Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
Mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1952-03, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
i ‘MIEUX SAVOIR lit H \ POUR MIEUX SERVIR !|fv Volume 11, Numéro 7 — QUÉBEC MARS 1952 (Ille séri^ revue pédagogique du DEPARTEMENT DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE Paraissant chaque mois, excepté en juillet et en août.IMPORTANT RECLAMATION DE LA REVUE « L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE » A qui s’adresse au bureau de « L’Enseignement Primaire » pour des réclamations, on demande de tenir compte de ce qui suit : 1 — L’édition étant épuisée, il est inutile de faire de de- mandes pour les revues parues depuis septembre 1947.i.J •.2 — Demander des informations au bureau de poste s’il y a retard dans la réception ,de la revue avant d’écrire à notre bureau, qui maintenant porte l’adresse suivante : Département de l’Instruction publique, Edifice Jeanne Hardy, 369-A, RUE ST-JEAN - - - QUEBEC Tél.: 4-8411 — locaux : 896-3204 U Enseignement Primaire est imprimé par L’Action Sociale, Limitée Place Jean-Talon, Québec.Autorisée comme envoi postal de la deuxième classe : Ministère des Postes, Ottawa. Vol.XI N ° 7, mars 1952, QUÉBEC.SOMMAIRE ÉDUCATION ET FORMATION Éditorial, Cécile Rouleau, p.636—Feu Sa Majesté Georges VI, p.638 — Sa Majesté, la reine Elisabeth II, p.639 —- Notre langue française, Omer-Iules Désaulniers, p.640 — Les Congrès de la Langue française au Canada, Alphonse Désilets, p.644 — La Survivance française en Amérique, p.648 — Notes biographiques concernant les membres du Comité de la Survivance française, p.657 — La Survivance par l'École du Rang, Alphonse Désilets, p.673 — Troisième congrès de la Langue française, Paul-E.Gosselin, ptre, p.675 — M.T abbé Adrien Verrette, Adolphe Robert, p.679 — Le III.congrès de la Langue française, Comité organisateur, p.681 — Programme, p.682 — Commission féminine, Reine Malouin, p.685 — Le Délégué de l'Académie française, Paul-E.Gosselin, p :re, p.687 — L'artisanat au service de notre héritage culturel, Frère Georgius, s.c., 5.688 — Une journée dans l'ambiance du III.congrès de la Langue française, p.6r 4 —- Sketch patriotique, Jean le Baptiste, Jacques Mo-rency, p.696.RENSEIGNEMENTS ET DIRECTIVES Les devoirs à domicile, Roland Vinette, p.723 — Directives du Comité de Régie concernant les prochains examens du Certificat d'études primaires, C.-J.Miller, p.727 — Certificat d'études primaires, horaires, p.729 — Précisions rédigée^1 par le Comité de Régie du C.E.P.concernant les programmes de Chimie et de Physique, p.738 — Chronique de Pédagogie, Maurice Lebel, pp.3 et 4 de la couverture.75 636 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Mars EDITORIAL.Hommage à la Langue Française If Pi Ce pouvait-il que la revue officielle du Département de V Instruction publique ignorât la tenue du Troisième Congrès de la Langue française ?Monsieur Orner-Jides Désaulniers, surintendant et membre du Comité permanent de la Survivance française en Amérique, fut le premier instigateur de ce numéro-hommage à la Langue française.Il diffère de présentation avec L’Enseignement primaire que nous éditons habituellement.Vous ny trouverez ni exercices scolaires, ni projets d’études pour l’une ou l’autre des années du cours.C’est plutôt un documentaire que nous vous offrons et que vous pourrez exploiter selon les nécessités de votre classe.Vous constaterez les réalisations accomplies depuis le Deuxième Congrès tenu en 1937; vous ferez plus ample connaissance avec ce que j’appellerais les (( apôtres de la survivance française en Amérique » depuis quinze années.De plus, un programme schématique du Troisième Congrès, qui sera tenu en juin vous, permettra de communier à l’esprit patHotique exprimé dans le thème même des assises: \ (( Notre héritage culturel )) Ces jours de congrès seront marqués au coin de la (( Renaissance française )).Déjà, le moment de s’y préparer effectivement est arrivé.En effet, ce travail de rénovation ne peut être l’œuvre de trois ou cinq jours.C’est dans le cénacle de chaque école, de chaque classe de la Province, où sont groupés des milliers d’enfants, des centaines d’instituteurs et d’institutrices que doit s’effectuer la plus grande partie de ce travail d’épuration; c’est là que doit être conservé le plus précieux élément de notre richesse nationale, notre langue.Fin à atteindre, qui suppose des moyens énergiques et constants ! Après la Famille, c’est bien à l’Ecole que revient cette double tâche d’apprendre à l’enfant à penser en canadien-français, de l’entraîner à agir en canadien-français. Comment y réussir, sinon en suivant rexemple des premiers artisans de Véducation.Dès le début de la colonie, notre langue eut à subir beaucoup d'assauts.Si nous remontons ci la Conquête, puis ci V Institution Royale, nous touchons au point stratégique du miracle de la Survivance.En établissant des écoles d'où le français serait banni, V Institution Royale voulait, en quelque sorte, angliciser le Canada.C'est alors que l'école paroissiale, avec ses institutrices, ses maîtres d'écoles, ses prêtres a sauvé la patrie menacée dans ses droits les plus légitimes.Aujourd'hui, on nous conteste moins cette liberté de langue, grâce au travail d'apôtres, tels que ceux qui sont mentionnés dans les pages qui suivent; mais la vie trépidante de la société actuelle, Vincertitude du lendemain, la lutte pour le quotidien qui conduit tous les individus, hommes et femmes, au dehors du foyer, les obligeant souvent, en vue d'une situation plus lucrative, de se diriger vers l'étranger .sont autant de conditions de vie qui exigent, chez nos jeunes, une formation beaucoup plus sérieuse, beaucoup plus profonde.Et cette exigence est encore plus impérieuse, si nous songeons que la langue est fortement liée à notre foi et que la perte de l'une serait la destruction de l'autre.Nous sommes gardiens et gardiennes des avant-postes de la langue et de l'esprit français.Or, à ce titre, dès à présent nous devons faire notre part pour assurer le succès du Congrès.Selon les moyens dont nous disposons, travaillons à mieux faire connaître notre langue, à la faire aimer et respecter davantage, afin d'en étendre son domaine et d'en faire triompher ses droits.Que nos efforts des prochains mois soient un hommage constant à la langue française, hommage que je traduis pour vous en ces termes: « Eangue française, inspirée du christianisme, tu as été le véhicule de la civilisation ! Langue française, symbole de précision, de clarté, de majesté, nous te sommes redevables des bie?is intellectuels et moraux que tu as légués à notre patrie, par ceux qui ont su faire résonner toutes les notes de ton clavier sonore ! Langue française, expression de notre peuple catholique et français, nous te voulons garder pour instruire les jeunes qui ont le privilège magnifique et terrible de faire l'avenir ! Langue française, avec la foi, nos pères ont lutté pour conserver intact ce double dépôt, réciproquement protecteur et sauveur l'un de l'autre; notre vigilance stabilisera à travers le Canada, ce que tu as de pur et de suave, de beau et de noble, de chrétien et de divin ! )) Cécile Rouleau, directrice. mmsm WmSSÊSKÉÈm "V :-:.V .-, ' ^ ^»\ î F-F, W '* v , :::li!É|i ';:: :'-;> F-';-'; ::>:':::>''-:':'v>:S;>>:::;'::::: - jr , K ':- : Dernier tribut d'hommage vSa Majesté le Roi G (1936-1953) ¦•• >.: m ^ 1 : mÈmmÊm -¦ s- ••; /.•••¦ /'Àf'v >> %\< . .' - .¦ ¦ MÊÊÊÊ' - ' , : , ¦¦ mÊÊÊÊm Long et fructueux règne Sa Majesté la R Elisabeth II eme m ; é-v .é 'é .- : •.•; « v wÊKmm ¦ v; ’ wsmÊ .¦ ' SËSKm ' ¦ &' mSSBm vmm mÊHÈm L: ¦ '¦ mÿmm .; •.