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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2005-03-12, Collections de BAnQ.

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L THEATRE Changer le monde, rien de moins! Page E 3 E DEVOIR SAMEDI LES ET DIMANCHE M A R S 2 O O 5 CINÉMA Fantôme d'amour Page E 7 ?LE DEVOIR ?POP ROCK Composer avec l’intime Monsieur 'Mono, alias Eric Goulet, se lance en solo BERNARD LAMARCHE Depuis près de vingt automnes qu’il gravite dans l’univers de la pop rock québécoise, Eric Goulet avait jusqu’à maintenant affronté le monde en groupe.L’ex-Possession simple était devenu le leader de la formation Les Chiens et, à titre de compositeur et d’interprète, avait toujours senti le besoin de s’entourer d’autres musiciens.Pour la première fois, sous le nom de Monsieur Mono, qui en dit long, Goulet se lance en solo.Celui qui n’a jamais eu peur de composer sur les registres de l’intime — depuis l’album des Chiens, La Nuit dérobée, les auditeurs en savent quelque chose — signe aujourd’hui un album qui n’a jamais plongé aussi profondément dans les méandres de l’amour déchu.Avec Pleurer la mer morte, Goulet signe dix chansons où les peines et les angoisses tiennent le haut du pavé.Mouture pop-folk de haut niveau, ce disque fait montre d’une sensibilité capable de tout emporter sur son passage.Moins glauque que ne l’était La Nuit dérobée, ce Pleurer la mer morte écrit dans l’urgence chronique une peine d’amour aussitôt sublimée en musique, sorte d’exorcisme à travers lequel tout un chacun risque d’y trouver son compte.Pas étonnant que Goulet se retrouve seul aux commandes, loin de ses habituels collaborateurs.Monsieur Mono avance en solitaire.L’album le plus triste du monde entier Entre décembre 2003 et février 2004, Goulet a pondu en rafale les chansons de Pleurer la mer morte.«C’était l’hiver, il faisait noir, se rappelle-t-il, et j’étais pas mal déprimé.Je me suis dit que je n’allais pas me laisser abattre et que j’allais écrire et enregistrer une chanson par jour.» C’est ainsi que Goulet a traversé sa période de rupture amoureuse.Jamais toutefois a-t-il pensé en faire un disque, jusqu’à ce qu’il se rende compte, «dans le fond, après avoir écouté l’ensemble des chansons, qufû avait] accompli ce qu['ù rêvait] de faire depuis très longtemps, à savoir l’album le plus triste du monde entier», commente le musicien, non sans esquisser un large sourire.D s’agissait d’aller au bout de l’idée.La solitude prend tous les droits dans les textes du disque.Chaque présence ne sert qu’à souligner davantage l’absence de celle qui aurait dû être là pour toujours.VOIR PAGE E 2 : MONO JACQUES GRENIER LE DEVOIR «J’ai ressenti le besoin de créer deux univers musicaux, J sociales un monde intérieur et un monde extérieur, pour illustrer ce conflit» La chorégraphe Didy Veldman entre dans l’arène du cirque humain avec TooT FRÉDÉRIQUE DOYON Le bon vieux pacte social serait-il en train de s’effriter ou de se pervertir?C’est ce que se demande Didy Veldman en créant TooT, nouvelle création des Grands Ballets canadiens (GBC) qui explore sur le mode de l’humour et de la dérision les rapports entre l’individu et la société.La métaphore du cirque s’est alors imposée.La chorégraphe néerlandaise reconnaît avoir été influencée par le rayonnement du cirque québécois dans ce choix.Mais c’est d’abord la musique et la vie du compositeur russe Chostakovitch qui lui a inspiré le thème du cirque social, {dus particulièrement la pièce Suite n° 2 pour orchestre de jazz.«Chostakovitch a été très opprimé parle régime de Staline, mais il a quand même gardé sa propre identité artistique, son individualité», expliquait-elle, en conférence de presse il y a deux semaines, à propos de ce compositeur forcé par le régime socialiste de créer des pièces divertissantes ou accompagnant d’autres formes d’art «Dans sa musique, fai trouvé un parallèle entre la société et le monde du cirque — peut-être aussi parce que ici, à Montréal, vous avez un héritage», confiait la sympathique chorégraphe dans un français quasi impeccable.Le pantin d’un autre À partir de là surgit un flot de questions sans réponses.Adopte-t-on un comportement distinct en société?L’individu gagne-t-il ou perd-il quelque chose dans cette petite mascarade?Des rapports de pouvoir s’installent inévitablement, dont il peut pâtir ou s’enrichir.«On joue des rôles pour vivre en société, croit-eDe.Parfois, je me dis que c’est incroyable que ça fonctionne.Si on voulait tous être photographes.» Fascinée par l’équilibre naturel qui s’instaure collectivement, elle se demande toutefois si cette société est vraiment faite pour l’individu ou si, à force de porter des masques, on ne rompt pas l’équilibre en versant dans toutes sortes de violences, des plus petites comme le harcèlement aux plus grandes teDe la guerre.En poussant ces questionnements à l’extrême, la chorégraphe a créé des tableaux évoquant toutes sortes de contextes où l’individu devient le pantin d’un autre en entrant en interaction avec ses semblables, qu’il s’agisse d’une relation amoureuse, d’amitié ou de travail Dans une scène quasi fellinienne, le monde du ballet sert lui-même de métaphore des rapports de pou- voir, lorsqu’un maître de ballet tyran livre ses consignes, par l’entremise d’un porte-voix, au groupe de danseurs dont les écarts et les prises de liberté sont fortement réprimés.Mais Didy Veldman verse autant dans l’ironie et la caricature de ce cirque humain que dans la fragilité intérieure des êtres qui le subissent.Si des personnages grotesques ou clownesques prennent forme, d’autres phis humains se dessinent «fai ressenti le besoin de créer deux univers musicaux, un monde intérieur et un monde extérieur, pour illustrer ce conflit», indique-t-elle dans un texte décrivant sa pièce.Aux airs de Chostakovitch, elle oppose donc l’influence américaine du Balanescu Quartet.Car la chorégraphe n’a pas en définitive une vison VOIR PAGE E 4 : TOOT premiere mondiale Dorothea Ventura Ciaudine Ledoux ; - Frédéric Antoun tenor Normand Richard Vendredi Saint 25 mars 2005 a 15h " Çhapeiie Notre-Dame-de-Bon-Secours y Oi a ^ s Desjardins .i,Ï ¦ MUSIQUE CLASSIQUE Mathieu-Lefèvre, acte II JACQUES GRENIER LE DEVOIR CHRISTOPHE HUSS En enregistrant le Concerto de Québec d’André Mathieu un jour de février 2003, Alain Lefevre ne se doutait sans doute pas de l'ampleur de l’aventure musicale dans laquelle il s'engageait.Le disque (sur étiquette Analekta) eut le succès que l’on sait caracolant pendant près d’un an en tète des ventes de disques classiques au pays.La deuxième étape de la redécouverte du compositeur québécois sera concrétisée durant la semaine par la parution, le 15 mars, d’Hommage à André Mathieu, un disque d’œuvres pour piapo seul.