Le devoir, 30 mai 2009, Cahier E
1 ^ ^ v Plli.I.K s S s M K I) I 0 K T I) 1 M A N ( Il K A | M Al 2 0 0 !l Les œuvres de Goodwin La charge émotive des œuvres réunies cultivent bien cette tension entre dans cette salle latérale est indéniable la vie et la mort —_ - .Je-J- - » ' •* îjr P I «¦4 -MM T.mf r « a 3 pC / CQ a 3 X 16 x 05 X 05 I I & 5 cg L’escale obligée de l’été Cinq décennies de Betty Goodwin au MACM DENIS FARLEY BETTY GOODWIN PARCOURS DE L’ŒUVRE À TRAVERS LA COLLECTION Musée d’art contemporain de Montréal 185, rue Sainte-Catherine Ouest jusqu’au 4 octobre MARIE-ÈVE CHARRON L% exposition rétrospective de Betty / Goodwin est, sans l’ombre d’un doute, le point fort de la programmation estivale du Musée d’art f contemporain de Montréal (MACM).Elle était attendue, cette exposition, qui succède à quelques autres, plus modestes, tenues au cours des derniers mois en guise d’hommage à la grande dame disparue en décembre 2008.Au MACM, le survol conçu à partir des œuvres de la Collection permanente a l’avantage de couvrir l’ensemble de la prodigieuse production de l’artiste, cernant les étapes décisives comme la diversité des matériaux.De ce fait, l’exposition révèle le judicieux travail de collection des œuvres de Goodwin poursuivi par le MACM depuis leur première acquisition qui remonte à 1973.D’estampes en assemblages, d’installations en dessins, l’exposition trace en quelque 40 œuvres le riche parcours de l’artiste dont la cohérence s’impose dans les salles avec clarté.Le dépouillement, le raffinement et la sobriété caractérisent l’accrochage qui est au service d’une production occupant un registre à la fois fragile et brutal.Progressant par série, autour de thème ou de médium, l’œuvre de Goodwin se prête volontiers à l’enfilade de salles que la commissaire, Josée Bélisle, a pris soin de ne pas surcharger, préférant une sélection serrée qui donne la pleine mesure d’un travail dont il est plus aisé alors d’ab- sorber l’intensité émotive.Dans cette production réalisée sur cinq décennies, le corps, même absent, mais révélé par ses traces, apparaît comme un motif de prédilection pour traiter de la mort, du deuil et de la souffrance.Mémoire des corps Le parcours s’ouvre avec majesté par des Tarpaulin, ces assemblages des années 70 faits de bâches de camion que l’artiste a manipulées pour faire ressortir le passage du temps.Sutures, traces de pigments et rapiéçages donnent leur texture à ces surfaces textiles lourdement suspendues, à la manière de dépouilles encore révélatrices de la vie qu’elles abritaient.L’artiste retenait de ces bâches le souvenir de leurs déplacements et de leur fonction de recouvrement dans le transport des marchandises, pour en faire une métaphore de la mémoire en quelque sorte.Sur cette membrane de protection se lisent en effet les accidents et les épreuves enregistrés par la matière.Le travail de la mémoire apparaît aussi dans le travail de Goodwin quand elle aborde, et c’est toujours sur le mode allusif, la mort et la disparition.En dessin, les traits expressifs de l’artiste donnent à voir une porte, puis une structure qui a l’aspect d’un tombeau.Cette dernière figure revient dans quelques œuvres, comme une matrice, une image obsédante quoique sommaire.Dans River Bed (1977), cette structure, transposée en acier, se déplie dans l’espace, hésite entre le lit et le cours d’eau, renvoie simultanément à la pétrification et au flux de la vie.Les œuvres de Goodwin cultivent bien cette tension entre la vie et la mort.Lorsque la figure humaine apparaît plus directement dans les œuvres, c’est aussi vrai.A travers les quelques exemples montrés par le MACM, la série des Nageurs, développée au cours des années 80, en est emblématique, avec ces images de corps en suspens qui peinent, semble-t-il, à retrouver leur souffle.Le contour friable qu’est leur peau se confond parfois au contexte, une matière triturée aux tons saumon ou gris.À la ligne expressive du dessin, s’ajoutent l’effet des repentirs et la texture du support, qu’il soit fait de papier vélin ou calque.Le troublant Untitled (Nerves) No 5 (1993) montre une autre forme d’ambiguïté avec la lourde et sombre masse d’un corps que des racines alimentent et emprisonnent à la fois.La référence à la figure humaine persiste ensuite dans des sculptures rectilignes qui suggèrent la verticalité du corps, dans Steel Room (1988) par exemple ou, avec plus d’évidence, dans Particles of a Scream (1999), qui se présente comme une colonne vertébrale, mais évoque de manière incisive la souffrance.Bien que plus littéral, Untitled (Figures and ladders Series) (1997) tire sa force en conduisant le spectateur dans une pièce étroite.Malgré l’impression de confinement, l’image de l’échelle tendue vers le haut suggère l’espoir.Dans une salle qui pourrait faire office à la fois d’amorce et de conclusion à l’exposition — ou même de contrepoint à toutes les autres —, se trouvent les assemblages et les estampes des années 70.Tout y est déjà, l’impact des médiums employés et la ligne thématique avec les vestes et les gants et la casquette.C’est à travers ces motifs que l’artiste s’est d'abord imposée et qu’elle a développé la gravure, technique à laquelle sa contribution a été saluée.Empesée, pliée ou littéralement engloutie dans la terre, la veste — une référence ouverte à Beuys et, plus intime, au père — tient de la relique et résume ainsi le rapport à l’autre en son absence.Les estampes de la série des Nids, autre production marquante de l’artiste, s’inscrivent à leur côté, renversant l’image de la mort La charge émotive des œuvres réunies dans cette salle latérale — dont la configuration évoque un passage, motif que Betty Goodwin a par ailleurs exploré de manière significative dans sa production — est indéniable.Elle résume la teneur d’une exposition, qui sera en tournée au Québec et au Canada en 2010, dont le doigté remarquable permet d’éclairer le travail d’une figure majeure de l’art contemporain.C’est l’escale obligée de l’été.Spring Hurlbut Pour l’été, le MACM expose aussi, tirée de sa collection, une œuvre de l’artiste ontarienne Spring Hurlbut, digne héritière de Goodwin justement.fl s’agit du Jardin du sommeil (1998), une installation constituée de plus de 100 lits et bercelonettes d’enfant ou de poupée datés de la fin du XK' et du début du XX' siècle.Le mobilier s'enligne dans l’espace, faisant affleurer des allusions à la naissance et au début de la vie, certes, mais surtout à la mort.Le caractère vétuste des lits y est pour beaucoup, de même que l’atmosphère froide et clinique qui se dégage du contexte dénudé et de son éclairage.L’image d’un dortoir s’impose, tranchant avec celle du cimetière qu’une autre version de l’installation pouvait avoir lorsqu’elle était placée dans un site extérieur, en l'occurrence au Musée du Québec en 1993.La promenade parmi ces berceaux n’évoque que de manière lointaine le jardin, mais suggère assurément ici un sommeil artificiel et troublant.Collaboratrice du Devoir Dans cette production réalisée sur cinq décennies, le corps, même absent, mais révélé par ses traces, apparaît comme un motif de prédilection pour traiter de la mort, du deuil et de la souffrance I) I M A N C II E CULTURE Allégorie à Fitalienne, et meurtre en noir et l Programme double pour les finissants de l’École nationale du cirque ISABELLE PARÉ Un, c’est bien, mais deux, c’est mieux.Tel est le nouveau credo de l’École nationale de Cirque (ENC), qui présentera deux spectacles de lin d’année distincts, en alternance, à compter du 2 juin, pour pouvoir canaliser toute l’énergie et le talent de sa fournée de jeunes finissants sans cesse croissante.Casse-tête en vue, donc, pour les fidèles de ce rendez-vous cir-cassien annuel qui souhaitent apprécier la toute nouvelle cuvée de l’usine à talents qu’est devenue l’école de la 2 avenue.Ceux qui ne sauront pas où jeter leur dévolu pourront toutefois se rabattre sur le forfait proposé pour les deux spectacles.La piste s’ouvrira avec Scène de Crime, un premier spectacle à part entière mis en scène par Gypsie Snyder, acrobate et cofondatrice des 7 doigts de la main.Cette enfant de la balle, introduite au cirque dès l’âge de 4 ans dans le Pickle family circus fondé par ses parents, a tourné pendant une douzaine d’années avec le Cirque du Soleil, avant de revenir enseigner le cirque quelques années à San Francisco, sa ville natale.En 2002, elle fondait à Montréal le collectif les 7 doigts avec six autres acrobates et co-créait les spectacles LOFT et Traces.B SOUHCK ENC Coupez ! Inspiré des films policiers de série B, Scène de crime déploie un univers tout noir et blanc, où planent le doute et la suspicion.Tantôt suspects, tantôt victimes, les artistes qui s’adonneront au trapèze, aux mâts chinois, aux sangles, au main à main et à la contorsion incarneront des archétypes du genre cinématographique, explique la metteure en piste.«Il y a me chanteuse de cabaret, un assassin, un pimp.Mais on aura l’impression que tous auraient pu à un certain moment être le tueur ou la victime.J’ai essayé de créer le spectacle comme si je regardais l’action à travers la lentille d’une caméra et en utilisant des trucs de cinéma pour amener des numéros», explique-t-elle.Une série de flashbacks jettera d’ailleurs un éclairage nouveau sur le passé de divers personnages, brouillant d’autant les pistes sur la véritable identité de l'assassin.Snyder dit avoir abordé cette première mise en scène pour Î’ENC de la même façon qu’une création pour les 7 doigts de la main.