L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1 octobre 1920, Octobre
42e Année Québec, Octobre 1920 N° 2 LEnseignement Primaire EDUCATION INSTRUCTION .mW''* ;>*¦' ' "vV- W'V; < L’honorable L.-A.DAVID Secrétaire de la Province Qui a si fièrement défendu Québec (Voir au verso) 66 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE PEDAGOGIE UNE FI ÈRE RÉPONSE DE L’HONORABLE M.L.-A.DAVID Secrétaire de la province de Québec Dans la livraison de septembre, nous avons relevé les déclarations étranges du major Ney, secrétaire du Conseil national d’éducation, au sujet de Y école nationale, c’est-à-dire neutre et anglaise.C’est vers le 15 de juillet que M.Ney préconisait l’uniformité d’enseignement dans tout le Canada.Un mois plus tard, M.Frank Moore, ancien président de 1’“Ontario Education Association”, dans une entrevue au Star de Toronto, déclarait que ‘‘l’uniformité de l’éducation dans les différentes provinces serait bientôt à l’ordre du jour”, et il ajoutait : ” Le principal obstacle est la province de Québec.L’Église catho-(i lique dans Québec combattra la nationalisation des livres de classes, 11 parce que ce serait un mouvement qui pourrait lui enlever le contrôle “ de l’éducation.“ Depuis quelque temps, le ministre de l’Éducation de Québec a 11 reconnu l’inefficacité du système dans cette province, mais tant qu’un “ projet quelconque n’aura pas été adopté dans d’autres provinces, “ Québec ne consentira certainement jamais à ce que son système scolaire 11 soit conformé à celui du reste du Dominion.“ Un conseil composé de cinquante éducateurs en vue, désignés “ par une conférence tenue à Winnipeg, est maintenant à examiner des “ plans qui comprennent la substitution au contrôle provincial actuel “ d’un conseil coopératif dont les ministres provinciaux de l’Éducation “ seraient membres.Lin tel mouvement aurait pour résultat l’unifor-11 misation des livres de classes et des brevets d’instituteurs.” Comme il n’y a pas de ministre de l’Éducation dans la province de Québec, mais un Surintendant de l’Instruction publique, le ministre visé, c’était le Secrétaire de la province, M.David.Ce dernier, dans un langage fier et modéré, a répondu à M.Moore, et précisé certaines doctrines scolaires.Voici cette page, qui mérite de passer à l’histoire.Elle a été publiée dans les journaux français et anglais de Québec, le 19 août 1920 ; nous reproduisons ci-après ce que Y Action catholique a publié à ce sujet : “ Nous nous flattons, dans la province de Québec, d’avoir été proté-“ gés contre le Bolchevisme—doctrine pernicieuse qui prend son origine “ dans la Russie illettrée—par notre système d’écoles primaires, système 1 si dénigré, mais qui a donné aux générations passées et donne aux “ générations présentes un sens commun développé et le respect de “ l’ordre et de l’autorité. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 67 “ Nous croyons dans un système éducationnel qui n’est pas séparé “ de l’enseignemént religieux.” “ C’est par ces paroles que l’honorable M.Athanase David, secré-“ taire provincial, vient de répondre à l’affirmation de M.Frank Moore “ concernant la nationalisation des livres d’école.“ Déclaration de M.Moore : “ AI.4 Moore, ancien président de l’Association éducationnelle d’On-“ tario, a déclaré au début de la semaine que : “L’Eglise catholique “ romaine de la province de Québec va combattre la nationalisation des “ livres d’enseignement, car ce mouvement tendrait à lui enlever le “ contrôle de l’éducation.Le ministre de l’éducation dans Québec a “ reconnu, pendant un temps, l’inefficacité de son système, mais jusqu’à “ ce que l’on adopte un compromis quelconque dans les autres provinces 11 Québec s’opposera fermement à conformer son système à celui du “ reste du Dominion”.“ L’honorable M.A.David, répond : “Je suppose que lorsque “ AL Moore parle du Ministère de l’Éducation dans la province de “ Québec, il veut désigner le Secrétaire provincial sous la juridiction “ duquel se trouve placée en quelque sorte l’éducation, car je ne connais “ pas l’existence d’un Aïinistre de l’Éducation dans la Province de “ Québec.“ Pas de perfection : “ Je tiens cependant, en autant que je suis concerné, adiré que ce “ qui a permis à la province de Québec de demeurer la première dans “ le Dominion, c’est sa reconnaissance du principe que la perfection est “ très difficile à atteindre et que tout système d’éducation est constam-“ ment passible de perfectionnement.“ En autant que le système d’éducation de la province de Québec “ est concerné, je tiens de plusieurs autorités en la matière, autorités qui “ ne se sont pas contentées d’étudier notre système à distance, mais qui “ sont venues parmi nous, je tiens, dis-je, que nous avons obtenu de “ meilleurs résultats que dans aucune des autres provinces.“ Par exemple, preuve de l’excellence de notre système—et par “ excellence je n’entends pas la perfection—il y a le fait que sur chaque u groupe de cinq enfants, trois peuvent parler ou comprendre les deux “ langues, française et anglaise.