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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier F
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2008-08-23, Collections de BAnQ.

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V X Jk LE DEVOIR.LES SAMEDI 23 ET DI M A X (' H E 2 l A O l’ T 2 0 0 8 ÛC O S ROMAN QUÉBÉCOIS Les choix d’ici Pages F 2 et F 3 ROMAN FRANÇAIS 466 titres pour cerner l’époque Page F 5 1 A f> I v“ Jux\ll Les lumières du noir Pages F 7 et F 8 Les idées à l’œil Pages F 10 et F 11 BEAUX LIVRES Un tour du monde Page F 13 ROMAN ÉTRANGER Automne chaud devant Page F 6 LITTÉRATURE Jeunesse Le meilleur Pages F 7 et F 8 Lire l’avenir Pour souligner une fois de plus toute l’importance culturelle qu’ont les livres pour l’avenir d’une société telle que la nôtre, Le Devoir vous propose cette semaine son grand cahier littéraire de la rentrée.Vous y trouverez un choix de titres, dans des secteurs variés, qui méritent selon nous votre attention.Voyez ce cahier pour ce qu’il est: une promesse de découvertes dans les mois, qui viennent! Bien sûr, notre cahier de la rentrée ne prétend pas à l’exhaustivité.Le courant de l’édition s’est emballé depuis quelques années.Au Québec seulement, tous genres confondus, plus de 5000 nouveautés paraissent annuellement.Du côté du roman français, on observe désormais, presque chaque saison, environ 600 nouveaux titres.Sans compter, évidemment, la multitude d’ouvrages en traduction.Comment s’y retrouver?Afin d’aider les lecteurs à se situer dans cette jungle dense, Le Devoir continue d’offrir le cahier hebdomadaire le plus complet.Vous y retrouverez cette année les chroniques de Danielle Laurin, Gilles Archambault, Louis Hamelin, Louis Cornellier, en plus des collaborations de Guylaine Massoutre, Christian Desmeules, Suzanne Giguère, Michel Lapierre, Hugues Corriveau, Georges Leroux, Marcel Fournier, Lise Gauvin, Carole Tremblay, Anne Michaud, Fabien Deglise et plusieurs autres.Sans compter l’œil aguerri que pose chaque semaine notre journaliste Caroline Montpetit sur l’actualité littéraire.Jean-François Nadeau LOUIS HAMELIN Page F 4 DANIELLE LAURIN Page F 3 LOUIS CORNELLIER Pages F 10 et F II H 1 ¦% Dix grands dictionnaires Définitions • Synonymes • Antonymes • Conjugaison • Cooccurrences • Analogies • Citations • Locutions • Familles • Anagrammes Et en prime, de puissants moteurs de recherche ultrarapides, dix guides linguistiques détaillés et le meilleur correcteur orthographique, grammatical et stylistique qui soit.Antidote : le remède à tous vos mots.www.antidote.info x Va .E D E V 0 i K .I.E S S A M EDI 2 A ET D ! M A \ C HE 21 A 0 [' T 2 0 0 8 VIE UTTÉHAIKE L’automne en feuilles JACQUES GRENIER LE DEVOIR L’auteur Jean-François Beauchemin sera l’un des invités du Salon du livre du Saguenay - Lac-Saint-Jean.CAROLINE MONTPETIT \ Adéfaut d’été, on aura peut-être un automne, pour déambuler dans les rues en quête de soleil et d’inspiration.L’événement Montréal d’idées et d’impression, une balade dans le patrimoine de l’imprimerie montréalaise, nous y convie en tous les cas, du 20 août au 28 septembre.En plus d’inviter à la visite d’une reconstitution d’un atelier de Fleury Mesplets, le premier imprimeur de la Nouvelle-France (il fut d’ailleurs emprisonné pour ses activités), l’événement propose une visite du patrimoine industriel montréalais de l’imprimerie, ainsi qu’une exposition organisée par Ix)vell Litho et Publications.De l'animation de rue et une soirée pour jeunes visent aussi à sensibiliser les jeunes à l’importance de l’imprimerie dans leur vie.Le FIL C’est devenu une tradition, le Festival international de littérature débarque à Montréal à l’automne, avec sa programmation multidisciplinaire, qui se déploie du 19 au 27 septembre.Au centre de la programmation du FIL se trouve le spectacle Quichotte et les invincibles, mi-parlé, mi-chanté, où se rencontreront les mots d’Erri de Luca, la voix de Gianmaria Testa et la clarinette de Gabriele Mirabassi.Créé en Italie, ce spectacle met en scène des histoires d’amour, de guerre et de captivité, avec notamment les mots de Cervan-tès, de Bertold Brecht et de Boris Vian.Au Fil, on pourra aussi, entre autres, assister à un cabaret sur le thème du «Cahier du retour au pays natal», du regretté Aimé Césaire, une promenade dans l’œuvre de l’écrivain suisse de langue allemande Robert Walser comme dans celle de Simone de Beauvoir, et une exposition en l’honneur d’Yves 'Fhériault, mort depuis 25 ans cette année.On pourra y croiser Marie Choui-nard, Gianmaria Testa ou Brigitte Haentjens, et c’est l’écrivaine Chrystine Brouillet qui en est la porte-parole cette année.Plus d’info au www.festival-fil.qc.ca.Des manifestations C’est en septembre aussi, plus précisément du 25 au 28, que se tient le Salon du livre du Sague-nay-Lac-Saint-Jean.On y attend entre autres, parmi les artistes invités, Nathalie Derome, Jean-François Beauchemin, Yann Perreau et Rafaë-le Germain.Entre-temps, les dimanches du conte auront par ailleurs repris du service dès le 7 septembre au Sergent recruteur, boulevard Saint-Laurent, à Montréal, avec un cabaret déjanté qui présentera sur scène Nathalie Derome, Simon Gauthier et Mathieu lip-pé.Ces derniers y reviendront d’ailleurs sur scène en solo plus tard dans la saison.Pol Pelletier lancera par ailleurs dans cette série le nouveau volet «Création inédite», avec le spectacle Camino, une adaptation scénique du conte de Nathalie Papin.En octobre, on y présentera la série Contes autour du globe, avec notamment la Bretonne Fabienne Morel, le Belge et Japonais Pascal Mitsuru Guéran et l’Italienne Debora Di Gilio.Les «duos découvertes» mettront pour leur part en scène Marie-France Bancel et Dany L.Boucher, avec «les contes de l’innocence perdue».Du 10 au 13 octobre, le Festival de poésie de Trois-Rivières se déploie une fois de plus cette année, avec pour mantra une citation de Félix Leclerc: «Le paysage finit toujours sur ton visage.» Ôn promet une représentation des cinq continents.Un poète de chacun de ces conti- nents sera d’ailleurs invité à lire un poème, accompagné de l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières.Pendant ce temps, le Québec sera l’invité d’honneur du Salon du livre de Barcelone, et l’on prévoit déjà que des librairies exposeront des ouvrages québécois dans leurs vitrines de La Ram-bla, l’une des rues les plus populaires de la ville.Le Salon du livre de l’Es-trie se.tient également du 16 au 19 octobre.En novembre se tiendra aussi le Salon du livre de Rimouski, du 6 au 9 novembre, qui a choisi, entre autres, de célébrer cette année la bande dessinée.On y retrouvera notamment Vincent Rioux, alias VoRo, parmi les invités d’honneur.Une délégation du Salon du livre maritime de Concarneau en Bretagne, avec qui Rimouski est jumelée, sera sur les lieux.Le Salon du livre de Montréal, le plus important du genre au Québec, se tiendra pour sa part du 20 au 24 novembre, et si les détails de sa programmation ne sont pas encore connus, on sait que l’amour y tiendra une place de choix et que le slogan en sera «L’amour au cœur des livres».Parlons enfin du Studio littéraire, qui décline sa programmation à la Cinquième salle de la Place des Arts, tout le long de l’année.Le 27 octobre.Pascale Montpetit y lira des extraits des Mémoires d’une jeune fille rangée, de Simone de Beauvoir, le 10 novembre, Françoise Faucher y lira des extraits de l’œuvre de Colette, et le 8 décembre, James Hyndman y lira des extraits de Pierre Foglia et de Paul Foumel Le Devoir ne bonne nouvelle pour les parents catholiqi Dieu au cœur de mon histoire t IWM) au cœur de mon histoire par Marie-Madeleine Lévesque Ce livre-visuel basé sur le Credo et sur la parole de Dieu est publié au moment de l’application de la décision ministérielle de ne plus donner l’enseignement religieux dans les écoles.> 23 sur 28 cm -152 p.- 24,95$ Il répondra à l’attente de nombreux parents, éducateurs et agents de pastorale qui désirent transmettre la foi chrétienne aux jeunes générations.> 27 tableaux tout en couleur accompagnés de textes simples et clairs qui présentent les fondements de la foi catholique, la vie en Église et les sacrements.wvvw.om\esi\;iet\ A W I LE DEVOIR.LES SAMEDI 2 3 ET DIMANCHE I A O Y T 2 O O S F RENTREE "AIRE De beaux lendemains A %: Dalielle Laurin Qu'on se le dise: l’automne s’annonce chargé, diversifié.Et hautement vivifiant.Quelque chose est en train de se passer du côté du roman québécois.