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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1950-11, Collections de BAnQ.

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il du ater % aérai liieur aérai loste isepli 1950 ÉDITORIAL 97 ÉDITORIAL Réflexions .bieiir iiifnt lût la (flies, 'tlioo tété ie-de-b de rifi aûi® 0' par CÉCILE ROULEAU, directrice.Ainsi nous voici rendus au mois des grands événements ! En octobre, nous vous exhortions à une religieuse évasion afin de vous permettre de suivre à distance, les directives que sa Sainteté Pie XII ne cesse de prodiguer à ces groupes de pèlerins de toute langue, de toute nationalité, qui se succèdent dans la Cité Vaticane depuis près d’une année.Aujourd’hui, nous vous offrons des pages spéciales rédigées à votre intention, en fonction de la proclamation du Dogme de F Assomption et de la Béatification de Marguerite Bourgeoys.Cette littérature de haute portée dogmatique, historique et littéraire, orientera votre enseignement, dirigera les esprits et les cœurs et créera cette atmosphère propice à la compréhension des publications particulières qui coïncideront avec la célébration de ces fêtes en terre canadienne.Si, toute Vannée, les enfants vivent dans un climat que nous appellerions “liturgique”, cela contribuera à graver davantage ces dates qui devront rester à jamais mémorables pour tous les fidèles, mais encore davantage pour nous, éducateurs et éducatrices.C’est donc à dessein que ces éditions ont été placées, l’une en janvier, à la mémoire de la Bienheureuse Marguerite Bourgeoys et la seconde en mai, en l’honneur du dogme de VAssomption.Bien que nous reconnaissions la mystique de l’année, nous n’en voulons pas moins négliger la partie strictement culturelle et pédagogique.Voici quelques commentaires: Pour répondre à beaucoup de demandes concer7iant le programme d’histoire du Canada des années supérieures, nous avons fait préparer une série d’articles qui remédieront à la pénurie des volumes.Ainsi, vous trouverez en page 108 la teneur du statut de Westminster: les prochaines publications apporteront des détails inédits sur l’annexion de Terre-Neuve et sur la dernière guerre mondiale, en fonction du rôle joué par le Canada.Les années inférieures s’accommoderont des illustrations présentées dans “L’Enseignement primaire” et dans la “Feuille de l’élève”.Ces dernières fourniront à l’enfant un matériel scolaire utilisable même pour le coloriage, la rédaction, les leçons de choses.Les titulaires du cours complémentaire accueilleront avec joie certaines leçons de Chimie, très élémentaires, il est vrai, mais fort utiles; elles sont en rapport avec le programme de ces classes.Une large part a été accordée aux Travaux manuels et à VEnseignement ménager, tandis qu’il paraît y avoir abstention de la rubrique intitulée: English Section.Il n’en est rien.Nous étudions présentement comment rendre aux catholiques de langue anglaise les services qu ils réclament a juste droit de la revue.Nous continuerons néanmoins, durant les prochains mois de publier certains articles en marge du programme.Enfin, qu’on nous permette d’attirer l’attention sur ce manuel de Méthodologie spéciale que vient d’éditer le Centre de Psychologie et de Pédagogie de Montréal, lequel fait suite à la Pédagogie générale et précède celui de Psychologie appliquée.Ces ouvrages dûs à la compétence de monsieur Roland Vinette, professeur à l’Ecole normale Jacques-Cartier, constituent une “somme professionnelle” que l’instituteur averti comme l’élève-maître aura profit à s’en faire une sorte de “bréviaire”.Ces manuels rédigés suivant les directives du nouveau programme apportent des éclairages nouveaux.Ils ne laissent guère des recoins d’ombre dans toutes ces questions professionnelles examinees avec une très grande variété de points de vue.Les questionnaires et les bibliographies qui suivent chaque chapitre, apportent des compléments et provoquent la réflexion.Les volumes publiés a date sont d’une telle richesse de renseignements pédagogiques, que Ton se demande, si tout n’a pas été dit dans ces quelque mille pages.Tout a peut-être été dit, mais il nous reste à adapter à Tannée du cours, au milieu social et familial de T enfant; il nous reste à comprendre l’auteur dont T expérience égale la compétence.Et, nous y arriverons, en faisant de ce traité en plusieurs volumes, notre meilleur ami.Cécile Rouleau, directrice. 98 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre Marguerite Bourgeoys, Bienheureuse par S.E.MGR GEORGES-LÉON PELLETIER Evêque de Trois-Rivières.Chers apôtres de l’éducation, Dieu se plaît à nous rappeler souvent par des modèles de choix, les devoirs et la grandeur de notre vocation.Sa bonté vient nous encourager à supporter le dur labeur d’une tâche aussi difficile que délicate, à nous maintenir à la hauteur de notre mission; et enfin, nous permettre, dans ce travail accompli en perfection, de trouver bonheur, réconfort et vie.Ainsi, le 12 novembre prochain, Sa Sainteté Pie XII, dans des accents toujours renouvelés d’extraordinaire bonté en faveur de notre jeune pays, fera monter sur les autels, Marguerite BOURGEOYS, une humble fille aux vertus extraordinaires.Si l’on songe que l’Église appelle à ces honneurs insignes des âmes d’élite, ce n’est pas seulement pour décerner un diplôme de vertu, donner une note de vie chrétienne intégrale, ou décréter l’état actuel de gloire; mais c’est encore et surtout pour proposer aux autres combattants de cette terre, un modèle du christianisme, un Évangile vécu.Marguerite BOURGEOYS, notre prochaine Bienheureuse, est pour les éducateurs et les éducatrices, ce modèle, cette page d’Évangile, cette force énergique qui entraîne.En examinant sa vie, on se rend compte qu’elle est particulièrement vers un but: l’éducation.La jeune Marguerite veut être apôtre.Et son apostolat, c’est de bâtir des vies, c’est de les former en grandeur et en perfection.Aussi, son premier soin a-t-il été de travailler elle-même d’abord à sa propre formation, de grandir sa vie à elle, afin de pouvoir, pendant toute son existence débordante, la distribuer à des milliers de jeunes comme un don précieux d’immortalité.A 12 ans, c’est-à-dire, en 1632, cette petite fille de Troyes, perd sa mère.C’est elle qui désormais remplacera au foyer la regrettée disparue.Pas besoin de souligner que, si cette tâche, d’une part, comporte responsabilités, peines et difficultés; elle donne, d’autre part, une trempe peu ordinaire à qui sait l’endosser avec tout l’héroïsme que, souventes fois, elle exige.Animée d’une sorte de hantise de haute perfection dans le détachement total, Marguerite BOURGEOYS rêve de vie religieuse, de cloître.Elle essaie d’y entrer plusieurs fois; mais, pour une raison ou pour une autre, on la refuse toujours.C’est alors qu’est 1950 ÉDUCATION ET FORMATION 99 né chez elle ce désir d’honorer la vie extérieure de la Très Sainte Vierge par un apostolat hors du cloître.Déjà, avec son directeur, quelques règles avaient été élaborées; mais le projet fut abandonné.La divine Providence qui dirige les individus, les aiguille ici et là.selon Ses fins, la voulait ailleurs et pour une autre cause.C’est à ce moment qu’elle vint au Canada, sur l’invitation de Monsieur de Maisonneuve.Elle arrive à Ville-Marie le 16 novembre 1653.Tout de suite, on la voit à l’œuvre.Sa charité la fait servir comme infirmière, la porte au secours des pauvres et à l’instruction des ignorants.Un jour, son rêve d’éducatrice se réalise.Elle peut enfin ouvrir dans une étable, la première école de Ville-Marie.C’est dans cet endroit d’infortune qu’elle commencera à construire pour le Christ, la Vierge et l’Église, des vies très chères.En 1658, ses efforts connaissent un nouvel épanouissement.C’est un externat de jeunes filles qui s’ouvre.On l’appelle “La Congrégation”.C’est ce nom même que les colons avaient l’habitude d’étendre à toute la maison d’école.Peu après, cette apôtre infatigable fonde un Ouvroir, une sorte d’École Ménagère, dont la prospérité émerveilla jusqu’au Gouverneur-Général de la Nouvelle-France.Voyant son œuvre grandir, Marguerite BOURGEOYS part pour la France à la recherche d’aides et de recrues.Elle en ramène quatre.Ces cinq personnes, véritables filles de Dieu, travaillent ensemble.Elles n’étaient pas encore cependant en communauté véritable.Comme elles se plaisaient à le dire souvent elles-mêmes: elles étaient sans lien dans une prison sans porte.Leur tâche consistait à préparer les enfants à la première Communion, à former les futures mères de famille chrétiennes.Ce travail harassant ne les empêchait pas de faire de la couture, et le jour et la nuit, pour les colons, pour les femmes et pour les sauvages.C’est dans ces tâches diverses qu’est née l’idée de communauté.Leur ambition était de devenir des religieuses non cloîtrées, des sortes de filles de paroisses qui se consacreraient à l’éducation des enfants.Le projet, soumis aux autorités, fut agréé.Monseigneur de Laval, premier évêque de Québec, approuva le nouvel Institut en ces termes: “Nous avons agréé l’établissement de la Sœur BOURGEOYS et des filles qui se sont unies à elle ou qui y seront admises à l’avenir; leur permettant de vivre en communauté, en qualité de filles séculières de la Congrégation de Notre-Dame”.Cette reconnaissance eut le grand bienfait de faire accourir des divers points du pays, un grand nombre de jeunes filles, pour se consacrer comme leur fondatrice, à l’éducation.Depuis lors, les fondations se sont multipliées à tel point que la toujours florissante communauté de la Congrégation est répandue a travers tout le pays et en a même franchi les frontières.Marguerite BOURGEOYS a trouvé dans son cœur le grain de sénevé qui, semé avec tant d amour et de tendresse, est devenu un arbre géant.Et le 12 novembre prochain, c’est le Canada tout entier qui sera heureux de dire au ciel, à l’Église et au Souverain Pontife, sa reconnaissance pour les grands bienfaits qu’a rendus à l’éducation, la Congrégation de Notre-Dame, œuvre à jamais splendide de la Bienheureuse Marguerite BOUR-GEOOS. 100 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre La nouvelle Bienheureuse devient, pour les éducateurs et les éducatrices, un puissant modèle.Ce qui la rend forte, grande et attirante à tous, c’est le don total d’une vie, de même que la marque profonde imprimée sur ceux qu’elle se plaisait à former.Imiter Marguerite BOURGEOYS, c’est être des grands formateurs de vie, des géants de construction pour la chrétienté.Un éducateur, dans le sens strict du mot, c’est quelqu’un qui possède en suréminence une vie et qui la donne chaque jour.En d’autres termes, éduquer un enfant, c’est le bâtir à l’image et à la ressemblance du maître.Quand Dieu a créé le monde, Il le fît à Son image et à Sa ressemblance.C’était déjà nous enseigner comment ensuite l’éducateur, créé à l’image de Dieu, devait réaliser chez les autres, cette même image, cette même ressemblance.Si, de nos jours, une série de découvertes peuvent sans doute marquer des progrès en pédagogie ou en technique, il ne faudrait pas cependant en arriver à croire que la seule application de ces méthodes-recettes peuvent former des enfants.Loin de moi l’idée de vouloir bouder le progrès.Mais il est souverainement important de prévenir l’éducateur qu’à travers tous ces perfectionnements de la science, une chose reste toujours vraie, c’est que l’âme de l’éducation, c’est l’âme de l’éducateur.Tout ce que la pédagogie moderne invente, tout ce que des études profondes de méthodologie ou de psychologie appliquée nous apportent, ne peuvent être que des moyens de faire mieux passer du maître à l’élève, la science, sous l’angle de vérité et de vertu.Oublier ces principes fondamentaux, c’est trahir la mission sublime de l’éducateur; c’est se rebaisser à ne vouloir donner qu’une sorte de plaqué qui aboutira fatalement à un travesti d’éducation.Il n’y a qu’une façon d’éduquer c’est de donner, à larges mains, ce que l’on possède en plénitude.Éducateurs, éducatrices, voulons-nous imiter celle que le Pape va bientôt béatifier, soyons sans doute des savants; mais, par dessus tout, soyons des saints.C’est une compréhension de la vraie vie, qui permettra à chaque éducateur et à chaque éducatrice, d’imprimer sur chaque élève, une sorte de marque indélébile, en ce sens que cette marque sera, à jamais, le signe sensible des bienfaits qu’on aura reçus.Pour avoir été ce modèle de vie, Marguerite BOURGEOYS a su d’abord prier.C’est en cela avant tout, que le premier sentiment populaire a témoigné de sa grandeur d’âme et de sa vie parfaite.A son exemple, soyons, nous aussi, des grands priants.Portons dans nos âmes les intentions de nos élèves, les ambitions de nos élèves, le cœur de nos élèves, la vie de nos élèves.Et, en agissant de la sorte, nous aurons à cœur de nous grandir pour donner davantage, pour faire grandir ceux que le bon Dieu nous a confiés afin de pouvoir les trouver plus tard, agrandis, ennoblis, grâce aux perfections qui, de nous sont passées en eux.Et notre tâche, nous l’accomplirons avec merveille et bonheur, chaque jour, si, à travers tout ce que nous permettent de dispenser les programmes divers mis à notre disposition, nous rapprochons notre jeunesse de Dieu.f Georges-Léon Pelletier, Evêque de Troù-Rivières. 1950 ÉDUCATION ET FORMATION 101 AVE MARIA.! L'Assomption Glorieuse de Marie DOGME CATHOLIQUE et VÉRITÉ DE FOI par PHILIAS GARNEAU, o.m.i.« Quelle'est Celle qui s’élève du désert, brillante comme l’aurore, inondée de délices, appuyée sur son Bien-aimé et couronnée par Dieu .» (Cant.VIII.) Le premier novembre 1950, le Souverain et infaillible Pontife Pie XII, cédant aux vœux de tout le peuple catholique, comblant les suppliques pressantes de l’Épiscopat tout entier et les ardentes prières des fidèles serviteurs de Marie, laissant libre cours, tout autant, à la piété intense de son âme de Pontife si filialement dévoué à Marie Immaculée, et le nom de Dieu invoqué, déclare, 'prononce et définit comme un dogme de Foi catholique “l’Assomption glorieuse de Marie”: La résurrection anticipée de Marie, sa glorification corporelle et son entrée immédiate et triomphale, corps et âme, dans le Ciel.En conséquence, cette vérité doit être crue fermement et constamment par tous les fidèles.Et qui ne professe pas ce dogme, et guis non sic sentit, celui-là est héritique et hors de l’Église, haereticus est, mitte foras .Vous savez l’enthousiasme que provoqua, au Concile d’Éphèse (431), la définition de la maternité divine de Marie, et l’universelle allégresse qui marqua au siècle dernier, en un jour d’impérissable mémoire, la proclamation du dogme de l’Immaculée-Conception.Certes, ces mêmes transports de joies chrétiennes et de fierté catholique vibrent aujourd’hui en tous les cœurs: Gloire à Notre-Dame de l’Assomption ! .Gloire à l’Église si puissante en sa doctrine et ses œuvres !.Vive Pie XII, le Pontife de Marie !.Que l’auguste Reine du Ciel daigne donc combler les imperfections de ces lignes écrites dans le plus filial amour.* * * Est-il vision plus radieuse que celle de l’Assomption corporelle de la glorieuse Vierge Marie ?Quelle est Celle qui s’élève du désert.Pour nous en donner une idée l’Église emprunte aux Saintes Écritures, à la lumière, aux fleurs et au parfum, les plus riches images; et celui qu’on nomme le “Peintre du Ciel” Murillo, s’est surpassé dans la toile où il représente Marie émergeant d’une gloire de petits Anges, qui escortent leur Reine montant vers les cieux.Comme son divin Fils, Marie mourra.Ce ne sera pourtant pas la mort, œuvre du démon, cette mort qui va à la décomposition du corps et se prolonge jusqu’au jour de la résurrection universelle.Ce sera le triomphe de l’amour divin: “Nous croyons, disent les Saints Pères, que Marie est morte sans douleur, et par la 102 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre seule vertu de son amour, de ses ardents désirs, et de sa très haute contemplation.Sans peine comme sans violence, son âme immaculée a quitté son corps très pur dans un dernier et sublime élan d’amour divin: Le même instant qui sépara pour un temps sa sainte âme de son corps fut le témoin de la glorification de Marie, sans aucun intervalle entre la mort et la vision béatifique”.Porté par les Apôtres, escorté par les Anges, le corps virginal de Marie est conduit de Sion vers la vallée de Gethsémani.Trois jours plus tard, l’âme très sainte de Marie descendra pour reporter au Ciel son corps sacré.Veni coronaberis.Quoique la peinture semble parfois insinuer le contraire, ce n’est pas portée par les Anges, mais bien par sa propre vertu que Marie montera au Ciel: N’était-ce pas la propriété des âmes glorifiées de soustraire le corps aux lois de la pesanteur, comme de pouvoir se mouvoir à leur gré.“Semé corps animal, il ressuscite corps spirituel (7 Cor XV, 44) • Mais la glorieuse Vierge monte appuyée sur son Bien-aimé, puisque cette vertu lui vient de Lui .Et l’on voudrait pouvoir suivre Marie quittant la terre et s’élevant majestueuse et glorifiée vers le Ciel: Jésus lui montrant en la Patrie bienheureuse un trône, aux confins même de la divinité; les Anges devenus ses Messagers; les Bienheureux lui forment une Garde d’honneur; et toute la cour céleste psalmodiant à l’unisson: “Vous êtes la Gloire de Jérusalem, la Joie d’Israël, l’Honneur de votre peuple” {Judith, XV, 10).Salve Regina l .“Hommage à Vous, Reine des Anges et des Saints, “A Vous, dont le corps glorieux et virginal “Est monté au Ciel, dans un cortège triomphal, “Escorté par la Phalange des Séraphins.(J.M.F.) * * * Quel est donc essentiellement et formellement l’objet de la définition dogmatique de l’Assomption de Marie ?Un dogme est une vérité révélée par Dieu, et, comme telle, directement proposée par l'Église à notre croyance.La Révélation d’où procède le dogme catholique est la Révélation absolument surnaturelle manifestant des mystères cachés en Dieu, auxquels l’intelligence ne peut parvenir par ses seules forces, et qui, même après la manifestation divine, restent toujours intimement insaisissables à la raison {Diet.Théol.Cath.).Pour qu’une vérité révélée soit un dogme au sens strict, il est nécessaire qu’elle soit directement proposée à notre croyance par une définition solennelle de l’Eglise.Fide divina et catholica ea omnia credenda sunt quae in Verbo Dei scripto vel tradito continentur, et ab Ecclesia tanquam divinitus revelata credenda proponuntur {Concile du Vatican).Il faut donc, pour devenir l’objet d’une définition dogmatique, que la doc-trine de l’Assomption corporelle de Marie soit véritablement contenue dans 1 Écriture Sainte ou la Tradition qui remonte aux temps apostoliques: “La glorieuse Assomption de Marie, écrit M.Aug.Ferland, p.s.s., suppose sa mort, sa résurrection anticipée, et son entrée immédiate et triomphale, corps et âme, dans le ciel.Il faut distinguer ici entre le fait de son décès et la réanimation de sa chair, et le privilège surnaturel de son Assomption glorieuse; la doctrine présuppose certainement comme préambule, l’événement historique, au moins 1 exaltation corporelle de Marie dans les airs, mais elle s’en distingue réellement: Le fait sensible ressortit à l’histoire, aux témoignages visuels, tandis que la doctrine relève du Révélé et de l’enseignement catholique”.Il s agit de prouver que la glorieuse Assomption de Marie, corps et âme, et en conséquence, sa vie glorieuse dans le Ciel est vraiment contenue dans le dépôt de la Révélation écrite ou orale, verbo Dei scripto vel tradito . 1950 ÉDUCATION ET FORMATION 103 L’Annonciation et les paroles d’Elisabeth contiennent véritablement^ ce privilège marial.La Très Sainte Vierge ne serait pas particulièrement benie entre toutes les créatures, et ne se distinguerait pas suffisamment du reste des humains, comme l’indique le texte sacré, si Elle devait partager le sort commun en subissant les morsures du ver rongeur et attendre la fin du monde pour obtenir la gloire complète et définitive.Cette solennelle et exceptionnelle Bénédiction, non seulement écarte de Marie toute malediction, mais elle place cette Reine incomparablement au-dessus de tous les hommes, en Lui assurant la Glorification anticipée de son corps et son Exaltation triomphale dans les cieux.Le Protévangile (Cên.III), qui prédit une victoire totale de Marie sur Satan et le péché contient également le privilège de son Assomption glorieuse, corps et âme, avant le jugement général.™ i j tv “Après le péché de nos premiers parents, ]e cite encore M.rerland, Dieu leur promet un Rédempteur.Ce Sauveur qui naîtra d une femme doit remporter un éclatant triomphe sur le péché et ses suites, et donc sur la mort et la permanence dans le lugubre état jusqu’au jugement général: ce sont là, en effet, les fruits du péché, au témoignage de S.Paul et du Concile de Trente.Or, dans cette victoire complète remportée sur le mal, le Christ et sa divine Mère demeurent inséparablement unis; tous deux triomphent ensemble du péché et de ses funestes suites.Dieu en effet dit au serpent: Je mettrai une inimitié entre toi et la femme, entre sa race et la tienne.Elle te brisera la tête .Certes la Très Sainte Vierge subira la mort, non pas comme une peine, mais uniquement pour obéir aux lois de la nature, et pour ressembler plus parfaitement a son Tils bien-aimé.La Co-Rédemptrice évitera cependant les ignominies de la corruption sépulcrale, qui sont véritablement peines du péché.La mort ne gardera sa victime que quelques jours, rendant plus éclatante sa victoire sur le pèche et ses détestables conséquences.^ .Comme le Rédempteur, donc, et avec Lui, la Co-Redemptrice triomphera du péché et de ses suites.La résurrection anticipée, la glorification corporelle de Marie, et son entrée immédiate et triomphale, corps et âme, au Ciel, intègrent donc sa pleine victoire sur le péché.Tout retard dans cette béatitude complète et finale soumettrait la Très Sainte Vierge à une peine qui n était uue qu au péché originel.La glorieuse Assomption de notre divine Mère, comme son Immacuiee-Conception, est incluse ainsi dans cette prophétie messianique, et donc dans la Révélation écrite.* • * L’Assomption glorieuse de Marie, c’est la mise en pleine lumière et en prestige des réalités éternelles et du surnaturel le plus intensifié: Comme la terre doit paraître bien petite à qui veut bien la regarder du Ciel !.A l’école de Marie, puissions-nous apprendre à mépriser les folles joies mondaines, à rétablir en nos êtres l’harmonie chrétienne, à vivre une intense vie chrétienne, vie vécue profondément en Dieu, vie d humilité vraie, de penitence nécessaire et de ferventes prières, vie d’union a Dieu dans le culte de nos devoirs et les forces surnaturelles de la grâce et des sacrements.Qu importe la route, si le Ciel est au bout.Regardez et faites selon le modèle qui vous est montré.L’idéal en même temps qu’il ravit, il stimule, il emporte .“Jésus, Vous dont le Cœur a tant aimé Marie, “Votre Amour créateur L’a faite ce qu’Elle est, “Votre Amour filial en Elle se complaît, “Donnez-nous votre Cœur pour L’aimer, je vous prie.Ph.Garneau, o.m.i. 104 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre L'Arithmétique en quatrième et cinquième années L’ADDITION ET LA SOUSTRACTION DES FRACTIONS par GÉRARD BEAUDRY, Ecole normale Jacques-Cartier, Montréal.Dans un dernier article nous avons vu comment développer chez l’enfant la notion de la fraction, pour parler de l’enseignement des techniques de l’addition et de la soustraction, il n’est pas de meilleur guide que le nouveau programme.Aux pages 317, 318, 320 et 321, nous trouvons une excellente analyse de difficultés.Sans doute le fait de 'posséder une échelle de difficultés ne constitue pas à lui seul une garantie de succès; il y a la manière d’enseigner.Il faut de plus comprendre la raison de l’agencement des difficultés.Nous avons déjà vu qu'il faut présenter les difficultés de technique au moyen de faits, de problèmes concrets et que, parfois, on doit ajouter des manipulations pour faire comprendre le pourquoi de la technique.Si ces précautions sont nécessaires dans l’enseignement des techniques de calcul sur les nombres entiers, elles le sont davantage pour l’enseignement des fractions.Tous les professeurs qui se sont décidés à employer des manipulations concrètes à tous les degrés, sont unanimes à déclarer que c’est une grande économie de temps malgré une apparence de perte de temps et que les enfants comprennent.L’enfant qui a mis ensemble les 3/4 et les 2/4 d’une feuille de papier, comprend immédiatement le sens de la réduction d’une expression fractionnaire en nombre fractionnaire.Si on lui fait faire avec du matériel une retenue en addition ou un emprunt en soustraction, ces difficultés se montrent facilement.Se contenter d’une opération abstraite comme celle-ci pour 5 3/5 “amorcer” la retenue, c’est con-~l~ 2 3/5 duire l’enfant dans l’abstrait: on 7 6/5 retient une “unité” ou un “en- 8 1/5 tier”; comme c’est vague.Mais si c’est un problème qui présente la difficulté, l’unité ou l’entier prend alors de la vie, il prend un nom.“Hier, il est tombé 5 pouces 2/5 de neige; aujourd’hui il en est tombé 2 pouces 4/5.Combien est-il tombé de neige dans les deux jours ?” Un (1) pouce de retenue s’ajoute plus facilement aux autres pouces qu’un entier aux autres entiers.De même emprunter un entier qui vaut 4/4 est bien plus abstrait que d’aller chercher une pomme et de la mettre en quarts.Ne ménageons donc pas les manipulations ni les exemples concrets.11 est facile de voir l’agencement des exemples-types donnés en quatrième année pour l’addition et la soustraction.Nous les reproduisons en les numérotant et nous les expliquerons ensuite.(1) (2) (3) (4) (5) 1 tiers 1/3 2/5 1/8 2 1/4 -f 1 tiers + 1/3 + 1/5 + 1/8 + 3 1/4 2 tiers 2/3 3/5 2/8 = 1/4 5 2/4 ÉDUCATION ET FORMATION 105 (6) (7) (8) (9) (10) 3/4 1 1/2 2/3 2 3/5 5 3/4 + 1/4 + 3 1/2 + 2/3 + 1 4/5 + 2 3/4 4/4 4 2/2 = 5 4/3 = 1 1/3 3 7/5 = 4 2/5 7 6/4 = 8 2/4 (1) (2) (3) (4) (5) 2 tiers 2/3 4 4/5 3/4 5 7/8 — 1 tiers -1/3 — 1 3/5 -1/4 — 2 3/8 1 tiers 1/3 3 1/5 2/4 = 1/2 3 4/8 = 3 1/2 (6) (7) (8) (9) 4 1/4 2 2/5 6 5 — 1 3/4 — 1 4/5 — 2 1/3 — 7/8 2 2/4 = 2 1/2 3/5 3 2/3 4 1/8 Les exercices (1) sont mentionnés dans le programme pour nous rappeler que l’idée de l’addition et de la soustraction des fractions doit se donner tout en montrant la notion des fractions dont le numérateur est autre que 1.En montrant 2/3 on fera dire que “1 tiers plus 1 tiers donnent deux tiers”, sans écrire l’addition.Lorsqu’on sera rendu à montrer l’addition d’une façon formelle, on reviendra à ces additions et à des soustractions orales; on pourra en faire quelques-unes par écrit {en écrivant le nom de la fraction: tiers, quarts, cinquièmes) pour bien montrer à l’enfant que le dénominateur ne fait que donner le nom de la fraction et que, dans l’addition ou la soustraction, on n’aura pas à en tenir compte.Un tiers plus un tiers donnent deux tiers tout comme une pomme plus une pomme donnent deux pommes.Les exercices (2) et (3) sont la traduction écrite des exercices oraux précédents; c’est une façon plus courte d’écrire 1 tiers plus 1 tiers.Les exercices (4) sont semblables aux précédents, cependant la réponse demande une simplification.Les exercices (5) sont des opérations sur les nombres fractionnaires avec simplifications.En soustraction, l’exemple (3) com- porte des nombres fractionnaires et la réponse ne demande pas de simplification; en addition, il n’y a pas d’exemple de ce genre, on devra quand même en faire avant de proposer les exercices avec simplification (2 1/5 +.3 2/5).La deuxième série d’additions contient des exemples d’additions avec retenue.Le numéro (6) est là pour montrer à l’enfant qu’une somme de fractions peut donner l’entier et qu’il faut changer cette expression fractionnaire en entier (3/3 = 1).Le numéro (7) introduit réellement la retenue, la somme des fractions donne un nombre exact d’entiers.Le numéro (8) illustre une somme de fractions plus grande que l’unité; il sera bon en montrant cette difficulté de faire des exercices de réduction d’expressions fractionnaires en nombres fractionnaires.Le numéro (9) combine l’exercice précédent avec l’addition de nombres fractionnaires; la fraction qui reste (2/5) ne demande pas de simplification.Le numéro (10) est semblable au précédent mais la fraction qui reste demande une simplification.La seconde série de soustractions comporte un emprunt. 106 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre jjbp Le numéro (6) illustre le cas classique: la réponse donne un nombre fractionnaire.Ici la réponse demande une simplification; on rencontre évidemment des cas où cette difficulté ne se trouve pas.Il serait bon de commencer par ceux-ci.Par exemple: 4 1/3 — 1 2/3 = 2 2/3.Le numéro (7) illustre le cas où la réponse est une fraction.On trouve des enfants qui mettent 1 quand même aux entiers.Le numéro (8) illustre le cas où le grand nombre est entier.Bien que, une fois compris, il soit plus facile que les autres il ne serait pas à conseiller de commencer par ce genre de soustractions.Enfin le numéro (9) présente un entier moins une fraction.Ce cas est généralement mieux réussi oralement que par écrit.L’enfant qui comprend voit que 5 — 7/8 = 4 1/8; le calcul écrit le déroute à cause des particularités qu’il comporte.Un bon exercice qui prépare bien à la technique de l’emprunt et qui n’est pas mentionné ici, est le suivant: Mettre en nombre fractionnaire: 1 1/4 = ?/4 1 2/3 = ?/3 1 5/6 = ?/6 C’est exactement le même travail que l’on fait lorsqu’on emprunte un entier et qu’on l’ajoute à la fraction du grand nombre.Cet exercice irait donc entre les numéros (5) et (6).Cinquième année: Les fractions ont des dénominateurs différents Le programme mentionne trois difficultés (page 321) : 1 ° L’un des dénominateurs donnés est le dénominateur commun.2° Les dénominateurs n’ont pas de facteurs communs.3° Les dénominateurs ont un facteur commun: habituer à chercher à vue le plus commun dénominateur qui peut se trouver à vue ou mentalement.Pour bien comprendre le sens de ces difficultés, il faut savoir qu’aujourd’hui on ne montre plus, au moins au début, à trouver le plus petit commun dénominateur par la décomposition en facteurs, “Par la croix” comme disaient les enfants.Comment procède-t-on ?Par un tâtonnement logique: Le plus petit commun dénominateur de plusieurs fractions c’est le plus petit commun multiple de tous les dominateurs donnés.Si c’est un multiple commun à tous les dénominateurs, c’est nécessairement un multiple du plus gros.Ce plus gros dénominateur sera donc notre guide; nous regarderons d’abord s’il n’est lui-même le dénominateur commun.S’il n’est pas divisible par les autres dénominateurs, comme c’est un de ses multiples qui est le dénominateur commun, j’essaierai le premier multiple, soit le double.Si le double ne fait, je prendrai le triple et ainsi de suite.Illustrons par des exemples.Soit à réduire au même dénominateur les fractions des groupes suivants: a) lf2.111/., 1/8.Le plus gros dénominateur donné est 8.Donc j’essaie 8.Ce nombre est-il divisible par 2 et par 4 ?Oui.C’ est donc le plus petit dénominateur commun de ces trois fractions.b) 1/2, l/S, 1/8.Le plus gros des dénominateurs est encore 8.Essayons de diviser 8 par 2 et par 3.Il n’est pas divisible par 3, donc 8 ne peut être le dénominateur commun.Essayons alors le double de 8, soit 16.Mais 16 n’est pas divisible par 3.Essayons donc le triple de 8, soit 24.Ce nombre, étant divisible par 2 et par 3, est le plus petit commun dénominateur.c) 1/2, 113, 1/5.En suivant le même procédé que dans les deux premiers exemples, on voit au premier coup d’œil que ni 5, ni 10, ni 15, ni 20, ni 25 ne sont divisibles par 2 et par 3 en même temps.Le nombre 30 est donc le dénominateur commun.Cependant si l’on constate au début que ces dénominateurs n’ont aucun facteur commun, il serait plus rapide de trouver le dénominateur commun en trouvant le produit des trois: 2X3X5 — 30.L echelle de difficulté mentionnée dans le programme nous propose de commencer 1° Bar des cas où “L’un des dénominateurs donnés est le dénominateur commun”.En effet dans ces cas la recherche est très courte puisqu’au premier essai on v i; n ; c l’fïa puiï '•ad i.:! la — 1950 ÉDUCATION ET FORMATION 107 trouve le dénominateur commun.Cette difficulté pourrait être divisée en deux étapes: (Nous donnons des exemples de fractions avec 1 au numérateur, inutile de dire que l’on pourrait prendre d’autres numérateurs: mettre S/3 à la place de 1/3.) 1) On commencera par l’addition de deux fractions dont l’un des dénominateurs est un multiple de l’autre: 1/2 + 1/4; 1/2 + 1/8; 1/3 + 1/6; 1(3 + 119; .2) On continuera avec l’addition de trois fractions dont l’un des dénominateurs est un multiple commun des deux autres.On combinera donc: 1/2 1(3 avec + lj6, avec + 1/12, .1/2 + 1/4 avec + 1(8, avec + ljl2, .1(3 -f 1/4 avec -f 1/12, avec + 1124, • • • 2° Les dénominateurs n’ont pas de facteurs communs.Comme dans le premier cas, on commencera par des additions de deux fractions puis on passera aux additions de trois fractions.Pour composer ces exercices, il faut prendre comme dénominateurs des nombres qui n’ont aucun facteur commun.112 -b H3; 1/2 + 115; 1/3 + 1/4; etc.112 + 1/3 + 115; 1/3 + 1/4 + 1/5.3° Les dénominateurs ont un facteur commun.Le plus grand des dénominateurs ne sera pas, comme dans le premier cas, le dénominateur commun.On commencera par des exercices qui ne demandent que deux essais puis on augmentera le nombre d’essais: 1) 112 + 1/4 + 116 1/2 + 1/3 + 1/9 1/3 + 1/6 + 1115 2) 1/2 + 113 + 14 1/3 + 1/4 + 1/8 112 + 114 + 115 On fait souvent le reproche d’être longue, à la méthode de recherche du dénominateur par tâtonnement.Ce reproche est mérité si l’on donne des fractions inusitées mais si l’on se contente des fractions les plus employées dans les calculs de la vie, la méthode se révèle amplement suffisante.Elle a le grand mérite d’être simple et facile; nos méthodes d’enseignement de l’arithmétique ne seront jamais trop faciles.Gérard Beaudrv.LANGAGE PARLE Durant ce mois, pour conserver la sonorité de ma langue, je m’efforcerai de corriger l’articulation la plus défectueuse de mon langage. 