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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2005-11-05, Collections de BAnQ.

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DEVOIR.LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 X O V E M B R E 2 O O 5 DANSE Idées noires, peur bleue Page E 3 / \ M.CINÉMA Quand on parle poulet.Page E 7 ?LE DEVOIR ?T © DISQUES Meilleure qu’avant Le plus récent spectacle de Clémence DesRochers est un sommet, bien plus qu’une rétrospective.Un peu beaucoup à cause de.Steve Nor-mandin, accompagnateur d’élite et heureux homme.Ça méritait un disque.Et les compliments de Clémence.SYLVAIN CORMIER Toutes les fois, c’est pareil.Avant l’entrevue proprement dite, c’est Clémence qui pose les questions.S’enquiert de ma santé.On cause hypertension.Elle en fait J’en fais.On compare nos chiffres.«Tu te tiens à combien?» On se rassure l’un l’autre.L’entrevue peut commencer.Je pèse sur «play-record», m’apprête à lui demander ce qui a motivé ce florilège de ses plus belles chansons et de ses plus intemporels monologues, tel qu’enregistré en spectacle au Théâtre Petit Champlain à la fin du printemps dernier.Mais c’est Clémence qui prend les devants.«Est ^ Les pays de François Lanoue 18 septembre 20Ô5 - 28 mai 2006 MUSEE K D'ART www.musee.joliette.org fi JOUETTE (450) 756-0311 LE DEVOIR.LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 X O V E M B R E 2 O O 5 ieVisi' Cadavre exquis Les œuvres picturales intrigantes de Max Wyse CONSTELLATION DU CŒUR GAGNANT Max Wyse Galerie Eric Devlin 1407, rue Saint-Alexandre Jusqu'au 12 novembre BERNARD LAMARCHE Il fait bon voir un artiste atteindre un certain niveau de maturité.Max Wyse avait entre autres exposé précédemment à la galerie d'art d’Outremont et lors de l'événement Ville Peinture, organisé à l’automne 2002 par le peintre Marc Séguin, ainsi qu a la galerie Trois Points la même année.C’est ce qui se produit actuellement à la galerie Éric Devlin, avec la présentation des œuvres au fort caractère graphique de Max Wyse.Depuis quelques années, ce Wyse expose ses œuvres picturales fort intrigantes.mais là.sa manière plutôt singulière, mâtinée d'expressionnisme et de bande dessinée, atteint un niveau encore récemment en gestation.L’univers de Max Wyse est fait de personnages hirsutes, d'êtres hybrides, comme s'ils avaient été fabriqués de toutes pièces par l'imagination de l’artiste, qui est dans la jeune trentaine (il vient de Kamloops mais est installé à Montréal).L'héritage du surréalisme se fait évidemment sentir dans son travail, mais la facture graphique est plutôt digne d’avant-garde d'une autre tradition, plus explicite, comme celle de l’expressionnisme.Chacun des tableaux de Wyse est une pièce montée où règne le délire le plus grand sur fond d’une esthé- tique fin de siècle qui n'est pas dénuée d'une certaine violence.La tète d'un centaure devient un plateau qui n'arrive pas à retenir sa boustifaille, qui gravite dans les airs.Ailleurs, la tète d’un cervidé est amalgamée à un buste et se prolonge dans la forme d’un cor poilu.Tout ça se déroule sur des fonds de couleurs uniformes, un peu sali, mais qui accentue juste ce qu'il faut le caractère irréel de ces représentations (et qui révèle les qualités de coloriste de l’artiste).Ici, il est impossible de parler d’effets de narration, là n’est pas le propos de l’artiste, mais bien de visions.Souvent Max Wyse représente ses personnages la tète tronquée, remplacée par des éléments disparates.Le plus intéressant, pour