Le devoir, 4 juin 2005, Cahier E
LE DEVOIR.LES SAMEDI 4 ET DIMANCHE 5 JUIN 2 0 0 5 THÉÂTRE Une nouvelle voix chez Ubu Page E 3 DE VISU Holgate, entre tradition et académisme Page E 7 LE DEVOIR iasâ» * * C’est le Québec qui lui donna son premier vrai public en 1948, et c’est encore le Québec qui lui fait la fête et qui, à l'occasion de son ultime tour de chant dans nos parages, belle des belles avec l’Orchestre métropolitain pour écrin, lui offre le tribut ému de nos gens de chanson, en un album de quinze1 titres qui sont autant de plaisirs indémodables.Merci Charles Aznavour.SYLVAIN CORMIER Mieux qu'une montre en or, se dit-on.Des montres en or, il en a.Des honunages aussi, il en a eu, depuis l’annonce en 2002 de son retrait des planches (celles des tournées mondiales, pas la scène tout court, faut-il préciser).Mais un plein disque de versions de ses chansons, telles qu’enregistrées par des chanteurs et chanteuses du Québec rien que pour lui signifier à quel point il est des nôtres depuis ce jour de 1948 où son pote Pierre Roche et lui débarquèrent à Montréal «dans un Dorval tout neuf où il /disait un froid de canard», délestés par une Piaf trop exclusivement dévolue à son champion du ring, ce disque-là est un cadeau pas comme les autres pour le grand p'tit bonhomme de la chanson française.Monsieur Charles, qui aura découvert au lancement de jeudi dernier les 14 relectures de cet hommage local intitulé Aujourd’hui encore.(la quinzième étant la réédition bienvenue d’£« revenant de Québec par Jacques Normand, toute première chanson d'Aznavour — Roche gravée chez nous), n’aura sans doute pas été déçu.«Ce que j’aime dans les interprétations, c'est quand je ne me reconnais pas», offrait-il en conseil d’ami lorsque l'animatrice Monique Giroux l’interviewa en mars à Paris pour le «making of* télévisé de l'album, émission diffusée lundi à Musi-max (à 20h et à 23h), soit l’avant-veille du premier de ses spectacles à Wilfrid-Pelletier avec l’Orchestre métropolitain (et le lendemain de son passage à Québec, monfréalo-centrisme oblige).«J'aime quand on me bouscule.» Dans l'émission, le commentaire d’Az-navour est accolé au segment Stefie Shock.Comme de raison, c'est Stefie qui déboulonne avec le moins de ménagement l’immortelle de son socle.Je te réchaufferai, entre ses mains d’ancien DJ, perd toute semblance de mélodie, sauf au refrain: les couplets sont débités d'un ton volontairement monocorde.Solution de facilité, dirais-je, qu’excuse le rythme savamment ralenti en une sorte de samba new wave, éminemment dansant La bousculade est un brin factice, mais ça bourne.L’étonnement est beaucoup plus grand lorsqu’on découvre ce que Pierre Lapointe et le Consort de musique contemporaine du Québec (sa bande de copains attitrée depuis le Coup de cœur francophone) ont décanté de la version originale moitié psyché délique, moitié slow langoureux des Plaisirs démodés.Alors qu’Aznavour lui-même a depuis belle lurette abandonné la portion à «Ce que j’aime dans les interprétations, c’est quand je ne me reconnais pas» gogo pour ne garder que le «joue contre joue», Lapointe et compagnie ont tout réarrangé à base de cordes inventives et de vents décoiffants.IA où Stefie a fait du Stefie, Lapointe a payé d'audace.et gagné.Coudées franches et belle confiance Chacun, comprend-on, avait les coudées franches.«Quand Jehan V.Valiquet, l’éditeur d'Aznavour au Québec, a eu cette idée d'un album-hommage et qu’il m'a approché, on s’est inspirés de ce que Patrice Duchesne avait fait pour le Petit Roi et on a donné nous aussi pleine liberté aux artistes», explique sans ambages le producteur Martin Leclerc, dont c’est le premier projet maison après un long séjour chez GSI Musique.«Il n'y a eu aucune ligne de conduite dictée, aucun choix de chanson imposé.H y avait Marc Pé-russe qui était présent tout le temps, au besoin, comme une sorte, de grand-frère.Si la plupart ont fini par travailler avec lui et qu’il a réalisé l'essentiel de l'album, c’est parce que les artistes l'apprécient et lui font confiance.» Pérusse, guitariste émérite, collaborateur de Luc de Laro-chellière depuis toujours, brillant réalisateur du Dix mille matins de Daniel Boucher, est de ceux qui, dans les coulisses de l’industrie du disque, allient le plus naturellement gentillesse et compétence.Un chouette gars.Un peu vanné par l'expérience, témoigne-t-il.«H y a un côté totalement échevelé à s'occuper de 14 artistes en même temps.Cétait insensé, j'ai passé plus de temps à m’occuper de l’agenda que de la console.» D s’esclaffe au bout du fil «Ça donné quelques quiproquos intéressants.Yann Perreau qui se pointe au studio et il n'y a personne.Pareil pour Michel Rivard.On a aussi vécu des moments de stress intense, par exemple quand Stefie a décidé en cours de route de changer de toune.» On ne saura pas laquelle il a abandonnée.On saura cependant quelles sessions Pérusse garde au plus près du cœur «Quand on a enregistré la piste de voix de Ixiurence Ualbert] pour II faut savoir, c’était un grand moment.Travailler avec madame [Diane] Dufresne sur une chanson aussi belle que De t’avoir trouvé, ç’a été l’un des grands honneurs de ma vie.Et on s’est bien amusés aussi avec Coral [Egan] et sa bande de Bulgares.Un vrai bordel!» Détail agaçant pour savoir de quels Bulgares il s’agit, il faut se rendre jusqu’au générique du DVD.Ni musiciens ni arrangeurs ne sont mentionnés sur le boîtier, note avec un brin d’irritation Michel Rivard.Qui n’est pas moins content de sa piste à lui, VOIR PAGE E 2 : AZNAVOUR Boucler la boucle znavour Mieux qu’une montre en or ! LE DEVOIR, LES SAMEDI 4 ET DIMANCHE 5 JUIN 2 0 0 5 Culture DANSE Aznavour et l’Orchestre métropolitain Du plaisir à revendre Un nouveau volet de spectacles professionnels fait de Danse encore un événement majeur FRÉDÉRIQUE DOYON Le Festival international de Danse encore de Trois-Rivières entre de plain-pied dans la fête.Le plaisir contagieux qui l’anime chaque année depuis dix ans a eu raison de sa formule compétition, si bien qu’il multiplie les spectacles professionnels pour grand public et concentre ses activités sur quatre jours, du 9 au 12 juin, accédant ainsi au statut d’événement majeur."Im formule à dix jours plafonnait, explique la directrice Claire Mayer.On a le mandat de promouvoir la danse sous toutes ses formes et de développer le public.Il fallait cibler d'autres clientèles.» L’événement ratisse donc encore plus large, s’ouvrant graduellement aux danses du monde, offrant une vitrine à la danse de pointe comme aux productions plus commerciales.L’augmentation des fonds publics de la Ville et du tourisme ainsi qu’une nouvelle commandite de Bell lui permet ce remaniement Le volet de développement et formation autour duquel s’est construite la notoriété du festival demeure, mais il glisse au rang des activités connexes.D a permis jusqu’ici d’attirer quelque 15 000 danseurs amateurs et professionnels venus du Québec, du FJouveau-Brunswick et du nord des États-Unis pour suivre les classes de maîtres reconnus dans tous les champs de la danse classique et jazz.Les soirées Galas continuent de rallier des compagnies de tous styles, du jazz au classique en passant par le Wp-hop.Nouveaux volets Mais plusieurs nouveaux volets font leur apparition.Ainsi, une série de spectacles de danse plus contemporaine est présentée tout au long du week-end.Pour la première mouture de cette série, des habitués de Danse encore reviennent avec de nouvelles chorégraphies.L’ex-danseur des Grands Ballets canadiens et désormais chorégraphe Shawn Hounsell présente un «collage de petites œuvres» qu’il a créées, précise-t-il au Devoir.Parmi celles-ci figure un quatuor formé de prestigieux danseurs anciens ou actuels des GBC: l’étoile Anick Bissonnette, Mario Radacovski et Amanda Cyr.JACQUES GRENIER LE DEVOIR Anick Bissonnette et Mario Radacovski, des Grands Ballets canadiens, en répétition.DE MONTREAL Mini Mllü 2005 billets en vente MAINTENANT ! •C’est une collaboration Que j’apprécie toujours beaucoup, confie le jeune chorégraphe, qui participe à l’événement depuis environ cinq ans.C’est le plaisir de la rencontre avec des collègues et du partage de notre expérience avec les jeunes.On assiste à la naissance de la prochaine génération de danseurs.» La compagnie néerlandaise Memento Dance, enracinée dans les techniques de jazz Simonson et de Pilâtes de sa fondatrice et directrice Marjon van Grunsven, propose une création en collaboration avec les danseurs de la troupe trifluvienne L’Astragale.De Toronto, la jeune compagnie ProArteDanza, dirigée par Roberto Campagnella, convoque quelques-uns des meilleurs interprètes issus du Ballet national.Toujours dans une veine plus contemporaine, Cas public, dirigé par Hélène Blackburn, baptise le volet jeune public avec la très belle piece Barbe bleue, librement inspirée du conte.La traditionnelle soirée-hommage (consacrée l’an dernier à l’étoile du ballet canadien Evelyn Hart) est remplacée par les Soirées Mondor les 9 et 10 juin, qui convient des artistes majeurs d’ici et d’ailleurs.Cette année, les danseurs du spectacle de Céline Dion à Las Vegas profitent d’une pause estivale pour offrir une production inédite.Au sein de la troupe figurent certains anciens danseurs des GBC, dont Paulo Santos et Naomi Stikp-man, qui fut aussi la muse d’Édouard Lock.La soirée s’ouvre avec une performance de claquettes de la compagnie texane Tapestry Dance.Mais le rendez-vous de Trois-Rivières accroît surtout sa dimension festive déjp fortement ancrée dans la ville.A chaque soir son party à thème: du disco au hip-hop en passant par le latino.Avec ce pot-pourri de genres qui rejoignent le public le plus vaste possible, Danse encore a certes trouvé la recette de la popularité, si bien que 30 000 festivaliers débarquent chaque année.•C'est la célébration de la danse avec un grand D, aime à rappeler Claire Mayer./e ne vise pas un genre en particulier.» Une étude en 2003 démontrait que le festival attire le plus grand nombre de touristes dans la région, avec 1,5 million de dollars en retombées économiques.Le Grand Prix de Tourisme Québec venait confirmer la chose l'an dernier.