«J’essaie toujours de me surprendre moi-même et de m’inspirer de la personnalité des artistes.J’ai aussi voulu mettre en valeur tous les jeunes, même ceux de 2 année qui n’ont pas encore de numéro à part entière», affirme celle qui disposait d’à peine un mois pour donner forme à cette prestation pour 21 élèves.Puis suivra une seconde pro- position plus poétique, orchestrée par Veronica Melis, une metteure en scène italienne, qui prendra la piste d’assaut dès le lendemain.L’œuvre aura cette fois pour nom Rossa di Sera, une expression italienne similaire à l’adage «Après la pluie le beau temps», qui signifie en fait «Ciel rouge, beau temps à prévoir».Ces mots ont inspiré à Melis un scénario où la couleur rouge du soleil couchant devient le fil conducteur.Avec en main une majorité de numéros aériens, le tout deviendra une allégorie de l’exode de gens destinés à des lendemains plus heureux.«Je suis une artiste nomade, une immigrante, qui raconte un peu l’histoire d’un peuple qui doit quitter un lieu et se réinventer à partir de rien.J’avais envie de contrer le pessimisme ambiant et d'explorer une idée qui donne à ces jeunes l’espoir et qui traduit notre capacité de donner un nouveau sens aux choses», explique cette comédienne-danseuse et chorégraphe, qui a choisi de vivre au Québec en 2004 pour pratiquer son art.On l’a d’ailleurs vue en 2008 à la Tohu dans le spectacle Mi Ricordo, et elle était tout récemment conseillère au mouvement dans le Woyzeck de Brigitte Haentjens.Dans les deux cas, les scénographies seront signées Olivier Landreville et les éclairages, Martin Saintonge.Alors, ode à l’espoir ou film policier?Le spectateur devra peut-être mettre les bouchées doubles pour se faire une idée.MEDIAS La maison brûle.Le photographe Yann Arthus-Bertrand diffuse gratuitement son premier film pour la Journée mondiale de l’environnement PAUL CAUCHON Le Devoir SPECTACLES DES FINISSANTS DE UÉCOLE NATIONALE DU CIRQUE Du2aul3juinàla Tohu C* est un événement, c’est certain, le premier film de Yann Arthus-Bertrand, Home.Il sera diffusé gratuitement dans le monde entier vendredi prochain, sur plusieurs chaînes de télévision mais également projeté dans des lieux publics, dont le Palais des congrès de Montréal.Et c’est un «film-manifeste», selon Arthus-Bertrand, un film sur la surconsommation et l’épuisement de ressources sur Terre, qui marque de façon spectaculaire la Journée mondiale de l’environnement, décrétée par l’ONU le 5 juin.Yann Arthus-Bertrand, c’est le célèbre photographe de La Terre vue du ciel, un succès d'édition mondial qui s’est multiplié et éparpillé sur plusieurs supports (calendriers, cartes postales, nouvelles éditions, documentaire télévisuel et ainsi de suite).Dix ans après la parution de La Terre vue du ciel, ce nouveau projet, Home, est un travail de création et de mise en marché inédit Il s’agit d’abord d’un film totalement tourné à partir d’un hélicoptère, sans scénario, la narration s’organisant en visionnant les images recueillies.Le film a été produit par le cinéaste Luc Besson et sa société Europacorp, et il a été financé massivement par PPR, le holding de François-Henri Pinault, qui n’a pas hésité à verser 10 millions d’euros sur trois ans.Un financement inusité pour une distribution inusitée: Yann Arthus-Bertrand voulait que le film soit gratuit, une idée qui a vraiment embêté les distributeurs traditionnels, paraît-il.ne sert à rien de vous présenter vendredi prochain au Palais des congrès: les 2000 places gratuites ont déjà été distribuées via la fondation.Quant au film en tant que tel, il propose évidemment des images spectaculaires en HD (quoique dans ce domaine, la série Planète Terre de la BBC a déjà placé la barre assez haut).Le film raconte d’abord en quelques minutes l’évolution de la Terre jusqu’à l’arrivée de l’homme, pour ensuite se concentrer sur les interventions humaines partout sur la planète et les problèmes qu’elles soulèvent.La narration nous livre de nombreuses données, par exemple le fait qu’une personne sur quatre vit toujours comme il y a 6000 ans, sans autre énergie que celle fournie par la nature d’une saison à l’autre, mais que 20 % des hommes consomment 80 % des ressources de la planète.Chaque année 13 millions d’hectares de forêt disparaissent, la banquise a perdu 40 % de son épaisseur en 40 ans, etc.Bref, une sorte de cours en accéléré sur l’importance de protéger la planète et de revoir nos façons de consommer, ce qui est toujours beaucoup plus facile à dire qu’à faire.Home sera diffusé vendredi 5 juin sur RDI, à 19h30.Le Devoir Une sorte de cours en accéléré Mais il y est parvenu, grâce à l’appui de PPR.Le 5 juin, donc, le film sera diffusé gratuitement dans des salles de cinéma mais aussi dans des lieux publics, dont Central Park à New York et le Champ-de-Mars à Paris.Il sortira aussi en DVD (payant quand même), serait disponible sur YouTube (paraît-il), prendra la forme d’un livre aux Editions de La Martinière et sera diffusé sur plusieurs chaînes de télévision dans plus de 50 pays, dont France 2 en France et RDI chez nous.Une projection publique, la seule au Canada, se tiendra à Montréal au Palais des congrès, organisée par la Fondation David Suzuki, qui a été approchée comme partenaire canadien.Mais il SOURCE RDI Le parc Yellowstone aux États-Unis, image tirée du film Home, de Yann Arthus-Bertrand THEATRE Abonnement de saison Lipsynch de Robert Lepage (intégrale de 9 hres) SAISON 2009-2010 inoubliables pour 159 $ 1 fie 26 MAI AU 13 JUIN 2009 UXUU1 CARREFOUR ffiST IIITI-nil MY! AU a ¦ __ PARCOURS THÉÂTRAL DANS LES RUES DE QUÉBEC MERCI! INTERNATIONAL DE THÉÂTRE Desjardins Caisse populaire du Centre-ville de Québec 28, 29, 30 MAI 21 h à 23 h GRATUIT Québec LA TRAGÉDIE COMIQUE I THE SOUND OF SILENCE I REARVIEW I VOYAGE, PREMIER ÉPISODE I VU D’ICI I ÉONNAGATA I DOULEUR EXQUISE I LES MARCHANDS I LECTURES I RENCONTRES I ETC.IKÉIET anr Toute la programmation et billetterie www.carrefourtheatre.qc.ca 418 (1 888) 529-1996 ttorMu fl# M UlUUK- N*»™!» Entente * dlvtloppsmint culturel cAnndien Horftngo QUf-ltfcC Québec "5! ¦ C .4" MEItLEUR ORIGINAL D *- E *> ^ V I K .LES S A M E I) I A 0 E T I) I M A X < Il E M A I 2 (I 0 «» E :i CULTURE FESTIVAL TRANSAMÉRIQUES Objets phobiques divers La dernière semaine de programmation est truffée de spectacles « dérangeants » on vous l’aura dit.MICHEL BÉLAIR Plus que sept jours avant la fin de cette troisième édition du ETA, et pas moins de 15 spectacles à venir: c’est dire la richesse de l’événement.D’autant plus que la majorité des démarches proposées jusqu’ici redéfinissent, souvent très radicalement, l’occupation de la scène en multipliant les formes, les espaces, les niveaux de provocation et les angles d’attaque.Brèfle, on voudrait bien passer rapidement et vous signaler un ou deux trucs incontournables comme ça, vite, vite, mais non: tout ce qui reste encore à venir au festival est, c’est le moins qu'on puisse dire, intéressant.Allons-y donc dans l’ordre.Calendrier chargé Danse, théâtre, performance et multimédia se bousculent aujourd’hui samedi.A l’université Concordia, à 14h et 19h, on peut voir les deux dernières représentations de Studies in Motion, une production du Electric Theatre de Vancouver.Cet objet hybride, qui s’inspire des obsessions du photographe Eadweard Muybridge, fait appel à la photo, au théâtre et à la danse; Crystal Pite en signe la chorégraphie.A l’Agora de la danse, à 17h, c’est déjà la dernière du Show poche de Catherine Tardif.Par contre, vous aurez droit à deux spectacles à l’Espace Go: à 19h, ANGELO BARSETTI Anne-Marie Cadieux joue dans Douleur exquise, le nouveau spectacle de Brigitte Haentjens.L’Opéra paysan, une sorte de collage hybride de Béla Pintér qu’on a décrit partout comme «une brillante parodie»', puis, à 20h, dans la petite salle du bas, dernière de Rambo Solo, une production de la compagnie new-yorkaise Nature Theatre of Oklahoma, qui table ici autant sur le play-back et la multiplication des versions que sur le jeu en direct pour dénoncer la machine hollywoodienne.Pendant ce temps, au petit studio du Monument-National, à 21h, Julie-Andrée T.donnera la dernière de sa performance Not Waterproof, un spectacle hybride qui joue sur les codes de la représentation.Mais ce n’est pas tout puisque, à 20h à l’Usine C, Benoît Lachambre et Su-Feh Lee mettent en œuvre ce qu’ils appellent «l’intelligence corporelle» dans Body-Scan.Un peu plus au nord, du côté du centre-ville, en pleine rue Éme-ry pour être plus précis, Sylvain Emard convie tout le monde et une soixantaine de danseurs professionnels et amateurs à un exercice de danse en ligne revisitée dans Le Grand Continental, le deuxième spectacle gratuit grand public du festival; c’est à 21hl5.On aura tout le loisir de récupérer un peu dimanche, alors que seront présentées les dernières de L’Opéra paysan, à 16h, et du Grand Continental, à 18h.Fortes attentes En début de semaine, lundi et mardi, ce sera la première de deux des spectacles les plus attendus du FTA.Lundi d’abord, Douleur exquise d’après Sophie Galle, le dernier opus de Brigitte Haentjens qui, décidément, n’arrête pas beaucoup puisqu’on vient à peine de la rencontrer pour son Woyzeck.La chose met en scène Anne-Marie Cadieux dans un presque solo; rejointe au téléphone, la comédienne en parle comme d’un fascinant «objet phobique sur la souffrance».En passant par les «étapes de l’enfermement» puis par «une lente remontée», le spectacle illustre que l'Art peut parfois permettre de transmuter ses obsessions; beau programme.Ceux qui ne pourront voir le spectacle (il est présenté cinq fois au Conservatoire, jusqu'à vendredi) pourront toujours essayer de trouver des billets au festival Carrefour International, à Québec, ou encore patienter jusqu’à ce £ ^ i & j Les comédiens de la production chilienne NEVA que la production revienne au Quat’Sous la saison prochaine.Mardi, première très attendue A’Eonnagata de et avec Sylvie Guillem, Robert Lepage et Russell Maliphant, au Théâtre Maisonneuve de la PdA.On a déjà beaucoup écrit sur cette rencontre entre trois créateurs en constante recherche et sur l’œuvre «impure et puissante» qu’ils nous proposent en explorant les «mystères et les enchantements de nos âmes duelles», dit encore le programme.Frottez-vous-y donc! Le lendemain, arrivée, à la fois, de la compagnie chilienne Teatro en el blanco avec le premier de ses deux spectacles (Neva, au Prospero) et de la plus récente création du Théâtre de la Pire Espèce (Gestes impies, à l’Espace Libre) qu'on est vraiment très curieux de voir puisque Francis Monty nous a parlé d’un «spectacle-charnière».Pendant ce temps, le percutant mélange danse/musique de Dance/Songs installe son «métissage disciplinaire» au Théâtre La Chapelle.