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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2009-05-21, Collections de BAnQ.

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BARACK OBAMA BATAILLE POUR FERMER GUANTANAMO Page B 5 ?w w w .I e (I e v o i r.c o m ?le Devoir V 0 i.¦ C N " 1 I I ?_L K ,1 K |T I) | 2 1 M A I 2 O O !) I , I O $ + r a x i s = 1 .2 ,r> $ M /> RADiaT Km HAÏ«OO ixitia SÉTWttN FtASMMO i.WTS CAUTION CHRIS WATTIE REUTERS Le réacteur de Chalk River fournit 80 % des isotopes utilisés en imagerie médicale au Canada.ARRÊT DE CHALK RIVER Jusqu’à 70 % moins de diagnostics médicaux Les spécialistes en médecine nucléaire ne savent plus quelle sonnette d’alarme tirer PAULINE GRAVEL La pénurie d’isotopes médicaux qui s’annonce en raison de l’arrêt du réacteur de Chalk River, en Ontario, sera dramatique pour les patients.Les présidents des grandes associations de médecine nucléaire en Amérique du Nord sont catastrophés et s’inquiètent de l’inertie du gouvernement fédéral qui semble n’avoir toujours pas pris conscience de la gravité des conséquences qu’entraîne l’interruption du réacteur.Aucune leçon n’a été tirée de la fermeture du réacteur qu’avait exigée la Commission canadienne de sûreté nucléaire en 2007 parce que celui-ci ne respectait pas les normes de sécurité, déplorent les spécialistes.Jeudi dernier, une coupure de courant a provoqué l’arrêt du réacteur nucléaire de Chalk River, qui est le plus grand fournisseur de technétium-99m (99mTc) — un isotope utilisé en imagerie médicale — du monde.Dans les jours qui ont suivi, une fuite d’eau lourde a été détectée à la base du réacteur, VOIR PAGE A 8: ISOTOPES JACQUKS NADEAU LE DEVOIR L’objectif de Stephen Harper hier était clair: «Avec la foule ici ce soir, les journalistes ne pourront plus dire que j’ai fait une croix sur le Québec!» Démonstration de force de Harper Le Parti conservateur rassemble près de 2000 militants à Montréal La chute du Parti conservateur dans les sondages au Québec ne semble pas avoir entamé la force de la machine bleue, qui a réussi hier soir à rassembler sa plus imposante foule depuis que Stephen Harper est chef.N’empêche, chez les 2000 militants présents, l’esprit balançait entre l’inquiétude et l’espoir.ALEC CASTONGUAY Dès le début de son discours, vers 19h45, le chef conservateur a confirmé le véritable objectif de cette soirée-bénéfice: montrer que sa formation a encore de l’avenir dans la province.«Avec la foule ici ce soir, les journalistes ne pourront plus dire que j’ai fait une croix sur le Québec!» a lancé Stephen Harper à ses militants, visiblement ravi de voir un peu plus de 2000 personnes réunies dans la grande salle de l’hôtel Reine Elizabeth, au centre-ville de Montréal.Les proches de Stephen Harper ont souligné à gros traits aux médias que «les conservateurs sont bien vivants au Québec», et ce, malgré les sondages qui créditent la formation de 10 à 15 % des intentions de vote dans la province, loin derrière le Bloc québécois et le Parti libéral du Canada «Quand je regarde cette salle, je petise que c’est clair que le Parti conservateur se porte bien», a dit le sénateur Léo Housakos.Pour l’occasion, le Parti conservateur (PC) avait sorti l’artillerie lourde, avec une brochette de ministres (Prentice, Paradis, Blackburn, Ver-ner, Lebel) et de sénateurs (Brazeau, D'Breton, Champagne, Rivard, Housakos) en toile de fond.C’est toutefois le député et ministre déchu Maxime Bernier qui a eu droit à la salve d’applaudissements la plus sentie.Le thème de cette soirée, qui a perfnis au parti d’amasser quelque 350 000 $, était «On s'enracine VOIR PAGE A 8: HARPER SANTÉ Percée scientifique importante à Montréal: un antiviral pour traiter le cancer JACQUES GRENIER LE DEVOIR RAPPORT ANNUEL 2008 Préparer Le Devoir de demain Malgré la crise, Le Devoir a connu une hausse de ses revenus ¦ À lire en page A 7 • t INDEX Annonces.B 6 Avis publics .A4 Bourse.B 2 Culture.B 8 Décès.B 6 Économie.B 1 Éditorial.A 6 Idées.A 7 Météo.B 6 Monde.B 5 Mots croisés.B 4 Sports.B 6 Sudoku.A4 Télévision.B 7 VALERY HACHE AGENCE FRANCE-PRESSE Brad Pitt et sa compagne Angelina Jolie esquissent quelques pas de danse à leur arrivée à la projection du film Inglorious Basterds, de Quentin Tarantino, dans lequel Pitt défend le rôle principal.62‘ Festival de Cannes Tarantino sur le sentier de la guerre ODILE TREMBLAY Cannes — Les photographes et la presse people attendaient Brad Pitt, dont la montée des marches au bras d’Angelina, hier soir, s’annonçait la plus médiatisée du festival.«Brad! Brad! Brad!» criaient tous les porteurs de kodaks et de cellulaires en rencontre de presse, pour immortaliser son regard.Le beau blond leur a jeté son sourire et son veston blanc en pâture.Mais l’âge lui a calmé le pompon.H choisit bien ses projets, s’entoure des équipes qu’il respecte, prend son métier au sérieux, le précise aux journa- listes, se joue en sous-main de la machine à illusions qui fait sa gloire.«Brad et moi, on se reniflait depuis longtemps, déclare Quentin Tarantino.Mais je voulais lui offrir un personnage sur mesure.Ce lieutenant américain à la tête d’un groupe de tueurs de nazis lui revenait.» Sur la Toile, des hordes de blogueurs avaient fantasmé sur la gestation de son film Inglorious Basterds, dont le scénario a germé huit ans, avant un tournage éclair de quelques mois, histoire de boucler à temps pour Cannes.VOIR PAGE A 8: CANNES À lire aussi en page B 8 ¦ Alain Resnais: au pays de l’absurde • • \t Saint-Pierre- et-Miquelon, région québécoise?Un historien suggère l’intégration de l’archipel français au Canada JEAN-CHRISTOPHE L'ESPAGNOL AFP Paris — Pour en finir avec les chicanes qui opposent depuis des lustres les îles françaises de Saint-Pierre-et-Miquelon au Canada, le journaliste et historien Alexandre Adler a récemment suggéré une solution originale et inédite: l’intégration de l’archipel français au Canada! Dans sa chronique radiophonique diffusée vendredi dernier sur France Culture, l’historien et journaliste posait crûment la question: «Est-ce qu’il ne serait pas temps de considérer que l’avenir de Saint-Pierre-et-Miquelon, excentré comme il est avec des zones de pêches qui lui sont contestées, serait mieux assuré si Saint-Pierre-et-Miquelon rejoignait le Canada purement et simplement?» Cette intégration aurait, selon le chroniqueur, l’avantage de mettre fin aux affrontements qui opposent le Canada à ce territoire outremer, dernier vestige de la présence française en Amérique du Nord.Selon Adler, la volonté canadienne de plus en plus forte de récupérer les eaux territoriales est en train de créer un conflit difficile dont il n’est pas sûr que la France sorte victorieuse.I^es insulaires de l’archipel risqueraient d’y perdre des zones de pêche précieuses et de voir leur activité péricliter.En rejoignant le Canada, dit Adler, les Saint-Pier-rais échapperaient aussi aux réglementations européennes souvent tatillonnes.VOIR PAGE A 8: ARCHIPEL T 3 5 ï t 77831302383121 c MOUVEMENT EST EN MARCHE Le transport collectif est beaucoup plus qu’un mode de transport écologique, c’est un projet durable pour notre ville.Pour que vous soyez de plus en plus nombreux à embarquer dans ce projet, le chemin est tout tracé.Nous savons qu’il faut d’abord améliorer la fréquence et la qualité de notre service.f f À LA STM, 8000 EMPLOYÉS ASSURENT 1,2 MILLION DE DÉPLACEMENTS PAR JOUR ET, CHAQUE JOUR, NOUS NOUS APPLIQUONS À FAIRE MIEUX.> Plus de voies réservées pour plus de rapidité : le réseau des voies réservées passera de 77 km à plus de 350 km au cours des prochaines années.