Le devoir, 9 novembre 2004, Cahier A
ARAFAT Les dignitaires palestiniens défient Souha Arafat Page A 5 - ^ ?w w w ledevoir.com ARCTIQUE Une étude multinationale confirme le réchauffement rapide du climat Page A 3 E DEVOIR ARCHIVES LE DEVOIR La monnaie canadienne s’est payé une balade au-delà des 84 CUS, hier.CANADA Jusqu’où grimpera le huard ?La parité avec le dollar américain ne serait pas pour demain FRANÇOIS DESJARDINS Au moment même où dix banques centrales se réunissaient en Suisse hier pour discuter de la glissade du dollar américain, le huard, lui, faisait encore des siennes.Se permettant une petite balade au-delà des 84 CUS en cours de journée, il a battu en retraite pour finalement s’installer à 83,75 CUS, tout de même en hausse de 0,25 CUS.Rien de moins qu’une hausse de 7 % depuis deux mois.Où s’arrêtera-t-il?Autant de réponses que d’écono-_ mistes.Mais alors que les entreprises exportatrices cherchent à s’adapter et que les voyageurs font leurs bagages, les prévisionnistes s’entendent au moins sur une chose: la parité avec le dollar américain, du jamais vu depuis les années 70, n’est pas pour demain, pour une foule de raisons.VOIR PAGE A 8: HUARD ¦ Lire autre texte en page B 1 BANDE DESSINÉE Pif de retour pour faire réfléchir les jeunes FABIEN DEGLISE Pif, paf, pouf.La gauche ressuscite les morts.Et il n’est pas question ici de Marx, de Lénine ou de Ho Chi Minh — pourquoi pas! —, mais plutôt d’un petit chien marron espiègle amateur d'objets inutiles à monter soi-même: Pif Gadget, magazine culte de bande dessinée pour trois générations de lecteurs qui, après 13 ans d’absence fait cette semaine son retour au Québec.Et, posée de nouveau sur papier glacé, la célèbre bête à poil, proche du Parti communiste français (PCF), compte bien amener, comme dans le bon vieux temps, les jeunes à réfléchir sur leur époque torturée.Tout en s'apaisant A l’heure de la montée du néolibéralisme, de la pensée unique et à une époque «où la presse enfantine fait beaucoup pour que son lectorat arrête de penser ou pour qu’il consomme», résumait hier Patrick Apel-Muller, Vi Donne n - - la Pifises ! y m&m Le premier numéro du nouveau Pif gadget VOIR PAGE A 8: PIF INDEX Annonces.B 5 Avis publics .B 4 Culture.B 8 Décès_______B 5 Économie.B 1 Éditorial,.A 6 Idées.A 7 Météo.B 4 Monde .A 5 Mots croisés.B 4 Sports_______B6 Télévision B 7 PATRICK BAZ AGENCE FRANCE PRESS!’ Un hélicoptère Apache survole une ligne de blindés américains en route vers Fallouja, au début de l’offensive lancée hier contre la ville sunnite irakienne.Les Américains avancent lentement dans Fallouja MANNIE GARCIA REUTERS Le secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, en conférence de presse, hier.L’offensive lancée hier «prendra du temps», avertit Rumsfeld Washington et Bagdad — L’opération lancée pour prendre le contrôle de la ville irakienne de Fallouja va être difficile et va «prendre du temps», a déclaré hier le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld lors d’une conférence de presse à Washington, se refusant à qualifier la bataille d’affrontement «fincd» contre l’insurrection.M.Rumsfeld a indiqué que l’assaut n’avait pas spécifiquement pour but de capturer le chef islamiste jordanien Abou Moussab al-Zarqaoui.«Se trouve-t-il là-bas?Je n’en ai pas idée», a-t-il répondu à un journaliste qui lui demandait si la bataille permettrait la capture de Zarqaoui.D’ailleurs, des sources policières et politiques irakiennes, de même que les militaires américains, s’entendent pour affirmer que les combattants les plus déterminés ainsi que les volontaires étrangers ont vraisemblablement quitté Fallouja pour échapper à cette offensive promise depuis des semaines.Quelque 5(XX) soldats américains, soutenus par des blindés et l’aviation, ont lancé une offensive majeure hier dans le nord de Fallouja, donnant le coup d’envoi d’un assaut massif visant à mettre un tenne à six mois de pontrôle de la ville sunnite par les insuigés.A la tombée de la nuit, des soldats américains continuaient à avancer lentement dans le quartier de Jolan, où se terrent des combattants sunnites.Des chars et des avions pilonnaient le nord de la ville pour affaiblir les défenses rebelles et essayer de faire exploser les bombes et les engins piégés qui pourraient VOIR PAGE A 8: FALLOUJA ¦ lire autres textes en page A 5 Fermeture de la Fondation Jean-Rerre Perreault Nouveau coup dur dans le monde de la danse contemporaine STÉPHANE BAILLARGEON FRÉDÉRIQUE DOYON Une autre grosse tuile s’abat sur le milieu de la danse contemporaine du Québec.Moins d’un an après le sabordage du Festival international de nouvelle danse, c’est au tour de la Fondation Jean-Pierre Perreault (FJPP) d’annoncer sa fermeture et la mise à pied de tous ses employés.La crise découle en partie d’une mauvaise gestion de la tournée de Joe, dont la seconde phase, longue de deux mois, vient de se terminer en Europe.Selon les informations obtenues par Le Devoir, la Fondation s’est engagée dans cette aventure coûteuse tout en sachant, il y a déjà plus de six mois, qu’elle allait entraîner un déficit d’au moins 400 000 $.11 dépasserait maintenant le demi-million, soit la moitié de son budget annuel.Le directeur artistique de la FJPP, Guy Cools, refuse d’avancer quelque chiffre que ce soit pour l’instant, par respect pour les autres membres de la direction.Belge d’origine, en poste depuis seulement quelques mois à Mont- réal, il a été mis, en quelque sorte, devant le fait accompli du désastre financier, mais tient à se montrer solidaire de ses collègues.«C’est une situation financière complexe qui remonte à avant mon arrivée.C’est une responsabilité collective, qui implique aussi les subvention-neurs», souligne-t-il, laconiquement Les artistes ont été les premiers à faire les frais de l’audacieuse tournée.Québec (avec 100 000 $) et Ottawa (avec 80 000 $) sont intervenus d’urgence il y a deux semaines pour payer les cachets des 32 danseurs de la troupe et des quelques techniciens les accompagnant Les artistes et les artisans n’avaient pas reçu de salaires depuis le 3 septembre.Il leur manque toujours les revenus dus depuis le 24 octobre.Le ministère de la Culture et des Communications du Québec s’est engagé à combler également ce trou financier, par respect pour les créateurs.La FJPP, mise sur pied comme compagnie de danse en 1984, occupe une ancienne église de la rue Sherbrooke Est à Montréal, VOIR PAGE A 8: FONDATION «Ça ne serait jamais ’ arrivé si Jean-Pierre avait été là.Il avait une peur bleue des déficits » JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le chorégraphe Jean-Pierre Perreault, aujourd’hui décédé.L’Espace chorégraphique qu’il a créé est un des seuls lieux au Québec consacrés à la création et à la diffusion de la danse contemporaine.4 t LE DEVOIR.LE MARDI 9 NOVEMBRE 2004 LES ACTUALITES Enquête Gomery Commandites : Guité a la mémoire défaillante Les réponses vagues du témoin irritent le juge responsable de Venquête ASTONGUAY - Huits nui ont été rnmmanHéQ rnmmp Hps t-ahirts Tnhn Gomerv.nui est intervei ALEC CASTONGUAY Ottawa — Le procureur adjoint de la commission Gomery, NeÛ Finkelstein, et le juge John Gomery lui-même, ont talonné Chuk Guité hier pour comprendre les raisons qui l’ont amené à verser de généreuses sommes à des agences de publicité sans apparemment avoir reçu un travail en contrepartie.Moins coopératif que la semaine dernière.Chuck Guité est toutefois resté vague, truffant son témoignage de «je ne sais pas» et de «je ne me souviens pas» qui ont irrité le juge et le procureur.Dans son rapport dévastateur paru en février dernier, la vérificatrice générale Sheila Fraser donnait des exemples de contrats où des boîtes de communication ont empoché de fortes sommes simplement pour transférer l’argent, sans aucun travail supplémentaire.Ce fut notamment le cas pour des commandites de sociétés d’Etat comme Via Rail ou Postes Canada.C’est la firme montréalaise Lafleur Communication qui a été au centre du débat d’hier.Le procureur adjoint Neil Finkelstein a d’abord tenté de savoir pourquoi le gouvernement avait versé une commission de plus de 22 000 $ à Lafleur (7 % du total du contrat) pour l’achat d’articles promotionnels aux couleurs du Canada en mars 1996, alors que le contrat avait été réalisé par une autre compagnie, Publicité Dézert, qui appartient au fils de Jean Lafleur, le p.-d.g.de Lafleur Communication.Aucun appel d’offres n’a été fait parce que les articles ont été commandés pour le bureau du premier ministre et que c’était «urgent», a expliqué Chuck Chuck Guité CHRIS WATTIE REUTERS Guité.Et comme Lafleur communication était déjà une entreprise approuvée pour réaliser des contrats, c’est elle qui a obtenu le tout avant de sous-traiter l’achat des articles.Dans le contrat avec Publicité Dézert d’une valeur de plus de 325 000 $, l’on peut voir la ribambelle de pro- duits qui ont été commandés comme des t-shirts (23 123 $), des «coton-ouatés» (24 423 $), des balles de golf (7200 $).et 10 000 boules de Noël (67 800 $).Etant donné que le contrat passait par une agence de publicité, plutôt que d'être géré par l'équipe de M.Guité, et que les firmes enregistraient un profit sur la vente des objets en plus de la commission, la facture a donc été plus élevée que ce qu’elle aurait pu être.Ce qui a poussé M.Finkelstein à demander ironiquement «quelle urgence y avait-il à acheter les balles de golf et les boules de Noël en même temps, et ce, au mois de mars?».«Je ne sais pas», a laconiquement répondu Chuk Guité.Le directeur du programme des commandites faisait d’ailleurs complètement confiance aux agences de publicité quand ces dernières sous-traitaient les contrats du gouvernement à d’autres firmes, comme dans le cas de Publicité Dézert D n’y avait aucune vérification pour savoir à le prix était vraiment concurrentiel et si le gouvernement en avait pour son argent 78 OOO $ à l’eau?L’interrogatoire de l’après-midi a tourné presque exclusivement autour de la commission versée à Lafleur Communication pour un contrat avec Postes Canada.Le dossier avait été souligné à grand trait par la vérificatrice générale dans son rapport comme étant un exemple de gaspillage.Une série de timbres sur le millénaire a été émise en 1998.Pour ce contrat de plus de 500 000 $, Lafleur Communication a touché une commission de 78 000 $.Pourquoi?Pour quel travail?C’est ce que Neil Finkelstein a tenté de savoir, tout comme le juge John Gomery, qui est intervenu à plusieurs reprises.Les nombreux «je ne sais pas» et «c'était la procédure puisque c’était une commandite» lancés par M.Guité ont vivement irrité le juge Gomery.