Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (6)

Références

Le devoir, 2009-08-29, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
est la rentrée ! Cahier E ¦ Théâtre ¦ Jeunes publics ¦ Médias ¦ Danse Cahier F ¦ Littératures québécoise, française et étrangère ¦ Essais ?www.ledevoir.co m ?LE DEVOIR Vol.C N I 9 5 ?L ES SAMEDI 29 ET DI M A N C II E 3 0 A 0 Û T 2 0 0 9 2,44$ + r a x i: s = 2 .7 5 $ En marche vers il y Seconde Guerre mondiale éclatait .*onct fci:' 4 FOR&iDDCN TO CROSS swiwit % Les Victoria Rifles surveillent un pont ferroviaire à Montréal, en SOURCE MUSEE McCORD Carignan sera sénateur, mais pas maire La loi québécoise interdit de cumuler les fonctions HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — Claude Carignan, la nouvelle recrue québécoise de Stephen Harper au Sénat, ne restera pas maire de Saint-Eustache.La loi québécoise sur les élections municipales lui impose de démissionner de Tun de ses deux postes, ce qu’il fera le jour de son assermentation à la Chambre haute.Claude Carignan a été nommé jeudi sénateur alors qu’il dirige toujours la municipalité de la banlieue nord de Montréal.En entrevue avec Le Devoir, il avait confirmé qu’il resterait non seulement en poste, mais qu’il se représenterait à l’élection municipale le 1er novembre prochain.«Oui, c’est définitif.Il n’y a aucune disposition qui l’interdit, alors c’est permis», avait-il déclaré.Il ajoutait qu’être «sénateur, c'est [un travail] à temps partiel, la plupart des sénateurs ont un autre emploi».La réalité — et la loi — l’ont rattrapé hier.Il a annoncé qu’il changeait son fusil d’épaule et qu’il quittera ses fonctions de maire.Si rien dans la législation fédérale n’empêche un sénateur de cumuler des fonctions (ce que plusieurs font d’ailleurs), la législation québécoise est plus stricte.VOIR PAGE A 8: SÉNAT CAROLYNE PARENT TOURISME Cuba, au delà des cocotiers ¦ À lire en page D 1 POLITIQUE Gary Doer ambassadeur à Washington ¦ À lire en page A 3 1 N D E X Annonces.B fi Avis publics,.B 7 Bourse.B 2 Carrières.B 3 Décès.B 6 Mots croisés.C 6 Météo.B 4 Rencontres .D 4 Sudoku.C fi ANTOINE ROBITAILLE Québec — Soixante-dix ans plus tard, tout semble tellement clair: la Seconde Guerre mondiale était «juste», une guerre contre le mal absolu, le nazisme.Par conséquent, lorsqu’on repense à 1939, une question brûlante, caricaturale, surgit et en tourmente plusieurs au Québec: «Comment tant de nos proches ancêtres québécois de l’époque ont-ils pu militer contre la participation à ce conflit?Comment ont-ils pu se mettre si clairement du mauvais côté de l’Histoire?» Les choses sont plus complexes que ce que ces questions suggèrent, évidemment.Mais un tel sentiment de culpabilité affleurait, il y a 20 ans, dans Le Devoir, lors du 50' anniversaire du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, sous la plume de Paul-André Comeau: «Personne n’a osé reconnaître l’erreur d’aiguillage qui a lancé tout un peuple dans une aventure isolée, triste», écrivait-il.Il mettait en relief que dans le Bloc populaire et la Ligue pour la défense du Canada, «toute une jeunesse, regroupée autour d’André Laurendeau et de Jean Drapeau, entre 1939.autres, s'oppose vivement à la conscription pour service outremer».Comeau soutient que cette «dimension locale de la Seconde Guerre mondiale a [.] vite été rangée au rayon des souvenirs qu’on se garde bien de ré- veiller».C’est avec un brin de mauvaise conscience qu’il mentionne la «surprenante unanimité des francophones d’ici» contre la conscription au plébiscite de 1942.Malaise Vingt ans plus tard, joint à Québec, l’ancien journaliste du Devoir et mamtenant professeur à l’ENAP se souvient encore parfaitement du malaise que son texte avait suscité: «“Pourquoi parlez-vous donc de cela?’’, m’a-t-on dit et redit.“C’est du passé!”» Et le papier de Comeau, encore, était bien pudique.Accompagné d’une grande photo du fondateur du journal, Henri Bourassa, il évoquait certes «un remords tenace qui n’est pas encore exorcisé».Mais il ne détaillait pas ces phénomènes dérangeants, comme les tentations corporatistes, voire fascistes, de certains des plus éminents opposants à la participation du Canada à la guerre, au premier chef Bourassa.Ce dernier, en 1941, lors d'une conference à Montréal, fit ouvertement le vœu qu’une «paix sage» soit conclue entre «la France de Pétain, l'Espagne de Franco, le Portugal de Salazar et VOIR PAGE A 8: GUERRE La suite de notre dossier à lire en pages A 4 et A 5 Fin des émissions Les médias traditionnels, la télé généraliste en particulier, sont condamnés à moyen terme, affirme l’essayiste américain Bob Garfield Après le disque, avec le journal et le magazine, avant le livre et la radio, la télé telle qu’on la connaît va passer à la trappe, prédit le livre The Chaos Scenario.Les réseaux généralistes ont déjà entamé leur inéluctable déclin, et ils y entraîneront bientôt bien des chaînes spécialisées.Attention, apocalypse! STÉPHANE BAILLARGEON Prenons un exemple, comme ça, en passant à travers les grilles de programmation 2009-10 révélées cette semaine par différents réseaux nationaux de télévision.Prenons Mad Men, que Télé-Québec va présenter l'hiver prochain.Une excellente idée, puisque cette série campée dans le milieu new-yorkais de la pub, dans les années 1960, se révèle tout sim-plemen| fabuleuse.Aux Etats-Unis, cette série de chevet est présentée depuis 2007 par le réseau AMC.La diffusion de la troisième saison y a débuté il y a deux semaines, AMC n’est pas offert sur tous VOIR PAGE A 8: MÉDIAS S « CARI.OS BARR1A RKUTËRS Un écran va l’emporter sur l’autre: Internet va finalement lessiver les sources de publics et de revenus des télévisions.* * * */ Les Presses de l'Université de Montréal ¦ft fp^ « Riche et instructif.» Le Devoir «Un éclairage passionnant sur ces carrières très particulières.» La Presse « Une série de courts ouvrages ingénieux et idéaux pour les travaux de recherche.» D’ Libraire Université fHï de Montréal Le portrait du Québec relativement à la guerre a gagné en complexité au fur et à mesure que les connaissances historiques s’approfondissaient 508^117348 LE DEVOIR.LES SAMEDI 29 ET DI M A N C II E 3 O A O Û T 2 0 0 9 A 2 ACTUALITES La chasse aux criminels à col blanc Le PLC fourbit ses armes pour traquer les escrocs Ignatieff recrute un expert des crimes économiques qui a travaillé sur l’affaire Norbourg JACQUES GRENIER LE DEVOIR Les députés Denis Coderre, Francis Scarpallegia et Dominic Leblanc entourent la nouvelle recrue de leur chef, Michel Picard.%' 'êç '-'x- H* I /Ufc7 MMt / Ils se présentent sous des allures d’hommes d’affaires sérieux, mais ils ne sont en fait que des ambitieux véreux.Combien de vies ont été brisées par ses abuseurs financiers, tels que Vincent Lacroix.Leurs victimes réclament de l’action, et le Parti libéral du Canada leur en promet.ALEC CASTONGUAY Le Parti libéral du Canada veut s’attaquer aux criminels en cravate qui fraudent les petits épargnants et les investisseurs.Dans la foulée des affaires Norbourg et Earl Jones, le lieutenant de Michael Ignatieff au Québec, Denis Coderre, a dévoilé hier à Montréal la stratégie de son parti s’il prend le pouvoir.Il en a profité pour présenter aux médias sa nouvelle recrue, Michel Picard, un expert en matière de crime économique.M.Picard, qui a entre autres été analyste pour la GRC dans l’affaire Norbourg, sera candidat du PLC sur la Rive-Sud de Montréal, à Saint-Bruno-Saint-Hubert.«On a un plan très concret.On veut s’attaquer à ce type de crime répugnant et désolant.Le gouvernement du Canada a un rôle à jouer», a soutenu Denis Coderre.Le plan libéral se divise en quatre volets.D’abord, la fraude serait considérée comme un crime grave au sens du code criminel, ce qui n’est pas le cas actuellement.Ainsi, une libération conditionnelle au sixième de la peine ne serait plus possible.«Les citoyens qui participent à la prospérité économique du pays sont importants, a dit Michel Picard, qui a participé à l’élaboration de cette politique.Un peu comme avec le concept de sécurité nationale, on peut considérer la fraude comme une atteinte à la sécurité économique nationale.Un crime grave ne permet pas d’allégement de la peine.» Il n’est toutefois pas question pour l’instant d’imposer des peines minimales ou des sentences plus lourdes.Par contre, si le gouverne- ment actuel propose des sentences minimales pour les crimes économiques, le Parti libéral se dit «prêt à collaborer».Mais se concentrer uniquement sur la peine de prison serait une erreur, affirme le PLC.«Oui, des peines plus sévères sont importantes, mais il faut aussi investir dans la prévention.Envoyer un message aux fraudeurs est important, mais il est souvent trop tard pour aider les investisseurs», précise Dominic Leblanc, député du Nouveau-Brunswick et porte-parole du PLC en matière de justice.Renverser le fardeau de la preuve Dans sa stratégie, le PLC veut aussi renverser le fardeau de la preuve en ce qui a trait aux actifs des fraudeurs.Comme c’est déjà le cas pour le crime organisé, la personne accusée devra prouver qu’elle a acquis légalement sa fortune, sans quoi la Couronne pourra saisir les biens.Autre volet du plan libéral: les victimes pourraient réclamer à Revenu Canada un remboursement d’impôt, puisque pendant des années, ils ont payé des impôts sur un rendement fictif.Le PLC veut également accélérer les enquêtes policières dans les cas de fraude.Ainsi, les institutions financières et les témoins seraient forcés de répondre rapidement aux questions des enquêteurs, sans quoi ils pourraient être accusés d’entrave à la justice.La coopération entre pays devrait aussi être renforcée, puisque les requins en cravate cachent souvent des montants à l’étranger.«On a des ententes internationales quand on parle de trafic de drogue.Il faut faire la même chose avec les crimes économiques», dit Denis Coderre.Accorder plus de ressources aux corps policiers et faire une campagne d’information font aussi partie du plan libéral.Des intentions qui ont ravi Joey Davis, de la Coalition des victimes d’Earl Jones, qui était présent à la conférence de presse.M.Davis a rencontré le premier ministre Stephen Harper jeudi et Denis Coderre hier.Il affirme que le plan libéral est plus complet et plus précis que les intentions conservatrices en matière de crimes économiques.«C’est fantastique.On a un vrai plan sur la table maintenant», a-t-il dit.Les intentions des libéraux n’ont toutefois pas convaincu Daniel Petit, député conservateur et secrétaire parlementaire du ministre de la Justice.«Les libéraux ne sont pas crédibles en matière de justice, a-t-il dit au Devoir.Il faut se rappeler qu’avec les commandites, ce sont eux qui ont fraudé les Canadiens.» Le Devoir EN BREF Les décrocheurs, selon l’ADQ Selon des projections faites par l’ADQ, 91 448 des 321 293 élèves du secondaire qui retournent sur les bancs d’une école publique décrocheront avant d’obtenir leur diplôme.Pour faire ses calculs, le deuxième parti de l’opposition s’est servi des statistiques sur les prévisions de l’effectif scolaire rendues disponibles par le ministère de l’Éducation, et y a appliqué le taux de décrochage, a expliqué le porte-parole de l’ADQ en matière d’éducation, Gérard Deltell.«Ces jeunes qui décrochent méritent mieux», a indiqué M.Deltell tout en disant attendre de pied ferme le Gérard Deltel pian d’action contre le décrochage promis ces jours-ci par la ministre.L’ADQ, qui a également fait des projections par région, conclut que dans la seule région de Montréal, environ 16 300 élèves du secondaire ne termineront pas leurs études.Avec 17 753 décrocheurs, c’est en Montérégie que le nombre de sans-diplôme serait le plus élevé en absolu.