Le devoir, 23 avril 2005, Cahier H
LE DEVOIR.LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 AVRIL 20 0 5 LE DEVOIR iavonnei i national VILLE INTERNATIONALE Montréal est la deuxième ville pour les congrès en Amérique Page 4 rV m GERALD TREMBLAY «On a réussi à se positionner favorablement dans le champ de la nouvelle économie» PageS yn-v-îfj#- m.«éüi SHAUN BEST REUTERS Il ne suffit pas de transformer les villes, il faut aussi les garder vivantes Pour demain, l’ouyerture d’un aéroport de stature internationale.A nos portes, une grande bibliothèque.En place, des pavillons universitaires qui transforment les universités de la métropole québécoise.Prévus, deux centres hospitaliers d’envergure.Partout, la recherche détermine une réorganisation non seulement des activités, mais aussi des façons de faire.Montréal se transforme.En fait cette ville sise le long du Saint-Laurent sort d’un long sommeil.Il y a dans l’air comme un retour aux années trépidantes que furent celles de l’Exposition universelle ou des Olympiades.Et le défaitisme n’est plus de mise: fallait-il corriger la situation absurde qui avait vu Montréal se faire enlever la tenue d’une rencontre internationale en natation que le maire est passé à l’action.Avec un résultat heureux, qui fait presque oublier la mésaventure des défusions.Et ça bouge.Le secteur immobilier connaît un réel regain.Avec l’appui et dans le cadre de la Communauté métropolitaine, le réseau de transport en commun est repensé.S’il y a des hiatus, c’est à l’instar de ceux que connaissent tous les grands centres, pris aussi avec cette mondialisation qui oblige à repenser les stratégies économiques et à remettre en question l’existence même des industries traditionnelles.Ambassadeurs d’une ville Il y a deux ans déjà s’ouvrait le nouveau Palais des congrès, consacrant Montréal comme la première ville d’accueil au Canada — et la troisième en Amérique — en tant que site de tenue des grandes rencontres internationales.Et de la rentabilité de l’investissement nécessaire pour réaliser ce réaménagement d’un lieu qui avait 20 ans d’âge, on n’en discute plus.A voir tout à côté le nouveau Quartier international ainsi que le rétablissement d’un lien entre le Vieux-Montréal et le centre-ville, on acquiesce aux conséquences physiques d’une telle opération.Mais il y a plus.Des gens de domaines hautement spécialisés se déplacent pour tenir ici leurs rencontres.Montréal accueille — et accueillera encore plus — ces forums de discussion qui mettent en relation les gens d’ici avec les sommités mondialement reconnues dans leur domaine d’expertise et leur secteur de spécialisation: la ville, de même que ses universités et ses centres de recherche, se tient ainsi à la fine pointe de ce qui se passe dans un monde en évolution rapide.Une fois l’an, le Palais des congrès nomme ses nouveaux «ambassadeurs».Il souligne alors les efforts de ceux qui croient autant à la vitalité d’une ville qu’à la nécessité d’œuvrer pour que la connaissance profite au plus grand nombre.Il faut le faire, car il ne suffit pas de transformer les villes, il faut aussi les garder vivantes.*Le mot “acquis", pour moi, dira ainsi Gérald Tremblay, est toujours fragile.Il n’y a rien d’acquis et on s'en apercevra quand on parlera des enjeux en cause pour l’avenir; on verra alors à quel point il est important de s'assurer que nos forces soient toujours maintenues.» Pour que rien ne se perde, le maire de Montréal peut être confiant: il ne travaille pas seul à l’avenir de la métropole québécoise.Normand Thériault PALAIS DES CONGRÈS Paul Saint-Jacques Page 3 AMBASSADEURS DE MONTRÉAL TOURISME PRIX RAYONNEMENT MONTRÉAL INTERNATIONAL Gordon Shepherd Gaston Chevalier Rolland Charles Lapointe Normand D.Legault Marc Garneau Page 5 Proulx Page 5 Page 6 Page 3 KeWu William D.Lubell Ann Sutton Laurent Vanier Page 7 Alain Vadeboncœur Emanuel Escher Sylvain Loranger Joane Parent Page 6 Page 4 • QUÉBEC ET TOURISME Françoise Gauthier Page 7 Palais des congrès de Montréal fenêtres sur le monde Tourisme Québec ob .à nos Ambassadeurs 1985-2005 et à M.Normand Legault, récipiendaire du prix Rayonnement international 2005 ! i TQURJSME Montréal WWW TOUWSMt-MOKTKlAL.ORG Merci aux fournisseurs et commanditaires qui ont contribué au succès du Gala des Ambassadeurs AVWTEL.AV H K cumi mue au suuw» uu uaia ues « i iuojmugui o —J* GCfc* Oissr™"' Jw-s: °P“s3- 012331 FAIRE RAYONNER MONTREAL DANS LE MONDE Au-delà des organisations, ce sont des hommes et des femmes passionnés et engagés qui font rayonner Montréal sur la scène internationale.Ambassadeurs du Palais des congrès de Montréal, Montréal International vous salue.Montreal POUR RÉUSSIR 380, rue Saint-Antoine Ouest • bureau 8000 Montréal (Québec) H2Y 3X7 Téléphone : (514) 987-8191 • Télécopieur: (514) 987-1948 info@montrealinternational.com • www.montrealinternational.com MUwmm LE DEVOIR.LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 AVRIL 2 0 0 5 H 3 RAYONNEMENT INTERNATIONAL Palais des congrès de Montréal Un phare pour Montréal L’un des outils servant à faire la promotion de Montréal sur la scène internationale est le Palais des congrès dont s’est dotée la ville il y a une vingtaine d’années.Celui-ci sert entre autres à attirer des congrès internationaux ainsi que des foires commerciales en plus d’une foule de réunions qui, autrement, n’auraient pas lieu ici.C’est ainsi que quelque 200 réunions de toutes sortes ont lieu 'haque année au Palais des congrès.CLAUDE LAFLEUR Pour Paul Saint-Jacques, président-directeur général de la Société du Palais des congrès, une bonne part de ses activités consiste à «vendre» Montréal à travers le monde.De concert avec Tourisme Montréal, le gouvernement du Québec, les hôteliers et la Ville de Montréal, le Palais agit comme un véritable ambassadeur.«P/ms que jamais, le Palais des congrès joue un rôle d’ambassadeur et de promoteur de Montréal auprès d’organisations et de clientèles venant d’ailleurs», confirme M.Saint-Jacques.Nous sommes un bras de l'Etat dans sa façon de faire la promotion de son identité internationale.» Il précise en outre que, si la mission première de sa société est d’accueillir et de servir ceux et celles qui requièrent les services du centre de congrès montréalais, en réalité, une bonne part de son travail consiste à promouvoir Montréal.«On fait beaucoup de démarchage — nous ne faisons pas que louer des salles! Nous jdisons un travail de repérage et de sollicitation des clients intéressants et nous nous organisons pour aller chercher l’aide dont nous avons besoin pour attirer ces gens chez nous.» Des retombées bien supérieures.Parmi les 200 événements organisés annuellement au Palais, on retrouve bien plus que des congrès et des foires commerciales, puisque c’est également le lieu d’expositions diverses et de grandes assemblées.En effet, beaucoup d’organisations privées ou publiques, de grands syndicats, etc., se réunissent au Palais, sans oublier les prestigieuses assemblées teües que la Conférence sur les changements climatiques qu’organisent les Nations unies en décembre prochain.D’ailleurs, chaque aimée, le Palais des congrès accueille une dizaine de congrès internationaux.«Par exemple, cet été, nous recevrons une quinzaine de milliers de gastro-entérologues.Voilà un énorme événement pour Montréal», commente Paul Saint-Jacques, alors que la conférence onusienne sur les changements climatiques Nouveaux ambassadeurs pour Montréal Ils seront douze cette année à recevoir du Palais des congrès le titre d’ambassadeurs, soulignant ainsi le travail et le mérite de ceux qui se donnent pour mission d’attirer dans la métropole québécoise les sommités de leur domaine professionnel.Les conséquences de leurs actions sont doubles: dans certains cas, on mettra de lavant les retombées économiques générées par l’organisation d’un congrès de calibre international, dans d’autres, on parlera des acquis en découlant pour les communautés scientifique ou economique.Dans tous les cas, il s’agit de faire vivre une ville dont le caractère est unique, en tant que point de rencontre de deux continents, tout en étant animée par deux cultures.Bienvenue dans le Montréal international.Le Devoir SOURCE PALAIS DES CONGRÈS «Nous générons également des retombées intellectuelles parce que les congrès sont des lieux d’échange d’informations», explique Paul Saint-Jacques, président-directeur général de la Société du Palais des congrès.conférera énormément de visibilité à Montréal.