> Plus d’espace et de confort avec les bus articulés : dès 2009, nous entreprenons de mettre en service 202 bus articulés qui remplaceront autant de bus standards, permettant ainsi de vous offrir un plus grand confort.>Plus de service dans le métro: 160 départs de plus ont été ajoutés les jours de semaine.Le mouvement est en marche : nous aimerions entendre ce que vous avez à dire à mouvementcollectif.org.>Plus de bus neufs, plus ponctuels et plus fiables: d’ici la fin de 2009, la STM aura reçu 350 nouveaux bus et, à la fin de 2011, ce sont au total 1000 nouveaux bus qui auront augmenté et rajeuni le parc de bus.> De nouvelles voitures de métro : l’arrivée des nouvelles voitures de métro permettra d’offrir un service encore plus fiable, confortable et sécuritaire.> Plus de fréquence à l’heure de pointe : 1100 départs de plus chaque semaine sont ajoutés sur les 26 lignes de bus les plus achalandées.l MOUVEMENT COLLECTIF ^ erc^e sc’en^^tlue importante réalisée à Montréal Michel David Un antiviral pour traiter le cancer La ribavirine contrôlerait un gène présent dans 30 % des cancers ême ceux qui sont agacés par la rhétorique anti-capitaliste primaire de Québec solidaire ont dû sourire intérieurement en entendant Amir Khadir enguirlander Henri-Paul Rousseau et dénoncer la «culture de la cupidité» de «ces nouveaux monarques qui se croient tout permis, et au-dessus de tout jugement».Des 125 députés de l’Assemblée nationale, M.Khadir était le seul qui pouvait se permettre une admonestation aussi cinglante, mais il a simplement dit tout haut ce que bien d’autres se contentent de penser.Son collègue libéral de Montmorency, Raymond Bernier, a brièvement protesté pour la forme, mais il ne semblait pas très indigné.Il est vrai que les députés n’ont pas conservé un très bon souvenir de leur rencontre de novembre 2007 avec M.Rousseau, qui les avait assurés que les PCAA étaient des titres d’une sûreté absolue.Il est toujours désagréable d’avoir l’impression de s’être fait rouler dans la farine.L’ancien p.-d.g.de la Caisse est un homme imposant et un excellent communicateur, mais une trop grande assurance peut facilement passer pour de l’arrogance.Mardi, les membres de la commission parlementaire qui se penche sur les résultats désastreux obtenus par la Caisse de dépôt en 2008 étaient manifestement insatisfaits des réponses obtenues.Le député libéral de Chapleau, Marc Carrière, qui est tout à fait représentatif de l’électeur moyen, a eu beau lui poser et lui reposer la question, M.Rousseau n’a pas expliqué pourquoi la Caisse de dépôt en avait acheté 210 fois plus que sa grande rivale ontarienne, Teacher’s.Invité à commenter sur les ondes de RDI, l’ancien président de la Banque Laurentienne, Pierre Goyette, qui a déjà siégé au conseil d’administration de la Caisse, s’est dit «abasourdi» par les «âneries» qu’il avait entendues.Depuis l’effondrement des marchés financiers, les anciens dirigeants de la Caisse de dépôt inspirent à bien des Québécois les mêmes sentiments d’amertume que les Américains éprouvent pour les banquiers qui ont quitté leur poste les poches pleines après avoir mené leur entreprise à la faillite.Il serait absurde et injuste de mettre Henri-Paul Rousseau dans le même sac que les Bernard Madoff, Eward liddy, John Thain et autres caïds de Wall Street, mais on a les boucs émissaires qu’on peut.En mars dernier, un sondage de Léger Marketing avait permis de mesurer l’effondrement de la confiance envers les banquiers, les économistes et les hauts fonctionnaires.M.Rousseau a le tort d’être les trois à la fois.Quand Amir Khadir l’a accusé d’avoir manqué de courage en démissionnant dans la tourmente, il a traduit la colère de nombreux contribuables, qui trouvent indécente son indemnité de 400 000 $, sans parler de sa confortable pension, alors qu’il a investi leurs cotisations à la Régie des rentes dans des PCAA qui sont aujourd’hui invendables.Le Goliath de la finance ne s’est pas effondré, mais il a été ébranlé par la fronde de cet improbable David.Il a eu beau plaider qu’il avait renoncé à des millions pour servir l’intérêt public, personne ne pleurera sur son sort.Qui plus est, entre toutes les institutions qui auraient pu l’accueillir, il a choisi celle qui est devenue le symbole du pouvoir occulte de l’argent au Québec, Power Corporation.Cela relève presque de la provocation.?Quand M.Khadir a été élu député de Mercier, le 8 décembre dernier, certains se frottaient les mains à l’idée que cet électron libre, incapable de résister à la tentation de se lancer sur le premier micro venu, allait se ridiculiser par des interventions farfelues.Il a semblé vouloir leur donner raison quelques jours plus tard en lançant sa chaussure contre une effigie de George W.Bush, à l’occasion d’une manifestation devant le consulat américain à Montréal.Cinq mois plus tard, il faut bien reconnaître qu’il a apporté une bouffée d’air frais à l’Assemblée nationale.«Ceux et celles qui m’ont élu, qui ont fait en sorte que Québec solidaire trouve sa place à l’Assemblée nationale, s’attendent à ce que nous soyons assez libres de nos opinions», avait expliqué M.Khadir au lendemain de l’incident du soulier.C’est précisément ce qu’il a fait mardi.Et, aussi bien dans le cas de M.Rousseau que dans celui de M.Bush, il peut légitimement prétendre avoir fait écho à l’opinion d’une partie de la population qui déborde largement l’électorat de Québec solidaire.C’est encore lui qui avait comparé le Québec à une république de bananes, quand le vérificateur général du Québec avait pointé du doigt le gouvernement Charest, qui abandonnait le sous-sol aux compagnies minières sans exiger de redevances.Il est également le seul à plaider ouvertement pour une complète transparence dans l’utilisation des indemnités et des allocations de dépenses versées aux députés de l'Assemblée nationale, qui totalisent 24,5 millions, mais qui échappent à tout examen public.Aux yeux de plusieurs, QS n’est peut-être qu’un ramassis de rêveurs, mais les rêveurs peuvent aussi réveiller les gens.mdavid@ledevoir.com Des chercheurs canadiens ont fait une importante découverte qui pourrait mener à la guérison de certains cancers.Un essai clinique, le premier à être réalisé sur des patients atteints de cancer, a démontré qu’un antiviral déjà sur le marché est efficace pour inhiber un gène causant certains types de cancers.Et le tout sans effet secondaire.LISA-MARIE GERVAIS Ly emploi de la ribavirine, un antiviral utilisé pour r traiter notamment l’hépatite C et le VIH, permet de bloquer l’activité d’un gène qui est mis en cause dans 30 % des cancers dont celui du sein, de la prostate, du colon et de l’estomac, a démontré une équipe de chercheurs canadiens.Publiés dans la revue scientifique Blood, les résultats de l’essai clinique, réalisé sur 13 personnes atteintes de leucémie myéloïde aiguë considérées comme des cas désespérés, ont été obtenus par une équipe de chercheurs dirigée par Katherine Borden, chercheuse principale à l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC) de l’IIniversité de Montréal, et Sarit Assouli- ne, du Centre du cancer Sega! de l’Hôpital général juif.C’était la première fois qu'on testait l’effet de la ribavirine sur le gène eIF4E sur des humains et non plus seulement en laboratoire.