- Le Devoir Branle-bas de combat au cégep Ahuntsic Un étudiant a été arrêté, hier, à la suite d’une importante opération policière au collège Ahuntsic de Montréal.Les policiers du Service de police de la ville de Montréal (SPVM) ont été mis au courant d’une lettre contenant des menaces contre un étudiant jugées suffisamment sérieuses pour que le SPVM lance son opération.Les policiers ont ceinturé l’établissement et fouillé à l’intérieur pour trouver l’auteur de la lettre, mais sans succès.Le présumé auteur a été appréhendé peu de temps après dans l’ouest de la ville, a indiqué un porte-parole de la police au réseau TVA Personne n’a été blessé.Selon les premières informations, l’homme aurait écrit une lettre dans laquelle des menaces auraient été proférées contre une personne qui se serait trouvée à l’intérieur de l’établissement La lettre aurait fait référence à une arme à feu.Un périmètre de sécurité a été érigé autour du collège durant l’opération.- La Presse canadienne Les Shafia ont comparu Kingston, Ont.— Mohammed Shafia, son épouse et leur fils, accusés des meurtres de quatre membres de leur propre famille, ont brièvement comparu par vidéoconférence, hier, à Kingston, en Ontario.Cette brève comparution, la troisième depuis leur arrestation le 22 juillet, a servi à fixer la date des prochaines procédures.C’est donc le 9 octobre que les trois accusés se présenteront devant la justice.Il faudra cependant attendre au 9 février pour le début de l’enquête préliminaire des Shafia.Ils font face à quatre accusations de meurtre prémédité et de complot pour meurtre relativement à la mort de trois filles du couple, Zainab, 19 ans, Sahar, 17 ans, et Geeti, 13 ans, ainsi que de la première épouse de Mohammed Shafia, Rona Amir Mohammed.Leurs corps avaient été retirés du canal Rideau, près de Kingston, le 30 juin dernier.La voiture dans laquelle les quatre victimes se trouvaient était submergée dans une écluse.Les accusés, qui résidaient dans l’arrondissement Saint-Léonard, à Montréal, sont détenus dans trois prisons différentes afin de limiter les risques qu’ils puissent se parler, ce qui leur a été interdit par les autorités judiciaires.Le couple ne peut pas non plus entrer en contact avec ses trois enfants, qui vivent à Montréal sous la responsabilité du directeur de la protection de la jeunesse (DPJ).Les enfants Shafia, âgés de 8,14 et 16 ans, sont considérés comme des témoins potentiels dans cette sombre histoire.- La Presse canadienne Inconditionnel du Devoir ou amateur d'histoire : FAIS CE QUE DOIS » « le 10 janvier 2010 célébrera « les 100 ans du journal LE DEVOIR » Devenez concurrent! Relevez un défi passionnant et, qui sait, peut-être.remporterez-vous 10000$ Inscrivez-vous dès maintenant I Pour tous les détails : Radio-Canada.ca/touspoumn TÉLÉVISION Projets de loi sur la gouvernance Les cégeps refusent de faire les frais du scandale de l’UQAM LI SA- MARIE GERVAIS Première à être entendue aux consultations publiques des projets de loi 38 et 44 sur la gouvernance des collèges et des universités le 1" septembre prochain, la Fédération des cégeps aura avec elle une longue liste de modifications à apporter et de récriminations.Premier point: les 15 millions que coûterait annuellement, selon ses calculs, la mise en œuvre du projet de loi.«Il y a véritablement un risque de bureaucratisation et on a tellement d’énergie a consacrer à la réalisation de notre mission éducative.[.] On arrive mal à comprendre qu’on soit obligés de divertir 15 millions de cette mission pour investir dans un support bureaucratique qui existe déjà», a dit Gaëtan Boucher, président de la Fédération des cégeps.Si elle était très favorable au fait d’étendre aux collèges les projets de loi de la ministre pour améliorer la gouvernance, la Fédération a quelque peu déchanté lorsqu’elle a vu la première mouture, morte au feuilleton au moment du déclenchement des élections à l’automne 2008, ainsi que la seconde, rendue publique en juin dernier.Son président dénonce le «copier-coller» qui a été fait du projet de loi 38 sur la gouvernance des universités dans l’élaboration du projet de loi 44.«L’esprit de ces lois, c’est le scandale de l’UQAM qui a coûté 400 millions.Le gouvernement s’est dit que ça n’arriverait plus et maintenant on est tous considérés comme des méchants potentiels.Mais dans le cas des cégeps, il n’y a jamais eu de scandales ni d’enquêtes royales ou de commissions de ceci et cela», a-t-il fait remarquer.Il rappelle que contrairement aux universités, les cégeps n’ont pas autant de liberté en matière de finances.«On est tellement encadrés et normés, on fait l’équilibre budgétaire, car la loi nous y oblige, on ne peut pas emprunter et nos budgets d’immobilisation sont déterminés par Québec», a précisé M.Boucher.Modifications majeures Afin qu’on respecte les différences et les spécificités des collèges entre eux, la Fédération souhaite que la ministre respecte le pouvoir d’un collège à vocation régionale (comme en Abitibi-Té-miscamingue) de décider de son propre modèle de gestion et qu’elle n’ait le pouvoir de nommer que quatre membres indépendants sur 12 d’un conseil d’administration de cégep, où devra être maintenu le siège du directeur des études, qui porte l’ensemble de la vie académique.Gaëtan Boucher exige également que soient supprimés tous les dédoublements qui existent en matière de reddition de comptes des collèges.En tout, une cinquantaine d’organismes du milieu de l’éducation ont présenté des mémoires et certains d’entre eux seront convoqués pour être entendus publiquement devant la commission dès mardi prochain.Le Devoir L’ancien recteur de l’UdeM, Paul Lacoste, s’éteint à l’âge de 86 ans LISA-MARIE GERVAIS L1 Université de Montréal est en deuil: elle a ’ perdu Paul Lacostem l’un de ses anciens recteurs — le sixième —, décédé le 22 août dernier, à l’âge de 86 ans.M.Lacoste avait d’abord enseigné à la faculté de philosophie de l’Université de Montréal, après avoir étudié à Chicago et à Paris, où il avait complété un doctorat en 1948.Pendant ses années d’enseigne ment, il avait réussi à terminer ses études en droit et à obtenir son barreau.Après avoir œuvré au Conseil supérieur de l’éducation et avoir été animateur à Radio-Canada, il avait été nommé vicerecteur de l’Université de Montréal en 1965, avant d’occuper le poste de recteur, dix ans plus tard.Michel Lespérance, secrétaire général émérite de l’Université de Montréal, se souviendra des qualités de communicateur de cet homme «qui a joué un rôle de précurseur en voulant montrer que les universités québécoises francophones avaient un mot à dire dans le monde et la francophonie.«C’était quelqu'un qui respectait les gens de son entourage et qui pouvait être aussi exigeant envers lui-même qu’envers les autres», a souligné M.Lespérance, en précisant l’avoir eu comme mentor.«Paul lacoste a été un homme d'équipe.J’ai * a participé avec lui à créer l’association des professeurs de l’université.Nous avions fait des études qui ont permis au corps professoral, aux universités et au gouvernement de s'entendre sur des questions d’équité de traitement et de conditions de travail», a pour sa part affirmé Jacques St-Pierre, président de l’Association des professeurs retraités de l’Université de Montréal, qui a surtout connu M.Lacoste durant leurs années d’enseignement.«On a même parlé pendant un certain temps de la formule Lacoste, une proposition à l’intérieur du mouvement laïque que Paul avait élaborée et qui avait fait son chemin dans les esprits», a-t-il ajouté en parlant de la Charte de l'Université qu’ils avaient tous deux contribué à modifier pour la libérer du joug du clergé.«C’était un homme chaleureux mais de peu de paroles.Un homme d'une rare culture, qui discutait de philo, de langue et d’avenir et qui savait joliment tourner ses phrases», a indiqué M.St-Pierre.Paul Lacoste, qui était atteint de la maladie de l’Alzheimer, laisse notamment ses trois enfants dans le deuil.Ses funérailles seront célébrées mercredi prochain, à 10h3(), à l’église Saint-Germain d'Outremont.Le Devoir 4 N LE DEVOIR, LES SAMEDI 2D ET DI M A N (' Il E A O A O U T 2 O II H A 3 ACTUALITES mm* J mm£\ mm a m Il il CHRIS WATTIE REUTERS Stephen Harper a fait mentir ceux qui l’accusent d’être incapable de s’élever au-dessus de la partisanerie eq nommant le premier ministre démissionnaire du Manitoba, le néo-démocrate Gary Doer, au poste d’ambassadeur du Canada aux Etats-Unis./ Nouvel ambassadeur du Canada aux Etats-Unis La nomination de Gary Doer est saluée à ganche comme à droite Après les sénateurs, l’ambassadeur.Le premier ministre Stephen Harper a procédé à une autre nomination d’importance hier, celle de son ambassadeur à Washington.Le conservateur Michael Wilson quitte ses fonctions pour laisser la place au néo-démocrate Gary Doer, plus proche idéologiquement des démocrates de Barack Obama.HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — Le premier ministre Stephen Harpera recruté à gauche hier pour se doter d’un ambassadeur à Washington plus idéologiquement en accord avec la nouvelle administration américaine.Le NPD, qui se fait en quelque sorte voler sa vedette nationale, se réjouit quand même de cette «sage» nomination.C’est à la surprise générale que l’ancien premier ministre néo-démocrate du Manitoba, Gary Doer, a été présenté comme le nouveau porte-voix canadien aux États-Unis.M.Doer avait annoncé sa démission la veille, à Winnipeg.Stephen Harper a évoqué le «bilan de leadership» de M.Doer ainsi que son «style franc et direct» pour justifier son choix.Gary Doer «est un fervent défenseur d’un commerce libre et ouvert, a-t-il déclaré par voie de communiqué.C’est plus important que jamais au moment où le Canada et les Etats-Unis travaillent ensemble afin de relever les défis de la récession mondiale.» Gary Doer, devenu premier ministre néodémocrate du Manitoba il y a près de 10 ans, après 11 années comme chef de l’opposition, était la tête d’affiche du NPD fédéral.Il y a deux semaines encore, il a livré un discours au congrès national du Parti à Halifax, dans lequel il expliquait l’importance de trouver un équilibre entre les principes et le pouvoir.Alors, Stephen Harper a-t-il volé la vedette de son adversaire pour l’affaiblir?Pas du tout, maintient le chef du NPD, Jack Lay-ton.«Au contraire, ça indique que les néodémocrates peuvent avoir la confiance des Canadiens pour occuper des postes de leadership.Qu’un de nos meilleurs leaders soit choisi pour une telle responsabilité, c’est quelque chosel» Selon M.Lay-ton, Gary Doer sera capable «de faire le pont entre l’équipe d’Oba-ma et la façon de penser d’une majorité de Canadiens».Le député fédéral Pat Martin, qui représente la circonscription manitobaine de Winnipeg Centre, ne s’inquiète pas des conséquences de cette nomination sur sa prochaine campagne électorale.«Gary Doer a effacé la ligne de démarcation stéréotypée entre la gauche et la droite, ex-plique-t-il.Il a démontré qu’il n’y a pas de contradiction entre être néodémocrate et être fiscalement responsable.