•Ça change complètement la ville», commente à ce sujet Shawn Hounsell, qui se réjouit de la contribution de l'événement au milieu de la danse.Des projets pour transplanter la formule de ce festival ailleurs aux États-Unis et en Europe sont même en cours.Collaboratrice du Devoir JACQUES GRENIER LE DEVOIR Charles Aznavour, en répétition avec l’Orchestre métropolitain.Au présent et en personne SYLVAIN CORMIER Il y avait point de presse d’Aznavour jeudi dans une salle de répétition des sous-sols de la Place des Arts, pour ainsi dire à sa sortie d’avion.Pourquoi faire?se demandait-on.N'allait-on pas le voir en fin d’après-midi au lancement de l’album Aujourd’hui encore.Hommage à Aznavour, un peu plus à l’est au Lion d’Or?N’était-il pas venu en février pour l'expresse raison de rencontrer les médias au moment de la mise en vente des billets de ses spectacles de juin à Québec et à Montréal, tous spectacles affichant complet?Jeudi, il avait convoqué les médias pour presque rien, sinon pour dire bonjour, tout juste pour signaler au passage la parution en format DVD du spectacle de ses 80 ans au Palais des congrès et la soirée donnée par le Tout-Paris en son honneur, et par la même occasion se montrer solidaire du changement d’orchestre (de l’OSM à l’Orchestre métropolitain, pour cause de grève) tout en rencontrant son nouveau chef, l’affable Simon Leclerc.•Je suis là par politesse envers le public», résumait-il en février.Il a été plus loquace cette fois-ci.Aznavour, comprenait-on, se rend ainsi disponible par insécurité.Chronique.Résidu des années de galère.«Moi, quand j’ai débuté, mon rêve, c’était que la presse s’intéresse à moi.Et elle ne s'est pas intéressée à moi.» Et Aznavour, théâtral, de montrer ses décorations, épinglées au veston.«Voyez?» Du nombre, la Légion d’honneur.«Pour la reconnaissance, il m’a fallu attendre longtemps, vous savez.Je n’avais jamais rien.Le plus que j’ai eu à l’époque de mes premiers grands succès, c’est un Prix du disque, et encore, j’ai été le dernier à le recevoir, alors que j’avais vendu des millions de disques.Je me suis dit: si un jour on m’apporte quelque chose, je l’accepterai.Et si un jour la presse veut me voir, elle me verra.» D’où ce volontarisme dans le service après-vente, une perception du métier selon laquelle rien n’est jamais acquis, millions engrangés ou pas, 81 printemps ou pas, répertoire de 740 chansons ou pas, renommée mondiale ou pas.Une culture du combat quotidien pour la survie de l’espèce Aznavour, qui s’éteindra pourtant avec lui.Charles Aznavour ne croit pas à l’immortalité.De fait, il n’entretient pas d’illusions quant au sort à plus ou moins court terme de ses chansons, hors des musées.«Une chanson, ça dure ce que ça dure.On fait un métier très momentané.Tant que quelqu ’un a encore un peu le souvenir d’un artiste, on est vivant.Quand ce souvenir s’estompe, on disparaît.Et c’est normal.» Aznavour ne croit qu’au passage inexorable du temps, c’est écrit dans toutes ses chansons, Hier encore, Sa jeunesse, Le Temps, La Bohème.Il en a fait son hymne national: Non, je n’ai rien oublié.Jeudi, c’est la chanson qu'il répétait avec l’Orchestre métropolitain du Grand Montréal pour le bénéfice des mé-, dias.Frisson garanti, foi de Simon Leclerc, et foi de journalistes chamboulés.Constat patent s’il affirme soir après soir qu’il n’a «rien oublié», c’est précisément parce qu’il sait le combat vain, tout en refusant de céder un millimètre.Acharné, obstiné, Aznavour continue.Chante, puisque la voue tient (incroyablement) bon.Chante debout puisque ce coips d’apparence frêle refuse de plier.Et répond inlassablement aux mêmes questions, puisqu’il a encore la réplique facile.Spectacle d’adieu?«Des spectacles d'adieu, j’en donne à tous les huit jours.On ne sait jamais.» D’où l’impression qu’on a en le rencontrant que chaque instant compte.Double.Une fois pour nous, une fois pour lui.«J’ai tellement été malheureux de ne rien avoir que je ne me lasse plus d’avoir tout.On ne se lasse pas de l’amour des gens.» Collaborateur du Devoir CHARLES AZNAVOUR ET L’ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN DU GRAND MONTRÉAL En spectacle au Colisée Pepsi de Québec dimanche 5 juin; à la salle Wilfrid-Pelletier de la PdA du 8 au 11 juin et du 15 au 18 juin.SUITE DE LA PAGE E 1 mouture iii/n imz ni ii ) < .in.ii ni Quebec K!î Aznavour en a fait un grand art.Je m’incline et chante Hier encore, une des plus nostalgiques.J’aimerais, qu’il retrouve dans ma version dépouillée, chantée live avec les musicos, l’essence de sa chanson.» Mentionnons aussi, dans le camp des essais convertis, Le Feutre taupé; façon Yann Perreau, merveille de lé-! gèreté, véritable séance de surf sur fa crête de la mélodie; Et pourtant, bercée par le beau timbre de Sylvain Cossette; Les Deux Pigeons, tendrement réunis par une Jorane décidément bien convaincante lorsqu’elle doit se frotter à des mots (et quels mots!).Faut-il y voir un certain goût du défi, une volonté d’être à la hau-i teur d’un répertoire jugé difficile?; Comme pour les récents horn-; mages à Beau Dommage et au Jau» ne de Ferland, le niveau est remarquablement relevé: seuls Gino Van-nelli et Lynda Lemay déparent id-l’ensemble, lui faisant le beau avec; Lei sur un lit synthétique, elle parvenant à réduire de l’Aâiavour (Trousse chemise) à du Lemay maniéré.Misère noire.On en garderait un mauvais goût en bouche s’il n’y avait tout de suite après Jacques Normand pour nous humecter joyeusement le gosier.«Je trouve qu’on ne parle pas assez de Jacques», déclare Aznavour en milieu d’émission à Monique Giroux Au moins l’entendra-t-on dans quelques chaumières.Ces disques valent non seulement leur pesant d’or, ils sont utiles.Collaborateur du Devoir AUJOURD’HUI ENCORE.Hommage à Aznavour Artistes divers CD et DVD Trilogie / TV MaxPlus (Sélect).- i 1 k LE DEVOIR.LES SAMEDI 4 ET DIMANCHE 5 JUIN 2 0 0 5 E \kàsut, {HM’sie Moniréil opiuie nondok du livre La ville corps et âmes USThTE Q 1345, avenue Lalonde (métro Beaudry) Dimanche 5 juin 2005 à 20 h, billet : 8$ www.maisondelapoesie.qc.ca •Mimmtllwn mtfamoipHoM ?• LE FEUILLETON Un tpnctMM #n i •p*rertu-re sur ce qui se passe ailleurs, particulièrement dans l’Europe anglophone.Mais nous ramenons ces univers à nous, notamment parle biais de la traduction.» Jean-Denis Leduc se dit fasciné par la traduction.Pour lui, il est VOIR PAGE E 4: LEDUC Le theatre jeune public au cœur de Montréal Abonnez-vous ! Commandez gratuitement la brochure de saison au(514)288-7211 ou visite/ le www.maisontheatre.qc.ca 4 (Texte de Stéphanie Jasmin Uge pie-cntation de UBU compagnie de création Mise en scène et réalisation vidéo Stéphantè Jasmin Avec Annick Bergeron .Paul Savoie Concepteurs Angelo Barsetti.Daniel Fort in .Denis Gougeon Oliv ier Goulet.Stéphane Longpré André Rioux .Claude Rodrigue .Nancy Tobin j Assistante tjuf.s.Élaine Normandeau Du Ier au 18 juin 2005, du mardi au samedi, 2#h Espace Libre an 1945 rue Fullum Montreal 0ÇSD3C© www espacebbre qc ca _ .Ll __ theatre^ espacebbreqc.ca LIBRE B»!letterie(514l S21-4191 UB ¦U L t * *h r i M • i ¦.•* MM 'mm H .H H mm 1 Maison québécoise du theatre pour l’enfance et la jeunesse 245.roe Ontario Est Rem UQAM {Sp COMtil dtf *rt *33 duC*na«te Cm.wia Council U .for the Arts SAISON 2005-2006 j BANQUI i I \UKf M If N\f '¦ranscont mental fCEEm INFO-FESTIVAL [514) 871-2224 www.fta.qc.ca billetterie ^ Articulée Festival de théâtre des Amériques du 25 mai au 8 juin 2005 : 1 1e edition Du Moyen-Orient : Nouvelles Scènes : Si ce n’est toi THÉÂTRE NATIONAL DE IA COLUNE - France En coprésentation avec l'Espace GO Texte d'Alain Françon Mise en scène d'Edward Bond Ce soir et demain à 20h - Espace GO i J# Half Life NECESSARY ANGEL THEATRE COMPANY - Toronto Texte de John Migtrton Mise en scène de Daniel Brooks Ce soir à 20h - Demain dimanche à 15h Théâtre d'Aujourd’hui Looking for a Missing Employee RABIH MROUÉ - Liban Dernière aujourd’hui à 17h! Théâtre Prospero Dance On Glasses AMIR REZA KOOHESTANI - Iran Complet 6-7 juin 8 juin à 18h et 21h Théâtre Prospero Les Apatrides THÉÂTRE I.N.K.- Montréal Texte de Marilyn Perreault Mise en scène de Marc Oumesnil Du 5 au 8 juin à 20h Monument-National, Studio Hydro-Québec Rencontre avec les artistes de Nouvelles Scenes animée par CLAUDE POISSANT Demain à 11 heures Cafe-Bar de la Cinematheque québécoise 335.bout.De Maisonneuve Est Entree libre LE DEVOIR.LES SAMEDI 4 ET DIMANCHE J l I X 2 O O 5 E 4 ?THEATRE * LEDUC I*é.-.4 JACQUES GRENIER LE DEVOIR i ¦- Pour Jean-Denis Leduc, non seulement faut-il donner une chance aux jeunes, il faut de plus les soutenir à travers le temps.SUITE DE LA PAGE E 3 formidably que nous puissions parler de l’Ecosse, mais dans une langue qui est la notre et qui nous aide a mieux comprendre ce qui s'y passe.Dans une pièce, quand on parle d’une région, on sait tout de suite si c’est une région pauvre.On n’a pas besoin de transposer l’action dans Hochelaga-Maisonneuve.D’où l’importance que le directeur accorde dans son théâtre a l’appropriation de la langue des auteurs étrangers par ceux d’ici, transfor mant ces derniers en passeurs grâce auxquels le public se reconnaît Faire respirer le mandat Jean-Denis Leduc explique le succès actuel de La Licorne par le fait que le mandat de son théâtre est clair mais en constante évolution.D emploie l’expression «faire respirer le mandat» pour expliquer la nature de son travail, dont la double visée est de rester à l’écoute de la société et des créateurs.«À certains moments, par exemple, je sens le besoin de resserrer le mandat.C’est ainsi que j’ai mis de côté les relectures de pièces.Dans l’ensemble, je me concentre sur la création, sur des paroles concrètes^ surtout urbaines, un peu “hard".À d’autres moments, s’il devient trop étroit, j’élargis le mandat.Je le fais surtout avec les productions en accueil.Téléroman est un bon exemple de ce phénomène.Mes décisions se nourrissent particulièrement des conversations avec les auteurs en résidence.» La longévité des spectacles est aussi l’un des chevaux de bataille de Jean-Denis Leduc.Il y pense dès la mise en œuvre d’un projet Pour ses productions maison, il en est maintenant à viser 35 représentations dès la création, plus une série d’options et, éventuellement, une tournée.Et encore ne mentionne-t-il pas la reprise possible dans les années subséquentes.Selon lui, une plus grande durée de vie permet au spectacle d’aller plus loin, notamment en ce qui a trail à la qualité de l’interprétation.A son avis, les acteurs atteignent en cours de route une plus grande liberté dans le jeu.Il cite en exemple les 119 représentations de La Société des loisirs.A la fin, les comédiens avaient tellement le spectacle dans le corps, se rappelle-t-il, que ça «sortait» d’eux naturellement et qu’ils «se nourrissaient» les uns des autres.Leduc croit aussi qu’une direction artistique doit penser à long tenue.Non seulement faut-il donner une chance aux jeunes, il faut de plus les soutenir à travers le temps.