Le devoir, 28 août 2004, Cahier A
?pages w w w .led e v o i r.e o in Les rendez-vous de la rentrée LE DEVOIR V 0 L .X C V N u 19 5 ?LES SA M EDI 2 8 ET 1)1 M A X (' H E 2 9 A O Y T 2 O O 1 2 .I S S + t A \ K s 2.50$ Marois met Landry en joue Le chef du PQ et la majorité de son caucus rejettent l’idée d’une course au leadership TOMMY CHOUINARD Québec — La marmite bouillait déjà depuis des semaines.Le couvercle a finalement sauté hier.La contestation du leadership de Bernard Landry a pris une ampleur jamais vue jusqu’à maintenant, alors que la députée Pauline Marois a réclamé officiellement une course à la présidence du Parti québécois.Quelques heures seulement avant que Bernard Landry ait confirmé son intention de demeurer à la tête des troupes péquistes, Pauline Marois s’est pré- sentée devant les journalistes pour lire une courte déclaration qui a aussitôt provoqué une onde de choc.«Le temps est venu d’ouvrir une course à la présidence.Nous n’en avons pas connue depuis près de vingt ans*, a-t-elle lancé à l’entrée du salon rouge du parlement où s’est tenu le caucus des députés péquistes.Pauline Marois a précisé qu’elle se porterait candidate à cette course éventuelle.Fort de l’appui d’une majorité de députés contre une course au leadership, Bernard Landry a tenté de minimiser cet affront de Pauline Marois en martelant qu’il entend respecter les règlements du parti et se soumettre, tel que convenu, à un vote de confiance au congrès des membres du parti de juin 2005.N’empêche, la sortie inattendue de Pauline Marois a pris par surprise l’état-major du parti.«Ça nous déstabilise tous.Je ne m'attendais pas à ça*, a laissé tomber la vice-présidente du PQ, Marie Malavoy.Pauline Marois a fait sa déclaration-choc avant l’ouverture du conseil national du Parti québécois, hier soir, à Québec.la députée inflige ainsi une re buffade à son chef qui, après un an et demi d’attente, a annoncé aux militants réunis pour l’occasion sa détermination à vouloir demeurer président du parti.«Il n’y a jamais de bon moment pour soulever un tel débat, a expliqué Pauline Marois.Mais le parti est à la croisée des chemins.Nous sommes dans l’opposition.II y a un renouvellement de notre pensée auquel on doit se prêter Je crois que cela se fera beaucoup mieux dans la perspective où les letuiers feront valoir leur point de VOIR PAGE A 10: MAROIS Stratégiquement maladroit, écrit Bernard Descôteaux en éditorial.Voir page B 4.HORS-J EU N Les vieux de l’Olympe C «J est beau, la jeunesse, surtout quand * c’est ciselé, en forme, enthousiaste et que ç’a un rêve.Mais il n’y a pas que la jeunesse dans la vie, à preuve, vous et moi qui affectionnons de nous rappeler le bon vieux temps, quand par exemple les sauteurs à la perche sautaient à la perche avec pas de casque.Vous avez vu Toby Stevenson, médaillé d’argent hier?Il porte un casque.Où s’en va le monde, je vous le demande un peu.Une chance qu’on a des jeunes qui ont un rêve qui vont nous arranger ça.Non, il n’y a pas que la jeunesse.On pouvait le constater, hier encore, en admirant Birgit Fischer, 42 ans, gagner la huitième médaille d’or de sa vie au K4 ou en apprenant que Lori-Ann Muenzer, 38 ans bien sonnés, avait réussi à remporter sa finale de cyclisme en quêtant des roues à l’Australie et à la France.Et de fait.D’après le New York Times de l’autre dimanche dont j’ai obtenu copie moyennant un débours de 7,75 $ — le New York Times du dimanche, messieurs dames, c’est comme un podium olympique, c’est pas gratis —, les vieux connaissent de plus en plus de succès aux Jeux olympiques.On y parvient jeune, certes, mais ce sont les aînés qui partent avec le pactole.Prenez l’athlétisme, mettons: à Montréal, en 1976, les 30 ans et plus et les 20 ans et moins avaient chacun remporté dix médailles.A Sydney, les trentenaires et quadragénaires avaient dominé 46 à 4.Et la tendance se constate un peu partout: cyclisme, aviron, natation, volleyball, tant chez les hommes que chez les femmes.Selon un expert interrogé par le New York Times du dimanche, ce phénomène aurait des causes plus économiques que physiologiques.Autrefois, les athlètes, amateurs par essence, étaient contraints d’abandonner la compétition A VOIR PAGE C 10: VIEUX Jean Dion B Marie-Hélène Prémont remporte l’argent au vélo de montagne, page C 10 FFM Hommage ' IV A a licone Isabelle Adjani Page A 7 INDEX Actualités.A2 Annonces.C 8 Avis publics.C 4 Bourèe.C 2 Carrières.C6 Décès.C 9 Économie.C 1 Éditorial .B 4 Historique.B 6 Idées.B 5 Monde.A 8 Mots croisés.C 9 Météo.C 8 Perspectives.B 1 Rencontres ., D 2 Sports.C 9 .îmÿx.qui se regardent en chiens de faïence Démocrates ou républicains?Les Américains vivent une situation inédite de «ségrégation politique» qui menace les fondements de leur démocratie.Ub peu plus d’un mois après la convention démocra Boston, les républicains tiennent la leur en début de semaine à New York.Pour un observateur étranger, être républicain ou démocrate, c’est un peu la même chose, à quelques nuances près.I.a réalité est pourtant tout autre pour les Américains plongés dans une «ségrégation politique» qui risque de miner les fondements de leur démocratie.ANTOINE CHAR 1 y a les rouges et les démocrates et les Etats rép ublicains avec des villes, des quartiers, des rues entièrement d’une couleur OU de l’autre.Le colosse étoilé a beau régner sur le monde, chez lui, sur ses vastes terres, c’est un Gulliver empêtré dans une ségrégation politique qui menace la démocratie ou il a grandi depuis deux siècles.«Notre paysage politique est assez déprimant.De plus en plus d’Américains ont tendance à vivre dans des zones géographiques homogènes, écartant ainsi toute discussion, torn échange.Il n’y a plus de dialogue», explique Bill Bishop, journaliste & Y American-Statement d Austin, capitale du Texas.VOIR PAGE A 10: AMÉRICAINS lire aussi __ .cains et démocrates narguent à New York, page A 8 Qui fera le meilleur président?, se demandent Guy Lachapelle, Jean-Marc Léger et John Parisella en page B 1 RKUTtRS Hydro accroît ses profits .et veut hausser les tarifs CLAUDE TURCOTTE Au cours de son deuxième trimestre, terminé le 30 juin der nier, Hydro-Québec a enregistré un bénéfice net de 375 millions, ce qui porte son total pour la moitié _ de l’année à 1,475 milliard, en hausse de 11,2 % sur celui du semestre correspondant en 2003.Seul le secteur de la distribution a enregistré une perte pendant le trimestre, bien que pour l’ensemble du semestre il y ait un bénéfice net de 184 rpillions.Néanmoins, la société d’Etat demeure inébranlable quant à son intention de se présenter de nouveau devant la Régie de l’énergie pour demander une ou des hausses de tarifs.Et pourquoi donc?Parce qu’à l’avenir Hydro-Québec devra elle-même s’approvisionner en électricité au prix du marché auprès de divers fournisseurs et qu’il est important que chacune de ses divisions maintienne un niveau de rentabilité, a expliqué de nouveau hier Daniel Leclair, vice-président aux finances, en réponse à des journalistes qui soulèvent inévitablement cette question de la hausse des tarifs chaque fois que l’occasion leur en est donnée.La prochaine demande d’augmentation de tarifs sera déposée