[.] Quand je cognerai aux portes et que les gens me demanderont ce qu’un gouvernement du NPD pourrait faire, je leur désignerai Gary.» Jack Layton, lui, note que lorsque le premier ministre conservateur Brian Mulroney avait nommé le néo-démocrate Stephen Lewis ambassadeur à l’ONU, le NPD a obtenu son meilleur score électoral aux élections suivantes, en 1988.Notons que cette division entre NPD et libéraux avait permis aux conservateurs de se maintenir au pouvoir.Le NPD fédéral détient quatre sièges au Manitoba, contre neuf pour le Parti conservateur et un pour le Parti libéral.Lors d’un bref point de presse à Ottawa, M.Doer a insisté sur son caractère non partisan et a félicité M.Harper pour avoir remisé le sien le temps d’une nomination.«J’ai été extrêmement impressionné qu’il aille au-delà des lignes partisanes.Je crois qu’en tant que premiers ministres provinciaux, nous devons mettre de côté nos allégeances partisanes car nous représentons tous nos citoyens.C’est la même chose pour le premier ministre du Canada-, il représente tous les Canadiens lorsqu’il rencontre le président des Etats-Unis.» Gary Doer a dressé une liste de plusieurs sujets avec lesquels il avait déjà pu se familiariser au cours de ses mandats et qui lui seront utiles dans ses nouvelles fonctions: «La question de la sécurité à la frontière-, celle de la législation sur le pays d’origine et comment cela s’applique à l’agriculture; celle du Buy American et comment cela affecte les travailleurs et les communautés canadiennes; et certainement la stratégie sur les énergies propres, sur laquelle j’ai travaillé avec des gouverneurs et des compagnies aux Etats-Unis.» Lorsqu’on lui a demandé ce que cela signifiait que la tête d’affiche (poster boy, en anglais) du NPD quitte ses fonctions pour travailler avec le premier ministre conservateur, il s’est tiré avec une boutade.«Poster boy?Ça fait longtemps qu’on ne m’a pas appelé «boy”\» Et dans un grand éclat de rire et avec le sourire radieux qui le caractérise, il a tourné les talons et s’en est allé.Les commentaires ont été unanimement positifs hier.Le premier ministre du Québec, Jean Charest, était du lot des heureux.«C’est une bonne nouvelle pour le Québec, parce qu’il connaît très bien les enjeux québécois dans les relations avec les Etats-Unis, comme les ressources hydrauliques et les questions de sécurité.R a aussi appuyé d’emblée le projet québécois de partenariat Canada-Europe.C’est un ami du Québec et un allié de tous les instants», a-t-il déclaré.Michael Wilson, 71 ans, quitte donc le poste qu’il occupait depuis 2006.H a rappelé qu’il s’agissait d’un emploi «très intense», avec de longues heures de travail.Son départ a été une surprise, mais il soutient qu’il n’avait jamais eu l’intention de rester longtemps en poste.«Je voulais m’assurer que nous passions à travers la transition.Je pense que c’est un bon moment maintenant, qu’il y a une continuité entre les deux administrations.C’est maintenant le temps du changement.» Le Devoir Avec la Presse canadienne François Gendron avocat LL.L., M A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 Membre O.PQ.et R.C.P.O.S.S.Psychologue clini Adultes • Couples 25 ans d’expérience 514*861*0630 Vieux-Montréal Développement des énergies vertes Québec recrute Steven Guilbeault à titre de conseiller La ministre des Ressources naturelles débloque huit millions pour stimuler la recherche sur les énergies émergentes LIA LÉVESQUE euébec annonce un plan pour développer les technologies ’énergie verte, ainsi qu’une nouvelle équipe qui conseillera la ministre à ce sujet, présidée par l’écologiste Steven Guilbeault Le plan sera doté d’un budget de 8 millions sur deux ans, a annoncé hier la ministre des Ressources naturelles et vice-première ministre, Nathalie Normandeau, lors d’une conférence de presse à Montréal.Le plan doit permettre de stimuler les activités de recherche sur les énergies émergentes et même sur les véhicules électriques.«C’est ouvert aux entreprises privées, aux organismes sans but lucratif aux universités, de même qu’aux centres collégiaux de transfert technologique, par exemple, au réseau collégial.C’est une enveloppe importante.On s’est rendus compte, malgré tous les outils dont le gouvernement dispose pour soutenir le secteur des technologies vertes ou des énergies émergentes, on s’est rendus compte qu’il y avait un besoin pour toute la dimension liée à la recherche appliquée et à la démonstration», a justifié la ministre Normandeau.Le plan vise l’énergie éolienne, hydraulique, solaire, et géothermique, les technologies à base d’hydrogène, la bioénergie, ainsi que les véhicules électriques.La ministre a pris la peine de souligner qu’il s’agissait de nouveaux fonds, non de fonds existants à même d’autres programmes./ Equipe-conseil Par ailleurs, la nouvelle équipe-conseil devra produire un rapport en janvier prochain pour guider le gouvernement dans le choix de ses moyens pour développer les nouvelles énergies.L’équipe, composée de 12 membres, sera présidée par Steven Guilbeault, coordonnateur général adjoint du groupe Équi-terre.Le mandat du groupe-conseil ne s’étendra pas jusqu’aux grandes orientations gouvernementales, mais il pourra suggérer des moyens, des voies à suivre pour développer la géothermie, par exemple.«R y a deux grands objectifs pour le comité: d’abord, faire un exercice de revue de la littérature, ce qui se fait autour de nous.Nos voisins ontariens ont un programme très ambitieux en ce qui concerne la petite production renouvelable.Le Manitoba a un programme très ambitieux dans le domaine de la géothermie.Voir ce qui se fait aux Etats-Unis et en Europe, voir un peu ce qui se fait et, ensuite, voir quel est le potentiel de différentes sources d’énergie», explique M.Guilbeault.M.Guilbeault trace un parallèle avec ce qui avait été fait en 2004 avec la cartographie de l’éolien afin de déterminer les sites les plus propices au Québec, avant qu’on accélère le développement de cette autre source d’énergie.«Ce qu’on voit déjà, à l’échelle planétaire, c’est qu’il y a énormément de technologies qu’on peut intégrer de façon tout à fait économique où il y a des liens très importants avec ce qu’on peut faire en matière d’efficacité énergétique.Je n’ai pas d’idées préconçues; je n’ai pas de recommandations déjà écrites, mais je suis sûr qu’on va pouvoir produire un rapport qui va être intéressant et qui va pouvoir aider le gouvernement à prendre ce virage-là», a opiné l’écologiste.Le PQ sceptique Du côté de l’opposition péquis-te, le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, juge «peu crédible» le gouvernement Charest sur les questions des énergies vertes.D rappelle que même les actuels projets d’éoliennes, dans certains cas, sont contestés par les communautés locales.«Le gouvernement essaie de se donner une façade de verdure» avec un plan de 8 millions pour des activités de recherche sur les énergies vertes, a déploré le porte-parole du Parti québécois sur les questions d’énergie.Pour ce qui est de l’équipe-conseil, le député Gaudreault juge qu’il s’agit là de gens «de très grande compétence» et il espère que la ministre Normandeau saura les écouter.La Presse canadienne Nathalie Normandeau www.artisan-du-store.ca de rabais ou installation gratuite Stores sur mesures *Bois ou PVC Horizontaux ou Verticaux couleurs et teintes à votre choix OPAQUES ou SOLAIRES •Toiles à rouleau • Stores romains • Panneaux coulissants 1 Persiennes INSTALLATION GRATUITE Service à domicile GRATUIT *$* Fabriqué au Québec Région de Montréal 514 231-8677 Laval et Rive-Nord 450 627-3716 Région de Trois-Rivières 819 696-8677 Région de Québec 418 654-8677 Décoration Claude Bouchard 2362, Beaubien E, Montréal (Qc) Colloque international JEUX \ \ i-DEPENDANCES 2009 Fonds de recherche sur la société et la culture Québec EUES El El Une occasion unique de faire le point sur la recherche, l'intervention et les politiques publiques dans le domaine des jeux de hasard et d’argent et des dépendances associées.3 et 4 septembre 2009 Hôtel Delta Centre-Ville, Montréal Information et inscription : www.jeux-gambling2009.org i» LE DE V (MR.LE S S A M E D 1 2191 Etn 1) I M ANC H E 3 0 A 0 Û T 200 9 A 4 A 5 El MARCHE fl S LA GUERRE À quelques jours du 70e anniversaire du déclenchement de la Deuxième Guerre mondiale, Le Devoir revient sur les principales étapes qui ont mené le monde d’un conflit planétaire à un autre en à peine deux décennies.IKÀ&>.L’Allemagne, vaincue l’année précédente au terme de la Première Guerre mondiale, est tenue responsable du déclenchement des hostilités.Le pays est donc condamné, en vertu du traité de Versailles, à payer de lourdes réparations financières et se voit imposer des restrictions territoriales et militaires.Pour Adolf Hitler, la défaite est plus qu’amère.Engagé volontaire blessé à deux reprises au combat, il est convaincu que son pays n’a pas été vaincu militairement, mais qu’il a plutôt été trahi de l’intérieur, notamment par les Juifs.Il ne tardera d’ailleurs pas à fonder le Parti national-socialiste des travailleurs allemands (NSDAP), où il exploitera habilement les thèmes de l’antisémitisme, de l’anti-communis-me et du nationalisme.Devenu la figure de proue d’un parti aux appuis encore très modestes, Hitler mène une tentative avortée de putsch à Munich, certain de pouvoir prendre le contrôle de la Bavière avant de marcher sur Berlin, à l’instar de la marche sur Rome menée par son idole, Benito Mussolini.Condamné à cinq ans de prison, Hitler est libéré après 13 mois.Il profite toutefois de son séjour derrière les barreaux pour éciire Mcin Kampf le manifeste qui résume ses idées politiques, dont la volonté d’étendre l’espèce vitale du peuple germanique et la prétention de la supériorité de la race aryenne.Dans un pays où la situation socioéconomique est désastreuse, surtout après 1929, cet orateur charismatique gagne rapidement en popularité.rJ> Adolf Hitler est désigné chancelier fin janvier et installe rapidement un climat de terreur pour les opposants, dont certains sont envoyés dans le premier camp de concentration mis sur pied par les nazis, Dachau.Il ne tarde pas non plus à suspendre les libertés civiles, à la suite de l’incendie du Reichstag, fomenté par des membres de son parti.Fin mars, il fait même voter une loi lui accordant les pleins pouvoirs, avant de proclamer le NSDAP parti unique.Des purges ont même lieu parmi ceux qui Font aidé à se hisser au pouvoir.L’Allemagne quitte aussi la Société des nations, tandis que le Fürher réarme son pays en violant ouvertement le traité de Versailles.La conscription est réintroduite en 1935 et le pays se dote d’une force aérienne, la Luftwaffe, en plus de lancer la construction d’une flotte de bâtiments de guerre.Hitler, qui exècre Jes institutions internationales et méprise les Etats démocratiques, use et abuse par ailleurs de la propagande — aidé par son ministre Joseph Goebbels — pour faire étalage de la puissance de l'Allemagne.Le congrès du parti de 1936, mais aussi les Jeux olympiques de Berlin, tenus la même année, sont d’ailleurs mis en scène avec minutie.Devant cet État où la discrimination envers les Juifs se pratique au grand jour, les démocraties occidentales s’en tiennent à des joutes diplomatiques plutôt timides.Lorsque la Wehrmacht pénètre en Rhénanie, en mars 1936, le ministre britannique des Affaires étrangères, Anthony Eden, ne s'avoue «pas convaincu du caractère hostile» de la manœuvre.Il faut dire que le traumatisme de 14-18 est encore frais à la mémoire et que les opinions publiques craignent le plus souvent la répétition d’un tel carnage.Les États-Unis, eux, demeurent profondément isolationnistes.Tous ne voient pas non plus en HiÜer une menace susceptible de faire basculer l’Europe dans un conflit ouvert.