«On est un lieu de création, précise-t-il, mais aussi un lieu de transmission.On doit permettre aux artistes de se développer, de s’améliorer, de grandir, d'aller chercher de l'expérience auprès des plus vieux.» Pour Jean-Denis Leduc, l’intégration progressive de la relève est avantageuse pour d’autres raisons.Elle permet en outre d’aller chercher des jeunes spectateurs.Ce qui n’est pas rjen, ajoute-t-il, très convaincu.A vue d’oiseau, il croit qu’environ 60 % du public de La Licorne est composé de spectateurs de 35 ans et moins.Génération à la- quelle Jean-Denis Leduc n’appartient plus depuis belle lurette mais avec laquelle il a sans doute plus d’atomes crochus que bien d’autres directeurs de théâtre.Mise-t-il sur des vedettes pour faire venir des jeunes à ses spectacles?Cela n’a aucune importance, déclare sans ambages Jean-Denis Leduc.D assure que ce n’est jamais un critère de choix.Son objectif est plutôt de faire connaître des gens.Et s’il y fait venir des têtes d’affiche comme David Boutin ou Maxime Dénommée, c’est avant tout parce qu’ils font partie de la famille et qu’on aime travailler avec eux.Cette attitude traduit éloquemment la philosophie de ce maître-passeur, qui cherche avant tout à produire un théâtre à la fois proche des gens et des créateurs mais aussi de ce qu’il est Collaborateur du Devoir LANCEMENT DE SAISON 05/06 LE 16 AOÛT 2005 C'est un rendez-vous ! D'ici là, l'Usine C vous souhaite de bonnes vacances, un bel été, plein de soleil et vous remercie de votre fidélité en attendant le plaisir de vous retrouver.USINE 0 (centre de création et de diffusion pluridisciplinaire) IO ANS FÊTONS ENSEMBLE Pour nos forfaits,nos préventes et autres surprises en primeur nscrivez-vous: www.usme-c.com ou renseignez-vous au 514.521.4198 poste 0 Québec := 1*1 ConmN du Canada fw tfia Ar La liberté préservée de Gill Champagne au Trident Très associé au théâtre de création, Gill Champagne a accédé à la direction artistique du Trident à Québec en juin 2003.Ce tirage, il l’a négocié tout en prenant soin de préserver sa liberté de créateur et de programmateur.HERVÉ GUAY Gill Champagne se rappelle qu’au départ de Marie-Thérèse Fortin, certains de ses amis lui avaient fait valoir qu’étant donné sa vocation de chercheur de textes, la direction du Trident n’était pas pour lui.Perçu comme plus cérébral que la moyenne, le metteur en scène occupait un créneau particulier dans la Vieille Capitale, celui de promoteur de nouvelles voix çt de dépoussiéreur de répertoire.A cet égard, plusieurs se rappelleront ses mises en scène mémorables du Roi se meurt et d’À toi, pour toujours, ta Marie-Lou.A la direction du Théâtre Blanc, une compagnie qui produisait un ou deux spectacles par an, ü s’était aussi fait remarquer par sa propension à monter un répertoire exigeant D’autres diraient difficile.Toujours est-il que le Trident a retenu sa candidature.Heureusement, Champagne connaissait bien l’endroit avant d’y être nommé.Il y avait déjà signé sept mises en scène.A sa première année comme directeur artistique, il s’est contenté d’administrer la saison concoctée par son prédécesseur, ce qui a été, à ses yeux, une bonne façon de se mettre en contact avec le public, la «boîte», l’équipe et de sentir comment faire une programmation de cinq spectacles avec, notamment, un thème et des activités périphériques.Champagne précise que le thème ne se profile pas au départ Au préalable, dit-il, un théâtre comme le Trident doit couvrir toutes les époques.Il s’agissait donc de se «tremper» dans cet esprit très différent de celui qui gouvernait l’âme dirigeante du Tliéâtre Blanc.Dans ce poste, il procédait plutôt par des ; ‘ i SOURCE TRIDENT Gill Champagne lectures et des voyages de recherche d’auteurs inédits, souvent par-delà l’Atlantique.Transition en douceur «Le passage s’est bien fait, se rap-pelle-t-il.Je me suis rendu compte que ce que je suis en tant que chercheur continue à se démarquer même dans une programmation plus institutionnelle.On le sent encore plus cette année avec les auteurs à l’affiche, presque tous vivants, mais qui nous parlent de sujets qui appartiennent à d’autres siècles tout en restant actuels.On n’y retrouve pas vraiment d’auteurs classiques.Mais on y aborde des situations et des personnages d’autres époques.J’ai eu cette envie cette année de donner la parole à des contemporains par le truchement d’œuvres qui se situent dans d’autres siècles.» En effet le passé est à l’ordre du jour dans cette deuxième saison établie par Gill Champagne, mais toujours scruté par un auteur qui n’a pas vécu directement dans les lieux et les moments décrits.C’est vrai d’Anne Hébert qui revisite la sorcellerie avec Les Enfants de Sabbat, de Brecht dont la Sainte-Jean-ne-des-Abattoirs est située à Chicago, de Kundera qui adapte Jacques le fataliste de Diderpt et de l’auteur français à succès Eric-Emmanuel Schmitt (Le Visiteur) qui s’est intéressé aux libertins.Le THÉÂTRE DE LA MANUFACTURE - 30 ans Le THÉÂTRE LA LICORNE - 25 ans On vous raconte des histoires depuis bientôt 30 ans.C'est dans notre nature l Retrouvez-nous dès le 16 août pour le dévoilement de nouveaux chapitres.4559.PAPINEAU MONTREAl-QC www.theatrclalicorne.com 514.523.2246 14 LICORNE Derrière cet assemblage à cohérence variable qu'est une saison de théâtre, la première preoccupation de GUI Champagne demeure celle de raconter des histoires.«L’important, c’est de proposer des histoires, de trouver des façons de les faire entendre et de les monter, qu’elles appartiennent au répertoire ou à la création.Pour moi, l’écriture demeure à la base de la création.Et l'objectif reste de présenter une histoire au public sous un œil différent.Sans parler de relecture, il faut aller chercher dans le fond de cette histoire pourquoi on la monte encore aujourd'hui.• Et lorsque je lui demande quelles sont les réponses qui parviennent au créateur à la fin du processus, Champagne fait remarquer une constante: «L’être humain est en quête d’identité.Il cherche sa place dans le monde actuel.Mais c’était tout aussi vrai auparavant.L’an dernier, au Trident, dans Danis (Le Langue-à-langue des chiens de roches) et Le Cid, c’était ça, une quête d’identité, de raisons d’exister, dans le monde et sur scène.» Une mission délicate Mais le Trident joue un rôle particulier dans l’écologie des spectacles de la Vieille Capitale.Bien que l’on parle beaucoup de la relève actuellement et qu’il soit vrai que la compagnie doit leur faire une place et être un phare pour eux selon Champagne, le Trident doit surtout accompagner les créateurs qui ont décidé de rester à Québec en dépit du fait que ce sera toujours difficile d’y gagner sa vie.Contrairement à d’autres lieux, in-dique-t-il, le Trident n’est pas une école.Il faut y arriver avec des visions, des pensées sur une œuvre.On y recherche une force, qui doit déjà avoir été testée ailleurs.D’autant que cette scène offre plus de moyens et d’ampleur que celle des théâtres environnants.Gill Champagne ne croit pas que sa liberté artistique se soit émoussée depuis son arrivée au Trident Il est d’avis qu’elle s’est plutôt agrandie.Car il faut savoir, selon lui, se donner une liberté à travers des règles strictes, essayer de pousser plus loin ses goûts et faire en sorte que les gens suivent.Il convient cependant qu’à ce poste, les décisions sont plus calculées, qu’il est nécessaire de penser à long terme et de mesurer le risque d’une production.De plus, comme ce choix doit être entériné par le conseil d’administration, Champagne note que cette idée mûrit de devoir être davantage justifiée.Il prend aussi goût à ses nouvelles fonctions puisqu'il a noté plus de trois années de programmation dans un petit cahier.Le public l’aide également à faire ses choix.Car il est plus au fait de ses besoins, de ses envies, de ses commentaires.«Relativement aux abonnés, dit-il, c’est de les écouter sans nécessairement accomplir tout ce qu’ils demandent.Je crois qu’il faut plutôt les emmener dans des aventures, des avenues impensées.Nous devons aussi songer à les renouveler constamment parce qu’ils vieillissent.Une des façons d’y parvenir, c’est de s’associer à des artistes comme Lepage, ce qui fait augmenter le nombre des abonnements.Souvent, les gens connaissent l’homme mais ne connaissent pas son théâtre.» En matière de concurrence, Champagne est d’avis que, dans sa ville, celle qui s’impose avant tout, c’est celle de la télévision.Pour lui, les «trois» théâtres de la capitale nouent des liens entre eux et se complètent plus qu’ils ne se nuisent D reconnaît cependant quU est particulièrement difficile d'élargir le bassin de spectateurs du Trident D est conscient des problèmes que posent la diffusion et la circulation des spectacles, une question qui le laisse visiblement dubitatif.«Les tournées que nous avons faites l’ont été simplement pour répondre à la demande, dit-il Cest rassurant car nous n’avons rien forcé.S’il y a demande, ü faut répondre et que les gouvernements nous aident à le faire.» Direction artistique La Manufacture Collaborateur du Devoir saison le Théâtre du Trident LE THÉÂTRE DÉ LA CAPITALE De ANNE HÉBERT Dr GEORGE BERNARD SHAW Oc JEAN-ROCK GAUDREAULT De MILAN KUNDERA De ERIC-EMMANUEL SCHMITT Mise en scène de ÉRIC IEAN Mise en scène de GILL CHAMPAGNE Mise en scène de )EAN-PAULVIOT Mise en scène de MARTIN GENEST Mise en scène de LORRAINE COTÉ JACQUES ET SON MAITRE £ LES ENFANTS DU SABBAT SAINTE JEANNE ERTIN Abonnez-vous! 643-8131 www.letrident.com ) LE DEVOIR.LES SAMEDI A ET DIMANCHE 5 J t' I N O O 5 K 5 THEATRE Les arcanes de la programmation Ces étrangers du théâtre d’ici ISABELLE PORTER Comme le rappelait le responsable artistique Paul Lefebvre en entrevue, McKenzie King a dit un jour que ’le Canada est un pays qui n’a pas assez d’histoire et beaucoup trop de géographie».Aussi le Centre national des arts entend-il compenser les distances nous séparant de nos compatriotes avec le festival Zones théâtrales, qui s’amorce le 8 septembre et qui se tiendra tous les deux ans.Cela est d’autant plus important, nous dit M.Lefebvre, que les compagnies francophones hors Québec vivent un véritable «high artistique»: «/ai voulu monter un festival avec des œuvres qui ne ressemblent à rien.[.] Vous savez, l’isolement et le manque de ressources génèrent beaucoup d’ingéniosité.» De la nouvelle création d’Emma Haché à l’audacieux retour sur Walkerton du Théâtre La Tangente de Toronto, le programme a de quoi plaire et peut-être confondre ceux qui pourraient ne voir dans tout cela qu’un nouvel effort des subventionnaires fédéraux pour nous vendre la culture canadienne d’un océan à l'autre.D’Edmonton à Duplessis Petit frere des Quinze jours de la dramaturgie des régions et du Festival du théâtre des régions, qui ont occupé les mois de juin des années 1997,1999 et 2001, le festival Zones théâtrales entend s’imposer avant tout par ses qualités artistiques.Son responsable a été clair à ce propos: sur les 14 compagnies professionnelles francophones hors Québec, toutes ne seront pas invitées.