Ça ressemble à une vague de fond, un regain, un renouveau.Ce n’est pas une rentrée de monstres sacrés.Ni une rentrée glamour, de vedettes.D y a bien quelques abonnés aux best-sellers, comme Dominique Demers, Micheline Lachance.Et quelques retours-surprises.celui d’Arlette Cousture, tiens.Mais ce qui frappe, d’abord et avant tout, dans le portrait d’ensemble, c’est le nombre grandissant d'auteurs de talent qui, en coulisses, sont à installer une oeuvre.Ds en sont à leur troisième, quatrième roman.Ils affinent leur style au fil des aqs.Sur les traces des Elise Turcotte, Gaétan Soucy, Christian Mistral et autres Louis Hamelin, ils pourraient bien donner un nouveau souffle à la littérature québécoise.Qui sait?Parmi eux figurent peut-être les Anne Hébert Hubert Aquin, Victor-Lévy Beaulieu et autres Réjean Duchar-me de demain.Les voix fortes qui montent Leurs noms?Pascale Quiviger, pour commencer.Elle nous avait envoûtés avec Le Cercle parfait.Prix du Gouverneur général 2004.Elle publie ces jours-ci La Maison des temps rompus (Boréal), sélectionné pour le prix du roman Fnac, qui sera remis le 1er septembre à Paris.Aussi, Stéfani Meunier.Qui a le don de mettre en scène des personnages étrangers à eux-mêmes, de les faire parler.Elle nous a donné l’an dernier Ce n’est pas une façon de dire adieu, finaliste au Prix des collégiens.Elle revient cette année avec Et je te demanderai la mer (Boréal), en librairie dès septembre.Autre voix forte à surveiller cet automne: celle de l’auteure de Ça va aller et de Fleurs de crachat, Catherine Mavrikakis.Qui se démarque par sa colère, sa rage, sa charge.Son nouveau roman, Le Ciel de Bay City (Héliotrope), paraît dans deux semaines.On attend beaucoup, aussi, d’Eric Dupont.Son premier roman, Voleur de sucre, lui a valu, entre autres récompenses, le prix Sen-ghor de la francophonie.Son deuxième, La Logeuse, a remporté le combat des livres 2008 à Radio-Canada.Dans Bestiaire (Marchand de feuilles), tout juste débarqué en librairie, l’auteur revisite son enfance tourmentée dans une famille éclatée.MA RI f AN DR f F PHHlPPf Lamontagne Borne On pourra plonger dès la mi-septembre dans le nouveau roman de Mélikah Abdelmoumen.dont on avait tant apprécié le quatrième roman, Alia.Dans Victoria et le vagabond (Marchand de feuilles), elle propose une rencontre improbable entre une vieille dame esseulée, un acteur désabusé et une jeune fille perdue.Andrée Laberge fait partie des auteurs dont les récits sont empreints de frayeur, de noirceur.Une telle force se dégageait de son roman La Rivière du loup, Prix du Gouverneur général 2007.On mise sur Le Fin Fond de l’histoire (XYZ), que cette chercheuse en santé publique publie en octobre prochain.Toujours en octobre: La Citadelle (Triptyque), de Philippe Bensi-mon.Il s’agit d’un deuxième roman pour ce chercheur en criminologie, après Tableaux maudits, finaliste au Prix des cinq continents de la francophonie 2008.Un titre qui fesse Elle a signé à 21 ans La Blasphème, un récit déjanté rendu dans une prose hallucinée.Cinq ans phis tard, Annick Fortin publie son troisième titre, Journal intime d’une pute conforme (Trois-Pis-toles).Extrait » — Têtu v’nue?Une semaine.Maybe un mois ago.Crisse, j’m’en souviens pu.J’ai trop focalisé sur tes détails de peau.J’ai abusé un peu de l’alcool et mes plaisirs se sont évaporés tandis que tu me.Ouais, tu m’as.Mais l’extase, j’m 'en souviens pas.Faudrait qu’on recommence.Pour bien faire.Juste pour en avoir le cœur net.» A paraître le 20 octobre.Les découvertes qui promettent Du côté des premiers romans, les éditeurs québécois sont à Taf-fut cet automne.Boréal en propose deux.D’abord: Plus loin, écrit à quatre mains.Les auteurs, David Dorais et Marie-Eve Mathieu, sont un couple dans la vie.Ensuite: Presque rien, présenté comme le portrait d’une génération, la X.Signé Fred Dompierre.Deux nouveaux venus en roman, aussi, chez Québec Amérique.Martin Robitaille, avec Déliaisons, hanté, ^semble-t-il, par une question: «À quoi bon continuer?» Et Annick Charlebois, qui, nous dit-on, s’interroge sur l’identité, ses fondements, ses errements dans Peut-être que je connais l’exil.A l’Instant même, Annie Chrétien, traductrice de métier et au-teure de quelques nouvelles, publie une fable pour adultes, La Voilier e.Puis, Georges Desmeules, mathématicien et philologue, signe Le Projet Syracuse, «une intrigue policière dont le rythme rappelle le déroulement d’un match de baseball».La palme des premiers romans va à Alto.La petite maison qui a vu naître Nicolas Dickner comme romancier suggère trois titres.Du bon usage des étoiles, de la traductrice et éditrice Dominique Fortier; Monsieur Ho, de Max Férendon; Grande Plaine IV, du collectif Alexandre Bourbaki, auquel appartient.Nicolas Dickner.Enfin, chez Stanké, on remarque une première œuvre au titre pour le moins ambitieux: Le Chef-d’œuvre.Où l’auteur, Sébastien Fdiatrault, «exploite une image caricaturale de l’artiste tout en rendant hommage à la littérature».éditions Liber Philosophie • Sciences humaines • Littérature Jean-François Cloutier Jeff Pillion et le malaise québécois ii 11 nu ion 11 Il MM AIM OUI HI (OIS Jeon-FnmvoLs Cloutier Liber 150 page», 17 dollar» Les auteurs qui pourraient surprendre Ils s’appellent Michel Trépa-nier, Donald Alarie, Pierre Manseau, Claude Vaillancourt, Aral Cyr, Felicia Mihali, Micheline Duff, Monique de Grandmont, Michel Leclerc, Francis Malka, François Blais.Louise Lacoursiè-re, Aline Legault.Marie Clark, Frédérick Durand, Marie Gin-gras, Melchior Mbonimpa.Es publient tous un nouveau roman cette saison.Au Québec, ou ailleurs dans la francophonie canadienne.Certains pourraient bien nous surprendre au fil d’arrivée.Les noms qui ressortent Ying Chen n’en est plus à ses premières armes comme romancière.Mais depuis quelques années, l’auteure de L’Ingratitude peinait à venir nous chercher, à nous toucher.Saura-t-elle renouer avec l’émotion, la fulgurance, dans Un enfant d ma porte (Boréal)?La réponse dans quelques semaines.Notre collègue du Devoir Hugues Corriveau fait partie des écrivains au long cours qui savent nous surprendre.Lauréat du prix de poésie de l’Académie des lettres du Québec pour Le Livre du frère en 1999, il revient au roman avec La Gardienne des tableaux (XYZ), en librairie dans quelques jours.JACQUES GRENIER Catherine Mavrikakis publie un nouveau roman, Le Ciel de Bay City (Héliotrope).Jacques Folch-Ribas, plusieurs fois honoré pour ses écrits, propose en octobre Les Pelicans de Géorgie (Boréal).«Un récit qui a la nonchalance entêtante d'un air de jazz, la couleur mordorée d'un vieux bourbon», commente l’éditeur.Les noms qui vendent Dominique Demers s’en vient avec le premier tome d'une série romanesque qui vise tous les publics.jeunes et moins jeunes.Présentée comme une «saga de fantasy», La Grande Quête de Jacob Jobin (Québec Amérique) s’inspire des contes Barbe-Bleue et La Belle au bois dormant.En librairie le 24 septembre.Non, Arlette Cousture ne nous offre pas une nouvelle saga.Plutôt un roman sur l’enfance, où Tauteure des Filles de Caleb renoue avec la petite fille quelle a été dans le contexte des années 1950.Depuis la fenêtre de mes cinq ans (Libre Expression) paraît.le 24 septembre.Après Le Roman de Julie Papineau et Lady Cartier, Micheline Lachance poursuit sa quête du passé au féminin.Mais pas de figures vraiment connues dans Les Filles tombées (Québec Amérique), disponible fin octobre: plutôt des filles-mères et leurs enfants, dans la seconde moitié du XIX' siècle à Montréal.Les livres qui restent Et puis, et puis.E y a tous ces recueils de nouveUes à venir, dont on n’a pas parlé.Ces essais littéraires, aussi.Celui de Victor-Lévy Beaulieu sur Michel Foucault (Trois-Pistoles), en particulier.Et celui qui rassemble divers écrits de feu Gilles Hénault (Sémaphore), Prix David 1993.E y a ce qu’on n’a pas le droit de dévoiler.Pas encore.Comme les romans à paraître chez Leméac.Qui se réserve le droit, encore cette année, d’annoncer publiquement sa programmation lors de son traditionnel cocktail de la rentrée.Hum, c’est tentant.Mais on a promis.Bouche cousue là-dessus jusqu’au 2 septembre.Collaboratrice du Devoir ARCHAMBAULT^ Une compagnie de Québécor Media PALMARÈS LIVRES Résultats des ventes: du 12 au 18 août 2008 ROMAN OUVRAGE GÉNÉRAL 1,T.ZEU3 Stieg Larsson (Actes Sud) 8 t£ PETIT LAROUSSE ULUSmé 2009 Collectif (Larousse) TOUTES CES CHOSES QU’ON NE S’EST.Marc lovy (Robert Laffont) LES YEOIUMMES DES CROCODILES Katherine Pancol (Livre de Poche) GIN TONK ET CONCOMBRE Rafaële Germain (Libre Expression) CONFESSIONS D’UNE ACCRO OU.Sophie Klnsella (Pocket) SILENCE DE MORT Chrystine Brouillet (Courte Échelle) PEUT GUM POUR MMUBLLEUSC.Annie L’italien (Québec Amérique) TERRE DES 0UBUS Duong Thu Huong (Livre de Poche) LES CERPS-VOUim DE KABOUL Khaled Hosselni (1018) LE PAPILLON DES ÉTOILES Bernard Werber (Livre de Poche) JEUNESSE WSKINS11 : NE MEUNS PAS UOEIUU Linda Joy Singleton (ADA) HÉSITATION Stephenie Meyer (Hachette Jeunesse) LE CUIS DES DISEUSES.T.1 Dotti Enderte (ADA) LES SECRETS DE L’UNIVERS T.1 Chartxxmeau / Bilodeau l Villeneuve (ADA) TOI ET MU A JAMA» Am Brashares (GaWmatd-Jeunesse) U MAGIE DU DIADÈME 11 : LE LIVRE.John Peel (ADA) IAN FU8US T1 :LlLE AUX TREIZE OS Alain Rub (Boomerang) SÉT1 T.1 : LE UVRE DES DIEUX D.Matlvat / C.Pelletier (Pierre Tisseyre) RENCONTRES DE L’tlMNCE'L 1 Linda Joy