«Hitler ne veut pas la guerre mais notre amitié», affirme le diplomate britannique Lloyd George, dépêché à Berlin pour tenter de le convaincre de renoncer à son expansion territoriale.I AGENCE FRANCE-PRESSE Le Führer et commandant des Forces armées allemandes, Adolph Hitler, entouré d’officiers.AGENCE FRANCE-PRESSE Anthony Eden MUSÉE MCCORD Des soldats font une démonstration devant des enfants de l’utilisation d’un fusil-mitrailleur.: ti&X v* ^-ïaC '*•***6*1 .WSÏ " ,\.; \ J*- ïuxë/z 'J v ft- ' Verger de la Montagne Notre spécialité : LES POMMES! 437?chemin Oka.St-Joseph-du-Lac.JON 1M0 f450J 472-2187 www.verfiertrottier.com Mt-St-GrÛHoire, JOJ 1K0 (450) 460-2858 www.vcrgcrddamontagne.com Découvrez l’évolution des saveurs! O K A POUR ANNONCER DANS CE REGROUPEMENT, COMMUNIQUEZ AVEC JENNIFER BOILY DEMERS AU 514 985-3502 OU JBOILY@LEDEVOIR.COM Ribbentrop a travaillé sur le pont de Québec ! Un des principaux événements de 1939, survenu le 23 août, est le pacte Ribbentrop-Molotov de non-agression, grâce auquel les deux ogres totalitaires se partageront la Pologne.Joachim von Ribbentrop occupe le poste de ministre des Affaires étrangères d’Hitler.Or, bien avant d’être ministre, en 1912, Ribbentrop a travaillé à la construction du pont de Québec comme manœuvre «affecté aux différentes tâches».C’est ce que Michel L’Hébreux raconte dans Le Pont de Québec (Septentrion, 2001).Ribbentrop était venu à Montréal au début des années 1910, invité par la famille Hamilton-Ewings.Il s’était épris de l’une des filles de cette grande famille, mais les parents de cette dernière s’étaient opposés au mariage.À Montréal, jusqu’en 1913, il a pour adresse le 103, rue Stanley.Il déniche un emploi «à la Banque Maison de Montréal, grâce à l’influence des Hamilton-Ewings», écrit L’Hébreux.Ribbentrop s’installe ensuite à Ottawa, devient importateur de vins et de spiritueux, fréquente Rideau Hall, se distingue comme athlète et devient même membre de l’équipe canadienne de patinage.En 1914, la Première Guerre le ramène en Allemagne, où il s’enrôle.En 1917, il est distributeur exclusif du scotch Johnny Walker et du champagne Pommery.Fasciné par Hiltler, il s’inscrit au Parti nazi et réussit, en faisant preuve de radicalisme, à se faire remarquer du chef, qui le nomme ambassadeur à Londres en 1937, puis, l’année suivante, ministre des Affaires étrangères.Hitler «le considère comme une sorte de secrétaire et à son insu, l’appelle son “petit vendeur de champagne"», écrit L’Hébreux.Ribbentrop sera jugé et pendu à Nuremberg en 1946.A.K.CENTKK IVINTERI’RKTATION DU PARC HISTORIQUE NATIONAL DE L'ARTILLERIE ' Des femmes participant à l’effort de guerre en travaillant dans • une usine de munitions, à Montréal.- La discrétion des démocraties convainc Hitler qu’il peut poursuivre sa campagne en vue de doter le peuple germanophone de son Lebensraum, son espace vital.«Le Reich allemand est l’une des grandes puissances, et personne n’osera élever la voix s’il décide de régler le problème de ses frontières», affirme le dictateur.En mars, son armée entre en Autriche, son pays natal, sans rencontrer de résistance.Elle reçoit même un bon accueil.Et pour lui, il est clair que ce pays doit appartenir au territoire allemand: «Un seul sang exige un seul Reich.» Le pays est annexé.Encore une fois, les réactions à l’étranger demeurent très timides.«[Ces événements] auront des conséquences qui ne peuvent encore être mesurées, dit alors le premier ministre britannique, Neville Chamberlain.Leur résultat immédiat est l’intensification du sentiment d’insécurité en Europe.[.] Ce n’est pas le moment de prendre des décisions hâtives ou de prononcer des mots imprudents.Nous devons analyser la nouvelle situation rapidement, mais de sang-froid.» On veut éviter la guerre à tout prix, quitte à céder devant Berlin.C’est dans ce contexte que les dirigeants français et anglais se réunissent à Munich, fin septembre, à l’invitation de Mussolini.Les accords qui sont signés dans la ville allemande amorcent le démembrement de la Tchécoslovaquie.Le reste du pays que Hitler souhaitait «effacer de la carte» est transformé en protectorat en 1939.Français et Britanniques sont persuadés d’avoir évité la guerre.Mais un certain Winston Churchill, qui ne jouit pas encore d’une grande écoute au Royaume-Uni, est beaucoup plus pessimiste.«Nous venons de subir une défaite totale et absolue», affirme-t-il après Munich.«Nous avons le déshonneur et nous aurons la guerre.» Il ne tardera pas à avoir raison.1939 L’Allemagne presse de plus en plus la Pologne de se plier à ses revendications territoriales, notamment la ville de Dantzig, située sur les rives de la mer Baltique et qui lui a été retirée à la signature du traité de Versailles.Le ton monte, tandis que Hitler s’assure de l’appui de Mussolini.Il signe le «pacte d’acier» avec le fasciste italien en mai.Fin août, le Fürher fait de même avec l’URSS, avec laquelle il ratifie un «pacte de non-agression».Pacte que Hitler reniera deux ans plus tard en envahissant le territoire russe, espérant réduire ces «sous-hommes» en esclavage.Il a les coudées franches pour lancer les hostilités.Mais pour l’heure, les deux dictatures se partagent la Pologne, au cas où celle-ci cesserait d’exister.Ce sera chose faite trois semaines après le Blitzkrieg — la guerre éclair — que lance la Wehrmacht le 1er septembre.La machine de guerre allemande est en marche.La France et l’Angleterre se lancent aussi dans la mêlée meurtrière, tandis que le Canada fera de même le 10 septembre.Le deuxième conflit mondial en 20 ans vient d’éclater.Plus de 45 millions de personnes le paieront de leur vie en moins de six ans.Rercherche et textes: Alexandre Shields Le Devoir Le Parlement canadien déclarera la guerre à l’Allemagne le 10 septembre 1939 'fWsâteipt.'.Duplessis tente d’en profiter, mais perd son pari ANTOINE ROBITAILLE Québec — Le déclenchement de la guerre en 1939 aura un effet politique important à Québec: il entraînera des élections générales anticipées.En fait, c’est Maurice Duplessis, au pouvoir depuis 1936 à la tête de FUnion nationale, qui y a vu une occasion de recueillir un second mandat plus fort.Sa stratégie: faire campagne sur les périls que les mesures de guerre fédérales — qu’Ottawa ne tarderait pas à adopter — faisaient planer sur l'«autonomie provinciale».Dès le 4 septembre, Le Devoir titre: «L’Europe en guerre — Le Canada suit».Le parlement canadien déclarera la guerre à l’Allemagne le 10 septembre.Duplessis, lui, décide de jouer le tout pour le tout et de plonger le Québec en élections le 25 octobre 1939.Il reste pourtant plus d’un an à son mandat, acquis de justesse, note l’historien de l’Assemblée nationale, Gilles Gallichan.Lorsqu’il convoque les élections, Duplessis soutient que le fédéral, depuis des années, souhaite «amoindrir l’autonomie provinciale dans le but de ne former qu’un seul gouvernement dirigé par Ottawa».Il en veut au fédéral pour avoir entre autres restreint la capacité d’emprunt des provinces.Alors qu’il était donné pour gagnant — André Laurendeau se souvient d’avoir écrit au début de la campagne que Duplessis allait être «plébiscité» —, le chef de l’UN se fait vite rattraper par le sujet brûlant de la conscription qui, avec l’entrée en guerre du Canada, revient hanter les esprits et fait craindre une resucée de 1917.Issu des rangs du Parti conservateur québécois, Duplessis est dépeint par ses adversaires libéraux comme un «conscriptioniste» caché.Ce « Un vote pour Duplessis, c’est un vote pour la conscription», peut-on lire dans le journal libéral Le Canadien sont les conservateurs à Ottawa qui ont imposé la conscription en ,1917.A Ottawa, les déclarations du premier ministre du Québec, lors du déclenchement des élections, choquent.Les libéraux fédéraux au pouvoir, Ernest Lapointe en tête Qieute-nant québécois de MacKenzie King), mènent une campagne active contre Duplessis.Ils promettent et repromettent que le gouvernement libéral à Ottawa n’utilisera jamais la conscription.Le chef libéral, Adélard Godbout, se dit ouvertement en faveur de la guerre, mais soutient qu’avec les libéraux à Ottawa, il forme un «rempart» contre la conscription.Un journal libéral, Le Canadien, vient à écrire: «Un vote pour Duplessis, c’est un vote pour la conscription».Duplessis veut se défendre sur la place publique, mais puisqu’il refuse de se soumettre à la censure de la radio de l’époque, ses discours et explications n’atteignent que très peu les électeurs.«L’UN n’est pas du tout présente», notre Gilles Gallichan.Duplessis se fâche et soutient que Hitler a plus de droits que lui puisque ses discours sont radiodiffusés avec traduction simultanée alors que Radio-Canada lui refuse ses ondes, lui, le premier ministre.Godbout finit par l’emporter confortablement avec 70 sièges.L’UN n’en garde que 16.Relations internationales Débute ensuite cette période baptisée «la drôle de guerre», qui durera jusqu’en juin 1940.On est en guerre, mais les armées «se limitent presque à des raids sur des objectifs militaires».A la session d’hiver, à Québec, les libéraux de Godbout proposent «un ordre du jour ambitieux», souligne Gilles Gallichan.Plusieurs ré- formes sont proposées: salaire minimum, droit de vote des femmes.Godbout songe même aux relations internationales du Québec et fait voter, le 3 avril, une loi permettant l’ouverture de délégations ou agences du Québec à Paris, à Londres, à New York et à Ottawa.«On prévoit aussi qu’un cinquième bureau sera ouvert quelque part en Amérique du Sud ou dans les Antilles», écrit Gallichan dans un superbe texte de Ja revue Les Cahiers des Dix.Évidemment, l’intensité de la guerre reportera aux années 1960 la réalisation de cette ambition internationale, sauf pour le bureau de New York.Dans l’opposition, raconte Gallichan, Maurice Duplessis vante plutôt sa «loi du cadenas» de 1937 «que les libéraux avaient vertement critiquée».Selon le chef de l’UN, elle permettait à présent de «protéger la province» contre les communistes.«Il est également fier d’avoir empêché l’acquisition de l’île d’Anti-costi par un cartel allemand, lequel aurait pu y établir une base militaire et faire entrer des espions au Canada.» ?Pour aller plus loin: Gilles GALLICHAN, «Le.“Bouleversement intime”: le Québec et la France vaincue de juin 1940», Les Cahiers des Dix, vol.59 (2005): 239-283.Le Devoir PRÉSENTÉ PAR H SBC PREMIER The world's local bank LES PLUS GRANDS SALONS DE L’ÉCOLE PRIVÉE AU CANADA D'ECOLES PRIVÉES Vous avez des droits nous pouvons vous aider Yves Ménard Avocat Vieux-Montréal 514.861.0469 cardinaî-hardy.ca architecture l paysage i design urbain MIL POUR ANNONCER DANS CE REGROUPEMENT, COMMUNIQUEZ AVEC JEAN DE BILLY AU 514 985-3455 OUJDEBILLY@LEDEVOIR.COM Le monde en criseS : quelles voies de sortie?Congrès de L’Entraide missionnaire Les 12 et 13 septembre 2009 Le monde est aujourd'hui plongé dans une crise globale.