«Le Palais accueillera aussi un important congrès en denturologie.Au départ, des Québécois ont organisé chez nous des “journées dentaires’ et voilà que cette année, ils reçoivent le monde entier!» Comme l’illustrent ces trois exemples d’événements, les «retombées» apportées par le Palais des congrès ne se calculent pas qu’en dollars injectés dans l’économie montréalaise, mais également dans les contacts et échanges qui sont établis lors des activités qui y ont lieu.«Les congrès et les salons sont aussi l’occasion de faire des maillages, indique M.Saint-Jacques.Nous générons également des retombées intellectuelles parce que les congrès sont des lieux d’échange d’informations.» Montréal attire d’ailleurs de nombreuses rencontres liées aux domaines biomédical, pharmaceutique, informatique et aérospatial, autrement dit des sphères de haut savoir dans lesquelles nous excellons.Les attraits inégalés de Montréal L’une des fonctions de l’équipe de Paul Saint-Jacques est de faire connaître les attraits de Montréal aux organisateurs d’événements internationaux.«Comme vous vous en doutez, personne ne choisit une ville à cause des qualités de son centre de congrès, avoue humblement le p.-d.g.de la Société du Palais des congrès, mais plutôt à cause de ce qu'on imagine que représente la ville en question.» Que représente donc Montréal dans l’imaginaire des organisateurs de congrès?C’est, relate Paul Saint-Jacques, une ville à saveur européenne dans un contexte nord-américain.«On nous considère souvent comme le pont pour des associations où il y a une présence autant d’Européens que de Nord-Américains, dit-il.Nous sommes toujours avantagés dans ce temps-là.» Et ce qui étonne la plupart des visiteurs, c’est la sécurité qui règne le soir dans les rues du centre-ville.Paul Saint-Jacques se fait d’ailleurs un plaisir de faire valoir qu’on peut sortir d’un restaurant à 23h30 et rentrer à pied à son hôtel «sans problème et y arriver vivant!».Un autre attrait de Montréal est sa qualité de vie.M.Saint-Jacques mentionne une importante étude américaine qui classe les villes se- lon différents critères.Or, si notre ville se classe dans la moyenne selon bon nombre de critères, elle se positionne au premier rang pour la qualité de l’expérience et le désir d’y revenir.«Autrement dit, souligne-t-il, quand on connaît Montréal, elle est très, très attirante.Il ne nous reste donc qu’à la faire connaître, à la faire apprécier aux visiteurs.» Notons enfin que, grâce à l’agrandissement du Palais des congrès — celui-ci ayant pratiquement doublé sa surface et ses capacités d’accueil en 2002 —, on peut désormais y tenir une quinzaine d’événements majeurs par année (comparativement à cinq antérieurement).«L’année qui s’est terminée le L'avril a été la meilleure dans la vie du Palais, indique le p.-d.g., abrs que cette année s’annonce légèrement meilleure.Nous sommes donc en croissance et très heureux de cela», dit-il.Il précise avec fierté que les objectifs fixés par le gouvernement au moment où il a décidé d’investir dans l’agrandissement du Palais ont tous été dépassés: «On est environ à 20 % au-delà de nos cibles.ce qui démontre qu'il était pertinent de s’agrandir et que nous l’avons fait au bon moment.» Gordon Shepherd et Marc Garneau La ville d’un savoir universel La Community of Space Research (COSPAR) est un comité mondialement reconnu qui a vu le jour en 1958, soit un an seulement après le lancement du premier satellite soviétique.Déjà à l’époque, les assemblées organisées se voulaient distantes des intérêts politiques et désiraient faire le pont entre les différentes recherches liées à l’espace.Comme le fait remarquer Gordon Shepherd de l’Université York, l’objectif originel n’a pas changé: «Le COSPAR Scientific Assembly est une occasion pour une vaste communauté de scientifiques faisant de la recherche dans le secteur de l’aérospatiale de se rencontrer et d’échan- fer.» C’est donc avec fierté que lontréal accueillera en 2008 les plus grands chercheurs et spécialistes de ce secteur d’activité.«Par sa nature même, Montréal est un choix intéressant pour une assemblée de ce type, car elle est une ville multiculturelle où cohabitent deux langues: l'anglais et le français.Et il s'agit des deux langues les plus utilisées dans l’aérospatiale», explique pour sa part David Kendall, le directeur du programme de sciences spatiales de l’Agence spatiale canadienne, parlant au nom du nouvel ambassadeur Marc Garneau.De plus, «le fait qu 'il y ait quatre universités à Montréal est également un facteur à considérer.Cela fait de Montréal un endroit où l'intérêt pour la recherche en aérospatiale est évident».Il s’agira donc SOURCE PALAIS DES CONGRÈS Marc Garneau SOURCE PA1A1S DES CONGRÈS Gordon Shepherd d’une occasion pour plusieurs étudiants du domaine de côtoyer les éminents spécialistes de l’aérospatiale et de s’abreuver à la source même du savoir, «je crois que le secteur académique en retirera les plus grands bénéfices.Il s ’agit d’une opportunité particulière, celle d'accueillir à Montréal les plus grands chercheurs mondiaux de l’aérospatiale.» On estime que près de 2500 délégués et 50 exposants devraient se réunir au Palais des congrès de Montréal en 2008.Les retombées économiques directes de l’événement devraient graviter autour de six millions de dollars.Mais il s’agira certainement d’une occasion pour les entreprises montréalaises et québécoises œuvrant dans le domaine de se faire connaître davantage et de tisser des liens encore plus étroits avec les spécialistes reconnus.On pense entre autres à Pratl & Whitney, Bombardier et EMS Technologies.Comme le note David Kendall, Montréal est déjà un centre mondialement reconnu dans ce domaine.11 est en fait, après Seattle, la deuxième ville en importance au monde dmis le secteur de l’aérospatiale.À ce sujet, on estime qu’on retrouve à Montréal une personne sur 180 qui travaille dans l’aéronautique ou l’aérospatiale.Ainsi, l’assemblée scientifique de la COSPAR ne devrait qu’apporter de l’eau à un moulin déjà bien fonctionnel.Ulysse Bergeron Le monde fite de nous.X TS i I L 7 Ici au Québec et partout dans ie monde, nos recherches et nos innovations technologiques contribuent à l'avancement du savoir et à l'amélioration de la qualité de vie.L'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill a une réputation internationale d'excellence dans le domaine des sciences biomédicales et de la santé.Ses 1500 chercheurs et étudiants de niveau postdoctoral travaillent à mieux comprendre, traiter et guérir la maladie.Au cours des cinq dernières années, les découvertes de l'Institut ont mené à la création de plus de 12 entreprises dérivées en biotech à Montréal.À l'avant-garde, ce savoir conduit à l'évolution de notre condition.Au bout du compte, c'est nous tous qui en profitons.Centre universitaire de santé McGill McGill University Health Centre www.cusm.ca I LE DEVOIR, LES SAMEDI 2 3 ET DI MAX CBE 24 AVRIL 2005 H 4 RAYONNEMENT INTERNATIONAL Ann Sutton Recherche et économie Uautre parole Ann Sutton, professeur-adjointe en orthophonie et en audiologpe à fUniversité de Montréal et cher-cheure à l’hôpital Sainte-Justine, est une personne que Ton pourrait qualifier de modeste.D’emblée, elle se décrit comme •une femme très ordinaire’.Mais le fait d’avoir réussi à convaincre l’International Society for Argumentative and Alternative Communication (ISAAC) de tenir sa 13" conférence biennale à Montréal en août 2008 démontre bien que sa modestie n’ombrage aucunement sa détermination.•La dernière fins que l'ISAAC est venu au Canada, c’était à Vancouver en 1997.Depuis ce temps, je travaille pour/aire venir ce congrès à Montréal.Je tenais absolument à ce que ça arrive.» Bien que l’anglais soit la langue officielle de cet organisme, le choix de Montréal démontre que l’on s’ouvre aux autres langues.’Nous avons maintenant plusieurs membres européens et pour eux, Montréal, avec son bilinguisme, est un choix idéal.» ISAAC regroupe en son sein tous ceux et celles qui travaillent dans le domaine des moyens de suppléance à la parole.»Les personnes aphasiques ou les personnes qui souffrent de troubles moteurs entendent, mais ne peuvent pas parler Ils doivent donc communiquer à l’aide de symboles et de pictogrammes.» Seront donc réunis lors de ce congrès des orthophonistes, des orthothérapeutes, des ergothérapeutes, des ingénieurs de réadaptation, des psychologues et même des informaticiens.De plus, le congres sera un milieu adapté, ce qui permettra une plus grande participation des utilisateurs.