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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2005-11-18, Collections de BAnQ.

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CINEMA Martin Scorsese au Festival de Marrakech Page B 4 LE VENDRE LE DEVOIR D 1 4 1 8 X O V E M B R E 2 O O 5 C’EST LA VIE! La littérature jeunesse en mission Page B 10 WJXK Québec métal Dans la capitale, la culture métal fait vraiment partie de la famille Québec — Peut-être l’ignorez-vous, mais la population de Québec a, entre autres particularités, un amour inconditionnel pour la musique métal.Le Devoir profite aujourd’hui de la tenue d’un énième événement consacré au style pour prospecter la mine.ISABELLE PORTER ous savez, Québec est considéré comme l’un des bons marchés en Amérique du Nord pour le métal», observe le producteur Michel Brazeau, qui est derrière certains des plus gros spectacles du genre présentés à Québec.«Quand tu vends plus de billets à Québec pour Metallica qu'ils vont en vendre à Chicago ou Detroit, c’est quand même révélateur!», poursuit l’homme d'affaires.Le métal prend dès lors la forme d’une belle mine d’or.En août dernier, la formation System of a Down a rempli le Colisée deux soirs d’affilée.Du jamais vu à Québec depuis la venue de.Metallica.On comprendra donc pourquoi «la capitale du métal» est devenue une expression consacrée.Au-delà de l’accueil réservé aux Megadeth et Metallica, on voit apparaître de nouvelles formules de concert au théâtre Impérial ou encore au Capitole avec le Quebec's International Metal Fest qui se tient dimanche.La capitale s’enorgueillit en outre d'une relève dynamique, comme en témoigne la tenue chaque année du Festival Emergenza, et même du Concours des groupes émergents de l'Université Laval (CONGA) qui couronnait en 2004 une formation métal.Never More Than Less.«La scène est assez active et on voit beaucoup de jeunes qui se lancent dans ce style de musique», indique Simon Gaudry, l’organisateur du Festival Envol et Macadam, un événement dédié à la musique de la relève.«On reçoit beaucoup d'inscriptions de groupes adeptes de ce que fappelle la diàorsion méchante!» Lorsqu’on lui demande ce qui pousse, à son avis, les gens vers le métaL M.Gaudry convient qu'n/ y aurait une bonne analyse sociologique à faire».Une chose est certaine, poursuit-il, l’engouement pour le genre ne se dément pas.«Le hip-hop et la techno ont décru en fonction des modes et des tendances mais l'attrait pour le métal est très stable.» Michel Brazeau croit pour sa part que le style comble un vide dans la capitale.«Les courants musicaux actuels aux Etats-Unis ne touchent pas le public de Québec», note-t-il en citant en exemple des artistes comme Britney Spears, Hilary Duff, ou encore la difficulté qu’éprouve le rap à percer.«Les francophones ont des goûts differents du public anglophone des autres villes au Canada.En plus, si tu veux apprécier le rap et que tu ne paries pas bien angiais, c'est difficile.» Il s'agirait donc d'un public certes amateur de «musique pesante et agressive» mais aussi indépendant d'esprit poursuit M.Brazeau.«Les gens de Québec sont moins intéressés par les courants de musique actuelle qui sont à la mode et plus intéressés par ce qui se fait musicalement C'est comme si on était moins influençables.» Mais qui sont-ils, ces milliers d’amateurs de métal?Rappelons d’abord que le métal s’extrait de la terre.On ne surprendra donc personne en affirmant que des générations de jeunes mâles l’ont découvert et le découvrent encore dans le sous-sol familial.Pas de doute, le métal est une affaire de gars.«Cest un style de musique plus brutal et, oui, il y a surtout des gars dans les spectacles.Dans les shows de métal, s’il y a des filles, elles sont venues avec leurs chums et elles restent près d’eux!», remarque Simon Gaudry.Quant aux plus vieux, ils se rappelleraient leurs jeunes années à travers la musique et le bruit Michel Brazeau constate que le métal rejoint à la fois les nostalgiques et leur progéniture.«Dans un show d’Iron Maiden, tu vas voir des parents avec leurs enfants.Lors de leur dernier show à Québec, près du quart des gens dans la foule n’étaient pas nés quand ce groupe-là a commencé sa carrière.» Mais attention! Un monde sépare Iron Maiden des groupes qui se produiront ce week-end au Capitole.La masse des néophytes (à laquelle appartenait l’auteure de ces lignes avant de sonder le sujet) ignore peut-être qu’il y a toutes sortes de métaux dans la catégorie métal.Sachez surtout qu’il ne faut plus dire heavy metal parce que c’est dépassé.«Les gens qui connaissent moins le métal mettent tout dans une même catégorie», explique l’organisateur du festival de ce week-end, Jason McKenzie.«À partir du moment où ça crie, que c'est fort et qu’il y a de la guitare, les gens se disent que c’est du métal Mais dans le métal, ilyaàpeu près 150 souscatégories» System of a Down, par exemple, appartient à la catégorie du new metal qui se définit par opposition au heavy métal des années 1980.Les plus énervés sont quant à eux portés sur le speed métal dont le nom décrit bien l’esprit D y a aussi le power metal qui est à l'honneur au festival organisé par M.McKenzie.Cet univers bien particulier s'inspire des légendes médiévales, des histoires de donjons et dragons ou de l’univers des héros du Seigneur des anneaux, comme le suggèrent les noms des groupes invités (Kamelot, Dragonforce ou Forgotten Taie).Le groupe Kamelot la tête d'affiche du festival, est l'exemple type de cette tendance.Ainsi, son site est un «Cyberchâteau» et la chanson March of Mephisto du dernier album débute par un texte en latin.•Le style fantasy ou médiéval se manifeste surtout dans les paroles ou sur la pochette de l'album, explique M.Mckenzie.Peu de groupes vont utiliser l’imagerie sur scène parce que c’est dépassé.Arriver sur scène avec une grosse épée ou un sabre, ça fait plutôt années 1980.» Et, bien sûr, quand la mode du sabre reviendra en 2025, on se demandera pourquoi les gens étaient si retenus en 2005.C’est ce qu’on appelle être de son temps.