«SSIjS mmm, isü v Mars Causerie prononcée à CliLiN, sous les auspices de la Société du Bon Parler français du Cap-de-la-Madeleine.Mesdames, M essieurs, Dans les moments tragiques que traverse 'présentement Vhumanité, il peut sembler un peu étrange, à première vue, que Von s'arrête à disserter sur une question de langue.Pourtant, quand, l'heure est critique, quand l'orage gronde à l'horizon et que la catastrophe semble se rapprocher de plus en plus, il est bien naturel qu'on se replie un peu sur soi-même, sur son passé, qu'on se serre les coudes, comme on dit couramment, comme pour trouver la force de subir les épreuves qui menacent de fondre sur nous.Il me semble, que c'est là un geste instinctif, comme celui de l'enfant qui court se jeter dans les bras de sa mire à l’approche d'un danger.Et la langue française, le doux parler qui berça notre enfance et celle de nos ancêtres, n est-ce pas, dans un certain sens du moins, un peu comme notre mère?Et notre peuple ne l'a-t-il pas considérée comme telle dans le passé?Pour s'e7i convaincre, il suffit d'ouvrir notre histoire et d'en parcourir les pages les plus palpitantes et aussi les plus glorieuses.Nous 7j voyons jusqu'à quel point nos pères l'ont défendue, gardée, conservée jalousement.Pour eux, la religion et la langue semblent indissolublement unies, parce qu'ils considèrent que celle-là ne peut-être conservée intacte sans celle-ci.En effet, au lendemain de la conquête, nous les voyons groupés autour de leur église, de leur curé, se pencher sur la terre nourricière pour en tirer leur subsistance.Peu leur importe, dans ce chaud isolement, que les nouveaux martres ne soient pas de leur langue.Pour cultiver le sol, pour adorer leur Pieu, ils n'ont pas besoin de comprendre et de parler son langage.Celui qu'ils ont appris des lèvres maternelles leur suffit.Aussi tordes les intrigues, toutes les machinations des bureaucrates viendront se briser contre leur pacifique résistance comme une barque désemparée contre les récifs.640 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Notre langue française par Omer-Jules Désaulniers, Surintendant de VInstruction publique. 1952 LE TROISIÈME CONGRÈS DE LA LANGUE FRANÇAISE 641 Un peu plus tard, à la première session du Parlement de 1792, lorsque des esprits étroits tenteront d’imposer leur langue comme seule officielle dans les débats parlementaires, des fils de colons français, nouveaux venus dans les débats parlementaires, se lèveront, face aux conquérants, soutiendront les droits imprescriptibles de leur langue et de leur nationalité, et réussiront à les faire accepter.Puis, un demi-siècle plus tard, sous V Union qui proscrivait Vusage de la langue française des textes législatifs, nous verrons Lafontaine se lever au Parlement et prononcer en français son premier discours.Et lorsqu’on voudra Ven empêcher, il s’écriera: ((Je fais mon premier discours dans la langue de mes compatriotes canadiens-français, ne fût-ce que pour protester solennellement contre cette cruelle injustice de l’Acte d’Union qui proscrit la langue maternelle d’une moitié de la population du Canada.Je dois cela à mes compatriotes, je me le dois à moi-même.» D’autres patriotes suivront cet exemple, et, six ans plus tard, à la demande expresse de Lord Elgin, alors gouverneur du Canada, cette injuste clause sera rayée de nos statuts.Puis viendra l’acte de la Confédération dont l’article 133 consacrera définitivement l’usage de la langue française dans les débats et les documents du parlement de la nation canadienne.Sans doute, il y aura encore bien des luttes à soutenir; nous verrons tour à tour se livrer des combats, parfois éclatants, le plus souvent cachés dans les coulisses parlementaires, pour faire reconnaître en pratique le droit de cité de la langue, mais toujours, à force de patience, de constance et disoris-le, de vaillance, nous remporterons la victoire.Et ce droit de parler français, reposant sur le triple fondement du droit naturel, du droit de coutume, si puissant en pays britannique, et du droit positif, explicitement adinis dans les capitulations de Québec et de Montréal, ainsi que dans l’Acte de Québec, puis dans le pacte fédératif, finira par n’être plus officiellement contesté.Mais combien de luttes cela aura coûtées ! Que d’énergies dépensées, voire que d’héroïsme déployé à faire reconnaître, non pas un privilège, mais la plus élémentaire justice.Et comme, M.l’abbé Quinn, ce vieux prêtre irlandais, avait raison de s’écrier, lors du premier congrès de la langue française, en 1912: (( Canadiens français vous pouvez, avec orgueil, revendiquer le droit de parler votre langue.' C’est un droit qui vous a coûté suffisamment cher.» Mais, pourquoi tant d’opiniâtreté à garder intact ce droit de parler une langue?C’est que nos ancêtres, au lendemain de la conquête de 1760, avaient décidé de rester français.Et pour le demeurer, ils savaient qu’il fallait d’abord conserver la langue, parce que c’est par elle que nous pour- 642 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Mars rions conserver nos coutumes, nos traditions et notre mentalité françaises, que c'est par elle que nous conserverions aussi notre entité ethnique distincte, et que nous aurions le plus de chances de conserver aussi notre foi.Et comme un peuple qui veut, non pas avec mollesse, mais qui veut résolument, ils prirent les moyens de parvenir à leur fin.Est-ce à dire pour cela que nos geris manquèrent de fidélité à leur nouvelle mère-patrie?Pas le moins du monde.L'histoire est là qui prouve le contraire.En 1774-, alors que les Américains, révoltés contre VAngleterre, voulaient à tout prix nous entraîner dans leur mouvement qui leur valut l'indépendance, savez-vous quels sont ceux qui, le plus efficacement, leur barrèrent la route alors qu'ils envahissaient notre pays pour le faire passer dans leur camv?Les Canadiens français ! * « Et en 1813, alors que les États-Unis, en guerre contre l'Angleterre, envahissaient encore une fois le Canada, ce sont encore des Canadiens français qui les arrêtèrent à Châteauguay, et leur infligèrent une humiliante défaite ! Puis, en 1914, nos gens ne firent-ils pas leur part pour voler de l'Empire bntannique menacé?au secours Et dans le présent conflit, on le reconnaît dans les hautes sphères gouvernementales, n apportent-ils pas à l'œuvre de la défense de l'Empire tout l'appui qu’on en peut légitimement attendre?Non, Mesdames, Messieurs, ce que l'histoire nous a prouvé, c'est que les Canadiens français, tout en étant les plus loyaux des Canadiens, désirent garder leur caractère propre, ils veident, selon une expression devenue classique, (( conserver leur héritage français )), et par là même, conserver au Canada l'un des facteurs qui lui donnent le plus d'originalité, et qui font de la patrie canadienne une heureuse union de deux races travaillant, chacune dans sa sphère particulière, à former une noble et grande nation.D'ailleurs, c'est aujourd'hui une situation reconnue des plus hautes autorités.L'honorable premier ministre du Canada, M.Mackenzie-King n'a-t-il pas demandé au peuple canadien français, il y a quelques années à peine, de porter bien haut le flambeau de la civilisation française?Et Lord Tweedsmuir, ci-devant vice-roi de notre pays, n'a jamais manqué une occasion de glorifier le rôle joué par nos concitoyens dans l’ensemble de la nation, et même de leur prêcher la fidélité à leurs origines, à leur langue?D'ailleurs, ce qu'ont dit Leurs Majestés le roi et la reine, lors de leur historique voyage au Canada, ne nous est-il pas un précieux stimulant à conserver notre entité française?Notre situation de droit et de fait est maintenant reconnue jusque sur les marches du trône royal; on ne nous conteste plus ce droit, on nom 1952 LE TROISIÈME CONGRÈS DE LA LANGUE FRANÇAISE 643 demande de nous en prévaloir dans le plus grand intérêt de Vensemble du pays.Nous ne pouvons pas nous récuser, nous n'avons plus qu’à exercer ce droit, et c’est même pour nous un devoir impérieux.Mais, comment Vexercerons-nous ce devoir?C’est là en déünitive que se pose la question.Nous Vexercerons d’abord, en faisant reconnaître dans tous les milieux notre langue comme langue officielle en ce pays, au meme titre que l’anglais.Nous y réussirons, non pas en bataillant contre la langue de nos concitoyens d’autre origine, mais en faisant