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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier F
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2009-06-06, Collections de BAnQ.

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I.K I) E V 0 I lî .L E S S A M E I) I li E T I) I M A \ (' Il E .1 It I N 2 II (I H OC c O LITTÉRATURE Nos choix pour l’été Pages F 3 et F 5 ESSAI La crise, selon Vladimir Pozner Page F 8 NEWSCOM.COM Faire revivre la mémoire des Territoires Dans Uashat, Gérard Bouchard explore un épisode de l’histoire tragique des Amérindiens du Québec CAROLINE MONTPETIT Cil est un autre épisode de l’histoire " tragique des Amérindiens du Québec.Des bribes d’histoire transcrites sur papier avant qu’ils ne disparaissent à jamais de notre mémoire collective.Uashat, le dernier roman de Gérard Bouchard, qui paraît ces jours-ci chez Boréal, a le mérite de mettre sous les projecteurs un aspect méconnu de l’histoire du Québec.Le roman se déroule à Uashat, réserve innue adjacente à Sept-îles, au milieu des années 50, alors que l'administration de cette ville et sa Chambre de commerce veulent déplacer la réserve et ses habitants plus loin, à Malioténam.Un étudiant de Lévis, Florent, se trouve mandaté par son professeur pour effectuer une recherche sur les liens de parenté entre les habitants de la réserve.Uné fois rendu sur les lieux, il découvre le plan de déménagement adopté par la Ville de Sept-îles.Il prend aussi connaissance du drame que vivent les habitants de cette réserve, rongés par l’alcoolisme, qui perdent peu à peu leurs valeurs, qui sont déchirés entre ceux souhaitant le déménagement à Malioténam et ceux désirant demeurer à Uashat, ceux habitant les tentes et ceux habitant les maisons.Or Florent ressemble beaucoup à Gérard Bouchard, confesse l’auteur en entrevue.Comme son personnage principal, Gérard Bouchard, qui est aussi, on le sait, historien et sociologue, admet qu’il s’est intéressé aux Amérindiens du Québec sur le tard.Après, en fait, avoir publié son essai Genèse des nations et cultures du Nouveau-Monde, qui l’a mené à se pencher sur l’histoire des nations sud-américaines ou sur les cas de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie, et à mesurer comment les nouvelles nations avaient du mal à intégrer les autochtones dans un tout «homogène».Il a aussi lu Les Récits de Mathieu Mestokosho, transcrits et publiés par l’anthropologue Serge Bouchard, un puissant témoignage de la vie avant les Blancs, dans le Grand Nord du Québec.Pour Gérard Bouchard, c’est une révélation.Ce territoire, qu’il voyait jusque-là comme une immensité vide, se charge d’histoire, de légendes, de vie.Nous voici donc autour de 1995, alors que l’universitaire, qui avait pourtant longtemps vécu non loin de la réserve montagnaise de Pointe-Bleue, aujourd’hui Mashteuiash, part à la rencontre des Amérindiens du Québec.D se lance alors dans un projet de recherche sur les effets de l’industrialisation sur le mode de vie des Indiens.Il entreprend du même souffle une série d’entrevues avec des habitants des réserves innues du Québec, dont plusieurs aînés, qui lui racontent leurs souvenirs d’autrefois.Ces entrevues ont largement alimenté le roman Uashat, où on retrouve notamment le personnage de Grand-Père, l’Innu qui héberge Florent, et qui raconte, comme bien d’autres anciens de la réserve, la vie dans les Territoires, où les conditions de vie étaient parfois terribles, où la mort était toute proche, mais où les Amérindiens jouissaient d’une liberté absolue.Dans la bouche de ce Grand-Père, qui n’en est pas vraiment un, on trouvera de savoureuses anecdotes tirées de l’observation des animaux, le fait par exemple que l’ours camoufle fort habilement les traces qui indiqueraient l’endroit de la tanière où il passe l’hiver, ou la légende selon laquelle les Amérindiens ont inventé la raquette après avoir longuement observé l’empreinte des perdrix sur la neige.Gérard Bouchard se souvient avec beaucoup d’émotion des témoignages que les anciens lui ont livrés sur leur vie dans les Territoires d’autrefois.