un peintre qui cultive ainsi le sens du déliré, de la divagation et de l'égarement, c'est que Wyse travaille visiblement à partir d'un même modèle.Un même personnage vient hanter ces lieux de peinture, reconnaissable d'une toile à l’autre, lui qui vient comme arrimer ces visions à une forme de réalité plus palpable.Il est étonnant d'ailleurs de constater que Wyse, pour aussi délirant que soit l'imaginaire qu’il met en scène, se rabat sur une étude d’un modèle comme point de départ Corne d’abondance Cela dit, les titres chez Wyse mettent l’accent sur l’idée de l’abondance: c'est un Jardin ibérique, une Constellation de la chanson des chassées, un Opera of the Russian Meal.Au-delà de ces débordements, les démembrements chez Wyse, sa manière de triturer les modèles à partir du motif récurrent d'une camisole blanche ou d’eléments végétaux, sont soutenus par une technique rigoureuse et solide.Ces hallucinations font penser parfois à Leon Golub (il en retient l'agressivité), peuvent faire songer à Marcel Dzama et à sa bande (mis à part le côte relativement coquet de ces derniers), tout en charriant avec elles un passé plus lourdement chargé.De fait, ces images fonctionnent à la manière d'un cadavre exquis.Chaque élément en appelle un autre qui lui est parfaitement étranger, qui mène à la déroute sans que le résultat, et la chose est étonnante, soit totalement débridé et sans une certaine forme de retenue, assurée, encore une fois, par la technique et la facture bédé.Cet univers démantibulé, qui n’arrive jamais totalement à prendre forme tant il est bous culé par des éléments disparates, semble nourrir une méta- phore du bricolage.Cette idée est en outre appuyée par la présence dans le tableau Blason d'un marteau et d'un cadre de tableau déjante.11 s'agit en effet de cadavres exquis, mais à ceci prés qu'aucune de ces images, comme le veut l'exercice, n'est issue de tètes multiples, le jeu du cadavre exquis, en règle générale, est le résultat de la contribution de plusieurs mains dont les propriétaire ne savent pas à partir de quoi ils poursuivent le dessin entamé précédemment.Max Wyse travaille seul.D’où la sensation étrange d'un bouillonnement inquiétant d’images.En effet.Max Wyse propose des cadavres exquis.mais des cadavres exquis réalisés à partir d'une seule tète.Et cela est encore plus intrigant et en découle un étrange sentiment d'ivresse.Le Devoir Constellation de la chanson des chassées, 2005, de Max Wyse.GUY L’HEUREUX CO r> a GO fc O U 2 O U Montréal capitale mondiale du livre ^ 2005 Afin d'assurer la pérennité de son titre de capitale mondiale du livre, la Ville de Montréal annonce la tenue d'un concours à l'intention des artistes professionnels en arts visuels, pour la réalisation d'une œuvre d'art qui sera offerte à VUN£SC0.file est destinée à devenir un objet-témoin qui circulera dans les villes qui seront désignées capitale mondiale du livre au cours des prochaines années.Le budget de réalisation de l'œuvre d'art est de 10 000$.Unjury desélection retiendra trois finalistes qui seront invités à présenter une proposition.Le concours s'adresse aux artistes professionnels; il est ouvert aux concepteurs individuels et aux équipes.Les participants doivent avoir la citoyenneté canadienne ou le statut d'immigrant reçu et résider à Montréal depuis au moins un an.Un document d'information peut être consulté sur le site Internet en art public.Les personnes intéressées peuvent s'inscrire en faisant parvenir un dossier compienant ce qui suit 1.un