*Le domaine connaît présentement une révolution technologique.Les symboles et les pictogrammes ne sont plus seulement imprimés sur des panneaux.On assiste à une utilisation de plus en plus fréquente d’écrans dynamiques.Certains utilisent même l’alphabet.» Parmi les retombées scientifiques escomptées pour la communauté québécoise, Mme Sutton espère que le congres stimulera les chercheurs afin qu’ils poursuivent leurs efforts pour adapter les appareils existants «à la synthèse vocale de la langue française».Son intérêt pour cette spécialité lui est venu progressivement.C’est après des études en fiançais et en linguistique qu’Ann Sutton commence à s’intéresser aux désordres de la communication.•Le babil du bébé a ceci de pratique: il sert à l’apprentissage de la langue Mais qu’arrive-t-il s’il n’y en a pas Comment fonctionne alors l’apprentissage de ta langue?» Elle pilote présentement un projet de recherche qui vise à comprendre l’impact de l’utilisation de ces méthodes alternatives sur l'acquisition du langage.*Le vocabulaire que possède l’enfant qui ne peut pas parler est celui qu’on lui donne, c’est-à-dire les symboles et les pictogrammes.\ Peut-il acquérir mieux son vocabulaire?» Pierre Vallée Ann Sutton Alain Vadeboncœur Urgence de reconnaissance Promoteur reconnu de l’urgentologie, celui qui œuvre à l’Institut de cardiologie de Montréal a su offrir une réflexion nécessaire à la reconnaissance de cette spécialité.Aujourd’hui, il est un des instigateurs du premier Congrès international interdisciplinaire sur les urgences (CHU) qui se déroulera à Québec du 26 au 30 juin prochain.Le mouvement de reconnaissance de la médecine d’urgence se profile dans le secteur médical depuis plus de deux décennies, explique-t-il.•Les gens qui œuvraient dans les urgences se disaient: “on fait des choses spécifiques, on a besoin d’une formation spécifique’’.Cela nous permet d’être considérés comme une spécialité», indique-t-il.C’est ainsi qu’en 1979, les Etats-Unis reconnaissent finalement l’urgentologie comme une spécialité.En 1982, le Canada reconnaît à son tour ce champ de spécialisation.Toutefois, •au Québec, cette idée, qui semble tout à fait logique, a pris environ 20 ans de retard sur le reste de l’Amérique du Nord».Plusieurs raisons expliquent ce retard.Le D'Vadeboncœur souligne entre autres la présence importante de médecins de famille qui, dans une certaine mesure, pratiquaient déjà une sorte de médecine d’urgence.Selon l’urgentologue, le fait que ce type de médecine •ne soit pas né au moment où il aurait dû naître» a entraîné des impacts majeurs dans le système de santé québécois, dont l’encombrement des urgences n’est que la dé- monstration.•On a été les champions historiques de l’en-cpmbrement.Les durées de séjour dans les urgences, aux Etats-Unis, sont de deux à trois heures sur civière.Ici, dans les années 1990, il pouvait y avoir des séjours allant jusqu à deux semaines.Ça signifie que personne ne s’était réellement préoccupé de ces aspects-là.Et moi, je fais un lien avec le fait que la spécialité n’était pas reconnue.» Pourtant, Alain Vadeboncœur souligne que le Québec aurait pu participer à l’éclosion de la •culture de l’urgence».Il rappelle que l’université McGill avait mis sur pied, en 1972, une résidence en médecine d’urgence: «Cétait la plus vieille résidence en médecine d’urgence en Amérique du Nord II s'agissait d'un programme de très, très haut niveau.» Le premier Congrès international interdisciplinaire sur les urgences permettra certainement de rattraper ce retard et de positionner la médecine d’urgence au cœur des préoccupations montréalaises et québécoises.Les répercussions risquent d’être considérables, note le spécialiste.Ce rendez-vous permettra, entre autres, à l’ensemble des intervenants des urgences — infirmières, préposés, ambulanciers et médecins — de partager leurs préoccupations.De plus, les étudiants montréalais en médecine d’urgence pourront côtoyer, le temps d’un congrès, la crème des urgentologues.U.B.Alain Vadeboncœur Sylvain Loranger Haut risque La Society for Environmental Toxicology and Chemistry (SETAC) tiendra son 27e congrès annuel à Montréal en novembre 2006.La tenue de ce congrès est en partie le résultat des efforts déployés par Sylvain Loranger et le chapitre Saint-Laurent de la Society for Risk Analysis.Ce congrès regroupera 2500 délégués dont le lien commun est l’intérêt qu’ils portent à l’évaluation et à la gestion des risques causés par les effets des substances chimiques dans l’environnement.»Les chercheurs proviennent de tous les milieux: industriels, gouvernementaux et académiques, précise-t-il.Les gestionnaires seront aussi présents.» Il en est ainsi, selon lui, puisque cette discipline exige aujourd’hui des analyses multicritères et fait donc appel à toutes les disciplines scientifiques.•Par exemple, la modélisation nous permet d’évaluer les risques pour la santé.Mais il faut aussi être en mesure de développer des outils de gestion.» Détenteur d’un doctorat en santé communautaire de l’Université de Montréal, M.Loranger œuvre depuis 20 ans à établir les liens entre l’environnement et la santé, la tenue du congrès à Montréal le réjouit car ce qui y sera discuté constitue, selon lui, un thème local majeur.«Nous avons l’opportunité de vivre près du fleuve Saint-Laurent.Cela nous a permis d’étudier sur le plan écologique le milieu aquatique, mais aus- si les berges et le milieu terrestre.» De plus, ü croit que Montréal est la ville qui pourrait le mieux agir en tant que plaque tournante entre les Etats-Unis et l’Europe.•Nous avons, au Québec, développé des méthodes d'approche européennes, mais aussi des méthodes d’approche américaines.» Sans compter que la communauté scientifique québécoise en sciences de l’environnement, bien que méconnue, est plutôt dynamique.«Les Québécois sont des originaux et des innovateurs en matière d’environnement.» ü considère que les retombées scientifiques pour Montréal de la tenue de ce congrès sont inestimables.»Nos chercheurs auront l'occasion de mieux se faire connaître et cela permettra un meilleur réseautage.» Et c’est aussi une occasion pour convaincre la jeunesse de faire carrière •comme chercheurs en environnement à l’intérieur d'organismes publics voués à la bonne gestion de l’environnement».Professeur en environnement à l'Université de Montréal, vice-président et fondateur du Service d’analyse de risque QSAR inc., Sylvain Loranger se définit comme un collaborateur-né et un communicateur.•Vulgariser sans être vulgaire.Livrer un message clair mais pas édulcoré, fai une soif de connaître mais aussi de dire.» P.V.Sylvain Loranger Joane Parent Spécialisation vétérinaire Pour la première fois de son histoire, l’American College of Veterinary Internal Mededne (ACVIM) — une organisation qui regroupe l'ensemble de$ spécialités en médecine vétérinaire — sortira des Etats-Unis à l’occasion d'un congrès annuel.L’événement qui se déroulera en 2009 au Palais des congrès permettra à l'ACVIM de renouer avec ses racines canadiennes.Car, comme le fait remarquer la D" Joane Parent une spécialiste en neurologie animale impliquée dans Torganisafion, des Canadiens ont tout de même occupé une place importante au sein de la direction ou de l’administration de l'organisation.Par le/bit même, üs ont participé à l’évolution de LACVLM».Et le séjour montréalais permettra de «sortir le firrum de son nmtexte hatntud et de bâfaire connaître une autre culture».L’événement plusieurs retombées, croit-eDe.•Dans ce secteur, le Canada atteint une qualité supérieure moyenne, en comparaison avec la moyenne américaine.On n'a rien à envier à ce qui se fiât aux ÉtatsVnis» Les institutions québécoises pourront particulièrement bénéficier (les discussions, Joane Parent pense entre autres à l’Ecole vétérinaire de Saint-Hyadnte.Comme elle le rappelle, près de 3000 délégués et 150 €3qx)sants devraient participer à févénemenL Joane Le forum de l’ACVIM dépasse largement le cadre de la médecine vétérinaire telle que nous la connaissons, car fl aborde les champs de specialisation propres à cette discipline.