«Pour eux, le mot territoire est écrit en lettres majuscules.» Un ancien demande à être coiffé avant d’entamer son témoignage, une autre procède à un rituel spirituel avant d’aborder le sujet C’est à la fois «beau et tragique», dit-il, ajoutant que ces anciens, qui communiquent difficilement avec leur entourage à cause de la barrière de la langue, ne semblent avoir «rien derrière et rien VOIR PAGE F 2: BOUCHARD Lire aussi notre critique en page F 6 Gérard Bouchard IUJU> MIL Boréal JACQUES GRENIER LE DEVOIR Comme le personnage principal de son nouveau roman, Uashat, Gérard Bouchard, qui est aussi historien et sociologue, admet qu’il s’est intéressé sur le tard aux Amérindiens du Québec.A Li * Wï-.î iïtTïîf****'*, V * *A • ******* t * v* j 1 '*'*••?**+ V, V'V'V.A ici et la Stéphanie Kaufmann www.instantmeme.com I W; but est raffinement et élégance dans ce recueil.Suzanne Giguère Le Devoir Ijushtni même ici et Ut Récits.110 pages.18 l I K l> K V (MU.I.K S S A M K I) I (i K T 1) I M A N (' Il K 7 .II I N 2 (I (I II V 2 LECTURES D’ÉTÉ EN APARTÉ Les sommets d’un lièvre AGENCE FRANCE-PRESSE Claude Lanzmann, Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre, lors d’une visite des pyramides, le 4 mars 1967."WM'1 _ -, * ‘4, 1 ' t* ¦ ’AuÆ Claude Lanzmann, le journaliste, le réalisateur de Shoah, l’ancien amant de Simone de Beauvoir, l’ami de Sartre, l’animateur des Temps Modernes, vient de publier ses mémoires, un gros livre de près de 600 pages intitulé Le Lièvre de Patagonie (Gallimard), un ouvrage à l’écriture somptueuse, admirable à plusieurs égards, malgré quelques excès épiques.Première surprise: Le Lièvre de Patagonie a été dicté.C’est ce qu’affirme du moins son auteur, né en 1925, en remerciant ceux qui ont suppléé à ses carences à l’ère de l’ordinateur.Combien de temps a-t-il passé ensuite à réécrire le tout?Le livre ne le dit pas.Toujours est-il que Le Lièvre de Patagonie soutient à chaque page le fait indéniable qu’on a affaire ici à un homme d’action doublé d’un véritable écrivain.Ce ne sont pas tout à fait des mémoires classiques.Le va-et-vient à travers les époques s’écarte volontiers de la chronologie.Tout débute par un vibrant plaidoyer contre la peine de mort, qui établit les fondements politiques humanistes de Lanzmann.Plutôt à gauche, mais ne détestant pas la chasse aux sangliers et l’univers qu’annoncent les grands domaines de ses puissants amis — les Lazareff ou les Rothschild — il exècre une gauche plus radicale, celle incarnée par un Noam Chomsky, d’ailleurs pris à parti dans le livre de façon fort caricaturale.Un opportuniste, genre Philippe Sollers, semble plus facilement obtenir sa considération.On devine Lanzmann en équilibre sur le fil d’une pensée sociopolitique mise à rude épreuve par une suite de pendus, de guillotinés, de fusillés et de torturés qui pèsent sur sa vie, faite d’une suite de combats.Lanzmann a connu, plus souvent qu’à son tour, le malheur, durant la guerre surtout, lorsqu’il a participé à des opérations risquées conduites par la Résistance.Arme ou plume à la main, on conçoit aisément que la vie chez cet homme fut toujours enlevante.Mais faut-il toujours le croire?Il a-voue lui-même avoir inventé, sur la base de recherches poussées, il est vrai, le premier grand