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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2004-08-02, Collections de BAnQ.

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PARAGUAY Plus de 280 morts dans l’incendie d’un centre commercial à Asuncion Page A 2 __^ '¦ 14 - ' ?www.ledevoir.com ?HISTOIRE Vaudreuil: vacances au pays de l’enfance Page A4 LE DEVOIR Voi.XCV N” 172 LE LUNDI 2 AOUT 2004 87c + TAXES 1 $ Un dimanche au Village PASCAL RATTHÉ LE DEVOIR BÜ» i y V LE TRADmONNEL DÉFILE de la fierté gaie, qui s’est déroulée hier, était l’occasion idéale d’exhiber son amour en public, comme le font ces deux jeunes filles.Mais pour beaucoup, il s’agissait aussi de faire passer un message.Les affiches derrière elles montrent une photo du pape Jean-Paul II où est écrit: «Sponsor officiel du SIDA.Quittez cette religion homophobe qui tue».Nos informations en page A2.HORS-JEU AFGHANISTAN Ave Maria Ouverture à Montréal du tournoi de la Coupe Rogers de tennis féminin Reconstruction à grande vitesse Avec sa pollution et son vacarme, Kaboul accède au rang de métropole du tiers-monde Bien que dans l’univers du sport on ne sache jamais, et c’est ce qui fait son incommensurable beauté, si tout se passe comme prévu, vous aurez droit à une solide dose de Maria Sharapova au cours des jours qui viennent Déjà, l’annonce de sa seule présence à Montréal à l’occasion des Internationaux de tennis du Canada, dont le tableau principal débute aujourd’hui, l’a propulsée en manchette.Une présence imprévue, il faut le dire, puisqu’elle n’a été confirmée que jeudi soir, au plaisir tout aussi incommensurable des organisateurs du tournoi.Que voulez-vous, c’est comme ça, les éditeurs de journaux soucieux de livrer une information fouillée et objective sur les grands enjeux sociaux de notre temps ont davantage tendance à mettre votre portrait à la une quand vous faites dans la longilinéarité (6 pieds, 130 livres), quand vous avez 17 ans, quand vous avez les molécules admirablement aménagées, quand vous êtes blonde comme les blés qui ornent les plaines de l’Oural, quand vous venez de gagner Wimbledon, quand vous vous débrouillez très bien merci en entrevue à la télé, quand vous avez un parcours de vie tout sauf banal et quand vous êtes «le rêve absolu de tout commanditaire».Ce n’est pas moi qui le dis, c’est l’édition britannique du magazine Vogue, auquel vous aussi seriez abonnés si vous vouliez vous tenir au courant des choses vraiment importantes.Et, pourrait-on ajouter si on avait l’esprit tordu, quand Anna Koumikova ne joue phis.Tout sauf banal, disions-nous.Et si on profitait de ce superbe début d’août pour se raconter une histoire improbable dans le creux de l’enclume?VOIR PAGE A 8: MARIA Jean Dion L’Afghanistan, où notre journaliste a séjourné en juin et juillet, s’est imposé à notre conscience au lendemain du 11 septembre 2001.Ce pays d’Asie centrale, qui demeure l’un des plus pauvres de la planète, fait actuellement l’objet d’une importante mobilisation internationale dans les domaines de la sécurité et du développement.Des élections démocratiques prévues à l’automne et au printemps devraient permettre de dire si un cauchemar long de plusieurs décennies y prendra fin.Premier article d’une série de six.^ CLAUDE LÉVESQUE A quatre heures du matin, on pourrait croire que Kaboul vit encore au temps des talibans, pour ne pas dire au temps du prophète: les ânes tirent vaillamment leurs charrettes, tandis que le muezzin appelle à la prière du matin.Deux heures plus tard, cependant, les rues de la capitale afghane sont prises d’assaut par des dizaines de milliers de véhicules plus modernes, dont les conducteurs s'affrontent avec le même genre d’enthousiasme viril que les joueurs de bouzkashi, le sport équestre national.Avec sa pollution et son vacarme, Kaboul accède enfin au rang de métropole du tiers-monde.Elle compte aujourd’hui trois millions d’habitants, deux fois plus qu’il y a trois ans.Ce doublement de la population s’explique par la VOIR PAGE A 8: KABOUL — r.Embouteillage à Kaboul, ou sont réunies, presque trois ans après la chute des talibans, toutes les contradictions d’une ville moderne.Pendant qu’une minorité fait des affaires d’or, de larges pans de la société afghane vivent dans une pauvreté abjecte, sans toit et sans emploi.AHMAD MASOOD REUTERS Al-Qaïda viserait le FMI et la Bourse de New York Bien qu’«inhabituellement précises», les menaces ne sont pas «imminentes», affirme Tom Ridge Washington — Al-Qaïda veut commettre de nouveaux attentats aux États-Unis contre des objectifs aussi symboliques que le Fonds monétaire international et la Banque mondiale à Washington, ou encore la Bourse de New York, a révélé le gouvernement américain hier.C’est la première fois que lé gouvernement républicain mentionne spécifiquement d’éventuels objectifs.Bien qu’elles soient «inhabi-tuellement précises», ces menaces ne sont pas «imminentes», a affirmé Tom Ridge, le ministre américain de la Sécurité intérieure, au cours d’une conférence de presse à Washington.Il a particulièrement souligné le risque d’attentats à l’aide de voitures ou de camions piégés.En raison de la précision des renseignements, le gouvernement a immédiatement décidé de relever l’état d’alerte pour les immeubles ayant des activités financières à New York et à Washington, mais aussi dans le nord de l’État du New Jersey, de l’autre côté du fleuve Hudson qui borde Manhattan, qui abrite de nombreux immeubles appartenant à des firmes de Wall Street.Le niveau a été porté à «très élevé» ou orange, a précisé Tom Ridge.New York n’a jamais été à un niveau d’alerte inférieur au niveau orange, le deuxième en importance de ce système de codes de couleur, depuis mars 2002.En revanche, l’état d’alerte pour les États-Unis dans leur ensemble reste au niveau «élevé» ou jaune, a précisé M.Ridge.VOIR PAGE A 8: AL-QAÏDA Tom Ridge, ministre de la Sécurité -intérieure Des attentats coordonnés frappent des églises à Bagdad Bagdad — Pour la première fois depuis l’intervention militaire américaine, une vague d’attentats a frappé hier plusieurs églises à Bagdad et Mos-soul, dans le nord de l’Irak, faisant au moins dix morts et 50 blessés.À Bagdad, quatre attentats contre trois églises et un séminaire ont été commis, faisant au moins neuf morts et provoquant des scènes de panique au moment où les fidèles sortaient des églises.Des dizaines d’ambulances et de voitures de police se sont aussitôt ruées sur les lieux, au milieu des décombres et des cris des blessés.Deux attentats à la voiture piégée ont eu lieu dans le quartier de Karrada, à proximité immédiate de deux églises chrétiennes, selon la police.L’hôpital Ibn aLNafiz de Bagdad a reçu un mort et VOIR PAGE A 8: ÉGLISES TORONTO Roger Federer remporte le Masters du Canada ¦ Lire nos informations en page B 5 INDEX Annonces.B 5 Avis publics .B 4 Convergence.B7 Culture.B 8 Décès________B5 Économie_____B1 Éditorial ___A6 Idées________A 7 Météo.,B5 Monde.A 5 Mots croisés.B 4 Religions .B6 Sports.B 5 Télévision.B 7 L’ENTREVUE Madame Responsabilisation NOÉMIE f 'V ui sont ces religieuses qui Ë ¦ prétendent faire barrage au 1 I projet de la centrale du Su-roît d’Hydro-Québec?Qui dénoncent les pratiques des fournisseurs étrangers des magasins Sears?Qui questionnent Alcan sur son projet d'exploitation de bauxite en bide?Qui interpdient la pétrolière Esso sur son bilan environnemental?Ce sont des actionnaires très actives, rassemblées au sein du Regroupement pour la responsabilité sociale des entreprises (RRSE).Diane Boudreauh, qu'a rencontrée Le Devoir, est Tune des fondatrices du RRSE, qui regroupe aujourd’hui vingt- BISSERBE deux congrégations religieuses, deux associations et onze individus.Au moment de la création du RRSE, en avril 1999, elle était alors religieuse chez les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (Saint-Lambert).