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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2008-10-21, Collections de BAnQ.

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« Rupture de la cohabitation » à Québec L’élection d’un président dégénère en crise parlementaire ANTOINE ROBITAILLE Québec — Les conflits entourant l’élection d’un président de l’Assemblée nationale ont dégénéré hier en crise parlementaire qui constitue une première étape vers un déclenchement éventuel d’élections générales.Le ralliement de dernière minute de l’ADQ à une nouvelle candidature péquiste, celle de François Gen-dron, véritable coup de théâtre hier matin au Parlement, a suscité l’ire du leader du gouvernement, Jean-Marc Fournier.Ainsi, M.Gendron risque de devenir aujourd’hui le premier président non issu des ban- quettes gouvernementales depuis.1878.Furieux, M.Fournier a qualifié le geste de «rupture de la cohabitation», de «manœuvre faite pour tromper, point à la ligne».A ses yeux, cela n’est «pas porteur d’espoir pour assurer la nécessaire cohérence des décisions à prendre devant la situation économique qui pointe à l’horizon».À la question le Parlement devient-il «dysfonctionnel»?, M.Fournier a répondu «clairement, ça nous laisse dans l'interrogation».L’élection à la présidence, qui doit avoir lieu au scrutin secret aujourd’hui, VOIR PAGE A 10: RUPTURE ?www.ledevoir.com ?LE DEVOIR Vol.XCIX N°239 ?LE MARDI 21 OCTOBRE 2 0 0 8 1 , 1 0 $ + T A X E s = 1,25$ CHRIS WATTIE REUTERS Stéphane Dion a tenu une conférence de presse hier, à Ottawa, pour annoncer qu’il quittera la direction du Parti libéral du Canada lorsqu’un nouveau chef sera choisi.Stéphane Dion s’incline Martin Cauchon songe sérieusement à lui succéder HÉLÈNE BUZZETT1 Crise financière Une certaine confiance revient en Bourse Les grands pays industrialisés préparent des mesures de relance Les marchés boursiers ont repris des couleurs hier.Line certaine confiance revenait, nourrie par la baisse des tensions sur le marché du financement interbancaire.Les grands pays industrialisés s’acheminaient également vers des mesures de relance économique afin de combattre le spectre de la récession et du chômage En Bourse, revigoré par des gains importants dans les secteurs de l’énergie et des finances, le S&P/TSX du parquet torontois a récupéré 688,91 points, un bond de 7,2 %, à 10 251,4.La Bourse a poursuivi sur son élan de la semaine dernière alors qu’elle avait ga-gnç 500 points.A l’opposé le dollar canadien a cédé 48 centièmes à 83,77 cents US, la plupart des observateurs estimant que la Banque du Canada devrait annoncer aujourd’hui une réduction de son taux directeur d’au moins un quart de point de pourcentage.VOIR PAGE A 10: CONFIANCE ¦ Autres textes sur la crise financière et la chronique de Claude Chiasson, pages B 1, B2 et B 5 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Martin Cauchon Ottawa — C’était écrit dans le ciel, et Stéphane Dion a confirmé hier qu’il ne dirigerait pas les troupes libérales lors de la prochaine élection.D restera à la tête de sa formation le temps qu’un successeur lui soit trouvé.Déjà, les diverses équipes s’animent, et tout indique que Martin Cauchon, l’ancien ministre de Injustice et député d’Ou-tremont, se lancera dans la course.C’est un Stéphane Dion tendu et mal à l’aise qui s’est présenté devant la presse hier après-midi pour annoncer ses intentions à la suite de sa cuisante défaite de mardi dernier.Le chef du PLC a lu sans conviction une déclaration qui ne lui semblait parfois pas très familière.Au moment critique, il a toutefois tenté une pointe d’humour, faisant une pause oratoire afin de faire durer le suspense.«J’ai informé le président du Parti libéral du Canada et le président du caucus national de mon intention de demeurer chef de notre parti.jusqu’au moment où un nouveau chef sera choisi», a-t-il déclaré.Stéphane Dion a gagné de l’assurance lorsqu’il a répondu aux questions.Le chef démissionnaire a invité les militants et les responsables du PLC à un examen de conscience.Les perspectives d’avenir du Parti libéral ne s’amélioreront pas com- me par magie en élisant un nouveau chef et en adoptant un nouveau programme, a-t-il mis en garde.«Notre pourcentage des suffrages a diminué au cours des trois dernières élections.Cette tendance doit être renversée, car nous devons gagner la prochaine élection», a-t-il déclaré.Le PLC a obtenu 26,2 % des voix, une diminution de quatre points par rapport à 2006.VOIR PAGE A 10: DION Autres textes en page A3 ¦ La chronique de Michel David et l’éditorial de Marie-Andrée Chouinard, pages A 3 et A 8 JACQUES NADEAU LE DEVOIR CONSEIL DE LA FÉDÉRATION L’Ontario envisage un retour au déficit, pas le Québec ¦ À lire en page A 5 INDEX Annonces.A 6 Avis publics.B 5 Décès.A 6 Météo.B 6 Mots croisés.B 5 Sudoku.B 5 Télévision.B 7 Les fêtes du 400e de Québec Retour sur une catastrophe évitée ISABELLE PORTER Québec — Le 4(X> a connu tant de succès cet été que l’on a presque oublié la catastrophe qu’il a failli devenir.Pour la première fois depuis des mois, l’un des administrateurs du 400'' lève le voile sur la crise qu’a traversée l’organisation avant l’arrivée de Daniel Gélinas.Au lendemain d’une série de départs au sein de l’équipe de direction, dont certains membres étaient soupçonnés de conflit d’intérêts, M.Gélinas avait dit aux médias que des explications seraient fournies une fois la fête terminée.Or, à l'approche de la clôture, on nous dit qu’une telle rétrospective n’est pas prévue.La responsable des communications, Luci Tremblay, assure qu’un bilan administratif sera remis aux bailleurs de fonds—les trois ordres de gouvernement —, mais pas question de revenir sur les problèmes du passé.«Ce ne sera jamais couvert.Oui, s’il y avait eu un gouffre financier, un flop ou un problème grave.Là, on n’a pas à expliquer, ça a tellement été un succès.» Et si les gouvernements le réclamaient?«Ça n’arrivera pas.C’est eux qui ont sonné la sonnette d’alarme.Cest à leur satisfaction.Donc tout est beau, on tourne la page.» Toutefois, au bureau du maire de Québec, Régis La-beaume, on nous dit que ce dernier est très «sensible» VOIR PAGE A 10: 400e JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le spectacle de Paul McCartney sur les plaines d’Abraham, le 20 juillet, fut l’un des événements qui, à la suite du redressement effectué par Daniel Gélinas, ont contribué au succès des fêtes du 400' .•ÎVéW********** Ty.èT.'iirOT HOMIER3ROY 5 H 30 Aujourd’hui à 7h35 Qu’adviendra-t-il du Parti libéral et de son chef?Ri.l N»dm pr.oiion #95,1 Radio-Canada.ca/blenm«illaur PREMIERE CHAÎNE * V * 77831302381743 LE DEVOIR, LE MARDI 21 OCTOBRE 2008 LES ACTUALITES JACQUES NADEAU LE DEVOIR En marge de la rencontre de l'Afrique francophone de Montréal, l’ancien premier ministre du Canada Paul Martin a rencontré le président du Burkina Faso, Biaise Compaoré, qui a encouragé les sociétés canadiennes à investir en Afrique de l’ouest.PASSEZ AU GAZ NATUREL ET OBTENEZ JUSQU’À 40% DES COÛTS D'INSTALLATION EN AIDES FINANCIÈRES’ Vous êtes propriétaire d’une PME et utilisez le mazout comme source d’énergie?Le gaz naturel est nettement plus avantageux.Beaucoup plus propre que le mazout, il n’émet pratiquement pas de polluants, tels que les poussières et le soufre, et produit 30% moins de gaz à effet de serre.->Grâce aux appareils à haute efficacité énergétique, vous économisez de l’énergie, donc de l'argent.Fini les tracas de livraison de mazout.Avec le gaz naturel, vous pouvez compter sur une alimentation continue, jour et nuit, 7 jours sur 7.Nos Partenaires certifiés vous fourniront toute l’aide nécessaire pour bien évaluer vos besoins, trouver les meilleures solutions et bénéficier de l’aide financière offerte.Pour obtenir une estimation sans frais ni obligation, 1 800 563-1819 ouvisiteziewww.gazmetro.com GazMétro la vie en bleu rtaines conditions s’appliquent.Le réservoir de mazout pourra être enlevé par le Partenaire certifié Gaz Métro.A» uttre s'applique aux bâtiments situés sur le réseau gazier Le président du Burkina Faso à Montréal La crise économique pourrait profiter à l’Afrique AMÉLIE DAOUST BOISVERT MAZOUT T g suis là pour parler de 'V l’Afrique, je crois à l’Afrique qui bouge, qui résiste, qui reconnaît et corrige ses erreurs et qui, surtout, va réussir», a annoncé d’emblée le président du Burkina Faso, Biaise Compaoré, lors de la conférence qui se tenait hier dans le cadre de la rencontre sur l’Afrique francophone.Elle faisait suite au Sommet de la Francophonie clôturé à Québec dimanche.Environ 450 personnes, dont les anciens premiers ministres Paul Martin et Bernard Landry, s’étaient réunies q Montréal pour écouter le chef d’Etat et président de l’Union économique et monétaire ouest-africaine.Il est venu présenter aux investisseurs canadiens les occasions d’affaire et d’investissements en Afrique, et plus particulièrement en Afrique de l’Ouest et au Burkina Faso.Sur fond de crise économique, le chef a fait preuve d’un grand optimisme.«Je disais dernièrement à un ami que les Burkinabés ne connaissent pas tellement les cotes de la Bourse.Ce qu’ils connaissent, c’est le prix du baril de pétrole, qui est tombé à 70 $», a-t-il illustré.Pour lui, l’Afrique pourrait profiter de la crise pour investir.«Oui, il y a des difficultés à l’horizon, mais nous pensons qu’il peut aussi y avoir des opportunités.Nous pouvons imaginer qu’une crise qui affecte l’Europe et l’Amérique du Nord peut jouer sur l’aide internationale et le prix des matières, mais cela nous met en position de chercher à saisir les opportunités.Quand le prix du riz grimpe, nous pouvons doubler notre production.» Il mise par exemple sur une libre circulation des biens, des services, des capitaux et des personnes en Afrique de l’Ouest pour attirer les investissements étrangers.«J’ai comme vision pour 2020 une Afrique de l’Ouest libre de frontières.» L’ancien secrétaire général de l’Agence intergouvemementale de la Francophonie Jean-Louis Roy a cité The Economist pour affirmer que «l’Afrique est peut-être en train de réunir les conditions de son décollage économique.» Pour lui, le taux de croissance de 6 % en 2007, l’octroi par la banque mondiale du 3e rang au Burkina Faso pour le climat des affaires sur le continent africain et la perspective de 80 % des enfants sur les bancs d’école pour 2010 sont des signes prometteurs pour l’avenir.Le maire Gérald Tremblay prenait place à la gauche de Biaise Compaoré.En entrevue avec Le Devoir, en référence aux objectifs du millénaire, il a rappelé que «2015, c’est dans sept ans.On est loin des objedijs».Les huit objectifs du millénaire pour le développement établis par les Nations unies ont été adoptés en 2000 et visent l’élimination de la pauvreté.Une dizaine de personnes associées au Groupe de recherche et d’initiative pour la libération de l’Afrique (GRILA) attendaient, pancartes à la main, les invités d’honneur et les individus venus assister la conférence.«Tous les crimes [de Biaise Compaoré] sont restés impunis.Nous sommes là pour rappeler que c’est un dictateur que nous recevons aujourd’hui», a expliqué la Québécoise d’origine burkinabé Christine Paré.Aziz Fall, politologue québécois d’origine sénégalaise et organisateur pour la Campagne internationale Justice pour Sankara, l’ancien président burkinabé assassiné en 1987 lors du coup d’Etat, affirmaient que le président actuel «joue une démocratie de façade.Le Burkina peut avoir l’air d'un havre pour les investisseurs, mais c’est en réalité un pays souillé.Comment [Paul] Martin et les autres politiciens canadiens peuvent-ils le côtoyer?Ça éclabousse l’image du Canada pour des raisons affairistes».Le Devoir Isabelle Hudon quitte la Chambre de commerce KATHLEEN LÉVESQUE La touche-à-tout montréalaise Isabelle Hudon quittera officiellement ses fonctions de p.-d.g.de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain le 31 octobre après presque quatre ans passés à la tête de l’organisme.La Chambre de commerce a diffusé en fin d’après-midi hier un communiqué pour en faire l’annonce, soulignant que Mme Hudon démissionne pour relever un «nouveau défi».Selon les informations recueillies par Le Devoir, Mme Hudon se joindrait à l’équipe de l'entreprise de communications et de marketing Marketel.Il a toutefois été impossible de lui parler hier.Selon des sources, plusieurs problèmes internes auraient incité Mme Hudon à chercher un nouvel emploi.Ainsi, il y aurait eu certaines tensions entre Mme Hudon et le conseil d’administration de la Chambre.La façon de définir son rôle notamment en y donnant une couleur très politique ne faisait pas Tunanimité.D’ailleurs, plus d’une fois, Mme Hudon a été pressentie pour se lancer en politique tant sur la scène municipale, provinciale que fédérale.D’aucuns voient d’ailleurs dans le départ de Mme Hudon, «un retrait stratégique» afin de plonger dans l’arène politique provinciale avec l’équipe libérale lorsque Jean Charest déclenchera la prochaine campagne électorale.Aussi, une réorganisation interne de l’organisme qui s’est soldée par des compressions importantes de personnel au cours des derniers mois et certaines difficultés financières de la Chambre liées au difficile renouvellement du membership, auraient eu raison de Mme Hudon.Hier, la présidente du conseil d’administration, Hélène Desmarais, saluait le leadership de Isabelle Hudon, sa grande compréhension des enjeux, «son sens stratégique éminemment développé et ses capacités de gestion».La Chambre a immédiatement entrepris des dé- SOURCE PRIX ARTS-AFFAIRES Isabelle Hudon marches pour le remplacement de Mme Hudon.Dans TimmédiaL le trésorier Roger Plamondon assurera la transition.Isabelle Hudon est entrée à la Chambre de commerce en 2001 par la porte des communications.En 2005, elle se hisse dans le fauteuil de p.