devant la Régie au cours de l’automne.Sur le bénéfice net de 375 millions au second trimestre, en hausse de 54 millions ou de 16,8 % sur celui du trimestre correspondant, il y a un gain exceptionnel provenant de la vente de la participation d’Hydro dans Noverco.Cette participation a été vendue pour une somme de 900 millions.VOIR PAGE A 10: HYDRO-QUÉBEC Un snack-bar suspendu dans le temps / Le plus que centenaire restaurant Emile Bertrand de la Petite-Bourgogne déménagera sans perdre son charme vétuste FRÉDÉRIQUE DOYON Vortex temporel.Tout, ici, respire une époque révolue.sauf la bonne vieille friture, qui ne se démode pa§, semble-t-il.Car le restaurant Emile Bertrand, petite enclave qui résiste à la marche du temps dans la ville moderne, sert ses hot-dogs «steamés» ou «toastés», ses frites et sa bière.d’épinette depuis 1898.Encastré entre une boutique d’aspirateurs et un édifice fantôme, le plus vieux restaurant du quartier de la Petite-Bourgogne arbore une enseigne délabrée au nom qui évoque les racines canadiennes-françaises de son premier propriétaire.À l’intérieur, tapissant les murs, des publicités plus que périmées de Coca-Cola, un vieux menu qui propose à peu de chose près la même ribambelle d’aliments qu’avant et qui font tant frémir les diététistes de nos jours.Et surtout la fameuse bière d’épinette.«Tout le monde vient pour la bière*, lance l’anglophone Barbara Strudensky, accoudée au comptoir des fumeurs de son petit casse-croûte de 20 places, après la vague des clients du midi.Car si rien n’y paraît l’histoire a suivi son cours.Le nom de l’établissement est resté, mais les propriétaires, eux, sont passés.Mme Strudensky a pris possession des lieux il y a 20 ans, quand son mariage a flanché.«C’était ma chance de prendre ma vie en charge.et je l’ai bien fait», dit-elle fièrement Elle a repris le commerce de son beau-frère Sidney Titleman (dont elle exhibe la photo au mur), qui l’avah lui-même acquis en 1967.Difficile de remonter plus loin dans la généalogie.Le nom d’Emile Bertrand suffit pour combler le trou de mémoire.Si elle a légèrement modifié le menu (pain kaiser pour les hamburgers, saucisses pur bœuf, frites maison), pour rien au monde Mme Strudensky n’en retirerait l’élixir qui fait le succès du snack-bar.«C’est notre raison d'être, conclut-elle.On en prépare 150 bouteilles par jour ici, dans les cuisines.Cest une boisson particulière, tu l’adores ou tu la détestes.* VOIR PAGE A 10: SNACK-BAR JACQUES NADEAU LE DEVOIR 'jroni M«» Barbara Strudensky, la propriétaire du snack-bar, devant une bonne bière d'épinette: «On en prépare 150 bouteilles par jour ici, dans les cuisines.» i CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT EN RAISON DU TEXTE IMPRIMÉ SUR FOND GRIS 00 DE COULEUR LE DEVOIR, LES SAMEDI 28 ET DIMANCHE 29 AOÛT 2004 A 2 LES ACTUALITÉS COUR SUPRÊME Les conservateurs refusent d’avaliser la nomination des nouvelles juges SYLVAIN LAROCQUE Ottawa — Tous les partis représentés aux Communes, sauf les conservateurs, approuvent les candidatures de Rosalie Abella et de Louise Charron comme juges à la Cour suprême du Canada.«Le comité a avisé le premier ministre qu’il est convaincu que les deux candidates retenues [.] sont éminemment qualifiées pour siéger à la cour», peut-on lire dans le rapport signé par des députés libéraux, bloquistes et néo-démocrates, rendu public hier.Fait exceptionnel, deux non-élus ont aussi pris part aux travaux du comité et entériné le choix du gouvernement: le juge en chef de la Cour d’appel fédérale, John Richard, qui représentait le Conseil de la magistrature, et Julian Porter, du Barreau du Haut-Canada.Du même souffle, les députés du comité spécial déplorent ne pas avoir eu assez de temps et d’information pour bien évaluer les qualifications des juges, qui siègent actuellement à la Cour d’appel de l’Ontario.Le comité a entamé ses travaux mercredi avec la comparution du ministre de la Justice, Irwin Cotler, et avait jusqu’à hier pour les clore.«Tout comme pour le manque de temps, le manque d’information sur les candidates retenues a empêché le comité de questionner le ministre de façon adéquate», écrivent les parlementaires.C’est pour cette raison que les conservateurs ont refusé de signer le rapport multipartite.«Comment pouvez-vous en venir à la conclusion qu’elles [les juges] sont éminemment qualifiées tout en affirmant que vous n'avez pas eu assez de temps ou d’information pour mener une étude appropriée?», demande en entrevue téléphonique Vie Toews, l’un des deux députés conservateurs ayant siégé au comité.Mais certaines sources soutiennent que les conservateurs ont aussi refusé de signer le rapport multipartite du fait qu’ils n’appré- ARCHIVES LE DEVOIR Rosalie Abella ciaient pas le choix de Mme Abella, une juge «militante» qui préconise un rôle prédominant pour les tribunaux.M.Toews réfute en partie cette analyse.«Ce n'est pas une question d’être de gauche ou de droite, mais plutôt de respect des droits de la personne, croit-il.Cependant, il faut aussi tenir compte de l’opinion des candidats quant au rôle du Parlement dans l’élaboration de lois à portée sociale.Ce sont des aspects qu’il aurait fallu explorer plus à fond.» Le député conservateur laisse néanmoins entendre que les candidates ne plaisent pas entièrement à son parti.«A entendre parler le ministre de la Justice, on pouvait penser que ces juges sont nommées parce qu’elles vont mettre en œuvre le mandat politique du gouvernement libéral, avance M.Toews.Cest inquiétant, parce que je crois en la séparation entre les pouvoirs judiciaire et exécutif.Ma préoccupation, c’est de savoir à quelle enseigne logent ces juges en ce qui a trait à la volonté de la population, telle que reflétée au Parlement.» Il faut dire qu’en octobre, le plus haut tribunal du pays se penchera sur la légalité du mariage homosexuel, un dossier sur lequel divergent conservateurs et libéraux.ARCHIVES LE DEVOIR Louise Charron Dans leur rapport, libéraux, bloquistes et néo-démocrates se félicitent que l’interrogatoire du ministre Cotler sur les candidatures de Mme Abella et Charron — une première historique — ait permis «de sensibiliser davantage la population et de susciter une discussion publique» sur les nominations à la Cour suprême.Tous conviennent toutefois qu’il faudra améliorer le processus avant de le rendre définitif.Mais au lieu de formuler de nouvelles recommandations, les députés renvoient le gouvernement à celles qu’ils lui avaient déjà formulées, en mai.Le Bloc souhaite notamment que, pour toute nomination visant à pourvoir aux trois sièges «québécois» de la haute cour, Ottawa soit forcé de Élire son choix à partir d’une liste de finalistes établie par Québec et examinée en comité parlementaire fédéral Or, dans une lettre envoyée au début du mois au ministre Coder, le gouvernement Charest réclame la possibilité de sélectionner lui-même un seul finaliste pour chaque poste vacant devant être occupé par un juge québécois.D’id quelques semaines, Irwin Cotler doit rencontrer son homologue québécois, Jacques Dupuis, pour discuter de la question.Presse canadienne Nos jeunes investissent beaucoup de leur temps et de leur