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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier F
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2009-03-14, Collections de BAnQ.

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CAHIER LE I) E V 0 1 H .LES SA M EDI II E T D I M A N ( Il E LITTÉRATURE L’Angleterre grise de Jonathan Coe Page F 5 A nk 1 5 M A R S 2 O O 9 ESSAI Gilles Hénault, poésie, voyance et révolution Page F 6 aomi 11 M Le cœu Robert Lalonde û JH| I I l’écrivai Mti «Les trois narrateurs de ces histoires sont un peu au bout du rouleau d’être sur la même piste» Depuis longtemps, Robert Lalonde écrit sous influence, l'influence des auteurs qu’il suit comme des guides.Dans son dernier livre, Un cœur rouge dans la glace, publié au Boréal, il convoque de nouveau les grandes plumes que sont Virginia Woolf ou Emily Dickinson pour assister à la lente et merveilleuse naissance du texte, le travail à la fois laborieux et enchanté de l’écrivain.CAROLINE MONTPETIT C4É est un hom-f me de lettres, Robert Lalonde.Des mots, il en déclame au théâtre, il en écrit, il en traduit, il lit des livres et des livres.Toute sa vie, il la consacre à la langue.Pas une langue de bois, ronronnante, sclérosée, coincée dans les usages, mais une langue vive, qui sculpte sa sensibilité à fleur de peau.Une langue qui neige, qui pleut et qui vente, forgée à même le paysage qu’il ne se lasse pas de décrire, comme les nuages se forment et se déforment sans fin dans le ciel, une langue qui aime aussi, quitte à en pleurer.Son dernier recueil de nouvelles, Un cœur rouge dans la glace, est tout entier habité par cette obsession de l’écriture, l’urgence et le doute de l’écrivain, mais il est habité aussi par l’amour, perdu, retrouvé là où on ne le cherchait plus.Dans ces histoires, à mi-chemin entre la nouvelle et le roman, les narrateurs prennent la route pour inventer de nouveaux lendemains.Et ils y rencontrent des écrivains réels ou inventés, des anges qui aident l’écrivain et l’homme dans sa quête.Ici, c’est Virginia Woolf qui vient hanter un professeur en deuil de sa femme.Là c’est un poète parti à la rencontre d’une autre poète, inventée celle-là, dont il finira par traduire l’œuvre.Ou encore, c’est un écrivain à la recherche de son frère, qu’il retrouvera par le biais d’une improbable rencontre.Ces histoires, il y a déjà plusieurs années que Robert Lalonde les travaille.Il le dit en entrevue, son bonheur est désormais de retravailler et retravailler des textes déjà écrits, plutôt que d’affronter à l’infini la page blanche.Au fil de ce travail, il s’applique à retrancher les mises en contexte, les explications superflues, pour laisser le lecteur seul avec l’histoire, avec ces personnages qu’il a créés.Il fait d’ailleurs un lien entre littérature et théâtre, et rappelle que le spectateur construit lui-même ses personnages à partir des scènes qui lui sont présentées.Et il en va ainsi du personnage de la poète Alison Donahue, personnage de la dernière nouvelle, intitulée Traduire Alison.De cette femme, on ne saura jamais si elle est l’aliénée décrite par ses proches ou la victime de l’abandon de ses parents qu’elle décrit elle-même.