«Portrait irrésistible d’une femme d’exception.(.) un cérémonial d’une grande beauté, dense et abouti qu’elle [Marie Tifo) nous offre.» -Le soleil, jean st-Hikire Une performance d’actrice qui force le respect et la découverte d’une grande écrivaine.» - Le Progrès (Lyon), Antonio Mafra «(.) un moment de grâce fabuleux (.)» -Rc.r^ivuinradio.GeorgesNichoto « Il sera désormais difficile de se représenter Marie de l’Incarnation Le Devoir.Martine Côté « il sera désormais dimcile de se représenter Marie de l’Ii autrement qu’avec la voix et les yeux brillants de Marie Tifo.» l-u .«r.tlfH+k TEXTE ÉTABLI PAR JEAN-DANIEL LAFOND % t 4 Ri fcN COLLABORATION AVEC MISE EN SCÈNE LORRAINE PINTAL Théâtre du Nouveau Monde âffiC MARIE TIFO UNE COPRODUCTION DU THÉÂTRE DU TRIDENT ET DU THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE EN COLLABORATION AVEC LA SOCIÉTÉ DU 400' ANNIVERSAIRE DE QUÉBEC ET LE GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC ASSISLANCEA LA VISE EN SCÈNE CLAUDE LEMELIN RÉGIE HÉLÈNE RHEAULT CONCEPTEURS MICHEL GAUTHIER, CATHERINE HIGGINS, DENIS GUÉRETTE, YVES DUBOIS, JOCELYNE MONTPETIT, JACQUES-LEE PELLETIER 10 REPRÉSENTATIONS SEULEMENT! [DU 2 AU 13 JUIN] TNIVI.QC.CA //514.fififi.BfiFi8 hud Plus loin en semaine, les Chiliens présentent leur deuxième spectacle (Diciembre, au Prospero, à compter de vendredi) et surtout le très attendu et très volatile Pippo Delbo-no s’amène à l’Usine C avec Questo buio feroce, une comme-dia della morte.Le metteur en scène italien nous expliquera ses façons de faire en entrevue dans le courant de la semaine prochaine.Pour en savoir plus, il suffit SIMON PAIS de mettre la main sur le programme du festival offert partout gratuitement ou encore de consulter le site Internet www.fta.qc.ca Le Devoir 19* édition PRESENCE AUTOCHTONE du 11 au 21 juin à Montréal zuuy des Premières Nations Œuvres inédites de 14 artistes et de 8 poètes inspirées des qrands mythes de la création du monde.Du 9 juin au 15 novembre | à la Grande Bibliothèque 475, boul.De Maisonneuve Est Section Arts et littérature, niveau I - Vitrines niveaux 1 i 4 www.banq.qc.ca - Entrée libre Une réalisation de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Terres en vues.Gravures et sculptures Cinq graveurs de Kanesatake et sculpteur de Kuujjuaraapik se font les cartographes de leur univers.Du 5 au 27 juin Guilde canadienne des métiers d’art 1460, rue Sherbrooke Ouest, suite B www.qulldecanadiennedesmetiersdart.com WM Du 11 au 29 juin Centre Culturel Slmôn Bolfvar 394, boul.De Maisonneuve Ouest métro Place-des-Arts nativelynx.qc.ca Canada Québec SS EXXIUj Télé-Québec mite ««üiL W Montréal© Aboriginal Peoples 88.5 csctelcvision «ptn Television Network etc- redlo \ L.OTO CJUÊUELC LE DEVOIR 1 K !> !' V (t I li .LES S \ M E I) I :i I) E T I) I M A N < H E :î I M A I 2 It II il DISQUE Grand rêveur, grand faiseur PHILIPPE PAPINEAU Deux ans après avoir quitté le confortable paquebot des Cowboys Fringants, le batteur Domlebo jette sa propre barque à l’eau et lance un album totalement solo, fait main, intitulé Grand naïf.Sans étiquette de disque et sans équipe de gérance, l’hétéroclite personnage rassemble sur ce premier disque une quinzaine de chansons à l’esprit rock, très loin des titres de son ancien groupe.Domlebo — Dominique Le-beau pour sa mère — s’était fait relativement discret depuis sa rupture avec les Cowboys Fringants, montant sur scène ici et là, avec Les Petits coucous ou St-Si-poplette, deux de ses projets au ton comique.Rien à voir avec ce Grand naïf, recueil plus personnel et travaillé de chanson à la Daniel Boucher mélangé à un vieux fond de punk des années 90.Ce n’est d’ailleurs pas tout à tait le même Domlebo qu’on a croisé récemment En tout cas, pas celui qui portait de vieillottes casquettes du Club optimiste avec des chemises à carreaux et qui a composé Léopold et Québécois de souche.Polo bleu, lunettes à monture noire, Lebeau tait moins ado, même si son cerveau est toujours en ébullition.«Je ne voulais pas avoir l’air d’un clown sur ce disque-là», laisse-t-il tomber en entrevue.Si le projet solo de Domlebo a concrètement pris son envol après son départ des Cowboys Fringants, le batteur traînait depuis longtemps des chansops dans sa besace.«Je jouais déjà A’a boutique, Trop jeune pour ça et Pas tu seul en 2002.Ya des tomes qui sont influencées par ce que j’écoutais à ce moment-là, et d’autres par ce que je suis aujourd’hui, avec un autre entourage, avec d’autres expériences.» Tension, attention Pourtant, s’il compte ses imperfections — souvent compensées par une authenticité débordante —, Grand naif est loin d’être disparate.La clé réside peut-être dans rinstrumentation, essentiellement composée d’une guitare, d’une basse et d’une batterie, toutes enregistrées par Domlebo, chez lui.«Etre entré en studio avec un réalisateur, il m’aurait amené des cordes, un piano à queue, il aurait fallu des arrangements, parce que les étiquettes de disque, elles veulent des arrange- MATHIEU LAVERDIÈRE Si le projet solo de Domlebo a concrètement pris son envol après son départ des Cowboys Fringants, le batteur traînait depuis longtemps des chansons dans sa besace.ments.Je l’ai entendu souvent celle-là.Comme si la structure, les punchs, la ligne mélodique, ce n’étaient pas des arrangements.C’est juste crémé moins épais.» Pour le musicien et papa de deux jeunes fdles, Grand naif est «global».Les paroles et les musiques ont été travaillées en plan, sur la table de cuisine pleine de feuilles et de notes, qu’on peut voir dans le livret.Le Ûvret contient d’ailleurs un long texte expliquant sa démarche — à la manière du dernier Jean Leloup.«Je voulais faire un disque qui s’écoute comme un disque, d’un bout à l’autre, les tonalités des pièces ont été choisies pour qu’elles s'enchaînent.» Autre preuve de la volonté de cohérence de Lebeau, ce disque se feuillette — littéralement — comme un livre, la «reliure» du boîtier étant son côté le plus long.«J’aime ça, l’idée d’album, de ramasser des textes ensemble, c’est une collection.Je voulais qu’on s’assoie avec, qu’on le tienne dans nos mains, c’est comme m cahier Canada!» Faire paraître un album solo après avoir fait partie d’un des groupes les plus connus du Québec n’est pas sans amener son lot de pression.Très honnête, Domlebo avoue qu’il n’est pas insensible aux attentes.«Je pense que j’ai écrit des chansons qui n’appelaient pas la comparaison.Par exemple, il n’y a pas de batterie en 2/4», éclaire-t-il, jouant à voix haute le rythme très carré qui aurait pu rappeler la moitié de son ancien répertoire.«Cela dit, j’ai peut-être mis une musique de côté parce qu’elle était un peu country», ajoute-t-il, une pointe de malice dans la voix.C’est du côté des paroles que Domlebo avait le plus de craintes.«Je me suis vraiment poussé dans le cul pour les textes, pour que la qualité soit là, explique le multi-instrumentiste.Il ne fallait pas non plus que j’essaie d’écrire comme Jean-François (Pauzé)./e me suis mis de la pression, je me suis dit que le public allait au moins reconnaître ça.» Souvent autobiographique, Lebeau écrit avec les mots d’ici, s’amusant avec ceux-ci.Le grand naïf s’«emberlificote», se «béquille», s’ «hyperconfortabilise».Il sait se faire tendre quand il parle de sa famille (Sexy), il se fâche parfois (On choke), même qu’il se fait aussi sombre (La Grosse boule jaune, Le Vide).Orchestre Métropolitain du Grand Montréal Yannick Nézet-Séguin Bruckner 8 : Le cycle se poursuit Yannick Nézet-Séguin / chef Anton Bruckner / Symphonie n° 8 y-, » ;-5 , : # -A" t# \ Crédit : Plane Dury Lundi 15 juin 2009,19 h 30 Salle Wilfrid-Pelletier Conférence préconcert gratuite à 18 h 30 L’OM remercie pour leur appui V«B?C.mnd» Council Contai) dei Art» CONSEIL l'f S ARTS forth* Arts du Canada MMOKTBtAl ” u_ _ -//jd 1^1 PoMmoIr» Canadian Quebec (III list canadien Horltogo Imprimeur officiel & Hôtel officiel Paragraph S O F I TEL Li: dkvoir 514.598.0870 orchestremetropolitain.com ©laplacedesarts.com 514 842 2112 / 1 066 842 2112 Domlebo rame donc sans autre capitaine que lui-même dans cette aventure.Ce n’est pas qu’il ne voulait pas de label, mais une incompréhension avec les plus gros et un manque de timing avec les plus petits le laissent maintenant seul maître à bord.Avec 35 boîtes de disques dans son sous-sol.Et ses cahiers Hilroy jaune et rose pour gérer les spectacles, les entrevues et tout le bataclan.N’est-ce pas davantage du courage que de la naïveté?«J’aurais pu être autant courageux, mais me dire: “wooo, pensons logiquement, peut-être que j’ai besoin d’une étiquette, peut-être que j’ai besoin d’un arrangeur, pas pour faire plaisir à une major, mais pour me donner plus de chance de vendre".Là où c’est naïf c’est de mettre beaucoup de sous là-dedans et de faire quelque chose qui risque pas de se vendre tant que ça, mettons.