énergie à l’école.Leur quotidien est fait de joies, de peines, de moments d’extase et aussi de moments d’anxiété.Certains ont plus de facilité que d’autres et plusieurs doivent parfois déployer plus d’efforts afin d’atteindre les résultats souhaités.Une chose est certaine cependant, sans la participation active du personnel scolaire, celle des familles qui accompagnent et entourent ces jeunes et la contribution de milliers de bénévoles, on ne saurait parler de réussite au Québec.C’est cette implication de tous et de toutes dans la réussite de nos jeunes qui fait l’excellence de notre système d’enseignement.Dans sa poursuite de la réussite scolaire, le gouvernement du Québec investit dans l’éducation et lui accorde un haut niveau de priorité en adoptant des mesures de soutien aux jeunes et aux familles comme les programmes «Aide aux devoirs» et « Écoles en forme et en santé ».Comme ministre de l’Éducation, je ne peux que me réjouir du travail déjà accompli et je remercie ceux et celles qui ont à cœur la réussite de nos jeunes et s’y consacrent.Tous ces efforts déployés permettront aux jeunes et au Québec de briller parmi les meilleurs.Je profite donc de la rentrée scolaire pour vous inviter à être partie prenante des succès de votre école.Aux élèves, aux parents, au personnel scolaire et à l'ensemble de la communauté éducative, je souhaite une belle année scolaire.Bonne rentrée! PIERRE REID Ministre de l’Éducation Éducation Québec Buzz Hargrove demande au NPD de laisser le Québec au Bloc La réussite CLAIRANDRÉE CAUCHY Le président du syndicat des Travailleurs canadiens de l’automobile (TCA), Buzz Hargrove, invite le NPD à abandonner le terrain électoral québécois au Bloc et à former une alliance de la gauche au Parlement «Le NPD doit reconnaître que les progressistes au Québec se retrouvent au Bloc.On ne devrait pas perdre de ressources au Québec.Il faut concentrer nos efforts électoraux sur le reste du Canada.On perd notre temps à essayer de convaincre les Québécois qu'ils font fausse route en appuyant le Bloc ou le PQ», a soutenu M.Hargrove, interviewé lors du congrès du syndicat qui s’ouvrait hier à Montréal Cette prise de position est très importante quand on sait que les TCA finançaient largement le NPD jusqu’à l’adoption, l’an dernier, de la nouvelle Loi sur le financement des partis politiques.Venu livrer un discours au congrès, le chef du Nouveau Parti démocratique.Jack Layton, était visiblement embarrassé par la proposition de ses alliés.«C’est une question hypothétique, maintenant.Nous ne sommes pas dans le contexte d’une élection», a-t-il déclaré sans verrouiller la porte à double tour à d’éventuelles discussions.Il a néanmoins indiqué que le parti a tout intérêt à «présenter des candidats d’un océan à l’autre pour dire aux Canadiens que nous sommes un parti pancanadien qui veut former un gouvernement».Tout en reconnaissant que le niveau d’appui au Québec a été assez faible pour son parti lors des dernières élections, M.Layton s’est réjoui de l’augmentation de son membership au Québec et du dynamisme de ses candidats.Il fera d’ailleurs le point sur la dernière campagne avec eux la semaine prochaine.Le directeur des TCA Québec, Luc Desnoyers, a fait preuve d’un certain scepticisme au sujet de l’ambitieuse proposition de son président fédéral.«Actuellement, on n’en est pas là, je ne crois pas que le NPD va laisser sa place.[.] Ce sera leur décision.Le Bloc sera toujours le parti qui va représenter les intérêts des Québécois à Ottawa pour quelques années encore, jusqu’à ce qu’on fasse l’indépendance du Québec», a fait valoir M.Desnoyers en mentionnant que les TCA Québec — en faveur de la Le syndicaliste Buzz Hargrove a démocrate Jack Layton en lui s électoral du Québec au Bloc qu< souveraineté depuis les années 70 — ont appuyé le Bloc non seulement en raison de son option souverainiste mais aussi pour ses prises de position favorables aux travailleurs.Selon M.Desnoyers, toute forme d’alliance électorale sera quasi impossible tant que le NPD ne reconnaîtra pas officiellement le droit du Québec à l’autodétermination.M.Hargrove a d’ailleurs pris soin de préciser que les TCA Canada ne favorisaient pas la souveraineté pour autant «Nous respectons le droit du Québec à l’autodétermination et voulons travailler avec les autres progressistes élus du Québec», a-t-Q soutenu.Une alliance parlementaire À court terme, dans le contexte d’un gouvernement fédéral minoritaire, les TCA prônent une collaboration parlementaire étroite entre le Bloc et le NPD.«On espè- LINEIN CHEST La beauté intérieure Enfin, la liberté de choisir ! A l’achat d'un matelas chez Linen Chest, vous ne recevez pas de cadeau dont vous ne voulez pas de toute façon Vous recevez plutôt un RABAIS INSTANTANÉ d'une valeur pouvant atteindre 800 $*.Vous aurez ainsi le loisir de choisir ce qui vous plait dans un de nos magasins.* ÿ vlî n°uspaZs de Ut Ltvrt Inst-11 ARCHIVES REUTERS visiblement surpris le chef néo-[érant d’abandonner le terrain >is.re que ce ne sera pas juste une alliance au cas par cas et qu’ils vont se donner une plateforme commune», a fait valoir M.Desnoyers.Les programmes des deux partis présentent d’ailleurs des positions très similaires sur plusieurs enjeux tels l’opposition au bouclier antimissile, le protocole de Kyoto, les garderies, la loi anti-briseurs dégrève, etc.Cet aspect du discours des TCA sourit davantage au chef du NPD.«Travaillons sur ces occasions [qu’ont les progressistes de faire cause commune].On verra comment les choses vont à plus long terme», a déclaré M.Layton.«Pour nous, c’est évident qu’il y a des possibilités de travailler avec les autres députés progressistes de la Chambre, et on sait qu’il y en a beaucoup dans le Bloc», a-t-il poursuivi.Pas question cependant de se priver de courtiser des députés libéraux sur des enjeux comme le bouclier antimissile.Le NPD voit même des possibilités de coopération avec le gouvernement conservateur, comme en témoignent les discussions de la semaine dernière entre les trois partis d’opposition, dont Le Devoir fajsait état dans son édition d’hier.