«Je n’arrive pas à trancher.Mais l’important, c’est qu’on se prenne d’affection pour cette fille-là, qui est formidable, et que sa fragilité n’annule pas ça.Il [le personnage principal] bascule dans ce qu’elle est, dans ce qu’elle lui montre, dans ce qu’il découvre.Le reste appartient à la psychologie et je m'en occupe moins.Je me demandais ce qui arriverait si la personne qu’on rencontre n’était pas celle que Ton croyait rencontrer ou celle que Ton cherche.Les trois narrateurs de ces histoires sont un peu au bout du rouleau d'être sur la même piste», dit-il.Partir à l'aventure Pour lui, écrire est aussi par- de l’histoire.Et il déplore que ses étudiants de création littéraire, à l’université McGill, où il enseigne, n’acceptent pas de se perdre en chemin lorsqu’ils écrivent, n’osent pas emprunter des routes qu’ils n’avaient pas prévu prendre au départ.Robert Lalonde, lui, ne craint pas de jeter des pages et des pages de travail pour mener le livre à sa forme finale.Et il ne considère pas ces pages retranchées comme du travail perdu.«Je fabrique mes histoires sur un long parcours.Cela doit faire sept ou huit ans que je travaille sur ces textes.Après avoir écrit le premier jet, je le pose là.Je me dis: j’ai une première version.J’adore réécrire», dit-il.L'histoire d’Alison, par exemple, était au départ strictement une histoire de traduction, avant de devenir une histoire d’amour, sous la plume de Lalonde.Et son Alison est en partie inspirée des écrivaines Emily Dickinson, Sylvia Plath ou Annie Dillard, chères à l’auteur.Comme quoi les livres peuvent, parfois aussi bien que les humains, apaiser les âmes inquiètes.En entrevue, Robert Lalonde se souvient aussi de son rapport avec la romancière Anne Michaels, dont il a traduit notamment le roman La Mémoire en fuite, une traduction qui lui a valu d’être finaliste au prix de traduction John Glassco.«Je filais à toute allure, écrit Robert Lalonde dans Un cœur rouge dans la glace.Je ne voulais, je ne devais pas m'arrêter.Il me fallait non pas simplement traduire les poèmes, mais les refaire, les recomposer, pour ainsi dire forger à partir des vers d’Alison mes propres métaphores.» Et voilà le personnage principal repris par l’exaltation d’écrire, ce lien ténu qui le raccroche à la vie, qui fait battre son cœur, qu beau milieu d’une dérive.Ecrire, même à partir des mots des autres, c’est son souffle.De la poésie, Robert Lalonde en écrit depuis toujours, lui qui n’en a pourtant publié qu’un seul recueil, intitulé Baie de feu, paru en 1991, à côté d’une longue liste de romans et de carnets.Il dit écrire une poésie très proche des faits réels de sa vie, flirtant avec l’impudeur, trop proche peut-être pour qu’il ait envie de la publier.En attendant que cette poésie se retrouve imprimée sur papier, Robert Lalonde se réfugie derrière ses personnages comme un fugitif derrière les arbres, et les laisse exprimer toute sa passion, sa vie.Le Devoir Voir la critique de Danièle Laurin, en page F3 Robert Laloniu-: UN CŒUR ROUGE DANS LA GLACE Bottfulj «Je fabrique mes histoires sur un long parcours.Cela doit faire sept ou huit ans que je travaille sur ces textes.Après avoir écrit le premier jet, je le pose là» L K I) K V (Il K .I.E S S A M EDI II E T I) I M A N (' Il E I 5 Al A R S 2 (I (I il F 2 LIVRES LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE Libre parcours de Stéphanie Kaufmann Stéphanie Kaufmann possède ce que les peintres appellent «un œil», c’est-à-dire un regard, ce qui donne à ses courts textes en prose une qualité toute visuelle On voudrait, devant les textes de Stéphanie Kaufmann, ne pas