«Ces spectacles, je ne les ai pas choisis parce qu'ils sont représentatifs de leur lieu d’origine [.] mais pour leur force d’évocation de la condition humaine», écrit-il dans le programme.Ce qui n’empêche pas les productions choisies de nous en apprendre beaucoup sur ces ailleurs: «Les gens d’Edmonton n’ont pas la même conception historique de l’espace que les Acadiens, qui sont fascinés par leur destin historique.» Comme en témoigne Cow-boy Poétré de Kenneth Brown, un hommage au monde du rodéo dont ce sera le premier voyage en dehors des Prairies.«À Edmonton, la pièce a connu un succès énorme, souligne Lefebvre.Dans l’Ouest canadien, les gens qui font du rodéo sont représentés avec une plus forte proportion chez les francophones.[.] Pour eux, c’est une Japon d’accéder à la reconnaissance.C’est le hockey des Canadiens français d’il y a cinquante ans.» De Winnipeg, on nous ramène Laxton.une création de Rheal Cenerini sur la question du nettoyage ethnique.On sort ici de «l’anthropologie territoriale- pour tomber ! dans un propos plus universel.Le public sera invité à porter les chaussures des familles ordinaires qui font face à l’innommable.Geneviève Pelletier se charge de la mise en scène.S’ajoutent la nouvelle création du Franco-Ontarien Patrice Desbiens et du Théâtre de la Vieille 17, L’Homme invisible /The Invisible Man, ainsi qu'une reprise de la fable futuriste Le Testament du couturier, du Théâtre de la Catapulte.Zones théâtrales accueillera aussi le dernier texte de l’Acadien Herménégilde Chiasson, Le Christ est apparu au Gun Club, qui s’interroge sur la mort de Dieu et le cynisme, non sans en rire.Le Théâtre français de Toronto se pointe pour sa part avec une mise en scène de notre Paule Baillargeon nationale, sur le thème de la création.Le texte signe Dominick Parenteau-Lebeuf s’intitule Portrait chinois d’une imposteure.Dans un tout autre registre, les Sages fous de Trois-Rivières oseront un spectacle en plein air inspiré du monde des cabinets de curiosités.Lefebvre ne tarit pas d'éloges sur cette troupe qui «a participé à des dizaines de festivals internationaux et passe son temps en tournée».Enfin, on a mis le paquet en ouverture autant qu’en clôture du festival.D’abord avec la création Requiem pour un trompettiste du Théâtre de la Tangente de Toronto, qui s’inspire du traumatisme de Walkerton.Dressant des parallèles entre la corruption d’aujourd’hui et l'époque de Duplessis, l’auteur et metteur en scène Claude Guilmain s’est associé avec le musicien de jazz Claude Nau-bert pour nous livrer une œuvre empruntant à l’atmosphère des films noirs.Selon le côté où il se trouve dans la salle, le spectateur a droit à tel ou tel point de vue de l’intrigue.A la demie, on l’invite à s'asseoir de l’autre côté pour compléter le puzzle.La jeune dramaturge acadienne Emma Haché s’est quant à elle vu confier la clôture du festivaL Elle s’est associée au Théâtre populaire d’Acadie pour présenter Murmures, un nouveau texte traitant du thème de l’exclusion.On en saura davantage en consultant le programme à cette adresse: .Collaboratrice du Devoir Marie-Thérèse Fortin dirige le Théâtre d'Aujourd’hui depuis l’automne dernier et poursuit simultanément sa carrière d’interprète.Tn peu plus au nord, rue Saint-Denis, Denise Filiatrault a pris la direction du Rideau vert quelques mois avant janrier 2005.En parallèle, elle continue de réaliser des films et d’effectuer des mises en scène.Toutes deux expliquent comment s'élabore la programmation d’une saison théâtrale.SOLANGE LÉVESQUE est un duo d'acteurs dont elle a confié la mise en scène à Jean-Frederic Messier.’Pour les Fàcs.fai eu mite de rtvmir à la tradttum delà revue hurrumstiquedel'annee am- un spectacle intitule 2005 revue et corrigée.Ensuite.André Brassard mettra en scène l’adaptatùm thoitruh :ie Bonbons as sortis, de Muhei TrrmNay.et enfin, ie dirigerai My Fair Lady, un autre reiv que je caresse depuis Longtemps f aurais envie de monter toutes les pièces parce que je les aime toutes, mais fai hâte de voir le travail des autres » Denise Filiatrault avoue qu elle ne pourrait jamais concilier le travail que suppose la direction artistique d'un théâtre avec ses autres projets si elle n'était très bien appuyée par La directrice générale Lorraine Beaudry.’Elle abat un travail considérable.De mon côté, j’assure la recherche de com-manditaires et je prepare ma satstm.» Se mettre en danger Marie-Thenése Fortin a pris la relève de René Richard Cyr en août 2004, après avoir été directrice artistique du Théâtre du Trident de 1997 à 2002.*Cette fris, je prends les rênes d un theatre que Rene Richard et Jacques 1 êzina ont remis sur pied financièrement.À mon arrivée au Trident, ce theatre affichait un gros défuit; on a réussi à le tirer de ce marnais pas Aussi, je comprends bien ce à quoi Denise [Filiatrault] s'attaque au Rideau vert.On n’a pas idée de ce que ça peut représenter comme travail!» Marie-Thérèse Fortin avait quitté Québec parce qu’elle avait envie de «se mettre en danger» comme interprète.Elle n'avait pas prévu revenir si tôt à la direction artistique.’René Richard m’a appelée pour me demander si ça me tentait tie premier la relève; l'idée de travailler en crratùm avec dis auteurs d’ici, vivants, m’a séduite.Le Théâtre d’Aujourd’hui entre dans une phase importante.J’aimerais lui donner une image de marque encore plus grande.Is déficit ayant été épongé, on peut penser développement et s’engager dans des sentiers moins fréquentés.» Elle souhaite, notamment, offrir davantage de visibilité aux dramaturges québécois dont la grande diversité et la vitalité lui paraissent remarquables, et faire comprendre aux spectateurs qu’en fréquentant le Théâtre d’Aujourd’hui, ils vont entendre une parole qui a à voir avec notre identité profonde.«C’est un lieu privilégié pour faire la découverte de nouveaux auteurs et de nouvelles voix.La création et les œuvres d’ici portent un regard à chaud sur le monde et sur notre réalité, ce qui en rend /appropriation plus immédiate.Il y a quelque chose de Tordre de moros JACOIKS OKI-NIt-k IP DKVOIR Marie-Thérèse Fortin Denise Filiatrault l'appartenance qui resonne profandément dans la langue utilisée parles auteurs.» Au Théâtre d'Anjourd’hui.on bâtit une saison comme on tait k vin: avec k-s raisins de l'année, explique Mark-Thérèse Fortin."Autrement dit, on compose avec les textes qui imt rte déposés chez nous On choisit ceux qui sont marqués par une urgence, qui offrent quelque chose de nouveau, d'important, un regard singulier, une sensibilité éclairant un aspect humain.» Dans les pièces qui composent la saison 2005-06 (Ma mère chien, de Louise Bombardier, Iss Reines, de Normand Chauretle, Visage retrouvé, de Wajdi Mouawad, Encore unephs si vous permettez, de Michel Tremblay, et Veniseen-(Juébec, d’Olivier Choinière), la ligure maternelle, qui est parfois la mère ixitrie, ressort comme un thème."Nous avons dime trois créations: je souhaite pouvoir revenir à quatre bientôt.» Collaboratrice du Devoir T e Rideau vert a toujours eu une " Le programmation fidèle à son public, fait remarquer Denise Filiatrault.Et contrairement à un cliché répandu, ce ne sont pas seulement des dames-àgees-au-chapeau-vert qui viennent au théâtre, mais un public très varié», tient à préciser la directrice artistique, optimiste quant à l’avenir du théâtre qui a fait appel à elle alors qu’il était en très mauvaise posture financière.«On a beaucoup de chance: Québécor nous a fait confiance en nous prêtant un million sur cinq ans.» L'expression «théâtre commercial» est habituellement péjorative: pour Denise Fr liatrault, elle ne l’est pas nécessairement.•Mon objectif est de présenter des pièces de qualité, accessibles à tout le monde.Je veux une programmation qui soit touchante, drôle, divertissante, accessible à tous.» En d’autres termes, elle veut du bon théâtre joué de vant des salles pleines.«Quand je m'ennuie au théâtre en tant que spectatrice, je m'en vais! J'ai passé l ’âge de me faire suer.En tant que directrice artistique, je veux garder les spectateurs jusqu’à la Jin.Si on m'a proposé le poste, c’esi qu’on connaît mon style,» Bâtir une saison, c’est choisir des pièces, des auteurs, des metteurs en scène et des acteurs; c’est établir des liens qui vont donner une certaine couleur au théâtre.Denise F'iliatrault dit procéder «à l’instinct», à partir de ses goûts et de sa personnalité.«Par exemple, il y a longtemps que je rêvais de monter La Visite de la vieille dame, de Dürrenmatt, une pièce à la fins pathétique, drôle, touchante et.effrayante! Comme elle requiert 15 interprètes, certains incarneront plusieurs personnages.» Histoire de maintenir un équilibre, la seconde pièce, intitulée Reste avec moi ce soir, de Flavio de Souza, ovûxjl& à» ^ -Oi» , e f, !* Xl Louise Bombardi Michel Tremblay El ftE CHIEN Normand Chaurette LES REINES Wajdi Mouawad VISAGE RETROUVE «E FOIS SI VOUS PERMETTEZ Olivier Choinière VENISE-EN-QUÉBEC saison zoos zoos Wajdi Mouawad.Markita Botes, Anne Caron, Robert Lalonde, Patricia Nolin, Julie Vincent, Denis Marleau, Annick Bergeron, Louise Bombardier, Louise Laprade, Ginette Morin, Christiane Pasquier, Béatrice Picard, Marie-Louise Leblanc, Marcel Pomerlo, Marc Bêland, Louise Laprade, Louison Danis, Daniel Simard, Jean-Frédéric Messier, Christian Bégin.Vincent Bilodeau, Violette Chauveau, Simone Chevalot, Mathieu Gosselin, Johanne Haberlin, Michel Lavoie, Daniel Rousse.NOUVELLES SUPPLÉMENTAIRES 18 AU 22 OCTOBRE 2005 ABONNEZ-VOUS ! Théâtre d’Aujourd'hui 3900, rue Saint-Denis, Montréal (514) 282-3900 enm-theetredaujourdhul.qc.ca jesu fcI to T I ' s w* é « * r CUE ATI VIT* cleSmo«J roü,rSo,sUrScèn.S^>^,h,UnSpec,.c Extr8°r ç0TioneSor»^*^^^ 1200, rue de Bleury - Mil - 51 4.861.4036 www admission corn 514 790 1245 ou 1 800.361.4595 La saison 2005 2006 est présentée en partenariat avec le Devoir Abonnez-vous ! Les Reine Nonnond Chourette, ; Marleau Les 7 doigts de la main Les 7 doigts de laTriain Nous étions assis sur le rivage du monde.José Pliya/Denis Maneou Proiet Andersen imaginaire îlière/Coi Desjardins .amigiussja6 La Société deMétis Normand Chaurette/Joël Beddows V6S Bozonnet (613) 947-7000 poste 620 WWW.naC-Cna.Ca/abonnements CENTRE NATIONAL DES ARTS THÉÂTRE FRANÇAIS Denis Marleau.directeur artistique 05/06 O C1NTM NATIONAL Dll ARTS NATIONAL AATI CENTAI 53, rue Elgin Ottawa t LE DEVOIR.LES A M E D I 4 ET DIMANCHE 5 JUIN 2 0 0 5 Culture MUSIQUE CLASSIQUE Sergio Fiorentino, le Phénix du piano Le pianiste sexagénaire a tout pour