maximum de quinze (15) diapositives de réalisations récentes, pertinentes à la commande ou un CD-ROM (images JPEG d'une résolution d'au moins 150 ppp); 2.une liste des diapositives fournies (titre, date, dimensions, emplacement, budget) et un curriculum vitae d’au plus trois (3) pages; 3.un texte d’au plus une page décrivant la démarche artistique du concepteur.Les documents 2 et 3 doivent parvenir en 7 exemplaires reliés Les dossiers incomplets seront refusés.! dossier d'inscription doit parvenir au plus tard le jeudi 17 novembre 2005, à midi, a l'adresse suivante : Concours Montréal, capitale mondiale du livre Bureau d'art public Direction du développement culturel et des bibliothèques 5650, rue d'Iberville, 4 étage, Montréal, Québec, H2G 3E4 514 872-1151 - (télécopieur) 514 872-1153 flord@ville.montreal.qc.ca — ville.montreal.qc.ca/artpublic Montréal! ¦aaiw:i PersnecHves »1 Claude Simard Jack Pierson Pierre Dorion Roberto Juarez Jimmy De Sana Sylvie Bouchard Geneviève Cadieux David Nelson E v e r g o n 19 octobre - 20 novembre Louise Masson Fernand Leduc Cari Ostendarp Louis Joncas Mackenzie Stroh François Laçasse Jack Pierson Rita Letendre Claude Tousignant 23 novembre - 23 décembre GALERIE PROJEX M /lômreal (Quebec) mercredi - dimanche Desjardins présente impressions sans fin (I, Plus de 160 estampes réalisées par Jean-Paul Riopelle entre 1967 et 1996.— * 7 4 > - te" mW Jean -Paul Ptopelle, L Êpervier 1981 Lithographie H C , 65,7 » 83,4 cm Cofl MNBAQ Don de l artmte © Suoceaaion Jean Paul PüopeNe / SOORAC (Montréal) ?005 (514) 570-9130 c t i o AU MUSÉE NATIONAL DES BEAUX-ARTS DU QUÉBEC Du 20 octobre 2005 au 8 janvier 2006 Commissaire de l’exposition : Bernard Lamarche, historien de l’art, journaliste et critique d’art au quotidien Le Devoir.Catalogue de l'exposition en vente à la boutique du Musée et dans toutes les librames (distribué par Les Publications du Québec) Musée national des beaux-arts du Québec Parc des Champs-de-Bataille.Québec www.mnba.qc.ca (418)643-2150/ 1 866 220-2150 Le Muté» nattons! des beaux art* du Québec e*t aubv^ttooné per le rntmatére de le Culture et dee Commuor^etior»* du Québec Exposition du 1er novembre 2005 au 20 avril 2006 1 f PlHYTI VGuIJHd V» ptarxRoys* le roman de la mer I B HM Mtisee d archéologie >1 614 et d histoire de Montreal ivww pacm AIR CANADA 'èl, WX HXMIML11 • E=3 | ÿ, /£ JO .t#.Ut 4 ^ T W' Tl E (i LE DEVOIR.LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 NOVEMBRE 2 0 0 5 Culture CLEMENCE SUITE DE LA PAGE E 1 Jamais La Danseuse espagnole n'a été aussi débridée.Clémence y pétille.Oubliés, les 72 ans.«Je me laisse complètement aller avec Steve.C'est un gars qui te donne confiance et qui t'aide à vivre.J’arrive fatiguée dans la loge, lui est tout heureux.Alors on rit, on chante.On se fait des festivals de Mistinguett.» Le gaillard est aussi un sensible.Une force de la nature, en toute délicatesse: les plus fragiles fleurs du jardin de chansons de Clémence, la chavirante Deux vieilles, La Chaloupe Verchères, L’Homme de ma vie, sont tout aussi admirablement servies que les délirantes Y mouille tout le temps ou Moi c’est le sport.Jusqu’aux monologues — Gérard, Gérard, La Jaquette en papier, Ida et Emma au centre d’accueil, La Topless, Le Gant de crin — qui sont tramés de fines touches musicales à la Nonnandin.