Évidemment, toute entreprise de ce genre peut être observée d’un regard suspicieux.Le pianiste, flairant quelque bon filon, aurait-il gratté les fonds de tiroirs?Tout cela méritait-il vraiment d’être édité?Il suffit de s’entretenir quelques instants avec Alain Lefèvre pour se rendre compte que la passion est réelle, l’engagement sincère.Il suffit aussi d’écouter le disque pour s’apercevoir que le sujet en vaut la peine, même si on en retire pour l’heure l’impression que la chrysalide Mathieu ne sut, ou ne put jamais vraiment éclore.Un certain Agostini Le parcours d’Alain Lefèvre avec André Mathieu n’est assurément pas achevé.D’ailleurs, connaissez-vous beaucoup d’opéras en deux actes seulement?Le pianiste devrait entrer en studio dans un an pour graver, avec l’OSM, la Rhapsodie romantique, une œuvre de maturité.Le travail de défrichage sur cette Rhapsodie a amené une étonnante découverte: «/e peux affirmer aujourd’hui que l’orchestration du Concerto de Québec n’est pas d’André Mathieu mais de Lucio Agostini, amant d’Alys Robi et célèbre arrangeur, qui connaissait bien la musique classique.En regardant les parties d’orchestre de la Rhapsodie et du Concerto de Québec, on se rend compte en effet qu elles sont vraiment de la main de la même personne.Or l'entête de la Rhapsodie porte clairement la mention “orchestration et arrangement Lucio Agostini”», nous confie le pianiste.Il en résulte, selon Alain Lefèvre, que le Poème symphonique pourrait bien être la seule œuvre orchestrale de la main d’André Mathieu, mais aussi que, »en accord avec les héritiers d’André Mathieu, on pourrait éventuellement réorchestrer le Concerto de Québec pour en faire quelque chose d'encore plus fort que ce qu’il est aujourd’hui».D’ailleurs, Hommage à André Mathieu, qui propose un parcours dans l’œuvre pour piano seul du compositeur, de l’âge de quatre ans (!) au Mathieu plus mûr de dix-huit ans, s’ouvre par une version pour piano seul (abrégée) du Concerto de Québec, puisant prin- Alain Lefèvre à son piano.cipalement son substrat dans le second mouvement.Il s’agit d’une réduction réalisée alors que Mathieu cherchait du matériau musical pour ses fameux «piano-thons».La version est dite «révisée par Alain Lefèvre».Mais quelle est la part de Mathieu et celle de Lefèvre ici?•C’est à 100 % sa musique, à 60 % les mesures qu’il voulait mettre, à 30 % d’autres mesures du concerto que j’ai collées et à 10% des ponts, des liens, que j'ai créés», indique le pianiste.Le parcours musical du compositeur révélé ici est surprenant, certaines compositions, au premier chef la Bagatelle n° 4, ayant des accents très français.Alain Lefèvre y voit «la grande influence de Honegger, son professeur, qui lui avait soumis plusieurs pièces de Ravel, dont la Pavane pour une infante défunte.Mathieu avait été bouleversé en entendant les harmonies de Ravel.S’il avait prolongé ses études avec Honegger, il aurait sans doute écrit des œuvres pianistiques et orchestrales fabuleuses.» Reste à savoir où s’en allait sty-listiquement le compositeur.La Laurentienne n° 2, qui figure sur ce disque, ouvre des horizons et attise les regrets ,de ne pas en savoir davantage.A ce sujet, Alain Lefèvre nous livre une information en primeur: «Je viens de retrouver deux ou trois Lauren-tiennes.Mathieu appartenait alors à un groupe politique qui voulait faire en sorte que le Québec devienne un pays, s’étende jusqu’à une partie de l’Ontario et change de nom pour s’appeler la Lauren-tie.Les Laurentieimes écrites entre l’âge de 17 et 19 ans procèdent donc d’une recherche quasi mystique de l'identité canadienne-jfan-çaise.Avant d’enregistrer ces œuvres, il y a un an de travail de correction et d’édition sur le matériau découvert, mais quand les Laurentiennes pourront être mises bout à bout, cela pourrait faire un cycle majeur.» Ces découvertes font dire au pianiste que «la partie la plus difficile à trouver, celle que Mathieu vendait pour acheter ses bières, est musicalement la plus intéressante.L’étude de l’œuvre pour piano seul me fait dire que Mathieu est un immense compositeur, car quand on entend la complexité de la Laurentienne n° 2, des Bagatelles et du Scherzo que je viens de redécouvrir, on se rend compte que le plus grand trou c’est Mistassini, cette grande sonate (une demi-heure) disparue, dont il ne reste qu’un fragment de cinq minutes enregistré par Radio-Canada.Si je retrouvais Mistassini, le phénomène André Mathieu ne ferait que commencer!» À l’épreuve de l’écoute Rendons d’abord hommage à Alain Lefèvre de tenir bon et de s’atteler, alors que d’autres se contentent de faire tourner leur répertoire entre Mozart, Beethoven et Chopin, à faire redécouvrir un compositeur québécois attachant, et pas seulement parce qu’il est de la race des artistes maudits, les Nelligan et autres Gauvreau, aux destins tragiques.Un disque d’œuvres composées par un artiste entre l’âge de quatre et dix-huit ans est forcément inégal et on n’attendra pas ici la constance de corpus tels les Préludes de Rachmaninov ou les Sonates de Scriabine.Ceci dit, on a bien peine à imaginer que Dans la nuit soit l’œuvre d’un quasi- Les compositions de Mathieu