«Évidemment, M.Harper et moi n’avons pas les mêmes positions sur le bouclier antimissile ou sur Kyoto.Mais quand on parle de l’intégrité dans le gouvernement, du système de patronage et du scandale des commandites, on a beaucoup [de choses] en commun», a commenté M.Layton.Le chef néodémocrate ne renonce d’ailleurs pas à convaincre le Bloc et les conservateurs de la pertinence d’une révision du mode de scrutin, même si ce dossier n’a pas suscité l’engouement de ses vis-à-vis jusqu’à maintenant Le Devoir EN BREF Centre Rockland (Montréal) • Promenades de La Cathédrale (centre-ville) Galeries Laval (Laval) • Place Portobello (Brossard) SERVICE À DOMICILE GRATUIT SI4.341.7810 www.linenchest.com * Ui wiew «ài rabais ireununé prat vartrr entre 100$ et 800 $ «Ion la valeur i I achat d'un matelas mi rs d’une embuscade près de Najaf, avait été exécuté par ses ravisseurs, membres de X«Armée islamique en Irak».Rome s’est dite hier déterminée à maintenir ses troupes en Irak malgré l’exécution de Baldoni.Par ailleurs, les corps de deux otages turcs ont été découverts à Baiji, dans le nord de l’Irak.Les deux hommes avaient apparemment été tués par balles, a rapporté hier, sans autre précision, la station de télévision arabe aLJarira.Quatre Turcs au moins ont été enlevés en Irak ce moi&ci, deux le 5 août, un le 7 août et un le 16 août Deux entreprises turques travaillant en Irak, Sa-Ra et Ushier, ont annoncé leur décision de quitter le pays après l’enlèvement de leurs employés sur leur Heu de travail par des insurgés irakiens.Plusieurs firmes turques se sont déjà retirées d’Irak en raison de craintes pour la sécurité de leur personnel Des dizaines de travailleurs étrangers ont été enlevés en Irak depuis avril Beaucoup ont été relâchés mais certains ont été tués.Bush admet.Enfin, le président américain George W.Bush a reconnu pour la première fois avoir sousestimé les difficultés de l’aprèsguerre en Irak tout en se déclarant confiant dans une stratégie «souple» pour venir à bout de nnsurrection.Le chef de la Maison-Blanche a reconnu dans un entretien au New York Times d’hier qu’il avait fait «une mauvaise évaluation des conditions» en Irak après la chute de l'ancien régime.D a estimé que cette appréciation erronée était le produit de la «victoire rapide» remportée sur les forces de Saddam Hussein, qui a pu donner une illusion de facilité alors qu’en fait la résistance s’organisait et se développait plus vite que prévu.Le président américain, candidat à sa propre succession lors de la présidentielle du 2 novembre, a par le passé reconnu des difficultés en Irak ainsi que l’incapacité à trouver les armes de destruction massives, dont l’existence supposée a servi de principale justification au conflit Mais c’est la première fois qu’il reconnaît aussi clairement avoir sousévalué les difficultés de l’opération.Le camp de son opposant démocrate à la présidentielle, John Kerry, a estimé ces propos «bienvenus» mais «loin d’être suffisants».«Le président a finalement renoncé à son refus obstiné de reconnaître l’échec de ses plans», a noté le conseiller de M.Kerry pour la sécurité nationale, Rand Beers, tout en déplorant que M.Bush «ne propose toujours pas de plan viable» pour l’Irak.Reuters et AFP Bush accorde plus de pouvoirs au patron de la CIA 'llITashington — Le président V V George W.Bush devait signer hier une série de décrets visant à conférer au directeur de la CIA une partie des pouvoirs que la commission d’enquête sur les attentats du 11 septembre 2001 envisageait pour un futur nouveau grand chef des renseignements.En attendant de phis amples réformes des agences américaines de sécurité, ces décrets doivent permettre la création d’un nouveau centre national du contre-terrorisme et faciliter l’échange d’information entre les différentes agences.Scott McClellan, porte-parole de la Maison-Blanche, a précisé que le décret pour augmenter les pouvoirs du directeur de la CIA avait pour but de renforcer les renseignements américains en attendant que le Congrès légifère sur la ques- tion.Un haut responsable de l’administration Bush a déclaré, sous le sceau de l’anonymat, que le président allait donner entre autres au patron de la CIA des pouvoirs élargis en matière de budget, notamment sur l’agence nationale de sécurité.La nouvelle session parlementaire doit reprendre dans phis de deux semaines.«En attendant que le poste de directeur national du renseignement soit créé par le Congrès, nous voulons nous assurer que nous disposons d’une structure intérimaire pour superviser certaines des mesures que nous prenons», a dit M.McClellan aux journalistes.La création d’un nouveau chef des renseignements, qui chapeauterait la quinzaine d’agences existantes, était une des principales recommandations de la commis- sion d’enquête bipartisane sur les failles des renseignements avant le 11 septembre 2001.La création de ce poste requiert que le Congrès amende le National Security Act de 1947, qui avait créé la CIA, le Conseil de sécurité nationale et le département de la Défense.Après la démission du directeur de la CIA, George Tenet, le mois dernier en raison des défaillances de ses services avant le 11 septembre 2001, Bush a nommé Porter Goss pour le remplacer.Il devra être entendu au début du mois de septembre par la commission des renseignements du Sénat avant de pouvoir prendre ses fonctions.En attendant, John McLaughlin assure 1 intérim.Reuters LE l> E VT 0 1 R .LES SAMEDI 2 S ET DIMANCHE 2 R AOÛT 2 0 0 4 A 9 ?LE MONDE* Face.à la justice chilienne Il y a désormais toutes les raisons de croire que le dictateur chilien Auguste Pinochet qui tint son pays dans sa main de fer pendant dix-sept ans, va devoir, enfin, rendre des comptes à la justice.D va devoir le faire à Santiago.La Coin- suprême du Chili a levé l’immunité que le Parlement chilien lui avait accordée en 2000 en tant qu’ancien président Cette décision devrait donner une fin positive aux multiples tentatives menées au Chili et à l’étranger par les familles des victimes de La dictature qui fit au moins 3000 morts et disparus entre 1973 et 1990.Ce jugement qui montre combien la démocratie est aujourd’hui, sereine et solide au Chili, a été fais à la suite d’une double évolution politique et judiciaire du cas Pinochet La première est lisolement progressif du dictateur dans son propre clan lorsque furent découverts, à la lecture d’un rapport du Sénat américain, qu’il aurait transféré de quatre à huit millions de dollars aux Etats-Unis, sommes qui ne correspondent pas à ses rémunérations de général et de président.Autrement dit Pinochet et sa famille se seraient enrichis au pouvoir, et une enquête a été ouverte par la justice chilienne sur d’éventuelles corruptions, sur des fraudes et un enrichissement illicite.Que je sanglant dictateur soit aussi un voleur a divisé la droite et lui a fait perdre ses appuis politiques.La seconde évolution est le regain d’offensive des plaignants et des juges motivé par l’attitude arrogante adoptée par Auguste Pinochet devant les médias.Ses avocats l’avaient en effet sorti des procès précédents en plaidant la démence et la sénilité où serait tombé leur client âgé de 88 ans.Tel avait été le cas en particulier devant la justice britannique où l’avait conduit le juge Baltasar Garzôn: après de longs débats et 503 jours de prison, Londres avait libéré le dictateur pour raisons médicales.De même, en 2002, devant la justice chilienne cette fois, à la suite de plaintes concernant la «caravane de la mort», l’assassinat de 75 opposants en septembre et octobre 1973.Or le général a paru en pleine forme dans des émissions de télévision, lucide et même plaisantant à l’occasiqn de l’anniversaire de son coup d’Etat, comme narguant ses anciennes victimes.Derrière le mensonge de la maladie, Augusto Pinochet affichait son mépris pour la justice démocratique; il le paie, comme victime de son propre cynisme.La décision de la Cour suprême concerne une plainte sur l’opération «Condor», réseau monté à l’époque par les dictatures d’Amérique latine contre les militants de gauche, avec l’assentiment des Etats-Unis de Richard Nixon et Henry Kissinger.D’autres pays, comme l’Argentine, veulent aujourd’hui juger sans détour ce passé, et l’assumer.Le Chili le doit aussi, Pinochet étant le premier maillon du réseau.Que le dictateur du Chili soit mis face à la justice de son pays est la meilleure issue.Qujm-porte le retard.Les crimes d’Etat ne doivent plus rester impunis.Le Monde EN BREF Un trésorier STEPHEN H1RI) REUTERS Margaret Thatcher, de retour des États-Unis hier.Une nouvelle épreuve pour rex-«datne de fer».i Ms Thatcher inquiète pour son fils Mark Londres — Margaret Thatcher est inquiète pour son fils Mark, placé sous contrôle judiciaire en Afrique du Sud pour son implication présumée dans le financement d’un coqp d’Etat contre le président de la Guinée-Equatoriale, dont elle le croit innocent, a rapporté hier lord Tim Bell, un proche notoire de l’andenne première ministre britannique.