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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2008-07-21, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR L l X 1) 1 J r I L l.E T OC i v LE 1) E V 0 I K , LE L l' X I) 1 2 1 J T 1 L L E T 2 0 0 B 3 Libération d’nn otage MSF devra rembourser la rançon versée LISA-MARIE GERVAIS C> est un sérieux revers pour Médecins sans frontières (MSF) dans la saga judiciaire qui l’oppose depuis quatre ans au gouvernement des Pays-Bas.Même si elle n’a pas encore décidé de sa riposte, l’ONG lauréate du prix Nobel de la paix s’est indignée de la décision du Tribunal fédéral de Genève, qui l’oblige à rembourser une partie du million d’euros payés en rançon pour la libération d’un coopérant néerlandais qui avait été détenu en otage d’août 2002 à avril 2004.Malgré deux jugements favorables à MSF en première et deuxième instances, la plus haute instance judiciaire suisse a ainsi partiellement admis le recours de l’Etat néerlandais, le 10 juillet dernier, demandant à MSF de lui verser 270 000 euros, soit environ le quart de la somme qui a été négociée pour la libération d’Aijan Erkel.Ce Néerlandais d’origine, qui était alors chef de mission de MSF section suisse au Daguestan, république russe voisine de la Tchétchénie, a été retenu en otage durant 20 mois.C’est la première fois dans l’histoire qu’un gouvernement démocratiquement élu poursuit en justice une organisation internationale humanitaire pour récupérer de l’argent utilisé pour le paiement d’une rançon.«Après deux décisions de Justice favorables à MSF, ce jugement de Salomon est désolant.Il masque le rôle d’un gouvernement qui a négocié et payé une rançon et qui a ensuite passé la facture à MSF», a fait savoir la présidente de MSF, Isabelle Se-gui-Bitz, par voie de communiqué.En avril 2004, La Haye aurait versé un million d’euros à une mystérieuse association d’anciens membres des services secrets russes en échange de la libération d’Aijan Erkel.Mais le gouvernement affirme que ce n’était qu’un «avancement» de la somme à MSF, car il ne veut pas qu’on croie qu’il a cédé aux preneurs d’otage, dont l’identité réelle n’est pas encore connue à ce jour.La Haye affirme qu’elle n’a fait qu’avancer la somme Malgré les précautions de MSF pour que la chose ne soit pas rendue publique, l’histoire entourant ce «versement» s’ébruite.Pour que soit trouvée l’origine des fuites, une discrète enquête interne avait même été confiée à celui qui allait devenir l’auteur du roman à succès Les Bienveillantes, Jonathan Littell, un proche du président de MSF et un spécialiste du Caucase, a rapporté le quotidien français Le Figaro.MSF juge «inacceptable» de faire porter cette responsabilité à une organisation humanitaire, d’autant plus que l’ONG internationale soutient quelle n’a jamais été associée aux négociations menées directement entre les Pays-Bas et la Russie et qu’elle ne peut donc avoir emprunté l’argent Demi-échec pour La Haye Dans un éditorial rendu public par MSF, Rony Brauman, ex-président de MSF France et professeur à l’Institut d’études politiques de Paris, a déclaré que cette décision, en plus «d'être extrêmement décevante», représente un «demi-échec» pour La Haye.«Si prompt d’habitude à se présenter en défenseur de la cause humanitaire, l’État des Pays-Bas a démontré, tout au long d’une démarche judiciaire obstinée, son indifférence à l’engagement et au travail des humanitaires auprès des populations victimes de conflit», a-t-il soutenu.M.Brauman dénonce le fait que les autorités néerlandaises se sont tournées vers la justice suisse dans cette affaire, comme s’il s’agissait d’un'simple litige commercial.«Si on a demandé à Médecins sans frontières de payer une partie d’une rançon que le gouvernement lui-même a négociée, c’est un précédent très dangereux pour l’ensemble des organisations internationales», a noté pour sa part M' Pascal Paradis, directeur général d’Avocats sans frontières Canada «Ça mérite qu’on s’y attarde.Surtout s’il est question de faire payer une ONG qui n ’a pas été partie prenante de la décision de payer la rançon».Le Devoir mm KM.KATNER REUTERS La colonisation «lamine la confiance, aggrave la souffrance des Palestiniens et rend plus difficiles les compromis qu’lsraël devra réaliser pour la paix», a affirmé hier Gordon Brown.Gordon Brown demande le gel de la colonisation en Cisjordanie ROBIN MILLARD Jérusalem — Gordon Brown, le premier ministre britannique, a appelé hier à Bethléem au gel de la colonisation israélienne et a annoncé de nouvelles mesures de soutien à l’économie palestinienne.Il s’agit de sa première visite au Proche-Orient depuis qu’il a succédé à Tony Blair à la tête du gouvernement en juin 2007, après dix années passées à gérer les finances britanniques.«Nous voulons voir un gel de la colonisation.L’expansion de la colonisation rend la paix plus difficile à atteindre», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse commune tenue à Bethléem avec le président palestinien.Mahmoud Abbas.La colonisation «lamine la confiance, aggrave la souffrance des Palestiniens et rend plus difficiles les compromis qu’lsraël devra réaliser pour la paix», a insisté M.Brown, qui effectue une visite de deux jours en Israël et en Cisjordanie.Il a aussi insisté sur la «fin de la violence» côté palestinien, en allu- sion aux tirs de roquettes réalisés contre le territoire israélien depuis la bande de Gaza.Côté économie, M.Brown a annoncé «un engagement supplémentaire de 60 millions de dollars, dont 30 que nous donnons en soutien direct au budget, ce qui portera notre aide totale à l’Autorité palestinienne cette année à 175 millions de dollars».La Grande-Bretagne s’est enga- «L’expansion de la colonisation rend la paix plus difficile à atteindre», a déclaré le premier ministre britannique gée à aider le développement de l’économie palestinienne à hauteur de 500 millions de dollars jusqu’en 2011, a rappelé M.Brown.Arrivé samedi soir en Israël, il a également rencontré à Bethléem le premier ministre, Salam Fayyad, et des hommes d’affaires palestiniens.L’économie «a été ravagée pour plusieurs années», a déclaré M.Fayyad lors de cette rencontre.«Notre économie aurait pu être deux fois plus importante sans les conditions des huit dernières années», a-t-il ajouté.M.Brown a, quant à lui, plaidé pour une économie forte afin que «le coût d’un retour à la violence soit si grand et si inacceptable que la grande majorité ne voudra pas avoir affaire à ceux qui la prêçhent».A l’issue d’une rencontre tenue liier en début de soirée avec le premier mi-qistre israélien, Ehoud Olmert, à Jérusalem, M.Brown a estimé que les différends entre Palestiniens et Israéliens pouvaient être résolus et qu’un accord de pane était à portée de main.«Quand je dis que les difficultés peuvent être surmontées, que les problèmes qui m’ont été décrits peuvent être résolus, c’est que je pense qu’il y a une chance [pour un accord de paixj», a-t-il dit après une conféren- ce de presse commune organisée avec M.Olmert Hier matin, M.Brown s’est rendu, comme il est de règle pour les diri-geants étrangers, au mémorial de la Shoah de Yad Vashem, à Jérusalem 11 doit prononcer aujourd’hui un discours à la Knesset, le parlement israélien, et rencontrer l,e ministre israélien de fa Défense, Ehoud Barak, la ministre des Affaires étrangères,.Tapi livni, et le chef de l’opposition.Benjamin Netanyahu.En septembre dernier, M.Brown avait été l’architecte d’une «feuille de route économique» pour, parvenir à la paix au Proche-Orient, considérant qu’une forte croissance économique aussi bien en Cisjordanie que dans la bande de Gaza (sous contrôle du mouvement islamiste Hamas) était indispensable pour réaliser la ixdx.En décembre, lors d’une réunion internationale tenue à Paris, fa communauté internationale avait promis aux Palestiniens une aide de 7,4 milliards de dollars sur trois ans.Agence France-Presse BELGIQUE Le roi appelle à Funion Bruxelles — Le roi Albert II a plaidé hier, à la veille de la fête nationale belge, pour «l’union» entre les communautés de la Belgique, «seule voie possible» pour le pays en crise, mais il a également évoqué à demi-mots la nécessité d’un changement institutionnel.