Le devoir, 18 avril 2009, Cahier G
LE DEVOIR.LES SA M EDI IR E T I) I M A N ( Il E I !» A V It I I.2 O O ! NVMNEMENT JOUR DE LA TERRE LEDEVOIR §dmmm maiwi mm®' Wmm* mm* MM ü/fmà LUCIE SAUVÉ «La planète est notre maison à tous» Page 3 COTON BIOLOGIQUE Changer le monde.un tee-shirt à la fois ! Page 4 L’économie sociale et l’environnement font bon «ménage» Les Pousses urbaines offrent à des jeunes un parcours d’intégration L’entreprise d’économie sociale Services horticoles, Les Pousses urbaines offre à de jeunes décrocheurs âgés de 16 à 30 ans la possibilité de prendre part à un parcours d’intégration socioprofessionnel d’une durée de cinq mois.Elle propose aux particuliers, aux organismes et aux entreprises des services horticoles respectueux de l’environnement.BRIGITTE SAINT PIERRE Un terrain vacant situé dans le quartier Hochelaga-Mai-sonneuve à Montréal sera transformé en petit parc ce printemps.Des jeunes participant à un parcours d’intégration socioprofessionnel des Services horticoles, Les Pousses urbaines travailleront à ce projet de verdissement, à l’intersection de la rue Sainte-Catherine Est et de l’avenue de La Salle.Commandité par Air Liquide Canada, ce projet s'inscrit dans les activités du Jour de la Terre Québec et est mené en collaboration avec la Société de développement commercial (SDC) de la Promenade Sainte Catherine Est «Ce sera un parc, une aire de détente, qui va servir aux gens du quartier, aux commerçants et aux clients de la Promenade Sainte-Catherine», explique Marylise Morin, directrice générale des Services horticoles, Les Pousses urbaines.Certains des participants à un parcours d’intégration de cette entreprise d’économie sociale viennent d’Hochelaga-Maison-neuve et pourront ainsi s’investir pour leur quartier, souligne-t-elle.Le projet devrait être mené à terme en mai ou en juin.Intégration L’entreprise Les Pousses urbaines a vu le jour à l’initiative du Carrefour communautaire de Rosemont L’Entre-Gens.Les origines du projet remontent à 2003.«Au début, l’environnement, c’était un peu plus une mode, aujourd’hui, c’est un mode de vie», affirme Marylise Morin.L’entreprise a ouvert ses portes en 2006 et bénéficie du soutien de Service Canada, d’Emploi Québec, de la Ville de Montréal, de la Corporation de développement économique communautaire (CDEC) Rosemont-Petite-Patrie, du Fonds d’action québécois pour le développement durable et du Forum jeunesse de l’île de Montréal.Chaque année, elle accueille successivement deux groupes de douze jeunes résidants de la ville de Montréal.Les participants aux parcours d’intégration sont âgés de 16 à 30 ans et la majorité d’entre eux n’ont pas terminé leur troisième secondaire.Le parcours de cinq mois comprend des ateliers en techniques horticoles, des ateliers en développement personnel, social et professionnel, des plateaux de travail horticole, un stage exploratoire dans une entreprise ainsi qu’un suivi individuel et personnalisé.Une intervenante psychosociale et des horticulteurs formateurs travaillent pour Les Pousses urbaines.T L’entreprise d’économie sociale a différents objectifs.«En ce qui concerne les jeunes, c’est de leur offrir la possibilité de suivre un parcours d’intégration et, à travers ça, de développer leur autonomie et leur sens des responsabilités.Ils reçoivent quand même une allocation participative et peuvent donc développer une certaine autonomie financière.Tout ça part aussi d’une meilleure estime de soi et d’une meilleure connaissance de soi», indique la directrice générale.Les participants ont également l’occasion de développer des aptitudes et des habiletés facilitant une intégration plus durable au marché du travail ou un retour aux études.«Les Pousses urbaines, c’est une forme de soutien, que ce soit au niveau personnel, social ou professionnel, pour avoir les aptitudes de base permettant de devenir un citoyen plus actif et responsable au sein de la collectivité», dit Marylise Morin.Le taux de placement, au travail ou aux études, est de 90 %, affirme-t-elle.Depuis les débuts du projet, une centaine de jeunes sont passés par Les Pousses urbaines.L’entreprise d'économie sociale veut par ailleurs sensibiliser sa clientèle commerciale aux questions liées à l’environnement.Sa clientèle est formée de particuliers ainsi que d’orgahismes ou d'entreprises.Une fois les services horticoles rendus, elle leur donne des conseils pour qu’ils puissent eux-mêmes prendre en charge leur terrain.Services horticoles L’entreprise Les Pousses urbaines offre des services d’aménagement et d’entretien paysagers.Elle peut aussi effectuer l’entretien de plantes intérieures.«L’aménagement paysager, c’est beaucoup la création de plates-bandes ou de potagers, l’aménagement d’une cour ou d’une façade», mentionne la directrice générale.L’entretien écologique comprend l’ensemencement et la plantation, la prévention des indésirables, le désherbage, la préparation des aires de culture et l’épandage de compost.