Singleton (ADA) liOR ET US OLYMPIQUES Annie Groovle (Courte Échelle) LE NOUVEAU PETIT ROBERT 2009 Collectif (Robert) BESCNEREUE - L’ART DÉ CONJUBUER Collecttt (Hurtubise HMH) MANGE, PRIE, AIME Elizabeth Gilbert (Calmann-Lévy) mrmmmmwmf de la langue.Marte-Éva De VUIers (Québec Amérique) PETIT BRIHDE DES SYNONYMES ET.G.Tardif / J.Fontaine (Québec Amérique) U SECRET Rhonda Byme (Un Monde Différent) LA MÉTHODE CÉSAR MILAN César Millan (K & B) RÉUSSIR L'EXAMEN D’ENTRÉE AO.F.Tchou / P.Tranquille (Didier) LE POUVOIR DU MOMENT PRÉSENT Eckhart Toile (Ariane) ANGLOPHONE THE SANCTUARY Raymond Khoury (Signet Book) EAT, PRAY, LOVE Elizabeth Gilbert (Penguin Books) PLAYING FOR PIZZA John Grisham (Dell) UFE WITH MY SISTER MADONNA Christopher Clccone (Simon & Schuster! BONES TO ASHES Kathy Relchs (Pocket) A NEW EARTH Eckhart Telle (New American Library! NANRAPS FRENCH • BMUSH.Collectll (McGraw-Hill) YOU’VE BEEN WARNED J.Patterson / H.floughan (Vision) THE MEHRUUM - WEBSTER DICTIONARY CoGectll (Merriam-Webster) TME BOURNE BETRAYAL R.Ludlum / E.V.LustDader (Grand Central Pub.carte-cadeau \ MK IIAMHAU1T * Du plaisir à la carti O MARTINE IIOYON Stéfani Meunier revient cette année avec Et je te demanderai la mer (Boréal), en librairie dès septembre.Hi Pascale QUIVIGER LA MAISON DES TEMPS ROMPUS Au bord de la mer, une jeune femme oscille entre le rêve et la réalité.Un roman qui nous amène tout près de l'indicible.I A MAISON 0CS TEMPS K 240 pages • Roman 24,95 $ Boréal w iv w.ed i t ii msborenl.( |c.i a 5352 L E U E V (HR, L E S S A M E I) I l * ET [) I M A X CHE 24 AOUT 2 0 0 8 RENTREE LITTERAIRE Le truc qui se lève toujours Louis Hamelin LOUIS HAMELIN a ressemble à une chan-son de Tom Waits de 200 pages.Quelque chose daiSIe goût de Ttm Trauberfs Blues.«Wasted and wounded, it ain’t what the muon did /1 got what I paid for now.[.] the innocent victim of a blinded alley», etc.Tout y est la chemise défraîchie tachée de sang et de whisky, le parfum bon marché sur les blessures jamais guéries, les fantômes et leurs mémoires à vendre.J’avais entrepris de lire, en 2001, La Femme de John de Robert Coover, un roman qui traite de quelques obsessions contemporaines (pouvoir, sexe, paraître) avec une certaine sophistication intellectuelle.Malgré tout l’intérêt de cette histoire de nabab de province Oe genre de type qui, natif de Saint-Prométhée-le-Fu-mier dans sa version québécoise, fraie avec les représentants américains d'une grosse société immobilière, pose son hélico dans la cour de la maison de campagne du premier ministre et claque à 45 ans d'une surdose d’héroïne dans un club échangiste de Rosemont), je n’avais pas terminé le livre, comme il arrive parfois avec ces gros machins de 500 pages et phis.En 2005, j’ai raté Les Aventures de Lucky Pierre, même auteur même éditeur, de sorte que Noir, un polar bourré jusqu’à la gueule d’une charge parodique qui explose page après page les encombrants clichés du genre, était le tout premier livre de Coover que je me tapais.Pissant.exactement le mot qui convient pour décrire une histoire dont les quatre-cin-quièmes se déroulent côté ruelle.Le polar a aujourd'hui le dos large.Selon certains, dans les pays Scandinaves, il aurait maintenant pris le relais des études sociologiques.Appelons ça, avec un sourire en coin, l’effet Meinkell et ajoutons que, policier ou pas, un roman n’est pas un sondage d'opinions et que, si on les laisse aller, ces commentateurs férus de pertinence sociale et de tendances-style-comme toujours plus actuelles sont bien capables de nous gâcher un des derniers refuges du plaisir littéraire à l’état pur: le polar, qui est presque toujours recherche d'un corps manquant et donc une sorte de mise en abyme de l’écriture elle-même.Et c'est ce que j’aime avec le livre de Coover.Il n’essaie pas de jouer à l’anthropologue au petit pied, au guide touristique aventuré chez les égorgeurs du ghetto, de nous servir, bref, une énième leçon de psychopathologie des quartiers chauds de LA, New York ou Chicago.S’abreuvant à des sources un peu plus anciennes que le défilé des gros titres, il a plutôt extrait, de quelque sombre creuset où se mêlent son expérience du monde, sa culture filmique et ses connaissances livresques, l'essence même de ce qu’est la zone d’une grande ville, cet habitat douteux de certaines formes de vie parfois hostiles, le plus souvent répugnantes.La sienne, de grande ville, n’est jamais nommée.C’est la cité quin-tessentieDe du crime.Une sorte de parc Belmont de la pulsion délinquante et du vice, dont nous ne visiterons que les attractions les plus incontournables: morgue, bureau de détective ayant connu des jours meilleurs, quelques bars, le laby- rendue par un traducteur (enfin!) capable de doser les tournures argotiques sans pour autant massacrer la littérature.Drôle à mourir.Aucun cliché ne semble trop éculé pour ce Noir, Philip M.Noir, c’est notre nom.-La fumée là-dedans est tellement épaisse qu’on pourrait la couper en tranches et la mettre dans des sandwiches.» Et quand Coover, dans une des premières scènes — un privé occupé à se curer les ongles, les pieds posés sur son bureau.Entre une veuve élégante, le visage dissimulé par une voilette noire: sa future cliente —, non content de multiplier les allusions au Chinatown de Polanski, va jusqu’à se payer le croisement de jambes de Faye Dunaway, savez, celui qui a affolé tous les sismographes de la Californie et quasiment rouvert la faille de San Andreas à lui tout seul, alors on se dit qu’il n'y a vraiment rien de sacré aux yeux de ce bon dieu d’écrivain! «Tu avais des centaines de questions à lui poser mais, avec un chuchotement soyeux, elle a croisé les jambes et tu les as oubliées.Alors, tu as préféré lui dire que W C’est l’art de la parodie dans toute sa splendeur, une entreprise de dépoussiérage langagier dont l’intelligence a été miraculeusement rendue par un traducteur rinthe des ruelles, des portes dérobées et des escaKers de service, là où, bref, nous conduisent notre enquête et nos vieilles savates imbibées de jus d’égout Oe roman est écrit à la deuxième personne, nous sommes ce privé minable à qui fauteur-indicateur refile un tuyau pourri après l’autre), et ne rencontrerons que les spécimens fauniques les plus caractéristiques de cet écosystème dégénéré, les cas types aux limites du spectre humain, des plus franchement repoussants: flics, maquereaux, sicaires à la petite semaine, aux plus affolants: ces femelles aux décolletés saturés de phéromones en quantité suffisante pour érotiser un lampadaire.Jouer avec un aussi grand nombre de clichés tient du numéro de jongleur: on aurait pardonné à Coover de louper une quille, même qu’on aurait compati, mais non.C’est l’art de la parodie dans toute sa splendeur, une entreprise de dé poussiérage langagier et de décapage mythologique dont l’intelligence a été miraculeusement captée et U% s0\ Les livres qui ne circulent pas meurent L* ÉCHANGE 707 El 713 MONI-ROm ESI ©MONJ-ROyAL, 514-523-6389 c’était une mission très difficile, que tu allais devoir te faire aider, qu’un peu de pognon serait le bienvenu.Elle a décroisé les jambes (tu as cru voir des étincelles) et a sorti un gros rouleau de billets de banque de son sac.» Rendu là, en ce qui me concerne, la question était réglée.Devant le si éloquent étalage de telles pièces à conviction, j'ai grimacé un sourire à la Nicholson, me suis renversé sur ma chaise en me peignant de mes doigts écartés et ai décidé illico de prendre la veuve, monsieur Noir et tous les autres en filature.Le vieux Tom était là, caché quelque part derrère la musique des phrases: «Michiko n’a pas toujours été un sac de vieux os peints au parfum oppressant.» Des truands de fond de tonneau, embusqués au détour d’une venelle, me saisissaient au collet et me soufflaient leur haleine de caries et de mauvais gin au visage: «On fuit passer le message que t’es de la merde sur une fourche puante, Noir.» Et partout cette étrange, grinçante beauté du sordide: «Il a plaisanté sur la chirurgie esthétique tout en maniant un pic à glace.