loverly.Wilson y reprend une douzaine de standards dans un cadre acoustique où ses qualités d’interprète brillent de bout en bout Un regard frais sur des classiques qui le sont moins: sur scène — on l’a vue récemment à l’étranger —, Wilson en fait im superbe tour de chant Au Théâtre Maisonneuve ce soir à 18h.¦ À écouter Loverly, de Cassandra Wilson (Blue Note, 2008) Guillaume Bourgault-Côté ( .issaiulr.Abbey Lincoln au Théâtre Maisonneuve Mourir un peu, mais dignement GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Ce fut un moment aussi troublant qu’émouvant La sensation de voir s’écrire en direct le dernier chapitre d'une immense carrière, comme si Abbey Lincoln avait accepté de mourir un peu devant le public montréalais.En une phrase: le spectacle de jeudi soir de la grande dame de la chanson afro-américaine a été aussi erratique et décousu que magnifique d’émotion et d’authenticité.Voir un bon millier de spectateurs applaudir debout et avec sincérité une chanteuse qui vient d’offrir à peine sue ou sept chansons et 50 minutes de spectacle témoigne de l’intensité du moment Parce que voilà.Abbey Lincoln s'est présentée sans fard au public.Belle, mais âgée, fatiguée et chétive (elle a subi l’an dernier une importante opération au coeur).Sa voix restait vibrante, malgré quelques raclements et un souffle court Mais Lincoln s’est montrée désorientée sur scène, cherchant le micro des yeux, semblant se demander ce qu’il fallait faire.S’asseoir sur une chaise adossée au piano?Rester debout?Laisser les musiciens (Rodney Kendrick au piano, Jaz Sawyer à la batterie, Michael Bowie à la contrebasse) jouer sans elle?Elle a chanté trois morceaux (The Music is The Magic, Down Here Below, et son classique Throw It Away) avec le sens dramatique qui la caractérise.En pesant sur chaque mot, en laissant trainer les fins de phrase, en incarnant chaque vers.Puis elle est sortie de scène une première fois.Ses musiciens, admirables de patience et de flexibilité hier, ont pris le relais en la cherchant des yeux dans les coulisses.Lincoln est revenue après quelques minutes pour chanter «the world is fulling down, hold my hand, hold my hand».C’était la fin du set prévu: le public s’est levé pour l’applaudir longuement, une façon comme une autre de lui tenir cette main offerte.Les deux rappels ont ajouté à la beauté étrange de ce moment .Après avoir entamé Love Has Gone Away avec le trio, Lincoln a demandé aux musiciens de cesser de jouer.Elle n’arrivait pas à suivre le rythme, à trouver le bon ton.«TU do it by myself», a dit Lincoln en s’excusant d’oublier ses propres chansons.C’est donc a cappella, et avec force, qu’elle a terminé sa chanson et entamé un deuxième rappel.Tender As a Rose.«She was as fresh as april, warm as may», a soufflé Lincoln.Les lumières se sont éteintes sous des applaudissements nourris.On est sorti de là en se disant que s’il faut mourir un peu un jour, plier l’échine et accepter le poids des ans, autant le faire comme Abbey Lincoln: avec une dignité immense, tout à fait à propos pour une artiste majeure qui a fait de la dignité de son peuple le combat de sa vie.Le Devoir ne Taven* pas (ire La critique le cirKttr* rnmntssùgfinml des mirtomeilft IRm ite le lUm* tfe r.imtr, lernnRRMt tr.e«ttr eiemnNe RWlr rt wiDNwRi* el de rte me suit I a Pma»* ftgr 4.I 04 •»« f www.tlameilecoeur.coni 4b0 549 5878 Aretha Franklin est lauréate du prix Ella-Fitzgerald Melingo C’est le tango des bas-fonds, du petit truand livré à la police, de la fille de joie esseulée, du clodo qui se nourrit dans les poubelles.Un tango d’argot lunfardo.Un tango d’un chanteur canaille qui peut se coDer au drame du tango dans une forme très classique ou prendre un malin plaisir à le faire déraper ailleurs en lui accolant des cuivres, de la guitare électrique et même du gazou ou de la scie musicale.Le tango de Me-lingo est emaciné et visionnaire.