«Ce n’était pas une commandite normale, puisque c’était avec une société d’Etat, a tranché le juge.Je peux comprendre que le gouvernement paie une somme à une agence pour, par exemple, lui procurer de la visibilité lors d’un match de football.Il faut alors négocier avec l’équipe, s’assurer que le Canada reçoit la bonne visibilité, etc.Mais, dans le cas de Postes Canada, comme la vérificatrice générale l’a dit, Lafleur Communication n’a rien fait de ça.» Le procureur Finkelstein a ensuite pris la relève, soulignant qu’assurer la visibilité du Canada dans un projet de Poste Canada était tout à fait inutile.«Qu ’est-ce qu’a fait Lafleur au juste pour avoir 78 OOO $?Si vous n’avez pas payé Lafleur pour gérer le projet de Postes Canada, parce que c’est la société d’Etat qui a payé, si ce n’est pas pour de la visibilité, alors c’est ridicule.Pourquoi avoir payé si ce n’est pas simplement pour transférer l’argent?» «Je ne sais pas.Il faudrait que je revoie le dossier, je ne me souviens pas», a encore une fois répondu Chuck Guité.Voyant que M.Guité ne serait plus d’une grande utilité, Neü Finkelstein a arrêté son interrogatoire.Toutefois, ces questions reviendront inévitablement sur le tapis lorsque la commission déménagera à Montréal pour convoquer les représentants des firmes de publicité.Mais en attendant, M.Guité fera face aux contre-interrogatoires aujourd’hui et demain.Le Devoir 2 0 0 5 L’année de l’Acura K - • .,’.vtiareswa?» I .Joyeux temps d'en profiter.ACURA MDX Location à partir de Comptant || 955$ 2 995$ 0$ Paiement 595 $* 665$* 735$ Incluant: ¦ moteur V6 SAGT de 265 chevaux ¦ chaîne sonore AM/FM/CD à 8 haut-parleurs ¦ garnitures intérieures en cuir ¦ assistance de la stabilité du véhicule fVSA) 4 roues motrices avec système de gestion variable du couple (VTM-4) ordinateur de route et tellement plus .Aucun dépôt de sécurité • Allocation de 96000 km ACURA DE LAVAL 2500, boul.Chomedey Lavai (450) 682-4050 www.acuralaval.com ACURA PLUS 255, boul.de la Seigneurie Blainville (450) 435-4455 www.acuraplus.com GALERIES ACURA ACURA GABRIEL LUCIANI ACURA 7100, boul.Métropolitain E.4648, boul.Saint-Jean 4040, rue Jean-Talon O.Anjou Dollard-des-Ormeaux Montréal (514) 354-8811 (514)696-7777 (514) 340-1344 www.galeriesacura.comwww.gabriel.ca/acurawww.lucianiacura.com ACURA BROSSARD 9100, boul.Taschereau O.Brossard (450) 659-1616 www.acurabrossard.com •Offres de location-bail d’une durée limitée, par 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compris.Le modèle offert peut différer de la photographie.Voyez votre concessionnaire pour plus de détails.Du 2 au 30 novembre 2004.Le temps c’est beaucoup d’argent Harper accuse Martin de gouverner pour la galerie KARINE FORTIN La tournée préélectorale de Paul Martin qui a coûté près de un million de dollars aux contribuables canadiens n’était qu’un avant-goût de sa manière de gouverner, a laissé entendre hier le chef conservateur Stephen Harper, qui reproche à son adversaire de fuir ses responsabilités au profit de voyages qui lui permettent d’être vu sans faire avancer les choses.«M.Martin ne dirige pas un gouvernement de programme, mais bien un gouvernement de “photos op”.On a vu ça avant l’élection, on continue à voir un gouvernement qui fait des “photos op”partout, tout le temps alors qu’il n’y a pas un grand programme de législation à Ottawa», a lancé le politicien de l’Ouest à l’issue d’une rencontre avec des représentants du Conseil du patronat du Québec (CPQ) à Montréal Dans le jargon médiatique, les «photos op» ou «occasions de photos» sont des événements conçus principalement pour les réseaux de télévision et dont l’objectif est de présenter des personnalités publiques dans un contexte qui les avantage.Les campagnes électorales et les visites diplomatiques font une large part à ces événements qui ne donnent généralement pas lieu à des déclarations importantes.Si l’on en croit Stephen Harper, le premier ministre libéral multiplie ce genre d’apparitions pour éviter d’avoir à prendre des décisions ou à répopdre aux questions du Parlement A son avis, le temps consacré à certains voyages pourrait être mieux employé au service de la population.«A la fin, le gouvernement Martin devra expliquer à la population pourquoi il dépense comme ça, pourquoi il voyage partout alors que le parlement siège à Ottawa et pourquoi, avec tous ces voyages et toutes ces dépenses, il n’y a pas de grand programme de législation à Ottawa», a-t-il insisté.Quand il se déplace avec l’avion Challenger du gouvernement pour assister à des événements partisans, Paul Martin «gaspille» l’argent des contribuables, a en outre accusé le chef conservateur.Officiellement chaque heure de vql de l’avion officiel coûte 2032 $ à l’État mais ce montant peut quadrupler si l’on inclut les coûts de l’équipage et de l’amortissement de l’appareü, par exemple.D’après des documents consultés par la Presse canadienne, Paul Martin a effectué 28 voyages dans cet avion au cours des cinq mois précédent l’élection de juin 2003.Certains de ces déplacements étaient de nature éminemment politique.Stephen Haiper croit qu’il serait difficile d’étabKr une politique régissant les déplacements du premier ministre, mais le chef du gouvernement devrait néanmoins avoir des comptes à rendre à ce sujet Paul Martin Pour sa part le premier minis-trePaul Martin, s’est défendu hier d’avoir dilapidé des fonds publics à des fins partisanes lors de sa tournée du Canada dans les semaines précédant le déclenchement des élections fédérales, le printemps dernier.«Je ne suis pas le premier ministre de la colline parlementaire, mais le premier ministre de tout le Ca.iada», a commenté M.Martin, qui affirme que sa tournée n’avait rien à voir avec l’imminence du déclenchement des élections.Au contraire, 0 est de la responsabilité d’un premier ministre, selon lui, de visiter les citoyens de son pays.Presse canadienne Un peu de sang neuf dans le système Les Obligations à taux progressif : Plus vous les conservez longtemps, plus c’est payant.Encaissables une fois l’an.Capital garanti.Que du positif.BONI DE 5* la première année pour les nouveaux fonds REER.www.epq.gouv.qc.ca Téléphonez-nous du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h, ou passez nous voir au 2000, av.McGill College, du lundi au vendredi, de 8 h à 17 h.Nous serons également ouverts les samedis d’octobre et de novembre, de 10 h à 16 h.Épargne Placements Québec an EN ADMINISTRATION DE LA SANTE Volume t, numéro i • Janvier 2005 s Une toute not et professionn sodaux Illle revue faite par et pour les cadres s du réseau de la santé et des services 1 Notre objectif ?L'enrichissement des compétences et l'épanouissement professionnel des intervenants, dans le but d'améliorer les services ^ 1 Sortie début janvier 2005.Le premier grand thème abordé : âMte é MÉ© i É M.Réservez votre exemplaire 1-888-832-303î postes, i LE DEVOIR.LE MARDI » NOVEMBRE 2 0 0 4 A 3 Vandradi 12 novembre 2004 - 206 Théâtre Corona - 2490.roe Notre-Dame 0.Billetterie Admission 514-790-1245 Info FMA 514-747-0000 www.testivalarabe.com CTUALITES Vll.Kv/' (991.) ''"¦iixioiH''' Michel David Le chiffon rouge Ce n’est pas d’hier que la distribution de drapeaux canadiens pose un problème au Bloc québécois.Il y a cinq ans, une petite enquête menée par La Presse avait révélé que seulement dix-huit députés bloquistes acceptaient d'en fournir aux citoyens qui en faisaient la demande, alors que vingt-cinq redisaient de le faire, y compris Gilles Duceppe lui-même.Il faut dire que, à l’époque, Sheila Copps avait entrepris de tapisser le pays d’unifoliés avec une frénésie qui frisait la démence.Bernard Landry disait en voir tellement par la fenêtre de son appartement du Vieux-Québec, en prenant son café du matin, que cela le mettait hors de lui.De toute évidence, le député de Richmond-Artha-baska, André Bellavance, n’a pas pris acte de ce que la conjoncture politique avait changé.Soit, il n’a ni piétiné ni insulté le drapeau canadien, mais refuser d’en procurer aux membres de la Légion canadienne de Richmond était non seulement irrespectueux pour les anciens combattants, mais aussi profondément maladroit Sa performance durant la dernière campagne électorale, notamment lors des débats télévisés, a conféré à Gilles Duceppe une certaine respectabilité au Canada anglais.A la veille d’une importante allocution devant les membres de l’Economie Club de Toronto, qui marquera le coup d’envoi d’une grande tournée pancanadienne, le chef du Bloc n’avait pas besoin de ce genre de provocation.D n’a certainement pas fini d’en entendre parler.Dans ce climat de campagne préélectorale permanente, Paul Martin n’allait pas manquer une si belle occasion.Dans un geste un peu théâtral, le premier ministre a fait livrer à la Légion de Richmond le drapeau qui flottait sur la Tour de la Paix du parlement canadien, puis a invité trois de ses membres à participer à la cérémonie du jour du Souvenir, jeudi, à Ottawa.De son côté, le chef du Parti conservateur, Stephen Harper, a profité de son passage à Montréal pour faire un détour du côté de Richmond et livrer en personne les drapeaux si ardemment désirés.?Gilles Duceppe a tenté d’expliquer le geste de son député en parlant d’un «malentendu».Pourtant, les propos de M.Bellavance étaient d’une clarté telle qu’on pouvait difficilement s’y tromper.