«On a un patient en rémission complète et un autre chez qui on a pu détecter une partie infime du cancer, mais qui était assez en forme pour faire de la plongée sous-marine», a indiqué la D" Borden, qui travaille depuis 12 ans à décrypter le comportement de ce gène.Les autres patients ont vu leur cancer réduire de moitié ou de façon importante, et deux patients n’ont pas vu de changements dans leur état.La grande victoire, c’est aussi qu’aucun d’entre eux n’a ressenti d’effets secondaires, précise la professeure à l’Université de Montréal.Le gène eIF4E, responsable de la synthèse d’une protéine, s’exprime partout dans le corps, mais lorsqu’il est très présent, favorise la multiplication des cellules cancéreuses.«La ribavirine est parvenue à bloquer l’activité de ce gène lorsqu’il devient hors de contrôle», a expliqué la DR Borden, qui est à l’origine des découvertes qui ont conduit aux essais cliniques.Et ce gène est hors de contrôle de 30 % des cancers, a-t-elle ajouté.Un traitement abordable Katherine Borden se réjouit qu’un médica- La ministre Blais prend le parti des clowns dans les CHSLD REMI NADEAU Québec — Le gouvernement Charest financera l’embauche de clowns pour di-vertir les personnes âgées dans les centres d’hébergement et de soins de longue durée du Québec.La ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, défend cet investissement de 293 000 $ sur quatre ans qui, selon elle, permettra de briser l’isolement et la solitude dont souffrent plusieurs bénéficiaires.«Ce n’est pas du tout infantilisant de mettre un rayon de soleil dans la vie des gens», a-t-elle argué hier, à son entrée à la réunion hebdomadaire des députés libéraux.Mme Blais, qui dit ne pas vouloir culpabiliser les familles, a tout de même signalé que beaucoup de personnes âgées confinées dans des résidences reçoivent très peu de visiteurs.Elle a rappelé qu’au terme des consultations publiques sur les conditions de vie des aînés, le gouvernement du Québec a choisi de financer une centaine de projets, dont celui de l’organisation D1 Clown.«Ce sont des intervenants qui sont formés pour intervenir auprès des aînés et ils ont aussi une très grande expérience auprès des enfants dans les hôpitaux», a indiqué la ministre Blais.Son attaché de presse, Renaud Dugas, a précisé que les amuseurs-thérapeutes qui seront envoyés dans les CHSLD ne seront pas nécessairement des clowns maquillés portant la perruque.«Il s’agit d’une approche différente, adaptée à cette clientèle et basée sur la tendresse», a-t-il précisé.L’entente entre le gouverne- : / r m it.ment et Dr Clown fera l’objet d’une conférence de presse lundi à Montréal.Commentant cette annonce, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, a plutôt demandé au gouvernement Charest de consacrer ses efforts à améliorer la formation des employés des CHSLD.«Cela n’a pas beaucoup de bon sens que la ministre dise qu’elle va envoyer des clowns, sans se préoccuper de la formation des préposés aux personnes âgées, alors qu'eux sont avec les aînés 24 heures sur 24.C’est inacceptable», a-t-elle tonné mercredi, en marge d’une conférence de prçsse sur un autre sujet.A l’Assemblée nationale, la porte-parole péquiste en matière d’aînés, Lisette Lapointe, a aussi fait écho aux révélations d’un quotidien montréalais, dont une journaliste a réussi à se faire embaucher par une ré- ARCHIVES REUTERS sidence privée pour personnes âgées sans détenir de formation pertinente à cet effet.«Des clowns thérapeutiques, je n’ai rien contre cela, mais la responsabilité de la ministre, c’est de s’assurer de la qualité des soins à nos aînés», a lancé la députée de Crémazie.Mme Blais a rétorqué que le gouvernement avait mis en place un processus de certification obligatoire pour les résidences, il y a deux ans, et qu’une attention particulière serait portée aux conditions d’embauche.«Ma collègue déléguée aux Services sociaux, Lise Theriault, est en train de regarder toutes les étapes de cette certification pour faire en sorte que le personnel soit formé.Et si nous jugeons approprié de modifier ou d’améliorer la certification, nous allons le faire», a-t-elle conclu.La Presse canadienne Amir Khadir rendra public son compte de dépenses, mais plus tard ANTOINE ROBITAILLE Québec —Traiter comme strictement privées les dépenses des élus québécois, comme l’a décidé l’Assemblée nationale, ne fait c\u’«alimenter toutes sortes de suspicions inutiles», estime l’unique député de Québec solidaire (QS), Amir Khadir.Ce dernier soutient qu'il n’aurait personnellement «aucun problème à divulguer la façon dont [il] dépense [ses] allocations», à l’instar de députés britanniques qui ont décidé de tout dévoiler sur Internet./> Devoir rappelait hier que l’Assemblée nationale est allée jusqu’en Cour suprême pour défendre l’article 34 de la loi sur l’accès à l’information, article qui empêche l’accès aux détails des dépenses des députés (embauche du personnel, fonctionnement de la circonscription, frais de déplacement).Elle a remporté la bataille en 2002.Mais alors qu’à Londres le Parlement est profondément secoué par un scandale des dépenses des députés, et qu’au Québec les élus planchent sur un projet de code d’éthique et d’un poste de commissaire à l’éthique, plusieurs estiment que le questionnement sur les dépenses redevient incontournable.Amir Khadir dit ne pas comprendre la «logique derrière» la règle actuelle.«Je ne vois pas de raison.[.\ Au fond, on engage des gens pour faire la job.On loue un local.Je ne vois pas quel est le problème de le dévoiler.C'est pas cohérent alors qu'on discute d'éthique», a-t-il soutenu, mardi.Lorsque Le Devoir a demandé d’avoir accès aux détails des dépenses du député de QS, son bureau a toutefois répondu après quelques heures qu’il n’avait pas «pour le moment» les «ressources humaines» pour rassembler et produire ces documents.On n’a pas exclu de donner suite à la demande plus tard: «Ce sera peut-être plus facile à l'automne, quand la machine sera rodée.» Le Parti québécois a réitéré hier la décision de la formation de garder les dépenses privées.Pauline Marois soutient que les dépenses sont de toute façon «très normées».Des «vérificateurs internes» vérifient «chacune des dépenses»-, même que «dans certains cas, les documents sont renvoyés aux députés», a-t-eUe dit.Une telle chose ne lui est toutefois jamais personnellement arrivée en plus de 25 ans de carrière.«Non.Je n'ai pas souvenir de ça», a-t-elle dit.Le Devoir ment déjà existant, comme la ribavirine, ait un tel effet positif.«C’est un traitement qui est libre de tout brevet, donc générique.Il est disponible à un prix très abordable, soit 25 $ par jour par patient», a-t-elle souligné en précisant que les traitements de chimiothérapie sont beaucoup plus chers.Les recherches et les essais cliniques seront poursuivis pour vérifier si l’antiviral a aussi un effet chez les patients atteints d’autres cancers, comme le cancer du sein par exemple.«On peut noter une forte présence du gène eIF4E dans le cancer du sein, alors on prédit que nos résultats seront aussi bons.Nous souhaitons réaliser ces nouveaux essais dans un futur rapproché», a dit la chercheuse dont les récentes découvertes ont été financée?par la Leukemia and Lymphoma Society, aux Etats-Unis.N’empêche, un grand défi demeure: celui de trouver une façon de vaincre la résistance des patients à la ribavirine.Car les cellules cancéreuses peuvent devenir résistantes à un seul agent de chimiothérapie, rappelle la D ' Borden.