À la Cinquième salle de la Place des Arts ce soir et demain à 20h, ¦ À écouter Maldido Tango de Me-lingo (Maffana / Fusion 111,2007) Yves Bernard Le Festival international de jazz de Montréal décernait hier le prix Ella-Fitzgerald à la reine du soul Aretha Franklin.Le prix devait lui être remis par André Ménard, directeur artistique et cofondateur du festival, à l'occasion du concert qu’elle donnait hier soir à la salle Wdfrid-Pelletier de la Place des Arts.Aretha Franklin est la dixième artiste à recevoir ce prix, créé en 1999 à l'occasion du 20' anniversai- re du festival.Cette récompense vient souligner la portée, la flexibilité et l'originalité de l’improvisation de même que la qualité du répertoire d'une chanteuse ou d’un chanteur de jazz reconnu sur la scène internationale.Cette icône de la musique brûle les planches et inonde son public de succès depuis près de 50 ans.Première femme à entrer dans le Rock and Roll Hall of Fame à la fin des années 1980, Aretha Franklin a grandi à Detroit, où elle a commencé à chanter à l’âge de 11 ans, influencée par les chanteurs de gospel La reine du soul émerveille les foules depuis plusieurs décennies.EÜe compte plusieurs trophées à son actif, dont une vingtaine de prix Grammy.Aretha Franklin succède à Harry Connick Jr., qui a reçu pareil honneur en 2007.La Presse canadienne « i s 1709 DEVOIR V E X D R E D I .) r I L L E T 2 0 O S b ;i A1 affiche semaine ••1 SOURCE: MEDIAFU.M.CA ASTÉRIX AUX JEl'X OL^PIQUES France, 2008,116 minutes Comédie fantaisiste de Frédéric Forestier et Thomas Langmann avec Gérard Depardieu, Clovis Comillac, Stéphane Rousseau.Astérix et Obélix participent aux Jeux olympiques afin d’aider le jeune Alafolix, de leur village, à gagner la main d’une princesse grecque qui, défiant son père, a prends d'épouser le vainqueur des Jeux.• V.o.: Marché 18, Beaubien, Quartier latin, Starcité.Lacordaire 16.'•¦Vjü KIT K1TTREDGE -AN .AMERICAN GIRL États-Unis, 2008,101 minutes Comédie dramatique de Patricia Rozema avec Abigail Breslin, Julia Ormond, Chris O’Donnell.Cincinnati, années 30.Une apprentie journaliste de 10 ans, dont le foyer bourgeois vient d'etre converti en maison de pension, se porte à la defense de jeunes vagabonds accusés d'être les auteurs de larcins commis contre des citoyens fortunés.• V.o.: AMC Forum, Lacordaire 16, Spheretech 14.MY WINNIPEG Canada, 2007.80 minutes Film d’essai de Guy Maddin avec Darcy Fehr, Ami Savage, Amy Stewart Un train traverse la nuit de Winnipeg, avec' à son bord un narrateur qui, plongé dims un sommeil agite, évoque les mutations de cette ville d’hiver plantée au beau milieu des Prairies canadiennes, où le passé et le present se confrontent et se répondent • V.o.: Cinema du l'an'.FESTIVAL Fantasia, la belle bête CHRISTAI.Fil.MS En ouvrant les festivités avec le très attendu Truffe, du Québécois Kim Nguyen, les organisateurs de Fantasia 2008 ont eu la main heureuse en s’assurant un tapis rouge foulé par Céline Bonnier et Roy Dupuis, entre autres.La version quasi complète de Metropolis est retrouvée Berlin — La quasi-totalité des scènes manquantes de Metropolis, œuvre mythique du Germano-Autrichien Fritz Lang (1927), ont été retrouvées par le musée du cinéma de Buenos Aires, a-t-on appris hier auprès de la fondation Friedrich Wilhelm Murnau, propriétaire des droits du film.