«Enthousiasmés par l'idée d’un actionnariat plus responsable, nous avons suivi les pas d'un organisme semblable qui existait déjà en Ontario», raconte Mme Boudreauh.Dans le long couloir qui mène à son bureau, on peut lire, sur les dossiers rangés soigneusement sur des étagères qui montent jusqu'au plafond, les inscriptions «Colombie», «Congo», «Inde», «Hydro-Québec».Vaste programme.Diane Boudreauh, coordonnatrice du regroupement depuis janvier 2000, ne se décourage pas pour autant.Elle réunit chaque année les comités de placement des différentes congrégations membres du RRSE, afin de préparer les interventions futures à des assemblées générales d’entreprise.Mais le RRSE s’en tient rarement à son plan d’action initial, explique Mme Boudreauh sans se retourner, filant droit vers son bureau.En réalité, dès que les religieuses sont informées d'une situation alarmante, possiblement à la suite de la mauvaise politique d’une entreprise, Mme Boudreauh se précipite sur son téléphone et VOIR PAGE A 8: ENTREVUE PEDRO RUIZ U DEVOIR Diane Boudreault, l’une dea fondatrices du Regroupement pour la responsabilité sociale des entreprises, qui réunit vingt-deux congrégations religieuses.* l LE DEVOIR.LE LUNDI 2 AOÛT 2004 LES ACTUALITES Défilé de la fierté gaie Une ambiance festive et survoltée MALORIE BEAUCHEMIN C9 est sous un soleil radieux que des dizaines de milliers de promeneurs ont déferlé dans les rues de Montréal pour l’édition 2004 du traditionnel défilé de la fierté gaie, sous le regard attentif de plusieurs milliers de curieux massés aux abords du cortège.Le soleil était au rendez-vous, comme c’est le cas presque chaque année,propageant ainsi de chauds rayons sur une parade déjà réchauffée par une ambiance festive et survoltée.•C’est un défilé important pour Montréal et c’est un défilé qui est important pour la communauté», a déclaré le maire de Montréal, Gé-rald Tremblay, avant de couper le ruban annonçant le départ du cortège, à l’angle des rues Guy et René-Lévesque.Refusant de s’avancer sur le nombre de participants, la présidente du festival Divers/Cité, Suzanne Girard, a déploré que le défilé ne soit pas télédiffusé cette année.«J’espère que les gens vont venir quand même en grand nombre», a-t-elle souligné avant de prendre la tête du cortège.Au premier plan, on retrouvait l’Association des mères lesbiennes, avec quelques enfants, ainsi que des pères gais.Mais dans ce groupe, on pouvait apercevoir des couples homosexuels, nouvellement mariés.Un choix pas du tout inconscient.«Les couples mariés avaient formulé cette année le vœu d’être associés aux familles, a expliqué Suzanne Girard.C’est le signe d’une redéfinition de la famille.» Nouveaux mariés Applaudis chaleureusement par la foule, Michael Hendricks et René Lebœuf, mariés depuis le 1" avril 2004, étaient tout sourire.«Les gens nous disent dans la foule qu’on a fait la bonne chose, a souligné René Lebœuf.On est légalement reconnus après cinq ans et demi de lutte.» PASCAL RATTHÉ LE DEVOIR Danseurs, joueurs de tam-tam, drag queens, porteurs de drapeaux, femmes aux seins nus, toutes les conditions étaient réunies encore cette année pour faire du défilé organii ' succès populaire.Les deux hommes ont été les précurseurs de la lutte pour le mariage gai et les premiers à se marier légalement au Québec.Bien que l’union civile permette à des couples homosexuels d’unir leur destinée depuis 2002, ce n’est qu’en mars 2004 que le mariage proprement dit entre deux personnes de même sexe au Québec est devenu légal.«L’année dernière, on était ici et on était deux délinquants, qui faisaient des histoires.Cette année, on est une unité familiale reconnue selon la Constitution canadienne et par toutes les lois du Québec», a ajouté M.Hendricks, fier de se retrouver entouré de parents et d’enfants.La musique à tue-tête, dansant et chantant, des groupes de jeunes étaient aussi de la fête pour rappeler qu’il n’est pas toujours fa- cile d’afficher son homosexualité lorsqu’on est adolescent.«Il y a une tolérance, mais l’acceptation c’est différent, quand ça arrive à leurs propres enfants, ça passe moins.Il y a encore des jeunes qui se font mettre à la porte parce que les parents n’acceptent pas», a souligné Marie-Eve Mongeau, du regroupement jeunesse REJA Outre les organisations communautaires, danseurs, joueurs de tam-tam, drag queens, femmes aux seins nus et autres, plusieurs personnalités publiques ont paradé sur des voitures décapotables, dont les animateurs Richard Martineau et Sophie Durocher, le chef de l’opposition à la Ville de Montréal, Herre Bourque, le député bloquiste Réal Ménard, plusieurs commissaires de la Commission scolaire de Montréal, la ministre des Relations avec organisé par Divers/Cité un les citoyens et de l’Immigration, Michelle Courchesne, de même que plusieurs membres de la dernière cohorte de Star Académie.Un élément fort du défilé a été le traditionnel moment de silence.«Cétait fantastique.On a senti l’unité de tout Montréal.Même les gens sur le bord de la route ont arrêté de parler», a raconté la présidente du festival Les sept jours d’activités du festival Divers/Cité se sont terminés hier soir par des concerts en plein air sur les quatre scènes aménagées pour l’occasion.Par ailleurs, en marge des festivités de la fierté gaie, le premier Salon du mariage gai et lesbien de Montréal s’est tenu aussi en fin de semaine au centre Saint-Pierre, rue Panet Le Devoir Sondage Léger Marketing Les inégalités sociales divisent les Canadiens PATRICK WHITE La majorité des Canadiens estiment que les inégalités sociales au pays,sont moins importantes qu’aux Etats-Unis et au Mexique, indique un sondage Léger Marketing dont les résultats ont été communiqués à la Presse canadienne.Par ailleurs, les trois quarts des Canadiens croient qu’il est possible de lutter contre les inégalités, mais ils sont partagés quand on leur demande si ces inégalités se sont aggravées ou réduites au cours des dernières années.Au Québec, cependant, la majorité des gens questionnés pensent que les inégalités se sont aggravées au Canada.Pour les Canadiens, les plus graves inégalités sociales seraient liées au revenu, à l’accès aux soins de santé, à l’éducation et au logement, selon le sondage.Dans le détail, 56 % des Canadiens sondés pensent que les inégalités au Canada seraient moins importantes que celles des autres pays nord-américains, alors que 30 % affirment le contraire.Ce sont surtout les hommes, les jeunes de 18 à 24 ans, les étudiants, les professionnels et les gens ayant un revenu familial de plus de 80 000 $ qui sont d’avis que les différences sociales sont moins grandes au Canada qu’ailleurs sur le continent Optimistes, 74 % des Canadiens estiment qu’une véritable lutte contre les inégalités sociales est possible, alors que 18 % croient que la tâche est impossible.Ces optimistes sont avant tout des rés pondants de 25 à 34 ans, des étudiants, ceux qui ont un diplôme universitaire et les travailleurs des services, de la vente et du bureau.Le sondage de Léger Marketing a été réalisé auprès de 1500 Canadiens entre le 6 et le 11 juillet.La marge d’erreur est de 2,5 %, et ce 19 fois sur 20.Presse canadienne PRAGUE Une bombe blesse au moins 18 personnes Prague — Une bombe a explosé hier sous une voiture garée devant un casino, dans le centre de Prague, blessant au moins 18 personnes, des touristes étrangers pour la plupart, ont annoncé les autorités, qui écartent la piste terroriste.La déflagration s’est produite vers 12h30 dans une zone piétonne de la capitale tchèque, où se trouvent de nombreux cafés et restaurants.Parmi les blessés figurent des tomistes britanniques, irlandais, américains, bulgares, slovaques et chypriotes, ont indiqué des responsables tchèques.Un cordon de sécurité a été déployé autour de la zone et une enquête a été ouverte.«Nous pouvons exclure qu'il s'agissait d’une attaque terroriste», a déclaré Iva Knolova, porte-parole de la police, à l’Associated Press.