reportage français consacré à la fuite du dalaï-lama.Rédige-t-il toujours de semblables récits, documentés mais bien peu documentaires?On peut bien sûr le croire.Le voici un jour en Corée du Nord, accompagnant la première mission occidentale qui visite le pays de Kim Il-sung.L’infirmière qui le soigne là-bas pendant quelques jours — il ne cesse, sa vie durant, de connaître des revers de santé — suscite une passion éphémère qui le conduit à une course rocambolesque dans Pyongyang, la capitale, déjouant les pièges des cerbères du régime.Lanzmann exagè-re-t-il?On le croit bien vite, mais à la fin, emporté par une preuve inattendue, le lecteur se dit que non.Bien sûr, il parle beaucoup de Simone de Beauvoir, aux côtés de qui il mena une vie quasi maritale pendant sept ans, continuant de la voir ensuite, jusqu’à sa mort.De Beauvoir, raconte-t-il, était une femme très raisonnable, mais son double, le Castor, était encore plus fou que lui! Les récits de leurs aventures dans des sentiers de haute montagne donnent déjà une assez bonne idée du degré d’inconscience de ces deux êtres qui se voulaient pourtant, chacun à sa manière, des consciences vivantes de leur époque.Lanzmann procède par bonds, un peu comme ces lièvres qu’il estime comme des animaux nobles, des bêtes qu’il filma à Auschwitz-Birke-nau, pensant que beaucoup des siens, comme lui, auraient aimé se réincarner en eux, avec leurs hautes pattes, pour «se glisser sous les barbelés».D’un bond, on le trouve soudain en Algérie, auprès de Frantz Fanon, ce médecin- écrivain martiniquais mort à 35 ans d’une leucémie.La rencontre de cet homme, dit-il, l’ébranla, le subjugua, comme nulle autre dans sa vie.À partir de Réflexions sur la question juive, un livre de Sartre que Lanzmann estimait aussi beaucoup, Fanon était devenu un des pères de la décolonisation.Sa critique radicale eut un effet très fort sur toute une génération, y compris au Québec.Fanon, rappelle Lanzmann, «voyait dans le recours général aux armes la seule chance d’émancipation pour un continent africain en proie à toutes les formes du colonialisme».A l’entendre, Fanon exerçait sur son auditoire, y compris sur Sartre d’ailleurs, une irrésistible «subjugation».Sartre finit par lui offrir une préface, mais en ayant «la main forcée», croit Lanzmann, qui soutient que le philosophe fit au moins en sorte de retenir les couteaux de groupuscules extrémistes à bien des reprises.Il y a là du nouveau à lire.A côté de cela, la narration de vétilles qui s’animent autour de noms de célébrités — Simone Signoret, Yves Montand, Marilyn Monroe, Brigitte Bardot ou Georges Pompidou — apparaît au mieux distrayante.Tout est mené ici, il est vrai, avec beaucoup de doigté, bien que Lanzmann ne pratique pas la langue castrée des colloques.Même lorsqu’il traite d’Albert Cohen et de cette obsession pour lui-même qu’entretenait l’auteur de Belle du Seigneur, Lanzmann n’est pas mesquin.Cohen, semble-t-il, goûtait avec délectation le plaisir de se faire lire ses propres livres pendant des heures, tandis qu’il égrenait son chapelet d’ambre.Tout ce qui finit vraiment par agacer, dans Le Lièvre de Patagonie, est cette espèce de fascination pour l’armement, dès lors qu’il est question d’Israël surtout.Ainsi, lorsque Lanzmann monte à bord d’un avion de chasse de l’armée israélienne et se voit survoler le Liban, tout à fait illégalement, faut-il le dire, on a l’impression qu’il touche à l’extase.On ne peut alors que songer à Gilles Lamontagne, ministre de la Défense sous Trudeau, qui a affirmé en 1980 que «piloter un F-18, c’est comme faire l’amour».Chez Lanzmann, nous sommes devant le fait mystérieux de ces hommes de paix qui ne