«C’est un choix que j’ai fait et je n’entends pas déroger à cette politique interne que nous avons établie, fai été élu sous la bannière du Bloc québécois.Je suis souverainiste et non distributeur de drapeaux ou d’épin-glettes.Si les gens veulent des articles du genre, notre bureau leur donne un numéro sans frais pour les obtenir auprès de Patrimoine Canada», a-t-il expliqué.S’il y a malentendu, comme le prétend M.Duceppe, c’est plutôt dans la façon dont M.Bellavance conçoit son rôle à Ottawa.Il est tout à l’honneur de la démocratie canadienne de permettre à un parti politique de promouvoir en toute légitimité un projet sécessionniste.Les électeurs fédéralistes représentés par des députés bloquistes n’en ont pas moins droit aux mêmes égards que n’importe où ailleurs dans le pays.Les propos de M.Bellavance traduisent l’état d’esprit de bon nombre de nationalistes québécois allergiques au «chiffon rouge», qui contredit le discours officiel des partis souverainistes.Aussi bien Gilles Duceppe que Bernard Landry répètent continuellement que le projet souverainiste n’est aucunement un geste d’hostilité envers le Canada, mais simplement l’expression du désir des Québécois de se donner un pays qui leur ressemble.Tous les sondages montrent également que le maintien de relations amicales avec le Canada est essentiel pour convaincre une majorité d’opter pour la souveraineté.De toute évidence, l’attitude de M.Bellavance n’est pas de nature à les favoriser.Bien entendu, s’il s’agit d'une stratégie de provocation destinée à saboter les tentatives de convertir le Canada anglais au fédéralisme asymétrique et à favoriser ainsi la souveraineté, c’est une autre affaire.A en juger par les réactions au geste de M.Bellavance, cette stratégie pourrait même être très efficace.Ce n’est cependant pas ce qu’on croyait avoir compris des intentions de M.Duceppe.A moins qu’il ne s’agisse précisément là du malentendu dont il parlait ?D est significatif que cet incident s’inscrive dans le contexte du jour du Souvenir.Pendant très longtemps, le nationalisme québécois a eu beaucoup de mal à se réconcilier avec le passé militaire «canadien-français».Déjà, à la fin du XIXe siècle, Henri Bouras-sa était catégoriquement opposé à la participation à la guerre des Boers.Au XXe siècle, la position politically correct pour tout bon patriote était de d’opposer à la conscription.Il faut savoir gré à Guy Bouthillier, que personne ne peut soupçonner de crypto-fédéralisme, d’avoir entrepris de réhabiliter la contribution québécoise aux deux guerres mondiales, à l’époque où il était président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.«Refuser notre participation ou même simplement rester indifférents à cette communion de la mémoire, pour le motif que nous fut imposée deux fois la conscription, serait ajouter l’injustice du cœur à l’injustice de la politique, une injustice plus grande encore, car elle transformerait les victimes de la guerre en victimes de l’oubli», avait-t-il déclaré en novembre 2001.Dans son esprit, il était d’autant plus important pour les souverainistes de souligner le jour du Souvenir qu’ils devaient la pérennité de leur «espoir collectif* au sacrifice des soldats alliés.«L’idée de l’indépendance du Québec supposait, pour avoir quelque chance de croître, que le Canada ne perdît pas la sienne», soulignait M.Bouthillier.mdavid@ledevoir.com Un geste non seulement irrespectueux, mais également maladroit L’expansion des banlieues menace la sécurité alimentaire des Québécois -—\ ¦ta* SOURCE KNV1RO FOTO Gaz à effet de serre L’Arctique fond Une étude multinationale menée par 250 experts confirme l’importance du phénomène et la nécessité d’agir Edmonton — Des scientifiques confirment que le réchauffement climatique de l’Arctique s’accélère.Aucune autre région di) globe n’est plus touchée par le phénomène, conclut l’Évaluation de l'impact sur le climat de l’Arctique, rendue publique hier.Cette étude multinationale d’une durée de quatre ans est la plus détaillée jamais effectuée sur les changements climatiques dans l’Arctique et leurs conséquences sur les populations et les écosystèmes de cette région.Elle constate que, au fil des dernières décennies, la température de l'Arctique a crû deux fois plus vite que celles des autres parties de la planète.Ce phénomène pourrait avoir des répercussions allant de la disparition des ours polaires à l’inondation de vastes portions de la Floride, prévoit le rapport, qui préconise l’adoption de mesures immédiates de lutte contre les gaz à effet de serre.Pas moins de 250 experts ont pris part à cette étude.Les pays qui l’ont,commanditée sont tous riverains de la région: Canada, États-Unis, Danemark, Finlande, Islande, Norvège, Russie et Suède.Certains espèrent que le Conseil de l’Arctique, formé de ces huit pays, prendra des mesures concrètes en réaction aux dommages projetés aux populations et à l’environnement du Grand Nord.Mais d’autres doutent qu’il se passe quoi que ce soit de significatif avant que l’industrie du Sud ne commence à en ressentir les effets.«Cela aura un impact quand les gens vivront une catastrophe ou subiront des conséquences économiques», prévoit Pete Ewins, du Fonds mondial pour la nature.Pourtant, souligne un porte-parole de Greenpeace, Steven Guilbault, les conséquences de la fonte graduelle de la calotte polaire seront nombreuses, et certaines se font déjà sentir.Pour l’organisme, il faut que les gouvernements mettent en place des programmes efficaces visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, une des causes du réchauffement de l'Arctique, tout en prenant des mesures concrètes pour prévenir les conséquences.Le rapport démontre que la banquise s’est réduite de 8 % au cours des 30 dernières années.La température moyenne annuelle a déjà grimpé de quatre degrés Celsius dans certaines zones de l’Arctique.Les peuples autochtones, des Inuits canadiens aux Sami finlandais, devront faire face à d'énormes changements économiques et culturels.Dans cette perspective, Sheila Watt-Cloutier, la présidente du Conseil circumpolaire inuit, estime que le réchauffement climatique concerne les droits de la personne.«R ne s’agit pas de politiques ou d'institutions, mais du mode de vie d’un peuple tout entier», a-t-elle affirmé à Calgary.«R y a un lien entre le chasseur inuit qui voit la banquise disparaître et les automobiles que nous conduisons», ajoutait-elle.Mais il y a plus en jeu que les écosystèmes et les cultures de l’Arctique.Sur la base de projections conservatrices, le rapport constate que l’eau de fonte des glaciers pourrait perturber les courants océaniques qui influencent le climat de la planète.Le niveau de l’océan pourrait s’élever de 90 centimètres au cours du prochain siècle; le sud de la Floride se retrouverait submergé, tout comme des millions de citoyens de villes situées à faible altitude comme Bangkok (Thaïlande) ou Bombay (Inde).Le rapport associe explicitement changements climatiques et concentrations accrues dans l’atmosphère des gaz à effet de serre, produits par Tutilisation de combustibles fossiles, dont le monde dépend actuellement dans une proportion de 80 % pour son énergie.Le ministre canadien de l’Environnement Stéphane Dion, a affirmé que le Canada appuyait le rapport.Il a qualifié les résultats de l’étude de préoccupants.Cette évaluation «transmet un message à toutes les nations: les changements climatiques sont un problème réel, ils ont déjà commencé et ils représentent un défi mondial.Aucune nation ni région n’est à l’abri de leurs impacts», a-t-il souligné.II revient au Conseil de formuler des recommandations à partir du rapport Plusieurs, comme le professeur Mark Nuttal, anthropologue de TAlberta et un des principaux auteurs du rapport, estiment que ce sera là un test crucial de l'efficacité de l’organisme, fondé il y a à peine huit ans.Selon le professeur Pete Ewins, du Fonds mondial pour la nature, les États-Unis ont cherché à adoucir le rapport et n’appuieront probablement pas la nécessité de réformes majeures rapides.Presse canadienne FABIEN DEGL1SE Les résidences somptueuses qui se construisent au bord des autoroutes autour de Montréal seraient-elles en train de menacer la sécurité alimentaire du Québec?La question peut surprendre.Et pourtant.pour une vaste coalition pour la protection du territoire agricole la réponse ne fait aucun doute: le courant expansionniste qui touche actuellement les banlieues risque à moyen tenue d’engendrer des pénuries de salades, de blé ou même de fraises, a-t-elle dénoncé hier.Les chiffres sont sans équivoque.De 1975 à 2000, l’espace construit a augmenté de 60 % dans la grande région de Montréal faisant perdre au milieu agricole pas moins de 27 600 hectares de terres arables.Et les projets de construction dans ces coins de l’agglomération où la croissance des ménages se confirme ne laissent rien présager de bon pour l’avenir des agriculteurs.«Partout autour des grandes villes du Québec, la prédation est en marche, a expliqué Laurent Pellerin, président de l’Union des producteurs agricoles lors d’une conférence de presse tenue à Montréal.Que ce soit le projet de prolongement de l’autoroute 30 ou les lotissements résidentiels de Sainte-Julie, les terres agricoles disparaissent sous l’effet de l'étalement urbain.Et si l’on perd ces terres, on perd aussi la production.» L’équation est simple.Mais la coalition, qui, outre TUPA, réunit entre autres organismes l’Ordre des agronomes du Québec (OAQ) et l’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN), s’appuie aussi sur une réalité difficile à saisir sur un territoire aussi étendu que le notre.Au Québec, en effet, à peine 2 % du territoire est propice au développement de l’agriculture.Seulement 2 %, avec des sols de qualité, un climat en harmonie avec la rythme de croissance des plantes et surtout la proximité des marchés, ont le malheur de se situer aujourd’hui dans des zones fortement convoitées par les spéculateurs immobiliers et par les ipunicipalités en quête de taxes.«A elles seules, les municipalités de Sainte-Julie et de Boisbriand réclament aujourd’hui le dézonage de 730 hectares agricoles (pour la construction de commerces et de résidences], c’est l’équivalent de 1330 terrains de football», a souligné M.Pellerin.Le hic, renchérit Claire Bolduc, présidente de TOAQ, c’est que «chaque hectare perdu dans le sud du Québec ne peut pas être, récupéré ailleurs» dans la province.D’où l’importance de les protéger, mais aussi de placer «ce patrimoine» au cœur des priorités gouvernementales, ont asséné hier les membres de la coalition.Comment?En mettant un frein à l'étalement urbain, estinje pour sa part Harvey Mead président de TUQCN.