108 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre Le Statut de Westminster par ALICE GODBOUT, Institutrice.De nombreux titulaires déplorent que dans les volumes mis entre les mains des élèves, on termine l’Histoire du Canada vers 1867.Quelques volumes parlent de la participation du pays à la guerre, au Sud-Africain et à la guerre de 1914-1918, mais ils ne sont pas nombreux et donnent peu l’idée de la Constitution canadienne.C’est regrettable, car si nos ancêtres ont écrit des pages d’Histoire, nos pères et nos grands-pères en ont aussi écrit.N’avons-nous pas nous-mêmes continué leur œuvre avant, pendant et après la guerre de 1939-45 ?C’est pourquoi, nous avons essayé de combler cette lacune.Nous commencerons par parler un peu de la forme des gouvernements depuis 1763, puis du Statut de Westminster qui constitue le plus important amendement apporté à l’Acte de l’Amérique Britannique du Nord.Enfin, nous dirons un mot des évènements survenus depuis 1931.La première forme de gouvernement octroyé à nos ancêtres fut d’abord le Gouvernement Royal qui les traitait en véritables vaincus.Malgré la sympathie de certains gouverneurs comme Murray, qui, sur les lieux, jugeaient pouvoir adoucir certaines clauses des instructions données, car elles étaient vraiement rigoureuses, plusieurs gouverneurs, dont Murray, eurent des reproches.Celui-ci fut rappelé à Londres, pour expliquer certaines marques de sympathie données aux Canadiens.Il faut dire à la louange de Londres que sa conduite fut approuvée en haut-lieu et que sa justice sommaire rendit service à l’Angleterre qui eut bien regretté dans la suite, d’écouter les plaintes contre les premiers habitants du Canada.En résumé, le premier gouvernement était un acte purement royal et il n’était pas question de gouvernement “représentatif” et encore bien moins de gouverne- ment “responsable”.Nos aïeux, péniblement, essayèrent de tirer parti des lois.Malheureusement, la Langue anglaise était la seule officielle et c’était d’après les lois anglaises qu’on devait les juger.Aussi, préférèrent-ils régler leurs affaires à l’amiable plutôt que d’y recourir.Cet état de choses finit par ennuyer les Anglais eux-mêmes.De plus les États-Unis prirent en 1774, une attitude menaçante pour l’Angleterre.Pour apaiser les Canadiens on jugea à propos de leur accorder une nouvelle constitution.U Acte de Québec (1774) apporta un adoucissement à la proclamation Royale de 1763.Notons que les limites de la province furent reculées et que nos ancêtres, dispensés du Serment du Test, purent avoir quelques représentants.C’était loin du gouvernement responsable, mais c’était un pas de fait et nos ancêtres restèrent sourds aux offres réitérés du “Congrès” et même aux appels du général d’Estaing chef des armées françaises aux États-Unis.L’Acte Constitutionnel de 1791, attendu avec impatience donna à notre pays plus de représentants, mais il ne donna pas le gouvernement responsable et, dans la suite, mécontenta tout le monde, les Anglais de l’Ontario, comme les Français de Québec.C’est que, dans l’Ontario, il s’était formé un groupement qu’on appelait “Family Compact” et qui accaparait le gouvernement.Tout se passait en “famille”.Les privilégiés abusaient et ces abus mécontentaient le reste de la Province.Dans le Québec, l’Histoire nous parle de gouvernement surnommé “règne de la terreur” et des luttes pour la question des subsides.Nos ancêtres acceptaient de payer, mais ils voulaient savoir où l’argent était dépensé ! “No taxation without representation”.Ces questions envenimées amenèrent les luttes de 1837-38.L’Angleterre 1 1950 ÉDUCATION ET FORMATION 109 envoya alors un représentant, Lord Durham, qui conseilla l’union des provinces de l’Ontario et de Québec.Comme vous voyez, on apportait autant que possible ce qu’on croyait de nouvelles améliorations.Après l’Union, les choses semblèrent aller mieux, et malgré des injustices comme: h paiement des dettes du Haut-Canada et la reconnaissance de la seule langue anglaise comme officielle, nos Pères tirèrent le meilleur parti de la situation.Ils recommencèrent la lutte pour le “Gouvernement Responsable” qu’il ne faut pas confondre avec “Représentatif”.De fait, ils l’obtinrent sous le gouvernement de Lord Elgin (voir “Farley et Lamarche” ou les autres volumes d’histoire).Quant à la Langue française, nous pouvons voir dans l’Histoire que Lafontaine et les autres à son exemple en furent d’ardents défenseurs.Disons, qu’aucune loi écrite n’établissait le gouvernement responsable.Voici, d’ailleurs, ce que nous trouvons dans le volume Le Canada pays souverain, par M.Olivier: “L’établissement du gouvernement responsable ne dépend donc d’aucune loi.Il doit son existence aux instructions données à un gouverneur, d’avoir à choisir ses ministres au sein même du groupe qui détient par majorité la confiance de la Chambre .”.Et plus loin: “On peut donc affirmer que le gouvernement responsable a existé au Canada comme d’ailleurs dans presque tous les dominions, non pas en vertu de la constitution, mais s’est développé dans l’ordre naturel des choses par la pratique constitutionnelle et par des précédents.Il a ensuite été reconnu par les instructions que le Secrétaire d’État pour les colonies transmettait aux gouverneurs.(M.Olivier, le Canada Pays Souverain, page 4£.) Le même auteur précise (page 5Ji) qu’il n’est pas mentionné dans l’Acte de l’Amérique Britannique du Nord que le Canada dut jouir d’un gouvernement responsable.Cela n’empêche pas que nous en jouissions en fait .Il n’est pas nécessaire de dire ici, les bienfaits apportés au pays par l’Acte de l’Amérique Britannique du Nord, nos volumes en font suffisamment mention.Le statut de Westminster fut le plus important des amendements qui y furent apportés.L’Angleterre l’a d’abord adopté et a accordé ainsi à notre pays sa souveraineté comme vous pourrez juger vous-même par la lecture de ce document que nous transcrivons simplement, d’après M.Olivier, dans son volume Le Canada, pays Souverain.Alice Goduout.STATUT DE WESTMINSTER, 1931 (ê% Geo.5, ch.4.) Extrait “Maurice Olivier" (Appendice H) “Loi donnant effet à certains voeux formulés par les Conférences impériales de 1926 et de 1930.(11 décembre 1930)”.“Considérant que les délégués des Gouvernements de Sa Majesté du Royaume-Uni, du Dominion du Canada, du Commonwealth d’Australie, du Dominion de la Nouvelle-Zélande, de l’Union Sud-Africain, de l’État libre de l’Irlande, et de Terre-Neuve, aux Conférences impériales tenues à Westminster en les années de Notre-Seigneur mil neuf cent vingt-six et mil neuf cent trente, ont concouru aux énoncés et aux vœux formulés dans les rapports desdites Conférences; Considérant qu’il est expédient et à propos, puisque la Couronne est le symbole de la libre association des membres de la Communauté des nations britanniques et oue ces dernières se trouvent unies par une allégeance commune à la Couronne, d’exposer sous forme de préambule à la présente loi qu’il serait conforme au statut constitutionnel consacré de tous les membres de la Communauté dans leurs rapports réciproques, de statuer que toute modification de la Loi relative à la succession au Trône ou au Titre royal et aux Titres reçut désormais l’assentiment aussi bien des parlements de tous les Dominions que du Parlement du Royaume-Uni; Considérant qu’il est conforme au statut constitutionnel consacré de statuer que nulle loi émanant désormais du Parlement du Royaume-Uni ne doit s’étendre à l’un quelconque desdits Dominions comme partie de la législation de ce Dominion, sauf à la demande et avec l’agrément de celui-ci; 110 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre Considérant que la ratification, la confirmation et la mise à effet de certains desdits énoncés et vœux desdites Conférences nécessitent la confection et l’adoption, par autorité du Parlement du Royaume-Uni, d’une loi en bonne et due forme; Considérant que le Dominion du Canada, le Commonwealth d’Australie, le Dominion de la Nouvelle-Zélande, l’Union Sud-Africaine, l’État libre d’Irlande, et Terre- Neuve ont solidairement demandé et agréé de saisir le Parlement du Royaume-Uni d’une mesure tendant à statuer, quant aux questions susdites, dans le sens prescrit ci-après dans la présente loi; A ces causes, qu’il soit édicté ce qui suit par sa Très Excellente Majesté le Roi, de l’avis et du consentement et par autorité des lords spirituels et temporels et des communes en le présent Parlement assemblés: Signification du mot “Dominion” dans la présente loi.Validité des lois émanées du Parlement d’un Dominion.28 et 29 Vict.ch.63.Pouvoir du Parlement d’un Dominion de légiférer extraterri torialement.1.Dans la présente loi l'expression “Dominion” signifie l’un quelconque des Dominions suivants: le Dominion du Canada, le Commonwealth d’Australie, le Dominion de la Nouvelle-Zélande, l’Union Sud-Africaine, l’État libre d’Irlande et Terre-Neuve.2.(1) La loi de 1865 relative à la validité des lois des colonies ne doit s’appliquer à aucune loi adoptée par le Parlement d’un Dominion postérieurement à la proclamation de la présente loi.(2) Nulle loi et nulle disposition de toute loi édictée postérieurement à la proclamation de la présente loi par le Parlement d'un Dominion ne sera invalide ou inopérante à cause de son incompatibilité avec la législation d'Angleterre, ou avec les dispositions de toute loi existante ou à venir émanée du Parlement du Royaume-Uni, ou avec tout arrêté, statut ou règlement rendu en exécution de toute loi comme susdit et les attributions du Parlement d'un Dominion.3.Il est déclaré et statué par les présentes que le Parlement d’un Dominion a le plein pouvoir d’adopter des lois d’une portée extra-territoriale.Le Parlement du Royaume-Uni ne doit légiférer pour un Dominion que du consentement de celui-ci.4.Nulle loi du Parlement du Royaume-Uni adoptée postérieurement à l’entrée en vigueur de la présente Loi ne doit s’étendre ou être censée s’étendre à un Dominion, comme partie de la législation en vigueur dans ce Dominion, à moins qu’il n’y soit expressément déclaré que ce Dominion a demandé cette loi et a consenti à ce qu’elle soit édictée.Pouvoir des Parlements des Dominions relativement à la marine marchande 57 et 58 Vict.c.60.Pouvoirs des Parlements des Dominions relati vement Aux Cours d’amirauté 53 et 54 Vict.c.60.5.Sans préjudice de l’ensemble des dispositions précédentes de la présente Loi, les articles sept cent trente-cinq et sept cent trente-six de la Loi de la Marine marchande, de 1894, doivent être interprétés comme si la mention de la Législature d’une possession britannique ne s’appliquait pas au Parlement d’un Dominion.6.Sans préjudice de l’ensemble des dispositions précédentes de la présente Loi, et dès la mise en vigueur de celle-ci, doivent cesser d’avoir effet dans les Dominions: l’article quatre de la Loi relative aux cours coloniales d’amirauté, de 1890 {qui exige que certaines lois soient réservées en attendant la signification du bon plaisir de Sa Majesté, ou contiennent une clause suspensive), et la partie de l’article sept de ladite loi qui exige l’approbation par Sa Majesté en son conseil de toute règle de cour concernant la pratique et la procédure d’une cour coloniale d’amirauté. 1950 ÉDUCATION ET FORMATION 111 Exception dans le cas des lois de l’Amérique du Nord et application de la Loi au Canada.Exception dans le cas des Lois constitutionnelles de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande.Exception dans le cas des États de l’Australie.Certains articles de la Loi ne s’appliquent pas à l’Australie, à la Nouvelle-Zélande ou à Terre-Neuve. moins qu’ils n’aient été adoptés.Signification du mot “colonie” dans les lois à venir.52 et 53 Vict.c.63.Titre abrégé.7.(1) Rien dans la présente Loi ne doit être considéré comme se rapportant à l’abrogation ou à la modification des Lois de l’Amérique Britannique du Nord, 1867 à 1930, ou d’un arrêté, statut ou règlement quelconque édicté en vertu desdites lois.(2) Les dispositions de l’article deux de la présente Loi doivent s’étendre aux lois édictées par les provinces du Canada et aux pouvoirs des législatures de ces provinces.(3) Les pouvoirs que la présente Loi confère au Parlement du Canada ou aux législatures des provinces ne les autorisent qu’à légiférer sur des questions qui sont de leur compétence respective.8.Rien dans la présente Loi n’est censé conférer le pouvoir d’abroger ou de modifier la Constitution ou la Loi constitutionnelle du Commonwealth d’Australie ou la loi constitutionnelle du Dominion de la Nouvelle-Zélande autrement qu’en conformité de la loi existant avant la mise à effet de la présente Loi.9.(1) Rien dans la présente Loi ne doit être considéré comme autorisant le Parlement du Commonwealth d’Australie à légiférer quoique ce soit qui tombe sous l’autorité du Parlement ou du gouvernement du Commonwealth d’Australie.(2) Rien dans la présente Loi ne doit être considéré comme exigeant le consentement du Parlement ou du gouvernement du Commonwealth d’Australie à une loi quelconque du Parlement du Royaume-Uni touchant quoi que ce soit qui tombe sous l’autorité des Etats de l’Australie et qui échappe à l’autorité du Parlement ou du gouvernement du Commonwealth d’Australie, dans tout cas où l’adoption de cette loi par le Parlement du Royaume-Uni sans ledit consentement aurait été conforme à la coutume constitutionnelle existant antérieurement à la mise en vigueur de la présente Loi.(3) Dans l’application de la présente Loi au Commonwealth d’Australie, la demande et le consentement visés à l’article 4 sont la demande et le consentement du Parlement et du gouvernement du Commonwealth d’Australie.10.(1) Aucun des articles suivants de la présente Loi, savoir les articles deux, trois, quatre, cinq et six, ne doit s’étendre à un Dominion auquel s’applique le présent article comme partie de la législation de ce Dominion, à moins que l’article en question ne soit adopté par le Parlement du Dominion, et toute loi de ce Dominion adoptant un article quelconque de la présente Loi peut pourvoir à ce qu’elle prenne effet, soit le jour de la mise en vigueur de la présente Loi, soit à telle date ultérieure que la Loi d’adoption spécifiera.(2) Le Parlement de tout Dominion susdit peut en tout temps abroger tout article visé à l’alinéa (1) du présent article.(3) Les Dominions auxquels s’applique le présent article sont le Commonwealth d’Australie, le Dominion de la Nouvelle-Zélande et Terre-Neuve.11.Nonobstant toute disposition contraire de l’Interprétation Act de 1889, l’expression '‘colonie” ne doit, dans aucune loi du Parlement du Royaume-Uni adoptée après la mise en vigueur de la présente Loi, s’appliquer à un Dominion ou une province ou un État quelconque faisant partie d’un Dominion.12.La présente Loi peut être citée sous le titre de Statut de Westminster, de 1931.(M.Olivier, p.219) 112 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre UNE TÂCHE D’IMPORTANCE: Professeur de Bonheur par PAUL-HENRI CARIGNAN, pire, Visiteur propagandiste des Ecoles ménagères Tput dernièrement, un prêtre français, l’abbé Joseph Houyoux, après un séjour dans la province de Québec, publiait un livre intitulé: Ecoles de Bonheur (1).Dans un style vivant et d’une rare originalité l’auteur décrit la vie dans les Ecoles supérieures d’Enseignement ménager.“Les écoles ménagères, dit-il, tendent à devenir la formule éprouvée de l’humanisme féminin.” Il n’hésite pas à appeler ces écoles “des écoles de vie”, des “écoles de bonheur”.Et avec raison.Les écoles ménagères, respectant la psychologie propre à la jeune fille et voulant préparer des femmes pleinement femmes, s’appliquent à inculquer aux élèves des habitudes de vie conformes à leur nature et à leur mission.Le grand rôle de la femme dans la vie familiale et sociale, c’est de donner du bonheur.Il faut l’y préparer dans un climat épanouissant, en lui infusant, dès son jeune âge, l’amour de la maison, sanctuaire de la vie, et l’enthousiasme pour les tâches humbles mais sublimes de la Maîtresse du Foyer.Qu’on lui rappelle souvent ces paroles d’un poète: “O femme, sagesse est de l’or, Oui, quel que soit ton rang, et quel que soit ton âge, Oui, ta meilleure dot et plus sûr trésor, C’est la science du ménage.Femme, après Dieu, c’est toi qui fais la vie humaine; C’est dans ton cœur qu’est la beauté; , W.®c°le î1.6 Bonheur, par l’abbé J.Houyoux.Éditions du Bien Public 3-Rivières.Reine de la maison, c’est là qu’est ton domaine; Ta sagesse est ta royauté.” Cette éducation du bonheur à vivre et à communiquer doit se donner très tôt, et au foyer et à l’école.Il ne faut pas attendre que les jeunes filles soient déjà avancées dans leurs cours d’études pour leur montrer la beauté du don de soi dans les plus petites choses qui font la vie du foyer.Commençons dès les premières années du cours primaire.C’est sur de la cire molle que se gravent le mieux les traits.Toutes les mamans devraient s’appeler “maman sourire”.La maîtresse d’Enseignement ménager dans les écoles primaires devrait être une sœur jeune ou restée jeune, une demoiselle gaie et enthousiaste.On pourrait leur donner de gentils noms: Mademoiselle Marie Joie, Sœur-Du-Bon-Sourire; et elles devraient bien porter leur nom.Sa tâche est d’une importance capitale.Il ne s’agit pas simplement d’initier les enfants au tricot, à la couture, à la broderie, à l’art culinaire, mais bien plutôt aux qualités et aux vertus féminines qui doivent de toute nécessité accompagner 1 accomplissement de ces travaux.Leur faire acquérir la souplesse de caractère en même temps que la dextérité des doigts; leur donner des habitudes d’ordre et d exactitude, mais aussi la joie, le contentement de travailler pour rendre les autres heureux.C est dans une telle atmosphère que se formeront des jeunes filles harmonieusement équilibrées.Et pour cela, il faut de toute nécessité que les maîtresses jl !# I igf [m l'ai I r l lOuf uin lit!! Ft to.k tic.sai : ion 1950 ÉDUCATION ET FORMATION 113 en charge de l’Enseignement ménager ne soient pas tristes ou pessimistes.Elles ne doivent pas considérer leur tâche comme du remplissage, mais comme un moyen de donner aux enfants une excellente culture humaine.Et il faut qu’elles aient foi dans le travail ménager comme élément essentiel de culture.La culture, c’est l’assimilation et la transformation de la matière assimilée en une matière supérieure.Une maman qui transforme une pièce de drap en une robe merveilleuse, qui tire d’une livr# de farine des gâteaux délicieux révèle plus de culture qu’une diplômée qui me récite mot-à-mot son traité d’algèbre.Les maîtresses d’Enseignement ménager au cours primaire n’ont pas à craindre de passer pour des éducatrices de seconde zone.Elles contribuent largement à la formation humaine des enfants qui leur sont confiées; à condition toutefois de mettre de l’esprit autour du chaudron, de l’amour au bout des aiguilles et de l’enthousiasme dans les humbles travaux du ménage.Le véritable humanisme féminin n’est pas le résultat d’une formation exclusivement livresque et cérébrale.Au programme figure le découpage.N’est-ce pas que les jeunes sont ravies de découper.Les petites filles ont un penchant naturel à découper papier, étoffes, etc., souvent au grand désespoir des parents.Allons-nous remédier à quelques inconvénients inévitables en leur enlevant les ciseaux ?Non pas, de grâce.Employons-les plutôt à un usage utile.La pe.tite main malhabile, tremblante, acquerra de la sûreté.L’attention se manifestera dans le petit bout de langue rose qui jaillira au coin de la bouche tendue.Une éducatrice avisée verra dans ce petit bout de femme la future maman-modiste qui taille ses robes ! Et le pliage.Exercice simple, mais très formateur lui-aussi.Il développe l’imagi- nation en déliant les doigts.N’est-ce pas que la jeune enfant qui plie bien ses bouts de papier on de carton aura de l’ordre plus tard, qu’elle pliera bien ses articles de lingerie.Rien de petit pour ceux qui savent aimer et faire aimer.Si, selon Quintillien, “la meilleure école n’est pas celle où l’on apprend le mieux à lire, à écrire et à parler; mais celle où l’on apprend le mieux à vivre”, il faut de toute nécessité que les classes de nos jeunes filles soient très pratiques pour que leur éducation passe dans leur vie à l’état de seconde nature.La jeune fille, selon l’expression d’une bonne mère de famille doit porter avec elle le Christ à la maison.“J’ai bien peur, disait-elle, que ce bon Jésus soit obligé de passer une partie de son temps dans la cuisine, car c’est là que je fabrique du bonheur pour ma famille et que je me fais aider de ma grande fille.” Des générations d’époux et de papas béniront ou maudiront les éducatrices, selon qu’on aura ou non enseigné à leur épouse ou filles l’Art de fabriquer du bonheur mangeable.Le cœur de l’homme est tout près de son estomac, paraît-il.Maîtresses d’Enseignement, sans trop le savoir, vous êtes des maîtresses de bonheur ! “Heureuse la jeune fille qu’une institutrice intelligente et dévouée aura, de bonne heure, initiée à la science des soins nombreux qui fondent la prospérité de la maison.Les louanges qu’on lui donnera seront le fruit de ses mains.Cette femme-là est bien celle que tout homme sensé souhaite au fond de son cœur pour compagne et mère de ses enfants.” Educatrices, soyez fières de préparer ainsi des foyers heureux.Paul-H.Carignan, pire. X;’ ;¦ .- /**/> >• td - 7m./ 950 DE L’ETUDE A L’ACTION 1950 ÉDUCATION ET FORMATION 115 Les travaux manuels par Rév.Frère GEORGIUS, S.C.DE L’ÉTUDE A L’ACTION Quand t homme se demande sincèrement comment il pourrait mieux servir son frère, il lui passe parfois dans le cerveau de ces idées lumineuses et fertiles qui semblent d’un autre monde.C’est ce qui aura eu lieu, au moins une fois, en notre XXe siècle.Voici le fait.Des maîtres en congrès, intelligents, pleins de bon vouloir et aimant sincèrement la jeunesse, s’arrêtèrent devant cette pensée: Les garçons ont des mains, mais ils ne savent pas s’en servir.Quelqu’un qui s’en apercevait depuis longtemps, s’écria alors: Pourquoi ne pas mettre toutes ces mains au service de l’esprit et du cœur de nos jeunes gens ?Des regards interrogateurs s’échangèrent.Le proposeur s’expliqua.Adopté I adopté ! s’exclamèrent en même temps les maîtres en congrès .Les travaux manuels chez les garçons venaient d’être lancés.Et, depuis, à l’école, au foyer, en vacances, au centre de loisirs, la jeunesse masculine sait quoi faire de ses mains.A L’ÉCOLE Un maître s'y trouve, pour servir son élève.C’est donc entendu qu’il s’y donnera des leçons précises et qu’on y exigera de l’application, car cela est capital pour faire un bien vrai, pratique et durable.L’élève s’y amène.Celui-ci voit bien ses mains, mais celui-là lui révélera son esprit, qui a été créé pour comprendre et pour diriger.L’élève a devant lui une feuille quadrillée, un crayon, une règle et un projet, que le maître lui explique conformément à la méthode préconisée, intéressant l’esprit et le cœur.A la salle de dessin ou à l’atelier, c’est un exercice continu de l’intelligence et de la volonté.L’homme est tout à sa tâche ! Aussi les yeux éveillent-ils l’esprit, l’esprit dirige-t-il la main et la main gagne-t-elle le cœur.Résultats.D’abord un plan bien tracé et la réalisation soignée de quelque objet usuel.Puis des mots qui ont une signification, des chiffres, un langage, des mesures, une application.Puis encore Vobservation qui devient une habitude, le dessin, un art, le goût, une demi-vertu.Et donc ces mouvements dont la main a la mémoire, et ce contentement d’avoir exécuté un chef-d’œuvre !.L’idée viendra à l’élève de recommencer. L’ECOLE /ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre 1950 ÉDUCATION ET FORMATION 117 Méthodologie de l'Enseignement de la Langue Seconde EN 5e, 6e et 7e ANNÉES CONVERSATION ANGLAISE À L’AIDE DE L’IMAGE A.FILTEAU — C.VILLENEUVE Ceux qui écrivent sur les questions d’enseignement de la langue seconde ont souvent le tort de ne pas dire quelle sorte d’auditoire ils supposent pour leurs leçons; de là toutes sortes de malentendus.Tenant compte du programme officiel qui indique le degré où commence l’étude de la langue seconde, nous nous adressons à un auditoire d’enfants du cours élémentaire.Il est clair que la méthode ne serait pas tout à fait la même avec des élèves plus âgés; cependant nous croyons que les principes mêmes de la méthode pourraient dans une certaine mesure être conservés.La véritable méthode de tout enseignement est celle qui est conforme à la nature de la matière enseignée et à la mentalité de l’enfant.Ainsi la méthode directe réformée que nous préconisons pourrait avoir, comme une princesse, plusieurs prénoms: naturelle, rationnelle, sensible, phonétique, imitative, analytique, concrète, puisque une méthodologie n’est pas faite d’une seule chose, mais elle assure de meilleurs résultats par un ensemble de procédés les plus propres à intéresser.Une méthode courte, précise, facile, adaptée à l’élève, donne le goût du travail, forme l’esprit, en cultivant les facultés de raison.Tout enseignement de langue seconde a pour objet premier l’acquisition du vocabulaire: pour parler il faut des mots.Mais apprendre par cœur de longues kyrielles de mots n’apprend pas à parler.Avec des mots isolés on ne met pas la parole en mouvement.Les mots peuvent s’accumuler dans la mémoire sans que nous devenions pour cela capables d’énoncer une idée, d’exprimer un désir, de communiquer des sentiments, de formuler une interrogation.Il est évident que c’est par la phrase qu’il faut débuter.La phrase est un véhicule pour la pensée, elle invite l’enfant à employer des mots qu’il connaît, elle lui apprend à poser des questions, à formuler des réponses, elle le presse à parler.Il est un fait d’expérience que l’enfant apprend plus facilement si on emploie dès le début, sans les analyser, des phrases-types élémentaires mettant en œuvre le vocabulaire essentiel et apprenant ensuite des mots constamment répétés, mots avec lesquels on parle.Les mots sont ensuite assimilés par association directe avec les objets, idées, etc., auxquels ils correspondent dans la langue nouvelle.Les premières phrases sont destinées à fournir le moule où Venfant jettera sa pensée: il est donc important de bien choisir les modèles confiés à sa mémoire.Nous ne croyons pas qu’il faille retenir de longues phrases.Loin d’être une charge pour la mémoire, ces divers mots apportent dès les premiers jours dans les leçons un élément de variété.Le programme limite à 1200 mots le vocabulaire des trois années du cours élémentaire, 400 mots pour chacune des années du cours.C’est peu, diront certains, mais à la lumière de la réflexion ce vocabulaire 118 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre constitue une somme de connaissances suffisantes si l’enseignement est donné adéquatement.Les centaines de phrases-types que l’enfant a apprises et qu’il sait d’une façon imperturbable sont autant de moules nécessaires, point capital dans l’étude d’une langue.Il sera temps pour lui plus tard de réfléchir sur le sens du tour qu’on lui a appris.M.O.Jespersen, qui a écrit sur l’étude pratique des langues un livre plein de sens, compare ces moules à des rails sur lesquels on fait glisser la pensée.Chaque langue a ses rails propres: il faut en prendre l’habitude.C’est seulement ainsi qu’on apprend à penser dans une langue étrangère.M.Th.Cart précise cette pensée en la complétant.“Dès que, sans hésitation, rapidement, on emploie en parlant la langue étrangère une tournure ou une construction opposée à celle ¦de la langue maternelle, on a déjà pensé dans la langue étrangère.” Les directives méthodologiques dans nos manuels mettent en valeur ces données et dès les premières leçons l’élève apprend à penser dans la langue nouvelle.Aux questions: What is this?Where is the boy?What is he doing ?etc.l’enfant répond spontanément et correctement, la gravure lui suggérant la réponse.Actions des personnages; objets: nombre, usage, formes, qualités, etc.suscitent maintes questions intéressantes qui forment les causeries.La carte murale au cours élémentaire surtout, est indispensable à la conversation dirigée.Elle fait appel à la réflexion, au raisonnement, au jugement puisque chaque réponse à la question posée doit être précise, vraie, logique.Les phrases banales ou vides de sens sont de ce fait éliminées.Sans les tableaux, l’exercice de conversation n’est pas chose facile.Entre les murs d’une classe cet exercice doit rouler sur les mêmes sujets: le mobilier, les jours de congés .on ne peut pratiquement les varier et on a tôt fait de lasser tout le monde.Afin de rendre l’enseignement fructueux, la pédagogie donne quelques conseils pratiques très importants qu’un bon maître ne saurait négliger au cours de ses leçons.On peut les résumer aux cinq suivants: 1.Aller lentement.Le jeune maître surtout est porté à oublier que sa classe est composée d’enfants.Parfois il semble les considérer comme des adultes-miniatures et non comme des individus en évolution.Il leur parle en adulte, les fait raisonner en adulte, leur donne un savoir trop nourri, trop étendu.Cet enseignement indigeste ne les intéresse guère.Leur attention mobile et fugitive ne peut être fixée que par des leçons intéressantes, attrayantes, méthodiques et bien graduées.La langue seconde exige beaucoup d’efforts du débutant.La rééducation de l’oreille à capter les sons nouveaux et des organes de la parole à les reproduire est particulièrement longue et difficile.Un mot bien prononcé se retient.Un mot de prononciation incertaine flotte vaguement dans la mémoire.Aussi la méthodologie offre-t-elle des leçons courtes, faciles, qu’il importe de bien apprendre.En lre année, le manuel comprend 96 leçons; de ce nombre 12 sont des revues.En fait il n’y a que 84 leçons apportant des connaissances nouvelles.Le maître doit veiller à ce que chaque leçon soit parfaitement sue et comprise avant d’aborder une leçon nouvelle.Il peut se faire que la maîtrise d’une leçon prenne deux ou trois séances.Par contre, rien ne s’oppose à ce que deux leçons plus faciles soient étudiées le même jour.Ce qui importe c’est que le travail soit fait en profondeur et que l’on bannisse de notre enseignement la précipitation, le superficiel, la hâte, la confusion.2.Voir peu à la fois et veiller à ce que tout soit compris et retenu.La méthodologie offre des leçons courtes et faciles afin de permettre à chaque élève de dramatiser les petites causeries.Par ces exercices le maître se rend compte du savoir des élèves et de la prononciation de chacun d’eux.Les défauts les plus généraux sont notés puis corrigés d’abord par des exercices collectifs puis individuels.Vouloir tout corriger au début serait paralyser l’élève en interrompant ses activités normales.Il va sans dire qu’effacement chez le maître ne signifie pas négligence ou abandon. 1950 ÉDUCATION ET FORMATION 119 Quelques mots nouveaux à chaque leçon insérés dans de courtes phrases ne constituent pas une somme de connaissances au delà des capacités des élèves de 5e ou 6e année.L’élève n’est pas un vase à remplir C’est par l’observation et par l’étude que le savoir pénètre dans l’esprit et s’y fixe par une lente assimilation.3.Faire des répétitions fréquentes.La répétition est l’âme de l’enseignement vérité connue de tous.Le bon maître ne commence jamais sa leçon de langue seconde sans revoir au moins un tableau étudié précédemment.Les revues seront encore plus intéressantes, plus fructueuses si le maître sait les varier en introduisant dans les dialogues des éléments nouveaux étudiés subséquemment.Questions, expressions ou tours de phrase nouvellement appris peuvent souvent être mis en circulation dans les dialogues des tableaux précédents rompant ainsi la monotonie des revues et gravant davantage les connaissances dans l’esprit.Pour peu que le maître encourage l’élève, celui-ci accomplira un travail des plus intéressants.Quelques bons points attribués à l’élève qui composera lui-même une interrogation nouvelle lors des revues causeront d’agréables surprises au maître et les revisions deviendront un des exercices préférés de la classe.4.Se servir des connaissances acquises pour augmenter le vocabulaire, selon ce grand principe: aller du connu à l’inconnu.Impossible d’aller de l’avant sans s’appuyer sur des notions fixées solidement à l’esprit.Chaque mot nouvellement étudié doit être mis en circulation par les connaissances déjà acquises.Ainsi il prend vie dans une phrase complète, il est vivant sur les lèvres, il vibre dans son milieu naturel.Cette logique doit présider à toutes les leçons du cours élémentaire et les manuels des différents degrés ne doivent pas apporter de transitions trop brusques qui dérouteraient l’élève.Ainsi notre 2e livre encadre les mots du premier livre et le 3e livre fait revivre le vocabulaire des 2 livres précédents.Cet enseignement concentrique, coordonné, lie toutes les connaissances acquises en graduant l’ensemble des difficultés à résoudre.Il s'agit de graver le savoir mais non de gaver l'enfant.Un enseignement bien lié, solidement fixé dans l’esprit ne peut qu’apporter des résultats heureux.5.Rendre la classe vivante.Le grand précepte: faire agir.Pour que l’enseignement profite aux élèves, il faut qu’ils prennent une part active à cet enseignement.Une classe animée est toujours une bonne classe.Par des procédés intuitifs: les tableaux, et par des procédés imitatifs: appel à l’instinct de dramatisation des enfants, notre méthode possède un moyen facile de rendre les leçons agréables, instructives, intéressantes.Le travail d’équipe recommandé à tous les degrés du cours fait jouer aux élèves un rôle de premier plan.Pas un autre exercice ne plaît davantage à l’élève, tout en étant très formateur.Il met de l’entrain, de la vie dans la classe.Par cet exercice, l’enseignement est animé, instructif, fécond.En guise de conclusion, permettez-nous de vous citer M.L.Jeannot: “Que le meilleur enseignement est celui qui délie les langues, la meilleure classe, celle qui n'est pas muette; le meilleur maître, celui qui fait observer, réfléchir et parler.'' Albert Filteau. 