“ Pen d’illettrés : “ Nous sommes satisfaits aussi de constater que notre pourcentage “ d’illettrés est très^petit, surtout lorsque nous le comparons à celui des 68 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 11 Etats-Unis où l’enseignement obligatoire existe et où il est générale-“ ment admis qu’il y a dix millions d’illettrés.u Je n’ai pas d’hésitation à dire que notre éducation supérieure, “ tout en respectant les autres provinces, tient la première position “ dans le Dominion.11 II peut y avoir eu quelque raison dans le passé pour trouver que “ Québec n’était pas assez pratique, mais j’ose dire qu’aujourd’hui il ne “ faut pas une grande psychologie pour remarquer que nous luttons “ sur tous les domaines pour rendre notre éducation pratique.“ Nous avons dans notre province, une école des Hautes Etudes 11 commerciales qui rivalise avec celles des autres provinces.Nos Ecoles “ Techniques, d’après M.L.-W.Gill, directeur de l’éducation technique “ à Ottawa, sont très satisfaisantes.” Après avoir dit que notre enseignement primaire nous a sauvé du Bolchevisme, M.David ajoute : “ Non s croyons aussi que l’efficacité d’un système éducationnel est “ visible dans les statistiques criminelles ; et sur ce point nous ne crai-“ gnons pas la comparaison avec les autres provinces.“ Enseignement religieux ” “ Ce n’est ni le temps, ni la place, je crois, pour discuter la natio-11 nalisation des livres d’enseignement.Nous savons que dans le passé 11 un effort a été tenté pour amener Québec à cette idée.Mais aujour-“ d’hui nous ne croyons pas que ce système pourrait améliorer notre “ enseignement et être de nature à nous faire du bien.“ Nous croyons en un système éducationnel qui n’est pas séparé “ de l’enseignement religieux.” L’Action catholique, le Soleil et le Devoir, et autres journaux, ont loué très haut la courageuse réponse du Secrétaire de l'a province de Québec.C.-J.M.L’HYGIÈNE A L’ÉCOLE Au congrès des médecins de langue française de l’Amérique du Nord, tenu à Québec en septembre dernier, des vœux ont été formulés, à la section de l’Hygiène, concernant l’enseignement de cette matière dans toutes les écoles.Ces vœux ont été transmis au Conseil de l’Instruction publique.Déjà l’hygiène est au programne d’études, mais cette matière est certainement négligée dans plusieurs écoles, bien qu’il y ait progrès sur ce point depuis une douzaine d’années.Nos lecteurs savent quelle importance notre revue a accordée à l’hygiène depuis vingt ans et plus.H y a quinze ans, M.le Dr Paradis a commencé dans l’Enseigne- L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 69 ment primaire une campagne pratique et modérée en faveur de l’hygiène à l’école.Depuis deux ans, c’est le Co'nseil supérieur d’Hygiène de la province qui fournit à la revue une collaboration très au point.Nous recommandons à nos lecteurs de lire attentivement les articles que nous fournit M.le Dr Beaudoin, autorisé par le Conseil supérieur d’Hygiène à collaborer à notre revue.A l’école primaire, tel que le veut le programme, il ne s’agit pas d’enseignement dogmatique de l’hygiène, mais bien de causeries familières, sous forme de leçons de choses, à l’aide de tableaux, gravures, etc.Puis les conseils donnés à point, une surveillance discrète et charitable de la propreté des élèves ; la bonne tenue du maître ou de la maîtresse ; la propreté de l’école où les règles de l’hygiène doivent être rigoureusement observées ; l’avertissement aux parents de symptc mes inquiétants constatés chez tel élève ; l’observance des règlements concernant les maladies contagieuses,— tout cet ensemble de précautions constitue un enseignement efficace de l’hygiène.A tout événement, le personnel enseignant doit de plus en plus mettre l’hygiène au premier plan à l’école, non l’hygiène enseignée par cœur à des enfants de 10 ans, mais l’hygiène enseignée suivant l’esprit du programme d’études.C.-J.Magnan.“O CANADA ” A la fin de chaque classe, avant la prière, il convient de chanter notre hymne national, O Canada, la première strophe, au moins, et une fois le mois, l’hymne entier.C’est debout, dans une attitude hère et respectueuse, que le chant national doit être exécuté.L’exécution quotidienne avec goût, mesure, fierté et respect, du chant national O Canada, dans chacune des écoles, grandes et petites, de notre province, constituera le meilleur enseignement patriotique.Nous publions de nouveau dans la présente livraison, la musique et les paroles de O Canada, déjà publié dans VEnseignement primaire il y a quelques années.Nous sommes certain que notre appel sera entendu de tout le personnel enseignant, et qu’au cours de la présente année scolaire, aucun des quatre cent mille enfants de nos écoles, couvents et collèges, n’aura été privé de la joie patriotique d’apprendre et de chanter avec conviction notre hymne national, dont les paroles et la musique savent remuer les cœurs, élever l’âme et faire aimer la patrie.O Canada, terre de nos aïeux ! C.