«Notre principal défi sera de trouver la bonne combinaison de médicaments pour obtenir des rémissions plus complètes», a-t-elle noté.Le Devoir L’Assemblée nationale réclame quatre terrains du fédéral ANTOINE ROBITAILLE Québec — Le ministre des Affaires intergouvemementales, Jacques Dupuis, ne comprend pas pourquoi le fédéral met tant de temps à répondre à sa demande de récupérer les terrains fédéraux devant le parlement de Québec.Fin février, Le Devoir a révélé que le prédécesseur de M.Dupuis, Benoît Pelletier, n’avait même pas eu d’accusé de réception, à l’été 2006, pour une lettre (voir: ledevoir.com/pdf/lettre_pelle-tierpdf) dans laqueüe il réclamait la rétrocession d’ûn lot situé directement devant le parlement, appartenant toujours au fédéral et loué par Québec depuis 1881 50 $ par année.Pourquoi un dossier aussi simple n’a pas pu être réglé?«Honnêtement, j’aimerais a que vous le demandiez au gouvernement fédéral», a répondu Jacques Dupuis, hier.«Je ne comprends pas pourquoi on n’a pas réglé ça.C’est quelque chose qui peut se régler extrêmement facilement.C’est pas compliqué.La demande est légitime.[.] Et je pense que le gouvernement fédéral devrait l’accepter», a soutenu M.Dupuis.En chambre, le 23 avril dernier, le ministre n’avait pas aimé la question du critique péquiste Alexandre Cloutier sur le sujet: «L’histoire retiendra [.] de façon assez ironique qu’alors que nous vivons la pire crise économique que le Québec ait connue, le Parti québécois s’intéresse à un bout de terrain de l’Assemblée nationale.C’est fort!» Au bureau de l’homologue fédérale de M.Dupuis, Josée Verner, on se rappelait qu’en février, lorsque les deux ministres se sont rencontrés, ils avaient voulu se concentrer sur l’économie et avaient convenu de s’en reparler plus tard.«Ça n’avait pas l’air de presser pour M.Dupuis, dans le temps», a noté Isabelle Pelletier, attachée de presse de Josée Verner.Motion unanime A Québec, le contexte a changé, hier, sur ce dossier en apparence anodin, mais très symbolique.C’est à l’unanimité que les élus québécois ont voté une motion de l’adéquiste Gérard Deltell réclamant «que l’Assemblée nationale exige du gouvernement du Québec qu’il poursuive des démarches auprès du gouvernement du Canada afin que l’ensemble des terrains formant la colline parlementaire, que le gouvernement du Québec loue au gouvernement fédéral depuis 1881, lui soit cédé».Fait à noter: le gouvernement a «bonifié» sa demande puisqu’on 2006, il ne réclamait qu’un seul lot.Depuis hier, il veut être propriétaire des quatre terrains fédéraux situés entre les fortifications et l’hôtel du parlement.Précédemment, le PQ avait échoué à faire adopter une autre motion plus ambitieuse, puisqu’elle portait non seulement sur le rapatriement des terrains devant le parlement, mais aussi de ceux des plaines d’Abraham, ainsi que du parc et de la rue des Braves.Mme Marois a souligné l’affaire par un point de presse devant le parlement en compagnie entre autres du chef bloquiste Gilles Duceppe.La demande de rétrocession des Plaines a été qualifiée de «farfelue» et de «ridicule» par Jacques Dupuis.Il a souligné que Pierre-Marc Johnson, à l’époque où il était premier ministre, dans les années 1980, avait formulé cette demande, mais que depuis, le PQ avait été totalement silencieux sur cette question.Le porteur de la motion du PQ, Alexandre Cloutier, s’est montré virulent en matinée, en chambre: «La statue [.] de Jean Ij>sage est située en terrain fédéral.[.] On dirait qu’on a remplacé “Maîtres chez nous’’par “Locataires chez nous".C’est peut-être ça, le nouveau slogan du Parti libéral.» Le Devoir «iMHHMHaCI LMMNNIR I.K II K V 0 I R .L K .1 E H I) I '^1 MAI 2 (I 0 il A 4 ACTUALITÉS Consultation du gouvernement fédéral Une scène permanente au Manège militaire ?Peu de groupes ont participé à la consultation publique < la;.ï MATHIEU BÉLANGER REUTERS L’incendie du Manège militaire, à Québec, le 4 avril dernier.Longueuil en deuil de Marcel Robidas JEANNE CORRIVEAU Décédé dimanche à l’âge de 85 ans, l’ex-maire de Longueuil, Marcel Robidas, a laissé des marques tangibles de son règne de 16 ans à la tête de cette ville de la Rive-Sud.Qualifié de visionnaire et de progressiste, M.Robidas a insufflé une nouvelle dynamique de développement économique à la ville qu’il a dirigée de 1966 à 1982.En 1961, il fait le saut en politique en se faisant élire comme ¦conseiller municipal à Longueuil, avant d’accéder à la mairie en 1966.C’est sous sa gouverne que se réalise l’annexion de la cité Jacques-Cartier, alors sous tutelle, à la ville de Longueuil.«Ce fut un événement marquant en 1969, car la cité de Jacques-Cartier entourait quasiment Longueuil comme un fer à cheval et nuisait à son développement.Cette fusion s’est bien déroulée et n’a pas provoqué de chicanes», se souvient Maurice Giroux, rédacteur en chef de MédiaSud.Cette fusion a été suivie par un essor important du développement domiciliaire.Longueuil doit aussi à M.Robidas la réalisation de plusieurs projets comme la création du parc Marie-Victorin, l’implantation du métro de Longueuil et la construction du centre hospitalier Pierre-Boucher.M.Robidas avait tenté une incursion sur la scène fédérale en se portant candidat du parti conservateur en 1972, mais il fut battu par Jacques Olivier, qui deviendra lui-même maire de Longueuil en 2001.En 1980, à l’occasion du référendum sur la souveraineté du Québec, il s’était rangé dans le camp du Oui.L’élection municipale de 1982 mettra fin de façon abrupte à sa carrière politique.La lutte avait été chaude et M.Robidas fut battu par le chef du Parti municipal de Longueuil (PLM), Jacques Fi-net, par un mince écart de 85 voix, rappelle Maurice Giroux.Pour honorer sa mémoire, la Ville de Longueuil a nommé l’an dernier le bureau d’arrondissement du Vieux-Longueuil édifice Marcel-Robidas.Hier, factuel maire de Longueuil, Claude Gla-du, a rendu hommage au défunt en soulignant sa contribution exceptionnelle au développement économique de la ville.Né à Montréal en 1923, Marcel Robidas était marié avec Renée Lacour avec qui il a eu 14 enfants.Les funérailles de M.Robidas seront célébrées à la cocathédrale Saint-Antoine-de-Padoue, à Longueuil, samedi à 13h.Le Devoir L’avenir du Manège militaire à Québec, détruit par les flammes en avril dernier, suscite apparemment moins d’intérêt que prévu.Une seule journée de consultation publique, plutôt que deux, aura été nécessaire pour entendre les différents points de vue.Même l’administration Labeaume n’avait délégué personne à la rencontre d’hier.ISABELLE PORTER Québec — La possibilité d’aménager une grande scene extérieure à même les vestiges du Manège militaire a pris beaucoup de place hier lors des audiences publiques organisées par le fédéral sur l’avenir du site.On savait depuis des mois qu’une firme spécialisée dans la conception de salles de spectacles — Scéno Plus — avait un projet de scène permanente pour les plaines d’Abraham.Ce plan estimé à 80 millions $ prévoit la construction de cloisons rétractables qui, une fois ouvertes, feraient place à une scène extérieure.Fermées, elles abriteraient une salle mul-tifonctionnelle pouvant accueillir banquets, répétitions militaires et congrès.L’administration Labeaume, qui n’a jamais caché son intérêt LOUIS-GILLES FRANCOEU R La convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques a dévoilé hier le texte qui sera soumis aux délégués des 192 pays signataires en décembre à Copenhague et pour discussion à Bonn dans trois semaines.L’objectif de cette négociation est de prolonger et d’élargir les efforts de réduction des gaz à effet de serre (GES), d’intensifier les initiatives de lutte contre les changements climatiques dans les pays en développement ou émergents et de financer ces changements.L’enjeu le plus crucial est sans contredit le niveau de réduction des GES émis par les 37 pays industrialisés, les responsables historiques de 80 % du réchauffement climatique.Les «fourchettes» de