[.] Ce qui excite le mannequin tatoué à côté de toi, lequel a saisi ta bite dans sa pince froide et morte.Et c’est ainsi que tu te réveilles.» C'est un livre écrit comme sont peints certains tableaux, tout en trompe-l’œil, effets de miroir et LA PETITE CHRONIQUE Aimer ou non André Breton perspectives fuyantes.Un camaïeu de noirs.Dont une des plus belles scènes se déroule au fond d’un souterrain où le héros, serrant une bouteille de mauvaise piquette, se réveille au milieu d’une collection de mannequins de femmes entreposés dans les caves d’une boutique de mode, vêtus ou dénudés, chauves ou chevelus, démembrés ou non, mais tous avec l’intérieur bourré de came, de billets de banque et de joyaux de contrebande, véritable théâtre du désir refroidi où toute possibilité contient en creux sa propre déception.La littérature, comme la noirceur, est ce qui entretient l’illusion.Quelqu’un fixe à Noir un rendez-vous au coucher du soleil.Réponse de celui-ci: «Coucher du soleil?Ce truc se levait toujours?» Après les jambes de Dunaway, le gars peut bien se payer la tête de Hemingway.hamelinlotàsympatico.ca NOIR Robert Coover Traduit de l’américain par Bernard Hoepfther avec la collaboration de C.Goffaux Le Seuil Paris, 2008,2004 pages GILLES ARCHAMBAULT L>un des premiers livres que j’ai achetés était une étude sur André Breton parue dans la collection «Poètes d’aujourd’hui» chez Seghers.Pas plus que maintenant n’étais-je alors un fervent lecteur de poésie.Qu'est-ce qui avait motivé mon geste si ce n’est la figure même de cet homme qui se présentait comme le pape du surréalisme?Ses prises de position, ses anathèmes devaient me faire grande impression.La parution dans la Bibliothèque de la Pléiade du tome IV de ses Œuvres complètes, accompagnée d’un album richement illustré, est pour moi l’occasion de renouer avec l’auteur de Nadja.Sous-titré Ecrits sur l’art et autres textes, le livre rassemble les publications et les inédits de Breton de 1954 à sa piort en 1966.A ce moment de sa vie, Breton a déjà publié ses textes majeurs.Les Champs magnétiques, Nadja, L’Amour fou et Les Poses communicants.De retour en France depuis 1946 d’un exil américain qui le conduisit même en Gaspésie, il assume avec constance, sinon avec fracas, son rôle d’iconoclaste.Lui qui a depuis toujours combattu toute idée d’institution académique, qui s’est défié de Claudel et de la culture érigée en système, est devenu, comme l’en avait prévenu son ami René Dau-mal, lui-même une institution.Ce qui ne l’empêche nullement de multiplier les excommunications, de refuser des prix.Ne racontait-il pas dans Araraes 17, rédigé en Gaspésie, la forte impression que lui fit enfant la découverte «d’une simple table de granit gravée en capitales rouges de la superbe devise: Ni Dieu ni maître».On trouve de tout dans ce recueil, de courts textes sur Gide, sur Alphonse Allais et, bien sûr, de multiples appréciations sur des peintres aimés.Jusqu’à la fin de sa vie, Breton a été à la recherche d’œuvres à découvrir.Max Ernst, Mirô, Yves Tanguy, De retour en France depuis 1946 d’un exil américain qui le conduisit même en Gaspésie, il assume avec constance, sinon avec fracas, son rôle d’iconoclaste Francis Picabia, tant d’autres.Lui qui avait proclamé que «l’art est la révolte au sens le plus élevé» ne suit pas Aragon dans son communisme militant La mort de Staline lui inspire cette réflexion capitale: «Les mains souillées du sang de ses meilleurs compagnons de lutte, le secret du moyen infaillible pour leur ravir l’honneur en même temps que la vie, l’attentat insigne contre le Verbe., je vois mal ce qui, même l’oubli aidant joint au goût durable des foules pour les destinées individuelles spectaculaires, pourra faire contrepoids dans la balance.» Le Surréalisme et la Peinture était paru une première fois en 1925.Breton publia en 1965 une refonte de ce texte qui marquait lors de son écriture une étape importante dans l’évolution de la sensibilité contemporaine.«L’œil existe à l’état sauvage», affirme Breton d’entrée.D’où la nécessité de se débarrasser de l’emprise des bonnes manières, du culte dit des Beaux-Arts.«En réalité, si Ton sait maintenant ce que nous voulons dire par là, un nez est parfaitement à sa place à côté d’un fauteuil, il épouse même la forme du fauteuil.Quelle différence y a-t-il foncièrement entre un couple de danseurs et le couvercle dupe ruche?» A une période où, au Canada, on tend en haut lieu à ne tolérer l’art qu’à la condition qu’il soit utile et de bon ton, la lecture de professions de foi de ce genre ne peut être que bénéfique.Breton, pape sûrement, pas infaillible pour autant, mais dispensateur de liberté.Collaborateur du Devoir ÉCRITS SUR L’ART ET AUTRES TEXTES Œuvres complètes IV Gallimard, «Bibliothèque de la Pléiade» Paris, 2008,1527 pages ALBUM BRETON Gallimard, «Bibliothèque de la Pléiade» Paris, 2008,320 pages Roman VUwk'MlW Ihtc'lt htir'-*».1._ — CcrfHudtvs Madeleine Thîen Certitudes Roman traduit de l'anglais par Hélène Rloux 240 p., 25 $ Sandakan, Nord-Bornéo, 1942.Les japonais envahissent la Malaisie orientale.Deux enfants orphelins, Matthew Lim et Ani, errent comme des papillons affolés sur la route de Leila.Peut-on retrouver des souvenirs enfouis qui brillent comme des pièces de monnaie dans un bol d’eau?C’est ce que tente Gail, la fille de Matthew, soixante ans plus tard.Romanichels 1 btuKI AUru David ot k> autres fromages ERIC TRUDEL TRÉCARRÉ Les IOI Disques qui ont marque le Quebec TRUDEL ihecarrC ici 8 OCÎfllKf.15 oclûiiiii David est écrivain.Il s’est donné à l’écriture sans faire d’éclat et sans rien attendre en retour.S’il doute parfois, il se rassure sur son utilité : une femme ne lui a-t-elle pas écrit que ses poèmes l’avaient sauvée du suicide?Un roman sur la grisaille du quotidien illuminée par « quelques instants magiques où la beauté s'impose ».Donald Alarie David et les autres roman, >20 p„ 20 $ 1781, rup Saint Hubert.Montréal (Québec) H2L 3Z1 «1 m.Téléphone: S14.525.21.70»îélécopieur: 514.525.75.37 nliw iir Courriel : inf0@rxv2edit.qc.ca • www.xy2edil.qc.ca dr n Pour la troisième année, Bibliothèque et Archives nationales du Québec vous donne rendez-vous aux otheque de la Grande wm*4U' f r mW.snvcX tqri* une série d’entretiens avec des écrivains d’ici et d’ailleurs animés par Aline Apostolska ':-*œ < Utn HLm •KM.ssi Nandman Blues T r ,57.| vu,, " t’™ *• LE MARDI 9 SEPTEMBRE de 12 h 30 à 14 h Marie-Claire Blais, l'un des plus grands écrivains québécois de sa génération, reconnue dans le monde entier LE MARD114 OCTOBRE de 12 h 30 à 14 h Gilles Tlbo, prolifique auteur en littérature jeunesse et créateur de la populaire série Noémie LE MARD111 NOVEMBRE de 12 h 30 à 14 h Catherine Mavrlkakls, qui s'est distinguée par la force et la sensibilité de son œuvre depuis la publication de son premier roman, Deui/s cannibales et mélancoliques (2000) LE MARDI 9 DÉCEMBRE 2008 de 12 h 30 à 14 h Stéphane Bourguignon, auteur de quatre romans fort remarqués et de la télésérie La vie la vie à l’Auditorium de la Grande Bibliothèque 475, boul.De Maisonneuve Est, Montréal ¦B Berri-UQAM Renseignements : 514 873-1100 ou 1 800 363-9028 Entrée libre www.banq.qc.ca Blbllothéqtn •t Archlwt nationales Québec a n / t > LE DEVOIR.L E S SAMEDI 2 3 ET 11 I M A N (’ H E 2 1 A O (' T 2 O O 8 RENTREE LITTERAIRE LITTERATURE FRANÇAISE POESIE 466 romans et recueils de nouvelles cernent l’époque G U Y L A1 N E MASSOUTRE i F) our la rentrée d'automne, 272 romans français r sont attendus, un chiffre en légère baisse.S’y se rant ajoutés 194 titres, vers la fin d’octobre.En tout 91'seront des premiers noms.Générations confondues, l’ambiance de ces romans est au pessimisme: l’exclusion, la différence et la difficulté de vivre abondent tant sur les plans de la famille et de l’amour qu’à l’échelle du monde, où tout fait choc.Chez Actes Sud, de Jeanne Benameur, Laver des ombres est une étrange danse entre mère et fille; Laurent Gaudé pousse La Porte des enfers napolitains.Deux célébrités du théâtre: Eugène Durif, dans Laisse les hommes pleurer, raconte la vie ingrate d’un orphe-lio, et Eugène Green, dans La Reconstruction, dit ce qu’il advient des identités enfouies.Mathias Enard, avec Zone, campe un cas d’espionnage français au Proche-Orient Chez Albin Michel, Alice Ferney, dans Paradis conjugal, part du film Chaînes conjugales de Mankie-wicz pour évoquer la solitude en famille.Sylvie Germain, dans L’Inaperçu, voit les fantômes de la disparition paternelle.Eliette Abécassis donne Mère et fille: un roman, séductrices d’un brillant milieu juif de l’Europe de l’Est Mathieu Belezi évoque la Kabylie, les colons, l’exil, la libération.Et Amélie Nothomb racontera Le Fait du prince, sur son mode invraisemblable souvent génial.Pour y voir mieux Chez Balland, Régis Franc parle d’amour à la trentaine dans Ceux qui m’attendent.Chez Belfond, le Belge Xavier Hanotte mène légèrement l’enquête dans Le Couteau dejemfa.Buchet Chastel accueille Philip-pe.'Ségur, romanesque écologique en Albanie, dans Vacances au pays perdu.Champ Vallon a découvert Laurent Munez, Les Récidivistes, où de grands écrivains sont interrogés sur le mal d’amour en 2008.Au Cherche Midi, François Bott tente une prise sur la rafle du Vel’d’Hiv.Chez Corti, Robert Alexis, dans Les Figures, ac-cüeille la folie des aliénés qui communient dans Tuni-veisel; Georges Picard, dans Philosophe facétieux, tente d’allier sagesse et bonne chère.Chez Denoël, Cécile Wajsbrot, dns L'Ile aux musées, imagine un amour croisé entre Paris et Berlin.Viviane Hamy a François Vallejo, dans LIncendie du Chiado, sis dans Lisbonne incendiée en 1988.Des Femmes-Antoinette Fouque édite Chantal Chawaf, Les Obscures, une dépossession affective liée aux manques familiaux.Au Dilettante, avec Vue sur la mère, Julien Al-mendros met en mots une dissension mère-fils; Laurent Maréchaux, dans Bijoux de famille, s’intéresse aux frasques d’une lignée de Russes blancs.Julliard suit Yasmina FQiadra en Algérie.