respecter la nôtre.Nous y réussirons en faisant comprendre à nos frères d’ascendance anglo-saxonne que la langue française représente une culture, distincte de la leur, mais une culture qui compte parmi les plus belles du monde, et que c’est un réel actif pour notre pays de la voir se développer, s’épanouir.Nous y réussirons enfin, en la parlant bien en tous temps et en tous lieux, en ne permettant pas quelle soit émaillée de jurons, de termes étrangers et de fautes grossières.Mais pour cela, il faut d’abord commencer par l’aimer soi-même; il faut savoir en découvrir toute la beauté incomparable, la douce musique, la clarté lumineuse qui la caractérise.Et si nous l’aimons véritablement, nous la parlerons mieux, sans raideur ni pédantisme, mais aussi sans fausse timidité.Il faut à tout prix que, dans certains milieux populaires, disparaisse cette mentalité qui fait qu’on craint de se faire remarquer si l’on parle correctement, si l’on articule bien, si l’on évite les défauts de prononciation les plus courants.Notre langue est un trésor inestimable; c’est un héritage reçu de nos ancêtres, c’est un bien de famille.On n’a pas le droit de l’altérer, de le dissiper.S’en désintéresser serait une honte; en rougir, une lâcheté! Mais nous n’en serons pas moins loyaux pour cela.Et nous pourrons redire sans crainte avec notre poète régional, Nérée Beauchemin: Français je suis, je m’en vante, Et très haut, très clair, très fort, Je le redis et le chante, Oui, je suis Français d’abord, Mais, n’ayez soupçon ni doute, Pour le loyal que je suis, La France, où mon âme est toute, Ma France, c’est mon pays.Omer-Jules Desaulniers. 644 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Mars Les Congrès de la Langue française au Canada par Alphonse Désilets LA célébration du centenaire de l’Université Laval, en 1952, se doublera d’événements heureux auxquels notre vénérable institution doit prendre sa large part de joie et de mérite.En fait, ce seront les noces d’or de fondation de la Société du Parler français et le Comité permanent de la Survivance française en Amérique organise, en conséquence, un troisième Congrès de la Langue française.Des assises solennelles s’ouvriront à Québec le 18 et dureront jusqu’au 24 juin 1952.Le comité central du troisième Congrès a pour président M.l’abbé Adrien Ver-rette, curé de Plymouth, New-Hampshirei président de la Survivance Française, et pour secrétaire général M.l’abbé Paul-Émile Gosselin, de l’Université Laval de Québec.Le Comité est déjà à l’œuvre et les préparatifs laissent entrevoir une semaine de récollection nationale qui fera époque dans notre histoire.Nous saurons effectivement où en est notre (( héritage culturel )).C’est le 18 février 1902 que fut fondée à Québec, dans l’enceinte de l’Université Laval, la première Société du Parler Français.Elle reçut son existence légale en vertu des articles 5487 et suivants des Statuts refondus de la Législature provinciale (Geo.V, 1911, chap.98).Ses fondateurs étaient: Mgr Paul-Eugène Roy, évêque auxiliaire de Québec, Mgr C.-O.Gagnon, P.D., l’abbé Amédée Gosselin, recteur de l’Université, l’honorable Pierre Boucher de la Bruère, surintendant de l’Instruction publique, les abbés Stanislas-Alfred Lortie et Camille Roy, MM.Joseph-Évariste Prince, avocat, Eugène Rouillard, fonctionnaire, Ad-jutor Rivard, avocat, Orner Héroux, journaliste, et Paul de Cazes, représentant à Paris, France.La société eut son organe officiel, Le Bulletin du Parler français, couronné par l’Académie Française le 19 mai 1910.Ce périodique, dont la collection complète de seize années est devenue précieuse et se retrouve dans nos bibliothèques publiques, de collèges, de sociétés patriotiques et de quelques particuliers, porta à travers la province et le pays, jusque dans les États de la Nouvelle-Angleterre, les directives proposées par la Société du Parler français pour la défense de la langue et la réhabilitation du bon parler au sein de la jeunesse.En peu d’années toutes nos maisons d’enseignement secondaire et bon nombre de collèges commerciaux, couvents académies, écoles d’agriculture et de sciences ménagères eurent leur Cercle du Bon Parler français.Des prix étaient fondés pour promouvoir les études philologiques qui, avec la pratique du bon langage vinrent à l’ordre du jour chez la gent étudiante.Des concours d’éloquence et de diction révélaient des aptitudes et des talents d’orateurs qui se sont affirmés par la suite dans la chaire sacrée, au prétoire, sur les tribunes politiques et dans les parlements.Dès 1908, au collège-séminaire de Nicolet notamment, d’éminents orateurs, dont l’incomparable maître Adjutor Rivard, faisaient, en séances solennelles, vibrer l’oreille et le cœur d’une génération qui s’est éprise des beautés trop longtemps méconnues de notre parlure ancestrale.Ce (( langage divin aux douceurs souveraines )) devenait un sujet d’orgueil chez la jeunesse instruite.Pour les membres des Cercles de Jeunesse catholique la conférence prononcée à Montréal le 10 mars 1901 par Jules-Paul Tardivel, directeur de La Vérité de Québec, sur (( La langue française au Canada », devint objet d’études et de forums mémorables.* Au (*) A l’occasion du centenaire de naissance de Jules-Paul Tardivel, M.Odilon Arteau vient de publier, dans U Action Catholique de septembre 1951, un juste et remarquable éloge de eut lieu du 12 ou 19 avril 1942.Elle portait sur l’idée même de fierté nationale.Elle s’est renouvelée chaque année, avec la collaboration de nos sociétés patriotiques et du Département de 1952 LE TROISIÈME CONGRÈS DE LA LANGUE FRANÇAISE 653 l’Instruction publique.La semaine est observée principalement à l’École primaire grâce à un programme préparé à cette fin par la direction de la revue«L’Èn-seignement Primaire ».L’Institut Camille Roy: L’une des premières tâches assignées au Comité de la Survivance par les congressistes de 1937 avait été le maintien du lien français entre les différents groupements de notre race.Le 24 juin 1943, Monseigneur Camille Roy, l’un des plus grands artisans du lien français, décédait à Québec.Dans le but d’honorer sa mémoire et de continuer son œuvre, le Comité adoptait, le 22 septembre 1943, la résolution suivante: (( Le Comité Permanent de la Survivance Française en Amérique offre à la mémoire de son fondateur, le très regretté Monseigneur Camille Roy, l’hommage de son profond respect et de sa vive admiration.Il salue en lui l’un des plus illustres et des plus dévoués apôtres de la fraternité française sur le continent.(( En souvenir de ses travaux sans nombre, de son effort persévérant et tenace sur tous les terrains où luttent les Français d’Amérique, il décide de donner à l’une des première œuvres qu’il fondera le nom de cet humble et glorieux serviteur des siens.» Séance tenante, le Comité fondait l’Institut Camille Roy.Ce nouvel organisme avait pour but de resserrer les liens entre les groupes français du Canada et des États-Unis par des échanges de conférenciers et des voyages de liaison française.Il est impossible de signaler ici toutes les délégations organisées par le Comité depuis sa fondation.Rappelons seulement les quatre grands voyages de Liaison française effectués depuis six ans.Le premier conduisit les pèlerins de la Survivance à travers les plaines de l’Ouest jusqu’à la lointaine Vancouver.Le deuxième les transporta en Ontario parmi les groupes français de la péninsule de Niagara, de Sudbury, de la Capitale fédérale et des environs.U y a deux ans, c’était au tour de nos compatriotes de la Nouvelle-Angleterre et de la Nouvelle-Écosse de les recevoir.Au moment où s’écrivent ces lignes, le groupe le plus considérable — quatre-vingt-six voyageurs — arrive d’une randonnée émouvante parmi les centres acadiens de l’Ile du Prince-Édouard et du Nouveau-Brunswick.L’aide à l’Acadie: Pour répondre à un appel de Son Excellence Monseigneur Robichaud, archevêque de Moncton, en faveur d’une presse catholique et française en Acadie, le Comité de la Survivance française