120 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre Méthodologie de l'Anglais DE LA 8e à la 9e ANNÉE par ROGER HÉNAULT, M.A., L.Péd., L.Dic., Professeur d'anglais à l'École supérieure Le Plateau.DIRECTIVES MÉTHODOLOGIQUES SUR DIVERS EXERCICES (suite) 3.ARTICULATION Une articulation défectueuse est souvent due à un défaut physique, parfois à une malformation du palais ou une dentition imparfaite.La façon la plus simple de la dépister et de la corriger chez l’enfant est de lui faire articuler toutes les consonnes de l’alphabet.Le diagnostic est vite fait; il ne reste plus qu’à choisir, à son intention, des mots comportant ces consonnes et à les lui faire répéter fréquemment.Ce défaut se corrige par la pratique, à condition d’être persévérant.4.PRONONCIATION Importance Comme l’épellation et l’articulation, la prononciation est intimement liée à l’enseignement du vocabulaire.Il y a d’excellentes raisons de surveiller la prononciation.Si l’on prononce mal, l’on épelle ordinairement mal.De plus, l’on est incompris et l’on porte les autres à croire qu’on ignore les termes employés.Beaucoup de gens ne soignent pas leur prononciation, du fait qu’ils ne se rendent pas compte de leurs fautes et que les gens avec lesquels ils causent “n’osent pas” les leur signaler.En quoi elle consiste La prononciation exacte d’un mot consiste en ceci: a) Emission parfaite des sons de voyelles.b) Division exacte du mot en syllabes.c) Bonne accentuation.Élève L’élève fera usage d’un bon dictionnaire français-anglais et se familiarisera avec la clef de prononciation.Il y référera chaque fois qu’il éprouve un doute au sujet de la prononciation d’un mot.Pour retenir celle» ci, il l’écrira en syllabes françaises en dessous des syllabes anglaises correspondantes.Exemples: To plough — Labourer (plaou) A rifle — Une carabine (rail-feul) Maître Le maître montrera à l’élève comment se servir de la clef de prononciation et lui donnera des séries d’exercices d’application.Il ne manquera jamais l’occasion de corriger un mot mal prononcé.Notons qu’il ne s’agit pas d’interrompre un élève au milieu d’une phrase.Il faut le laisser s’exprimer en entier, le corriger ensuite.5.ACCENTUATION Comme l’accent tonique est essentiel à l’anglais, maître et élèves devront en tenir compte chaque fois qu’un mot est prononcé.Dans le doute, consulter le dictionnaire et consulter la grammaire pour les règles de l’accent.6.DICTIONNAIRE Le dictionnaire est une arme à deux tranchants.Il peut aider l’élève à vaincre Les 1950 ÉDUCATION ET FORMATION 121 difficultés de la langue anglaise ou contribuer grandement à les lui rendre insurmontables.Certains dictionnaires, parce que trop succincts, ne répondent pas aux besoins des élèves.Ils comprennent uniquement une liste d’abréviations, une clef de prononciation anglaise par trop rudimentaire, une liste de verbes irréguliers et une série de mots par ordre alphabétique avec traduction en regard.Il faut, de préférence, mettre entre les mains des élèves des dictionnaires français-anglais aussi complets que possible et leur montrer à s’en servir.A ceux qui objectent qu’un tel dictionnaire coûterait plus cher qu’un simple manuel scolaire, nous répondons: “Oui, mais il constitue un 'placement de tout repos qui paiera d’excellents dividendes”.7.EXPRESSIONS IDIOMATIQUES Les expressions idiomatiques sont des tournures de phrases particulières à une langue qui ne peuvent être traduites littéralement en une autre.Ainsi l’expression “To live from hand to mouth” se traduit par “Vivre au jour le jour” et non par “Vivre de la main à la bouche”.Il va de soi que l’enseignement de ces expressions ne peut se faire par la méthode directe pure.Il requiert de la part du professeur une connaissance plus qu’élémentaire des deux langues.Méthode 1.Le professeur écrit l’expression au tableau noir en anglais et en français.2.Il en donne aux élèves l’exacte prononciation anglaise.3.Les élèves la prononcent à leur tour.4.Puis ils l’écrivent.5.Enfin, le professeur en donne la traduction, l’emploie dans d’autres phrases modèles et invite les élèves à l’inclure dans des phrases de leur choix, oralement ou par écrit.8.PHRASÉOLOGIE Comme le vocabulaire, les verbes et les expressions idiomatiques, la phraséologie écrite doit être préparée par des exercices oraux où les élèves jouent le rôle d’acteurs.Méthode 1.Le professeur écrit une phrase au tableau, en omettant soit le sujet, le verbe ou le complément.2.Il prononce cette phrase.3.Les élèves la répètent.4.Le professeur demande à tous de lever la main et de suggérer un mot pour remplacer celui qui manque dans la phrase.5.Les suggestions de quelques élèves sont corrigées, s’il y a lieu, par le professeur, puis écrites au tableau noir et dans les cahiers.{Chaque phrase devra au préalable avoir été prononcée correctement par le maître et répétée par les élèves.) 6.Enfin, le maître invite les élèves à retraduire les phrases en y changeant quelques mots et en utilisant le verbe à des temps différents.7.Il donne les phrases modèles à apprendre par cœur, en vue de la dictée du lendemain.9.LECTURE La lecture est très importante.Elle a lieu à l’occasion du thème d’imitation et comprend des tournures de phrases “vraiment anglaises” servant, comme on l’a vu, d’exercices de grammaire, de dictée, d’analyse et de rédaction.Du fait qu’elle soit basée sur le thème d’imitation, elle présente un centre d’intérêt qui captive l’attention des élèves.Méthode 1.Le professeur lit le texte lentement et fait répéter les élèves après chaque phrase.2.Après la lecture du texte, il souligne à leur attention les mots difficiles à prononcer, à épeler ou à traduire.3.Il invite les élèves à bien prononcer les mots difficiles, à les épeler et à les écrire dans leur cahier de vocabulaire.N.B.— Faire lire à haute voix d’abord, La lecture silencieuse viendra plus tard.Roger Hénault. 122 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre Leçons-Types (d’après le nouveau programme) .• NOVEMBRE .CATÉCHISME PREMIÈRE ANNÉE JE DOIS CONNAÎTRE LE BON DIEU, MON PÈRE DU CIEL MARIEPST LA MÈRE DE JÉSUS ET AUSSI LA NÔTRE But précis: 1 Dieu a choisi Marie pour être la Mère de son Fils, Jésus.Il l’a préservée du péché originel.Marie était la plus pure de toutes les femmes, remplie de grâce et de sainteté.2.Dieu a appelé Marie à être la Mère de Jésus le jour de l’Annonciation.3.Marie, Mère de Jésus, est aussi notre Mère.Nous devons l’aimer et la prier.Moyens concrets: 1.Images de l’Annonciation et de l’Assomption.2.Comparaisons tirées de la vie courante.Introduction (Image: Adam et Eve chassés du paradis terrestre) Vous avez déjà vu cette image.Qui représente-t-elle ?— Adam et Eve.Pourquoi Adam et Eve pleurent-ils ?— Parce qu’ils sont chassés du paradis terrestre.Pourquoi sont-ils chassés du paradis terrestre ?— Parce qu’ils ont désobéi au bon Dieu.Vous savez qu’Adam et Eve aimaient le bon Dieu.Us ne devaient pas être contents d’avoir désobéi au bon Dieu.Est-ce qu’il n’y a pas une chose qui leur faisait plus de peine que d’être chassés du paradis terrestre ?— Oui, c’est qu’ils n’étaient plus les enfants du bon Dieu et que le ciel leur était fermé ainsi qu’à tous les hommes.Que leur a dit le bon Dieu en voyant qu’ils avaient du regret ?— Qu’il leur enverrait un Sauveur ou un Rédempteur.Qui a demandé à Dieu le Père de pouvoir venir sur cette terre pour sauver les hommes ?— Dieu le Fils.Quelle Personne de la sainte Trinité est Dieu le Fils ?— La deuxième Personne.Qu’a fait Dieu le Fils pour nous sauver ?— Il s’est fait tout petit enfant et plus tard, il s’est laissé clouer à la Croix.Aujourd’hui nous allons commencer à étudier comment Jésus s’est fait petit enfant pour nous.Et tout d’abord nous parlerons de sa Maman.On ne saurait parler d’un enfant sans parler de sa maman, n’est-ce pas ? 1950 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 123 Marie attend le Messie ou le Sauveur promis Adam et Eve étaient morts depuis longtemps et le bon Dieu ne leur avait pas dit quand, il enverrait le Sauveur promis.Il y avait beaucoup de monde sur la terre, car Adam et Eve avaient eu beaucoup d’enfants .et ces enfants devenus grands en avaient eu beaucoup aussi.Mais personne ne pouvait aller au ciel, car le ciel était fermé par la faute d’Adam.Comment appelle-t-on la faute d’Adam et d’Eve ?— Le péché originel.Les hommes savaient qu’il viendrait un Sauveur, quelqu’un qui les ferait de nouveau amis ou enfants du bon Dieu .qui leur ouvrirait la porte du ciel.Observation (Image de VAnnonciation) Regardons l’image.Qui est agenouillée?C’est une femme.Elle s’appelle Marie.C’est un beau nom n’est-ce pas ?Nous l’appelons aussi la sainte Vierge.Ce n’est pas une femme ordinaire.C’est celle que le bon Dieu a choisie pour être la maman de son Fils, Jésus.Regardez comme elle est belle.Son âme est belle, la plus belle de toutes les âmes, car il n’y a jamais eu de tache dans son âme .jamais de péché .pas même le péché originel.Elle est la plus pure de toutes les femmes, la plus sainte, la plus remplie de grâce, la plus belle aux yeux de Dieu.Regardez comme la sainte Vierge prie bien.On voit qu’elle pense au bon Dieu.Elle ne tourne pas la tête de tous les côtés .elle est tranquille et respectueuse .La très sainte Vierge Marie a travaillé pendant toute la journée.Le soleil se couche, le soir descend.il commence à faire noir.Marie dit sa prière du soir.Elle remercie le bon Dieu pour toutes les grâces reçues (énumérer).Surtout, elle lui demande de ne plus attendre et d’envoyer le Sauveur, car la sainte Vierge a bien hâte que la porte du ciel soit ouverte pour tous les hommes et que tous redeviennent les amis du bon Dieu.Le bon Dieu va écouter la sainte Vierge car il l’aime beaucoup.1.Comment s’appelle cette femme ?2.Pourquoi le bon Dieu aime-t-il la sainte Vierge Marie ?3.Qu’est-ce que la sainte Vierge va devenir par le choix du bon Dieu ?L’archange Gabriel annonce à Marie qu’elle sera la Mère de Dieu Maintenant, il faisait bien obscur.La sainte Vierge priait toujours: elle aimait tant à parler au bon Dieu.Mais voici que soudain, sa chambre s’éclaire.La sainte Vierge a peur.Quelqu’un vient d’entier .Qui est-ce ?.Peu1 où est-il passé ?.Regardez, c’est un ange, un grand ange.D où vient cet ange ?Il vient du ciel .Il est si beau !.plus brillant que le soleil.C’est le bon Dieu qui l’envoie à la sainte Vierge.Son nom est Gabriel.L’Ange salue profondément Marie.Il parle lentement et il dit: “Je vous salue, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous”.La sainte Vierge est étonnée, elle se demande ce que ce bel ange vient faire chez elle.et elle le regarde respectueusement.L’Ange vient dire à la sainte Vierge, de la part du bon Dieu, que le Sauveur va venir .que le Fils de Dieu veut se faire homme .qu’il veut se faire petit enfant.Ce petit enfant qui sera à la fois Dieu et homme s’appellera Jésus.Mais il faut une maman à ce petit enfant et Vange Gabriel dit à la sainte Vierge, qu'elle est choisie par le bon Dieu pour devenir lu Mère du Sauveur .de Jésus, le Fils de Dieu l Qu’est-ce que la sainte Vierge va répondre à l’Ange?Elle est obéissante, elle aime tant le bon Dieu .Elle va répondre: “Je suis la servante du^Seigneur, qu’il me soit fait selon votre parole”.Ce qui veut dire: Je veux tout ce que le bon Dieu veut.Je veux servir le bon Dieu en tout.Quelle belle réponse !.Répétons le salut de l’Ange .Répétons la réponse de Marie.L’ange Gabriel ayant reçu cette réponse, retourne au ciel .Et Dieu le Fils se réjouit.Il a une maman et bientôt, il sera un petit enfant sur la terre, parmi les hommes.La sainte Vierge reste encore un bon moment en prière, tandis que l’Ange est parti .Elle est tellement heureuse ! Pourquoi ?Le bon Dieu remplit son cœur d’amour pour l’enfant Jésus qui va bientôt venir sur la terre.1.De qui la sainte Vierge sera-t-elle la Maman ?2.Qu’est-ce que l’ange Gabriel lui a dit ?3.Qu’est-ce que la sainte Vierge a répondu à l’ange Gabriel ?Disons maintenant, très attentivement une partie du “Je crois en Dieu”.“Je crois en Dieu, le Père tout-puissant.Créateur du ciel et de la terre, et en Jésus-Christ, son Fils unique, Notre-Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie .” Marie est aussi notre Mère Après nous avoir sauvés, Jésus est monté au Ciel.“Est monté aux deux, est assis à la droite du Dieu le Père tout-puissant .direz-vous plus tard, dans le “Je crois en Dieu”.Observation (Image de VAssomption) Regardez encore cette belle image.Qui voyez-vous ?Cette femme est la sainte Vierge.Qui environne la sainte Vierge?^Beaucoup d’anges.Où est la sainte Vierge ?— Elle est au-dessus des nuages.Cette image représente la sainte Vierge qui monte au ciel, avec son corps et avec son âme, accompagnée par les anges.La sainte Vierge est maintenant au ciel avec Jesus.Jésus n’a pas voulu que sa Mère si pure, 124 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre si sainte, demeura dans une tombe, dans^ la terre, et que son corps devienne de la poussière.Pensez donc, le corps de la Maman de Jésus, la Mère d’un Dieu, devenir un peu de poussière ! Cela n’était pas possible.Jésus qui aime tant sa Mère n’a pas voulu non plus s’en séparer au ciel.Donc au ciel, la sainte Vierge est tout près de Jésus; elle occupe ta première place après Dieu parce qu’elle est Mère de Dieu.Mais 1a très sainte Vierge qui est Mère de Jésus est aussi notre Mère car nous sommes les enfants de Dieu.Nous sommes les enfants très chéris de 1a très sainte Vierge.Elle nous aime avec toute 1a tendresse d’une Maman et de 1a maman 1a plus tendre, 1a plus dévouée, 1a meilleure.Nous avons un Père dans le ciel .Qui est-il ?Nous avons un Sauveur dans le ciel.Qui est-il ?Nous avons une Mère dans le ciel .Qui est-elle ?Est-ce que votre maman vous aime ?.Que fait-elle pour vous parce qu’elle vous aime ?(Laisser énumérer) Aimez-vous votre maman ?Que faites-vous pour elle parce que vous l’aimez ?(Laisser énumérer) Notre Maman du ciel, 1a sainte Vierge, nous aime comme personne sur 1a terre ne peut nous aimer.Nous devons donc aimer notre maman du ciel.Comment pouvons-nous lui montrer que nous l’aimons ?.Nous devons lui dire de tout cœur Je vous salue Marie.Quand nous disons à notre Mère du ciel les paroles de l’Ange, elle est très contente comme lorsque l’Ange est venu 1a saluer.dire Vierge.Où est-il ?.Que devez-vous à 1a sainte Vierge à l’église ?.Y a-t-il une image de 1a sainte Vierge en classe ?Où est-elle ?Avez-vous une image de 1a sainte Vierge chez vous ?Où est-elle ?Nous avons des images de 1a sainte Vierge pour penser à notre Mère du ciel.Nous devons aimer à 1a regarder comme nous regardons avec amour le portrait de notre maman.Et que devons-nous dire devant le portrait de notre Maman du ciel ?.Prière Résolution Quand vous allez à l’église, vous voyez un autel surmonté d’une belle statue de 1a sainte JE DOIS CONNAÎTRE LE BON DIEU, MON PÈRE DU CIEL MARIE EST LA MÈRE DE JÉSUS ET AUSSI LA NÔTRE Réflexions sur l’objet de la leçon (Aux titulaires) Dans le programme des lre et 2e années, cette leçon est 1a seule qui ait pour objet spécial 1a très sainte Vierge.Elle se confond d’ailleurs avec l’enseignement du “Je vous salue Marie” (Prog.p.4»).Sans doute, Marie est-elle associée à tous les mystères de ta vie de Jésus et l’on étudiera son rôle dans l’Incarnation et 1a Rédemption, mais il n’y a au programme aucun autre enseignement spécifié, propre à initier les petits à 1a dévotion envers Marie.Le catéchiste sera donc heureux de profiter de cette leçon, qui se place au troisième mois de l’année scolaire, pour faire con- naître 1a sainte Vierge, 1a faire aimer et susciter chez les enfants, si sensibles au culte de “notre Maman du ciel”, une pratique de piété en son honneur.Ce mois de novembre 1950 demeurera remarquable entre tous et à jamais par 1a proclamation du dogme de l’Assomption.Aucun catholique n’est insensible à ce dogme qui exalte 1a grandeur et 1a gloire incomparables de Marie.Aucun catéchiste ne voudra le passer sous silence dans sa classe, quel que soit le degré d’avancement de ses élèves.En lre et en 2e année, on peut enseigner ce qui est l’essentiel de ce dogme (sans même pro- Disons ensemble un Je vous salue Marie, lentement et pieusement.Répétez après moi: Je crois que la sainte Vierge na jamais eu le pêché originel.Je crois que la sainte Vierge est vraiment la Mère de Jésus.Je crois que la sainte Vierge est au ciel en corps et en âme.Pauline aime beaucoup 1a sainte Vierge; elle dit toujours trois “Je vous salue Marie”, tous les soirs .Savez-vous pourquoi ?.Pour que la sainte Vierge garde son âme bien pure .qu’elle ne fasse jamais de péché qui fait tant de peine au bon Dieu.Alors, un jour, quand elle mourra, Pauline pourra voir sa Maman du ciel.Elle sera très heureuse, pour toujours, près de sa Maman du ciel.Pouvez-vous imiter Pauline ?.Il y en a beaucoup qui voudront faire comme elle, n’est-ce pas ?.Tous, vous voudrez faire comme Pauline, car vous aimez tous votre Mère du ciel.Disons pour terminer: “Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous .” fei I) PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 125 1950 noncer ce mot), surtout en 2e année, comme l’on peut tenter d’instaurer dans l’âme des petits une piété tendre et toute filiale envers Marie.Ne répondrons-nous pas ainsi à cette directive du programme “fournir les cadres élémentaires déjà synthèse chrétienne” {Prog.p.65).Idées à inculquer Marie est la Mère de Jésus et aussi la nôtre Cette idée générale comprend le choix de Dieu, l’Annonciation et notre adoption par Marie comme ses enfants.1.Marie a été choisie par Dieu pour être la Mère de son Fils, Jésus.Dieu ayant fait ce choix, il a préparé Marie afin de la rendre digne d’être Mère de Dieu.a) Dieu a préservé la sainte Vierge du péché originel {Dogme de V Immaculée Conception).b) Dieu l’a comblée de grâce dès le pre- mier instant de son existence.2.Dieu a envoyé l'archange Gabriel annoncer à Marie qu'elle serait la Mère de Jésus, Fils de Dieu, la seconde Personne de la sainte Trinité {Dogme de la Maternité divine).a) Salutation de l’Ange: “Je vous salue, pleine de grâce .” b) Réponse de Marie: “Je suis la servante du Seigneur .” 3.Marie est aussi notre Mère.a) Marie est montée au ciel en corps et en âme {Dogme de VAssomption).b) Elle nous adopte pour ses enfants puisque nous sommes les enfants de Dieu.Ces vérités forment bien “les cadres d'une synthèse chrétienne mariale” mais il est entendu que nous n’en donnons pour ainsi dire que des bribes aux enfants des deux premières années du cours.Cependant cette année, comme les élèves de 2e année connaissent déjà les deux premiers points de cette leçon, on pourra insister sur le troisième et développer peut-être plus que dans la présente leçon le troisième point qui affirme la grandeur et la gloire de Marie, notre Mère du ciel.Actes à provoquer Tous les sentiments qu’éprouve une âme bien née à l’égard de sa mère doivent surgir d’un cœur chrétien, d’une façon surnaturelle, à l’égard de notre Mère du ciel; et la manifestation de ces sentiments passe aussi au plan surnaturel.1.La foi: nous croyons que nous avons une Mère au ciel.2.Le culte filial: nous devons à notre Mère du ciel l’amour, la reconnaissance, tous les hommages de notre cœur d’enfant.3.La confiance: cette Mère est toute-puissante auprès de Dieu, nous devons la prier, lui demander son intercession auprès de Dieu.Pour les petits, tous ces sentiments et ces actes se condensent dans une prière, le “Je vous salue Marie,” peut-être aussi dans une pratique comme le port d’une médaille.La prière peut être chantée, les enfants aiment tellement un cantique.Le titulaire ou le catéchiste suggérera tour à tour les sentiments que les enfants doivent avoir envers Marie, soit avant la prière, soit^avant une fête qu’il doit mentionner.“Disons à notre Maman du ciel quefnous l'aimons .Je vous salue Marie .” “Remercions notre Maman du ciel de ses bontés .Je vous salue Marie .” “Disons le salut de l’Ange à notre Maman du ciel.Je vous salue Marie .” “Demandons à notre Maman du ciel de nous bénir .Je vous salue Marie .” Il faut aussi créer chez les enfants l’impression de la présence de Marie près de nous, qui nous voit, qui nous entend, qui se penche sur nous avec sollicitude, attentive à nos moindres besoins, tout comme nous devons créer le sentiment de la présence de Dieu en nous.Pour les enfants, Marie au ciel, c’est Marie loin de nous.Il faut au contraire qu’ils sachent que le ciel, c’est l’invisible, ^mais c’est aussi ce qui est tout près de nous, même en nous.Synthèse du récit de l’Annonciation Marie était en prière.L’ange Gabriel lui est apparu et lui a dit: “Je vous salue, pleine de grâce,, le Seigneur est avec vous”.Puis il a ajouté que le bon Dieu l’avait choisie pour être la.Mère de son Fils, Jésus.La sainte Vierge lui a répondu: “Je suis la servante du Seigneur; qu'il me, soit fait selon votre parole”.L’Ange est remonté au ciel et Marie est devenue la Mère de Jésus.Synthèse de la leçon 2e année: 1.Pourquoi le ciel était-il fermé à tous les hommes ?2.Qui les hommes attendaient-ils pour leur ouvrir le ciel ?3.Qui a été le Rédempteur promis par Dieu ?4.Quelle Personne de la sainte Trinité est Jésus ?Ie année: 5.Qui Dieu a-t-il choisie pour être la Mère de Jésus ?6.Qui a annoncé à Marie qu’elle serait la Mère de Jésus?7.Qu’est-ce que l’ange Gabriel a dit à Marie ?8.Quelle a été la réponse de Marie à l’ange Gabriel ?9.La sainte Vierge est-elle aussi notre Mère?10.Quelle belle prière devons-nous dire à la sainte Vierge ?Synthèse sur l’Assomption 2e année: 1.Comment la sainte Vierge est-elle montée au ciel ? 126 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre 2.Quelle place la sainte Vierge occupe-t-elle dans le ciel ?3.Devons-nous croire que la sainte Vierge est montée au ciel en corps et en âme ?Pourquoi ?Dramatisation Les petites filles aiment beaucoup dramatiser l’Annonciation en 2e année.Trois personnages: Une narratrice, la sainte Vierge, l’archange Gabriel.Devoir 2e année: Complétez les phrases avec les mots: mère, première, corps et âme, Je vous salue Marie, Dieu.La sainte Vierge est montée au ciel en .et en .Au ciel, la sainte Vierge occupe la .place auprès de .La Mère de Jésus est aussi notre .La prière que la sainte Vierge préfère est le .Chant J’irai la voir un jour.TROISIÈME ANNÉE JE DOIS CONNAÎTRE LE BON DIEU, MON PÈRE DU CIEL L’ASSOMPTION DE MARIE But précis: 1.Marie après l’Ascension de Jésus.2.L’Assomption de Marie: mort, résurrection, assomption.3.L’Assomption est une vérité de foi que l’Église vient de définir.Moyens concrets : Images: Marie au pied de la Croix, l’Assomption, le couronnement de Marie (Série Mystères du rosaire).Carte de Palestine ou d’Asie mineure.En encensoir d’où s’échappe la fumée de l’encens.Comparaisons puisées dans la vie courante.Introduction | Je dois connaître le bon Dieu, mon Père du ciel, c’est notre premier devoir envers Dieu et nous le répétons afin de le bien graver dans notre esprit et dans notre cœur.Par qui pouvons-nous connaître le bon Dieu ?— Par Jésus, la seconde Personne de la sainte Trinité, qui s’est fait homme pour nous.Oui, mes enfants, nous connaissons Dieu le Père par Jésus et nous le connaissons aussi par la Mère de Jésus.On ne saurait séparer Jésus de sa Mère, n’est-ce pas ?Aujourd’hui, nous parlerons de la très sainte Vierge, car nous avons étudié toute la vie de Jésus.Qu’a fait Jésus, quarante jours après sa résurrection ?— Il est monté au ciel.Comment appelle-t-on le jour où Jésus est monté au ciel ?— On l’appelle le j our de l’Ascension.Est-ce que Jésus a amené sa Mère au ciel, en même temps qu’il y est monté ?Non, mes enfants, la sainte Vierge est restée encore quelque temps, longtemps même, sur la terre après l’Ascension.Nous devons apprendre maintenant cette partie de la vie de la sainte Vierge.C’est une histoire très belle.Comme Marie a été associée à tous les mystères de la vie de Jésus: Incarnation, vie à Nazareth, vie publique avec ses prédications et ses miracles, et surtout à la Rédemption du monde, la fin de sa vie va ressembler en plusieurs points à celle de son Fils tant aimé.Marie après l’Ascension de Jésus Observation (Image de Marie au pied de la Croix en compagnie de saint Jean) Jésus qui aimait tant sa Mère n’avait pas voulu la laisser seule, sans soutien sur la terre, après sa mort.Il l’avait confiée à l’Apôtre qu’il aimait et qui était là, au pied de la Croix, avec Marie.Comment appelez-vous cet apôtre qui reçut la sainte V ierge ?-—- L’apôtre saint Jean.C’est lui qui a pris la sainte Vierge dans sa maison.Il fut pour elle comme le meilleur des fils envers la Mère la plus aimée.L’Evangile ne dit rien de la vie de la sainte Vierge après l’Ascension; mais l’Église nous l’enseigne, d’après ceux qui ont vécu aux premiers temps de son établissement, qui avaient pu connaître la Mère de Jésus ou les apôtres.On croit d’abord que la sainte Vierge demeura à Jérusalem, la ville où Jésus est mort (carte) parce qu’elle aimait à revoir tous ces lieux qui lui rappelaient son cher Fils: le Temple, le Jardin des Olives, le Chemin de la Croix, le 1950 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 127 i.:r.a,,, a.,, ¦ niira-, ik J.i ! 0' [ tait reçut jvai^ itres.' ei,ieura Calvaire, le saint Sépulcre.Plus tard, quand on maltraita les apôtres, amis de Jésus, quand on les chassa de Jérusalem, la sainte Vierge vint demeurer avec saint Jean dans la ville à'Ephèse (carte).Et l’on croit qu’elle est revenue pour mourir à Jérusalem.Comment vivait alors la sainte Vierge, après l’Ascension de Jésus?Puisque l’Évangile n’en dit rien, qu’est-ce que vous pensez ?.Sans doute, Marie accomplissait avec une grande perfection les mêmes travaux que dans sa maison de Nazareth.Mais on peut croire qu’elle recevait beaucoup de visiteurs et qu’elle les accueillait tcxis avec bonté comme ses enfants.Les apôtres venaient la voir et Marie leur parlait de Dieu.Elle à qui Jésus avait dit tant de secrets sur Dieu, èlle instruisait les apôtres.Comme leur divin Maître, les apôtres allaient prêcher l’Évangile et ils rencontraient des gens qui n’aimaient pas Dieu, qui voulaient les empêcher de parler de Dieu et de Jésus, qui leur faisaient souffrir toutes sortes d’injures et de mauvais traitements, et la sainte Vierge encourageait les apôtres à souffrir, pour l’amour de Jésus et à son exemple, afin de sauver le monde.D’autres fois, ceux qui avaient connu Jésus venaient aussi la voir: ceux qu’il avait guéris, ceux qu’il avait consolés, ceux qu’il avait instruits.A tous, la sainte Vierge parlait de Jésus, à tous, elle faisait du bien.A qui la sainte Vierge pensait-elle donc sans cesse ?— A Jésus.Pensez-vous qu’une maman peut oublier son fils qui est mort ?.Comme une mère aimante qui a vu partir pour le ciel son fils bien-aimé pense à lui et désire le revoir, ainsi la sainte Vierge, pensant à son Jésus sans cesse, désirait-elle par-dessus tout aller le voir; elle l’aimait tellement qu’elle voulait mourir pour aller le revoir et elle souffrait de ne pouvoir mourir pour être unie à Jésus dans le ciel.La sainte Vierge assistait à la messe des apôtres; elle devait communier de la main de saint Jean.Pensez-vous que la sainte Vierge devait bien faire son action de grâces ?.Elle n’avait pas de distractions .elle était toute recueillie .toute perdue en Jésus .elle soupirait après le moment où elle irait s’unir à lui pour toujours dans le ciel !.Pour comprendre les désirs de la sainte Vierge, il faudrait comprendre son amour pour Dieri et l’amour de Dieu pour elle, elle l'immaculée, elle la Mère de Jésus !.L’Assomption de Marie Après vingt-deux ans de cet exil sur la terre, depuis l’Ascension de Jésus, la sainte Vierge connut un jour que sa mort approchait et qu’elle devait mourir.La sainte Vierge est-elle morte de vieillesse ?Est-elle morte de maladie ?.Non, mes enfants, car ces maux sont les suites du péché originel et Marie a été préservé de la tache du péché originel, elle est l’immaculée.Observation (Encensoir) Voyez comme la fumée et le parfum de l’encens montent d’eux-mêmes dans l’air.L’Ame de la sainte Vierge était un foyer d’amour si ardent qu’il la consuma et que son âme s’éleva d’elle-même au ciel: Marie est morte d’amour de Dieu.Rien de douloureux dans la mort de la sainte Vierge.Mieux encore que d’autres saintes âmes, elle dut voir Jésus venir à elle, lui souriant, l’appelant à lui, et dans un élan de son amour, elle s’éleva vers lui, elle était avec lui dans la gloire et la joie infinies.Cette bienheureuse mort arriva dans la maison de saint Jean, à Jérusalem, aux jours qui correspondent au milieu du mois d’août.Pensez-vous que la sainte Vierge était seule lorsqu’elle est morte ?.On peut penser que saint Jean était là .même que Marie avait communié de sa main le matin de ce jour qui devait être le dernier de sa vie sur terre .On peut croire aussi que les apôtres furent avertis de cette mort et qu’ils voulurent tous revoir la Mère de Jésus qu’ils aimaient tant.Les chrétiens de Jérusalem se joignirent aussi aux apôtres pour contempler et vénérer celle qui leur avait fait connaître Dieu, cette Mère qui leur avait donné Jésus.Qu’est-ce que nous faisons aujourd’hui auprès des personnes exposées dans leur tombe ?— Nous prions .nous regardons les traits de la personne que nous avons aimée.Il y a des visages qui ont parfois une beauté qui ne semble pas de la terre.Peut-être le visage de la sainte Vierge avait-il un éclat tout céleste et les apôtres, à genoux auprès du saint corps de Marie, disaient-ils leur joie dans des prières ou des psaumes, des hymnes ou des cantiques, car les apôtres n’avaient aucune tristesse de la mort de Marie, si ce n’est la séparation.Cette mort leur disait qu’eux aussi^ auraient un jour la récompense du ciel.Peut-être aussi le corps de l’immaculée répandait-il un parfum suave et faisait-il penser aux apôtres que 1 ame de leur Mère jouissait de la vue de Dieu, que le Père l’avait couronnée, que les anges acclamaient leur Reine, qu’elle avait son trône à la droite de Jésus dans la gloire .Qu’est-ce que nous faisons aujourd’hui après que la personne défunte a été exposée quelques jours ?— On chante son service, on porte le corps au cimetière où il est mis en terre.Vous vous souvenez que nous avons raconté comment Jésus lui-même fut mis au tombeau.Ainsi en devait-il être du corps de la sainte Vierge.Comme celui du Sauveur, il fut enseveli dans un sépulcre neuf.Les apôtres, et tout le cortège qui les avait suivis peut-être, jetèrent un dernier regard de vénération à cette Mère si_ sainte, puis on posa avec soin la pierre sur le sépulcre.Et ce fut tout.Savez-vous ce qui arrive au corps qui est laissé en terre ? 128 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre — Il retourne en poussière, oui; mais auparavant il est mangé par les vers ou il devient en corruption.Pensez-vous que Jésus va laisser le corps si pur de Marie se corrompre dans le tombeau ?— Non, mes enfants, et savez-vous pourquoi ?.Parce que la corruption est la punition du péché et Marie n’a jamais fait de péché, elle est Immaculée.Le bon Dieu fait toujours des œuvres parfaites.Ayant créé Marie toute pure, vraiment immaculée, il ne devait pas la laisser dans le tombeau.Donc, mes enfants, comme Jésus, Marie est ressuscitée et montée au ciel en corps et en âme.C’est ce qu’on appelle la glorieuse Assomption de Marie.Comment cela s’est-il passé ?vous demandez-vous.L’Evangile ne le dit pas mais on raconte qu’un apôtre, saint Thomas, arriva après la sépulture de Marie et il voulut revoir la Mère de Jésus.Les apôtres allèrent au sépulcre et l’ouvrirent.O miracle ! le sépulcre était vide.Les linceuls, le voile de la sainte Vierge, sa robe, sa ceinture étaient là, mais son corps n’y était plus .Comment ce miracle s’est-il produit ?Nous ne le savons pas au juste.Observation {Image de VAssomption) Des chrétiens pieux ont pensé que les anges sont venus et qu’ils ont porté sur leurs ailes le corps très saint de Marie.Cette image est très répandue: elle nous montre la sainte Vierge montant au ciel, escortée par les anges.Dieu a pu communiquer à Marie une puissance toute divine pour s’élever au ciel.Ce qui est certain, c’est que Marie est montée au ciel en corps et en âme.L’Assomption de Marie est une vérité de foi que notre Saint-Père le pape Pie XII vient de proclamer le 1er novembre 1950 Ce que je viens de vous raconter, mes enfants, sur la bienheureuse mort de la très sainte Vierge, sa résurrection et son assomption, les chrétiens l’ont toujours cru depuis le commencement de l’Église.Beaucoup d’artistes ont représenté l’Assomption, car les fidèles aiment à contempler Marie dans la gloire et le bonheur du ciel.Regardez cette belle image .Quelle impression de joie il s’en dégage ! L’Assomption, c’est l’espérance du ciel réalisée ! ^ Au cours des siècles, l’Église a établi une fête de l’Assomption qui se célèbre le 15 août, et dans certains pays, on a même solennisé cette fête par une procession.Cependant, les fidèles n’étaient pas obligés de croire à l’Assomption de Marie parce que l’Église ne l’avait pas définie comme une vérité de foi ou un dogme.Des savants, religieux, prêtres et évêques, ont étudié le fait de l’Assomption.Ils ont fait toutes sortes de recherches et enfin, ils ont établi les preuves de la vérité de ce fait.Des travaux ont été soumis à Notre Saint-Père le Pape Pie XII, qui les a étudiés à son Jour avec d’autres savants théologiens, car l’Église est sage, et enfin, le Souverain Pontife vient de proclamer que VAssomption est un dogme ou une vérité de foi, le Ier novembre 1950.Désormais, nous devons donc tous croire que la très sainte Vierge est montée au ciel en corps et en âme.Quand Notre Saint-Père le Pape, d’accord avec des évêques ou des théologiens très savants, affirme une vérité, nous devons croire car il ne peut se tromper.On appelle une vérité ainsi définie “une vérité de foi ou un dogme”.Faisons notre acte de foi au dogme de l’Assomption.“Jésus, je crois que votre très sainte Mère et la nôtre, Marie, est montée au ciel en corps et en âme.” Conclusion Mes enfants, le dogme de l’Assomption nous donne un grand enseignement et nous procure une grande joie.Vous savez pourquoi Marie est montée au ciel en corps et en âme, sans connaître la corruption du tombeau; dites quelle leçon elle nous donne.