-d.g.laissé vacant par Benoit Labonté qui venait de faire le saut en politique municipale montréalaise.Elle a été la première femme à accéder à la direction de la Chambre.Souvent perçue comme une «dynamo» qui touche à tous les dossiers montréalais, Mme Hudon était toujours prête à monter aux barricades pour défendre Montréal.Outre la Chambre, elle cumule de nombreuses autres fonctions.Elle siège aux conseils d’administration d’Aéroports de Montréal et du Technopôle Ville-Marie.Elle préside le conseil d’administration de la Société du Havre de Montréal et vient d’être nommée à celui de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) qui tente de se remettre d’un fiasco financier et immobilier de plusieurs centaines de millions de dollars.Le Devoir * i V 1 LE DEVOIR, LE MARDI 21 O C T O R R E 2 0 0 8 L’œuvre de Dion Michel David Le proverbe est bien connu: «On peut tromper quelqu’un tout le temps, on peut tromper tout le monde un certain temps, mais on ne peut pas tromper tout le monde tout le temps.» C’est toute l’histoire de Stéphane Dion.D s’en trouvera sans doute quelques-uns, comme Don Boudria, pour continuer à penser qu’il aurait fait un bon premier ministre.Les délégués au congrès libéral de décembre 2006 ont voulu le croire, mais l’évidence a fini par s’imposer.L’élection de M.Dion comme chef du PLC a sans doute été le moment le plus surréaliste qu’il m’ait été donné de vivre en plus d’un quart de siècle de couverture politique.Les libéraux réunis au Palais des congrès de Montréal ce soir-là semblaient vivre sur une autre planète.Il fallait vraiment que l’adoption de la Loi sur la clarté ait aveuglé les délégués pour les empêcher de voir à quel point celui auquel ils s’apprêtaient à confier leur destinée était non seulement persona non grata au Québec, mais qu’il était également dépourvu de charisme et de sens de la communication.Sans parler des déficiences de son anglais.Au départ, il n’aurait jamais dû avoir suffisamment d’appuis pour qu’un hasard stratégique lui permette de se faufiler.Il s’agit sans aucun doute d’une des pires erreurs de casting dans les annales politiques canadiennes.C’est précisément parce qu’ils sont eux-mêmes responsables du désastre du 14 octobre dernier que les libéraux devaient se montrer intraitables envers M.Dion.D fallait éliminer au plus vite cette preuve gênante de leur propre ineptie.Hier, il a certainement causé une immense déception en annonçant son intention d’assurer l'intérim jusqu’à ce que son successeur soit choisi Même s’il a dû se résigner à l’inévitable, M.Dion ne comprend toujours pas à quel point il n’était pas fait pour être chef.Sa conférence de presse s’apparentait à du déni.Si les conservateurs ont pu miner aussi facilement sa crédibilité et celle de son programme, c’est bien sûr qu’ils avaient les moyens de s’offrir de la publicité, mais c’est surtout quïl était lui-même une proie facile.?Dire que je n’ai jamais été un grand fan du chef literal serait un euphémisme, même si sa détermination et son intégrité personnelle commandaient le respect Comme cet autre antipoliticien qu’était M.Ryan, M.Dion alliait à une envergure intellectuelle incontestable une intransigeance cassante qui indisposait ses propres collègues.Dans l’esprit de certains, il demeurera un véritable héros, qui a empêché l'éclatement du Canada.M.Dion lui-même semble le penser.En décembre 2003, alors qu’il cherchait désespérément à conserver une place dans le nouveau gouvernement de Paul Martin, il avait déclaré à un journaliste: «Sans moi, le Canada n’existerait pas.Si je n’avais pas été là, le président de la République du Québec s’appellerait Lucien Bouchard.» En réalité, ce n’est pas la Loi sur la clarté qui a empêché M.Bouchard de tenir un référendum.Bien avant son adoption, en juin 2000, les résultats décevants des élections du 30 novembre 1998 l’avaient forcé à y renoncer, et l’impopularité de son gouvernement n’a cessé d’augmenter jusqu’à son démission.En revanche, les interventions répétées de M.Dion sur les problèmes que créerait la sécession du Québec, notamment en ce qui concerne l’intégrité de son territoire, avaient le don d’agacer l’ancien premier ministre au plus haut point II faut reconnaître qu’organiser un Forum des fédérations à Mont-Tremblant avec Bill Clinton en vedette principale, ne manquait pas d’imagination.C’est après le départ de M.Bouchard que la Loi sur la clarté a provoqué au sein du mouvement souverainiste une radicalisation qui n’est pas étrangère à la baisse de ferveur des dernières années.Pour certains «purs et durs», elle a transformé le référendum en un véritable piège, auquel les souverainistes ne peuvent échapper qu’en trouvant un autre moyen de réaliser la souveraineté.Sans renoncer au référendum, le PQ a cherché à s’adapter à la nouvelle situation en écartant la souveraineté-partenariat de 1995 au profit d’une question qui porterait directement sur la souveraineté.Avec le résultat que le oui a perdu près de 10 points dans les sondages.?La clé de la réussite de M.Dion demeure toutefois l’entreprise de culpabilisation collective à laquelle il s’e$t livré durant les années qui ont suivi le référendum.A l’entendre, le projet souverainiste, «exclusif» et «ethnocentriste», constituait une véritable atteinte à la morale universelle.Déjà déstabilisés par la malheureuse phrase de Jacques Parizeau, les souverainistes ont eu tellement peur de donner raison à leur accusateur qu’ils ont complètement aseptisé leur discours.Inversement, quand il était à l’étranger, M.Dion ne tarissait pas de louanges pour «l’empathie» que les Canadiens anglajs éprouvaient pour leurs compatriotes francophones.A l’entendre, la Loi sur les langues officielles avait provoqué une véritable «révolution des esprits».Au cours de la dernière campagne, le chef libéral en a surpris plus d’un en soutenant qu’il était aussi nationaliste que Gilles Duceppe.En réalité, dans son désir de discréditer le projet souverainiste, il a travesti le nationalisme québécois, comme un homme qui veut abattre son chien l’accuse d’avoir la rage.La fin justifie les moyens, paraît-il.Hier, M.Dion a expliqué être entré en politique pour aider son pays à rester uni.Il faut reconnaître qu’il y est parvenu.Maintenant qu’il a été viré, va-t-on lui élever une statue?Le prochain chef libéral pourra ensuite expliquer aux Québécois qu'il est temps de tourner cette triste page.mdavid@ledevoir.com RKUTERS .?I Stéphane Dion POLITIQUE ! L’homme de la clarté : un Canada anglais, un paria A 3 StAtlOM t>C * l'Abtw ' hentfkx d* K.iitlo VW i, 31 octobre ithoo 4-382-3913 héros au au Québec KARINE FORTIN Ottawa — Jusqu’au 14 octobre, le chef démissionnaire du Parti libéral du Canada, Stéphane Dion, se plaisait à dire qu’il gagnait à être connu et qu’il était capable de beaucoup plus que ce que ses adversaires laissaient croire.«fai toujours été sous-estimé, et ça m’a toujours bien servi», notait-il après son élection surprise à la tête du parti, en décembre 2006.Gagner une élection contre le conservateur Stephen Harper s’est toutefois révélé au-dessus de ses capacités.En dépit de ses efforts, son parti a obtenu le plus faible résultat de son histoire au dernier scrutin.Selon les observateurs de la scène politique, cette dégringolade rendait son départ inévitable.D y a toutefois fort à parier que les Canadiens continueront à entendre parler de lui.Stéphane Dion a en effet consacré l’essentiel de sa vie à la politique.D’abord à l’étudier et à l’enseigner, puis à la pratiquer pendant plus de dix ans.Ses débuts à la Chambre des communes ont été difficiles, mais, avant le 14 octobre, il avait effectué un parcours quasi sans faute sur la scène fédérale.Détenteur d’une maîtrise en sciences politiques de l’Université Laval et d’un doctorat en sociologie de l’Institut d’études politiques de Paris, M.Dion était professeur à l’Université de Montréal, quand il a reçu un coup de fil de Jean Chrétien dans les mois suivant le référendum sur la souveraineté de 1995.En dépit des conseils de son père, le politologue Léon Dion, qui y voyait une «terrible erreur», cet intellectuel réputé connu comme un ardent défenseur du fédéralisme a accepté, sans attendre d’être élu, le portefeuille des Affaires intergouvemementales.Dans les faits, il s’agissait de travailler à restaurer «l’unité nationale».Cette tâche à laquelle il s’est attaqué avec passion lui a valu d’être qualifié de «père de la clarté» à cause de la loi qu’il a fait adopter en 2000 et qui établit les conditions d’une éveqtuelle acceptation de l’indépendance du Québec par l’Etat canadien.Ce texte a fait de lui un héros hors de sa province d’origine, mais il est devenu un paria parmi les siens.Des caricaturistes l’ont dépeint comme un rat pendant des années.Une décennie plus tard, il est encore ouvertement détesté de nombreux souverainistes qui le considèrent comme un ennemi de la démocratie.Le professeur a fait son entrée au Parlement fédéral à la faveur d’une élection partielle dans les mois suivant sa nomination, en 1996.Il a été réélu en 1997, 2000, 2004, 2006 et 2008, toujours dans la circonscription de Saint-Laurent-Cartierville, sur l'île de Montréal.Fidèle à Jean Chrétien Pendant la lutte fratricide pour le pouvoir au sein du Parti libéra] du Canada (PLC), il est toujours resté fidèle à celui qui lui avait donné sa chance, Jean Chrétien, ce qui lui a valu d'être exclu du cabinet pendant six mois par le premier ministre suivant, Paul Martin, fl a aussi survécu sans trop d’égratignures au scandale des commandites, qui a entaché la réputation de certains de ses collègues.Après son purgatoire, il a été nommé à l'Environnement et a présidé d'une main sûre la Conférence de! Montréal sur les changements climatiques, un dossier qui lui tient particulièrement à cœur.Récemment, il a même affirmé que la lutte contre le réchauffement; de la planète constituait le combat de sa vie.M.Dion avait même fait de sa stratégie de réduction des gaz à effet de serre la clef de voûte de son programme électoral.Ce «Tournant vert», qui prévoyait entre autres l’imposition d’une taxe sur le carbone, serait en partie responsable de l’érosion des appuis du PLC en Ontario et dans les Maritimes.Le politicien ne bénéficiait pas suffisamment d’appuis au sein de son parti pour rester aux commandes après la défaite.II n’a jamais réussi à s’im-; poser comme chef et il est demeuré dans l’ombre de ses anciens rivaux — particulièrement Michael'.Ignatieff et Bob Rae — qui se disputeront vraisemblablement sa succession.Stéphane Dion a 53 ans.Il est marié à Janine; Krieber, elle-même professeur et spécialiste des1 questions de sécurité nationale.Le couple a une! fille adulte, Jeanne, et possède aussi un chien hus-; ky baptisé Kyoto.La Presse canadienne PHOTOS JACQUES NADEAU LE DEVOIR ET ARCHIVES REUTERS Quelques-uns des candidats pressentis pour la course au leadership du Parti libéral du Canada: Frank McKenna, Martha Hall Findlay, Bob Rae, Brian Tobin, Gerard Kennedy et Michael Ignatieff.I , Les successeurs possibles de Stéphane Dion KARINE FORTIN Ottawa—Voici une liste des candidats potentiels à la succession de Stéphane Dion à la direction du Parti libéral du Canada Martin Cauchon: 46 ans.Profession: Avocat Expérience politique: député d’Outremont de 1993 à 2004.Faits d’armes: ministre du Revenu puis ministre de la Justice sous Jean Chrétien.Il est le père de la loi permettant le mariage entre conjoints de même sexe.Réseau: fl appuyait la candidature de Bob Rae à la direction du PLC en 2006.Denis Coderre: 45 ans.Profession: politicien jusqu’au bout des ongles.Expérience politique: député de Bourassa depuis 1997.Faits d’armes: ministre du Sport amateur puis ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration sous Jean Chrétien.Plus récemment il était porte-parole de l’opposition en matière de Défense, puis de Culture.Réseau: il appuyait Michael Ignatieff en 2006.Bémol: son nom a fait surface à quelques reprises pendant l’enquête sur le scandale des commandites.Ruby Dhalla: 34 ans.Profession: actrice et chiropraticienne.Expérience politique: députée de Brampton-Springdale (Ontario) depuis 2004.Faits d’armes: Première femme d’origine indienne élue à la Chambre des communes.Porte-parole en matière de Développement social et de santé.Bémol: elle ne parle pas français.Ujjal Dosanjh: 61 ans.Profession: activiste communautaire et avocat Expérience politique: député de Vancouver-Sud depuis 2004.Faits d’armes: premier ministre néodémocrate de la Colombie-Britannique en 2000-2001.Ministre de la Santé sous Paul Martin.Réseau: appuyait Bob Rae lors de la course au leadership en 2006.Bémols: sa victoire dans la circonscription de Vancouver-Sud n’est pas acquise puisque les résultats font l’objet d’un dépouillement judiciaire.Il ne parle pas français.Martha Hall Findlay: 49 ans.Profession: avocate et femme d’affaires.Expérience