«Je trouve que tout est meilleur.Les monologues sont plus ramassés, les chans/ms plus belles.Au début, je pensais qu 'm pressait trop le citron en réenregistrant mes vieilles affaires, mais là, faites comme ça, c’est vraiment bien.» Ce disque est à la fois un régal pour ceux qui aiment Clémence et la retrouveront dans ce contexte franchement idéal, et une voie d’accès pavée à neuf pour ceux qui voudraient (aire connaissance avec ces chansons bonnes à rire comme à pleurer, ces monologues aussi tricotés serré dans la culture québécoise que ceux d’Yvon Deschamps, et cette performeuse sans pareille.Car il y en a qui ne savent pas.Il n’y a qu’à en profiter car ce spectacle est bel et bien son der- nier.«Je ne veux plus écrire pour des shows.Pour des livres, oui.Jécris des courts poèmes.Très courts.Un, deux, trois vers fai l’intention d’écrire des nouvelles.Je veux continuer d’être présente dans la vie des gens, et ce spectacle-là peut rouler un bout de temps sur son erre d’aller, mais monter un nouveau show, non.En plus, j’ai pas le temps.» Ses marrainages très actifs pour Les Petits Frères des pauvres et la Fondation pour l’art thérapeutique et l’art brut du Québec, ses expos de peintures «naïves», son Agenda de fêtes inti-tqlé C’est la fête à qui aujourd’hui?(Editions du lilas, 2004), les indispensables promenades autour du lac Memphrémagog, ça occupe la tête, le cœur et le corps.Sans compter le cinéma Clémence s’apprête à jouer dans Le Secret de ma mère, de Ghyslaine Côté (Elles étaient cinq), «fai le rôle drôle du film.Mon personnage perd la mémoire lentement, mais j’ai pas de répliques angoissantes.Par exemple, elle arrive au salon funéraire en disant: “Qui c’est qui est mort, donc, déjà?”» Rôle prédestiné.Clémence n'a-t-elle pas élevé au rang d’art les trous de mémoire dans ses spectacles, à un point tel qu’on ne sait jamais s’ils sont accidentels ou prémédités?«C’est vrai.L’oubli, chez moi, c'est comme une seconde nature.Vous êtes qui, vous?» Collaborateur du Devoir MES «CLASSIQUES» EN PUBLIC Clémence DesRochers Editions la Galoche Inc.www.clemencedesrochers.ca Ç^HYdro Québtc Les Séries présente Les Acnés I - Mus® Hommage à Mozart 2005-2006 SÉRIE ÉMERAUDE Lundi, 14 novembre ?001> Programme : LES QUATUORS op.50, no 3, de Haydn op.25, no 1, de Britten op.161, D.887, de Schubert Bif/éts : 30$, 25$, 12$ (taxes et fiais en sut») en vente à la Place des Arts : 842-2112 Renseignements : Pro Musica, 845-0532 www.promusica.qc.ca c J- * J m p 1 Quatuor Emperor Du Royaume-Uni, cordes Martin Burgess, violon Clare Hayes, violon Fiona Bonds, alto William Schofield, violoncelle » BRITISH COUNCIL W MUSIQUE 'nà O Théâtre Maisonneuve Plaoe dtw Arts SM 842.2112 I0*fl 842.2112 •rwwrpde qa.ae Atfmiwioo Owttwi 'M U«» Québec îî ‘.5 La Scena Musicale Monde Ar.liK' "MomrMU 10 NOVEMBREA20h LES GITANS DHOAD DU RAJASTHAN 1.0 Gitans Dhoail du Rajasthan proposent fti dmiM- du serpenr.un spectacle epousioutlant avec une musique puisée aux Contins de cet Orient magique et des mélodies multiethniques qui rappclcm certainement Nusrat batch \li Khan et la musique sacrée du Pakistan.Vernis du desert du Kaiasihan, I es giians Dhoad oit rent une féerie en danse è! en musique où cultures gitanes, hindoues et musulmanes se côtoient avec harmonie.I e I \l \ propose un vovage daio le “harem nomade'" dont la musique semble être habitée par une grace et où l’on se soumet, malgré soi, au rythme enchanteur du désert.Prix du billet : 35$ Théâtre Corona 2490, rue Notre Dame-Ouest Admission 514 790.1245 / www.admission.com www.festivalarabe.com W TVS LBÇ MUSIQUE CLASSIQUE Les pianistes face à Beethoven Même s’il n’y a pas d’anniversaire de sa naissance ou de sa mort à célébrer, Beethoven