«C’était un acte criminel.» Les cassettes d’une caméra de vidéosurveillance ont été saisies.De source policière, on a précisé que l’attentat visait probablement le propriétaire de l’établissement de jeu, Casino Royal.Le premier ministre tchèque, Stanislav Gross, a affirmé qu’il s’agissait d’un «règlement de comptes».Selon lui, les enquêteurs ont une description détaillée de l’attaquant Un homme a lancé l’engin explosif sous une voiture, peu après que plusieurs personnes se furent installées à l’intérieur, a précisé la porte-parole de la police.Selon l’agence de presse CTK, le véhicule était une Jeep Cherokee de couleur blanche immatriculée dans l’Etat du New Jersey.La police a refusé d’indiquer le type d’explosif utilisé.Selon le propriétaire du véhicule, Assi Abutbul, dont les propos ont été rapportés par son avocat israélien, il s’agissait de grenades.Agence France-Presse ACURA MDX 2004 4,8 % à la location 5*’ y m M LE SOLDE ESTIVAL ACURA.Beau taux pour en profiter! 598 Incluant ¦ moteur V6 SAC T de 260 chevaux ¦ chaîne sonore AM/f M/CD à 8 haut parleurs ¦ garnitures intérieures en cuir ¦ assistance de la stabilité du véhicule (VSA) 4 roues motrices avec système de gestion variable du couple (VTM 4) ordinateur de route et tellement plus Transport et préparation inclus • Aucun dépôt de sécurité • Allocation de 96000 km ACURA DE 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du Paraguay, selon un bilan communiqué dans la soirée par la police et le ministère de l’Intérieur.Le chef du service de presse de la police, le commissaire Santiago Velazco, a indiqué qu’il y a au moins 283 morts.«On continue à récupérer des corps mais lentement par précaution», a-t-il dit Auparavant il avait estimé que le bilan atteindrait «entre 250 et 300 morts.Il peut y avoir facilement 300 morts.Tous les corps n’ont pas encore été retirés.Cest un désastre».L’incendie accompagné d’une série de déflagrations a été précédé par l’explosion d’une bonbonne de gaz dans la cuisine d’un des restaurants du centre, selon des témoins.Elle a eu lieu à llh30 locales, alors qu’il y avait entre 500 et 700 personnes dans le centre, qui appartient à la chaîne paraguayenne Ycua Bola-nos et comprend plusieurs enseignes de restauration rapide et un supermarché.Plusieurs témoins ont affirmé que les responsables du centre ont, avec l’aide d’agents de sécurité, fermé les portes hermétiquement pour que les clients ne sortent pas sans payer, ce qui a alourdi le bilan.Selon une rescapée, Rosa Re-squin, «ce n’est que lorsque les policiers et les pompiers sont arrivés qu’ils ont ouvert les portes, mais il était trop tard».Le responsable du centre, Juan Pio Paiva, s’est présenté à la police alors qu’un juge du parquet s’apprêtait à demander son arrestation.M.Pio Paiva nie avoir empêché les clients de quitter les lieux «Tous ceux qui pouvaient sortir l’ont fait.C’est une tragédie», a-t-il dit Mais le juge Edgar Sanchez a indiqué qu’il va l’inculper pour homicide volontaire.Les portes du centre auraient été fermées pour empêcher les clients de quitter les lieux sans payer Tous les services de secours de l’agglomération ont été mobilisés.Le capitaine des pompiers Hugo Onieva a constaté que la plupart des décès ont été causés par l’inhalation de gaz toxiques et que les brûlures avaient été souvent postérieures.«Si on les avait laissé sortir, cela ne se serait pas produit», a-t-il indiqué.Le président paraguayen Nica-nor Duarte Frutos s’est rendu sur place pour diriger l’évacuation des cadavres en hélicoptères et ambulances, le plus rapidement possible dans la crainte d’un effondrement du bâtiment haut de 30 mètres et situé sur une grande avenue de la capitale.«C’est un moment de douleur extrême.Nous sommes venus pour apporter un soutien aux gens, aussi bien aux familles qu’aux policiers et aux pompiers qui travaillent pour réduire les conséquences de ce malheur», a déclaré M.Duarte avant de décréter trois jours de deuil national.La province argentine de Formosa (nord), frontalière avec le Paraguay, a dépêché des médecins et des infirmières pour prêter assistance aux opérations de secours.«Nous devons les aider de manière urgente.La solidarité n’a pas de frontières», a déclaré le ministre du Développement humain de la province, Anibal Gomez.Les autorités de Formosa ont également mis en alerte les hôpitaux de la province pour recevoir des blessés, notamment à Clorin-da, située à 40 km d’Asuncion et séparée du Paraguay par le fleuve du même nom.De son côté, le gouvernement argentin prévoyait d’envoyer un avion de l’armée de l’air avec du personnel médical, des médicaments et le directeur des urgences sanitaires argentin, Carlos Sanguinetti, qui devra évaluer s’il y a lieu d’évacuer les blessés vers des établissements argentins.Agence France-Presse Reuters Une victime est évacuée du centre commercial dTcua Bolanos, au Paraguay, dévasté hier par un incendie.EN BREF Bécancour: les activistes s’activent Après avoir manifesté samedi pour demander un moratoire sur la construction de la centrale thermique de Bécancour, une délégation de gens opposés au projet se rendra ce soir au Conseil municipal de cette viüe afin de sensibiliser la population locale aux conséquences néfastes pour l’environnement qu’aurait l’usine de cogénération.Daniel Breton, porte-parole de la coalition Québec-Vert-Kyoto, estime que le maire de Bécancour, Maurice Richard, tourne les coins très rond quand vient le temps d’expliquer le projet «Ha dit à la radio que la centrale n 'émettrait pas de gaz à effet de serre.Cen'estpassériewc.On veut donc s'assurer que la population a droit à une information juste et équitable» Même si la construction de la centrale doit en théorie commencer ces joured, le regroupement d’opposants n'entend pas pour autant abandonner la lutte.«On va se battre bec et ongles, dit Daniel Breton.Bécancour n’est que la première d'une série de centrales, c’est un projet important»-Le Devoir Meurtre de Pierre Régimbald : la police cherche La police de Longueuil cherche toujours à élucider le meurtre au premier degré de Pierre Régimbald, marionnettiste renommé qui a été trouvé mort samedi matin à son domicile.On ignorait encore, hier soir, les motifs du drame.M.Régimbald gisait sur le sol lorsque la police l’a découvert un couteau planté dans le dos.La police croit qu’il était mort depuis un bon moment M.Régimbald, 62 ans, a notamment créé et manipulé dans les années 70 et 80 les célèbres Cannelle, Pruneau et Ti-Brin de la mythique série pour enfants, Passe-Partout.D est aussi derrière les visages de Nie et Pic, de l’émission du même nom.Pierre Régimbald avait inauguré en 1968 la première de 10 saisons de théâtre pour enfants au théâtre du Rideau-Vert Depuis, il avait entre autres travaillé avec son grand ami Claude Lafortune pour différents projets télévisuels et des ateliers ou des pièces de marionnettes.-Le Devoir t LE DEVOIR.LE L l! X D 1 2 A O P T 2 0 0 4 A 8 HITUALITES ÉGUSES SUITE DE LA PAGE 1 16 blessés, selon le ministère de la Santé.L’hôpital neurochirurgical de la capitale a admis un mort et six blessés et l’hôpital Kindi a reçu un mort et huit blessés grièvement brûlés, selon les médecins de ces deux hôpitaux.Une première voiture piégée •conduite par un kamikaze» a explosé en fin d’après-midi près d’une église catholique arménienne, suivie quelques instants plus tard par une deuxième explosion survenue près d’une autre église chrétienne syriaque.Des pompiers couraient dans tous les sens et des policiers tiraient en l’air.À Dora, un quartier du sud de Bagdad, six personnes ont été tuées et cinq autres blessées dans l’explosion d’une voiture piégée à la porte d’un complexe religieux qui abrite le séminaire Saint-Pierre et l’église Saint-Paul de rite chaMéen, selon la police et le ministère de la Santé.Un sauveteur à Dora a déclaré qu’il avait sorti des décombres six corps de femmes et deux d’enfants.Un quatrième attentat à la voiture piégée a eu lieu devant une église chaldéenne dans l’est de Bagdad, selon la police.L’armée américaine a déjà souligné que des activistes, opposés à la présence de soldats étrangers en Irak, pourraient tenter de provoquer un conflit entre les différentes communautés religieuses pour déstabiliser le pays.Plusieurs vendeurs d’alcool, qui sont en général chrétiens, ont été victimes d’attaques ces dernières semaines.