«On utilise des techniques et des méthodes respectueuses de l’environnement», souligne Marylise Morin.L’entreprise n’a recours à aucun pesticide ni engrais chimique, mais plutôt à des engrais naturels ou à des remèdes maison.«On essaie de diminuer nos transports et d’acheter des végétaux locaux et durables.Donc de ne pas privilégier les fameuses annuelles, qui sont là juste une fois par année, mais plutôt des vivaces ou des arbustes qui sont là à plus long terme.» L’entreprise s’emploie aussi à opter pour des plantes adaptées au milieu, en plus de favoriser la biodiversité.Un contremaître horticole effectue la sélection des végétaux dans les pépinières pour s’assurer qu’ils sont en santé et exempts d’insectes ravageurs.L’entreprise privilégie en outre les ressources humaines plutôt que la machinerie pour effectuer les travaux.Elle offre par ailleurs des cadeaux corporatifs «verts».«C’est souvent une petite plante avec sa fiche d’entretien.Le dernier cadeau qu’on a fait, c’étaient des plants de fines herbes vivaces.On donnait tout le descriptif de la plante, une recette aussi, puis la technique d’entretien, dans un très beau sac recyclable, réutilisable», indique la directrice générale.L’entreprise Les Pousses urbaines souhaite pour l’avenir consolider son financement et aimerait être reconnue à titre d’entreprise d’insertion.Elle aimerait aussi développer davantage son partenariat avec le Jardin botanique de Montréal.Des participants à un parcours d’intégration des Pousses urbaines ont pris part à l’éradication d’espèces envahissantes au Boisé des frênes du Jardin botanique.«C’était une expérience, je pense, enrichissante pour les jeunes d’être au Jardin, d’être en lien avec les horticulteurs du Jardin et de développer leurs compétences et habiletés concernant l’éradication de ces végétaux-là», dit Marylise Morin.L’entreprise aimerait par ailleurs emménager dans de nouveaux locaux, dans un édifice écologiquement responsable qui soit muni de serres et doté d’un terrain.Elle veut également développer le créneau des cadeaux corporatifs «"verts” et intelligents» et ainsi mettre au point un catalogue à l’intention de sa clientèle commerciale.Pour de plus amples renseignements: wwwpoussestirbaines.com.Collaboratrice du Devoir * X Un terrain vacant situé dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve sera transformé en petit parc LE 22 AVRIL 2009 Pour un monde plus vert Page 2 LE CAREX REVIT Horane et le Jardin botanique unissent leurs efforts Page 3 DÉVELOPPEMENT DURABLE Les petits sacs de plastique deviennent finalement rentables ! Page 5 PUBLICITÉS «VERTES» «L’entreprise fait partie du problème en matière d’environnement et d’écologie» Page 6 V * 4 v I.K l> K V 01 lî .I.K S SA M ï I) I IKK T i) I M A X (' Il K I !l A V II I L 2 0 0 II JOUR DE LA TERRE Le 22 avril 2009 Pour un monde plus vert « La municipalité demeure un gouvernement auprès duquel les citoyens peuvent se faire entendre » Le 22 avril prochain, des citoyens d’un peu partout dans le monde célébreront à leur façon le Jour de la Terre.Jacques Languirand, porte-parole de l’événement au Québec, nous fait part de ses réflexions sur l’avenir de notre planète.CLAIRE HARVEY Le Jour de la Terre a pour but d’encourager les actions positives à l’égard de l’environnement.C’est aussi l’occasion de mesurer le chemin parcouru sur le plan écologique pour mieux aller de l’avant.Or il reste beaucoup à faire, car la planète bleue se porte mal.En témoignent notamment l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre et les changements climatiques néfastes qui en découlent L’urgence d’agir Quel bilan faut-il dresser de la situation écologique actuelle?Y a-t-il encore de l’espoir?«Nous n’avons pas encore atteint le point de non-retour, mais il est urgent d’agir, répond Jacques Languirand.Si nous continuons d’avoir une vi- sion axée uniquement sur le présent, nous nous exposons à la disparition de l’être humain sur la Terre.Malheureusement, nous n’avons pas l’instinct de survie à long terme.Notre incapacité à imaginer le pire est de mauvais augure pour la suite du monde.» Pour nous faire prendre conscience de l’urgence de la situation, l’auteur et animateur parle de la fragilité de la biosphère, cette fine enveloppe de terre, d’eau et d’air entourant notre planète.«Par rapport à la Terre, la biosphère est extrêmement mince.Cette couche dans laquelle doivent puiser toutes les formes de vie pour subsister est prodigieusement fragile.Elle ne renferme qu’un nombre limité de ressources.Certaines de ces ressources sont renouvelables, mais d’autres sont irremplaçables.En épui- SOURCE CASCADES L’usine de Cascades à Saint-Jérôme produit du papier fabriqué à 100 % de fibres recyclées désencrées sans chlore et fait à partir d’une énergie renouvelable, le biogirz.sant la biosphère, l’humanité court à sa perte.» Quelle serait, selon lui, l’action la plus pressante à entreprendre pour assurer la survie de l’espèce?