Ça, c’est m peu fou, c’est un peu rêveur!» Le Devoir ¦ Ce soir à Rouyn-Noranda, au Cabaret de la dernière chance ¦ Le 3 juin à Montréal, au Divan orange ¦ Le 4 juin à Saint-Hyacinthe, au Zaricot ¦ Le 5 juin à Alma, au Café du clocher ¦ Le 6 à Chicoutimi, au Café Cambio FESTIVAL TRANSAMÉRIQUES Benoît Lachambre : sacrifier le sacrifice CATHERINE LALONDE Alors que son duo Is You Me avec Louise Lecava-lier continue de tourner en Europe, Benoît Lachambre présente au Festival Trans-Amériques sa nouvelle pièce, co-chorégraphiée avec Su-Feh Lee: Body-Scan, ou le laboratoire physique de l’énergie et de l’énergétique.«On a l’habitude de mettre le corps en sacrifice sur scène, explique Benoît Lachambre en entrevue.Nous, on a décidé de sacrifier le sacrifice, de ne pas mettre du tout le corps en sacrifice.Ça veut dire qu’il n’y a pas d’inconforts imposés dans le travail.On veut que la pièce soit un processus de guérison et de bien-être.Tsé, quand on dit que le produit créé la demande?Si tu crées toujours des produits d’inconfort, tu en deviens dépendant, tu en as besoin pour être satisfait, pour avoir l’impression d’avoir un bon show.Tant pour le public que pour les interprètes.Des fois, je pense que c’est bien de mettre ça de côté, de dire non.» Lachambre travaille depuis des années sur l’énergie, l’énergétique, la respiration.Comme un moine contemporain, dans un travail assidu d’écoute, de recherche physique, d’observation et d’improvisation.La rencontre avec Su-Feh Lee, d’origine malai-sienne et désormais Vancouvé-roise, rodée tant à la danse qu’au Qi Gong et aux arts martiaux, lui a offert de nouvelles ouvertures.«On s’adresse dans le travail aux mêmes éléments, mais de différents points de vue.Le Qi Gong de Su-Feh est un exercice plus formel, une autre approche de la structure du corps, qui propose une nouvelle façon de dessiner le corps de l’intérieur, très agréable.» Le duo a décidé d’offrir au public des clés au début du spectacle, en expliquant carrément ce que les six danseurs cherchent.«On a travaillé différentes notions de toucher, avec le matériel, à travers l’espace, le non-toucher aussi.On cherche à être en confort, énormément en confiance, en écoute et en situation de bien-être.La question s’est posée durant le processus: si on cherche juste à être bien, est-ce que c’est une pièce qu’on peut performer?Doucement, cette question s’est dissoute pour laisser place à une affirmation.» L’artiste visuel Robert Flynt vient ajouter une touche, cumulant les photos à exposition lente et les flashs de lumière pour construire sur les danseurs des images, fantômes de leur propre corps.Pour Lachambre, Body-Scan est une suite de sa pièce précédente, mais une suite moins ludique, sans le sens de l’humour de Lugares comunes.De son côté, le directeur général de sa compagnie, André Malacket, précise que Body-Scan est une des pièces laboratoires de Lachambre.«Ça ne ressemble pas du tout à ce qu’il a fait avec Le-cavalier dans Is You Me.C’est ce qu ïl y a de génial à travailler pour Benoît: c’est un chorégraphe qui a plusieurs tonalités et plusieurs textures.» Et un interprète d’une rare intensité.Body-Scan est présenté à l’Usine C du 30 mai au F juin.Collaboratrice du Devoir w: Body-Scan est une chorégraphie de Benoît Lachambre.ALAIN MONOT GE VENDREDI! fVtoijve! album Welcome fo Mali (Nouveau spectacle ! En magasin maintenant ! * BILLETS 514 908-9090 ijl MUNinLAij ticketnro ra UÜIMUllil I P ca Qçll HUIDEB pj VENDREDI 5 JUIN *20 H MÉTROPOLIS C DX C C «CI .c «SC C.MBMËM X 614 446553 I E I) K V OIK.LES S A M K I) I :1 (( E T I) I M V \ ( Il E :i I M A I i 31 mai et 1er juin à 20h I Usine C En totale symbiose, six danseurs s’aventurent dans les zones les plus secrètes du corps humain.Une ode à l'éveil des sens pour passer de l'autre côté du réel.« Une exploration explosive de l’anatomie humaine.» Les tnrockuptibles, France Québec o h QUESTO BUIO FEROCE Pippo Delbono ERT - Compagnie Pippo Delbono (Italie) 4>5>6juinà20h I Usine C Entre sarabande funèbre et carnaval baroque, cette œuvre bouleversante évoque la mort, non plus considérée comme une perte, une douleur, mais comme une conscience lucide, profonde de la vie.« Un acte théâtral d’une force incomparable (.) des images qui saisissent, stupéfient ou émeuvent » La Croix, France SPECTACLE EXTÉRIEUR GRATUIT / -i'l L Û/' { Ce soir à 21615 Dimanche a i»n LE GRAND CONTINENTAL Sylvain Émard Danse (Montréal) Rue Émery - Quartier latin La danse en ligne ouvre un nouveau chapitre de son histoire avec cette folle entreprise qui prend le pari de mixer l'écriture chorégraphique contemporaine à la danse populaire qui passionne des milliers de québécois ! DERNIERE REPRESENTATION AUJOURD’HUI POUR a V' / f.ri \ • f 1 \ * LE SHOW POCHE STUDIES IN MOTION Catherine Tardif I Et Marianne et Simon Kevin Kerr I Klm Collier I Crystal Plte (Montréal) Electric Company Theatre (Vancouver) 17h I Agora de la danse 14h et 19h I D.B.Clarke - Concordia En anglais Et beaucoup plus ! FTA.qc.ca Billetterie Centre Pierre-Péladeau 300, boul.de Maisonneuve Est S/4-844-3822 l-8U-m-3822 c c c a I.K I) K V OIK.L E S S A M E l> I :i (I E T l> I M A N ( Il E A 1 M A I 2 O (I !t CULTURE MUSIQUE CLASSIQUE Sale temps pour les orchestres CHRISTOPHE H US S Il était évident qu’un jour ou l’autre la crise financière aurait des répercussions sur le monde des arts et, plus particulièrement, sur le quotidien des orchestres.Ce jour est arrivé: chutes des commandites, fonds de dotation grugés.les temps sont durs en Amérique du Nord.Les nouvelles se succèdent, allant d’une cure de modestie budgétaire à la disparition pure et simple de certaines institutions.La crise financière a des implications sur l’existence même des orchestres symphoniques et des opéras, mais aussi sur leur offre artistique.Lors de la saison 2009-10, le Metropolitan avait prévu de mettre à l’affiche la reprise des Fantômes de Versailles de John Corigliano et de nouvelles productions de La Femme sans ombre de Strauss et de Benvenuto Cellini de Berlioz.Tous ces projets ont été sacrifiés sur l’autel des économies nécessaires, comme l’ont été Elektra de Strauss, que Charles Dutoit désirait diriger à Philadelphie, et la Passion selon saint Marc de Goli-jov à Chicago.On ne saura pas quels projets, à Montréal, ont fait les hais des coupes.Mais Madeleine Careau, directrice de l’orchestre, nous confie en entretien que la saison 2009-10 a été programmée avec un budget inférieur de 25 % à la précédente.L’enseignement reste cependant mineur, car l’information qui s’y ajoute — «on revient sur les bases de 2007-08» — nous indique principalement, par recoupements, que les grosses folies du 75l anniversaire (la 8' de Mahler et le Saint François d'Assise de Messiaen la même saison) ont dû coûter probablement autour de 500 000 dollars.Prudence à Montréal Avoir la liste des organismes durement touchés aux Etats-Unis, on peut comprendre assez facilement, à écouter Madeleine Careau, que l’OSM n’est pas dans de si mauvais draps.D’abord parce que la campagne de levée de fonds, menée sous la houlette d’Hélène Desmarais, a donné des résultats spectaculaires: selon les chiffres annoncés le 2 avril dernier, 39 millions de dollars pourront être capitalisés dans le fonds de dotation.Dans tous les orchestres d’Amérique du Nord, c’est par l’écroulement des rendements des fonds de dotation, voire par un rétrécissement significatif du fonds lui-même, que les organismes ont été touchés.Ici aussi.«Tous nos objectifs de revenus de billetterie et de commandites ont été atteints pour la saison 2008-09, la campagne de collecte de fonds a très bien marché, mais c’est au niveau du rendement du fonds de dotation que les revenus escomptés ne sont pas rentrés», résume Madeleine Careau.La saison 2009-10 a été programmée avec un «budget réaliste», mais il y a aussi en dernier ressorfi déjà ficelé, un «budget récession», au cas où la situation viendrait à empirer.Le poste majeur des dépenses, les musiciens — environ 45 % du budget total, contre un peu moins de 40 % en moyenne en Amérique du Nord — n’est pas et ne sera pas touché, contrairement à ce qui se passe plus au sud (voir ci-dessus).«Les musiciens sont à la base de ce que nous faisons.Il n’y a aucune volonté de renégocier la convention collective», affirme la directrice de l’OSM.Si le «budget récession» entrait en vigueur, il comporterait des provisions et des économies sur «tout ce qui n'affecte pas le contenu des concerts; on tentera de réaliser nos projets, mais de manière différente», dit Madeleine Careau, qui rappelle une règle intangible: «tous nos projets hors Montréal — c’est-à-dire les tournées et les enregistrements — doivent s’autofinancer».Quant aux perspectives pour 2009-10, la directrice de l’orchestre souligne que «90 % des commandites sont signées et les abonnements se vendent mieux que pour les deux saisons qui viennent de s’écouler».Les abonnements représentent 50 % de la fréquentation.