«Elle est évidemment affligée des difficultés que traverse Mark», a déclaré à Reuters lord Bell après s’être entretenu avec Margaret Thatcher, de retour de vacances aux Etats-Unis.«Elle a la plus grande confiance dans les autorités judiciaires et il ne fait aucun doute pour elle que l’innocence [de son fils] sera établie», a-t-il ajouté.Mark Thatcher a été arrêté mercredi par Tunité d’élite de la police sud-africaine car il est soupçonné d’implication dans le financement d’une tentative de coup d’Etat déjouée en mars 2004 en Guinée-Equa toriale.L’ancienne première ministre britannique, aujourd’hui âgée de 78 ans, qui avait laissé ses sentiments maternels l’emporter sur son image de «dame de fer» lors de l’enlèvement de son fils au Sahara en 1982, n’a toutefois pas l’intention de se rendre à ses côtés.Selon Bell, elle entend poursuivre ses activités normalement «Ce n’est pas une vieille dame, restant inactive et sombrant dans l’anxiété», a-t-il déclaré.Cette nouvelle épreuve risque toutefois d’affecter l'inoxydable «dame de fer», qui a toujours protégé son fils mais dont la santé s’est dégradée depuis le décès de son mari Dennis, l’année dernière.Au saut du lit Attrapé en pyjama au saut du lit Mark Thatcher s’apprêtait à fuir Le Cap pour Dallas à la suite de soupçons pesant sur lui au sujet de son implication dans le complot visant à mettre la main sur le petit pays africain, troisième producteur de pétrole du continent Sa carrière d’homme d’affaires pourrait bien connaître un sérieux coup d’arrêt après de multiples échecs à l’allure désormais de fiasco.Mark Thatcher avait mis en vente sa luxueuse résidence de Constantia, banlieue huppée du Cap, pour 22 million de rands (trois millions de dollars).11 avait déjà acheté les billets d’avion vers Dallas pour sa femme et ses deux enfants.Devenu sir à la mort de son père Denis, Mark Thatcher est bien connu du public anglais pour son passé mouvementé.Après avoir échoué trois fois à l’examen d’expert-comptable, celui que ses camarades de pensionnat appelaient «Thiclde» («Bêta») avait tenté de devenir pilote de rallye automobile.Ce qui avait été l'occasion des premières lamies en public de sa mère en 1982, quand il s’était perdu dans le Sahara pendant le Paris-Dakar.Après la faillite, de son écurie de course, il était parti aux États-Unis, où il a épousé une héritière texane en 1987.Installé en Afrique du Sud en 1995 après des échecs financiers successife — le fisc américain lui a réclamé près de IjO millions de dollars avant d’abandonner les poursuites —, il a également été suspecté de trafic d’influence lors d’un contrat de ventes d’armes en 1994.Les travaillistes avaient obtenu une enquête parlementaire pour éclairer son rôle en coulisses pendant un voyage officiel de sa mère en Arabie Saoudite.Reuters et Associated Press Élection présidentielle demain Les Tchétchènes choisiront une « marionnette de Moscou » Moscou — Les électeurs tchétchènes sont appelés aux urnes demain pour élire un nouveau président dans un climat assombri par les attentats présumés contre deux avions de ligne et par la recrudescence de la guérilla islamiste et indépendantiste.Le candidat soutenu par le Kremlin.Alou Alkhanov, fait figure d’inunense favori, mais beaucoup doutent de sa capacité à tenir en bride les indépendantistes, qui ont multiplié les actes de violence ces dernières semaines.Le week-end dernier, les combattants séparatistes ont mené un raid sur Grozny, capitale de la république sécessionniste, faisant au moins 120 morts.Les séparatistes tchétchènes combattent depuis une décennie les forces russes pour obtenir l’indépendance de leur territoire à majorité musulmane.L’élection de demain vise à désigner un successeur au président Akhmad Kadirov, assassiné en mai dans un attentat à la bombe perpétré par les séparatistes.Ces derniers ont déjà promis, s’il est élu, de tuer Alou Alkhanov, qu'ils considèrent comme une nouvelle «marionnette de Moscou».Ministre local de l’Intérieur et policier de carrière, Alkhanov, 47 ans, était un proche de Kadirov.11 a d’ailleurs été légèrement blessé dans l’attentat qui a coûté la vie au président Les observateurs redoutent que le soutien appuyé de Moscou à Alkhanov, qui n’a aucun concurrent sérieux, accroisse le scepticisme de la population tchétchène sur la légitimité de cette élection.Le président russe Vladimir Poutine a clairement affiché son soutien à Alkhanov, apparaissant régulièrement en public à ses côtés.La télévision publique a quotidiennement montré des images du candidat favori, ignorant ses adversaires.Les rivaux d’Alkhadov sont inconnus.La candidature du seul concurrent sérieux, le riche homme d’affaires moscovite Malik Saidoullaïev, a été rejetée pour vice de forme.Certains adversaires d’Alkhadov dénoncent la campagne officielle faite en sa faveur et remettent déjà en cause ses capacités à gouverner.Reuters Alou Alkhanov fait figure d’immense favori Ça s'en vient au centre-ville T aüia Info-travaux 872-3777 De 8 h 30 à 16 h 30 du lundi au vendredi Montreal Les grands travaux de réfection des artères principales se déroulent sur tout le territoire de l’île de Montréal.Ils débuteront bientôt au centre-ville.Voici les axes importants qui seront reconstruits : Papineau, Saint-Denis, Berri, Saint-Urbain, University, Sainte-Catherine et Sherbrooke.Des chantiers majeurs, nécessaires pour améliorer notre réseau routier.IW ici Tout le monde y gagne cTal-Qaïda inculpé Guantânamo — Un Soudanais présenté comme un trésorier d’aLQaï-da a été inculpé hier de complot en vue d’actes terroristes par un tribunal militaire américain.Ibrahim Ahmed Mahmoud alQosi est le quatrième membre présumé d’aLQaè da détenu sur la base navale américaine de Guantânamo, à Cuba, à comparaître devant le premier tribunal militaire américain pour crimes de guerre réuni depuis la Seconde Guerre mondiale.AlQosi, âgé de 44 ans, est accusé d’avoir adhéré à alQâïda en 1989, alors que son chef, Oussama ben Laden, vivait au Soudan, et d’être devenu le trésorier du groupe.Ace titre, il a, au Soudan et au Pakistan, versé des salaires et des fonds pour acheter des armes et des exjâosifs et si gné des chèques au nom de Ben Laden, dit l’acte d’accusation.De 1996jusqu'à sa capture, en décembre 1991, ü a servi de chaul four et de garde du corps à Ben Laden en Afghanistan, poursuit l’acte d’accusation L’audience a été ajournée à début octobre parce que, à la suite d’un imbroglio juridique, l’avocate militaire de l’accusé n’a pas eu le temp de préparer son dossier.AlQosi figure parmi les 585 étrangers détenus depuis phis de deux ans à Guantânamo et dont la détention prolongée a été condamnée par des mouvements des droits de l’homme.La majorité d’entre eux n’ont pas été inculpés et n'ont pas bénéficié d’avocats.