¦Quebec’s International Metal Fest Théâtre Çapitole, dimanche, à compter de 17h30.wwwcapitale-dumétal.com.Collaboratrice du Devoir Il y a toutes sortes de métaux dans la catégorie métal.NOISE RECORDS Cet univers particulier s’inspire des légendes médiévales, des histoires de donjons et dragons ou de l’univers des héros du Seigneur des anneaux, comme le suggèrent les noms des groupes invités: Kamelot, Dragonforce (notre photo) ou Forgotten Tale.lampe vase incontournable depuis 1979 3913, rue Saint *514) 843-5702 » Art motivé Pour sa troisième mouture, le collectif d'artisans Métiers d’art motivés (MAM) présente jusqu'à demain les œuvres variées d'une vingtaine d'artisans québécois.Du meuble en bois au bijou de fantaisie en passant par la maroquinerie et la céramique, cette manifestation artistique met au jour les talents des créateurs de demain.A l’Agora du Cégep du Vieux-Montréal (255, rue Ontario Est), www.mam-montreal.com.Vues sur le paysage STEFAN TISCHER Le parc olympique de Munich, de Günther Grzunek.Le fruit du travail des architectes paysagistes fait souvent partie du paysage pour l'observateur non averti.Afin que le public découvre ces œuvre,s nées d'une création artistique, l’Ecole d’architecture de paysage de l’Université de Montréal présente 4 vues sur le paysage, jusqu’au 10 décembre.Quatre architectes du Canada, de France, du Brésil et d’Allemagne y seront représentés par une ou deux œuvres.On pourra également voir cet art d’un autre œil grâce à des photographies et des écrits de jeunes architectes paysagistes.L’entrée est gratuite et le Centre d’exposition de ITJdeM est ouvert du mardi au jeudi, ainsi que le dimanche, de 12h à 18h.« (514) 343-6111, poste 4694.www.expo, umontreal.ca.Sainte- Catherine Fêter la Sainte-Catherine n’est plus réservé qu'aux vieilles célibataires! Dimanche, a la Maison Saint-Gabriel, on peut célébrer en mangeant de la tire d’érable, dont on aura appris sur place tous les secrets de la cuisson.Dès 13h, les personnages de Marguerite Bour-geoys, des filles du Roy et le conteur Ubert Sanspré, dit Belœil, proposent une journée faite de contes, de saveurs et de musique.* (514) 935-8136.tcwtc.moiso»-saint-gabriel.qc.ca.Océane Océane et ses amis Boussole et Monsieur Macareux jettent l'ancre au théâtre Outremont le temps d’un après-midi qui promet de réjouir les enfants.Des 14h, l’aventuriere invite ceux-ci a partir en voyage, à la découverte des océans, au moyen de chansons et d’histoires colorées.Ce spectacle pour les jeunes de trois à huit ans est présenté dans le cadre des Dimanches Jeunes Familles au théâtre Outremont.Au programme également L'Armoire, une produc-! lion du Théâtre de l'Avant-Pays, le 27 novembre, et Pain d’épice, une piece pwir les deux à cinq ans, le 18 décembre, w (514) 495-9944.www theatreoutremont crm Laurence Clavel s LE DEVOIR.LE VENDREDI 18 NOVEMBRE 2 0 0 5 B 2 ART Dix fois le vol du siècle STÉPHANE BAILLARGEON Un stradivarius volé à New York, douze toiles de maîtres dérobées au Isabella Stewart Gardner Museum de Boston, Le Cri d’Edvard Munch disparu d’Oslo l’an dernier et des milliers de pièces archéologiques manquantes en Irak depuis 2003 figurent sur la liste des dix plus grands crimes artistiques du monde publiée cette semaine par la police fédérale américaine.Le Federal Bureau of Investigation (FBI) a ainsi voulu souligner symboliquement la première année de formation de son Art Crimes Team, une escouade consacrée aux larcins artistiques.Les autres vols de la liste policière comprennent notamment le vol de deux Renoir et d’un Rembrandt au Musée national de Suède en 2000 et celui de deux Van Gogh à Amsterdam la même année.Malheureusement, la liste ne dit rien du vol de plusieurs toiles de maîtres au Musée des beaux-arts de Montréal, en 1972.Ces activités illicites prennent une multitude de formes, de la contrefaçon au vol pur et simple.Le FBI estime les pertes subies dans le monde à plus de six milliards dç dollars américains par année.A lui seul, le musée bos-tonnais a perdu 300 millions $US en 1990, les voleurs ayant alors dérobé trois Rembrandt, un Vermeer, un Manet et cinq Degas.Aucune tentative de revente de ces toiles exceptionnelles n’a été enregistrée en quinze ans.Le Art Crimes Team emploie huit agents et deux procureurs répartis sur tout le territoire américain.Les enquêteurs ont déjà résolu Ê Le Cri, d’Edvard Munch, est disparu d’un musée d’Oslo l’an dernier.plusieurs affaires malhonnêtes.Par exemple, celle d’une toile de Chagall (La Nappe mauve) payée 312 000 $US en 1990, dont une co- pie fut revendue 514 (XX) $ trois ans plus tard, puis l’original 340 000 SUS en 1998, pour un profit de 854 (XX) $US en huit ans.Même le marché de l’art légal et ordinaire ne rapporte pas souvent autant.Le Devoir THÉÂTRE Fade production SALON OU LIVRE DE MONTRÉAL 10 grands prix littéraires 150 activités culturelles ! 17 au 21 NOVEMBRE 2005 Heures d’ouverture : Jeudi au dimanche 9 h à 22 h Lundi 9 h à 16 h Adultes 6 $ • Aînés 4 $ • Étudiants 4 $ La lecture en cadeau Offrez un livre neuf à un enfant Garderie et Halte poussette sur place Programme complet sur salondutivredemontreal.com PLACE B0NAVENTURE Tous les visages du livre se dévoilent au Salon LE BARBIER DE SEMBLE Texte: Pierre Augustin Caron de Beaumarchais.Mise en scène: Michel Bérubé.Une production de Théâtre Longue Vue, la suite (LV 2), présentée a la salle du Gesù jusqu’au 26 novembre 2005.SOLANGE LÉVESQUE Le Théâtre Longue Vue se donne un mandat aussi louable que légitime: «initier les étudiants aux œuvres du répertoire théâtral classique» et «innover en ajoutant à sa programmation des œuvres du théâtre contemporain».D offre aux jeunes spectateurs un cahier d'accompagnement éclairant qui situe bien l’œuvre dans son époque et explique la place réelle de Beaumarchais (1732-1799) dans la littérature dramaturgique du siècle des Dunières.Le Théâtre Longue Vue a déjà présenté de bonnes productions à son public dans les années précédentes.Celle-ci est bancale sur plusieurs plans, et c’est dommage.On n’y sent pas de recherche véritable; la mise en scène de Michel Bérubé parait sans relief comme à le contenu de la pièce n’avait pas été mis en perspective.Certes, personne ne peut demander à l’œuvre d’avoir plus de profondeur qu’elle n’en a, mais à défaut d’émouvoir ou de susciter la réflexion, elle