semble être le compositeur de l’année.Dans les trois ou quatre dernières saisons ont été enregistrées plusieurs nouvelles intégrales de ses quatuors à cordes.Ce sont à présent les sonates pour piano qui font l’objet d’un véritable assaut interprétatif au disque.Y a-t-il vraiment, en 2005, quelque chose de neuf à dire sur le sujet?CHRISTOPHE HUSS Comme Schubert, c’est à Arthur Schnabel que Beethoven doit, dans les années 30, un premier enregistrement intégral de ses sonates pour piano.Si l’on excepte l’intégrale du Français Yves Nat (1953-55), le domaine est dans l’immédiat après-guerre l’apanage des pianistes d’origine germanique.Schnabel sera ainsi suivi par deux autres légendes du piano: Wilhelm Kempff (deux intégrales, Tune en mono, l’autre en stéréo) et Wilhelm Backhaus, rejoints à la fin des années 50 et au début des années 60 par deux jeunes loups autrichiens: Friedrich Guida (Decca) et Alfred Brendel (Vox).Depuis, les coffrets des trente-deux sonates se sont multipliés: Guida en a gravé une seconde série; Brendel a complété il y a quelques années sa troisième intégrale; Barenboim en a enregistré deux — et j’en passe, Ashkenazy et Arrau notamment.Des enregistrements réalisés ces vingt dernières années se démarque nettement la vision tourmentée et d’une grande acuité rythmique de Stephen Kovacevidi (FMI), la grande référence moderne.Une offre pléthorique Voici que, après une période de tempérance liée à l’abondance de l’offre existante, plusieurs cycles s’amorcent en même temps et livrent leur premier volume cet automne.Il faudra ainsi bientôt ajouter les noms d’Andrâs Schiff (ECM), de Kun Woo Paik (Decca), de Paul Lewis (Harmonia Mundi), de Ronald Brautigam (BIS) et de Orchestre Métropolitain du Grand Montréal Yannick Nézet-Séguin Hÿ/tl.s m&s:.IfPsÉMS.— c,, -Z L’Américain, et Français d’adoption, Nicholas Angelich Gerhard Oppitz (Haenssler) à la liste des «intégralistes».En plus, cet automne, trois Français d’adoption — l’Américain Nicholas Angelich (Mirare), le Russe Nikolai Lugansky (Warner) et le Turc Fazil Say (Naive) — ainsi qu’un Allemand, Michael Korstick (Ars Musici), viennent mêler leurs voix à celles de leurs collègues.On vous épargnera le fait que, pour embrouiller le tout, les intégrales de George Pludermacher (Transart) et de Paul Badura-Skoda (Arcana) vont être mises en coffret avant Noël! Tous ces nouveaux venus apportent-ils quelque chose à notre connaissance des œuvres?Evidenv ment non.Si nous attendons encore l’arrivée du disque de Kun Woo Paik, on peut d’ores et déjà dire que Gerhard Oppitz n’a pas transcendé sa manière un peu docte et pépére que l’on avait perçue dans ses disques Brahms et Grieg chez RCA Son Opus 10 (Sonates n“ 5, 6 et 7) pâlit devant la ferveur de Ko- Ç^Hydro Québec PRÉSENT! LE WEEK END LES NEUF SYMPHONIES EN QUATRE CONCERTS YANNICK NI ZI T Si GUI N.CHI I LE VENDREDI 18 NOVEMBRE 19 H 30 SYMPHONIES N04 2 ET -3 ‘ HEROÏQUE » LE SAMEDI 19 NOVEMBRE 14 H | SYMPHONIES Nu 6 « PASTORALE » ET N° 7 19 H 30 | SYMPHONIES Nos 1 ET 9 « CHORALE » LE DIMANCHE 20 NOVEMBRE 1 4 H | SYMPHONIES N^ 4) 8 ET 5 SOIREE GAI A OU 25' ANNIVERSAIRE LE SAMEDI 19 NOVEMBRE A 17 H 30 COCKTAIL OiNATOIRE ET CONCERT : 200 S RÉSERVATIONS : (SM) 598.0870, POSTE 26 Place des Arts •Â>1 842.2 1 1 2 I 842.21 12 www pria qc r* RCNSEKiNCMENÏS (514) 598.0870 POSÏt 21 vacevich et la finesse de Christian Zacharias, dans un disque isolé paru chez EMI.De même, Paul Lewis déçoit considérablement par rapport à ce que nous avons entendu de lui dans