-J.Magnan. 70 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE LA CALLIGRAPHIE A L’ÉCOLE PRIMAIRE Au début d’une année scolaire, il est bon de rappeler à toutes les institutrices anxieuses de réussir dans l’école qu’elles gouvernent, les grandes lignes d’une méthode d’écriture généralement pratiquée chez nos voisins aux Etats-Unis, dans la province d’Ontario, et qui prend de grandes proportions dans notre Province.Les succès obtenus dans toutes les écoles où on a adopté le principe de la méthode d’Ecriture Normale, devraient convaincre tous ceux qui s’intéressent à la si noble cause de l’éducation de nos enfants, et, de la pensée aux paroles, en arriver aux actes, c’est-à-dire la mettre en pratique en s’en occupant un peu tous les jours sans nuire aucunement aux autres matières soi-disant plus importantes du programme d’études.Les services que m’a rendus cette méthode ainsi qu’à mes chers élèves d’une génération de quinze années, m’ont obligé l’an dernier et m’obligent encore cette année à la proclamer hautement après les témoignages si évidents de sa prompte efficacité, constatés il n’y a pas encore six mois au cours de mes visites dans le Témiscamingue-Abitibi, dans au moins vingt écoles tenues par de toutes jeunes institutrices qui, au préalable, n’avaient aucune notion de cette méthode.C’est dire que l’habileté s’acquiert en peu de temps avec un peu de travail, et que point n’est besoin d’être expert pour enseigner les principes d’une méthode aussi facile qu’appréciable.Que l’on veuille bien revoir les deux articles que j’ai publiés dans Y Enseignement 'primaire de 1919-20, grâce à la généreuse hospitalité de cette revue si précieuse au corps enseignant, et l’on trouvera là peut-être quelques notes qui faciliteront la tâche apparemment si difficile d’enseigner la calligraphie d’après la méthode préconisée.A tout ceci, j’ajouterai quelques idées.La calligraphie est l’art de calligraphier ; et calligraphier, c’est former avec un art parfait les caractères écrits : tel est le but à poursuivre.Si nous ne sommes pas tous appelés à devenir calligraphes, don que la Providence ne m’a pas réservé, j’ai la conviction que tous nous pouvons modifier nos écritures plus ou moins selon nos aptitudes soutenues par un travail voulu ou consenti.Si la calligraphie avait le seul mérite d’inciter à des travaux artistiques tels que le dessin, l’architecture, la peinture, le chant ou la musique, elle vaudrait qu’on s’en occupe ; mais si elle modifie le caractère de l’élève en d’habituant à disposer de tout avec ordre, propreté et symétrie, sans frais et sans apprêt, je suis porté à croire qu’elle vaut plus qu’on s’en occupe, puisqu’elle est comme l’affluent se dirigeant vers la source qui alimente la société telle qu’elle doit être constituée.Sans doute, la société a plus besoin de philosohpie que de calligraphie ; mais non plus, l’homme ne vit pas que de pain, et la calligraphie joue un rôle que l’homme d’affaires aime à considérer avant la philosophie, le grec ou le latin.En effet, on apprend à écrire en même temps L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 71 que Ton apprend à lire et à additionner.Cette matière fait partie de l’école primaire ; les autres concernent plutôt les études supérieures.Hâtons-nous donc d’enseigner la calligraphie aussitôt que les enfants se présentent à l’école.Enseignons-la immédiatement sur une base solide, suivant en cela le caprice humain qui veut que nos écritures soient formées de droites, de courbes et d’ovales pratiquées les unes après les autres dans un mouvement brachial aussi calme que régulier, et à des moments inoccupés, après la solution d’un problème, ou en attendant des explications à venir, sur des feuilles volantes déjà utilisées, ou au tableau noir si on le préfère.Quelle que soit la méthode que l’on adopte dans sa classe, ceci ne me regarde pas, mais nous avons le droit de considérer le principe de l’Ecriture Normale également approuvée par le Conseil de l’Instruction publique, et qui, dit-on, fait du bien dans la grande ville de Montréal.Que tous ceux qui croient en la matière mettent la main à la roue, et il n’y a pas à s’y tromper, cette méthode sera appréciée jusque dans les endroits les plus reculés de notre province.J.