À Mossoul dans le nord de l'Irak, deux voitures piégées ont explosé à peu près au même moment devant une église, faisant un mort et 15 blessés, de sources hospitalières.•C'est un crime, c’est dimanche.nous étions à la messe, it y avait beaucoup de femmes, d’enfants», a déclaré M" Raphaël Koutaml de l’église syriaque, commentant le double attentat de Bagdad.•Il y a beaucoup de blessés, mais on ne sait pas combien.On est en train de les sortir de l’église», a ajouté un prêtre de cette église.Les minorités religieuses en Irak, notamment les chrétiens, représentent environ 3 % de la population, soit quelque 700 000 personnes sur un total de 24 millions d’irakiens.Les Chaldéens, qui représentent avec leurs 600 000 membres la majorité des chrétiens d’Irak, forment une communauté catholique de rite oriental.L’ex vice-premier ministre Tarek Aziz, aujourd’hui détenu, est le plus connu des Chaldéens.Les Assyriens, qui seraient environ 50 000, sont les chrétiens qui sont restés fidèles à la doctrine nes-torienne.On trouve encore en Irak des Syriaques catholiques et orthodoxes, des Arméniens catholiques et orthodoxes et, depuis une époque plus récente (mandat britannique) des protestants et des catholiques de l’Eglise latine.Dans le Kurdistan (nord), les chrétiens sont au nombre de 150 000 environ, majoritairement chaldéens.Les chrétiens sont représentés par un seul ministre au gouvernement intérimaire d'iyad Allaoui.La pauvreté et les guerres ont conduit depuis le début des années 1980 de nombreux chrétiens à quitter l’Irak.Près d’un demi-million sont partis depuis une quinzaine d’années.Agence France-Presse et Reuters AL-QAÏDA SUITE DE LA PAGE 1 Tom Ridge a assuré que les mesures de sécurité seront multipliées (interdictions de se garer, contrôles renforcés, etc).D n’a pas donné d’indication sur la source dp ces informations, mais il a remercié les alliés des Etats-Unis dans la guerre menée contre le terrorisme et a nommément cité le Pakistan.Le siège du FMI et de la Banque mondiale sont situés à seulement quelques centaines de mètres de la Maison-Blanche.Contrairement à M.Ridge, qui s’est montré avare de détails, le maire de New York, Michael Bloomberg, et le chef de la police de la ville, Raymond Kelly, ont été plus loquaces.«Ce qui est diffèrent aujourd’hui [.], c’est que pour la première fois nous voyons un rapport qui fait mention de cibles précises, et le niveau de surveillance de ces cibles est plus élevé que ce que nous avons vu par le passé», a souligné M.Bloomberg, lors d’une conférence de presse.«H y a des preuves solides de personnes ayant fait des recherches sur les endroits où elles pourraient frapper», a-t-il ajouté.«/Z n’y a aucun doute qu’il s’agit là de recherche [de renseignement] qui a pris du temps et que c’est sérieux», a poursuivi M.Bloomberg.Cible de choix Les responsables des forces de l’ordre américaines se sont réunis cette fin de semaine à New York pour discuter de nouvelles informations faisant craindre un éventuel attentat du réseau alQaïda, a-ton par ailleurs appris hier auprès d’une source polidère.Depuis le 11 septembre 2001, New York est en état d’alerte antiterroriste élevée et des responsables fédéraux ont estimé que la convention républicaine, qui doit s’y dérouler du 28 août au 2 septembre, en faisait une able de choix pour des terroristes.Le gouvernement américain n’a pas détaillé l’origi-.ne de ses informations, mais Tom Ridge a ipentionné le Pakistan comme un allié proche des Etats-Unis dans leur «guerre contre le terrorisme».Cette référence à Islamabad ainsi que les «72 heures» évoquées par la Maison-Blanche peuvent renvoyer à l’annonce, faite vendredi par le Pakistan, de l’arrestation d’Ahmed Khalfan Ghailani, considéré comme un membre important du réseau islamiste d’Oussama ben Laden.Un ordinateur et plusieurs disquettes avaient été saisis lors de l’arrestation de cet homme, né en Tanzanie et tenu pour l’un des responsables des attentats coordonnés commis en août 1998 contre les ambassades des Etats-Unis en Tanzanie et au Kenya (224 morts).Wall Street et Broad Street, la rue sur laquelle donne la fameuse façade à colonnes de la Bourse, sont étroitement surveillées depuis les attentats du 11 septembre 2001.En milieu d’après-midi hier, seuls les habituels gardes de sécurité gardaient l’immeuble, et les touristes continuaient à déambuler.Les attentats du 11 septembre 2001, exécutés par 19 membres d’un commando du réseau aLQaïda dirigé par Oussama ben Laden, ont fait près de 3000 morts aux États-Unis.New York a payé le plus lourd tribut avec 2749 morts.À Washington, les terroristes avaient jeté un avion de ligne sur Tune des ailes du Pentagone.Les attentats sur New York, menés à l’aide de deux avions de ligne, avaient jeté bas les tours jumelles du Worid Trade Center, situées en plein cœur du quartier financier.Toutes les activités financières avaient alors été suspendues dans un quartier envahi pendant des semaines par la fumée et la poussière émanant des décombres des deux tours.La Bourse de New York avait finalement rouvert le 17 septembre, sans anicroche technique.Depuis lors, de nombreux établissements financiers ont décidé de se doter d’un dispositif et d’un plan de secours, sur lesquels ils pourraient se replier en cas de nouvel attentat Nombre des immeubles de secours se trouvent dans le New Jersey voisin.Agence France-Presse et Reuters LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9r étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ED Flace-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de Sh30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514)985-3360 Par courriel redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 Par télécopieur (514) 985-3390 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans fiais) Les avis de décès (Le Mémoriel) Au téléphone (514)525-1149 Par courriel info@lememoriel.com MARIA SUITE DE LA PAGE 1 Maria Sharapova est née en très bas âge à Nya-gan, un bourg industriel de Sibérie dont on raconte que si vous caressez des projets touristiques axés sur l’esthétique des lieux visités, vous seriez avisés d’aller ailleurs.Bientôt, ses parents seront du reste contraints de déménager, car Nyagan est située en pleine zone de retombées radioactives à la suite de la catastrophe de Tchernobyl.Es s’installent à Sotchi, en bord de mer Noire.Maria a six ans lorsque, à l’occasion d’une clinique de tennis tenue à Moscou, ses précoces talents sont remarqués par la grande Martina Navratilova.Celle-ci conseille à papa Sharapov, louri de son prénom, de se transbahuter en un endroit où fillette pourra davantage s’épanouir côté raquette.L’année suivante, avec toute sa fortune en poche — 700 $US —, ne parlant pas un mot d’anglais, louri débarque à Miami avec Maria.E ne connaît personne, n’est attendu par personne, aussi les deux passent-ils une première nuit dans un hôtel qui n’est pas le Ritz.L’objectif est de se rendre à Bradenton, à l’académie de tennis de Nick Bollettieri, cette usine à prodiges qui a notamment lancé les carrières d’André Agassi, de Jim Courier et de Monica Seles.KABOUL SUITE DE LA PAGE 1 chute du régime des talibans à l’automne 2001 et par la présence de 6000 militaires étrangers qui assurent une véritable sécurité depuis lors, incitant de nombreux Afghans à rentrer d’exil; il s’explique aussi par l’in sécurité qui persiste dans certaines provinces et, enfin, ptjf cinq années de sécheresse qui ont eu raison de Ta ténacité de nombreux* habitants de la campagne.Les «déplacés de l’intérieur» ont tendance à demeurer à Kaboul et leurs rangs augmentent Les affaires reprennent dans le centre-ville, de nouveaux bazars voient le jour en périphérie.Aux grandes intersections, des éclopés et des veuves vêtues de la traditionnelle burqa bleue risquent leur vie entre les voitures, en quête d’une poignée d’afghanis.Plusieurs grues se dressent dans un quartier de la banlieue nord où poussent les centres commerciaux, les hôtels et les wedding halls.Plus loin, derrière les bazars animés, un paysan fait paître quelques bêtes malingres entre deux carcasses de char d’assaut Sur la route qui traverse la plaine de Shomali, le grenier traditionnel de l’Afghanistan, ou sur celle qui mène à Jalalabad, vers l’est, se succèdent les gros camions peinturlurés à la mode pakistanaise.L’Afghanistan, pays enclavé, importe presque tout Le ministre de la Reconstruction, le Dr Amin Fa-rhang, a sur sa table quelque 7000 projets d’investissements privés, à capitaux afghans ou étrangers, dont la valeur atteint deux milliards de dollars dans certains cas.Les plus importants iront dans la cimenterie et la construction, mais les secteurs de l’alimentation et de l’eau figurent également sur la liste.Le gouvernement intérimaire du pays, appelé officiellement État islamique transitoire, entend faire passer le produit intérieur par habitant de 120 à 1000 SUS au cours des dix prochaines années.La recette pour y parvenir consiste à proposer aux investisseurs une fiscalité et une réglementation des plus légères, tout en nettoyant les entreprises publiques inefficaces.