— La très sainte Vierge était toute pure et toute sainte.Elle nous enseigne que le péché n’entre pas dans le ciel.Nous devons fuir le péché qui salit notre âme.— Et quelle joie nous donne l’Assomption ?La joie de penser que nous irons au ciel.L’Assomption affermit notre espérance.Elle nous montre que le ciel est ouvert .Jésus l’a ouvert .Il y a placé sa sainte Mère et .nous irons aussi dans la maison de notre Père du ciel .Jésus et Marie nous attendent.I Su at ai wà i a Prière Quelle louange pouvons-nous dire à la sainte Vierge en union avec tous les anges qui forment sa cour d’honneur ?.La plus belle louange, nous la connaissons bien, c’est le “Je vous salue, Marie”.Disons-la cette louange de tout notre cœur, à notre Mère qui nous attend au ciel.(iti ¦ ^ Je vous salue, Marie, pleine de grâce î La sainte Vierge pensait à aller voir Jésus au ciel et le désirait.Pensons-nous à aller voir Jésus et Marie au ciel ?Disons-le dans uû beau cantique: J'irai la voir un jour Au ciel, dans la Patrie^ Oui, j'irai voir Marie Ma joie et mon amour. PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 129 1950 Hes,: ¦ fait QUATRIEME ANNEE JE DOIS CONNAÎTRE LE BON DIEU, MON PÈRE DU CIEL L’ASSOMPTION DE MARIE l’As- But précis: 1.Marie après l’Ascension de Jésus.2.L’Assomption de Marie: mort, résurrection, assomption.3.L’Assomption est une vérité de foi que l’Église vient de définir.Moyens concrets: Images: Marie au pied de la Croix, l’Assomption, le Couronnement de Marie (Série Mystères du Rosaire).Carte de Palestine ou d’Asie mineure.Un encensoir d’où s’échappe la fumée de l’encens.Comparaisons puisées dans la vie courante.Mire ee au cor- K BOUS pure [lie le Nous me.ciel.rauce.rt.' sainte laison Marie el." vol s ull Réflexions sur l’objet de la leçon (Aux titulaires) Le programme de religion contient cette directive: “Pendant que les enfants apprennent le catéchisme, le maître profite de toutes les, occasions de les faire participer à la vie de l’Église” (p.67).Le 1er novembre 1950 restera à jamais mémorable par la proclamation du dogme de l’Assomption.Il est donc du devoir de tous les catéchistes d’en instruire leurs élèves d’une façon toute spéciale pour les faire participer à l’action présente de l’Église et aviver dans leur âme la dévotion à Marie.En 3 e et 4 e année, ce catéchisme doit être avant tout un catéchisme historique conduisant à la connaissance du dogme de l’Assomption; un catéchisme qui présente une succession de beaux tableaux de la vie de la très sainte Vierge dont la vue provoque l’éclosion des bons sentiments.Images et sentiments donnent corps et vie à la vérité dogmatique que l’on veut faire connaître, aimer et retenir.On racontera donc des faits qui sont l’objet de la tradition chrétienne depuis les siècles anciens de l’Église et l’on terminera par la glorieuse Assomption de Marie qui est maintenant une vérité de foi.La connaissance et l'amour de Marie devront conduire les enfants à l’imitation de ses vertus, au perfectionnement de leur vie chrétienne.Le catéchiste ne manquera pas de faire surgir les bonnes résolutions au cours de la leçon et de les faire mettre en pratique.Idées à inculquer 1.Tableaux à présenter par une image matérielle, surtout par un récit vivant et pieusement coloré: a) La vie de Marie après l’Ascension de Jésus: vie de travail, de prière, d’union à Dieu et d’apostolat.b) La très sainte mort de Marie et sa sépulture: Marie est morte d’amour de Dieu; elle est entrée immédiate- ment en possession de la béatitude éternelle.e) L’Assomption glorieuse de Marie: les Anges font cortège à leur Reine.2.Idées à faire retenir: a) Les raisons sur lesquelles l'Église fonde le dogme de VAssomption: L’Immaculée Conception et la sainteté suréminente de Marie, son incomparable dignité de Mère de Dieu.Le dogme de l’Assomption repose sur deux dogmes déjà définis: la Maternité divine de Marie et son Immaculée Conception.b) La notion^ de dogme et le soin que prend l’Église pour définir un dogme.Un dogme est une vérité de foi que tous les chrétiens doivent croire^ sous peine d’être hérétiques et séparés de l’Église.Pour définir un dogme, l’Église a recours aux travaux, aux études de savants théologiens: prêtres, évêques ou religieux, puis le Pape proclame cette vérité.Ainsi “Dieu me parle par l'Église" et “je crois tout ce que m'enseigne la sainte Église catholique".Le dogme de l’Assomption est proclamé par Notre Saint-Père le Pape Pie XII, le 1er novembre 1950.Il consiste à croire que Marie n’a pas connu la corruption du tombeau mais qu’elle est montée au ciel en corps et en âme, sans attendre la résurrection générale.c) Les leçons qui découlent de ce dogme pour notre vie chrétienne.Les deux principales sont la fuite du péché et la pensée du ciel.En 4e année, le catéchiste devra insister sur cette partie dogmatique afin de faire mieux comprendre aux enfants et d’une façon concrète, par un dogme proclamé en nos temps actuels, comment “Dieu me parle par l'Église".On fera bien de recueillir les photos que les journaux reproduisent à cette occasion, comme aussi le compte-rendu des fêtes romaines au milieu desquelles se fait la proclamation d’un dogme.Ce que les élèves doivent retenir surtout c’est la vérité qui fait désormais l’objet de notre foi: “Marie est montée au ciel en corps et en âme".Marie, immaculée dans sa conception, comblée 130 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre de grâces dès le premier instant de son existence, la plus pure de toutes les vierges, élevée à la dignité incomparable de Mère de Dieu, ne devait pas connaître la décomposition du tombeau.“La sainte Mère de Dieu a été exaltée au-dessus des anges dans le royaume des deux” {Liturgie de l'Assomption).Actes à provoquer Ne manquons pas d’insister en terminant sur ce point pratique que Marie est notre Mère.L’Assomption nous invite à contempler notre Mère dans la gloire, Reine des Anges et des hommes.Mère tout aimante et Reine toute-puissante.Cette vue doit faire surgir dans les âmes: 1.Un acte de foi: foi au dogme de l’Assomption.foi à l’Église infaillible.foi en la bonté maternelle de Marie pour ses enfants, les hommes.2.Une louange à Marie, en union avec toute la cour céleste, dans laquelle passent tous les sentiments d’amour, de reconnaissance, de confiance filiale, etc.3.Une résolution d’imiter Marie surtout par une grande pureté de cœur et la pensée du ciel.Insister sur la louange à Marie et la prière de demande qui sont contenues dans le “Je vous salue Marie”.Réciter le chapelet avec ferveur.Persévérer dans la récitation du chapelet.Synthèse 3* année: 1.La sainte Vierge a-t-elle vécu longtemps sur la terre après l’Ascension de Jésus ?2.Est-ce qu’on croit généralement que Marie est morte ?Qu’est-ce qui causa la mort de la sainte Vierge, la maladie, la vieillesse ou l’amour de Dieu ?3.Qu’arriva-t-il après que la sainte Vierge eut été ensevelie dans le tombeau ?4.Pourquoi le bon Dieu a-t-il voulu élever Marie au ciel en corps et en âme ?5.Devons-nous croire à l’Assomption de Marie ?Pourquoi ?6.Que devons-nous faire pour mériter d’aller voir la sainte Vierge, notre Mère, au ciel ?4e année: 1 à 6.Comme ci-dessus.7.Dieu me parle par l’Église.jQuels sont ceux qui m’enseignent dans l’Église?8.Comment appelle-t-on une vérité que tous \ les fidèles doivent croire?9.Quel nouveau dogme l’Église vient-elle de proclamer ?10.Qui proclame un dogme dans l’Église?Qui a proclamé le dogme de l’Assomption ?Quand ?11.Quelle vérité de foi a été proclamé par le dogme de l’Assomption ?Devoir Répondre aux questionnaires de synthèse.3e année: Questions 3, 4, 5.4e année: Questions 3, 4, 5, 6, 7.Chant J’irai la voir un jour CINQUIÈME ANNÉE LE DOGME DE L’ASSOMPTION But précis: Qu’est-ce que l’Assomption?Le mystère de l’Assomption.Le dogme de l’Assomption — Ses conséquences pour notre vie'chrétienne.Moyens"concrets: Un beau tableau de l’Assomption.Une affiche spéciale composée par les élèves.Portrait de Pie XII.Photos récentes des journaux.Découpures de journaux concernant la proclamation du dogme de l’Assomption.Réflexions'sur l’objet de la leçon {Aux titulaires) La leçon type sur ce sujet est entièrement conforme au programme de 6e année.Ce qui dépasse le cadre de la 5e année: notion du dogme, de l’infaillibilité de l’Eglise lorsqu’elle proclame un dogme, devra comme l’objet d’un enseignement occasionnel.Mais la vivante actualité de cet enseignement^ lui assure l’intérêt des élèves et lui, garantit l’accès des intelligences lors même qu’il est anticipé d’une année scolaire.Aux catéchistes incombe la tâche de doser cet enseignement et d’adapter leur langage à un auditoire plus jeune que la 6e année. PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 131 1950 Idées à inculquer Plan de la leçon LE DOGME DE L’ASSOMPTION Qu’est-ce que l’Assomption 1.Croyance: élévation de Marie au ciel en corps et en âme.2.Ancienneté et généralisation de cette croyance: les fidèles y ont cru comme naturellement depuis des siècles.(Actes des Apôtres.Apocalypse.Tradition: enseignement des théologiens et des [ saints.Le mystère de l’Assomption 1.En quoi consiste le privilège de l’Assomption: résurrection glorieuse anticipée de Marie.Convenance de cette résurrection.• 2.Comment s’est accompli le mystérieux prodige de l’Assomption: en vertu des qualités des corps glorieux.3.Quand s’est accompli cette mystérieuse Assomption ?Mystère.Le dogme de l’Assomption 1.Décret pontifical: lecture.2.Louange à Marie: prière, chant.• 3.Conséquences du dogme de l’Assomption pour la vie chrétienne: conclusions pratiques de la leçon: pensée du ciel, confiance en Marie, imitation de son incomparable pureté, recours à Marie, résolution personnelle.Actes à provoquer Tous les catéchistes savent au milieu de quels dangers moraux les jeunes doivent grandir et toutes les difficultés qu’il leur faut vaincre pour mener une vie vraiment chrétienne.Ils savent aussi que les enfants de 5e et 6e année sont à l’âge de la formation des convictions, de l'épanouissement des bons sentiments du cœur, de l’acquisition des habitudes de vertu.Ils voudront donc profiter de la proclamation du dogme de l’Assomption 1.pour intensifier la piété mariale de leurs élèves d’une façon actuelle, très réelle et vraiment pratique; 2.pour les amener à imiter Marie en montrant dans l’Assomption la glorification de son incomparable pureté.Le salut de notre monde matérialiste et déchristianisé demande des âmes pures, des âmes qui rayonnent leur angélique pureté.Marie appelle ces âmes à sa suite.Elle appelle des âmes de jeunes encore toutes pures de la grâce de leur baptême.Les catéchistes voudront amener leurs élèves à prendre une résolution très précise, personnelle, sincère, énergique, à la confier dès maintenant à Marie, à la renouveler lors de leur consécration à cette céleste Mère au jour de leur profession de foi.Contrôle de la leçon 1.Que signifie le mot Assomption?Qu’est-ce que l’Assomption de Marie ?2.Y a-t-il longtemps que les chrétiens croient à l’Assomption de Mar ie ?3.Quel jour célèbre-t-on l’Assomption ?4.Quel jour la présence de Marie sur la terre est-elle mentionnée pour la dernière fois dans la sainte E criture ?5.Quelle révélation de saint Jean dans son Apocalypse considère-t-on comme se rapportant à l’Assomption de Marie ?6.Citez deux dogmes concernant la sainte Vierge qui appellent comme couronnement celui^de la glorieuse Assomption?7.La sainte Ecriture nous renseigne-t-elle directement, sur la mort, la sépulture, la résurrection et l’Assomption corporelle de Marie ?8.Racontez ce que la Tradition nous enseigne sur la vie de la très sainte Vierge depuis le Cénacle au jour de la Pentecôte jusqu’à son entrée triomphale dans le ciel ?9.Quand nos corps ressusciteront-ils ?Est-ce un dogme de foi ?10.En quoi consiste le privilège de la glorieuse Assomption corporelle de Marie ?11.Comment et par quelle puissance s’est accomplie l’Assomption de Marie ?12.Quand Marie fit-elle son entrée triomphale au ciel en corps et en âme ?13.Qui a proclamé le dogme de l’Assomption ?Quand ?Qu’est-ce que nous devons croire ?14.Qu’est-ce qu’un dogme ?Quand l’enseigne- ment de l’Eglise est-il infaillible?15.Comment le dogme de l’Assomption confir- me-t-il celui de la Rédemption ?16.Comment l’Assomption raffermit-elle notre espérance ?17.Dans quelle prière demandons-nous à Marie la grâce d’une bonne mort?18.Dans quelle hymne l’Église appelle-t-elle Marie la “bienheureuse porte du ciel” ?19.Quelle vertu nous enseigne Marie dans son Assomption ? 132 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre 20.Citez quelques paroles de l’Ave Maris Stella par lesquelles l’Église nous fait demander à Marie la pureté de vie et le ciel ?Stella qui commencent par Virgo singu-laris et Vitam presta puram.Synthèse Voir le plan de la leçon.Dessiner une Assomption en silhouette.Conserver les paroles de la sainte Écriture qui se rapportent à l’Assomption: Acte des Apôtres et Apocalypse.Devoir 1.Une image de l’Assomption.Écrire en français les deux strophes de Y Ave Maris 3.Raconter, selon la Tradition, les derniers jours de Marie, sa douce mort, sa glorieuse résurrection et son entrée triomphale dans le ciel.LE DOGME DE L’ASSOMPTION But précis: Qu’est-ce que l’Assomption ?Le mystère de l’Assomption.Le dogme de l’Assomption.Ses conséquences pour notre vie chrétienne.Moyens concrets : Un beau tableau de l’Assomption.Une affiche spéciale composée par les élèves.Portrait de Pie XII.Photos récentes des journaux.Découpures de journaux concernant la proclamation du dogme de l’Assomption.Introduction Cette année sainte 1950 restera à jamais marquée, dans l’histoire de l’Église catholique, par un grand événement religieux concernant notre bonne Mère du ciel, la très sainte Vierge.Quel est cet événement ?— C’est la proclamation du dogme de l’Assomption.Savez-vous bien ce qu’est un dogme ?— C’est une vérité de foi, c’est-à-dire une vérité que tous les catholiques doivent croire.Qui proclame un dogme dans l’Église catholique ?— C’est Notre Saint-Père le Pape.Est-ce que le Pape peut se tromper quand il proclame un dogme ?— Non, le Pape ne peut pas se tromper; il est infaillible parce qu’il est assisté du Saint-Esprit.C’est là une vérité de foi.Mais le Pape est prudent, mes enfants, il ne proclame un dogme qu’après avoir prié et fait prier, après avoir consulté de savants théologiens qui étudient les Saintes Écritures et la Tradition de l’Église.Il consulte aussi les évêques dans toutes les parties du monde; parfois, il reçoit de pressantes requêtes formulées par la piété des fidèles, d’un très grand nombre de fidèles, comme cela a été le cas pour le dogme de l’Assomption.Vous souvenez-vous d’avoir vous-mêmes signé une requête ?.La proclamation de ce nouveau dogme,nous montre bien comment l’enseignement de l’Église est infaillible.Dites lentement, en pensant à chacun des mots, la réponse de votre catéchisme: Quand l’enseignement de l’Église est-il infallible?(cat.dio.n.IM) Causerie-réflexion Qu’est-ce que l’Assomption ?“L’enseignement de l’Église est infaillible quand le Pape avec les évêques, ou le Pape seul, s’adressant à tous les fidèles, définit et proclame une doctrine de foi ou de morale.” Faisons aussi un acte de foi à l’enseignement infaillible de l’Église.Pensez à chacun des mots que vous allez dire.“Mon Dieu, je crois fermement tout ce que la sainte Église catholique croit et enseigne parce que c’est vous qui l’avez dit et que vous êtes la vérité même.” - Si je vous pose cette question: Qu’est-ce que l’Assomption ?il n’y en a pas un parmi vous, mes enfants, qui ne me réponde aussitôt: “C’est l’élévation au ciel de la très sainte Vierge, en corps et en âme”.Vous dites bien.C’est déjà la croyance de notre Canada catholique, mais on peut même dire que tous les catholiques pensent ainsi, sans difficulté, comme tout naturellement et avec joie.D’où vient cette croyance générale à l’Assomption si chère à tous les catholiques ?, Cette croyance a été répandue dans l’Église depuis le IVe siècle.C’est un enseignement qui a été de tradition dans l’Église.Des théologiens savants et des saints ont cru à l’Assomption et l’ont enseignée aux fidèles car c’est un privilège qui satisfait la piété des chrétiens.Maintenant l’Assomption est un dogme.Savez-vous quand la présence de Marie sur la terre est mentionnée pour la dernière fois dans la Sainte Écriture ?.I ?; '4.K 1950 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 133 ie!tç Ar|;: Au jour de la Pentecôte.“Apôtres et disciples persévéraient dans la prière avec Marie, la Mère de Jésus” lisons-nous dans les Actes des Apôtres, qui nous racontent le commencement de l’Église {Act.1, 14).Et puis .c’est le silence .sur la vie de Marie.[lo- 'lOIJ.ives, oaii\ ai'li-ni le cH : foi itce it et z dit eqiie vous, ‘C’est : déjà mais Il y a cependant une révélation dans l’Apocalypse de saint Jean que l’on a toujours appliquée à Marie et que l’imagerie a répandue: “Un grand signe apparut dans le ciel: une femme revêtue du soleil, ayant la lune sous ses pieds et, sur sa tête, une couronne de douze étoiles”.Combien d’auteurs, de théologiens et de saints ont voulu voir dans ce texte de saint Jean une vision de la condition glorieuse de la très sainte Vierge montant au ciel.Marie a une splendeur telle que saint Jean ne peut la comparer qu’à celle du soleil et son diadème a un tel éclat que le scintillement des étoiles peut seul en donner une idée.A part ces deux paroles, la Sainte Ecriture ne renferme rien qui puisse nous renseigner sur ce qui s’est passé dans la vie de la très sainte Vierge depuis le Cénacle au jour de la Pentecôte, jusqu’à son entrée triomphale dans le ciel.Est-ce que cela veut dire que la croyance très ancienne des chrétiens à la mort, à la sépulture, à la résurrection et à l’Assomption de Marie soit une pure imagination de la piété des fidèles ?Non, mes enfants, il ne s’agit pas ici d’imaginations légères, mais de raisonnements sérieux, basés sur les privilèges extraordinaires que Dieu a accordés à sa sainte Mère.Car admettre que Marie est la plus parfaite des créatures et la plus comblée de grâce, reconnaître les privilèges incomparables de sa Maternité divine et de son Immaculée Conception, déjà définis comme dogmes, c’est croire avec les fidèles de tous les âges et avec de grands saints, que la très sainte Vierge devait ressembler à Jésus, par un dernier privilège spécial, dans son bienheureux Passage de la terre au ciel.Elle devait surpasser tous les bienheureux même ceux dont la mort fut accompagnée des plus grandes faveurs célestes.Vous aimez sans doute, mes enfants, penser aux derniers jours de la très sainte Vierge sur la terre.Voici quelques paragraphes d’un récit très beau et très touchant: Marie ne mourut ni de vieillesse ni de maladie.“Elle mourut lorsqu’il plut à Dieu de l’appeler; et pour l’appeler, il n’eut qu’à laisser faire l'ardeur de son amour.Car sa charité était capable de donner la mort.irellc"- l’As- Éc* if stu» ¦iifliS' ie ^ t ¥ En Marie, le dernier lien de la vie dut se I rompre sans effort.La douleur, l’agonie, le martyre, elle les avait endurés jadis avec Jésus.Sa dernière heure fut un passage doux, un sommeil, une extase .Apôtres et saintes femmes durent voir la Mère, qui tout à l’heure leur parlait et les bénissait, se recueillir dans le silence .et fixer son regard au ciel .peut-être dans la vision sensible de son Fils .Et imperceptiblement .dans un dernier sourire .l’âme quitta le corps sacré .La Vierge était passée de la terre au ciel.Maintenant, elle aimait dans la lumière sans ombre .dans la vision face à face .dans une gloire égale à sa plénitude de grâce .dans l’éternelle et bienheureuse possession de son Dieu !.Voilà ce que les chrétiens ont toujours cru et ce que nous croyons avec joie.Nous avons horreur de la mort et lorsqu’il s’agit de notre Mère, la sainte Vierge, qui n’a pas mérité ce châtiment du péché, nous sommes heureux de penser que son trépas a été exceptionnellement doux et suivi immédiatement de son entrée dans le ciel.Les premiers chrétiens durent rendre à la Mère de Jésus les derniers devoirs: l’ensevelissement et la sépulture dans un sépulcre neuf de la vallée de Cédron.Mais dans la suite, on ne devait jamais retrouver les restes mortels si religieusement ensevelis dans ce tombeau de Gethsémani.Un mystère s’était accompli: le mystère de l’Assomption de Marie.Le mystère de l’Assomption de Marie Pour connaître le prodige mystérieux que Dieu accomplit en faveur de sa sainte Mère, il faut se placer devant la condition ordinaire qui attend tous les humains après leur mort.Où va l’âme après la mort ?.Quel sort l’attend ?.Où va le corps après la mort ?.Quel sort l’attend ?.Quand les corps de tous les humains ressusciteront-ils ?En quel article du Credo affirmons-nous notre foi en la résurrection des corps à la fin du monde, au jugement général ?— “Je crois en la résurrection de la chair” .Selon la loi générale, Marie aurait pu ressusciter, glorieuse et immortelle, avec tous les corps des justes au jugement général.Mais convenait-il, mes enfants, que la sainte Vierge, immaculée dans sa conception, qui n’a jamais commis la moindre faute, connût la décomposition du tombeau, châtiment du péché, avant de ressusciter ?.Convenait-il que celle que Dieu avait élevée à la plus haute dignité en la choisissant pour être la Mère de son Fils, Jésus, attende la résurrection de la chair, dans un tombeau, et soit au jugement général confondue avec tous les humains ?.Non, mes enfants, la sainteté de Marie était trop grande et sa dignité trop élevée pour que Dieu la soumît à la loi générale.Et Dieu qui fait tout avec sagesse a gratifié sa sainte Mère d’un dernier privilège qui pût convenir à son Immaculée Conception et à sa Maternité divine.Sans retard, il l’a ressuscitée et introduite dans une gloire incomparable, qui surpasse celle d tous les élus.Comment ce glorieux privilège de l’Assomption s’est-il accompli ?L’âme glorifiée de Marie redonna la vie à son corps incorruptible et elle fit son entrée triomphale au ciel, en corps et en âme.En vertu des qualités des corps glorieux, ce fut comme naturellement que Marie ressuscitée L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 134 et glorifiée s’éleva au ciel (tableau de l'Assomption).Si les anges sont représentés dans les différents tableaux de ce mystère, c’est pour former à leur Reine un cortège de gloire.Marie n’eut pas besoin du ministère des anges pour s’élever au ciel.Quand s’accomplit le mystère de la glorieuse Assomption de Marie ?Les actes des Apôtres, n’en rapportent rien.Il y a bien un tableau de Notre-Dame de Liesse qui représente les Apôtres étonnés devant un tombeau vide et Marie régnant glorieusement au ciel.Ce tabjeau est conforme à la Tradition, mais la Sainte Ecriture ne parle pas de la résurrection de Marie.La croyance des fidèles est que le corps de Marie n’a reçu aucune atteinte de la décomposition dans le tombeau, car la corruption est un châtiment du péché et Marie n’a jamais péché ni subi aucune atteinte même de la faute originelle.Dieu l’a ressuscitée sans retard après son ensevelissement dans le tombeau.L’Assomption de Marie est donc un dernier privilège qui couronne tous ceux que Dieu a accordés à sa sainte Mère, c’est l’achèvement de tout ce qu’il a accompli en elle et par elle, c’est la glorification de la plus grande sainteté et de la plus haute dignité dont il l’avait ornée.C’est un privilège unique comme l’immaculée Conception, la Virginité perpétuelle et la Maternité divine.C’est un privilège sans égal qui fait de Marie la Reine des Anges et des hommes.Ce mystérieux privilège est maintenant un dogme de foi.Le dogme de l’Assomption Mes enfants, nous ne saurions mieux faire en ce moment que de lire avec toute la foi et la piété dont nous sommes capables le décret de Notre Saint-Père le Pape Pie XII proclamant !e dogme de l’Assomption.Lecture du décret pontifical Faire une lecture solennelle de la partie essentielle du décret.Acclamation V — La sainte Mère de Dieu a été élevée — Au-dessus des Anges, dans le royaume des cieux.Chant Ave Maris Stella Conclusion Dans cette hymne, nous appelons Marie “Bienheureuse porte du ciel”.A quoi cette appellation vous fait-elle penser P .Nous affirmons, mes enfants, que Marie règne am ciel et que son pouvoir est grand auprès de Dieu.Marie est en effet la créature à qui Dieu a appliqué avec le plus d’abondance les grâces de la Rédemption.Elle est la première rachetée Novembre de Jésus et rachetée parfaitement.En la contemplant dans sa gloire, nous sommes assurés que Jésus nous a réellement rachetés, que le ciel est désormais ouvert à tous les hommes, que notre Mère Marie jouit déjà de la béatitude éternelle, que nous aussi nous devons aller au ciel et que notre bonne Mère nous attend pour noos ouvrir la porte du ciel et nous introduire dans ce bonheur qui ne finira pas.Marie, bienheureuse porte du ciel, est notre espérance et notre joie.Comment Marie est-elle la porte du ciel ?tut Elle nous aide d’abord à bien vivre, puis elle nous assiste surtout à notre dernière heure, c’est-à-dire à notre passage de la terre au.ciel.C’est tellement le rôle de Marie, que l’Eglise nous fait demander sans cesse “priez pour nous maintenant et à l’heure de notre mort”.Nous mourrons tous, mais comment pouvons-nous craindre ce passage si notre Mère est là .notre Mère toute-puissante et toute bonne, la bienheureuse porte du ciel, toujours ouverte P .Pour nous conduire au ciel, Marie nous apprend d’abord à bien vivre.Quelle vertu sa glorieuse Assomption nous enseigne-t-elle ?Le dernier privilège de Marie, comme tous les autres, nous enseigne la pureté.Marie fut la plus pure de toutes les vierges pour devenir la Mère de Jésus.Son corps ne devait pas connaître la corruption du tombeau à cause de son incomparable pureté.Nous devons, à son exemple et avec son secours, aimer la pureté, vivre dans une grande pureté.Notre corps est le temple de notre âme en qui réside le Saint-Esprit, un temple consacré par le Baptême et la Confirmation, un temple consacré à Marie où Jésus vient résider par la sainte Eucharistie.Quel respect ne devons-nous pas avoir pour le temple de notre corps et quel soin ne devons-nous pas avoir d’éviter le péché qui ternit la beauté de notre âme ?Mais la vie est remplie de dangers, le mal nous environne.C’est pourquoi l’Eglise nous fait prier Marie: “Virgo singularis” Vierge incomparable, douce entre toutes les vierges, obtenez-nous, avec le pardon de nos fautes, la douceur et la chasteté.“Vitam presta puram”, Obtenez-nous une vie pure; écartez de notre chemin tout danger, afin qu’admis à contempler Jésus, nous goûtions les joies éternelles.l'ii b è !ï 1 Résolution Vous vous préparez, mes enfants, à votre profession de foi, cette année.A l’occasion de la proclamation du dogme de l’Assomption corporelle de Marie, pensez à une résolution que vous devez prendre pour faire plaisir à la très sainte Vierge, une résolution que vous garderez toute votre vie .Dites-la dans votre cœur à la très sainte Vierge qui vous voit et vous entend .Soyez fidèles à cette résolution en préparation à votre profession de foi.Vous la renouvellerez en ce jour, pour toute votre vie .et la très sainte Vierge sera pour vous “la porte du ciel”.I > lin î %] »% (Ajouter, si l'on désire le chœur parlé de la 7e année.) PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 135 'mlrç 3 p au te et leure, ciel, 1950 1u ;a is les fut la uirla ; coule sou son mtê, is est ne au our le ¦ C'est vec ie astete.ne vie r.afia inslee votre jon J® la irise* 0 (vous ionel1.ions le vie"' But précis: Moyens concrets : Vers le dogme de l’Assomption Les leçons du dogme de l’Assomption Applications LE DOGME DE L’ASSOMPTION 1.Vers le dogme de l’Assomption.2.Le dogme de l’Assomption: décret pontifical.3.Les leçons du dogme de l’Assomption.1.Une affiche préparée par les élèves avant l’étude catéchistique.Petit ora- toire à Marie préparé par les élèves: image ou statue, décoration, pour un catéchisme solennel.2.Photos et découpures de journaux recueillies par les élèves.3.Louange collective à Marie préparée par les élèves.Idées à inculquer Plan de l’enseignement à donner LE DOGME DE L’ASSOMPTION EN DROITE LIGNE .La tradition de la glorieuse Assomption de Marie est ancienne dans l’Église.Cette tradition était très répandue en France au XVIIe siècle.Cette tradition est bien celle de l’Église du Canada.Le dogme de l’Assomption affermit notre foi aux grands privilèges de Marie: Immaculée Conception, Virginité perpétuelle.Maternité divine.Le dogme de l’Assomption confirme que Marie a été associée aux mystères de l’Incarnation et de la Rédemption.Le dogme de l’Assomption prouve celui de la résurrection générale et afferinit notre espérance du ciel.Réjouissons-nous de la proclamation du dogme de l’Assomption.Imitons la vie toute pure de Marie, son union à Dieu.Chantons les grandeurs de Marie, prions-la plus fervemment.Réflexions sur l’objet de la leçon (Aux titulaires) Pour vivre avec l’Église un grand événement marial, pour amener leurs élèves à connaître, aimer et prier Marie avec l’Église, tous les catéchistes doivent préparer les esprits et les cœurs à recevoir l’enseignement doctrinal que Notre Saint-Père le Pape Pie XII proclamera le 1er novembre prochain.Le dogme de l’Assomption ! quel sujet touchant et salutaire pour un centre d’intérêt catéchistique ! Son actualité est si vivante qu’il suffira sans doute au titulaire de le suggérer pour que les élèves désirent spontanément y travailler, et exécutent la tâche choisie avec une ardente piété.Marche à suivre Quelques suggestions: Avant la proclamation du dogme de l’Assomption, 1.Créer une atmosphère mariale dans la classe: affiche, chant de cantiques à Marie, enseignement concernant le dogme de l’Assomption.2.Faire résumer l’enseignement donné, les élèves travaillant en équipes.Préparer un catéchisme solennel à l’occasion de la proclamation du dogme, un catéchisme qui soit une séance religieuse, en hommage à Marie. 136 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 3.Catéchisme solennel préparé par les élèves: lecture solennelle du décret pontifical, les leçons du dogme de l’Assomption (applications ou conclusions pratiques), louanges à Marie, chant.Vers le dogme de l’Assomption Si connu que soit le mot Assomption, il n’est pas inutile de le définir.Il s’agit de la glorification anticipée de Marie en son corps et non pas seulement en son âme.Marie jouit dès maintenant de ce privilège sans avoir à attendre la résurrection générale.Les premiers siècles de l’Eglise gardent le silence sur l’Assomption mais en ce temps-là la doctrine de l’Eglise n’était pas précisée et sa liturgie organisée comme elle l’est de nos jours.Des témoignages apparaissent au IVe siècle.Le concile d’Ephèse, en 431, qui marqua le triomphe de la Maternité divine de Marie devait entraîner la piété des fidèles à étudier le mystère de l’Assomption.Vers le milieu du IVe siècle, on voit s’établir une fête en l’honneur de Marie, mais elle a pour objet l’exaltation de la Vierge en général ou de la Vierge Marie en tant que Mère de Dieu.Au début du VIe siècle, les églises de France (la Gaule en ce temps-là) célèbrent une fête en l’honneur de l’Assomption, et cette dévotion ira toujours croissant en France.Au début du XIIIe siècle, l’Assomption est la plus solennelle de toutes les fêtes en l’honneur de Marie.En 1638 (l'époque de la colonisation du Canada par les Français), le roi Louis XIII consacre à perpétuité son royaume à Marie et ordonne de célébrer l’Assomption en toutes les églises et chapelles de son territoire, avec admonestation à tout son peuple d’avoir une dévotion particulière à la Vierge et d’implorer, en ce jour du 15 août, sa protection.La même consécration de la France sera renouvelée par les successeurs de Louis XIII.Nos ancêtres devaient tout naturellement apporter cette dévotion en la Nouvelle-France.En effet, le Canada catholique est un pays marial.La première manifestation du culte de l’Assomption, nous la devons au découvreur du Canada, Jacques Cartier.“Le 15 août 1535, il découvre une île qu’il nomma “V Isle de l'Assomption".C’est le premier nom marial qui fleurisse la carte de la province de Québec.(Aujourd’hui, cette île se nomme Anticosti et l’on souhaite la nommer de nouveau de son nom primitif.) Les premiers missionnaires Récollets, en 1615, donnèrent comme titulaire à leur première église “Notre-Dame des Anges”.On donnait aussi ce vocable à la résidence des Jésuites à Québec.La première fête de la Vierge célébrée à Montréal a été celle de l’Assomption, le 15 août 1642.Il y eut procession solennelle et l’histoire ajoute: “On consacra à Marie toute l’Ile de Montréal et la nouvelle colonie prit le nom de Ville-Marie.En 1643, les Associés de Notre-Dame de Montréal demandent au Souverain Pontife la faveur d’une indulgence plénière pour tous ceux qui visiteraient, le 15 août de «haque année, la petite église qu’on venait de bâtir en l’honneur de la Vierge, sur l’Ile de Montréal.Marguerite Bourgeoys, la future bienheureuse que l’Eglise élèvera à l’honneur des autels après la proclamation du dogme de l’Assomption, le 12 novembre prochain, avait elle-même une grande dévotion à l’Assomption comme en témoigna la chapelle qu’elle fit construire sous le nom de Notre-Dame de Bon Secours mais dont le titulaire est l’Assomption.On peut vérifier ce fait par l’inscription de la pierre angulaire de 1675 et par la plaque de la première pierre du nouveau temple de 1771.Marguerite Bourgeoys tenajt si fort à la procession du 15 août, de l’Eglise paroissiale à la chapelle qu’elle en fit une obligation dans l’acte de cession de celle-ci à la paroisse de Ville-Marie.Cette coutume prit fin sous le régime anglais.La reprendra-t-on à l’occasion du dogme de l’Assomption, en l’année sainte 1950 ?|ï En Acadie, il y eut la paroisse l’Assomption de Port Royal.Malheureusement ce beau nom n’a pas subsisté, Port Royale étant aujourd’hui Annapolis dans la Nouvelle-Ecosse.