- Reuters I I Pour Elle 277, av.Laurier O.270-6154 Centre de Commerce Mondial 844-9125 A 10 LE DEVOIR.LES SAMEDI 28 ET DIMANCHE 29 AOÛT 200 4 ACTUALITES HYDRO-QUEBEC SUITE DE LA PAGE 1 Sur une période de six mois, le chiffre d’affaires de la société d’Etat s’est établi à 5,35 milliards, en baisse de 326 millions sur les revenus du premier semestre de 2003.D s’agit d’une régression de 5,7 %.Cela s’explique par la décision de réduire de plus de 450 millions le volume des ventes d’électricité à court terme hors Québec, afin de répondre à la demande québécoise et de reconstituer les stocks énergétiques.La croissance de 170 millions du chiffre d’affaires lié aux activités au Québec résulte en grande partie des hausses tarifaires appliquées depuis le 1" janvier et le 1" avril.Les produits des ventes totales d’électricité au Québec ont généré des revenus de 4,65 milliards, en hausse de 169 millions ou de 3,8 % sur 2003.Les augmentations tarifaires représentent 150 millions de cette somme.Par ailleurs, les dépenses ont totalisé 3,1 milliards durant le semestre, en hausse de 6,1 %.Les achats d’électricité et de combustible furent de 850 millions, en comparaison de 770 millions en 2003.Ces achats ont été accrus pour aider à la reconstitution des stocks énergétiques.Un examen par secteur montre que la production a déclaré un bénéfice net de 823 millions pendant le semestre, ce qui donne une baisse de 307 millions ou de 27,2 %, à cause de la diminution des ventes à court terme hors Québec et de la hausse des achats d’électricité et de combustible.Les frais financiers ont cependant régressé de 157 millions.TransEnergie, dont le rôle est de transporter l’énergie, a enregistré un bénéfice de 228 millions, en hausse de 18,8 % sur celui du semestre correspondant en 2003.Le Devoir EN BREF Deux Bosniaques volent un pont Sarajevo — Deux Bosniaques se sont retrouvés derrière les barreaux après avoir démonté la moitié d’un pont métallique dans le sud du pays et vendu les pièces détachées de l’ouvrage à un ferrailleur afin d’arrondir leurs fins de mois, a indiqué hier la police.Les deux hommes sont parvenus à désassembler environ la moitié du pont situé près de la ville de Mostar, d’une longueur totale de 15 mètres et qui avait été érigé à l’époque de l’Empire austro-hongrois, a indiqué à l’AFP le porte-parole de la police Drazen Mustapic.La police a récupéré les pièces détachées du pont chez un ferrailleur avant qu’elles ne soient fondues et le pont sera prochaine ment restauré, a-t-il ajouté.-AFP Cinq ministres en France Paris — On a rarement vu autant de ministres canadiens en si peu de temps à Paris: d'ici le début de l’automne, pas moins de cinq membres du gouvernement Martin effectueront des missions dans la capitale française.Plusieurs d’entre eux y aborderont des dossiers centraux de la coopération franco-canadienne.Ce sera le cas de la ministre du Patrimoine canadien, Liza Frulla, qui viendra promouvoir la diversité culturelle.Les autres membres du cabinet attendus à Paris sont Pierre Pettigrew (Affaires étrangères), Stéphane Dion (Environnement), Albina Guarnieri (Anciens combattants) et Jacques Saada (Francophonie).- PC LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courriel redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 Par télécopieur (514) 985-3390 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les avis de décès (Le Mémoriel) Au téléphone (514) 525-1149 Par courriel info@lememoriel.com Les petites aimonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514)985-3340 Service à la clientèle et abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514)985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) L* Devoir peut, à l'occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnés à la disposition d’orRamssiions reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaites pas recevoir de correspondance de ers orRanisatkms, veuiles en avertir notre service à la dfentèle.U Devoir est publié du hindi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050.rue De Bleury.9* étage.Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800.boulevard Industriel, Saint-Jean-sur Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc.612, rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans U Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900.boulevard Saint-Martin Ouest.Uval.Envoi de publication » Enregistrement n* 0858.Dépdt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 vue à visage découvert sans qu’on prête d’intention à l’un ou à l’autre parce qu’il n’y aura pas d'élection à la présidence mais un vote de confiance.» Selon Mme Marois, la tenue de ce vote de confiance auquel Bernard Landry devra faire face au congrès de juin 2005 n’est pas suffisant «Un vote de confiance n’a pas la même portée, car ügénère souvent des énergies négatives en beaucoup plus grand nombre et, chaque fois qu’on émettra une idée différente de celle du chef, on présumera qu’il y a une course larvée.Et ça, c’est très malsain pour la vie démocratique de notre parti», a-t-elle plaidé.Les militants doivent à ses yeux se prononcer sur le chobc de la meilleure personne pour relever les défis que constituent le recrutement de nouveaux membres et la mise en place d’une «alternative valable pour remplacer le gouvernement actuel».Pauline Marois a cependant reconnu qu’une course au leadership, à faquelle Bernard Landry pourrait participer, serait «divisive».«Mais dans une société de droit et démocratique, je crois qu’il faut avoir la possibilité de choisir ses leaders, a-t-elle ajouté.Et on en sort par la suite grandi.» Pauline Marois entend faire cheminer son idée parmi les militants du parti au cours du conseil national de ce week-end.La députée Nicole Léger, qui réclame aussi une course au leadership, fera de même.D’ailleurs, une résolution d’urgence portant sur le déclenchement d’une course au leadership fera l’objet de débats.Marie Malavoy a dit s’attendre à une fin de semaine «intense».«Déjà que ça s’annonçait assez costaud.», a-t-elle dit, faisant référence aux débats déjà très animés sur la démarche d’accession à la souveraineté proposée par Jacques Parizeau et aux revendications de militants actifs, comme Marc Brière et Yves Michaud, qui demandent aussi une élection à la présidence.NORMAN DELISLE Québec — D y a eu peu de courses au leadership dans l’histoire du Parti québécois.La dernière date de 19 ans.La première confrontation pour le leadership eut lieu en 1971.Un militant de gauche, André Larocque, avait osé défier le chef adulé du parti, René Lévesque, lors d’un congrès.M.Larocque, qui était chef de cabinet du député de Maisonneuve, Robert Bums, avait obtenu 20 % des suffrages en défendant l’idée que le PQ devait favoriser davantage la démocratie de participation.D y avait cinq candidats sur les rangs.Le ministre de la Justice du temps, Pierre Marc Johnson, l’avait SUITE DE LA PAGE 1 Mélange d’eau, de levure, de sucre et d’huile d’épi-nette, la «liqueur douce» légèrement pétillante qui figure au rqenu n’a pas changé depuis 100 ans.C’est la recette d’Emile Bertrand lui-même.Son fantôme semble d’ailleurs hanter chaleureusement les lieux, convoquant les personnages les plus singuliers et appelant les souvenirs de chacun.