décidait, le 24 février 1943, de lancer une vaste campagne de souscription au sein des groupes français du Canada et des Etats-Unis.Dans la pensée des promoteurs, cette campagne devait être en même temps une manifestation de fraternité française et servir à resserrer les liens qui unissent Acadiens, Canadiens français et Franco-Américains.Le 26 février, un comité provisoire d’organisation se réunissait à Québec et jetait les bases d’une campagne de souscription qui prit le nom d’Aide à l’Acadie, avec l’approbation enthousiaste des autorités religieuses et civiles du Canada français, le Comité de la Survivance française commença son travail à la fin de mars par l’organisation des comités locaux à Québec et à Montréal.Des comités semblables furent fondés par la suite dans les diverses provinces du Canada.M.Raymond Denis assuma la présidence du comité de Montréal et l’Honorable Cyrille Delâge celle du comité de Québec.La souscription proprement dite fut préparée par un travail considérable de propagande dans la presse et à la radio.Son Excellence Mgr Robichaud parcou- 654 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Mi rut les diocèses de la province de Québec en compagnie des membres du comité d’organisation.De nombreuses sociétés patriotiques prêtèrent leur concours à l’entreprise.Le travail de propagande s’étendit ensuite à l’Ontario, l’Ouest canadien et les États-Unis.L’appel du Comité de la Survivance fut accueilli avec enthousiasme.Les dons affluèrent de partout.En quelques semaines, les souscriptions dépassaient l’objectif de soixante-dix mille dollars assigné à la province de Québec.En septembre 1943, le secrétaire du Comité avait la satisfaction d’annoncer aux membres que le montant total recueilli au Canada et aux États-Unis, l’Acadie non comprise, dépassait le cent mille dollars.Le 18 août précédent, les officiers du Comité de la Survivance française avaient eu la joie de remettre cet argent à Son Excellence Monseigneur Robichaud, au cours d’une grande manifestation de fraternité française à Edmundston, Nouveau-Brunswick.La souscription ajoutée à celle qui s’est faite en Acadie même a porté les fruits qu’en espéraient ses promoteurs.Le journal acadien « L’Évangéline )) est redevenu quotidien depuis près de deux ans et son influence ne cesse de grandir pour le plus grand bien de la cause française dans les Maritimes.Radio-Ouest : Deux ans après la campagne en faveur de la presse acadienne, le Comité di la Survivance faisait converger ses efforts vers nos compatriotes de l’Ouest canadien.Ceux-ci étaient aux prises avec un problème redoutable: la radio était en train d’angliciser leurs foyers.Seuls d’abord, puis avec l’appui du Comité de la Survivance Française, ils avaient tenté d’obtenir des émissions françaises de la radio d’État.Dix années de démarches avaient abouti au résultat suivant: une heure de français par jour au poste central de Watrous, heure qui convenait plus ou moins à chacun des groupes provinciaux.Cette concession était accompagnée d’un conseil: érigez vos propres postes.Le conseil pouvait être séduisant.Il n’était pas facile d’exécution.Nos compatriotes de l’Ouest canadien entreprirent néanmoins de le mettre à exécution, avec l’appui de toutes nos sociétés patriotiques, en particulier du Comité de la Survivance Française.A l’automne de 1945, une souscription fut lancée dans tout le pays pour ramasser les fonds nécessaires.Le Comité de la Survivance recueillit dans l’Est du Canada et aux États-Unis un montant de $211,483.80.Placé en fidéi-commis, ce montant avec les intérêts fut remis aux comités provinciaux de la radio française au moment de la construction des postes.Le poste CKSB, de Saint-Boniface, au Manitoba, reçut $45,000.00 lors de son inauguration, en mai 1946.Celui de CHFA, à Edmonton, Alberta, reçut $50,000.00 en novembre 1949.Le Comité a remis à la fin de l’année 1951 une somme de $125,000.00 à nos compatriotes de la Saskatchewan dont les deux postes français sont en construction à Gravel-bourg.Ajoutons, pour compléter ce résumé de la question, que nos compatriotes de l’Ouest ont versé eux-mêmes près d’un demi-million à cette entreprise de la radio française, bien qu’ils ne soient que cent cinquante mille.Le Fonds Jean Talon: Les membres du Comité de la Survivance Française avaient songé, dès les débuts, à créer un Fonds patriotique dont les revenus pourraient assurer la vie du Comité.Ce Fonds fut établi par décision de la session plénière en septembre 1942.Le bureau en adopta les règlements et lui donna le nom de Fonds Jean Talon le 21 novembre de la même année.Les parrains du projet envisageaient un montant minimum de cent mille dollars.Les dépôts faits au Fonds chaque année s’élèvent maintenant à quinze 1952 LE TROISIÈME CONGRÈS DE LA LANGUE FRANÇAISE 655 mille dollars.Il y a lieu d’espérer que la tenue du Troisième Congrès de la Langue française permettra de hausser ce chiffre et de le rapprocher du cent mille dollars désiré.L’Ordre de la Fidélité Françaises Un autre projet mis de l’avant dès les débuts du Comité avait été celui d’une décoration destinée à couronner les mérites des apôtres de la culture française au Canada et aux États-Unis, le projet finit par se concrétiser à Ottawa, le six octobre 1947, lors de la onzième session du Comité de la Survivance.Les membres décidèrent alors la création de l’Ordre de la Fidélité Française, avec diplôme et médaille de vermeil.Il fut résolu que les promotions relèveraient du Comité de la Survivance Française, que le président d’honneur du Comité en serait le Chancelier et le secrétaire, le Recteur.Une première collation eut lieu le 25 septembre 1948.La médaille de l’Ordre fut décerné à Nosseigneurs Arthur Béliveau, archevêque de Saint-Boniface au Manitoba, Georges Courchesne, archevêque de Rimouski, à Mgr Joseph-Alfred Myrand, P.D., curé de Sainte-Anne d’Ottawa, à messieurs Orner Héroux, rédacteur en chef du journal (( Le Devoir », et Émile Lauvrière, de Paris.La remise des insignes de l’Ordre donne lieu, chaque année, à une imposante cérémonie lors de la session annuelle du Comité de la Survivance Française.Publications du Comité: Outre la revue et le calendrier, le Comité de la Survivance a préparé et diffusé) depuis sa fondation, plus de vingt mille brochures, au-delà de cent mille pancartes destinées à faire connaître le fait français en Amérique.Chaque année paraît un volumineux rapport sur la vie française aux États-Unis.Il a publié également deux recueils de nos meilleurs chants de folklore et plusieurs volumes.Les principaux sont les suivants: « La vocation de la race française en Amérique du Nord »; (( Nos pionniers de l’Ouest )); « La Renaissance acadienne au XXième siècle )).Ces deux derniers sont dus à la plume d’un des directeurs du Comité, le Rév.Frère Antoine Bernard, C.S.V.L’Association des Educateurs: L’école est l’un des bastions de la culture française au Canada et aux États-Unis.Le Comité de la Survivance s’y est intéressé dès ses premières années, principalement dans les régions où les nôtres sont en minorité.Il les a soutenus dans leurs luttes scolaires par son appui moral, ses démarches répétées auprès des pouvoirs officiels, des dons en argent et en livres.Devant l’ampleur de la tâche, il a senti la nécessité d’un organisme spécialement voué au maintien et au progrès de nos institutions d’enseignement.En octobre 1947, il fondait l’Association Canadienne des Éducateurs de Langue française.Après des débuts un peu difficiles, cette société semble maintenant solidement établie.Sous la direction de son président, Mgr A.