«On pourrait peut-être commencer par nettoyer la planète», dit-il, en donnant pour exemple l’île d’immondices, aussi grande que la France, qui flotte dans le Pacifique entre la Californie et Hawaii.Découverte par Greenpeace, cette île contiendrait plusieurs millions de tonnes de déchets de plastique, ce qui en fait un problème de pollution quasi insurmontable.Malheureusement, l’actuelle crise financière et économique est en train d’occulter la crise écologique, qui semble secondaire en regard des fermetures d’usines et de la perte de milliers d’emplois.M.Languirand rappelle que les Etats investissent des sommes colossales pour assurer la survie de l’économie et des entreprises, sans associer ces investissements aux défis écologiques.«On nous dit de consommer pour relancer l’économie.C’est une grande absurdité! Certains sont en train de mettre la planète à l’envers parce qu’ils ne voient que leurs intérêts à court terme.Pourtant, les mots “économie” et “écologie” ont la même racine, “éco” signifiant “maison”.Il faudrait pouvoir prendre des mesures économiques qui soient compatibles avec l’environnement, au lieu de les opposer.» Poursuivant sur une note plus optimiste, M.Languirand souligne que, au Québec, de plus en plus d’entreprises ont pris un virage vert.«C’est entre autres le cas de Cascades, un des partenaires majeurs du Jour de la Terre Québec, en raison de son engagement en faveur de l’environnement.» Reboisement, recyclage, facturation électronique, etc., représentent autant de moyens pris par des entreprises pour protéger l’environnement.Sous,le thème de l’Ecomunicipalité En matière d’environnement, tous les gestes comptent.Le Jour de la Terre vise * ¦## SOURCE CANAL U «Si nous continuons d’avoir une vision axée uniquement sur le présent, nous nous exposons à la disparition de l’être humain sur la Terre», croit Jacques Languirand, porte-parole du Jour de la Terre au Québec.donc à rejoindre l’ensemble de la population.A cette fin, les différentes conférences et activités sont organisées pour la deuxième année cqnsécutive sous le thème de l’Écomunici-palité.L’organisation souhaite ainsi attirer l’attention sur le rôle déterminant que jouent les municipalités en matière de développement durable.Jacques Languirand précise: «Si nous devons avoir une vision d’ensemble de la situation, la solution, elle, ne peut être que locale parce que nous sommes incapables, individuellement, d’intervenir à l'échelle planétaire.La municipalité demeure un gouvernement de proximité auprès duquel les citoyens peuvent se faire entendre.» Dans cette optique, le Jour de la Terre a mis sur pied un programme pour les municipalités et les citoyens, qui peuvent compter sur une multitude d’outils pour mettre en œuvre le développement durable sur leur territoire Université d'Ottawa Sonder les profondeurs glaciaires pour résoudre les mystères du changement climatique Sur quoi faudrait-il concentrer notre attention pour résoudre les mystères du changement climatique?Sur les extrêmes profondeurs des vastes étendues glaciales des régions les plus inhospitalières du globe, nous dit le glaciologue Luke Copland.Son étude des plateformes de glace et des écoulements glaciaires en Arctique et en Antarctique fournit des indices sur l'histoire climatique et de l'information nouvelle qui aideront les scientifiques à prévoir ce que l'avenir nous réserve.u Ottawa L’Université canadienne Canada's university L'excellence en recherche, ça part d'ici.Les fruits de la recherche de l'Université d'Ottawa profitent à l'ensemble des Canadiens et soulignent notre force d'innovation à l'échelle internationale.Notre réputation comme chef de file en recherche et en développement de connaissances interdisciplinaires fait de nous un choix de premier ordre auprès des chercheurs les plus prometteurs du Canada et du monde entier.WWW.uOttawa.Ca L’Université d’Ottawa sera l’hôte du congrès 2009 de l’Acfas du 11 au ISmai.De nombreuses activités Le Jour de la Terre a été célébré pour la première fois en 1970 aux États-Unis.Aujourd’hui, plus de 500 millions de personnes dans plus de 184 pays passent à l’action chaque année lors du Jour de la Terre.En 1995, l’organisme Projets Saint-Laurent a eu le mandat d’organiser le volet québécois de cet événement.Depuis, le Jour de la Terre Québec ne cesse de prendre de l’ampleur.Au moment de mettre sous presse, on comptait près de 450 activités inscrite au calendrier en ligne du Jour de la Terre {www.jourdelater-re.org), dont près de 300 en avril seulement.Lors du Jour de la Terre cette année, à Montréal, les citoyens pourront notamment assister à une conférence sur les changements climatiques donnée par Al Gore, Prix Nobel de la paix en 2007, ou encore à une conférence de l’astrophysicien Hubert Reeves sur l’avenir de la planète.Ils pourront aussi participer à une grande marche pour l’eau potable, ou encore visiter le Salon S.O.S.Terre, au Complexe Desjardins, afin de ren- contrer des professionnels de l’environnement et