•Les gens qui viendront à Montréal axeront leurs discussions et réflexions sur des spécialités comme la médecine des petits animaux, la médecine interne des grands animaux, mais également l’oncologie, la cardiologie et la neurologie.Cela implique qu ’on y entendra des spécialistes qui ont fiait quatre ans d’études après leur cours de vétérinaire habituel, explique la D” Parent Pour avoir côtoyé régulièrement des collègues en médecine humaine, je peux vous dire qu’on n’a pas, en médecine vétérinaire spécialisée, pris totalement notre place, f ai souvent l’impression d’avoir quelque chose à prouver.» Toutefois, elle admet humblement les li-Parent mites d’un tel exercice.Sans dénigrer le pôle d'attraction que peut représenter la métropole, elle note que «le forum doit être considéré comme une bulle qu’on transporte annuellement d’une vide à l’autre Donc, le fait de venir à Montréal ne découle pas nécessairement d’un apport scientifique que peut nous apporter la ville, mais plutôt d’un intérêt pour la vide en soi».U.B.Beaucoup plus qu’une île PEDRO RUIZ LE DEVOIR m** «vM'i m ii m 1 fin lËlSnii! Am Nil! Ü(ll Yiïïin un ‘ ^ H La métropole québécoise est devenue une ville cosmopolite qui charme, attire et retient ceux qui la visitent.Ceux qui la visitent pour la première fois le remarquent immédiatement: pour ses habitants et les entreprises qui s’y établissent, la ville de Montréal constitue un milieu culturel et économique unique.Et sa réputation sur la scène internationale est excellente.Loin d’être déserte, bienvenue sur l’île la plus connue du Québec.CHRISTIAN LÉVESQUE La métropole québécoise est devenue une ville cosmopolite qui charme, attire et retient ceux qui la visitent Montréal compte ainsi plus de 60 organisations internationales et accueille chaque année près de 17 000 étudiants étrangers provenant de 167 pays.La ville abrite aussi 85 consulats généraux et délégations commerciales, ce qui en fait la seconde ville consulaire en Amérique du Nord, derrière New York.En 2002, la ville s’est également hissée au deuxième rang (après Washington) pour le nombre de conférences internationales (avec 87).La qualité des installations montréalaises en fait une destination majeure pour les organismes internationaux.Entreprises intéressées Plusieurs entreprises importantes décident également de venir s’installer ici plutôt qu’ailleurs sur la planète.Pas mal pour une vflle qui ne constitue pas un centre politique et qui a perdu, au profit de Toronto, le titre de capitale économique du pays.•Montréal possède un rayonnement international qui la rend très intéressante pour les entreprises, assure le président-directeur général de l’organisme Montréal International, Marc G.Fortier.Les organisations et les compagnies qui s’installent ici ont créé une trame sociale qui les attire et les retient mutuellement.» Avec son bilinguisme, son côté créatif et plus de 70 communautés ethnoculturelles, l’agglomération constitue un amalgame qui lui procure cette réputation de tolérance, de convivialité et d’un lieu où il fait bon vivre.Chaque année, la ville attire près de sept millions de touristes qui laissent dans les coffres des restaurants, hôtels, bars et musées des sommes estimées à plus de deux milliards de dollars.Le charme européen de la ville, son côté francophone séducteur, ses 79 langues parlées et son dynamisme en font une destination prisée et un point de transit important pour les visiteurs étrangers.Outre les pôles touristiques que constituent le Vieux-Montréal et le Vieux-Port, le centre-ville de Montréal reflète la volonté d’asseoir la vocation internationale de la ville.Le Quartier international rassemble d’ailleurs près de 80 % des employés des organismes internationaux qui ont adopté la métropole.On y retrouve aussi le Palais des congrès, le Centre de commerce mondial ainsi que l’Organisation de l’aviation civile internationale.La région montréalaise est également l’hôte de l’Agence mondiale antidopage, de la Commission de coopération environnementale, de l’Institut de statistique de l’UNESCO et du Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique.Pour ne nommer que ceux-là.Masse critique Si la ville renferme autant d’organismes d’envergure, c’est justement pour accroître sa popularité: •Pour rayonner sur la scène internationale, il faut faire rayonner l’international à Montréal», lance la présidente et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Isabelle Hu-don.Elle croit cependant qu’il faudrait en faire encore plus: •C’est sûr qu’on n’est pas le pays qui en offre le plus pour être compétitif et attirer les entreprises.» Mais elle affirme que les choses ont évolué pour le mieux avec l’élection de Gérald Tremblay au poste de maire, et poursuit en disant que si les entreprises s’installent à Montréal, c’est en grande partie pour la •masse critique de talent que possèdent les Montréalais».Pas étonnant alors de voir des géants du jeu vidéo tels que la compagnie française Ubisoft ou l’américaine Electronic Arts s’installer ki Non seulement le coût de la main-d’œuvre est moins élevé qu’ailleurs, et les employés sont majoritairement bilingues (à 53 %) et hautement qualifiés, mais, géographiquement Toronto, Boston et New York ne sont qu’à une heure de voL Et les communications à la fine pointe de la technologie sont rapides, peu coûteuses et efficaces, «fi n’est pas rare que les employés de la compagnie Ericsson qui viennent travailler ici pour un mandat demandent de rester plus longtemps pour profiter des avantages de la ville, de l’accessünlité des soins de santé, de la tolérance des habitants et de la sécurité que l’on retrouve dans les rues de la ville», dit Isabelle Hudoa Secteurs de pointe Outre ses capacités technologiques, Montréal est également reconnue pour sa forte industrie biotechnologique et aéronautique.La région est l’un des rares endroits au monde où la quasi-totalité des composantes d’un avion sont accessibles dans un rayon de 30 km.De nombreux chefs de file de ce domaine ont pignon sur rue dans la ville: que l’on pense à Bombardier, Pratt & Whitney, Bell Helicopter et CAE.Dans le domaine biotechnologique: Merck Frost ou Johnson & Johnson.La décision prise l’an dernier par l’International Design Alliance (IDA) d’implanter son siège social à Montréal plutôt qu’à Bruxelles, Copenhague ou Hong-Kong démontre l’attrait de la ville pour des secteurs d’expertise moins traditionnels: «Le caractère créatif, culturel et festif de Montréal lui permet de constituer une porte d’entrée accueillante pour atteindre le marché américain tout en profitant de l’excellente réputation du Canada sur la scène internationale», explique Marc G.Fortier.Avec plus de 200 centres de recherche, la région montréalaise se classe aussi au premier rang canadien pour les sommes investies en recherche et développement En plus de ses quatre universités (deux francophones et deux anglophones), Isabelle Hudon rappelle que •Montréal constitue la seule ville du pays à posséder deux facultés de médecine».De plus, les fonds dédiés à la recherche universitaire dépensés à Montréal en 2002 représentent 21,1 % du total canadien (soit autant que ses deux phis proches rivales combinées: Toronto avec 133% et Edmonton avec 7,6%).En incluant l’Hôpital neurologique de Montréal, le Centre de génomique et de protéomique, l’Institut cardiologique, l’Institut de recherche biologique et les nombreux laboratoires de recherche privés, Montréal constitue un centre important pour les découvertes médicales.Féroce compétition Malgré ses nombreux avantages, Montréal nécessite parfois un bon coup de pouce pour convaincre les compagnies de venir s’établir ici.S’il croit détenir un •bon produit», Marc G.Fortier dit qu’il n’est pas toujours facile de le •vendre» aux investisseurs étrangers: •C’est de plus en plus difficile d’attirer les entreprises étrangères.Avec la mondialisation des marchés, la compétition est féroce et tout le monde possède des atouts.» La ville rivalise ainsi avec ses proches voisines (Toronto, Ottawa, Boston,,New York), mais aussi avec toutes les autres villes.