avoir à trancher entre nouvelle et poème en prose, mais plutôt recourir au vocabulaire de la peinture et les qualifier de natures mortes.SUZANNE GIGUÈRE On se souvient de Proust composant certaines pages comme de véritables natures mortes (la description d’une table desservie dans A l’ombre des jeunes filles en fleurs).Cette appellation que les Hollandais, les premiers intéressés par le genre, désignaient dans leur langage d’atelier, par le terme de «still-leven», signifiant littéralement «nature immobile».Est-ce à dire que l’écriture de Ici et là est figée dans une prose ornementale?Non, car ici la nature morte n’est pas si morte qu’elle le paraît L’écriture de Stéphanie Kauffinann a à voir avec les sens, le plaisir, bref, la vie même.Sous la surface lisse des apparences se dessine une collection de petites histoires aux motifs simples, souvenirs d’enfance (longs samedis tournant en boucles heureuses et infinies, odeurs des cahiers neufs à la rentrée scolaire, maison de la grand-mère, «une piazza à ciel ouvert dans une forêt de tilleuls»), instants fugitifs, pauses méditatives, («La table est mise.Les filles prennent le potage, recueillies, alors que monte dans la pièce l’arôme du genièvre.Sous les pans de mousseline, le verger porte fruits, descend vers la rivière.Elles fredonnent à présent, rêveuses, un air sentimental qu’elles ont appris.Les plats s’achèvent.Les plats s’entassent.J’ai fermé la radio.Et j’ai tourné mon cœur vers toi»), moments de vision.Parfois, l’écriture emprunte au Stream of Consciousness qui a fait le style de Virginia Woolf.L'auteure expérimente alors avec acuité les motifs sous-jacents de ses personnages, aussi bien psychologiques qu’émotifs, invitant les lecteurs à passer de l’enveloppe matérielle des objets à ce qu'ils évoquent de la vie intérieure des personnages et du monde lui-même.Libre parcours d’une écriture passante, Ici et là est fortement marqué par la présence du visuel.Stéphanie Kaufmann possède ce que les peintres appellent «un œil», c’est-à-dire un regard, ce qui donne à ses courts textes en prose une qualité toute visuelle.L’auteure a étudié la création littéraire avec François Hébert et rêvé, avec Ici et là, de créer un livre à feuilles détachées qu’on pourrait échapper, si bien que les nouvelles se trouveraient soumises à une succession aléatoire.Ce principe de composition explique le style parfois hétéroclite de l’ensemble des textes, où se mêlent imaginaire et vécu, songeries vagabondes, visions nocturnes et rêves avant l’aube.Tout est raffinement et élégance dans ce recueil au charme suranné.Stéphanie Kaufmann pourrait dire, comme Virginia Woolf: «Je sens dans mes doigts le poids de chaque mot.» Collaboratrice du Devoir -> ! ! J'HWtl KM ! MA ICI ET LÀ Stéphanie Kaufmann L'Instant même Québec, 2009,112 pages EN BREF Desclée de Brouwer achète Le Rocher La maison religieuse Desclée de Brouwer a acquis l’intégralité du capital des Editions du Rocher, pour un montant non communiqué.Depuis 2005, Le Rocher était la propriété du groupe pharmaceutique Pierre Fabre, à travers les Editions Privât Gallimard détenait 33 % du capital de la maison qu’il a aussi cédé.Le Rocher, dirigé depuis huit mois par l'ancien journaliste Patrick Malié, emploie une vingtaine de salariés et détient les marques Serpent à plumes et Motifs.Déficitaire, la maison avait décidé de réduire sa production à 80 titres par an, contre près de 250.L’auteur pha- éditions Liber Philosophie • Sciences humaines • Littérature Éthique publique, vol.10, n° 2 Les enjeux éthiques du vieillissement sous la direction de Florence Piron et Cécile Hanon wue internationale d'éttmjue sociétale et gPiwnemcntate Les enjeux éthiques du vieillissement *1*1* re du Rocher, Vladimir Fedorovs-ki, rejoint Jean-Paul Bertrand, ancien propriétaire du Rocher, chez Alphée.