çfi (i*1 ! ! Ufll efon 'W| Jim (t Cori •Eli list in Novembre Il y a encore dans notre province de Québec une rivière de l’Assomption, un comté et un village de ce nom.On a même pu dénombrer une cinquantaine d’églises et de chapelles qui ont comme titulaire l’Assomption.Deux communautés religieuses se réclament du patronage de l’Assomption.Enfin,, tous ces témoignages attestent la popularité de l’Assomption dans notre pays, avant la proclamation de ce dogme.Depuis le début de ce siècle, de nombreuses pétitions furent envoyées du Canada à Notre Saint-Père le Pape, lui demandant la proclamation du dogme de l’Assomption.Partout nous retrouvons cette dévotion dans l’Église canadienne: dans les recueils de piété, dans les cantiques, dans le rituel et dans le catéchisme.Le dogme de l’Assomption vient donc réjouir tous les cœurs au Canada français surtout.I hi I Les leçons du dogme de l’Assomption Les auteurs spirituels n’ont pas manqué de recourir aux divers privilèges de la très sainte Vierge pour y trouver les raisons de sa prompte résurrection et de son élévation dans la gloire céleste.“L’Immaculée Conception contient déjà en germe la délivrance de la corruption du tombeau et de l’attente de la gloire, qui sont les conséquences de la malédiction divine sur la race des enfants d’Adam.La perpétuelle Virginité de Marie, en son corps et en son âme, demande la préservation de la corruption sépulcrale qui atteindrait ce corps sacré de la Mère de Jésus.” L’incomparable dignité de Mère de Dieu exige le privilège de l’Assomption.La divinité de Jésus, Fils de Marie, n’exigeait pas seulement une Mère parfaite, pleine de grâce, mais encore la durée de cette Maternité divine.Marie demeure la Mère de Jésus dans le ciel, pour l’éternité.L’état permanent de Mère de Dieu s’oppose à l’état prolongé de mort.Le dogme de l’As- E ki 1950 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 137 somption appuyé sur les privilèges exceptionnels de Marie confirme notre foi à des dogmes déjà définis, et dont il est le couronnement.De plus, le dogme de l’Assomption rappelle les grands mystères de l’Incarnation et de la Rédemption et les confirme en quelque sorte.Marie est la Corédemptrice du genre humain.L’union indissoluble dans le plan de la Rédemption entre le Christ et sa Mère, qui fut associée activement à tous les mystères de sa vie {développer ce point si Von veut), demande la continuation de cette union dans la gloire et dans la vie éternelle, sans retard.” Marie fut comblée de grâce en vertu des mérites de Jésus-Christ.Elle est la première rachetée de Jésus et rachetée parfaitement, I Comme le dit un auteur “La victoire parfaite remportée par le Christ sur le péché, sur le démon sur la mort et sur la corruption, demande et contient la résurrection anticipée de la Corédemptrice, pour être absolue et totale”.En Marie la Rédemption a été parfaite; son Assomption nous le dit en nous donnant l’espoir de notre propre rachat.L’Église a déjà défini le dogme de la “résurrection de la chair”.Nous ressusciterons au jugement général.Combien il est réconfortant de voir notre Mère déjà glorifiée ! Si la Rédemption est déjà parfaitement accomplie en Marie, combien il nous est doux d’espérer qu’un jour, en vertu de cette Rédemption surabondante de Jésus-Christ, nous irons jouir du bonheur du ciel.Les raisons du dogme de l’Assomption sont donc pour nous des leçons fécondes, un affermissement de notre foi en ces dogmes déjà définis dont l’Assomption est le couronnement.Actes à provoquer Voir le catéchisme de 5 e et 6 e açtnée.Certaines erreurs ont amené l’Église à définir des dogmes.Il semble que le dogme de l’Assomption soit promulgué pour condamner le matérialisme moderne.Il dit en effet à tous les chrétiens que notre fin dernière est le ciel, que nos aspirations doivent être surnaturelles, que nous devons fuir le péché, les vaines attaches aux choses matérielles pour croître sans cesse dans l’amour de Dieu, à l’exemple de Marie, jusqu’au jour où il plaira à Dieu de nous unir à Lui dans l’éternité.N.P.— Les citations de cette leçon sont tirées de “Vers le dogme de l’Assomption” journées d'études mariales, Montréal, 12-15 août 1958.— Fides.Louanges à Marie Soyez bénie ! Chœur — Soyez bénie, ô Marie, en votre bienheureuse mort et en votre glorieuse Assomption ! 1.Pleine de grâce, vous n’avez cessé de monter en la grâce et en l’amour de Jésus: un seul de vos instants valait plus que les plus longues vies des plus grands saints.2.La prolongation de votre vie sans la présence visible de Jésus vous faisait endurer un martyre d’amour.3.L’ardeur de votre suprême acte d’amour brisa les derniers liens de votre vie et votre âme s’envola au ciel.Chœur — Soyez bénie, ô Marie, en votre bienheureuse mort et en votre glorieuse Assomption ! 1.Oh ! l’émotion des Apôtres témoins de votre dernière extase et de votre si doux trépas ! 2.Et la joie de Jésus de rendre la vie à votre corps virginal ! 3.Oh ! les transports des anges et des saints en recevant leur Reine ! Chœur — Soyez bénie, ô Marie, en votre couronnement au ciel et en votre éternelle royauté ! 1.Reine de grâce et de beauté, vous ravissez Dieu, le paradis et le cœur de vos enfants de la terre.2.Reine de puissance, vous commandez à l’univers et au cœur de Dieu même.3.Reine de bonté, nulle créature n’échappe à votre bienfaisance.Chœur — Soyez bénie, ô Marie, en toutes les bénédictions qui, au ciel, célébreront votre beauté, votre puissance, votre bonté ! 1.L’Auguste Trinité vous glorifiera par son éternelle dilection.2.Les chœurs des Anges vous acclameront à jamais pour leur Souveraine.3.Les élus vous offriront leurs couronnes que tous ils auront méritées par vous.Chœur — Soyez bénie, ô Marie, dans les bénédictions qui montent vers vous de la terre ! 1.Dans la louange confiante des enfants et des âmes simples.2.Dans la supplication anxieuse des pécheurs et le murmure des lèvres mourantes.3.Dans la splendeur des temples qui vous sont dédiés et dans les plus belles hymnes de l’ Église catholique.Chœur Soyez bénie, ô Marie, dans l’éternelle bénédiction que chacun de nous espère, par votre secours, vous adresser au ciel et que votre tendresse maternelle saura discerner dans le chœur des éternelles bénédictions ! (D’après F.Delerue) Chant Salve Regina 138 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre Langue française PREMIÈRE ANNÉE Note pédagogique.— Nos enfants sont déjà de petits êtres très enthousiasmés et très éveillés, continuons à mettre du soleil et de la profondeur dans l’étude des nouvelles consonnes.Bientôt nos chers petits, dépasseront nos espérances, et nous récolterons en progrès, le fruit de notre dévouement.Mon Premier Livre de Lecture Forest-Ouimet (nouvelle édition) Septième leçon : R Causerie sur la gravure Regardez-bien la gravure, mes enfants.1.Et le rouet en avez-vous déjà vu ?2.Qui file ordinairement chez-vous ?3.Pouvez-vous me faire entendre le son du rouet ?4.Pensez-vous que c’est l’ouvrage de la sainte Vierge, de filer P 5.Pourquoi file-t-elle à la place de la pauvre fileuse qui dort ?Pour le savoir, écoutez bien l’histoire que je vais vous raconter .{Mimez bien le bruit du rouet, et ayez soin de faire le geste de tourner la roue du rouet.Exigez des enfants le même exercice de gymnastique, pour bien apprendre la lettre “r”.) Pour faire suite à cette causerie, revenons sur une idée principale: a) Pourquoi la Très Sainte Vierge est-elle venue aider cette pauvre fileuse P b) Quelle prière la fileuse disait-elle en tra- vaillant ?c) Connaissez-vous un ange qui a été le premier à dire ces paroles P (Profdons de cette leçon pour raconter la visite de l’Archange Gabriel à la Très Sainte Vierge.) d) Est-ce que la sainte Vierge aime à enten- dre dire: “Je vous salue Marie” P e) Comme la fileuse, qu’allons-nous lui dire à la sainte Vierge ?{Reprenons ensuite le bruit du rouet; ajoutons-y le geste de tourner la roue.) Ecriture Comme toujours le professeur enseignera à écrire le “r” au tableau.Il le décomposera en deux ou trois parties pour que les enfants saisissent mieux comment on le forme.{Servons-nous de craie de couleur, jaune pâle est préférable.) Après deux ou trois exercices, demandons à nos élèves de le tracer dans l’air avec la main droite.{Faisons le même geste que nos enfants, et ayons soin de nous servir de notre main gauche.) Enfin faisons écrire le “r” dans les cahiers, après plusieurs exercices au tableau.Huitième leçon : S Causerie sur la gravure 1.Mes enfants, avez-vous déjà vu la lune?2.Quand parait-elle P Aujourd’hui, nous en sommes à la lettre “s” {Faire le bruit de la scie et le geste en même temps.) a) Regardez-bien l’image au bas de la page 24.Cette petite fille s’appelle Suzette, et que regarde-t-elle?Oui, elle regarde la lune, et pour mieux vous faire comprendre et rappeler la lettre de la scie, je vais vous raconter cette belle histoire.Revenons à notre bonhomme de la lune, que fait-il là, juché dans la lune ?b) Pourquoi est-il si haut P c) S’il avait été à la messe, le dimanche, est-ce que le bon Dieu l’aurait puni ?d) Vous, mes enfants, que devez-vous faire le dimanche P Rappelons-nous toujours que Dieu ne bénit jamais ceux qui travaillent le dimanche.Ecriture Reprenons le même exercice comme pour le “r” Montrons-le au tableau.Faisons-le dans l’air et obligeons nos élèves à cette gymnastique.Ensuite, faisons-le faire dans les cahiers.Neuvième leçon : V Causerie sur la gravure Il paraît que Monsieur le vent est de bonne humeur ce matin ! L’êtes-vous, vous aussi, mes enfants P Eh ! bien, nous apprendrons une lettre nouvelle.La lettre du vent: “v”.Regardons-le à travers la fenêtre, il a bonne mine et souffle très fort.{Faisons l’exercice du “v” avec les enfants, imitons Monsieur le vent.) 1.Que vient-il faire dans cette chambrette ?2.Est-il beau d’être charitable ?3.Et la petite malade, est-elle contente de son ballon P 4.Que ferons-nous mes enfants, pour imiter le vent “charitable”.En attendant une 1950 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 139 occasion favorable, fermons bien notre 2.Trouvez b dans bobine^ bol, bulle.(Faisons bouche et gonflons nos joues.(Exercice un exercice avec nos lèvres.) du vent par les élèves.) v, v, v, “v”.Vocabulaire Écriture Reprenons notre méthode, comme pour le “r” et le “s”.Avec le v attachons les voyelles a, e, i, u .Dixième leçon : T Causerie sur la gravure Connaissez-vous le Monsieur qui est dans le fauteuil ?ce n’est certainement pas le papa du petit Thomas: il a une soutane et une belle montre, qui fait tic, tic, tic, que peut-il être?c’est ce que vous allez savoir en écoutant le conte suivant.Vocabulaire Exercice oral: 1.Que faisait Thomas, quand son oncle, le curé, venait chez ses parents ?2.Qu’écoutait-il à l’oreille P 3.Qu’a répondu son oncle, le curé, quand Thomas a demandé ce qu’elle disait, la montre ?(Faire mimer par les enfants le son de la montre.) 4.Est-ce que tous vos instants, mes enfants, appartiennent à Dieu ?Comme le petit Thomas, souvenons-nous toujours, que Dieu nous demandera compte des instants que nous aurons gaspillés.(Commentaire du Livre For est-Ouimet.) Mon Premier Livre de Lecture Congrégation Notre-Dame (nouvelle édition) Huitième leçon : B Manuel de l'élève, page i9.Causerie sur la gravure Maman a acheté une jolie robe pour son bébé rose.Elle veut lui mettre sa robe, mais bébé ne le veut pas.1.Remarquons le son que je dis quand je prononce robe, b, b, b, et comment b est fait.Exercice oral: 1.Qu’a fait la bonne maman pour le joli bébé ?2.Que dit la maman en montrant la robe à bébé?3.Est-ce que le bébé rose est de bonne humeur ?4.Que va faire la maman pour le faire sourire ?Comme le bébé rose, sourions toujours .Neuvième leçon : M Manuel de l'élève, page 24.Causerie sur la gravure 1.Quel est le dernier bruit que vous entendez quand je dis pomme ?2.Prononcez “m”, dans pomme, maman.3.Comme exercice, traçons “m” seulement.Nous commençons en bas et faisons un tour en haut, deux tours, trois tours, et une petite courbe pour finir.(Répétons cet exercice avec les élèves.) Observation et langage 1.Que fera Emile?2.Qu’a fait papa ?3.A qui Marie a-t-elle obéi ?4.Qui a remué ?5.Qui limera la rame ?Dixième leçon : V Manuel de l'élève, page 26.Causerie sur la gravure 1.Mes enfants, prononçons fortement ensemble ce bruit.v, v, v.2.Prononçons-le, dans rave, cave, grève, salive.3.Remarquons comment nous plaçons nos dents sur nos lèvres pour dire: v, v, v, v.4.Cherchons v, dans les mots: revue, rave, avale, volera, olive, avila.5.Quel est le dernier bruit que vous entendez quand je dis, rive ?v, v, v, v .“Aimons la rive, mes enfants !.D’après le Guide du Maître, de la C.N.D.DEUXIÈME A1SNÉE Pour les titulaires qui ont en mains : Mon Deuxième Livre de Lecture Forest-Ouimet LEÇON 5 La lettre c a un son doux devant les voyelles e (é, è) et i.Les petits liront assez facilement ces mots après l’explication du maître.La difficulté sera surtout dans la dictée ou ils seront portés à écrire s à la place de c.Page 21 Questionnaire sur les gravures 1.Que représente la première gravure de la page ?2.A quoi cela sert-il ?3.Que représente la deuxième gravure ?4.Quand entend-on chanter la cigale?5.Que voit-on dans la gravure du milieu de la page ?6.Avec quoi la petite fille attache-t-elle sa boîte ? 140 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre 7.Que représente la gravure du bas, à gauche P 8.Que fait-on avec des cerises ?9.Que représente la dernière gravure de la page P Vocabulaire: > Demander aux enfants la signification des mots: ciboire, calice, cèdre, face, glace, cerises.Rédaction : Faire compléter les phrases suivantes: Le prêtre met les hosties dans le .Le .est un arbre.Les cerises sont des .Le .soigne les malades.Dictée : En novembre, la dictée pourra être de vingt-cinq mots environ.Elle doit être donnée lentement en détachant bien chaque syllabe et en disant la ponctuation.Grammaire : 1.Quand un nom est-il au singulier?2.Quand un nom est-il au pluriel ?3.Par quelle lettre commence toujours une phrase ?4.Par quoi se termine toujours une phrase P 5.Qu’est-ce qu’une syllabe ?6.Dites-moi combien il y a de syllabes dans les mots suivants: médecin, cinq, voici, bordure, mouton, noir, parapluie, roi, voisine.LEÇON 6 On fera remarquer aux enfants qu’on met une cédille sous le c pour adoucir celui-ci devant les voyelles a, o, u seulement.Le c reste dur si l’on ne met pas de cédilles.Page 25 Questionnaire sur le texte et la gravure 1.A quel jeu s’amusent le petit garçon et la petite fille ?2.Qui est le marchand P 3.Que vient faire la petite fille ?4.Comment appelle-t-on celui qui achète chez un marchand ?5.Comment appelle-t-on cette sorte de ma- gasin P 6.Nommez des choses que peut acheter la petite fille P 7.Que fait Marcel P Rédaction.Dictée (prise dans la leçon de lecture).Grammaire (exercices écrits).LEÇON 7 Un exercice sur le pluriel des noms.Bien faire comprendre qu’il faut toujours ajouter un s aux noms quand ils désignent plusieurs per- sonnes, animaux ou choses.Faire remarquer que ce s est cependant toujours muet.Page 27 Questionnaire sur le texte et la gravure après lecture.Vocabulaire.Rédaction.Dictée.Grammaire (même que ci-dessus).LEÇON 8 ai — è ai — é On expliquera aux enfants que ai a le son de è au commencement et au milieu des mots et lé son de ê à la fin des mots, puis on leur fera lire les pages 28 et 29.Des exercices répétés d’épellation et de dictées aideront à graver ces mots dans leur mémoire.Pages 28 et 29 Questionnaires sur les gravures.Vocabulaire.Rédaction.Dictée.Grammaire.Pour les titulaires qui font usage de Mon Deuxième Livre de Français par la Lecture de la Congrégation.Notre-Dame LEÇON 5 La lettre c a un son doux devant les voyelles e, i, y ainsi que devant a, o, u, mais alors on doit mettre une cédille sous le c.Page 13 Questionnaire sur le texte et la gravure (Questionnaire page là.) Vocabulaire : Demander la signification des mots: chaloupe, ficelle, joli, bord, banc, glace.Rédaction : Faire compléter les phrases suivantes: L’eau gelée fait de la .Le .soigne les malades.Une .est une petite corde.Le devant de la maison s’appelle la .Dictée : La dictée quotidienne en novembre ne doit pas dépasser 25 mots et elle doit porter surtout sur les dernières leçons apprises.LEÇON 6 x, y» w Faire parfaitement distinguer par les élèves les trois lettres dont traite cette leçon.On leur en montrera bien la prononciation, x = es, y = i et w = ou. 1950 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 141 Page 15 Questionnaire sur les phrases de la lecture 1.Qu’est-ce qui a parcouru la ville ?2.Où Paul ira-t-il en taxi ?3.Qu’est-ce que Jacques a dessiné?4.Nommez-moi un mystère.5.Que fait-on pour se fortifier ?6.Comment appelle-t-on un véhicule à deux roues ?7.De quelle couleur est le cygne ?Vocabulaire.Rédaction.Dictée.Grammaire (même).LEÇON 7 s = z Les enfants connaissant déjà leurs voyelles, il sera facile de leur faire remarquer que le s entre deux voyelles a toujours le son de z.Dans la dictée, les élèves seront portés, au début, à écrire z au lieu de s.Y porter une attention toute spéciale.Page 16 Questionnaire sur le texte {Voir page 17) Vocabulaire.Rédaction.Dictée.Grammaire (exercices variés oraux et écrits).LEÇON 8 oi L’étude du oi n’offre aucune difficulté tant’au point de la lecture que de la dictée.Page 22 Exercices d’intelligence sur le texte {Voir page 23) Vocabulaire.Rédaction.Dictée.Grammaire.Récitation Ne mentez pas “Qui donc de ce livre d’images A déchiré les belles pages ?Est-ce toi, Jean ?” — Oh ! non, maman.Jean, troublé, regarde sa mère; Mais que voit-il ?douleur amère ! Une larme dans les doux yeux ! Une ride au front soucieux ! Et, repentant, Jeannot s’écrie: C’est moi, maman, maman chérie ! Je ne mentirai plus jamais; De tout cœur, je te le promets.” {Pour les petits.Nathan) Chant Cantique “O Jésus” La Bonne Chanson, page 24.TROISIÈME ANNÉE Texte Une leçon de géographie Jean s’amuse dans le sable.Il place dans un coin un vieux plat troué et l’entoure de sable.Un peu plus loin, il enfonce de petites roches.Des morceaux de tuyau de terre cuite lui servent à former des rivières.Avec de la tôle, il obtient une chute.Le petit garçon arrête son travail et se repose.Il s’assoit sur la véranda et regarde la butte de sable.Que distingue-t-il?Ici, des collines; là, une montagne au pied de laquelle coule une rivière qui se jette dans un lac; au loin, une plaine dans laquelle passe un chemin raboteux.Je devrai refaire ma route, se dit Jean.Ensuite, je formerai un petit village de ce côté de la rivière.Un pont me conduira dans la plaine.Il me manque une côte pour atteindre le plateau.Après une bonne collation, Jean se remet au travail.Il retouche son chemin, bâtit son pont, relie le plateau à la plaine par une côte en pente douce.Pendant ce temps, le papa de Jean le regarde travailler.Il réserve à son fils une belle surprise.En effet le lendemain, Jean reçoit un colis.Qu’y trouve-t-il ?Des maisonnettes, un moulin à vent, des voiliers, une chaloupe, des arbustes .Le soir, son papa, qui est plombier, installe le système d’eau qui alimentera les rivières et le lac.Oh ! merveille ! l’eau coule, les voiliers se promènent, la chaloupe se balance et le moulin à vent tourne.La vie règne sur la terre de Jean.Questions d’intelligence 1.Qui s’amuse dans le sable?2.Nommer: a) 3 ou 4 objets dont se sert Jean pour construire sa terre ?h) 4.objets contenus dans le colis ?3.A quoi ont servi: a) le vieux plat ?h) les morceaux de tuyau ?c) la tôle ?d) les roches ? 142 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre 4.Dites ce que vous entendez par: un lac, une rivière, une colline, une plaine, un plateau.5.Nommer ce que Jean voit de la véranda ?6.Quels sont les 3 ouvrages que Jean devra faire après sa collation ?7.Dites pourquoi la vie règne sur la terre de Jean ?8.Est-ce que Jean a bien appris sa géographie ?Que ferez-vous pour l’imiter ?Grammaire 1.Mettre la cédille sous les mots convenables: glaçon, édifice, calecon, cigale, balançoire, nous plaçons.2.Séparer les mots suivants en syllabes et en dire le nombre: magasin, sœur, lumière, parapluie, locomotive, rougeâtre.3.Mettre les accents voulus sur les mots ci-après: riviere, eveque, déjà, reve, fermière, bâtisse, rôti.4.Relever: a) les noms masculins du 1er paragraphe.b) les noms féminins du 2e paragraphe.5.Des trois derniers paragraphes, relever: a) tous les noms singuliers et en dire leur genre.b) tous les noms pluriels et en dire leur genre.6.Mettre au pluriel: le plat, une rivière, la chute, le colis, un lac, une colline, la __ souris, un morceau.7.Ecrire le singulier des noms ci-après: des collines, mes bottes, les voiliers, des tapis., les maisonnettes, des roches, les tuyaux.8.Relever les noms du 4e paragraphe avec leurs articles et en dire le genre et le nombre.9.Mettre l’article qui convient: le, la, les; un, une, des.Plat, chute, rivières, maisons, lac, travail, buttes, plateau, collation, voiliers, morceaux.10.Trouver: a) 3 phrases renfermant un pronom de la lre personne.b) 5 phrases à la 3° personne du singulier ou du pluriel.11.Quelles phrases marquent le commande- ment: Va au magasin.Le petit Jean s’amuse dans le sable.Sois propre et poli.Donne ton obole au pauvre.12.Conjuguer au présent: a) avoir le livre, un chapelet, un cahier propre.b) être pieux, en classe, en silence, en récréation.c) parler à Dieu, aimer un compagnon, bénir l’eau.d) trouver un plat, bâtir un pont, finir son devoir.13.Analyse: des mots en italique: a) Le petit garçon arrête son travail pour se reposer.b) Il enfonce des roches dans le sable.Dictée Le soir Aujourd’hui, le soleil se couche radieux.Il colore le firmament de violet, de rouge, de rose et d’orange.Plus l’astre du jour baisse, plus les couleurs se multiplient.Rientôt, la noirceur gagne toute la terre.Partout, les bruits cessent et le calme règne.La lune monte lentement à l’horizon.Elle éclaire de sa faible lumière les routes, les champs et la mer.Les étoiles brillent et invitent les gens à se recueillir et à prier le divin Créateur.Rédaction Les saisons 1.Combien y a-t-il de saisons?2.Quelle saison aimez-vous davantage?3.Pourquoi ?4.Quels jeux pratiquez-vous pendant cette saison ?Chant “Au clair de la lune .La Bonne Chanson.SIXIÈME et SEPTIÈME ANNÉES Éveil de l’intérêt Note pédagogique.— Éveiller l'attention des élèves en leur dessinant au tableau les quatre types principaux auxquels l'on a ramené les formes des nuages; et, pour rendre la leçon plus intéressante encore, l’on pourra ajouter quelques détails sur chacun d'eux: 1 ° Les cumulus sont des nuages arrondis et blancs, imitant des montagnes de ouate.Ils sont plus fréquents en été qu’en hiver.2° les nimbus, nuages gris, sans forme précise, porteurs de pluie ou de neige.3° les cirrus sont de petits nuages blanchâtres assez semblables à des touffes de laine cardée ou à des barbes de plume.4° les stratus, nuages gris, étalés en longues bandes horizontales; ils se colorent parfois de rouge au coucher et au lever du soleil.Si vous avez su piquer leur curiosité vous les verrez observer le firmament et chercher à reconnaître par eux-mêmes les différentes sortes de nuages.Evidemment, il s’agit avant tout de développer le sens de Vobservation et non de leur faire apprendre une série de définitions. 1950 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 143 Présentation du texte Mes chers enfants, Commençons ce sujet intéressant par expliquer ce qu’on entend par vapeur d’eau, car cette vapeur joue un grand rôle dans l’atmosphère.Voici quelques petites expériences que vous pourrez faire à la maison et qui vous aideront à mieux retenir le texte que nous allons étudier.Si vous mettez un peu d’eau dans une assiette et que vous exposiez cette assiette au soleil, soit dans votre cour, soit dans votre jardin, vous verrez au bout d’un certain temps l’eau disparaître peu à peu, puis tout à fait.Et comme rien ne se perd dans la nature, vous vous demandez ce qu’est devenue l’eau.L’eau tout simplement, s’est transformée en vapeur et s’est répandue dans l’atmosphère.11 en est de même si l’on fait bouillir de l’eau dans une chambre bien close, on voit une vapeur blanche qui s’échappe de la chaudière et se dissipe.Si on laissait bouillir l’eau longtemps, il n’en resterait plus dans le vase.L’eau s’est réduite en vapeur, la vapeur a couvert les assiettes, les plats, les vitres, et comme elle est très abondante, elle forme des gouttelettes, les gouttelettes se réunissent et coulent en petits ruis-seaux.Ecoutons maintenant la lecture du texte.Lecture par le maître Texte Les nuages, la pluie, la neige Il y a beaucoup d’eau à la surface du globe.I ^Le soleil chauffe cette eau et en réduit une partie en vapeur.Cette vapeur invisible, monte dans l’espace, s’y condense et forme des nuages dont la forme, la couleur et la hauteur varient à l’infini.Qui de vous n’a assisté à un coucher de soleil ?Est-il quelquefois spectacle plus charmant ?On dirait que toutes les couleurs répandues dans la nature se donnent rendez-vous dans le ciel pour éblouir nos regards.Mais si la température se refroidit, les nuages se transforment bientôt en gouttelettes qui tombent en pluie.Si le froid est plus intense, cette vapeur devient solide et tombe sous forme de neige.Non seulement la neige a un grand charme pour les enfants mais elle nous rend de précieux services.Elle garantit les plantes contre le froid et donne plus d’action à la végétation.Quel bonheur pour les petits garçons de s’envoyer des boules de neige à la tête et de livrer entre eux de véritables combats ou souvent bien des yeux sont pochés !.Faut-il mentionner ces bonshommes de neige à la tête énorme aux longs bras, à la pipe démesurée, premiers essais de futurs et peut-être célèbres sculpteurs ?Il faut un rien pour enlever à la neige son éclatante blancheur; aussi un écrivain a dit avec raison: “U en est de l’honneur comme de la neige qui ne peut jamais reprendre son éclat dès qu’elle l’a perdu !” D’après C.Juranville.Phonétique S à la fin des mots ne se prononce pas ordinairement: vous, quelquefois, nos, mais, nous, plus, ces, bras, jamais.SS se prononcent comme une s simple un peu allongée: assisté, essais, aussi.Exercice d’intelligence 1.Y a-t-il beaucoup d’eau à la surface du globe ?.Oui, il y a trois fois plus d’eau que de terre.2.Dites comment cette eau se réduit en vapeur ?.Le soleil chauffe cette eau et en réduit une partie en vapeur.3.Que devient cette vapeur d’eau invisible?.Elle monte dans l’espace, s’y condense et forme des nuages.4.Est-ce que les nuages sont uniformes?.Non, la forme, la couleur, la hauteur des nuages varient à l’infini.5.Qu’arrive-t-il lorsque la température se refroidit ?.Les nuages se transforment bientôt en gouttelettes qui tombent en pluie.6.Qu’est-ce que la neige ?.La neige est de la pluie congelée par le froid.7.Quels services rend la neige ?.Elle protège les plantes contre le froid et donne plus d’action à la végétation que le printemps développe ensuite.8.La neige charme-t-elle les enfants ?.La neige a un grand charme pour les enfants.9.Enumérez quelques divertissements que procure la neige ?.Les petits garçons éprouvent un grand plaisir à se lancer des boules de neige ou encore à construire des bonshommes de neige, jeu qui révèle parfois de petits sculpteurs en herbe.10.Que signifie l’expression blanc comme neige?Extrêmement blanc et au figuré innocent.Lecture par les élèves Lecture silencieuse.Lecture individuelle.Vocabulaire Noms Adjectifs Verbes orage violent s’élever tonnerre sourd gronder éclair aveuglant sillonner frayeur grande éprouver abri sûr se cacher Exercices de vocabulaire 1.Donnez les synonymes de: a) la surface du globe.•.le dessus de la terre.b) invisible.imperceptible.c) à l’infini .sans bornes, sans fin. 144 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre 2.Remplacez par un mot du texte l’expression: a) frapper les yeux par un éclat trop vif .éblouir.b) un froid dépassant la mesure ordinaire .un froid intense.3.Distinguez: Entre hauteur et auteur: hauteur.élévation au-dessus du sol, du niveau de la mer — dimension d’un objet considéré de la base à son sommet.auteur.celui qui cause une chose.Ecrivain, homme ou femme, qui a fait un livre, une œuvre quelconque.b) Entre celle vapeur et ce vapeur: cette vapeur.nuage qui s’élève des choses humides, par l’effet de la chaleur.ce vapeur.bateau mû par la vapeur.4.Trouvez le contraire de: a) réduire.augmenter.b) invisible.visible.c) condenser.dilater, délayer, disséminer.d) charmant.désagréable, déplaisant, choquant.e) intense.faible./) célèbre.obscur, ignoré.g) éclatante.fanée, flétrie, terne.Grammaire 6e et 7e années: 1.Conjuguez au mode impératif présent: assister à la messe.Assiste à la messe.Assistons à la messe.Assistez à la messe.2.a) Dites la nature et la fonction de solide .attribut de vapeur.b) Quel verbe joint l’attribut au sujet.devient.c) Nommez d’autres verbes analogues au verbe être.Sembler, devenir, paraître, rester, demeurer.3.Justifiez l’orthographe de: a) répandues.part.adj.fém.plur.se rapp.à couleurs.b) démesurée.part.adj.fém.sing, se rapp.à pipe.4.La forme, la couleur et la hauteur des nuages varient à l’infini.?) Indiquez le mode, le temps et la per- sonne du verbe.Indicatif présent, 3e pers.du pluriel.?) A quel groupe appartient-il ?.Au 1er groupe.c) Est-ce un verbe régulier ou irrégulier.Irrégulier.5.Relevez une phrase: a) à a voix affirmative.b) à la voix interrogative.c) entre guillemets.d) quand emploie-t-on les guillemets.Analyse 6e et 7e années: Cette vapeur invisible monte dans l’espace, s’y condense et forme des nuages dont la forme, la couleur et la hauteur varient à l’infini.1.Indiquez le nombre de propositions dans cette phrase.Il y a quatre propositions dans cette phrase.2.Relevez la proposition principale.(Cette vapeur invisible) forme des nuages.3.Dites les éléments de cette proposition: a) Sujet.vapeur, s.-ent.b) Compl.du sujet.invisible, s.-ent.c) Verbe.forme.d) Compl.du verbe nuages, compl.dir.4.Analysez grammaticalement: a) invisible.Adj.quai.fém.sing.quai, vapeur.b) coucher.Nom comm.masc.sing, compl.ind.de a assisté.5.a) Quelle est la proposition principale dans le troisième paragraphe.Les nuages se transforment bientôt en gouttelettes.b) Comment reconnaissez-vous qu’une proposition est principale., Une proposition principale exprime la pensée principale de la phrase, elle est complétée par une ou plusieurs propositions.Exercices grammaticaux (En rapport avec le texte) 6e et 7e années: Découvrir les mots qui jouent !e rôle de complément directs et indirects.(En rapport avec le programme du mois) 1.Écrivez le verbe au temps indiqué.a) J’espérer (ind.près.) en Dieu, elle ., Paul ., nous ., 1s ., Paul et Clémence .b) J’agréer (fut.simpl.) tes excuses; il ., elles ., mon père et ma mère .c) Il faudra que j’abréger (sub.près.) mon discours, que tu ., que M.le maire ., que nous ., que vous ., que les avocats ., que les procureurs et les avocats .d) Il interpréter (ind.impar.) ton rêve, vous ., ils .2.Écrivez au singulier.Ces commis sont très courtois.Les houes sont des instruments et les houx sont des arbustes.Les serruriers posent des cadenas et des verrous.Les forgerons 1950 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 145 ont des marteaux, des vis, des enclumes et des étaux.Les chats sont les ennemis des rats, des souris et des souriceaux.3.Écrivez au pluriel.Le jardinier enfonce un pieu.Le cheval a un licou.La dame a un bijou.Le colza est un chou.La poupée est un joujou.Le pou est un insecte dégoûtant.Le locataire fait un bail avec son propriétaire.Le fermier a placé un épouvantail dans son champ.7e année: 1.Mettez le verbe au temps indiqué.Il faut que nous niveler (subj.prés.) ce terrain.Les phares projeter (ind.prés.) leur lumière à des distances parfois considérables.Je refréner (passé composé) leurs convoitises.Nous défendons nos droits mais nous n’empiéter (ind.prés.) pas sur les vôtres.2.Dites pourquoi les mots en italique sont participes présents.Les personnes obligeant tout le monde sont rares.C’est en faisant notre devoir que nous gagnerons le ciel.Job était un homme craignant Dieu et fuyant le mal.Jésus a passé sur la terre, semant les bienfaits, répandant sa doctrine, et il est mort en pardonnant à ses bourreaux.3.Relevez un nom mis en apposition et deux noms mis en apostrophe.Champlain, fondateur de Québec, aimait à répéter cette phrase: “Le salut d’une âme vaut mieux que la conquête d’un empire”.Où vas-tu gentille abeille, qui voles et qui butines sur le parterre en fleurs ?O mon pays, laisse-moi t’aimer, laisse-moi te servir 1 Dictée Pronostics de la température Les vieux cultivateurs ont mille moyens de savoir quel temps il fera et ils se trompent rarement dans leurs prévisions.C’est signe de pluie que de voir les abeilles rentrer à la ruche avant le coucher du soleil avec un maigre butin.Ce matin, les corbeaux se sont éveillés de bonne heure, et ils croassaient plus fort qu’à l’ordinaire; signe de pluie.Hier, les moineaux babillaient dès le matin; on pouvait être certain qu’il ferait le beau temps qu’il a fait dans l’après-midi.La nuit, on ne voit pas les oiseaux, mais on entend le rossignol, les chouettes.Cela suffit pour deviner le temps.Si le rossignol chante clair, il fera beau.Si les chouettes crient, gare à la pluie pour le lendemain.Suivez des yeux les hirondelles.Les voyez-vous voler en rasant la terre: l’orage n’est pas loin.Disparaissent-elles dans les nuages: il ne pleuvra pas aujourd’hui et vous pouvez vous mettre hardiment en route.Que d’indications précieuses dans les phénomènes naturels.Mes petits amis, observez autour de vous, comparez, réfléchissez et vous trouverez que la nature est un livre merveilleux dans lequel on peut apprendre bien des choses.R.Magnan.Difficulté orthographique Les voyez-vous voler en rasant la terre.Le participe présent, qui exprime un état ou une action présente, se termine toujours par ant et reste invariable.Exercice d’intelligence 1.Les vieux cultivateurs se trompent-ils dans leurs prévisions atmosphériques P.On dit qu’ils se trompent rarement.2.a) De quel verbe dérive le mot pronostic ?.pronostiquer.b) Par quel mot peut-on remplacer pronostic.prédiction.3.Nommez quelques signes avant-coureurs de la pluie P.Si les abeilles rentrent à la ruche avant le coucher du soleil avec une maigre pitance, elles sont alors messagères de la pluie.De même, si les corbeaux s’éveillent de bonne heure durant la nuit et qu’ils croassent plus fort qu’à l’ordinaire.Si vous entendez crier les chouettes, gare à la pluie pour le lendemain.Les hirondelles, ces beaux oiseaux précurseurs du printemps, sont aussi des baromètres infaillibles: si elles volent en rasant la terre et en faisant entendre de légers cris, soyez sur vos gardes, l’orage n’est pas loin.4.Quand l’hirondelle est-elle un présage du beau temps P.Si elle se tient dans l’air à une grande hauteur volant à droite, à gauche, se jouant avec ses semblables, elle présage le beau temps fixe.5.Quels sont les deux autres baromètres natu- rels mentionnés dans le texte.Les moineaux et les rossignols.Grammaire 1.Lisez le texte puis relevez: a) trois verbes à l’impératif présent.suivez, observez, réfléchissez.b) Complétez: Le mode impératif sert à exprimer un .un .commandement, conseil.2.Remplacez l’infinitif rentrer par un infinitif d’une autre conjugaison.revenir.3.Quelle est la fonction de: a) butin.compl.dir.de rentrer.b) certain.attr.de on.c) les voyez-vous .compl.dir.de voyez.d) orage.sujet de est.4.Indiquez le sujet de: a) trompent ils (mis pour cultivateurs) b) babillaient.moineaux.c) pouvait.on.d) suffit.cela. 146 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre e) suivez.vous, s.