À l’ère des communications instantanées, les frontières s’amenuisent et beaucoup de joueurs sont maintenant dans la joute.Si Montréal attire, fl est important de s’assura" que sa vitalité soit ressentie par ceux qui n’y sont que de passage afin de les inciter à s’y installer.Notamment pour les étudiants étrangers qui, une fois formés, retournent dans leur pays d’origine.Et l’enjeu est de taille pour la métropole québécoise, car la dénatalité que connaît la province affectera bientôt la ville: »En 2016, la croissance de la main-d’œuvre sera assurée à 100 % par l’immigration», prédit Isabelle Hudoa Un défi qui semble cependant à la hauteur des aspirations de la ville.JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le plateau Mont-Royal • .M \ i TS LE DEVOIR.LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 AVRIL 2 0 0 5 Il 5 RAYONNEMENT INTERNATIONAL Une entrevue avec Gérald Tremblay Montréal profite de son caractère naturel distinct «On a réussi à se positionner favorablement dans le champ de la nouvelle économie depuis une vingtaine d’années » JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le maire Gérald Tremblay (ici en 2003, au côté de Normand Legault) est un défenseur acharné de Montréal.Montréal fut l’hôte d’événements transcendants à caractère nettement international, comme l’Exposition universelle de 1967 et les Jeux olympiques de 1976.Dans leur sillage et au fil de son évolution, la ville a graduellement mis en valeur ses richesses culturelles, elle s’est dotée de structures intéressantes et elle s’est parée d’atours attirants pour accéder au statut de centre urbain international de premier plan.RÉGINALD HARVEY Invité à évaluer les acquis et les défis de la région montréalaise dans les rangs des ligues majeures du rayonnement et de l’achalandage international, le maire Gérald Tremblay pose au départ un bémol: •Le mot “acquis’, pour moi, est toujours fragile.Il n'y a rien d’acquis et on s’en apercevra quand on parlera des enjeux en cause pour l’avenir; on verra alors à quel point il est important de s'assurer que nos forces soient toujours maintenues.» Le maire dégage d’abord les éléments fondamentaux qui caractérisent la ville: •Elle est unique parce qu’elle exerce à la fois une influence nord-américaine et européenne, ce qui s'avère extrêmement important d’un point de vue touristique.Dans cette optique, même si nous sommes situés dans un milieu où la langue anglaise occupe une place de premier plan, on profite de notre statut de métropole de langue française.Ce caractère culturel distinct nous donne un avantage compétitif particulier, d’autant plus qu’on discute de moins en moins la question de la langue française.On réalise de plus en plus qu’il existe une diversité linguistique et culturelle.» Du même souffle, il signale que Montréal puise une autre de ses grandes forces dans sa diversité économique, ce qui la place en tête de liste à ce chapitre au Canada: «Notre gros avantage, c’est qu’on a réussi à se positionner favorablement dans le diamp de la nouvelle économie depuis une vingtaine d’années.Cette sphère économique fait appel à la diversité culturelle.Dans ce sens, Montréal est capable d’attirer des personnes très créatives qui sont en mesure d’innover.» Il mentionne en outre que la notoriété de la ville lui est conférée par les grands événements internationaux qui s’y déroulent et par les institutions de même envergure qui y prennent place.A cet égard, il ne peut s’empêcher de citer les Championnats mondiaux de sport aquatique, sous l’égide de la Fédéra- tion internationale de natation (F1NA), dont il a sauvé récemment la mise, et se dit déjà assuré qu'ils remporteront un très grand succès.Les limites et les équipements Le maire Tremblay s’interroge tout de même sur ce qu’il est advenu des retombées potentielles de grands événements comme Expo 67 et les Jeux olympiques: «Ça nous a ouvert sur le monde et nous a donné une notoriété, mais est-ce qu’on a réellement géré la suite de ces activités-là pour capitaliser sur les investissements importants qui avaient été consentis?» Les championnats de la FINA surviennent plus de 30 ans après et il pose cette question: «Peut-on ajouter de la valeur à tous ces événements pour foire en sorte qu’on rayonne sur la scène internationale au même titre que d’autres villes qui ont su capitaliser davantage que nous?» Voilà un questionnement qui vaut toujours.Cela étant établi, il reste que Montréal dispose de plusieurs équipements culturels, scientifiques, sportifs et de haut savoir qui contribuent à sa renommée.La collectivité a consenti à des investissements majeurs pour en assurer l’existence et ils attirent des visiteurs en très grand nombre.Ijc premier magistrat souligne en outre la présence sur le territoire montréalais d’un imposant inventaire patrimonial susceptible d’attirer la clientèle touristique étrangère.De plus, plusieurs organismes influents militent en faveur du rayonnement de Montréal et de sa région.Finalement, le maire Tremblay ne saurait taire le rôle prépondérant de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), dont il est le président: «Quand on retient l’intérêt de l’industrie du cinéma, ce n 'est pas juste Montréal qui est en cause.On est en train d’élaborer une politique du cinéma avec la région métropolitaine de Montréal.On s’aperçoit plus clairement que, si on veut attirer des touristes, des entreprises et des événements, il fout porter son chapeau de région.Ijes grands ensembles urbains se multiplient sur la scène intematùmale.• Les enjeux en présence Gérald Tremblay revient sur le sujet de la langue et insiste pour dire que cette réalité demeure toujours fragile, malgré les avancées, au moment de dresser sa liste des défis à relever maintenant et dans l’avenir.La compétitivité de Montréal sur le plan international passe par la préservation du français.Parallèlement, Montréal se réclame d'un apport culturel et intellectuel grandissant de la part des nouveaux Montréalais; elle profite de leur compétence et de leur expérience.Il lui appartient au pre- mier chef de réussir l'intégration de ces gens qui viendront nourrir et renforcer le bassin démographique de Montréal au cours des prochaines années: «CV sera un des points forts de la ville, mais cela représente tout un défi.• L'économie entre aussi en jeu: «On ne peut plus se baser sur une économie de masse, mais plutôt sur ce qu on appelle les "smart regions” à l’interieur desquelles l’innovation et la créativité prennent de l’importance.» Il importe maintenant, selon le maire, d'exporter les forces de Montréal ailleurs dans le monde et de les utiliser comme un levier de développement.Il insiste encore une fois, à ce propos, sur l'aspect primordial de la valeur ajoutée, et il se questionne encore une fois à ce sujet: «On a innové aux niveaux social, intellectuel, culturel, scientifique et technologique.Est-ce qu'on est capable d'aller chercher la vraie valeur ajoutée dans ces domaines?l-es études montrent que tel n ’est pas le cas, par rapport aux actifs dont nous disposons présentement.» les milieux de l'éducation et de la santé lui servent d’exemples probants à ce sujet.Pour la qualité de vie Toute la problématique de l’environnement s’inscrit à son tour dans sa liste des défis à relever, les dossiers foisonnent à ce propos dans le champ de la politique municipale et relèvent tantôt du transport en commun, en particulier, et tantôt du développement durable, vu dans son ensemble: «C’est exactement “le tout Montréal' en matière de qualité de vie.sans oublier la sécurité.» In «gouvernance» apparaît dans le portrait comme un autre grand défi.I.e maire réclame pour les entités urbaines le statut de partenaires travaillant étroitement avec les gouvernements supérieurs dims la conduite des affaires publiques: «Il fout que les gouvernements régionaux et leurs élus puissent influencer la prise de décisions importantes.Surtout, ils (Privent avoir accès à des sources de revenus diversifiées.» En fin de compte, le maire Tremblay retient deux autres défis majeurs, dont celui du sentiment d’appartenance du citoyen à l’égard non seulement de la communauté