offrent de très gratifiantes découvertes bambin et que les abimes de la Tristesse aient été ainsi sondés par un enfant de sept ans.En tout état de cause, l’enfant André Mathieu est un incroyable génie.Ce qu’on retiendra du disque, c’est aussi sa finition parfaite: un piano finement réglé, idéalement capté dans une salle de rêve (Françoys-Bernier du Domaine Forget) et joué par un pianiste qui sait ce qu’est la matière sonore.Il y a aussi l'agencement du programme: écoutez comme Printemps canadien prolonge la version pour piano seul du Concerto de Québec.On ajoutera à cela la très heureuse idée de commander à un jeune compositeur, Boris Petrowski, une œuvre dans le style de ce que Mathieu aurait pu écrire s’il avait poursuivi son cheminement.Dans cette optique, la Fantaisie, difficultueu-se en diable, a tout saisi des emportements et des revirements caractéristiques du style de Mathieu.Enfin, le CD s’achève sur la Valse de l’asile écrite par Walter Boudreau en pensant à L’Asile de la pureté de Claude Gauvreau: un étonnant tourbillon d’une éloquence et d’une fatalité comparables à la Valse de Ravel.Les compositions de Mathieu offrent de très gratifiantes découvertes.Au sujet de Dans la nuit, on ajoutera aux références indiquées une formule tirée du 2' Concerto de Liszt (mais comment un enfant de quatre ans connaissait-il le 2* Concerto de Liszt?), alors qu’Abeilles piquantes fait penser à Pétrouchka de Stravinski (là aussi: comment est-ce possible?).Les partitions les plus notables sont, à mon avis, Printemps canadien, Eté canadien, le Prélude romantique, la 2 Laurentienne et la 4' Bagatelle, cette dernière explorant de fascinantes harmonies, inédites par ailleurs dans l’œuvre du compositeur.Reste la réduction du Concerto de Québec, dans laquelle j’entends Mathieu, certes, mais aussi (sans que ce soit un reproche) beaucoup d’Alain Lefèvre.Faisant fi des revirements et idées rarement menées à leur terme, une caractéristique de ce concerto, le pianiste «réviseur» a cimenté l’ensemble en rendant le flux musical parfaitement cohérent.C’est «trop beau pour être vrai» mais, évidemment, ça marche et entame fort bien un disque patrimonial important HOMMAGE À ANDRÉ MATHIEU Concerto de Québec (version pour piano seul), Printemps canadien, Eté canadien.Prélude romantique, Berceuse, Laurentienne n° 2, Bagatelles n“ let 4, Les Mouettes, Tristesse, Dans la nuit, Abeilles piquantes.Petrowski: fantaisie «Hommage à Mathieu».Boudreau: Valse de l’asile.Alain Lefèvre.Analekta AN 2 9275.Paru le 15 mars.THÉÂTRE U direction artiitique} Claude Poissant ta petite scrap de Dominick Parenteau-Lebeuf - mise en scène } Marc Béland Beaulieu-Duchesneau, Guillaume Champoux, Emilie Dionne, Vincent Graton et Louise Turcot décor ) Olivier Landreville costumes} Marie-Pierre Fleury accessoires} Patricia Ruel éclairages} Etienne Boucher tnaouiiu.musique originale ) Vromb mott nges el coiffures } Angelo Barsetti assistance à la mise en scène et régie} Caroline Ferland direction du 22 février au 19 mars 2005 La petite QueercXS du 8 au 19 FEVRIER COMPLET 10-11-12 MARS ^¦iddi rur SUPPLEMENTAIRES 15 au 19 MARS 2005 à îwClal&e> .„ B«rde I* s0.,hence - i#u'T,t intemPors .| de la terr8 cjesuf.CRI ATIVITC 1200.rue de Bletirv - Mil 514.861 .4036 www admission corn - 514 790.1245 ou 1 800 361 4595 ) A f LE DEVOIR.LES SAMEDI 12 ET DIMANCHE 13 MARS 2 0 0 5 K THÉÂTRE F 1 E A Changer le monde Jean-François Nadeau propose une nouvelle mouture de P.R.O.U.N.dans la salle 0 Patro Vys du Billy Kün Regards étrangers Comme la plupart des comédiens de la jeune génération, Jean-François Nadeau est un touche-à-tout.Voilà qu’il s'amène dans un cabaret avec une version enrichie de son premier texte, P.R.O.U.N., un objet théâtral bizarroïde à la frontière du cabaret, de l’art et d’un monde nouveau à construire.Rencontre avec un «espion» qui s’amuse à dépister l’ordinaire.MICHEL BÊLAI R La fin de la vingtaine encore élancée, la barbie tout juste ce qu’il faut rebelle et l’œil évidemment frondeur, Jean-François Nadeau pourrait servir de modèle à l’archétype même du «jeune comédien prometteur».11 fait de l'impro depuis phis de dix ans.D a touché tout autant les jeunes publics que les plus vieux en jouant les remplaçants dans des spectacles remarquables — Tsuru, Le Capitaine Horribifabulo, La Reine de beauté de Leenan — et tourné ainsi beaucoup dès sa sortie du Conservatoire en 2002.Rajoutez aussi un peu de télé (Sofa, Casting).Toujours pas de cinéma.Ni encore de «vont», comme disent les vieux pros.Mais, bien sûr, il a déjà monté son propre show, PR.O.UN., à la Petite Ucorne l’an dernier, avec son copain Simon Boudreault à la mise en scène.L’affaire a si bien marché d’ailleurs qu’il reprend le spectacle en le produisant lui-même, la semaine prochaine à la salle O Patro Vys, du mardi au jeudi à 20h30 jusqu’à la fin du mois.Préparez-vous à plonger dans le stand-up tragique.Faire une différence Stand-up tragique parce que PR.O.U.N.s’amorce sous la formule du cabaret.Les gens sont là, discutent prennent leur bière, et tout à coup se pointe ce grand machin qui leur lance des répliques.et qui les amène peu à peu au cœur de son indicible ordinaire ennui de vivre.«Au début, je voulais que les spectateurs découvrent un spéléologue, dit Jean-François Nadeau.Mais c’était trop.Et j’en ai plutôt fait un espion.» C’est bien sûr une histoire à la fois loufoque et pathétique.Celle d’un jeune désespéré qui se prend pour Don Quichotte et qui cherche à donner un sens à sa vie.Nadeau dira quand même que le personnage lui ressemble, qu’on «part toujours de soi».Toujours est-il qu’étudiant libre à ses heures, son jeune déprimé tombe par hasard, durant un cours d’histoire de l’art, sur le constructivisme russe et le mouvement P.R.O.U.N.C’est à la suite de cette rencontre qu’il va se fabriquer de toutes pièces une mission et se faire espion.Rien de moins.