politique: députée de Willowdale (Ontario) depuis mars 2008.Faits d’armes: championne de ski alpin dans les années 1970.Candidate à la direction du PLC en 2006, elle en avait impressionné plus d’un en sillonnant le pays en autobus pour présenter ses projets.Réseau: elle s’est ralliée à Stéphane Dion tout de suite après le premier tour en 2006.Michael Ignatieff: 61 ans.Profession: auteur et professeur, spécialiste des droits de la personne.Expérience politique: député d’Etobicoke-Lakeshore (Ontario) depuis 2006, chef-adjoint du PLC sous Stéphane Dion.Faits d’armes: il a été défait par Stéphane Dion au dernier tour de la course en 2006.fl est encore une fois l’un des candidats les plus sérieux à ce poste.Réseau: Camarade d’université de Bob Rae.Leur rivalité met leur amitié à rude épreuve.Gerard Kennedy: 48 ans.Profession: directeur d’une banque alimentaire.Expérience politique: député de Parkdaje-High-Park (Ontario) depuis le 14 octobre 2008.Elu à Queen’s Park en 1997, il a été ministre de la Santé de l’Ontario de 2003 à 2006.Faits d’armes: candidat à la direction du PLC en 2006, il a permis à Stéphane Dion de l’emporter en l’appuyant au troisième tour.Dominic Leblanc: 40 ans.Profession: avocat et notaire.Expérience politique: député de Beauséjour depuis 2000.Il a été secrétaire parlementaire du ministre de la Défense et du leader du gouvernement en Chambre, puis whip adjoint du parti.Faits d’armes: il a su entretenir de bonnes relations avec les clans Chrétien et Martin ainsi qu’avec Stéphane Dion.Réseau: il est le fils de l’ancien gouverneur général Roméo Leblanc.II est très proche de la famille Trudeau.C’est un francophone, mais il n’est pas Québécois.John Manley: 58 ans.Profession: avocat et enseignant Expérience politique: député d’Ottawa-Sud de 1988 à 2004.fl a occupé plusieurs ministères, dont deux de l'Industrie, des Affaires étrangères et des Finances.Il a été nommé vice-premier ministre par Jean Chrétien en 2002.Faits d’armes: il est l’un des rares politiciens canadiens à s’être prononcés publiquement en faveur de l’abolition de la monarchie au Canada.Réseau: fidèle à Jean Chrétien, il s’est retiré de la politique à son départ Bémol: au sein du parti, plusieurs lui en veulent d’avoir accepté de rédiger un rapport sur la mission canadienne en Afghanistan à la demande de Stephen Harper.David McGuinty: 48 ans.Profession: avocat spécialisé en environnement.Expérience politique: député d'Ottawa-Sud depuis 2004.Faits d’armes: il a été pendant huit ans président de la Table ronde nationale du premier ministre sur l’environnement et l’économie (TRNEE).II était porte-parole en matière d’Environnement sous Stéphane Dion.11 est parfaitement bilingue.Réseau: il est le frère de l’actuel premier ministre de l'Ontario, Dalton McGuinty, et le fils d’un député libéral provincial.Sa famille est libérale depuis toujours.Frank McKenna: 60 ans.Professiop: avocat criminaliste, ambassadeur du Canada aux Etats-Unis.Expérience politique: député provincial au Nouveau-Brunswick de 1982 à 1997.Faits d’armes: sous sa gouverne, le Parti libéral provincial a remporté tous les sièges à l’élection de 1987.fl a été réélu premier ministre en 1991 et 1995.Réseau: il a su entretenir ses relations au sein du PLC si bien que son nom revient régulièrement parmi les candidats potentiels au poste de chef.Bob Rae: 60 ans.Profession: avocat.Expérience politique: député néodémoçrate à la Chambre des communes de 1978 à 1982.Élu sous la bannière libérale dans Toronto-Centre en 2008.Faits d'annes: il a été chef du NPD de l'Ontario et premier ministre de la province de 1990 à 1995.II a tourné le dos à ce parti en 2002.Il a déjà été pressenti pour le poste de gouverneur général du Canada.Réseau: ami de longue date de Michael Ignatieff.Leur relation est cependant turbulente depuis qu’ils se disputent la direction du PLC.Brian Tobin: 53 ans.Profession: annonceur et journaliste.Expérience politique: député fédéral de 1980 à 1996 et de 2001 à 2002.Il a été détenteur de plusieurs portefeuilles, dont ceux de l'Industrie et des Pêches et Océans.Faits d’armes: il a défendu les Grands Bancs de Terre-Neuve jusque devant l’édifice des Nations unies à New York.Il a été l’un des organisateurs du «Love in» de Montréal, à la veille du référendum sur la souveraineté de 1995, ce qui lui a valu le surnom de «Capitaine Canada».Réseau: Il a longtemps été proche de Jean Chrétien.Son nom rerient sans cesse conune candidat à la direction du PLC, avec ceux de Frank McKenna et d’Allan Rock.Bémol: il ne parle pas français.Justin Trudeau: 37 ans.Profession: enseignant.Expérience politique: il rient d’être élu pour représenter à fa Chambre des communes la circonscription montréalaise de Papineau.Faits d'armes: il a défendu plusieurs causes, dont celles du Darfour.Réseau: il est le fils aîné de l’ancien premier ntinistre Pierre Eliott Trudeau et à ce titre, il est de puis toujours l’enfant chéri de beaucoup de libéraux.II a toutefois déclaré qu’il ne serait pas sur les rangs pour cette course au leadership.Bémols: ses commentaires sur le nationalisme et sur le bilinguisme ont suscité la controverse.Son ascendance risque de lui nuire au Québec.La Presse canadienne John Manley Denis Coderre EN BREF May plaide en faveur du scrutin proportionnel Ottawa—la chef du Parti vert Elizabeth May, affirme que les résultats des dernières élections fédérales ont été faussés et que le système «dyÿimctùmnel» qui a permis ces résultats doit être modifié rapidement.Mme May a souligné le fait que seuls 59 % des électeurs du pays se sont présentés dans les bureaux de vote la semaine dernière.Selon efle, sept millions d’entre eux se sont retrouvés «orphelins», en raison de la façon dont les députés sont actuellement élus.En compa- gnie du groupe Représentation équitable au Canada, la chef du Parti vert tiendra une conférence de presse, aujourd’hui, pour demander à Ottawa de mettre en place un mode de scrutin proportionnel Mme May a souligné que si les différents partis étaient représentés selon la proportion du vote populaire qu’ils ont obtenue, le Parti vert pourrait compter sur 23 députés à la Chambre des communes.Aucun candidat vert n’a été élu mardi dernier.Elle a ajouté que les conservateurs et les autres principaux partis doivent «cesser d'hésiter et de se dérober», et a demandé une réforme du mode de scrutin avant les prochaines élections.- la Presse canadienne J’essaie de vous éviter un procès François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 v > LE DEVOIR, LE MARDI 21 OCTOBRE 2008 LES ACTUALITÉS Quartier des spectacles Labonté demande à Tremblay d’améliorer les « vitrines habitées » WSk 9HH f •«%*¦ ~v?§déc, 1 300$.514 640-4346.Cell.514 941-4951 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À [PUER ST-LÉONARD - 5 2e étage.Cherche pers.tranquille.Parc, métro 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culturisme et de travail innovateur comme historien et l’auteur autodidacte mais énormément influent et populaire Napoléonien, mort brusquement vendredi 17 octobre à Montréal, la ville de sa naissance et de toute la vie à la maison.Il avait 85 ans.Le mari bien-aimé de Huguette Derouin depuis 49 ans; le père et beau-père de Louis et Linda, Eric et Renée, Mark et Nathalie; le grand-père chéri de Joseph, Vanessa et d’Aisha; cher frère et beau-frère de Joe et Betty, Freda Yankofsky, feu Jacob, feu Louis et le beau-frère de Bertha Levy et André Derouin.Les services funéraires auront lieu au salon de : Paperman & Fils 3888 rue Jean-Talon Ouest Montréal Le lundi 20 octobre 2008 à 13 heures.Au lieu de fleurs, des dons à sa mémoire peuvent être envoyés au « Centre Communautaire Juif Ben Weider », 514-737-6551 ou à la recherche cardiologique, ia Fondation du centre hospitalier juif, 514-340-8251, >ur publication section décès foi necrologieOlememoriet.com 2190, rue Mont-Royal Est Montréal (Québec) HaH 1K3 (514)5*5*1149 * ?* Télécopieur : (514) 525*7999 www.tememoiieLcom Tous 1rs jours dt 10 h 30 * 18 Ir 30 >LÉÊk v LE DEVOIR, LE MARDI 21 OCTOBRE 2 0 0 8 A 7 LE MONDE •rflilîlMï CAINES à la Maison-Blanche à rapproche du but Barack Obama hier, en Floride JIM YOUNG REUTERS CARLOS BARRIA REUTERS John McCain hier, dans le Missouri La course s’accélère Washington — Le candidat démocrate à la Maison-Blanche, Barack Obama, compte accélérer le rythme de sa campagne en rpulti-pliant les réunions dans les Etats clés comme la Floride tandis que le républicain John McCain se bat pour conserver les Etats gagnés par George W.Bush en 2004.Le sénateur de l’Illinois a tenu une réunion hier soir à Orlando au côté de son ex-rivale Hillary Clinton.C’est la première fois depuis juin que les deux anciens candidats à l’investiture démocrate se retrouveront côte à côte pour un meeting commun.Les électeurs de Floride, dont plus d’un demi-million de nouveaux inscrits, avaient la possibilité de voter par anticipation hier.La Floride, remportée par M.Bush en 2000 et 2004, est dans la ligne de mire du candidat démocratie.Avec 27 grands électeurs, cet Etat fait partie de la poignée d’Etats où se jouera l’élection présidentielle du 4 novembre.Il faut rassembler au moins 270 grands électeurs sur les 538 que compte le Collège élec-tpral pour être élu président des Etats-Unis.En 2004, il avait manqué 18 grands électeurs au démocrate John Kerry pour devenir président à la place de M.Bush.Un écart réduit Lors d’une réunion publique en fin de matinée hier à Tampa, M.Obama a averti ses partisans que la campagne risquait de s’envenimer dans les jours prochains et que les attaques républicaines allaient redoubler d’intensité.Washington — Les démocrates américains, qui contrôlent déjà le Congrès, pourraient profiter des difficultés économiques actuelles pour obtenir, pour la première fois en 30 ans, une majorité de 60 sièges au Sénat, réduisant presque à néant l’opposition républicaine.A l’approche des élections, les sondages sont de plus en plus favorables aux démocrates, qui détiennent pour l’instant une courte majorité à la chambre haute du Congrès, avec 51 sièges contre 49.La probabilité de les voir atteindre les 60 sièges augmente, et avec elle la perspective pour eux d’avoir les coudées franches, en leur épargnant les obstructions procédurières de l’opposition.«Imaginez ce que nous pourrions accomplir avec une majorité imperméable aux obstructions», a écrit la semaine dernière, dans un appel aux dons, le candidat démocrate à la présidence Barack Obama, lui-même en tête des sondages.Pour la première fois en 16 ans, les démocrates pourraient contrôler le Congrès et la Maison-Blanche.Une situation potentiellement idéale, mais qui les verrait se heurter à l’obstacle représenté par un déficit fédéral record.Cette «super majorité» devrait aussi composer avec ses propres divisions, de nombreux sénateurs pouvant privilégier leurs propres initiatives aux dépens du programme d’Obama.Dans un entretien diffusé auparavant sur NBC, M.Obama avait estimé que «l’écart [avec John McCain] allait se resserrer, car c’est ce qui arrive toujours à l’approche de l’élection».«Dans tous les Etats clefs la course va être serrée», a-t-il ajouté.Selon le baromètre quotidien de Gallup, l’écart était vendredi de 11 points au bénéfice du sénateur de l’Illinois (52 % contre 41 %).Le même institut qui offre deux autres sondages quotidiens avec des méthodologies différentes, donne 5 ou 9 points d’avance à M.Obama dans ces deux autres études.Un sondage de l’université Suffolk accorde 9 points d’avance à M.Obama dans l’État clé de l’Ohio (51 % contre 42 %).Hormis une réunion prévue jeudi dans le Wisconsin, un État gagné de justesse par M.Kerry en 2004, Obama a prévu de frire campagne (jans les jours qui viennent dans des États qui avaient voté républicain lors de la dernière présidentielle.Trésor de guerre D devait rester en Floride aujourd’hui avant de faire campagne en Virginie, llowa, l’Ohio, le Colorado, le Nouveau-Mexique et, probablement, au Nevada et, dans llndiana.Au total, ces huit États totalisent 97 grands électeurs.M.Obama a également frit campagne ce weekend dans le Missouri, rassemblant 100 000 personnes à St Louis, et en Caroline du Nord, un État qui n’a pas voté pour un démocrate à la présidentielle depuis 1976 et qui comp> te 15 grands électeurs.Pour frire campagne, M.Obama dispose d’un considérable trésor de guerre.Il a recueilli la somme record de 150 millions en septembre.Depuis qu’il a lancé sa campagne, «Tout sénateur pense qu’il ou elle est l’égal du président», explique Stephen Hess, spécialiste du Congrès à la Brookings Institution.«Tout président adorerait avoir 60 voix au Sénat mais devrait tout de même batailler pour faire passer ses textes.» Quoi qu’il en soit, une majorité de 60 voix autoriserait les démocrates à s’affranchir de tout compromis avec les républicains et à revenir sur les réductions d’impôts 400, rue Sainte-Catherine Est È3 Berri-UQAM en février 2007, M.Obama a recueilli au total 605 millions.Contraint à une campagne plus modeste, M.McCain a choisi de concentrer ses efforts sur les États remportés pxtr M.Bush en 2004.D a frit campagne ce week-end en Virginie et dans l’Ohio et faisait cam-pagne hier dans le Missouri.accordées aux plus riches par l’administration Bush, à renforcer la régulation des marchés financiers ou à prendre des mesures de relance de l’économie.La vague attendue devrait aussi déferler sur la Chambre des représentants, où les démocrates, qui disprosent déjà de 235 élus contre 199 aux républicains, pourraient s’adjuger une vingtaine de nouveaux sièges, le double de ce qui était envisagé il y a quelques semaines.Jîl ”3^' Montréal® M.McCain a durci le ton de sa campagne accusant notamment son adversaire d’être «socialiste», une épithète injurieuse aux États-Unis.Lors d’un meeting à St-Charles, le candidat républicain a accusé son rival de «Les choses sont passées de mauvaises à pires pour les républicains», souligne Nathan Gonzales, qui suit les élections législatives pour Rothenberg Political Report, une organisation non partisane.