peut offrir un divertissement intelligent en faisant ressortir, par exemple, le charme de la commedia dell’arte, dont l'influence subsiste autant du côté de l’intrigue que chez les personnages de Figaro et de Bartholo, notamment Un des principaux problèmes réside du côté du jeu, qui paraît convenu ou forcé, donnant ainsi l’impression que les personnages sont abordés de l’extérieur, à travers de vieux clichés.On ne croit pas du tout par exemple, que Rosine (Caroline Bouchard) puisse éprouver un vrai sentiment pour le comte Almaviva (Jean-François Beaupré), ni que celui-ci soit amoureux d’elle.Tous deux jouent en les caricaturant les signes de l’attirance, ce qui est bien insuffisant pour convaincre.L'intrigue (déjà assez mince) perd, de ce fait, son intérêt.Quant à la langue de Beaumarchais, on n’éprouve guère, à l’entendre, le plaisir qu’on pourrait éprouver car l’interprétation ne met pas suffisamment en valeur ses qualités brillantes.Plusieurs productions sont montées avec de petits moyens; à partir du moment où cette pauvreté matérielle est franchement assumée, personne ne leur tiendra rigueur d’afficher des décors ou des costumes modestes.Par ailleurs, avec de l’imagination, on peut tout de même faire beau et vrai avec peu.Un autre problème de Factuelle production du Théâtre de Longue Vue est qu’elle fait semblant d’avoir des moyens qu’elle n’a pas.Une partie du décor, qui se résume à un simple panneau de tissu coloré percé d'ouvertures qui figurent portes et fenêtres, n’est pas au point Les costumes sont composés d’éléments hétéroclites appartenant à des styles et à des époques difficilement compatibles; ils tentent de «faire riche» mais sont indigents et plutôt laids.Tout cela mine la crédibilité de l’entreprise.Et pourquoi ces jambes de pin-up et ces escarpins à talons aiguilles projetés sur le tissu qui constitue le décor?Dans son état actuel, la production présentée par le Théâtre de Longue Vue s’apparente davantage à un théâtre désuet qu’à un théâtre contemporain s’affichant comme professionnel.Collaboratrice du Devoir EN BREF Le Québec publie 5000 livres par année, mais 20 % sont rentables La production de livres est abondante au Québec, mais pe,u de ces ouvrages sont rentables.À l’occasion de l’ouverture du Salon du livre de Montréal, le quotidien La Presse souligne que 5000 nouveaux livres sont publiés chaque année au Québec.La production est variée, comprenant de la poésie, des romans, des livres scolaires, des livres de croissance personnelle ou de recettes, de la bande dessinée ou des biographies.Mais de tous ces ouvrages, environ 20 % seulement sont rentables.Cela ne décourage pas les éditeurs, qui espèrent tomber sur un livre qui sera couronné de succès.André Vanasse, de la maison XYZ, explique que les coûts de production ont diminué et que c'est devenu plus facile de faire beaucoup de livres en espérant gagner la loto.C'est Yann Martel qui lui a fourni son plus grand succès commercial en 30 ans de métier avec Histoire de Pi.Mais s’il y a plus de livres sur le marché, le tirage baisse.Il y a 30 ans, on impri- mait en moyenne 4000 exemplaires d'un nouveau titre québécois.Maintenant, on en publie entre 1000 et 2000.Et peu d’auteurs en profitent; on estime que 9 % des écrivains québécois vivent de leurs droits d'auteur.- PC Bertrand Eveno quitte l’AFP Paris — Le p.-d.g.de l'Agence France-Presse (AFP), Bertrand Eveno, a aimoncé hier qu’il allait quitter son poste, «au plus tard fin 2005».Dans un message interne au personnel, il a précisé que les motifs de son départ après cinq années à la tête de l’AFP étaient «d’abord des motifs personnels et privés d’ordre général».Il a ajouté qu’ils étaient «aussi d’ordre professionnel, puisqu’il]} souhaite exercer une activité nouvelle d’entrepreneur individuel et d’investisseur personnel».Agé de 61 ans, Bertrand Eveno a expliqué que sa décision de démissionner n'avait rien à voir avec le vote par le personnel (à 84,97 % des suffrages exprimés) d’une motion de défiance à l’égard de la direction sur la remise à la police de photos non doutées du passage à tabac d'un policier en Corse.-AP Le collectif Montréal ^ Québec ! Canada #¦95,1 «tJLDvU ARCHAMBAULT* **tMI#*{ CMAlNC —~ vous invite à sa prochaine exposition de peinture Séquences 7595, bout.St-Laurent.espace 201 Montréal.Métro De Castelnau Vernissage le 18 novembre de 17h à 22h L exposition se poursuivra les samedi et dimanche 19 et 20 novembre de 13h à 17h30 Telephone : 514-278-3136 infowmagentablues.ca www.magentablues.ca lorpurgo auteur d’une centaine de livres, traduit dans le monde entier et couronné par de nombreux prix littéraires Soldat Peaceful Le Royaume de Kensuké Le Roi de la forêt des brumes Gallimard Jeunesse le vendredi 18 novembre de 12 h 30 à 13 h le samedi 19 novembre de 14 h 30 à 15 h 30 le dimanche 20 novembre de 13 h 30 à 14 h 30__ le lundi 21 novembre de 12 h 45 à 13 h 30 Le grand classique de la littérature enfantine, La belle lisse poire du prince de Motordu, célébré ses 25 ans ! Pour fêter cet anniversaire Pef nous offre trois nouveautés : L'ami vert cerf du prince de Motordu Lesjeux du prince de Motordu Le Théâtre de Motordu Gallimard Jeunesse le samedi 19 novembre de 15 h 30 à 16 h 30 le dimanche 20 novembre de 15 h 30 à 16 h 30.le lundi 21 novembre de 10 h 30 à 11 h 30 Les enquêtes de Vipérine Maltais T.i Mortels Noels Gallimard Jeunesse Le vendredi 18 novembre de 11 h 45 à 12 h 30 le samedi 19 novembre de 13 h 15 à 14 h -Thomas Gunzig KURU Au diable vauvert il est aussi l’auteur de Mort d’un parfait bilingue Le plus petit zoo du monde en Folio le samedi 19 novembre de 15 h à 16 h F I 4 LE DEVOIR.LE VENDREDI 18 NOVEMBRE 2 0 0 5 B 3 ok»a,\esB Docu CINEMA BEE SEASON A l’affiche cette semaine SOURCE: MEDIAFILM.CA AUX PORTES DU PARADIS (Paradis Now / Al-Jenna-An) Pays-Bas - Israël - Allemagne -France, 2005,87 minutes Drame de Hany Abu-Assad avec Kais Nashef, Ali Suliman.Garagistes à Naplouse, les Palestiniens Saïd et Khaled sont désignés pour perpétrer un attentat suicide à Tel-Aviv.Mais divers contretemps les empêchent de mener à bien leur mission.• V.o., s.-ti.: Parisien.• V.o., s.