«Nous devons inventer de nouvelles formes de vivre ensemble dans notre pays», a déclaré Albert II, soutenant ainsi à,mots couverts une réforme de l’Etat censée renforcer l’autonomie des régions, que la première d’entre elles, la Flandre, réclame à cor et à cri.Le roi a nommé cette semaine un trio de «sages», pour plancher sur la réforme de l’État et en particulier donner aux Flamands des garanties que les francophones accepteront une telle reforme.Mais le roi ne semble pas soutenir cette réforme à tout prix et il a également envoyé un message aux Flamands qui seraient réellement tentés par le séparatisme.«Notre pays traverse, vous le savez bien, de sérieuses difficultés politiques», a noté le roi dans son discours habituel prononcé à la veille du 21 juillet «Mais j’aimerais rappeler que les difficultés et les crises sont aussi des occasions de rebondir et de se ressaisir» «La division dans les esprits n’est pas une fatalité, c’est l’union et la tolérance dans le respect de l’identité de chaque entité fédérée qui représentent la seule voie possible dans notre société démocratique», a insisté le roi, faisant ainsi référence à l’opposition entre francophones et Flamands, qui déchire le pays depuis des mois.Les médias belges ont estimé que le roi était reste «prudent» sur la crise institutionnelle que traverse le pays, n’y consacrant qu’une petite partie de son discoure d’une dizaine de minutes, qui devait être approuvé par le premier ministre, Yves Leterme.Agence France-Presse 1 PEDRO ARMESTRE AGENCE FRANCE PRESSE La presse espagnole brosse un portrait sévère du début du second mandat de José Luis Rodriguez Zapatero.100 jours difficiles pour Zapatero GILBERT GRELLET Madrid — Plombés par la crise économique, les 100 premiers jours du second gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero ont été plus difficiles que prévu, malgré sa volonté de continuer à réformer la société espagnole.Investi le 11 avril pour un deuxième mandat de quatre ans, après avoir remporté les législatives de mars, le chef du gouvernement socialiste a prévu de faire aujourd'hui le bilan de ces «100 jours» devant le comité directeur de son parti (PSOE).Mais la presse espagnole ne l’a pas attendu pour tracer dès hier un tableau assez négatif des premiers mois de la législature, exprimant en outre son pessimisme à moyen terme.«La crise a gâché le début de la législature», estimait le grand quotidien de centre gauche El Pais, tandis que, pour le journal de droite La Razon, Zapatero a «vécu les 100 premiers jours les plus noirs» de ses deux gouvernements.Comme de nombreux autres pays, l’Espagne a été frappée de plein fouet par la forte hausse des prix du pétrole et des matières premières, qui a entraîné une envolée de l’inflation à plus de 5 % et des manifestations de pêcheurs et de chauffeurs routiers.Mais la crise a été accentuée par l’effondrement de l'immobilier, moteur de la spectaculaire croissance espagnole depuis 10 ;ms (+ 3,8 % en 2007), alors que les hausses des taux d'intérêt étranglaient les acheteurs de logement et pesaient sur la consommation.Et M.Zapatero, attaqué de façon virulente par l'opposition pour son «inaction», n'a reconnu qu'au début de juillet que le pays traversait une «crise», avec un taux de croissance sans doute proche de zéro au deuxième trimestre, après seulement 0,3 % au premier.Signe de cette préoccupation, l'exécutif a convoqué pour jeudi une réunion d’experts afin d’analyser cette crise «compliquée» et de trouver les moyens d’en sortir, au moment où le chômage est en très forte hausse.Selon les observateurs politiques, M.Zapatero, en tardant à reconnaître le problème, malgré un plan de relance de 18 milliards d’euros annoncé en avril, a ouvert la voie aux critiques du Parti populaire (PP), dans l’opposition, revenu quasiment à égalité avec le PSOE dans les sondages.Mais il a aussi provoqué le mécontentement de ses alliés de gauche et nationalistes, qui promettent de lui mener la vie dure lors des discussions budgétaires, alors quïl ne dispose pas de fa majorité absolue à l’assemblée.«Les 100 jours de solitude de Zapatero», titrait hier Publico, l'autre quotidien de gauche madrilène, réputé proche du gouvernement, en soulignant qu’il avait perdu une partie de ses «appuis parlementaires».Le numéro deux du PSOE, José Blanco, a reconnu le problème hier, dans une entrevue accordée au quotidien de droite El Mundo, et laissé entendre qu’un pacte de redressement économique pourrait être conclu avec «d’autres forces politiques».D est toutefois peu probable que le PR qui surfe sur le mécontentement économique, accepte un accord sur ce thème avec le PSOE, même s’il se montre moins strident que pendant la première législature sur certains sujets comme le terrorisme.Le chef du gouvernement a réaffirmé hier en Catalogne (nord-est) sa volonté de poursuivre sa politique «progressiste et de gauche» dans le domaine social, avec notamment des réformes sur l’avortement et la laïcité.D lui reste un peu moins de qùatre ans pour mettre en oeuvre cette «nouvelle étape de changement et de modernisation» du pays, mais la crise économique risque de freiner ses ambitions à court et à moyen terme.Agence France-Presse ESPAGNE L’ETA cible le tourisme Madrid — L’ETA semble avoir lancé hier une nouvelle offensive contre des intérêts touristiques espagnols, avec l’explosion de plusieurs bombes de faible intensité survenues près de plages de Cantabrie (nord).Quatre petites bombes attribuées à l’organisation indépendantiste basque année ETA ont explosé hier à la mi-journée et en début d’après-midi, en bord de plages et sur un terrain de golf.Deux d'entre elles ont explosé sur la promenade maritime longeant la plage de laredo, endommageant 1a rambarde et la cabane des secouristes.Les deux autres ont explosé à Noja, sur la plage et sur un terrain de golf.Une femme a été blessée par une pierre projetée par l’une de ces explosions et une autre, enceinte, était en état de choc après la déflagration sur le terrain de golf, a indiqué un responsable du gouvernement local de la province de Cantabrie.Ijes plages de laredo et Noja, situées presque à mi-chemin entre Santander et Bilbao (Pays basque), sont très fréquentées en été par beau temps, principalement par des vacanciers espagnols, mais elles étaient presque désertes hier matin à cause d’un temps gris et pluvieux, a précisé la préfecture.Les zones avaient de toutes façons été évacuées à temps.Un appel fait dans la matinée au nom de ITTA avait prévenu les pompiers de la prochaine explosion de ces bombes et signalé leur localisation.Ces attentats ont eu lieu après la confinnation jeudi, par le tribunal constitutionnel espagnol, de 1a suspension du projet controversé du chef du gouvernement basque, le nationaliste Juan José Ibarretxe, d’organiser une «consultation populaire» sur le droit à l’autodétermination au Pays basque.Le ministre espagnol de l'Intérieur, Alfredo Pérez Rubalcaba, a condamné hier ces attentats, assurant qu’en «Espagne la meilleure façon de s’assurer un long séjour en prison est actuellement de se joindre à l’ETA».L’ETA, tenue pour responsable de 1a mort de 823 personnes en 40 ans de violence pour l'indépendance du Pays basque, a habitué l’Espagne depuis 30 ans à des «campagnes d’été» visant le tourisme, important moteur de l’économie du pays, le deuxième au monde pour le nombre des visiteurs.Agence France-Presse E N BREF L’Asean tape sur les doigts de la Birmanie Singapour—La Birmanie s’est fait taper sur les doigts par l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean) hier soir, à l’ouverture d’une réunion de ses ministres des Affaires étrangères, qui devrait aussi donner lieu à une rencontre au sommet sur le nucléaire nordcoréen.