faire une grande carrière médiatique posthume CHRISTOPHE HUSS On parle beaucoup en ce moment de "Pianoman», cet amnésique non identifié recueilli sur l’fle de Sheppey, dans le Kent (Grande-Bretagne), et qui ne s’exprime qu'à travers un piano en jouant quelques airs connus et ses propres compositions.Lin matière de piano, l’amnésie collective est pourtant plus fréquente que l’amnésie individuelle! Pour preuve, la révélation musicale majeure que constitue la redécouverte de Sergio Fiorentino (1927-1998), SEKQIO fiorentino rendue enfin possible au Canada par la distribution des disques publiés par l’étiquette anglaise APR Pour être tout à fait honnête, il faut bien avouer que, si le monde musical a oublié Sergio Fiorentino, c’est que le pianiste italien a su se faire oublier.Son histoire est véritablement extraordinaire elle aussi.Après des études au Conservatoire de sa ville natale de Naples (1938-1946), il voit sa carrière démarrer avec un second prix au Concours de Genève en 1947.En octobre 1953, il débute à Carnegie Hall.Les critiques admirent non seulement sa technique hors pair mais aussi la profondeur de ses visions musicales.Le commentaire le plus laudatif viendra de son confrère, le toujours pince-sans-rire Arturo Benedetti Miche-langeli: «£’ il solo altro pianista» (il est le seul autre pianiste) ! Changements de cap Après son succès aux Etats-Unis, Fiorentino entreprend une tournée en Amérique du Sud en 1954.11 joue en Argentine et en Uruguay.Mais sa vie bascule à la fin de cette tournée, lorsqu’il échappe de peu à la mort dans un accident d’avion.Cet accident le traumatisera dans sa chair et dans son esprit.Il se retire de la vie de concertiste et se replie dans sa ville de Naples pour enseigner le piano au conservatoire.Il surmonte rapidement ses blessures physiques mais ne se déplace plus.On ne le retrouve, en fait, qu’en Angleterre, où il enregistre quelques disques et donne des concerts, activité qu’il stoppera en Seryw Horen tino Volume TM* The Virtuose, 1967, se concentrant sur la pédagogie et se produisant à quelques très rares occasions en Italie.Mais la chose inespérée survient A sa retraite du Conservatoire de Naples, au début des années 90, Fiorentino se remet progressivement à apparaître en public.Dès 1995, la rumeur de son retour a lait le tour des milieux bien informés.En 1996, D se produit au Festival de Newport, à New York et à Boston, mais aussi en France et en Allemagne.Auparavant, en 1994, n s’est également embarqué dans un projet d’enregistrement de dix CD pour l’étiquette anglaise APR spécialisée dans les enregistrements de piano.Le pianiste sexagénaire a tout pour faire une grande carrière médiatique sur le tard comme, dans la décennie précédente, le Chilien Claudio Arrau, chez Philips, et le Cubain Jorge Bolet, chez 23 > 26 JUIN FESTIVAL mm ÇRANOS CONCCRCS Lu jeudi 23 juin à 20h La passion ce La [:oi Le vendredi 24 juin a 20h les PRU1CS OC TM SAISONS Le samedi 25 juin à 20h BAcb et; lARCbANCC Le dimanche 26 juin à 20h PRURZS OC La PASSION inu .—; chapalle Notre-Dame du-Bon-Secours LIEU : chapelle Notre-Daimi-de-Bon-Secoins LIEU : salle de ba du Marche Bonsecours Le samedi 25 juin à 22h30 ftAcb cecDbALo -CRCSCCNOO Litu : chapelle Notre-Dame de-Bon-Secours www.montrealbaroque.com 514.845.71 71 A np Lomxtl chM Art» Canada Council ^ « du Canada tor th* Arts ESPACE MUSIQUE 100 7 “ LL DEVOIR spotCombe FOUILLE-MOI DEVOIE Decca Mais fl ne pourra pas profiter de cet été indien, car fl meurt subitement en août 1998 à Naples.Parmi les choses les plus sensées qui ont été écrites sur Fiorentino, il y a cette phrase de Caria Di Lena ‘Gieseking, Cortot, Rachmaninov étaient ses références; le son de Gieseking, la musicalité de Cortot, la névrose du rythme de Rachmaninov.» D y a aussi celle-ci, de Mark Malkovich, directeur artistique du Festival de Newport, qui a vu la dernière apparition publique de Fiorentino: «// était modeste et humble, ü y avait une sorte de “sainteté" en lui.» Tout à fait comme le seul autre pianiste de notre temps avec lequel je pourrais tenter une comparaison, Ivan Moravec, pianiste tchèque dont le modèle est aussi Walter Gieseking, qu’il décrit en ces termes: •Lorsque j’ai entendu Gieseking pour la première fois, j’ai su que cet homme était bon.» Les disques Disponibles depuis un mois au Canada, grâce à SRI, les disques APR de Sergio Fiorentino se divisent en deux.D’abord, quatre CD dans une collection «The Early Recordings», des enregistrements Liszt réalisés entre 1962 et 1967 pour Concert Artist Recordings de Londres.Si vous aimez Liszt 3 faut commencer par le volume 2, The Virtuoso Liszt, pour comprendre ce que pouvait être le phénomène Florentine.Selon vos goûts, vous irez ensuite vers les volumes 1, The Contemplative Liszt, ou 3, la Première année de pèlerinage.Mais le nectar le plus troublant se trouve dans les volumes de ce legs inachevé (huit des dix CD prévus) d’enregistrements tardifs.On peut y traquer des moments de musique que plus personne, à part Moravec ou, hypothétiquement Krys-tian Zimerman, ne nous donne aujourd’hui.L’instant le phis «osé», le phis mémorable, est cette échappée onirique hors du temps dans le dernier mouvement de la Fantaisie de Schumann (volume 6), treize minutes hypnotiques comme le disque en véhicule rarement Le plus étonnant est qu’à un âge certain, et après un éloignement de près de trente ans de toute prestation publique, l’art de Fiorentino soit resté à ce point intact s’agissant de la virtuosité.Le meilleur exemple, outre la ?Sonate de Schumann qui se trouve sur le volume 6 déjà cité, est le volume 1, regroupant la 2 Sonate de Scriabine, la 2 Sonate de Rachma- mmm Sergio Fiorentino ninov et la S' Sonate de Prokofiev, enflammées et démiurgiques.Mais c’est la profondeur spirituelle qui frappe et bouleverse en tout premier lieu.Le volume 2 en propose un exemple dans le grand répertoire, 3' Sonate de Chopin et Sonate D.960 de Schubert, avec une matière sonore très creusée, une suprême liberté de respiration dans les phrasés et une perception innée des flux émotionnels des partitions.La science de l’équilibre et la maîtrise intellectuelle des architectures et du son sont à leur comble dans deux disques Bach (volumes 4 et 5).Bach est un test redoutable pour juger des pianistes.Fiorentino plane tant et si bien sur ces œuvres que le volume 5, regroupant la Suite française n° 5 et des transcriptions, me paraît un incontournable pour qui veut saisir la portée musicale du trésor qu’il nous est enfin donné d’entendre.APR n’est pas le seul éditeur de Fiorentino.Concert Artist Recordings, une étiquette non encore disponible ici, a commencé à rééditer tous les enregistrements des années 50 et 60.Les découvertes, notamment dans Liszt et Mozart, y sont du même acabit.Longue vie discographique au Phénix du piano.Collaborateur du Devoir Sergio Fiorentino (1927-1998) Les disques APR (distr.SRI) disponibles depuis mai 2005 au Canada Early Recordings', quatre volumes consacrés à Franz Liszt Priorité: volume 2 (APR 5582), puis volumes 1 et 3 (APR 5581 et 5583).Fiorentino Edition: huit volumes (enregistrements 1994-1997).Le coup de cœur Bach II (vol.5, Suite française «° 5 et transcriptions, APR 5559).Priorités: Schumann (vol.6, APR 5560); Rach-maninov-Scriabine-Prokofiev (vol 1, APR 5552), Chopin-Schubert (voL 2, APR 5553) ; Bach I (vol 4, Partitas n* 1 et 4, APR 5558).Pour en savoir plus: l’excellent site Internet (en anglais) du réputé historien de l’enregistrement, Ernst Lumpe (h ttp://people.free net.de/e lu mpe/) et le catalogue Concert Artist Recordings (hltp://www.concertartistrec ordings.com/).2A JUIN -e 3 JUILLET 6e 34 CONCERTS 2005 Produire et diffuser plus de musique improvisée et de jazz, provoquer des rencontres inédites, encourager la démarche des musicien-ne-s en offrant des tribunes supplémentaires à l'expression de leur créativité, et ce, en salles, dans des conditions dignes de leur art.20h • Lion d'Or Poésie et musique libres 29 juin ïïh • Quai des brumes Beat in Fractions ïïh • Quoi des brumes Trio Lorrie Goodman 20h • Lion d'Or Normand Guilbeault Ensemble 20h • lion d'Or Fortin / Léveillé / Donato / Nasturica 21h30-0 Patro Vys Marianne Trudel / Philippe Lauzier 21h30 • 0 Patro Vys Ensemble Jazz Urbain de Montréal & Toma Gouband / Neils Ostendorf 23h • Lion d'Or Dave Turner Quintet 23h • Lion d'Or Claude Vendette ïïh • Ouai des brumes Azuris Aurum et L’agence du swing 20h • Lion d'Or Trio Julie Lamontagne 30 juin ïïh • Ouai des brumes Cari Naud & Dave Mossing 20h • Lion d'Or Mark Feldman / Sylvie Courvoisier 21(130-0 Patro Vys Greg Amirault & Roland Bourgeois 21h30 • 0 Patro Vys Altsys Jazz Orchestra S Bill Coon Z3h ¦ Lion d'Or Jean-François Grouix 23h • Lion d'Or Ingrid and Christine Jensen ïïh • Ouai des brumes Michel Lambert S John Geggie 1 juillet ïïh • Ouai des brumes Frank Lozano Quintet 20h • Lion d'Or Félix Stüssi / Jazz Buzz 20h • Lion d'Or Cari Maraghi 21I130-0 Patro Vys Richard Gagnon et Trombone Action 21h30 • 0 Patro Vys Alex Bellegarde & Steve Million 23h-Lion d'Or Min Rager Trio 23h • Lion d'Or Trio Marianne Trudel ïïh • Quai des brumes Lut» Alexandrov 2 juillet ïïh • Ouai des brumes Mathieu Bélanger quartette 20h • Lion d'Or Daniel Lessard en Duos 20h • 0 Patro Vys Janis Steprans 23h • Lion d'Or Sonia Johnson Trio 22h-0 Patro Vys Joel Miller - Mandala 21H30-0 Patro Vys Tentaculaire & Josh Zubot 3 juillet ZOh-üondDr Guy Nadon Quintet * Yannick Rieu QUAI DES BRUMES LION D'OR OPATROVYS 4481, Suint-Pc ms 1676.Ohuriq Est 514-499-0467 • entrée libre / free admission 514-598-0709 356.ou Mont-Roym.Est 514-845-3855 BILLETERIES - L'OBLIQUE • 4333, Rivard • 514-499-1323 * LES ANGES VAGABONDS • 1899, du Mont-Royal Est • 514-527-8174 - ARTICULÉE • 514-844-2172 • SANS frais 1-866-844-2172 ?On n’est Jamais trop curieux ?www.LOFFfestivaldejazz.com Québec S3 Ganacfl J5L îsci- •aife" u»** LE DEVOIR.LES SAMEDI 4 ET DIMANCHE 5 J 1 1 N 1 O O 5 De Yi s u Entre tradition et académisme EDWIN HOLGATE Du 26 mai au 2 octobre Musée des beaux-arts de Montréal Pavillon Michal et Renata Horn stein 1379, rue Sherbrooke Ouest MICHEL HELLMAN Edwin Holgate est un artiste polyvalent et talentueux qui n’a cependant jamais véritablement réussi à se démarquer sur la scène artistique canadienne.Ce Montréalais d’origine ontarienne, pourtant considéré par les critiques comme un peintre prometteur, ne semble jamais avoir vraiment su développer tout son potentiel.Même s’il fait partie des principaux courants artistiques du XXr siècle, il demeure une figure secondaire dans l’histoire de l’art du Canada.Depuis sa mort, en 1977, aucune exposition d’envergure ne lui avait encore été accordée.La