craignent pas de porter la guerre jusqu’à confondre leur pulsion de mort avec leur vie.?Publié initialement en 1961, La mort attendra, les mémoires du résistant André Malavoy, vient d’être réédité, dans une version revue, à l’enseigne de Typo.Le père de la politicienne Marie Malavoy, ancienne ministre de la Culture, y témoigne avec beaucoup d’élégance de son expérience de l’Europe sous la botte nazie.Il fut capturé, connut la prison, les camps, faillit y devenir fou.Malavoy raconte entre autres l’expérience des marches forcées, d’un camp à l’autre, qui permettaient aux nazis d’éliminer des hordes de prisonniers en les épuisant.En 1995, j’ai rencontré André Malavoy, à l’occasion de la mise au jour, dans les archives, de la présence de quelques criminels de guerre installés au Québec.Son livre, lu alors pour la première fois, m’avait fait une excellente impression, laquelle n’a pas changé aujourd’hui que je le relis.jfnadeau(q)ledevoir.com André Maiavoy «attendra Jean-François Nadeau BOUCHARD SUITE DE LA PAGE F 1 devant».Il y avait chez eux, ajoute-t-il, «une dignité, une sobriété, une sagesse» remarquables.Si certaines entrevues se déroulaient en français, d’autres devaient être faites en innu, avec l’aide d’une interprète, qui était souvent un membre de la famille.Et il arrivait qu’il faille interrompre l’entrevue parce que l’interprète se mettait à pleurer, alors qu’elle entendait des histoires qu’elle n’avait jamais entendues auparavant.Et elle n’est pas la seule.A l’instar de Gérard Bouchard lui-même, le jeune Florent de Ua-shat déplore qu’on ne lui ait jamais rien enseigné sur les Amé- i /» -v IW II ¦ O Cfnitei noi provisions pdur VéJté cil l'aehat de trois Hures, Jie rftareliemin omis offre À 11 11 lj | !i II ¦i ¦i i |! II 15% 20% 25% île mhui) sur le premier Hure * île rahai.s sur te ifeiisriènte Hure * de rutuiis sur le troisième Hure*, 044** vn niifttpur fitAtju rnu 28 fit in 2009 sur preientatitin de eette un no net utilement pllfëÎ! le Parch | Mezzanine métro Berri-UQAM, Ç05.rue Sainte-Catherine Est Tél.: 514-845-5243 www.parchemin.ca rindiens à l’université.«Des Indiens, c’est quand même la première fois que j’en rencontre.Je sais bien qu’il y en a pas loin de Lévis, à L’Ancienne-Lorette, mais je n’ai jamais eu l’idée d’aller là.Et dans mes cours à l’Université, je n’ai jamais entendu parler des Indiens du Québec (c’est bizarre non?)», écrit-il.Les excès des Blancs Mieux vaut tard que jamais donc, faut-il croire.Uashat, pour sa part, se déroule au milieu des années 50, à une époque où la réserve est secouée par une crise.Cette période était intéressante, pour l’historien qu’est Gérard Bouchard, notamment parce qu’elle donne la mesure de certains excès perpétrés par les Blancs à l’encontre des Amérindiens.Au premier chef, on pense à l’évêque, qui interdit au curé de la réserve d’Uashat de donner la communion aux Amé- Prix de poésie Terrasses Saint-Suipice de la revue Estuaire Prix Chasse-Spleen de poésie ROGER DES ROCHES Dixhuitjuilletdeuxmillequatre Roger des roches DIXHUITJUILLETDEUXMiaeOUATRE LES HERBES ROUGES / POÉSIE LES HERBES ROUGES/POÉSIE rindiens en dehors de Malioté-nam, où il veut déménager la réserve.