Schubert II triture les partitions des sonates de YOpus 31 (n',s 16 à 18) en un discours maniéré et narcissique.Après deux intégrales Haydn et Mozart passionnantes, Ronald Brautigam, un inventif adepte des instruments anciens, se crispe en abordant Beethoven.Si son jeu reste vif, il manque de respiration, de simplicité et de perspectives, notamment dans les trois premières sonates qui viennent de paraître.Des réussites Des débuts d’intégrales qui viennent de paraître, celui d’Andrâs Schiff chez ECM est assez évidemment le plus intéressant.Son premier volume regroupe les quatre premières sonates.Il a été enregistré en concert à Zurich.La situation est l’inverse de celle de Paul Lewis: le pianiste hongrois qu’on a connu assez pédant et narcissique dans Schubert a, ces dernières années, beaucoup élagué son art Cette remise à plat a culminé dans une poétique intégrale des Variations Goldberg de Bach, également parue chez ECM.Il poursuit sur cette lancée dans Beethoven, qu’il aborde avec gravité et sérieux, manquant de temps en temps une respiration ou un sourire, ces suspensions infinitésimales qui peuvent faire la différence.Schiff étalonne précisé- VINCENT GARNIER-MIRARE ment les dynamiques et creuse les sonorités dans un Beethoven très hédoniste qu’on suivra avec attention, d’autant que la démarche est opposée à celle de Ko vacevich.Alors que les autres se noient dans leur besoin de modeler le texte pour exister interprétativement, défaut dont on pourra exonérer Michael Korstick, qui manque davantage de matière sonore que de bonnes idées, c’est Nicholas Angelich qui, dans son disque isolé, livre le postulat artistique le plus fort de cette sélection, un Beethoven granitique et intransigeant (32 Sonate) mais aussi un Beethoven sculpteur de sonorités.A cet égard, le rondo de la sonate Waldstein, qui joue sur la résonance de l’instrument pour, comme en suspension, faire s’imbriquer des sons et des phrases, est un petit miracle qui risque de vous laisser pantois.Angelich avait fait un passage fort remarqué en 2004 à La-naudière.On l’y réécouterait volontiers.Sa Sonate n° 12, «Marche funèbre», comme la redoutable Arietta de la 32 Sonate prouvent par une lecture intraitable, savante et mûrie que nous tenons là bien plus qu’un pianiste; un grand musicien.Collaborateur du Devoir Notre sélection Beethoven: Sonates »“ 12, 21 et 32.Nicholas Angelich.Mirare MIR003 (distr.SRI).Beethoven: Sonates n* 1 à 4.An-drâs Schiff.ECM 2 CD 1940/41 (distr.Universal).WES Jeudi io novembre 2005 — 20H Al Rovescio Musique italienne baroque et contemporaine avec Francis Colpron aux flûtes à bec et traversière Mardi 29 novembre 2005 — 17H30 Offrande musicale Le chef-d'œuvre de Jean-Sébastien Bach En collaboration avec le Festival Bach de Montréal Jeudi 30 mars 2006 — 20H Haydn intime Trios et quatuors de Joseph Haydn avec Marc Destrubé, violon Jeudi 4 mai 2006 — 20H Bach à l'orchestre Ouverture n° 2.sinfonias et concertos divers Tous les concerts ont lieu à la Chapelle Notre-Oame-de-Bon-Secours 400, rue Saint-Paul Est.Vieux-Montreal chjmp^»^ Info-Boréades: 514.634.1244 • www.boreades.coin AIR CANADA ® [ www.aircanada.coin - SSi — ê le Devoir Ow=»ri 14 LISTE"'* îî.sîorÉ HIHYIHI; "“cJrébrcHS QuébeC=S ^ musicëction 1*1 < LE DEVOIR.LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE O N O V E M R R E 2 O Ü :> PARANOIA De £*¦ av«c sous-titres français Dane^-v 2004107 mm, i G ¦ 7 novembre 19 h 30 ULTURI NICO, CYCLOPE, BEN ET LES AUTRES Exercice de nostalgie LE DERNIER TRAPPEUR