•les ministres des Affaires étrangères ont exprimé leur profonde déception après la prorogatum par le gouvernement birman de l’assignatùm à résidence de H’opposante) Aung San Suu Kyi», a déclaré George Yeo, chef de la diplomatie de Singapour, pays où sont réunis les ministres pour leur grand-messe annuelle jusqu a jeudi.les ministres du bloc du Sud-Est asiatique, a qui il est reproché régulièrement d'être trop conciliants envers les violations répétées des droits de l’homme par la junte birmane, «çmt réitéré l’appel des dirigeants de l’Asean en faveur d’une libération immédiate de Aung San Suu Kyi et de tous les autres détenus politiques», a-t-il poursuivi à Tissue d’un dîner avec ses homologues, la junte au pouvoir en Birmanie avait prorogé d’un an en mai l'ordre d’assignation à résidence de la figure de proue de l'opposition Aung San Suu Kyi, Prix Nolx*l de fa paix.-AFP CYCLISME ES SPORTS TOUR DE FRANCE Classement général après la 14- étape 1.Frank Schleck (LUX/CSC) 63h57:21.2.Bernhard Kohl (AUT/GST) 0:07.3.Cadel Evans (AUS/SIL) 0:08.4.Denis Menchov (RUS/RAB) 0:38.5.Christian Vande Velde (USA/GAR) 0:39.6.Carlos Sastre (ESP/CSC) 049.7.Kim Kirchen (LUX/COL) 248.8 Vladimir Efimkin (RUS/A2R) 3:36.9.Alejandro Valverde (ESP/GCE) 4:11.10.Samuel Sanchez (ESP/EUS) 4:34.11.Mikel Astarloza (ESP/EUS) 5:18.12.Vincenzo Nibali (ITA/LIQ) 5:22.13.Tadej Valiavec (SL0/A2R) 6:27.14.Roman Kreuziger (CZFAIO) 7:15.15.Damiano Cunego (ITA/LAM) 7:43.UNITED SOCCER LEAGUES G P N BP BC Pts Charleston 9 4 3 23 14 30 Porto Rico 8 5 3 23 15 27 Vancouver 7 4 3 13 12 24 Seattle 5 5 8 20 18 23 Portland 5 7 7 15 19 22 Atlanta 5 4 6 22 24 21 Rochester 15 5 6 18 16 21 Caroline 4 5 8 17 24 20 Miami 4 7 8 15 19 20 Montréal 5 8 3 14 15 18 Minnesota 4 7 Hier 5 16 20 17 Rochester au Minnesota, 18h05 Mercredi Charleston à Vancouver, 22h FOOTBALL LIGUE CANADIENNE Section Est G P N PP PC PTS Montréal 2 2 0 123 98 4 Toronto 1 2 0 64 95 2 Hamilton 1 3 0 86 122 2 Winnipeg 0 4 0 82 130 0 Section Ouest G P N PP PC PTS Saskatchewan 4 0 0 134 90 8 Calgary 3 1 0 125 87 6 Edmonton 2 1 0 94 93 4 C.-B.2 2 0 103 96 4 Hier Edmonton à Toronto.16h Jeudi Calgary à Winnipeg, 20h Vendredi Edmonton à Hamilton, 19h Montréal en C.-B., 22h EN BREF GP d’Allemagne : deux Brésiliens sur le podium Hockenheim, ADeinagne —11 y avait deux Brésiliens sur le podium du Grand Prix d’Allemagne de Formule 1 hier à Hockenheim, avec Nelsinho Piquet (Renault) et Felipe Massa (Ferrari) respectivement deuxième et troisième: ce n'était phis arrivé depuis 1991.Lewis Hamilton récoltait La 1" place.Clin d’œil de l'histoire, la dernière fois que deux Brésiliens s'étaient retrouvés sur le podium, il s'agissait d’Ayrton Senna et de Nelson Piquet père, premier et troisième du Grand Prix de Belgique le 25 août 1991.Hier, il s'agissait du 23" podium de Felipe Massa, un habitué des premières plates avec sa Ferrari, mais c’était le tout premier pour Nelsinho Piquet, plus à la peine d'ordinaire avec sa Renault Ce dernier a bénéficié de circonstances favorables et d'une stratégie osée à un seul arrêt pour opérer une remontée incroyabk' de la 1?position sur la grille jusqu’à La deuxième place.-AFP r c£c BOGDAN CRISTELREUTERS Le Luxembourgeois Frank Schleck 15‘ étape du Tour de France Schleck au sommet, Pereiro au tapis L’Espagnol Oscar Pereiro doit abandonner après une chute spectaculaire FRANÇOIS THOMAZEAU Prato Nevoso, Italie — La seconde d’avance de Cadel Evans n’a pas résisté à la première étape alpestre du Tour de France : le Luxembourgeois Frank Schleck s’est emparé hier du maillot jaune à l’issue d’une 15' étape où le favori du Tour a flanché, tandis que l’Espagnol Oscar Pereiro était victime d’une terrible chute.Les 183 kilomètres entre Embrun et Prato Nevoso, avec une montée finale qui a permis à Simon Gerrans, échappé de la première heure, de signer un beau succès d’étape, ont fait beaucoup plus de dégâts que prévu.Attaqué de toute part dans le final, Evans a craqué sous les assauts des équipiers de Franck Schleck au sein de la formation CSC et l’Australien n’est plus que troisième au classement général, à la veille d’une journée de repos à Cuneo.Le dauphin d’Alberto Contador l’an dernier est désormais à huit secondes de l’aîné des Schleck au général et à une du grimpeur autrichien Bernhard Kohl, nouveau maillot à pois de l’épreuve.«L'équipe a travaillé très dur, Andy (son frère), Carlos (Sastre).Je remercie tout le monde», a lâché Frank Schleck, épuisé, sous la pluie de l’arrivée à Prato Nevoso.La défaillance d’Evans sur un hors-d’œuvre alpestre peu copieux est la leçon du jour, mais elle fut éclipsée par le drame vécu par Oscar Pereiro, le seul ancien vainqueur au départ de cette 95'' édition.Accident spectaculaire Vainqueur du Tour 2006 après la disqualification pour dopage de l’Américain Floyd Landis, Oscar Pereiro était l’une des meilleures cartes de l’équipe Caisse d’Epargne après la défaillance dans les Pyrénées de son leader, Alejandro Valverde.Les rêves de l’Espagnol ont basculé dans le cauchemar dans la descente du Col d’Agnel où sa roue heurtait le muret de protection, le précipitant sur la chaussée, cinq mètres en contrebas.Le peloton passait, tétanisé, devant le corps inerte et ralentissait alors l’allure, offrant de ce fait l’étape à l’un des quatre fuyards du kilomètre 12, dont le futur vainqueur, Simon Gerrans.L’avance du quatuor de tête, d’environ 11 minutes au sommet du col, atteignait alors les 17 minutes.Pendant que Gerrans, l’Espagnol Egoi Martinez et l’Américain Danny Pate filaient se disputer l’étape dans cet ordre, Pereiro était évacué vers l’hôpital de Cuneo avec une fracture et une luxation de l'épaule.Une autre chute survenait à une cinquantaine de kilomètres de l'arrivée, dans les faubourgs de Cuneo, où une dizaine de coureurs glissaient sur une plaque de gazole.Parmi eux Damiano Cunego, l'ancien vainqueur du Giro, qui devait sombrer plus tard dans la dernière ascension, mais aussi le troisième du général, l’Américain Christian Vande Velde.L'ultime ascension vers Prato Le peloton passait, tétanisé, devant le corps inerte et ralentissait alors Pallure, offrant de ce fait l’étape à l’un des quatre fuyards du kilomètre 12, dont le futur vainqueur, Simon Gerrans.Nevoso confirmait le scénario attendu : un énorme travail de l’équipe CSC et notamment d’Andy Scleck qui, lâché dans les Pyrénées, se sacrifiait sans compter pour son frère.Tour à tour, Denis Menchov, Carlos Sastre plantaient leurs banderilles et Evans chancelait, laissant partir d’autres rivaux, comme Bernhard