«Presque toutes les scènes qui manquaient fusqu’à présent ont été retrouvées, dont deux grandes scènes importantes», a indiqué à l’AFP Anke Wilkening, restauratrice de la fondation basée à Wiesbaden et chaigée de la préservation du patrimoine cinématographique allemand.Ces scènes, qui constituent «environ 25 minutes» de film, figurent sur la pellicule 16 millimètres découverte chez un particulier par des collaborateurs d’un musée du cinéma de Buenos Aires, a-t-elle ajouté.Grand classique du cinéma, ce film de science-fiction, boudé à sa sortie par les critiques comme par le public, avait été largement coupé par des représentants de la société de production américaine Paramount L’action avait été simplifiée.La version originale de ce film muet considéré comme le plus important de l’histoire allemande, avait été présentée en janvier 1927 à Berlin et avait disparu depuis.Grâce à cette découverte «sensationnelle» et en dépit de la mauvaise qualité des images retrouvées, il sera désormais possible de compléter ce chef-d’œuvre réa-ïisé en noir et blanc en intégrant les scènes retrouvées et de le présenter au public, selon la fondation.r Parmi les deux scènes particulièrement importantes pour la compréhension et la structure du film, Time, «d'un grand attrait visuel», montre un taxi circulant dans la ville futuriste divisée en deux, où Freder Fredersen, le fils du dirigeant de la ville haute de Me-•Oppolis, tombe amoureux de Maria, une femme de la ville basse, selon Mme Wilkening.L’autre, qui présente une scène de dispute entre deux personnages secondaires, permet de «mieux cerner les relations entre les trois personnages secondaires» du film et évoque des thèmes chers au réalisateur, qui sont l’amitié masculine et la confiance, a précisé la spécialiste.«Ce qui manque, c’est une courte séquence dans laquelle Freder attend Maria dans une cathédrale où un moine prédit l'apocalypse», souligne Mme Wilkening.’ ; Selon l’hebdomadaire Die Zeit, la version longue retrouvée en Argentine avait été acquise par un responsable de la société de distribution cinématographique argentine Terra Film pour la montrer à l’écran en 1928.Elle était arrivée ensuite dans les mains d’un critique de cinéma avant d’être vendue dans les années 1960 au Fonds national artistique argentin.Une copie de la pellicule avait rejoint la collection du Musée ciné-matographique de Buenos Aires en 1992.Agence France-Presse FRANÇOIS LÉVESQUE Fondé en 1996, le Festival international de films Fantasia a pris de la maturité et gagné ses galons.Fort d’un noyau de fidèles, l’événement est de ceux qui attirent les curieux pour en faire des convertis.On s’en félicite, car le créneau de l’horreur, du fantastique, de la science-fiction, de la comédie fantaisiste bizarroïde, du manga et, parfois, de tout cela en même temps, ne s’épanouit pas vraiment dans les multiplexes.En ouvrant les festivités avec le très attendu Truffe, du Québécois Kim Nguyen {Le Marais), les organisateurs de Fantasia 2008 ont eu la main heureuse en s’assurant un tapis rouge foulé par les Céline Bonnier, Pierre Lebeau, Jean-Nicolas Verreault et Michèle Richard.Ça, c’est du marketing.Toujours annoncé pour le 22 août, le film a souffert quelques reports de son troublé distributeur, Christal Films.Volontiers associé au gore, aux tripes et aux boyaux plus dehors que dedans, Fantasia met pourtant en avant une programmation très variée où, U est vrai, on se perd un peu tant l’offre est abondante, quoiqu’un resserrement appréciable soit observable cette année.Métrages courts, longs et documentaires vrais et faux se côtoient dans une édition qui promet aux puristes leur lot d’étrangetés où, oui, le sang peut