réduction proposent plusieurs solutions, comme celle de stabiliser pour le projet de scène extérieure, brillait par son absence.Scéno Plus a tenté en vain de s’entendre avec la Fondation des Voltigeurs sur un scénario commun, et les deux parties ont finalement présenté deux projets distincts de complexe multifonctionnel avec scène.La Fondation, dont le projet est estimé à 90 millions, souhaite que la scène soit les concentrations de carbone atmosphérique entre 400 et 450 parties par millions (ppm), alors que nous approchons de 390 ppm actuellement.Une autre va plus loin et propose de ramener d’ici 2020 les concentrations de C02 atmosphérique en bas de 350 ppm afin de limiter la hausse de la température moyenne du globe à 1,5 °C d’ici 2020, au lieu de 2 °C.Les objectifs de réduction à long terme proposés varient pour leur part de 50 à 85 % d’ici 2050.La plus radicale des propositions, qu’on dit inspirée par la Chine, suggère que tous les pays ramènent leurs émissions par habitant à deux tonnes de C02 par année.En comparaison, les taux démissions par habitant sont aux Etats-Unis et au Canada de 25 et de 24 tonnes par année.Les Européens rejettent environ la moitié moins, comme lesQuébécois.A plus court terme, les ré- construite à l’arrière le Manège, alors que Scéno Plus veut l’ériger à même les ruines.La scène n’était pas une priorité pour les Voltigeurs, qui souhaitent en premier lieu regagner leurs quartiers et mettre en valeur le patrimoine militaire de la ville.Au lieu des deux jours prévus, il aura suffi d’une journée pour tenir les consultations ductions proposées pour les 37 pays occidentaux déjà liés par des programmes de réduction en vertu de Kyoto se situeraient entre -25 % à -40 % d’ici 2020, dans une logique de stabilisation de la hausse du climat autour de2 °C.Le cas des pays en développement est plus complexe en raison de leur faible contribution historique aux changements climatiques.Les propositions à leur endroit vont du simple volontariat aux engagements précis avec échéancier.Une autre proposition leur assigne des objectifs de réduction «sectoriels» afin que leur industrie lourde, par exemple, ne bénéficie pas d’avantages indus.Un volet de cette proposition assignerait à ces grandes industries des objectifs de réduction en intensité.En plus des problèmes de financement de la transition et de l’adaptation des pays pauvres aux changements cli- auxquelles n’ont participé que cinq intervenants: Scéno Plus, la Fondation des Voltigeurs, le Musée naval de Québec, l’architecte et urbaniste Marcel Junius et la Commission de la capitale nationale.Ces derniers ont dû répondre aux questions de représentants des Travaux publics, de Parcs Canada, du ministère de la Défen- matiques, le document de 53 pages aborde aussi la modu-lation des programmes d’échanges de crédits d’émissions entre pays développés, en développement et émergents.Un enjeu important, mais cette fois de nature juridique, sera aussi soumis aux négociateurs.La question qui se pose est la suivante: est-ce qu’une nouvelle entente prolongera le protocole de Kyoto au-delà de 2012, en incluant cette fois les pays en développement, ou faudra-t-il un tout nouveau protocole dit de Copenhague, dont il faudrait refaire la réglementation?Certains ont même proposé de revenir encore plus en arrière et de saborder la convention-cadre de Rio au profit d’une nouvelle convention-cadre, qui inclurait les objectifs de réduction de chaque pays, une démarche potentiellement encore plus longue.Le Devoir se et du Conseil privé.En fin de matinée, le directeur du Musée naval de Québec, André Kirouak, a proposé de faire du Manège militaire un mémorial pour la paix et un lieu d'exposition pour les réserves du Musée naval, du Musée du Régiment de la Chaudière, du Musée du Royal 22' , du Centre de recherche de la base militaire de Valcartier et du Musée des Voltigeurs.L’architecte et urbaniste Marcel Junius a pour sa part soutenu qu’il fallait le reconstituer le plus fidèlement possible, mais qu’on devait élargir sa vocation et en faire le principal lieu d’accueil des touristes qui visitent Québec.Son projet prévoit en outre la construction d’un stationnement souterrain de 300 places en dessous de la place George V, qui se trouve entre le Manège et la Grande Allée.«Ce projet permettrait de réduire la pollution», a-t-il soutenu en soulignant l’importance de «stopper la circulation des autobus touristiques dans les rues de la vieille ville.» En fin de journée, la Commission de la capitale nationale n’a pas proposé de plan en tant que tel, mais a insisté sur l’importance de mettre à profit le parc Georges V.Le gouvernement Harper prévoit prendre une décision sur l’avenir du Manège militaire à l’automne, après la remise des rapports découlant de la consultation d’hier.EN BREF / Elections complémentaires Québec — Des élections complémentaires se tiendront le 22 juin dans les circonscriptions de Marguerite-Bourgeoys et de Ri-vière-du-Loup.Ces deux circonscriptions sont sans député depuis les départs de l’ancienne ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, et de l’ancien chef de l’Action démocratique du Québec, Mario Dumont Mme JérômeForget avait été élue pour la première fois en 1998 dans Marguerite-Bourgeoys, située dans le sud-ouest de Montréal.Elle a quitté ses fonctions en avril.M.Dumont a quant à lui représenté Rivière-du-Loup à partir de 1994, ce qui avait permis à son parti de faire élire son premier député.L’ancien maire de Rivière-du-Loup Jean D’Amour est le candidat libéral, tandis que l’ancien député bloquiste Paul Crête représentera le Parti québécois dans Rivière-du-Loup.L’ADQ annoncera jeudi le nom de son candidat.- La Presse canadienne Le Devoir Lutte contre les changements climatiques Réunion de Coppenhague: les enjeux mis sur la table AVIS LEGADX ET APPELS D'OFFRES Sudoku par Fabien Savary 3 8 Niveau de difficulté : MOYEN 1170 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier numéro 1 3 7 4 8 2 9 6 5 4 9 6 5 3 1 7 8 2 8 5 2 6 9 7 1 3 4 9 4 8 1 6 5 2 7 3 2 6 5 8 7 3 4 9 1 3 7 1 9 2 4 6 5 8 5 2 3 7 1 9 8 4 6 7 8 4 2 5 6 3 1 9 6 1 9 3 4 8 5 2 7 1169 SUDOKU : le logiciel 10 OOO sudokus inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le site des Mordus www.les-mordus.com r I Avis public Montréal CONSEIL D’AGGLOMÉRATION Avis est donné qu’une assemblée ordinaire du conseil d'agglomération aura lieu : Date le jeudi 28 mai 2009, à 17 h Lieu Salle du conseil de l’hôtel de ville 275, rue Notre-Dame Est (métro Champ-de-Mars) Une période de questions du public est prévue au début de l’assemblée.Les personnes qui désirent poser des questions doivent s'inscrire dans les 30 minutes précédant le début de l'assemblée et utiliser la porte située du côté ouest de l'hôtel de ville (place Vauquelin).Les personnes à mobilité réduite accèdent à l'édifice par la porte du côté ouest (place Vauquelin).La salle est équipée d'un système d'aide à l'audition.Pour y avoir accès, il suffit de syntoniser la fréquence 100,3 sur la bande FM de votre baladeur.De plus, un service d'interprétation pour les personnes ayant des limitations auditives est offert sur demande, sous réserve de la disponibilité d'interprètes.Veuillez communiquer, au moins 3 jours ouvrables à l'avance, au 514-872-3142.Montréal, le 21 mai 2009 Le greffier de la Ville, M" Yves Saindon 7 AA bonnes / Uv raisons pour faire du bénévolat ! cabm.net CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE TERREBONNE COUR DU QUEBEC No No 700-22-017557-082 CSSMI Partie demanderesse v.CAROLE COUR-TEMANCHE ET MARIO CYR