d’obtenir des renseignements sur de nombreux sujets.Des activités auront également lieu dans les différentes régions du Québec.Au menu: grands ménages du printemps, plantations d’arbres, activités de recyclage, campagnes de sensibilisation, spectacles, expositions, etc.Ainsi, durant tout le mois d’avril, les 10 bibliothèques municipales de Gatineau présentent une exposition sur la planète Terre où on pourra en apprendre davantage sur l’environnement, les produits dangereux, le compostage, etc.Autre exemple: le 22 avril marquera la première édition de la Journée de l’environnement au sein de l’administration publique du Québec.Une résolution a été adoptée par décret en 2008 pour souligner les efforts que déploient les ministères et les organismes pour protéger la Terre.Un rendez-vous, donc, non seulement le 22 avril, mais tout au long de l’année.Collaboratrice du Devoir VIEUX* BAZOU RECHERCHE! '?i • RECOMPENSES À PARTIR DE Programma da recyclage de vàhiculas 1 888 819-7330 www.faitasdelair.org Adieu bozou Programme conodien de recyclage des véhicules Adieubazou.ca 1-877-773-1996 à i rpur A© I ^PA Canada kwxuni* mUiOOK « intmi u mun* : : c 2 K l> K V 0 I H L K S SA M K I) I I H K T I» I M A \ ( Il K I II A V It I I.2 (I (I I» (i LA TERRE 51' Congrès mondial d’éducation relative à l’environnement « La planète est notre maison à tons » Après Durban, Turin, Rio et Espinho, Montréal Le 5e Congrès mondial d’éducation relative à l’environnement se tiendra du 10 au 14 mai, au Palais des congrès de Montréal.Des quatre coins du monde, 2000 participants sont attendus.MARTINE LETARTE Si on assiste à la mondialisation de l’économie, on assiste aussi à la mondialisation des préoccupations écologiques.C’est du moins l’avis de Lucie Sauvé, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en éducation relative à l’environnement de l’UQAM.«On vit dans un monde globalisé, et la planète, c’est notre maison à tous», indique-t-elle.En effet, en matière d’environnement, tout est lié.Les habitants de la planète partagent le même air et la même eau, subissent les changements climatiques, etc.«Ce qui se passe dans un endroit a des répercussions partout.Il faut en être conscient et en discuter, pour agir de façon cohérente», affirme Mme Sauvé, coprésidente du congrès.C’est ainsi qu’après Durban (Afrique du Sud), Turin (Italie), Rio de Janeiro (Brésil) et Espinho (Espagne), le Congrès mondial d’éducation relative à l’environnement se tiendra à Montréal.L’objectif, c’est de réunir tous les types d’acteurs présents dans le domaine de l’éducation relative à l’environnement.On y retrouvera des gens du milieu de l’enseignement proprement dit, du préscolaire aux études postdoctorales, mais aussi des acteurs des milieux populaires et communautaires.«On retrouvera des gens des Parcs nationaux, des écoquar-tiers et des gens engagés dans le développement durable au ni- veau des gouvernements, des entreprises et des syndicats», affirme Mme Sauvé.12 thèmes, 3 grandes questions Bien souvent, les gens ont tendance à lier l’environnement seulement aux problèmes de ressources, remarque Lucie Sauvé.«Or c’est beaucoup plus que ça, affirme-t-elle.L’environnement, ça touche un ensemble de questions sociales et économiques.D’ailleurs, la crise économique nous l’a rappelé en nous montrant que les réalités écologiques sont bien souvent des conditions de réussite pour les entreprises.On n’a qu’à penser aux constructeurs automobiles américains.» Les 12 thèmes de ce 5e Congrès mondial d’éducation relative à l’environnement seront donc des plus variés.Relations entre l’écologie et l’économie, équité socio-écologique, santé et environnement, défis urbains, alouette! Si les organisateurs du congrès n’hésitent pas à aller chercher des thèmes aussi diversifiés, ils souhaitent toutefois les aborder à travers les trois mêmes grandes questions.La première: comment l’éducation relative à l’environnement peut-elle enrichir le sens de nos vies individuelles et collectives?«Les gens ont perdu actuellement le rapport à la nature.Nous croyons que l’éducation relative à l’environ- m ALESS1A PIERDOMENICO REUTERS Lucie Sauvé est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en éducation relative à l’environnement de l’UQAM.nement doit le reconstruire et nous devons trouver des moyens concrets d’y arriver», affirme Mme Sauvé.Ensuite, les organisateurs du congrès posent la question suivante: comment l’éducation relative à l’environnement peut-elle contribuer à l’innovation sociale ?«On a besoin d’inventer de nou velles façons de faire pour se loger, se vêtir, se transporter et se nourrir.Un bon exemple?Le réseau d’agriculture soutenue par la communauté», indique la chercheuse.Enfin, les 2000 participants réunis tenteront de répondre à l’interrogation suivante: comment l’éducation relative à l’environnement peut-elle contribuer à influencer les politiques publiques?Cette question est très importante aux yeux de Lucie Sauvé.