environnante, mais aussi de toute la ville-région à laquelle celui-ci appartient, bin-fin, le temps de la planification et de la concertation étant révolu, l’heure est venue de passer aux actes: «En ce qui concerne les grandes orientations, nous savons tous ce que nous devons faire.I-e moment est venu d'agir et de.créer la richesse nécessaire pour maintenir et améliorer notre nouvelle qualité de vie.» Montréal, le Québec, le Canada et le reste du monde sortiront gagnants de l’édification de cette métropole d'avenir.Gaston Chevalier Action planétaire La tenue du congrès de la Society for Environmental Toxicology and Chemistry (SETAC) à Montréal constitue une vitrine sans précédent pour les chercheurs québécois.Tourisme Montréal r Equipe Montréal débarque ela va permettre de mettre " V-/ Montréal sur la carte mondiale de l’environnement.» Une vitrine bien méritée, selon Gaston Chevalier, professeur en sciences biologiques à l’Université du Québec à Montréal: «Les sciences de l’environnement existent à l’UQAM depuis maintenant 20 ans.Montréal, dans le domaine de l'environnement, est un centre névralgique.On oublie que Montréal compte dix sièges sociaux d’organismes internationaux voués à l’environnement.» En vieux routier — le congrès de la SETAC est le troisième congrès que Gaston Chevalier contribue à attirer à Montréal — il connaît bien l’importance des congrès.«Cela permet d’amener en SOURCE : PALAIS DES CONGRÈS Gaston Chevalier ville les meilleurs cerveaux du monde et de faire connaître les nôtres.De plus, c’est une excellente occasion de se mettre au courant des tendances du milieu.Sans compter que c'est toute une opportunité pour nos étudiants.» Bien qu’on vive à l’ère des télécommunications et d’Internet, Gaston Chevalier croit que rien ne peut remplacer «le charme d’une relation personnalisée».Voilà aussi ce à quoi sert un congrès scientifique.«Échanger à bâtons rompus autour d’une table, c’est souvent comme ça que l’on découvre nos affinités et que se mettent en place les futures collaborations.• Le choix de Montréal par la SETAC pour la tenue de son congrès démontre à ses.yeux qu’il existe maintenant aux Etats-Unis une nette volonté d'internationaliser la recherche scientifique.«U se fait de plus en plus de transforts Nord-Sud des connaissances scientifiques.Par exemple, toute la recherche sur la qualité de l’air à Los Angeles peut nous être fort utile à Montréal.» Outre ces considérations, Gaston Chevalier croit que la qualité de vie à Montréal a joué pour beaucoup dans la décision.«Pour beaucoup d’Américains, Montréal est une ville exotique et culturelle tout en étant une ville sécuritaire.Plusieurs s’étonnent qu'on puisse se promener à dix heures le soir sans crainte.De plus, Montréal est une ville multiethnique.Plus de 15 % de la population parle une troisième langue.» P.V.Tourisme Montréal assume la co présidence d’Equipe Montréal, ce regroupement de 27 partenaires mis sur pied en mars dernier.C’est plus de 1,5 million de dollars qui sont ainsi injecté dans la promotion de l’industrie montréalaise du congrès.Le marché d’affaires américain constitue la principale cible de cette importante campagne.En plus 4e Tourisme Montréal, Equipe Montréal pourra compter sur l’appui du Palais des congrès de Montréal, de Tourisme Québec, de la Commission canadienne du tourisme.de 'Association des hôtels du grand Montréal, onze hôtels montréalais ainsi que plusieurs fournisseurs de services de l’industrie du congrès.«En se rassemblant ainsi autour d’un projet d’une telle envergure, les partenaires d’Équipe Montréal font preuve d’un solide esprit d’équipe», a déclaré Charles Lapointe, président-directeur général de Tourisme Montréal.«Notre force ne tient pas seulement à notre nombre, mais également à notre capacité à mettre nos énergies en commun afin de proposer une offre excep- tionnellement intéressante pour les planificateurs de congrès américains.Ajoutons à cela le caractère unique de notre ville et la variété des activités qu’on y retrouve, et on comprendra aisément pourquoi Montréal se classe parmi les desti- nations les plus reconnues pour la tenue de congrès.» Hus de 500 associations, sociétés et firmes de planificateurs de congrès seront ainsi rencontré en 2005.Chtmfrr* d* comm*rc« du Montréal métropolitain Boord of Trad# of Matropolitan Montraaf * ^eOJ/L |h/L Isabelle Hudon Présidente et chef de la direction La Chambre félicite M.Normand Legault, directeur du Grand Prix du Canada - la plus percutante carte de visite internationale pour Montréal -, et récipiendaire du Prix Rayonnement international à l'occasion du Gala des Ambassadeurs 2005.Ses efforts soutenus font de Montréal la métropole de la Formule 1 en Amérique du Nord.Les grands événements sportifs, touristiques et culturels donnent à Montréal sa vibrante atmosphère et sa renommée de ville festive sur la scène mondiale.Le Devoir ÉDITIONS HURTUBISE HMH Redécouvrez Montréal, la capitale mondiale du livre 2005, à travers l'essai de Jean-Louis Roy.MONTRÉAL ville nouvelle, ville plurielle 22,95$ - 232 pages mpnTHÉRL.\m \ iSi fit,U HMH www.hurtubisehmh.com Charles Lapointe FESTIVAL MONTREAL MONDIAL 20-30 SEPT.DES ARTS 2005 POUR LA ASSITEJ International JEUNESSE 15 ' Congress and Festtval of the Arts 'es et festival mondial des arts Montréal craque pour la jeunesse ! WWW.M0NTREAL-2OO5.COM l ni I* \ l m mi uni Cj>.Il linmi; ( .iii,i est sans doute l'importance qu’il accorde à cette discipline scientifique qui lui a permis, de concert avec son collègue William D.Lubell, de convaincre les membres de l’American Pep tide Society de tenir son congrès de juin 2007 à Montréal •Historiquement, le congrès se tient tous les six ans au Canada.Je voulais que le prochain se passe à Montréal.» C’est que.selon lui, le choix de Montréal tombe sous le sens.•Depuis 30 ans, au Québec, nous avons beaucoup investi dans le domaine des sciences de la vie.Non seulement avons-nous formé des étudiants, mais nous avons aussi développé une expertise dans le domaine de la recherche.» Sans compter que le Québec lui apparaît être en mesure de faire le pont entre les Amériques et l’Europe.Le tenue d’un pareil congrès à Montréal lui semble en outre une exceUente occasion de s’informer sur les savoirs qui se font ailleurs, précise-t-il.•Cela nous permet de prendre connaissances de travaux avant qu’ils ne soient publiés dans les journaux scientifiques.C’est aussi une occasion de mettre l’oreille sur le rail afin de savoir où va cette science.» Une science qui présentement avance à pas de géant La raison, selon lui, est fort simple: •La nature fournit les protéines qu’elle connaît.La recherche sur les peptides nous permettra de fabriquer des protéines de synthèse capables d’effectuer les tâches que l’on veut.Par exemple, des médicaments à cibles biologiques ou des hormones qui se dégradent moins vite.» D croit par ailleurs que les premières avancées se feront dans le domaine des outils diagnostiques.D’abord attiré par la médecine quand il était phis jeune, Emanuel Escher opte bientôt pour la chimie.*Je voulais surtout savoir comment ça fonctionne, comment fonctionne la vie.La première motivation d’un médecin doit être de soigner les gens.Cest pour cela que fai choisi la chimie.» Parmi ses activités professionnelles, il classe au premier rang la formation des jeunes.»Je veux transmettre aux jeunes le fieu sacré de la découverte.» Cette soif de connaissance et ce besoin de la transmettre est sans doute la raison pour laquelle il dénonce les méfaits de l’obscurantisme.«Ça m’inquiète beaucoup, cet intégrisme qui soutient des thèses sans fondement scientifique.» C’est d’ailleurs tout le contraire de ce qu’il inculque à ses étudiants.P.V.Emanuel Escher JACQUES NADEAU LE DEVOIR Normand Legault, grand patron du Grand Prix de Formule 1 de Montréal, s’attelle depuis des années à l’organisation d'événements qui rehaussent l’image de Montréal.