«C’est un antihéros plutôt qu’un héros, reprend Nadeau.Mais il veut croire à l’impossible; croire qu’il peut fai- * JACQUES GRENIER LE DEVOIR «Le cabaret, c’est une sorte de mosaïque, tout y est possible», explique Jean-François Nadeau en parlant du spectacle P.R.O.U.N.re une différence et contribuer à changer le monde.Un peu Don Quichotte — il va d’abord chercher à sauver des femmes —, mais avec une vision plus globale.Comme les artistes russes du mouvement PR.O.U.N.qui ont littéralement eu pour mission, dans les années 20, de changer le monde en créant un nouveau style d'objets, d’espaces et de lieux pour le nouvel homme socialiste.» P.R.O.U.N.est un acronyme formé d’une expression russe (proyect outverjdenya novogo) qui signifie grosso modo «projet pour l’affirmation du nouveau».Son auteur, le peintre constructiviste El Lissitzky, voulait changer le monde en inventant un art à l’échelle humaine inséré dans le contexte social d’un monde meilleur.Le personnage de Jean-François Nadeau, lui, va plus ou moins changer la vie de cinq personnages féminins, toussinterprétés par France Galarneau.Mais on n’est pas vraiment là pour vous résumer une pièce qu’on n’a pas encore vue, non?On parlait de stand-up tragique.Ça ressemble à quoi?«C’est un peu cabane à sucre, répond Nadeau en faisant le drôle.Ça prend plusieurs formes, en fait, et ça s’étend sur plusieurs niveaux en de constants changements de ton; comme en impro, tous les styles cohabitent.Au début, j’interpelle les gens dans la salle, mais ça change rapidement.[.] Le spectacle est construit comme un film d'espion.Ça se développe et ça prend vie, autant à travers le théâtre d’objets qu’à travers les marionnettes ou le stand-up, devant le spectateur qui voit le spectacle se construire devant lui.Dès que la musique embarque à son tour, branchée, en direct cette fois-ci, sur le rythme intérieur du personnage, on n’est jamais plus en territoire connu.» La technique du contre-point P.R.O.U.N.est néanmoins un spectacle qui parle de la dépression chez les jeunes.De l’ennui et de la quête d’un sens à donner à la vie quand il ne reste plus que l’instinct de survie.Devant le vide de l’ordinaire absolu, devant l’incompréhension du monde, il n’y a plus souvent qu’à s'inventer soi-même.et c’est un peu ce qui amène le «héros» de P.R.O.U.N.à se donner pour mission de changer, au moins un petit peu, la vie telle qu’il ne peut plus l’accepter.«La lucidité est finalement la pire des fatalités», poursuit Nadeau.«Mon antihéros est fatigué.Il a beaucoup de difficulté à apprivoiser le fait qu'il n’est pas immortel et c’est probablement la grande raison pour laquelle il va vivre sa fiction à lui, son fantasme d’espion, de façon réaliste.» Et pourquoi cette forme du cabqret?«A cause des contraintes et de la vigilance qu'il impose.Le cabaret, c'est une sorte de mosaïque, tout y est possible; on se sert de tout et on utilise toutes les formes en passant de l’une à l’autre.C’est l’équivalent d’une technique du contrepoint qui fait que soudain la poésie devient tout à coup possible, plus recevable.Et ça recoupe aussi l’économie de moyens et la souplesse de l’impro.Ici, mon antihéros va se servir de tous les moyens dont il dispose pour établir le contact avec l’auditoire.» Ce personnage un peu déjanté, Jean-François Nadeau a commencé à lui donner forme quelque part avant l'an 2000 dans une sorte de revue mensuelle aux Beaux Esprits qui portait le titre de Satiricon tabarnak.«P.R.O.U.N.existait alors sous forme de petites capsules de dix minutes à l’intérieur d’une série de numéros.Je suis parti de ce matériel et j’ai trouvé un fil conducteur pour développer le personnage et en faire un show d'une heure et quart.» Imperceptiblement, la conversation en viendra ensuite à rouler sur les outils que doivent aujourd’hui développer les jeunes comédiens pour réussir à survivre dans le «beau milieu».Comme je sortais d’une rencontre avec Pierre Curzi, je me suis fait tout oreille.Nadeau confiera là-des-sus que le choc de la réalité est assez brutal quand on sort du Conservatoire et que l’on se voit forcé à la polyvalence.Pour lui qui a aussi tâté du théâtre de rue au festival de Shawinigan, les jeunes finissants des grandes écoles n’ont plus le choix: il faut apprendre à tout faire.«Écrire, jouer, animer, faire de la marionnette, de la lecture ou de la mise en scène, on nous en parle durant la formation, mais pas suffisamment.L'important pour survivre, c’est de travailler avec son coeur.Il faut être prêt à tout.» Même à se transformer en espion pour traquer l’ordinaire.Le Devoir P.R.O.U.N.Texte de Jean-François Nadeau mis en scène par Simon Bou-dreault Avec France Galqrneau et Jean-François Nadeau.A la salle O Patro Vys jusqu’au 31 mars.MICHEL BÊLAI K Il faut le dire: ce n'est pas une grande année pour le théâtre au FIFA.En épluchant le programme du festival on ne réussira à trouver que trois films consacrés aux planches.Les années se suivent et ne se ressemblent pas.De ces trois documentaires, notons d'abord que deux jettent un regard etranger sur le théâtre japonais.Dans Kabuki, la voie du geste, le documentaliste Don Kent trace le portrait de quatre grands artistes du kabuki tout en retraçant l'histoire de la discipline née de la danse, de la musique et du chant au XVH' siècle, le film est présenté en français le dimanche 13 mars au Goethe Institut, à I6h30, puis le mercredi 16 mars, à 21h30, au Musée des beaux-arts cette fois.L’autre documentaire est allemand et porte sur le théâtre nô.Le film de Thomas Schmelzer suit lui aussi le parcours de quelques grands maîtres en cherchant à mettre en lumière le silence, la clarté et l’esthétique du nô.Théâtre nâ.le mystère du silence est présente en allemand avec sous-titres français au Musée McCord, le jeudi 17 mars, à 19h.La piece de resistance vient toutefois des Etats-Unis avec un film de Marina Goldovskaya sur le grand metteur en scène Peter Sellars.la caméra de la réalisatrice a suivi Sellars pendant six ans chez lui.durant ses cours à UC1A et même durant les