-ta.: Forum, Cinéma du Parc, Etats-Unis, 2005,104 minutes Drame psychologique de Scott McGehee et David Siegel avec Richard Gere, Juliette Binoche, Flora Cross.Un professeur juif passionne par le mysticisme pousse sa fdle à remporter un concours d'épellation.Pendant ce temps, son épouse montre des signes de déséquilibre psychologique et son fils, qui se sent délaissé, veut se convertir au bouddhisme.• V.o.: Forum.LES FAITES D’ORTHOGRAPHE France, 2004,90 minutes Comedie dramatique de Jean-Jacques Zilbermann avec Damien Jouillerot, Carole Bouquet Olivier Gourmet À la fin des années 1960, Daniel Massu.15 ans, est le souf fre-douleur d'un internat dirigé d'pne main de fer par ses parents.A la suite d'une sérié de vexations et de revers, il décide de provoquer une rébellion dans l’établissement • V.o.: Parisien.Fais-toi mal Johnny -#-s—i-——-.mi*,-—m -»-f______! SOURCE 20TH CENTURY FOX Joaquin Phoenix et Reese Witherspoon dans une scène de Walk the Line.jX T?WALK THE LINE De James Mangold.Avec Joaquin Phoenix, Reese Witherspoon, Ginnifer Goodwin, Robert Patrick, Shelby Lynne, d’après Man In Black et Cash: The Autobiography de Johnny Cash.Image: Phédon Papamichael.Montage: Michael McCusker.Musique supervisée par T-Bone Burnett Etats-Unis, 2005,136 minutes.SYLVAIN CORMIER Joaquin Phoenix a le visage un peu trop massif mais l’œil mauvais de Johnny Cash.Reese Witherspoon, un brin trop gracile, a autant de chien que June Carter en avait.Quand ils partagent le micro dans Jackson ou It Ain't Me, Babe, ça fait des flammèches.Pour vrai.D’ailleurs, ils chantent et jouent vraiment boni d’authenticité.Compositions réussies et chimie indéniable.On les regarde se regarder et on se dit que Johnny et June, lui ramasseur de coton devenu géant du country, elle fiè-re fille de la famille fondatrice du genre, ne pouvaient qu’aboutir mari et femme, envers et contre tout.Envers et contre quoi?Envers et contre les démons de «l’homme en noir».Démons détaillés en deux grosses heures par le film de James Mangold (Girl Interrupted) , un peu beaucoup de la même façon que Taylor Hackford décrivait les démons de Ray Charles dans Ray.C’est-à-dire consciencieusement.Et banalement.Comme si, parce que toutes ces vies de mégavedettes de la musique se ressem- blent, il fallait les filmer pareillement Il y a toujours un drame clé vécu à l’enfance, frère noyé pour Ray, frère charcuté pour Johnny, drame porteur de culpabilité et source de tous les tourments, invariablement montrés en flash-back.Il y a toujours l’exaltant moment de la révélation du talent toujours le tourbillon de la gloire en montage haletant, toujours l’alcool et la drogue qui s’en mêlent, d’abord pour tenir le coup dans les tournées, puis pour engourdir la souffrance (moult séquences glauques dans des chambres d'hôtel), toujours la descente aux enfers (violence, déchéance, prison) et toujours la rédemption.Avec séquen- ce à l’église de rigueur.Le film s'achève sur la demande en mariage de Johnny à June, sur une scène ontarienne en 1968.Pas besoin de la suite: 35 ans de bonheur.Heureusement que Phoenix et Witherspoon crèvent l’écran: on finirait par crever d’ennui tellement tout ce qui entoure la relation Johnny-June est ainsi télégraphié.Oui, on a droit aux crises de larmes et de jalousie de la première épouse de Cash (par ailleurs fort bien jouée par la chanteuse Shelby Lynne), aux enfants témoins de violence conjugale, à la confrontation épouse-amante, etc.Heureusement que les séquences en spectacle, dans les petites salles des années 50, au Ryman de Nashville, dans la prison de Fulsom, sont formidables: avec l’excellent T-Bone Burnett au contrôle de la qualité, on ne risquait rien de ce côté.Pour ça et pour les flammèches, on sort content Pour le reste, entre mélo prévisible et reconstitution fidèle, le film marche bien trop prudemment sur la ligne.Collaborateur du Devoir • V.o.: Forum, Cavendish, Place LaSalle, Colisée Kirkland, Lacor-daire, Des Sources, Spheretech, Marché Central.• V.f.: Place LaSalle, Quartier latin, StarCité, Langelier.La révolution DVD Martin Bilodeau Le 29 novembre, Alliance Atlantis Vivafilm sort A«-rore en DVD, 20 semaines à peine après sa sortie en salles.Le 25 octobre dernier, TVA Films faisait la même chose avec C.R.A.Z.Y., et ce, en dépit du fait que le film de Jean-Marc Vallée était encore à l’affiche dans plusieurs salles du Québec.Le délai entre la sortie d’un film et sa distribution en vidéo n'a cessé de s’écourter au cours des dernières années.Si bien que plusieurs experts prédisent pour un avenir rapproché des sorties simultanées, à la fois au grand écran, au petit écran (au moyen de la télévision à la carte) et en DVD.Le 27 janvier prochain, Steven Soderberg créera le précédent en sortant son Bubble sur les trois marchés simultanément Le fin mot derrière ce nouveau phénomène à l'épicentre californien et à l'impact planétaire: la rentabilité.Aux Etats-Unis, les coûts de production sont si élevés qu’il n’est presque plus possible de rentabiliser un film en misant uniquement sur son exploitation en salles.Un article captivant paru cette semaine dans le New York Times sous la plume d'Adam Leipzig explique entre autres comment les studios hollywoodiens en sont venus à dépendre de la vente de DVD afin de récupérer en aval les sommes investies dans la production de leurs films.Le coût moyen d'un film hollywoodien.nous apprend-il.s'élève à 100 millions de dollars.Les deux premiers tiers de cette somme servent à la production, le dernier à la promotion.Pour que cet investissement soit entièrement remboursé.le film doit récolter 200 millions au box-office, les exploitants gardant pour eux 50 % des recettes aux guichets.Les films qui obtiennent de tels scores sont habituellement des films à franchise ou des remakes, bref des films qui génè- rent un enthousiasme immédiat auprès du public visé et génèrent des millions en vente de produits dérivés.Ce système, que Walt Disney a créé dans les années 30, est devenu la norme parmi les grands studios, propriété d’immenses empires qui dépendent de l’humeur de leurs actionnaires.L’industrie du DVD revêt donc toute son importance à partir du moment où les majors entendent y récupérer leur investissement Passé les deux premières semaines