Réalisation: Nicolas Vanier.Image: Thierry Machado.Musique: Krishna Levy.Avec Norman Winther et May Loo.ODILE TREMBLAY Le Dernier Trappeur a connu un immense succès en France, où le mythe des grands espaces est particulièrement aigu.De fait, le gros de la carrière du film se fera sans doute en Europe, continent que le film sillonne.Tourné au Yukon au milieu de paysages naturels d'une beauté spectaculaire, le film donne la vedette à Norman Winther et à sa compagne Cheyenne, qui jouent ici leurs propres rôles.Vivant en marge de la société à travers des activités de chasse, de trappe et de pèche, ils voient la déforestation détruire un environnement qui a été la lumière de leur vie.Recomposant des scènes de la vie quotidienne du trappeur, le film raconte une histoire d'amour entre des humains et la nature.Le rapport de Norman avec ses chiens de chasse et de traîneau, la cabane de bois rond construite de ses mains, les rencontres avec l'ours, le lynx, un autre ermite des bois, la visite en traineau à chiens à Dawson pour vendre les peaux, etc.Le couple vit en grande partie comme au XDC siècle, hormis les transports en hydravion et quelques concessions au mode de vie contemporain.Ours, lynx, loups sont des figurants apprivoisés, et ça enlève bien du réalisme à l'histoire du bon sauvage racontée ici.Peu de dialogues.Norman Winther n’est pas très à l’aise avec la parole recomposée.Sa compagne se prête au jeu avec davantage de naturel.Les paroles échangées, qui ne sonnent pas toujours juste, créent une lourdeur.Le Dernier Trappeur, racoleur dans son parti pris de s’appesantir sur chaque activité traditionnelle, a l’air d’une ode au Canada d'hier, un exercice de nostalgie, fort télégénique, mais si passéiste qu'on dirait un reportage sur des us et coutumes des pionniers d'antan.Le Devoir Quand on parle poulet.Le film d’animation Chicken Little regorge des mêmes artifices qui ont fait la bonne fortune de Toy Story ENTRETIEN Le Jack des temps ODILE TREMBLAY Le Français Nicolas Vanier est un aventurier doublé d’un homme des bois et des glaces.Il a parcouru la Sibérie, le Canada d’est en ouest avec un traineau à chiens, le Grand Nord québécois en canoë, filmant ses odyssées, écrivant sur elles, se voulant une sorte de Jack London des temps modernes.C’est au cours de son périple entre l’Alaska et le Québec qu’il a rencontré Norman Winther, trappeur du Yukon qui vit avec sa compagne d'origine autochtone et ses chiens dans une cabane en pleine nature.Norman allait devenir le héros de son film Le Dernier Trappeur, qui gagnait hier nos écrans.Quelque 2,3 millions d’entrées en France pour ce documentaire.Un succès monstre.«Comment prévoir le triomphe ou l’échec d’un film?demande aujourd’hui l’aventurier cinéaste.La Marche de l’empereur a connu une phénoménale carrière en France et à l’étranger.Il y a de la place pour des films comme ça.» **>L£X PVTTmAJNMCNT-» rC!NgPl£X ENTWTAI* IMCNT -i IQUAHTIER LATIN ?1 r VERSAILLES ?I I—-CNrf-ÉNTWPWSt -CINÉMA———I iPUZAKPBfnaiYVll LE CLAP ?I SOURCE UNIVERSAL Jarhead, de Sam Mendes, n’est pas ce qu’on pourrait appeler un film d’action.graphique d’Anthony Swofford, un vétéran de la guerre du Golfe campé avec aplomb ,et stupeur par Jake Gyllenhaal.A travers le regard plus éveillé que la moyenne de ce tireur d’élite de la marine (il lit Camus dans ses temps libres), Mendes montre — avec un acharnement qui parfois frôle la redondance — le processus humiliant et abrutissant pâr lequel les jeunes militaires deviennent les pièces et les rouages