repetitions de certains de ses spectacles.La constante de l'engagement social de Peter Sellars s'étale ici sur une heur»* de remises en question et d’audaces diverses.Art and Life: Finding the thread - LA.Diary with Refer Sellars est présenté à la Cinémathèque québécoise le vendredi 18 mars, à 19h.Le Detxtir A Coup de tonnerre aux Iles Un documentaire sur le passage du Cirque Eloize chez lui, aux îles de la Madeleine STÉPHANE BAILLARGEON Ce fut une des plus beDes aveu turcs de l’histoire du cirque au Québec.Pour fêter en famille son dixième anniversaire de fondation, le Cirque Eloize a présenté son spectacle Nomade aux îles de la Madeleine en juin 2003.Un pari fou pour le second grand cirque du Canada, qui tourne partout dans le monde — il s'arrête ce mois-ci aux Folies bergères de Paris — mais n’avait encore jamais réussi à planter un chapiteau sur son archipel Le documentaire Éloize, une histoire de cirque, présenté cette semaine au Festival des films sur l'art (FIFA), raconte cette beUe folie.On y suit le développement du projet, depuis les premières propositions jusqu’aux représentations en passant par les négociations financières et le montage de la cathédrale de toile.Le réalisateur Yann Langevin a choisi de laisser l'action parler par elle-même.On entend une seule fois une vont hors champ poser une question.Pour le reste, les propos et les images s’enchaînent pour refaire le parcours de l’audacieux coup de tonnerre aux îles, sans ménager les détails et les révélations, par exemple sur les embûches surmontées au cours des mois par la compagnie pour dénicher des dizaines de milliers de dollars seulement pour louer, transporter et transplanter le qhapiteau.Au départ, Eloize rassemblait sept Madelinots.Ils ne sont plus que deux, Daniel Cyr, une formidable bête de scène, et Jeannot Painchaud, directeur général de la machine, le film tourne donc autour de ce duo attachant et multi-doué.Une scène clé fos montre devant k* chantier, à quelques dizaines d’heures de la première, alors que s'accumulent les retards et les pépins.L’artiste Cyr demande alors à l'administrateur Painchaud, dans son bel accent maritime, de ne plus ajouter de pression sur les équi|x*s de montage en multipliant les demandes.«Tes bon là-dedans, Jeannot», dit-il, renversant le rôle de l’idéaliste et du pragmatique.Le beau documentaire se termine sur les images de Nomade, un des deux ou trois plus beaux spectacles de cirque de l’histoire du Québec, toutes catégories confondues.les visages des Madelinots émerveillés par la création des enfants des îles donnent alors tout son sens à ce beau pari tenu.A voir le mercredi 16 mars, à 19h, et le samedi 19 mars, à 14h, au Musée d'art contemporain.Le Devoir Le Cirque Éloize.SOURCE FIFA VÀ»à® 0'U b de Jean Cocteau Mise en scène : I I Marie-Thérèse fortin •.lorsque le w.an \es sort *.un spectacle rideau tombe.prafondérr lent entier, plein, total.c’est la force de touché peu cette d’une générosité l'Interprétation grande taire extraordinaire i qui reste gravée d'amour / tous les égards 1 * en mémoire.» Marte Lalll erté, MagaH Paquin, Nicolas Houle.VOIR Quéà bc MonThéètre.qc.ca Le Soleil 1 HP Du 18 mars au e* avril 2005 DENISE-PELLETIER Sylvie Drapeau.Hugues Frenette.Fjohert Lalnntip, Vincent Champnuv Edith Paquet.Kha Nguyen ft k uptpt f 5tephanip Capwlran-Lakinrip.Uliv K*r Ke«mt*d.thrwtian font ai» wv HabeHp LarKiPfP.Prit Cltampom.Stpphanp Caron.Jpanne lapiprre.\ngp*o Barspfti LLETTERIE 15141 Admission 5" 790-1245 1 808 3(1 4595 admission corn www.denise'pelletier.qc.ca P uet Jest \'pJZ»«£^'aub0al \ o-now' 0 l\n||; t \ LE DEVOIR.SAMEDI 12 ET DIMANCHE 13 MARS 2 0 0 5 Culture TOOT SUITE DE LA PAGE E 1 pessimiste, d’où le titre amusant de la pièce, TooT.*C’est un son qui nous sort de notre univers, qui nous ouvre les yeux et fait qu'on devient (dus conscients de ce qui se passe autour de nous.» L’arène de arque est aussi évoquée par le décor, composé de trois blocs de bois formant un arc de cercle.Ces pièces seront déplacées et assemblées autrement par les danseurs au fil de la pièce et de l’humeur de ses différentes scènes.Un immense tapis vert acidulé se veut un clin d’œil au clivage des mondes naturel et artificiel.Pour ne pas exagérer la facture déjà clownesque de la danse et de la trame musicale, les danseurs sont tout de blanc vêtus.Critique sociale On retrouve donc la fibre théâtrale du travail de la chorégraphe néerlandaise qui avait aussi créé pour les GBC une version contemporaine et hardcore de Carmen en 2000.Ce retour après presque cinq ans lui fait réaliser tout le chemin parcouru par les GBC.«C'était alors une compagnie où la danse était la priorité; on ne parlait pas, on ne discutait pas, on apprenait le mouvement.Maintenant je suis face à une compagnie plus ouverte qui veut discuter, chanter, prête à tout faire.» Elle a donc trouvé le terrain favorable à une prise de risques plus grande et à une théâtralité encore plus marquée, où les dan- seurs prennent la parole sur scène et jouent la comédie.Cette révélation ne peut que ravir le directeur artistique des GBC, Gradimir Pankov, qui cherche depuis le début de son mandat a frotter les danseurs à des univers phis expressifs, à une danse phis terrestre.«C'est un gros défi pour les danseurs, commente-t-il.Ils doivent avoir une interprétation encore plus ferme pour que le public les croie, les suive.» TooT s’inscrit dans le volet des nouvelles créations que le directeur originaire de Macédoine multiplie depuis son arrivée à Montréal.La pièce est d’ailleurs présentée conjointement avec Noces (2002), création de l’autre jeune protégé des GBC, Stijn Celis.