d’exploitation, les recettes d’un film moyen deviennent marginales.Il devient donc inutile de repousser de six mois la sortie du DVD.D’autant que la sortie sur les tablettes pourra bénéficier directement des effets de l’accueil public et de la promotion du film en salles.Ainsi, la publicité faite autour d’un DVD prend le relais de façon naturelle à celle de la campagne en salles.Vous remarquerez qu’à l’heure où Aurore et C.R.A.Z.Y.arrivent sur les tablettes, les publicités pour ces films n’ont presque jamais disparu des journaux.?Les 1600 membres votants de l'Académie du cinéma européen, qui distribue chaque année ses récompenses aux meilleurs films du Vieux Continent, annonçaient cette semaine la nomination de C.R.A.Z.Y.dans la catégorie du meilleur film non européen.Tout juste couronné du prix du public à l’AFI de Los Angeles, le film de Jean-Marc Vallée concourt avec neuf candidats très remarqués dans le circuit festivalier, parmi lesquels La Bataille du ciel du Mexicain Carlos Reygadas, Broke-back Mountain du Sino-Américain Ang Lee, Good Night, and Good Luck de l'Américain George Clooney, Sympathy for Lady Vengeance du Sud-Coréen Park Chan-wok et Tsotsi du Sud-Africain Gavin Woods.La remise des prix aura lieu à Berlin le 3 décembre.?L’annonce par un cinéma de répertoire de la présentation d’un classique du cinéma dans une copie neuve signifie invariablement ceci: une réédition en DVD est sur le point de sortir, laquelle a justifié ce nouveau tirage.C’est le cas de Profession: Reporter, fascinant road-movie sur l’illusion de l’identité signé Michelangelo Antonioni, attendu sur les tablettes en mai mais qu’on peut revoir sur plein écran au Cinéma du Parc à partir d’aujourd’hui.Porté par le jeu étonnamment sobre de Jack Nicholson en reporter qui échan- DEVIENS ?UM nu* DI R A DU MINA I LE A N U w UN RÉCIT ÉPIQUE SU» L'HISTOIRE LE DESTIN.LA FORCE DES RACINES ET L'AMOUR MATERNEL LE CINEASTE JETTE UN REGARD REMARQUABLEMENT JUSTE ET D UNE GRANDE HUMANITÉ SUR LA TOLÉRANCE.L AMITIÉ LA FAMILLE CT LA GUERRE UN GRAND FILM! JOH* GffiErtW TME GAZETTE «TRES BEAU ET BOULEVERSANT!» «AMOM DUMUiS PRIX DU PUBLIC PRIX OECUMENIQUE PRIX RESEAU EUPOPA CINEMAS BERLINALF 2 00 5 PRIX DU PUBLIC CINE MA NIA 2005 PRIX DU PUBLIC VANCOUVER 2005 1 r mm AUJOURD’HUI! ge son identité avec celle d’un marchand d’armes décédé ainsi que par la caméra subliminale de Luciano Tovoli, The Passenger (c’est le titre anglais, le film étant présenté en version originale) garde l’affiche du Cinéma du Parc jusqu’au 1" décembre.Collaborateur du Devoir UN TRIOMPHE! ?Le Sole il ?V Le Journal oe monirIal 'kif-kif ?U Psfsst The Guette a COMPfTÏÏION OfFKM FESTIVAL DE LOCARNO 2005 fPRIX DU MEILLEUR FILM CANADIEN \ FESTIVAL DU CINEMA FRANCONPHONE # DE MONCTON Jr- LÉOPARD D’OR A I MEILLEUR INTERPRÈTE MASCULIN J PATRICK DROLET CPRIX DU JURY DES JEUNES \ ENVIRONNEMENT ET OUAUTE DE VIE # { PRIX OECUMÉNIQUE J ( A1*'ii va i nc SYLVIE DUMONTIER / SHILVI Monoisetiu et Popo part an vent vendredi 9 h 30 à 11 h 30 samedi 11 h 30 à 13 h 30 dimanche 11 h à 13 h lundi 9 h 30 à 11 h 30 Hg» mm I 1 JOSEE 01 STASI0 A la fli Stasio samedi 15 h 30 à 16 h 30 CHRYSTINE BROUILLET Marie La Flaw me samedi 12 h à 13 h JUSTINE SAINT-LAURENT rt ¦ i ÆùitshitëÈkx, '¦ .laPÈL x Brute W W I rfimum.hr Ih h a 17 li CATHERINE BERGMAN « Il faut rester dans la parade! » jeudi 17 h à 19 h vendredi 13 h 30 à 15 h 30 samedi 13 h à 15 h et 18 h à 20 h JHgMMMMnHi LU Wllk S MARIE-PAULE DESSAINT j Une retraite J heureuse?Y: dimanche 13 h a 15 h SYLVAIN LAROCQUE Mariage gai samedi 13 h 30 â 15 h 30 CAROLE FORTIN Rêves prémonitoires vendredi 15 h à 17 h samedi 15 h 30 a 18 h dimanche 15 h à 17 h BRIGITTE LANGEVIN S.().S.cauchemars vendredi 17 h a 19 h samedi 15 h 30 a 18 h dimanche 13 h h 15 h T $ NICOLE GRAHON I U Art de rêver I et I 1rs Secrets de ht vitalité vendredi 19 h à 21 h samedi 15 h 30 à 18 h Flammarion I LE DEVOIR.LE VENDREDI 18 NOVEMBRE 2 0 0 5 B 4 ?WEEK-END CULTURE* Entrevue avec Martin Scorsese au Festival de films de Marrakech De maîtres à apprentis Une relève de cinéastes marocains à inspirer PI ANDREA COMAS REUTERS Martin Scorsese au Festival de Marrakech.EN BREF Prochain départ annulé En raison de la poursuite du mouvement de grève des professeurs de l’Université de Montréal, la faculté de musique est forcée de reporter à une date ultérieure la présentation de Prochain départ, opéra de chambre de Simon Bertrand sur un livret de Stanley Péan et une mise en scène d'Alice Ronfard.Les représentations prévues ce soir et demain sont donc annulées.- Le Devoir Jean-Luc Nancy à Montréal La présence montréalaise du philosophe français Jean-Luc Nancy est plurielle.Son récent essai, 58 indices sur le corps et extension de l'âme, arrive à point pour le Salon du livre.la complicité qu’il a développée avec l’artiste visuel François Martin et le musicien Rodolphe Burger fait également l’objet d’une exposition en ce moment à la Galerie de l’UQAM.Intitulée TROP Jean-Luc Nancy, cette exposition donne le ton de la conférence publique qu’il prononcera le jeudi 24 novembre à 18h à la Bibliothèque nationale du Québec.Professeur émérite à l’université Marc Bloch de Strasbourg, M.Nancy est l’auteur de nombreux ouvrages, dpnt Im Décloçion (Galilée, 2005),À l’écoute (Galilée, 2002), La Pensée dérobée (Galilée, 2001).Outre MM.Burger et Martin, il a également collaboré avec la chorégraphe Mathilde Monnier, le cinéaste Abbas Kkirostami et le peintre Simon Hantai.- Le Devoir Dix concurrents pour TOscar du meilleur film d’animation Los Angeles — Dix films ont été sélectionnés pour l’Oscar de la meilleure œuvre d’animation, a annoncé hier l’Académie des arts et des sciences du cinéma à Hollywood dans un communiqué.Parmi ces films d’animation ou dessins animés figurent Vaillant et Chicken Little, produits des studios Disney, La Véritable Histoire du petit chaperon rouge, adaptation délirante sur un mode policier du conte de Charles Perrault, et Le Château ambulant du Japo-n;üs Hayao Miyazaki, auteur de l’acclamé Princesse Mononoké.Madagascar et Wallace et Gromit: le mystère du lapin-garou, deux grands succès de l’année dus aux studios DreamWorks, Robots, Le Voyage de Gulliver, Steamboy, autre film japonais, et Les Noces funèbres, comédie à l'humour noir de Tim Burton, sont également sélectionnés.In 78’ cérémonie des Oscars se déroulera le 5 mars 2006 à Los Angeles.