«Beaucoup de problèmes sont liés à des ensembles de lois et de règlements renforçant certaines façons de faire qui ne sont pas nécessairement viables à long terme pour l’environnement.Je pense par exemple au régime des politiques agricoles ou encore à l’ancien régime forestier, qui a été néfaste pour nos forêts.» Ainsi, la chercheuse souhaite qu’on arrive à former des citoyens critiques et socialement engagés, des gens capables de contribuer à la démocratie participative.«C’est comme ça qu’on peut contribuer à renforcer les politiques publiques, mais aussi les choix de consommation quotidiens des gens.» Des invités réputés Pour discuter de ces questions, plusieurs invités de haut calibre seront présents à Montréal.D’abord, Riccardo Petrel-la, figure emblématique de réputation internationale de l’altermondialisation.Pfofesseur émérite à l’Université catholique de Louvain (Belgique), il est également le fondateur du Comité international pour un contrat mondial de l’eau.Codirecteur de AIDS-Free World et professeur en santé mondiale à la faculté des sciences sociales de l’Université McMaster, Stephen Lewis sera aussi présent.Les organisateurs du 51' Congrès mondial d’éducation relative à l’environnement sont aussi très fiers d’accueillir Adria- na Puiggros, députée de la province de Buenos Aires et figure de proue de l’éducation populaire en Amérique latine.«Cette exministre de l’Education en Argentine croit que, pour être appropriée, l’éducation populaire doit être en lien avec la réalité des gens à qui on s’adresse, plutôt que de reposer sur des concepts abstraits», explique la D" Sauvé.Les activités se dérouleront en trois langues, soit en français, en anglais et en espagnol, avec interprétation simultanée.«Selon moi, la biodiversité va de pair avec la diversité culturelle.C'était donc incohérent, à mes yeux, de demander à tout le monde de s’exprimer en anglais», ajoute Mme Sauvé.Le comité organisateur du congrès propose aussi différentes activités grand public, comme une visite nocturne au Biodôme avec prestations artistiques et dégustation de bouchées écologiques.Quatre soirées de contes écologiques sont aussi organisées, et le CinERE célébrera le rôle du documentaire dans l’éducation relative à l’environnement.Enfin, les organisateurs du congrès ont eu l’idée de faire participer des enfants issus de partout dans le monde.Ils leur ont demandé d’apporter des photos, des vidéos et des dessins de leur quartier, de ce qu’ils aiment et de ce qu’ils voudraient changer.«A travers les enseignants, nous avons réussi à obtenir des œuvres provenant d’une vingtaine de pays dans le monde, que nous présenterons sur écran géant», se réjouit Mme Sauvé.Collaboratrice du Devoir ¦ Pour plus de renseignements: www.5weec.uqam.ca.Conservation Le carex ne disparaîtra pas Klorane et le Jardin botanique unissent leurs efforts Il s’agit parfois de peu de choses pour que soit perdu ou préservé un petit maillon de notre biodiversité.C’est ainsi que, dans nos régions, on ne compte que 350 plants d’une herbe très rare: le carex faux-lupulina.Cette herbacée, qui ne compte que cinq populations dans le sud de l’Ontario et trois au Québec, est considérée comme une plante en voie de disparition au Canada.CLAUDE L A FLEUR Un rien — un hiver rigoureux ou quelques interventions humaines inopinées — pourrait faire disparaître le carex de la carte biologique.Toutefois, l’Institut de recherche en biologie végétale du Jardin botanique de Montréal et les Laboratoires Klorane de la filiale canadienne du groupe pharmaceutique français Pierre Fabre unissent leurs efforts, dans le cadre du Jour de la Terre, pour sauver cette espèce rare.«Les Laboratoires Klorane, ici au Canada, ont décidé de participer à la réintroduction du carex, puisque cela correspond parfaitement aux valeurs de l’entreprise, explique Julie lafontai-ne, chef de produits chez Pierre Fabre Pharma Canada.Nous nous sommes ainsi associés au Jour de la Terre Québec et à l’Institut de recherche en biologie végétale pour la réintroduire dans divers milieux.» «Il s’agit d’une espèce dont on ne connaissait auparavant que deux populations naturelles au Québec, rassemblant moins de vingt individus, ajoute Stéphanie Pellerin, chargée de projet à l’Institut de recherche en biologie végétale.En raison de son extrême rareté, le ministère de l’Environnement Ta classée au premier rang des plantes qu’on se doit de préserver.Et parce que le Jardin botanique a acquis une expertise sur les espèces rares du Québec, on nous a invités à mener à bien ce projet de réintroduction.» Sauver une plante, préserver notre environnement C’est ainsi que le réfablissement du carex s’est amorcé en 2006.À ce jour, trois populations ont été recréées à Sainte-Anne-de-Sabre-vois, à Saint-Blaise-sur-le-Richelieu et au Parc national d’Oka.De plus, les effectifs des deux populations existantes — dans la Réserve écologique Marcel-Raymond et dans la baie McGilli-vray — ont été augmentés.Les laboratoires de Pierre Fabre, qui fabriquent quantité de produits pour les soins d’hygiène et de la peau ainsi que des shampooings qu’on retrouve en pharmacie et dans les salons de coiffure, se font un devoir de fabriquer tous leurs produits en respectant l’environnement.