-eut /) voyez.vous, s.-eut g) disparaissent.elles, mis pour hirondelles 5.a) Écrivez au masc.sing, précieuses.précieux Justifiez l’orthographe de: b) naturels.Adj.quai.masc.plur.quai phénomènes.c) merveilleux.Adj.quai.masc.sing, quai livre.Analyse Mes petits amis, observez autour de vous, comparez, réfiéchs^ez et vous trouverez que la nature est un livre merveilleux dans lequel on peut apprendre bien des choses.1.Distinguez la proposition principale.Vous trouverez.2.Indiquez le nombre et la personne: à) réfléchissez.2e pers.du plur.b) est.3e pers.du sing.c) peut.3e pers.du sing.3.Quelle est la nature et la fonction de: a) petits.Adj.quai.quai.amis.b) amis.Nom mis en apostrophe.4.Analysez grammaticalement: a) vous trouverez.Pron.pers.2e pers.du masc.plur.suj.de trouverez.b) nature .Nom comm.fém.sing, sujet de est.c) livre.Nom comm.masc.sing.attr.de nature.d) choses .Nom comm.fém.plur.compl.dir.de apprendre.5.Trouvez la proposition principale dans la phrase su vante: Si le rossignol chante clair il fera beau.Exercices grammaticaux (En rapport avec le texte) Lisez la dictée puis relevez 1 ° les noms sujets.2° Les noms attributs.3° Les noms compléments du nom.4° Donnez la règle concernant les adjectifs précieuses, merveilleux.(En rapport avec le programme du mois) Huit demi font quatre entiers.Chaque fois que l’heure ou la demi sonne, élevez votre cœur à Dieu.J’ai parcouru trois milles et demi.Il y a des enfants gourmands qui mangent toutes les demi heures; 1s abîment leur estomac.J’ai acheté trois verges et demi de ruban.Mes grand parents demeurent à la campagne.Faites toutes les économies possible.La vérité catholique est entourée du plus grand nombre de preuves possible.Les élèves des grand classes doivent le bon exemple à ceux des classes inférieures.Ma mère a envoyé les honoraires de deux grand messes à son frère missionnaire.Rédaction S’il ne pleuvait pas Représentez-vous ce que sera't la terre sans pluie .Plus de fleurs .Plus de ruits .Plus de récoltes .La terre deviendrait un désert .Bienfaits de la pluie .Comment la pluie nous parle-t-e le de Dieu.La neige Parlez de la neige et dites ce que vous savez de ses effets sur le sol et sur les réro tes.Ile- aie! lit I pii: Récitation Après l’orage Comme il fait bon après l iage ! Sur les vieux arbres raie • s, L’ondée a posé son vernis Qui miroite dans le feuil age.La terre absorbe lentement Toute l’averse fécondante Qui va gonfler le bon froment Où palpite une vie ardente.Demain, sur les sillons joyeux, Tu verras les tiges superbes S’offrir au soleil amoureux Et promettre de lourdes gerbes.O miracle du renouveau, Bienfait de l’orage qu< passe ! Il faut en bénir le Très-Haut, Car la tempête est une grâce .Surtout pour notre cœur humain Qui redoute trop la souffrance: L’orage est le moyen divin De féconder notre existence.k 1.Mettez au pluriel les expressions suivantes: L’enfant paresseux.L’alouette matinale.Un monstre infernal.Le triste hibou.Le courageux amira'.Un long et beau discours.Un con e moral et intéressant.Un triste et fatal évènement.Un combat naval.Le coq matinal.Un exercice grammatical 2.Orthographiez convenablement les mots en italique: Vraiment, si tu n’as pas souffert, En vain s’exaltera ton rêve: Ta vie est pareille au désert Où jamais la moisson ne lève !.Milliceint.Chaut Il pleut bergère Vo’r Album de La Bonne Chanson, No 386. 1950 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 147 HUITIÈME et NEUVIÈME ANNÉES Éveil de l’intérêt Note pédagogique.— Tout ce qui est mystérieux attire et provoque l'intérêt.Pour faire comprendre ce texte, ayons à notre portée un globe terrestre.Ouvrons la géographie aux endroits où l'on traite de la formation de la terre.Procurons-nous, surtout, bon nombre de gravures, représentant la faune et la flore, des temps préhistoriques.Nous ne tarderons pas à conquérir la sympathie des élèves, et partant, leur v attention.Présentation du texte Mes chers élèves, La Terre, la Terre merveilleuse que nous habitons, est un monde inconnu pour le plus grand nombre.D’abord, elle sort des mains de Dieu, qui l’a faite toute belle pour nous servir de palais .Beaucoup de savants ont étudié la formation de la croûte du sol, d’autres ont sondé le mystère de ses montagnes, de ses métaux, de ses rochers granitiques.Tous ont conclu que seul, un Dieu, un Etre tout-puissant était capable de créer d’aussi grandes choses.À leur suite, essayons d’approfondir un peu les secrets de la planète que nous habitons.Lecture par le maître Texte Organisation de la Terre D’après l’hypothèse des savants, la Terre se solidifia lentement sur tous les points de sa surface.Les épaisses vapeurs d’eau, qui l’entouraient, se sont condensées, se sont liquéfiées, et, se précipitant dans les abîmes ouverts, ont constitué les mers et les océans.Dans le sol encore humide, mais libéré des eaux qui l’avaient inondé, une luxuriante végétation se développa sous les rayons solaires.Les animaux firent leur apparition et se multiplièrent rapidement.Dans la région aérienne, une multitude d’oiseaux, d’espèces infiniment variées, se sont animés, ont pris leur essor, se sont élevés sur leurs ailes, et se sont ébattus dans les airs, aux chauds rayons du soleil.Le matin et le soir, ils ont égayé la nature par leurs ravissants concerts.5 C’est en vain que le système de Laplace essaie d’expliquer l’origine de la Terre, et des Corps célestes, qui seraient des fragments d’une nébuleuse.^ Tout ingénieux qu’il soit, il ne parvient pas à dissiper les ténèbres, qui, pour jamais peut-être, envelopperont la mystérieuse origine du monde.D’après l’abbé M.Micoud.Questions d’intelligence 1.Expliquer le mot “hypothèse”.C’est la supposition que l’on fait d’une chose possible ou non, et dont on tire une conséquence.2.La Terre devient-elle solide en quelques jours ?.D’après le calcul des savants, la Terre se solidifia lentement sur tous les points de sa surface.3.Comment cela semble-t-il s’être fait?.Les vapeurs d’eau qui entouraient la terre à son origine se sont transformées en pluies diluviennes.Tombant sans arrêt, chaudes et lourdes, elles ont tracé des sillons, formé des lacs, et désagrégé les masses .4.Où ces eaux se sont-elles précipitées ?.Les eaux se sont précipitées dans les abîmes ouverts, pour constituer les mers et les océans.Avant cette époque, l’aspect général de la Terre, présentait celui d’un chaos mouvant, perdu dans un brouillard d’humidité et de fumée.5.Que produisit le sol, libéré des eaux?.Dans le sol encore humide, une luxuriante végétation se développa sous les rayons solaires.6.Qu’arriva-t-il ensuite ?.Les animaux firent leur apparition et se multiplièrent rapidement.7.Que vit-on dans les régions aériennes ?.Dans les airs, une multitude d’oiseaux multicolores ont égayé la nature de ravissants concerts.8.Qui était Laplace ?.Laplace était un mathématicien et astronome français.II s’occupa beaucoup des astres, mais surtout de notre planète.9.La science parvient-elle à expliquer les mystères qui entourent la Terre, à ces époques lointaines ?.Non .Les savants ont beau se perdre en conjectures de toutes sortes, ils ne parviendront jamais à éclairer les ténèbres qui enveloppent les origines du monde.Lecture par les élèves Lecture silencieuse.Lecture individuelle. 148 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre Grammaire et analyse 1.Pourquoi le mot “Terre” est-il écrit avec une majuscule ?.Parce qu’il désigne l’une des planètes.La même règle s’applique au mot “Corps célestes”.2.Relevez les adjectifs du texte et dites-en la nature.?) Tous.Adj.ind.masc.plur.se rapp.à points.?) sa.Adj.poss.fém.sing, se rapp.à surface.c) épaisses.Adj.quai.fém.plur.quai, vapeurs.d) ouverts.Adj.quai.masc.plur.quai, abîmes.e) humide.Adj.quai.masc.sing.quai.sol./) luxuriante.Adj.quai.fém.sing.quai, végétation.g) solaires.Adj.quai.masc.plur.quai, rayons.h) leur .Adj.poss.fém.sing, se rapp.à apparition.i) aérienne.Adj.quai.fém.sing.quai, région.f) une.Adj.ind.fém.sing, se rapp.à multitude.k) variées.Adj.quai.fém.plur.quai.espèces.l) leurs.Adj.poss.fém.plur.se rapp.à ailes.m) chauds .Adj.quai.masc.plur.quai, rayons.n) leurs .Adj.poss.masc.plur.se rapp.â concerts.o) célestes.Adj.quai.masc.plur.quai, corps.p) une .Adj.ind.fém.sing, se rapp.à nébuleuse.q) tout.Adverbe modifie ingénieux.r) mystérieuse.Adj.quai.fém.sing.quai, origine.3.Indiquez: a) le temps; b) le groupe des verbes du texte: a) se solidifia.3e pers.du sing, passé simple ou défini, 1er groupe.b) entouraient.3e pers.du plur.de l’imparfait de l’indicatif, 1er groupe.c) se sont condensées.3e pers.du plur.passé composé ou indéfini, 1er groupe.d) ont constitué.3e pers.du plur.passé composé, 1er groupe.e) avaient inondé.3“ pers.du plur.passé composé, 1er groupe./) se développa.t.3e pers.du sing, passé simple, 1er groupe.g) firent.3e pers.du plur.passé simple, 3e groupe.h) se multiplièrent.3e pers.du plur.passé simple, 1er groupe.i) ont pris.3e pers.du plur.passé composé, 3e groupe.f) essaie .3e pers.du sing, indicatif présent, 1er groupe.k) seraient.3e pers.du plur.conditionnel présent, 3e groupe.l) soit.3 e pers.du sing, présent du subj.3e groupe.m) parvient.3e pers.du sing, présent de l’ind., 3e groupe.n) envelopperont.3e pers.du plur.futur simple, 1er groupe.Temps primitifs et temps dérivés: 4.Indiquez les temps primitifs du texte: a) se solidifia.3e pers.du sing, passé défini.Avec ce temps, on forme l’imparfait du subjonctif.Exemple: que je me solidifiasse .qu’il se solidifiât, etc.b) se sont condensées, se sont liquéfiées, sont des temps dérivés: ils ont été formée à l’aide de l’auxiliaire avoir et être.c) se précipitant: du participe présent, on peut former: le pluriel du présent de Vindicatif.Ex.: se précipitant: nous nous précipitons, vous vous précipitez, ils se précipitent.le pluriel de l'impératif: précipitons-nous, précipitez-vous.Vimparfait de Vindicatif: je me précipitais, tu te précipitais, il se précipitait, etc.le présent du subjonctif: que je me précipite, que tu te précipites, qu’il se précipite, etc. 1950 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 149 d) dissiper: infinitif: on forme le futur simple et le présent du conditionnel en changeant la terminaison en rai ou en rais.Ex.: dissiper: je dissiperai .je dissiperais; essayer: j’essaierai .j’essaierais.Conj ugaison : 5.Introduction des complétives pour familiariser les élèves avec la correspondance des temps.a) Ées végétaux envahirent la terre, dès que les pluies diluviennes eurenl cessé.b) On pressent la grandeur du Créateur, quand on sonde les myslères de la nalure.c) Une luxuriante végétation se déve- loppe, lorsque les plantes furent frappées par les rayons solaires.d) Dès les débuts du monde, il est proba- ble qu’il y avait alors sur la Terre deux vastes continents séparés par un immense océan.Conjuguez aux temps indiqués: Conclure à la puissance de Dieu.Croire à sa Sagesse et à sa Bonté.Croire en son amour.Fuir le mal.Indicatif présent: Passé défini, Futur, Subjonctif présent.Indicatif présent: Je conclus à la Puissance de Dieu, tu conclus, il conclut, nous concluons, vous concluez, ils concluent, à la Puissance de Dieu.Passé défini: Je crus à sa Sagesse et à sa Bonté, tu crus, il crut, nous crûmes, vous crûtes, ils crurent à sa Sagesse et à sa Bonté.Futur: Je croîtrai en son amour, tu croîtras, il croîtra, nous croîtrons, vous croîtrez, ils croîtront en son amour.Subjonctif présent: Que je fuie le mal, que tu fuies, qu’il fuie, que nous fuyions, que vous fuyiez, qu’ils fuient le mal.N.B.—-Faire conjuguer tous ces verbes aux temps indiqués.Insister surtout sur le temps du subjonctif, dont la terminaison s'écrit toujours: au présent: e, es, e, ions, iez, ent.Beaucoup l'ignorent, meme en 8e et 9e années.Ex.: Que je conclue, que tu conclues, qu’il conclue; que je croie, que tu croies, qu’il croie, que je croisse, que tu croisses, qu’il croisse.Analyse grammaticale Vous trouverez ci-incluse une rose, spécimen de la flore laurentienne.ci-incluse.Adj.quai, composé, fém.sing, épithète de rose.Les notes ci-jointes, vous indiqueront le nom de cette superbe fleur.ci-jointes.Adj.quai, composé fém.plur.épithète de notes.Ces myosotis bleu-foncé, font un fort bel effet autour des lis.bleu-foncé.Adj.quai, composé, masc.plur.épithète de myosotis.Étudiez le plus possible tout ce qui concerne notre planète.le plus possible.locution adverbiale, modifie étudiez.La divine Providence a créé des touts complets.touts.Nom comm.masc.plur.compl.dir.de a créé.L’air que nous respirons est tout embaumé des senteurs du printemps.tout .adverbe, modifie embaumé.Analyse logique 1.Dans le sol encore humide, mais libéré des eaux qui l’avaient inondé, une luxuriante végétation se développa sous les rayons solaires .Deux propositions dans cette phrase, a) JIe prop.: Dans le sol humide, mais libéré des eaux, une luxuriante végétation se développa sous les rayons solaires .Proposition principale.Sujet.végétation.Verbe.se développa.Compl.cire.rayons solaires et dans le sol encore humide, etc.2e prop.: qui l’avaient inondé.Subordonnée, déterminative de eaux.Sujet.qui.Verbe.avaient inondé.Compl.dir.P.2.L’étude de la Terre est trop avantageuse à l’esprit pour qu’on la néglige, lorsqu’on pourrait le faire.Trois propositions dans cette phrase.a) Ire prop.: L’étude de la Terre est trop avantageuse à l’esprit.Proposition principale.b) 2e prop.: pour qu’on la néglige.Subordonnée cire, de conséquence de la lre.c) 3e prop.: lorsqu’on peut le faire.Subordonnée cire, de temps de la lre.Exercices grammaticaux As-tu réfléchi que la Terre n’est qu’un point dans l’espace au milieu des astres innombrables créés par Dieu ?H y a mille, deux, trois, dix mille ans, qu’était notre planète ?Flottait-elle dans les espaces infinis ?Était-elle ensevelie sous les feux des volcans ou les pluies diluviennes?En face des mystères du Temps, même les esprits forts, doivent reconnaître la puissance suprême du Créateur.En mil huit cent quatre-vingt-deux, un grand savant nous a fait part de ses découvertes.Combien la Terre est immense par rapport à nous ! Les quelques titres que nous possédons, quelques égards auxquels nous croyons avoir droit, ne sont que des chimères, si nous les comparons aux attributs du Dieu souverain, auteur des merveilles de la nature.Avec un grand savant 150 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre français, redisons-nous: “Mais non, o humanité, qui passe, rien, hormis Dieu n’est éternel, et l’univers qui t'entoure passe aussi bien que toi.F.-D.J.Remontons dans le passé: voici la Terre à demi incandescente, sorte d’étoile variable offrant au regard, de vastes étendues de lave fluide, inler-rompues par des radeaux de couleur sombre qui sont des scories figées; mais une atmosphère épaisse qui comprend, avec toutes les eaux, tous les sels de la mer future, nous empêche de bien voir .P.Termier.Vocabulaire Dites qui je suis: 1.Je possède parfois la science des mathéma- tiques, je puis avoir des connaissances étendues en astronomie, en géologie, en médecine, en théologie, etc.savant.2.Je discute en connaissance de cause sur une question; j’en parle.savamment.3.Je suis la partie extérieure d’un corps, je me nomme.surface.4.Je demande un prix trop élevé d’une mar- chandise .surfaire.5.Je suis une bande de cuir ou d’étoffe avec laquelle on attache une couverture sur un cheval.surfaix.6.Je suis un nuage qui s’élève des choses humides, par l’effet de la chaleur.vapeur d’eau.7.Si je suis un objet vain, fragile, passager, je suis aussi une.vapeur.8.Je contiens beaucoup de vapeurs vaporeux.9.Je rends heureuse plus d’une coquette en pulvérisant les liquides parfumés.vaporisateur.Dictée A la gloire de la Terre La Terre chante la gloire de Dieu tout aussi bien que le firmament étoilé.Oui, il y a le chant des gemmes splendides où se joue la lumière, et des minerais opaques et sans éclat où le métal se cache, le chant des cristaux impec cables où rien n’est laissé au hasard, et qu' semblent l’œuvre patiente de quelque admirable ouvrier, des strates sédimentaires, où se sont accumulés des débris de milliards d’êtres et qui craquent sous nos pas comme une poussière d’ossements, des roches massives qui ont cristallisé dans l’intérieur de l’écorce, sous des pressions fabuleuses, ou qui ont été des laves de volcans maintenant disparus; le chant des plaines qui, hier encore, étaient la mer et sur qui les flots reviendront demain; et le chant des montagnes, vagues de pierre qui ont déferlé les unes sur les autres, et qui, soudainement, se sont figées.Pierre Termier.Questions d’intelligence 1.A quoi l’auteur fait-il allusion lorsqu’il dit que “la Terre raconte la gloire de Dieu” ?Il fait allusion aux paroles du saint roi David dans le psaume 18: “Les cieux racontent la gloire de Dieu et le firmament publie l’œuvre^ de ses mains”.2.Que suppose Pierre Termier, en véritable amant de la Terre ?.Il fait chanter et les gemmes et les minerais, et les cristaux, et les strates et les roches.3.Que joint-il encore à ces concerts ?.Le chant des plaines et le chant des montagnes.4.Pourquoi parle-t-il de chant quand il s’agit d’êtres inanimés ?.Parce que son âme de poète et de savant a découvert la grandeur de toutes ces choses.5.Que suppose-t-il dans son génie?.Son génie qui s’élève jusqu’au lyrisme religieux, ayant saisi la beauté divine du Créateur, la fait exalter à son tour par les êtres émanés de cette splendeur.6.Quelle jolie image emploie-t-il en parlant des gemmes ?.Son sens poétique nous montre la lumière se jouant à travers les prismes de leurs facettes.7.Que dit-il des minerais opaques ?.Il nous les fait entrevoir remplis de métaux utiles ou précieux.8.Que contiennent les strates sédimentaires?.Les strates sédimentaires sont des accumulations de débris de milliards d’êtres.9.De quelle matière les roches sont-elles faites ?Généralement ce sont les laves de volcans, maintenant disparus.10.Que dit l’auteur des plaines?.Les plaines, hier encore, étaient la mer et sur qui les flots reviendront demain.11.Ces assertions sont-elles vraisemblables?.Elles sont non seulement vraisemblables, mais possibles.Témoin, le débordement de la rivière Winnipeg, véritable déluge, couvrant plusieurs villes du Manitoba.12.A quoi compare-t-il les montagnes ?.Il compare les montagnes à des vagues de pierre qui ont déferlé les unes sur les autres et se sont soudainement figées dans la suite.13.Dites un mot de l’auteur.M.Pierre Termier, savant géologue français, est un excellent catholique.Il visita notre pays en 1913.Il a regardé notre Canada avec ses yeux d’admirateur passionné des splendeurs terrestres et son culte pour tout ce qui est français. 1950 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 151 Lecture par les élèves Lecture silencieuse.Lecture individuelle.Grammaire et analyse Formation des temps: 1.Chante: verbe à la forme active, au prés, de l’indicatif.En retranchant le pronom de la 2e personne de ce verbe, on forme le singulier de l’impératif.Ex.: tu chantes .chante 2.se joue: joue-toi.3.semblent: tu semblés .semble.4.se sont accumulées: accumule-toi.5.revenir: tu reviens .reviens.6.reviendront: verbe au futur.Ce temps est formé du présent de l’inûnitif.7.revenir: je reviendrai, ils reviendront.8.ont déferlé: Ce temps est formé à l’aide de l’auxiliaire avoir.C’est un temps composé.Je déferle .déferle.Verbe ayant pour sujet le pronom qui: C’est moi qui chantais la gloire de Dieu Tu chantais, gemme splendide, toi qui te jouais dans la lumière.O plaines, vous qui chantiez aussi sous la caresse des blés, .tremblez ! les flots vont revenir.Vous, flots inhumains, retardez votre marche sourde et funèbre.Vague de pierre, toi qui a déferlé sur le monde, tu t’es figée soudainement dans un éternel sommeil ! Règle: Le verbe ayant pour sujet le pronom qui, s’écrit comme s’il avait pour sujet l'antécédent même de ce pronom.Insister beaucoup sur cette régie d’accord.Un grand nombre la violent sans même s'en rendre compte.1.Dès que le savant étudie la Terre, il proclame la grandeur de Dieu.2.L’astronome s’extasie devant les astres quand il les contemple dans l’azur d’une nuit étoilée.3.Connais-tu le chant des gemmes splendides, lorsqu’elles se jouent dans la lumière ?4.Je crains de déflorer le chant des plaines où peut-être les flots reviendront demain.5.Naître, vivre, vaincre, triompher et faire aimer la Beauté, tel semble le sort des savants et des poètes .Conjuguer celle dernière phrase: a) au présent de l’indicatif, b) au passé défini; c) au futur; d) au présent du subjonctif, a) Présent de Vindicatif: Je nais, je vis, je vaincs, je triomphe, et fais aimer la Beauté.Tu nais, tu vis, tu vaincs, tu triomphes et tu fais aimer la Beauté.Il naît, il vit, il vainc, il triomphe et il fait aimer la Beauté.Nous naissons, nous vivons, nous vainquons, nous triomphons, et nous faisons aimer la Beauté.Vous naissez, vous vivez, vous vainquez, vous triomphez et vous faites aimer la Beauté.Ils naissent, ils vainquent, ils vivent, ils triomphent et ils font aimer la Beauté.6) Passé défini: Je naquis, je vécus, je vainquis, je triomphai et je fis aimer la Beauté.Tu naquis, tu vécus, tu vainquis, tu triomphas et tu fis aimer la Beauté.Il naquit, il vécut, il vainquit, il triompha et il fit aimer la Beauté.Nous naquîmes, nous vécûmes, nous vainquîmes, nous triomphâmes et nous fîmes aimer la Beauté.Vous naquîtes, vous vécûtes, vous vainquîtes, vous triomphâtes et vous fîtes aimer la Beauté.Ils naquirent, ils vécurent, ils vainquirent, ils triomphèrent et ils firent aimer la Beauté.c) Futur simple: Je naîtrai, je vivrai, je vaincrai, je triompherai et je ferai aimer la Beauté.Tu naîtras, tu vivras, tu vaincras, tu triompheras et tu feras aimer la Beauté.I! naîtra, il vivra, il vaincra, il triomphera, et il fera aimer la Beauté.Nous naîtrons, nous vaincrons, nous vivrons, nous triompherons et nous ferons aimer la Beauté.Vous naîtrez, vous vivrez, vous vaincrez, vous triompherez et vous ferez aimer la Beauté.Ils naîtront, ils vaincront, ils vivront, ils triompheront et ils feront aimer la Beauté.d) Présent du subjonctif: Que je naisse, que je vive, que je vainque, que je triomphe et que je fasse aimer la Beauté.Que tu naisses, que tu vDes, que tu vainques, que tu triomphes et que tu fasses aimer la Beauté.Qu’il naisse, qu’il vive, qu’il vainque, qu’il triomphe et qu’il fasse aimer la Beauté.Que nous naissions, que nous vivions, que nous vainquions, que nous triomphions et que nous fassions aimer la Beauté.Que vous naissiez, que vous viviez, que vous vainquiez, que vous triomphiez et que vous fassiez aimer la Beauté.Qu’ils naissent, qu’ils vivent, qu’ils vainquent, qu’ils triomphent et qu’ils fassent aimer la Beauté.Analyse logique Le poète publie les grandeurs du Dieu tout-puissant quand il perçoit le chant des gemmes splendides où se joue la lumière.Trois propositions dans cette phrase.1.Ire prop.: Le poète publie les grandeurs du Dieu tout-puissant.¦ _.Proposition principale.Sujet.poète.Verbe.publie.Compl.dir.grandeurs.2.2e prop.: quand il perçoit le chant des gem- mes splendides.Proposition subordonnée cire, de temps de publie.Sujet.iL Verbe.perçoit.Compl.dir.chant des gemmes.3.3e prop.: où se joue la lumière.Proposition subordonnée déterminative de gemmes. 152 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre Sujet.lumière.Verbe.se joue.Compl.cire.où.Puisque ces sciences de la Terre ont été les dernières sciences permises, c’est par elles que se sont traduits pour nous, l’enseignement et le culte du Beau.Trois propositions dans cette phrase.1.Ire prop.: Puisque ces sciences de la Terre ont été les dernières sciences permises.Proposition subordonnée cire, de cause de se sont traduits.2.2e prop.: C’est par elles.Proposition principale.3.5e prop.: que se sont traduits pour nous, l’enseignement et le culte du Beau.Subordonnée déterminative de elles, mis pour sciences.Exercice grammatical 1.“C’est moi, le Seigneur, qui ai fait toutes choses, moi qui seul ai déployé les cieux, affermi la Terre.” Dans son œuvre grandiose, le Créateur a suivi un ordre logique et rationnel.Ses actes successifs sont: la création de la matière première, la production de la lumière, la formation du firmament atmosphérique, la séparation des eaux supérieures et des eaux inférieures, la séparation de la terre et des mers, la production des plantes, la création du soleil, de la lune et des étoiles, celle des poissons, des oiseaux et des animaux terrestres, et enfin la formation de l’homme.2.On enseigne que le soleil est distant de la terre d’environ trente-huit millions de lieues et qu’il est un million trois cent mille fois plus gros que la Terre.Rien n’empêche d’admettre l’affirmation de la science, d’après laquelle le soleil aurait été créé le premier jour et, au quatrième, il aurait éclairé le globe terrestre en perçant les vapeurs épaisses qui l’enveloppaient.La Lune, satellite de la Terre, reflète sur celle-ci pendant la nuit les rayons lumineux qu’elle emprunte au Soleil.Sa distance de nous est de quatre-vingt-seize mille lieues.Elle est cinquante fois moins volumineuse que la Terre; elle marque les temps en raison de sa revolution autour de notre sphère, révolution d’une durée ^ de vingt-neuf jours et demi.Le nombre des Etoiles dépasse tout calcul humain; on en a compté quatre-vingt millions; ce chiffre ne peut être qu’inférieur à la réalité.Qui pourrait sonder du regard les profondeurs du ciel étoilé sans penser à l’im-mensite de Dieu et aux étonnantes merveilles de sa Toute-Puissance ?L’abbé Micoun.Vocabulaire 1.Science qui étudie les matériaux dont se compose le globe terrestre.géologie.2.Science qui s’occupe des fossiles ou restes de végétaux et d’animaux dans l’intérieur de la terre.paléontologie.3.Une pierre précieuse quelconque, .gemme.4.Ce qui est orné de pierres précieuses est.gemmé.5.6.7.8.9.10.11.12.13.14.15.16.17.18.19.20.21.22.23.24.Ce qui éclaire les objets et les rend visibles .lumière.Je suis un petit bout de chandelle ou de bougie^.lumig non.Je puis etre un cierge, une bougie dont on se sert à l’église pour le service divin .Je m’appelle un.luminaire.Je jette de la lumière, je suis un corps.lumineux.Je saisis promptement la vérité, je suis un esprit .lumineux.Je ne suis pas transparent, je ne laisse jamais passer la lumière.opaque.Mon antonyme ou contraire est.¦ transparent.Je suis un lieu souterrain d’où l’on extrait des métaux, des minéraux.mine.Je suis une substance minérale, telle qu’on 1 extrait de la mine.minerai.Je suis un corps inorganique qui se trouve dans l’intérieur de la terre ou à sa surface .minéral.Je sms la science qui traite des minéraux.minéralogie.Je suis un ouvrier qui travaille dans les mines .mineur.Tout en étant un corps simple, je jouis d’un éclat particulier appelé état métallique conduisant bien, en général, la chaleur et .l’électricité.métal.Etant une substance minérale transparente, j’affecte naturellement la forme d’un polyèdre régulier ou symétrique, .cristal.Je désigne à la fois l’art de fabriquer les cristaux et le lieu où on les fabrique.• • •.cristallerie.Je suis un graveur en cristaux.cristallier.Je suis de la nature du cristal, ou clair et transparent comme le cristal, ou encore une partie de l’œil.cristallin.Je suis la science des cristaux et des lois qui président à leur formation.; A-.cristallographie.Dépôts naturels généralement lents, formés par les mers, les cours d’eau, les organismes et le vent.sédiment.Dans le texte, strates sédimentaires désignent les débris de milliards d’êtres, accumulés depuis l’origine du monde.Rédaction Les arbres Nous sommes en automne.Les arbres ont revêtu leur parure de pourpre et d’or.et cependant, nos cœurs s’attristent en les contemplant.^ Pourquoi, les arbres recouverts des premières frondaisons, nous portent-ils plutôt à la joie P Comparez nos grands amis, à ces époques différentes.Dites quand vous les préférez.Suggestions: Les arbres, au printemps, rappellent la jeunesse, ardente, vivante, forte, pour les luttes .^ A l’automne, malgré leur éblouissante beauté, ils font songer à la mort, au dépouillement qui les guette et font que leurs éclatantes qualités, sombreront bientôt dans l’abandon et l’oubli. 1950 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 153 Chant Le Credo du Paysan La Bonne Chanson.Récitation J’ai vu des lacs profonds à l’onde calme et pure, j’ai vu la mer immense au flot sombre et rageur.J’ai vu l’astre du jour caresser la ramure Et la lune briller au fond du bois songeur.Et devant ces beautés dont para la nature, Celui qui d’un désir fit le monde enchanteur, Je m’inclinai, ravie, et, faible créature, J’adorai de mon Dieu la suprême grandeur.Mais j’ai vu mieux encor qu’un lac fier et limpide, Mieux que la mer géante, écumeuse et rapide, Mieux que le soleil d’or et la lune d’argent.J’ai vu dans les yeux bleus d’un bel enfant timide, Se refléter une âme ingénue et candide Et j’ai dit: Rien n’est beau comme des yeux d’enfant.Millicent “Campanules”.ONZIÈME ANNÉE TEXTE EXPLIQUÉ A MADEMOISELLE Aux Délices, près de Genève, 20 juin 1756.Je ne suis.Mademoiselle, qu’un vieux malade, et il faut que mon état soit bien douloureux, puisque je n’ai pu répondre plus tôt à la lettre dont vous m’honorez, et que je ne vous envoie que de la prose pour vos jolis vers.Vous me demandez des conseils, il ne vous en faut point d’autre que votre goût.Mais, puisque vous daignez de si loin me consulter, je vous invite à ne lire que les ouvrages qui sont depuis longtemps en possession des suffrages du public, et dont la réputation n’est point équivoque.Il y en a peu, mais on profite bien davantage en les lisant, qu’avec tous les mauvais petits livres dont nous sommes inondés.Les bons auteurs n’ont de l’esprit qu’autant qu’il en faut, ne le recherchent jamais, pensent avec bon sens, et s’expriment avec clarté.Il semble qu’on n’écrive plus qu’en énigmes.Rien n’est simple, tout est affecté; on s’éloigne en tout de la nature, on a le malheur de vouloir mieux faire que nos maîtres.Tenez-vous en, Mademoiselle, à tout ce qui plaît en eux.La moindre affectation est un vice.; Voyez avec quel naturel Madame de Sévigné et d’autres dames écrivent; comparez ce style avec les phrases entortillées de nos petits romans; je vous cite les héroïnes de votre sexe, parce que vous me paraissez faite pour leur ressembler.Si vous voulez que je vous cite des ho™™68» voyez avec quelle clarté, quelle simplicité notre Racine s’exprime toujours.Chacun croit, en le lisant, qu’il dirait en prose tout ce que Racine a dit en vers.Croyez que tout ce qui ne sera pas aussi clair, aussi simple, aussi élégant, ne vaudra rien du tout.Vos réflexions, Mademoiselle, vous en apprendront cent fois plus que je ne pourrais vous en dire.Vous verrez que nos bons écrivains, Fénelon, Bossuet, Racine, Despréaux, employaient toujours le mot propre.On s’accou- tume à bien parler, en lisant souvent ceux qui ont bien écrit; on se fait une habitude d’exprimer simplement et noblement sa pensée sans effort.Ce n’est point une étude; il n’en coûte aucune peine de lire ce qui est bon, et de ne lire que cela; on n’a de maître que son plaisir et son goût.Pardonnez, Mademoiselle, à ces longues réflexions; ne les attribuez qu’à mon obéissance à vos ordres.J’ai l’honneur d’être avec respect, etc.Voltaire.La nature du morceau Cette lettre de Voltaire (1694-1778) dont la correspondance est la plus volumineuse qui soit dans la^ littérature française, est un modèle de bon goût, de finesse et de galanterie.Voltaire sait donner de judicieux conseils à sa correspondante et exprimer des jugements littéraires fort précis, et cela, sur le ton de la galanterie et de la flatterie.Il multiplie les compliments, il se montre fort poli et délicat: “lellre dont vous m'honorez”, “vos jolis vers”, “voire goût”, “vos réflexions”, “à ces longues réflexions”, (Voltaire se garde bien d'employer le mot conseil) “à mon obéissance à vos ordres”.On ne saurait être plus discret ni plus poli.Personne n’a mieux su que Voltaire donner des conseils littéraires sans tomber dans la lourdeur et le pédantisme.Le plan Cette lettre comprend trois parties, à part le début, qui est fait d’excuses et de compliments.Le début comprend les trois premières phrases.Voltaire sait l’art, assez difficile, de présenter des excuses; il^aime se faire vieux et parler de sa maladie.“Je ne suis qu’un vieux malade .mon état.douloureux”.Puis il se hâte de tourner un compliment à la demoiselle qui lui demande des conseils: “la lettre dont vous m'honorez” .“de la prose pour vos jolis vers”, “votre goût”. 