Kohl, Alejandro Valverde et, bien sûr, Frank Schleck.Pendant qu’un Australien accu- sait le coup, un autre était aux anges.Vainqueur inattendu, Simon Gerrans, déjà premier d'une étape de montagne au Critérium International, jubilait Le Britannique Mark Cavendish, vainqueur de quatre étapes et sprinter roi de ce mois de juillet, n’a pas pris le départ d’Embrun, préférant se consacrer d’ores et déjà à ses objectifs olympiques.Reuters Frank Schleck au nom des siens GILLES LE ROC’H Prato Nevoso, Italie — A peine son maillot jaune endossé, Frank Schleck a mis l’exploit sur le coippte de son équipe.A l’arrivée de la 15' étape hier, le moment était historique pour Schleck, qui n’avait jamais porté le maillot jaune et le redonne à son pays quelques jours après que Kim Kirchen l’eut perdu.L’instant était magnifique pour Andy Schleck, dont le sacrifice pour son frère au cours de la dernière ascension a été déterminant Pourtant, dans leurs propos, il était surtout question de collectif et de la stratégie décidée par leur patron avant le départ «Nous avons assisté au show de mon équipe.Tout s’est passé comme on l’avait décidé avec Carlos Sastre qui était très fort, avec Andy Schleck qui me donne tout son cœur et a mis tout le monde dans le rouge dans la dernière montée», affirme Frank Schleck.Il veut désormais savourer le plus grand moment de sa carrière, boire une coupe de cham- pagne, vivre une journée de repos tranquille avant d’envisager la suite.Bjarne Riis, son patron, glisse ne pas croire que le nouveau maillot jaune puisse gagner le Tour de France.«Je sais que je vais devoir attaquer et gagner du temps avant le contre-la-montre.Pour le moment, je veux rester un peu sur cette étape, sur le fait que mon père soit là aussi pour partager notre bonheur», dit Frnk Schleck.«Dans ma tête, il s’est passé beaucoup de choses dans les derniers kilomètres.Cadel Evans est resté dans ma roue, j’ai essayé de rester calme.Il fallait que j’attende.Il y avait un risque de laisser Kohl et Menchov s’échapper, mais je suis humain, je ne pouvais pas courir après tout le monde.«f ai fait le sprint pour prendre le maillot jaune.C’est un rêve de gosse».Il reste à Andy à s’emparer du maillot blanc du meilleur jeune et le Luxembourg aura fait tout ce qu’il fallait Reuters GOLF Harrington remporte l’Omnium britannique DOUG FERGUSON Southport Angleterre — L’Irlandais Padraig Harrington, qui accusait deux coups de retard sur le meneur Greg Norman à l’issue de la troisième ronde, a remporté hier l’Omnium britannique de golf pour la deuxième année consécutive par une marge de quatre coups sur l’Anglais lan Poulter.Harrington a remis une carte de 69, un coup sous la normale, se permettant même de jouer un 32 sur le neuf de retour pour compléter l’épreuve à 283, trois coups au-dessus de la normale.Poulter a fait un bond de sept rangs en signant également une carte de 69, qui lui a permis de terminer le tournoi avec un pointage de 287.Quant à Norman, même s’il détenait toujours une avance d’un coup au moment d’entreprendre le neuf de retour, les vents soufflant à près de 50 km/h lui ont fait commettre trop d’erreurs pour qu’il puisse espérer l’emporter.Le Requin blanc a commis huit bogeys en route vers une carte de 77 (plus-7), pour un pointage cumulatif de 289 (plus-9), qui lui a conféré le troisième rang, à égalité avec le Suédois Henrik Stenson (71).«Je quitte déçu, mais la tête haute, puisque j’ai tenu mon bout, a déclaré l’Australien.Padraig a brillament joué aujourd’hui, même s’il a failli l’échapper en milieu de parcours.Il s’est repris et a offert une performance digne des grands champions.» Jim Furyk a joué 71 au cours de la ronde ultime, ce qui lui a permis de terminer l’épreuve à 290, à égalité au cinquième rang avec le meilleur amateur du tournoi, l’Anglais de 20 ans Chris Wood, qui a quant à lui remis une carte de 72.Neuf golfeurs ont ensuite complété l’épreuve à égalité au septième rang à plus-12 (292), dont le Canadien Stephen Ames, dont le pointage de 71 lui a permis de gagner 20 rangs au classement.L’autre Canadien à prendre part au tournoi, l’Ontarien Mike Weir, a remis une carte de 75 pour terminer l’épreuve à égalité avec 11 autres golfeurs au 39e rang, à 296.Plus de cent ans d’attente En remportant le tournoi pour une deuxième année consécutive, Harrington est devenu le premier Européen en plus de 100 ans à réaliser l’exploit depuis les succès consécutifs de l’Ecossais James Braid, en 1905 et 1906.L’attente aurait pu être encore plus longue.Avant qu’Harrington n’entreprenne le tournoi, son poignet le faisait tellement souffrir qu’il ne s’accordait que 75 pour cent de chances de prendre le départ jeudi et seulement 50 pour cent de chances de compléter le tournoi.«Je savais que mon jeu était à point, mais je pense que cette semaine fai pris la bonne décision au bon moment et bénéficié d’un peu de chances en moments opportuns», a déclaré Harrington.Associated Press Sudoku par Fabien Savary — 4 7 — 2 4 9 1 6 1 7 4 8 5 7 9 8 6 1 3 5 8 2 6 4 5 8 2 1 Niveau de difficulté : DIFFICILE 0917 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier numéro 9 8 2 1 5 4 3 7 5 1 7 2 3 6 8 9 4 6 3 4 9 7 8 5 2 1 7 9 3 6 4 2 1 5 8 4 5 8 7 9 1 2 6 3 1 2 6 3 8 5 9 4 7 3 4 5 8 6 9 7 1 2 2 7 9 4 1 3 6 8 5 8 6 1 5 2 7 4 3 9 0916 SUDOKU : le logiciel 10 OOO sudoKus Inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En «xclu»lvlté sur !• site des Mordus www.laa-mordua.com Solide, Wozniak remporte la Classique Bank of the West FRÉDÉRIC DAIGLE La Québécoise Aleksandra Wozniak a offert une solide performance, hier, battant la Française Marion Bartoli en deux sets de 7-5 et 6-3 pour remporter la Classique Bank of the West, sa première victoire en carrière sur le circuit Sony Ericsson WTA Wozniak — qui occupait le 85r rang mondial avant le début du tournoi doté de 275 points WTA qui la propulseront vers le 50 rang mondial — n’a tiré de l’arrière au pointage que deux fois dans ce match, pendant lequel elle toujours semblé être en contrôle.La Blainvilloise de 20 ans a d’ailleurs brisé le service de Bartoli, sixième tète de série, en quatre occasions, contre seulement deux fois pour la Française.Wozniak a eu le dessus sur son adversaire dans toutes les statistiques du match, sauf pour les double fautes (trois contre deux) et au niveau du pourcentage de premiers services, où Bartoli a montré un taux d’efficacité de 64 pour cent, contre 60 pour cent pour Wozniak.Départ laborieux Les deux joueuses ont semblé nerveuses en début de rencontre, commettant plusieurs erreurs non provoquées.Dès le deuxième jeu du match, Wozniak, en avant 1-0, a laissé filer une chance de bris alors qu’elle disposait de deux balles de bris.Bartoli a remporté les quatre points suivants pour garder le service.C’est d’ailleurs Bartoli, 15r raquette mondiale, qui inscrira le premier bris du match, pour prendre une avance de 4-3.Wozniak a cependant inunédiatement repris le bris, gracieuseté d’une double faute de Bartoli.La Française a profité d’une largesse de Wozniak pour reprendre le bris et les devants dans ce match, se donnant par le fait même une bonne chance de mettre la main sur le premier set Commettant encore des erreurs non provoquées, Bartoli a toutefois remis la politesse a Wozniak et le match s’est à nouveau retrouvé à égalité.Wozniak a par la suite remporté son service à zéro pour faire 6-5, avant de briser Bartoli pour la troisième fois du set pour prendre les commandes de cette finale un set à zéro.La Québécoise