d’une machine de guerre qui les déprograimne et les contrôle.Mendes étant avant tout un élève surdoué de la condition humaine, Jarhead n’est pas ce qu'on pourrait appeler un film d’action.Habilement, le cinéaste filtre son propos (l’ignorance, la frustration, l’animalité exacerbée, la mort de la pensée, etc.) à travers quatre ou cinq personnages clés gravitant autour de Swofford — dont un, secret et bouleversant, campé par le remarquable Peter Sasgaard.Méprisant le spectacle de la guerre et les coûts faramineux qu'implique sa reconstitution (le film a été tourné dans un coin de désert en Californie septentrionale), le film désamorce sous nos yeux quelques conflits po- tentiellement meurtriers, éloigne et dépersonnifie le camp adverse (au point où celui-ci tient presque de l'invention schizophrénique), fait résonner le tic-tac frustrant de l'attente, lequel devient ultimement plus bruyant et plus terrible que les rares tirs de l’ennemi.C’est dans l’inaction (meublée par la collision des corps et un tapage verbal incessant) que Jarhead extrait son action.Tout en nous promenant du réalisme le plus cru (par exemple cette scène où, puni, Swofford vidange des barils de matières fécales) à des échappées presque rêveuses (les images nocturnes montrant l’horizon rougi par les puits de pétrole enflammés), le film nous dit que l’ennemi le plus redoutable du soldat est sa propre armée et que son arme la plus redoutable reste sa propre pensée.Conditionnés pour tuer et rêvant ouvertement de le faire, les soldats dont Mendes nous raconte I'histoire — et par ricochet celle de ceux qui sont présentement embourbés en Irak — méritent (et obtiennent) notre récalcitrante sympathie.Collaborateur du Devoir \t* !W Arshf Mi-ot • il Québec S* ADOMSi Quebec SK en partenariat avec WESTERN! UNION! \ utnutl YPAMAf F » tj cr *—» X F .^ SHAI * r , .e www.festivalarabe.com m c a o a ¦ mf! tg '¥Syf;'»1 12 NOVEMBRE À 2011 SHADI JAMIl TRIMA KHCHEIC (fSMAÜ.rLNtlOGl.lbJK "T» —I b' M l\ Le harem musical de l'Orient est transposé dans un Montréal du Wlème siècle.Cette \cillée de tarab durera jusqu'aux premières lueurs et offrira plus de six heures de bonheur musical.Ce spleen du Harem est un moment privilégié de la sixième édition du I MA.Sept heures de ce tarab d'Alep.déclinaison profane de la musique sacrée et soutie.où les mélodies ei les rythmes les plus ratlines sont à l’honneur, où la danse des hommes rejoint celle des dieux pour former le cercle de l'extase.Prix du billet : 35S - 60S -100$ (t>x« indus**) Le Medley / I I 70.rue Saint-Denis Tkkecpro 514 $08.9090 / www.ticketpro.ca M —* Ci Mont rt al® ll'ü.i™ |*| ic £ TVS * vus m?ut tz° kSS * '-m ma e Renaud Bmy nvn- O V B festival de films en français 1 subtitied in erslish MUSEE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL 137S RUE SHERBROOKE O.©GUY DISPONIBLE AU MUSÉE I admission générale ] ÉTUDIANTS / ici 0 OR • LAiSSCZ-PASSt* UFIlMSIiS/ft Les MEILLEURS CRUS du CINÉMA FRANCOPHONE de l’année VENEZ rencontrer ALAIN CONNEAU, ELSA ZYLBERSTEIN.BERNARD EMOND decouVnr le nouveau CHABROL rire avec YVES JACQUES et CHRISTOPHER HALL .dans une atmosphère conviviale de CINÉ-CLUB ¦ , COMÉDIES RÉJOUISSANTES * DRAMES INTIMISTES * FILMS CONTROVERSÉS * ROAD MOVIES * FILMS D AVENTURES .3-13 NOVEMBRE 2005 I film festival info-festival: [514] 878.0082 * cinemaniafilmfestival.com g icnzA B QQQ AUBRY .«?"S înpix 9^5fm MABHfrqat» z*?! -JL.^ JJ 5IH! tîSI MARSH SÇMP5R viacqm VCmeîcOLO».f « 0
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