154 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre Dans le premier paragraphe, Voltaire recommande à la demoiselle de ne lire que les bons auteurs, c’est-à-dire les ouvrages dont la réputation est solidement et depuis longtemps établis.Ils sont rares, bien entendu, et les contemporains ne les valent pas.car ils leur manquent la première qualité des bons auteurs: le naturel, qui est fondé sur la raison, le bon sens, la simplicité, la clarté.Il ne faut lire que les bons auteurs.Le deuxième paragraphe traite des qualités des bons auteurs, notamment de Madame de Sévigné, dont le naturel est parfait, puis de Racine, dont la clarté, la simplicité et l’élégance ne font qu’un.Voilà ce qu’il faut apprécier chez les femmes et chez les hommes qui tiennent la plume.Le troisième paragraphe traite des profits que l’on retire de la fréquentation ou de la lecture des bons écrivains.On peut ramener ces profits à trois: l’exemple du mot propre ou le souci de son emploi, l’habitude de l’expression simple et correcte, le plaisir et le goût, seuls guides de la lecture des bons auteurs.En somme, Voltaire conseille de lire les meilleurs ouvrages, les écrivains clairs, naturels et simples, les maîtres du terme propre.Il termine par une formule lapidaire: “il n’en coûte aucune peine de lire ce qui est bon, et de ne lire que cela; on n’a de maître que son plaisir et son goût”.La composition Il va sans dire que la composition de cette le'tre est un peu libre ou lâche.Il s’agit d’une lettre, où la composition manque de vigueur.Du reste, le genre se prête mal à la construction logique; tout y est plutôt dégagé, l’auteur s’y exprimant avec un naturel parfait.II commence par s’excuser d’avoir tardé à répondre; l’âge et la maladie expliquent ce retard.Il s’excuse aussi d’envoyer de la prose à sa correspondante qui lui a pourtant adressé de jolis vers.D’ailleurs sa correspondante a même tellement de goût qu’il pourrait se dispenser de lui répondre.Voltaire donne ensuite des conseils, mais sous une forme polie, tantôt à l’impératif, tantôt au futur de l’indicatif.“Mais puisque vous daignez de si loin me consulter, je vous invite à ne lire .” Telle est la transition entre le début et le premier point.Voltaire “invite" sa correspondante à lire les meilleurs ouvrages.Puis Voltaire, son invitation terminée, parle en général des auteurs qu’il faut préférer.C’est le conseil, l’unique conseil au fond qu’il donne à Mademoiselle.Ce qui suit, dans les deux autres paragraphes, n’est qu’un développement de ce conseil.Il termine ainsi son premier paragraphe: “on a le malheur de vouloir mieux faire que nos maîtres”.Ce dernier mot est repris, au début du deuxième paragraphe, sous la forme d’un pronom et sert ainsi de transition.“Tenez-vous en.Mademoiselle, à tout ce qui plaît en eux.” Et Voltaire passe alors du général au particulier; il précise ou illustre à l’aide d’exemples concrets.Ainsi l’idée générale du premier paragraphe — il faut préférer les bons auteurs — est liée à celle du second, qui vient la compléter et la reuforcer.Voltaire écrit: “Voyez avec quel naturel Madame de Sévigné .comparez ce style .voyez avec quelle clarté, quelle simplicité notre Racine s'exprime toujours .Croyez que tout ce qui ne sera pas aussi clair, aussi simple”.Voltaire atténue le ton particulier de ses conseils en employant, au paragraphe suivant, l’indicatif futur.Et il relie ce troisième paragraphe à celui qui précède en faisant un compliment à sa correspondante et en la renvoyant à d’autres bons auteurs.“Vos réflexions.Mademoiselle.vous en apprendront cent fois plus que je ne pourrais vous en dire.” Voltaire nomme quelques écrivains, puis il généralise, comme s’il s’adressait à tous les élèves et à tous les écrivains futurs.“Vous verrez .On s'accoutume à bien parler .; on se fait une habitude .il n'en coûte aucune peine .on n'a de maître que son plaisir et son goût.” L’auteur termine par une formule humble et polie, qui atténue le ton de ses conseils.“Pardonnez, Mademoiselh, à ces longues réflexions; ne les attribuez qu'à mon obéissance à vos ordres.” Les idées Ce qui nous frappe tout d’abord dans cette lettre, c’est le goût sûr et délicat, peut-être même un peu exclusif de Voltaire, dans le choix qu’il fait des auteurs ou des ouvrages.Pour lui, les livres à lire doivent avoir deux qualités ou rempl r deux conditions: premièrement, ils doivent jouir depuis longtemps d’une solide réputation auprès du public, deux èmement, ils doivent être remarquables par leur bon sens et leur clarté.On croirait lire Boileau, le maître de l’école de 1660, qui a prêché la même doctrine toute sa vie; l’autorité des siècles, la raison et la clarté, sont de solides critères.Mais tout cela ne doit pas exclure l’imagination et le sentiment.Au fond, Voltaire a vu fort juste; ce qui change le moins, ce qui est le moins exposé aux fluctuations de la mode, c’est la raison, c’est la clarté.Ce sont les deux qualités primordiales des ouvrages à lire.Voltaire précise encore davantage sa pensée, quand il s’attaque aux mauvais écrivains de son temps.“On profite bien davantage en les lisant, qu'avec tous les mauvais petits livres dont nous sommes inondés.Il semble qu'on n'écrive plus qu'en énigmes.Rien n'est simple, tout est affecté; on s'éloigne en tout de la nature, on a le malheur de vouloir mieux faire que nos maîtres.” Mais Voltaire ne se contente pas de critiquer ou d’être négatif; il va jusqu’à indiquer comment les bons auteurs se distinguent.Pour lui, c’est par le naturel.Et le naturel, on le trouve chez deux écrivains du dix-septième siècle: Madame de Sévigné et Racine.Voltaire condamne avec vigueur l’affectation ou le défaut contraire du naturel.“La moindre affectation est un vice .Voyez avec quel naturel Madame de Sévigné et d’autres dames écrivent; comparez ce style avec les phrases entortillées de nos petits romans.” L’auteur prend plaisir à décocher un trait contre 1950 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 155 quelques écrivains de son temps, qui cherchaient à s’imposer par leur style alambiqué et précieux.C’était même le style à la mode, du moins dans certains cercles littéraires du dix-huitième siècle.Mais Voltaire fait plus que citer Madame de Sévigné et Racine comme exemples de naturel.Il ne cache pas son admiration pour chacun d’eux, il déborde d’enthousiasme surtout pour Racine.Le jugement qu’il porte sur lui est resté célèbre: on le trouve aujourd’hui un peu partout dans les ouvrages d’histoire et de critique littéraires.Aucun autre critique français n’a jamais mieux défini les traits caractéristiques de l’art racinien; tous les mots portent, on pourrait même les accompagner d’un long commentaire.“Si vous Toulea que je vous cite des hommes, voyez avec quelle clarté, quelle simplicité notre Racine s’exprime toujours.Chacun croit, en le lisant qu’il dirait en prose tout ce que Racine a dit en vers.Croyez que tout ce qui ne sera pas aussi clair, aussi simple, aussi élégant, ne vaudra rien du tout.’’ Voltaire n’a jamais été si catégorique dans ses jugements littéraires.En somme, il propose Racine comme modèle de naturel.Et notez les qualités sur lesquelles il insiste: clarté, simplicité élégance.On n’a jamais mieux défini que Voltaire l’effet du style de Racine: “Chacun croit, en le lisant, qu'il dirait en prose tout ce que Racine a dit en vers”.L’art de Racine est, en effet, si savant et si déguisé que ses vers semblent couler comme de la prose, cacher la profondeur des pensées qu’ils contiennent et réduire la richesse de la poésie qu’ils expriment.Mais Racine est-il toujours simple, comme le prétend Voltaire ?Les autres écrivains que propose Voltaire comme modèles sont: Fénelon, Rossuet, Racine, Despréaux.Ce sont des auteurs qui emploient toujours le terme propre.Bossuet est l’un des grands maîtres de la prose oratoire au dix-septième siècle.Fénelon, aux talents si variés et si subtile, est romancier, pédagogue, théoricien, fin critique littéraire, polémiste.Et les critiques littéraires contemporains ne manquent jamais l’occasion de recommander la lecture et l’étude de Boileau aux écrivains en herbe, à tel point Boileau est maître de sa langue.On peut se demander ici pourquoi Voltaire a omis des noms tels que ceux de Lafontaine et de La Bruyère ; il ne mentionne pas non plus Molière.Mais Voltaire s’est contenté de citer quelques modèles, sans même se soucier de les présenter dans l’ordre chronologique.A dire vrai, La Fontaine, Molière et La Bruyère pourraient aisément figurer à côté de ceux que nomme Voltaire.Quels profits peut-on retirer de la lecture de ces bons auteurs du dix-septième siècle ?Pour Voltaire, il y a beaucoup à apprendre, quand on lit ces auteurs.L’auteur n’oublie pas qu’il s’adresse à une correspondante, qui lui a envoyé ses “jolis vers”; il est porté à minimiser le travail personnel, que suppose la lecture des grands écrivains classiques.Quoiqu’il en soit, il est intéressant de noter comme Voltaire insiste sur la forme; ce n’est pas tant pour les idées que pour la forme ou le style.Tout semble se ramener à une question de style ou de mot propre.“On s'accoutume à bien parler, en lisant souvent ceux qui ont bien écrit.” La grammaire n’est-elle pas l’art de parler et d’écrire correstement ?A lire les grands écrivains du dix-septième, qui parlaient si bien, on peut s’habituer à bien parler.{Les grands écrivains contemporains offrent-ils le même avantage?) Et Voltaire d’ajouter: “on se fait une habitude d'exprimer simplement et noblement sa pensée sans effort.” Oui, quand on se nomme Voltaire.Mais l’art est difficile; il faut de longues années d’apprentissage pour le maîtriser.Voltaire badine sans doute quand il écrit: “ce n’est point une étude; il n'en coûte aucune peine de lire ce qui est bon, et de ne lire que cela; on n’a de maître que son plaisir et son goût”.Cette dernière phrase renferme toute une théorie littéraire et esthétique sur laquelle nous ne pouvons, faute d’espace, nous arrêter longuement.Qu’il nous suffise de dire qu’elle révèle bien à la fois l’esprit et le goût de Voltaire.L’art et le style Il est relativement facile de voir avec quel art Voltaire s’est adapté au caractère de sa correspondante; on reconnaît bien là le don de l’auteur dramatique, qui doit toujours se mettre, pour ainsi dire, dans la peau de son personnage.Tout d’abord, Voltaire se montre galant et flatteur; il adresse des compliments à Mademoiselle, il exagère la facilité, il fait ressortir le plaisir; il ne commande pas, il “invite”.Lui-même parle de sa vieillesse, de sa maladie et de ses “longues réflexions”.En somme, il donne des conseils, tout en ayant l’air de n’en point donner.Avec quel art consommé Voltaire commence sa lettre; on n’a jamais mieux su que lui faire une excuse et tourner un compliment.On croirait même l’entendre, l’œil ironique et le sourire aux lèvres: “Je ne suis.Mademoiselle, qu’un vieux malade, et il faut que mon état soit bien douloureux, puisque je n’ai pas pu répondre plus tôt à la lettre dont vous vous m'honorez, et que je ne vous envoie que de la prose pour vos jolis vers Vous me demandez des conseils, il ne vous en faut point d’autre que votre goût.Comme il sait être galant ! “Je vous cite les héroïnes de votre sexe, parce que vous me paraissez faite pour leur ressembler .Vos réflexions, Mademoiselle, vous en apprendront cent fois plus que je ne pourrais vous en dire .Pardonnez, Mademoiselle, à ces longues réflexions; ne les attribuez qu’à mon obéissance à vos ordres.” Voltaire a le don de donner des conseils avec une politesse exquise, avec un tact parfait, sans déplaire, sans être pédant.Comme il sait adoucir son invitation ! “Tenez-vous en, Mademoiselle, à tout ce qui plaît en eux .Vous verrez .Voltaire sait se montrer aimable et discret.Bien entendu, il ne veut pas donner 156 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre de leçon à Mademoiselle.“Vous me demandez des conseils, il ne vous en faut point d'autre que votre goût .Pardonnez, Mademoiselle, à ces longues réflexions." Il ne dit pas: conseils.Quel charme, quel naturel, quelle amabilité: quel art de déguiser sa pensée, quelle politesse ! Le style est simple, clair, naturel, sans ornement, plein de charme et de finesse; il est parlé, la phrase court, sans effort, un peu au hasard.Mais tous les mots portent; tout le monde comprend; c’est un jeu, pour Voltaire, de laisser courir sa plume.Il varie le ton, comme la longueur et le rythme de ses phrases.Mais c’est partout le tour direct, volontiers laconique et paradoxal ou antithétique.La première phrase est longue, mais elle est parfaitement symétrique, c’est la seule du genre.Les autres sont plutôt courtes, un peu grêles même et rapides.Lisez ces phrases à haute voix: “Vous me demandez des conseils, il ne vous en faut point d'autre que votre goût" (tour antithétique).Les bons auteurs n’ont de l’espât qu’autant qu’il en faut, ne le recherchent jamais, pensent avec bon sens, et s’expriment avec clarté.“Il semble qu'on n'écrive plus quen énigmes.Bien n'est simple, tout est affecté .chacun croit, en le lisant, qu'il dirait en prose tout ce que Racine a dit en vers .On s’accoutume à bien parler, en lisant souvent ceux qui ont bien écrit .On n’a de maître que son plaisir et son goût.” Il est inutile de multiplier davantage les citations.Voltaire aime le tour laconique et précis.Mais il sait varier le ton.Tantôt les phrases sont impératives: “tenez-vous en”, “voyez”, “comparez”, “croyez”, tantôt elles sont personnelles: “je vous invite”, “je vous cite”.Il emploie aussi souvent la forme impersonnelle: “Il y en a peu, mais on profite bien davantage” .“chacun croit.” “On s’accoutume .on se fait une habitude .on n’a de maître .” En résumé, cette lettre de Voltaire est un chef d’œuvre de grâce, de naturel, de tact, d’amabilité et de politesse; elle est aussi un modè'e de direction intellectuelle et un morceau fort important de précision et de judicieuse critique littéraire.A TT EN TI ON ! ! ! Brochure gratuite sur le pétrole La Compagnie Imperial Oil vient de publier^ à Vintention des écoliers de langue française, une intéressante brochure intitulée: CHERCHEURS DE PÉTROLE (22 pages).Le fascicule explique comment le pétrole a été formé, comment on le trouve dans le sous-sol de VOuest canadien, comment on Vextrait, etc.Le petrole est au programme de connaissances usuelles en 6e annee et vu Vabsence de publications sur le sujet, les titulaires trouveront cette brochure très utile.Tout titulaire peut obtenir gratuitement cette brochure pour chacun de ses élèves.S’adresser, en indiquant la quantité desiree, à la Compagnie Imperial Oil Liée, 56, rue Church, Toronto. 1950 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 157 Langue seconde CINQUIÈME, SIXIÈME et SEPTIÈME ANNÉES La Méthode directe de Conversation anglaise {La M.D.C.A.) par GERTIE KATHLEEN HART, The Hart Catholic School, Québec.Dans le numéro d’octobre, nous avons proposé quelques procédés pour assurer l’enseignement de toute la matière de la cinquième année en quelques mois seulement.C’était du même coup, offrir aux titulaires de sixième, un modèle pour la récapituler avant d’aborder celle du livre 2.Qu’on nous permette d’ajouter ici un autre procédé.On pourrait, par exemple, dresser la liste des verbes exprimant des actions des plus concrètes (dont l’exécution nécessite des mouvements, functional), des noms d’objets qu’on a sous la main ou qu’on peut voir facilement dans ou de la classe.{Les choisir au vocabulaire, page 11, livre de l'élève n.1.) En voici un modèle: 1 2 3 4 Auxiliaire Sujet Verbe Complément go et come pencil clock boy play house window take et put school-bag bus girl sit down et stand up coat hat stop dress Do street pupil give tree book show bottle of ink teacher go back et come back pen chalk 158 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre 1 2 3 4 Auxiliaire Sujet Verbe Complémeut desk go up et come down door Miss .open et close paper seat Does blackboard make copybook eraser Mr read et write page ruler walk box (pencil-box) hall Father .get (go for) et have bell letter see drawer Did Mother .stay et pass floor button match ask et answer stick chair Brother.speak et talk cross wall fall glass basket Sister .rain et snow .table Will frame put away et bring corner child pocket leave sock stocking send children look (for) throw away A mesure que les mots ci-dessus sont enseignés d’après le principe de la méthode directe, les inscrire sur un grand carton, toujours dans l’ordre des quatre parties principales de la phrase.(On sait que le fait d’avoir le tableau des mots appris sous les yeux, assure la spontanéité dans la, conversation des élèves entre eux (Deuxième Etape).Ayant réalisé le programme de cinquième année d’après le modèle offert au mois d’octobre, ne s’est-on pas rendu compte combien l’étude des 400 mots, et des principes constituant la matière de cinquième année est bien simple?On s’en convaincra encore davantage en continuant de présenter les verbes et les noms d’objets dans l’ordre du tableau ci-dessus.Ensuite, continuer l’étude du reste du vocabulaire en suivant l’ordre chronologique des centres d’intérêt du manuel (ce qui n’est qu’un autre procédé: centres d’intérêt, textes, et tableaux en rapport).Ne pas oublier de toujours afficher dans la classe, sur de grands cartons, le vocabulaire appris.Reproduire les tableaux des pp.46 et 54 du livre du maître n.1, et continuer ainsi à “se composer” cinq autres tableaux du vocabulaire acquis au cours des séries 14-17, 18-20, 21-29, 30-32 et 33-35.D’autre part, on pourra “se composer” des tableaux formés uniquement de mots abstraits, de verbes exprimant des actions moins concrètes (“les délaissés”: c’est-à-dire des mots qui viennent moins facilement à l’esprit dans la conversation spontanée).Les plus ardents vont jusqu’à “se composer” des tableaux d’images appropriées au vocabulaire de chaque série. 1950 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 159 Voici un modèle de tableau “des délaissés”: 1 2 3 4 Auxiliaire Sujet Verbe Complément altar say afternoon 0) (Z) priest live please et thank "S Don’t know far et near 4^ CO bag lose now -a £ yellow .finish home green .hold evening can throw last et first bf.fl Doesn’t try next coal like Mr.et Mrs.hole turn long et short Es bone drink body c K Didn’t hill eat a few et many stairs do winter et summer ice lose early et late meal help left et right Won’t want each s half a .cut et fix together et alone a quarter of .ring round et square >> fl brown .take care again CO farm dry et wet once fl field learn over et under £ O thank warm et cold K hay seem clothes find during mean cool et fresh sew wrap need keep feed promise clean et wash Le maître, lui, ayant le tableau “des délaissés” sous les yeux se fera un devoir de s’en servir dans sa conversation (Première Étape).Ainsi, lorsqu’il enseigne un mot nouveau, un nom d’objet par exemple, il emploiera des verbes déjà appris mais moins employés par les élèves.Par exemple: Pour enseigner le mot cushion, au lieu de dire: Do you see this cushion?ou bien: Take this cushion, c’est-à-dire au lieu d’employer presque toujours les verbes to see et to lake, il dira: look al, hold, wrap, turn, ou throw away (verbes des séries prêcédenles) this cushion.Ou encore, s’il s’agit d’enseigner un verbe nouveau, il se servira des noms d’objets qu’on n’a pas aussi facilement sous la main.Par exemple : Pour enseigner to keep, au lieu de dire: Keep this book, this paper, this pen, il lui sera plus facile de varier son vocabulaire s’il a le tableau “des délaissés” sous les yeux, et de dire: Keep this bone, this saucer, etc.(Ce procédé assurera une récapitulation continuelle du vocabulaire acquis, et, de plus, captera davantage Vintérêt des élèves.) 160 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre SIXIÈME et SEPTIÈME ANNÉES Quel est le but général {la matière, le programme) de la sixième année ?Voir la répartition de la matière des trois premiers degrés du cours à la page X, livre du maître no 1, et à chacun des livres de l’élève, à la Table des matières.LEÇON-TYPE Après avoir fait la récapitulation de la matière de cinquième année (tours interrogatif et inter-rogatif-négatif, formes abrégées correspondantes, et quelques inversions de complément {when, where, etc.), on enseigne le tour négatif en procédant du connu à l’inconnu, tel qu’il est dit et illustré au livre de l’élève no 2, page 1 (1).I Faire appliquer, par un très grand nombre d’exercices, les principes du tour interrogatif-négatif {s’inspirer des directives données au livre du maître n.i) {trentième série, p.78, et des modèles offerts au livre de l’élève n.i, aux séries correspondantes), du mode impératif négatif {s’inspirer des directives données au livre du maître n.1, troisième série, p.30), et de l’infinitif négatif {s’inspirer des directives données au livre du maître n.i, troisième série, p.31).U AUTRE MODÈLE D’APPLICATION DES PRINCIPES DU TOUR INTERROGATIF-NÉGATIF au présent, mode indicatif {Faire exécuter les commandements et faire poser les questions ci-dessous par les élèves.) Pauline, come here.Play bail.Jacques, play ball with André.(Faire jouer plusieurs élèves.) (On rappelle maintenant l’idée du tour inter-rogatif-négatif: “Si je désire appuyer sur un fait d’expérience journalière, si je veux vous amener à dire comme moi, bien, on a vu, n’est-ce pas, l’an dernier, qu’on commençait la question ainsi: Doesn't .“Par exemple, si je veux vous amener à dire que Martin {l’élève qui n’a pas encore joué) aime à jouer à la balle lui aussi, n’est-ce pas que nous allons dire: Doesn’t Martin like to play ball?“Ou encore, si on veut s’assurer de quelque chose, n’est-ce pas qu’on commencera la question de la même façon.Par exemple, si je veux m’assurer que Martin s’assied près de vous, je vais dire: Doesn’t Martin sit next to you, .?” Faire appliquer ces principes; faire poser des questions sur des faits d’expérience journalière.Suggérer des idées: Doesn’t Jules sit near the window ?Doesn’t Madeleine sit in front of you, .?Don’t I sit at this desk every day ?Don't you often write on the blackboard ?Don’t I always open the window after school ?Don't you always have a holiday on Saturdays ?Don’t we always go to mass on Sundays ?Ëtc.Ill AUTRE MODÈLE D’APPLICATION DES PRINCIPES DU MODE IMPÉRATIF NÉGATIF Charles, come here.Take this brown horse and hold it in your hand (avoir la liste “des délaissés” sous la main).Bring the horse to .Stop.Don’t give the horse to .now.Keep it in your right hand.Go to your seat.Don’t sit down now.Claude, ask .to give you his brown horse.Clause, don’t take it now, wait a minute.Charles, don’t give your horse to Claude, but give it to Marcel.Et ainsi de suite.(1) On ne devra enseigner la matière du manuel 2t destiné à la deuxième année d’anglais, qu’aux élèves qui auront vu toute la matière du No 1.Sans cela, on s’expose à des retards et à des difficultés.On enseignera tout aussi bien le No 1 à des élèves de 9e et de 10e années qui ne possèdent pas la matière de ce manuel, et ce sera s’assurer des progrès rapides et de très bons résultats. 1950 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 161 IV AUTRE MODÈLE D’APPLICATION DES PRINCIPES DE LTNFINITIF NÉGATIF Henri, take this old paper and ask Philippe to throw it away but not to throw it away on the floor.(Henri s’exécute et dit:) Philippe, throw this old paper away but don’t throw it on the floor.Ask Clément to come to the blackboard, but tell him not to write on this side.(Henri s’exécute, et dit:) Clément, come to the blackboard, but don’t write here, write there.Et ainsi de suite.(Voir les modèles Our Own Story au livre de l’élève.) On sait, n’est-ce pas, que les phrases peuvent ou doivent être subdivisées, selon le besoin, autant qu’il s’y trouve de propositions.Il est généralement plus facile de subdiviser les phrases d’un modèle que de les allonger.On sait aussi que les élèves doivent exécuter ce qui est dit dans ces modèles.Si les mots et les principes compris dans les Modèles de Récapitulation ont été bien^enseignés au cours de nombreuses Premières Etapes, d’après le principe de la méthode directe, ces résumés n’offrent aucune difficulté.(Les textes Our Own Story ne sont ni plus ni moins que l’histoire personnelle des élèves, étant donné que chacun parle des personnes et des endroits de sa localité.Ils assurent une réelle récapitulation de ce qui a été appris au cours de plusieurs séances de conversations.Tel ne serait pas le cas si on laissait les élèves aborder ces textes sans avoir au préalable fait de nombreuses Première et Deuxième Étapes.La Première (la part du maître): enseigner chaque principe et chaque mot au moyen de procédés intuitifs.La Deuxième (la part de Vélève): conversation purement personnelle et spontanée.) N.B.— Ne pas oublier ce qui a été proposé au numéro d'octobre de L’Enseignement primaire: faire une répartition de la matière du livre n.2 (le vocabulaire comprendra une soixantaine de mots nouveaux), c’est un procédé qui affranchit de l’enseignement livresque et assure de très bons résultats; mais il faut tenir compte, toutefois, de l’enchaînement progressif de la Méthode directe de Conversation anglaise dans la présentation des éléments nouveaux.EXPLICATIONS DE DÉTAIL Nous répondrons ici, dans L’Enseignement primaire, à diverses questions qui nous ont été ou qui nous seront posées.La suivante a trait aux particularités de la langue (culture personnelle des titulaires).“A se traduit (sic) at et se traduit (sic) in, que faire pour se démêler ?” On sait très bien que si on enseigne d’après le principe de la méthode directe (1), il ne s’agit pas de dire que at se traduit à, et que in se traduit dans.Bien au contraire, les mots sont les signes de l’idée; donc, il s’agit de connaître l’idée.“Alors, comment dit-on cela, en anglais par exemple: à Montréal, à Québec ?” Cette question est encore incomplète.On ne connaît pas l’idée principale.S’agit-il de séjour, d’arrêt, de situation, en général, on emploie at.(Maintenant, on connaît l’idée: il s’agit de séjour, d’arrêt.Le mot qui convient en ce cas ?Le voici: al.) Exemple: at school (à l’école); at mass (à la messe); at the corner (au coin) (idée de séjour, d’arrêt; at the top (en haut); at the end (au bout, à la fin) (idée de situation en général).Mais s’agit-il d’une plus grande précision, de préciser la situation dans, par exemple, on emploie in.(Maintenant, on connaît l’idée: il s’agit de situation dans.Le mot qui convient en ce cas?Le voici: in.) Exemple: in the garden (au jardin); in the classroom (en classe) ; in the box (dans la boîte) ; in the light (à la lumière); in the dark (dans l'obscurité).C’est ainsi que la préposition qui accompagne le verbe to live (voir la 3e série, livre du maître n.1) est in quand il s’agit de cités (cité: population d’au delà de 10,000).D’après, le génie de la langue anglaise, en ce cas, on voit une idée de situation dam.(Do you live in Montréal, in Québec?Dam les limites de .).Par contre, quand il s’agit de villes (ville: population d’en deçà de 10,000) ou de villages, on n’a pas l’idée de situation dam, l’endroit étant trop limité, on emploie at, idée de situation à.(Do you live at Louiseville, at Saint-Lin, at Parent ?) faut donc, si l’on enseigne d’après la méthode directe, s’attacher à l’idée et y associer le mot propre, et non pas traduire tel mot par tel mot. 162 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre C’est ainsi qu’il ne faut pas confondre le verbe to stay dans le sens rester (stationner dans un lieu) avec le même verbe to stay dans le sens habiter (demeurer, vivre dans un endroit), et de là, confondre l’emploi de in et de at.Quand il s’agit de to stay (voir la 10° série, livre du maître n.1) sens rester (stationner dans un lieu), on peut employer at qui convient à l’idée de séjour, d’arrêt.Ex: Did you stay at church for the second mass ?Tout dépend de l’idée.Si on veut préciser l’idée de situation dans un endroit plutôt que sur l’idée de situation en général, on emploiera in.Mais oui ! TOUT DEPEND DE L'IDEE, et il faut Y ASSOCIER LE MOT PROPRE.On peut tout aussi bien dire: Did you stay in church (à l’église) all that time ?Do you do that work in your classroom (en classe) ?Did you stay in the dark (dans l’obscurité) ?En ce cas, l’idée porte sur la situation dans (l’église) plutôt que sur l’idée de situation à (l’église) tel endroit.De même, quand il s’agit du verbe to stay dans le sens habiter (demeurer, vivre dans un endroit), on emploiera in ou at selon l’idée.Ex : Do you stay (live) in Montréal ?(Montréal est une cité: idée de situation dans); Do you stay (live) at Verdun, Sainte-Perpétue, Nicolet ?(Ces endroits sont des villes ou villages: on voit une idée de situation à, on emploie plutôt al qui convient à l’idée de séjour, d’arrêt.) Et encore, on sait qu’il est dit au renvoi 3, à la 8e série, au livre du maître n.1, qu’on emploie al quand il s’agit d’une idée de séjour dans le sens: attaché d’office; le génie de la langue française voit plutôt, en ce cas, une idée de rapport; d’où la divergence dans l’emploi de la préposition.Ex: .the teachers at Rigaud School.(.les maîtres de l’école .) Superior at.School.(Supérieur de l’école .) Ne pas confondre non plus l’idée de situation dans avec l’idée de situation sur.(Voir le vocabulaire de la 8° série; on y lira: on = à, de (idée de situation sur).(Voir les exemples au renvoi 1.de la série 8.) Ex: .write on the blackboard.(.écrire au tableau.) —.the buses on St.Street .(.les autobus de la .) —.the flowers on this altar ?(.les fleurs de cet autel ?) .the trees on St.Street ?(.les arbres de la .) Ici, dans tous ces exemples, il y a une idée de situation sur.Et dans ceux du renvoi 2.: .the teacher in this classroom .(.le maître de cette .) .the pupils in the second Grade .(.les élèves de la deuxième année .), il y a une idée de situation dans.Dans tous ces exemples, le génie français voit une idée de rapport (de), tandis que le génie anglais voit une idée de situation sur (on).N’est-il pas évident qu’il ne s’agit pas de traduire tel mot par tel mot, mais de se bien pénétrer du génie de la langue et de savoir qu’en telle occurrence il s’agit de telle idée, donc, qu’il faut y associer tel mot qui en est le signe propre.N’est-on pas saisi de la justesse de l’appellation: étude d’une langue ETRANGERE?Maintenant, pour le point de vue pratique, on enseignera: le mot at, au moyen des procédés donnés dans la Première Etape des séries 3, 8 et 15; le mot in (séries 3, 4, 8, 9, 11 et 24; le mot on (séries 6, 8 et 11), toujours d’après le principe de la méthode directe, c’est-à-dire en faisant voir, par exemple, les fleurs de l’autel, les autobus de la rue ., en disant qu’en anglais, on s’attache plutôt à l’idée de situation (qu’elles (qu’ils) sont sur l’autel, sur la rue), plutôt qu’à l’idée de rapport, comme en français (que ce sont les fleurs de tel autel, les autobus de telle rue), et associer le mot on à l’idée de situation sur.Et ainsi de suite.(1) Méthode directe ?Nous permettra-t-on une digression pour l’utilité des titulaires qui n’auraient pas eu l’avantage de suivre nos cours aux professeurs?Un jour, un professeur nous dit: “Je ne comprends pas très bien le principe de la méthode directe, voulez-vous me dire ce que serait la méthode indirecte, peut-être comprendrai-je mieux?” “Mais oui, avec plaisir, à l’instar de saint Thomas, puisque le négatif vous va mieux que le positif; en parlant de méthode directe, commençons par dire ce qu’elle n’est pas.“Voyez-vous, si on vous enseignait que: pouce = thvmb argent = money bas = bottom et ainsi de suite d’autres mots, en opposant le mot anglais au mot français, si on vous faisait apprendre des listes de mots par cœur, et qu’ensuite on vous lançait dans la traduction, rien de mieux pour favoriser les erreurs telles que: twelve thumbs in a foot (12 pouces font un pied) crosses in money (croix d’argent) I mended these bottoms (J’ai reprisé ces bas), précisément parce qu’on n’a pas fait voir l’idée (communiqué l'idée) thumb, money et bottom, pour ensuite y associer le moi qui convenait.Si on vous a fait voir le pouce de la main pour y associer le mot thumb; si on vous a fait voir les divisions en pouces de la règle, pour y associer le mot inch, vous ne direz (ou traduirez ) certainement pas: twelve thumbs in a foot, mais bien twelve inches, car on aura VU inches et thumb comme étant deux choses bien différentes; si on vous a fait voir de l’argent (dollars et sous), pour y associer le mot money, et fait voir le métal argent (cuiller d’argent, par exemple), pour y associer le mot silver, vous ne direz (ou traduirez l) certainement pas: crosses in money, mais bien silver crosses, car on aura VU money et silver comme étant deux choses bien différentes.Si on vous fait voir le fond d’un panier ou d’un plumier pour y associer le mot bottom, et des bas pour y associer le mot stockings, vous ne direz (ou traduirez!) certainement pas: I mended these bottoms, mais bien: I mended these stockings, car on aura VU bottom et stockings comme étant deux choses bien différentes.(Combien d’erreurs vous pourriez vous-mêmes, ajouter à celles-ci, qui dérivent de l’enseignement “indirect”: liste de mots français-anglais, et traduction de mots et non pas de la pensée, de l’idée !) 