À noter, retour en affaires de L’Esprit des péninsules: Eric Bénier-Bürchkel, avec Le Messager, y signe un conte initiatique sombre.Fayard affiche Claire Castillon, Dessous, c’est l’enfer, espionne chez les mâles; François Cérésa évoque un amour de jeunesse dans Les Moustaches de Staline', Pierre Daix, dans Les Revenantes, retourne à la fin de la période nazie.Emmanuel Pierrat, avocat polygraphe, explique sa curieuse insomnie dans Troublé de l’éveil.Vincent Ravalée, qui a donné dans la fiction futuriste, signe Héros, personnages et magiciens: accotera-t-il Philippe Beaussant, Où en étais-je?, sur le rapport entre réalité et fiction?Plus près des faits, Jean Védrines, dans L’Italie la nuit, décrit la vie dans les Pouilles; et Gilles Perrault Checkpoint Charlie, couche la justice trouble assénée à l’prchestre rouge, aux années 60.Sous quatre figures de proue ; Flammarion ramène la talentueuse Sénégalaise Fa-tou Diome, qui signe Inassouvies, nos vies.La sulfùreu- Tableau d'avancement lt, '.VN OhseNHYIKONCE vN KH 1 ~Ht* kTvi Ntt?mVtlHV « 4.,5 rz* ,t - av «•jnt+wxtoaim oaweuoWJbert guindon ANDRÉ LAURENDEAU PEPIN- roams FERNAND DUMONT Gilles Paquet Robert” ' BOURASSAmaRCEL «“«inc.RlOUX La poésie se porte bien, merci ! se Catherine Millet livre Jour de souffrance, sur la jalousie, et Dominique Jamet offre Un traître, sur Jean Deleau, gestapiste de triste mémoire.Galilée nous lance deux bouquets: d’Hélène Cixous, Ciguë: vieilles femmes en fleurs, suite réflexive du rapport à la mère; et Boutés de Pascal Quignard.sur l’enchantement homérique de la sirène.Gallimard affiche une dizaine de titres, tous à lire si je me fie à leurs prédécesseurs: Catherine Cusset Un brillant avenir, sur la vie d’une Roumaine émi-grée aux Etats-Unis; Benoît Duteurtre, Les Pieds dans l’eau, histoire d’une famille de notables d’Étre-tat à la raideur passéiste; Valentine Goby.Qui touche à mon corps je le tue, les pensées d’une avorteuse condamnée à mort et de sa patiente; l’excellent Régis Jauffret, dans Lacrimosa, écrit des lettres entre un homme et une suicidée; Marie Nimier, Les Inséparables, deux filles qu’on veut connaître: Alain Fleischer, dans Prolongations, fait croiser des vies à Kaliningrad.On y voyagera aussi, c’est explicite, voyez l’actualité du Sénégalais Abasse Ndione dans Mbèke mi: à l’assaut des vagues de l'Atlantique.On trouvera aussi Salim Bachi, Le Silence de Mahomet, vie romancée du prophète, Nicolas Texier, Pôle Sud, et Jean-Pierre Ohl, Les Maîtres de Glenmarkie.On annonce Kundera, Le Clézio, Detambel, Ferranti, Foenkinos par la suite; Aragon en Pléiade.Grasset présente de bons romans: La Beauté du monde de Michel Le Bris; Le Voyage du fils d’Olivier Poivre d’Arvor, La Domination de Karine Tuil; Le Cas Sonderberg d'Elie Wiesel; Le Rêve de Machiavel de Christophe Bataille, et d’autres auteurs, comme Véronique Olmi, Philippe Vilain, Yann Apperry, Antoine Sénanque, tous des plumes sûres.Au Seuil, moisson de vraies vies, panni lesquelles Christine Angot (Le Marché des amants, autofiction) et Olivier Rolin (Un chasseur de lions, rocambo-lesque).Cixous, dans Tombe, et Alain Fleischer, dans Le Carnet d’adresses, y méditent toujours plus sur la fiction et le réel.Patrice Pluyette voyage, Frédéric Chouraki, dans Gingsberg et moi, parle de culture beat, et Kossi Efoui écrit sur le Togo.Tristan Jordis signe Crack.Catherine Lépront, une épatante romancière, livre Disparition d’un chien.Une diversité réelle Chez Laffont, Pierre Mérot, Michel Jeury et Claude Michelet sont des signatures plus grand public, attachantes; quant à Todorov, il y donne La Peur des barbares, un essai.Les Vikings de Régis Boyer sera chez Bouquins.Au Mercure de France, Gisèle Pineau, dans Morne Câpresse, poursuit une œuvre antillaise essentielle.Chez Minuit, Hélène Lenoir fait un double: La Folie Silaz, roman, et L’Entracte, recueil de nouvelles.Christian Oster, Trois hommessseuls, précédera Jean Echenoz, en fin de saison.A L’Olivier, Jean-Paul Dubois, avec Les Accommodements raisonnables, nous fait-il un clin d’œil?Curieux détour tamoul, Barlen Pyamootoo écrit l’île Maurice en français.RO.L a du cran: elle édite Emmanuelle Bayamack-Tam, Une fille du feu, dont l’héroïne africaine est mutilée, et l’exceptionnel Afghan Atiq Rahimi, Syngué Sa-bour: la pierre de patience, paroles d’une Afghane.On y lira la subtile Julie Wolkenstein, puis Charles Juliet Ces mots qui nourrissent et qui apaisent.Léo Scheer suit la lyrique Nathalie Rheims.Chez Stock, Nina Bouraoui parle de la célébrité, la journaliste Josyane Savigneau ose raconter sa vie, et Jean-Louis Fournier, dans Où on va, papa?, s’adresse à deux jeunes handicapés.Verdier enrichit un répertoire remarquable: sur la Renaissance, dans la collection «Faenas», sur la tauromachie, Mathieu Riboulet sur le sida et, très attendu.Les Onze de Pierre Michon.Collaboratrice du Devoir HUGUES C O K R 1V E A U Yves Préfontaine, Denise Brassard, Rene Lapierre, Tania Lan-glais, voilà des noms à retenir pour 1 automne, sans compter un nouveau Hélène Mouette et des surprises et des découvertes.Les Editions du Ble annoncent une anthologie des œuvres de Charles Leblanc intitulée Défense d'afficher ainsi que Le soleil est la première machine, curieux recueil «d’improvisations», dont beaucoup faites par des poètes: reste à voir.Boréal nous donnera Thérèse pour joie et orchestre d'Hélène Monette, dont chaque livre crée l'événement, écrit en hommage à sa sœur Thérèse récemment disparue.Retenons, aux Ecrits des Forges, une réédition du Grand Hôtel des étrangers, l’un des meilleurs recueils de Claude Beausoleil, que nous lirons Quand finira cette aube, titre du dernier Marie Borin, avec Ceux-là de Stéphane Despatie.Avec la Complicité du large proposée par Suzanne Joly, nous comprendrons peut-être mieux Le Chiffre de ton mmi de Nicole Gdalia.Quant à Bernard Pozier qui souffre d’une Morsure du cœur, il ira sans doute errer avec caix qui sont Brûlés par la nuit chez Bruno Roy.Aux Herbes rouges, on abordera le Traité de physique de René Lapierre, qu'on annonce dans la mouvance de son excellent recueil précédent L'Eau de Kiev, et un très attendu nouveau Tania Langlais dont le titre se fait encore attendre.A l’Hexagone, dans la collection «L’appel des mots», nous découvrirons le premier volet d'un triptyque de Serge Patrice Thibodeau, dernier lauréat du Prix du Gouverneur général.Les Sept Dernières Paroles de Judas, qui abordera un «personnage controversé des Évangiles canoniques», ce qui n’est pas peu.Claudine Bertrand s’aventurera Autour de l’obscur au moment même où on apprend que La nudité ne dévoile pas une femme émue selon Carole Forget, pour parvenir enfin à saisir comment on peut faire Le Partage de l'usure tel qu’envisagé par Fernand Durepos.On espère beaucoup du nouveau Yves Préfontaine, dont Les mots tremblent, lui qui ne nous a rien Hélène Monette donne depuis 2001.C’est avec émotion que nous pourrons lire cet automne un recueil posthume de Robbert Fortin intitulé le bonheur est un terrain vague.Aux Editions d’art Ia- Sabord, nous apprendrons avec Paul Dalbü-re comment L’univers est conique.dont on signale «la démesure myr-tilloides enjouée de sa poésie», puisqu’il rient du Saguenay (hum!), ce qui nous mènera au grand repos Par delà les barques endormies de Gilles Devault, dont on nous prévient qu’il contient «la débâcle, le déferlement de la chair» (pourvu que cela soit vrai!).le lézard amoureux nous invite à découvrir un recueil original, né à la suite d'un spectacle bruit-lecture-musique donné à Cuba, Im Plaquette cubaine, signée par José Acquelin, Bertrand Laverdure et Yannick Renaud, écritures qu'on dit «toutes empreintes de soleil», qui seront les bienvenues pour accompagner le lyrisme de Catherine Morency (qui avait déjà publié sous le pseudonyme de Mé-lanie Ray), elle qui réussit à survivre Sans ouranos.Les Editions Le Marchand de feuilles nous font un peu peur avec une invitation à pénétrer LAbîme du bétail de Martin Ouellet, dans «un monde d'hémophiles où un marin se noie dans sa piscine de banlieue, [alors que] les âmes affamées sont pourchassées par des huissiers».Nous irons y faire un tour, sans aucun doute pour savoir si c’est là que loge Buffalo, dont le double titre est Ou le chat est un animal triangulaire, poèmes de Jérôme Lafond, décrits en une formulation malheureuse comme «du rap, du raconté et du dit».M’enfin, c’est quoi ce jargon?Mémoire d’encrier s’ouvre aux Estuaires de Roger Toumson, suivant de près Gérard Bloncourt qui, lui, Ilialogue au bout des vagues.Le Noroît ouvre sa saison sous le signe de l'isolement, avec Denise Brassard sur La Rive solitaire, qui accompagne Joël Pourbaix, soumis à la Dictature de la solitude.On y trouvera aussi trois rééditions, soit le Musée de l'os