- Le Monde Stornoway L'Âge du bois Le Stornoway de Jean O’Neil Après avoir vécu à Londres, Paris, Ottawa et Québec, comment se retrouver sur le lot familial à Stornoway?Le Stornoway de Jean O’Neil, réédité en format de poche chez 10/10, raconte l’histoire des Legendre, un famille qui vit à l’heure du peuplement des Canton-de-î’Est.Le livre a paru initialement en 1996.Martine Audet expose À la Maison de la culture du Plateau Mont-Royal, Martine Audet expose jusqu’au 11 avril des photographies accompagnées de ses poèmes.Les grands cimetières I, le nouveau recueil de cette poète plusieurs fois récompensée par des prix, vient de paraître aux éditions de l’Hexagone.-Le Devoir ARCHIVES LE DEVOIR Martine Audet 21e Salon du livre de Trois-Rivières Un événement qui coïncide avec le 375e anniversaire de la ville CAROLINE MONTPETIT Le 21' Salon du livre de la ville de Trois-Rivières, qui célèbre son 375'' anniversaire cette année, se poursuit toute la fin de semaine pour se clore dimanche, au centre des congrès de l’hôtel Delta.L’événement se déroule sous la présidence d’honneur de Diane Lacombe, auteure de plusieurs romans historiques.Les autres invités d’honneur de l’événement, qui se déroule autour du thème Dessine-moi une histoire, sont Guy Mar-champs, Michel David, Véronique Marcotte et Pascal Blan-chet.Pour la deuxième année consécutive, le Salon du livre de Trois-Rivières décerne un prix à un «éditeur à l’honneur,».Il revient cette année aux Ecrits des Forges, maison d’édition trifluvienne fondée en 1971, qui publie des essais et de la poésie.Les organisa-teurg du Salon soulignent que les Ecrits des Forges ont déjà publié 1000 titres de poésie.Parmi les nombreuses activités qui se déroulent au Salon, mentionnons, samedi, un atelier de haïku animé par Diane Descôteaux, à 10h45 au Salon Clément-Marchand, ou en- core une conférence de Jacques G.Ruelland, à 14hl5 au bistro littéraire Télé-Québec, sur le thème Trois-Rivières dans un roman historique, comment l’écrire?.M.Ruelland vient de faire paraître le roman historique L’Oiseau et le Serpent, qui se déroule précisément à Trois-Rivières durant ce qu’on appelle la «Grande Noirceur».À 18hl5, au même endroit, une table ronde portera sur la diaspora trifluvienne, où les Rita Lafontaine, Jacques Lacoursière, Steve Hill ou Daniel Gélinas partageront leurs souvenirs d’enfance à Trois-Rivières.Pour les enfants Dimanche, les enfants pourront assister au spectacle Caillou ou le plaisir de lire, à 10h30, sur la scène Sears décor.