1950 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 163 HUITIÈME et NEUVIÈME ANNÉES EXERCICES SUR LES VERBES ET LES PRÉPOSITIONS par ROGER HÉNAULT, M.A., L.Péd., L.Dic., Professeur d’anglais à l’Ecole supérieure Le Plateau.THÉORIE L’emploi des prépositions est difficile pour les Canadiens français.Les professeurs donneront donc à leurs élèves de nombreuses phrases modèles illustrant cet emploi et les inviteront à en composer de semblables.PRATIQUE To Shut 1.Up a) se taire Ex: Will you please shut up ?Voulez-vous vous taire, s.v.p.?b) enfermer Ex: I played a trick on my brother: I shut him up in his room.J’ai joué un tour à mon frère: je l’ai enfermé dans sa chambre.c) fermer ou bloquer Ex: In Europe, during the war, bombs fell in the streets and shut up the traffic.En Europe, durant la guerre, des bombes sont tombées dans les rues et ont bloqué la circulation.2.Down fermer ses portes Ex: All the factories shut down for Christmas and New Year’s.Toutes les manufactures ferment pour Noël et le Nouvel An.3.In a) enfermer Ex: My brother got even with me by shutting me in.Mon frère m’a remis mon change en m’enfermant.b) entourer Ex: Lake Tremblant is shut in between tall mountains.Le lac Tremblant est entouré de hautes montagnes.4.Out a) exclure quelqu’un Ex: We have shut him out from our club.Nous l’avons exclu de notre club.b) bloquer la vue Ex: The trees shut out the view.Les arbres bloquent la vue.c) fermer la porte à quelqu’un ou sur quelqu’un, ne pas l’admettre Éx: I shut him out (of doors).Je lui ai fermé la porte.5.Off a) arrêter Ex: The pilot shut off his engines.Le pilote a arrêté ses moteurs (étouffé).b) couper, interrompre Ex: The engineer shut off the steam.L’ingénieur a coupé la vapeur.c) exclure, bloquer Ex: He is shut off from this organization.Il est exclu de cette organisation.To Show To show a) montrer, laisser paraître Ex: He doesn’t like to show his bad temper.Il n’aime pas à montrer son vilain caractère.b) paraître Ex: You don’t show (or look) your age.Vous ne paraissez pas votre âge.c) dépasser Ex: Your shirt cuffs show a little.Vos manchettes (poignets de chemise) dépassent un peu. 164 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre 1.Down prouver Ex: He does not seem sure of what he says, make him show down.Il n’a pas l’air sûr de ce qu’il dit, faites-le lui prouver.2.Through paraître à travers Ex: Her dark skin showed through her white silk blouse.Sa peau brune paraissait à travers sa blouse de soie blanche.3.0# a) intr.se pavaner, se faire valoir Ex: He likes to show off.Il aime à se faire valoir (étaler ses talents, sa beauté) etc.b) trans.exhiber, montrer Ex: His speech showed off his talent as an orator.Son discours montra son talent d’orateur.4.Up venir, se montrer, faire acte de présence Ex: I invited all my friends but only a few showed up.5.In 6.To 7.Out J’ai invité tous mes amis, mais seuls, quelques uns vinrent.faire entrer Ex: I think this is Paul, show him in.Je crois que c’est Paul, faites-le entrer.conduire à Ex: Please, show this gentleman to the library.S’il vous plaît, conduisez ce monsieur à la bibliothèque.faire sortir Ex: I shall show him out immediately.Je vais le faire sortir immédiatement.8.Round faire visiter Ex: I went to New York and a friend of mine showed me round town.Je suis allé à New-York et un de mes amis m’a fait visiter la ville.1k j: ¦ ! :• DIXIÈME, ONZIÈME et DOUZIÈME ANNÉES Thème d’imitation: ABABOULA WANTS TO BE A MISSIONARY par ROGER HÉNAULT, M.A., L.Péd., L.Dic., Professeur d’anglais à l’École supérieure Le Plateau.\ .k ¦: ïi 1( :: a At the Caire Market Once there was in Cairo, North Africa, a young boy called Ababoula.His parents and himself had recently become Christians.Since some other members of his tribe were still Pagans, Ababoula undertook the task of converting them.He played the tam-tam for an hour and wxas soon surrounded by a crowd.Then he climbed up a tree and started to preach the Gospel in his own way.“Dear Brethren”, he said, “Our Lord Jesus Christ came to earth to redeem us, sinners.Listen to my voice, it is the voice of truth.” Upon these words he made a gesture towards his audience, thus forgetting he was sitting on a tree branch, and fell down on the dusty road.The crowd laughed for a while, but as the boy stayed put on the ground, some onlookers became worried.One of them rushed to the boy, picked him up and said: “Make way, please, I shall take him to the Mission, may be the white man with the black beard can do something for him.” At the Mission The Pagan: “Mister Black Beard, here is a boy who fell down a tree.His head hit a rock and the poor boy is now unconscious.What can you do for him ?” The Father: “Oh ! It’s Ababoula ! Take him in.I shall dress his wound and put a cold compress on his head.” Upon coming to his senses, Ababoula says: “Where am I ?Am I in Heaven?Oh ! Hello Saint Joseph ! The Father: “I am not Saint Joseph, I am Father Peter.Although my name is Peter I am not the one who has the key to Paradise.” ¦k.l!t ¦ ; 1950 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 165 ujj Ababoula: “I know now you are the missionary who baptized me some time ago.No wonder your face looks familiar.You are not Saint Peter but you too have the key to Paradise: 0tf if I died now I would go to Heaven, thanks to you.” i-le ! The Father: “I was told that you fell down a tree while preaching the Gospel.Is that right ?” Ababoula: /‘Yes, it is, Father.I would like to ian be a missionary some day.But I suppose I started preaching too young or may be I fell because God thinks I am not good enough to be a missionary: I tell lies once in a while, you know.” The Father: “Of course, one has to be very good ne.to become a missionary and above all one should always speak the truth.Once a young lia.I boy in America, named George Washington, used to always speak the truth.Do you know what he became ?” Ababoula: “No.” la The Father: “President of the United States, me one of the largest countries in the world !” Ababoula: “But I don’t want to be a president.I want to be a missionary !” The Father: “Listen, Ababoula, if you are always truthful you will not necessarily become a president but an honest man or, with God’s help, a missionary.” Ababoula: “Then, I will stop telling lies and advise all my friends to do the same.You can consider me as a partner from now on.You are good to me, I want to be good to you.” The Father: “Your wound is not serious, Ababoula, you will be better within a few days.So take this medal of the Virgin Mary as a gift and say some prayers for your friends who do not know our God yet.This will be better than your sermon from the tree branch !” Ababoula: “I’ll be glad to do so, Father, until I become your real partner as a missionary.” Ababoula prayed for his fellowmen and God rewarded his prayer: a lot of them were baptized and he became a missionnary.His dearest : wish had thus come true.y ce i do I MARCHE A SUIVRE Connaissance impressive toy L Lecture rock ! Le maître lit le texte anglais en entier, en iW faisant répéter toute la classe, afin de donner a ses élèves la prononciation exacte des mots jin.j difficiles et une idée générale du morceau à 1 étude.2.Traduction-version ij|0 .a) Avec des élèves avancés il pose des questions anglaises seulement.j b) Avec des élèves de force moyenne il fait Z dresser la liste des verbes, noms, adjectifs, etc.% : comme suit: i» ï Verbes Noms Adjectifs Autres undertake tribe other once convert crowd dusty recently play Gospel unconscious since surround Lord cold still climb sinner young soon start country good then preach help great towards redeem gesture truthful thus laugh audience honest may be forget onlooker serious although sit beard glad enough hit wound real necessarily become prayer dear until Expressions idiomatiques 1.For hours: pendant des heures.2.In his own way: à sa manière.3.For a while: pour un moment.4.As the.' boy stayed put: comme le garçon restait immobile.5.To become worried: devenir inquiet.6.Make way, please: laissez passer, s’il vous plaît.7.To dress a wound: panser une plaie.8.To come to one's senses: reprendre ses sens.9.Some lime ago: il y a quelque temps.10.No wonder: rien d’étonnant.11.Once in a while: de temps en temps.12.Above all: surtout.13.From now on: à partir de maintenant.14.His dearest wish had thus come true: son désir le plus cher s’était ainsi réalisé.Cas de grammaire L Brethren {pluriel de “brother" — sens ecclésiastique).2.Jesus Christ came to earth {“to" après les verbes de mouvement).3.If I died I would go to Heaven, thanks to you {“if" est suivi de l'imparfait et non du conditionnel).4.One should always speak the truth {auxi- liaire “should" signifiant devrait: L'on devrait toujours dire la vérité.) 5.Your sermon from the tree branch {“from" indiquant l'origine).Connaissance expressive 1.Traduction-thème à) Retraduction (porte sur chaque phrase).Il est possible de modifier chaque phrase afin de se rendre compte si les élèves peuvent les exprimer différemment, soit à des formes, modes et temps autres que ceux du texte anglais modèle.La phrase: “His parents and himself had recently become Christians" peut devenir interrogative ou négative.Le professeur dit alors: “Ses parents et lui-même étaient-ils devenus chrétiens récemment ?" et l’élève traduit comme suit: “Had his parents and himself recently become, Christians ?" La phrase pourrait aussi être négative: “His parents and himself had not recently become Christians" etc. 166 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Norembre b) Thème d’imitation (porte sur tout le texte).Au lieu de faire modifier oralement chacune des phrases, le professeur “RECOMPOSE” en français le texte anglais modèle, mais en changeant la forme, le temps et le mode des verbes.Parfois il substitue le style indirect au style direct et vice versa.Ex: '"He said: Oar Lord Jesus Christ came to earth to redeem us, sinners”.En style indirect cette phrase s’exprimerait ainsi: “Il a dit que Notre-Seigneur Jésus-Christ était venu sur terre pour nous racheter, nous, pécheurs”, et se traduirait par: ‘‘He said that Our Lord Jesus Christ had come to earth to redeem us, sinners.” 2.Conversation à livre ouvert (à l’aide du texte) Le thème d’imitation est un centre d’intérêt qui fournit aux élèves un excellent sujet de conversation.Deux à deux, les élèves se posent les questions suggérées par le texte et y répondent, sous la surveillance de leur professeur.L’ensemble de la classe répète chaque phrase correcte.3.Composition Jusqu’ici l’élève a eu l’occasion de s’exprimer par écrit et oralement, mais en se guidant sur le texte étudié.Maintenant il doit s’en inspirer “de mémoire” et exprimer en ses propres termes les idées qu’il contient.Il va de soi que mieux le thème d’imitation aura été fait, meilleure sera la composition.4.Conversation à livre ouvert (sans texte) Les élèves jouent enfin les scènes suggérées par le texte sans, toutefois, s’en tenir au mot à mot de celui-ci.Ils emploient de mémoire les expressions qu’il contient mais dans des phrases de leur composition.Peu à peu, ils s’habituent à improviser et à s’exprimer couramment en langue seconde.“Practice makes perfect”.Or le thème d’imitation est le moyen idéal de se perfectionner par la pratique.Quiconque sait bien s’en servir ne peut faire autrement que- de remarquer des progrès véritables chez ses élèves.‘‘The master teacher acquires a well-balanced blend of general and professional education.Experience in teaching reveals one's strengths and shortages.The competent teacher seeks through in-service training to enlarge his academic background that he may improve his knowledge in the professional field." DEAN M.R.SHIBLES. 1950 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 167 Mathé I I atiques PREMIÈRE ANNÉE EXAMEN MENSUEL 1.Dessinez: 6 billes; 3 pipes.2.Faire deux groupes de points, l’un de 5 et l’autre de 4.Combien de points ?3.Posez les chiffres suivants: 5, 3, 1, 4, 2.4.Posez le chiffre 4; bien maintenant posez, avant le 4, le chiffre qui vient juste avant 4; après, le chiffre qui vient juste après 4.5.Dicter les additions suivantes: 1 3 2 3 1 +2 +1 +2 +2 +4 DEUXIÈME ANNÉE EXAMEN MENSUEL 1.O O ° Quel nombre est illustré ?O O 2.Faites ainsi le portrait de 43.3.Comptez par 10 de 10 à 100.4.Posez les nombres de 17 à 33.5.Quel nombre vient juste avant 30 ?après 20 ?entre 13 et 15 ?6.Quel est le plus grand des nombres de chaque groupe P 12, 20, 21 30, 3, 13 32, 23, 13 7.Écrivez les 4 jeux que l’on peut faire avec: 4, 3 et 7; avec 5, 4 et 9; 2, 8 et 10.8.Écrivez tous les jeux du 10.9.21 42 28 14 13 + 33 + 14 + 21 + 35 + 26 10.43 34 46 27 33 — 21 — 12 — 34 — 16 — 22 11.Paul a 12 billes; en jouant avec Louis, il en gagne 5.Combien a-t-il de billes maintenant ?12.Louis avait 15 billes.Il vient d’en perdre 5.Combien lui en reste-t-il ?TROISIÈME ANNÉE SOUSTRACTIONS AVEC EMPRUNT SUR LES DIZAINES Note pédagogique.— Il convient évidemment de démontrer et de faire comprendre cette technique de l'emprunt sur les dizaines.Elle se démontre facilement au moyen de pièces de 10c.et de pièces de le., au moyen de points ordinaires et ou de monnaies scolaires.S'il est possible que chaque enfant ait en mains le matériel voulu pour faire lui-même, sous la direction du professeur, toutes les manipulations, c'est l'idéal.Si non, le professeur fail seul les démonstrations en disposant ses élèves de telle sorte que tous voient.Il les fait ensuite répéter par un ou deux élèves.Motiva tion: Pensez-vous parfois à tout ce qu’il faut pour maman qui prépare les repas P au travail que nourrir votre famille ?Au dévouement de votre fait votre papa pour gagner tout l’argent qu’il 168 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre faut pour vous nourrir ?En faut-il beaucoup pour vous nourrir ?Nommez-moi des aliments qu’i faut acheter.{Les élèves en nomment.) Où achète-t-on ces aliments?Bien, Pierre est allé à l’épicerie; il a acheté une livre de biscuits de 20c.et pour la payer, il a donné un gros 25c.Combien le marchand va-t-il lui remettre ?(5 c.) Qu’est-ce qu’il faudrait faire pour trouver cette réponse par écrit ?(Une soustraction ou soustraire.) Le professeur pose alors, verticalement, la soustraction 25 — 20 = 5.Problème de présentation: Bien, vous allez au magasin vous aussi; vous achetez une livre de beurre.Combien se vend-il le beurre ?(58 c.) Pour payer, vous donnez 75c.Combien le marchand vous remet-il ?Que faut-il faire pour le trouver?(Une soustraction.) Le maître pose la soustraction.Mais on ne peut soustraire 8c.de 5c.Comment va-t-on faire?Je vais vous le montrer; c’est facile et amusant, vous allez voir.Les professeur prend alors, et les élèves également si possible, 7 pièces de 10c.et 5 pièces de le.Combien avons-nous de cents ?(5c.) Combien faut-il en enlever ?(8c.) Que faire ?(On va changer un des 10c.en pièces de le.) Changer alors le 10c.pour des le.et les ajouter aux 5 autres.Combien a-t-on de cents maintenant ?(15c.) Enlevons les 8c.; .combien nous en reste-t-il ?(7c.) Expliquer alors cette technique au tableau: Cinq moins huit, c’est impossible; empruntons une dizaine; etc., etc.Continuer ainsi la démonstration matérielle suivie du calcul chiffré correspondant.Ecoutez bien, je vais vous expliquer de nouveau comment faire: Est-ce possible de soustraire 5 — 8 ?Que faut-il faire ?Que vaut cette dizaine ?Combien avons-nous d’unités maintenant ?Que donne 15 — 8 ?Combien nous reste-t-il de dizaines?Que donne: 6 dizaines moins 5 dizaines ?Répéter cette démonstration et les explications correspondantes avec la soustraction 84 — 47.Faire répéter par quelques élèves.Maintenant, voyons si vous avez bien compris; faites cette soustraction: 46 — 29.Corriger la soustraction; expliquer les erreurs à ceux qui en ont commis.Donner une nouvelle soustraction, la corriger, expliquer de nouveau si nécessaire.Procéder ainsi jusqu’à ce que tous aient parfaitement compris.Donner alors quelques-uns des exercices d’entraînement qui suivent.Exercices d’entraînement 72 83 55 43 52 — 47 — 29 — 36 — 16 — 35 25 54 19 27 17 91 64 72 55 43 — 33 — 26 — 38 — 19 — 28 58 38 34 36 15 Attention, ici il ne faut pas toujours emprunter / 66 46 75 75 85 — 38 — 24 — 39 — 32 — 49 28 22 36 43 36 Problèmes d’application 1.Les œufs se sont déjà vendus 29c.la douzaine.Aujourd’hui ils se vendent 62c.Combien coûtent-ils de plus ?.(33c.) 2.Une boîte de pois se vendait autrefois 12c.; | aujourd’hui elle coûte 18c.De combien ce prix a-t-il augmenté ?.(6c.) 3.Votre papa gagne $55.par semaine.Il prend $27.pour la nourriture.Combien lui reste-t-il pour les autres dépenses ?.($28.00) Problèmes de revision 1.Vous allez à l’épicerie et vous y achetez les aliments suivants: 1 boîte de fèves de 17c., une boîte de carottes de 12c.et une livre de biscuits de 30c.Combien payez-vous pour ces trois articles ?.(59c.) 2.Vous achetez aussi 3 livres de bananes à 20c.la livre.Combien coûte votre sac de bananes ?.(60c.) 3.Votre maman vous donne 35c.pour acheter une boîte de salade aux fruits; le mar-chand vous dit qu’elle se vend 52c.Avez-vous assez d’argent ?Combien vous manque-t-il ?.(17c.) 4.Un pot de mayonnaise de 8 onces coûte 23c.a) Combien coûtent 2 pots?.(46c.) b) Combien avez-vous d’onces de mayon- naise ?.(16 onces) 5.Posez l’addition que remplace la multiplication.30 X 3 QUATRIÈME ANNÉE DIVISION PAR UN DIVISEUR DE DEUX CHIFFRES LE DIVISEUR EST UN NOMBRE EXACT DE DIZAINES Motivation : Voir les questions posées dans la leçon de troisième année.Cependant au lieu de poser un problème oral de soustraction, poser le problème de division suivant: Pierre va chez le marchand de fruits; il achète des pommes à 5c.chacune et il a 20c.dans sa poche.Combien peut-il avoir de pommes ?(4 pommes) Qu’est- ce qu’il faudrait faire pour trouver cette réponse 1950 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 169 par écrit ?(Diviser ou une division.) Poser au tableau la division 20 H- 5 = 4 et montrer qu’il y a 4 pièces de 5c.dans 20c.et qu’en divisant on trouve ce 4.Problème de présentation: Vous aussi vous achetez des fruits: vous achetez des bananes à 20c.la livre.Vous avez 80c.Combien aurez-vous de livres de bananes ?Que faut-il faire pour le trouver ?(Comme tantôt, il faut diviser.) Poser alors au tableau la division 80 -f- 20.Tiens, nous avons deux chiffres au diviseur ! Nous allons apprendre comment faire cette nouvelle sorte de division.C’est très facile; c’est comme les autres divisions.— Montrer par un dessin qu’il y a 4 fois 20c.dans 80c.— Pour le faire par écrit, on cache les deux zéros et l’on se demande combien de fois 2 dans 8 ; combien de fois ?(4 fois) L’on multiplie ensuite le diviseur au complet sans oublier le zéro.(C’est cette erreur que les enfants commettent au début.) Faire la division au complet.Voyons si vous avez bien compris; faites cette division: 90 -f- 30.Corriger immédiatement les copies; expliquer de nouveau à ceux qui ont des erreurs; donner une nouvelle division; corriger et procéder ainsi jusqu’à ce tous aient compris.Donner alors quelques-uns des exercices suivants : Plusieurs enfants auront probablement le calcul suivant: 90 | 30 9 3 Exercices d’entraînement 40 -H 20 = 2 60 H- 20 = 3 60 -H 30 = 2 100 ^ 20 = 5 150 30 = 5 84 -4- 40 = 2 r.4 155 30 = 5 r.5 193 -4- 20 = 9 r.13 472 -4- 60 = 7 r.52 595 -4- 70 = 8 r.35 Exercices avec deux chiffres au quotient: (Montrer à prendre une tranche de chiffres formant un nombre plus grand que le diviseur et à abaisser le chiffre des unités après la première soustraction.) 840 -4- 40 = 21 1,456 -4- 30 = 48 r.16 660 -4- 30 = 22 763 ^ 20 = 38 r.3 1,560 ^ 30 = 52 1,670 ^ 40 = 41 r.30 1,350 -4- 50 = 27 2,946 -4- 70 = 42 r.6 4,320 -r- 60 = 72 5,832 -4- 60 = 97 r.12 Problèmes d’application 1.Le marchand de fruits achète une caisse de pommes de 240 pommes.Il les met en paniers et en met 30 par panier.Combien lui faut-il de paniers ?.(8 paniers) 2.Les oranges coûtent 40c.la douzaine.Avec 80c., combien aurez-vous de douzaines ?.(2 douzaines) 3.Je vous donne 20 points par exercice de division que vous réussissez.Combien vous faut-il d’exercices bons pour avoir 240 points ?.(12 exercices) Problèmes de revision 1.Votre maman a payé $4.95 pour 5 paniers de pêches.Quel est le prix d’un panier ?._.a.a.(99c.) 2.L’an dernier les mêmes pêches se vendaient 95c.le panier.Combien ses 5 paniers lui coûtent-ils de plus ?.(20c.de plus) 3.Vous allez au magasin et vous achetez: 2 livres de beurre à 58c.la livre.($1.16) 2 douzaines d’œufs à 62c.la douzaine.($1.24) 3 boîtes de fèves à 16c.la boîte.($0.48) 4 boîtes de pois à 18c.la boîte.($0.72) 5 boîtes de jus de tomate à 15c.($0.75) $4.35 Vous donnez $5.00 pour payer cette commande.a) Combien le marchand doit-il vous remettre ?.($0.65) b) Comment vous remettra-t-il cet argent (Un 5c.en comptant: $4.40; puis un 10c., en comptant $4.50 et enfin deux 25c., en comptant $5.00.) 4.Combien coûtent 7 minots de pommes à $2.30 le minot ?.($16.10) CINQUIÈME ANNÉE ADDITIONS DE FRACTIONS AVEC DÉNOMINATEURS DIFFÉRENTS Note pédagogique.— Commencer la leçon un peu comme on Va fait en troisième année; voir la N.P.de ce cours.Problème de présentation: Maman reçoit des parents à dîner; elle veut savoir ce qu’il lui reste en tarte; dans son garde- manger, elle trouve une assiette avec l/2ltarte aux pommes et une autre avec 1/4 de tarte aux fraises.Combien a-t-elle de tarte en tout ? 170 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre N.B.— Faire le dessin illustrant les deux parties de tarte: à côté de chaque dessin, écrire la fraction correspondante.Nos morceaux de tarte 1/2 = 2/4 1/4 = 1/4 sont-ils tous de la même grosseur ?Est-il possible de les rendre tous pareils ?Combien de 1/4 nous donne notre demi ?Combien avons-nous de quarts en tout ?Combien de tarte ?Illustrer un autre exemple: soit 1/3 -f 1/6 puis expliquer comment on procède en pratique: On prend le plus gros des dénominateurs et on regarde s’il peut être divisé par l’autre.Quatre peut-il être divisé par 2?(Oui).Alors nous mettons 1/2 en quarts.Six peut-il être divisé par 3 P ^ (Oui).Alors nous mettons 1/3 en sixièmes.Écrire quelques-unes des additions qui suivent et faire trouver oralement le dénominateur commun.Donner une addition, la corriger immédiatement, expliquer les erreurs; donner une nouvelle addition, corriger et expliquer; ainsi de suite jusqu’à ce tous aient parfaitement compris.Donner alors quelques exercices d’entraînement.Exercices d’entraînement Somme plus petite que l’unité: 1.1 + 2.+ 7/8 3.+ Nombres fractionnaires sans retenue: 4.5.6.7.2 1/6 4 1/3 3 1/2 4 3/10 6 3/8 4 1/2 8 3/4 7 1/8 6 3/6 7 8/10 10 7/8 15 7/8 3 2/3 5 1/6 7 2/5 3 1/10 6 1/8 4 1/1 7 2/3 3 2/9 8 5/6 10 5/10 10 3/8 10 8/9 îs fractionnaires avec retenue: 4 3/4 2 5/8 14 1/2 13 3/4 8 2/3 16 5/6 4 3/4 6 3/8 7 3/8 28 1/4 25 3/6 11 1/8 1 5/6 7 1/12 3 3/4 14 7/8 12 5/6 7 5/12 6 2/3 8 7/12 8 11/12 18 5/8 20 3/12 15 3/12 1 1 1 1 4.5 3 8 2 1 1 1 1 H + + + 10 6 4 6 1.3/10 3/6 3/8 4/6 1 3 2 — — — 1/4 6 8 3 1 Pose + 2/3 + 2 + 1/9 + 5/8 avec 2.5/6 7/8 7/9 7/8 3.grande que l’unité: 5 1 4.5/6 — 3/4 —— 5.8 2 2 1 7 6.+ + + 5/8 + 3 2 8 7.1 3/6 1 1/8 1 3/8 1 3/8 Problèmes d’application 1.Votre maman a acheté 2 poulets; l’un pèse 5 livres 5/8 et l’autre 7 livres 3/8.Combien les deux poulets pèsent-ils ensemble ?.(13 livres) 2.Elle a acheté deux morceaux de fromage, l’un de 1 livre 3/16 et l’autre de 1 livre 1/4.Combien de livres de fromage a-t-elle en tout P.(2 livres 7/16) 3.Elle a 2 nappes blanches; l’une mesure 1 verge 1/3 et l’autre mesure 1 verge 2/3.Quelle est la longueur totale des deux nappes ?.(3 verges) •ans une boîte de métal, il lui reste 1/4 de livre de thé; de plus elle en a un paquet de 1/2 livre.Combien a-t-elle de thé en tout ?.(3/4 de livre) Problèmes de revision otre maman achète des boîtes de jus de tomate de 20 onces.a) Quel est le poids des boîtes en livres et en onces P .(1 livre et 4 onces) b) Quel est le poids en livres et en fraction de livre P.(1 livre 1/4) Des boîtes de conserves de pêches de 28 onces P.(1 livre 12 onces; 1 livre 3/4) Des boîtes de jus de fruits de 40 onces P.2 livres 8 onces; 2 livres 1/2,) Des boîtes de soupe de 8 onces P.(1/2 livre) Elle a payé $4.75 pour un rôti de bœuf de 5 livres.Combien coûte une livre de ce rôti ?.($0.95) Combien coûterait un rôti de bœuf semblable de 7 livres ?.($6.65) Après la cuisson le rôti ne pèse plus que 4 livres.Quelle fraction de son poids a-t-il perdu P.(1/5) 1950 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 171 8.Dans une boîte d’une douzaine, il reste 5 œufs.a) Quelle fraction des œufs reste-t-il ?.(5/12) b) Quelle fraction de la douzaine a été employée ?.(7/12) 9.Quelle fraction d’un gallon représente une pinte de lait ?.(1/4) 10.Un gâteau qui doit cuire durant 45 minutes, cuit depuis 20 minutes.a) Quelle fraction du temps est passée ?.N .(4/9) b) Quelle fraction de temps reste-t-il ?.'.(5/9) SIXIÈME et SEPTIÈME ANNÉES EXERCICES DIVERS DE COMPREHENSION SUR LES FRACTIONS Note pédagogique.—Motiver la leçon par les mêmes questions que celles posées en troisième année.Au lieu de poser un problème oral, ajouter: Il faut être capable défaire beaucoup de petits calculs si l’on veut être une bonne ménagère et faire des achats judicieux, les meilleurs achats.Exercices l.f Les boîtes de jus de tomate de 20 onces se vendent 2 pour 25c.et les boîtes de 28 onces se vendent 15c.a) Quel est le prix d’une once dans chacun des cas ?.(5/8 et 15/28 de c.) b) Quelle est la différence de prix par once ?.(5/56) Que vaut à-peu-près cette fraction ?.;.V(l/H) c) Au prix des boîtes de 20 onces, à com- bien reviendrait une boîte de 28 onces ?.(17 c.1/2) d) Quelle fraction de la grande boîte représente la petite ?.(5/7) e) Quelle fraction du prix de la grande boîte représente le prix de la petite ?.(Les 25/30 ou les 5/6) N.B.— On peut suggérer de comparer les prix de deux boîtes.f) Vous voulez acheter des boîtes de 20 onces et des boîtes de 28 onces en ayant le même nombre d’onces dans les deux cas et le moins de boîtes possibles.N.P.— Dans ce genre de problèmes, il faut trouver le plus petit commun multiple des deux nombres; procéder comme pour réduire au plus petit commun dénominateur les fractions 1120 et 1128.(5 boîtes de 28 onces et 7 boîtes de 20 onces donnent 140 onces dans les deux cas.) g) Combien économisez-vous en achetant des boîtes de 28 onces à la place de boîtes de 20 onces ?.(12 l/2c.soit une boîte de 20 onces.) Poser les mêmes questions avec les données suivantes: 2.Les boîtes de pêches de 20 onces se vendent 25 cv Les boîtes de 28 onces se vendent 32c.a) 1 1/4 et 1 l/7c.b) 3/28c.c) 35c.la boîte.d) 5/7.e) 25/32.f) 5 et 7.g) 15c.3.Les pots de mayonnaise de 8 onces se ven- dent 29c.Les pots de 16 onces se vendent 55c.a) 3 5/8 et 3 7/16c.b) 3/16.c) 58c.d) 1/2.e) 29/55.f) 2 pots de 8 onces et 1 de 16.g) 3cy .4.Les boîtes de biscuits soda de 1 livre se vendent 25c.Les boîtes de 2 livres se vendent 35c.a) 1 9/16 et 1 3/16.b) 3/8c.c) 50c.d) 1/2.e) 5/7.f) 2 boîtes de 1 livre et 1 boîte de 2 livres.g) 15c.Problèmes divers 1.Un rôti de 3 livres 1/3 a coûté $2.00.Quel est le prix d’une livre de ce rôti ?.($0.60) 2.Combien coûterait un rôti semblable de 5 livres 3/4 ?.($3.45) 3.Une recette demande 3/4 de tasse de sucre.Avec 2 livres de sucre, combien de fois pouvez-vous faire cette recette ?(Il y a deux tasses de sucre par livre.).(5 fois) 172 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Novembre 4.Le sucre s’est vendu 12c.la livre.L’an dernier il se vendait 9c.Quel est le % d’augmentation ?.(25%) 5.Votre maman a une livre de beurre.Elle en prend 4 onces.Quel % de la livre prend-elle?.(25%) 6.Votre maman achète 2 livres 3/4 de bœuf et 1 livre 5/8 de veau.Combien a-t-elle de livres de viande ?.(4 livres 3/8) 7.Elle en prend 1 livre 1/2 pour faire un pâté.Combien lui en reste-t-il ?.(2 livres 7/8) 8.Un lait teste 4% de gras.Combien y a-t-il d’onces de gras dans un gallon de ce lait ?.(6.4 onces) 9.Le bifteck se vend 90c.la livre.Combien coûtent 3 livres 3/4 de cette viande?.($3.38) 10.Composez un problème où l’on doit faire la multiplication 60 par 3/4.HUITIÈME et NEUVIÈME ANNÉES Note pédagogique.— Trop souvent nos élèves sont entraînés à résoudre uniquement des problèmes de manuel c’est-à-dire des problèmes où toutes les données sont réunies dans un court texte.Cependant les problèmes de la vie ne sont pas de ce genre.Dans un problème de la vie courante, les données ne sont pas toutes fournies; il faut en trouver plusieurs et les réunir pour être en mesure de résoudre la question qui se pose.Il faut donc entraîner les grands élèves à ce genre de travail.On trouvera avec eux toutes les quantités qu’il est nécessaire de connaître mais, chaque fois que la chose est possible, ce sont eux qui doivent trouver la valeur de ces quantités.Ainsi, on découvre qu'il est nécessaire de connaître le taux des taxes municipales,f>n laissera les élèves s’informer eux-mêmes du taux enforce dans la municipalité.L’ACHAT D’UNE MAISON Problème Un homme a $5,000.qu’il place à 6% d’intérêt par année.Il se demande s’il fait un bon marché en achetant une maison de $12,000.Quantités que l’on doit chercher Les revenus de la maison i Supposons que cette maison rapporte $110 par mois de loyer.Les dépenses: 1.Les taxes: ?) L'évaluation municipale.Les élèves peuvent trouver une évaluation a-proximative en s’informant de la valeur marchande de certaines maisons et de leur évaluation municipale.En comparant ces deux quantités on trouvera que l’évaluation municipale est telle fraction de la valeur marchande.Avec cette fraction on trouve l’évaluation municipale d’une maison de $12,000.?) Le taux des taxes municipales et sco- laires de la municipalité.Les élèves peuvent s’en informer facilement.c) Les répartitions.Y a-t-il une réparti- tion pour l’église ?d) La dîme.Quel est le taux de la dîme ?e) Les taxes spéciales.Y a-t-il des taxes spéciales pour le paiement de pavages ou d’égouts dans le quartier où l’on se trouve ?2.Les assurances: a) Quel est le taux d’assurance feu ?Les taux varient suivant la nature de la maison.On supposera que c’est une maison de briques ne contenant que des logis résidentiels.b) Pour quelle valeur doit-on assurer une maison ?Certains propriétaires assurent leurs maisons pour leur pleine valeur mais une assurance de 80% de la valeur représente une bonne protection.3.La dépréciation: On calcule généralement 2% de dépréciation.4.Les réparations: Il faut prévoir, suivant l’âge de la maison, un montant raisonnable de réparation, de 1 à 2%.5.Les intérêts sur les hypothèques: Supposons que notre acheteur peut emprunter Iles $7,000 qui lui manquent à un taux_.de 5%.Le revenu net de la maison: Les revenus bruts ($1,300 par année) moins le total des dépenses trouvées.Le % du revenu net: Le revenu net divisé par $12,000.Comparaison : Entre ce taux et 6%, taux auquel l’acheteur peut prêter son argent.Il faut tenir compte des responsabilités que donne le fait d’être propriétaire. 1950 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 173 Histoire du Canada Note pédagogique.— Nous rappelons aux professeurs que “L’Enseignement primaire” ne peut présenter la préparation de toutes les leçons d'histoire de Vannée: la malière est trop abondante.Quelques sujets, choisis parmi ceux qui sont inscrits au programme, seront traités au cours de l’année, d’autres l'ont été au cours de l’année i949-1950.Les professeurs consulteront avec profil la revue de l’année dernière.PREMIÈRE ANNÉE CHES LES INDIENS LES MISSIONNAIRES SONT VENUS N.P.—Les enfants ne se lassent pas d’entendre le même récit ils demandent souvent une histoire qu’ils ont entendue maintes fois et qu’ils savent aussi bien que nous .Exploitons cette disposition des jeunes enfants pour répéter dans deux ou trois leçons les récits dont ils doivent se souvenir toujours.Ces répétitions provoquent des questions de la part des petits, si avide de détails.Pour pouvoir répondre à ces interrogations, il serait sage de ne pas "tout dire" dans la première leçon.Certains détails peuvent être omis d'abord, sans nuire à la clarté du récit, et s’ajouter graduellement pour stimuler l’intérêt des élèves et pour répondre à leur curiosité Les exercices de langage sur l’image (voir Villustration, “Feuille de l’élève”) sont nécessairement incomplets et imparfaits.Les professeurs ajouteront les questions et les commentaires qu'ils jugeront de nature à intéresser leur auditoire.On peut aussi demander aux élèves défaire un dessin rappelant un objet ou un personnage dont parle le récit ou que l’image représente.Nous recommandons aux professeurs de terminer le récit ou l’exercice de langage par une comparaison ou un commentaire sur "aujourd’hui" quand c’est possible.Il faut convaincre les élèves que l’histoire qui les ramène si loin dans les siècles passés, se rallie au présent et est encore notre histoire.L’étude de l’histoire révèle des noms d'apôtres laïques que les élèves doivent connaître.Ce sera le but des récits des 4 premières années du cours pour le présent moi?.Sans rejeter dans l’ombre l'héroïsme des religieux et des religieuses missionnaires dont parle l'histoire, il faut mettre en lumière les figures de nos héros "laïques" qu ont préparé, soutenu, aidé et continué Vcruvre des religieux.Certains laïques ont été des victimes de leur devoir, de vrais martyrs, alors il faut que les élèves associent leurs noms aux origines catholiques de notre beau pays.Le Père Vimont écrivait de Jean Nicolet: "Il nous a laissé des exemples qui laissent l’envie aux plus fervents religieux de l’imiter”.Un tel témoignage mérite de ressusciter I Sujet traité: “Des Français sont venus leur faire connaître et aimer le bon Dieu.Cartier lit l’Évangile sur les malades” Il y a longtemps, mes petits amis, que le bon Dieu songe à nous, puisqu’il a voulu que notre pays soit découvert par ^un grand catholique comme Jacques Cartier.Ecoutez son histoire.Jacques Cartier était un brave marin qui aimait la mer et les aventures, mais qui, surtout, aimait beaucoup le bon Dieu.Quand il décida de venir dans notre pays alors couvert de forêts et habité par les sauvages, ce n’était pas pour trouver de l’or et des diamants comme tant d’autres, c’était pour donner des âmes au bon Dieu.Jacques Cartier demeurait à Saint-Malo, en France, bien loin d’ici.Dans ce temps là, il y a bien longtemps, les voyages étaient très longs et difficiles, puisqu’il n’y avait que des petits bateaux facilement battus par les vagues de l’Océan.Jacques Cartier avait-il peur?Non, car il était brave, et de plus il avait une grande confiance en la sainte Vierge, à qui il demandait toujours de le protéger.Avant de partir pour l’un de ses voyages, il demande à ses compagnons de se confesser, de communier et d’entendre la messe, le matin de leur départ.Tous se rendent au désir du pieux capitaine et se réunissent dans l’église de Saint-Malo où ils reçoivent la bénédiction de leur évêque.Durant le voyage, Jacques Cartier lit chaque matin, les prières de la messe et ses 110 compagnons répondent à haute voix.On nous raconte beaucoup d’autres faits qui nous prouvent combien Jacques Cartier aimait le bon Dieu et la sainte Vierge. *
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