«De façon juste ou pas, les [républicains] se voient reprocher la crise économique, dont les démocrates ont su tirer avantage», ajoute-t-il.UQAM Prenez position TÉLÉVISION La bataille d’écoute LAUREEN ORTIZ Pendant qu’Obama et McCain épuisent leurs dernières cartouches à traquer les électeurs indécis, la bataille redouble entre les chaînes de télévision américaines pour gagner des téléspectateurs.Car vu l’intérêt suscité par cette élection, les audiences ont explosé les records.«La bataille s’est intensifiée cette année car il s’agit d’une élection très spéciale, une élection à deux sièges, où chaque camp renouvelle son champion», analyse Ann Criglep spécialiste des médias à l’université de Californie USC.CNN a ainsi vu son public gonfler de 50 % en un an, avec 1,11 million de téléspectateurs en prime time (+368 000), sa meilleure performance depuis l’invasion de l’Irak en mars 2003.Même tendance pour Fox News et MSNBC, dont le nombre de téléspectateurs croît respectivement de 190 000 et 224 000.Pas résolue à perdre la bataille de l’in-fo, Fox News a attaqué CNN, fin août Avec une pub où elle prétend être «la seule chaîne d’information juste et impartiale».Une blague?Non, la chaîne, proche Parti républicain, se base sur une étude statistique du Pew Research Center for the People and the Press.Elle affiche les chiffres: 51 % des spectateurs réguliers de CNN sont démocrates, contre seulement 18 % de républicains.[.] Des faits, la vérité.Toujours selon l’étude, Fox News se vante d’être regardée par 39 % de républicains et 33 % de démocrates.Un exemple de journalisme «équilibré»: rien que des «faits», rien que la «vérité».La chaîne du magnat des médias Rupert Murdoch ne précise pas que, dans l’ensemble, le public est plus démocrate que deux ans auparavant Elle ne fait pas référence non plus à l’autre grande rivale, MSNBC, regardée par 48 % de démocrates et 18 % de républicains.Car en réalité, si Fox veut attirer quelques téléspectateurs, il est logique qu’elle drague du côté de CNN, la plus centriste, des cotes qui «tente plus que MSNBC d’être neutre, non biaisée», dit Ann Crigler.Entre Fox News et MSNBC, le combat est politique.Faisant fi de la neutralité journalistique à l’américaine, les deux chaînes se déchaînent dans Tarène de cette présidentielle 2008.Entre information et éditorial, il n’y a plus de frontière.Une recette qui a déjà fait le succès de Fox News, et qui n’a cessé de s’accélérer du côté de MSNBC.La mayonnaise a pris.- «Son audience est à la Imusse depuis que la chaîne brouille ainsi les cartes», affirme Cigler.Dernière arme La libérale MSNBC (filiale de NBC Universal et Microsoft), qui surfe sur le regain d’intérêt démocrate, went de lancer sa dernière arme de gauche: Rachelle Mad-dow, dont l’émission quotidienne a commencé en septembre.Mad-dow, 35 ans, est une jeune commentatrice politique p)eu conventionnelle, qui se dit «libérale mais pas partisane».Maddow prend l’antenne juste après Keith 01-bermann, à la verve débridée contre Bush, qui vient quant à lui chatouiller la confortable audience de Bill O’Reilly, star du O’Reilly Factor sur Fox News.En terme d’audience, le ticket Maddow-Olbermann, perçu par les experts comme une intention délibérée de contrer Fox News sur la gauche, pourrait bien être le ticket gagnant à l’approche de l’électioa A contrario, sur Fox, le Special Report présenté par Brit Hume sonne, selon l’analyste à UCLATim Groseclo-se, plus ou moins comme un discours «de républicains modérés du Congrès, type Susan Collins ou Olympia Snowe, conservateurs du Nord-Est».Un des invités réguliers de Brit Hume, Bill Sammon, correspwndant de Fox News à Washington, décrivait il y a quelques jours Obama comme «un libéral très à gauche».Son avis sur la possibilité d’une «supermajorité» démocrate (chambre, Sénat et Maison-Blanche)?«Un cauchemar politique, répond-il, d’un point de vue conservateur».Reuters Conférence du maire de Hiroshima, M.Tadatoshi Akiba En route vers un monde pacifique exempt d’armements nucléaires * Conférence prononcée en anglais Vendredi 24 octobre à 15 h 15 Bibliothèque centrale (local A-M204) UQAM - Pavillon Hubert-Aquin Arashi Daiko Spectacle de tambours japonais Vendredi 24 octobre à 14 h 30 Agora du pavillon Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est E3 Berri-UQAM Libération la collecte Le maire de Montréal, monsieur Gérald Tremblay, vous invite à donner du sang le Jeudi 30 octobre 2008 Hfital de ville de Montréal 8 h à 18 h ere,n»iioti»-D»!»£5t Édifice Chauveau (An.Mante - HadMagMMniiiWH) B h 30 A16 h 30 serumCMumu Mairie du Sud-Ouest (Salle du comell) 10 h A16 h 30 ei5, nn Bs+AIr (tetra Uote-erauti) Centre Père-Marquette (Arr.Rosemont - U-PetHe-PaWe) 13 h 30 A 20 h !M0,nade0n>c»ut La collecte de sang des Montréalais ! W.*.»' 13 «IMS DUHf.MOCMft DONNEZ DU SANG.DONNEZ LA VIE Montréal© Avec 27 grands électeurs, la Floride fait partie de la poignée d’États où se jouera l’élection présidentielle «vouloir redistribuer les richesses».Agence France-Presse Le Congrès à la portée des démocrates Pour la première fois en 30 ans, ils pourraient contrôler à la fois le Sénat et la Chambre des représentants Faisant fi de la neutralité journalistique, Fox et MSNBC se déchaînent dans l’arène de cette présidentielle i * k Cette semaine, déguste/, le Ortas Tradition Caves de Rasteau cow 11 CONCOURS Devenez chroniqueur d'un jour avec Vincor v i n c o R ~7u£.7~ Le devoir f FLAMMARION C«%naisshitrs GAOUPF R| MO IÀ GAGNER Chaque semaine, le livre Zwv f(fO meUleuro vino à main.* t)e 21 $ de Jean Auhry des éditions Transcontinental et UAtlao mondial du vin de Hugh Johnson gracieuseté des Éditions Flammarion.IvC Grand prix, une cave à vins de 4H bouteilles de vin, gracieuseté de Vincor et une formation tîe Le A SURVEILLER DANS LE DEVOIR DÈS LE 23 SEPTEMBRE Valeur d« I 306$ LE DEVOIR.LE MARDI 21 OCTOBRE 2008 A 8 EDITORIAL CANADA-FRANCE Amitié indéfectible La visite de Nicolas Sarkozy au Canada-Québec vendredi dernier aura été l’occasion de resserrer les liens de la France avec le Québec, mais aussi le Canada.Surtout avec le Canada pour qui le président français craque comme aucun de ses prédécesseurs depuis le général de Gaulle.c Bernard DescOteaux ette visite était attendue.On savait que Nicolas Sarkozy allait profiter de l’occasion pour revoir la position de son pays dans le triangle Paris-Québec-Ottawa.D y a déjà plusieurs mois, il avait fait savoir que la formule «non-ingérence, non-indifférence» qui définissait la nature des rapports privilégiés de la France avec le Québec tels qu’ils avaient été établis au début des années 1960 était dépassée.Depuis le «Vive le Québec libre» du général de Gaulle, les relations entre la France et le Canada n’avaient jamais été normalisées totalement Un malaise a toujours persisté à Ottawa qui n’est jamais arrivé à établir avec Paris la complicité qui a toujours prévalu dans les rapports franco-québécois.C’est ce que Factuel président français voulait changer.Comme il se doit sur le plan protocolaire, Nicolas Sarkozy a d’abord rencontré le premier ministre Stephen Harper.Dès ce moment, il a indiqué qu’il ne voulait plus de cette défiance qui surgit à Québec ou Ottawa lorsque la France dit son amitié pour l’un ou pour l’autre.D’où la formule, «les Canadiens sont nos amis, les Québécois nos frères», qui prévaudra désormais.La fraternité est bien là En témoigne l’éloquence avec laquelle il a célébré dans son allocution à l’Assemblée nationale les liens qui unissent la France et le Québec.Il a donné toutes les assurances qu’attendaient les Québécois quant à la force des hens familiaux illustrée par la signature d’une entente tout à fait exceptionnelle sur la reconnaissance des qualifications professionnelles.L’amitié pour le Canada est cependant tout aussi forte, voire plus.On ne peut interpréter autrement le parti pris ouvert du président Sarkozy en faveur de l’unité canadienne qu’il a appuyée en affirmant que «le monde aujourd’hui [n’a pas] besoin d’une division supplémentaire».Cette incursion sur ce terrain miné a surpris.Elle a ravi les fédéralistes et choqué les souverainistes, dont l’ancien premier ministre Jacques Parizeau, qui y a vu une ingérence inappropriée dans une affaire canado-québécoise.Leur déception a été d’autant plus grande qu’ils étaient habitués à une neutralité bienveillante, voire à une sympathie active de la part de la France.Cette petite phrase du président Sarkozy marque une rupture.D a beau être le président de la droite française issue du mouvement gaulliste, il n’est pas un gaulliste et il n'entend pas en porter la tradition.Pour les gaullistes, le rapprochement avec le Québec était au point de départ un pied de nez, dans une certaine mesure, au monde anglo-américain, L’actuel président français est au contraire un grand admirateur des Etats-Unis.Il est ouvert à un retour de la France au sein de l’OTAN de laquelle son pays s’est déjà beaucoup rapproché.Il a une grande amitié pour le Canada qu’il dit être de toujours.Son réseau d’amis est de ce côté.Le président Sarkozy est un partisan de la realpolitik qui dans le cas présent l’incitait à parachever la normalisation des relations de la France avec le Canada D l’a fait avec d’autant moins de remords qu’il a vu que le mouvement souverainiste québécois n’a plus la force de jadis.Les amis que les souverainistes ont toujours dans le gouvernement français ont tenté de nuancer les propos de leur président Cela ne changera rien à la réalité.Lorsqu’il reviendra au Canada l’an prochain comme il l’a évoqué, ce sera sans doute pour aller en Ontario et en Alberta parler «business».L’industrie nucléaire française postule la construction de deux centrales en Ontario pour une valeur de 12 à 15 milliards et elle est désireuse de prendre le contrôle d’Énergie atomique Canada si Ottawa la privatise.Dans un tel contexte, il fallait sans doute dire à Ottawa que l’amitié de la France serait désormais indéfectible.LEADERSHIP LIBÉRAL Le vulnérable usque dans sa manière de tirer à demi sa révérence après la défaite crève-cœur de son parti, le libéral Stéphane Dion affiche la maladresse qui, souventes fois, marqua son parcours de chef incapable de rallier troupes libérales et population.M.Dion a annoncé hier qu’il quittera son poste de chef du PLC, mais une fois seulement qu’un successeur lui sera désigné.Au nom d’une «transition ordonnée et réussie», il garde un pied dans la ronde, et s’improvise gardien de l’ordre jusqu’à ce qu’un meneur plus solide tente à son tour d’influer sur le cours des choses.Hier déjà au sein du caucus libéral, on grognât contre cet élan d’opiniâtreté: le clan libéral a besoin de calme pour désigner celui ou celle qui permettra au PLC de refaire une unité malmenée, mais la seule présence de M.Dion jusqu’au printemps encore est contraire à cette tranquillité politique.Pendant qu’à Ottawa un nouveau gouvernement minoritaire s’apprête à diriger sur fond de crise financière, il affirme qu’il restera porte-voix d’un parti désenchanté.Dans le contexte, on doute de ses capacités à devenir soudainement un interlocu-Marie-Andrée teur crédible.Chouinard Comme le disait hier le sénateur libéral Fran- cis Fox, cette «autoproclamation» de M.Dion comme chef intérimaire n’annonce rien qui vaille.lorsqu’un chef déchu a l’humilité de reconnaître son inefficacité à la tête d’un parti, mieux vaut qu’il s’efface entièrement pour permettre une réfection ordonnée, La politique n’est pas généreuse avec les leaders qui n’auraient pas suffisamment d’étoffe.Quand le pointage n’est pas assez élevé pour mener à la victoire, des voix s’élèvent au suivant! Avec 26 % du vote populaire le 14 octobre dernier, la pression était devenue insoutenable.M.Dion ne pouvait pas demeurer en poste.Pour expliquer son départ il invoque sa «vulnérabilité», qu’il impute essentiellement à la campagne de dénigrement des conservateurs et au manque de moyens financiers des libéraux.Il n’a pas tort Mais de cette vulnérabilité, qui est aussi intimement sienne, que ne savait-on pas au congrès qui le consacra en 2006?L’être cérébral parfois maladroit qui n’a pas démontré le plus vibrant des instincts politiques a été fidèle à lui-même.Certes, il incarnait une intégrité nécessaire, après un scandale lourd de conséquences, mais sa crédibilité politique a parfois vacillé.Oui, il symbolisait le studieux aux bonnes idées, mais il fut souvent impuissant à les vulgariser.Bien sûr, il représentait le champion de l’unité canadienne, mais son reflet de M.Canada lui valut des airs sceptiques du côté du Québec.Pour une opération de renouveau telle que les libéraux en avaient besoin, Stéphane Dion s’apparentait davantage à un accident de parcours qu’à une solution porteuse.Les libéraux se trompent s’ils croient qu’en troquant le chef, ils auront effacé tous les problèmes.L’échec de M.Dion ne tient pas qu’à son impuissance comme leader, mais aussi à l’état démembré du parti qu’il a récolté.