ï.Prix «Rayonnement international» Une passion pour Montréal «Je ne suis pas le seul, je fais ce que je peux pour aider à faire connaître Montréal» Celui qui avoue d’entrée de jeu que l’aventure de la Formule 1 fut au départ un accident de parcours décrit son engagement pour Montréal au fil des ans à travers ses multiples activités à caractère sportif, culturel et économique.Rencontre avec Normand Legault, qui recevait cette semaine du Palais des congrès le prix «Rayonnement international».MARILYSE HAMELIN Le prix «Rayonnement international», créé cette année par le Palais des congrès de Montréal honore une personnalité dont les actions projettent une image positive et contribuent au développement de Montréal Le premier récipiendaire, Normand Legault, grand patron du Grand Prix de Formule 1 de Montréal s'attelle depuis des années à l’organisation d’événements qui rehaussent l’image de Montréal à travers le monde.ÉterneUe trentenaire.En 1976, alors qu’il est encore étudiant en administration à la faculté d’administration de l’Université de Sherbrooke, Normand Legault est embauché par la brasserie Labatt au service de promotion.A l’époque, Labatt commandite Gilles Villeneuve, qui concourt au championnat de Formule Atlantique.Deux ans plus tard, Labatt décide de s’impliquer daps le Grand Prix de Formule 1 à Montréal.A la même époque, Gilles Villeneuve fait justement son entrée en Formule 1.M.Legault, fraîchement nommé responsable de la promotion et du marketing du Grand Prix de Montréal, s’évertue alors à faire connaître aux Québécois un sport dont ils ne savent à peu près rien.•J'avais une voiture de Formule 1 que j’ai transportée d’un centre commercial à l’autre.J’ai acheté de la publicité, posé moi-même les bannières sur le circuit», raconte Normand Legault En 1981, il est promu directeur général du grand prix.Il a à peine 25 ans.•Mon patron de l’époque, le maire Jean Drapeau, m’a demandé de dire que favais 30 ans pour foire plus sérieux fai eu 30 ans pendant plusieurs années!» Depuis 1996, le Grand Prix de Formule 1 de Montréal appartient à Normand Legault ffe suis comme le gars de la publicité des rasoirs: fai tellement aimé que fai acheté la compagnie», blague le nouveau propriétaire de l'événement qui a appartenu successivement aux brasseries Labatt Molson puis à Bernie Ecclestone.Chaque année, le temps d'une fin de semaine, le Grand Prix attire près de 250 000 personnes au parc Jean-Drapeau et fait se tourner vers Montréal les yeux de 410 millions de téléspectateurs à travers le monde.Un engagement constant En phis de ses activités au Grand Prix de Montréal CHRIST1NNE MUSCHI REUTERS .VVXV.A, % * * r-vr-yf mïm V.WÊ&èti mm Chaque année, le temps d’une fin de semaine, le Grand Prix attire près de 250 OOO personnes au parc Jean-Drapeau et fait se tourner vers Montréal les yeux de 410 millions de téléspectateurs à travers le monde.Normand Legault s’est montré au fil des ans très actif au sein de la communauté montréalaise.Tellement qu’on pourrait croire qu’il n’y a pas un conseil d’administration où 3 n’a pas siégé.Président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain en 2000 et 2001, président du conseiï d’administration de la Société de la Place des Arts de Montréal depuis juin 2002, membre du cabinet de campagne de l’hôpital Sainte-Justine et au conseü de la Fondation de l’Institut de cardiologie, M.Legault s’active sur tous les fronts.Il explique son engagement par son sentiment d’attachement à la ville: «Je suis natif de Montréal, je suis né sur le Plateau-Mont-Royal, j’ai passé toute ma vie à Montréal, sauf pendant mes années d’études à Sherbrooke.» Inspiré par l’effervescence du Montréal des années 1960 et 1970 qui l’a vu grandir, 3 se rappeDe le dynamise de l’époque.«La construction de la Place des Arts, de la Place Ville-Marie, l’Expo 67, les Jeux olympiques, tous ces événements m’ont fortement influencé.En comparaison, la morosité — le misérabilisme même — des années 80 et début 90 me décourageait Je me suis dit “ce n’est pas ma ville, ça!” et j’ai décidé de faire le maximum pour m’impliquer.L’important, ce n’est pas que Montréal soit une grosse ville, mais une ville où il y a une qualité de vie, où les gens ont envie de venir.Il fout que les Montréalais soient fiers de leur ville.» Sauvetage des Championnats du monde de natation Normand Legault a à cœur la réputation de Montréal, c’est pourquoi 3 n’a pas hésité à proposer son aide au maire Gérald Tremblay afin de remettre sur les rails la tenue à Montréal des Championnats du monde de natation, alors que la Fédération internationale de natation (FINA) menaçait d’en retirer l’organisation à la viDe.Coprésident du conseil d’administration avec le maire Tremblay depuis le 21 février dernier, 3 travaiDe sur le dossier à temps plein.«On a mis une excellente équipe en place, on est sur la bonne voie.Ce qui m’a tou» ché avec les Mondiaux aquatiques, c’est de voir que la réputation de Montréal pouvait être entachée.Ce n’est pas le fait de tenir l’événement ou non qui comptait — le championnat aurait bien pu se tenir n’importe où ailleurs —, mais de voir un événement octroyé puis retiré à Montréal.Ça laisse une tache pour ce qui est delà crédibilité de la ville, de sa capacité à foire venir des événements d’envergure internationale.» S’il attribue au maire Tremblay tout le crédit d’avoir su convaincre la FINA de redonner les jeux à Montréal, Normand Legault avoue que son expérience — tant comme directeur du Grand Prix de Formule 1 qu’à titre de président des Championnats du monde d’athlétisme jeunesse de l’IAAF à Sherbrooke en 2003 — a contribué à apporter de la crédib3ité à la reprise de l’événement De Fort Lauderdale, où 3 visite en ce moment le Temple de la renommée de la natation de la FINA (International Swimming HaD of Fame), M.Legault ex-plique son intention d’organiser plusieurs activités pa-raDèles à la compétition autour des thématiques de la viDe de Montréal et de la natation.*/aimerais emprunter quelques pièces de la collection permanente de la FINA pour foire une exposition historique ici à Montréal.Les premiers tremplins utilisés pour le plongeon, le maillot de compétition de Johnny Weissmuller—premier interprète de Tarzan au cinéma dans les années 1930, qui était aussi un ancien champion de natation —, le maillot de Sylvie Fréchette lors des Jeux olympiques de 1992 à Barcelone, etc.Ce sont toutes des pièces que f aimerais présenter au public.» La FINA selon les dires de M.Legault est phis que satisfaite du déroulement de l’organisation.»Le plus grand défi, c’est le financement.Mais la réponse est très bonne de la part des entreprises montréalaises.Nous, ce qu’on demande, c’est un geste civique qui va au-delà des considérations monétaires de visibilité» Un prix pour son engagement S il est enchanté de recevoir le prix «Rayonnement international», Normand Legault se dit surpris.H se décrit comme un citoyen engagé et attaché à Montréal, tout simplement *Je vis à Montréal, mon bureau est à Montréal.» À tous ceux qui lui ont demandé s’U était intéressé à faire de la politique, U répond que, s’3 avait voulu en faire, cela ferait longtemps que ce serait fait et qu’3 y a d’autres moyens de s engager socialement pour sa communauté.»Je ne suis pas le seul, je fois ce que je peux pour aider à foire connaître Montréal.» Françoise Gauthier, ministre du Tourisme du Québec et présidente du comité d’honneur, remettra le prix offert par le Palais des congrès de Montréal à Normand Legault le 21 avril prochain.? LE DEVOIR, LES A M E D I 2 3 ET DIMANCHE 24 AVRIL 2 0 0 5 I! RAYONNEMENT INTERNATIONAL Rolland Proulx A Réseau universitaire r JACQUES GRENIER LE DEVOIR La ministre Françoise Gauthier, entourée de ses collègues Philippe Couillard et Jean-Marc Fournier, ainsi que de la mascotte Vas-y.Françoise Gauthier Uémotion d’abord Vaste est le Québec.Hétéroclites en sont les centres d’intérêt, de telle sorte que les points de chute touristiques disséminés sur l’ensemble du territoire se comptent par centaines et présentent un pouvoir d’attraction varié.Le tourisme au Québec s’appuie à la fois sur des pôles urbains et sur des sites régionaux.RÉGINALD HARVEY Le ministère du Tourisme affiche en ce printemps un menu qui témoigne de cette réalité: la Bibliothèque nationale du Québec ouvre ses portes à Montréal pendant que la métropole est devenue la capitale mondiale du livre.Les festivals de réputation mondiale se pointent à l’horizon dans les rues de la grande ville.Par ailleurs, avec son million de lacs et cours d’eau de toutes dimensions, la Belle Province se présente comme un paradis de la pèche.Le Mont-Tremblant s’affiche maintenant comme le plus important centre de villégiature dans l’est de l’Amérique du Nord.Le Chemin du Roy se déroule le long du Saint-Laurent et il raconte des grands pans de l’histoire d’ici.L’industrie touristique québécoise possède des atouts indéniables pour élargir son rayonnement à l’échelle internationale et pour attirer une clientèle en provenance de pays étrangers.La nouvelle ministre du Tourisme du Québec, Françoise Gauthier, trace certaines caractéristiques de ce secteur d’activité: «Ce qui me frappe dans cette industrie, c'est l’émotion qui se dégage du produit qu’on a à offrir.Je pense que notre principale richesse vient du fait qu’on a une population qui est chargée de cette émotion, ce qui se traduit dans la façon de présenter nos activités et dans la diversité de celles-ci.