Étalement qui, rappelle-t-il engendre inévitablement une augmentation des coûts d’infrastructures et des congestions routières.La coalition espère également que Québec résistera à l’avenir aux demandes d’affaiblissement de la Loi sur la protection du territoire agricole (LPTA), demandes orchestrées par des municipalités en mal de plus-value et de promoteurs en mal de terrain de jeu à transformer en royaume pour grosses demeures de style néochâtelain.Car, rappelle M.Pellerin, il est illogique de spéculer «sur un territoire irremplaçable pour l’agriculture», a-t-il conclu.Le Devoir EN BREF L’essence au secours des transports en commun Le ministre des Transports du Canada, Jean Lapierre, a indiqué hier matin l’intention du gouvernement de négocier une entente avec les provinces pour concrétiser un projet de redistribution d’une partie des taxes prélevées sur l’essence, qui servirait à financer les infrastructures de transport en commun et de gestion de Teau.Selon le plan du ministre Lapierre, cinq cents par litre seraient ainsi dorénavant remis aux provinces, qui redistribueraient ensuite les sommes aux municipalités.Au Québec, cela pourrait signifier un montant de 600 millions, à partagerentre le secteur de Teau et celui du transport en commmun.La Société de transport de Montréal (STM) a accueilli «très favorablement» cette idée, en soulignant être encouragée d’entendre le ministre placer la question du transport en commun au centre des priorités du gouvernement en matière d’infrastructures.Si le projet se concrétise, l’argent reçu ne sera toutefois pas transformé en diminution des tarifs, affirme la responsable des affaires Jean Lapierre publiques à fa STM, Odile Paradis.«R y a de grands besoins dans les infrastructures, dit-elle, et près de 3,3 milliards devront être investis d’ici 10 ans.» - Le Devoir Après plus de 30 ans CLUB 402 ferme ses portes fin janvier.Costumes Importes d'Italie Vestons Importes d Italie Chemises 100 " o coton 2 pour seulement 350$ 250 $| 39"$ à 59"$ Cerruti 1881 — Zegna — Luigu Botto De tous nos^vêtements IMPORTES D'ITALIE LIQUIDATION ÏÏM HÉ |(fluio 1111, ru* Siint*-Catb*rine Oued 2- étage.Montréal • (514) 861-3636 Heurei d’ouverture : Un.au ven.10h è 18h Sam.106 d 166 Tous lai soirs après 1(6 sur rendsz-vous seulement 402 -HOMNM® Chambra de commerça du Montréal métropolitain Board of Trade of Metropolitan Montreal Midis-chauds ALCAN > Réservations par télécopieur (514) 871-5971 en ligne www.ccmm.qc.ca/actlvltes Lundi 29 novembre 2004 de midi à 14 h Frank Zampino Président du comité exécutif de la Ville de Montréal et Maire de l'arrondissement de Saint-Léonard > Renseignements Rlna Bevllacqua (514) 871-4000 poste 4001 » Biliet(s) Membres : 55 $ Non-membres : 85 $ Delta Centre-Ville 777, rue University Un plan pour la réussite En association avec : » Table(s) de 10 DESSAU Membres: 495$ SOPR1N Non-membres : 850 $ Taxes en SUS En collaboration avec : *7» Atmoronrs DE MONTRÉAL L« SIRVICI.CTJ Financière Sun Life A 4 LE DEVOIR, LE MARDI 9 .NOVEMBRE 2 0 0 4 LES ACTUALITES Luck Mervil, néo-patriote La SSJB rend hommage au chanteur engagé dans la société québécoise et haïtienne Avis du Conseil du statut de la femme GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ La Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) a voulu hier refléter les «nouvelles facettes du nationalisme québécois, diversifié et ouvert sur le monde», en choisissant comme Patriote de l’année 2004-2005 le chanteur populaire Luck Mervil, né en Haïti, maniant le créole en chanson, engagé dans la protection des rivières québécoises et porte-parole actif du Centre canadien d’étude et de coopération internationale.C'est la première fois qu’un Noir récolte l’honneur, et la troisième fois, depuis 1975, qu’une personne née à l’extérieur du Québec est primée par la SSJB (la Française Mia Riddez-Morisset l’avait emporté en 1988, la Chilienne Carmen Sabag-Olmedo en 1992).Luck Mervil, ancien membre de Rudeluck et de la première distribution de Notre-Dame de Paris, est arrivé au Québec à l’âge de quatre ans, où il a séjourné pendant huit ans avant d’aller vivre à New York, d’où il est revenu à 17 ans.«Le Québec change à toutes sortes d’égards, note le président de la SSJB, Jean Dorion, pour expliquer un choix qui tranche un peu avec certaines nominations antérieures, faites dans la frange plus pure et dure du mouvement souverainiste.On découvre peu à peu une jeunesse donc les ancêtres n’ont pas cultivé de terres à l’île d’Orléans, mais qui se rallient au projet d'un Québec souverain.Luck Mervil est sûrement l’un des personnages les plus représentatifs de cette nouvelle tendance.» Selon le président Dorion, le choix de Mervil comme Patriote émérite vise aussi à illustrer la «dimension internationaliste du mouvement nationaliste québécois.M.Mervil n’a jamais lâché Haïti, comme beaucoup de Québécois qui restent attachés à leurs racines étrangères.On ne veut pas perdre de vue le fait que le monde est de plus en plus interrelié».Officiellement, la nomination d’un Patriote célèbre «la filiation entre le combat des Patriotes pour la démocratie, la liberté et la reconnaissance de l’identité nationale, et l'engagement des Québécois d’aujourd’hui» envers ces valeurs.Y, \Aj A Al Luck Mervil a reçu le titre de Patriote de l’année.ARCHIVES LE DEVOIR Pour sa part, le Patriote 2004-2005 s’est dit «surpris et touché» de la sélection.«Je ne suis pas né ici, mais on m'a quand même nommé porte-parole de la Fête nationale l’an dernier, puis là on me donne le titre de Patriote de l’année, alors que je viens de passer deux mois à ne parler que d’Haiti.Ça démontre l’extraordinaire ouverture d’esprit du Québec», estime-t-il.Son récent séjour en Haiti, dans la foulée du passage de l’ouragan Jeanne, a été largement suivi par les médias.Luck Mervil est convaincu que cela a contribué à le faire remarquer des dirigeants de la SSJB.«77 faut rester lucide: je l'ai parce que je suis médiatisé.C’est un avantage, mais qui implique aussi une grande responsabilité.Les gestes que l’on fait et les mots que l’on dit peuvent avoir un impact.Il faut donc s’en servir à bon escient.» C’est un peu la source de son engagement, d’ailleurs: Luck Mervil dit qu’il se sentirait «mal» d’avoir accès aux médias et de ne pas faire quelque chose pour témoigner de son devoir de citoyen.«J’essaie de prendre mes responsabilités, de parler de démocratie, d’inciter les gens à agir entre deux élections», explique-t-il.Reste que si la SSJB l’a choisi, c’est d’abord et avant tout pour son penchant souverainiste.Là-dessus, Luck Mervil dit être un «Québécois fier», mais posé dans son militantisme.«Si le patriotisme indique une certaine foi aveugle, je n’y crois pas.Mais si être patriote veut dire croire qu’on a une nation, qu’on a une langue, qu’on est différent sur une foule de trucs et qu’on mérite ainsi notre souveraineté, là, j’adhère.» Le Devoir www.avecquifaitesvousaffaire.ca v Les femmes ont besoin des hommes pour concrétiser l’égalité C LAI RA N D RE E CAUCHY Pour passer d’une égalité de droits entre hommes et femmes à une égalité de fait le Conseil du statut de la femme (CSF) suggère, dans un avis rendu public récemment, de faire participer davantage les hommes et de responsabiliser les différents acteurs de la société civile.Le document reste relativement flou sur une éventuelle révision du mandat du CSF, perspective qui avait mis les groupes féministes sur les dents l’an dernier.Le document qui sera discuté en janvier lors d’une commission parlementaire devant ouvrir la voie à une politique gouvernementale, invite le gouvernement à «encourager la responsabilisation et la participation des hommes à la construction de l’égalité».Pour la présidente du Conseil, Diane Lavallée, cette nouvelle approche répond au message envoyé par les jeunes femmes.«Elles sont prêtes à reprendre le flambeau, mais différemment.Elles veulent faire les pas restants avec des hommes qui partagent leurs idéaux de justice et d’égalité», fait valoir Mme Lavallée, en prenant soin d’écarter de la liste de partenaires des groupes masculinistes qui nient la discrimination systémique qui touche les femmes.«À l’aise» avec l’avis qui lui a été adressé, la ministre des Relations avec les citoyens, Michèle Cour-chesne, pense qu’il y a «un certain discours, dans certains milieux qui a atteint sa limite».La ministre pense elle aussi que cette ouverture aux hommes permettra de «dynamiser» le message pour «atteindre toutes les générations».Féministes soulagées Le document souligne que l’égalité est encore loin de se conjuguer au présent les femmes gagnent encore 70 % du salaire des hommes, sont sous-représentées dans la sphère politique et dans la haute fonction publique, sont les principales victimes de la violence conjugale, etc.Tout en ouvrant la porte à une «approche sociétale» qui privilégie une collaboration avec la gent masculine, le CSF réaffirme donc la nécessité d’une «approche spécifique» auprès des femmes pour «corriger les inégalités dont elles sont encore victimes».Voilà qui soulage la présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), Michèle Asselin.«Nous craignions qu’on cesse l’approche spécifique.On s’inquiétait de voir une analyse symétrique des problèmes des hommes et des femmes», fait valoir Mme Asselin, qui se dit par ailleurs en accord avec la main tendue au sexe opposé.Elle espère cependant que la réorientation du discours ne se signifiera pas une atrophie du financement des groupes communautaires qui desservent une clientèle exclusivement féminine.De nouveaux mandats pour le Conseil?La féministe aurait cependant souhaité que l'avis soit plus explicite sur les structures qui devraient as- ARCHIVES LE DEVOIR Diane Lavallée surer le suivi d’une telle politique.Depuis un an, les rumeurs vont bon train sur une possible redéfinition du mandat du CSF qui deviendrait un Conseil de l’égalité ou encore sur une fusion avec le Secrétariat à la condition féminine (l’instance chargée de l’application de la politique de condition féminine).Dans son avis, le CSF propose qu’un «organisme voué à l’égalité» conseille le gouvernement sur «l'état de cheminement vers l’égalité entre les hommes et les femmes».Un flou subsiste quant à savoir s’il s’agirait d’une nouvelle structure ou d’une modification du mandat du CSF.On propose également la création d’une table des partenaires de l’égalité, misant sur la concertation des différents acteurs de la société civile.Un terrain, en apparence miné, sur lequel la ministre refuse également de s’avancer: «La commission parlementaire ne portera pas sur le mandat du CSF.