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCOTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directrice de l’information JOSÉE BOILEAU Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires MANON BÉLAND LETTRES Les pieds dans le plat Lettre à Monsieur Sarkozy Lors de votre visite à Québec pour assister au Sommet de la Francophonie, vous avez manifesté votre amour envers la nation québécoise; nous vous en sommes reconnaissants.Cependant, votre appui aux fédéralistes canadiens et votre dénigrement de la souveraineté du Québec sont,fort décevants.Outre l’ingérence d'un chef d’Etat étranger dans un débat relevant du peuple canadien et québécois seuls.Vous avez heurté les sentiments des plus ardents promoteurs de la francophonie, les souverainistes.Vos illusions sur la bonne entente entre le Québec et le reste du Canada ainsi que sur les liens unissant la France au reste du Canada se dissiperaient sans aucun doute si vous alliez à Sault-Sainte-Marie, par exemple, leur répéter vos propos de fraternité.En un mot, vous avez mis les pieds dans le plat Jean-Charles Samson Québec, le 19 octobre 2008 Bravo, M.Sarkozy Vous êtes venu exprimer haut et fort ce qu’une majorité silencieuse au Québec pense depuis longtemps: le Québec peut fonctionner et s’affirmer au mieux dans un Canada uni.Vous avez raison, on n’a vraiment pas besoin de cette division que les souverainistes ont provoquée au Québec.Vous avez contré le célèbre cri du général de Gaulle: le Québec est et a toujours été, libre de s’épanouir à l’intérieur du Canada! Cette gifle, une certaine mentalité péquis-te la méritait bien, à cause de son ingérence dans tous les domaines et surtout dans nos institutions d’enseignement depuis plus de 25 ans.De même que ça prenait la France pour nous révéler Félix Leclerc, ça prenait un Français pour dire ici ouvertement ce que la majorité pensait tout bas.Bravo et merci, M.Sarkozy! Normand Bellehumeur Gatineau, le 20 octobre 2008 Un autre fédéraliste Le président Sarkozy vient de montrer qu’il est un bien petit personnage, politiquement semi-inculte et superficiel.Il a balayé du revers de la main la politique de ses grands pré- décesseurs, il a platement épousé le discours d’Ottawa et bafoué la plus profonde et la plus naturelle aspiration des Québécois.Surtout, il a démontré une ignorance profonde de l’histoire du Québec et des Canadiens français.S’il avait un peu lu au lieu de proférer avec effronterie des sottises sur la Confédération canadienne, il saurait que notre peuple, aujourd’hui comme hier, doit combattre pour sa survie.La Confédération canadienne a longtemps bafoué nos droits et nous les a cyniquement supprimés.Ce n’est pas un bilinguisme de façade ni de trompeuses déclarations d’amour, alors que le Canada nous tient à genoux, qui peuvent réparer l’érosion de notre identité, l’assimilation galopante de nos minorités et les méfaits de la clause Canada qui annulent la loi 101 sur le territoire même du Québec.M.Sarkozy, il faut vous accuser d’ingérence dans les affaires du Québec.Vous n’avez aucun droit de décider pour nous de ce que pouvons devenir, ni de condamner pour nous une «division» qui nous sauverait d’une «unité» qui nous a été si néfaste et à laquelle nous devons notre déclin.Nous souhaitons que le meilleur de la France vous rappelle à vos devoirs et vous indique clairement comment on peut servir les intérêts de la francophonie.Votre premier devoir en tant que chef de la France consiste à ne rien dire et à ne rien faire qui nuise au fait français là où il e,st encore vivant, et là où il aspire à l’appui d’un Etat autonome, seul capable d’assurer sa survie et sa vitalité dans l’histoire.Vous pourriez utilement relire le général de Gaulle et y puiser une l’inspiration d’une grande politique.En attendant, rentrez vos leçons de «morale» politique.Le Québec aspire a autre chose que des conseils de démission et de dépendance de la part de ceux qui devraient parler à la hauteur de la France.Hubert Larocque Gatineau, le 18 octobre 2008 Moraliser le capitalisme! Quelle belle nouvelle: Nicolas Sarkozy réformera, refondera, réglementera, contrôlera et moralisera le capitalisme! Enfin.Je ne saurais mieux dire, alors je le cite: «La plus grande erreur que ferait le monde face à la crise que nous connaissons serait de ne voir, dans cette crise, qu’une parenthèse et croire qu’une fois les marchés calmés et les banques sauvées, tout pourra recommencer comme avant.Eh bien, cela, la France ne l’acceptera pas, parce que ce serait parfaitement irresponsable.Il faut réguler et moraliser le capitalisme sans quoi le chacun-pour-soi, les égoïstes, les fanatismes, la logique d’affrontement prévaudront, et alors ce monde sera peut-être pire que celui que nous avons connu.» Autrement dit, il faudra faire en sorte que le capitalisme n’existe plus tel qu’il est et en créer un nouveau, troquant l’égoïsme pour le partage et la solidarité, le «chacun pour soi» pour le «un pour tous, tous pour un», le fanatisme pour la tolérance, la logique d’affrontement par celle du souci de l’autre.Voilà que désormais dans ce nouveau capitalisme, la morale deviendra reine, freinant les appétits de Yhomo œconomi-cus.Nous assisterons à la renaissance de Yhomo sapiens.Ma foi, ce nouveau capitalisme, ce n’est plus du capitalisme, mais du coopératisme! M.Sarkozy annonce-t-il déjà Fère du coopératisme universel?Quelle belle nouvelle! De grâce, si je rêve, ne me réveillez pas! Claude Béland Mont-Royal, le 19 octobre 2008 L’éthanol ou la vie ?Le Devoir nous, apprenait vendredi que près d’un milliard d’habitants des pays en développement sont menacés par la famine dans le sillage de la hausse du prix des aliments.Dans ce contexte, ce que nous devons faire ici, c’est obliger nos élus à Ottawa à voter contre tout projet de loi en faveur de la production d’éthanol.Comme nous le savons, ce combustible ne pourra être produit à court et moyen terme qu’à partir de céréales, et sa production contribuerait de façon très importante à l’augmentation du prix des aliments.Nous devons également immédiatement obliger ces mêmes élus, peu importe le parti politique, à annuler les subventions de 2,2 milliards promises jusqu’ici pour la production d’éthanol.C’est là une question de simple humanité qui transcende la carrière politique, la ligne de parti et l’opinion des bailleurs de fonds des partis politiques.Bruno Marquis Gatineau, le 17 octobre 2008 LIBRE OPINION La preuve par quatre JEAN-CLAUDE THIBODEAU Économiste et professeur honoraire à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) Nous venons de traverser, telle une véritable «traversée du désert», une autre campagne électorale d’une platitude consommée.Cinq chefs, dont quatre fédéralistes, sans orientation ni enjeu valable, intéressant, emballant ou même rassembleur se présentaient pour diriger notre «plus beau meilleur pays du monde».Même l’orientation verte du libéral Stéphane Dion n’a pu être expliquée de façon convenable.Mais on est surtout frappé par le fait que les enjeux se limitent à trois choses seulement, si on regarde strictement les champs de compétences exclusives du fédéral: la date du retrait des troupes en Afghanistan, les modalités de la protection de nos territoires du nord, et les baisses de taxes.Tous les autres enjeux exprimés lors de la campagne concernaient les compétences provinciales ou du moins des compétences déjà exercées avec «compétence» par le Québec.Que l'on parle d’environnement, de santé, d’éducation, de culture, de la gestion pénale des jeunes contrevenants, d'infrastructure urbaine ou régionale, d’économie régionale, d’agriculture, d'exploitation des ressources (sauf les ressources maritimes piscicoles qui furent tellement mal gérées par le fédéral que l’on ne peut plus pêcher ni la morue ni le saumon), de politique énergétique, tous ces dossiers sont gérés avec plus de compétence par le Québec qu’ils ne le seraient ou qu’ils le sont par le gouvernement canadien.Deux jours avant l’élection, le chef du NPD Jack Layton a déclaré sur les ondes de Radio-Canada qu«en matière de garderie, d’assurance médicaments, de politique énergétique, de politique environnementale, de politique de développement régional, le Québec est un leader au Canada et nous voulons que de telles politiques se retrouvent partout au Canada».Lors d’un panel la veille des élections, l’ex-ministre Michael Fortier a répété que le principal enjeu discuté dans sa circonscription durant cette campagne fût la question du transport en commun.En d’autres termes, ce qui intéresse les Québécois n’est pas géré par le fédéral! D ne faut donc pas s’étonner du peu d’intérêt des citoyens pour cette élection.L’absence de dossiers importants est tellement évidente, tellement criante que le premier ministre sortant n’a jugé bon de faire connaître son pseudo-programme que trois ou quatre jours avant l’élection.Pour sa part, M.Dion inventa le sien sur le coin de la table au moment du débat des chefs.On ne pourrait pas plus clairement avouer le ride du rôle fédéral, tout en se moquant des citoyens, tout cela pour la modique somme de 350 millions de dollars.Mais au-delà de ces constats, cette élection fait apparaître au grand jour la désincarnation de ce niveau de gouvernement dans le quotidien des gens, du moins au Québec.Le gouvernement fédéral forme la plus vaste structure bureaucratique au Canada.Et, au coût de plusieurs centaines de millions de dollars, celle-ci ne sert qu’à gérer l’armée, le service des postes (dans les faits, privatisé), la monnaie, le trafic naval sur le fleuve, les communications et quelques autres babioles du même type.Et pourtant le fédéral rient chercher près de 40 % des ressources fiscales indirectes du Québec et un pourcentage presque aussi important de taxes directes.Ce n’est pas de déséquilibre fiscal qu’il faudrait parler, ni de limitation du pouvoir fédéral de dépenser mais bien de limitation du pouvoir de taxation fédéral.Après tout, ce n’est que depuis 194041 que le fédéral a accès aux taxes indirectes (impôts sur les revenus) et cela prétendument pour assumer les coûts de la Deuxième Guerre mondiale.Dans un système comme celui de la Communauté européenne par exemple, l’instance centrale ne peut pas aller trifouiller dans les assiettes fiscales des pays constituants.Ses coûts de fonctionnement sont estimés, et chaque pays constituant contribue à la cagnotte selon sa richesse.Les Québécois devraient peut-être s’interroger de plus en plus sérieusement sur l’utilité réelle de ce palier de gouvernement fédéral.La dernière élection a fait la «preuve par quatre» chefs fédéralistes de l’inutilité de ce palier pour les Québécois.Et sur ce point, nous sommes à peu près certain que même le premier ministre du Québec, M.Jean Charest, serait d’accord.y LE DEVOIR, LE MARDI 21 OCTOBRE 20 0 8 A 9 IDEES Pénurie de médecins Une menace en région rurale COLLECTIF DES MAIRES DE LA MRC DE N IC O LET-YAM AS KA ' V e 7 octobre dernier, les membres du Conseil des maires de la MRC de Nicolet-Yamaska ont débattu des problèmes relatifs à la pénurie de médecins en milieu rural.Au terme de ce débat, les élus ont décidé de transmettre le fruit de leurs réflexions afin d’ouvrir la voie à des changements propres à assurer une bonne desserte en services médicaux aux populations rurales.Nous souhaitons par la présente que les principaux partis politiques québécois se positionnent dans ce débat tout comme les organismes représentant le milieu rural québécois.Nous souhaitons obtenir des opinions sans ambiguité et des pistes de solutions aux problèmes que nous exposons.Depuis quelques années, les acteurs du milieu rural assistent à une réduction des services et des effectifs médicaux.En effet, plusieurs médecins partent en retraite et ne sont pas remplacés; ces départs créent un problème au niveau de l’offre de service.Les médecins restants sont surchargés et peinent à engager de jeunes recrues.Ainsi, plusieurs cliniques médicales sont en sursis ou ferment leurs portes.La présence de médecins-dépanneurs au Centre de santé semble de plus en plus aléatoire et coûteuse en ressources.La fréquence de fermeture de l’urgence augmente en raison du manque de médecins.Il va sans dire que de telles situations ne sont pas acceptables, notamment au regard des attentes légitimes des citoyens qui veulent obtenir un service de médecine générale et des soins de première ligne d’un niveau d’accessibilité comparable à celui qui prévaut dans les milieux urbains.Des effets pervers Ainsi, les élus locaux subissent une forte pression de la population pour feire des actions susceptibles de corriger la situation.Cette pression est d’autant plus forte que les besoins augmentent avec le vieillissement de la population et que la santé est un enjeu de première importance pour les citoyens.Nous assistons donc à la mise en place de différentes initiatives en milieu rural afin d’attirer des médecins en région.Nous pensons que même si certaines de ces initiatives sont intéressantes, elles génèrent néanmoins des effets pervers que nous ne pouvons passer sous silence.Actuellement, afin d’apporter des solutions à cette problématique, la tendance en milieu rural est de créer des coopératives de santé.Sous forme de parts sociales et/ou d’une contribution financière annuelle et d’autres activités de financement, des membres puisent dans leurs poches pour offrir des conditions de pratique favorables aux médecins afin d’attirer ces professionnels à pratiquer dans leur région.L’accès à cet éventuel service médical demeure ouvert aux non-membres afin de respecter le principe d’universalité des soins.Généralement, avec l’aide de municipalités, d’institutions financières, du secteur privé et d’OBNL, de telles coopératives récoltent donc des sommes considérables afin d’acheter ou louer des locaux, d’offrir des conditions de travail idéales aux médecins — notamment en allant jusqu’à la prise en charge de toutes responsabilités autres que celles de la pratique médicale — en plus d’offrir des services médicaux complémentaires, comme des services de physiothérapie par exemple.Déplacer le problème Nous ne pouvons pas dénoncer la prise en main d’une communauté qui veut s’offrir des services, qu’ils soient médicaux ou autres.Mais ces initiatives sont-elles couronnées de succès et permettent-elles d’améliorer l’accès aux soms?De plus en plus d’indices montrent que l’on déplace ainsi simplement le problème d’un territoire rural à un autre.Et surtout, est-ce équitable pour les communautés et citoyens ruraux comparativement au restant de la population?Nous pensons que ce type d’initiative induit des effets pervers que nous ne devons pas sous-estimer.Déjà en 2003, le CLD de la MRC de Nicolet-Yamaska dénonçait l’initiative «Opération Charme médical» parce qu’un tel événement obligeait presque les auto- ¦| I M • "'#1 I JSN Si æfi ¦ ?