- AFP ODILE TREMBLAY Marrakech — Obtenir une entrevue privée avec Martin Scorsese est une entreprise à peu prés impossible pour le scribe non issu d’une grosse publication à l’aura internationale.Au Festival de Marrakech comme ailleurs.Mais les hasards de l’existence se chargent parfois de vous mettre les fruits tout cuits dans le bec.Une collègue de l’hebdo français L’Express se cherchait une interprète.Et nous voilà toutes deux en train d’attendre le cinéaste de Taxi Driver dans un hall d’hôtel aseptisé.Au festival, Scorsese, grand invité d’honneur, reçoit un hommage avec rétrospectives de ses œuvres.Il se trouve aussi à Marrakech, comme son confrère iranien Abbas Kiarostami, pour offrir une classe de maître à un groupe d’apprentis cinéastes marocains et américains, choyés par le sort Rien n’est simple avec les illustres de ce monde.Ce jour-là, le roi du Maroc décorait Scorsese de l’Ordre du mérite intellectuel.Les rois, c’est toujours en retard, n’en déplaise au proverbe qui assure que l’exactitude est leur politesse.Le prince d’Orange, héritier du trône des Pays-Bas, venu cette semaine comme bien des grosses légumes pour serrer la pince royale à l’occasion des 50 ans de l’indépendance marocaine, avait lui-même retardé Mohammed VI, qui fit poireauter Scorsese, lequel fit attendre sa classe, la journaliste de L’Express, le photographe et, au bout de la chaîne, l’interprète montréalaise improvisée: moi-même.Comme quoi les grands événements ont bel et bien une incidence sur les petits.Scorsese, avec quatre heures de retard, trépignait de hâte de rejoindre sa classe qui l’avait patiemment attendu.D’où son air un peu excédé de nous retrouver sur son chemin.le but principal de sa venue ici était, de son propre aveu, de rencontrer de jeunes Marocains dans le cadre d'un atelier de réalisateurs organisé cette année conjointement par les festivals de Marrakech et de Tribeca.Huit jeunes Américains et autant de Marocains y participent dans le mariage des cultures.Le grand cinéaste américain s’intéresse vraiment à la relève.R a accepté de participer à ces ateliers de formation, nous dit-il, parce qu’il croit à une seule forme de transmission, celle du souffle contagieux de l’inspiration.Scorsese, toujours cinéphile, avait d’ailleurs apporté des extraits de fdms qui ont inspiré son œuvre, dont Jules et Jim, pour communi- quer sa passion à cette relève qui n’en espérait pas tant.«Dans ces coins du monde, si des jeunes gens veulent s'exprimer par le truchement d’une caméra, ils doivent ouvrir les yeux, dialoguer, s’inspirer, traduire leur propre désir du cinéma et leurs messages à transmettre», assure-t-il.Pas si facile de tourner au Maroc.Les moyens financiers manquent.Scorsese nous rétorque qu’ayant peine à trouver l’argent en Amérique pour ses propres films, financer les autres.«De toute façon, avec les nouvelles technologies, c’est plus facile de se lancer dans le cinéma.» Vrai.Les minicaméras numériques, souples, peu coûteuses, sont en train de sauver la cinématographie des pays en développement ou aux infrastructures instables.Au cours des dernières années, le Maroc a par exemple vu pousser une petite industrie de téléfilms berbères, réalisés rapidement et sans argent mais offrant le reflet de cette communauté dont la riche culture est bien différente de celle de la majorité arabe.Le grand cinéaste Abbas Kiarostami, très engagé dans ces ate- liers, estime de son côté que les contraintes sont des moteurs de création au cinéma.Lui-même, limité en Iran par une série de freins religieux, économiques, sociaux, etc., a apporté un nouveau souffle au septième art avec des œuvres phares coimne Au travers les oliviers et Le Goût de la cerise.«J'essaie de travailler avec les élèves en les limitant, disait-il.Les industries trop riches ne font pas des œuvres très inspirées.» Scorsese et Kiarostami sont venus dire à ces apprentis que le cinéma est toujours possible aux cœurs vaillants et qu'il se nourrit même des obstacles qui lui barrent la route.Beaucoup d’obstacles parsèment en effet la route des cinéastes marocains.Même si, depuis cinq ans, un fonds d’aide national au long métrage a gonflé les sommes qu’il accorde à chaque film, un long métrage se boucle mal sans coproductions et il faut tenir un projet à bouts de bras pendant cinq ans avant d’accéder à l’étape du tournage.Moumen Smihi, un cinéaste vétéran dont Le Gosse de Tanger, chronique d’une enfance dans le Tanger cosmopolite des années 50, constitue la seule œuvre marocaine en compétition au Festival de Marrakech, assure en entrevue que c’est le parcours du combattant pour trouver le financement d’un film.Ses Chroniques marocaines, réalisées en 1999, ne sont jamais sorties au Maroc.«H manque de distributeurs», soupiret-l R manque de saUes surtout Le Maroc comptait 350 écrans de cinéma il y a 20 ans.Il en reste 95 aujourd’hui.Le réseau s’est rétréci sous les coups du piratage de films, du marché du DVD et de la vidéocassette.Et même si des multiplexes commencent à poindre, l’un à Casablanca, l’autre à Marrakech l’an prochain, le pays compose avec des saUes vétustes qui ferment une à une.Et même si le cinéma marocain gagne du terrain et touche son public, même si une relève accourt armée ou non de minicaméras, la première école de cinéma n’a poussé que l’an dernier à Ouarzazate.Une autre a été fondée cette semaine à Marrakech.11 y a du rattrapage à faire, en amont comme en aval.Prenez Naguib Ayoub.Le cinéaste d’Ali Zaoua est né à Paris, y a vécu 30 ans et n’a réinvesti ses foyers marocains que depuis 1999.Depuis, il a mis sur pied une maison de production, créé des stages pour les jeunes réalisateurs en partenariat avec la télé marocaine et travaille maintenant à un vaste projet de production de longs métrages de genre pour le marché des salles ou du DVD.Il a l'air tout relax quand on le rencontre mais se déploie sur tous les fronts.