«Il faudra voir si les autres 50 % viendront.» C’est l’enjeu.Et il porte sur 25 % des revenus Avis de tempête Aux États-Unis, si la crise frappe plus fort, c’est aussi et surtout parce que les fonds de dotation, constitués de plus longue date, sont gigantesques et sont la source majeure des revenus des institutions.Il y a quelques années, les revenus du fonds de dotation de l’Orchestre symphonique de Boston excédaient le budget total de l’OSM! Non seulement les revenus ne sont pas là, mais les fonds fondent comme neige au soleil.Celui du Metropolitan est passé de 300 à 200 millions de dollars en un an! Ce chiffre permet de comprendre que les effets de la crise ne sont pas uniquement ponctuels, mais agiront aussi comme une lame de fond à moyen terme.La liste des avis de tempête sur les institutions étasuniennes s’allonge de semaine en semai- Eric Whitacre Arvo Piirt Morten Lauridsen ** -, Samedi 6 juin 2009 à 20H Dimanche 7 juin 2009 à 14h église Saint-Pierre-Apôtre de Montréal 1201, nie île Ix Visitation métro Bemidi v pour toute info: 514 525*41 11 www.artneuf.com JACQUES GRENIER LE DEVOIR Madeleine Careau, directrice de l’Orchestre symphonique de Montréal, confirme que la saison 2009-10 a été programmée avec un budget inférieur de 25 % à la précédente.M-»* r ' ne.Licenciements de personnel administratif et (ou) renégociations salariales sont devenus monnaie courante.L’Orchestre de Philadelphie, l’un des «Top 5» du pays, a licencié douze employés et ne comblera pas six postes vacants.Les salariés gagnant plus de 50 000 dollars verront la part excédant ce montant amputée de 10 %.L’objectif est une économie de 900 000 dollars.En avril, un mois après ces mesures, l’Orchestre de Philadelphie annonçait également la suppression de certains concerts de sa saison d’été.Même le plus riche des orchestres, le Boston Symphony vient de décider d’annuler sa tournée européenne prévue en février 2010.Déjà majeures dans les grands orchestres, les coupes sont encore plus sombres dans les organismes de moindre réputation: 9 % de coupes salariales pour les musiciens à Milwaukee, 11 % à Charleston, 12 % à Saint-Paul.Les chefs aussi À l’Orchestre symphonique de Pittsburgh, où le fonds de dotation a fondu d’un tiers, neuf personnes ont été licenciées; à Atlanta, où le fonds de dotation a fondu de 25 % et où le déficit atteint 3 millions de dollars, les salaires ont été diminués à deux reprises.Lors du «deuxième tour», en avril, les musiciens ont vu que leur salaire serait amputé de 5 % en 2010.Le salaire du chef d’orchestre Robert Spano sera réduit de 7 % en 2009 et de 14 % en 2010; le directeur général, lui, verra sa fiche de paie réduite de 10 %.La baisse de salaire la plus spectaculaire acceptée par un chef, ce sont les 20 % de réduction de Franz Welser-Môst à Cleveland.Le plan d’économie à Cleveland a été rendu public à la fin avril.Comme le directeur général a lui aussi accepté une perte de salaire de 15 %, l’orchestre économisera 300 000 dollars.Avec un fonds qui a perdu 26 % (34 millions de dollars), la direction anticipe tout de même un déficit de 4,5 millions cette année, un trou pouvant aller jusqu’à 7,5 millions la saison prochaine.Au Minnesota Orchestra, c’est le chef, Osmo Vànska, qui accepte de faire les frais de la situation économique, avec un cachet réduit de 10 %.L’administration, aussi, y met du sien pour sauver — pour l’instant — le salaire des musiciens.La saison estivale a été amputée d’une semaine et la rénovation de la salle (90 millions, «seulement»!) risque d’être remise à plus tard.Sans doute la crise aura-t-elle aussi raison d’un modèle d’affaires assez étrange en matière de cachets et de salaires des solistes et chefs, qui sont payés comme des nababs, sans aucune commune mesure avec la réalité économique.Le journaliste du Chicago Tribune, John von Rhein, établissait récemment un palmarès des chefs les mieux rémunérés: Lorin Maazel (2,2 millions de dollars à New York), James Levine (1,5 million à Boston) et Michael Tilson Thomas (1,5 million à San Francisco).Idem pour des solistes-vedettes, payés «entre 30 000 et 70 OOO dollars par concert».Combien de temps ces montants stratosphériques seront-ils tenables pour des institutions exsangues?Le Devoir Jazzi# de Montréal WWF «,OREAL£ DU 18 AU 27 JUIN www.lofffestivaldejazz.com TREMBLEMENT DE FER DE PIERRE LABBÉ 18 juin 20h30 au Hangar 16 des Quais du Vieux Port de Montréal ¦ WEBE3 + Byproduct 19 juin 20h au Lion d'Or ¦ LES TOURNEURS 20 juin 20h à la Chapelle historique du Bon-Pasteur ¦ STEPPE 20 juin 21h30 à la Chapelle historique du Bon-Pasteur ¦ SAMUEL BLAIS 21 juin 20h au Lion d'Or ¦ FRANK LOZANO Mtl4 21 juin 21h30 au Lion d'Or • CÔTÉ GROGG, CÔTÉ TANGUAY 22 juin 20h au Lion d'Or ¦ SATORI À MONTRÉAL 22 juin 21h30 au Lion d'Or ¦ DUO TRUDEL BOURBONNAIS 23 juin 20h au Lion d'Or • DUO COURTOIS ADDED 23 juin 21h30 au Lion d'Or ¦ JAZZ ET POÉSIE 20h au Lion d'Or ¦ BATHYSCAPHE 25 juin 20h au Lion d'Or • VANASSESEXTET 25 juin 21h30 au Lion d'Or ¦ UGLY BEAUTIES 26 juin 20h au Lion d'Or ¦ DREAM ALGEBRA 26 juin 21h30 au Lion d'Or ¦ NORMAND GUILBEAULT ENSEMBLE "Hommage à Mingus" 27 juin 20h au Lion d'Or / Billetteries : L'ARTICULÉE, 1182 boulevard St-Laurent / L'OBLIQUE, 4333 rue Rivard / www.admission.com Canada Québec nîî Montréal® CONSEII 0ES ARTS il! MONTfif Al 'lié $SS22Etlf TMtOuÉbK il.ESPACE ¦V MUSIQUE 100.7“ jjbi radio^- T 93.51 lk Devoir '44?Montreal /uoni p*r » popolo rtSTIMlItfe M BCQimtS casa del popolo SUONIkt«POPOLO NIONIREAL'JUNE3-30 « 2009 FESTIML la sala rossa TV ON THE RADIO-ELAINE EVANS-ELECTRIC KESDJAN ENSEMBLE-PAS CHIC CHIC NOMEANSNO-SICK LIAMA-SKIPJENSENESMERINE-IGNATZ-HARRIS NEWMAN DEAD SCIENCE-MENACE RUINE-HYENA HIVE-ERIC CHENAUX-SIR RICHARD BISHOP MONK'S CASINO avec SCHLIPPENBACH/DORNER/MAHALL/RODER/FENNESSEN JAMES BLACKSHAW-TIM HECKER-CLIIVIAX GOLDEN TWINS-TOM CARTER-STEVE GUNN STARS LIKE FLEAS-GERARO VAN HERK-BLOODSHOT BILL-PAUL METZGER CHRISTOF MIGONE-MAGIK MARKERS-ECHOES STILL SINGING LIMBS-MIKA MIKO COLIN STETSON-JEAN THE HATCHET-ENSEMBLE SUPERMUSIQUE.,ET PLUS.& MORE.,.Montréal î Québec r w w W'suoniperilpopolo’org ¦ * ¦ Patrimoine Canadian 1w ¦ Canadian Marïtagn Québec « I E l> E V 0 I H .LES S A M E I) I S (I E T l> I M A N C II K 15 I M A I > (I 0 II DE VLSI ! Déhanchements au musée L’installation vidéo de Kent Monkman sème l’émoi dans les sous-sols du MBAM DANSE AU BERDACHE Musée des beaux-arts de Montréal, 1380, rue Sherbrooke Ouest, jusqu’au 4 octobre.JÉRÔME DELGADO Entraînante, dansante même.Envoûtante, ensorcelante.Et intrigante, forte d’une dose mélangeant les sources et les références, les époques et les styles.Avec ses cinq écrans et ses rythmes endiablés, l’installation vidéo Danse au Berdache de Kent Monkman a de quoi semer l’émoi.Du pow-wow dans l’air C’est à un spectacle qu’on assiste, une chorégraphie, pour cinq danseurs, bien montée et fignolée par un fil musical, narratif, en crescendo.Ça commence avec le Sacre du printemps, de Stravinski, légèrement remixé et imprégné de chants et instruments amérindiens, ça se poursuit avec du techno et ça se termine avec la grandiloquence d’une musique très cinéma.L’œuvre qui prend racine au Musée des beaux-arts (MBA) pour les quatre prochains mois risque par contre de garder sa transe communicative bien secrète.Au sous-sol où elle se trouve, les visiteurs se font rares.Entre rite et expression artistique, entre tradition et spectacle, entre hommage et critique, l’œuvre met en scène le Berdache, un personnage ambivalent admiré chez les autochtones — un travesti, selon notre vocabulaire courant.La danse qui le célèbre s’est surtout répandue dans les nations Sauk et Fox.La mise en scène, et en espace, de Monkman respire la fête.Il y a du pow-wow dans l’air.Mais l’artiste natif de l’Ontario, lui-même d’origine crie, fait plus que rendre actuel et multimédia ce rituel ancestral.Il revisite le regard que les Blancs ont sur le Berdache et les cultures autochtones.Comme souvent chez lui, son commentaire repose sur ce que nous a légué un large pan de la peinture romantique en Amérique du Nord.Sa Danse au Berdache tire son origine d’une huile éponyme de George Catlin (1796-1872), conservée au Smithsonian de Washington.Le peintre avait certainement été happé par la scène, mais elle lui avait aussi inspiré cette note: «L’une des coutumes les plus dégoûtantes et les plus inexplicables qu’il m’ait été donné de voir au pays des Indiens.et où il serait souhaitable qu’elle s’éteigne avant même qu’on puisse en attester encore davantage.» On regrette seulement que le MBA n’ait pas emprunté le tableau.La confrontation Blancs-Indiens sur fond d’homophobie est au cœur de l’art critique et cynique de Kent Monkman.Un travail très éclaté (tableaux, films, performances.), basé sur l’histoire et faisant allusion à l’actualité, mais qui perd à l’occasion son tonus.Dans Salon Indien, une projection sur un dpi qui faisait partie de la Biennale de Montréal en 2007, l’homo-éroti-sation est trop appuyée.L’œuvre met en scène le Berdache, un personnage ambivalent admiré chez les autochtones — un travesti, selon notre vocabulaire i Sacrifice Danse au Berdache ne tombe pas dans ce piège.Même les écrans, en forme de peaux de buffle, sont subtils.Certes, le Berdache, qui se dandine sur l’écran du centre, est sexué, avec sa robe rouge transparente et ses talons hauts.Sauf qu’il se donne, et c’est très clair, en spectacle.Le mélange des genres, des références, a du sens, plus que jamais.Que le guerrier danse aujourd’hui avec un parapluie ou sur du Stravinski illustre sa réalité: il est à la fois respectueux de ses traditions et imbibé de la culture de l’autre.En donnant un nouveau contexte, très actuel dans sa facture art contemporain, au Berdache, Monkman insinue que les enjeux propres à l’époque de Catlin n’ont pas nécessairement été enterrés.Les rythmes et chorégraphies, le déhanchement du Berdache, le dispositif de l’ensemble des écrans et leur texture translucide, tout est fait pour nous entraîner dans la danse.On ne tapera peut-être pas du pied, il n’y aura pas d’excès, le musée imposant la retenue, mais quelque part, on est appelé à bouger.Or, on peut aussi rester impassible, spectateur passif dans le fond de la salle obscure.Et c’est là que réside, aussi simple soit-elle, la force de l’œuvre.Ou on passe pour ce George Catlin, témoin curieux et épris d’ethnologie, mais qui refuse de passer le cap de sa première interprétation, ou on célèbre le personnage central, presque plus spirituel que charnel.Les Sauk et Fox admiraient ce travesti parce que c’était un