«Des Indiens se sont présentés à l’église de Sept-îles pour assister à la messe.Ils étaient attendus, apparemment.Des gardes les ont repoussés.Ordre de l’évêque, dit-on.Désormais, c’est Malioténam ou rien du tout», écrit Bouchard.Mentionnons, au passage, que Malioténam est situé à l’intérieur des terres, mais Uashat, qui existe d’ailleurs encore aujourd’hui, trône au bord de la mer.Alors que des hommes de main s’apprêtent à déménager les meubles de l’église d’Uashat, une centaine d’Amérin-diens prennent le lieu d’assaut et entament un siège.Le roman de Gérard Bouchard ne le dit pas, mais ils auront raison de l’avenir.La réserve d’Uashat existe d’ailleurs encore aujourd’hui, à Sept-îles, au même endroit.Florent, quant à lui, résistera moins bien à l’affaire.Mais c’est son journal qui constitue le matériau du roman.Et si on suit avec un sourire ses démêlés amoureux avec une Amérindienne du village, c’est bien l’aspect documentaire de l’histoire d’un peuple qui captive le lecteur d’un bout à l’autre de l’ouvrage.Le Devoir UASHAT Gérard Bouchard Boréal Montréal, 2009,328 pages LIBRAIRIE BONHEUR D’OCCASION Livres d’occasion de Livres d’art et de collections Canadiana -so Livres anciens et rares Bibliothèque de la Pléiade qualité Littérature Philosophie Sciences humaines Service de presse BD, livres jeunesse Achetons à domicile 514-522-8848 1-888-522-8848 4407, rue De La Roche (angle Mont-Royal) bonheurdoccasion@bellnet.ca NOUS NOUS DÉPLAÇONS PARTOUT AU QUÉBEC, POUR L’ACHAT DE BIBLIOTHÈQUES IMPORTANTES.i Je lis, tu lis, il lit en vacances tvYTf M Stanké | Libre Expression GROUPE LIBKEX Une compagnie de Québécor Media groupelibrex.com •i ^ fanlk ! Tremblay i Le bonheur est assis sur un banc et il attend f/w t sua MiciœIIe M OR/VN y/AMW A l’ombre des hommes CLAUDINE DOUVILLE ANETTE .//Yiâvr \\ n un mt Juan Piuuu //ïi iikimy Tmm?’ 4 t HMHBKdZ • • ses NMBMMI j- 4 ¦Mm - -coiffe- I.K I) K V OIK.I.K S S A M K I) I (i K T I) I M A \ ( Il K .MIN > (MM) LECTURES D'ETE Mes meilleurs romans québécois des derniers mois JACQUES GRENIER LE DEVOIR Déjà l’été.Enfin, presque.Vous avez pensé à ce que vous lirez pendant les vacances?Voici une sélection parmi les meilleurs romans québécois parus depuis quelques mois.En fait, non.Commençons par un roman publié au début de l’automne dernier.Mais qui n’en finit plus de recevoir des prix: Grand Prix du livre de Montréal en novembre, Prix des collégiens au Salon du livre de Québec en avril, puis, tout récemment, Prix des libraires du Québec.Il s’agit du Ciel de Bay City (Editions Héliotrope), oui.Où les mots explosent sur la page, où ça rage, ça crache de partout.Où les morts hantent les vivants, où les images de la Shoah continuent d’empoisonner la vie des survivants.On est dans l’Amérique des bungalows, des centres commerciaux, des grosses voitures et des petites villes industrielles de la fin des années 1970.On est dans la tête d’une fille qui a «honte d'exister».Et qui disjoncte complètement.Terrible roman familial, noir, tragique, sur l’héritage qu’on reçoit en naissant et qu’on porte en soi, malgré soi.Il y a là une charge extraordinaire.Mais aussi de la lumière, de la beauté.Il y a d’abord et avant tout un style, une écriture sans compromis.C’est la cinquième oeuvre de fiction de Catherine Mavri-kakis, dont le premier roman, Deuils cannibales et mélancoliques, vient d’ailleurs d’être réédité.A noter, l’auteure sera présente cet été aux septièmes Correspondances d’Eastman, qui ont pour thème «Nos Amériques».Autre romancier de grand talent qui sera à Eastman en août: Nicolas Dickner.Dont le deuxième roman, après Nikolski, couvert de prix et traduit en 10 langues, était on ne peut plus attendu.Il ne nous a pas déçu.Au contraire: voici la preuve qu’un auteur peut jongler avec les mêmes obsessions tout en se renouvelant.Encore une fois, ce sont des jeunes qui sont les héros de Tarmac (Alto).Deux jeunes, plutôt que trois.Qu’on va suivre à partir de 18-19 ans, pendant une douzaine d’années.Un gars et une fille.Qui se rencontrent dès le début du roman.Encore une fois, les personnages sont singuliers.Hirsutes.Bizarres.La fille, surtout: elle appartient à une lignée de gens qui ont tous en commun de pouvoir prévoir la date de la fin du monde.Aussi, plusieurs thèmes re- Tarmac Jacques Poulin L'anglais une langue magique viennent: la filiation, donc.Et l'errance, l'immigration.Ici, on va se promener de Yarmouth (Nouvelle-Ecosse) à Riviere-du-Loup.Et on va aller jusqu’au Japon.C’est foisonnant.Autant que Nikolski.Plus, peut-être?Plus grave, en tout cas.