et de l'eau de Nicole Brassard, Entre les fleuves de Nadine Ltaif et Peinture aveugle de Robert Melançon.En passant, Kateri-ne Caron nous rassurera en se disant Toujours vivante.Denise De- sautels nous présentera une rétrospective de Guy Cloutier dans la collection «Ovale».11 y a plus encore, mais l'espace nous manque.les Editions Perce-neige, diri-gées iw Serge Patrice Thibodeau, nous feront lire trois titres, soit L'E-volution des contrastés de Christian Brun, les 1 entes de FYedric Gary Couteau et le Frère de.Peu de Jean-Mari Pitre.Thierry Bissonnette nous donne, à La Pleine lune, deux titres dans sa collection «Quelqu’un marche», me demandant de me poser la question de Franz Schiirch: Et si j’en suis tout retourne?, troisième volet de sa tétralogie «Essaims».les Poètes de brousse se nomment cette saison Véronique Cyr, qui voit Im Vie liquide, alors que Hü-lippe More écrit St'S Brouillons ptmr un siècle abstrait (titre assez beau, qui intrigue).Jean-Marc Desgent préfacera le second recueil de Réjean Thomas, au titre immense d’Œuvre complète.Kim Doré s’ap-proche encore une fois du noir avec Maniérisme le diable (à moins que ce ne soit ici le feu qui l’intéresse).lu Quartanier continue d’étonner avec deux propositions insolites, d’abord en nous suggérant de suivre avec Marc-Antoine K.Phaneuf les Téléthons de la Grande Surface (inventaire catégorique).décrit comme des «listes, poésie et name-dropping», avec des sources aussi hétéroclites que Les Aventures de Tintin, Google, Wikipédia, Queneau, Vian et d’autres et d’autres encore.Suivra un «travail poétique et réflexif à partir de la danse contemporaine» de Mylène Lauzon, Chorégraphies (six espaces de dansf-écriture).lus Editions Sémaphore vont publier les Interventions critiques de Gilles Hénault et La Désarticulation d’Aral Cyr, dont on avait pu apprécier lœ Çorps à l’usure.Les Editions Trois-Pistoles, après un printemps faste, se calment en ne publiant qu’un titre, Chambre noire de Pierre Deniers.Triptyque nous fera méditer sur fus Versets du pluriel d’Alain Gagnon, alors qu’Olivier Dyens va Là trù dorment les crapauds.Aux Editions du Vermillon, enfin, nous ferons la connaissance des Animaux tristes de Denis Payette.À la Différence, paraîtra un nouveau Hélène Dorion intitulé Le hublot des heures, poésie métaphysique sur le temps.Collaborateur du Devoir INCONTOURNABLES ! Gilles Paquet TABLEAU D’AVANCEMENT PETITE ETHNOGRAPHIE INTERPRÉTATIVE D’UN CERTAIN CANADA FRANÇAIS ÙZ vbjXÏt kiSfdtAJ Je (a skfe Ut cxiotett Jt ïïu Jtwt dâ scinavô È> Stanké www.oroupBlibrex.coin GROUPE LÎBREX Un* comp»gni« » «*u ik»ww««v ie>HI Sciences territoire SCIENCES DU TERRITOIRE Perspectives québécoises Sous la direction de Ouy Mattlcotte Collection Sciénce régionale Ldfi) Nordli) tmcgttdflWb LE (S) N0RD($) IMAGINAIRE(S) Sous la direction de Daniel Chômer Collection Droit ou pOle 40* IfM 'feKes aux FEMMES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES Sous la dlrectton de Suzanne Arcand.Dominique Damant.Sylvie Oravel el Elizabeth Harper Collection Problèmes sociaux et Interventions sociales 50* \ V E I) E V 0 I R .LES S A M E 1) 2 3 ET I) I M A X CHE 21 A 0 RENTREE LITTERAIRE littérature jeunesse québécoise Le meilleur Des romans d’amour aux albums d’humour en passant par les romans policiers, les albums sympathiques et les romans historiques, les nouveautés automnales s’adressent à tous les jeunes lecteurs, des plus assidus aux moins convaincus.ANNE MICHAUD Panni les nouveautés de l’automne, on remarque que Dominique Demers lance une nouvelle saga de type fantasy (La Grande Quête de Jacob Jobin, Québec Ames rique) alors que Danielle Simard nous présente Vilaine Vipérine (Boréal), une série dont la vedette est une petite fille en mal d’attention.Surprise du côté de la jeune Alexandra Inrochelle, qui délaisse le fantastique pour s’intéresser au phénomène des gangs de rue dans Masque et trahison (Trécarré).Ses nombreux fans la suivront-ils dans cette nouvelle aventure?Parions que oui! La comédienne et écrivaine Louise Portai fait aussi ses premiers pas dans un nouveau genre en publiant ce moisci un album intitulé Ulysse et Pénélope (Hurtubise HMH), illustré par nul autre que Philippe Béha, dans lequel il est question de voyage et d’écriture.A la suite de l’immense succès de l’émission télévisée Toc toc toc (diffusée sut; les ondes de Radio-Canada et Télé-Québec), les Éditions Imagine lancent une collection d'albums qui s’en inspirent.Le premier titre à paraître, intitulé Toc toc toc.Je joue avec les animaux est signé par notre collaboratrice Carole Tremblay.Pour leur part, les Éditions de la Courte Échelle innovent avec un projet de romans épisodiques pour adolescents intitulé Histoires à suivre, auquel participeront, entre autres, les au-teures Nelly Arcan, Claudia Larochelle, Myriam Beaudoin, fanny Britt et Catherine Lalonde.La guerre, la guerre Qualifié par son éditeur d’«album incontournable de la rentrée», Chère Traudi d'Anne Villeneuve (Les 400 Coups) est basé sur la vie de Kees Vanderhey-den, dont le roman autobiographique La Guerre dans ma cour (Boréal) a connu un succès mondial.C’est une autre guerre, çelle de Bosnie, que Jacques Pasquet évoque dans L’Etoile de Sarajevo, illustré par Pierre Pratt (Dominique et compagnie).Ét finale- ment, une troisième guerre, celle, du Rwanda, sert de toile de fond à Sergent Jack, d’Éric Walters (Trécarré), qui a été inspiré par l’expérience vécue par le général Roméo Dallaire lors de ce génocide.Dans la 18e et très attendue aventure de Noémie, Gilles Tibo confie à sa jeune héroïne une baguette magique (La Baguette maléfique, Québec Amérique).Tout peut arriver! La magie est aussi au cœur de Cinq histoires de Basile (Minne et Natali Fortier, Les 400 Coups), dont le héros est un petit garçon doté de pouvoirs magiques secrets et qui s’adresse aux très jeunes lecteurs qui aiment les «gros livres» (300 pages, sept ans et plus).Je ne sais pas s’il possède des pouvoirs magiques, mais Alain M.Bergeron possède à tout le moins beaucoup d’imagination puisqu’il publie cet automne quatre nouveaux romans, dont le second tome des aventures du capitaine Static [L’Imposteur, Québec Amérique), une série de romans-bédés conçus avec la complicité de l’illustrateur Sam-par.Pour sa part, Dominique Demers est encore plus prolifique avec, outre la nouvelle saga dont il est question plus haut, deux nouveautés pour les tout-petits chez Imagine [Petit Poilu chez les Pioufs et Oupilaille et le vélo rouge), un album illustré par Fil et Julie chez Dominique et compagnie [Gratien Gratton, prince de la gratouille) et la suite du Zlouk-ch, Le Cornichonnet gaffeur, aux 400 Coups.Seront aussi doublement au rendez-vous cet automne les auteures Annie Gravier [Anouchka en spectacle et Anouchka et la magie de Noël, Hurtubise HMH), Lili Chartrapd [Mission royale pour Rouge-Babine, La Courte Échelle, et L’Histoire parfumée d’Henriette la belette, Imagine), Martine Latulippe (Julie et le feu Jbllet, Québec Amérique, et Lorian Loubier.Vive les mariés, Dominique etcie), Lucie Bergeron [Solo chez Marna Marmita, Québec Amérique, et Le Secret de Sylvio, Dominique,et cie), Marie-Danielle Croteau [Au loup!, La Courte Échelle, et Une grosse surprise pour Petit Ours, Dominique et cie) et Louise Simard [Kila et le gerfaut blessé et La Chanson de l’autour, Trécarré).Du côté des auteurs-illustrateurs, on attend avec impatience les nouvelles œuvres de Philippe Béha (J’aiperdu mon chat, Imagine), de Rogé (La Vraie Histoire de Léo Pointu, Dominique et cie), de Mireille Levert (Capucine et Lupin pour toujours, Dominique et cie), de Caroline Merola (Le Monde de Margot 14.Le prince malicieux, Boréal) ainsi que d’Élise Gravel et ses super-héros atypiques et sympathiques (Super- /UAin« Vtpc DanteHo y Lulu dans L’Homme au nombril bionique, Super-Popol dans Vent de panique et Super-Tsoin-Tsoin dans Sueurs froides au dépotoir, Les 400 Coups).Et ceux d’ailleurs aussi ! Le Français Pascal Millet est un spécialiste du roman policier.Sa série Les Nuits du blues (Boréal) en est à son quatrième titre et Les Rats de THalloween promet de donner des frissons de plaisir aux lecteurs de neuf ans et plus.Avec La Vie en rouge (Soulières) du Burkinabé Vincent Ouattara, les adolescents québécois seront transportés au cœur de l’Afrique et risquent d’être secoués par la description que l’auteur y fait de la condition des femmes africaines.Quatre nouveaux titres s’ajoutent à la collection «Les zigotos» de Benoît Charlat (Les 400 Coups), publiée d’abord chez Casterman: La chauve-souris qui s’occupait de sa brosse à dents, Le chien qui ne rangeait pas sa chambre, Le cochon qui mangeait comme un cochon et Le manchot qui savait compter jusqu’à 6.Composés de manière à faciliter l’apprentissage de la lecture, ces petits livres sauront certai- nement amuser autant les apprentis lecteurs que leurs parents et leurs enseignants.Grâce au talent des