- «PUPpiWf': tiüi 'htir.i'Mmm ?V - SOURCE ALLIANCE ATLANTIS VIVAKILM Image tirée du film La Grande Séduction, du réalisateur Jean-François Pouliot, qui raconte la mobilisation de tout un village pour recruter un médecin.rités à participer à cette foire de recrutement afin de ne pas réduire ses chances d’attirer des médecins dans leur région.Le problème est encore plus criant aujourd’hui avec la multiplication des coopératives médicales et autres initiatives du même acabit sans oublier notamment les Centres de santé qui «compétition-nent» en déroulant littéralement le tapis rouge pour obtenir quelques heures d’un médecin-dépanneur.Jusqu’où ira cette surenchère?Combien les citoyens ruraux auront-ils à débourser pour avoir des services de médecine générale équivalents à ceux des milieux urbains?Combien de ressources autrement destinées à combler les besoins de base des personnes ou à d’autres mandats des communautés et organisations locales seront détournées?Est-ce que les régions seront obligées d’utiliser les fonds du pacte rural en priorité pour obtenir des services médicaux au détriment des nombreuses actions qui sont à poser afin de dynamiser le milieu rural?Avenir incertain des GMF L’incertitude quant au renouvellement de l’accréditation de nos Groupes de médecine familiale (GMF) en milieu rural est un autre facteur venant encore assombrir le portait d’ensemble, démobiliser les effectifs en place, nuire au recrutement de jeunes médecins et mettre même fortement à risque la survie de ces cliniques médicales.11 apparaît essentiel que Québec assouplisse et adapte au contexte des territoires ruraux les normes quant aux GMF, mais aussi au regard des AMP (activités médicales particulières), que ce soit par l’intermédiaire de la modulation des politiques et programmes prévus dans le cadre de la Politique nationale de la ruralité 2007-2014 du gouvernement du Québec ou autrement Ainsi, si une partie des obligations associées à la pratique en GMF était reconnue comme AMP, surtout dans un milieu rural dévitalisé et vieillissant comme le nôtre, alors le recrutement de jeunes médecins par nos GMF serait facilité.Les mimicipalités n’ont d’autres choix que de pousser à la roue devant la pression des citoyens, des médecins qui espèrent que leur clinique pourra survivre ou un Centre de santé appelant à l’aide.Ainsi, non seulement le citoyen rural paie-t-il des impôts comme le citoyen de milieu urbain, mais il doit maintenant cotiser sur une base volontaire pour des cliniques dont la desserte en médecins est hypothétique et payer aussi triplement la note par l’intermédiaire des taxes municipales.Rôle de la société Alors qu’auparavant l’État assumait les frais de gestion associés aux cliniques médicales, comment expliquer que les citoyens doivent maintenant débourser de plus en plus à ce chapitre pour obtenir un service équivalent?Pour plusieurs raisons, le pouvoir médical n’est pas le moindre dans notre société.Devant les attentes des citoyens, les élus locaux sont contraints de faire des pieds et des mains pour obtenir un service dit public dont la desserte provinciale devrait être équitable.Nous pensons qu’il est grand temps que cette tendance soit renversée.Les élus locaux ne sont pas en position pour agir efficacement dans ce dossier, d’une parti parce que la responsabilité des services médicaux échoit au gouvernement provincial, mais aussi parce que les élus ne peuvent pas mettre en péril la santé de leurs citoyens en dénonçant localement cet état de fait, ce qui pourrait évidemment nuire au recrutement des médecins dans leur région.En définitive, il faut se poser la question suivante: quel rôle la société attend-elle du monde municipal dans le secteur de la santé?Si la tendance actuelle se confirme et s’accentue, les municipalités devront-elles choisir entre l’entretien des infrastructures, l’offre de loisirs et autres éléments qui relèvent de son mandat, ou devra-t-elle s’en détourner pour affecter de plus en plus de ressources à l’accès aux soins de santé?Si vous êtes un élu et que vous souhaitez offrir ou maintenir des services comme une patinoire extérieure pour les familles ou des aires de loisirs et socialisation pour les aînés, que pouvez-vous feire si on vous demande plutôt d’investir pour que des médecins travaillent dans votre municipalité?La santé est si importante aux yeux des citoyens que si les municipalités devaient s’investir en santé, cela serait forcément au détriment des nombreux autres mandats qu’elles poursuivent, ces mandats étant par ailleurs définis par le gouvernement, notamment celui du développement local.Affaiblir le milieu rural De plus en plus, les municipalités, MRC, CLD, caisses Desjardins, entreprises privées, chambres de commerce, comités de développement local, corporations de développement économique et autres organismes du milieu sont sollicités pour investir en santé, souvent dans plusieurs projets différents sur un même territoire de MRC.Cette situation résulte pour une bonne part de la compétition et la surenchère à laquelle les régions du Québec se livrent actuellement dans leur tentative d’attirer des médecins chez eux.En épuisant ses ressources financières et surtaxant son capital humain, cette situation affaiblit les milieux ruraux et entrave leur développement.Le citoyen des régions rurales et périphériques, en bout d’exercice, est toujours sollicité pour une participation financière supplémentaire, souvent sans résultat réel et toujours disproportionné par rapport aux services reçus.Cela va tout à fait à l’encontre du développement harmo- nieux et de l’objectif d’occupation de l’immense territoire québécois.Les médecins y retirent une amélioration de leurs conditions, les grands centres urbains échappent pratiquement à cette problématique tandis que la ruralité en encaisse inéluctablement, année après année, l’essentiel des désavantages.” Une position claire Nous souhaitons donc que vous preniez position dans ce débat brûlant d’actualité.D faut que collectivement, à la grandeur du Québec, nous trouvions des solutions à cet épineux problème.H en va du respect du principe d’universalité des soins de santé.Il en va aussi du respect des milieux ruraux et des personnes qui y vivent.Le gouvernement du Québec a mis en place la Politique nationale de la ruralité ainsi que les Pactes ruraux que nous saluons puisqu’ils donnent ainsi véritablement un coup de main aux communautés des régions rurales pour offrir des conditions de vie intéressantes aux citoyens et mieux prendre en charge leur développement Mais au sens véritable, un pacte rural, lequel est déjà un projet de société auquel adhère fortement tout le monde rural québécois, plus qu’une politique serait un cadre étatique assurant une entière équité entre les citoyens ruraux et urbains.Or, cette équité fait actuellement cruellement défaut sous plusieurs aspects en santé, particulièrement quand il s’agit de l’accès à des médecins généralistes et aux soins de santé et services sociaux.Nous croyons que la coupe est pleine, le milieu a eu sa dose d’insécurité et d’iniquité.H est nécessaire d’interpeller et amener à travailler ensemble tous les décideurs concernés de manière à véritablement cibler, initier et soutenir adéquatement toutes les mesures et initiatives requises pour régler le problème exposé dans cette lettre.Nous souhaitons que tous les partis politiques prennent position dans ce débat afin de trouver des moyens de sortir de la crise.Ont signé cette lettre: Raymond Bilodeau (Saint- Wenceslas), Pierre Gaudet (Aston-Jonction), Claude Biron (Baie-du-Febvre), Julien Boudreault (Grand-Saint-Esprit), Sylvain Laplante (Lai Visitation-de-Yamaska),Alain Drouin (Ville de Nicolet), André Descôteaux (Pierreville), Maurice Morin (Saint-Célestin Paroisse), Raymond Noël (Saint-Célestin), Gérard Côté (Saint-Elphège), Jacques Tassé (Sainte-Eulalie), Georgette Critchley (Saint-François-du-Lac), Laval Simard (Saint-Léonard-d’Aston), Denis Jutras (Sainte-Monique), Line Théroux (Sainte-Perpétue), Raymond Lemaire (Saint-Zéphirin-de-Courval).Abstention aux élections : cynisme ou dissidence ?1$ XAVIER BROUILLETTE Professeur de philosophie au Cégep du Vieux-Montréal ==! a dernière élection fédérale, qui s’est dé- L roulée dans un cynisme affiché de la part de tous les partis, semble avoir eu une issue non moins cynique, par le refus de plus de 40 % de la population de se rendre .- aux urnes.Le problème que soulève ce manque de participation est important Du point de vue statistique, les chiffres sont catastrophiques: les conservateurs ont obtenu 38 % des voix comptabilisées.Si l’on calcule ce taux en tenant compte des abstentions, on comprend alors quç les conservateurs n’ont eu que 22 % des appuis.A rebours, cela suppose que plus des trois quarts de la population affirme son désaccord avec le parti élu.Voilà donc un gouvernement très minoritaire.Si l’on peut admettre que ceux qui ont voté pour les autres partis se positionnent contre les politiques conservatrices, il est plus difficile d’expliquer contre quoi, ou pour quoi, tant de Canadiens se sont abstenus d’aller voter.On peut tenter deux explications: par cynisme ou par critique.Jean-Jacques Stréliski a laissé entendre cette semaine dans les pages du Devoir que l’abstention relève en fait d’une «désaffection réelle et profonde» de la population, résultat d’un «écœurement envers les agissements des hommes et des femmes politiques».Cette interprétation est intéressante, mais révélatrice du cynisme am-archivks rf.uters biant une sorte de fatalisme économico-politique fait :anadi consensus, nos politiciens peuvent battre des bras tant qu’ils veulent, ce ne sont pas eux qui pourront changer les choses.Et puisqu’ils jouent tous et toutes le même jeu, l’un vaut aussi bien que l’autre.Ainsi, à quoi bon aller voter, puisque tout est déjà joué.Ce cynisme marque la perte de confiance envers les élus et les institutions qu’ils gouvernent Geste démocratique Cette explication demeure pourtant limitée.En effet, l’abstention peut être perçue comme une objection vive à ce que l’on nomme, à tort ou à travers, la vie démocratique.Refuser d’aller voter, c’est refuser les institutions en place, refuser le mode électoral, refuser en bloc les candidats; refuser d’aller voter peut être perçu comme un véritable geste démocratique face à un pouvoir de plus en plus oligarchique.11 semble difficile, en effet d’affiimer que le Parlement élu la semaine dernière représente la volonté populaire.Le refus d’obéir à un ordre en place doit être, en soi, perçu comme un geste politique important Toutefois, ü faut noter la limite de cet acte: ce refus n’est pas comptabilisé comme parole positive — seuls les votes remplissent cette fonction —, mais comme pure statistique à l’usage des analystes et des experts de la chose publique.Nous n’avons vu, en effet, aucun journal inclure dans son tableau des résultats le pourcentage d’abstention.Ainsi, la dissidence de presque la moitié des Canadiens pourrait laisser poindre une révolution, mais une révolution beaucoup trop tranquille.Abstention illégale Toutefois, peu importe la façon dont nous percevons la situation, il demeure qu’il y a là un problème qui appelle différentes solutions.Lape d’elles a été proposée par l’ex-directeur général d’Élections Canada, Jean-Pierre Kingsley.Ce dernier suggère de rendre le vote obligatoire, comme cela se voit notamment en Grèce et en Belgique.Mais il faut prendre conscience des limites d’une telle loi.Certes, rendre illégale