grande rétrospective qui a lieu en ce moment au Musée des beaux-arts nous invite à poser un regard neuf sur la production de cet artiste.Cette exposition rassemble plus de 165 tableaux, dessins, estampes, gravures ainsi que des photographies d'archives, et nous permet de mesurer toute l'importance de l'œuvre de cet artiste complexe, tiraillé tout au long de sa vie entre tradition académique et courants modernistes.Il est difficile de réaliser, quand on parcourt les saUes du pavillon Michal et Renata Hornstein qui abritent l’exposition, qu’Edwin Holgate assistait dans ce même endroit, il y a près de cent ans, à ses premiers cours de peinture.Dans cet édifice, appelé autrefois L’exposition rassemble plus de 165 tableaux, dessins, estampes, gravures ainsi que des photographies d’archives le Art Association of Montreal, il suivait les cours du réputé professeur William Brymner, lui-même formé par le grand peintre academique Bouguereau de l'école Julian à Paris.Sur les conseils de Brymner, le jeune Holgate est parti, dès 1912, compléter son apprentissage à Paris.D a dû revenir brièvement au pays au moment de la Première Guerre mondiale et est reparti en Europe comme soldat.Après la démobilisation, il s’est installé avec sa femme dans un atelier de Montparnasse.C’est là qu'il s'est lié d’amitié avec de nombreux cercles d'artistes, comme le groupe russe Mir Iskoutsva («le monde de l’art»), un groupe opposé à l’académisme.Holgate a été énormément influencé par ces artistes russes avec lesquels il a participé à de nombreuses expositions.Au moment de son retour au Canada en 1922, il avait déjà acquis une certaine renommée et, peu à peu, sous l'influence du Groupe des Sept, il a commencé à mettre de côté les sujets plus «européens» qui dominaient son travail pour se concentrer sur des thèmes «canadiens».Une sensibilité «canadienne» Cette exposition présente certains des meilleurs tableaux de cette période, en particulier les portraits monumentaux qui évoquent d’une manière remarquable des personnages types, comme Le Bûcheron ou Paul, trappeur.Sous l'influence de A.Y.Jackson, avec qui Holgate s’était lié d’amitié, il s’est mis aussi à peindre les paysages sauvages des Laurentides ainsi que des scènes rurales de la campagne québécoise, dans le Charlevoix ou la Gaspésie.C’est également durant cette époque qu’il est parti en train avec A Y.Jackson et l'anthropologue Marius Barbeau le long de la rivière Skeena pour documenter la vie des autochtones Gixtan du nord-ouest de la Colombie-Britannique.Les tableaux de tombeaux et de totems que l’artiste a effectués lors de ce voyage rappellent un peu les oeuvres d'Emily Carr.Mais l'exposition montre également un aspect moins connu de sa production: ses remarquables gravures sur bois.La série intitulée Mâts totémiques, présentée ici, en est un bel exemple.Dans cette recherche d'un sujet «canadien» qui occupait l’esprit des avant-gardes de l’époque, la contribution la plus originale d’Holgate est sans doute ses peintures de nus féminins en plein air.Dans ces tableaux, l’artiste installe ses modèles dans des paysages sauvages, et il He les formes et les couleurs des corps aux éléments naturels qui les entourent Cette «variation de l’esthétique du Groupe des Sept», comme on peut le lire sur le texte de présentation de l’exposition, a fait souvent scandale dans les müieux conservateurs.Quoique assez originales par leur traitement, ces figures d’inspiration cézanienne peuvent sembler, aujourd’hui, assez banales.Quand on parcourt l'exposition, on est davantage séduit par les portraits, qui sont la véritable force de l’artiste.Parmi ceux-ci, Ludi-vine est particulièrement remarquable.Ce portrait est d’une présence saisissante.Le texte accompagnateur nous explique que la mère de cette Ludivine venait tout juste de mourir, laissant à cette toute jeune fille la responsabilité de ses nombreux frères et sœurs.Un autre tableau, réalisé par l’artiste lors d’un voyage en Jamaïque,/e««e7r//e coolie, attire aussi l’attention.Il met en scène une jeune femme noire d'apparence modeste mais empreinte d’une grande dignité.%* Grand étang aux moustiques, rivière cachée, huile sur toile.Invité en 1929 à devenir le «huitième membre du Groupe des Sept» (ce qui sonne un peu comme «la cinquième roue du carrosse»), Holgate n'aura malheureusement pas vraiment l'occasion de participer aux activités du groupe, qui se dissout peu après.D a peint encore quelques tableaux durant cette période, mais rien de comparable à ses œuvres précédentes.Lors de la Deuxième Guerre mondiale, il a été engagé comme peintre officiel de l’armée.De retour au pays, il s’est senti de plus en plus dépassé par les courants modernistes et notamment par l’abstraction qu'il méprisait II s’est replié dans sa propriété de Morin Heights et a consacré le reste de sa vie à des études de paysages.Grand dessinateur, Holgate voulait préserver la valeur traditionnelle académique du trait.COU l-CTION l>AN nClIUI R! JOHN ni'AN Inspiré par les courants modernes, il a aussi accordé beaucoup d’importance aux formes et aux volumes.Artiste indépen dant, grand amoureux de la nature, il a imprégné son travail d’une sensibilité «canadienne».Cette rétrospective nous permet de réévaluer toute l’importance de ce peintre mal connu.Collaborateur du Devoir JACQUES LÉVEILLÉ, arc L'ÉNIGME DE L'IMAGE, tableaux jusqu'au 12 juin 2005 __________ galerie d’art 201.St-Jacijues Ouc-st, Montréal (Québec) I cl.: (5 1 î ) S i 5-0261 - \\ \v\v.suiilio2ô I .ca SYMPOSIUM INTERNATIONAL D'ART /IV 5/11/ FONDATION £ DEROUIN 16 JUILLET AU 5 SEPTEMBRE 2005 - VAL-DAVID www.fondationderouin.com J?Les, , bea ux detours CIRCUITS CULTURELS 18 juin à Québec Camille Claudel et Radin Conférence, transport, repas, entrée au musée.Musées, musique et nature 16-17 et 18 juillet L’opéra Lucie de Lamermoor au Glimmerglass Festival Seulement quelques places! Leonardo, Michelangelo Le voyage sera répété le mardi 9 août 9 juillet Festival de Lanaudière www.lesbeauxdetours.com (514) 352-3621 En colicboration avec Club Voyages Posément L'AGENDA ftMRMtkiifcfciBMrie MtakMÉeri IX DEVOIR Du 31 mai ., , , au i7 juin 2005 Exposition: Traite d esthétique PETER HOFFER Éden Exposition jusqu’au 18 juin 2005 GALERIE SIMON BLAIS W20, boni.Samt-laurenl H2TISI514 8491165 Ouvert du mardi au vendredi lOh à 18h, samedi 10b a 17h 5 GALERIE NOEL GUYOMARC'H BIJOUX D'ART 1451, rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H36 2S8 Canada Téléphoné: (514) 935-9885 Exposition de 20 créateurs français 2 juin - 2 juillet ROTHKO 137 Laurier Ouest Montréal, Québec H2T 2N6 (514) 840-9362 NEWMAN ganoelg@t/ahoo.com GAUCHER avid McMillan Du 10 juin au 24 juin 2005 Vernissage vendredi le 10 juin de 18h à 21h FRANKENTHALER 1er JUIN AU 7 AOÛT, 2005 GALERIE orange 81, rue Saint-Paul Est, Montréal (Québec) H2Y 3R1 T : 514 396 6670 • info®galerieorange corn Lundi au vendredi lOh à 18h Samedi et dimanche 11 h à 18h 'détails) Jusqu au 10 juin 2005 Lacerte ART ( ONTF.MPORA1N 1, cSte Oman, Québec I Québec I G1K3V5 T 418 692 1566 • info®galerielacerte com Lundi au vendredi 9h à 17h Samedi et dimanche : 12h à 17h formation Musee des beaux-arts de I Ontario E 8 LE DEVOIR LES SAMEDI 4 ET D I M A V H E J i: 1 \ i n û liiu TU o 111UJ De2àL.\ Martin Bilodeau Une fois publiées dans les journaux et prononcées à la radio et à la télévision, toutes les critiques de films se brouillent et forment un écho, lequel, avec le temps, s’estompe.A l’inverse, les fameuses cotes de Médiafilm, l’agence de presse qui approvisionne journaux, télé-horaires, sites Internet ainsi que le Guide vidéo de la Boite noire, se doivent de subir avec succès l’épreuve du temps.N’empêche qu'il faut parfois, ravaler la façade, exercice auquel vient de se livrer le comité de rédaction en hissant au rang de chef-d’œuvre (1) vingt-deux films classés 2 (remarquable), portant à 136 le nombre de films ayant cette cote.Parmi la liste, dont Le Devoir a obtenu la primeur, figure Four la suite du monde.Quarante-deux ans après sa sortie, il s'agit du premier film québécois à obtenir cette distinction.Un choix a priori surprenant puisque le documentaire de Pierre Perrault et Michel Brault devance Mon oncle Antoine (toujours coté 2), de Claude Jutra, sacré "best Canadian film» lors de chaque nouveau sondage national — dont le plus récent, chapeauté par le Toronto International Film Festival Group, date de l’année dernière.Pour Martin Girard, rédacteur en chef de Média-film, le film phare du cinéma direct était le candidat québécois le plus évident pour cette promotion.«On s'est demandé quelle était la contribution essentielle du cinéma québécois dans le monde.On est arrivés à la conclusion que c’était le cinéma d’animation [en majorité des courts métrages que Médiafilm n’évalue pas] et le documentaire.» Four la suite du monde s'est donc imposé, devant les œuvres de fiction marquantes comme Les Ordres ou te Bons Débarras, qui lors d’une précédente révision (en juin 2000) ont vu leur cote passer de 3 (très bon) à 2.A plus forte raison que, comme le souligne Martin Girard, «le documentaire est un genre parallèle qui a du mal à s'inscrire dans l’imaginaire collectif».A cet égard, le joyau produit par l’ONF, fondateur du documentaire et du cinéma québécois, au sens large, constitue une rare exception, et cela bien qu’il soit passé à l’oubli à l’extérieur de nos frontières.Pour qu’une œuvre mérite la cote 1, Médiafilm considère que celle-ci doit être pionnière dans l’histoire du cinéma, ou être le film phare d’un genre ou d’un mouvement, ou compter parmi les films les plus marquants d'un grand maître (Hitchcock, Chaplin, Fellini, etc.).