«J’adore cet endroit, confie en anglais une dame à sa voisine, favais l’habitude de venir ici dans les années 60.» Un peu plus lom, un jeune homme dans la vingtaine dévore son habituel cheeseburger à pleine bouche tout en lisant le journal, visiblement à son aise, «^venais icitte quand j’étais p tit d’même», lance-t-il dans un québécois bien franc, esquissant un geste à la hauteur du comptoir et se prêtant volontiers aux questions de la journaliste.Son grand-père et son arrière-grand-père fréquentaient assidûment le boui-boui du quartier Griffintown à l’époque, devenu aujourd’hui la Petite-Bourgogne.Longtemps isolée dans un étrange no man’s land à l’angle des rues Notre-Dame (après le secteur plus cossu des antiquaires) et de la Montagne, la binerie fait maintenant face aux nombreux condominiums SUITE DE LA PAGE 1 Le quotidien a été l’un des premiers à tirer la sonnette d’alanne au sujet de cette ségrégation nouveau genre.Publiée en avril, la série d'articles de Bishop rappelait ced: ¦ de 1976 à 2000, la ségrégation politique dans les comtés a grimpé de 47 %; ¦ la polarisation des points de vue du citoyen est plus extrême que jamais; ¦ plus les comtés sont «politiquement purs», plus leurs représentants au Congrès ont des positions qui s’éloignent du centre; ¦ le pourcentage d’Américains convaincus de l’existence d’importantes différences entre les partis est passé de 46 % en 1976 à 66 % en 2000.Des électeurs plus partisans, des partis aux programmes bien distincts, un Congrès moins ouvert aux compromis: la fracture politique de la «plus grande démocratie du monde» («après l’Inde, bien sûr», précise Bishop) s'est accentuée depuis la «victoire» de George W.Bush sur son rival démocrate A Gore, ü y aura bientôt quatre ans.«(Cette fracture] n'a jamais été aussi grande depuis l’élection de 1960, qui opposait John Kennedy à Richard Nixon», insiste James Gimpel, professeur à l’université du Maryland.Le démographe hésite avant de poursuivre: «Tout ceci peut conduire à la guerre civile!» Un tel scénario n’est pas pour demain, bien sûr, mais «avec cette extrême polarisation, les perdants d’une élection ont moins envie d’être gouvernés par ceux qui l’ont gagnée.Il faut faire attention à la distance idéologique qui sépare de plus en plus les deux», prévient Gimpel, qui vit dans un «comté bleu pâle» (républicain modéré) d’un Maryland fortement démocrate.Bill Bishop, lui, vit «dans une oasis rouge au milieu d'un désert bleu de “rednecks’».MAROIS Landry dit non Le caucus de l’aile parlementaire du PQ a porté en partie sur le leadership de Bernard Landry.Les 44 députés se sont prononcés tour à tour sim la question.«Ily a un très large consensus contre une course au leadership», a affirmé la présidente du caucus, la députée Agnès Maltais, à la sortie de la rencontre.François Leganlt, un candidat éventuel à la succession de Bernard Landry, s’est montré en total désaccord avec la proposition de sa collègue Pauline Marois.«Il y aura un congrès en 2005.R y aura un vote de confiance.Je ne vois pas pourquoi on changerait en cours de route ce qui a été prévu», a-t-il dit Le député de Rousseau appuie Bernard Landry.jusqu’au congrès de juin 2005.D lui réitérera par la suite sa confiance «si Bernard Landry aura réussi à moderniser le Parti québécois, son programme et ses structures».Selon le doyen des députés du Parti québécois, François Gendron, Pauline Marois a «tort» de réclamer une course au leadership.«C’est un faux débat.Nos statuts sont on ne peut plus clairs.Cest en 2005 qu’on doit arbitrer ça», a-t-il lancé, précisant que Bernard Landry a «toute [sa] confiance», comme Tont dit Louise Harel, Richard Legendre et Stéphane Bédard, par exemple.Le député de Borduas, Jean-Pierre Charbonneau, a refusé d’appuyer publiquement Bernard Landry.Le député de JoHette, Jonathan Valois, souhaite quant à lui entendre les militants sur la tenue d’une course au leadership.D’autres députés ont refusé de commenter.«Je pense çttjune course] n’est pas une bonne proposition», a affirmé Bernard Landry en conférence de presse.Le chef péquiste a souligné qu’aucun député n’avait remis en cause la légitimité de son mandat.«Quand je me suis présenté [à la présidence du parti à la suite du départ de Lucien Bouchard en janvier 2001], quiconque pouvait se présenter.Certains députés ont même dit qu’une élection par acclamation démontre un tel consensus que c’est un niveau de légitimité tout à fait remarquable», a-t-il lancé.emporté avec l'appui de 58,7 % des péquistes.Les quatre autres candidats s’étaient classés comme suit: Pauline Marois deuxième avec 19,7 % d’appuis, le député de Lévis Jean Garon avec 16,2 % des voix, l’avocat québécois Guy Bertrand fort de 5 % des suffrages et un environnementaliste, Luc Gagnon, avec moins de 1 %.Pierre Marc Johnson devait cependant démissionner avec fracas deux ans plus tard, à l’automne 1987, n’ayant pas pu conduire le PQ vers de nouveaux sommets.C’est Jacques Parizeau qui devait lui succéder en 1988.Il n’y avait pas eu de course au leadership, M.Parizeau étant alors seul sur les rangs.Au départ de M.Parizeau, au lendemain du référendum d’octobre 1995, la même situation s’est pro- construits en rafale au cours de la dernière année.Le temps suspendu a repris son cours.Et la frénésie immobilière aura finalement eu raison du petit refuge du passé, qui déménagera sous peu.à quelques pâtés de maisons, histoire de ne pas perdre sa précieuse clientèle.«C’est environ 60% de cols bleus, mais j’ai toutes sortes de monde, des gens qui travaillent dans le coin, les étudiants de l’École de technologie supérieure — la bonne affaire!», rigole Mme Strudensky.L’arrivée massive des condos n’a-t-elle pas rempli ses coffres de nouveaux revenus?«Pas vraiment, ce sont surtout des gens qui vont travailler le matin et rentrent chez eux le soir», indique-t-elle sans enthousiasme ni regret.«Si j’étais propriétaire de la bâtisse, je ne bougerais pas, dit-elle d’un air de défi.Le fait est que je n’ai pas de bail, je n’en ai jamais eu.Le propriétaire de 84 ans veut vendre depuis toujours, et c’est plus facile de le faire quand les locataires ne sont pas liés par un bail.Maintenant que ce secteur est “hot”, les chances de vendre sont très bonnes, bien meilleures qu’il y a dix ans.» Loin de s’apitoyer sur son sort, la dame qui habite Côte-Saint-Luc se réjouit plutôt que le vent tourne dans le secteur.«Je suis très contente.J’ai regardé les champs vierges autour pendant plus de dix ans.On injecte enfin un peu d’argent dans cette province», s’ex- Le journaliste habite Travers, une banlieue démocrate d’Austin qui a élu à deux reprises George W.Bush comme gouverneur.Ces cassures politiques au pays de l’oncle Sam n’inquiètent pas du tout Morris P.Fiorina, de l’université Stanford, en Californie.Bien au contraire, écrit-il dans Culture War?