-M.Parent, P.D., vice-recteur de l’Université Laval, elle vient de tenir son quatrième Congrès annuel à l’Université Saint-Joseph près de Moncton, au Nouveau-Brunswick.Le gouvernement du Canada, les gouvernements de plusieurs provinces avaient envoyé d’imposantes délégations.Les travaux présentés au Congrès étaient solidement documentés et donnèrent lieu à d’intéressantes discussions.D’autres sociétés: Le Comité a fondé ou contribué à établir d’autres sociétés patriotiques.Citons seulement le Comité d’Orientation franco-américain, les groupements des Étudiants de l’Acadie, de la Nouvelle-Angleterre, de l’Ouest canadien, l’Association 656 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Mars des boursières en sciences ménagères.l’Association acadienne d’Éducation au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse.Il s’emploie présentement à grouper la jeunesse canadienne-française et franco-américaine dans une vaste fédération patriotique afin d’assurer la relève.Le Comité d’Orientation franco-américain, de son côté, vient de constituer une Fédération des femmes franco-amé-ripaines.,J i : ¦ Les Bourses d’étude: Dans le but d’assurer à nos groupes minoritaires les élites dont ils ont besoin, le Comité de la Survivance a sollicité et obtenu des institutions d’enseignement de la province de Québec des bourses d’étude aux dégrés primaire, secondaire et universitaire.Des centaines de jeunes gens et de jeunes filles ont bénéficié depuis quinze ans de bourses d’études d’une valeur globale de près de cinq cent mille dollars.Beaucoup d’entre eux sont maintenant les apôtres de la culture française dans leurs milieux d’origine.Dans l’Ile du Prince-Édouard en particulier l’œuvre des bourses a, permis la reconstitution d’un clergé et d’une élite laïque de langue française.On peut dire qu’elle a ainsi largement contribué à redresser une situation qui semblait presque désespérée.¦ • .' • ¦ .; : u ' ¦ ’ ! U D.ajs :v.:, i: ! Causeries radiophoniques: En septembre 1943, le Comité de la Survivance obtenait de Radio-Canada une émission mensuelle d’un quart d’heure sur le réseau français.Chaque mois depuis lors un conférencier a étudié à la tribune de Radio-Canada un aspect de notre vie nationale.L’ensemble de ces causeries constitue une précieuse documentation., , .ô • '5•: ' :• .i ¦ ; « • .i .’ ;» j.j :.< j\ l : : .' * '• ! i • JV; ' U Conclusion: Les membres du Comité de la Survivance Française ont siégé chaque année en session plénière.La réunion de 1951 a été la quinzième depuis la fondation du Comité.Le bureau a tenu cent vingt-huit assemblées.Ces rencontres ont permis au Comité d’avoir constamment une vue d’ensemble de la situation de la race française au Canada et aux États-Unis et de prêter un concours empressé à nos compatriotes.En guise de conclusion à ces quelques notes, il convient de citer quelques témoignages rendus au Comité de la Survivance, en 1947, lors de son dixième anniversaire: (( Dix ans au service d’une grande idée )), c’est ainsi que le Devoir qualifie cet organisme; et (( dix années de gloire » de continuer L'Evangeline car « les accomplissements des débuts laissent prévoir des réussites encore plus admirables et plus profitables pour la race‘française en Amérique.)) La Presse, de Montréal, écrit de son côté: (( Le travail constructif du Comité de la Survivance, au point de vue national, mérite qu’on s’y arrête et qu’on l’aide, afin que, partout où vivent quelques groupes des nôtres, s’affirme le fait français.» Le Droit, d’Ottawa, ajoute que « depuis dix ans le Comité s’est appliqué à faire un travail d’équipe pour assurer d’une façon méthodique et tenace l’épanouissement de l’esprit français et catholique en Amérique.Les minorités franco-canadiennes lui en savent infiniment gré.» Toute l’importance du Comité, M.Héroux la résume dans les termes suivants: On a depuis dix ans forgé un instrument puissant, réalisé une œuvre considérable, susceptible de développements indéfinis dont le besoin s’affirme avec une netteté chaque jour plus grande.A nous d’apporter aux courageux initiateurs la plus solide collaboration.)) 1952 LE TROISIÈME CONGRÈS DE LA LANGUE FRANÇAISE 657 Notes biographiques CONCERNANT LES MEMBRES DU N ,.».\ Comité de la Survivance Française CYRILLE-F.DELÂGE Nê à Québec, le 1er mai, 1869, fils de Jean-Baptiste Delâge, notaire, et deMarie-Emma-Elmire Fraser.Il fit ses études au Séminaire de Québec, 1881-89, et à l’Université Laval, 1889-92.Notaire en 1892.Notaire de la Commission du Havre de Québec, de la Banque de Montréal, de la Banque d’Hochelaga et de la Banque Canadienne Nationale {succursales en la ville de Québec).Député du comté de Québec à VAssemblée législative, 1901-1916.Député-orateur de VAssemblée, 1909-1912, et président {orateur) de VAssemblée, 1912-16.Surintendant de V Instruction Publique de la Province de Québec, 1916-39; Membre du Comité Catholique depuis 1905.Membre ex-ofidcio du Comité Protestant, 1916-1939; Membre de la Chambre des Notaires, 1903-48; Président de ladite Chambre, 1936-39; Président de la Commission Scolaire Catholique de la Cité de Québec, 1947-52.Président dû Fonds Patriotique de Québec, 1914-23 {pendant toute la guerre).Membre de la Société Royale du Canada {section française) dont il fut le Président, 1922-24; Président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec, 1909-10, après avoir été son secrétaire-trésorier; Président de la Société du Parler Français, 1922-24; Président de la Société Géographique de Québec; Président de la Société d’Histoire régionale de Québec; Président d’Honneur de VInstitut Canadien de Québec; Président d’Honneur du Comité de la Survivance Française en Amérique.Un des Commissaires Censeurs de la Banque Provinciale du Canada, 1926-39, et des Administrateurs de V Alliance Nationale, 1938-48.Oeuvre écrite: Rapports, comme Surintendant de V Instruction publique, 1916-39.Discours et Conférences, 1919.Discours et Conférences, 1927.Titres et distinctions honorifiques: bachelier ès-lettres, 1889; bachelier en droit, 1892; Docteur en droit, 1908; Dodeur ès-lettres, 1919, Université de Montréal; Docteur en pédagogie.Université de Montréal, 1930; Docteur en droit.Université d’Ottawa, 1946.Prix Angers & Tessier, médaille d'argent; Prix Stanley, médaille d’or; Prix Casgrain en droit criminel, Faculté de Droit, Université Laval 1892; Médaille de première Classe commémorative du Comité de Secours: Belgique, 1935; Commandeur de l’Ordre de Pie IX, 1928; Diplôme du grand mérite.Ordre du mérite scolaire, province de Québec, 1930; Médaille de T Alliance Française, France; Compagnon dans l’Ordre de St-Michel et de St-Georges {C.M.G.), 1935; Officier de VAcadémie, 1911; Officier de l’Instruction publique, 1918, et chevalier de la Légion d’honneur, 1935.* * * ABBÉ ADRIEN YERRETTE L’abbé Adrien Verrette est né à Manchester, N.H., le 18 juillet 1897, fils de Moïse V errette, négociant et ancien maire, et de Virginie Pigeon.Il fréquenta VAcadémie St-Augustin de sa paroisse, pour entrer ensuite au séminaire St-Charles de Sherbrooke, puis au collège de l’Assomption de W or Chester. 658 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Mars Gradué en 1917 du Boston College dirigé par les Pères Jésuites.Il se rendit ensuite au séminaire Sainte-Marie de Baltimore, Md., puis à V Université Catholique de Washington, D.C.Ordonné prêtre, le 8 mai 1921, par feu Mgr Georg es-Albert Guertin, en V église St-Augustin de Manchester, à Voccasion du cinquantenaire de la fondation de cette paroisse par Messire Joseph-Augustin Chevalier.Il fut successivement vicaire à St-Georges {Manchester), Littleton, Laconia, Somersworth, Franklin et Newmarket.En 193If, il était nommé assistant à St-Antoine de Manchester; le 21f mai 191f0, feu Mgr John B.Peterson le riommait curé de Saint-Mathieu de Plymouth.L'abbé Verreite a corisacré beaucoup de son temps à Vétude de l'histoire religieuse aux Etats-Unis.Il est V ardeur de plusieurs monographies, études et conférences sur le rayonnemerd de nos œuvres religieuses et sociales chez les Franco-Américains.Il est le compilateur de « La Vie Franco-Américaine ».En 1937, il était nommé secrétaire adjoint pour la Nouvelle-Angleterre, à l'occasion du Deuxième Congrès de la Langue Française à Québec.Docteur ès lettres {Laval) et Officier d'Académie, il est aussi président de l'importante commission des archives de l'Association Canada-Américaine, et l'un des membres