s’est rapide- ment retrouvée avec une avance de 2-1 dans le second et, au moment de changer de côté, Bartoli a demandé l’assistance du soigneur.La joueuse semblait ennuyée par une blessure à la hanche gauche, mais a tout de même repris sa place sur le terrain après une longue pause et plusieurs traitements.Bartoli semblait cependant bien diminuée à son retour au jeu, et Wozniak en a profité pour inscrire son quatrième bris du match pour faire 3-1, avant de remporter son service pour faire 4-1.Ayant à nouveau besoin de soins au changement de côté suivant, Bartoli peinait visiblement à se déplacer.La Française a toutefois tenu bon, enlevant même quelques beaux échanges pour pousser le match à 53.Servant pour le match, Wozniak a rapidement montré ses couleurs en réussissant son quatrième as de la rencontre, avant de rapidement prendre les devants 40-0.Bartoli sauvera une balle de championnat mais ne pourra finalement pas empêcher Wozniak de remporter son premier tournoi en carrière.La Presse canadienne KIMBERI.Y WHITE REUTERS La Blainvilloise Aleksandra Wozniak LE DEVOIR.LE LUNDI 2 .1 I I I.L E T 2 0 0 8 B 5 i Pontiac G8 : la belle histoire du pays d’en dessous PASCAL BOISSÉ Pendant que certains conjecturent sur sa Milite éventuelle, General Motors sait faire preuve d’un rare optimisme ou d’une insouciance déroutante.En important de l’Australie sa nouvelle Pontiac G8, le géant américain vise à re-vamper l’image de sa division performance.De l’aveu même des dirigeants de GM, l’image de marque de Pontiac avait beaucoup souffert, ces dernières années, d’une séquence de produits médiocres ou insipides, dont les prestations étaient très éloignées de la vocation sportive que suggère la mise en marché de ce constructeur.Paradoxalement, on manquait cruellement de voitures performantes chez Pontiac, alors que l’on Msait la promotion de «la passion de conduire».En tant que berline sportive, la G8 2009 vient à la rescousse en prenant la place de la Grand Prix dans la gamme de Pontiac.Bon débarras! Personne ne regrettera la Grand Prix, qui n’offrait rien de mémorable sauf, peut-être, un tableau de bord que l’on éviMt de regarder avec trop d’insistance, de peur d’en faire des cauchemars, et dont la qualité des plastiques restera im jalon des abîmes atteints par GM à ce chapitre.Il éMt vraiment difficile de faire pire.Si Pontiac devait survivre, un virage à 180 degrés était nécessaire.C’est pourquoi-on a déniché chez Holden, la division australienne d.GM, cette grande berline dont les caractéristiques sportives sont très compatibles avec le positionnement de la marque Pontiac.En Océanie, cette voiture se nomme Holden Commodore, mais elle est aussi vendue en Europe sous la bannière Vaux-hall, ainsi qu’en Amérique du Sud et au Moyen-Orient en tant que Chevrolet mJ •îï-vr-î m fm ¦ "c y:' S5S m En tant que berline sportive, la G8 2009 vient à la rescousse en prenant la place de la Grand Prix dans la gamme de Pontiac.PASCAL POISSÉ Culte australien Même si les Australiens payent aujourd’hui leur litre d’essence près de 2,20 $, et malgré les nombreux chocs pétroliers, leur passion pour les grandes berlines dotées d’un moteur de forte cylindrée et de roues arrière motrices ne s’est jamais estompée.En Amérique, l’expertise de la conception de tels véhicules semble s’être perdue, alors que, dans l’autre hémisphère, la tradition est restée bien vivante.D’ailleurs, la Holden Commodore est la voiture la plus vendue là-bas et l’amour que lui vouent les Australiens relève de la fascination.Rien à voir avec ce que l’ont ressent ici pour une Toyota Camry ou une Honda Accord, considérées comme de pures commodités servant pour se déplacer de A à B.Pour un Australien, la Commodore est un morceau de patrimoine et un motif de fierté nationale.Pontiac n’aura pas eu beaucoup à faire pour transformer la Commodore et l’adapter au marché nord-américain.Mis à part le volant qui est désormais du bon côté de la voiture et un recalibrage de la suspension, seuls le capot et la calandre ont subi des retouches pour gommer l’identité de Holden et la remplacer par les traits caractéristiques des produits Pontiac toujours un peu ou- Les proportions qu’amène son architecture mécanique sont si justes que la voiture possède une grâce naturelle qu’aucune traction avant n’arrivera jamais à égaler tranciers.Quoi qu’il en soit, et peu importe la marque que porte ce produit, les proportions qu’amène son architecture mécanique sont si justes que la voiture possède une grâce naturelle qu’aucune traction avant n’arrivera jamais à égaler.Dispensées d’un lourd porte-à-faux avant inélégant, les voitures à propulsion peuvent généralement se permettre de placer les roues aux quatre coins du châssis, ce qui embellit la voiture tout en favorisant son comportement dynamique.En plus, on ne peut que constater que la G8 porte un costard particulièrement bien taillé, visiblement dessiné par des designers vivant aux antipodes des balourds du Michigan.Par contre, il est regrettable que Pontiac n’ait pas cru bon importer au Canada la version familiale de la Commodore, qui est tout aussi séduisante que la berline.A plus long terme, on peut aussi se questionner sur la résistance à la corrosion d’un produit conçu et fabriqué sous des latitudes où nos conditions climatiques extrêmes sont totalement inconnues.De Camry à Corvette Plutôt que de vivoter dans un segment où elle était surclassée, comme le faisait sa devancière, la Grand Prix, la Pontiac G8 a été positionnée pour faire face à des rivales sérieuses, telles la Dodge Charger et la Nissan Maxima, deux grandes berlines qui ont de solides prétentions sportives et dont l’auditoire est majoritaire- GENF.RAL MOTORS La finition intérieure nous surprend par sa qualité, qui se situe dans la bonne moyenne de ce que les Japonais ou les Européens proposent.ment masculin.Et la G8 possède des arguments à la hauteur de ses ambitions, en plus d’être offerte à un prix en deçà de ceux de ses rivales.D’ailleurs, on se demande comment GM pourra renflouer ses coffres avec ce produit dont les différentes versions seront vendues en Amérique du Nord plusieurs milliers de dollars de moins que leur équivalent australien.Le caractère sportif de la G8 ne se limite pas seulement aux fausses prises d’air ajoutées sur le capot: sa suspension ferme impressionne tant par son aplomb en conduite sportive que par son confort et sa souplesse sur mauvais revêtement.En sortie de virage, la voiture s’appuie sur ses roues arrière comme une authentique sportive, mais elle sait aussi se comporter tout en douceur comme une bonne berline tranquille.Sur la route, la G8 peut passer de Camry à Corvette en quelques secondes, selon le désir de son conducteur.Il faudra cependant voir, en conditions hivernales, si le système de traction asservie Stabilitrak saura assurer une conduite sécuritaire, ce qui est toujours une incertitude avec une propulsion.La majorité des acheteurs de la G8 opteront probablement pour le moteur LY7 de 3,6L à double arbre à cames en tête que l’on retrouve désormais dans bon nombre de produits GM.C’est un moteur efficace et sa puissance est amplement suffisante pour garantir le caractère On est à des années-lumière de l’ignoble Grand Prix.Les places arrière offrent beaucoup de dégagement et le confort général est de classe mondiale.sportif de la G8.L’insonorisation serait par contre à parfaire, puisque la sonorité de ce V6 manque ici de raffinement.Tout comme la version à moteur V8 (un Vortec