signe du respect de la figure féminine.L’abandon de la masculinité devenait pour ainsi dire un sacrifice des plus honorés.On a le choix: rester confiné à notre regard d’étranger ou se laisser séduire par la culture de l’Autre.Si les colonisés le font, pourquoi pas les colons?CHRISTOPHER CHAPMAN Danse au Berdache, installation vidéo, 2008.Avec l’autorisation de Bruce Bailey Fine Arts.La confrontation Blancs-Indiens sur fond d’homophobie est au cœur de l’art critique et cynique de Kent Monkman.Un travail très éclaté (tableaux, films, performances.), basé sur l’histoire et faisant allusion à l’actualité, Collaborateur du Devoir mais qui perd à l’occasion son tonus.CHRISTOPHER CHAPMAN Vue générale de l'installation au MBAM Beaux-arts des Amériques Barry Gealt Tableaux marins 3944, rue St-Denis, Montréal (Québec) www.beauxartsdesameriques.com Peinture au carré François-Marie Bertrand, Marcel Barbeau, Claude Chaussard, Eric Daudelin, Jean-Marie Delavalle, Charles Gagnon, François Jeune, Guido Molinari, Martin Müller-Reinhart, Aurelie Nemours, Milly Ristvedt Jusqu'au 14 juin Du jeudi au dimanche de 12h à 17h ga ericdevlin 3550, rue Saint-Jacques Ouest (coin Rose-de-Lima, deux rues à l'ouest d'Atwater) Métro Uonel-Groulx I 514 885-4238 LA RENCONTRE Exposition collective 20e anniversaire Dernière semaine GALERIE SIMON BLAI wvwv.galeriesimonblais.com 514 849-1165 La Revente A la recherche d’une opportunité de renouveler votre collection d’oeuvres d’art contemporain?La Revente est un événement bisannuel qui vous permet de vendre certaines œuvres de votre collection ou encore d’en acquérir de nouvelles.Faites-nous part de vos propositions avant le 15 juin 2009 Mûr Art Mûr | 5826 rue St-Hubert | Montréal,Québec, H2S 2L7 | tél (514) 933 0711 | http://www.artmur.com | adrnin@artmur.com jf- 13 juin : Trois-Rivières - complet Les, 11-12 juillet : L'Art en quatre temps /détOU rs - Musée de Plattsburgh - Musée de la danse à Saratoga circuits - Hyde Collection à Glens Falls CULTURELS _ j ^ Jg | JoniZCtti au Lake George Opera Festival Date limite de réservation : 5 juin Du 4 au 19 octobre - MILAN ET LA TOSCANE Quelques places seulement! www.lesbeauxdetours.com (514) 352-3621 En collaboration avec Club Voyages Rosemont m a Une nouvelle galerie d’art à Westmount Mario Merola, R.C.A., né à Montréal en 1931, artiste peintre, muraliste (plus de 100 murales réalisées) et sculpteur depuis plus de 50 ans VOUS INVITE À VENIR VOIR SES OEUVRES RÉCENTES JUSQU’AU 4 JUIN 2009 à la galerie V.Trimont.Monsieur Merola sera présent à la galerie chaque samedi et jeudi de midi à 14 heures.Une importante exposition des œuvres de Monsieur Merola aura lieu à l’automne 2009 au Musée des Beaux-Arts de Sherbrooke.Galerie V.Trimont 4259 Ste.Catherine O.(entre Greene et Clarke) Westmount 514 658-7214 I K l> K V 0 1 H , L E S S A M K I) I A 0 E T I) I M A X < H E 15 I MAI 2 0 0 !» E 8 ¦ CULTURE Cour aux miracles La fin du travail Le cinéaste Bent Hamer parle de La Nouvelle Vie de Monsieur Horten qui prend l’affiche la semaine prochaine CARCASSES Scénario et réalisation: Denis Côté.Avec Jean-Paul Colmor, Étienne Grutman, Célia Léveillé Marois, Charles-Élie Jacob, Mark Scanlon, Julie Rouvière, Anne Carrier.Photo: Djo Kotorencev.Montage: Maxime-Claude L'Écuyer.Son: Frédéric Cloutier.Québec, 2009,72 min.FRANÇOIS LÉVESQUE Tournevis à la main et marteau aux abois, un homme mûr s’affaire devant les vestiges d’une bagnole endommagée.Une succession d’images similaires révèle un cimetière de voitures ou, pour appeler les choses par leur nom, une «cour à scrap».Le protagoniste: Jean-Paul Colmor, ramas-seux de son état et passionné du cossin tous azimuts.Le lieu: Colmor pièces de voitures antiques, où se pointeront éventuellement clients et visiteurs impromptus.Bien reçu à Cannes, où il était présenté dans le cadre de la Quinzaine des réalisateurs, Carcasses, de Denis Côté, ennuiera ou envoûtera le public sans demi-teintes possibles.J’ai pour ma part été séduit par la proposition où flottent les influences conjuguées de Pierre Perrault et de Werner Herzog mais où, surtout, s’affirme la signature de Denis Côté, cinéaste doué et sans compromis.Pour ciné- philes exigeants et aventuriers du septième art.D’emblée, on croit avoir affaire à un documentaire classique s’attardant à un personnage coloré, rôle que remplit à merveille M.Colmor.C’est par le truchement de deux visites que se brouille le rapport au réel ou, plutôt, au factuel.Car Carcasses ne souscrit à aucun genre précis (c’est là une de ses vertus) et relève à égale mesure du documentaire et de la fiction, sans que le terme «docu-fiction» lui convienne pour autant.Un bel ovni, si vous voulez.La première partie s’attarde à documenter le quotidien du sujet.Par une série de plans fixes toujours très soignés (le film n’est composé que de cela), Denis Côté parvient à extraire la beauté qui sommeille dans la ferraille envahie par les herbes folles et le chiendent Certaines séquences, dont celle où s’élève puis se meut dans le vent la toile blanche d’un vulgaire abri «Tempo», libèrent une charge élégiaque inattendue, brève et prenante.En misant sur une approche contemplative aussi discrète qu’attentive, l’auteur arrive à transcender le banal puisqu’il se donne le temps d’y voir surgir le poétique, qu’il capte et rend sans autre artifice que la beauté du cadre.Je mentionnais plus tôt Perrault et Herzog, le premier, ce- lui de La Bête lumineuse, parce qu’il serait certainement tombé sous le charme de Jean-Paul Colmor, et, le second, pour le dernier volet du film, qui flirte avec l’onirisme par le truchement de quatre jeunes trisomiques errants qui viennent squatter la propriété du protagoniste.Peut-être ai-je la ciné-philie dérangée, mais je n’ai pu m’empêcher de voir planer le spectre de Even Dwarfs Started Small.Qu’il s’agisse d’un choix concerté ou d’une décision libre de tout bagage cinématographique, cette portion m'a particulièrement plu.Surtout qu’elle survient après ce qui constitue selon moi le seul point faible du film, soit le passage un rien plaqué où deux jeunes filles trop manifestement conscientes de la caméra adressent au maître de céans quelques questions manquant de naturel.Et si ces interrogations explicitées font probablement écho à celles d’une partie du public, leur énonciation confère à cette séquence une dimension didactique qui jure avec l’ensemble, plus volontiers impressionniste.Or c’est justement ce ton que retrouve Carcasses dans ses vingt dernières minutes, réservant du même coup certains de ses plus beaux moments pour la fin.Collaborateur du Devoir MARTIN BILODEAU Bent Hamer ressemble à ses films.La silhouette un peu fixe mais l’œil brillant, la parole mesurée et très précise.On reconnaît au premier regard, dans ce norvégien blond-viking, le créateur de Kitchen Stories, Factotum et maintenant La Nouvelle Vie de Monsieur Horten, une œuvre admirable sur la difficile transition vers la retraite d’un cheminot solitaire, à l’affiche la semaine prochaine.Dans la planète cinéma, on associe Bent Hamer à la petite famille des bizarroïdes Scandinaves dont Roy Anderson {Chansons du deuxième étage) et Aki Kaurismaki {L’Homme sans passé) sont les principaux chantres.«C’est très compréhensible que les gens fassent ces rapprochements entre nous», me confiait le cinéaste lors de notre entretien au Festival international du film de Toronto, où son film était projeté en première nord-américaine.«Ne serait-ce que par l’humour pince-sans-rire, et par ce qu un critique a qualifié de “mélancolie de la ceinture de la vodka”, lâche-t-il en m’épelant les mots pour que je comprenne.Sa- mmFm ^ » m *•> SOURCE MONGREL MEDIAS Le réalisateur Bent Hamer lors du tournage de La Nouvelle Vie de Monsieur Horton.viez-vous que vodka se pronon-' ce wodka en Scandinavie?Ajustez votre appareil.» Le désert, Tati et même Buster.PHOTO CHRISTIAN PERREAULT Jean-Paul Colmor, le protagoniste de Carcasses, ramasseux de son état et passionné du cossin tous azimuts.» i L'ENVOLÉ SYMPHONIQU de l’orchestre et des comédiens du CONSERVATOIRE de musique et d’art dramatique du Québec Québec 5 JUIN 20 h Église Saint-Roch billetech.com liiïllSIlSftîl Montréal 6 JUIN 2oh Salle Wiljrid-Pelletier ©laplacedesarts.com 514 842 211Î/1 066 B42 2112 Trois-Rivières 7 JUIN mm 20 h Kl tyftoii&THornpçofi sallethompson.com sous la direction de Rajfi Armenian Le Boléro de Maurice Ravel .et au milieu coule la rivière Œuvre originale de Gilles Bellemare écrite et mise en scène par Marie-Josée Bastien La Symphonie n° 7 d’Anton Bruckner 10* taxes et services en sus CONSERVATOIRE.GOUV.QC.CA Conservatoire de musique et d'art dramatique Québec m es ES ES La Nouvelle Vie de Monsieur Horten raconte le rite de passage d’un conducteur de trains sexagénaire.Depuis quarante ans, sa vie était organisée, réglée à la minute près.Puis vint la retraite, un immense désert pré-mortuaire pour cet homme laconique et sans repères, qui du coup bascule, sans boussole, dans un monde au décor familier, qui lui est totalement étranger, où il est appelé par le hasard et les dédales de son imagination qui renaît, à traverser une sorte de miroir d’Orphée.«D’un jour à l’autre, vous passez du groupe de la population active à celui des retraités.Qu’est-ce que ce groupe?Comment définit-il les individus qui y appartiennent?Le mot retraité ne veut rien dire.C’est un statut, pas une fonction.Mon personnage avait une vie très restreinte.Avec la retraite, il doit apprendre à faire des choix», explique Bent Hamer, qui signe ici une fantaisie placide, partie d’une réflexion large et improvisée qui s’est focalisée au fil de l’écriture.