fondateurs et directeurs du Comité de la Survivance à Québec.Membre de l'Institut Français de Washington, il est aussi l'un des directeurs de la Société Historique Franco-Américaine.Depuis plusieurs années, il est membre actif de plusieurs sociétés historiques, la New Hampshire Historical {New York), l'Américan Catholic Historical {Philadelphie).Il est aussi membre bienfaiteur de la Société Canadienne d'Histoire de l'Eglise Catholique {Ottawa).A Plymouth, il est vice-président du comité de la Croix Rouge, directeur et syndic de la Sceva Speare Memorial Hospital.Deven u président de la Survivance Française en octobre 191f9, il est aussi le président de la Société Historique Franco-Américaine, et directeur du Comité d'Orientation Franco-Américaine.ERNEST-C.DÉSORMEAUX Né à Salem, Mass, le 9 décembre 1895.Cours primaire et secondaire à Embrun, Ontario.Diplôme d'enseignement supérieur de l'Ecole Normale d'Ottawa, comptable licencié de la province d'Ontario et licencié en Sciences Sociales.Il enseigna dans les écoles séparées de l'Ontario puis devint secrétaire-trésorier de la Commission des Ecoles séparées d'Ottawa.Fonctionnaire depuis 191f0, il est secrétaire de la Commission d'Assurance-chômage; en plus, professeur de sciences sociales et d'économie politique à l'Université d'Ottawa.Il est le 1er vice-président du Comité de la Survivance Française, le président de VAssociation canadienne-française d'Ê-ducation d'Ontario, le président d'honneur de VAssociation Canadienne des Éducateurs de Langue française, le vice-président de l'Association Internationale des services publics de placement et fait partie de V Association Saint-Je an-Baptiste ainsi que des Universitaires Catholiques.En 191f5, il décrochait la médaille de l'Institut professionnel du Service Civil du Canada pour sa thèse sur Vassurance-chômage.L’Université d'Ottawa lui a conféré le titre de Docteur en Droit, honoris causa.* * * DOCTEUR GEORGES DUMONT * ¦ Date et lieu de naissance: 25 juin 1898, St-Anselme, Dorchester, P.Q.Études: au Collège Ste-Anne de la Pointe-de-VÉglise, N.E., de 1907 à 1913, où il obtient son diplôme commercial, puis à Caraquet et Bathurst, de 19Ij.à 1920, où il obtient son B.A., de l'Université du Sacré-Cœur.Reçu médecin à Laval en juin 1925, Profession, postes occupés: S'installe à Campbellton, N.B., comme médecin et graduellement se spécialise en chirurgie générale à VHôtel-Dieu de Campbellton où il est, depuis quelques années, chirurgien en chef et, depuis 5 ans, président 1952 LE TROISIÈME CONGRÈS DE LA LANGUE FRANÇAISE 659 du bureau médical.A été pendant cinq années membre de VExécutif de la Société Médicale du Nouveau-Brunswick.Sociétés patriotiques ou autres: Pendant quelques années, s’occupe de VA.C.J.C.et en devient le Président régional.Depuis 15 ans, s’occupe du Journal Acadien: vendant plusieurs années, président de l’Evangéline Liée, et encore actuellement membre du Comité de la Bonne Presse et directeur de VImprimerie Acadienne Liée.Membre fondateur de l’Association Acadienne d’Éducation en 1936, et toujours depuis membre de son Comité d’Administration.Membre de la Société VAssomption depuis de nombreuses années.Membre du Comité de la Survivance Française depuis 19f5.Membre de la Commission scolaire de Campbellton depuis Wfb.Distinctions honorifiques: Docteur en Sciences Sociales, honoris causa, de V Université du Sacré-Cœur en juin 19f9.Chevalier de l’Ordre de St-Grégoire le Grand en 1950.* * * PÈRE ARTHUR JOYAU, O.M.I.Né à Sainte-Agathe, Manitoba, le 28 février 1883.École primaire, puis cours privés auprès du Curé.Études classiques aux Trois-Rivières, 1899-1903; B.A.de l’Université Laval.1903-190f, au noviciat des Obi at s, à Lachine.190f-1905, année de philosophie au scolasticat des 01 lots, à Rome.1905-1909, théologie au scolasticat d’Ottawa.1908, ordination sacerdotale.1909-191f, enseignement de l’Écriture Sainte, et de sciences au scolasticat d’Ottawa.191f-1932, au Cap-de-la-M adeleine, desservant des pèlerins, rédacteur des Annales, directeur des retraites fermées et aumônier des Voyageurs de Commerce des Trois-Rivières; supérieur, 1926-1932.1932-193f, à Saint-Pierre-Apôtre, Montréal; curé de la paroisse, supérieur de la Maison, membre de VAdministration provinciale des Oblats de l’Est du Canada.1931f.-19f5, à Hull; directeur du Secrétariat de VAssociation Cnaadienne-Fran-çaise d’Éducation d’Ontario.1938-191f.fi, membre du Comité de la Survivance Française, directeur du Bureau, vice-président d’honneur depuis 19fi5.191f.lf, en repos à Hull.* * * HENRI BOISVERT, NOTAIRE Né à Manchester, N.H., le 10 juillet 1880; retour au Canada en 188f.Études secondaires au Séminaire de Nicolet; B.A.de l’Université Laval eu 1900.‘ 1900 à 1906, s’occupe d’affaires; 1906 à 1909, études du notariat à l’Université Laval, admis à la pratique en 1909; 1909-1924., pratique le notariat à T Islet ; 13 ans secrétaire-trésorier de la Commission Scolaire et de la Municipalité de V Islet; 1923, nommé députê-registrateur à Québec; 1937, premier président de la Société St-Jean-Baptiste de Québec après la réorganisation, 1937-1939.Nommé directeur du Comité de la Survivance Française en 1937, pour y représenter la St-Jean-Baptiste; secrétaire de ce même Comité pendant 6 ans; vice-président et puis trésorier depuis 194%.Dhecteur de la Société d’Établissement rural.Directeur de l’Institut Canadien de Québec.* * * ABBÉ PAUL-ÉMILE GOSSELIN Naissance: Saint-Maxime de Scott, 9 mai 1909.Études: Cours commercial au collège des Frères Maristes à Saint-Georges de L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Mars (1929).Antérieurement, il avait publié: Le Petit Séminaire de Montréal (1918), Saint-Jacques de Montréal (1923), Marges d’Histoire, Vol.I, l’Art au Canada. 1052 LE TROISIÈME CONGRÈS DE LA LANGUE FRANÇAISE 665 (19S9), Vol II, Montréal {1929), Vol III, Saint-Sulpice {1930).Depuis qu’il est recteur de V Université, il a publié « Nos Messieurs )) {1936), Propos et Portraits {19^1), « Aux Louisianais )) {191/.3), « Moisson de Ville-Marie)) {191^3) « Le Mexique de mes souvenirs )) {194.5), (( Par voies et par chemins de l’air )) {1947), (( L’École Polytechnique de Montréal » {1948), sans parler des travaux fournis aux revues, aux Mémoires de la Société Royale, aux treize « Cahiers des Dix )), et autres collaborations.En 1929, il devint supérieur de l’Externat classique de Saint-Sulpice; en 1934, il devenait Recteur de l’Université de Montréal; en 1937 il était fait prélat de Sa Sainteté.Depuis, Monseigneur Maurault a représenté l’Université avec dignité dans diverses occasions, en Acadie, à la Louisiane, au Texas, en Ontario, au Mexique et en Amérique du Sud; il a reçu de nombreuses distinctions, au cours de sa carrière littéraire, universitaire et patriotique.Voici quelques-uns des titres et décorations de Mgr Maurault: Membre de la Société Royale du Canada {1931), membre du groupe des Dix, officier de VInstruction Publique {France), président de la Société Historique de Montréal {1941), officier de l’Étoile Noire {France), prieur du Chapitre du Saint-Sépidcre, L.L.D.de l’Université d’Ottawa, L.L.D.de l’Université McGill, Docteur cs-Lettres de l’Université Laval, D.C.L.de l’Université Bishop, Médaille du Jubilé de George V, médaille du Couronnement de George VI, officier del’Ordre Latin, Commandeur de l’Ordre (( Honneur et Mérite )) d’Haïti, C.M.G.