«Je n'ai plus besoin de les protéger puisqu'ils le font très bien eux-mêmes», lance M.Pankov pour en finir avec cette étiquette.Les deux créateurs ont une jolie feuille de route.Depuis le Ballet du Grand Théâtre de Genève où ils ont dansé et créé sous la gouverne de Gradimir Pankov, ils ont tous deux créé ou remonté des œuvres pour des compagnies notoires, notamment pour le Ballet Cullberg et le Ballet Gul-benkian.Outre les nombreuses commandes de créations qu’ils reçoivent, Didy Velman dirige sa propre compagnie Alias depuis 1992 et Stijn Celis a pris les rênes du Bern Ballet au début de la saison 2004-05.Le programme double qui résulte de leur nouveau passage à Montréal est marqué du sceau de ntrée 15$ - Etudiant 10$ - Age d’or 12$ - Prix de groupe Sanctuaire du St-Sacrement - 500 Mont-Royal Est - Montréal renseignements et réservations : (514) 524-1131 ou billetterie Place des Arts (514) 842-2112 www.pda.qc.ca « un spectacle dune fraîcheur et dune fantaisie aJaccric en tele t/c /eu Cft twage teoitni/fees t i*14J outi/e è* Neeiste d-v/ î w’ / a Montréal du 1 5 mars au 2 avril 19 h 30 à la Salle Fred Barry 4353, rue Sainte-Catherine Est S14 2S3-M74 fred|barry à Québec du 12 au 30 avril Î0 h à Pnrrmet Acte—870, Safaberry ' Réservations 643-8131 , Information 694-9656 Uilàltl fMACU ÉQUIPE DE CRÉATION d après les teste-.« imiaoues d'Efi 5eS«r — Mae en scène Jean-PMippe Joubcrt Inteiprétaun Jtan-PMiooe Joubet.Patnd Ouetet Cawkn* Tansuay • et Kirn TTvtnpont — Scènoyaphie Clauda Gendreau USM sCtS Coüaboaton à la eséaîion Vaiéne Lasxne TooT, une chorégraphie de Didy Veldman.JACQUES GRENIER LE DEVOIR Spectacle multimédia sur écran géant LES NOCTURNES DU MONT-ROYAL Idu 15 au 20 mars, 20h - Réalisation Jean-Michel Mahenc la critique sociale puisque, après l’incursion dans les rapports sociaux de TooT, Noces pose un regard corrosif sur l’institution du mariage.Une soirée qui s’annonce d’un humour décapant Le Devoir TOOT De Didy Veldman NOCES De Stijn Celis Au Théâtre Maisonneuve les 10, 12,17,18 et 19 mars 2 soirs seulement L sum — À ne pos manquer L’hom] poussii 19 i mp < p i fl 1st que dire inpe du a u d ’ap^Hlexahdre Vialatte Avec Denis Wetterwald Une production du Grand Désherbage (France) « Irrésistible drôlerie.Un spectacle efficace »L'Exph£ss « Grâce à Denis Wetterwald.le vialatte parlé prend "une NOUVELLE DIMENSION" ET SES IMAGES UNE SAVEUR PARTICULIÈRE.Précipitez vous ! » pierre Daninos GUICHET 521-41(93 ADMISSION 790-1245 NWW.USINE-C.COM PULmpsesU d'orchestre v,c.iT.nsemiiK' .svpci: Muarijur 25e ans de musique.toujours actuelle revisitée par les compositrices Joane Hétu Diane Labrosse Danielle P.Roger De Wondeur Brass à aujourd'hui! 2 soirs seulement vendredi 1er avril samedi 2 avril 2005 20 h 30 USINE O 1350, Laionde [métro Bcaudryl billets: 18 $12$ billeterie: 514-521-4493 _ m ” ‘ Le Devoir tiTpkjua* ©ta» yyfywv.supermusique.qc.ca Mir rktnirtdipltuiisiltti L’AGENDA Cinéma-danse à la québécoise FRÉDÉRIQUE DOYON La liste des œuvres filmiques consacrées à la danse au programme du Festival international des films sur l’art (FIFA) est toujours substantielle.La particularité de cette 23' édition se trouve dans le fait que les productions québécoises de cette catégorie occupent une importante part de la sélection.L’une d’entre elles figure même en compétition officielle: Danser Perreault, du réalisateur Tim Southam, produit par Les Films de l’Isle.Ce documentaire émouvant rend un vibrant hommage à Jean-Pierre Perreault, l’un des fondateurs de la scène chorégraphique québécoise, décédé en 2002.Tissu de témoignages puisés essentiellement chez les danseurs, ces «poètes de l’inconscient» qui formaient une véritable famille chez le chorégraphe.Marc Boivin, Lucie Bois-sinot, Sandra Lapierre, Marc Schaub et bien d’autres: ils furent nombreux à évoluer longuement avec l’artiste et ils lèvent le voile sur ses méthodes de travail, ses obsessions et ses exigences, aussi grandes que sa passion.Dans Le Petit Jean-Pierre, le grand Perreault, sorti l’an dernier, Paule Baillargeon livrait sa vision personnelle de l’œuvre du chorégraphe qui, à quelques mois de rendre l’âme, lui confiait ses derniers témoignages publics.Voici une incursion plus pointue et touchante dans l’univers de l’artiste.Dimanche 13 mars à 19h à la Cinquième Salle et le 16 mars à 21h30 à l’ONF.Journaliste de l’hebdomadaire Hour, Philip Szporer a réalisé sept courts portraits de chorégraphes canadiens de culture et de style esthétique distincts.Réunis dans Au fil du mouvement, les portraits s’articulent autour de la prise de risque et la redéfinition du langage chorégraphique qui caractérise ces artistes relativement jeunes.Le 16 mars à 21h30 à l’ONF Ginette Laurin a chorégraphié Soupirs d’âme, film réalisé par le Torontois Moze Mossa-nen, qui raconte le parcours d’une femme de banlieue, de l’enfance aux compromis de l’âge adulte, dans une mosaïque de danse, de théâtre et de musique.Le 17 mars à l’ONF, à 19h, et le 18 mars à la Cinémathèque, à 21h30.Circa, l’œuvre librement inspirée du tango créée par le tandem vancouvérois The Holy Body Tattoo, fait l’objet d’un film réalisé par Bernar Hébert.Le 13 mars à la Cinémathèque québécoise, à 19h.Hors Canada, quelques bons films méritent d’être soulignés.La compagnie de théâtre physique britannique DV8 propose avec brio une réflexion dansée sur l’existence, autour du personnage sympathique d’un cul-de-jat- te.La danse sert d’écran où s’étalent les fantasmes de tous et chacun dans The Cost of Living.Demain à l’ONF, à 19h.Pour les fervents admirateurs de l’artiste touche-à-tout Wim Vandekeybus, te film Blush, qui compose aussi la chorégraphie du même nom qu’on a pu voir l’automne dernier à Montréal, est également présenté au FIFA Aujourd’hui à 16h30 au Musée d’art contemporain et te 14 mars à l’ONF à 21h30.En vrac ¦ L’une des artistes qui fait l’objet d’un portrait dans le film du FIFA A« fil du mouvement, Audrey Lehouillier, présente sa nouvelle création Hypnotik à Tangente dans le cadre de la série Sageste.Pour mesurer 1e regard cinématographique porté sur l’artiste à l’aune de la matière même de sa danse.Les artistes canadienne et japonaise Saha Ivanochko et Kunie Suzuki partagent le programme avec elle jusqu'à dimanche inclusivement ¦ Montréal-Underground, qui promeut la culture urbaine au Québec, met le hip-hop à l’honneur pour son premier gala, dimanche 13 mars au Club Colors.La cyber-radio rattachée à l’association a servi de tribune pour des artistes tels Corneille et Loco Locass.Ces artistes font d’ailleurs partie de la liste des nommés.Quelque 25 catégories seront représentées pour la scène tant francophone qu’anglophone, dont le Grapher (faiseur de graffiti) de l’année, le vidéo de l’année, le Breaker Crew de l’année, l’artiste, l’album et les textes de l’année.