«Le retour de la sécurité et la soif d’apprendre des jeunes Afghans, qui n’ont pas une mentalité de guerre», redonnent espoir au ministre Farhang.La fréquentation scolaire, grande priorité, atteint des niveaux Es y arrivent sans invitation, sans même de préavis, mais un coup d’œü convainc les experts de Bollettieri qu'il se passe quelque chose là.Èt voilà, la petite fille grandit pendant que son père accepte de petits boulots, travaille dans la construction, taüle les verts d’un terrain de golf.louri ne voit pas sa femme Yelena, qui ne peut obtenir de visa pour entrer aux Etats-Unis, pendant plus de deux ans.Et ayant grandi phis que la moyenne des humains ne le font Maria Sharapova développe un jeu tout en finesse et un fort sens de l’adaptation.La ténacité, elle a appris tôt dans sa vie.EUe pense beaucoup.Et, en juillet 2004, elle taille en pièces Serena Williams dans la finale de Wimbledon, devenant la dernière figure de proue en date de la nouveUe dynastie russe, qui compte sept joueuses panni les 22 premières au classement mondial WTA: Anastasia Myskina, gagnante cette année de Roland-Garros (5' rang), Elena Dementieva, finaliste à RolandGarros (O'), Sharapova (8e), Svetlana Kuznetsova (90, Nadia Petrova (120, Vera Zvonareva (150 et Elena Bovina (22e).De là à ce que les médias, à commencer par les intellectuelles émissions du malin à la télévision américaine, se l’arrachent et en fassent leur sensation de l’heure, il n’y avait évidemment qu’un pas, et si vous connaissez un peu les médias, vous savez qu’ils se gênent assez rarement de prendre part à la curée.Et sans précédent À tous les coins de rue s’affichent en outre des étabUssements privés offrant des cours d’informatique et d’anglais.«Il faudra trouver des emplois pour tous les jeunes informaticiens et ingénieurs qui travaillent actuellement comme chauffeurs», fait toutefois remarquer Jeff Rosenbeg, un jeune Américain qui représente à Kaboul une multinationale de location de voitures.E ne faut pas oublier que l’économie locale est gonflée artificieUement par la présence de milliers d’expatriés qui œuvrent pour l’ONU, des ONG ou le secteur privé.Dans le quartier chic de Wazir Akbar Khan, le loyer mensuel d’une villa atteint facilement les 18 000 $US, le prix de vente 170 000 $US.Grâce à une ONG internationale, Care, 6000 maisons ont été reconstruites sur la plaine de Shomali, qui se trouvait de 1997 à 2001, sur la ligne de front entre les talibans et l’Alliance du Nord, alors basée dans les hauteurs du Pânshir.Plusieurs réfugiés ont pu ainsi se reloger sur les terres qu’ils avaient quittées.Là où les korez, ces anciens canaux qui acheminent l’eau des montagnes, ont survécu aux bombardements, quelques villages prospères commencent à revivre.Un trompe-l’œil Tous les habitants du grand Kaboul n’ont pas la même chance.Sur les flancs des montagnes arides qui coupent la ville en deux, des dizaines de milliers de squatters construisent des habitations avec la pierre et le torchis trouvés sur place, n’utilisant qu’avec parcimonie la brique, qu’ils doivent faire venir de la plaine environnante.Certains disposent de génératrices, d’autres procèdent à des branchements illégaux, si bien que, la nuit, les lumières créent l’illusion d’une ville moderne.«Une cité conçue pour un demi-million d’habitants et qui en compte aujourd’hui trois millions», déplore le Dr Ahmed Youssouf Nuristani, ministre de l'Environnement.Heureusement, Kaboul possède deux aquifères qui suffisent à approvisionner tous les har bitants en eau potable, serait-ce à une fontaine commune.L’enlèvement des ordures est assuré par des services privés, dans les beaux quartiers seulement.Ailleurs, les déchets sont enlevés selon les besoins de la récupération.Utilisés comme combustible dans les briqueteries, ils contribuent à la poUution de l’air.On en est à inciter ces entreprises à consommer du bois, quitte à accélérer une déser- il n'y avait qu’un demi-pas pour qu’on lui pose mille questions sur Anna Kournikova, vous savez, la jeune fille russe qui a fait des millions en annonçant toutes sortes d’excellents produits de consommation et qui n’a jamais gagné un tournoi et qui est au rancart depuis maintenant plusieurs mois en raison de douleurs dorsales et qui ne reviendra sans doute pas.Ce à quoi Sharapova répond invariablement que ses successeures doivent savoir gré à Kournikova d’avoir en quelque sorte ouvert la voie, mais ça s’arrête à peu près là.On peut aussi vous dire que les journalistes qui l’ont rencontré n’ont que de bien beUes choses à raconter sur louri (coentraîneur de sa fille, avec Robert Lansdorp), ce qui nous change des histoires de pères de tenniswomen qui ont mal tourné, style Mary Pierce et Jelena Dokic.On peut aussi vous dire que, pendant les multiples interruptions de jeu dues à la pluie à Wimbledon, Sharapova a rédigé un essai de sociologie pour un cours qu’elle suit par correspondance.On peut aussi vous dire que Yelena, trop nerveuse, n’assiste jamais aux matchs de sa fille.Et on pourrait dire encore plein d’autres choses sur des sujets variés, comme l'évolution de la raquette à travers les âges, mais il faut s’en garder pour la semaine.tification contre laquelle le programme de reboisement en cours paraît dérisoire.La vie intellectuelle, qui avait été mise à l’index par les talibans, reprend ses droits.E est difficile d’imaginer que ces intégristes aient pu interdire la musique à ce peuple qui se gave aujourd’hui de cassettes arabes et iraniennes.Quelques interprètes afghans reviennent au pays le temps d’un concert, mais peu d’artistes se risquent à metfre définitivement fin à leur exil en Europe ou aux États-Unis.Encouragés par le succès international de leurs compatriotes Sid-diq Barmak (Ossama) et d’Atiq Rahimi (Terre en cendres), de jeunes cinéastes afghans ont créé récemment une quinzaine de maisons de production.«Nous avons rétabli un budget régulier pour l’Institut afghan du film, note en outre le ministre de la Culture et de l’information, le Dr Sayed Raheen.La somme n’est pas énorme, mais les gens sont prêts à travailler pour de petits revenus.» Mais c’est la presse écrite qui connaît le développement le plus spectaculaire.Le pays compte actuellement 300 périodiques, dont quatre quotidiens, résultat de la nouveUe loi sur les médias promulguée en février 2002, selon Hameed Mubaraz, sous-ministre de la Culture et de l’Information, un vétéran du journalisme afghan rentré d’un long exil en France.Dans ce pays analphabète à 65 %, les quotidiens tirent à quelques milliers d’exemplaires seulement; la vente se fait à la criée au coin des rues.Kaboul demeure un trompe-l’œil puisque l’Afghanistan reste rural à 80 %, et d’une pauvreté extrême.Le gouvernement, qui peine à s’imposer en province, n’existerait tout simplement pas sans l’aide étrangère.En avril dernier, à Berlin, la communauté internationale s’est engagée à fournir 8,2 milliards $US d’id 2007 pour la reconstruction de l’Afghanistan.Le Canada y contribue à hauteur d’environ 120 millions par année.Les incidents violents se sont multipliés depuis quelques mois, à l’approche de l’élection présidentielle prévue le 9 octobre.Pour plusieurs, c’est le succès ou l’échec de cet exercice qui dira si le pays est capable de metfre fin à vingt-cinq ans de conflits.Le Devoir Ce reportage a été rendu possible grâce à une bourse du programme Journalisme et développement de T AC DI.Demain: Les femmes et les enfants d’abord Maria Sharapova Le Devoir ENTREVUE SUITE DE LA PAGE 1 son télécopieur afin de lancer un appel à tous les membres du RRSE ainsi qu’à l’ensemble de leurs partenaires.