«Je ne savais pas où ce train me conduirait, reconnaît-il.Ce film est différent pour moi parce que j’ai abordé le sujet depuis l’extérieur^ en creusant vers l’intérieur.A l’inverse, Kitchen Stories partait d’un concept très précis, à partir duquel j’ai creusé pour trouver le chemin de la sortie», affirme celui qui se réclame davantage du monde de la littérature et des arts visuels que du cinéma.Ses images, il est vrai, sont des tableaux vivants, aux silence^ évocateurs sinon parlants.A cet égard et à tant d’autres, son film est un ovni à la Jacques Tati, un autre cinéaste hors du temps auquel la presse européenne se plaît à le comparer.«Je n’ai jamais cherché à imiter ou pasticher quelque réalisateur que ce soit, mais cette comparaison est très flatteuse.Je crois qu ’il y aune grande profondeur dans les personnages de Tati.A mes yeux, son art découle de celui de Buster Keaton.» Comme quoi le cinéma de • Bent Hamer rappelle l’époque où il était un art libre, en tous cas moins sévèrement régi qu’il ne l'est aujourd'hui par les lois du commerce et de la rentabilité.La Norvège, à l’entendre, serait à cet égard un Éden protégé: «Produire des films chez nous est un défi, en raison de la petitesse du pays et de sa démographie.Par conséquent, l’État nous soutient.En revanche, l’absence de barèmes économiques nous permet de faire des films qui, dans l’industrie privée, ne trouveraient pas de financement.Certes, l’Etat nous encourage à viser un auditoire le plus large possible, mais l’exigence de qualité domine.» Heureux homme, va.Heureux comme son Monsieur Horten, dont le train entre en gare vendredi prochain.En voiture! Collaborateur du Devoir mr I) E V 0 1 It S A M E I) I I) I M A N C II E CINEMA LUNDIS ETUDIANTS 3/1 sur présentation de la carte d'étudiant BOITE MOIRE ffiiriHHL'U,7:lilll.’M.'liI3 Dans la jungle d’une ville.TOKYO! Film à sketches réalisé par Michel Gondry, Leos Carax et Bong Joon-Ho.Avec Ayako Fujitani, Ryo Kase, Denis Lavant, Jean-François Balmer, Teruyuki Kagawa.Francejapon-Corée du Sud-Allemagne, 2008,107 min.Au Cinéma du Parc, présenté en alternance avec sous-titres français et anglais.ANDRÉ LAVOIE Montréal vu par.New York Stories, Paris, je t’aime, et bientôt New York, I Love You: le film à sketches consacré à une grande ville donne la parole aux cinéastes qui y vivent, tout en faisant appel à divers regards étrangers, affichant aussi quelques clichés touristiques pour appâter le voyageur cinéphile.Rien de tout cela dans Tokyo!, un triptyque sur la méga-pole japonaise où ne figure aucun cinéaste nippon et qui donne de la capitale une image fragmentaire et fantomatique, pour tout dire dénuée de charme et de personnalité.La carte postale, ce n’est pas ce qui intéresse les Français Michel Gondry (The Science of Sleep, Be Kind Rewind) et Leos Carax (Mauvais Sang, PolaX), ainsi que le Sud-Coréen Bong Joon-Ho (The Host).Pour tout dire, leur Tokyo se réduit le plus souvent à des ruelles anonymes ou des avenues de boutiques de luxe (dont Cha-' nel.), des égouts et des cellules de prison, et surtout une enfilade d’appartements aux dimensions microscopiques; pas de quoi exciter les touristes et faire rêver les ama- SOURCE HAUT ET COURT Dans le segment le plus étrange, le plus dégoûtant et le plus percutant de Tokyo!, intitulé Merde, Leos Carax rend hommage, à sa façon inimitable, aux «films de monstres» japonais des années 60 et 70.teurs de jardins zen.Cette triple promenade reflète surtout leur personnalité cinématographique; ce gigantesque tissu urbain est utilisé comme une toile où se déposent névroses, préjugés racistes, misanthropie et solitude.Grand amateur de petits effets spéciaux bricolés avec patience, Michel Gondry révèle le fossé qui sépare un jeune couple, Hiroko et Akira (Ayako Fujitani et Ryo Kase), dans Interior Design.Lorsque ces provinciaux débarquent dans le logement déjà minuscule de leur amie de la capitale, l’étroitesse des lieux révèle chez Hiroko la difficulté de se définir autrement que comme une compagne soutenant sans ré- serve son copain aux ambitions de cinéaste.Une étonnante transformation s’opère alors chez elle, qui lui permet de trouver sa véritable «vocation» et donne à Gondry l’occasion d’exercer ses talents à la Méfiés, sans grande flamboyance.et un soupçon de misogynie.Dans le segment le plus étrange, le plus dégoûtant et le plus percutant, intitulé — littéralement — Merde, Leos Carax rend hommage, à sa façon inimitable, aux «films de monstres» japonais des années 60 et 70 qui s’inspiraient des ravages du nucléaire.A ce jeu de l’horreur, Denis Lavant, l’acteur le plus atypique du cinéma français et alter ego de Carax, n’a aucun mal à sortir des égouts pour terrifier la population à coups de grenades.et de grognements, uniquement compréhensibles par un avocat français (Jean-François Balmer), dépéché d’urgence pour traduire les insanités (sur les Japonais.) de l’horrible créature.Le caractère provocant du personnage s’émousse parfois, tout comme la bizarrerie de ses monologues, mais le tout se décline dans une fureur et une insolence qui trompent l’attente avant le véritable retour de Leos Carax.Un «hikikimori» vit volontairement, et exclusivement, entre les quatre murs de son domicile.Dans Shaking Tokyo, Bong Joon-Ho dépeint l’existence de l’un d’entre eux (Teruyuki Kagawa), qui fait livrer ses repas à domicile et refuse de croiser le regard de ceux qui sonnent à sa porte.Une jeune livreuse et un tremblement de terre viendront à bout de sa réclusion, lui permettant de découvrir une ville qui lui ressemble plus qu’il ne l’imaginait.Encore là, Tokyo est assimilé à un repère de désaxés, le cinéaste décrivant le quotidien routinier de ce marginal qui ne détonne jamais dans cette ville aux allures de jungle inhospitalière.Les trois touristes réalisateurs nous ont prouvé ici qu’ils voulaient servir la cause du cinéma avant de faire la promotion d’une destination touristique.Sur cet aspect, le film est délicieusement raté.Collaborateur du Devoir Un beau fouillis THE BROTHERS BLOOM (v.F.; Les Frères Bloom) Réalisation et scénario: Rian Johnson.Avec Rachel Weisz, Adrien Brody, Mark Buffalo, Rinko Kikuchi, Robbie Coltrane.Image: Steve Yedlin.Montage: Gabriel Wrye.Musique: Nathan Johnson.États-Unis, 2008, 109 min.ANDRÉ LAVOIE C* est ce qu’on pourrait appeler un beau fouillis.Avec The Brothers Bloom, le cinéaste américain Rian Johnson tente d’entrer dans la ligue majeure après une franche accolade à Sundance pour son premier long métrage, Brick, une plongée dans «l’horreur» d’un high school.Il a sans tarder pris la poudre d’escampette, ratissant la moitié de la planète, ou plutôt ses personnages, du Monténégro au New Jersey en passant par les beautés de Prague, la décrépitude de la Russie et la belle indolence d’une plage du Mexique.Rian Johnson semble s’aven- turer sur le territoire de prédilection de David Mamet (House of Games, The Spanish Prisoner), champion des inttigues de cambrioleurs, dont l’intelligence frise souvent celle d’un prix Nobel.Il y a parfois de cette virtuosité dans The Brothers Bloom, tout comme cette élégance insouciante, et touristique, des meilleurs James Bond, ainsi que ce caractère parfois déjanté des machinations à la Jim Jarmusch, où les brigands savent se faire philosophes.Voilà un joli catalogue de références, et qui participe au fouillis, celui d’une intrigue dispersée, plus agitée que trépidante.L’existence de Stephen (Mark Ruffalo) et de son frère cadet Bloom (Adrien Brody) est depuis toujours sous le signe de la duperie.Pour survivre, ces deux escrocs abandonnés en bas âge ne cessent de reproduire leurs jeux d’autrefois, des magouilles toujours plus impressionnantes.Ils forment maintenant équipe avec Bang Bang (Rinko Kikuchi), une Mata-Hari silencieuse, mais Bloom commence à se lasser de ces arnaques.Stephen, le «cerveau» du trio, le supplie de tenter un dernier grand coup visant Pénélope (Rachel Weisz), une riche héritière du New Jersey qui, contre toute évidence, s’embarque avec eux pour un vol d’antiquités à Prague, histoire de tromper son ennui.Bloom tombera vite sous le charme de cette experte en prouesses inutiles (toutes exécutées dans une scène parmi les plus brillantes du film), une idylle que Stephen verra d’un mauvais œil, pour lui et pour la suite des opérations.Ce ne sont pas les pirouettes humoristiques qui manquent dans The Brothers Bloom, le récit de ces rois de l’escroquerie se déroulant comme une véritable course d’obstacles, les personnages virevoltant d’un pays à l’autre au rythme des plus grands jet-setters.Les incongruités abondent, qu’il s’agisse de planter un château digne de l’impératrice Sissi au New Jersey ou de pénétrer dans des musées comme si le coup était monté par un émule de Buster Keaton ou de Charlie Chaplin.Tous ces artifices s’alignent parfois comme autant de pétards mouillés, exécutés avec un sens certain du spectacle mais camouflant difficilement ce fameux fouillis narratif.Rian Johnson apporte un soin plus évident aux prouesses des acteurs, parmi lesquels brille Rachel Weisz, à la fois impertinente, rigolote et endiablée.Si on a beaucoup de mal à croire que Mark Ruffalo et Adrien Brody partagent le même bagage génétique, leur charme de gentlemen-cambrioleurs ne peut jamais être remis en cause.Il en va de même pour la perversité séduisante de ceux qui les entourent, dont celle du débonnaire acteur écossais Robbie Coltrane, (ci dans la peau d’un.Belge.A cela comme à tout le reste, on n’y croit guère, une attitude essentielle pour apprécier The Brothers Bloom.Collaborateur du Devoir ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦K Bibliothèque et Archives nationales du Québec vous Invite à assister à la conférence L’Institut canadien de Montréal : une histoire mouvementée prononcée par Michèle Lefebvre, spécialiste