À 14hl5, au bistro littéraire Télé-Québec, une table ronde portera sur le Trois-Rivières des écrivains, et enfin, à 16h30, l’événement se terminera avec le dévoilement de du prix des lecteurs et du prix des jeunes lecteurs du Salon du livre de Trois-Rivières.Le Devoir Desjardins ¦TO UNIVERSITE DE tel SHERBROOKE CIREA EE S UMVfcRS ¦( sus LAVAL IDEA LES PETITES FILLES DANS LEURS PAPIERS DE SOIE Morgan LE THIEC Morgan le thiec LES PETITES PILLES DANS LEURS PAPIERS DE SOIE tÿ* Pans des réciTs brefs, Morgan Le Thiec faff surgir chez ses personnages le lien aigu qui existe entre ce qu'ils sont et l'enfance qu'ils ont vécue.Chacun trouve ses propres solutions de survie : s'accrocher à l'autre ou le fuit: assumer l'infidélité, mentir ou échouer à dire l'essentiel.Une écriture sobre et précise.Pes mises en scène efficaces.V ¦ «f.teàciXl Àc Catalogue de l'exposition consacrée aux œuvres de Monique Charbonneau ÔIAOLÙ Nouvelles, 120 pages, 19,95$ Pleine Lune www.pleinelune.qc.ca il»** •- " présentée à la Grande Bibliothèque du 24 février au 16 août 2009 Textes de Hedwidge Asselin et Georges Leroux En vente chez votre libraire, sur le site des Presses de l'Université Laval (www.pulaval.com) ainsi qu'à la Boutique de la Grande Bibliothèque située au 475, boul.De Maisonneuve Est à Montréal (boutique@banq.qc.ca).Une coédition de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et des Presses de l'Université Laval À?Hévospecwe Monique Charbonneau Heilwidge A-wel''’ / LES PRESSES DE PUl L’UNIVERSITÉ LAVAL Bibliothèque et Archives nationales Québec hh ISBN : 978-2-7637-8844-9 • 144 pages en couleur • 37,95 $ LE II E V 0 I B , LES SAMEDI 14 ET DI M A !ï (' Il E I 5 M A H S 2 0 (I !) F H LITTERATURE Robert Lalonde, pleins gaz vers l’inconnu Deux ans après son remarquable recueil de nouvelles Espèces en voie de disparition, Robert Lalonde replonge dans les mêmes eaux.La mort, la disparition.Le deuil, la solitude.Et l'écriture, la littérature, bien sûr.Mais cette fois, dans Un cœur rouge dans la glace, l’écrivain limite ses histoires à trois.Trois longues nouvelles, qu’on pourrait tout aussi bien qualifier de courts romans.Trois récits autonomes, mais pleins de recoupements.Autant le dire tout de suite, voici un livre très, très littéraire.Par le nombre de citations, de références aux grands écrivains qu’il contient.Par le fait même qu’il met en scène des personnages qui sont écrivains ou tentent de le devenir.Qui ne cessent de s’interroger sur l’écriture et son processus, sur la littérature et sa finalité.Bien sûr, les lecteurs assidus de Robert Lalonde ne tomberont pas des nues: celui qui a fait revivre Flaubert au théâtre et Yourcenar dans un roman parfume depuis toujours ses livres ainsi.Il écrit dans un dialogue constant avec ses écrivains favoris.Mais il y a plus dans Un cœur rouge dans la glace.11 y a ce qu’on pourrait appeler un refus du compromis.C’est un livre sans concession.Pas facile d’accès, non.Hermétique, diraient certains.Et si c’était une qualité plutôt qu’un défaut?Si au lieu de vanter les mérites du divertissement à tout prix, on favorisait un peu plus les démarches d’auteurs qui plongent dans les ténèbres pour mieux accéder à la lumière?Si cela nous permettait de faire une pause dans le brouhaha ambiant de l’insignifiance?Si cela noqs renvoyait à nous-mêmes?A ce qui nous échappe de nous-mêmes et du monde?D’accord.Il ne suffit pas de se laisser porter.Il faut accepter de perdre pied.D’être ébranlé.De regarder en face sa propre fragilité.Et il faut s’accrocher.Trois histoires, donc.La première: celle d’un écrivain de 60 ans qui a perdu le goût de vivre, le goût d’écrire depuis la mort de sa femme.Lui apparaît, par à-coups, le fantôme de l’écrivaine anglaise Virginia Woolf, morte noyée, suicidée.Bien sûr, c’est désespéré.Bien sûr, c’est une histoire de deuil, de solitude.C’est une histoire de legs, aussi.Du legs laissé à l’humanité par les grands écrivains.Comme Virginia Woolf.Dans son tête-à-tête avec elle, le narrateur de l’histoire réapprend à voir la vie, la mort autrement.A regarder son propre parcours d’un autre œil, forcément.Ainsi: «Elle n’allait pas tarder à m’apprendre qu’il n’y a que l’échec pour nous garder jeunes, que les ratés sont plus insouciants que ceux qui ont réussi et que tout animal de race ne peut s’empêcher de tirer sur sa laisse.» Cela ressemble à une leçon de vie.