À la crise financière très médiatisée se combinent les crises économique, sociale, alimentaire, environnementale qui affectent profondément la vie des populations, le développement des pays aux économies fragiles et détruisent la planète.Pour sortir de ces crises, une analyse de la responsabilité des gouvernements des pays riches et des institutions internationales s'impose.Une réflexion citoyenne sur l'urgence d'agir aussi.Avec : Jacques B.Célinas, sociologue et essayiste québécois : Une crise globale et différente Augusta Henriques, directrice de Tiniguena - Esta Terra è Nossa, organisation de développement et d'éducation écologique de Guinée-Bissau : Crise alimentaire : perspectives africaines Marcel Claude, doyen et professeur de l’Universidad Academia de Humanisme Cristiano à Santiago, Chili : Crise, environnement et saccage des ressources en Amérique latine François Houtart, fondateur du Centre Tricontinental (CETRI) de Louvain-la-Neuve en Belgique, actuellement représentant du Président de l’Assemblée générale des Nations Unies auprès de la Commission onusienne pour la Réforme du système financier et monétaire : Pour une sortie de crise : des alternatives éthiques Congrès ouvert au public Au CECEP Ahuntsic, 9055 rue Saint-Hubert, Montréal Coût avant le 31 août: 95$ À partir du Ie’septembre: 110$ Pour information: (514) 270-6089; emi@web.ca; www.web.netA-emi 2009(| www.ourkids.net/expo Oourkids MEDIA SÉMINAIRES D’INFORMATION UN INCONTOURNABLE POUR : • Choisir une école • De jour ou pensionnat • Conseils financiers Découvrir les institutions éminentes Connaître le processus d’admissiôn ENTRÉE GRATUITE • Inscrivez-vous en ligne www.ourkids.net/expo MONTRÉAL 12 SEPTEMBRE Holiday Inn Pointe-Claire 11 h -15h COMMANDITAIRES « CANADIAN ¦¦ family OimKIDÜ THE GLOBE AND MAIL ÉCOLES PRÉSENTES Banff Hockey Academy Bishop's College School Centennial Academy Chatham Hall College Prep International The Glenholme School The Kildonan School Kuper Academy Miss Edgar's & Miss Cramp’s School Maplebrook School Neuchâtel Junior College Pinehurst School Sedbergh School The Study Trinity College School Venta Preparatory School LE I) E V (» I K .LES SAMEDI 29 ET DIMANCHE 3 0 A 0 Û T 2 0 0 9 ACTUALITES Parc du mont Orford: la demande de recours collectif a été rejetée AMÉLIE DAOUST-BOISVERT La coalition SOS Parc Orford et les deux citoyens requérants voient rejetée une demande de recours collectif qu’ils souhaitaient intenter contre le gouvernement du Québec.La procédure de recours collectif visait à dédommager les individus qui ont fait don de terrains pour la création du parc depuis les années 1930.En 2006, le gouvernement Charest a adopté un projet de loi sur la privatisation d’une partie des terres du parc devant être ainsi vendues à des promoteurs privés.Devant le tollé populaire, le gouvernement est revenu sur sa décision en mai 2007, sans pour autant abroger la loi permettant une telle vente.La juge de la Cour supérieure du Québec Louise Lemelin rejette la requête de recours collectif de 8,3 millions, car elle affirme qu’elle ne peut identifier un groupe de requérants, c’est-à-dire des cas semblables à Mme Gravel et M.St-Pierre, les représentants du groupe potentiel.Les dons de terrains ne sont pas inscrits aux registres municipaux.La juge écrit également dans le jugement rendu public le 21 août dernier que «les cours de justice ne doivent pas s’immiscer dans les choix politiques du gouvernement», renvoyant le débat dans l’arène publique.Le coordonnateur de la coalition SOS Parc Orford, Claude Dallaire, est déçu de la décision, mais compte continuer la bataille pour que les quelque 459 hectares soient réintégrés au parc.«Dans cinq ans, le gouvernement pourrait autoriser la construction de condos ou autoriser l’exploitation minière», dit-il.L’avocat qui représente les requérants, Michel Bélanger, écarte pour le moment la possibilité d’en appeler de la décision du juge Lemelin, bien qu’ils aient 30 jours pour en décider.«C’est en effet un dossier politique, a-t-il dit au Devoir, même si ce n’était pas une cause perdue d’avance.Malheureusement, le son de cloche que ça donne, c’est que des terrains donnés pour la conservation peuvent être vendus plus tard par le gouvernement.» Le Devoir L’INM lance une consultation sur le vieillissement AMÉLIE DAOUST-BOISVERT L* Institut du Nouveau Monde (INM) tiendra r une consultation publique sur le vieillissement de la population.La première activité de ce «Rendez-vous des générations» a lieu aujourd’hui dans le cadre de l’école d’été de l’Institut.Intitulé «Amène ton vieux», le déjeuner-rencontre accueillera à sa table la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, ainsi que 230 jeunes accompagnés d’un «vieux».Le directeur général de l’INM, Michel Ven-ne, souhaite susciter non seulement une prise de conscience, mais aussi dessiner une «piste d’action pour une politique du vieillissement», a-t-il précisé au Devoir.«Le vieillissement, ça concerne les jeunes aussi, et c’est le message que nous lançons en démarrant [la consultation] pendant l’école d’été», qui réunit 500 jeunes de 15 à 35 ans cette fin de semaine.la consultation s’échelonnera sur trois ans.Cet automne, l’INM amorcera une tournée des régions pour y rencontrer jeunes et moins jeunes lors d’échanges intergénérationnels.Québec accueillera un forum national à l’hiver 2010 résumant les enjeux soulevés lors de la tournée, après lequel une deuxième ronde de discussions s’amorcera dans tout le Québec.La consultation culminera à Montréal lors du rendez-vous national, où l’INM souhaite faire adopter une «Déclaration des générations».C’est le Conseil des aînés qui a approché l’INM pour qu’il aborde la question.En plus de ce dernier, le Conseil de la famille et de l’enfance et le Conseil permanent de la jeunesse prennent part au projet Le Devoir Une escapade UNIQUE ! Baleines et Fjord À BORD DES MEILLEURS BATEAUX AU CANADA FORFAIT FAMILLE BALEINES À l'achat d'un forfait famille Baleines et Fjord, obtenez gratuitement un forfait famille au cinéma Imax de Québec!* * Certaines conditions s'appliquent.À partir de ,,, TADOUSSAC • BAIE-STE-CATHERINE • RIVIÈRE-DU-LOUP -r*r Vous êtes un groupe?Renseignez-vous sur nos tarifs spéciaux, nos forfaits sur mesure et nos événements clés en main.1 877 692.1159 RéservSltiqn^l^-i en ligne croisieresaml.com Financement des partis politiques à Montréal La transparence en temps réel Harel et Bergeron publient sur Internet la liste des donateurs, mais le maire Tremblay refuse de les imiter Désireux de rétablir la confiance des électeurs en cette période trouble, les partis politiques montréalais ont fait de la transparence leur cheval de bataille.De leur propre chef, ils ont décidé de se fixer des règles plus strictes en matière de financement.JEANNE CORRIVEAU La chef de Vision Montréal, Louise Harel, a tenu parole.Depuis hier, les noms des contributeurs à la caisse de son parti sont affichés sur le site Internet de sa formation politique.Projet Montréal, le parti dirigé par Richard Bergeron, applique déjà cette nouvelle politique depuis deux semaines.Mais le parti du maire Gérald Tremblay n’entend pas imiter ses rivaux.Vision Montréal a revampé son site Internet en prévision de la bataille électorale du 1er novembre et en a profité pour mettre à exécution la promesse faite par Louise Harel le 7 juin dernier de publier les noms de ses donateurs.Depuis juin dernier, quelque 330 personnes ont fait un don à Vision Montréal et les sommes versées varient entre 10 et 1000 $, peut-on constater en consultant le site Internet du parti.A mesure que les dons lui parviendront, Vision Montréal mettra sa liste à jour après avoir fait les vérifications d’usage.De son côté, Projet Montréal comptait hier 72 donateurs dont le nom apparaît sur le site Web.S’il s’est inspiré de l’idée lancée par Mme Harel, Projet Montréal a été plus prompt à rendre publics les noms de ses contributeurs.Les deux partis politiques souhaitent que cette pratique rétablisse la confiance des Montréalais à l’égard du financement des partis.Habituellement, l’identité des donateurs n’est connue que lorsque les rapports financiers sont rendus publics par le Directeur général des élections (DGE), l’année suivante.Louise Harel ne croit pas que la publication en temps réel des noms des donateurs puisse nuire au financement du parti: «Le nom et le montant seraient publiés de toute façon dans le rapport remis au DGE.Que ce soit le cas plus tard ou maintenant, il vaut mieux l’afficher.Il n'y a aucune raison que les partis municipaux ne le fassent pas.» Ce n’est pas l’avis d’Union Montréal et le maire Gérald Tremblay n’a aucune intention d’emboîter le pas, a fait savoir hier la porte-parole du parti, Geneviève Hinse.Dons illégaux La publication de l’identité des donateurs n’empêchera pas certaines entreprises de contribuer aux caisses des partis par l’entremise de leurs employés, a reconnu Mme Harel.Il y a trois semaines, son adversaire Richard Bergeron avait promis que Projet Montréal n’accepterait pas un don qui n’était pas «totalement désintéressé» et retournerait le chèque à l’expéditeur en cas de doute.Louise Harel estime que cette promesse tient de l’utopie.«Je pense que c’est un vœu pieux de la part de M.Bergeron, qui s’ajoute à de nombreux autres vœux pieux.Comment peut-il reconnaître une contribution dite “intéressée”?», se demande-t-elle.A Projet Montréal, on a assuré hier qu’on communiquait avec tous les donateurs pour s’en assurer.Jusqu’à maintenant, aucun chèque n’a été retourné à l’expéditeur, a indiqué Émilie Thuillier, attachée politique de Richard Bergeron.Les trois partis ont par ailleurs convenu de n’accepter aucun don anonyme même si ce type de don, qui peut totaliser jusqu’à 20 % de leurs revenus, est permis par la loi.Louise Harel compte sur Internet pour communiquer avec les électeurs, d’autant plus que Vision Montréal et Union Montréal ont promis de faire une campagne électorale sans affiches.Par l’entremise de blogues et de réseaux comme Facebook ou Twitter, les Montréalais pourront suivre sa campagne.«Internet est l’un des moyens de communication qui sont privilégiés par la jeune génération de moins de 40 ans.A la dernière élection municipale, les jeunes ont voté à 22 % alors que le taux de participation était de 35 %.C’est totalement inacceptable», a-t-elle expliqué.La chef de Vision Montréal s’est déjà convertie aux nouveaux moyens de communication: «J’ai même un BlackBerry.Je suis un exemple vivant du fait qu’il est possible de s’y mettre à 63 ans.» Le Devoir EN BREF Nouvelle présidente Union Montréal a une nouvelle présidente: Nicole Trudeau, avocate spécialisée dans la pratique du droit administratif et des droits de la personne.Elle remplace Brenda Paris qui a récemment quitté l’équipe du maire pour devenir candidate de Vision Montréal.Au cours de sa carrière, Nicole Trudeau a siégé au sein de plusieurs commissions d’enquête, dont celle portant sur l’effondrement du viaduc de la Concorde et celle qui s’était penchée sur les événements liés à la crise verglas.Cette nomination survient à la veille du congrès d’Union Montréal qui se tient aujourd’hui et demain au Collège de Maisonneuve.- Le Devoir Perturbations Lundi, la journée de grève des cols bleus de Montréal empêchera la collecte des matières recyclables dans certains secteurs d’Ahunstic-Cartierville, du Plateau-Mont-Royal, du Sud-Ouest et de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension.la collecte des ordures ménagères est aussi annulée ou reportée dans certains secteurs dans les arrondissements suivants: Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce, Rosemont-La Petite-Patrie, Mercier-Ho-chelaga-Maisonneuve et Rivière-des-Praires-Poin-te-aux-Trembles.Anoter que le Biodôme et l’Insectarium seront fermés au public.Pour plus de renseignements, composez le 311.