-B.Chartrand, LE.Aylmer-Est, 23 août 1920.Mme DE MAINTENON ET LA VIE DES JEUNES FILLES A SAÎNT-CYR Mme de Maintenon était née institutrice.Elle s’attachait aux enfants, et les enfants la recherchaient.Elle avait beaucoup recueilli, beaucoup réfléchi, et avait amassé tout un trésor de maximes prises sur le vif.Rien ne vaut, à ses yeux, l’esprit de droiture et de franchise.Ce qu’elle redoute, ce qu’elle poursuit impitoyablement, ce sont les dissimulations, les cachotteries, les mystères, les esprits retors et difficultueux qui se retranchent, se dérobent et mettent tout le monde mal à l’aise.Elle connaît l’influence de la santé sur le caractère, l’action de la croissance, l’effet du régime.Elle n’admet aucune mollesse, aucune douceur inutile ; mais elle interdit toute privation.La vie de St-Cyr était simple et saine.Des lits durs, de l’eau froide en toute saison pour la toilette, les petites exceptées, peu ou point de feu, “que dans les grands besoins”, des pièces aux jupons de dessous ; aucun mets recherché, mais de bonnes couvertures, des vêtements chauds, une nourriture abondante, aussi large pour les grandes qu’elles le demandaient, même avec une portion de faveur pour les grosses mangeuses ; pas de poires coupées en quatre ni de viandes réchaufées trois fois ; par-dessus tout, comme assaisonnement, l’exercice, le mouvement par le travail physique qui achève de donner au corps le bien-être nécessaire.De même pour le bien-être moral ; une règle générale absolue et qui s’impose, mais, dans l’application de cette règle, beaucoup de souplesse et d’aisance. 72 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Saint-Cyr était une famille, un ménage.Les grandes demoiselles habillaient, peignaient, nettoyaient les petites.Chacune avait sa tâche marquée à l’infirmerie, à la lingerie, au dortoir, au réfectoire, on faisait les lits, on frottait, on époussetait.Pendant les premières heures de la matinée surtout, la maison était une véritable ruche.Agir et travailler, travailler des bras énergiquement, était l’obligation commune.O.Gréard, de VAacadémie française.ENSEIGNEMENT DE LA LANGUE MATERNELLE Simple causerie—(Suite) (1) Il faut donc réagir et habituer l’écolier à parler correctement.Il importe de lui faire goûter délicatement le plaisir qu’il éprouvera d’être écouté de ses petits compagnons, (pour ne pas dire de ses parents) par son bon langage en dehors de la classe.Puisque la méthode naturelle est efficace dans l’enseignement de l’anglais ou d’une autre langue étrangère, à plus forte raison doit-elle l’être dans l’enseignement de la langue maternelle.On voit des Canadiens français qui apprennent passablement l’anglais, seulement en jouant ou travaillant avec des anglais.Même des Canadiens français ou anglais apprennent de l'hébreu avec des Juifs ! Tout en jouant ou travaillant, les actions accompagnent souvent les paroles ; et alors on commence par observer, deviner et enfin par saisir la signification des mots de la langue étrangère.C’est donc en faisant parler les enfants que nous suivons les prescriptions de la méthode naturelle et que nous parviendrons à notre but.Les élèves qui, pour la plupart, dans l’avenir, seront des papas, s’ils ont appris à bien parler, pourront s’exprimer correctement et apprendront naturellement à le faire à leurs enfants.Quelques centaines de familles qui parlent bien le français dans un comté ou dans un quartier de ville, coopéreront grandement au relèvement national au point de vue de la langue.L’instituteur tant soit peu ingénieux peut faire parler ses élèves sur tant et tant de sujets.L’enfant, naturellement observateur et imitateur, a bonne mémoire des mots II est facile de faire causer les enfants sur ce qu’ils voient, font, entendent ; les aidant à exprimer leur pensée, les faisant passer du connu à l’inconnu.Qu’on demande aux élèves l’utilité de telle ou telle chose en classe, à la maison, dans la rue, la cour, le jardin, la provenance des vêtements, aliments, végétaux, minéraux.Mais en cela il faut toujours les guider dans le choix de leurs mots, leur fournir des termes appropriés pour exprimer leur pensée.Autant que possible faisons précéder, accompagner les paroles des actions, afin de frapper davantage l’esprit de l’élève et d’y introduire l’idée par l’intermédiaire des sens.Ainsi l’élève saisira et s’assimilera plus facilement une leçon à laquelle le bon langage aura présidé : tel, le geste précédant ou accompagnant la parole dans l’art oratoire.C’est la pratique jointe à la théorie.Dans ces exercices de langage il faut exiger la bonne articulation ; pas de mots tronqués.L’élève doit presque toujours répondre par des phrases complètes.Un exemple : Paul, qu’as-tu fait après souper, hier soir?—Joué, étudié,ma prière et pi m’su couché.Faire dire à l’élève en l’aidant : J’ai joué, j’ai étudié mes leçons, j’ai fait mon devoir, j’ai fait ma prière et ensuite je me suis couché.—-As-tu mangé quelque chose après le souper?—Oui, ane pomme (oui, monsieur, j’ai mangé une pomme).—-Cette pomme était-elle douce ou sûre?etc.Tant d’occasions se présentent pour faire parler les élèves, sous forme d’entretien récréatif et instructif, tout en y introduisant parfois quelques règles de grammaire.(à suivre) J.-D.Harbec.(1) Voir VEnseignement primaire de septembre 1920. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 73 ENSEIGNEMENT DE L’HYGIÈNE Maladies contagieuses NOTIONS GÉNÉRALES L’importance du sujet est facile à démontrer.Les chiffres fournis par la section des statistiques du Conseil supérieur d’hygiène sont malheureusement trop éloquents.Ils nous apprennent que la moyenne annuelle des décès a été comme suit, durant la période 1898-1917, pour chacune des maladies suivantes : Variole.15 Paralysie infantile.48 Méningite cérébro-spinale.69 Fièvre scarlatine.230 Rougeole.350 Coqueluche.416 Fièvre typhoïde.463 Diphtérie.920 Tuberculose.3,063 Total.5,584 Nous perdons donc chaque année, par le fait des maladies contagieuses, 5,584 vies, soit, pour une période de 10 ans, 55,840, c’est-à-dire la moitié de la population de la ville de Québec.Qui ne réalise à cette constatation, qui ne peut manquer de nous frapper, les conséquences désastreuses qui en résultent pour la population de cette province, surtout dans les temps que nous vivons où le facteur nombre acquiert une importance que l’on considère de plus en plus comme capitale.(Le nombre est la grande puissance fondamentale,) affirme avec raison un de nos chefs de file.(1) Et cependant ce facteur, dans la question qui nous occupe, ne présente qu’un aspect du problème.Car à côté des mortalités que ces maladies entraînent, il faut aussi prendre en considération le nombre beaucoup plus élevé de malades qu’elles immobilisent pendant un temps plus ou moins long.Chaque décès représente, en effet, plusieurs cas.On peut s’en rendre compte en considérant, avec les auteurs, que pour chaque décès qui survient par fièvre typhoïde, il y a 15 cas ; pour chaque décès par tuberculose, il y a 8 cas ; et ainsi de suite.On peut s’imaginer (1) La Veillée des Berceaux, par M.- Edouard Montpetit.2 74 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ainsi le tort considérable que font subir à la société les maladies contagieuses.Les parents sont sous le coup d’inquiétudes indicibles, sans parler des nuits qu’ils passent sans sommeil, ni du surmenage qu’ils s’imposent.Ils sont obligés en plus d’encourir des dépenses additionnelles qui ne sont pas sans obérer le budget familial ou que l’on aurait pu tout au moins facilement utiliser autrement.De plus les enfants de l’âge scolaire, qui sont si souvent victimes de ces maladies, perdent un temps précieux qui aurait dû être consacré aux classes.Que dire maintenant quand la maladie, comme il arrive si souvent pour la tuberculose, frappe un père oj une mère de famille?Il n’est pas exagéré de dire que les pertes économiques qu’elle entraîne alors sont décuplées si non centuplées.En autre aspect de la question qu’il convient aussi d’étudier c’est le problème scolaire que soulèvent les maladies contagieuses.Or des calculs basés sur les rapports des statistiques officielles de la province, démontrent qu’il survient en moyenne 44,683 cas de maladies contagieuses dans la province, dont 14,420 affecteraient des enfants d’âge scolaire.Mais, comme pour chaque cas de maladies contagieuses il y a, dans nos familles canadiennes, au moins un enfant qui habite la même maison et qui ne peut, par conséquent, fréquenter les classes, c’esli donc 28,840 enfants qui seraient exclus des écoles chaque année à cause des maladies contagieuses.Une analyse de la question poussée plus loin nous permet d’établir à 596,988 le nombre de jours de classe perdus chaque année dans la province par suite des maladies contagieuses, soit une moyenne de 20.7 jours d’exclusion pour les 28,840 élèves.Mais ce n’est pas là tout le problème, il faut aussi connaître le nombre d’enfants d’écoles emportés prématurément chaque année par les mêmes maladies contagieuses.Or la même source d’information nous apprend que ce nombre s’élève en moyenne à 1,433.Naturellement, il ne faut pas accorder à ces chiffres une précision absolue.Us permettent, cependant, de donner une idée de l’importance du problème de la protection des écoles contre les maladies contagieuses.Ils indiquent aussi combien il importe de lutter contre des maladies reconnues évitables, puisqu’une réduction de 25 à 50 p.100 et plus serait suivie nécessairement d’une amélioration assez notable du taux, déjà favorable, de la fréquentation scolaire dans notre province, et nous permettrait de conserver à notre nationalité qui en a un si grand besoin, un plus grand nombre de ses enfants.J.-A.Baudouin, M.D., Asst.-Secrétaire-Directeur.Autor^é p^r le Conseil Supéne r d’Hygiène. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 75 CHRONIQUE JUDICIAIRE Juridiction des tribunaux en matières scolaires En décembre 1916, la Cour de Revision, à Montréal, a rendu le jugement suivant dans la cause des Commissaires d’écoles pour la municipalité de la ville de St-Paul vs la Compagnie de Placement de la Cité, Limitée : 1.C’est la Cour Supérieure seule qui peut entendre et juger les causes basées sur l’action hypothécaire.Quand le demandeur ne demande pas le délaissement d’un ou de plusieurs immeubles par le défendeur, ce n’est pas une action hypothécaire ; ainsi, il ne suffit pas, pour que l’action soit hypothécaire, que le demandeur conclue à ce que l’immeuble soit déclaré affecté d’une hypothèque ; dans ce cas, l’action reste purement personnelle parce qu’elle vise à une action toute personnelle.2.D’après l’article 2971 du Code scolaire, les commissaires d’écoles peuvent réclamer devant les tribunaux le paiement des taxes scolaires, et ce sont la Cour de Circuit et la Cour du Magistrat de district qui, en dépit de l’article 2972 du code scolaire, ont juridiction dans tous les cas, même lorsque le montant réclamé excède leur juridiction ordinaire.3.Quand une commission scolaire veut réclamer une somme supérieure à $100.00 (ou $200.00 là où la Cour de Circuit a juridiction pour ce montant), la Cour Supérieure à laquelle elle s’adresse ne doit pas rejeter carrément sa demande, mais la référer à la Cour de Circuit.Ce jugement rendu en décembre 1916 infirme partiellement mais considérablement le jugement rendu dans cette cause en première instance par le juge de la Cour Supérieure.L’histoire de cette cause va d’ailleurs nous faire saisir parfaitement la différence qui existe entre les deux décisions, dont la dernière, évidemment, va prévaloir.En Cour Supérieure, les commissaires des écoles de la ville St-Paul avaient réclamé de la défenderesse la somme de $685.15 pour taxes scolaires imposées sur ses immeubles ; ils avaient demandé que les immeubles grevés de ces taxes soient déclarés par la Cour hypothèques pour le paiement de la dite somme de $685.15 ; ils avaient, enfin, réclamé la mise en vente de ces immeubles pour que le paiement des taxes en question soit fait de préférence aux autres sur le produit de la vente.Remarquons tout de suite que les demandeurs n’avaient pas demandé le délaissement des immeubles, ce qui est de l’essence même de l’action hypothécaire.Dans sa décision rendue le 5 octobre, la Cour Supérieure avait tout simplement rejeté l’action, se déclarant absolument incompétente à juger cette cause, qui relevait de la Cour de Circuit.La Cour supérieure prétendait que le recours spécial fourni par la loi spéciale (c’est-à-dire, par la loi scolaire) excluait la compétence de la Cour Supérieure, le tribunal ordinaire.Les demandeurs ont appelé de ce jugement à la Cour de Revision.Ce tribunal, au lieu de renvoyer tout simplement l’action avec frais et dépens contre les demandeurs, a référé la cause au tribunal compétent, à la Cour de Circuit.La Cour de Revision a donc référé la cause à la Cour de Circuit, tandis que la Cour Supérieure, en première instance, l’avait tout simplement rejetée.Cela constitue une grande différence au point de vue de l’avancement de la cause et du montant des frais et des dépens.Au lieu d’avoir à recommencer le procès, les demandeurs n’ont eu qu’à continuer en Cour de Circuit les procédures commencées en Cour Supérieure.Les commissions scolaires qui auront à réclamer à la fois d’un même contribuable une somme supérieure à $100.00 (ou $200.00 là où la Cour de Circuit a juridiction jusqu’à ce montant)auront intérêt à connaître ce jugement, parce qu’il s’éloigne un peu de l’article 2972 du Code scolaire.Ce jugement fera sans doute autorité en jurisprudence.Ettg.L’Heureux, Avocat. 76 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE DOCUMENTS OFFICIELS COMITE CATHOLIQUE DU CONSEIL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE PROCÈS-VEKBAL DE LA SESSION DE SEPTEMBRE 1920.Séance du 22 septembre 1920.(Avant-midi) Présents .-—L’honorable Cyrille-F.Delâge, président ; Messeigneurs les évêques de Valleyfield, de Chicoutimi, de Sherbrooke, de Nicolet, de Saint-Hyacinthe, de Joliette, de Mont-Laurier, de Haileybury ; Mgr C.-A.Marois, représentant Son Eminence le cardinal Bégin ; M.le chanoine Emile Chartier, représentant Mgr l’archevêque de Montréal ; Mgr J.-O.Routhier, représentant Mgr l’archevêque d’Ottawa ; M.l’abbé Auguste Lelaidier, représentant Mgr l’évêque des Trois-Rivières ; M.l’abbé Joseph Gallant, représentant Mgr l’évêque de Charlottetown ; Mgr Zéphirin Lorrain, représentant Mgr l’évêque de Pembroke ; Mgr F.-X.Ross, représentant Mgr l’évêque de Rimouski ; le révérend Père Louis Garnier, représentant Mgr le Vicaire-apostolique du Golfe-St-Laurent ; l’honorable Dr J.-J.Guerin, l’honorable juge J.-E.Robidoux, l’honorable juge Mathias Tellier, l’honorable juge Paul-G.Martineau, M.John Ahern, M.Hyacinthe-A.Fortier, l’honorable juge W.Mercier, Mgr Th.-G.Rouleau, M.l’abbé L.-A.Desrosiers, M.Nap.Brisebois, M.Nérée Tremblay et M.J.-N.Miller, secrétaire.Lecture de lettres de Son Eminence le cardinal Bégin, d e Mgr l’archevêque de Montréal, de Mgr l’archevêque d’Ottawa, de Mgr l’évêque des Trois-Rivières, de Mgr l’évêque de Charlottetown, de Mgr l’évêque de Pembroke, de Mgr l’évêque de Rimouski, de Mgr le vicaire-apostolique du Golfe-St-Laurent, déléguant respectivement Mgr C.-A.Marois, M.le chanoine Emile Chartier, Mgr J.-O.Routhier, M.l’abbé Auguste Lelaidier, M.l’abbé Joseph Gallant, Mgr Zéphirin Lorrain, Mgr F.