«J’ai une âme de bâtisseur, confesse-t-il./«sais venu vivre au Maroc pour aider la relève, construire pour elle une grande maison.» Et, tout souriant, le cinéaste est reparti vers son destin d’apôtre.Scorsese et Kiarostami, c’est parfait pour l’exemple et pour l’inspiration, mais ils ne restent au pays que dix jours.Pas Naguib Ayoub.Qu’Allah le protège! Le Devoir ?À LA TÉLÉVISION* CANAUX i h11on SRC La Petite Vie Le Cercle BanzaYI RDI TVS I D , VIF Ml» rvix VR AK .TV T TF ' RDS HIS I OH IA AH 1 V sfmTs^ CAN Al / C SAVOIR P VAS ION 1 I O CBC I : 1 V .Mont t GBÎ I VO ABC CHS NBC I ox P B S < ) PBS CTV (Coriv» AS I BRAVO mscovi RY MIX I O H Y NI wswom D SHOWCASI l I AH N I NO I II I I SN Y I V CANAUX union la force Le TVA 1 B ham es Macaroni tout ont ni Qr.Journal (16:30) Teiéjoumal Cible (17:55) les abus ilu pouvoir mÂnaqo Mangui Top5 .Top5.Au-uela InToman du R Bal | ________ J.E./ Le palmarès des i outes qui tuent Une pilule Janette / Normand Brathwalte Les Retrouvailles Zone libre documentaires / Arafat mon frère Le Télôjournal/Le Point Le TVA 22 heures Il va y avoir du sport! / Svend Robinson Flash / P.1 apointe La Porte des ôtoites Capital J ml FR2 Le Monde d.La Part.À la rii Stasio L e Poulet Au-dessus de la mêlée Les Re trouvailles Grande Ourse Cinéma / TRAHISON MORTELLE (6) avec Nicolette Sheridan.Andrew Jackson Belle et Bum / Isabelle Boulay.Véronic DiCaire.Sao Le Grand Journal Le Cercle Cinéma Cinéma / BRAZIL (1) avec Jonathan Pryce 1 1 00/o La Villa des plaisirs Les Démineurs Augei enquête Décore.Mêt.unni Thalassa Un an après le tsunami l e Téléjoutnal/Le Point Sortir Suc cès Amour eux .(i r am Galaxie Spies Soutire Spotts ÏO Sports 30 Destins / Joseph Guibord de mode } famille! Demain è la une Nu Muslk Choix c.om Char tned GUI N La Ligue Box Office d Un tueur si proche i est pou r tant vi ai [Arte reportage Journal Les Nouveaux Détectives Preuves à l’appui Cinéma / LARRY.Le Monde Le Téléjournal/Le Point [Jml RDI TP J : police judiciaire T Expéditions Décompte Musicographie *NS i es ii ères Scott Simpson I I utura Au delé du t éel des hommes intègres [ teiselust J La Ruée Je vis ta vie [ .affaires! Canada Now CTV News News Fsplons Rick Ames Vive les mat lés! Ed l es Stupéfiants Hocke\ Canadiens Devils Gengïs Khan Les Mariées d Hollywood | .fines Des gens.IRic hesse Summer I.nul l.r v ie après Simpson | Star.Décore.Britney._ L Académie Smaliville Manon .Jackass Vie rurale Écr Sexe Réalité Interventions miracles Cinéma South Park [ Sports 30 Fou raide! [Roule.Les Acoustiques Gilmore Girls Star Wars [star ._ Canadiens express Danse plus Duran.South Park Jeux d’été Orgueil et Préjugés (2'6) Moi et .j F ahuleuses Cinéma / AUX SOURCES DU NIL (3) avec Patrick Bergin.lain Glen Elles Cinéma / HÔTEL NEW HAMPSHIRE lus! xper ts Mutant X i • Qu4bBC •> i heure des choix l es Grands Aventuriers Alphadi haute couture The Red National Mentors ABC News Finger Tips Frasier News _________ News______ iNBC News Simpsons [That 70s T tie Newshoui BBC News | Business C T V News Citv Coi itiileittlal Street I cq.ii _______ How it s Made Tilings [Disasters BBC News [ CBC News Doc Marthe _______________ 1 he Moi n Show Oft the 1 Sportscent Gi Oh ÎD.I.C.Ï Access H.t 1 Canada Sahai a Ft tends News Jeopardy BBC News Will.Grace Wheel.Simpsons Seinfeld Bernie Mac Vermont 1 lie Newshoui ___ «Talk Daily [ Joopaidy American Justice Videos Bravo! Fact Dally Planet JAG ______ CBC News [Au courant l exx 1 hat Yin Yang 1 hing Extra | Match.f fockey Thrashet s voyage [ Hôtels Tendance Amy Alias Mar gerlte-Bourgeoys Chemins.L’Heure de vérité Largo.Dead Zone temps TMaternelle La Diversité culturelle Frontières Reiselust D une histoire à I autre Air I arce j 1 lus Hour Ghost Whisperer Malcolm in the Middle Studio 2_______ Super nanny Ghost Whisperer Cinéma / SONATE D’AUTOMNE (2) avec L Bergman Alphadi Destination Monde / RioJ Rose __________ haute couture Villages.Just for Laughs Close to Home Without a Trace Heartbeat (2i:iO)____ Hope.(Properties Close to Home The National____ Law & Order: Cl Numb3rs_________ Cinéma çzz-.io) 20/20___________ Numb3rs National Cinéma / HEAVEN Tas a fait sa carrière en France, où il s’est fait connaître comme le violoncelliste de l’Ensemble intercontemporain de Pierre Boulez.CHRISTOPHE HUSS C> est aujourd'hui qu’il vous faut glaner un laissez-passer qui vous ouvrira les portes de ce qui s'annonce comme un des événements musicaux de l’automne: le récital lundi à 20h à la salle Pierre Mercure du Centre Pierre-Péla-deau, du violoncelliste Jean-Guihen Queyras et du pianiste Alexandre Tharaud.Un concert gratuit offert par RadioCanada pour fêter ses dix ans de Radio-Concerts au Centre Pierre-Péladeau! Jean-Guihen Queyras a fait sa carrière en France, où il s’est fait connaître comme le violoncelliste de l’Ensemble intercontemporain de Pierre Boulez.C’est avec lui que Boulez a enregistré chez Deutsche Grammophon le Concerto pour violoncelle de Ligeti.Il a ensuite volé de ses propres ailes et attiré l'attention des mélomanes à travers des disques publiés par Harmonia Mundi, notamment les Concertos pour violoncelle de Haydn.Coup de maître dans un répertoire a priori inattendu pour lui, il vient de nous donner cet automne une interprétation bouleversante de simplicité et d’évidence du célèbre Concerto pour violoncelle de Dvorak, un CD qui rend obsolètes tant de versions plus huppées, dont la surcharge émotionnelle n'a rien à voir avec ce que Dvorak a écrit Un enfant de Montréal Cette prouesse est signée par un enfant de Montreal, la ville où Jean-Guihen Queyras vit le jour en 1967.De son enfance tumultueuse, on saura en entrevue qu'il a quitté le Québec à l'âge de cinq ans lorsque sa mère, une Québécoise, rencontra un Français.Il ne retrouvera ses racines que bien plus tard, au milieu de ses neuf oncles et tantes: «J'ai compris à l'âge de 21 ans, lorsque J’étudiais à New York et que je suis venu passer Noël au Québec, la profondeur des choses qui s’inscrivent dans les premières années de la vie: les premiers bruits, les sons, la langue, l’air.Ce sentiment d’appartenance, qui était là, ancré, fut un vrai choc.» Aujourd'hui, le cosmopolite Jean-Guihen Queyras vit à Fribourg, dans le sud-ouest de l'Allemagne, la région de la Forêt-Nojre d’où est issue son épouse.A Londres cette année, il a rencontré un chef québécois de grand talent, Jean-Philippe Tremblay, qui dirigeait le London Philharmonie Orchestra dans le Triple Concerto de Beethoven.Un de ses partenariats les plus heureux, c’est d’évidence celui avec le pianiste Alexandre Tharaud, qui nous donna, à Lanaudière cet été, un mémorable récital.Parmi ses grands souvenirs avec le pianiste français, il cite une Sonate Arpeg-gione de Schubert, que les deux artistes joueront lundi: «C’était il y a deux ans au Festival de l’Épau, un de ces moments pour lesquels on vit en tant que musicien, un moment où tout est en harmonie.