-Le Devoir Prix ArXs—Affcc-ires de Mohdrée.t ÉDITION 2009 M0NT:U "“zoSè et °C0LTU«LS D e„t(epSo- 200 îSÎoût 20091 SOUMETTEZ LEUR CANDIDATURE AUX PRIX ARTS-AFFAIRES DE MONTRÉAL ! Date limite pour proposer des candidats : le 28 septembre 2009 Règlements et renseignements : www.ccmm.qc.ca/prix-arts-affaires et www.artsmontreal.org/prixartsaffaires.php Chambre de commerce du Montréal métropolitain Board of Trade of Metropolitan Montreal En collaboration avec : CONSEIL DES ARTS DE MONTRÉAL LE DEVOIK art\/ cm c HÜHII LE I) E V (t I K .I.E S S A M EDI 1 il E T I) I M A X < Il E :i (I A 0 I T t (I » il Exode de milliers de Birmans vers la Chine Pékin —De nouveaux combats entre les forces gouvernementales birmanes et des membres d’une ethnie chinoise ont éclaté dans le nord-est du pays, déclenchant un exode de dizaines de milliers de personnes vers la Chine, ont rapportent hier des médias officiels chinois.La Chine a exhorté la Birmanie à maintenir la stabilité dans la région où les combats ont lieu et auraient poussé 30 000 personnes à franchir la frontière, selon une estimation du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).«Nom pressons aussi la Birmanie de garantir la sécurité et les droits juridiques des citoyens chinois en Birmanie», a déclaré Jiang Yu, porte-parole du mi-nistEre chinois des Affaires étrangEres, dans un communiqué publié sur internet Selon la «Campagne américaine pour la Birmanie» (CfB), organisation basée à Washington, les tensions ont éclaté au début du mois lorsque l’armée birmane a déployé plusieurs centaines de soldats dans Kokang, au coeur d’une région majoritairement peuplée par une ethnie chinoise.Il s’agit des premiers affrontements armés en vingt ans, a ajouté l’organisation.La reprise des combats, jeudi, «a conduit les habitants du côté birman à paniquer et affluer en grand nombre sur notre territoire», peut-on lire sur le site d’information du quotidien officiel du Yunnan, province chinoise qui jouxte la Birmanie.Un Chinois d’une quarantaine d’années, qui s’est réfugié dans la ville chinoise de Nansan après avoir tenu une épicerie durant dix ans à Kokang, a affirmé qu’au moins dix civils avaient été tués dans les affrontements.«Us ne voulaient pas abandonner ce pour quoi ils avaient travaillé en Birmanie depuis dix ans et ont refusé de fuir, alors ils ont été tués», a dit cet homme prénommé Cao.Les réfugiés ont été répartis dans sept centres d’accueil où ils ont reçu de la nourriture et un abri provisoire, a dit une source locale.Le HCR a proposé son aide mais n’a pas eu de réponse des autorités chinoises.Selon les médias locaux, l'armée birmane a bloqué les routes et des combats sporadiques étaient signalés hier.Associated Press EN BREF Fidel parle Managua — Le dirigeant cubain Fidel Castro s’est exprimé pour la première fois en direct depuis deux ans jeudi soir, à l’occasion d’une conversation téléphonique avec le président du Nicaragua Daniel Ortega, diffusée par haut-parleur lors d’une cérémonie publique à Managua.Sa dernière intervention en direct remontait au 14 octobre 2007, lorsqu’il avait parlé au téléphone pendant plus d’une heure avec son allié le président vénézuélien Hugo Chavez, dans le cadre de son programme «Alo, Présidente», exceptionnellement délocalisé à Cuba.Fidel Castro, 83 ans, n’a plus fait d’apparition publique depuis qu’une grave maladie l’a conduit fin juillet 2006 à céder le pouvoir à son frère Raul, 78 ans.-AFP Rénovation socialiste La Rochelle — Martine Aubry s’est engagée hier à rénover le Parti socialiste français «de A à Z», proposant notamment d’organiser des primaires ouvertes et d’imposer des règles de non-cumul des mandats.La première secrétaire du PS a annoncé une consultation des militants dès le l" octobre, lors de son discours d’ouverture de l’université d’été de la formation à La Rochelle.Par ailleurs, la première secrétaire du PS n’a pas rejeté l’idée d’une éventuelle alliance avec le MoDem, tout en exprimant des doutes et interrogations sur les objectifs de François Bayrou.- Associeted Press Échec des pourparlers intermalgaches Maputo — Contrairement aux attentes, les dirigeants malgaches réunis à Maputo n’ont pas pu s’entendre sur le nom de la personnalité qui présidera la Haute Autorité de transition (HAt) chargée de préparer l'élection présidentielle prévue dans un délai maximum de 15 mois.Andry Rajoeüna, Marc Ravalomanana, renversé par le premier en mars, ainsi que deux anciens présidents de la Grande De, Albert Zafy et Didier RaLsiraka, étaient réunis depuis trois jours dans la capitale mozambicaine.Lors de cette nouvelle série de pourparlers baptisée Maputo II, les quatre dirigeants malgaches ont toutefois convenu de désigner un président de la HAt, un vice-président ainsi qu’un premier ministre de transition d’ici le 4 septembre.- Reuters Saisie d’armes nord-coréennes New York — Les Émirats arabes unis ont récemment saisi un navire transportant clandestinement des armes nord-coréennes destinées à l’Iran, en violation de l’embargo de l’ONU, a indiqué hier un diplomate à New York.Ce dernier, qui parlait sous couvert de, l’anonymat, a précisé que le gouvernement des Émirats avait informé de cette saisie le comité des sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU, chargé de superviser l’application des sanctions infligées à la Corée du Nord par le Conseil.Le Conseil de sécurité avait alourdi en juin son régime de sanctions contre la Corée du Nord, en réponse à un essai nucléaire - AFP LE MONDE HOMMAGE À TEDDY f MIKE SEGAR REUTERS REPUBLICAINS ET DEMOCRATES se sont retrouvés unis hier, à l’occasion d’un service donné pour sa famille et ses amis, pour rendre hommage au sénateur Edward Kennedy, mort mardi à 77 ans.Le corps de Ted Kennedy, patriarche d'une dynastie qui a marqué la politique américaine, est exposé à la Bibliothèque présidentielle John Kennedy de Boston, où des milliers de personnes ont défilé pour honorer sa mémoire.Il sera transporté aujourd’hui, jour des obsèques, au cimetière national d’Arlington, en Virginie, près de Washington.Ted Kennedy y sera inhumé auprès de ses frères John et Robert.Bases militaires : l’Amérique du Sud demande des comptes à Washington et à Bogota INDALECIO ALVAREZ Bariloche — Les chefs d’État d’Amérique du sud (UNASUR) ont demandé des garanties et des clarifications à la Colombie et aux États-Unis sur un accord militaire entre les deux pays, hier lors d’un sommet à Bariloche (ouest de l’Argentine).Cette réunion avait été convoquée pour désamorcer la crise régionale provoquée par l’annonce de cet accord qui prévoit que les États-Unis puissent avoir accès à sept bases militaires colombiennes.Le président du Brésil, Luiz Inacio «Lula» da Silva a demandé une nouveUe fois à Bogota de garantir que l’équipement et le personnel ne puissent pas être utilisés à d’autres buts que ceux qu’elle a déclarés.«L’accord ne l’interdit pas et qui n’interdit pas permet», a résumé Lula.La présidente argentine Cristina Kirchner a également appelé ses homologues à «arrêter une doctrine sur la façon dont l’UNASUR [l’Union sud-américaine des nations] devra considérer l’installation de bases d’un pays qui ne fait pas partie de l’Amérique du sud sur l'un de nos territoires».Elle a fait valoir que «demain, m autre pays pourra vouloir faire la même chose [avec une autre puissance étrangère] et il ne peut y avoir deux poids deux mesures».Les dirigeants brésilien et argentin ont également soutenu la proposition du président équatorien Rafael Correa de solliciter une rencontre avec le président américain Barack Obama sur cette question ultra-sensible.De son côté, le président colombien Alvaro Uribe a assuré que son pays «ne renonce pas à sa souveraineté» en concluant ce pacte avec Washington.Il a cité «l’article 3 de l’accord qui stipule qu’on ne peut utiliser [ces bases] pour s’immiscer dans les affaires intérieures d’un autre Etat».A sa demande, les échanges ont été retransmis dans leur totafité et en direct en salle de presse, événement rare pour des sommets de crise de ce genre.Le président vénézuélien Hugo Chavez a profité de la présence des caméras pour leur demander de filmer de près un Livre Blanc du commandement aérien américain, dont il avait une copie à la main.La base colombienne de Palanquero y est citée comme permettant une meilleure «mobilité» aux forces américaines.«Il s’agit, vous l’avez compris, de mobilité pour fai- ENRIQUE MARCARIAN REUTERS Des manifestants se sont présentés sur le site de la conférence, dans les Andes argentines.——-f re la guerre», a affirmé le chef de file de la gauche antilibérale en Amérique latine, pour qui cet accord américano-colombien masque «une stratégie globale de domination des Etats-Unis».Son allié bolivien, Evo Morales, a proposé un rejet pur et simple de toute base étrangère.«Pourquoi ne signerions-nous pas un document dans lequel les présidents rejettent les bases militaires étrangères?», a-t-il dit Pour le Venezuela et l’Équateur, voisins de la Colombie et fers de lance de la gauche radicale latino-américaine, l’accord américano-colombien représente une menace pour la stabilité régionale.M.Chavez avait même prévenu, à quelques heures du sommet, que son pays allait «préparer la rupture des relations avec la Colombie»., Tout en rejetant les propos de M.Chavez, les États-Unis réalisent l’ampleur de la crise et craignent que cette tension ne mette en danger le changement voulu par M.Obama dans les relations avec l’Amérique latine.Ils ont donc dépêché up envoyé spécial américain, le sous-secrétaire d'État adjoint Christopher McMuUen, qui a tenté d’expliquer jeudi aux autorités argentines la position américaine.Agence France-Presse Berlusconi va poursuivre plusieurs journaux Rome — Silvio Berlusconi va poursuivre en diffamation plusieurs journaux italiens et étrangers, dont l’hebdomadaire français Le Nouvel Observateur, en raison des attaques sur sa vie privée, a annoncé vendredi son avocat.Des plaintes ont déjà été déposées contre des journaux en Italie, en Espagne et en France et des avocats britanniques étudient la possibilité de poursuites au Royaume-Uni, a dit à Reuters Niccolo Ghedini, avocat du président du Conseil italien.«Nous avons demandé à nos collègues d'examiner, en vertu des lois de leur pays, les cas les plus graves de diffamation véritable, réelle», a-t-il expliqué lors d’un entretien téléphonique.Des avocats travaillant pour Silvio Berlusconi ont notamment porté plainte contre Le Nouvel Observateur après la publication début août par l’hebdomadaire français d’un article intitulé «Sexe, pouvoir et mensonges».A Paris, la direction de la communication du Nouvel Observateur a déclaré qu’aucune plainte ne lui avait été notifiée à ce jour.Le quotidien espagnol El Pais est quant à lui visé pour avoir diffusé des photos d’invités batifolant nus dans la luxueuse villa sarde du chef du gouvernement italien, âgé de 72 ans.En Italie, des poursuites sont engagées contre le quotidien La Repubblica, connu pour ses critiques répétées contre le «Cava-liere».Le journal de centre gauche a notamment repris l’article du Nouvel Observateur et D s’est distingué ces derniEres semaines en publiant quotidiennement les dix questions sur sa vie privée et son ambition politique aux-queUes Berlusconi est, selon lui, tenu de répondre.Niccolo Ghedini s’est refusé à donner les noms des autres titres qui pourraient être poursuivis, notamment en Grande-Bretagne, où la presse nourrit un grand intérêt pour les relations prêtées au milliardaire italien avec une adolescente napolitaine ou des prostituées, et sur son divorce, demandé par sa seconde épouse, Veronica Lario.Reuters AFGHANISTAN Washington condamne les fraudes Échange musclé entre Holbrooke et Karzaï Oak Bluffs — La Maison-Blanche a condamné hier les fraudes qui ont pu entacher le scrutin présidentiel afghan, peu après qu’un responsable a révélé qu’une réunion entre l'émissaire américain pour la région et le président Karzaï a donné lieu à un échange «musclé».