Partie défenderesse PRENEZ AVIS que le 01/06/2009 à 11:00 AU 84 FORGET, STE-THERESE seronl vendus par autorité de justice, les biens et effets de CAROLE COUR-TEMANCHE, saisis en cette cause, soit: 3 SOFAS, TV, ORDINATEUR, MEUBLES, BUFFET, MACHINE A COUDRE, CHAISE, ETC.CONDITIONS: ARGENT OU CHEQUE VISE.JEAN-SEBASTIEN PHILIPPE, huissier de Justice PHILIPPE & ASSOCIÉS 165, rue du Moulin, St-Eustache, Québec J7R 2P5,Tél.450 491- 7575 Fax 450 491-3418 AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE AVIS esl par les présentes donné par Marie-Jeanne Larocque, en sa qualité de liquidatrice de la succession Marcel Cormier, que l'inventaire successoral a été dressé et qu'il peut être consulté par les intéressés chez Micheline Ouellette, notaire, 4201 rue Sainte-Catherine est, à Montréal.b DÉkELOPPEMENr ™ ET MIX La terre est riche de son monde 1-888-234-8533 (514) 257-8711 wwwdevp or g Clôture d'inventaire Avis est donné par Guy LAURENDEAU, ès-qualités de liquidateur de SUCCESSION ANDRÉ LAURENDEAU, né le 26 septembre 1932, que l'inventaire successoral a été dressé et qu’il peut être consulté à l'étude de Me Danielle Lewis, notaire, 660 boul.l'Assomption, suite 101.Repentigny.(450) 654-1400.Prenez avis que la compagnie ou la personne morale sans but lucratif.GROUPE ARMAND IM-MOBILIA INC.ayant son siège au 3028 Chemin Picquet.Montréal.Qc.H3H 2T9, a l'inlenlion de demander sa dissolulion au regislraire des entreprises et.à cet effet, produit la présente déclaration requise par les dispositions de l'article 37 de la loi sur la publicité légale des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales et conformement à l'article 28 de la loi sur les compagnies.Thierry ARMAND.Don in memoriam Un don de réconfort et d’espoir 514 527 2194 t 877 336 444,1 www.fqc qc ce c t - Fondatkyi qufiWicoisn I cancer Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Veuillez, s’il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.En cas d'erreur de l'éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Tel.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevolr.com/avis.html www.ledevoir.com/offres.html Courriel : avisdev@ledevoir.com AVIS LEGAUX & APPELS D'OFFRES HEURES DE TOMBÉE Alternatives Construire ensemble.^, un monde different Pour nous appuyer : www.alternatives.ca • 514.982.6606 < i • • 4 I) K V (I I H M A I I K I' I) ! J II 0 !l ACTUALITES A 5 Poursuite de 8,5 millions contre le Canada Commission Oliphant Paul Martin a ruiné la réputation de Gagliano, prétend son avocat BRIAN MYLES Alfonso Gagliano occupait avec brio son poste d’ambassadeur au Danemark, avant d’être congédié en 2004, un congédiement abusif orchestré par l’ex-premier ministre Paul Martin, dans le strict but de lui faire porter l’odieux de la crise suscitée par le scandale des commandites.Hier, dans ses remarques finales au juge Kevin Downs, l’avocat de M.Gagliano, Pierre Fournier, a ainsi attribué la véritable responsabilité de la débâcle de son client à Paul Martin.Ce dernier a tiré les ficelles pour mettre un terme à la carrière di-plomatique de M.Gagliano; d’ailleurs, il s’est accordé le crédit d’avoir renvoyé M.Gagliano, lors d’une adresse à la nation, le 21 avril 2005, en plein cœur de la tourmente des commandites, a fait valoir M Fournier.Nommé ambassadeur au Danemark en janvier 2002, Alfonso Gagliano a été renvoyé en février 2004, peu de temps après que la vérificatrice générale, Sheila Fraser, eut publié un rapport accablant sur la gestion du programme fédéral des commandites.Même si M.Gagliano n’était pas blâmé dans ce rapport (il le sera à l’issue de la commission Gome-ry), le gouvernement Martin a pris pour prétexte l’enquête de Mme Fraser pour le limoger de son poste d’ambassadeur.Pourtant, M.Gagliano avait fait l’objet d’une évaluation fort positive l’automne précédant son départ forcé.Le ministère des Affaires étrangères se répandait en louages sur son lea- dership, sa vision et sa gestion efficace de l’ambassade du Canada au Danemark.Selon M'Fournier, Alfonso Gagliano a fait l’objet d’un congédiement sans motif valable, ce qui lui donne droit à une indemnisation.L’ex-ministre des Travaux publics réclame 8,5 millions en dommages-intérêts et en pertes de revenus.Selon le témoignage qu’il a rendu mardi, c’est à la suite de ce renvoi que sa réputation a été ruinée.D a craint pour sa sécurité et celle de sa famille.Son épouse, Ersilia Gidaro, a confirmé dans son témoignage que son politicien déchu de mari se faisait traiter de criminel.L’avocat du gouvernement fédéral, Jacques Jeansonne, a suggéré dans son contre-interrogatoire que la réputation d’Alfonso Gagliano avait été malmenée tout autant par la couverture du scandale des commandites par les médias que par le commissaire John Gomery, qui était chargé de faire la lumière sur le gaspillage des fonds publics résultant du programme des commandites.Hier en fin de journée, M1 Jeansonne a commencé la présentation de ses arguments finals, faisant valoir que les obligations contractuelles du gouvernement à l’égard d’un ambassadeur ne sont pas aussi élevées que voudrait le faire croire son adversaire.Selon le raisonnement de Me Jeansonne, M.Gagliano devait être traité avec équité, mais à titre de représentant du Canada à l’étranger, son avenir professionnel était lié au bon vouloir du gouvernement.Le Devoir Les contribuables paieront 2 millions pour assurer la défense de Mulroney JOAN BRYDEN Ottawa — Les contribuables devront payer une note s’élevant à 2 millions pour les frais juridiques de Brian Mulroney engagés dans le cadre de la commission d’enquête sur ses relations d’affaires avec l’homme d’affaires allemand Karlheinz Schreiber, a appris La Presse canadienne.Cette somme s’ajoute aux 14 millions — ou plus — que devrait coûter la commission présidée par le juge Jeffrey Oliphant Jusqu’à maintenant, il avait été rapporté que M.Mulroney défrayait lui-même ses dépenses juridiques — une rumeur que ni son équipe d’avocats ni son équipe de relations publiques n’a tenté de corriger.C’est toutefois l’impression qui s’était dégagée, puisque l’ancien premier ministre n’a pas demandé à avoir recours au financement public auprès de la commission.Fred Doucet, un lobbyiste et ancien chef de cabinet de M.Mulroney, est le seul participant de la commission qui ait eu recours au financement public pour l’aider à payer une partie de ses frais juridiques.En tant qu’ancien premier ministre, M.Mulroney n’avait cependant pas besoin de faire la demande auprès de la commission.En vertu d’une politique du Conseil du Trésor sur l’assistan- — Sa u CHRIS WATTIE REUTERS Brian Mulroney et son interrogateur principal, Richard Wolson, ont échangé quelques mots à la fin de la dernière journée de comparution de l’ancien premier ministre.En arriere-plan, l’avocat principal de l’ancien chef conservateur, Guy Pratte.ce judiciaire et l’indemnisation, ses frais sont assumés par le Bureau du Conseil privé (BCP).Une porte-parole du Bureau, Myriam Massabki, a expliqué que 800 000 $ avaient été payés par le BCP pour les frais juridiques de M.Mulroney pour l’année financière 2008-09, conformément aux niveaux de références établis.Une seconde somme de 1,25 million a également été mise de côté pour payer les frais juridiques de l’ancien premier ministre pour l’année courante, a ajouté Mme Massabki.