l’abstention gonfle les taux de participation, mais comment un individu cynique face à la chose publique ne le deviendrait-il pas plus en étant forcé d’y participer?Plus grave, la critique des institutions en place par l’abstention deviendrait illégale; la dissension ne pourrait alors s’envisager que sur le mode de la désobéissance civile.Le refus se ferait peut-être sur le mode positif, mais ne pourra avoir comme conséquence que de renforcer le consensus entourant nos institutions.Bref, de toutes les façons dont on envisage la question, un constat s’impose: nos politiques n’ont plus la légitimité dont ils se réclament.De ce point de vue, il est certain que «démocratie» n’est plus qu’un mot au service d’une oligarchie voulue ou non par les abstentions.11 faudrait alors que les gestes de dissensions, telle l’abstention, soient pris en compte comme critique de cette oligarchie, brisant le consensus où, comme le disait Jacques Ran-cière, «il n'y a rien à discuter», pour que ce mot se transforme véritablement en acte.L’ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Information gfafa-ale et métropolitaine : Gérald Dallairt- (adjoint au directeur de l’infi)rmaliim), Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées).Stéphane Baillai-geon (général).Clairandrée Cauchy (éducation), Jeanne Corriveau (affaires municipales), Fabien DegUse (consommation), Jean Dion (sports), Louia-GUles Frantxrur (envinmnemmt), l’auline Gravel (sciences), Brian Myles (justice et faits de société), Louise-Maude Rioux Souey (santé).Alexandre Shields (général), Philippe Papineau (pupitre) ; niftH-mation politique Michel David (chnmujueur).Hélène Buzzetti et Alec Castonguay (correspondants parlementaires à Ottawa).Antoine Kobitaillc et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen laévesque (reporter) ; information culturelle : Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Paul Cauchon (médias), Frédérique Doyon (reporter), Caroline MontpeÜt (livres), Isabelle Paré (reporter).Odile Tremblay (cinéma).Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) ; information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), François Desjardins (reporter), Éric Desrosiers (reporter), Claude Turcotte (reporter), Dominique Keny (pupitre) ; information internationale : Guy Taillefer (adjoint au directeur de iinfitrmation), Serge Truffaut (éditorialiste).Claude l^évesquc (reporter), Jean-Pierre I A-gau U (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) , Michel Garneau (caricaturiste) ; Michèle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) ; Benoit Munger (responsable du site Internet), Émilie Folie-Boivin et Vincent Cauchy (fommis Internet) ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction)-, David Dumouchel et Étienne IMainondon-Émond (commis à la rédaction).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (Montréal), Olivier Spéciel (Québec), Monique Bhérer (Ottawa).PUBLICITE Julie Chrétien (directrice adjointe), Amélie Bessette.Jean de Billy, Jean-François Bossé.Manon Boilard, Marlène Côté, Amélie Maltais.Claire Paquet, Geneviève Pierrat, Chantal Rainville, Isabelle Sanchez, Nadia Sebaï, Mélisande Simard (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Johanne Brunet.Danielle Cantara, Richard Des Cormiers.Donald Fillon, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web).Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Caroline Simard (responsable service à la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Marie-Lune Houde-Brisebois ; Jean-Robert Divers (responsable promotion).ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Nicole Carmel (responsable des sendees comptables).Claudette Béliveau (adjointe administrative), Céline Furoy, Ghislaine I.«fleur, Claudine Chevrier, Monique Proteau, Danielle Ross. A 10 LE DEVOIR, LE MARDI 21 OCTOBRE 2008 ACTUALITES RUPTURE SUITE DE LA PAGE 1 jour de la reprise des travaux parlementaires, est rendue nécessaire par la démission de Michel Bissonnet, qui était président depuis 2003 mais qui est retourné sur la scène municipale.Sans un président, l’Assemblée «ne peut expédier aucune affaire avant», dit la loi sur l’Assemblée nationale.Coup de théâtre En matinée hier, le député adéquiste des Chutes-de-la-Chaudière, Marc Picard, qui était candidat à la présidence depuis des mois (il est actuellement 3' vice-président de l’Assemblée nationale), a convoqué les médias pour annoncer qu’il retirait sa candidature et qu’il proposait aux députés d’appuyer le péquiste François Gendron, lequel n’était pourtant pas en lice.Sans cette manœuvre in extremis de la part des oppositions, c’est le candidat libéral Yvon Vallières, dont la candidature avait été appuyée par le caucus libéral début août, qui l’aurait emporté, chaque groupe parlementaire s’apprêtant à voter pour le candidat issu de ses rangs.Depuis le 6 octobre 2008, jour de la démission de M.Bissonnet (député de Jeanne-Mance, circonscription vacante actuellement), le PLQ a 47 sièges, l’ADQ 41 et le PQ 36.Le candidat qui deviendra président devra obtenir la majorité, donc 63 voix.Au sens de M.Picard, M.Gendron, qui a été vice-président de l’assemblée de 2003 à 2007, est une «personne impartiale [.] qui va avoir le doigté aussi de présider les travaux avec ce gouvernement de cohabitation».M.Picard estimait que l’élection de M.Vallières aurait été un «échec» parce qu’il ne faisait pas consensus.L’ADQ a toujours refusé quYvon Vallières devienne président de l’assemblée, Mario Dumont estimant que le député de Richmond était un «goon».«Les libéraux soumettent la candidature d’un parlementaire d’expérience, mais ils l’avaient quand même désigné au cours de la dernière année pour lancer les attaques les plus personnelles et les plus poussées contre l’ADQ», avait souligné M.Dumont cçt été.Dans les rangs péquistes, le député des Iles-de-la-Madeleine, Maxime Arsenault, avait posé sa candidature dans le courant de l’été, mais l’a retirée hier matin au profit de son collègue Gendron.Ce dernier, doyen de l’Assemblée (il a été élu sans interruption dans Abitibi-Ouest depuis 1976), s’est porté candidat quelques minutes avant l’heure limite pour la poser.PQ surpris Les tractations entre le PQ et l’ADQ ont débouché vendredi, a raconté Marc Picard.Ce dernier affirme avoir rencontré M.Gendron à ce moment La chef péquiste, Pauline Marois, a semblé dans un premier temps très surprise de la nouvelle, hier, se refusant à tout commentaire.Le service de presse des élus du PQ tomba aussi des nues, en matinée, après le point de presse de Marc Picard.«Je viens de l’apprendre comme vous autres!», a répondu l’un d’entre eux.«On apprend, par les médias, que les oppositions ont manœuvré en secret, en nous excluant», pesta pour sa part Jean-Marc Fournier.Bien qu’en colère, ce dernier a précisé qu’il ne croyait pas «qu'il doive y avoir une élection [générale] sur la présidence» et a écarté le scénario d’un déclenchement sur cette question.Toutefois, il a souligné qu’hier, «il y a eu un geste fort qui a été posé par les deux oppositions pour être en rupture par rapport à la cohabitation et miner la confiance.».M.Fournier a rappelé que les trois chefs se sont rencontrés, «il y a à peine 10 jours», rencontre au cours de laquelle le sujet a été abordé.«Les candidats ont fait le tour des caucus et, comble d’ironie, le candidat Picard a envoyé une lettre vendredi dernier à tous les députés pour sa candidature à lui.» Dans cette lettre datée du 17 octobre (et distribuée par M.Fournier hier), M.Picard disait vouloir «rétablir le lien de confiance» entre les citoyens et la démocratie, lien miné par l'image d’un Parlement «théâtre de chicanes» où les députés sont «bâillonnés par leur propre parti».Il disait souhaiter l’adoption de la réforme «sur laquelle nous travaillons depuis 2003», réforme qui permettrait notamment des «votes libres».Mais au moment même où il expédiait cette lettre, soutenait Jean-Marc Fournier hier, «l’ADQ et le PQ négociaient en cachette».M.Fournier, qui a dit souhaiter que M.Vallières maintienne sa candidature, a réservé ses critiques à l'égard du nouveau candidat péquiste: «Pour ce qui est de la personne qui forme la présidence, on pourra en reparler.Mais, aujourd’hui, ce n’est pas ça, le sujet.Le sujet, c’est la mascarade, la manœuvre dans le dos du gouvernement.» Il a dit que la réforme parlementaire, qui avançait bien, pourrait être bloquée en raison du bris de confiance.La faute de Fournier?«Il réagit assez durement.il n’est pas habitué de perdre», a-t-on commenté dans l’entourage d’un leader d’opposition, au sujet de M.Fournier.On chuchotait aussi que «si Jean-Marc [Fournier] avait traité Michel Bissonnet convenablement, on ne serait pas pris aujourd’hui avec cette crise».Un diagnostic que plusieurs sources à l’Assemblée, dont des libérales, confirment: M.Bissonnet, député de Jeanne-Mance depuis 1981, est parti «entre autres» parce que «c’était très difficile» avec le leader Fournier et avec le premier ministre Charest.Ceux-ci l’invectivaient régulièrement en chambre.«Au sein d’une même famille, il y a des gens avec qui on ne s'entend pas», a commenté une source libérale.Le Devoir Rectificatif L’article intitulé «Le président français a été mal compris, croit François Fillon», publié en page A 4, hier, aurait dû porter la signature d’Antoine Robitaille, du Devoir.Cette signature coiffait par erreur un article de La Presse canadienne, publié en page A 5, portant sur Stephen Harper et les marchés financiers.DION SUITE DE LA PAGE 1 Selon M.Dion, le problème central du PLC est pécuniaire: il n’a pas su prendre le virage du financement populaire comme l’ont réussi le Parti conservateur ou même le NPD.Sans argent, le PLC n’a donc pas pu répliquer aux salves publicitaires répétées des conservateurs qui l’ont dépeint pendant deux ans comme un chef faible et sans carrure.«La principale raison pour laquelle je reste chef, c’est pour m’assurer que le Parti conservateur ne fora pas la même chose au prochain chef», a expliqué M.Dion.Martin Cauchon dans la course La liste des prétendants potentiels au trône libéral s’allonge de jour en jour.Selon les informations du Devoir, Martin Cauchon songe «très sérieusement» à se lancer.«H se dit que s’il n’y va pas maintenant, l’occasion ne se représentera peut-être pas avant huit ou neuf ans», explique une source très proche de M.Cauchon et qui souhaite ardemment son retour en politique active.«Barack Obama va devenir président des Etats-Unis à 47ans et, nous, on élirait quelqu’un en fin de carrière?R y a un vent de changement, pour couper avec les vieux politiciens, et les gens sont tannés des Michael Ignatieffet des Bob Rae.» En entrevue, M.Cauchon a refusé de se prononcer sur ses intentions, indiquant que c’était «la journée de Stéphane».M.Cauchon estime toutefois que le Parti libéral devra revoir les règles de fonctionnement de la course: le plafond de dépense doit à son avis être réduit à un million de dollars (afin de ne pas grever davantage les finances du PLC) et chaque membre du parti devrait avoir le droit de vote.Finis, donc, les congrès à l’investiture à l’ancienne avec délégués à la clé.Selon notre source, ces deux changements constituent autant de conditions à la candidature officielle de M.Cauchon.M.Cauchon s’est illustré comme ministre de la Jus- SUITE DE LA PAGE 1 «Le marché du crédit commence à se porter mieux, peut-on voir.Cest ce marché qui nous a placés dans cette situation difficile au départ, a noté Vincent Delisle, de Scotia Capitaux.C’est la saison des résultats financiers.Les données économiques américaines seront encore très, très inquiétantes.» Dans le seul secteur de l’énergie, les gains se sont élevés à plus de 14 %, les investisseurs s’attendant à ce que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) annonce une réduction de sa production pétrolière afin de lutter contre la baisse des prix.Le prix du baril de pétrole brut a grimpé de 2,40 $US pour atteindre 74,25 $ US à la Bourse des matières premières deJVewYork.A New York, les indices ont aussi repris de la vigueur.La moyenne Dow Jones des 30 valeurs industrielles a gagné 413,21 points, soit 4,7 %, à 9265,43 après que le président de la Réserve fédérale américaine, Ben Ber-nanke, eut appuyé l’idée d’un nouveau stimulant financier.L’indice élargi Standard & Poor’s 500 a avancé de 4,8% (44,85 points), à 985,40 points.«Le marché a aimé ce qu’avait à dire M.Bemanke.R a laissé la porte ouverte à d’autres réductions des taux d’intérêt ou à l’adoption de nouveaux stimulants financiers», a déclaré Ryan Larson, de Voyageur Asset Management, à New York.En début de séance, le chef de la direction du Groupe TMX, Thomas Kloet, a fait état de signes d’amélioration du marché du crédit, en dépit de la très grande instabilité des marchés financiers.M.Kloet s'est dit encouragé par la récente évolution de certains indicateurs de taux d’intérêt internationaux clés.D y a notamment eu des baisses de l’écart entre les bons du Trésor et les dépôts à terme en eurodollars, ou contrats d’opération à terme sur les bons du Trésor et les eurodollar, de même que du taux interbancaire offert à Londres, ou taux Libor.La différence entre le taux payé par les banques pour emprunter de l’argent pendant trois mois à une concurrente et le taux des emprunts d’Etat américains à la même échéance s’est réduite de 65 points de base, à 2,96 %, s’éloignant de son niveau record de 4,34 % atteint le 10 octobre.Ce marché des prêts interbancaires connaissait pour le septième jour consécutif une forte détente de ses taux.Un écart très fort entre ces deux taux traduit une absence de liquidité sur le marché interbancaire.En dépit de la détente d’hier, les taux interbancaires restent SUITE DE LA PAGE 1 à cette question et qu’il compte en discuter avec le président du conseil d’administration, Jean Leclerc.Par ailleurs, Le Devoir a pu obtenir certaines explications d’un des membres de ce même conseil, l’homme d’affaires Daniel Gauthier.D’après lui, si le 400t a éprouvé de graves problèmes jusqu’à l’arrivée de Daniel Gélinas, c’est que l’ancienne équipe de direction n’avait pas d’expérience en production d’événements.