«Nous condamnons tout acte de fraude.Il est important que l’issue des élections reflète la volonté du peuple afghan», a affirmé Michael Hammer, un porte-parole du Conseil de sécurité nationale (NSC) qui dépend du président Barack Obama.«Nous continuerons de soutenir les autorités afghanes dans leur application de mesures antifraudes qui doivent permettre de préserver l’intégrité du processus électoral et assurer que les résultats des élections sont crédibles», a ajouté M.Hammer.Dès le lendemain du scrutin du 20 août au cours duquel 17 millions d’Afghans devaient désigner leur président et leurs conseillers provinciaux, AbduDah Abdullah, le principal adversaire du président sortant Hamid Karzaï avait accusé l’État afghan d’avoir orchestré une fraude massive destinée à favoriser M.Karzaï'.Jusqu’à maintenant, 790 plaintes pour irrégularité ont été déposées auprès des autorités afghanes.Richard Holbrooke, l’émissaire spécial de Washington pour l’Afghanistan et le Pakistan, a voulu en savoir plus sur ces allégations de la bouche-même de M.Karzaï'.Selon un responsable américain qui a dialogué avec l’AFP sous couvert d’anonymat jeudi, l’échange entre les deux hommes aurait eu lieu le lendemain du vote à Kaboul et aurait été «musclé».Une source diplomatique européenne indique de son côté que Richard Holbrooke plaiderait pour la tenue d’un deuxième tour afin de montrer au président sortant que son pouvoir n’est pas sans limite.Vendredi, le Conseil de sécurité nationale de M.Obama n’a souhaité faire aucun commentaire sur l’échange qui aurait eu lieu entre MM.Karzaï et Holbrooke.Mais plusieurs analystes interrogés par- l’AFP estiment qu’en dévoilant la nature peu cordiale de la réunion, l’administration de M.Obama ne fait que confirmer ses craintes que les accusations de fraude et la faible participation des électeurs afghans au scrutin ne mettent à mal la crédibilité des élections.Ainsi, Washington se trouve pris dans un cercle vicieux: en ne mettant ne serait-ce que légèrement en doute la légitimité de l’élection, le gouvernement Obama peinerait à capter le soutien des Américains au conflit, alors que les mois de juillet et août se sont révélés être les plus meurtriers pour les troupes américaines depuis le début de la guerre en 2001.Jusqu’à maintenant, le président américain en est resté à une seule et unique déclaration sur le scrutin.Quelques heures avant de partir en vacances vendredi dernier, Barack Obama avait qualifié l’élection à’ «important pas en avant dans les efforts du peuple afghan pour prendre son avenir en main».Les résultats de l’élection présidentielle tombent au compte-gouttes et donnent pour le moment une avance à Hamid Karzaï.Agence France-Presse Ahmadinejad souhaite que ses adversaires soient poursuivis Téhéran —Mahmoud Ahmadinejad a souhaité hier que des dirigeants de l’opposition iranienne soient poursuivis et punis par la justice pour leur responsabilité dans les troubles qui ont suivi la présidentielle du 12 juin.«Il faudrait s’occuper très fermement des dirigeants et des principaux éléments à l'origine du désordre», a déclaré le président lors de la grande prière à l’université de Téhéran.Le scrutin et les manifestations de masse qui l’ont suivi ont plongé l’Iran dans sa plus grave crise depuis la Révolution islamique de 1979.Selon les organisations de défense des droits de l’homme, des centaines de personnes ont été arrêtées, dont plusieurs responsables réformateurs, pour certains anciens ministres, ainsi que des journalistes et des militants politiques.Beaucoup sont encore détenus et ont comparu devant des tribunaux lors de procEs collectifs.«N’accordons pas d’immunité et de protection aux principaux éléments du désordre [.] Ceux qui ont organisé les manifestations et exécuté les ordres des ennemis de l’Iran devraient être poursuivis sans hésitation», a déclaré Ahmadinejad dans un discours retransmis à la radio.Des responsables du camp ultraconservateur et les gardiens de la Révolution ont demandé ces dernières semaines que soient arrêtés les candidats modérés à la présidentielle, Mirhossein Moussavi et Mehdi Karoubi.Reuters A 8 !¦ E E V' () I K • I- K S S A M E l> I 2 » ET DIMANCHE 3 II AOÛT 2 0 0 9 ACTUALITES GUERRE SUITE DE LA PAGE 1 même l’Italie de Mussolini».Dans Le Devoir du directeur Georges pelletier, encore, on défendit l’État français du maréchal Pétain, même dans ses ignobles politiques sur les juifs; et même après 1945.(Comme le rappelle Eric Amyot dans Le Québec entre Pétain et De Gaulle, Fides, 1999).Comeau n’hésite pas: c’est une période noire d’un certain Québec et du Devoir.Mais une période noire du Canada anglais aussi qui, comme le rappelle le politologue antimilitariste Francis Dupuis-Déri, voulait aller se battre pour bien d’autres raisons que celles qui ont été «reconstruites» par la suite.Le premier ministre Mackenzie King a bel et bien dit «one is too many» à propos des juifs que le Canada pourrait recevoir et à Halifax, et un bateau rempli de réfugiés juifs a bel et bien été retourné.Dans son éditorial du 4 septembre 1939, Orner Héroux cite d’ailleurs Mackenzie King qui avait soutenu la veille, dans une déclaration radiophonique, que le conflit qui venait d’éclater constituait d’abord une «lutte pour la conception chrétienne de l’ordre social contre la conception “païenne” d’Hitler».Remords exorcisés Depuis son article de 1989, le portrait du Québec relativement à la guerre a gagné en complexité au fur et à mesure que les connaissances historiques s’approfondissaient, admet Paul-André Comeau.Le silence a été brisé sur plusieurs questions.Des remords, pour reprendre ses termes, ont été exorcisés, des abcès, crevés.L’historien Robert Comeau parle d’un «virage dans l’historiographie».Dans les années 1990, tourmentées par les questions nationales et référendaires, les historiens débattront notamment des affaires Bernonville (1994) et Roux (1996).Le comte de Bernonville, c’est Jacques Dugé, un collaborateur pétainiste, invité et accueilli au Québec en 1945 comme un «réfugié politique» par cette frange de l’opinion québécoise qui resta favorable à la «révolution nationale» du vieux maréchal.En 1994, c’est notre collègue Jean-François Nadeau, alors étudiant, qui documenta l’affaire dans Le Devoir, avec Gonzalo Arriaga.Es démontrent que Robert Rumilly, intellectuel de droite et proche de Duplessis, «fut au centre d'un groupe qui prodigua aide et assistance au Canada pour au moins sept anciens membres, condamnés en France, de la Milice, organisation équipée par les S.S.qui assistait alors la Gestapo dans ses opérations de ratissage des résistants français» Oean-François Nadeau publiera d’ailleurs dans les prochains jours Robert Rumilly, l’homme de Duplessis chez Lux Éditeur).L’affaire déchaîne les passions.Des témoins de l'époque, dont l’ancien journaliste du DcwîV Jean-Marc Léger, raillent les «apprentis chercheurs en quête de célébrité».Ces derniers répliquent.Un autre auteur, Yves Lavertu, publie L’Af-faire Bernonville.A l’automne 1996, nouvellement nommé lieutenant-gouverneur du Québec, Jean-Louis Roux confie à L’Actualité qu’il s’est amusé, en 1942, alors qu’il était étudiant, à porter une croix gammée.L’affaire fait scandale et conduira à sa démission.Le comédien explique, dans un texte, que son geste nazi témoignait «malheureusement de la mentalité d’une grande partie de la jeunesse québécoise» qu’il associe alors au mouvement contre la conscription.Les réponses fiisent.Une historienne qui a fait des enquêtes empiriques sur la question, Béatrice Richard, du Collège militaire royal de Kingston, ne le prend pas.«On ne peut réduire l’anti-conscriptionnisme des Canadiens français en 1942 à une sympathie diffuse pour les puissances de l’Axe, encore moins pour la croix gammée», s’indigne-t-elle dans Le Devoir.De plus, laisser entendre — un peu comme dans notre question caricaturale du début — que les Québécois ont «refusé» de participer à ce conflit contre Hitler est faux.Bien avant la conscription, qui ne viendra qu’en 1944, les jeunes Canadiens se sont enrôlés dans la croisade.«Au cours de 1942, entre 50 000 et 60 000 d’entre eux se sont déjà engagés comme volontaires pour le service actif outre-mer.Ils totalisent environ 160 000 membres à la fin de la guerre, dont entre 84 000 et 90 000 sont originaires du Québec.» Contexte Répondant à Paul-André Comeau, l’historien René Duro-cher écrit, en 1996: «On peut bien penser qu’il y eut erreur d’aiguillage, mais il faut replacer cette “erreur" dans son contexte», au risque de tomber dans «l’anachronisme».Il faut se souvenir que lors-qu’éclate la guerre, en 1939, les Canadiens français ont, comme références historiques récentes, deux conflits dans lesquels l’Empire britannique a forcé ce qui était alors le Dominion du Canada, y compris le Québec évidemment, à combattre: en 1899-1901, avec la guerre des Boers et en 1917 avec la Première Guerre mondiale, qui avait donné lieu à une première crise de la conscription, marquée entre autres par des manifestations sanglantes contre la conscription à Québec, où les policiers tirèrent sur la foule.Du reste, l’isolationnisme québécois, ce refus de participer à la guerre sur le vieux continent, n’a rien d’exceptionnel dans les Amériques en 1939 et ne doit pas être perçu comme un appui aux puissances de l’Axe, selon plusieurs.L’historien de l’Assemblée nationale, Gilles Galli-chan, souligne qu’en Amérique, c’est le Canada anglais qui fait figure d’exception en se sentant «directement impliqué dans les conflits de puissances européennes».En 1962, l'éditorialiste du Devoir André Laurendeau, qui s’opposa à la conscription et qui fut chef du Bloc populaire, écrivit, dans La Crise de la conscription: «Rétrospectivement, nous pensons la guerre de 1939-1945 comme un conflit mondial: elle l’est devenue.En 1939, elle était européenne.» C’est pourquoi Gilles Galli-chan trouve non fondée la «culpabilité rétrospective» à l’égard de l’isolationnisme québécois, «surtout que les sentiments des Québécois vont beaucoup évoluer dans les années qui vont suivre».Le Devoir SENAT SUITE DE LA PAGE 1 La Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités, une loi du Québec, précise à l’article 300 que: «Est inhabile à exercer la fonction de membre du conseil qu’elle occupe la personne qui a été élue alors qu’elle était [.] membre du Parlement du Québec ou du Canada.» Selon la Constitution canadienne, le Parlement du Canada comprend la reine, la Chambre des communes et le Sénat.«C’est bien clair, au 31 jour de son serment, il faut qu’il démissionne», conclut Marc-André LeChasseur, avocat spécialisé en droit municipal chez Fasken Martineau.Joint hier en fin de journée, M.Carignan semblait avoir le moral, riant de bon cœur.«Je n’ai qu’émis le vœu hier (jeudi] de continuer, et les professeurs de droit se sont mis dans leurs dossiers.Je viens de dicter un communiqué de presse disant que j’ai reçu un avis juridique confirmant qu’on ne peut pas cumuler les deux fonctions.Je vais cesser mon travail de maire la journée de mon assermentation comme sénateur, et évidemment que je ne serai pas candidat à l’élection le 1" novembre.» M.Carignan s’était présenté à l'élection fédérale l’automne dernier pour le Parti conservateur.Il était resté maire, bien qu’il ait suspendu ses activités.Il aurait dû démissionner 31 jours après son éventuelle élection à la Chambre des communes.Candidat-vedette du Parti conservateur, il avait terminé deuxième, très loin derrière le candidat bloquiste.Il existe des précédents dans l’histoire de sénateurs ayant occupé d’autres fonctions publiques.Le cas de Sarto Fournier est peut-être le plus connu.Nommé sénateur libéral en 1953 (jusqu’à sa mort en 1980), cela ne l’a pas empêché de devenir maire de Montréal de 1957 à 1960.Les lois ont changé depuis.Si M.Carignan avait conservé ses deux postes, il aurait été quitte pour des attaques politiques virulentes.Libéraux, bloquâtes et néo-démocrates déchiraient leur chemise hier, avant que le maire-sénateur ne change d’idée.