«Nos produits sont faits à base d’extraits de plantes, indique Julie Lafontaine.Notre groupe cultive ses propres plantes et nous n’utilisons que des plantes non menacées.Nous sommes à la fois agriculteurs, botanistes, chercheurs et pharmaciens et, en cultivant nos plantes, nous prenons soin de toujours préserver l’équilibre des écosystèmes.» La préservation du carex n’a toutefois aucune visée commerciale, souligne-t-elle.«Nous pensons qu’il est important de préserver toute espèce végétale, qu’elle soit reconnue ou non, précise la chef de produits.On connaît en fait peu les propriétés du carex, étant donné que cette plante a été peu étudiée, mais il nous apparaît important de la maintenir en vie.» Il ne s’agit pas d’une plante spectaculaire, enchaîne Stéphanie Pellerin.Elle n’a pas de fleur colorée (mais une fleur verte) et ressemble tout simplement à de l’herbe.Elle n’a pas non plus de vertu autre que celle de faire partie de la biodiversité.«Elle n’a rien de particulier, dit-elle, ce n’est pas une plante qui a été utilisée à des fins médicinales, par exemple.C’est par contre une espèce qui est caractéristique de milieux humides et riverains qui, eux, sont en décroissance.C’est donc une espèce représentative d'un milieu d’intérêt pour la conservation.» JACINTHE l.ETENDRE Une herbe très rare: le carex faux-lupulina :c# §r Un beau prétexte à la sensibilisation Le projet de sauvegarder le carex a débuté en 2006 et comporte deux volets: l'introduction de la plante dans des milieux propices et l’augmentation du nombre de plants là où il s’en trouve déjà.«Ici, à l’Institut, nous avons donc produit des plants pour les replanter dans quelques sites, explique Mme Pellerin.Depuis 2006, on fait le suivi de chaque plante étiquetée: survit-elle ou pas?Produit-elle des fruits et, si oui, combien?Dans les sites où l’espèce est naturellement présente, on cherche à augmenter ses effectifs; là où il n’y avait qu’une vingtaine d’individus, on a introduit à proximité de nouveaux plants.» Le projet se poursuivra cet été avec, notamment, l’ajout de soixante plants dans le secteur de Saint-Biaise de même qu’au Parc d’Oka.On prévoit également planter une vingtaine de carex dans un site en Ontario, tout en continuant à observer la vigueur et la survie des transplants déjà en place.«Notre projet doit s’étendre sur dix ans, précise Stéphanie Pellerin, et il s’agit donc de faire des suivis sur au moins une décennie.Pour cet été, le Parc d'Oka nous a demandé d'implanter plus d’individus, notamment dans un nouveau site, plus isolé et à l’abri des visiteurs.Nous allons aussi réintroduire l’espèce et l’augmenter dans la région de la rivière Richelieu.C’est ainsi que nous ferons passer la population de carex d’une trentaine d’individus au Québec a plus de 260! L’un de nos buts est d'éviter qu’un événement catastrophique — une tempête, par exemple — ne vienne décimer une population.» De son côté, Julie Lafontaine ajoute que Klorane soutient concrètement (donc financièrement) le projet et favorise la sensibilisation du grand public à l’importance de la préservation des espèces rares.«Entre autres, en pharmacie, nous informons notre clientèle que, pour un achat de shampooing Klorane et de démaquillant au bleuet fait entre le 1" et le 30 avril,, nous remettons 50 cents au Jour de la Terre.Et, évidemment, nous maintenons un partenariat toute Tannée avec le Jour de la Terre Québec et l’Institut, c’est-à-dire que nous nous sommes engagés à réintroduire cette plante tout en tentant de mobiliser les gens à contribuer à ce projet emballant!» Collaborateur du Devoir ^CONGRÈS MONDIAL D'ÉDUCATION RELATIVE À L'ENVIRONNEMENT OJioAJE enMmÆ/ iu/u 10-14 mol, Montréol 2009 www.5weec.uqam.ca 4 5^55 I.K I) K V 01 U .I K S S A M K I) I IX E T I) I M A N ( Il E I !l A V It I I.2 (I 0 !l (i 4 JOUR DE LA TERRE FibrEthik et Ecoco Changer le monde.un tee-shirt à la fois ! La culture du coton est l’une des plus polluantes au monde Chaque année, environ 1,5 milliard de tee-shirts en coton sont vendus en Amérique du Nord.Pour chaque tee-shirt produit, aussi simple et épuré soit-il, on utilise un peu plus de 10 000 litres d’eau et 1,5 litre de pesticides.Il suffit de faire le compte pour s’apercevoir que le coton tel qu’on le connaît est loin d’être aussi naturel qu’on le croyait.