L76 de 6,0L), le V6 ne devient bruyant qu’au voisinage des 3000 tr/min lorsqu’il est sollicité pour de fortes accélérations.Le reste du temps, les deux moteurs savent se faire oublier.AJin de modérer sa consommation, le gros V8 à tige et culbuteur (un proche cousin du moteur de la Corvette) est équipé d’un système à cylindrée variable qui coupe l’alimentation d’un des deux bancs de cylindres à vitesse de croisière.Bien que son grondement soit enivrant et que ses accélérations soient plus vives, ce moteur n’ajoute pas grand-chose à la voiture en conduite normale sur route.La finition intérieure nous surprend par sa qualité, qui se situe dans la bonne moyenne de ce que les Japonais ou les Européens proposent.On est à des années-lumière de l’ignoble Grand Prix.Les places arrière offrent beaucoup de dégagement et le confort général est de classe mondiale.Certains seront déroutés par des commandes localisées à des endroits inhabituels dans cet hémisphère, mais ce n’est pas très gênant.Reste maintenant à voir comment Pontiac se débrouillera avec la G8, dans un contexte qui n’est pas forcément favorable aux grosses cylindrées.Même si les prémices semblent intéressantes — une Corvette à quatre portes pour moins de 40 (XX) $ — il faudra aussi voir si les concessionnaires de la bannière Pontiac seront aptes à s’ajuster à une nouvelle clientèle habituée à un niveau de service élevé.Les vendeurs seront-ils capables de laisser au vestiaire leur tutoiement familier et leur veston à carreaux?Et arrivera-t-on à temps à remplacer la distributrice de «pinottes» par une machine à espresso?Collaborateur du Devoir FICHE TECHNIQUE -PONTIAC G8 2009 ¦ Moteurs : V6 3,61.DOHC ; V8 6,0L ¦ Puissance : 256ch/248 Ib-pi (V6), 361 ch/385 lb-pi (V8) 0 à 100 km/h : 7,9 sec (V6).6,3 sec (V8) ¦ Consommation : 10,6 L/l(X)km (V6), 12 L/100 km (V8) ¦ Echelle de prix : 31 995 $ (V6) à 36 995 $ (V8) MOIS.CROISÉS 1 23456789 10 11 12 Météo Média >meclla.com Sept Iles 18/14 Baie-Comeau.19/14 i ' Saguenay 23/16* Val dOr 23/11 ) Lever du soleil: 5h27 | Coucher du soleil: 20h34 -, •VU ' Québec Trols-Rlvière«24/16 25/17 rf Canada Edmonton Moncton Saint-Jean Toronto Vancouver Winnipeg Montréal Aujourd'hui 26 J Orages, pdp 70%.Québec Aujourd-hui 2« Nuageux Gatineau Aujourd-hui 25 * Orages, pdp 60%.Auj.Sol 28/11 Plu 22/18 Plu 19/17 Sol 24/17 Sol 22/13 Sol 24/13 Gatineau _ £5/1?Demain Var 20/9 Plu 21/16 Plu 22/15 Ave 25/17 Var 21/13 Sol 26/15 0 Montréal Le Monde Londres Los Angeles Mexico New York Paris O MétéoMédra 2008 Tokyo Auj.Sol 20/11 Sol 27/17 Sol 20/7 Ora 31/22 Sol 19/11 Sol 27/25 Demain Sol 23/12 Sol 27/17 Ave 20/12 Ora 30/22 Sol 23/11 Sol 29/26 Ce soir a 17 W Généralement dégagé.Ce soir s 16 * .Ciel variable Ce soir 17 * Ciel variable.Demain 24/18 c*, ‘ v 4 Quelques averses.pdp 40%.Mercredi 25/19 Tï Demain 22/17 Averses dispersées.pdp 60% Demain 24/17 Averses dispersées.pdp 60% Averses dispersées.pdp 80% Mercredi .-j.22/19 ’ .Si Averses dispersées.pdp 80%.Mercredi 24/17 Faible pluie, pdp 80% Jeudi 25/19 Averses dispersées.pdp 60%.Jeudi 22/18 4 a Pluie Iode, pdp 100% A Jeudi 25/15 A .Quelques averses, pdp 40% Prêts à partir?Consultez nos Prévisions internationales % Médlï téo lia En ondes et en ligne meteomedia com HORIZONTALEMENT 1.Non-sens -Interjection.2.Espace à parcourir -Activité commerciale.3.Dispositif d’alerte -Flatulence - Regimber.4.Fréquentative - Fait partie des édentés.5.Trois fois - La girafe en est un.6.Originale - A lui.7.Vieille - Mouvement indépendantiste.8.Boeuf sauvage -Grand et mince.9.Chose difficile à trouver -Effervescence.10.Mornes - Fourni.11.Strontium - Organe pointu - Cordon.12.Division de l'histoire -Matière colorante rouge.VERTICALEMENT 1.Qui dépendent du caprice de quelqu'un.Contenant - Foyer.Meilleure.Note - Ver.Rabiboche - Actif en Sicile.Dessin - Avoir une réalité.Vie privée - Vieux Tokyo.Double règle -Essentielles.Détache les grains -Avant l'après-midi -Peuple de langue thaïe.10.Marque le lieu -Insignifiant.11.Étendues d'eau -Encaustiquée.12.Succession - Article.7.8 9.12 3 4 • 1011 12 cinm non b o ÜDdCD QH n 1 D lO L c 1 N Ieim À 1 O S T I N T [EM T F FT n n n m DO nran mil 0793 SOLUTION DU DERNIER NUMÉRO 2988 LE DEVOIR.LE LUNDI 21 JUILLET 2 0 0 8 H () ETHIQUE ET RELIGIONS TOXICOMANIE Vancouver peut-il servir de _____ Jean-Claude Leclerc Dans la foulée du jugement rendu en Colombie-Britannique en faveur des toxicomanes de Vancouver, et sans plus attendre l’appel inscrit par Ottawa contre cette décision, CJuébec entend occuper le terrain des services d’injection supervisée.Insite, seule expérience du genre en Amérique du Nord, servirait de modèle.Le directeur de la santé publique, le D'Alain Poirier, envisage d’ouvrir dès l’automne un centre à Montréal, puis un autre à Québec, et même ailleurs selon les besoins.«Au départ, a-t-il toutefois déclaré à La Presse, on veut y aller doucement.» Population, autorités municipales et commerçants auront à être convaincus.Québec juge que l’expérience d'insite est concluante et que le gouvernement Harper n’osera pas faire obstacle à l’implantation d’un tel service dans la Belle Province.La Cour d’appel confirmera ou non l’autorité des provinces en ce domaine.Elle limitera ou pas le pouvoir fédéral de criminaliser la toxicomanie.Ce sont là des questions juridiques.Mais, aux plans social et médical.Insite est-il bien une voie à favoriser?Une controverse feutrée mais féroce oppose adversaires et partisans de la «réduction des méfaits».Ce débat n'est pas de nature seulement médicale, sociale ou scientifique.Les protagonistes disent défendre ces malades et la société, néanmoins une vive concurrence en agite plus d’un.là aussi, des millions de dollars sont en jeu, d’autant que les budgets ne sont pas à la hauteur des besoins.Insite appartient au camp dit de la réduction des méfaits.Cette politique s’est imposée plus facilement, car elle vise non seulement à protéger les toxicomanes des maux associés aux injections de rue, mais surtout à les écarter du public et aussi des hôpitaux.Cette pratique est déjà appliquée au Québec, où des milliers de «seringues propres» sont vendues à prix nominal.Mais trois autres camps sont aussi engagés dans le domaine des drogues.D’abord, la police mène officiellement la «guerre» contre les trafiquants.On y engouffre des fonds importants même si, de l’aveu des autorités, le succès de cette répression reste limité.D’aucuns prétendent que cette guerre est non seulement inefficace, mais aussi nuisible.On peut toutefois se demander si elle a jamais sérieusement commencé.Ensuite, des centres de réhabilitation s’occupent des toxicomanes disposés à se faire aider.Certains traitent une clientèle fortunée.La plupart des autres mpquent de moyens, y compris au plan médical On s'y livre une concurrence pour avoir sa part de la nouvelle clientèle que les tribunaux, faute de mieux, mettent au choix: la prison ou la réhabilitation.Enfin, divers programmes de prévention s’activent à l’éducation du public, notamment auprès des jeunes.Mais, outre qu’ils ne sont pas toujours orientés vers les «consommateurs» les plus vulnérables, ils doivent compter avec la complaisance que trop de milieux entretiennent à l’égard des substances même les plus néfastes.Les rivalités institutionnelles de ces divers camps ont empêché jusqu’ici la mise en œuvre d’une politique de santé digne de ce nom.Pour les uns, la répression empire la situation, mieux vaudrait légaliser les drogues et transférer les budgets de police au traitement «Des lits, pas des cellules.» Pour d’autres, la réduction des méfaits trompe le public et sert d’échappatoire aux politiciens, elle ne fait que prolonger l’agonie des victimes et ne freine en rien la marée de la toxicomanie.