«On n’est plus dans les années 1970, c’est fini ce temps-là», tonnait le député libéral Denis Coderre.«Il s’agit de double-dipping inacceptable.On ne peut pas occuper deux charges publiques en même temps.Iss contribuables de Saint-Eustache se trouvent à payer le salaire de sénateur et le salaire de maire.» Il se demandait ce qui arriverait quand les gens l’appelleraient.«Est-ce que ça va dire: “Ici Claude Carignan.Si vous voulez parler au maire, faites le un, si vous voulez parler au sénateur, faites le deux”?» Le leader parlementaire bloquiste, Pierre Paquette, accusait le maire Carignan d’être «méprisant» pour ses électeurs de Saint-Eustache.«Ils s’attendent à un maire à temps plein.[.] S’il est respectueux du processus démocratique, il va choisir un poste pour lequel il a été élu, pas nommé.» Ée chef du NPD, Jack Lay-ton, reprochait à M.Carignan sa désinvolture quant au cumul des fonctions.«M.Carignan nous dit au fond que le Sénat ne sert à rien, ce avec quoi on est tout à fait d’accord, mais de l’autre il ne se fait pas prier pour empocher l’argent.» Ée salaire des sénateurs à Ottawa a été indexé cette année et s’élève à 132 300 $.Engagé envers la réforme?Par ailleurs, le sénateur et ancien entraîneur du Canadien de Montréal, Jacques Demers, devra revoir un peu son propre plan de carrière.En entrevue au Téléjournal jeudi soir, il a déclaré qu’il resterait en poste jusqu’à sa retraite obligatoire, dans 10 ans.Or, un porte-parole du bureau du premier ministre a confirmé au Devoir hier que Stephen Harper avait posé comme condition à ses nominations que les nouveaux sénateurs endossent sa réforme du Sénat.Cette réforme prévoit l’élection des sénateurs pour un mandat d’une durée limitée de huit ans.«J’arrive au Sénat pour travailler, donner mon opinion et essayer peut-être dans les 10 prochaines années, pas peut-être, amener dans les 10 prochaines années — parce que j’ai 65 ans, ça se termine à 75 ans — des possibilités d’améliorer [.] le Québec», a dit M.De-mers sur les ondes de la Société Radio-Canada.Finalement, contrairement aux informations publiées dans Le Devoir hier, Stephen Harper ne détiendra pas plus de sièges que les libéraux à compter de janvier 2010.Avec les quatre retraites prévues, il y aura plutôt égalité: 50 sièges pour chacun des partis.Ce n’est qu’en décembre 2010 que les conservateurs — s’ils restent au pouvoir et comblent tous les sièges vacants — détiendront la majorité absolue de 53 sièges.Le Devoir MEDIAS SUITE DE LA PAGE 1 les services de câble ou de satellite au Canada.N’empêche, des centaines de milliers de Canadiens ont déjà tout vu, y compris les plus récents épisodes qui peuvent soit être téléchargés illégalement, soit achetés par l’entremise d’iTunes ou d’autres serveurs à moins de 3 $ pièce.Ceci tuera cela.Un écran l’emportera sur l’autre et sur tous les médias, en fait.On le sent et on le sait Seulement, prédit le spé cialiste américain Bob Garfield, cette mort annoncée va se produire encore plus rapidement et plus brutalement que prévu.«Nous ne sommes pas au début d’un processus chaotique, mais bien au centre d’une révolution qui va se prolonger et dévaster ce que nous connaissons», résume Bob Garfield, joint par téléphone à Washington.H vient de publier The Chaos Scenario (Stielstra Publishing) au sujet de la révolution en cours.«L’industrie musicale a été la première touchée à cause du iPod et des fichiers MP3.Les journaux sont maintenant dans la tourmente et souffrent énormément.Les magazines suivent et la radio est juste derrière dans la liste des victimes.» Un charognard et deux cadavres La télé généraliste semble maintenant fatalement atteinte.Dans la prochaine décennie, les télévisions spécialisées vont aussi connaître d’énormes difficultés, prédit M.Garfield, parce que le câble et le satellite fournissent en même temps Internet qui va finalement lessiver leurs sources de publics et de revenus.Les agences de publicité devraient également assez rapidement subir une mutation profonde pour rejoindre différemment les consommateurs où ils se trouvent sur Internet notamment Bob Garfield couvre les médias, la publicité et le marketing depuis trois décennies.Il critique les pubs télé pour le magazine Advertising Age, une bible du secteur.Il tient un blogue sur adage.com et coanime On the Media sur la radio de N PR le réseau public américain.Encore une fois, l’optimisme s'avère une position en déficit de données sur le réel.Le spécialiste pessimiste multiplie les signes du déclin inexorable, et l’actualité en,rajoute quotidiennement.Aux États-Unis, l’auditoire de la télé chute de 2 % par année depuis une décennie.Les revenus publicitaires des grands réseaux américains ont fondu de 15 % cette année.Londres risque de perdre ses deux quotidiens gra- JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les employés en lock-out du Journal de Montréal manifestent devant les bureaux du quotidien.Québécor leur demande les concessions obtenues au Journal de Québec.tuits du soir.Philadelphie, la ville de la Déclaration de l’indépendance, deviendra probablement en 2010 la première grande cité du continent dépourvue d’un quotidien, le dernier restant, le Philadelphia Inquirer, vieux de deux siècles, étant sérieusement menacé de faillite.Pour M.Garfield, même le monde de la publicité sera englouti par le tsunami.Les héritiers des Mad Men, les publicistes de Madisson Avenue, devront muter ou mourir.«Je suis le charognard sur le corps de deux mourants, celui des médias et celui du marketing, dit l’essayiste.Ce qui meurt, c’est cette délicieuse synergie entre les médias et le marché de masse qui a permis de soutenir la création et la diffusion de l’information et le divertissement.Dès la période élisabéthaine, les premiers journaux publiaient des publicités, même si cette alliance entre les médias et le marketing s’est généralisée avec la révolution industrielle.Seulement, c’est une synergie accidentelle.Aucune loi universelle ne donne le droit à un journal à 50 C ou a des séries télé gratuites.Surtout, cette synergie a été complètement bousillée par la révolution digitale.» Cette cause entraîne une multitude d’effets, comme la possibilité de zapper les pubs, ce qui en diminue la valeur, ou d’échanger des fichiers et de les voler facilement.La numérisation stimule l’offre de contenu et fragmente les publics.«Les revenus chutent dramatiquement dans un vortex de ruines, poursuit le Cassandre des médias.La crise économique exacerbe cette spirale infernale en diminuant encore davantage les revenus publicitaires, ce qui va accélérer la décadence.» Le Devoir is beautiful Comment faire face, résister, survivre?Les entreprises tentent de réduire leurs coûts et de migrer vers le virtuel.Radio-Canada «rationalise» et refile une partie de ses pertes de revenus aux producteurs.La société d’État amorce aussi une vaste intégration de ses plates-formes (radio, télé, Internet).Une première salle intégrée a été inaugurée cette semaine à Sherbrooke.Québécor demande aux employés en lock-out du Journal de Montréal les concessions obtenues au Journal de Québec.La direction de La Presse agite un sabre qui pourrait diminuer du quart les conditions de travail de ses journalistes et mettre à pied les deux tiers de ses distributeurs.Au Sud, un poste de reporter sur quatre a été éliminé depuis le début de la décennie.«De très nombreux journaux vont fermer, dit Bob Garfield.Des centaines de magazines vont disparaître.Je prédis la fermeture d’une ou deux chaînes généralistes américaines d’ici cinq à dix ans.A moyen terme, cette hécatombe va profiter un peu aux survivants.A long terme, les problèmes structurels vont tout de même forcer une mutation complète du modèle économique.» Aux États-Unis, les médias généralistes ont tendance à niveler leur contenu de plus en plus bas.Ils cherchent aussi à stimuler artificiellement les événements rassembleurs en direct, comme c’est le cas ici avec Star Académie, Loft Story et même Tout le monde en parle.Toute crise offre en même temps une occasion d’un nouveau départ.Le Devoir, bien en santé, prouve qu’il y a moyen d’attirer et de satisfaire les annonceurs et de rentabiliser la présence sur le Net tout en continuant à couvrir des secteurs hyperspécialisés.Pendant que La Presse remercie tous ses collaborateurs des arts, le quotidien bientôt centenaire fondé par Henri Bourassa a recours à cinq critiques de théâtre, deux en danse et deux autres en arts visuels.Télé-,Québec, subventionnée par l’État, tire aussi très bien son épingle du jeu avec une programmation originale et de qualité.Bob Garfield donne d’autres exemples.Les réseaux spécialisés produisent et diffùsent d’excellentes séries télévisées (comme Six Feet Under ou West Wing) parce qu’ils jouissent de deux sources de revenus, la pub et les redevances.Dans les prochaines années, ils réussiront le virage vers la diffusion Web, annonce le spécialiste.«Je crois qu’on pourra s’abonner directement à AMC sur Internet pour voir Mad Men», dit-il Il mise aussi sur la contribution citoyenne de contenu de qualité très peu coûteux.Après tout, YouTube.com n’a pas qu'à servir à diffuser des vidéos de chats, et les blogues prennent le relais de journaux exsangues.Le premier Rendez-vous des médias citoyens avait lieu cette semaine à Montréal.«Avec du matériel payé 200 $, vous pouvez compétitionner CBS ou Radio-Canada, dit le prophète de grands malljeurs et de petits bonheurs.A la longue, je crois que ces productions vont s'améliorer et trouver leur niche.» Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 IHl Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?Ijü rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel 514-985-3333 514-985-3360 redaction@lcdevoir.com La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 8(X) 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone Par télécopieur Par courriel 514-985-3344 514-985-3340 avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-800463-7559 L’agenda culturel Au téléphone 514-985-3346 Par télécopieur 514-985-3390 ls Devoir peut, à l’occasion, mettre ht liste d'adresses de ses abonnés à la disposition au samedi par le Devoir Inc.dont le siège social est situe au 2050, rue De Bleury.ir l'imprimerlt du Journal de Québec, t ¦ ivcnut 1U ird, Québec gui est la propriété d'organisations reconnues dont la cause tage, Montréal.(Québe de Corporation Sun Média.¦s dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si voua ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.U Devoir est publié du •c).JLtA HMD II est imprimé par Imprimerie Mirabel Inc.12 800 rue Brault.St-Janvier de Mirabel.Québec, division de Québécor Média.612 rue Saint-Jacques.Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les servici lia.012 rue Saint Jacques, Montreal K n registre ment ir 08.r>8.PepAt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007 lundi :es de
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.