en histoire du livre et des bibliothèques à BAnQ et commissaire de l’exposition L’Institut canadien de Montréal : tolérance et liberté de penser, présentée à la Grande Bibliothèque jusqu’au 18 octobre j à l'Auditorium de la Grande Bibliothèque I le jeudi 4 juin de 12 h 30 à 14 h j 475, bout De Maisonneuve Est, Montréal &* O'RPRÈS LE ROMAN DE MAREUERITE DURAS i Editions gauimard ) métiupole mÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊUi V ¦K l«|| À L’AFFICHE ! rQUARTIERLATINl ARCHAMBAULT 3| Une compagnie de Quelsecor Media PALMARÈS DVD Résultats des ventes: du 19 au 25 mai 2009 24 Season?TRUE BLOOD Season 1 VALKYRIE VI MISS MARREE U Coffret 3 TERMINATOR 2 : JUDGMENT DAY î TWILIGHT LEONARD COHEN Live in London ERIC CLAPTON / STEVE WINWOOD Live from Madison Square Garden J X-MEH TRILOGY PACK MY BLOODT VALENTINE TAKEN UNDERWORLD: RISE OF THE LYCANS PLANÈTE TERRE : SÉRIE COMPLÈTE THE CURIOUS CASE OF BENJAMIN BUTTON THE DA VINCI CODE L'ACADÉMIE DU CHANT AVEC JOHANNE BL0UIN C'EST PAS MOI, JEU JURE! PAUL BLART: MALL COP VENTRE PLAT Karine Larose : 30 minutes par jour RAM DAM Saison 2 739409650^94645^ E 1 0 L K I) K V Oil!.I.K S S A M E I) I :$ (I E T I) I M A N (' H E IS I MAI 2 0 » !) CINEMA M'stM_____________________________________________________________ SOURCE ALLIANCE Millenium - Le Film restitue consciencieusement l’ouvrage original en faisant des sacrifices judicieux et en tirant le meilleur profit des contraintes de temps et d’espace.Comme une télésérie haut de gamme Léger comme l’hélium MILLENIUM - LE FILM De Niels Arden Oplev.Avec Michael Nyqvist, Noomi Rapace, Lena Endre, Sven-Bertil Taube, Peter Haber, Peter Andersson.Scénario: Nikolaj Arcel, Rasmus Heisterberger, d’après le roman Les Hommes qui n’aimaient pas les femmes, de Stieg Larsson.Photographie: Eric Kress.Suède, 2009, 140 minutes.MARTIN BILODEAU Si le sentiment de familiarité est celui que vous recherchez en allant «aux vues», Millenium - Le Film vous plaira, que vous ayez ou non lu le best-seller du défunt Stieg Larsson dont il est tiré.S’il est issu du pays de Bergman, ce premier volet d’une adaptation qui (comme le roman) en comptera trois, ne possède pas la stature d’une œuvre de cinéma originale et puissante, qui réduit en confettis la matière première, loin s’en faut.Le film de Niels Arden Oplev affiche plutôt les caractéristiques d’une télésérie haut de gamme, qui restitue consciencieusement l’ouvrage original en faisant des sacrifices judicieux et en tirant le meilleur profit des contraintes de temps et d’espace.Affront au cinéma?Seulement aux yeux de ceux qui s’en fichent complètement.Alors pourquoi chipoter?Avec un minimum d’abandon, les admirateurs de Michael Blomkvist, journaliste de gauche et bien né de Stockholm, et de Lisbeth Salander, hacker sur-douée placée depuis l’enfance sous tutelle de l’Etat, reconnaîtront leurs héros dans les excellents acteurs qui les incarnent, Michael Nyqvist et Noomi Rapace.Au-delà de la question de la ressemblance physique avec les héros du roman, inévitable sujet à débat, la chimie opère au-delà des espérances entre les deux acteurs.Ceux-ci campent deux outsiders aux antipodes, réunis par des circonstances étranges sur file de Hedestad, au nord de la Suède.Le premier, en disgrâce à la suite d’un procès pour diffamation perdu, y séjourne à l’invitation d’un vieil industriel qui lui a demandé d’enquêter sur la disparition de sa nièce survenue 40 ans plus tôt La seconde l’y retrouve, après avoir haché son ordinateur et mis K.-0.son vil tuteur, pour l’aider à résoudre l’énigme — impliquant meurtres rituels et fantôme du nazisme en Suède — qui chatouille en elle le souvenir d’un lourd passé.Le mystère de la disparition d’Harriet Vanger est dé-canté avec soin par un scénario bien tassé qui, malgré ses naïvetés et ses raccourcis (déjà présents dans le roman), tient en haleine comme autrefois celui entourant la mort de Laura Palmer dans Twin Peaks.La comparaison avec David Lynch s’arrête là, malheureusement, puisque la mise en scène du Danois Niels Arden Oplev se montre plutôt sage et impersonnelle, avec ses gros plans télégéniques et ses conversations en champs-contrechamps.De fait, le cinéaste donne ici l’impression d’effacer au fur et à mesure les marques de son travail, par crainte d’être de trop dans la rencontre entre le lecteur et le spectateur.Bien vu, mal vu?Le lecteur qui veut retrouver le roman en images y trouvera son compte, le spectateur qui n’a pas lu le roman voudra le lire et le cinéphile en mal d’une expérience esthétique stimulante regrettera qu’on n’ait pas confié l’affaire au Suédois Lucas Moodysson (Together, Lyla 4-Evef) ou encore au Norvégien Bent Hamer (Kitchen Stories, O’Horten).Chose certaine, ces cinéastes auraient rendu moins pertinente l’adaptation hollywoodienne qui, fatalement, surviendra dans les prochaines années.Collaborateur du Devoir UP Réalisation: Pete Docter et Bob Peterson.Scénario: Bob Peterson.Musique: Michael Giacchino.États-Unis, 2009,96 minutes.FRANÇOIS LÉVESQUE Bon an, mal an, les studios Pixar contraignent les critiques de ce monde à radoter de concert: animation de grande qualité, technique remarquable, détails ahurissants, etc.Vous le savez: vous nous lisez.D’un point de vue purement formel, plastique, ces productions-là ne déçoivent jamais.Côté scénario, chacun a son film préféré.L’an dernier, Wall-E a placé la barre très haut, quoique Finding Nemo demeure mon préféré du lot.Voyez comme tout cela est subjectif.Qu’en est-il de Up, dernière offrande de Pixar?Disons simplement qu’il s’agit d’une œuvre de bonne tenue, mais pas d’un coup de cœur.Le récit, sympathique mais beaucoup trop prévisible, démarre pourtant très bien.Un prologue absolument merveilleux nous présente le jeune Cari Fredricksen, gamin épris d’aventure et béat d’admiration devant l’explorateur Charles Muntz.Une passion que partage la jeune Ellie, que Cari épousera quelques années plus tard.Ensemble, le couple se promet mille et une aventures, des expéditions.Mais la vie a parfois des aléas qui nous obligent à revoir l’échelle de nos rêves.Apres le décès de sa douce moitié, Cari entreprend néanmoins de réaliser celui d’Ellie: déménager leur maison en Amérique du Sud.Rien que ça.Et avec l’aide d’un immense bouquet de bal- lons, par-dessus le marché.Sauf qu’un petit scout encombrant (et bavard) s’est invité pour le voyage, lequel prend une tournure inattendue une fois le duo mal assorti arrivé à destination.Car, là-bas, règne en maître un Muntz amer et dangereux, une sorte d’incarnation terrestre du capitaine Nemo, prêt à tout pour capturer un volatile élusif.qui s’est pris d’affection pour nos deux larrons.Ici, l’intrigue piétine quelque peu, il se dégage parfois une impression de remplissage des pérégrinations du vieil homme et de l’enfant.Cela dit, de bonnes trouvailles comiques viennent adoucir cet aspect.Surtout, les deux personnages principaux sont franchement attachants et judicieusement contrastés sur le plan visuel (une petite sphère et un gros cube).Rien de bien subtil ou de bien neuf, mais ça fonctionne.Au-delà du scénario — sans surprise mais traversé, je le répète, de bonnes lignes —, Up met en avant une technique toujours aussi au point qui, cette fois, joue la carte du 3D.Depuis Cannes, ma collègue Odile Tremblay remarquait que les animateurs ont fait un usage bien sage de ladite technologie.Je ne peux que me rallier à son avis tant l’apport est discret.A chaque plan de la chaumière de M.Fredricksen, je pensais à ces livres pour enfants qui déplient des images bidimensionnelles lorsqu’on en tourne les pages.Remarquez, c’est très joliment fait, pour peu que vos enfants ne s’attendent pas à voir des créatures et des objets animés surgir du cadre.Collaborateur du Devoir ¦mdmmg.'T « .« SOURCE BUENA VISTA Après le décès de sa femme, Cari entreprend de réaliser son rêve: déménager leur maison en Amérique du Sud — avec l’aide d’un immense bouquet de ballons, Sauf qu’un petit scout encombrant s’est invité pour le voyage.Avec un minimum d’abandon, les admirateurs de Michael Blomkvist et de Lisbeth Salander reconnaîtront leurs héros dans les excellents acteurs qui les incarnent « PRÉSENTEMENT À L’AFFICHE! CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS «Extrêmement sympathique!» La Presse Trot dussollier CRIMEjst notre AFFAIR www.lecrime.ca ?«UN ÉLECTROCHOC!» VOIR, ICI, GAZETTE LE DEVOIR «UNE OEUVRE FASCINANTE!» «FABULEUX!» RADIO-CANADA rerm-AUMt CANNE* l’KlX DU JURY i 16 nominations k David 01 Donatello m Awards nyiisnniH IIIUMII! IL FAUT PARFOIS FAIRE LE MAL POUR FAIRE LE BIEN, dieu le sait, et moi aussi.métropole HT PRÉSENTEMENT À L’AFFICHeT E— CINÉMAS AMC —“1 E FORUM 221 VERSION OniQINAI E ITALIENNE AVEC SOUS-TITRES FRANÇAIS [CINÉMA DU PARC] virsionomoNOLiitalunnc f | asra Du Pmt: I AVEC SOUS-TITRES ANGLAIS CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS p.| iSÉI — xCJn bel ovni, d'une langueur poétique.» Marc Cassivi, La Presse «Superbe.» , : laganilci, Les inrockuptiblcs 1/ "ij Serge Kaganslci Quinzaine des Réalisateurs DmictoSi* FOfcTNtGHT CARCASSES UNE PRÉSENTATION NIHUfTœUClK'NS AVEC JEAN PAUt COIMOR.ÉTIENNE GRUÏMAN C MARIE SÉUE JACOB, CÉUA lêVaitÉMAROIS.MART SCANLON.IMAGE IU ' KOTORENCEV SON FRÉirÊPIGCIOUTIER.MONTAGE MAXIME-CLAUDE VÉCÛTES.PüODUCIION SYLVAIN CORBEIL STÉPHANIE MOHSSETTE UN FILM ÉCRIT, PRODUIT ET RËAUSÉ PAR DENIS CÔTÉ UN FILM DE DENIS CÔTÉ PRESENTEMENT A L’AFFICHE Il-CINÉMA-1 I LE CLAP | ma tous les jours: l 1 17h30 - 20h30 tous Iss Jours: 14h20-IflhOO - 17h40 - 10h30 (otneM dft Am Ctm-xl» Council du OnAd.i to* th» Am VWMLH't1 DU RÉALISATEUR DU FILM LES DESTINÉES SENTIMENTALES “?s À VOIR SANS FAUTE ! 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