«Des lits, pas des seringues.» Curieusement les drogues font désormais plus de victimes que le tabagisme, mais le monde de la santé, qui a su faire front commun contre la cigarette, en est encore — envers la toxicomanie — au dénigrement mutuel, aux querelles d’écoles et aux intrigues budgétaires.les enquêtes sur la santé se sont multipliées ces dernières années, mais aucune n’a trouvé la stratégie à suivre.Québec dit avoir exploré les modèles mis au point en Suisse, en Espagne et en Australie.Mais les pays européens sont loin d’avoir tous opté pour une approche «ouverte».Ainsi, après avoir permis l’héroïne, la Suède est revenue à la ligne dure, et cette drogue y est main-tçnant moins répandue qu'ailleurs sur le continent En Ecosse, la réduction des méfaits aurait échoué et rapporte The Globe and Mail, les autorités ont remis l’accent sur les programmes de «rétablissement».En réalité, il est difficile d’évaluer le succès d’une politique.On prétend qu’Insite n’a pas enrayé le fléau de la drogue dans le quartier de Vancouver, qui est une plaie à ciel ouvert.Mais toute ville qui tolère les toxicomanes ou se montre compatissante à leur égard risque d’en attirer d'un peu partout Même un service modèle au Québec ?OT 3MODJ3W eJravw YJIAQ rroff-—oc fc - MAOO ANDY CLARK REUTERS L’entrée d’un Insite, service d’injection supervisée, à Vancouver.efficace sera, alors, tôt débordé par l’afflux des marginaux de la drogue.Les gens d’insite affirment que, des 900 incidents de surdose survenus à leur centre, aucun — grâce à leur supervision — n’aura été fatal.Toutefois, ces chiffres sont contestés.D’autres soutiennent que les recherches menées pour le soutien de l’expérience de Vancouver n’ont ja-mais été validées de manière indépendante.D’autres encore prétendent avoir réussi, eux, à traiter et à réhabiliter nombre de toxicomanes.Qu’en est-il vraiment?Avec la clandestinité du trafic et la confidentialité des soins, il n’est pas facile d’avoir l’heure juste.Certaines légendes ont aussi la vie dure.Ainsi, les partisans de la légalisation des drogues évoquent souvent la fameuse prohibition de l’alcool au siècle passé, qui n’aurait pas enrayé l’alcoolisme mais favorisé les organisations crimineUes.En réalité, la libéralisation de l’alcool aura supprimé une contrainte sociale excessive.Mais elle n’aura pas valu un sous de plus au traitement des alcooliques.La médecine a été incapable de comprendre cette maladie et de la traiter.Un siècle plus tard, le réseau des Alcooliques anonymes reste la principale sinon la seule ressource d’aide aux gens, plus nombreux qu’on pense, qui en sont encore victimes.Et, contrairement aux AA qui misent sur le bénévolat, la discrétion et la modestie des moyens, combien de services de santé, qu’ils soient publics ou privés, et malgré l’éthique qu’on est censé y trouver, souffrent de carriérisme, de lourdeur bureaucratique et de laxisme professionnel?la cohésion et la concertation en toxicomanie devront venir d’en haut Cette concertation, faut-il ajouter, ne saurait faire fi des autorités fédérales.Où donc en effet les usagers des futures «piqueries» du Québec se procureront-ils leur «substance»?À Vancouver et à Montréal, le projet NAOMI a suivi pendant trois ans des toxicomanes dont les injections provenaient de source légale.Depuis l’interruption du projet, la moitié d’entre eux, estime un chercheur, «sont retournés à la rue».La responsable de NAOMI à Montréal, la D" Suzanne Brissette, favorise la réduction des méfaits.C’est une approche fondée sur le constat, a-t-elle confiée à La Presse, que «les toxicomanies ne peuvent être éradiquées du jour au lendemain».Entretemps, il faut réduire les méfaits qu’elles causent dans la société.Faut-il cesser pour autant la prévention, le traitement et la lutte contre les trafiquants?«Tous ces combats doivent être menés de front», estime la D" Brissette.Cette approche mérite considération.En laissant planer l’ombre de piqueries gratuites non seulement à Montréal et à Québec, mais ailleurs en province, la direction de la santé publique risque cependant d’ouvrir la voie non à l’innovation, mais à la pire politisation.redaction&ledevoir.com Jean-Claude Leclerc enseigne le journalisme à l’Université de Montréal.Messe de clôture des JMJ Le pape appelle les jeunes à lutter contre le « désert spirituel » 1 a-A» WILL BURGES REUTERS Benoît XVI hier: les prochaines JMJ se tiendront à Madrid.KRISTEN GELINEAU Sydney — Au dernier jour des XXIII' ' Journées mondiales de la jeunesse OMI) en Australie, Benoît XVI a invité hier les jeunes à rejeter le «désert spirituel» proposé par la société moderne et à embrasser le christianisme pour bâtir une nouvelle ère libérée de toute cupidité et de tout matérialisme.Le pape a par ailleurs annoncé que les prochaines JMJ se tiendront à Madrid en 2011.Au cours de la messe de clôture, le souverain pontife a expliqué aux quelque 350 000 pèlerins, selon le Vatican, réunis dans l’hippodrome de Randwick, à une dizaine de kilomètres du centre de Sydney, que «le monde a besoin de [.] renouveau», avant de les exhorter à se faire les artisans de ce changement.«Dans tant de nos sociétés, parallèlement à la prospérité matérielle, se répand le désert spirituel: un vide intérieur, une peur indéfinissable, un sentiment caché de désespoir», a-t-il déclaré.Le souverain pontife a ajouté qu’il appartenait désonnais à la nouvelle génération de chrétiens de bâtir un monde dans «lequel le don de la vie de Dieu est accueilli, respecté et chéri — et non rejeté, craint comme une menace et détruit».L’objectif est d'atteindre «un nouvel âge dans lequel l'espérance nous libère de la superficialité, de l’apathie et de l’égocentrisme qui affaiblissent nos âmes et empoisonnent nos relations».La cérémonie est venue clore six jours de célébrations auxquelles de nombreux fidèles ont participé, tandis que des centaines de millions de personnes les ont suivies à la télévision.Les prochaines JMJ auront lieu en 2011 à Madrid, a annoncé Benoît XVI, en précisant qu'il y assisterait à la grande joie des jeunes catholiques espagnols.Samedi soir, des dizaines de milliers de pèlerins désireux de s’assurer les meilleures places avaient choisi de passer la nuit dans l’hippodrome réservé à l’événement malgré des températures très fraîches et un confort Spartiate.Le passage de l’hélicoptère du pape au-dessus du site, avant la messe, a été salué par de nombreux cris de joie.Peu après, le souverain pontife a reçu un accueil digne d’une vedette de rock lors de son apparition dans la papamobile, les croyants de 160 pays agitant des drapeaux en scandant «Benedicto! Benedicto!» — son nom en italien.Au cours de la messe, temps fort d’un voyage de dix jours en Australie ayant été précédé d’un vol d’une vingtaine d’heures, le pape a toussé à deux reprises et s'est mouché, amenant des journalistes à s’interroger sur son état de santé.«Il faisait froid, et tout le monde l’a senti, non?», a répondu Federico Lombardi, porte-parole du Vatican.