«Nous prévoyons que l’assistance juridique apportée à M.Mulroney pour la commission d’enquête coûtera environ 2 millions pour les deux années financières», a affirmé Mme Massabki.M.Mulroney est accompagné, dans le cadre de la commission Oliphant, d’une équipe de six avocats, notamment son avocat principal, Guy Pratte, et l’éminent avocat Harvey Yarosky.L’avocat principal de M.Mulroney a indiqué qu’il n’était pas au courant des rumeurs selon lesquelles l’ancien premier ministre ne payait pas lui-même ses frais de justice.De surcroît, personne ne lui a demandé qui payait la note, a-t-il argué.Robin Sears, qui dirige l’équipe de relations publiques de M.Mulroney, a quant à lui affirmé qu’aucun effort n’avait été fait pour démentir la rumeur «parce que les clauses et les négociations entre le gouvernement et l’équipe juridique étaient et demeurent confidentielles».La Presse canadienne La lutte contre l’homophobie reste un vœu pieux dans plusieurs ministères JACQUES NADEAU LE DEVOIR Alfonso Gagliano, au centre, réclame 8,5 millions du gouvernement fédéral à la suite de son renvoi comme ambassadeur au Danemark.AMÉLIE DAOUST-BOISVERT a majorité des ministères at-.tendent d’y être obligés avant c ’agir contre fhomophobie.Plus c e deux ans après la publication t e son rapport de consultation du groupe de travail mixte contre l’homophobie, voilà la conclusion que tire la Commission des droits de la personne dans un bilan publié hier.«Disons qu’il y a du laxisme dans certains ministères», résume le p.-d.g.du Conseil québécois des gais et lesbiennes, Steeve Foster.Des documents de sensibilisation jamais réimprimés ou distribués, des projets qui existent, mais dont les organismes sur le terrain n’ont jamais entendu parler.M.Foster confirme ce que le bilan de la Commission révèle, à savoir que «des recommandations sont demeurées sans écho».Le ministère de la Santé et des Services sociaux «n’a annoncé ou réalisé aucune nouvelle mesure».Au ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, certaines recommandations «ont été laissées en suspens et n’ont pas été acheminées aux commissions scolaires» et aux universités.Quant au ministère de la Sécurité publique, même constat Une politique nationale de lutte contre l’homophobie, accompagnée d’un plan d’action, doit être adoptée rapidement, affirment d’une seule voie les chercheurs universitaires, les organismes communautaires et la Commission des droits de la personne.Jeudi dernier, la ministre de la Justice et ministre respon- sable de la lutte contre l’homo-phobie, Kathleen Weil, a promis qu’elle rendrait publique cette politique nationale avant la fin de l’année.Le inilieu accueille favorablement cette annonce, mais attend avec impatience d’en connaître le contenu et surtout, le plan d’action.Certains n’ont pas attendu la politique pour agir.Laurent Mc-Cutdjeon, président de la Fondation Émergence, constate que certains ministères ont pris le rapport très au sérieux, comme celui de l’Immigration et des Communautés culturelles.Ce dernier a révisé tous les documents d’information destinés aux nouveaux arrivants pour lutter contre l’homophobie.Il a entre autres formé les enseignants en francisation et a,diffusé les coordonnées de Gai Écoute.La sociologue de l’UQAM, Line Chamberland, qui a participé au rapport, constate que se sont des porteurs de dossier motivés qui ont fait la différence au sein des ministères proactifs.Elle s’inquiète particulièrement de l’évolution du dossier au ministère de la Santé et des Services sociaux, «car son action est axée sur des mesures rattachées au V1H-sida, c’est très restrictif en termes de besoins des minorités sexuelles».Marc-André Dowd, vice-président de la Commission des droits de la personne, dresse malgré tout un bilan positif des retombées du rapport.«La ministre s’est engagée à respecter notre principale recomnumdation, celle de l’adoption d’une politique nationale d’ici la fin de l’année.» Le Devoir Des enseignantes critiquent un examen de français C LAIRAN D RÉE CAUCHY Le nouvel examen de français imposé par le ministère de l’Education en deuxième année de secondaire ne correspond pas à la matière enseignée en cours d’année, selon des enseignantes membres de l’Alliance des professeurs de Montréal.Dans la foulée du plan d’action sur la qualité du français écrit, les élèves de deuxième année de secondaire devront pondre le 2 juin un texte où ils auront à la fois à faire passer des informations et à émettre des opinions tout en les justifiant.Lors de la séance d’information qui a eu lieu en avril, l’enseignante Nathalie Tremblay a sursauté.«Émettre des opinions, c’est un aspect qu’on a survolé, mais qui n’a pas été approfondi pendant l’année.Quand on apprend en avril le contenu de l’évaluation, c’est difficile de préparer nos élèves», déplore-t-elle, précisant que le texte d’opinion a davantage été au programme en première année de secondaire.Elle note par ailleurs qu’il est ardu de faire l’amalgame du style descriptif et de l’opinion dans un même texte.Au cabinet de la ministre de l’Éducation Michelle Courches-ne, on fait valoir que l’épreuve couvre les apprentissages effectués au cours du premier cycle, soit en première et en deuxième années de secondaire et que les textes d’opinion en font partie.Le ministère ne définit par ailleurs pas dans quelle mesure les résultats obtenus à cette épreuve devront être comptabilisés dans la note finale.Le même scénario se répète pour les examens «facultatifs» en quatrième année de secondaire (histoire, sciences et technologie).Cette latitude laissée aux écoles quant à l’importance à donner à ces épreuves du ministère dans le bulletin hérisse l’Alliance des professeurs de Montréal.«Quelle valeur donne-t-on à la diplomation, à ces résultats de fin d’année?Comment pourra-t-on dire d’une école à l’autre que les enfants reçoivent une formation commune?» dénonce sa présidente, Nathalie Morel.Elle décrie aussi le fait que les enseignants soient libres d’administrer ou non les épreuves de sciences et technologies en quatrième année de secondaire, alors que la matière est pourtant obligatoire pour l’obtention du diplôme.Dans le cas des examens en quatrième année de secondaire, l’attaché de presse de la ministre, Jean-Pascal Bernier, note qu’on est en période d’ajustement de l’examen.Quant aux examens organisés en deuxième année de secondaire, ils permettent de «mesurer la progression» de l’apprentissage du français et ne sont pas matière à sanction pour l’obtention du diplôme.Le Devoir EN BREF Les primes d’été sont reconduites Le gouvernement du Québec a fait volte-face sur toute la ligne et maintiendra les primes d’été pour les travailleurs de la santé.Si on avait déjà annoncé que les mesures incitatives étaient finalement reconduites pour les infirmières, le ministère de la Santé confirme maintenant qu’elles s’appliqueront également pour le personnel ambulancier et les techniciens en radiodiagnostic, en radiologie et en électrophysiologie médicale.Ces montants, octroyés aux employés qui feront des heures supplémentaires selon certaines conditions, varient selon les emplois.Ainsi, un quart de travail supplémentaire de 8 heures donnera 80 $ à un paramédical, mais 90 $ à une infirmière et à un technicien en imagerie diagnostique, 70 $ à une infirmière auxiliaire et 55 $ à un préposé aux bénéficiaires.- Le Devoir Nouveau bilan de la grippe A (HINI) Deux cents nouveaux cas de grippe A (H1N1) ont été confirmés au Canada depuis la fin de semaine dernière, portant à 719 le nombre de malades depuis le début de l’épidémie.