{1943), L.L.D.de l’Université du Manitoba, médaille Kornman de l’Académie Française, officier de l’Ordre du Libérateur San-Martin {1948), Maître ès-jeux floraux, Toulouse {France), {1949) * % * MONSEIGNEUR FERDINAND VANDRY, P.A.Né à Rivière-du-Loup, P.Q.,le8 décembre 1887, fils de Joseph-Ulric Vandry et de Caroline F) user.Il a fait ses études secondaires au Séminaire de Québec où il obtint en 1910 le titre de bachelier-ès-arts.Il a complété ses études philosophiques et théologiques à V Université Laval, Québec, obtenant sa Licence en Philosophie en 1911, et son Doctorat en Théologie en 1921.Ordonné prêtre à Québec, le 26 avril 1914- H fut professeur au Séminaire de Québec de 1915 à 1917, puis enseigna la théologie au Grand Séminaire de Québec de 1917 à 1921 et de 1926 à 1942.Il fut Directeur puis Supérieur du Grand Séminaire, de 1938 à 1945; occupant les fonctions de Doyen de la Faculté de Théologie de l’Université Laval de 1943 à 1945.Nommé chanoine honoraire du Chapitre Métropolitain de Québec en 1938, il fut créé Chanoine titulaire du même Chapitre en 1940, et choisi par Rome comme Prélat Domestique de Sa Sainteté le Pape, en 1943.Nommé Recteur de l’Université Laval de Québec en décembre 1945.Il devint, la même année, Vicaire Général de VArchidiocèse de Québec, et Archidiacre du Chapitre Métropolitain de Québec en janvier 1946.Rome le nomma Protonotaire Apostolique en 1945.Président de VAcadémie Canadienne Saint-Thomas d’Aquin, depuis 1944-, H est aussi Vice-président de la Conférence Canadienne des Universités, depuis 1948, et Directeur de la ligue Anti-Tuberculeuse de Quebec, depuis 1946.Il a été nommé par Sa Majesté le Roi, le 1er juillet 1946, Compagnon de l’Ordre Très Distingué de Saint-Michel et de Saint-Georges: C.M.G.Est Docteur en Droit (( honoris causa )) des Universités suivantes: Fardham University, New York, 1947; Université d’Ottawa; University of Toronto; University of Oxford {England) 1948.Est Chevalier de la Légion d’Honneur, depuis décembre 1947.Est aussi Docteur en Droit (( honoris causa )) de V University of Western Ontario, 1949, et de VUniversité d’Edmonton, Alberta, 1949; Docteur en Philosophie-Lettres (( honoris causa )) de V Université de Louvain, 1949. 666 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Mars Il est le vice-président de la Conférence Nationale des Universités Canadiennes; membre de VExécutif de /’« Association of Universities of the British Common-walth )); membre du Bureau de direction de la Fédération des Universités catholiques {Rome); délégué au Congres de VAssociation des Universités du Commonwealth, tenu à Oxford, Angleterre, en juillet 19J/.8; délégué et conférencier au Congrès international de (( Pax Christi )) tenu à Lourdes en juillet 191^9; a représenté V Université Laval au premier congrès de la Fédération internationale des Universités catholiques tenu à Rome en septembre 19J/.9.* * * PÈRE JEAN-CHARLES LAFRAMBOISE, O.M.I.Date et lieu de naissance: le 11 septembre 1905, Masson, Qué.Études: Université d’’Ottawa, 1918-1927 B.A.et Doctorat en Philosophie.Ange-licum, Rome, 1927-1932: Doctorat en Théologie.Profession, postes occupés: Professeur de théologie dogmatique.Université d'Ottawa, de 1932 à 194.6; secrétaire de la faculté de théologie de 1934 à 1942; doyen de la faculté de théologie de 1942 à 1946; supérieur du Séminaire Universitaire d'Ottawa de 1937 à 1946; Recteur de l'Université d'Ottawa depuis 1946; Consult eur provincial des O.M.I.depuis 1946.Membre de VAcadémie canadienne de St-Thomas d'Aquin dont il est le vice-président d'honneur; du Comité de la Survivance Française en Amérique et 2e vice-président de VAssociation des Educateurs de langue française.Docteur en Droit (( honoris causa )) de V Université Laval en 1948; Docteur (( honoris causa )> de V Université de Montréal en 1949; Président honoraire de National Federation of University students.MONSEIGNEUR ALBERT TESSIER, P.D.Né le 6 mars 1895, à Sainte-Anne de la Pérade.Éducation: Collège de Ste-Anne de la Pérade, Séminaire Saint-Joseph, Faculté de Théologie au collège Angélique {Rome), Institut Catholique de Paris.Visiteur des Écoles Ménagères et propagandiste de Véducation familiale {Québec).Membre de la Société Royale; de la Société d'Histoire Régionale, de la Société d'Histoire du Canada; du Comité dx la Survivance Française; de la Société des « Dix ».Oeuvres: Fastes trijluviens (1931); Jacques Buleux (1934),’ Trois-Rivières (1934).* * * CALIXTE-F.SAVOIE Né à Bouctouche, au Nouveau-Brunswick, en 1895, de François-A.Savoie et de Rose-Anna Caissie.Études au couvent des Sœurs de la Charité, puis à l'école normale de Fré-dericton, où il obtient un brevet d'enseignement.Instituteur aux comtés de Kent et de Westmorland, de 1913 à 1916.Prend son brevet de classe supérieure à l'école normale de Frêdericton, puis devient, en 1917-18, principal de l'école supérieure d'Edmundslon, au Madawas-ka.Après un service militaire (1918), il est nommé vice-président du High School de Sussex, N.B.Obtient, en 1921, son brevet de Grammar School et accepte le poste de principal au High School de Sussex.Tout en dirigeant cette école, il poursuit des études personnelles et décrochera en 1926, son baccalauréat ès arts à l’Université Saint-Joseph.Principal du High School d'Edmunds-ton (Madawaska) en 1922, il quitte l'enseignement, en 1926, pour accepter le poste de secrétaire-trésorier général de la société mutuelle de V Assomption, qui comptait alors 4,000 membres et un actif 1952 LE TROISIÈME CONGRÈS DE LA LANGUE FRANÇAISE 667 de SJ50,000.En vue d'acquérir une compétence dans son nouveau champ d'action, il suit des cours par correspondance avec V Université de Wisconsin, pendant deux ans.M.Calixte Savoie est donc gérant général de la Société de VAssomption depuis un quart de siècle.Cette société acadienne compte aujourd'hui 53,000 membres et son actif se chiffre à six millions de dollars.M.Savoie est aussi directeur du journal L’Évangéline, de Moncton; Vice-jorési-dent de VAssociation Acadienne d'Education; Directeur du Comité permanent de la Bonne Presse Acadienne; Membre du Comité de la Survivance Française; A gent consulaire de la France à Moncion; Trésorier diocésain de la Ligue du Sacré-Coeur, et Professeur à l'Université Saint-Joseph.Il fut pendant un an,— 19j8-19—, président de la Canadian Fraternal Association.Le problème de l'enseignement du français dans les écoles acadiennes l'a toujours vivement intêréssé.Il reçut de Rome, en 1939, la médaille (( Pro Ecclesia et Pontifies » pour les services signalés rendus à l'Eglise et à l'Acadie.Autres décorations: l'Ordre du Mérite Scolaire acadien; l'Ordre du Mérite Coopératif {19f9).Marié en 1918 à Albertine Soucy, M.Savoie est le père de treize enfants, dont dix sont vivants.L'une de ses filles est religieuse de la congrégation de Nolre-Dame-du-Sacré-Cœur, au Nouveau-Brunswick.* * * HENRI BLANCHARD Né à Rustico, dans Vile du Prince-Edouard, le 16 juin 1881.Il fit ses études finales à l'Université Saint-Dunstan, le Charlottetown, au collège d'Agriculture le Guelph (Ontario), et séjourna quatre mois à Paris en 1938.Professeur au collège Saint-Dunstan, à Charlottetown, 1907-1911.Professeur au Collège Prince-de-Galles, à Charlottetown, 1910-19j8.Vice-principal de cette dernière institution, 1937-191^8.Professeur aux cours d'été de l'Université Mount-Allison à Sackville, N.B., 1932-38.Sociétés diverses: Premier Vice-président, Société Nationale de VAssomption; Président, Société St-Thomas d'Aquin; Président de la Société historique et littéraire Acadienne; Président de la Caisse populaire de la ville de Charlottetown; Membre du Comité de la Survivance Française; Membre du Comité Permanent de la Bonne Presse; Membre du Comité de V Association CanadAenne des Educateurs de Langue Française.Oeuvres écrites: Histoire des Acadiens de Vile du Prince-Edouard (1927); Les Acadiens de Vile du Prince-Edouard (1921); Rustico, — Paroisse Acadienne (1938); Une centaine d'articles historiques dans les journaux et revues des Provinces Maritimes, en français et en anglais.Distinctions honorifiques: Médaille, Prix de la langue française (1938), Académie Française.Diplôme d'honneur: Alliance Française.Certificat: La Société du Bon Parler Français.Diplôme: Mérite Scolaire: VAssociation Acadienne d'Éducation.Docteur ès-lettres, honoris causa, l'Université Laval, 191^9.M.Blanchard a épousé, en 1912, Ur-side Gallant, et huit enfants leur sont nés.Ajoutons que l'œuvre actuelle du relèvement du groupe acadien de V Ile du Prince-Edouard est, en grande partie, le fruit de l'initiative et de l'inlassable dévouement de M.Blanchard.