À partir de ces critères, le comité de Médiafilm (formé de huit spécialistes, dont mon collègue André Lavoie) a réévalué des dizaines de candidats potentiels, soumis après plaidoiries au vote final.Martin Girard, par exemple, estime que The Shining a établi en 1980 la mesure étalon du cinéma fantastique moderne à partir de laquelle tous les autres films du genre ont été désavantageusement comparés depuis.Lors de l’exercice démocratique, le film de Stanley Kubrick n’a pas obtenu l’appui de la majorité et maintient donc sa cote 2.Au même titre que des dizaines d’autres, dont Le Guépard, Quai des brumes, Bonnie and Clyde, Le Dernier Tango à Paris, Los Olvidados, Fanny et Alexandre, Paris Texas — ce dernier pourtant farouchement défendu par Louis-Paul Rioux.L’épreuve du temps étant un critère essentiel dans l’évaluation d’un chef-d’œuvre, l’examen des titres s’est arrêté à 1990.Goodfellas, de Martin Scorsese, est donc le film le plus récent à obtenir la cote 1.Dans l’ordre, il est immédiatement suivi des films suivants: Les Ailes du désir, de Wim Wenders; Brazil, de Terry Gilliam; Il était une fois en Amérique, de Sergio Leone — qui voit aussi Le Bon, la Brute et le Truand promu au rang de chef-d’œuvre.La liste comprend deux Antonioni (L’Éclipse et Désert rouge), deux Ford (Stagecoach et My Darling Clementine), un Tati (Playtime), ainsi que des évidences dont on s’étonne de la promotion tardive: L'Homme à la caméra, de Dziga Vertov; Metropolis, de Fritz Lang jules et Jim, de François Truffaut; West Side Story, de Robert Wise; Le Troisième Homme, de Carol Reed.Le Dr.Strangelove de Kubrick constitue la seule inclusion comique dans la liste, où figurent des films de genre révolutionnaires comme Chinatown, de Roman Polanski, et Blade Runner, de Ridley Scott «Certains films, qui ont marqué toute une génération, ne marquent pas la suivante», fait remarquer Martin Girard pour expliquer la disparition de films comme L'Homme de fer ou L'Homme de marbre dans les récents palmarès de critiques et d’historiens du cinéma, lesquels ont servi de repères au moment des délibérations, sans toutefois dicter la donne.J’en veux pour preuve Léolo, de Jean-Claude Lauzon.Seul film québécois à figurer dans le top-1000 de They Shoot Pictures, Don't They?, qui collige et compile des centaines de palmarès professionnels, le film (inscrit à la position 240) détient depuis sa sortie la cote.4.Comme quoi nul n’est prophète en son pays.A part peut-être Michel Brault et le regretté Pierre Perrault La liste complète des films promus sera disponible dès lundi sur le site .?Avis aux amateurs, les cinéastes du mouvement Kino ressortent l’artillerie lourde ces mercredi et jeudi, à 19h, avec la présentation au Beaubien d'un Kino allongé de six courts métrages.Billets disponibles depuis hier au guichet du cinéma.iiii un Wûk .\i % SOURCE ONF Pour la suite du monde CURIEUX UN JOUR.CURIEUX TOUS LES JOURS ABONNEZ-VOUS ?On n’est jamais trop curieux - Le rêve américain à la puissance dix.Russell Crowe dans Cinderella Man CINDERELLA MAN De Ron Howard.Avec Russell Crowe, Renée Zellweger, Paul Giamatti, Craig Bierko, Paddy Considine.Scénario: Cliff Hollingsworth, Akiva Goldsman.Image: Salvatore Totino.Montage: Daniel R Hanley, Mike Hijl.Musique: Thomas Newman.Etats-Unis, 2005,144 minutes.MARTIN BILODEAU S* il croise Million Dollar Baby (pour le thème du boxeur de la dernière chance) avec Seabis-cuit (pour le théâtre de la Crise et la victoire de l’humble devant l’adversité), Cinderella Man n’en demeure pas moins une œuvre emblématique de la démarche artistique et morale de son réalisateur, Ron Howard.Quatre ans après A Beautiful Mind, qui lui a valu les honneurs de l’Académie, un an avant Da Vinci Code, qui devrait lui garantir un triomphe public instantané, l’enfant de la balle le plus «ameri-can» de sa génération réintroduit dans Cinderella Man ses formules gagnantes.Celles du rêve américain à la puissance dix, avec un honnête citoyen livrant un combat perdu d’avance et une épouse modèle qui pleure doucement dans la cuisine à l’insu des enfants sages, qui au troisième acte découvriront l’héroïsme paternel.Rien n’est donc plus prévisible qu’un film de Ron Howard.Bien que celui-ci le soit autant que les autres, il demeure d’une efficacité redoutable.J’en veux pour preuve l’accueil enthousiaste que le film a obtenu en avant-première mercredi soir.Rires, larmes, sursauts, applaudissements, la salle 3 du AMC-Forum obéissait au doigt et à l’œil à papa Ron.Lequel enchaîne sans faiblir les séquences attendues d’un divertissement moralisateur et édifiant, porté par Jim Braddock (Russell Crowe), un immigrant irlandais du New Jersey dont la carrière de boxeur a piqué du nez à l’heure de la Crise, pour reprendre du poil de la bête à l’heure où FDR jetait les bases de son New Deal.Voyez le symbole.Le personnage, tout au long des deux heures et demie, reste à cette hauteur.Si beau, si fort, si grand, qu’on ne saurait l’alourdir de contradictions ou de détails psychologiques.Un symbole fort, donc, debout et fier dans l’arène sociale de l’époque qu’Howard reconstitue à la manière d’une visite chez l’antiquaire.Du reste, l’essentiel de Cinderella Man se passe dans l’arène de boxe, où Howard relève un véritable pari de mise en scène.Il y enregistre des combats furieux, montés avec une fluidité et une dextérité formidables.L’excellent Paul Giamatti (Sideways, American Splendor), en manager de SOURCE UNIVERSAL Braddock, contribue par son jeu nerveux à l’énergie de ces scènes, tellement réalistes que tout ce qui se joue à l’extérieur semble inventé par Disney.Où, rappelons-le,» Howard a fait ses premiers pas d’acteur et connu, à titre de réalisateur, son premier succès public (Splash, en 1984).Si bien qu’aller voir un film de Ron Howard, c’est voyager en pays de connaissance.Comme Mary Steenbergen (Parenthood), Kathleen Quinland (Apollo 13), Rebecca De Momay (Backdraft), Renée Russo (Ransom) ou Jennifer Connelly (A Beautiful Mind), l’épouse est ici encore une amoureuse inconditionnelle, une maman inquiète et une éclaireuse pour âmes égarées.Confier pareil rôle à Renée Zellweger, une star confirmée, annonçait un virage (ou du moins une densification) que Ron Howard, manifestement, n’a pas réussi à assumer.Au désavantage de l'actrice, aussi mal servie par le scénario que par la photo de Salvatore Totino, qui multiplie les ombres sur son visage si particulier.Ainsi dépossédée, son héroïne se révèle tout aussi mécanique et schématique que celles qui meublent la filmographie antérieure du cinéaste — filmographie que Cinderella Man allonge sans qu’y souffle le vent de la nouveauté.Collaborateur du Devoir Une mauvaise comédie empêtrée dans ses lacets APRES VOUS Réalisation: Pierre Salvadori.Scénario: Pierre Salvadori et Benoît Graffin.Avec Daniel Auteuil, José Garcia, Sandrine Kberlain, Maryline Canto.Image: Gilles Henry.Musique: Camille Bazbaz.ODILE TREMBLAY En général, on aime bien Pierre Salvador, qui nous a donné de bonnes comédies sociales, Cible émouvante.Les Apprentis, etc.On suit ici son parcours depuis une douzaine d'années, sensible à son œuvre mi-tendre, mi-comique, touchante souvent.Mais pourquoi se farcir ses films les moins inspirés?Après vous est probablement ce que Salvadori a réalisé de pire, avec des erreurs de débutant qui étonnent chez ce cinéaste chevronné.Ses interprètes, et non les moindres — Daniel Auteuil, Sandrine Kiberlain, etc.—, se sont égarés sous sa houlette à travers cette mauvaise cqmédie empêtrée dans ses lacets.A l’heure où tant de films français nous passent au- MARS DISTRIBUTION Après vous est probablement ce que Salvadori a réalisé de pire.dessus de la tète, on s'irrite bel et bien de voir Après vous atterrir sur nos écrans.Quel scénario invraisemblable! Un vrai gruyère plein de trous.José Garcia (très mal dirigé) campe ici Louis, un désespéré qu’un bon Samaritain, Antoine (Daniel Auteuil), maître d'hôtel dans une brasserie parisienne, sauve de la pendaison et prend sous son aile, afin de lui redonner goût à la vie.?CINEMA ?SEMAINE DU 4 AU 10 JUIN 2005 Les NOUVEAUTÉS et le CINEMA en résumé, pages ?4 6 La liste complète des FILMS, des SALLES et des HORAIRES pages ?7 15 dans LAGENDA culturel Au risque d’y perdre son couple et sa crédibilité professionnelle, Antoine va jusqu'à le pistonner pour un emploi auquel Louis ne connaît rien, mais qu’il maîtrisera par miracle en quelques jours.Caricatural à un point qui laisse baba, sans nuance aucune, José Garcia ne justifiera jamais l’intérêt que son sauveur lui porte.Hébété, larmoyant, dépourvu du moindre charme ou intérêt, ce pauvre type dévasté par un chagrin d'amour est un pur boulet, incapable de constituer le pivot d'une comédie.Daniel Auteuil joue son rôle de missionnaire sans y croire, tandis que Sandrine Kiberlain peine à convaincre le spectateur en fleuriste fatale aimée par les deux hommes.Ajoutez une mise en scène lour-dingue, des répliques creuses sur une trame invraisemblable et décousue.Peu d’interprètes auraient pu s'en sortir.Alors, tout ce beau monde patauge à qui mieux mieux.Une escale chez la grand-maman du suicidaire qui fait des révélations sans se savoir écoutée se révèle particulièrement mal rabibochée.Les jeux de chassés-croisés, les trucs éculés de mauvaises comédies de boulevard sont alignés en guise de gags que personne ne songe à trouver désopilants deux secondes ou même une seule.Le Devoir LE DEVOIR.LES SAMEDI 4 ET DIMANCHE .1 LIN 2 O O 5 m i V-, l K 9 U Flü À III MUXi DE OOUMS k cm E BaB-UnE.2004.137 nm.(13 ans» > Liindi6juki19h30 i n niiï ^ J-ll \J 11HJU HOtAltiS S14 847 2206 WWW.EX-CENTtlS.COM L’âge de raison du documentaire Des vacances formidables ODILE TREMBLAY Sept ans, c’est un cycle.Le cinéaste Jean-Daniel Lafond, désolé de voir le documentaire battre de l’aile, avait fondé ai 1996 et porté depuis à bout de bras les Rencontres internationales du documentaire de Montréal.Voici qu’il passe la main comme président Depuis le temps que Philippe Baylaucq se bat à Montréal pour la défense du documentaire et du film d’auteur, qui s’étonnera de le voir aujourd'hui prendre les rênes de ces rencontres-là?•Il y a eu le défrichage.Je prends l’événement à l’étape de la consolidation», précise-t-il Les Rencontres, dont la huitième édition roulera du 10 au 20 novembre 2005, modifient leurs effectifs donc.Le cinéaste Benoît Filon et la sociologue documentaliste Louise Vandelac se joignent au conseil d’administration.«En sept ans, nous avons quadruplé notre auditoire, passant de 2500 présences à 11 000, public et professionnels confondus, explique Jean-Daniel Lafond.A l’âge de raison, J’enfant se porte bien.Son succès repose pourtant sur un miracle annuel, car le rendez-vous se finance avec des bouts de chandelle et la ferveur de son équipe.Alors que le vis-à-vis to-rontois, les Hot Docs, peut s'offrir un volet compétitif, loger un jury, développer un marché, ici les sous manquent En sept ans, le sort du documentaire s’est transformé.Non seulement le genre a-t-il investi les sections compétitives des festivals avec Michael Moore et compagnie.mais d’étonnants succès de salle ici ou ailleurs ont coiffé des films comme Fahrenheit 9/11, Corporation, ou les québécois Roger Toupin, épicier variété.À hauteur d’homme, etc.De plus, les rendez-vous de documentaires se sont multipliés aux quatre coins du monde.