•Notre force est notre réseau, explique-t-elle modestement, il s’étend à des organismes d’investissements éthiques classiques, tout comme à des communautés religieuses partout à travers le monde».De coup de téléphone en coup de téléphone, «on en trouve toujours une qui est actionnaire!», raconte-t-efle.Et c’est au nom de ces actionnaires que le regroupement intervient mettant à profit son droit par procuration, de questionner les entreprises sur leurs pratiques.«Nous essayons d’influencer au niveau de la responsabilité sociale des entreprises par l’utilisation du pouvoir financier collectif des membres», résume-t-elle.B ne s’agit pas de crier au loup, mais de réfléchir à des propositions intefligentes et mesurées, compte tenu autant que possible des différents facteurs entrant en jeu.Lorsque le RRSE s’est opposé au projet de construction de la centrale thermique du Suroît en tant que créancier dHydro-Québec, c’est un long mémoire préparé par Mme Boudreault épaulée par six experts (ingénieurs, analyste et juriste), que le RRSE a présenté à la direction.Ce mémoire montre que, compte tenu des effets néfastes qu’aurait la construction de la centrale, des coûts élevés et de la période de pointe limitée, quelques années seulement pour laquelle le Suroît serait utile, il existe d’autres possibilités autrement plus intéressantes.«Les économies d’énergie, les parcs éoliens et, au besoin, les importations sont des solutions à envisager», soutient-elle.SI pour le moment Hydro-Québec n’a pas renoncé à son projet ce dernier demeure cet été encore en suspens.•Au début du siède, les congrégations étaient [finan- cièrement] autonomes, elles avaient des noviciats, des écoles de formation, elles allaient quêter, mais elles avaient aussi des fermes qui étaient souvent des grandes propriétés, explique Mme Boudreault Une fois vendues, elles leurs ont permis d’avoir des fonds.» Fonds qui ont été investis principalement dans des obligations, mais également dans des actions.Impossible d’évaluer l’importance de la fortune administrée par les congrégations.Mme Boudreault avoue elle-même en être incapable.Les membres du regroupement gèrent en effet leur argent de façon autonome et ne sont tenus de rendre compte ni des sommes qu’ils investissent ni des entreprises dans lesquelles ils les ont investies.Selon elle, néanmoins, les communautés religieuses ne roulent pas sur l’or, car une grande partie de leurs anciennes propriétés ont été cédées à des organismes caritatifs à un prix symbolique.Ainsi, les communautés refigieuses gèrent souvent des sommes restreintes, qu’elles doivent scrupuleusement préserver pour combler des besoins importants.«Pour faire vivre une infirmerie où il y a deux cent sœurs, imaginez le coût!», s’exclame Mme Boudreault Elles investissent avec d’autant plus de prudence qu’elles dépendent de ces placements pour vivre.Elles ont ainsi tendance à faire des investissements qui comportent des risques minimes.Car elles n’ont parfois, comme c’est le cas pour les communautés missionnaires, pas d’entrées de fonds autres que ces rendements.Si les communautés religieuses se butent à certaines contraintes financières, ce ne sont pas les principales difficultés auxquelles se heurte Mme Boudreault Car, pour metfre en pratique ses principes éthiques, encore faut-il saisir l’ensemble des tenants et aboutissants de la situation et de l'entreprise en question.Son travail lui apprend que «plus on s’intéresse à un problème, plus on en découvre la complexité».D n’est pas toujours aisé d’interpréter les informations à sa (fisposhion.Le RRSE suit par exemple un projet d'exploitation de bauxite et de construction d’une raffinerie d’alumine en Inde, dont Alcan, entreprise dont certains membres du RRSE sont actionnaires, est partenaire.«Les choses sont compliquées, nous sommes loin, et personne ne semble d’accord sur ce qui se passe ou pourrait se passer.Comment savoir dans ce cas qui a raison?», s’interroge-t-elle.Difficile d’en juger à partir d’un rapport rédigé en hindi.«Il y a toute une culture à comprendre pour pouvoir saisir tous les enjeux de ce projet, rien n’est tout noir ou tout blanc», souligne Mme Boudreault Et quand bien même on pense avoir toutes les cartes en main, il n'est pas facile d’arbitrer entre les considérations environnementales, sociales et économiques.«Il s’agit de tirer le meilleur parti de tout ça, et c’est loin d’être évident», soupire-t-eEe.«Sears, par exemple, délocalise une partie importante de sa production, chose dont nous avons discuté lors de la dernière assemblée générale [de Sears], explique Mme Boudreault Si le groupe veut continuer à vendre aux prix qu’il pratique actuellement, je ne vois en effet pas d’autres solutions.Alors, faut-il continuer à le faire?Je ne sais sincèrement pas», avoue-t-elle d’un air dubitatif Guidée par des convictions fortes, Mme Boudreault est émouvante parce que, justement, efle n’a pas peur de les confronter aux réalités du monde capitaliste.«Par principe, je ne vais jamais chez Wal-Mart, confie-t-eEe.Mais est £> (Ëh fWr yfWv IWr ‘"w-j AUJOURD’HUI CE SOIR Ensoleillé avec Possibilité passages nuageux d'averses max 27 min 23 Possibilité d'averses max 27.min 23 MERCREDI JEUDI Possibilité Alternance de soleil d averses et de nuages max 26.min 20 max 21, min 14 La météo en un clin d’œil Hier Max.25 Min.22 26/1S Saguerroy Vpl d'Or Preclp.47.8 mm Phases de la lune © O 3 8/7 Wie a/23 8/30 == 27/1 a réal 27/14 Qetjnffi ANGLAIS (TOEFL) par diplômé.Ph.D.6hr*s200$ 514.488.3801 ATELIER D’ÉCRITURE SYLVIE MASSICOTTE 4584474489 PÉMÉHAOCHTHn G.JOOOIN TRANSPORT WC Déménagements dé tous genres Spécialité apptreils 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c’était bien fini.Au rancart Zorro, Juanita et compagnie.Même en pot-pourri, ü ne les chanterait pas.De fait il ne les a pas chantées.Tel qu’annoncé, à la différence du spectacle de 2002 où il concédait tout un pan à ses refrains «rigolos» des années 60 et 70, Monsieur Henri s’est payé hier au même Wilfrid la totale crooner dont il a toujours rêvé.Ce n’était que swings lestes, sensuelles bossas, ballades tendres et jazz Nouvelle-Orléans époque Boris Vian.Un sans-faute.Sauf la fin.À son quatrième rappel, au lieu de chanter la jolie Bomes-Les-Mi-mosas qu’il avait en réserve (comme en témoignait la liste des chansons remise aux médias), l’incorrigible galopin n’a pu s’empêcher de faire le comique.Les préposés ont apporté la table, la bouteille et le verre, et Monsieur Henri a refait son sketche de la dernière fois.Oui, le coup du gars dans une pub de whisky, de plus en plus «bourré» à chaque prise.Ce numéro pur vaudeville du genre qu’affectionnait notre Ti-Zoune fils est plutôt pissant, mais n’en constituait pas moins hier une sorte de défaite: Salvador n’aura pas tenu promesse jusqu’au bout C’est en lui, faut-il croire: bouffon un jour, bouffon toujours.Vieille insécurité jamais rassérénée, comprend-on aussi: Yves Marchand Ainsi résumais-je le cas Marchand en avril dernier, au moment de la sortie de Belvédère: •Yves Marchand, ex-Zébulon, ex-Tubes, claviériste spectaculaire, accompagnateur émérite, a signé un premier album solo pas du tout spectaculaire, absolument méritoire et tout à fait inattendu de country-folk-blues à fleur de peau».J’en pense autant de bien aujourd’hui, même si le disque n’a pas encore fait son chemin malgré toutes les preuves du contraire, il doit encore penser que le crooner ne suffit pas à une soirée entièrement satisfaisante.Il a tort Son spectacle de chansons était un bonheur entier.Ravissement total.Avec le bon dosage de drôlerie dans les présentations, c’était parfait Les titres des deux albums de son retour au sommet -Chambre avec vue en 2000, Ma chère et tendre en 2003 - fournissaient la matière souhaitée à l’heure et demie de paroles tendres et musiques caressantes, à un point tel que les rappels du passé - le passé d’avant les pelures de banane: les années Vian, les premières bossas - étaient rares, d’où la curieuse impression d’assister au spectacle d’un nouvel artiste qui, arrivé à son deuxième disque, a enfin de quoi oublier ses «oeuvres de jeunesse».Si le fils de Guyane n’a pas été jusqu’à contourner les incontournables, serinant délicieusement Le Loup, la biche et le chevalier (une chanson douce) et l’exquise Syracuse, et s’il a dûment salué l’ami Vian avec deux bringues jazz très Saint-Germain-des-Prés (Taxi, Trompette d'occasion), on ressortait avec des airs neufs en tête, la ballade blue-sèefai tant rêvé, la très funky Toi, la version «bossanovée» de Vous, empruntée à Béart On ressortait aussi avec cette image incroyable d'un Henri Salvador plus en forme que vous et moi, ne ménageant ni steppettes ni «scats» à la Louis Armstrong.