À une leçon d’écriture, aussi: «Ecrire, ce n’est pas raconter une histoire, fait dire Lalonde au fantôme de Woolf.C’est s’attaquer à l’indicible, c’est chercher la transparence.» Mais sans savoir si on y arrivera, serait-on tenté d’ajouter.Ou plutôt, tout en sachant qu’on n’y arrivera jamais tout à fait.Il restera toujours une part de mystère.Comme dans la vie.Comme dans l’amour.Car il y a de l’amour, aussi, dans cette his- Danielle Lutrin LIBRAIRIE BONHEUR D’OCCASION Livres d’occasion de qualité Livres d’art et de collections Canadiana Livres anciens et rares Bibliothèque de la Pléiade Littérature Philosophie Sciences humaines Service de presse BD, livres jeunesse Achetons à domicile 514-522-8848 1-888-522-8848 4487, rue De La Roche (angle Mont-Royal) bonheurdoccasion@bellnet.ca NOUS NOUS DÉPLAÇONS PARTOUT AU QUÉBEC, POUR L’ACHAT DE BIBLIOTHÈQUES IMPORTANTES.oms Cornelljërl Un petit livre qui fournit les outils pour permettre de défendre simplement, avec intelligence et efficacité, ses opinions sur divers sujets.LOUIS CORNELLIER L'ART DE DÉFENDRE SES OPINIONS §%XPLIQUÉ||§C •-.¦•'À TOUT LÉ! .1ÉONDE» ; wi'W fià .• \ - .i \ ylb éditeur Une compagnie de Québécor Media toire.Une histoire de renaissance, finalement, ce premier récit Et d’espoir.Deuxième récit: un homme, écrivain lui aussi, part à la recherche de son frère disparu, dont il est sans nouvelles.Son unique, son jeune frère.Qui de toute évidence lui en veut Pourquoi?Tandis qu’on erre sur les routes avec le frère aîné, qu’on assiste à ses hallucinations et à ses rencontres improbables, on apprend des bribes de leur histoire commune, de leur enfance tragique.Mais leur intense relation demeure ambiguë.Pas totalement expliqué, explicable.Ça ressemble à une fable.A une fable revisitée par le Grand Meaulnes d’Alain-Fournier.Une fable où l’amour, encore une fois, sauve du pire.Troisième récit un homme de 38 ans, qui a toujours voulu être écrivain, va à la rencontre d’une poète américaine qu’il admire.Plutôt que de se mettre à l’écriture de son roman, il traduit en français les poèmes qu’elle invente.Comme ses vers, la femme demeure pour lui, et pour nous, une énigme.Mais racontant tout cela, on n’a encore rien dit.On a dit si peu à propos d’Un cœur rouge dans la glace.On n’a pas encore parlé de l’importance de la nature, des paysages, de la mer.On retiendra que le mystère est partout.Qu’on avance à pas de loup.Qu’on cherche des repères.Qu’on ne comprend pas tout Cette sensation, étrange, de s’enfoncer de plus en plus dans l’insondable, l’indicible.Comme si l’auteur avait décidé d’aller au bout, coûte que coûte.De foncer tête baissée jusqu’au bout de la nuit noire.Pour voir.Pour savoir.Pour tester ses limites, et les nôtres.«Je ne sais pas où je vais, mais j’y vais», semble-t-il nous dire.