* * * LOUIS D’ENTREMONT Né à Pubnico-Ouest, Nouvelle-Écosse, le 16 août 1881, Louis d'Entremont appartient à l'une des plus anciennes tiges acadiennes de la Baie Sainte-Marie.Il fit ses études au collège Sainte-Anne, tenu par les Eudistes à la Pointe-de-VÉglise, et se consacra ensuite à Venseignement.C'est surtout comme inspecteur d’écoles L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Mars 668 que Louis d’Entremont a accompli une œuvre de relèvement du peuple acadien de la Nouvelle-Écosse groupé du côté de la Baie Sainte-Marie.Il a succédé au regretté François Comeau comme membre du Comité de la Survivance Française.M.d’Entremont s’est aussi intéressé à la société de V Assomption.* * * MONSEIGNEUR VICTOR PRIMEAU Monseigneur Victor Primeau, P.D., curé d’une importante paroisse de la ville de Chicago, représente au Comité de la Survivance Française l’élément français du Centre et de l’Ouest des États-Unis.Bien qu’il ne puisse pas facilement participer de façon active aux travaux du Comité, Mgr Primeau, resté français d’esprit et de cœur, s’intéresse au mouvement de la Vie française, aux initiatives de ses collègues.Le Comité de la Survivance française le compte parmi ses bienfaiteurs insignes.* * * JEAN-JACQUES TREMBLAY Date et lieu de naissance: 3 mars 191f; Roberval, Lac Saint-Jean, P.Q.Études: primaires à Roberval; secondaires au Séminaire de Chicoutimi et à l’Université d’Ottawa; universitaires: Institut de Philosophie de VUniversité d’Ot-tawa; Ecole des Sciences Politiques; Maître-ès-Arts; Docteur en philosophie.Profession, postes occupés: Secrétaire général de l’Union St-Joseph du Canada.Fut professeur de philosophie à la faculté de philosophie de V Université d’Ottawa et aussi chef du secrétariat de l’Union des Jeunesses Catholiques canadiennes.Co-fondateur de la Société Richelieu, et président général de 19f5 à 194.9.Membre du Comité de la Survivance Française en Amérique; Président de l’Union des Mutuelles-vie françaises d’A-mérique; membre du Conseil Supérieur de la Coopération; directeur de V Association canadienne-française d’Education d'Ontario; membre du Club Richelieu d’Ottawa-H ull.Oeuvre littéraire: Patriotisme et Nationalisme (Prix David 1941)- * * * ALPHONSE COMEAU Date et lieu de naissance: Saulnierville, paroisse du Sacré-Cœur, N.E., le 16 février 1911.Études: l’école du village jusqu’en 1924; Collège Sainte-Anne de 1924 à 1932; B.A.en 1932;Maîtrise, Collège Sainte-Anne en 1937; un semestre à l’Université Columbia, New York, en 1946; brevet académique de la N.E.en 1941 à la suite de cours d’été.Profession, postes occupés: Professeur au Collège Sainte-Anne, de 1930 à 1931; principal de l’école de Meteghan River.1933 à 1937; professeur de français d l’école supérieure de Bridgewater de 1937 à 1941 ; inspecteur d’écoles du comté de Richmond de 1941 à 1948; inspecteur d’écoles de la division Clare-Argyle depuis 1948; visiteur des écoles acadiennes depuis 1941.Membre de la Société VAssomption; dv Comité de la Survivance Française en Amérique; du Comité Permanent de la Bonne Presse; du Comité des écoles bilingues, de l’Institut Sigogne et membre fondateur de la Société St-Pierre au Cap-Breton.Marié et père de trois enfants.* * * THOMAS-J.ARCENEAUX Il naquit à Lafayette, Louisiane, en 1908.Il étudia au Southwestern Louisiana Institute de Lafayette, où il obtint son B.S.en 1929.Il conquit son M.S.à l’Agricultural College of Texas, en 1931, puis son P h.E.à V Iowa State College, en 1935.M.Arceneaux est le « Dean » —ou doyen — du Collège d’Agriculture qui fonctionne, à Lafayette, dans les cadres du Southwestern Louisiane institute.Il y jouit d’un prestige considérable, tant dans le domaine technique et scientifique que d’un point de vue patriotique, acadien et catholique.M.Arceneaux est, LE TROISIÈME CONGRÈS DE LA LANGUE FRANÇAISE 669 t.id in a \ i i - " « ¦; fil » il! ri .depuis 1948, le représentant delà Louisiane au Comité de la Survivance Française.Il prit part à la session plénière d’octobre 1949, à Québec.M.Arceneaux est aussi membre des Sociétés suivantes: American Society of Agronomy, — American Genetic Association, — American Education Association.Il a publié de nombreux articles et études scientifiques dans les journaux des États-Unis.M.Arceneaux est chevalier de VOrdre de Saint-Grêgoire-le-Grand.Il a épousé mademoiselle Melchior, une Louisianaise qui tient, par sa mène, à la famille des Laforest de la région de Joliette, au pays de Québec.* * * GÉRARD PICARD Né à Stratford Centre, comté de Wolfe, P.Q., M.Picard fit ses études commerciales à VAcadémie LaRocque, Sherbrooke, ses études classiques au Petit Séminaire de Québec, et ses études de Droit à V Université Laval de Québec.A été reporter à (( U Événement )), quotidien du matin à Québec, et à « U Action Catholique )), journal du soir à Québec.A été élu secrétaire de la C.T.C.C.en juillet 1934 et a occupé ce poste jusqu'en septembre 1946 alors qu’il a été élu président général de la C.T.C.C., organisation syndicale.Vice-président du Conseil supérieur du Travail de la province de Québec.Membre du Conseil National des Relations ouvrières, Ottawa.A été membre du Conseil National du Travail en temps de guerre, Ottaiva, et du Comité consultatif du Service sélectif national, Ottawa.A été délégué à Genève, en 1936, comme conseiller technique du délégué ouvrier canadien à la Conférence Internationale du Travail.A occupé le même poste à la Conférence internationale du Travail à Montréal, 1946.A fait partie du Conseil d’orientation économique de la piovince de Québec; du comité conjoint de la confection pour hommes et garçons de la province de Québec: du comité conjoint de Vindustrie du meuble de la pro- vince de Québec et de plusieurs conseils d’arbitrage.A été professeur à la Facidté des Sciences Sociales de V Université Laval de Québec, en 1945-1946.A épousé, le 23 mai 1936, Marguerite Raymond, G.M.E.de Québec.Cinq enfants nés de ce mariage: Louise, Hélène, Raymond, Gisèle, et Claire.^ * PÈRE THOMAS-MARIE LANDRY, O.P.Date et lieu de naissance: le 28 mars 1909, à New Bedford, Mass., l’aîné d’une famille de 9 enfants, dont 7 vivants.Études: primaires à l’école paroissiale du Sacré-Cœur, de Brockton, Mass.Secondaires et classiques au Collège de l’Assomption, P.Q.Entré au noviciat des RR.PP.Dominicains le 3 août 1927, à St-Hyacinthe, P.Q.Philosophie et théologie au Collège Dominicain d’Ottawa, 1928-1934, à la fin, grade de (( Lecteur en Sacrée Théologie ».Profession, postes occupés: Ordination sacerdotale en l’église Sle-Anne de Fall River, Mass., le 1er juillet 1933.De 1934 à 1938: professeur de théologie morale au Collège Dominicain d’Ottawa el de philosophie sociale à l’Institut Dominicain Externe de Philosophie à Ottawa.1937 à 1939: Directeur de la Maison de Retraites Fermées des RR.PP.Dominicains de St.-Hyacinthe; professeur de philosophie morale et sociale à V Institut Pie XI de l’Université de Montréal.1939 à 1942: curé de la paroisse St-Dominique de Québec, P.Q., et professeur à l’École d’Action Catholique de T archidiocèse.Depuis janvier 1942: curé de la paroisse Ste-Anne de Fall River, Mass.Membre de la Société Historique Franco-Américaine; du Comité d’Orientation Franco-Américaine; (secrétaire); et du Comité de la Survivance Française en Amérique.1946; Médaille de la Reconnaissance Française, et 1949: Chevalier de la Légion d’Honneur de France. rt70 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Marx RÉVÉREND PERE ALBERT PLANTE S.J.Le R.P.Albert Plante, S.J., est né à Manville, Rhode-Island (E.-U.), le 7 avril 1908, En 1914., ses 'parents revenaient au Canada et s’établissaient à Lorrainville, dans le Témiscamingue québécois.Après les études primaires à l’école des RR.SS.de VAssomption, ce fut le cours classique {1921-1928) au collège du Sacré-Cœur de Sudbury.Passant à Sudbury en 1937, dans sa tournée de préparation au deuxième Congrès de la Langue française, Mgr Camille Roy affirmait que ce collège lui apparaissait
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.