À 87 ans, j’en jurerais, ü en faisait plus que la fois d’avant À 85.Quand il était jeune.jusque dans les chaumières, où on le chérirait pour peu qu’on lui ouvre la porte.Disque de guitares délicatement grattées et d’aveux candides, Belvédère est ce genre de disque qu’on voudrait pour expliquer à son enfant dans quel Far-West planétaire il grandit et lui dire qu’il n’est pas trop tard pour y changer les fusils d’épaule.Tout tendre soit-il, Marchand n’en est pas moins un aguerri de la scène, et son spectacle d’aujourd’hui sur le tréteau du «monde trad» (appellation qui lui convient assez peu) devrait remuer, dans les deux sens du mot.Rue Sainte-Catherine, angle Clark, dès 19 heures.Sylvain Cormier Tété Tété, chanteur dégingandé portant lunettes à grosse monture, s’est déjà bâti une solide réputation de compositeur en France.Né d’un père sénégalais et d’une mère martiniquaise, le chanteur semble pour- tant avoir des racines anglo-saxonnes plutôt qu’africaines ou antillaises.Avec toute sa décontraction, il impose en douceur sa musique pop-folk sur son terrain préforé, la scène.D chronique d'une voix douce et feutrée nos petites misères, découpées à vif à la guitare acoustique, accompagnée de trombones, de trompettes et de quelques violons.Ce soir à 18h, sur la scène à l’angle des rues Sainte-Catherine et Jeanne-Mance.Noémie Bisserbe NOÉMIE BISSERBE Si une partie du patrimoine militaire est préservée dans des grands musées militaires bien connus, tels que le musée Stewart situé au Fort de Hle Sainte-Hélène, et La Citadelle, à Québec, on sait moins que de nombreux régiments au Québec conservent scrupuleusement entre leurs murs leur propre patrimoine.Il existe pourtant au Québec, depuis une cinquantaine d’années, une petite vingtaine de musées régimentaires.•Ces musées sont le plus souvent tout petits, ils comptent rarement plus de deux ou trois salles et reçoivent à peine cent visiteurs par an», explique le lieutenant-colonel du Black Watch et directeur du musée Stewart, Bruce D.Bolton.•À travers leurs photos, leurs médailles, leurs uniformes, leurs armes et leurs armures, les régiments retracent leur propre histoire, précise-t-il.Il est très important d'entretenir ce patrimoine culturel, ces musées permettent de mieux découvrir l’histoire du Québec à travers la vie exceptionnelle de ces hommes.» Si la plupart de ces régiments ont été fondés à l’aube de la Première Guerre mondiale, comme par exemple le Régiment de la Chaudière à Lévis, les Canadian Grenadier Guards, le plus ancien d'entre eux, ont une longue histoire qui remonte jusqu’à 1764, à l’époque où ils s’appelaient 1" Compagnie, District ne Milice de Montréal.Le petit musée du Black Watch, régiment au service de la Reine et du Commonwealth fondé à Montréal en 1862, n’est constitué que d’une petite pièce, d’environ 400 pieds, qui sent le vieux bois et le papier jauni.L’atmosphère de cette petite pièce est celle d’un sanctuaire.•Il y a très peu de visiteurs, explique le caporal Guindi, qui m’a gentiment ouvert la porte du musée en l’absence du conservateur, et ceux qui viennent sont presque tous des familles d’anciens combattants du régiment, ou bien des Journalistes».Ce sont d’ailleurs ces mêmes familles qui ont généreusement fait don au musée d’une importante partie des pièces, préférant confier leurs souvenirs au régiment plutôt que de les laisser prendre la poussière dans leur salon.On retrouve ainsi, au milieu des uniformes et des médailles, un petit carnet de bord, un fragment de ciment ramené du front par un homme de régiment, un éclat de bombe volante retrouvé en France entre Neufchâtel et Londonières, quelques photos souvent un peu abîmées, aont les légendes sont soigneusement inscrites à la main sur de petits cartons improvisés.Esprit de compétition Mais ces familles ne sont pas les seules pour lesquelles ce musée ait un sens.Dans la mesure où il demeure la seule trace du passé, il représente beaucoup aux yeux des hommes du Black Watch.«L’histoire héroïque de notre régiment est notre raison d’être, la raison pour laquelle je suis là aujourd’hui», explique le jeune caporal Guindi, une lueur de fierté dans les yeux et un sourire qu’il parvient difficilement à contenir aux coins des lèvres.Ainsi, les hommes du régiment sont très attachés aux traditions du Royal Highland Regiment «On s’efforce de faire en sorte que chacune de nos messes ressemble en tous points à celles célébrées il y a deux cents ans», raconte-t-il.«Il y a vingt ans, ils ont essayé de nous enlever notre kilt.Mais ils n’ont jamais réussi!», s’exclame le caporal Guindi.Chaque régiment revendique d’ailleurs si fièrement son identité que cela crée un certain esprit de compétition entre les differents régiments.«Cest un peu comme à l'école, on obtient des points pour tout ce que l'on fait, lorsque l’on recrute de nouveaux hommes, qu'on envoie des miliciens en misswn à l’étranger ou bien même lorsque l’on fait visiter ce musée», explique-t-il.J’ai donc moi-même fait gagner quelaues points d’avance au régiment du Black Watch pour la prochaine compétition annuelle.D'autres musées, comme le Musée de l'ordonnance à Montréal rassemblent davantage d’objets, plus impressionnants sur un plan historique.«Le musée rassemble une extraordinaire collection d’armes, d’uniformes et d’autres objets ayant appartenu à des miliciens de differents régiments canadiens», explique M.Sippley, le conservateur du musée.Si ce musée, situé à l’angle des rues Langelier et Hochelaga, offre l’entrée libre du mercredi au dimanche (de lOh à 16h), attention, les visites du musée du Black Watch et du régiment de la Chaudière se font uniquement sur rendez-vous, au » (514) 496-1686 pour le premier et au » (418) 835-0340 pour le second.Le Devoir Alain Bashung au Metropolis Vertige de Tamour Un tombeau égyptien antique refait surface SYLVAIN CORMIER Bashung, là, s,ur la scène du Métropolis.Etait-ce bien lui derrière ces lunettes fumées, sous cette chevelure laquée presque blanche?Mais si.Ce nez aquilin, ces lèvres minces et surtout cette voix — ah! cette voix! — n’appartiennent qu’à lui.C’était donc vrai.Samedi soir, et sans nul doute hier soir itou, ils étaient des milliers, du parterre aux balcons et du devant jusqu’au fond du Métropolis, à se pincer pour y croire.Bashung, leur Bashung était dans le même espace-temps qu’eux, partageant leur présent et leur passé à la fois.C’était Bashung tel que rêvé, rock’n’roll et somptueux, plus noir que noir et pourtant lumineux, encore et toujours porteur des jeux de mots les plus inspirés du rock à la française, soutenu par un groupe d’accompagnateurs tellement puissant et rodé que l’expérience du spectacle d’un rockeur mi-cinquantenaire ne semblait ja- mais passéiste, malgré la gestuelle exacerbée façon Gainsbarre.Les chansons tant aimées hier et avant-hier n’avaient jamais le goût amer de la nostalgie, n’étaient jamais déficitaires par rapport aux chansons plus récentes de L’Imprudence et de