«Moi, dès le départ, j’avais préconisé qu'on aille au maximum en sous-traitance, qu’on travaille avec les gens qui sont déjà dans l'industrie; le 400 avait décidé de réaliser à l'interne beaucoup de productions, et je pense que c’est ce qui a été difficile.Tu ne peux pas bâtir ce genre d'expérience en si peu de temps», a déclaré le président du Groupe Le Massif et ex-p.-d.g.du Cirque du Soleil.«Tu fois affaire avec les boîtes qui font ça d l’année.Tu fois affaire avec le Cirque du Soleil, avec Ex Machina, avec le Festival d'été.[.] Les meilleurs, ils travaillent tous, ils sont déjà dans des boîtes.» Témoin de la difficulté de l’organisation à recruter du personnel compétent, l’administrateur dit avoir vite compris «qu 'Us n ’arriveraient pas à trouver une équipe suffisamment forte».tice, militant pour la décriminalisation de la marijuana (avortée à cause de l’élection) et obtenant la légalisation des mariages entre personnes de même sexe.Cet activisme pourrait-il lui nuire auprès d’un électorat plus rural?Ses proches rappellent que M.Cauchon a été élevé à La Malbaie et a travaillé avec son père menuisier.«R se sent aussi à l’aise dans un cocktail que les manches de chemise retroussées pour traire une vache.» Une source libérale proche d’un adversaire éventuel, et qui désire rester anonyme pour des raisons évidentes, critique cette possible candidature compte tenu du fait que M.Cauchon a refusé il y a à peine deux mois de se mesurer à Thomas Mulcair dans l’ancienne forteresse libérale d’Outremont «Dans les moments difficiles, il fout être là.» D’autres joueurs sont sur la liste (voir texte en page A 3).Denis Coderre, le député de Bourassa, tâte le terrain pour voir s’il a suffisamment d’appuis.Même chose du côté du député de Beauséjour, au Nouveau-Brunswick, Dominic Leblanc.Les titans de la dernière course, Michael Ignatieff et Bob Rae, sont encore une fois pressentis.Les deux hommes ont refusé de se prononcer hier, jugeant le moment prématuré.Franck McKenna n’a pas rappelé Le Devoir hier.Justin Trudeau a déjà annoncé qu’il ne serait pas de la course.L’exécutif national du Parti libéral doit tenir une réunion le 8 novembre prochain pour déterminer la forme que prendra cette autre course au leadership.Le congrès du parti était prévu pour la première fin de semaine de mai à Vancouver, mais les plans sont désormais en suspens, confirme un porte-parole du PLC.Mea-culpa mitigé S Stéphane Dion accepte de se retirer, il n’a pas entièrement voulu prendre sur ses épaules le fardeau de l’échec électoral A-t-il livré une performance à la hauteur?«On m’a ditquefen ai eu une tris bonne», aà-ü répondu.D reconnaît que le Tournant vert, prévoyant une refonte fiscale pour taxer la pollution, «était une erreur», non pas à cause de son contenu, mais plutôt parce encore à des niveaux historiquement élevés.«Je suis encouragé par le fait qu’on commence à voir que le marché du crédit se porte un peu mieux.Quand on voit l’écart entre les bons du Trésor et les dépôts à terme en eurodollars baisser un peu et le taux Libor aller dans le même sens, je pense que c’est un bon signe», a déclaré M.Kloet, qui prenait la parole dans le cadre d’une conférence de l’Autorité des marchés financiers, à Montréal Le Groupe TMX compte parmi ses filiales les principaux marchés boursiers au pays, y compris la Bourse de Toronto, la Ejourse de croissance TSX et la Bourse de Montréal ANew York, Wall Street a également été stimulée par le dégel du marché du crédit et l’éventualité d’un second plan de relance aux Etats-Unis.Au gain de 4,7 % du Dow Jones s’est ajouté celui de 3,4 % du Nasdaq.«Le Dow Jones et le Nasdaq ont conservé des gains robustes sur des signes de détente dans la contraction du crédit et des espoirs que les consommateurs américains pourraient bénéficier d’un autre plan de relance économique», a souligné Al Goldman, de Wachovia Securities.En Europe, les Bourses ont clôturé en forte hausse: Londres a gagné 5,4 %, Paris 3,6 %, Francfort 1,1 %, Milan 2,5 % et Madrid 3 %.Les places asiatiques avaient montré la voie: Tokyo a terminé en hausse de 3,6 %, Hong Kong de 5,3 % et Shanghai de 2,3 %.Les marchés ont visiblement apprécié l’accord entre Européens et Américains sur une série de sommets internationaux afin de réformer le système financier, dont le premier pourrait avoir lieu en novembre à New Yoik, juste après l’élection présidentielle américaine.Mesures de relance Sur le front économique, les grands pays industrialisés s’acheminaient hier vers des mesures de relance économique afin de combattre le spectre de la récession et du chômage, redonnant des couleurs à des marchés boursiers en franche hausse.Le président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, s’est déclaré favorable à un deuxième plan de relance, après celui du printemps.Une idée à laquelle la Maison-Blanche a assuré être ouverte.Quelques minutes après M.Bernanke, le secrétaire au Trésor, Henry Paulson, a précisé des modalités du plan de refinancement des banques, indiquant qu’il y aurait assez d'argent pour toutes les institutions jugées admissibles par son administration.En France, le premier ministre français, François Fillon, a annoncé des mesures de stimulation, avec un Créée en 2000 par les trois ordres de gouvernement, la Société du 400e, une organisation à but non lucratif, s’est fait confier un budget totalisant 90 millions de dollars.Or, les Fêtes semblaient se diriger tout droit vers un désastre avant le redressement effectué début 2008 par Daniel Gélinas.M.Gauthier soutient qu’à son arrivée au conseil d’administration en 2005, l’organisation avait déjà décidé de miser sur des productions à l’interne et qu’un changement d’approche semblait alors impossible.«L'idée n’était pas mauvaise sauf que monter une équipe de production du calibre que ça prenait, ce n’est pas évident.» Une situation compliquée, dit-il, par le «jeu de tous les intervenants, le politique, la Ville, les gouvernements.» Entre 2001 et 2008, quatre hommes se sont succédé à la tête du 4001': Roland Arpin (2001-2004), Raymond Garneau (2004-2005), Pierre Boulanger (2005-2008) et Daniel Gélinas (2008).Rappelons en outre qu’à son arrivée, M.Gélinas a remplacé presque tous les membres de la direction de l’organisme.De plus, l’organisme a changé quatre fois de responsable des communications en moins d’un an.Toutefois, Daniel Gauthier insiste pour ne blâmer que le parti «n’avait pas ce qu'il fallait pour l’expliquer».«Je crois encore que si nous avions été mieux équipés pour expliquer ce que je proposais, quel genre de leader je suis, quel genre de premier ministre je serais et quelles genres de politiques je proposerais pour le pays, nous aurions gagné», a affirmé M.Dion.M.Dion a toutefois reconnu qu’il était aussi responsable de cela «Ma part de responsabilité tient aussi au foit que je n’ai pas réussi à relever les finances du parti.» La décision de M.Dion de rester en poste jusqu’à son remplacement ne fait pas I’unanimite.Selon diverses sources contactées hier, certains conseillers invitaient M.Dion à quitter immédiatement ses fonctions et à laisser un chef intérimaire tenir le fort jusqu’en mai.Selon une source libérale, Stéphane Dion a jonglé jusqu’à la fin avec cette possibilité.«La décision a changé plusieurs fois, et encore avant la conférence de presse», explique cette source au Devoir.Ainsi, le président de l’aile québécoise du PLC, Robert Fragasso, et le député de Hull-Aylmer, Marcel Proulx, craignent que M.Dion ne fasse l’objet de railleries quotidiennes à la Chambre des communes.«J’ai l’impression que, pour lui, ça ne sera pas facile, a dit M.Proulx.Je n’ai pas l’impression que le gouvernement et les autres partis d’opposition vont lui foire de cadeaux.Rs vont certainement s’amuser à lui rappeler les occasions manquées et ce qu’ils perçoivent comme des mauvais coups de sa part.» Pour Denis Coderre, il s’agit de broutilles auxquelles les libéraux ne devraient pas porter attention.D rappelle que la Chambre des communes siégera en tout environ trois mois d’ici au congrès.«On ne va pas foire une chicane de corridor pour trois mois.Alio?!» M.Coderre souligne en outre que M.Dion sera le second chef du Parti libéral à ne pas avoir été aussi premier ministre du Canada Le seul autre était Edward Blake, parti en.1887.«Ça prend une bonne dose d’humilité pour décider de tirer quand même sa révérence.Lâchezde, il s’en va.» plan de soutien de cinq milliards d’euros pour les collectivités locales et une augmentation de 3 à 4 % des crédits accordés par les banques.Des mesures de relance sont en préparation partout dans le monde pour éviter une contagion de la crise financière à l’économie «réelle».En effet, le nombre de chômeurs dans le monde «pourrait passer de 190 millions en 2007à 210 millions fin 2009», a estimé le directeur gé néral du Bureau international du travail (BD), Juan So-mavia Selon le BD, le nombre de «travailleurs pauvres» qui vivent avec moins de un dollar par jour pourrait croître de 40 millions tandis que celui des personnes gagnant moins de deux dollars pourrait augmenter de 100 millions entre 2007 et 2009.«Ce n’est pas seulement une crise de Wall Street, c’est aussi une crise de toute la rue», appelant à «une action rapide et coordonnée des gouvernements» pour prévenir une crise sociale qui «pourrait s'avérer sévère, longue et globale» a résumé M.Somavia.Pour lheure, l’IInion européenne exclut un grand plan coordonné de relance économique, à l’instar du sauvetage du secteur bancaire.Le gouvernement allemand envisage cependant «des mesures ponctuelles ciblées» d’aide à la conjoncture, alors que l’Allemagne frôle la récession.La Grande-Bretagne va augmenter ses dépenses publiques pour tirer l’économie hors de la récession qui la menace, selon le ministre des Finances britannique, Alistair Darling.Au Japon, le gouverneur de la Banque centrale a affirmé que l’économie continuerait à stagner, après le pire recul depuis sept ans au deuxième trimestre (- 0,7 %) .Pour de nombreux analystes, la deuxième économie mondiale est déjà entrée en récession.Les pays émergents qui se croyaient blindés contre la crise financière accusent à leur tour le coup, après des années de boom économique.La croissance de la Chine est ainsi passée pour la première fois depuis 2005 sous la barre des 10 % sur les trois premiers trimestres de 2008.En Inde, la croissance va ralentir sous l’effet de la crise mondiale, a reconnu le chef du gouvernement Manmohan Singh.Pour 2008-2009, elle n’atteindrait que 7 % à 7,5 %, contre 9 % en 2007-2008.Seul le premier ministre russe, Vladimir Poutine, a estimé que l’économie russe «était assez bien préparée contre les chocs extérieurs de longue durée».personne en particulier.À son avis, le prédécesseur de Daniel Gélinas, Pierre Boulanger, a fait ce qu’il pouvait dans les circonstances.«Pierre Boulanger a fait un excellent travail à la limite de ses connaissances et de ses compétences dans le show-business.A un moment donné, le showPusiness l'a rattrapé.» Quant à Danny Pelchat, malgré son expérience notamment au Cirque du Soleil, il manquait à son avis d’enracinement local et de contacts.«Danny, ça faisait trop longtemps qu’il était en Europe.Manque de ressources, manque de contacts.Daniel [Gélinas], lui, il savait à qui parler à Québec.» Dressant des parallèles avec les fêtes de Québec 84 et le 350" anniversaire de la fondation de Montréal, Daniel Gauthier estime que ce genre d’organisation est en quelque sorte destiné à éprouver des difficultés.«Ce sont toujours des missions impossibles», lance-t-il à propos de ces «grosses organisations aux mandats éphémères».Dès lors, M.Gauthier croit que le 400r s’en est plus que bien sorti.«Les gens disent que ça a été dur: c’est normal.[Dans] ce genre d’organisation d’événements, c’est normal qu’il y ait des dommages collatéraux.» Le Devoir Le Devoir Avec La Presse canadienne CONFIANCE «Ce n’est pas seulement une crise de Wall Street, c’est aussi une crise de toute la rue » Le Devoir Avec l’Agence France-Presse et La Presse canadienne 400e «Ce sont toujours des missions impossibles», lance Daniel Gauthier à propos de ces «grosses organisations aux mandats éphémères» LE DEVOIR" www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O' étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 £3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone 514-985-3333 Par télécopieur 514-985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 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