ÉMILIE CORRIVEAU Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, la consommation de fibres de coton n’a cessé de croître à un rythme moyen de 2 % par année.Bien que la superficie mondiale des cultures n’ait pas considérablement augmenté au cours des 80 dernières années, on estime que le rendement par hectare a pratiquement triplé.Aujourd’hui, pour répondre à la demande, on produit environ 25 millions de tonnes de coton par an à travers le monde, une plante dont la culture est majoritairement concentrée d^ns quatre pays: la Chine, les Etats-Unis, l’Inde et le Pakistan.Si la consommation mondiale de coton est toujours en hausse, une chute des prix frappe pourtant l’industrie depuis bon nombre d’années.Cette baisse continue des prix internationaux s’explique par le niveau de production élevé, les subventions américaines et européennes versées aux producteurs, la concurrence des fibres synthétiques, l’augmentation constante de la productivité sans égard à l’environnement et le ralentissement économique.|#t.».v.«H .im sf: Cueillette du coton au Pakistan ASIM TANVEER REUTERS L’industrie et les pesticides Lorsqu’elle est pratiquée de façon habituelle, la culture du coton est l’une des plus polluantes au monde.«En fait, la culture du coton n ’occupe seulement que 2,4 % de la surface agricole de la planète, mais elle utilise 11 % des pesticides et 25 % des insecticides produits dans le monde entier.Ça fait du coton la culture la plus polluante», précise Marc-Henri Faure, coordonnateur général de FibrEthik, une coopérative de solidarité à but non lucratif qui distribue des produits de coton biologique et équitable certifiés.Parmi les nombreux pesticides et insecticides utilisés dans les champs de coton, on retrouve plusieurs produits prohibés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).Celle-ci a qualifié d'«extrêmement dangereux» un bon nombre de ces produits, comme la parathion, î’endosulfan et le phosphami-don.Selon l’OMS, l’utilisation de ces produits provoque chaque année la mort de 22 000 personnes et l’intoxication d’un million d’autres.En plus de causer de graves problèmes de santé aux cultivateurs et aux populations avoisinantes, ces produits chimiques ont un coût élevé.Pour se les procurer, les agriculteurs n’ont souvent d’autre possibilité que de s’endetter.Les problèmes financiers touchent aussi les cultivateurs qui optent plutôt pour des graines génétiquement modifiées, similaires aux graines traditionnelles, mis à part le fait qu’elles sont assorties d’un bout d’ADN REPIT POUR LA PLANETE! LE 22 AVRIL ET TOUS LES JOURS.PARTENAIRES MAJEURS Cascades PARTENAIRES ASSOCIÉS ET MÉDIAS Ain LiQDiot ATTITUDE1' m QUEBECOR QO STM SID LEE UQÀM aa o Vllle-M*rif Montréal !$r RADIO l’RlMllR* CHAlNt it ni:,32 H DEVOIR TV5 V- V' V SOURCE JOUR DE I.A TERRE Pour la fabrication de leurs vêtements Ecoco, fournisseur officiel du Jour de la Terre, les sœurs Veilleux ont décidé d’utiliser une fibre de coton biologique satisfaisant aux critères de l’organisme Control Union (SKAL).U O U R D E L A T ERRE.ORG ‘ ïr .s.prélevé sur une bactérie tueuse d’insectes.Ces graines transgéniques sont vendues à prix élevé et les résultats qu’elles donnent sont rarement assez importants pour permettre aux agriculteurs de rembourser leurs dettes.«L'Inde a connu des vagues de suicides dans les champs.Plusieurs cultivateurs ont mis fin à leurs jours parce qu’ils étaient pris dans la spirale de l’endettement.Ironie du sort, les agriculteurs boivent souvent leurs pesticides pour se suicider.Ils espèrent ainsi sortir leur famille de la misère, mais généralement ça ne fonctionne pas parce que l’usurier prend possession de la terre et jette la famille à la rue», souligne Marc-Henri Faure.Du coton biologique Le coton certifié biologique, dont la culture ne nécessite pas l’utilisation de produits chimiques, est grandement préférable.L’objectif de ce type d’agriculture est d’obtenir une bonne condition des sols, de rétablir l’équilibre brisé par ’utilisation de différents pesticides et insecticides ainsi que de promouvoir la bonne santé.Toutefois, les normes de certification biologique diffèrent selon les organismes certificateurs et ne sont pas homogènes à travers le monde.Le coton biologique peut aussi recevoir la certification équitable, à condition que soient respectés les principes directeurs du commerce équitable et des pratiques commerciales responsables.«Les quantités produites avec le coton biologique sont, à la base, plus faibles qu’avec le coton traité par des produits chimiques, mais à long terme c’est beaucoup plus intéressant.Beaucoup de terres droguées aux produits chimiques ne produisent plus aussi bien et autant de coton après quelques années.Dans ces cas, les agriculteurs doivent se réendetter pour acheter d’autres produits chimiques.Donc, à long terme, c’est plus rentable de faire dans le coton biologique que dans le coton traditionnel», explique M.Faure.Si la chose était si simple, tous les producteurs se lanceraient dans la culture du coton biologique.Le problème, c’est qu’ils ne peuvent assumer seuls la longévité.