¦ C’est ce soir à 19h30 et demain à 13h30, à la Maison de la culture Mercier, que se déroute le Festival montréalais de la danse.L’événement dédié à la danse amateur propose deux spectacles réunissant une quarantaine de chorégraphies distinctes autour du thème «Cœur à corps».Ces pièces sont issues des rangs des écoles privées, des groupes de loisirs, de troupes indépendantes ou de cercles folkloriques et couvrent une grande variété de styles.La Ville, qui organise l’événement depuis une vingtaine d’années, a reçu pour cette édition plus d’une centaine de troupes en audition.L’entrée est gratuite.¦ Les Productions Des Pieds Des Mains présentent Leçons, danse-théâtre créée pour huit danseurs-comédiens dont cinq atteints de déficience intellectuelle.Chorégraphiée par Men-ka Nagrani et mise en scène par Richard Gaulin, la pièce s’inspire de La Leçon, d’Ionesco, en mariant la danse contemporaine au jeu théâtral.La compagnie québécoise qui favorise l’intégration de personnes marginalisées a récolté un joli succès en Belgique à l’automne.Elle est de retour du 15 au 19 mars au Théâtre La Chapelle.Bil'etteoe r y LE DEVOIR.LES SAMEDI 12 ET DIMANCHE 13 MARS 2 0 0 5 Cull ure Agrippine et ses marionnettes CHRISTOPHE HUSS A gnpptna.qui prend l'affiche ce soir a l'Opera de Montréal est le premier opera de Haendel programmé par cette institution et le second opera baroque de son histoire.C’est aussi Fun des premiers opéras du compositeur saxon (l'orthographe Haendel faisant référence a ses origines, celle de George Frideric Handel étant légitimée par sa naturalisation anglaise) et le second des deux ouvrages lyriques composés 1ms du séjour en Italie qui influença tant sa manière.Copéra attire très tôt le jeune Hændei parti, à Tâge de 18 ans, gagner sa vie à Hambourg comme musicien d orchestre.Il n’a même pas 20 ans lorsque est créé soi premier opera, Almtm, en janvier 1705.D se jette a corps perdu dans la composition doperas, mais on n'a pas idee de la rapidité de ses progrès, car les trois autres ouvrages de cette époque hambourgeoise sont considérés aujourd’hui comme perdus L’un d’eux, le second, s intitulait d’ailleurs Néron, personnage important de l'ouvrage qui nous occupe (Best k?fils d'Agrippine).Un modèle En 1707, Haendel gagne l’Italie, patrie de l’opéra.Mais s’il s’imprégne du style italien, Q ne composera durant son séjour de trois années que deux ouvrages lyriques, Rodrigo et Agrippina.Une raison simple à cela; Haendel passe la plupart de son séjour à Rome, ville papale, dans laqueDe l’opéra est banni.N’empêche, il se fera la main dans des cantates et oratorios, se familiarisera avec l’anœ da capo et le récitatif et rencontrera les grands créateurs de son temps, Arcangelo Corelli et Alessandro Scarlatti par exemple.Alessandro Scarlatti (1660-1725) est alors le maître d’un genre dans lequel le récitatif dépeint l’action alors que l’aria da capo (un air en trois parties) étale les états d’âme des personnages tout en exposant l’agilité des chanteurs.Agrippina peut être considéré comme le premier grand opéra de Haendel et, s’il est des formules qu’on aimerait avoir écrites soi-même, la synthèse de Rôtir Kaminski en ferait certainement partie, tant elle résume bien dans quel cadre il faut envisager cet ouvrage: «Avec Agrippina, Haendel s’inscrit d’ores et déjà, entre Monteverdi et Mozart, comme le premier dramaturge musical de son temps.» Pour faire créer Rodrigo et Agrippina, Haendel quitte Rome, respectivement pour Florence et Venise, où Agrippina sera créé pour le carnaval de la saison 1709-10.L’accueil des Vénitiens est exubérant II est vrai que le compositeur a trouvé pendant son séjour italien des chanteurs exceptionnels pour lesquels les rôles ont été créés sur mesure, notamment une soprano (Maigherita Durastanti, la premiere Agrippine), grande comédienne, capable des prouesses les plus folles, et une basse (Antonio Francesco Carii) à l’ambitus vocal très étendu.Une histoire de pouvoir Le livret à Agrippina est l’œuvre de Vincenzo Grimari, un prince et catdinal diplomate qui avait été le dédicatai-re, un an auparavant (novembre 1708), à Naples, du premier opéra de Nkcolo Porpora, un drame en trois actes sur un livret de Nicola Giuvo intitulé.Agrippinal Nul doute, l’intelligent Grimari sut tirer les leçons des réussites et échecs du travail, sur le même sujet, de Giuvo pour le bouillonnant Porpora.En tout cas, fa réussite est éclatante, les différents caractères de l’opéra de Haendel étant aussi fortement brossés par le livret que par fa musique.C’est d’autant plus intéressant que, comme le note Bernard Labadie: «De tous les opéras de Haendel, c'est l’un des seuls qui mettent en scène des personnages de chair et de sang ayant réellement existé, plutôt que des héros tirés de la mythologie ou de la littérature épique.» Agrippina met en scène fa manipulatrice impératrice Aprippine (soprano), épouse de Claude (basse) qui, JACQUES GRENIER LE DEVOIR Lyne Fortin dans le rôle d’Agrippine.certaine que Claude est mort à fa guerre, rêve de placer Néron (contre-ténor), son fils d’un premier mariage, sur le trône.Elle embrigade deux ambitieux courtisans, PaUas et Narcisse (barytons), dans le projet visant à faire porter Néron au pouvoir.Mais Othon (alto travesti) a réussi à sauver Claude.Ledit Othon est transi d’amour pour Poppée (soprano), une passion que partagent Claude et Néroa C’est là que les machinations d’Agrippine, qui joue au billard à trois