«Treize ont nécessité une hospitalisation, ce qui confirme [.] que la gravité des symptômes ressemble à ceux de la grippe saisonnière», a dit le chef de la santé publique du Canada, le D' David Butler-Jones.Au Québec, un enfant de 5 ans et un adulte de 54 ans ont été hospitalisés, mais leur vie n’est pas en danger.Alors qu’au moins 10 243 personnes ont été atteintes dans le monde, l’OMS surveille de près le Japon, qui a confirmé 267 cas.la confirmation d’un foyer d’infection autonome au pays du soleil levant justifierait le fait de relever le niveau d’alerte de cinq à six, soit le maximum.- Le Devoir François Gendron avocat LL.L., M A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 PWÏ ROLEX :0 w OYSTER PERPETUAL EXPLORER II EN ACIER Gàmbard Vente et service technique 630-A RUE CATHCART, CENTRE-VILLE MONTRÉAL (S 14) 866-3876 BêêêêêêêêêêêêêêêêêB ____ _____4 4 I.K I) E V ndres.» L’historien se trompe cependant en affirmant que les Terre-Neuviens «votèrent massivement» pour devenir la «neuvième province du Canada».Il fallut en effet deux référendums, dont le second arraché à 52 %, pour que naisse non pas la «neuvième», mais la dixième province canadienne.«Ce serait évidemment un geste compliqué, admet le spécialiste, mais moderne et qui correspondrait sans doute aux intérêts bien compris des habitants de Saint-Pierre-et-Miquelon, de la France et du Canada.» Alexandre Adler oublie de mentionner que l’archipel est néanmoins une des seules chances de la France de posséder un jour des réserves d’hydro- carbures.C’est pourquoi Paris vient de déposer à TONU une lettre revendiquant l’extension du plateau continental des îles au-delà des 200 miles marins de la frontière maritime fixée en 1992.Adler croit de plus que cette initiative adresserait un message fort à tous ces «confettis de l’empire» qui, dit-il, «s’agitent au nom d’une indépendance mal venue».Mais il n’a guère d’espoir que sa suggestion soit retenue.«Est-ce que nous aurons ce courage d’envisager au moins cette solution?Il semble bien que non.La France garde avec la décolonisation un rapport névrotique qui n’est pas près de voir se tourner la page.» Correspondant du Devoir à Paris CANNES SUITE DE LA PAGE 1 Réalisé surtout en Allemagne, dans les mythiques studios de Babelsberg, abordant h Seconde Guerre mondiale, on applaudit un bon Tarantino.Avec son punch, ses scènes d’action explosives, mais un scénario émouvant, fort, rempli de substance, sans trop d’esbroufe, sur une mise en scène fluide.Quelque chose de classique: un drame où l’humour garde ses droits, servi par une distribution de premier ordre.Moins kitsch, moins pop, moins obsédé d’hémoglobine gratuite.Tarantino, qui aime le cinéma de genre, voulait tâter du film de guerre, avec sous catégorie «commando en mission».«C’est un film important pour moi, et libérateur.» Ironie du sort: Isabelle Huppert, présidente du jury cannois, devait jouer dans cette production.Les rumeurs veulent qu’elle en ait été chassée, faute de connaître ses textes.L’inquiétante rousse ira-t-elle se venger au palmarès?La question a parcouru comme une onde les ruelles et la Croisette.Mais Tarantino en a balayé l’éventualité du revers de la main.«Nos calendriers ne coïncidaient pas: un point, c’est tout.Comment pourrait-elle en vouloir à moi, son plus grand fan?Nous nous retrouverons sur un autre tournage, etc.» Il avait très envie de passer à une autre question.Quand Tarantino avait gagné en 1994 la Palme d’or avec Pulp Fiction, ses yeux étaient ceux d’un enfant transporté au palais des fées.Depuis, il a porté ici tous les chapeaux.Visage désormais fétiche au menton en galoche et à la cinéphilie arborée; bavard, exalté, moins adolescent attardé qu’hier.«Cannes, c’est l’Olympe, les Jeux olympiques, le Nirvana du cinéma», répète-t-il quand même, ravi.Le pouvoir du cinéma Ce film choral démarré en France au cours des premières années de l’Occupation.Une jeune fille survit au massacre de sa famille par un terrible colonel nazi (Christoph Waltz, époustouflant) avant d’acquérir à Paris une salle de cinéma art déco, bien photogénique.En contrepoint, un commando antinazi dirigé par le lieutenant Raine (Brad Pitt) prépare une riposte sanglante.Celle-ci, après maintes péripéties, se déroulera dans la salle de cinéma de la belle, où les dirigeants allemands assistent à une première de film.«Le pouvoir du cinéma y terrasse le 3 Reich», résume-t-il.Et l’histoire officielle se réinvente.«Ce qu’il faut y comprendre, précise Tarantino, c’est qu’un personnage fictif change la face du monde.On part du principe: “Et si les choses s’étaient passées de cette façon?”, et on demeure plausible, quant au reste.» Deux scènes clés — un massacre, une explosion — rappelleront à tous que le cinéaste de Kill Bill n’a pas perdu la main et qu’il demeure l’empereur des chorégraphies sanglantes.Inglorious Basterds est tourné en plusieurs langues: allemand, français, anglais, italien.Brad Pitt y côtoie Diane Kruger (en actrice résistante) Daniel Brühl en héros de guerre allemand, Christoph Waltz, remarquable en colonel nazi cruel et polyglotte.Ajoutez Mélanie Laurent en juive cinéphile vengeresse, Michaël Fassbender, Eli Roth, Mike Myers, Julie Dreyfus, etc.A voir un florilège de ces acteurs rigoler devant la presse, on comprend que le plateau fut animé.Cette tour de Babel impressionne Brad Pitt, surtout habitué aux critères d’Hollywood, où l’anglais règne encore souvent en maître, quel que soit le pays où se déroule l’action: «Ça me plaît, le respect de la langue.Chaque personnage est interprété par un acteur de sa nationalité.Et les interprètes allemands n’ont pas souvent l’occasion, comme nous, de participer à de grandes productions internationales.» Pour tout dire, le projet avait failli mourir dans Tœuf.«Sans Christoph Waltz, il n’y aurait pas eu de film», explique Tarantino.Il voulait un acteur capable de s’exprimer en quatre langues.«On a trouvé le financement le lundi, et il fallait tout boucler le vendredi.Sans l’acteur parfait, je publiais le scénario et je laissais tomber le tournage.Mais Christoph est arrivé.» Il est d’ailleurs le clou du film, bien davantage que Brad Pitt.Revanche des cinématographies moins dominantes.Ne demandez pas pourquoi «bastards» s’écrit «basterds» dans son titre de film, Tarantino refuse de répondre, appelle la poésie et le mystère à sa rescousse.«Et s'il fallait toujours tout expliquer.» Le Devoir LE DEVOIR www.Iedevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 U] Place-des-Arts lis sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?514-985-3333 514-985-3360 r«ladiim@ledevoir.co!n La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements !» /tow/, peut, à ! tK-casion.mettre ta liste d'adresses de ses abonnés à ta disposition d'organisations reconnoes dont la eause, tes produits ou les services peuvent au samedi par le Devoir lue.dont le siège social est situe au aurai, rue De Bleury, O étage, Montreal.(Québec), M.’IA IIMU II est imprimé par Imnntnerie Mirabel I imprimerie du Journal de Québec.|:,o avenue Bediard.Québec cpii est la propriéti Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-800-463-7559 L’agenda culturel Au téléphone 514-985-3346 Par télécopieur 514-985-3390 u organisations rm nn tes oon ta r anse, les priaiuns ou les services is-iivent nileresser ses leelouiv S, vous ne souhaite/ pus recevoir de corrospomlanco de ces oigiinisaliiins, veuille, en avertir nuire somco a la clientèle U Otmir esl nulilie du lundi Clago.Montreal.(Québec).Il IA .IMP.Il esl imprime par Imprimerie Mirabel Inc., la «Xt rue Brault, Si-Janvier de Mirabel, Québec, division de Québécor Média, lila rue Suint-lacoues Montreal nui n Menu pour li iV-oi'on , e Ooib, i .' .de Cori.irnlion Sun Media.lilL’ me Saiiit.laci|iies.Monlreal.- làiregislreiiieiil u
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