[.] On va faire la politique d’abord et, selon les résultats, on verra vers quoi cela nous dirige.» Qu’à cela ne tienne, la ministre n'échappera pas au débat «77 faut absolument préserver le Conseil du statut de la femme et réintroduire une ministre de la Condition féminine au cabinet», souligne Carole Tremblay du Regroupement des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel.La FFQ compte livrer un message similaire.«On va aller plus loin en commission parlementaire et préciser la structure souhaitée», promet la présidente.Le Devoir Manifestations contre les compressions Les étudiants prennent la rue MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Les étudiants dépoussièrent les pancartes et astiquent leurs bottes: outrés des compressions de 103 millions dans le système d’aide financière, ils descendront dans la rue demain, à Québec et Montréal, espérant toujours que le gouvernement Charest changera son fusil d’épaule.Pour protéger une accessibilité aux études qu’ils jugent menacée, des étudiants partis de Québec encercleront demain le parlement de drapeaux signés par des jeunes choqués par les décisions gouvernementales.Pendant ce temps, à Montréal, des milliers de manifestants marcheront du square Berri jusqu'aux bureaux du premier ministre Jean Charest «Une génération dans la rue», prévient sur son site Internet la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), l’un des organisateurs de l’événement, avec la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ).Une génération «endettée», ajoute-t-on, faisait une allusion directe à la décision du ministre de l’Éducation, Pierre Reid, de transformer une centaine de millions de bourses en prêts étudiants.«Les coupures, c’est une chose, mais c’est l’enjeu social qui est derrière cela qui nous préoccupe le plus», a indiqué hier Julie Bouchard, présidente de la FECQ.«Ce qui est en jeu, c’est l’accessibilité aux études pour les moins nantis, c’est ça qui est inacceptable.» Des groupes liés à la FEUQ et à la FECQ occuperont presque simultanément les rues, à Montréal et Québec, histoire de porter une fois de plus leur message de protestations.A Québec, une coalition régionale portant le nom de FORCE et réunissant cégé-piens et universitaires chemineront de l'Université Laval jusqu’au parlement A Montréal, des étudiants venus des régions auront passé la nuit au collège Édouard-Montpetdt, et se dirigeront ensuite vers le centre-ville.Pour ajouter à ce mouvement de protestation, des étudiants membres de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE) manifesteront quant à eux leur grogne en fin de semaine prochaine, lors du congrès du Parti libéral du Québec.«Nos revendications sont les mêmes, mais nous ne militons pas ensemble», concède Julie Bouchard, de la FECQ.«L’important, c’est que le message soit le même.» Parallèlement à ces sursauts publics, les jeunes continuent de collectionner les appuis.Dans une lettre expédiée au ministre Reid, et dont nous avons obtenu copie, la Fédération des cégeps exprime ainsi sa «préoccupation» quant aux modifications effectuées par Québec au règlement sur l’aide financière.«La situation économique de certains étudiants plus désavantagés économiquement [.] et qui pourraient le rester à la sortie de leurs études est inquiétante», note le pdg de la Fédération, Gaëtan Boucher, qui souligne que les modifications au règlement «risquent d’entraîner une baisse de la fréquentation des études supérieures chez ces étudiants».La Fédération des cégeps demande en outre au ministre Reid de créer un groupe tripartite (cégeps, MEQ, étudiants) pour surveiller cette incidence néfaste possible et «apporter des correctifs», si nécessaire.Notons enfin que les étudiants ont reçu un appui inespéré — et inattendu — dimanche soir alors que les trois membres du groupe Loco Locass ont soutenu la manifestation de demain lors de leur passage à 1 émission Tout le monde en parie.Devant un public d environ deux millions de téléspectateurs, l’un des membres du trio a convié le public à se rendre nombreux au square Berri.«On ne s’y attendait pas du tout, c est le signe que le message est passé un peu partout maintenant», signale Julie Bouchard.Le Devoir * ASSEMBLEE nATIORALE Q U t B E C CONSULTATION GÉNÉRALE Avant d'entreprendre quoi que ce soit avec une entreprise, visitez le site Internet du Registraire des entreprises.Il vous donne accès aux renseignements que les entreprises sont tenues de mettre à jour au moyen d'une déclaration annuelle ou modificative.Bien informé, vous pourrez décider de l’allure que prendront vos affaires.Registraire des entreprises Québec o n LE DEVOIR.LE MARDI 9 NOVEMBRE 2 0 0 4 A 5 E MONDE Les dignitaires palestiniens défient Souha Arafat L'épouse du «raïs» les accuse de venir Venterrer «vivant» Quatre hauts responsables palestiniens sont arrivés hier soir à l’aéroport parisien du Bourget à bord d'un avion privé pour se rendre au chevet de Yasser Arafat, hospitalisé près de Paris.L’avion transportant le premier ministre Ahmad Qo-reï, le numéro deux de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) Mahmoud Abbas, le ministre des Affaires étrangères Nabil Chaath et le président du Parlement Rawhi Fattouh, qui avait décollé dans l’après-midi de l’aéroport militaire de Marqa, en Jordanie, s’est posé vers 21h45 au Bourget, au nord de Paris.Les quatre dirigeants palestiniens ont quitté l’aéroport en voiture en direction de Paris, pour une destination qui n’a pas été précisée.La délégation doit être reçue ce matin par le ministre des Affaires étrangères Michel Barnier, puis en après-midi par le président Jacques Chirac.Elle doit également se rendre auprès de M.Arafat hospitalisé depuis le 29 octobre, afin de vérifier la réalité de l’état de santé du président de l’Autorité palestinienne, mais on ignore quand.De son côté, Mme Leila Shahid, la représentante en France de l’Autorité palestinienne, a affirmé que la délégation donnerait une conférence de presse ce soir à 18h sur les entretiens avec les responsables français et les résultats de leur mission.Les dirigeants palestiniens avaient envisagé d’annuler leur voyage en raison des déclarations de l’épouse du président, Souha Arafat, au chevet de son époux, qui dans une déclaration à la télévision du Qatar Al-Jazira, a accusé MM.Abbas, Qoreï et Chaath de vouloir «enterrer vivant» Yasser Arafat pour hériter de son pouvoir.Le premier conseiller de Yasser Arafat, Nabil Abou Roudeina à qui des journalistes demandaient à l’aéroport si la délégation s’attendait à avoir des problèmes à la suite des déclarations de Mme Arafat, a déclaré «non, il n’y a aucun problème».Une source à la présidence palestinienne a indiqué à Ramallah que ces dirigeants avaient décidé de partir en France à la suite «d’énormes pressions» exercées par le Comité central du mouvement Fatah, principale composante de l’OLP riippipa 1 » M lif YVES HERMAN REUTERS Des Juifs antisionnistes participent aussi à la vigile devant l’hôpital Percy.Hier après-midi, le médecin-général Christian Estri-peau du service de santé des Armées a déclaré devant l’hôpital militaire Percy à Clamart, que M.Arafat se «trouvait encore actuellement» dans le service des soins intensifs et que «son état était stationnaire».«La situation médicale du président Yasser Arafat nous soumet à une restriction des visites», a ajoute le général Estripeau.Initialement attendus en fin de matinée à Paris pour consulter les médecins du président de l’Aitorité palestinienne et les autorités françaises, les quatre hommes ayaient annoncé un peu plus tôt qu’ils annulaient leur visite avant de revenir sur leur décision.Un contre-temps provoqué par les accusations virulentes lancées par Souha Arafat.«H faut que l’honnête peuple palestinien sache qu’une bande de ceux qui veulent hériter vient à Paris demain», a hurlé en arabe Mme Arafat sur la chaîne de télévision panarabe al jazira qu’elle avait joint par téléphone dt> puis l’hôpital Percy de Clamart dans les Hauts-de-Seine.«Je vous assure qu’ils essaient d’enterrer vivant Abou Ammar» (nom de guerre de Yasser Arafat).«Il se sent bien et il va rentrer à la maison», a-t-elle encore affirmé.«Dieu est grand.» Mme Arafat a déclaré qu’elle appelait depuis la chambre de Yasser Arafat, transféré en milieu de semaine dernière dans l’unité de soins intensifs de l’hôpital d’instruction des armées Percy à Clamart près de Paris, où le dirigeant palestinien, âgé de 75 tans, a été admis le 29 octobre.Le premier ministre Ahmed Qoreï a d’ores et déjà assumé certains pouvoirs financiers et administratifs de Yasser Arafat.Considéré comme un successeur plus probable.Mahmoud Abbas a présidé pour sa part une série de réunions du comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OU*) en l’absence du raïs.Mais aucun de ces prétendants putatifs à la succession du dirigeant ne bénéficie d’une grande popularité dans la population ni au sein des formations politiques palestiniennes.Arrivée à Paris des quatre dirigeants palestiniens venus voir Yasser Arafat Ils arrivent à Paris dans un contexte d’inquiétude sur un éventuel embrasement des Territoires si Yasser Arafat, qui n’a pas préparé sa succession, venait à disparaître.Agnece France-Presse Associated Press Une vie conjugale orageuse STÉPHANIE LE BARS T érusalem — L’épouse absente est J devenue omniprésente.Souha Arafat contrôle les moindres détails des communiqués médicaux décrivant l’état de santé de son mari, Yasser, hospitalisé depuis dix jours à Clamart.Souha Arafat autorise ou interdit les visites des plus proches conseillers auprès du président mourant Souha Arafat fait parvenir des messages aux membres de la direction palestinienne, restés à Ramallah.Souha Arafat accuse les deux plus hauts responsables palestiniens, Mahmoud Abbas et Ahmed Qoreï de vouloir «enterrer» son mari «vivant», exaspérant un peu plus chaque jour une partie de l’entourage présidentiel.Appelée au chevet de son époux à Ramallah le 28 octobre, la jeune épouse du vieux chef avait pourtant disparu de la scène palestinienne depuis près de quatre ans.Pas une fois, depuis le début de l’actuelle Intifada en septembre 2000, elle ne s’était rendue dans les territoires palestiniens; pas une fois elle n’avait rencontré son mari.Une absence qui autorisait les Palestiniens à railler cette «fille de bonne famille» plus coutumière des grands couturiers parisiens que des marchés de Cisjordanie ou de Gaza Le temps de l’agonie de leur président, ils redécouvrent celle qui fut sa «conseillère» avant de devenir sa femme en 1990.L’histoire de ce couple improbable prend racines à la fin des années 1980.Yasser Arafat presque sexagénaire s’éprend de cette jeune femme de trente-quatre ans sa cadette.Lorsqu’il la demande en mariage, elle a cette réponse prudente: «Oui, je crois que je t’aime aussi», rapporte-t-elle dans Fille de Palestine (Michel Lafon).Pour devenir Mme Arafat, la jeune chrétienne de rite grec orthodoxe se convertit à l’islam, tout en restant attachée à sa religion.Le mariage demeure secret; célébrée durant la première Intifada, l’union aurait pu choquer les partisans du chef palestinien, qui s’affirme depuis toujours «marié avec la Palestine» ou «avec la révolution».Souha est l’une des trois filles d’un banquier et de Raymonda Tawil, une femme à la forte personnalité, fondatrice d’une agence de presse palestinienne, une proche du leader palestinien.La jeune fille a toujours baigné dans les cercles des défenseurs de la cause palestinienne, elle a même servi de messagère entre celui qui n’est alors que «l'exilé de Tunis» et le monde extérieur.Pourtant, son arrivée dans l’intimité du chef va être vécue comme une intolérable intrusion par l’entourage de son mari.