• Vitalité Elle en veut pour exemple la vitalité du milieu montréalais: •Je dirais par exemple à un touriste de l’extérieur, venu de France ou de l’Europe, qui séjourne ici que Montréal, constituée de sa banlieue et de la métropole, forme une ville sécuritaire et extraordinaire.En cet endroit, le fait français est fort important, des festivités se déroulent en grand nombre et la gastronomie n’a de leçons à recevoir de personne [sicl.» Ce visiteur peut choisir de se déplacer de Montréal vers les régions: «71 peut de la sorte découvrir le Québec, son Saint-Laurent et toute la majesté des paysages environnants.Il peut canoter sur la rivière Saguenay et admirer l’imposant fiord d’où se dégage toute l’émotion d'une nature grandiose.On possède des richesses extraordinaires.» La ministre résume sa pensée: •Il est intéressant pour un touriste de venir au Québec parce qu’on possède un éventail d’offres qui est fabuleux En fait, fai l’habitude de dire que le Québec, c’est un immense terrain de jeu où il y en a pour tous les goûts, pour tous les types de.tourisme.On peut y voyager en famille, en couple ou encore en groupe.» La spécificité culturelle du Québec présente un net avantage: •C’est un phénomène important.Les nombreux touristes américains qui sillonnent la vieille capitale sont impressionnés par son caractère historique et européen.Ils sont aussi enchantés de constater que les gens de Québec parlent une autre langue, s’expriment en français.» Quant aux défis à relever pour consolider l’industrie à la grandeur du territoire, la ministre met l’accent sur les grands espaces; le Québec en regorge et ceux-ci renferment une valeur sûre à exploiter sur la scène internationale afin d’attirer des visiteurs en provenance des quatre coins du monde.Planifier l'évolution d'une université n'est pas une mince tâche.Rolland Proulx y a consacré sa carrière au sein de ITniversite de Montreal.C'est une passion qui lui a permis, en tant que seul membre canadien et francophone du conseil d'administration, de convaincre la Society for College and University Planning (SCUP) de tenir son 43e congrès à Montréal.La SCUP, qui compte 4600 membres, regroupe plus de 1200 grandes universités, principalement américaines et canadiennes.Ce sont donc 1500 de ces planificateurs qui se reuniront à Montreal à l'été 2008.Seront aussi présentes des firmes d'architectes et de designers spécialisées dans le develop- Rolland Proulx pement et l'aménagement de campus et de pavillons universitaires.Parmi les arguments employes par M.Proulx pour convaincre ses collègues de choisir Montreal il y a celui de la mondialisation.•Notre organisation s ’internationalise de plus en plus Nous comptons maintenant des membres en provenance de 24 pays Choisir Montréal, c ’est une façon de souligner notre ouverture vers le monde.» Une ouverture qu’il souhaite et qu’il appelle puisque les universités se sont trop souvent développées en vase dos.«A* hmd, les uniirrsités.entre elles, n 'ont pas de lieu Le principe pour développer et itrgani-ser les universités est le même pour tous.» Il dte en exemple ce qu’il nomme la •faculté grisonnante».En effet, plusieurs professeurs prendront d'ici peu leur retraite et toutes les universités devront renouveler leur personnel enseignant Selon Rolland Proulx, parmi les avantages que procure pareil congrès, il y a la camaraderie mais, surtout, le reseautage.•Un congrès pareil permet de mettre d contribution stm expertise Aussi cela permet à nos propres membres de s’enrichir avec les contacts extérieurs • Rien ne destinait Rolland Proulx à la carrière de planificateur universitaire puisqu'il a fait ses études en archéologie.De ces etudes, par contre, il a retenu une leçon: «À faut parler du passé pour découvrir son avenir» Il se définit comme un artisan et im facilitateur «/ai toujours cherché à aider les gens à façonner leur propre avenir.» P.V.William D.Lubell Nouvelle frontière scientifique William D.Lubell, professeur au département de chimie à l’Université de Montréal, est une des rares personnes à connaître les peptides.•Les peptides sont en quelque sorte les briques avec lesquelles sont construites les protéines, explique-t-il.On les retrouve donc partout.» De phis en phis, les scientifiques de par le monde s'intéressent aux peptides.•Les recherches sur les peptides, en particulier dans le domaine médical, se sont multipliées ces dernières années.Nous sommes à l’aube d'une nouvelle frontière.» C’est que les applications découlant des recherches sur les peptides apparaissent innombrables.•Cela intéresse autant l’industrie des cosmétiques que le domaine agroalimentaire.En médecine, par exemple, certaines recherches portent sur l’utilisation des peptides pour fabriquer du cartilage.» Selon M.Lubell, on assiste présentement à une réelle effervescence dans ce domaine de recherche scientifique.S’y intéressent en particulier ceux qui œuvrent dans les domaines de la chimie, de fa biochimie et de fa pharmacologie, trois secteurs srienti fiques bien implantés à Montréal C’est fa raison pour laquelle il se réjouit d’avoir contribué à faire venir à Montréal le 20r American Peptide Symposium en juin 2007.Les 1500 délégués attendus proviendront principalement du Canada et des Etats-Unis, mais aussi d'Europe, du Japon et d’Australie.William Ixibell Parmi les retombées escomptées de ce congrès, William D.Lubell espère que cela permettra de tisser davantage de liens entre les chercheurs québécois et les chercheurs étrangers.•Les congrès sont souvent le moment où se foment naturellement de mmvriles collaborations.» De phis, l'accent de ce congrès sera résolument mis sur fa jeunesse.•Notre thème est les peptides pour la jeunesse.• Selon M.Libel le congrès servira aussi à recruter les jeunes afin qu'ils choisissent d’étudier dans le domaine (les peptides.*Cest une science qui bouge et une science de l’avenir.H faut faire en sorte que les jeunes s'y intéressent» On a aussi choisi astucieusement les dates du congrès, qui se tiendra entre le Grand IVix de Montréal et le Festival de jazz.•Cela permet aux délégués, non seulement d’assister au congrès, mais aussi d’en profiter pour prendre des vacances.Ils poummt amener leurs familles, rester plus longtemps et goûtera la vie culturelle montréalaise.» Plusieurs raisons ont amené William D.Inbell à choisir fa science pour carrière.•Cela m'a permis de voyager et de m'ouvrir à des cultures différentes.» Mais pour cet homme dont fa devise est •variety is the spice of life», c’est que fa science est faite de nouveautés.•Je suis attiré par l'idée qu ’une découverte scientifique peut être parfois tout simplement le fruit du hasard» P.V.Fêtons 20 ans de rayonnement international ! f i -J.ü '"‘'M * ¦S.IÜ Le ministère du Tourisme est Fier de s'associer au Gala des Ambassadeurs et au Palais des congrès de Montréal pour célébrer 20 ans d'efforts et de dynamisme consacrés à la venue de grands congrès à Montréal.Mille mercis à tous ces Ambassadeurs qui ont contribué avec brio à la renommée internationale de Montréal et du Québec.1 877 BONJOUR Ministère du Tourisme /.! Kl il Quebec ca a r.,;- ! ,4 § ville d’ambiance Si ^ ¦ -« * .^1, \ - «i Ji ^l4tt lA»—«>-1 | Al .i: 4.?—- * 4 / vrMmffî ville de performance , tS* 4Srî- '»' >*¦,.>.a; - :i 4% , y*- f *-^;4 n Cj» IV O A-, *f.5 *1 ' y *m ¦ < sFs M* ., v_ ,., v — A^'*‘*»« ¦¦’•H ville internationale * i O * t Montréal V
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