«Qui m'aime me suive.» Et on le suit, à tâtons.Et voilà que l’inattendu survient.C’est de l’ordre de la révélation.Comme passer des ténèbres à la lumière, oui.Comment dire?Comment dire ce qui échappe: c’est la question sous-jacente à ce recueil, peut-être.La question qui hante tous les écrivains, sans doute.Plutôt que de l’aborder par l’explication, cette question, Robert Lalonde l’explore dans sa matière même, en fait son matériel narratif.Un peu comme le ferait un Paul Auster, d’une certaine façon.Quand il s’égare dans ses propres histoires, qui contiennent d’autres histoires, et encore d’autres.S’égarer, se perdre pour mieux se trouver.Pour vivre mieux.Pour aimer mieux.Et pour écrire mieux.C’est ce que font les personnages d’Un cœur dans la glace.Mais sans savoir ce qu’ils cherchent vraiment.Cela se passe à leur insu, finalement.Tandis que derrière, on croit entendre la respiration de Robert Lalonde.Cela donne lieu à un lyrisme rarement égalé chez cet auteur de 61 ans auréolé de prix qui signe ici son vingtième ouvrage.Cela donne de la beauté.De la vraie, de la grande littérature, oui.Collaboratrice du Devoir UN CŒUR ROUGE DANS LA GLACE Robert Lalonde Boréal Montréal, 2009,248 pages ARCHAMBAULT S> Une compagnie de Québécor Media PALMARÈS LIVRES Résultats des ventes : du 3 au 9 mars 2009 ROMAN LE SHACK W.Paul Young (Le Jour) B CHÈRE UUIRETTE T.3 : LE RETOUR Michel David (Hurtubise) B HKPQ Michèle Plomer (Marchand de feuilles) LE USEUR U Bernhard Schlink (Gallimard) LE CERVEAU DE KENNEDY Henning Mankell (Seuil) LES PILIERS DE LA TERRE Ken Follet! (Livre De Poche) m MILLÉNIUM T.1,12 et T.3 Stieg Larsson (Actes Sud) V > 1 J TOUT EST SOUS CONTROLE Hugh Laurie (Sonatine Édition) ¦ il RENARD BLEU Yves Beauchemin (Rdes) UN MONDE SANS FIN Ken Follett (Robert Laffont) JEUNESSE LE GUIDE OFFICIEL DU FILM TWILIGHT Mark Cotta Vaz (Hachette jeunesse) FASCINATION T.2 : TENTATION Stephenle Meyer (Hachette Jeunesse) VISIONS T.1 : NE MEURS PAS UBEUULE Linda Joy Singleton (ADA) VI TÉA STILTON T.S : LE VAISSEAU Téa Stilton (Albin Michel) CATHY'S BOOK S.Stewart / J, Weisman (Bayard-Jeunesse) U ROYAUME DE U FANTAISIE Geronimo Stilton (Albin Michel) LE PETIT SPIROU T.14 Tome / Jamy (Dupuis) L'APPRENTI ÉPOUVANTEUR T.5.Joseph Delaney (Bayard-Jeunesse) LES CHRONIQUES DU JEUNE HOUOMT.1 Denis Ramsay (Réunis) LE CLUB DES DISEUSES.T.1 Dotti Enderle (ADA) OUVRAGE GÉNÉRAL RENÉ ANGÉUL: LE MAITRE DU JEU Georges-Hébert Germain (Libre Expression) a TELLE MÈRE, QUELLE FILLE! Thibault / Larouche-Thibault (de l’Homme) a LE LANGAGE UNIVERSEL DU CORPS Philippe Turchet (de l'Homme) Fl N’ARRÊTEZ JAMAIS DE DANSER U Gordon Livingston (Marabout) LA SANTÉ PAR U PLAISIR DE BIEN.Richard Béliveau / Denis Gingras (Trécarré) LA BIBLE DES ANGES Joane Flansberry (Dauphin Blanc) H LES RÊVES DE MON PÈRE Barack Obama (Points) KILO CARDIO Isabelle Huot (de l'Homme) OTTES h VOTRE MÉDECIN QUE UE.Michel De Lorgertl (Souccar) LA DYNAMIQUE AMOUREUSE Rose-Marie Charest (Bayard) ANGLOPHONE ECUPSE Stephenle Meyer (Little Brown & Co) DREAMS FROM MY FATHER ; A STORY.Barack Obama (Three Rivers) MARKED IM P.C.Cast / Kristin Cast (SI Martin's Press) P| THE AUDACITY OF HOPE : THOUGHTS Barack Obama (Vintage) REMEMBER MET Sophie Kinsella (Bantam Books) WORLD WITHOUT END Ken Follett (Signet) H PILLARS OF THE EARTH Ken Follett (Signet) CONFESSIONS OF A SHOPAHOLIC.Sophie Klnsealla (Deli) HOUM1GHT Hadan Cohan (Signet) DEVIL BONES Kathy Relchs (Pocket) I c,'1rte-cadeau Jouez la carte A i oeia