gicler mais où, faut-il encore le préciser, des instants de grâce peuvent également fleurir, comme dans le magnifique lot the Right One In (6 juillet à 19h30, Théâtre du Hall; 8 juillet à 21h30, salle J.A de Sève), du Suédois Tomas Alfredson, qui nous fait revivre les affres de la fin de l’enfance à travers le récit d’un garçon malingre de 12 ans qui se lie d’amitié avec sa nouvelle voisine, une vampire qui a, dit-elle, «plus ou moins le même âge».Fable belle et lisse aux superbes images glacées, ce film atypique envoûte par un onirisme macabre recherché et une plastique exemplaire.Ç’est aussi une touchante et délicate histoire d’amour.Avoir.Pour qui préfère sa terreur viscérale, le film espagnol [rec] (4 juillet à 21h30, Théâtre du Hall; 6 juillet à 15h, idem), qui a remporté deux Goyas, est tout indiqué.Prisonniers d’un vieil immeuble mis sous scellés, une animatrice et son caméraman sont les témoins, puis les protagonistes, d’une terrifiante épidémie.Amalgamant intelligemment des éléments narratifs de films phares du genre, tels Shivers, de Cronenberg, Dawn of the Dead, de Romero, et The Beyond, de Fulci, le film de Jaume Balaguerô {The Nameless) est entièrement tourné en caméra subjective — à la Blair Witch — et propose un crescendo horrifique diablement efficace.La conclusion ne tient pas vraiment la route, mais l’effet fonctionne tout plein.Du reste, qui cite Fulci ne recherche pas vraiment la cohérence absolue.En rafales Plusieurs morceaux de choix et curiosités à signaler, en rafales: Mother of Tears (5 juillet à minuit, Théâtre du Hall), conclusion de la trilogie des «Mères» du maestro Argento (après Suspiria et Infer-no), arrive précédé de murmures mitigés, mais on veut voir par soi-même; sur des mélodies jazz à la Michel Legrand, The Sparrow (7 juillet à 19h45, Théâtre du Hall), de Johnnie To, est l’intrigant et très fignolé récit de quatre frères pickpockets et d’une mystérieuse demoiselle; bien de chez nous, le documentaire La Bête du lac (18 juillet à 17h, salle J.A de Sève), de Nicolas Renaud, se penche sur la légende de la créature lacustre hantant le lac Pohénégamook; Lady Blood (8 juillet à Oh 15, Théâtre du Hall), de Jean-Marc Vincent, est une suite inattendue à Baby Blood (1990), l’une des premières incursions françaises en territoire gore-, adoptant les mécanismes narratifs de Citizen Kane, What We Do Is Secret (6 juillet à 22h, Théâtre du Hall), de Rodger Grossman, est une biographie de l’icône punk Darby Crash.On veut aussi voir Alone (20 juillet à 19h20, Théâtre du Hall; 21 juillet à 17h30, salle J.A de Sève) et 4bia (19 juillet à 18h30, Théâtre du Hall), des Thaïlandais Banjong Pisanthanakun et Parkpoom Wongpoom, qui nous avaient offert l’ingénieux Shutter, victime d’un récent remake américain.Repo! The Genetic Opera (18 juillet à 21h45, 'Ihéâfre du Hall), de Darren Lynn Bousman, attirera de son côté les nostalgiques du Rocky Horror Picture Show et de Phantom of the Paradise.Plus de 70 longs métrages étant présentés, un coup d’œil à la programmation ou quelques clics dans le site du festival {www.fantasiafestival.c**; ¦ Muga 2007, Rioja (17,75 $ -860189).Une fois de plus, et à bon prix, un classique moderne de style, généreux de caractère, impeccablement vinifié.Nuances exotiques sur le plan aromatique rapidement prolongées en bouche avec tonus, précision, netteté et clarté fruitée.Une solide base de viura qui s’amourachera de vos pétoncles poêlés sauce citron vert ***, 1.