Ça commence en 1989, encore là, mais l’actualité internationale, la chute du mur de Berlin, les guerres, tous les dangers qui guettent le monde sont davantage présents.On sent une inquiétude.Une inquiétude, et c’est là l’originalité du roman, qui s’exprime sur le mode ludique.Fabuleux Dickner, qui éblouit par l’originalité du ton et du propos, qui a son propre univers, qui n’a pas peur d'innover.Autre roman qui était très attendu, le douzième de Jacques Poulin, L’anglais n’est pas une langue magique (Leméac/Actes Sud).Très attendu, dans le sens de valeur sûre.Dans le sens qu’on savait qu’on allait aimer, absolument.C’est une sorte de suite au roman précédent de l’auteur, La traduction est une histoire d'amour.Mais peu importe.On entre dans L’anglais n’est pas une langue magique comme par enchantement.C’est le petit frère de Jack l’écrivain qui prend en charge le récit.Il s’appelle Francis, il est lecteur sur demande: on l’appelle et il débarque avec un livre.Un métier utile, selon son grand frère, qui se débat avec un roman qu’il n’arrive pas à écrire.Un roman sur la place du fianças en Amérique, qui a pour titre L’anglais n’est pas une langue magique.Où il revient sur la défaite des plaines d’Abraham.Mais bon.Francis a beau être le deuxième, il a beau vivre dans l'ombre de Jack comme Henri Richard vivait dans l’ombre de son célèbre frère Maurice, lui, au moins, pense son aîné, il fait du bien aux gens.Aux personnes qui en ont le plus besoin: un jeune garçon malade du cœur, une jeune fille dans le coma, une autre qui a tenté de se suicider.Oui mais, voilà, une cliente de Francis a disparu.Mystère.Enquête.Le roman commence là-dessus, en fait.Peu importe.L’aspect polar du roman est une diversion.Une ruse de plus, de la part de Poulin.Tout y est.La tendresse, l’émotion contenue, la délicatesse.L’économie de mots.Et l’amour des mots.De la langue française.De l’écriture, de la lecture, de la littérature.Du pur Poulin, quoi.Magique.Parmi les autres incontournables parus ce printemps, on s’en voudrait de ne pas mentionner le livre de Jean-François Beauchemin, Cette année s’envole ma jeunesse (Québec Amérique).Pas un roman à proprement parler.Mais un récit, sur Catherine Mavrikakis le deuil de la mère et la reconstruction de soi.Un ouvrage ciselé, hyperpoignant, dont on vous a dit le plus grand bien dans ces pages récemment.Et puis, un livre qui nous a vraiment étonné, dont on ne soupçonnait pas qu’il allait nous rentrer dedans à ce point-là: celui que la chef d’antenne à TVA, Sophie Thibault, a signé avec sa mère aujourd’hui décédée, Monique Larouche-Thi-bault.Telle mère, quelle fille?(Les Editions de l'Homme).Où les deux, la fille qui n’en peut plus d’être la mère de sa mère, et la mère qui n’en peut plus de combattre sa sclérose en plaques, vident leur sac.Déroutant par moments.Mais surtout, porté par un vrai souffle d’écriture.«Je suis depuis longtemps habitée par l’attrait d’aller au-delà des formules toutes faites de la femme-tronc qui se présente au petit écran tous les soirs», confie Sophie Thibault.Alors, à quand un roman?Enfin, le troisième roman de l’historien et sociologue Gérard Bouchard, Uashat (Boréal), est vraiment fascinant: voir la critique publiée dans nos pages aujourd’hui.Pour le reste, rendez-vous la semaine prochaine, car suivront d’autres suggestions de lecture, puisées à même les parutions québécoises des derniers mois.Collaboratrice du Devoir Dalielle Laurin Collection «L'appel des mots» H- III û C/3 •M QJ D M < O LU C/3 Ipip ’ l;>; TutniN;iMnfonH us • A ¦ : .pu! www.ijulaval.com Une promenade poétique envoûtante dans quelques-uns des plus beaux cimetières de l’Ontario et du Québec.