•Les choses ont changé, mais la situation d'ensemble demeure fragile, ajoute Jean-Daniel Lafond.Les chaînes de télé se sont multipliées et affichent un besoin criant de documentaires-chocs, tocs, événementiels.Des oeuvres plus subtiles et moins sociopolitiques ont du mal à trouver leur financement.» «Les Rencontres sont nées d’un état urgence, se rappelle-t-il.En 1996.les télés n’en diffusaient plus ou presque plus.Aujourd’hui, on assiste au retour du rebelle, mais les riches télés se montrent encore chiches dans leur appui financier.Pas question de baisser les bras.» «Télé-Québec constitue un allié de taille pour le documentaire, précise Philippe Baylaucq, mais elle manque d’argent.» Un réseau comme TVA, devenu un agent de diffusion du documentaire, traite de sujets comme Céline Dion.Pas de quoi nourrir les thèmes plus audacieux.Les Rencontres se sont donné un but mettre l’accent sur un cinéma de qualité, dans un contexte d’échanges, en mêlant œuvres nationales et étrangères.Mais Philippe Baylaucq veut désormais courtiser davantage la jeunesse, cette cinéphilie de demain.Le nouveau président voit / Olivier Ducastel et Jacques Martineau racontent leur Crustacés & coquillages JACQUES GRENIER LE DEVOIR Jean-Daniel Lafond et Philippe Baylaucq Montréal comme une necessaire plaque tournante du documentaire, à cause de sa position socioculturelle.Cent pour cent d'augmentation de commandites en trois ans.Un budget de 465 000 $ en incluant le service: les Rencontres sont en santé mais devraient doubler leurs fonds pour se développer.«Un documentaire est lié à son sujet, une fiction à son réalisateur» La phrase de Jean-Robert Lafond résonne au Café Cherrier.Reste au documentaire à gagner un statut de film d'auteur.11 lui faut aussi se dissocier dans l’esprit du public du reportage.Le documentaire pose un regard là où le reportage énonce des faits.Alors non, Philippe Baylaucq ne s’assoie pas sur les lauriers des Rencontres.D enfourche un autre cycle pour multiplier les visions du réel dans un monde de fast food où la diversité de pensée doit plus que jamais trouver ses tribunes.Le Devoir Fais-moi danser (si possible) MAD HOT BALLROOM Réalisation: Marilyn Agrelo.Scénario: Amy SewelL Image: Claudia Raschke.Montage: Sabine Krayenbuehl.Musique: Sabine Krayenbuehl.Etats-Unis, 2005,105 min.ANDRÉ LAVOIE Ceux qui prêchent dans notre désert politique (tous ordres de gouvernement confondus) sur les bienfaits de la culture pour les enfants d’aujourd’hui, et par ricochet les citoyens de demain, trouveront une nouvelle alliée en la personne de Marilyn Agrelo.Pour son premier long métrage documentaire, la cinéaste américaine fait l’étonnante démonstration que la danse sociale peut non seulement divertir et dégourdir mais aussi servir d’outil de valorisation pour des jeunes dont le chemin vers la délinquance semble tracé d’avance.En quoi le tango et le swing peuvent-ils transformer des garçons et des filles issus de différents groupes ethniques et dont le principal point commun est la pauvreté de leurs parents?En 1994, quelques écoles élémentaires de New York, en collaboration avec des professeurs de l’American Ballroom Theater, sont convaincus que pour vivre il faut entrer dans la danse.Ce programme, d’une durée de 10 semaines et culminant par une prestigieuse compétition à l’échelle de fa grande région new-yorkaise, rejoint maintenant 60 institutions et près de 6000 élèves.En 2004, Marylin Agrelo a choisi trois écoles implantées dans les quartiers les plus défavorisés et les plus multiethniques pour témoigner des effets positifs d’une telle approche.Dans Mad Hot Ballroom, les enseignants, les instructeurs et les directeurs d’école viennent tour à tour vanter les vertus de la danse sociale sur l’humeur, et l’estime, de leurs élèves, mais ce sont ces derniers qui prennent, littéralement, le plancher.La caméra, torn jours à leur hauteur, surveille leurs rictus, leurs regards fuyants et leurs nombreux faux pas, tandis qu’il n’est pas rare de voir un jeune Latino enlacer (bien maladroitement) une petite fille aux yeux bridés.Si les adultes ne font pas de mystère sur leur obsession de remporter les honneurs puisque seulement cinq couples de danseurs issus de neuf écoles seront invités à la grande finale dans l’immense hall du World Financial Center — situé juste en face de Ground Zero.—, les enfants ont d'autres préoccupations.A la difficulté d'assimiler les pas s’ajoutent celles de se perdre dans le regard du partenaire, de danser avec quelqu’un que l'on aime peu (ou trop) et de sentir fa pression insidieuse de fa possible victoire: la cinéaste se fait d’ailleurs critique sur cet aspect du programme, et les avis sont parfois divergents.Davantage éblouie par leur spontanéité que par leur adresse, quoi que certains manifestent un réel talent Marilyn Agrelo donne fa parole à plusieurs élèves de ces trois écoles, s’exprimant autant sur leurs petites histoires d’amour que leurs grandes ambitions d’avenir.Visiblement incapable de choisir avec soin ses protagonistes, elle en accompagne un grand nombre, ce qui donne à son film une impression de fouillis, le spectateur ne pouvant s’attacher à aucun d’eux.De phis, dès que l’un des groupes est éliminé, il est laissé derrière, comme si fa cinéaste, dénonçant le culte immodéré des gagnants, y succombait à son tour.Un montage plus serré n’aurait pas affecté la pertinence de son propos mais permis à Mad Hot Ballroom de ne pas ressembler à cette enfilade de charmantes chorégraphies qui finissent inévitablement par se confondre.Mais ce petit film sans prétention, et farci de musiques entraînantes, pourrait donner de bonnes idées à ceux qui ne savent plus comment inculquer un semblant de respect et d’élégance, à des jeunes pour qui 1a bienséance, voire le simple toucher, est une notion abstraite et menaçante.Le problème n’est pas que new-yorkais.Collaborateur du Devoir ANDRÉ LAVOIE Tandem de réalisateurs et couple à fa ville, Olivier Ducas-tel et Jacques Martineau ne font pas que des films qui rendent hour mage à la légèreté du cinéma de Jacques Demy.C’est un peu grâce à lui.même s’il n’y est pour rien, si Ducastel et Martineau se sont rencontres.Le premier, après ses etudes à l’IDHEC.a fait des pieds et des mains pour travailler comme assistant sur Trois places pour le 26', quelques années phis tard, Jacques Martineau planchait sur un scénario inspiré de ses comédies musicales atypiques.Quelqu'un a eu la bonne idée de jouer les entremetteurs, question pour Ducastel de partager son expérience de travail avec Demy et pour Martineau de réaliser son désir de le réactualiser à l’ère du sida.Jeanne et le garçon ji>rmidable (1998), avec Virginie Le-doyen et Mathieu.Demy, allait sceller leur union, des deux côtés de l’écran.Depuis ce premier film à quatre mains, Ducastel et Martineau ont poursuivi leur fructueuse collaboration (Drôle de Félix, Ma vraie vie à Rouen), revendiquant toujours leur évidente filiation avec Demy, mais aussi avec Eric Rohmer.C’est du moins ce qui frappe dans Crustacés & coquillages (sortie: le 10 juin), un film qui les amène à Montréal, une escale parmi d'autres dans leur tournée de promotion à travers le monde.Sans que les références soient clairement intentionnelles, on retrouve un certain ton de marivaudage digne de Pauline à la plage et une finale, comme sortie d’une comédie musicale par une troupe de province, très semblable à celle de LArbre, le maire et la médiathèque.Jacques Martineau le concède et ne tient pas à s’en excuser «Ces deux-là, on n’arrive pas à s’en détacher» Par contre, là où leurs idoles se sont peu aventurées, c’est bien sur le terrain des identités sexuelles, que plusieurs jugent marécageux, pour ne pas dire dangereux.Ducastel et Martineau en ont fait leur sujet dp prédilection, acquérant aux Etats-Unis l’étiquette, payante, de «cinéastes gais», alors qu’en France on les «considère comme un ?«.LA COMÉDIE FRANÇAISE DE L’ANNÉE.» b>M« «.brillant, subtil et bien écrit, ne souffre d’aucun temps mort.» Daniel ÀÜTEUIL SALVADOR! Harilyne CANTU Mc!ichÈie!flHJTliRfe**iMi ¦ (krora CIMl | PRËSENTEMENT A L’AFFICHEI 1 CtNÊPLEX OOÉON I I CINÉPLEX OOÉO* I r—MAISON DO CANÊMA I Iquartier latin ?I [boocherville ?! [sherbrooke ?I ’il UflfflmdüUJCIAajUFr LA NATURÎ A INVENTÉ LA PUIS BELLE DES HISTOIRES «.iMhWRfHkl» irk+it Ue petit Ién!» ssmiXittar wjUBrjitr mnamïMVX vsummimttïTmMhVmrtomim-ïvnrnrnr •mmmmlNSM AUEMÇtiiWME CP www.christalfilms.com PRÉSENTEMENT A L'AFFICHE! I |CINÉMA ’Ee+u/UtA' , «MOUS PlAYEM STMCnt , >—FAMOUS RUAVEM— I MONTREAL ?11 PARISIEN ?i EX-cEnmtis |-FAMOUS RlAYTRe-I f—LÉS ONÉMA* OUZZO —J I-MfOA «¦LFIf- QU7ZO-1 >—MMA-ÉLCr-OUZZO—1 ICABW.ANOWONOW ?11 ULHQEUCT 6 ?11 JACQtKI CâftTP114 ?11 WUX-HOIftAaitil 14 ?I ÊMtQA^LEX*-OUZZO-1 -CINÉMA -1 f-yNÉRLE* OOÉON-1 >—CINÉMA Tr^OMPHf- OMT-YIAU 16 ?! 1ST-EUSTACHE ?| [ POUCHEWVHXE ?11 LA CHENAIE ?1 I OAT1NEAU ?| |TW0tHWItR6$ O.?I I tiHEWBWOOKE ?1 IwmiOflDVlJX ?1 r—— lÉCANWtrouwie——i cawe FWTnrrwat ——.« '.mer emverva* 1 IJOUBTTE ?I [ ÉLmÉlOWABerr ?[ I «T-BÂSILE ?1 f-OTMÉMA (¦*« " "I r— (JMtMA LAUNEft —1 ^ MM 1 fTE-APtLE ?11VICTOBUVILLI ?1 «H» i— MÉOA PLEX* OUZZO —i r——CINÉMA PINE-i ttoU 1 PONT-VIAU 16 ?Il STE-ADÈLE ?| mottaL « Toot simplement craquant I » ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants unSmde war a A L’AFFICHE! L CINTFLE» OOÉON-—l ! QUARTIER LATIN ?! • 21h3ol ?* « Vous devez courir voir La Vie avec mon pérr.» À L’AFFICHE! rPA^ÉNVi as Van.au mar.et jeu.: I3h20 - 15N45 - 19h25 - 21h45 Mer: 13h20 - 15h45-21h45 sandra btHfocJ' don cheadie brendan fraser.%.-terrence howard .chns “ludoc *f' • tfitipes t handie newton ryan phit lippe larenz tare W rruchac! porta www.crashfilm.com PRÉSENTEMENT A L'AFFICHE! r—ootcw—i » ««mow mawa hamctu ¦ e- et* QUART** LATIN ?; MONTREAL ?CAR* SB fwTl f— MÉQA AX> ~ JUZZO —i I CM—MA " ' —N ,— m, Iront-vuu ie ?! irr-gurrACHti ?1 [wm — MÉQA AZZ-WOO — U fïua mfjôjrr: vl £JZZC —S «¦— eOtOA-FLAJC" OUZ-ZO—I i— MÉOA a IX' T-HYACiHTHi ?! | ST-JÉRÔME ?11 MT-.I G»*«AA MfWAAM* 1 i CMÉMA* OMAirv 1 | 'AH*»«A OAFfTO.1 i if CWWPOUft 10 1 r—O* ÉAM* 1 I «HAWINtOAM ?I [viCTOMAVHXlTl |DWfimWCVlUj711 JOLIKTTH ?! 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L I u I V l I MONTRÉAL DU *13 AU S3 JUIN 8QOS 1 v X X V L LAND InSIGHTS Société pour ia diffusion de la culture autochtone LE GRAND SPECTACLE ANNUEL DE PRÉSEiyOE AUTOCHTONE rnm Z!Hr,iuiüioi Avec ¦ j'i .1 ÿ i >• [ ] / i?4/ Vendr à 80 h 3( ?aybi, Samien ^ Cabar ¦ 2111, bout.ot Northern Créé Entrée : 20 $ w > sSSK ^ i.fy r fMontréal capitale mondiale du livre 2005 VuiJI piM6 Montréal ïj LE LIVRE D'ARTISTE : IMAGES ÉCRITES DES PREMIÈRES NATIONS Un projet de Terres en vues ét de la Grande Bibliothèque en collaboration avec la Ville de Montréal dans le cadre de Montréal, capitale ' mondiale du livre 2005 / | H ' • - "i I â- GINETTE AUBIN GRAVURES RÉCENTES Jusqu’au 25 juin À la Guilde canadienne des métiers d’art 1-460, rue S he rbrOQks Ouest, Du T
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