• Le pianiste y a un rôle capital: «C’est une de ces parties de piano pour lesquelles on se dit qu'il n’y a pas grand-chose et où, en fait, il y a tout.Les quelques mesures d’introduction du piano impriment toute la qualité du déroulement.» Jean-Guihen Queyras a lâché un peu la musique contemporaine après son départ de l'ensemble de Pierre Boulez.Mais il y est bien vite revenu: «C’est une passion très forte.J’en ai vraiment besoin.D’ailleurs, pour mon intégrale des Suites de Bach à la Cité de la musique à Paris, en mars 2006, j’ai commandé à six compositeurs — dont Kurtag, Harvey, Fedele — une introduction à chacune des Six Suites.Le fait d'avoir côtoyé des compositeurs au quotidien a trans-f>rmé et enrichi mon rapport avec le repertoire classique.Quami on donne avant une Suite de Bach une œuvre même assez radicale de Im-chenmann ou Hosokawa, on redonne à l’auditeur une certaine virginité en le debarrassant de ses attentes.» Ia' violoncelliste, qui professe une admiration inconditionnelle pour Gyôrgy Kurtag et sa minutie, vient de créer deux concertos, un de Philippe Schoeller, qu’il qualifie de «chef-d’aeuvre», l'autre de Bruno Mantovani.Outre la Sonate Arpeg-gione, il jouera à Montréal, dans ce concert donné en hommage à Myra Créé, une transcription de la Sonatine 1).38J de Schubert, un arrangement des Pièces opus 5 de Berg et la Sonate pour violoncelle et piano de Poulenc.la's sesames qui vous permettront d'assister au concert sont disponibles aujourd'hui au comptoir d'accueil de la Maison de RadioCanada et à la billetterie du Centre Pierre-Péladeau.et ne manquez pas le Concerto pour violoncelle de Dvorak qui vient de paraître en CD chez Harmonia Mundi.Collaborateur du Devoir SOURCE APPLE/CAPITOL George Harrison et Bob Dylan en répétition.Quand le rock se rendit utile SYLVAIN CORMIER Cher George.Même mort, il amasse encore des fonds pour rUNICEE Effet durable d’une bonne action! La première bonne action collective de l’histoire du rock, 14 ans avant Live Aid: The Concert for Bangladesh.Spectacle né simplement le maître ès sitar Ravi Shankar, horrifié par le drame humain que vivaient alors quelque dix millions de Pakistanais de l'est réfugiés en Inde, en parla à George Harrison, lequel eut cette idée neuve: rai lier les copains, le temps d’un spectacle.Avec le disque et le film qu’on en tirerait ça ferait des sous, et puis ça sonnerait l’alarme.Dont acte.Fallait l'oser.En 1971, les compagnies de disques ne «prêtaient» pas leurs ouailles.Quand Eric Clapton avait joué sur l’album «blanc» des Beatles, c'était en secret George, pas gêné, appela les artistes directement Ringo le frère Beatle accourut.Clapton sortit de sa «retraite» d’accro à Ihéro.Leon Russell prit congé des Englishmen de Joe Cocker.Des artistes de l’étiquette Apple, Billy Preston, le groupe Badlinger.ne se firent pas prier.Musiciens et choristes se portèrent volontaires.Phil Spector fut chargé de l’enregistrement Et puis George convainquit Bob Dylan, qu'on n’avait à peu près pas revu sur scène depuis 1966.Le spectacle, préparé en deux serfiaines, fut présenté dans l’après-midi et la soirée du l" août 1971 au Madison Square Garden de New York.Totale réussite.Dylan, qui se pointa in extremis, offrit un miniconcert exceptionnel, accompagné par George, Leon et Ringo.Leon embrasa l’endroit avec son medley Youngblood-Jum-ping Jack Flash.Ringo fut ovationné parce qu’il était Ringo.On acclama Ravi Shankar rien que pour s’être accordé (ignares d'Occiden-taux!).Clapton joua comme un dieu.Billy dansa comme s’il avait vu la lumière.George donna le meilleur de son album All Things Must Pass (Beware Of Darkness, My Sweet Lord) et ses classiques des Beatles (While My Guitar Gently Weeps, Here Comes The Sun, Something) et se fendit même d’une chanson-thème (la poignante Sangla Desh).L'album du spectacle parut a temps pour Noël 1971, malgré le casse-tête contractuel et grimpa au sommet des classements.Le film suivit pareillement salué.iongtodesh GSorge Morrison ond friends Et depuis les années 80, on attendait que tout ça ressorte.Une vidéocassette de mauvaise qualité circulait faute de mieux.C’est seulement maintenant — et seulement parce que George y a vu peu avant que le cancer ne l'emporte — qu'on obtient le disque en double CD soigneusement re-mixé et le film en double DVD magnifiquement restauré.Le son est si net qu’on perçoit enfin les guitares acoustiques des gars de Badfinger.Les couleurs du 16 mm d’origine sont si claires qu’on revoit tout d’un œil neuf.Du beau travail.Et il y a des suppléments.Un documentaire, mais surtout des séquences inédites.Dylan avec Harrison en répétition, tentant If Not For You.Leon avec George et compagnie, improvisant un blues plein de répondant (Come On To My Kitchen).Plus important on a ajouté une des deux pièces du show de l'apres-midi qui manquaient sur le triple vinyle: Love Minus Zero / No Limit, immortelle de Dylan.Dommage d’avoir encore omis Hear Me Lord, belle méconnue de George.Je chipote: on peut difficilement vouloir mieux que ces splendides coffrets, surtout la version deluxe du DVD, avec boitier cartonné comme à l’époque, y compris l'affiche du spectacle et le manuscrit de Bangla Desh reproduits, un livret plus que consistant, un autocollant et un jeu de cartes postales.Tout ça de bon goût Tout ça parce qu'un jour, un Beatle répondit à l’appel d'un ami.Collaborateur du Devoir THE CONCERT FOR BANGLA DESH George Harrison & Friends CD double (Apple / CapitoD DVD double (Apple / Rhino) V I T R I N E D U D I S Q U E C L A S S I Q U E C L A S S I Q U E P O I* «J
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