Fantaisie militaire, tellement les arrangements pour quatuor à cordes et orchestre destroy du dernier disque semblaient appropriés.Bashung aura été plus qu’à la hauteur, et ce n’est pas rien.Ce public exigeait l’impossible: ne rien entacher, ne rien amoindrir, ne rien faire regretter de ce répertoire tatoué à même le cœur.Bashung chantait samedi et hier pour le noyau dur d’une génération qui l’a vénéré, et il n’avait tout simplement pas le droit de faire le coup des bons et mauvais soirs, à la Dylan.Quand on se montre de ce côté-ci de l’Atlantique une fois par décennie (dernier passage il y a huit ans!), chaque interprétation, chaque inflexion compte.Lorsqu’il repre- nait Légère éclaircie, Bombez! ou Etrange été, les versions se mesuraient forcément à celles de l’album Novice, paru quinze ans plus tôt Trop familières, elles ne pouvaient qu’être magnifiées pour être acceptables: elles l’étaient.Risque plus grand encore lorsque Bashung revisitait Martine boude, 22 ans après la première écoute sur Play blessures: il remontait au moment du premier émoi, et on ne joue pas impunément avec ça.Pour celle-là comme pour Vertige de l’amour (1981), les relectures devaient avoir assez de souffle pour remplir tous nos poumons: ouf, nous fûmes soufflés.Moi, c’était le Bashung de la première moitié des années 90 que je voulais intact: j’ai eu Osez Joséphine comme je la souhaitais, pur rockabilly, j’ai eu J’passe pour une caravane, ma préférée, coun-try-rock atmosphérique comme elle doit être, et j’ai eu Madame rêve, l’exquise parmi les exquises, large comme l’horizon.Les pro- jections, qui défilaient de part et d’autre de la scène sur des écrans en angle, y étaient pour quelque chose dans ces réussites: virtuellement, la scène voyageait, entraînée sur un canal de Venise ou une route de l’Ouest américain, et les chansons avaient tout l’espace voulu pour aller jusqu’au bout de l’imagination.On remerciait le programmateur Laurent Saulnier —fan de la première heure — d’avoir voulu rien de moins que le spectacle tel que présenté dans les grandes capitales d’Europe, plutôt que la version «festival» tronquée d’une demi-heure et sans projections.Saulnier aura été comme le public montréalais de Bashung: absolutiste dans son amour.A moins d’avoir la totale, il valait mieux se contenter du double album live de La Tournée des grands espaces (en magasin).Les FrancoFolies, ce week-end, remplissaient leur mission: donner aux gens ce qu’ils ne pourraient jamais avoir autrement Parfois au-delà du rêve le plus fou.Le Caire — Le tombeau d’un surveillant des mines d’argent de la 26'' dynastie pharaonique (663-525 avant J.-C.) a été découvert par hasard lors de travaux d’édification d’une mosquée au nord-est du Caire, a déclaré hier un responsable des antiquités.La tombe a été découverte par des ouvriers en bâtiment lorsqu’ils creusaient pour poser les fondations d’une nouvelle mosquée dans la banlieue d’Ein Chams (nord-est) du Caire, a déclaré le directeur général des antiquités pharaoniques au Conseil supérieur des antiquités égyptiennes (CSAE), Sabri Abdel Aziz.•Le squelette du surveillant ainsi que plusieurs amulettes en or représentant les dieux Isis et Horus ont été retrouvés dans un sarcophage en basalte noir à l’intérieur de la tombe», a-t-il ajouté.•Le squelette, unique partie qui reste de la momie, se trouve dans un mauvais état de conservation», a précisé M.Abdel Aziz, imputant cette détérioration aux «eaux de la nappe phréatique qui couvraient la tombe jusqu’au plafond à sa découverte».Des canopes en marbre renfermant les viscères du défont après sa momification et 365 statuettes «ouchebties», déposées dans les tombes pour tenir la place du mort dans les corvées de l’au-delà, ont également été retrouvées dans la tombe, a ajouté M.Abdel Aziz.Agence France-Presse CINÉMA Les valeurs du Village THE VILLAGE (V.F.: LE VILLAGE) Réalisation et scénario: M.Night Shyamalan.Avec Joaquin Phoenix, Bryce Dallas Howard, Adrien Brody, William Hurt Sigourney Weaver.Image: Roger Deakins.Montage: Christophçr TeDefeen.Musique: James Newton Howard.Etats-Unis, 2004,120 minutes.ANDRÉ LAVOIE Seul son nom suffit maintenant à susciter la curiosité, à faire l’événement M.Night Shyamalan est devenu l’emblème de son univers, n’ayant plus besoin de s’embarrasser de stars comme Bruce Willis (The Sixth Sense, Unbreakable) ou Mel Gibson (Signs), préférant l’intensité d’un William Hurt ou la force tranquille d’un Brendan Gleeson.Il sait manier avec dextérité les codes du cinéma fantastique, mais avec une approche qui a de quoi ravir les adeptes de la simplicité volontaire: «less is more» semble être son credo cinématographique et surtout visuel.Dans Pîflra, Shyamalan poursuit ses brouillages narratifs menant sur des chemins insoupçonnés, quoique l’homme fat plus habile par le passé pour nous berner non pas à méchemin du récit, mais bien jusqu’à la toute fin.Peu importe que le cinéaste ait quelque peu perdu la main, ce que ses admirateurs les plus zélés ne lui pardonneront pas, il demeure un formidable créateur d’atmosphères étranges, soutenu id par les images à la brau-té glaciale de Roger Deakins, un fidèle des frères Coen, et une partition musicale hypnotisante, quasiment un personnage en soi, de James Newton Howard.Comme s’il s’agissait d’une affaire d’État ou d’un possible crime contre l’humanité, le distributeur indte fortement la critique à la discrétion sur les principales révélations du film, détails parfois cruciaux dévoilant surtout la nature fragile des fondements de l'intrigue.Ceux par contre qui cimentent ce petit village perdu dans une forêt de Pennsylvanie du XK' siècle — une pierre tombale indique 1897 — semblent solides, immuables, reposant sur des traditions ancestrales, alimentées par un isolement complet du reste du monde.Cette réclusion forcée, les habitants du village s’en accommodent, vivant dans la crainte que des monstres, bien cachés dans la forêt, ne s’aventurent dans la vallée où ces paysans ont élu domicile.Des événements dramatiques vont inciter le jeune Lucius Hunt (Joaquin Phoenix, taciturne et intense) à vouloir tenter ce que plusieurs n’ont jamais oser: franchir la forêt, défier ces bêtes sanguinaires pour atteindre ce monde qu’ils ne voient jamais.Les «sages» du village, dont le professeur Edward Walker (William Hurt), ainsi que sa mère, Alice Hunt (Sigourney Weaver), vont s’y opposer.L'obsession de Lucius n'est pas partagée par celle qui l'aime depuis toujours, Ivy (Bryce Dallas Howard, la fille du cinéaste Ron Howard et la révélation du film), aveugle mais la plus clairvoyante de tous, ainsi que Noah (Adrien Brody), l’idiot des environs, qui possède plus qu’une fonction décorative dans cette histoire.Une fois encore, Shyamalan instaure un climat de peur en usant d’effets somme toute banals: une mu- sique angoissante, des gros plans sur des visages affolés, une bande sonore chargée de bruits indéfinissables qui surgissent à tout moment Comme les extraterrestres de Signs, qui fallait s’efforcer de deviner ou de distinguer dans le noir, les monstres de The Village ne semblent exister que hors du cadre de l’image ou en gros plan, question de mieux nous mystifier.Et la mystification est bien sûr au cœur de toute cette entreprise visuellement splendide, portée par des acteurs qui, contrairement a Gibson dans Signs, apportent leur talent ainsi qu’une émotivité à fleur de peau, et non leurs convictions religieuses simplistes.Mais la stratégie déployée par Te cinéaste à mi-parcours a des airs de déjà vu (depuis The Sixth Sense, le spectateur flaire à chaque plan l’indice déposé ça et là, tel un caillou du petit poucet) pour ensuite s’éventrer au point de nous forcer à soupeser la part d’invraisemblance.et d’absurdité.Or, au-delà de ses qualités formelles, The Village montre maintenant les limites des tours de magie de Shyamalan, encore capable d’enrober ses numéros d’illusionniste d’un parfum de mystère que l’on se plaît à humer malgré tout M.Night Shyamalan est devenu l’emblème de son univers
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