¦ Follies 2006, Chardonnay & Maria Gomez , Aveleda (19,40 $ -10839037).Maria Gomez ne danse pas aux Folies Bergères, mais aide plutôt ici le chardonnay à sortir de sa torpeur en lui proposant un tango survolté.L’ensemble est aromatique et original, copieusement fruité, avec toujours ce sautillement tonique en filigrane qui empêche le tout de se flétrir.Petits poissons grillés.***, 1.¦ Un superbe moelleux enfin.Château d’Armajan Des Ormes 2002, Sauternes (41 $ - 949677).L’occasion est belle ici de s’offrir à bon prix un sauternes qui a déjà pris du recul et qui offre une palette large, au nez comme en bouché.Le citron confit domine avec ûhè pointe iodée de botrytis sur line bouche riche, soyeuse, ample et généreuse qui termine bien nette, sans lourdeur.Gâtez-vous, simplement ***1/2,2.¦ Potentiel de vieillissement du vin: 1, moins de cinq ans; 2, entré six et dix ans; 3, dix ans et plus.©: Le vin gagne à séjourner en caràfe.¦ Jean Aubry est l’auteur du Guide Aubry 2008 - Les 100 meilleuh vins à moins de 25 $.»- w w w.jeana u bry.type pad .com/ledevoir Téléphone : 514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 LES PETITES ANNONCES I « M .1) .I .X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100 • 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100*150 Achat-vente-échange 160* 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 * 250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D'EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s’y serait glissée.I.K DIA'oll! né sera pas responsable des erreurs répétées.Merci de votre attention.t«om«dla.co< Lever du soleil: 5h12 Coucher du soleil: 20h46f MeteoMedia 2008 Demain Canada Demain Le Monde Au|.Edmonton Moncton Saint-Jean Toronto Vancouver Winnipeg Sol 28/15 Sol 27/16 Londres Sol 24/13 Var 24/14 Los Angeles Sol 22/13 Var 21/15 Mexico Sol 24/13 Sol 25/15 New York Var 19/14 Plu 18/14 Paris Sol 30/20 Sol 32/19 Tokyo Nua 21/10 Ave 21/16 Sol 28/17 Sol 28/17 Plu 16/13 Plu 17/13 Ave 26/20 Plu 24/21 Var 22/11 Var 23/20 Ora 28/24 Var 30/24 Montréal Ceaolr itement Passages ' Passages nuageux.nuageux.Lundi 28/19 Averses dispersées, pdp 40% 101 PtOPmllB À VENDUE PRÈS CANAL LACHINE ouest marché Atwater.Maison rangée 4étages.4c.c.+1.Gar.dble.1 sdb+1 s-eau.2terr 515 000$ Duproprio.com/85714 514 939-3002 103 CONDOMINIUMS El COPROPRltlÉS Adj.écoles ETS et Vieux-MII.(Griftitown), app.lout rénové lumineux, jardin, terrasse, stal Vue Centre-ville.1150$ 514 967-3960 RÊVEZ DE L'IDÉAL, condo, pied à terre a Québec, direct sur les plaines, vue fleuve, concepl clé en main, restaure meublé, décoré Bois, pierre, lin, oeuvres d'art 1100 p.c.de luxe, 650 000$, jour: 416 929-5221 soir.418 875-1160 www.lesinaisonsdenoelline.ca 132 CHMETS Québec ird-ÿetx C* éolr ^ Demain .y., 10 '^25/13^ ÉUÉA AUtfh/NC-* ZXAu-yAra 1 mjx».* C^Anéirnli-invAiYf FIN*ttvCilHfTll LîvTSvjlfi •a, pdp 40%.dégagé.L.-T.- Gatineau Au|oui ensoleillé.Ce soir Demain nuageux.Dimanche.26/17 Passages " nuageux.Lundi v, 27/17 TV «Sa Passages nuageux ensoMé Lundi 27/15 Passages nuageux Prêts à partir?Consultez nos Prévisions internationales En oncles et en ligne meteomedia.com kAMOURASKA Maison neuve impeccable Vue sur fleuve, couche^ soleil 3 c.c., 3 s b Scs franc Belle cuis Garage Terrain 33 000 p c Tout y est 410 563-2281 134 FERMES.FERMETTES, TERRES TERRE A bois à st-raymond 90 arpents carrés, boisé, terrain de chasse, laçade rivière Ste-An-ne.170 000$nég.418 337-6318 135 TERRAINS BORD du Lac Champlain (su QC) Terrains avec services Prêt à construire.514 884 4444 wwwterramslacchamplain ca KAMOURASKA Terrains avec vue sur fleuve 33 000 p.c.Venet lave votre oflre Urgent' 418 563-2261 Tsrriim bord lie à Ltnaudiére ih30 Montrée1 www domamedu lacrougecom, 514 941-8000 160 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER AHUNTSIC, joli 51/2, H.duplex, 1 cac.les entrées, pl.bois Iranc.balcon, terr.prèsparc-riv, 790$, n-chaulté, pllet.514-272-4760.ANJOU-Hautduplex51/2.Pl.bois, personnes 1res tranquilles.Ref.Juillet.514 352-1054 DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec 'appelle que lorsqu'un logement est otlert en location (ou sous-locationl, toule personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distindion, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse.l'orientation sexuelle, fêlai civil, l'âge du localaire ou de et à ses enlanls, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la conOition sociale, le handicap ou l'ulilisation d'un moyen pour pallier ce handicap Hochelaga-Maisonneuve 51 '2 rénové très beau, ensoleillé.2e.2 c.c.fermées, pl.bois Iranc.céramique, entrée lav./séch.Libre.M 514 781-0843 MARCHÉ MAISONNEUVE 41/2 1 pce dlbe Ent.lav sec Idéal piers , seule ou couple Réno.fibre 635$/m 514899-9361 MOREAU $ SHERBROOKE R.de c.1500 p c.aspect loti, rénové avec goui, calme, bois franc, alarme, sla! 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1 > Josée Blanchette Sa Jetta 1999 ne sent pas le kiosque à patates; c’est plutôt l'odeur de son chien Néo qui saute au nez.L’éco-communicatrice K m’a invitée à embarquer dans sa voiture diesel modifiée, avec son Labrador comme back seat driver qui me bave gentiment sur répaule.Direction?Sutton.Je ne connais personne qui se taperait 100 kilomètres pour aller faire le plein avec le baril de brut à 140 $.Après quelques minutes en mode diesel, K appuie sur un bouton du tableau de bord et le moteur passe à l’huile végétale recyclée dès qu’elle est assez chaude pour faire frire une cervelle de conducteur de Hummer.Un réservoir en plastique de 43 litres a été installé dans le coffre arrière en mars dernier, bien avant la flambée des prix à la pompe.Trois mille dollars à allonger pour la transformation mécanique de son véhicule et il ne restait plus qu’à convaincre un restaurateur de fournir K en huile à friture usée.«La meilleure huile, canola ou arachide, c'est celle des restas de fruits de mer ou des restaurants japonais pour les tempuras.Ils la changent souvent et ils n 'utilisent pas de gras saturés», dit la jeune femme de 32 ans qui carbure aux solutions inventives et éco-lo-giques.L’idée d’être entièrement autonome la séduit celle de prendre un verre de vin avec son pompiste aussi, mais celle d’être cohérente dans sa façon de se dépla-cer domine toutes les ïiitrès.«J’ai essayé le cocktail transport: le vélo, le métro, la marche et Communauto.Mais comme pigiste, ça demeure compliqué.Ce n'est pas encore au point», convient-elle.K est une adepte de l’achat local; aussi a-t-elle fait appel au restaurant M de la rue Masson, son voisin, pour son huile de tous les jours (20 litres par semaine), quelle peut filtrer elle-même avec un système autonome qui lui a coûté 300 $.Elle entrepose les bidons d’huile dans son quatre-et-de-mie à Rosemont.Et comme elle se rend souvent à Sutton, elle visite son copain Steve, propriétaire du resto Le Cafetier, qui vend l’or blond recyclé et filtré à 50 cents le litre.Lui aussi a fait transformer à Ehuile sa Jetta familiale 2004 et refuse des clients à la pompe.