«Mais il est en excellente santé.» La veille, le pape avait renouvelé un geste fort déjà effectué aux Etats-Unis en présentant ses excuses aux Australiens victimes des abus sexuels commis par des membres du clergé.Se déclarant «profondément désolé», il a estimé que les auteurs de ces actes devraient être traduits en justice.Pendant sa visite, marquée par un emploi du temps chargé durant les quatre derniers jours, le souverain pontife a abordé tous les grands thèmes de son pontificat, dont la nécessité de rajeunir une Eglise «en crise» en Occident D a aussi souligné le besoin de protéger l'environnement et de mettre fin à la «consommation insatiable» des ressources de la planète, et il a estimé que les dirigeants des différentes religions devaient s’unir contre ceux qui menacent le monde d’une «violence» aveugle.Après avoir remercié les béné- voles des JMJ, Benoît XVI doit regagner le Vatican aujourd’hui.Associated Press AVIS LÉGAUX ET APPELS D'OFFRES I Appel d'offres Rosrn'onl lafVutc Putrtf Montréal© Des soumissions sont demandées et devront être reçues avant 11 h à la date ci-dessous, au bureau d'arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie, situé au 5650, rue D'Iberville, 2'étage, Montréal, H2G 2B3, pour : Catégorie : TRAVAUX Appel d'offres : 260815V Descriptif : Réfection de chaussée par revêtement mince sur différentes rues de l'arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie (P.R.R.2008 - Réseau local).Date d'ouverture : Mercredi le 13 août 2008 Garantie de soumission : Cautionnement de soumission de 30 000 S Documents : Les documents relatifs à cet appel d'offres seront disponibles è compter du 21 juillet 2008 au bureau d'arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie, à l'adresse mentionnée ci-dessus, du lundi au vendredi, de 9 h à 12 h et de 13 h à 17 h, contre un paiement de 100 $ (taxes incluses), non remboursable.Renseignements : Marie-France Plouffe, agente technique Téléphone: 514 872-9919 Pierre Morissette.ing., chef de division Téléphone : 514 872 4888 Télécopieur : 514 868-3915 Tout paiement doit être fait au comptant ou sous forme de chèque certifié è l’ordre de : Ville de Montréal.Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires préparés par la Ville et transmise dans l’enveloppe prévue è cette fin.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement audit bureau d’arrondissement, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal (arrondissement de Rosemont-La Petite Patrie) ne s’engage è accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soft envers le ou les soumissionnaires.Donné è Montréal, ce 21 juillet 2008 M* Pierre Rochon Secrétaire d'arrondissement APPEL D'QFFRtS PROJET: Rénovation du Théâtre Denise-Pelletier DESCRIPTION : Le Théâtre Denise-Mletier par l'entremise de Gcrpro Construction ine.(gestionnaire du projet), demande des soumissions pour la rénovation de son théâtre qui héberge 880 fauteuils.Le coût de rénovation est estimé à 7,000,000$ avant taxes.MAÎTRE D'ŒUVRE : Théâtre Denise-Pelletier 4353, rue Ste-Catherine Est Montréal, Québec, HW IY2 GESTIONNAIRE DE PROJET : GERPR0 CONSTRUCTION INC.305 boul.Industriel Châteauguay, QC J6J 422 (450-692-1115) ARCHITECTES: Saia Barbarese Topoutanov INGÉNIEURS : les Consultants Gemec / Tccsuit SCÉNOGRAPHIE : Triiart Alliance OBTENTION DES DOCUMENTS : À compter du mardi 19 août 2008 à 14 h auprès du gestionnaire de projet, les entreprises gui le souhaitent pourront se procurer une copie complète des documents d'appel d'offres contre un paiement de 200$ (taxes incluses), non remboursable.Contacte2Madame Karine Leblanc au (450) 692-1115.pour confirmer la disponibilité des documents.Tout paiement doit être fait en argent comptant ou sous forme de chèque certifié â Tordre du Théâtre Denise-Pelletier.CLÔTURE : les soumissions seront reçues au plus tard mercredi le 10 septembre 2008 à 14h (heure locale) au Théâtre Sans Fil â la Caserne létourneux situé au 411, rue Létourneux, Montréal, Qc, HIV 217 â l'attention de M.Rémi Brousseau, directeur général, Tél.: 514-253-9095, poste 234 Toute soumission, pour être valide, devra être accompagnée d'un cautionnement de soumission au montant correspondant â dix pour cent (10%) de la valeur totale de la soumission, valide pour une durée de quarante-cinq (45) jours.Ces documents devront être des originaux certifiés VISITE DE CHANTIER : Une visite de chantier obligatoire aura lieu vendredi le 22 août 2008 â 10 h au Théâtre Denise-Pelletier.Le Théâtre Denise-Pelletier ne s'engage i accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues ni â encourir aucuns frais quelconques, ni obligation d'aucune sorte, envers le ou les soumissionnaires Châteauguay, 21 juillet 2008 EllO ÎUCCINARDI Gcrpro Construction inc.AVIS DE DEMANDE DEPISSOLLTON Prenez avis que la compagnie ¦2426-5175 QUÉBEC INC - demandera au Registraire des Entreprises la permission de se dissoudre.Montréal, le 8* jour de juillet 2008.Spiegel Sohmet Inc.Procureurs de la compagnie AVIS vous est par les présentes donné que la compagnie 9136-1188 QUÉBEC INC., constituée en corporation en venu de la Loi des Compagnies du Québec Radie IA et ayant son siège social dans la ville de Laval, demandera au Registraire des entreposes de la Province de Québec la permission e se dissoudre.Daté â Laval, ce 7e jour de |uillel 2008.9136-1188 QUÉBEC INC.IQANNIS (JOHN) PAVUTOS - Président Prenez avis que Enc Daniel Lemieux, dont l'adresse du domicile est le 1652, rue Charies-Falk-ner.Montréal, présentera au directeur de l'état civil une demande pour changer son nom en celui de Julie Lemieux.AVIS PUBLIC DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que Gerald WHITE en son vivant domicilié au 4525, avenue Maytair à Montréal, province de Québec, H4B 2E4, survenu le 12 novembre 2007, un inventaire des bens du défunt a été fait par le liquidateur successoral.Kenneth Crane WHITE, le 17 luillet 2008.devant Me Hélène LAMARRE, notaire, pratiquant au 950.Sault St-Louis â La Prairie, Québec, J5R 1E1.conformément è la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Hélène LAMARRE, notaire, sise au 950.Sault St-Louis à La Prairie.Québec.J5R 1E1.Donné i La Praine.ce 17 juillet 2008 Hélène LAMARRE, notaire Canada Province de Québec District de Saint-Maurice Localité de Shawinigan COUR DU QUÉBEC Chambre civile Division des petites créances ORDONNANCE (Art.139.C.p.0.) Il est ordonné aux défendeurs ci-dessous mentionnés d'inlormer le greffier de Toption choisie dans un délai de trente (30) jours de la publication de la présente ordonnance Des copies de la demande et de l'avis des options du défendeur ont été laissées au greffe de celte cour à voire intention.A défaut de ce taire, lugement pourra être rendu contre vous sans autre avis ni délai.Défendeur Jamal Bengassem 6806, Mètivier, Montréal.Qc.H4K 1J7 No dossier 410-32-003725-078 Demandeur Yollande Renière Caroline Pelletier, gretfière SLA : 3 lettres du mot paralysie La SLA vous enlève TOUT, sauf votre lucidité Aidez-nous à vaincre cette maladie mortelle qui tue 3 Québécois par semaine ! SOCIÉTÉ DF.LA SCLÉROSE LATÉRALE AMYOTROPHIQUE Dl QUÉBEC (SLA-Québec) (514) 725-2653 1-877-725-7725 (sons frais) Don in memoriam Un don de réconfort et d’espoir 514 527-2194 1 877 336-4443 www.fqc.qc.ca & Fondation W québécoise T du cancer AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s’il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s’y serait glissée.En cas d’erreur de l’éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.AVIS LÉGAUX & APPELS D’OFFRES HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevolr.com/avis.html www.ledevolr.com/offras.html Courriel avisdev@ledevolr.com eOMIAtTON JEUNES *T SOCIÉTÉ o
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