«Les fedayins, habitués à tout partager avec leur chef ont du mal à admettre parmi eux quelqu’un qui n'a connu ni la guerre du Liban, ni les contraintes de la vie clandestine, une femme de surcroît, une chrétienne issue des milieux aisés.[.] Les barons du Fatah, à quelques exceptions, près lui sont ouvertement hostiles», relatent Christophe Bol-tanski et Jihan El-Tahri dans Les Sept Vies de Yasser Arafat (Grasset).«C’est elle ou moi» Très présente auprès de son époux lors de leurs premières années de mariage, la jeune femme se voit pourtant interdire le voyage à Washington pour la signature des accords d’Oslo en 1993.«C’est elle ou moi», aurait lancé Mahmoud Abbas, l'un des architectes des négociations, à M.Arafat Celui qui deviendra dix ans plus tard premier ministre considère en effet que «cette jeune femme blonde» n’a pas sa place dans la délégation palestinienne.Et le jeune marié a dû obtempérer, raconte Amnon Kapéliouk dans son ouvrage, Yasser Arafat, l’irréductible (Fayard).«Soussou», comme il l’appelle selon ce même biographe, sera toutefois à ses côtés lors de son arrivée triomphale dans la bande de Gaza en juillet 1994 ou lors de la première messe de minuit à laquelle assiste le président de l’Autorité palestinienne à Bethléem.Mais ses goûts pour le luxe s’accommodent mal de la vie Spartiate de son époux.lorsqu’elle entreprend de rénover leur maison de Gaza ou met en scène les réalisations de sa fondation, il ne goûte guère ses caprices de «first lady».Son train de vie fastueux lui vaut d'autres inimitiés et l’amènent à passer la moitié de son temps à Paris, où naît la fille unique du couple en 1995.Des transferts d’argent suspects sur un compte parisien provoquent l’an dernier l’ouverture d'une enquête préliminaire de la justice française.Cette affaire relance les propos les plus désobligeants à son égard dans les territoires palestiniens.En 2002, elle aurait tenté, sans succès, un rapprochement avec son époux, reclus à Ramallah.La vie commune du couple aura duré moins de dix ans.Le Monde PORTRAIT lyad Allaoui, un ancien baassiste acquis à la manière forte Bagdad — Le premier ministre irakien lyad Allaoui, qui a donné hier son feu vert à l’offensive militaire contre la ville rebelle de Fallouja, est un ancien baassiste devenu opposant à Saddam Hussein qui considère que seule la manière forte peut remettre le pays sur les rails Ce chirurgien de formation, âgé de 58 ans, le visage rond et le cheveu gris, est un chiite laïc, issu d’une famille mêlée à la politique depuis longtemps.Son grand-père faisait partie de l'équipe ayant négocié l’indépendance de l’Irak dans les années 1930 et son oncle fut ministre de la Santé durant la royauté.Durant ses études de médecine, il rejoint le parti Baas qui prend le pouvoir en 1968, mais quitte le pays en 1971 pour Beyrouth et Londres.En 1975, il quitte le parti et est victime d'une tentative d’assassinat le 4 février 1978 à Londres.Un assaillant pénètre dans sa maison et le frappe avec une hache, le laissant pour mort.Il restera hospitalisé pendant près d'un an.Il commence alors à constituer un réseau d’opposants et après l'invasion du Koweït par Saddam Hussein, il constitue avec d’anciens baassistes en mars 1991 en Arabie Saoudite, le Mouvement de l’entente nationale irakienne.En 1995, le parti est le seul mouvement d’opposition autorisé à ouvrir un bureau à Amman, et en 1996, il tente un coup d’Etat, soutenu par la CIA, pour renverser Saddam Hussein.Mais il échoue piteusement tant le mouvement était infiltré par les agents de l’ancien dictateur.Il accueille avec satisfaction la décision du président George W.Bush d’envahir l’Irak en mars 2003 et se targue d’avoir retourné des militaires irakiens pour qu’ils ne combattent pas les forces de la coalition.Contrairement aux autres chiites, il s’oppose à la " '¦ •• Un parcours compliqué décision de l’administrateur américain Paul Bremer de dissoudre l’armée, les services de renseignement et le renvoi de tous les baassistes de la fonction publique.Nouvelle stratégie Après la formation par la coalition d’un Conseil de gouvernement, en juillet 2003, il est chargé du dossier de la sécurité, tentant dans un premier temps d’éviter de heurter de front la guérilla, alors que les nouvelles forces irakiennes sont encore balbutiantes.Mais à l’approche des élections prévues en janvier 2005, et après l’apparente entrée dans le rang du chef radical chiite Moqtada Sadr, il semble avoir changé de stratégie pour utiliser la manière forte.A peine une semaine après le transfert des pouvoirs par la coalition dirigée par les Etats-Unis, fin juin, le gouvernement adopte un décret prévoyant l’ins-tauration d’un état d’urgence, finalement annoncé dimanche par M.Allaoui.La peine de mort est également rétablie.M.Allaoui, qui soigne sa stature internationale en voyageant beaucoup à l’étranger, reste très proche de la ligne du président américain George W.Bush.Lors d’une visite à Washington fin septembre, il affirme à l’unisson de ce dernier que l’Irak est devenu «le premier front dans la guerre contre le terrorisme».Mais début novembre, lors d’une visite à Bruxelles, le premier ministre s’emploie à arrondir les angles avec les Européens, les pressant d’investir en Irak et d’oublier le passé.Ces déclarations apaisantes faisaient suite à plusieurs sorties peu diplomatiques envers des pays comme la France qui s’étaient opposés à la guerre en Irak.Agence France-Presse Des réfugiés de Fallouja dans une station touristique Fallouja — Au bord d’un lac, à quelques kilomètres de Fallouja, bastion assiégé des insurgés sunnites, la station touristique d’Habbania n’a jamais été aussi fréquentée.Mais les enfants qui jouent sur les plages et les pelouses de l’établissement ne sont pas en vacances.Ils sont là, car ils ont dû fuir leurs maisons de Fallouja «Nous avons mis des appartements à la disposition de 300familles qui ont fui Fallouja ainsi que des tentes pour 150 autres familles», explique Karim Doulaïmi, l’un des responsables du Habbania Tourist City.Des organisations caritatives ont également fourni vêtements et vivres à ces réfugiés qui ne savent pas ce qu’ils retrouveront quand ils pourront rentrer chez eux.La semaine dernière, les forces américaines avaient lâché au dessus de Fallouja des tracts invitant les civils à quitter la ville.Plus de la moitié des 300 000 habitants de Fallouja, une ville située à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Bagdad, ont fui.la plupart des femmes et des enfants ont déjà quitté la ville.«Nous avons quitté nos maisons.Nous sommes 16 membres de notre famille à vivre ici.Nous avons besoin d’aide», raconte Oum Ahmad, l’une des «habitantes» d’Habbania.Mais à Fallouja, ceux qui n’ont pas fui réclament également de l’aide.Dès hier, les forces américano-irakiennes ont repris le contrôle du principal hôpital de la ville et il faut désormais transporter les victimes des combats dans des cliniques manquant de moyens.Les médecins de la ville ont demandé aux ONG et au ministère de la Santé de leur faire parvenir des équipements médicaux appropriés.«H y a des morts et des blessés.Je ne peux pas vous dire exactement combien car nous sommes très occupés à prendre soin des victimes», a déclaré Ahmed Ghanem, médecin à la Clinique centrale, désormais le principal centre médical de la ville.«L'hôpital de Fallouja et ses équipes médicales sont désormais sous le contrôle des Américains.On ne peut pas utiliser leurs services, a-t-il ajouté.Reuters Appels au calme en Côte d’ivoire PARFAIT KOUASSI Abidjan — les forces françaises s’emploient à sécuriser Abidjan, où la presence de blindés français non loin de la residence de l-auront Gbagbo a provoque hier l’afflux de milliers de ses partisans qui craignaient une tentative de renversement du président ivoirien.Ix-s responsables militaires ivoiriens, français et onusiens ont lancé de concert un appel au calme.Après un week-end marqué par le déchaînement de violences anti-françaises.Taris a fait circuler hier un projet de résolution du Conseil de sécurité des Nations unies prévoyant d'imposer pendant un an au moins un embargo sur les armes vers la Côte d’ivoire, et des sanctions — interdiction de déplacements et gel des avoirs — pour ceux qui entravent le processus de paix, violent les droits de l'homme et empêchent le désarmement.Jacques Chirac a assuré que tout était mis en œuvre pour garantir la sécurité des Français en Côte d’ivoire où plus de t>00 soldats supplémentaires ., .ont été envoyés pendant le «11 ne s agit week-end.«C’est le sens et j l’unique objectif des actions pas ue conduites par nos farces ces der- ronvoruor n'ers tours, a affirmé le président français.Im France est l’amie de le président *a d f votre.Elle souhaite que 1 ce pays retrouve le chemin de la Laurent réconciliation nationale.» les 34 soldats français blessés Gbagbo » en Côte d’ivoire samedi ainsi que les dépouilles de leurs neuf camarades tués par les frappes de l’armée régulière ont été rapatriés en France.L’Assemblée nationale a observé une minute de silence en leur honneur.Une cérémonie,officielle sera organisée demain aine Invalides.