bandes avec les sentiments et ambitions des uns et des autres, prennent une ampleur dont les détails dépassent le cadre de cet article.Ainsi, pour contrer les projets de Claude, qui veut offrir l’empire à Othon en échange de ses loyaux services, fa redoutable intrigante fait croire à Poppée (qui, entre Néroa Claude et Othon préfère ce dernier) qu'Othon va l’abandonner au profit du trône et lui suggère de rendre Claude jaloux afin que ceKàd se dédie de sa promesse.A ce stade de l’intrigue nous sommes à fa fin du premier acte, fl y en a trois! Agrippine se noiera-t-elle dans son propre fiel?Que deviendra Néron dans ce bras de fer entre Claude et Othon?Vous pourrez le découvrir à partir de ce soir et pour cinq représentations, dans une mise en scène de Jacques Leblanc qui sera, on l’espère, phis rythmée et spirituelle que cefle de La Veuve joyeuse Tan passé, et sous fa direction de Bernard Labadie pour lequel Haendel est en passe de devenir une sorte de compositeur fétiche.Le chef et directeur artistique du lieu a, en tout cas.réuni une distribution fort prometteuse que beaucoup d’opéras peuvent nous envier.AGRIPPINA Opéra en trois actes de Georg Friedrich Haendel.Avec Lyne Fortin (Agrippine), Krisztina Szabo (Néron), Kevin Burdette (Claude), Karina Gauvin (Poppée), Daniel Taylor (Othon), Phillip Addis (PaUas), Michelle Sutton (Lesbus), Etienne Dupuis (Narcisse), les Violons du Roy, direction: Bernard Labadie.Mise en scène: Jacques Leblanc.Décors (John Conklin) et costumes (Jess Goldstein) du .Glimmerglass Opera et du New York City Opera.A fa salle Wilfrid-Pelletier de fa Place des Arts, les 12, 17,19,21 et 23 mars 2005 à 20h.Pour renseignements et réservations: (514) 985-2258.- - 2005/2006 www.operademontreal.com GARDEZ-MOI CES GRANDS AIRS "'l *** NORMA beluni Wt L'ÉTOILE chabrier W( OEDIPUS REX & SYMPHONIE DE PSAUMES STRAVINSKY w LA CLÉMENCE DE TITUS mozart P AIDA verdi Wt THE TURN OF THE SCREW britten OPERA DE MONTRÉAL BERNARD LABADIE OIRECTIUk ARTISTIQUE DAVID MOSS DIRECTEUR GÉNÉRAI ABONNEMENT 514.985.2258 Québec 5S If-TTUiU 9kt •asettt «RI visTon arc M S =r S55T Montréal^ Une étiquette phare SERGE T R l! F F A U T Aux dernières nouvelles, le pianiste Jay McShann.le dernier des Blues Devils, habite toujours Kansas City.Dans l’Etat du Missouri et non dans celui du Kansas.Dans les années 30, il fut le maré-chaHerrant du style baptise du nom de cette ville, fl ne fut pas le seul à forger cette couleur musicale pleine de sève; Count Basie.Joe Turner et d’autres mirent la main à la pâte.Mais bon, il reste.le seul vivant Cet attachement à Kansas City, où grandit Charlie Parker, McShann le cultive depuis plus de cinquante ans.Les titres de ses morceaux en témoignent Gain' To Kansas City, bonjour, au revoir, on en passe.Pour revoir ses quartiers, le vieil homme a fait fréquemment des détours par le Canada 11 en fait encore.Dans les années 70 et 80, il était lié à l'étiquette torontoise Sackvilk*.On se souvient avec bonheur des gounnandises musicales qu’il distillait en trio ou en quartet.Mais voilà, la distribution de ce label ayant toujours été cahoteuse, on connaît trop mal ces productions.Après avoir divorcé de Sackville, McShann a signé avec une autre compagnie canadienne, fl s’agit de Stony Plain, notre sujet du jour.Se faire la main Les bureaux de fa petite compagnie sont situés à Edmonton, en AP berta.On a amené le sujet par le biais de McShann parce que, entre autres qualités, cette étiquette maîtrise tous ces faits ou détails, on ne sait comment dire, qui permettent à un musicien de rebondir avec éclat après un passage à vide.McShann, Billy Boy Arnold, Ronnie Earl, Jimmy Witherspoon et quelques autres ont repris de leur allant grâce à HoP ger Pedersen, fondateur de Stony Plain.Pour raconter cette très belle histoire, on a rejoint l'aimable Pedersen à Edmonton.D était une fois un passionné de blues, de jazz, de swing et de ce qu'on nomme les roots qui travaillait pour London Records.C'est au sein de cette dernière que Pg-dersen a commencé à produire.A se frtire la main.«Au bout d’un mtr ment, j'ai eu envie de fonder mon propre label.Lmdon m'a facilite les choses en m’offrant de distribuer mes albums.En 1976, j'ai enregistre le chanteur de folk Raul Hamm.• Auparavant, Pedersen avait eu l’occasion d’accoster la planète blues par Walter Shakey Horton interposé.Horton?Aux côtés de Muddy Waters et Willie Dixon, il exposa avec conviction les marques du Chicago Blues.«Il était venu avec le Chicago Blues AU Stars de Dixon.Après le spectacle, je suis allé à sa rencontre pour faire une entrevue.De fil en aiguüle.je me suis retrouvé à l'enregistrer avec des musiciens locaux.» «Cet enregistrement avec Horion m d ouvert des portes Après HorUm.j'ai produit deux albums de Johnny Shines et unde Roosevelt Sykes Celq a élargi ma palette passablement.A la fin des années 70, je me rappelle que j'avais envie de faire quelque chose avec McShann.Des années plus tard, lorsque j’ai signé un contrat avec Duke Robillard, on a convenu d’approcher McShann.» Duke Robillard.Si dans toute histoire il y a une part de chance dans le cas de Stopy ITain.elle s'appelle Robillard.A l'instar de McShann et de Ronnie Earl, cet immense musicien, ce guitariste brillant, ce producteur hors pair, a connu un passage à vide.Entre ses belles années sur étiquette Black-Top/Rounder et ses grandes années sur Stony Plain, Robillard n’était pas à l’aise.Ses compacts sur Pointblank étaient empreints d’ennui.Sauf un.•Je fiais signer uniquement les artistes pour lesquels j’ai énormément de respect.Elus important, je Jais si- gner ceux et celles qui sont arrivés à maturité.Qui ont de/'experience.Qui soient ce qu ils veulent et où ils veulent aller.» Duke Robillard symbolist' à nterveille ce parti pris pour des iirtistes qui ne sont pas nés de fa dernière phtie.le seul problème avec lui, un beau problème, «c’est qu ’il est un bourreau de tmi
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