culture! LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE Des racines et des ailes CHRISTIAN DESMEULES r Ecrivaine née à Berne en 1947, auteure d’un livre considéré comme une sorte de bible du féminisme dans les pays de langue allemande, Mue (1975), Verena Stefan a quitté la Suisse allemande pour vivre au Québec il y a une dizaine d’années.Traduit de l’allemand, son dernier livre, D’ailleurs, le premier à paraître ici, repose pour l’essentiel sur le choc qu’éprouve une immigrante à son arrivée au Québec.Choc conjugué avec l’expérience de la maladie.Conduite par son regard étonné, ses sens en éveil et son amour pour Lou, la femme qu’elle est venue y rejoindre, sa découverte de Montréal et du Québec prend la forme d’un spectacle permanent.Comme si la narratrice se promenait dans le ventre creux d’un immense coquillage — conférant à son récit quelque chose d’assourdi, d’intime et de chaud —, tout un univers inconnu s’infiltre ainsi jusque dans son intimité.Mais au sentiment, normal, déstabilisant et excitant d’être doublement étrangère dans un pays — le Québec — dont elle ne maîtrise pas la langue, se juxtapose toutefois vite l’expérience, faite d’angoisse et d’enfermement, de la maladie qui frappe sans prévenir.«Une maladie s’est abattue sur toi et t’a enfermée comme un insecte dans l’ambre jaune.» Comme un étranger qui squatterait dans son propre corps, le cancer impose sa loi.Pour s’échapper ou pour conjurer l’inéluctable, entre deux traitements éprouvants, elle se livre à un exercice de mémoire largement imprégné de bribes d’enfance et des racines familiales, de sensations lointaines et d’une forte urgence de vivre.Collaborateur du Devoir D’AILLEURS Verena Stefan Traduit de l’allemand (Suisse) par Louis Bouchard et Marie-Elisabeth Morf Héliotrope Montréal, 2008,245 pages EN BREF L’art de voir de Robert Lalonde D’abord paru en 2004, lotékha’ est réédité en collection de poche chez Boréal (collection Compact).Ce sont des carnets de campagne, une leçon de météorologie, un bilan de santé, tout un lot d’inquiétudes face aux Jours comptés».Une place discrète et privilégiée dans un petit coin de l’atelier de cet écrivain d’exception.Un peu de nos- talgie en pensant à sa Jeunesse enfuie» dans la fumée des cigarettes, à courir les sous-bois et à user les planches.le regard de poète de Robert Lalonde, sa passion permanente de gentleman-writer et ses sens en éveil nous ouvrent ici des pages d’une grande beauté.Une méditation intimiste, lyrique et organique, chargée des traces de l’enfance, taillée dans la même veine que Le Monde sur le flanc de la truite (Boréal, 1997).Incontournable.-Le Devoir J.P.April Ici Julie Joyal lulie en a gros sur le cœur.Sa super-mère a récolté une super-déprime.Son amie Olga doit prendre des suppléments d’intelligence.Son chien-chat a des ratés.Le charmant Harry ne se doute pas qu’elle couche avec lui (en imagination).Et son père, que fait-il donc dans ses pensées puisqu’elle ne le connaît même pas?Une sorte petit roman en quarante et un tableaux 168 p., 19 $ | J.P.W UlEJOHl t/J O) 3 .2 «/> OJ O 4-i 'LU Jean Désy Entre le chaos et rinsignifiance Ces histoires médicales sont plus que des histoires.Ce sont des questionnements profonds sur l’humain et sur les forces du bien et du mal qui le traversent de part en part.histoires médicales, 108 p„ 18 î Entre le chaos ci rinsl?nlti
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