-X.Ross, le révérend Père Louis Garnier, pour les représenter à la présente session du Comité.Le procès-verbal de la dernière session est approuvé.Le sous-comité des livres de classe présente le rapport qui suit : RAPPORT DU SOUS-COMITÉ CHARGÉ DE L’EXAMEN DES LIVRES CLASSIQUES Séance du 21 septembre 1920.Présents :—Mgr Emard, président, Mgr Brunault, Mgr Forbes, l’honorable Dr Guerin, l’honorable juge Robidoux, M.John Ahern, M.Nap.Brisebois, M.le Surintendant de l’Instruction publique et M.J.-N.Miller, secrétaire.Le sous-comité a examiné les ouvrages suivants qui lui ont été soumis : 1.—“Géographie illustrée.—Cours moyen.—Edition de 1920”, par les Frères des Ecoles chrétiennes.(Nouvelle édition d’un ouvrage déjà approuvé à la session de mai 1910).— Recommandé.2.—“Le Dactylographe canadien”, par l’abbé W.Nadeau.—La dactylographie étant une matière facultative dans les écoles sous contrôle, le sous-comité croit qu’il n’y a pas lieu, pour le cas présent, d’approuver une méthode spéciale pour cet enseignement.(Signé) f Joseph-Médard, évêque de Valleyfield, Président. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE i 77 Ce rapport est adopté, l’honorable juge Martineau dissident quant à ce qui concerne l’approbation de la “Géographie illustrée”.M.le Surintendant soumet au Comité plusieurs lettres de diverses communautés religieuses exposant que l’augmentation constante du prix du papier, des matériaux servant à la confection des livres et de la main-d’œuvre, nécessite une majoration des prix de vente des livres de classe approuvés par le Comité catholique, et ces communautés demandent l’autorisation d’augmenter de 60 pour cent le prix initial de leurs livres classiques autorisés.Il est résolu, sur proposition de M.le juge Martineau, appuyé par le Dr Guerin : “Qu’une majoration de 60 pour cent sur les prix autorisés des livres, le 7 septembre 1919, soit accordée, tant sur les éditions que sur les réimpressions faites depuis lors et à être faites, et ce, jusqu’à nouvel ordre.” RAPPORT DU BUREAU D’EXAMINATEURS DES ASPIRANTS INSPECTEURS D’ÉCOLES Le Bureau d’examinateurs pour les aspirants à la position d’inspection d’écoles fait rapport qu’il s’est réuni à Québec, à l’Ecole normale Laval, les 17, 18, 19 et 20 août 1920 ; qu’à sa séance du 17 août, il a pris communication des documents soumis par huit aspirants aux examens et que ces documents ont été trouvés conformes aux prescriptions des règlements du Comité catholique.A la même séance, les membres du Bureau ont adopté les questions et les problèmes d’examen qui suivent : Sujet de composition française :—On se plaint de voir un trop grand nombre d’instituteurs et d’institutrices, quelque temps après leur entrée en fonctions,perdre le goût de l’étude personnelle, n’apporter dans leur classe qu’un zèle refroidi, se contenter de résultats médiocres et, finalement, se laisser gagner par la routine.Dans la conférence pédagogique que l’inspecteur doit donner au personnel enseignant de son district, au cours de la visite d’automne, rechercher les causes du mal ci-dessus signalé et indiquer les moyens d’y remédier.—Faites la conférence.Pédagogie :—lo A quelles conditions générales le tableau de l’emploi du temps doit-il satisfaire ?2o Démontrez l’utilité des devoirs écrits dans l’enseignement.3o Quels sont les exercices que comprend une bonne leçon d’écriture ?Thème anglais :—“Lecture à haute voix,” par l’abbé Lagacé.Page 118, le numéro 12 : “L’habillement singulier”, les seize premières lignes.Version anglaise :—“Modem History”, by Fredet.Page 84, le deuxième paragraphe •' “The imperial Dignity”, 15 lignes.Loi et règlements scolaires :—1.Quels sont les principaux devoirs des inspecteurs d’écoles.2o Quels sont les devoirs généraux des secrétaires-trésoriers des commissions scolaires ?3o Quand doit être faite la vérification de leurs comptes?4o Combien de visites par année les inspecteurs doivent-ils faire?Et quelle durée doivent avoir ces visites ?5o Dans quelles conditions un terrain choisi pour la construction d’une école doit-il être ?Géographie :—lo Nommez et dites où sont situés les mers, les golfes et les baies formés par les océans qui baignent l’Amérique du Nord.2o Faites connaître les principales industries des villes suivantes : Montréal, Québec, Hull, Sherbrooke, Saint-Hyacinthe ; dites sur quel cours d’eau chacune de ces villes est située.3o Nommez les principales îles des Grandes Antilles, la capitale de chacune d’elles.A quel pays appartiennent la Guadeloupe et la Martinique ?et quelles sont les principales exportations des Antilles? 