«Tous les huit ou dix ans, il y a une maladie ou un insecte qui va dévaster les champs.Il y a des sécheresses aussi.L’idée d’être dans une coopérative, c’est que les producteurs forment des groupes dans différents Etats, de façon à pouvoir répartir le risque.Ensemble, ils peuvent affronter les crises», explique M.Faure.Passer au vert, de fil en aiguille Si les produits alimentaires équitables ne cessent de gagner en popularité depuis leur mise en marché au Québec, les vêtements éthiques et biologiques restent encore méconnus du grand public.Lentement, les choses tendent à changer.Certaines entreprises s’intéressent au coton biologique et tentent de sensibiliser la population à une consommation plus équitable et plus respectueuse de l’environnement.C’est le cas d’entreprises comme OÔM Ethikwear, NKI, Lilidom, ainsi que des sœurs Mélanie et Sophie Veilleux, qui ont d’abord créé la griffe Falbala avant de lancer Ecoco, une gamme de vêtements corporative, événementielle et écoresponsable qui privilégie l’utilisation de coton biologique.«Quand on a découvert comment étaient faits les tee-shirts en coton traditionnels, on n’en revenait pas et on s’est dit que les gens n’allaient pas en revenir non plus», affirme Sophie Veilleux.Ainsi, pour la fabrication de leurs vêtements Ecoco, fournisseur officiel du Jour de la Terre, les sœurs Veilleux ont décidé d’utiliser une fibre de coton biologique satisfaisant aux critères de l’organisme Control Union (SKAL).Cette fibre provient de l’Inde et est ensuite tricotée à Montréal.Tout le processus de fabrication a lieu localement et respecte les principes d’équité et de développement durable.En général, le coût du coton biologique est environ 30 % plus élevé que le coût du coton régulier, mais, en bout de ligne, par rapport au prix d’un tee-shirt, la différence est minime.Par exemple, les chandails du Jour de la Terre Ecoco coûtent de 18 à 25 dollars, alors que l’organisme à but non lucratif FibrEthik vend ses teeshirts de 10 à 25 dollars, selon les quantités.Changer le monde Malgré des initiatives encourageantes, la production annuelle de coton biologique ne représente que 0,1 % du marché mondial, soit 25 000 tonnes sur 25 millions.Puisque le commerce dépend de la demande du marché, c’est à coups de tee-shirts mais surtout de revendications que les consommateurs pourront améliorer la situation.«Ceux qui ont réellement le pouvoir de changer les choses, ce sont les grandes entreprises, remarque M.Faure.Il faut donc leur demander de rendre des comptes.Si ces entreprises finissent par acheter et utiliser du coton équitable et biologique, eh bien on pourra alors réellement changer les choses!» Collaboratrice du Devoir FrançoisTANGUAY Jocelyn DESJARDINS Manifestement Avêc U pai tiopVif>r de ¦ LEMIRE GUILBEAULT WARIDEL David SUZUKI Piflfaçc dit Incquo L En librairie dès maintenant P G K O U*'P B L I B R B X Une compagnie de Quehocor Media ’ffi?""'" gDupelibrex.Com OMI 1 E l> K V » I li , L K S SA M K I) I IKK T I) I M A \ (' Il K I II A V K I I.I II II II (i 5 JOUR DE LA TERRE Développement durable Les petits sacs de plastique deviennent finalement rentables ! IGA présente une liste de projets bien garnie Sobeys-IGA a déposé plus d’un million de dollars dans un fonds qui sert présentement à la réalisation d’initiatives écologiques à la grandeur du Québec.Ce grand joueur de l’alimentation québécoise versera sous peu un autre million de dollars dans le Fonds Ecomunicipalité, que gère l’organisme Jour de la Terré.RÉGINALD HARVEY Au Québec, Sobeys est connu sous la bannière IGA.Anne-Hélène Lavoie, conseillère principale aux communications de l'entreprise, raconte comment une belle aventure en environnement a pris naissance chez ce groupe: «On s’est posé des questions par rapport aux sacs utilisés, parce que nous sommes les « Ce qui est bien, c’est qu’il n’est pas nécessaire de nous soumettre un projet d’envergure qui prendrait huit ans à monter » plus touchés en alimentation par ce problème.» Dans un premier temps, IGA a choisi de remettre trois ou cinq sous afin d’encourager les clients qui se servaient des sacs réutilisables pour faire leurs provisions.Par la suite, il s’est avéré que cette pratique ne représentait pas une véritable source de motivation pour une clientèle de plus en plus sensibilisée à la cause écologique: «Le consommateur est maintenant interpellé par tout ce qui touche à l’environnement.On s’est donc demandé ce qu’on pourrait faire plutôt que de lui verser des sous.L’occasion de travailler avec le Jour de la Terre s’e$t alors présentée: on a réuni tout l’argent en provenance des sous économisés dans l’ensemble des magasins IGA, soit plus d’un million de dollars, pour le redistribuer dans les municipalités de toutes les régions, là où il sert à la mise en place de projets de développement durable.» Ce fonds, créé en juin 2008, peut être utilisé pour la présentation de projets par des municipalités, des établissements scolaires ou des organismes voués à la cause écologique.Mme Lavoie en décrit le fonctionnement: «Les gens se rendent au site du Jour de la Terre, ils présentent leur projet et, par la suite, un comité les étudie; en janvier dernier, 57 de ceux
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