À Abidjan, les chefs des forces années ivoiriennes, de l'opération licorne des forces françaises et de la mission de maintien de la paix de l’QNU (ONUCI), ont lancé un appel au calme commun hier à la télévision nationale ivoirienne alors que les soldats français procédaient à des tirs d’avertissement pour disperser la foule hostile qui avait envahi les rues avoisinant la résidence présidentielle.«Il ne s’agit absolument pas de renverser le président iMurent Gbagbo», a assuré le général français Henri Poncet, commandant de la Force Licorne, tondis que chef d’état-major ivoirien, le général Matthias Doué, appelait les manifestants à rentrer chez eux.Le porte-parole de l’ONUCI, Jean-Victor N’Kolo, joint par téléphone par France-info, estimait en fin de journée que «tout était plus ou moins rentré dans l’ordre»: «Aussi bien les Casques bleus que les fartes françaises de la Ucome» ont «fait preuve de la plus grande retenue».L’Union africaine a apporté son soutien à l’intervention des forces françaises.Quant au bilan des victimes du week-end, la Croix-Rouge a fait savoir qu’elle avait à elle seule traité beaucoup plus de 500 blessés.Deux hôpitaux d'Abidjan comptabilisaient cinq morts et 250 blessés rien que dans les violences d’hier matin, dont au moins trois personnes décédées jrar balles.Plusieurs centaines de Français ont été mis à l’abri par les troupes de Ucome.Le ministère français des Affaires étrangères a fait savoir hier qu’il n'y avait pas à sa connaissance de Français décédés, mais qu'il était sans nouvelle de deux résidents français, activement recherchés.Associated Press E N H R E F Donald Rumsfeld reste coi sur son avenir Washington — le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld a refusé hier d’évoquer quel serait son avenir dans la nouvelle administration après la réélection du président George W.Bush le 2 novembre.Interrogé sur son avenir lors d’une conférence de presse, M.Rumsfeld a déclaré que cela n’avait pas été évoqué lors des rencontres qu’il avait eues avec le président Bush depuis l’élection présidentielle, «fl est en train de penser à son administration pour l’avenir.Je l’ai rencontré deux ou trois fais depuis l'élection sur des sujets complètement différents, mais ce n’est pas un sujet qui a été évoqué», a dit Donald Rumsfeld lors de cette conférence de presse sur la situation en Irak.-AFP Un parti quitte le gouvernement Sharon Jérusalem — Le Parti national religieux (PNR), favorable aux colons, a décidé hier de quitter la coalition gouvernementale, déjà minoritaire, du premier ministre israélien Ariel Sharon pour protester contre son plan de retrait de la bande de Gaza.Ije PNR a fait savoir que les quatre membres du parti qui font encore partie du gouvernement démissionneraient aujourd’hui.Deux autres membres du PNR avaient déjà quitté le gouvernement en juin.- Reuters Les Fare refusent de négocier Bogota — Accusant le président Alvaro Uribe de démagogie, les Forces armées révolutionnaires colombiennes (Fare) ont rejeté hier l’offre de Bogota qui souhaite négocier la libération de 72 otages détenus de longue date par la guérilla marxiste.«La démagogie du président est imprudente et irresponsable, parce qu’il joue avec les émotions des proches» des otages, déclarent les Fare dans un communiqué diffusé par courrier électronique.Le gouvernement colombien, qui propose d’entamer des discussions à l’ambassade d’un pays neutre, s’est dit prêt à relâcher 50 membres des Fare sous les verrous en échange de la libération des 72 otages.- Reuters Conduite dangereuse Washington — Un ancien chauffeur d’Oussama ben Laden, détenu sur la base de Guantanamo, a obtenu hier la suspension par un juge civil de son procès devant une commission militaire spéciale.Le juge fédéral James Robertson, basé à Washington, a répondu favorablement à la plante du Yéménite Salim Hamdan mettant en cause la légalité de son procès devant cette commission, selon le texte du jugement -AFP î LE DEVOIR.LE MARDI 9 NOVEMBRE 2004 A 6 D I T 0 R I A L Le terrain de l’égalité Faut-il croire que le mouvement féministe l’a échappé belle?Lui qui craignait que, sous l’impulsion du gouvernement libéral, son action soit diluée dans un nouveau concept d’égalité pour toutes et — surtout — tous, le voilà soulagé.Pourtant.le Devoir FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information JULES RICHER Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU.LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE fcDSrt 3ΣnToT ViStTÊ ti'êîAT £A/vAt>A- : hiver dernier, le Conseil du statut de la femme (CSF) avait reçu mandat de la ministre Michelle Courchesne de s’intéresser «à une nouvelle approche gouvernementale axée sur l’égalité», ce qui a alimenté toutes les méfiances.D n’y aurait donc plus d’enjeux particuliers aux femmes?Des mois plus tard, le CSF vient de remettre son avis, qui servira de base à une commission parlementaire à la mi-janvier.Surprise: il ne suscite pas de hauts cris.Pourtant son orientation de départ n’a guère varié.Bien sûr, l’analyse développée n’est pas grossière: ç’aurait été le comble de la part d’un organisme qui, en 30 ans d’existence, a accumulé les analyses pertinentes sur la condition féminine.D l’a encore fait il y a quelques mois, dans le dossier des rentes au Conjoint survivant, que le gouvernement Charest voulait limiter à trois ans.Le CSF s’y est opposé, faisant voir que, dans 80 % des ças, les bénéficiaires étaient des femmes, souvent démunies.La proposition a été retirée.Le CSF entend maintenir une telle «approche spécifique» pour faire état des inégalités vécues par les femmes.D y ajoute toutefois un aspect «l’approche sociétale».Dis plus clairement il s’agit d’intégrer les hommes au grand combat en faveur de l’égalité.Sur le plan conceptuel, la chose n’a rien de neuf.Il y a 10 ans, les Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel avaient lancé, dans le cadre du très masculin Collège de Montréal, une vaste campagne de financement appuyée par 10 hommes connus.Le CSF lui-même a souligné, en 2003, la contribution de 11 «compagnons de route» de la lutte des femmes.La réussite du féminisme au Québec tient aussi, et depuis longtemps, aux alliances avec les hommes.Mais parce que le terme «égalité» rebute moins que «féminisme», l’heure serait venue d’adapter le vocabulaire et, comme si cela était concomitant, les pratiques.Le CSF recommande donc de former des comités de travail mixtes sur la conciliation travail-famille et de créer, ou de lui-même devenir!, un «organisme voué à l’égalité».Fort bien.Mais il y a le contexte.Faut-il sourire en lisant que les nouvelles orientations ne devront pas retirer aux femmes pour donner aux hommes: il faudra plutôt «ajouter des ressources».Du grand réalisme avec un gouvernement qui ne jure que par le resserrement financier.C’est bien joli aussi d’interpeller le milieu local sur des enjeux d’égalité à l’heure où les Conférences régionales des élus, créées par le gouvernement Charest et qui ont chassé la «société civile» des instances régionales, ont vu une chute marquée de la participation des femmes, celles-ci comptant pour une minorité d’élus municipaux.Enfin, soulignons cette anecdote qui s’avère peut-être révélatrice d’une façon de penser.En matière d’immigration, le grand dossier de madame Courchesne, une section du plan d’action 2004-2007 est consacrée à ces employées de maison qu’on fait venir de l’étranger.Que des femmes.Or le plan n’en parle qu’au masculin, les appelant même «des aides familiaux résidants».Si c’est cela l’égalité de la ministre.j boileau@,ledevoir.ca Josée Boileau Transport du pauvre vec une quatrième hausse de tarifs en vue à la Société des transports, Montréal fait précisément le contraire de ce qu’il faudrait pour réduire la congestion aux heures de pointe.Entre 7h et 9h le matin, beau temps mauvais temps, traverser les ponts de l’île exige au moins une heure, et ces délais ne feront qu’empirer au fil du temps, puisque la part des déplacements faits en voiture pour se rendre au travail ou aux études continue de croître.Le mois dernier, l’Office de consultation publique de Montréal recommandait aux autorités de réduire l’utilisation de l’auto au centre-ville.Réagissant positivement à la nouvelle, l’ancien ministre et président de la Société de transport de la CUM, Robert Perreault, affirmait que le parc automobile grandissait sept fois plus vite que la clientèle des transports en commun! Depuis la crise des finances publiques de la dernière décennie, les villes et le gouvernement du Québec ont réduit leur contribution au financement des transports en commun.Montréal s’est rattrapé depuis, mais pas Québec qui tarde toujours à donner suite au rapport Bernard qui proposait diverses mesures d’aide aux sociétés de transport.Ces dernières ont tout fait pour limiter les hausses de tarifs, mais, depuis deux ans, la machine s’emballe, avec les conséquences que l’on devine sur l’achalandage.Ainsi, pour l'année en cours, la STM a prévu une baisse de cinq millions de passages.Heureusement que les trains de banlieue connaissent un franc succès qui apporte un peu de fraîcheur dans le système.Car, à Montréal même, on a assisté à la détérioration relative du service (diminution du nombre d’heures et de kilomètres parcourus, vieillissement des équipe-fnents, inconfort pour les passagers, pannes, attente prolongée, etc.).Or il ne semble toujours pas y avoir de mouvement en faveur d’un changement de priorité de la part du gouvernement du Québec.Dans les sondages, les Québécois sont de vrais écoles: ils appuient Kyoto et s’opposent au Suroît En revanche, dans leur vie quotidienne, ils refusent toute restriction dans l'usage de l'automobile, crient à l’arnaque lorsqu’il est question de taxer le stationnement et sont prêts à renverser n’importe quel gouvernement qui oserait rétablir le péage sur les ponts et les autoroutes.Pourtant, ce sont là les moyens les plus efficaces pour rationner l’usage de l’auto dans les zones de circulation intensive et aux heures de pointe.Tant qu’on ne changera pas de paradigme et que les gouvernements continueront de n'investir que le strict minimum nécessaire pour maintenir un service suffisant pour ceux qui n’ont pas de voi-ture, le pourcentage des gens qui utilisent les transports collectifs continuera de chuter et la congestion routière, d'augmenter.D’ici quelques semaines, Québec doit annoncer comment il entend venir en aide aux sociétés de transports en commun.De son côté, Ottawa s’apprête à injecter des centaines de millions par année pour les villes.Peut-on seulement souhaiter que le gouverne» ment Charest qui tient à garder le contrôle sur cet argent, en profite enfin pour annoncer une politique cohérente accordant la priorité absolue au transport collectif dans nos grandes villes ?]