traducteurs québécois (qui sont souvent eux-mêmes d’excellents auteurs jeunesse) , les jeunès lecteurs ont accès à quelques-uns des meilleurs romans et albums publiés dans les provinces et pays anglophones.Ainsi, cet automne, c’est grâce à la traduction de Lucie Papineau et aux illustrations de Stéphane Josrisch qu’on pourra apprécier Sire hibou et dame chat, d’après un poème du Britannique Edward Lear (Dominique et cie).Pour sa part, notre collaboratrice Carole Tremblay s’est attaquée à l’œuvre de James Howe, qui compte plus de soixante-dix titres, et nous présente Melville et Maricha dans Les Meilleurs Amis du monde et Bon anniversaire! (Dominique et cie).Enfin, grâce à Claudine Vivier, les jeunes lecteurs pourront découvrir l’un des meilleurs auteurs jeunesse du Canada anglais, Glen Huser, dont Paquet d’os et la reine des rides (Boréal) est le premier titre traduit en français.Collaboratrice du Devoir ivieri librairie ?bistr Olivieri une institution qui bouge depuis plus de 20 ans Au cœur de la vie montréalaise Rencontres d’auteurs, lectures, débats.514 739-3639 Plus de 50 000 titres Romans, essais, philosophies, arts, cuisine, livre universitaire et collégial, jeunesse .Ventes aux écoles et aux bibliothèques, expositions.5219 Côte-des-Neiges À deux pas du Métro Côte-des-Neiges service® librairieolivieri.com Bistro-terrase Vins d'importation privée Cuisine aux saveurs gourmandes.LITTERAIRES RADIO-CANADA Le polar contre le blues de l’automne Un menu plein de frissons et de disparitions Pour combattre le blues de 1 polar! En voici quelques-uns cette rentrée.’automne, rien ne vaut un bon parmi les plus prometteurs de MARIE-CLAUDE MIRANDETTE Chez Gallimard, septembre débute avec Montmartre.Mont des Martyrs de Chantal Pelletier.Montmartre, 1984.Maurice Laice, un enfant du quartier, amorce sa carrière de flic.Un matin, on retrouve le corps d’un homme poignardé sur un terrain vague de la butte.La victime est un évêque provincial qui se rendait souvent à l’abbaye de Montmartre et projetait d'y ouvrir une école privée religieuse.On envoie le jeune flic dans le Maçonnais, où résidait la victime, pour tenter de faire la lumière sur cette affaire.Tandis que la piste religieuse s’affadit, des corps dont les sévices renvoient aux films de Pasolini sont retrouvés à Montmartre.Rien pour faciliter la tâche de notre novice qui se sent vite dépassé.En octobre, un titre de la Série noire se démarque: American Skin de l’Irlandais Ken Bruen.L’auteur de London Boulevard — dont l’adaptation au cinéma est en cours — explore cette fois la fascination des Irlandais pour l’American Dream à travers le personnage de Cody, un jeune détective avec qui l'increvable Jack Taylor — que l’on retrouve pour une cinquième aventure — doit faire équipe.Entre un prêtre pas toujours très catholique retrouvé décapité dans son église et un psychopathe qui laisse des messages obscènes et des petites culottes Chez Rivages, on attend avec impatience Juste un crime de Theodor Kallifetides, dont ce premier polar s’inscrit, dit-on, dans la lignée de Maj Sjowall et Per Wahlôo Ken Follet, suite attendue des Pilliers de la terre.Le récit se déroule en 1327 alors que des enfants sont témoins d’une poursuite dans les bois qui se solde par le meurtre de deux soldats de la reine par un chevalier.Ce dernier enterre une lettre mystérieuse dont le secret pourrait mettre en danger la Couronne d’Angleterre.Au Seuil, Un mort à l’hôtel Ko-ryo de James souillées de sperme à Ridge, amie de cœur de Taylor et flic, l’histoire promet son lot de surprises et de rebondissements.Chez Robert Laffont, l’automne est depuis quelques années synonyme d’un nouveau Kathy Reichs.Dans Terreur à Tracadie, Temperence Brennan voit jaillir du foqd de sa mémoire le souvenir d’Évangéline Landry, une petite Acadienne disparue il y a 30 ans.Alors quelle doit analyser un squelette découvert près de Tracadie, Tempe se demande s’il ne s’agirait pas du corps de son amie d’enfance.Toujours chez Laffont paraîtra en octobre Un monde sans fin de Church, pseudo d’un exagent des services de renseignement de l’Ouest que l’on compare avantageusement à Martin Cruz Smith (Gorki Park, 1981).Le roman met en vedette l’inspecteur O de la police de Pyongyang.Rien ne va plus pour O, à qui l’on a donné l’ingrate mission de photographier la plaque d’une voiture.Mais en appuyant sur le bouton, O s’aperçoit que son appareil ne fonctionne pas, faute de piles.Mais aussi que ladite vojture n’a en fait aucune plaque! A son retour au poste, il est appelé par son chef qui l’informe que deux grands patrons de la police veulent lui parler de.sa mission ratée.Avec sa vaste expérience de la police dans ce pays où tout le monde espionne tout le monde, O corn- NOUVELLE RECIT POÉSIE DATE LIMITE 1" novembre 2008 À gagner premier prix: 6000$ second prix: 4000$ • Publication dans le magazine enRoute d'Air Canada Visibilité offerte par Radio-Canada RENSEIGNEMENTS Radio-Canada.ca/prixIitteraires ou 1 877 888-6788 CBC ^ Radio-Canada Cornell d.Arts Carurdo CouikII _> l*u Canada tor th« Arts enRoute LA STAR DES QUEBECOIS ¦SE DÉVOILEB GROUPS LI8RBX Un* ranwagrti* d« Owtwcor MfdU in.grDipilltirei.com prend vite qu’il est au cœur d'un conflit opposant les militaires aux services de renseignement Chez Rivages, on attend avec impatience Juste un crime de Theodor Kallifatides (octobre), célèbre auteur suédois d’origine grecque dont ce premier polar s’inscrit, dit-on, dans la lignée de Maj Sjowall et de Per Wahlôo.Dans un lac proche de Stockholm, un sac contenant le cadavre d’une femme criblé de balles refait surface peu après le dég;el.Kristina Vendel, chef de la police locale, n’a aucune piste pour lancer son enquête.Pas même un avis de disparition.Seul indice: un petit bijou orthodoxe au cou de la victime qui laisse penser qu’elle pourrait être originaire de l’Europe de l’Est Mais ce qui chiffonne Kristina dans cette histoire, c’est surtout la possibilité que quelqu’un puisse ainsi disparaître sans que personne ne s’en soucie.Au fil d’une investigation méticuleuse, l’équipe d’enquêteurs reconstitue peu à peu la vie et la mort de cette Estonienne que rien ne prédestinait à une fin violente.En vrac, quelques titres qu’il faudra prendre le temps de regarder.D’abord, Ce doux pays d'Ake Edwardson (chez Grasset en octobre), huitième roman de la série consacrée à Erik Winter et à ses collègues de la police de Gô-teborg, qu’on aime presque autant que le Wallander de Mankell; La Peau du diable de Richard Hawke (chez City en septembre), dont on dit que le héros est une sorte de Bosch new-yorkais.Chez le même éditeur, on publie en octobre (enfin!) L'Héritage de Vinci de Lewis Perdue, ce roman paru en 1983 dont l’histoire est à ce point proche du Da Vinci Code que l’auteur a intenté un procès pour plagiat à Dan Brown.Au Masque, Décomposition de J.Eric Miller (septembre), un thriller noir dont on dit qu’il deviendra un roman-culte.Chez Flammarion paraîtront en octobre La Vengeance du parrain de Mark Winegardener, qui a repris le collier de Mario Pùzo, de même que le second tome des Suites majorquines de Martin So-lanes, série qui met en vedette Bruno Montaner, patron de la Guardia Civil, et Pilar Mas, photographe de scènes de crime aux îles Baléares.Après Quand la lune était bleue, Solanes poursuit avec Par le sang de l'ermite.Finalement, Le Seuil fera paraître, sous le titre Mensonges en tous genres, deux courts romans de jeunesse de Lawrence Block: Terrain de mésentente et La Valise et la Fille.On affirme que ces historiettes témoignent déjà du talent de conteur et de styliste de Block.On ne demande qu’à voir.Collaboratrice du Devoir ¦IMi LE DEVOIR.LES S A M E D LT DI M A \ l' HE 2 1 A O V T 2 O O S RENTREE LITTERAIRE LITrÉRATl RE JEUNESSE Le retour en force de la troisième dimension .CAROLE TREMBLAY Que ceux qui s inquiètent de l’avenir du livre se rassurent: les éditeurs n’en ont pas encore fini avec le support papier.Au contraire, cet automne, nombre d’entre eux misent sur cette matière pour créer 1 événement.Les pop-up, ces bouquins qui s ouvrent, se déplient et se déploient dans la troisième dimension semblent même faire un retour en force.D abord, chez Milan, on lance Blanc, de David Pelham, un ouvrage qui présente l’épopée d’un escargot dans la nature à l’aide de sculptures de papier.Largumentaire parle d’une expérience visuelle unique, de poésie et d’œuvre d’art pour décrire l’objet.C’est dire.Chez Albin Michel, c’est l’alphabet qui sert de matière première au déploiement dans la troisième dimension.ABC 3D, de Marion Bataille, est annoncé comme «Un des pop-up les plus fabuleux et novateurs jamais vus».Du côté de chez Gallimard, on investit le corps humain avec Le livre des hic, snif atchoum, boum-boum! (La suite du Livre des miam, glourps, glou, plop!), de Steve Alton et Nick Sharratt.Ce livre animé se veut une présentation ludique et interactive des processus de la respiration