«Pour l'instant, nous ne sommes pas taxés et il n'y a pas de remise pour la transformation du véhicule.dit K C'est encore marginal.Pour ce qui est d'utiliser de l’huile neuve: pas question.La journée où je ne peux plus m'approvisionner en huile recyclée, je vends mon auto.L’idée, c’est d'utiliser un déchet, pas une ressource.Même si c’est interdit, beaucoup de restaurateurs jettent leur huile usée au lieu de payer pour la faire ramasser.Nous, on leur offre de les débarrasser gratuitement.» Biodiversité appliquée La montée du prix de l'essence ne l'inquiète pas, elle s'en réjouit plutôt car enfin on écoutera *La vraie liberté ü* est celle qui se dérobe sans bruit au cours trop bien huilé des choses.» - Martine Mairal, Loin de moi «La vérité est comme l’huile : elle monte toujours à la surface» - Proverbe français d'une oreille moins distraite les illuminés comme elle qui parlent depuis un moment de biodiversité énergétique et d’empreinte environnementale.Les ventes de maisons de banlieue stagnent, les petites cylindrées ont la cote, les automobilistes roulent sous la barre des 100 km/h, les transports en commun sont bondés et les habitudes de consommation changent.«Moi, je gagne ma vie en expliquant aux gens comment être des acteurs du changement.Pour moi, c’est un engagement à vie et j’essaie de trouver des façons inspirantes de présenter le futur», dit celle qui a été l'une des artisanes du Rebut global à la télé.K rentre tout juste d’une conférence sur la mode éthique au Festival de la Terre, en Colombie, et donnera des conférences sur les déchets dans les cégeps, à Montréal et en région, tout l’automne prochain.«Un déchet valorisé devient une ressource.Mon auto va être un outil d’éducation.Je vais aller faire le plein à la cafétéria du cégep et montrer aux étudiants comment on peut recycler au-delà des bacs verts.Les bacs verts, c’est un peu comme se brosser les dents, on ne devrait même plus y penser.C’est de l'hygiène.Ce qui est intéressant avec cette auto, c’est que j’arrive avec une solution intégrée.L’écoute n’est pas la même.Les gens sont saturés de statistiques et ne veulent pas être culpabilisés davantage.«L’autre jour, j’ai/ait sortir une classe d'étudiants en administration de l’Université de Sherbrooke dans le stationnement! Et les rares fois où je fais le plein de diesel dans une station-service, les gens s’attroupent autour de mon auto si je mentionne que j’utilise de l’huile végétale.Je distribue les cartes d'affaires du mécanicien qui a fait la conversion.» K est un cas K, aussi minimaliste que les lettres qui composent son nom, ne fait pas la leçon: ni pieuse, ni gra-no, ni moralisatrice, elle négocie le virage du changement, tout simplement.«C’est pas le mot "environnement'’ qui m ’intéresse, c'est le mot "vie".Vivants dans notre territoire, nos relations, nos communications».dit la porte-voix «environnement» pour le Jour de la Terre.«La journée où tu stresses avec l’écologie, c’est déjà un élément de pollution.Il faut y aller progressivement.J’ai déjà essayé d'être parfaite et je me suis cassé la gueule.La règle des transitions est importante.• En ce moment, la transition est passée en cinquième vitesse.Et l'intérêt pour les biocarburants s’accélère.Dans un sondage commandé la fin de semaine dernière par le Globe and Mail et CTV, on apprenait que les Canadiens ont relégué l'environnement au troisième rang de leurs préoccupations pour placer le prix de l’essence au sommet.«On est en train de réaliser qu ’on est dépendants du pétrole.Et dépendants en masse! C’est comme un biberon dont on n’arrive pas à se sevrer.Ça vient chercher le monde dans les tripes, c’est certain.C'est un processus normal, il va falloir se détacher et trouver des alternatives.Tas plus le choix de te poser la question: à quoi je carbure?Ça fait longtemps que le jugement personnel n'est plus valorisé et qu’on s'en remet aux experts.Je ne suis pas une scientifique, mais prendre des déchets comme carburants.que ce soit de l'huile végétale usée ou du purin de porc, c’est du gros bon sens.» Et n'allez pas lui opposer que son geste individuel ne fait pas le poids contre le million de Nano (cette voiture descendant du scooter, à 2500 $) qui seront bientôt vendues en Inde.