78 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 4o Quelles eaux traverseraient un bateau allant de Québec à Calcuta par la voie la plus courte ?5o Qu’est-ce que et où sont situés : Varsovie, Aléoutiennes, Alsace, Mozambique, Ganges, la Corée, Messine, Chypre?Histoire :—lo Parlez brièvement de la découverte de l’Ouest canadien par les LaVé-rendrye.2o Qu’appelle-t-on invasion des barbares, féodalité, croisades, guerre de Cent-Ans?3o Quels furent, pour la France et l’Angleterre, les principaux résultats de la guerre de Sept-Ans?4o En quoi consiste l’acte de la Confédération?Quelles provinces en firent d’abord partie?et quelles provinces s’y adjoignirent successivement?Arithmétique lo A résoudre : [(125/6 -f37/8 +92/s) - (142/9-7;HDi + (83/4~45/6)* 2o Une garnison a des vivres pour 32 jours, mais elle reçoit un renfort de 500 hommes, et les vivres ne dureront plus alors que 12 jours, la ration étant la même.Dites le nombre d’hommes de la garnison avant le renfort.3o Un épicier a mélangé deux qualités de café, l’une à $0.56 la livre et l’autre à $0.48 la livre ; il obtient 20 livres de café mélangé, dont une livre vaut alors $0.528.Quel poids de chaque qualité rentre dans ce mélange?4o Un particulier vend des obligations, 3% du gouvernement anglais, à 943/2 et place le produit dans des parts de banque, à 225, et qui rapportent 83^.Si la différence dans son revenu est de $57, quel était le montant de son placement ?5o Un marchand après avoir vendu les 2/5 d’une quantité de marchandises à 15% de bénéfice, et le 34 de la quantité à 20% de bénéfice, s’aperçoit que 10% des marchandises sont détériorées au point de ne pas être vendables.A combien pour cent de bénéfice doit-il vendre le reste pour que le gain réalisé sur toute la quantité soit de 15% ?Algèbre:—1.A résoudre : x+ 3 _2x+ 1 3x+2 6x— 1 2o Si on soustrait la moitié d’un certain nombre du tiers du nombre qui le surpasse de 100, le reste sera égal au quart de la moitié de la somme des deux nombres.Trouvez les nombres.jax +by = c I 3o A résoudre : î \_y_ _i I o b.c _ 4o Un homme acheta une terre pour $8,000.Il la revendit $140.l’arpent et de ce fait il gagna ce qu’il avait payé pour trois arpents.Combien avait-il acheté d arpents ?5.Insérez trois moyens géométriques entre 34 et Géométrie :—lo La surface d’un trapèze est de 816 pouces carres, sa hauteur est de 34 pouces et l’une de ses bases mesure 32 pouces.Trouver 1 autre base.Faire la figure.2o Construire un carré équivalent à la somme de deux carrés dont les surfaces sont 81 et 144.Faire la figure et démontrer.3o D’un point donné on mène une tangente de 24 pouces de longueur à un cercle de 18 pouces de rayon.Trouver la distance du point au centre du cercle.Faire la figure.4o Le corps d’un vase est cylindrique et sa partie inférieure forme un hémisphère de même rayon.Quelle est sa capacité, s’il a 6 pouces de profondeur et 4 pouces de diamètre ?Faire la figure.5a Quel est le volume d’un cône dont le diamètre de la base a 12 pouces et la hauteur 21 pouces?Dessin :—-Indiquez sommairement, par un plan horizontal, les divisions et ouvertures d’une maison d’école projetée, qui comprendrait de plain-pied, un corridor, une classe, une cuisine, une chambre à coucher et un parloir. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 79 Philosophie (oralement) :—lo Qu’entendez-vous par volontaire libre et par volontaire nécessaire ?2o Qu’est-ce que le mérite ?3o Quelles sont les quatre vertus cardinales?4o Définition du droit.5o Quelles sont les différentes formes de gouvernement?60 Qu’entendez-vous par syllogisme scolastique?7o Qu’est-ce que l’évidence?80 Qu’est-ce que la certitude?Sciences naturelles (oralement) :—lo La pesanteur : définition, loi générale.2o Qu’est-ce que l’électricité ?Quelles en sont les principales applications pratiques ?3o Qu’est-ce que l’acoustique, l’optique et la mécanique?4o Expliquez pourquoi l’eau, dans un tuyau vide d’air, ne monte pas au-delà de 32 pieds.Agriculture (oralement) :—lo Quelles sont les principales substances a) minérales, b) organiques, qui entrent dans la composition du sol arable ?2o Qu’appelle-t-on terres franches et quelles sont leurs principales qualités?3o Qu’est-ce que la fenaison ?A quelle époque doit se faire le fauchage des plantes fourragères et pourquoi?4o Quelle place doit occuper le blé dans la rotation ?Quel climat lui convient le mieux, et quel sol lui est le plus propre?5o Peut-on reconnaître, par les herbes qui poussent dans un terrain, si ce terrain a besoin d’être chaulé?I.Lecture expliquée et littérature :—1.Lecture à haute voix de la fable de Lafontaine, intitulée: “L’âne et ses maîtres”.(Livre VI, fable 11) : Expression, prononciation, articulation.II.Lecture expliquée et littérature : lo Quels sont les personnages mis en scène dans cette fable ?2o Quel est leur caractère ?3o Quelle est la morale de cette fable ?Cette morale est-elle bonne ?4o Indiquez le passage où la morale est contenue.5o Quelles sont les expressions qui vous ont le plus frappé?6o Nommez, parmi les plus illustres, cinq littérateurs français du Dème siècle.Les 18, 19 et 20 août 1920, les huit candidats admis subissent les examens, dont trois avec succès.Ce sont : MM.Pierre-Marie Brionne, J.-Philippe Carneau et Hégésippe Tremblay, qui conservent les notes suivantes : UJ .° bi) S
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.