- The Myth of a Polarized Electorate, il est rafraîchissant de voir de véritables clivages et des opinions bien tranchées: les Etats-Unis ne sont pas aussi monolithiques qu'on le croit à l’étranger.Et si, note-t-il dans son livre publié cette année, on peut s’inquiéter de la dégradation du débat des insultes qui se substituent aux arguments, du combat des personnes à celui des idées, cela n’est pas propre aux Etats-Unis.«Guerre civile culturelle» La ségrégation politique actuelle se vit en parallèle d’une «guerre civile culturelle» qu’on observe sur les ondes, dans les journaux, dans les livres et aussi dans les chambres à coucher avec la question des mariages homosexuels.«TU sais, mon chou, il n’y a pas un gai à Midland qui sortirait de l’ombre, de crainte qu’on croie qu’il est démocrate!» L’anecdote est rapportée par Molly Ivins, la chroni- Îueuse-vedette du Star Telegram de Forth Worth, au exas.Bill Bishop rappelle ced: «Un Américain ne consulte pas une carte du pays en se disant: “C’est là que je vais aller vivre parce que cet endroit est habité majoritairement par des républicains ou des démocrates.* Non! R déménage en se disant: ‘Le style de vie dans cet État, dans cette ville, dans ce quartier, est celui que je recherche." Bien sûr, ce style lui convient parce qu’il a telles ou telles idées politiques.» Cette année à New York, ville démocrate qui reçoit la convention républicaine, une station radiophonique Selon M.Landry, ü faut s’en tenir aux statuts et règlements du parti.Une élection à la présidence ne peut être déclenchée qu’à la suite d’un vote de confiance négatif à l’égard du chef, de la démission ou du décès de celui-d, stipulent ceux-d.Or les règlements n’ont pas toujours été respectés autant à la lettre par l’état-major du PQ.Un congrès des membres doit se tenir à tous les deux ans en vertu des règlements du parti.Le dernier congrès remonte à mai 2000.Aux yeux de Bernard Landry, «c’est plus facile de gagner une course au leadership qu’un vote de confiance».Alors pourquoi ne pas lancer une élection à la présidence?«On vit dans une société de droit et un Parti politique doit donner l’exemple du respect des lois», a-t-il noté.Le refus de Bernard Landry et de la majorité des députés de déclencher une élection à la présidence n’a pas ébranlé Pauline Marois, qui entend continuer à faire la promotion de son idée.M.Landry ne montrera pas la porte à Pauline Marois pour autant, préd-sant qu’elle est «une excellente militante, une personne de qualité et une députée remarquable».Pour lui, il est légitime qu’elle souhaite lui succéder, «à condition que cela soit fait selon nos règles».En dépit de l’affront de Mme Marois, Bernard Landry croit pouvoir «compter sur la loyauté de tout le monde» en annonçant qu’il reste en poste.Bernard Landry fait peu de cas du sondage CROP-Lo Presse-Le Soleil publié hier, qui montre que 47 % des Québécois et 40 % des électeurs acquis au PQ souhaitent son retrait de la présidence du PQ.Paradoxalement, alors que M.Landry ne recueille l’appui que de 35 % des Québécois et de 52 % des péquistes, le Parti québécois, lui, se trouve en tête du sondage avec 43 % des intentions de vote, contre 35 % pour le Parti libéral et 18 % pour l’ADQ.«Peut-être [estee ainsi] parce que je n’ai pas dit fermement ce que j’ai l’intention de faire», a conclu Bernard Landry.duite: Lucien Bouchard, seul candidat au poste, a été élu sans opposition.De même, au départ de Lucien Bouchard en janvier 2001, Bernard Landry, seul en lice, avait été désigné d’office président du parti.En faisant voter tous les membres du parti pour choisir un chef en 1985, le Parti québécois avait repris un processus que les crèditistes avaient appliqué pour la première fois en Amérique du Nord au printemps de 1973.Cette année-là, Yvon Dupuis était devenu chef du Ralliement créditiste du Québec contre trois autres candidats, à la suite du vote universel de tous les membres du parti.Presse canadienne clame-t-elle, franchement ravie de la fin du règne du Parti québécois, l’an dernier.De toute manière, une fois déménagé, le décor demeurera le même.«Tout restera exactement pareil», insiste la proprio.Tout au plus ne pourra-t-on plus raconter que les comédiens Jean Reno et Johnny Depp y sont venus et qu’un épisode de la série américaine Sex and the City y a été tourné.Et encore, au rythme où circulent les récits, des plus farfelus aux plus instructifs, il serait bien difficile de les arrêter.Un homme d’affaires en chemise-cravate terminant son repas rapporte qu’une manifestation antianglophone ayant mal tourné dans un commerce adjacent aurait largement contribué à l’envoi des troupes canadiennes à Montréal en 1970.La proprio évoque une légende mystérieuse selon laquelle une prostituée dont on a coupé la tête reviendrait hanter le quartier de Griffintown tous les sept ans afin 4e retrouver son visage.Décidément, le restaurant Entile Bertrand ne pourrait jamais mourir puisqu’il vit si intensément dans la mémoire de ses clients.Comme l’a si bien dit l’un d’entre eux: «R fait partie du caractère de Montréal; il est unique.» (Air America) a vu le jour en se donnait pour mission 4e mieux recentrer politiquement les Etats-Unis.Les médias, électroniques surtout, ont désormais des porte-voix ultraconservateurs dont l’onde de choc se fait sentir aux Etats-Unis comme à l’étranger.Fox News, de Rupert Murdoch, le baron médiatique australo-britannique devenu américain, en est un parfait exemple.Créée en 1996, la chaîne a aujourd’hui déclassé CNN.C’est un peu dans ce contexte de guerre de tranchées que les cris du réalisateur Michael Moore doivent être compris.Ils sont en quelque sorte un contrepoids à ceux de Rush Limbaugh qui, tous les jours depuis 15 ans, vilipende les «libéraux» sur 600 stations radiophoniques à travers les États-Unis.La polarisation politico-culturelle, amorcés sous la présidence de Ronald Reagan (1981-89), a également fait grimper en flèche le nombre d’indécis, mal à l’aise dans les deux grands partis.Les électeurs démocrates sont toujours concentrés sur les côtes Ouest et Nord-Est; les républicains se trouvent surtout dans le Midwest et le Sud.Dix-huit États ballottent entre les rouges de John Kerry et les bleus de George W.Bush.C’est là que se joue la présidentielle du 2 novembre.À l’instar de la convention démocrate de Boston, celle des républicains à New York est un bal politique destiné à courtiser les indécis.•Depuis 30 ans, le taux de participation aux élections fédérales ne dépasse pas les 50 %.R sera plus élevé cette année à cause de l'actuelle polarisation, et c'est dans les “swing states’ que l’affluence aux urnes sera la plus grande», croit le professeur James Gimpel Deux Amériques se regardent aujourd’hui en chiens de faïence, à 66 jours d’une élection qui choisira un 44' président ou décidera de conserver l’actuel locataire de la Maison-Blanche.Le Devoir Le Devoir La dernière course au leadership date de 19 ans SNACK-BAR Le Devoir AMÉRICAINS
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