«Le découragement, c’est du passé.On n’est pas tout seuls.C'est plein de gens inspirés qui sont passés à l'action.La station de ski du mont j gw.R.DONNATO K fait le plein chez son ami Steve Marier à Sutton.L’or blond a remplacé l’or noir.Sutton s’intéresse déjà à ce procédé pour faire fonctionner ses remontées mécaniques avec Ihuile à friture de sa cafétéria.Il suffit qu ’une station le fasse pour que les autres suivent.» En attendant que les camions de transport au diesel soient commandités par McDo, K roule sa bosse et rêve déjà à son prochain projet «On est en train de tester un chauffe-air avec 240 canettes d’aluminium dans la grange de mon ami Martin.Ça prend 15 minutes de soleil pour chauffer confortablement lOOO pieds carrés.Et c’est pas broche à foin du tout! Je pense sincèrement qu'on est ce qu’on fait.Et c'est parce qu’on est pollués intérieurement qu’on pollue.La planète est à notre image.» Oui, et elle a bien besoin d’un changement d'huile.cherejoblofêledevoi r.com Craqué: pour le tout nouveau CD de K, chanteur suisse que j’ai vu en spectacle cet hiver.Tout simplement charmant, le jeune homme de 32 ans.Nicolas, de son vrai prénom (d’où le diminutif de K choisi par son neveu de 18 mois), nous chante L’Amour dans la rue et ça s’écoute très bien sur la route des vacances.Pour l’entendre: unvw.sitedek.ch.Goûté: aux frites du restaurant M, au 2876, rue Masson (= 514 678-2999).Impeccables.De même que la frisée aux lardons et les profiteroles à la fleur d’oranger et caramel de chocolat.Une bonne adresse! Acheté: la dernière édition de Sciences et Avenir «Spécial auto» (hors-série, mai-juin 2008).Tout sur les hybrides, les voitures électriques, la Chine et l’Inde, l’hydrogène et les biocarburants.Et un guide d’éco-conduite pour économiser 25 % de carburant à la fin.On suggère de couper le contact aux feux rouges: une dizaine de secondes, moteur éteint, consomment moins que 10 secondes au ralenti.Lu: et relu l’album Mon arbre (Gallimard jeunesse) à mon B.Lui qui ne jurait que par les «chars» ne veut plus entendre parler que de nature et de soccer.Un ouvrage bien fait sur toute la faune et la flore qui entourent un chêne.Rendez-moi mon pare-choc T e ne me rappelle plus la dernière fois que j’ai vu un J pare-choc, un vrai, un qui accuse les coups et protege votre auto par la même occasion.On s’entend: les petits chocs de tous les jours, pas les collisions frontales ni les «enculades» majeures.Non, non, juste de quoi encaisser le menu fretin, les égratignures, le stationnement parallèle sur de très petites surfaces, fa garnotte des grands chemins et le taouin des petits.J’ai des nouvelles pour vous: ça n’existe plus.La mienne, de bagnole, celle de 1a photo, juste là, voyez?Le concessionnaire me demande 800 $ pour lui ravaler 1a façade 2007, fabriquée en plastique.H faut tout remplacer «On ne peut pas débosseler, c'est comme essayer de déplier une carte de crédit», m’a expliqué le plasticien qui louchait sur ma Visa.Je ne me rappelle même plus dans quel banc de neige ma petite Fit s’est froissé le museau l’hiver dernier.Les autos, tout comme les chiens, sont à l’image de leur maître.Tout ça pour dire que j’ai l’air d’une momie exposée au soleil depuis peu sur fa photo dans cette page.Faut pas se fier, même le directeur artistique du journal est d'accord, c’est juste que j’ai égaré mon pare-choc.wtvtv.chatelaine.com/joblo R.DONNATO 1
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