• FINALISTE DU PRIX l£OROtT-POÉSIE 2009 beau livre A T.os Éditions î David EDITI0NSDAVID.COM .il IRIGINAL DISPONIBLE 8580 4 / ' * NATMALIÎ It COz ' Gourmands^e| natuq « Si vous aimez la cuisine en plein air, j’ai trouvé le livre parfait ! •> Catherine Lachaussée, Rudio-Caxmda Une centaine de recettes et des photos remarquables ! NATHALIE LE COZ Gourmands de nature La cuisine en plein air, de la petite à la grande aventure 216 PACES- 29,95$.GUIDE Un guide unique en son genre ! « Ce petit guide soulève le couvercle d’un coffre aux trésors méconnu.» Louis-Gilles Francœur, Le Devoir «Je sens que je vais beaucoup recommander ce livre 1 » S* Larry Hodgson, $ Le jardinier paresseux « Je vous présente un livre qui est très, très agréable.» Pierre Gingras, Radio-Canada ROGER LATOUR Guide de la flore urbaine 304 PACES .24,95$ Élevons la barre de l’éthique dans nos organisations « Le plus intense et le plus bouleversant des romans que j’ai lus depuis le lBr janvier ! » Didier Fessou, Le Soleil « Un roman sublime ! » Le Monde du livre Lauréat du National Jewish Book Award 2007 MEIR SHALEV Le pigeon voyageur 480 PAGES .29,95$-ROMAN « Je me suis délectée de son érotisme terminologique, vernaculaire.» Josée Blanchette, Le Devoir La Presse « Magnifiquement bien écrit.» Jean-François Nadeau, Radio-Canada LUC BUREAU Terra erotica 240 PAGES .24,95$-ESSAI Fl DES 70 ans de bonnes lectures www.editionsfides.com | « Le meilleur ouvrage eu> r £ sur cette période troublée LA CONQUÊTE de notre histoire.» 1754-1760 Jacques Laooursière «.fi- .4 pierre Popovic Le dzi m ïp$ , .-’L’ ANMtÉ AleXIS GUY FRÉGAULT La guerre de la Conquête 17540760 520 PAGES • 29,95$ • HISTOIRE NOUVELLE ÉDITION Ta h mima A nam Une vie de choix « 36 témoignages très intéressants de gens d’affaires et de leaders qui font du bien ! » Isabelle Maréchal, 08,5 FM « Un livre d’actualité en cette période de questionnement éthique.» Gérald Fillion, RDI LAURENT FONTAINE •t THIERRY FAUCHANT 36 façons d’être éthique au travail 258 PAGES AVEC CD • 24,95 $ • ÉTHIQUE « Une lecture que j’ai adorée et que je vous recommande chaudement.» Sylvie Lauzon, Rock Détente « Une plume inspirée, des personnages attachants.un livre que l’on quitte difficilement.» Pierre Turbis, FM 103,3 DENIS ROBITAILLE Comme un refrain dans la ville 432 PAGES • 29,95$ • ROMAN « Chacune des nouvelles parle de ce qui peut faillir chez l’être humain, la dignité, la volonté, la raison, et le fait avec beaucoup de sensibilité.» Voir « [Dans ce recueil] on retrouve toutes les aspirations et les failles de l’être humain.» L’actualité « Un petit bijou de nouvelles » Robert Froai.Radio-Canada PIERRE POPOVIC Le dzi 168 PAGES • 21,95$ • NOUVELLES ON ANDRÉ ALEXIS 11 HHHj L’exil SvSs 544 PAGES .34.95 S « Je me souviens >• de t'eupropriation brutale de 225 familles en Gaspésie.LIONEL BERNIER La bataille de Forillon 570 PAGES .29,95$ 2' EDITION • ROMAN TAHMIMA ANAM Une vie de choix 392 PAC ES * 29,95$ ROMAN FRANCINE FORGET L’insoumise 416 PAGES * 29,95$ ROMAN Michael Delisle •eien avec un secret Isabelle Gaumont Cousine de personae 128 PAGES •8,95$ NOUVELLES 168 PAGES *9,95$ ROMAN Pierre Caron Thérèse Françoise Deroy-Pmeau Marie de l'Incarnation I a iwissatyc nia le omkkl tome 1 Femm«
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