et de la circulation sanguine.Les Créatures mythiques ne resteront pas à plat grâce au documentaire fantastique que leur consacrent James Harpur et Stuart Martin, chez Milan, alors qu’Albin Michel dépliera des Dinosaures dps un livre animé pour les 4 ans et plus.Mais il n’y a pas que la promesse d’une troisième dimension qui suscite des attentes.Deux suffisent amplement pour titiller notre curiosité.Parmi les titres sur lesquels on a bien hâte de poser les yeux, signalons Le petit Prince, d’Antoine de Saint-Exupéry, adapté en bande dessinée par le talentueux Joann Sfar.C’est chez Gallimard, bien sûr.Rebecca Dautremer, l’illustratrice qui nous avait offert le somptueux album Princesses oubliées ou méconnues, s’allie à l’auteur Taï-Marc Le Thanh pour (re)donner vie à Elvis (Est-il seulement mort?) chez Albin Michel.Après un étonnant Cyrano et un flamboyant Babayaga, le duo propose une biographie qu’on dit «touchante et décalée» de la légende du rock américain.C est connu, le monde du livre pour enfants est pourri de bons sentiments.Il fait donc toujours plaisir (du moins à moi) de voir percer quelques pointes de malice ici et là, histoire de changer un peu.Petits contes méchants, de Gudule, chez Milan, devrait faire sourire ceux qui ont envie d’un peu moins de rose bonbon dans leurs lectures.C’est Marie Lafrance, une illustratrice québécoise, qui a mis en images ce recueil destiné aux 5 ans et plus.Tendance monde La «uiorld-lit» est une des tendances montantes en littérature jeunesse.De plus en plus d’ouvrages mettent en scène des Guillaume Duprat LE LIVRE DES TERRES IMAGINEES personnages provenant de pays étrangers.Olympiques obligent, la Chiqe est à l’honneur dans ce domaine cet automne.A l’école des loisirs, Chen Jiang Hong signe Mao et moi, un album qui relate son enfance dans l’empire du milieu, en pleine Révolution culturelle.Chez Sorbier, Piano rouge, un texte du Québécois André Leblanc, illustré par Bar-roux, plonge dans la même époque pour raconter 1 histoire vraie d’une pianiste pour qui la musique devient une planche de salut.Chez Albin Michel, on pousse même jusqu’à proposer une méthode de chinois.Deux tigres qui courent vite est un album de comptines accompagné d’un CD pour les enfants qui veulent faire leurs premiers pas dans la langue de Confucius.Si nous savons tous, aujourd’hui, que la Terre est ronde, cela n’a pas toujours été le cas.Le Livre des terres imaginées, de Guillaume Duprat, à paraître au Seuil, nous permettra de découvrir les diverses façons d’imaginer le monde de nos lointains, et parfois même très lointains ancêtres des quatre coins du globe.Le blog commence de plus en plus à servir de porte d’entrée aux auteurs.La littérature jeunesse n’échappe pas au phénomène.Au Seuil, l’Américain Jeff Kinney signe le Journal d’un dégonflé.Carnet de bord de Greg Heff.Ce roman humoristique, né sur UN POMAN £.N 33 J'ff Kihhe LE RETOUR DE GRANDS AUTEURS ARLETTE COUSTURK Depuis lafenctn de mes (in Dam le cadre de l'événement Zootropie : 2 Lewis Trondheim à la librairieJüx! de Chicoutimi 26, 27 et 28 septembre UNE RELÈVE LITTÉRAIRE QUI PROMET S l H \ S i I I.N IU \TR I I LrChef-u œuvre iï™.Stanké GROUPE LIBREX Un* romp»gn»* ilt QmUco» MwJa www.groupelibrBX.coni Les Presses de l’Université Laval Z2 ‘ .irlnire a Promotion Saguenay t la Bibliothèque publique de Chicoutimi «petite collection Liber» Philosophic • Sciences humaines • Littérature Geneviève Sicotte Le festin lu Le repas chez Flaubert, Zola et Huysmans 330 pages, 16 dollars Joseph Doutre Plaidoyer pour Guibord Présentation de Robert Hébert 114 pages.10 dollars — ¦P m* D’où vient l’accent des Québécois : Et celui des Parisiens l»Ui w rort*ii* «cvwhv ^ Qmufaitwt I rhtatHèr b prtmumxtxHt ihi fr»îK*w moA-rnt ISBN : 978-2-7637-8615-5 312 pages • 35 S /e nuyti((c I- ISBN : 978 2-7637 8701-: 288 pages • 29,95 S 558 pages "40 8 y i M LE DEVOIR.LES SAMEDI 2 A E T D l M A N C H E 2 I A O L T 2 0 0 S RENTRÉE LITTÉRAIRE IDEES re publieront Interventions critiques, un recueil de textes de Gilles Hénault.Jonathan Mayer, chez Michel Brûlé, poursuivra la réflexion en se demandant, dans Les Echos du Refits global, ce qu’il reste de ce bouillonnement pendant que Ginette Pelland lancera une importante biographie inütu-lèe Félix Leclerc, écrivain du pays.A mi-chemin entre le littéraire SUITE DE LA PAGE F 10 Jean-Guy Roy, directeur général de la station Radio Ville-Marie.Chez Bellarmin, Pierre Vadebon-cœur ira d’un autre essai sur la foi avec La Clef de voûte.Chez Novalis, Samia Amor présentera L’Islam, dans la collection «En 25 questions», et André Patry, en collaboration avec et le sociolo- Gilles Lapointe, dans La Comète gique, nous an- , nonce-t-on, Isa- automaùste, mettra en question belle Daunais , , ., traitera notam- le rayonnement uniquement local ment de Cer- vantès, de Woolf, de Kafka et de Proust dans Des ponts dans la brume, au Boréal.Chez Nota bene, Pierre Nepveu publiera La Poésie immédiate, un recuçil de critiques récentes.Aux Editions Québec Amérique paraîtra le Dictionnaire des artistes du théâtre québécois, de Michel Vais.du mouvement essayiste France Paradis, témoignera de son expérience d’aumônier de prison dans 38 ans derrière les barreaux.Chez Septentrion, Jean Proulx poursuivra son dialogue entre physique, métaphysique et mystique dans Chorégraphie divine.littérature L’essayiste et éditeur Pierre Graveline, chez Fides, témoignera de son parcours dans Une passion littéraire.A la même enseigne, Gilles Lapointe, dans La Comète automatiste, mettra en question le rayonnement uniquement local dç ce mouvement, alors que les Editions Sémapho- NOS ENFANTS SORTENT-ILS OE L'ECOLE IGNQBANfy?Histoire Le menu, chez Septentrion, est toujours aussi riche.On y annonce plusieurs titres dont Onontio le médiateur.La pratique coloniale française en Amérique du Nord (1603-1717), de Maxime Gohier, Anastasie ou la censure du cinéma, au Québec, d’Yves Lever, et L’Emergence du Nunavik, d’Eric Canobbio.Aux Editions Cornac, Russel Bouchard réunira les textes-fondateurs des Métis du Saguenay et de la Côte-Nord dans Le Peuple métis de la Boréalie.Dans Mon pays métis, qui paraîtra au Boréal, John Saul livrera «quelques vérités au sujet du Canada».Chez VLB, le Français Jacques Portes signera L'Impossible Retour de la France.De La Capricieuse à De Gaulle et Jacques Rouillard analysera l’action syndicale au XXe siècle dans Syndicalisme québécois.Yvon Roberge, chez Fides, fera Y Histoire du syndicat des TC A.Tandis que Roderick Stewart, chez XYZ, publiera une petite biographie de Wilfrid Laurier.Une nouvelle édition de Y Histoire des sciences au Québec.De 1806 à nos jours, de Chartrand, Duchesne et Gingras, paraîtra au POUR LES ENFANTS.ET LES PLUS GRANDS ! î.cniisc i, Retour a.pygargue .Kila gerfaut !>lt ->m 22 BCioSrg Clumsor» i autour trie Walters M*?**;* OU OfMtKftt.*011*0 OAt t*t** m h Eric ALTERS Trécarré *2*5**- -THIiUMS GROUPE LIIRIX JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le prolifique Pierre Vadeboncœur, le plus classique de nos essayistes, publie cet automne deux nouveaux livres et des rééditions.Boréal.Dans ce domaine, on attend, aux PUL, La Peur du mal.L’affaire Laurendeau, un essai de Marcel Sylvestre sur un épisode québécois du coqflit entre science et religion.A la même enseigne paraîtront aussi une Histoire de la Mauricie, de Séguin et Hardy, et L’Opéra du samedi, de Réal La Rochelle.Histoire militaire Spécialisée en histoire militaire, la maison d’édition Athéna publiera, cette saison, trois titres dans ce domaine.De Martin Chaput, on pourra lire Dieppe ma prison.Récit de guerre de Jacques Nadeau; de Marcelle Cinq-Mars, L’écho du front.Journaux de tranchées 1915-1919; et de Bill Rawling, Victor Brodeur.Un francophone dans la marine canadienne 1909-1945.Dans un autre registre, la sociologue Maryse Potvin lancera Crise des accommodements raisonnables.Une fiction médiatique?Bonne saison des idées! Collaborateur du Devoir UN NOUVEAU BEST-SELLER OE OEMS MONETTE Denis Monette : , .¦ U» fc'Wio!» v »'».ÿ l8o«>ue8 v 4 #8» a nBQ BIBLIOTHÈQUE QUÉBÉCOISE 20an* Un témoignage poignant sur les volatils bonheurs de l’être humain Jacques Perron Us roses sauvages ,t'amour Petit iwnan suivi d'une LÜU1S6 22 «élire ¦MT Les Éditions LOGIQUES GROUPE LIBREX Une compagnie de Québécor Media wwiii.iiroupelllirex.com La littérature, demande ici le docteur Perron, serait-elle une «folie dépassée qui s’offre à elle-même guérison» ?Jacques Perron Les roses sauvages Petit roman suivi d’une lettre d'amour soigneusement présentée 192 PAGES ?9,955 www.livres-bq.com Documents Les articles rassemblés dans ces Actes démontrent que les romans zoliens négocient constamment avec cette matrice imaginaire et textuelle que sont la mémoire et les sensations.Véronique Cnockaert (dir.) Émile Zola Mémoire et sensations essai, 2S0 p., 28 $ Théorie et littérature P
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