- rsansfacon@ledevoir.ca J Jean-Robert Sansfaçon •jfMï h "yok! > TVrrô PRtr j Pont \ icojTen .¦\PAuUM»TiW; ÉBK Un électorat étourdi et confus?On sait que l’électeur américain, au moment de voter, doit se prononcer sur plusieurs sujets en plus d’exprimer son choix quant à l’élection du président.Cela a l’avantage d’être économique.Cependant, il est évident que le nombre et la complexité des diverses propositions soumises à l’électeur ont pour effet de l’étourdir, de mélanger les enjeux, bref de semer la confusion dans son esprit Le gouverneur de Californie lui-même admet ce fait «Tout le monde est confus, dit-il,-pas seulement les gens qui ne connaissent rien à la politique.» Cette confusion des enjeux explique en grande partie le résultat de l’élection en Ohio, résultat qui a coûté la présidence à John Kerry, sans compter le fait qu’il a perdu certainement un très grand nombre de voix un peu partout à travers les Etats-Unis.Karl Rove, stratège en chef des républicains, a conçu et planifié cet amalgame et cette confusion, effectuant ainsi un véritable détournement de démocratie Notons en terminant que dans la plupart des pays avancés, on ne mélange pas ainsi les enjepx; quand la population choisit un chef d’Etat, elle le fait dans un contexte simple et précis, sans confusion des genres ni amalgames douteux.René Juneau LaPrairie, le 4 novembre 2004 Religion et collusion.L’article de Robert Verreault, «Quand la religion fait peur» publié dans Le Devoir du 2 novembre 2004, m’étonne.M’étonne et me désole.Il aurait été écrit il y a 50 ans, passe encore.Ce qui fait peur, ce n’est pas la religion.Et ce n’est pas la science.Seulement chez ceux qui mêlent les choses.Ce qui fait peur, c’est la collusion.Religion et politique fait peur.Religion et justice, religion et armée, religion et banque.toutes ces collusions sont dangereuses.En soi et LETTRES -?- séparées, ces institutions ne le sont pas.Toutes les périodes tragiques de toutes les histoires de tous les peuples sont des périodes où des mélanges détonnants ont été concoctés.Le annul des pouvoirs donné à une même faction est à l’origine de toutes les guerres.Il faut se dire, c’est un réflexe à développer, que lorsque seulement deux choix nous sont offerts, il y a danger.Les logiques binaires mènent nécessairement à des excès.Religion et science fait peur.Bleu ou rouge n’est pas un choix, Bush ou Kerry n’est pas un choix, c’est une fatalité.Religion sans science fait aussi très peur; lorsque les religieux décident, au Vatican, à la place des scientifiques ou lorsque les scientifiques se prennent pour des religieux, en Russie.L’homme religieux exploite le rêve; il aime croire à l’immuabilité.Le scientifique qui cède à une croyance semblable, renonce à sa pratique.Les deux tendances n’exploitent pas les mêmes concepts, et c’est lorsqu’elles le font que la guerre nous menace.Deux mondes séparés qu'il est très risqué de joindre; les explosifs sont faits de matières innocentes, mêlées, elles tuent.En période trouble, il est bon de relire ses classiques, un texte de Roger Caillois de 1950, Description du Marxisme est plus actuel que le dernier éditorial de tous les journaux d’hier.Il ne faut pas que les marxistes ou les capitalistes deviennent des caricatures de religions.Et le contraire.Les 3000 morts, du 9 du 11, ont été vengés par 100 000 en Irak seulement C’est assez pour une nation chrétienne.Religion et politique égaient partout, depuis toujours, injustice et vengeance, j’en ai bien peur.Les collusions sont par définition, des ententes secrètes ou préjudice d’un tiers.Des politiques primaires mêlées à des notions de religions primaires, des espèces d’animistes de la peur, n’hésitent pas à transgresser toutes les lois.La justice est caricaturée à Guantanamo et l'armée ridiculisée par l’emploi de milliers de mercenaires.La politique du sans nom.Nos politiques des commandites canadiennes sont de la petite bière comparées aux politiques de commandites très chrétiennes de nos alliés du Sud.Au Canada, le tiers a ét,é méprisé par des politiciens lâches; aux Etats-Unis il est légal de faire disparaître le tiers, ce qui est plus lâche encore.Gilles Derome Laval, le 2 novembre 2004 Wal-Mart fermerait-il partout?Si le syndicat parvenait à obtenir une accréditation syndicale pour tous les Wal-Mart du Québec, fermeraient-ils tous?Doit-on le souhaiter?N’y a-t-il pas là matière à réflexion?Luc Normandin Saint-Jeansur-Richelieu, le 14 octobre 2004 À quand le vrai débat sur les commandites ?Je crains fort que le débat sur les commandites ne se fasse jamais.Ce que l’on voit actuellement, c’est le spectacle de la grogne et de la convoitise des filous qui n’arrivent pas à s’entendre sur le partage du butin, et qui ont été pris la main dans le sac.Ces millions de dollars [.] devaient être affectés à une opération antidémocratique visant à étouffer les aspirations les plus légitimes du Québec, en violation de ce que devrait être l’esprit même de la Confédération.Au lieu d’accueillir les revendications du Québec, et d’essayer de les satisfaire, on a mis en place une campagne de propagande, une vaste opération de persuasion clandestine.Le Canada ne se soucie pas de respecter les réclamations du Québec, il tente plutôt de les étouffer.Pour lui, tous les moyens sont bons.Hier, c’était le rapatriement unilatéral de la Constitution, aujourd’hui ce sont les commandites.Que quelques coquins se graissent la patte en passant, ce n’est pas ce qui est le plus grave.Les vrais coupables, ce sont les responsables de toute l’opération, et je parie qu’ils s’en tireront indemnes.Le procès actuel constitue pour eux une heureuse diversion.Paul-Emile Roy Lorraine, le 3 novembre 2004 LIBRE OPINION -?- Qualité du français à l’école : trop tôt pour mesurer les progrès amenés par la réforme PAULINE MARDIS Députée de Taillon et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’éducation Une série d'articles publiés ces jours derniers dans les journaux faisaient état des résultats décevants obtenus par les futurs enseignants aux épreuves de français préalables à l’obtention de leur diplôme.Il était également question, dans une perspective plus large, des difficultés qu’éprouvent les jeunes Québécois à bien maîtriser leur langue maternelle, difficultés qui résulteraient d’un enseignement déficient du français dans les écoles.Cette situation, qui refait périodiquement surface dans l’actualité depuis plusieurs années, apparaît préoccupante à certains égards.Cela dit, je tiens à souligner que tout n'est pas perdu, bien au contraire.En effet, alprs que j’occupais le poste de ministre de l'Education, j’ai été sensibilisée à la question de la qualité du français à l'école.Aussi, des gestes significatifs ont-ils été faits par le gouvernement du Parti québécois pour redresser la situation.Rappelons que, lors des Etats généraux sur l’éducation, tenus en 1995 et 1996, un consensus s’était dégagé selon lequel la maîtrise du français devait être une priorité absolue.Plus précisément, les intervenants de différents horizons ont manifesté le souhait qu'une plus grande attention soit portée à la structure de la langue, à la grammaire, à la syntaxe, à l'analyse, à l'orthographe et au vocabulaire.Les états généraux sur l’éducation ont ouvert la voie à une réforme en profondeur aux niveaux primaire et secondaire.L’un des éléments fondamentaux de la réforme consistait en un recentrage de l’enseignement sur les matières de base.Il a donc été convenu de procéder à une refonte du programme, c’est-à-dire du contenu de la formation des élèves afin, notamment, d’accroître le temps d’enseignement du français et de revoir les méthodes d’apprentissage.De la perspective La réforme du primaire a été implantée en 1998.Quant à celle du secondaire, elle devait être mise en œuvre à compter de cette année, évidemment dans le but que les élèves ayant commencé leur première année il y a six ans poursuivent leur cheminement sous la réforme à leur entrée au secondaire.Or, comme on le sait le ministre de l’Éducation, Pierre Reid, a retardé cette implantation à l’automne 2005.Bien sûr, des changements aussi importants que ceux amenés par la réforme se répercutent à long terme.C’est particulièrement le cas en matière d’éducation où l’on doit faire preuve de perspective.Les effets des décisions que nous avons prises en 1996 — et qui sont entrées en vigueur en 1998 au primaire et le seront en 2005 au secondaire — ne pourront donc pleinement se mesurer que dans cinq, voire (fix ans.Dans cet esprit, je suis à la fois optimiste quant à l’amélioration de la qualité du français chez les élèves, et inquiète quant au manque de vision du ministre Reid.Devant les défis qui se posent en matière d’éducation primaire et secondaire, le ministre a le devoir de faire tout ce qui est en son pouvoir pour mieux soutenir les enseignants, actuels et futurs, dans la mise en œuvre de la réforme, plutôt que de simplement en ralentir l’implantation.Il faut agir maintenant, car c’est de notre avenir, comme société, qu’il est question.f LE DEVOIR.LE MARDI 9 NOVEMBRE 2 0 0 4 DEES p.„ .' .»'¦»•- .Mrtcg* ,: Sspitdi^- ’^ÉmÊBSSM drfaporte-parole du CALQ.Nous devons garder le silence, par respect pour cette autonomie.» La situation de l’organisme a été examinée la semaine dernière par une experte du milieu de fa danse qui a offert gracieusement ses services.EDe aurait vite conclu à la catastrophe et à la quasi-obligation pour fa Fondation de mettre fa clé sous fa parte.Dans le communiqué prubDé hier, la direction promet une conférence de presse dans les jours à venir px>ur livrer plus de détaüs sur l'avenir de fa FJPP et de l’Espace chorégraphique.Le Devoir j
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