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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1954-12, Collections de BAnQ.

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IBUX BAVOIR POUR MIEUX SERVIR vm: Ill* SERIE! Volume 14, Numéro 4 — QUÉBEC DÉCEMBRE 1954 ¦¦¦ ; :n \v ?’ ; , "s • -¦ i : V ¦&M B æ ¦O •.< m rôvîi! L'INSTRUCTION PUBLIQUE DEPARTEMENT Attention ADAPTATION DU PROGRAMME DE RELIGION LES CLASSES SUPÉRIEURES À DIVISIONS MULTIPLES SEULEMENT POUR L’ANNÉE 1954-55 SEULEMENT Lors de la réunion du Comité catholique du 12 mai dernier, il fut décidé que toutes les classes supérieures à divisions multiples devaient suivre intégralement le programme de religion et utiliser pour chacune des années du cours, le livre correspondant de la série « Témoins du Christ ».Lorsque cette décision fut connue, on nous a fait des représentations à l’effet que cette nouvelle règlementation posait un problème d’organisation pédagogique excessivement difficile à certaine» classes supérieures qui comptent parfois, dans les écoles rurales, trois ou même quatre divisions.Nous n’avions pas l’autorité de changer quoi que ce soit à la décision prise par le Comité catholique; cependant, nous avons cru de notre devoir d’exposer de nouveau cet aspect difficile de l’organisation de ces classes lors de la réunion du Comité catholique, le 22 septembre dernier.Après une étude approfondie de cette question, il fut décidé que des directives particulières seraient donnée» aux titulaires qui enseignent dans les classes concernées.Pour faciliter la tâche de l’enseignement de la religion dans les classes à divisions multiples aux degrés de 8% 9e, 10*, 11* et 12®, certains chapitres des volumes « Témoins du Christ » utilisés dan» ces années, tout en restant matière du programme, ne seront pas matière d’examens pour ces classes; c’est-à-dire qu’ils ne feront pas l’objet de l’enseignement systématique.Ce n’est donc pas, en soi, un changement au programme, mais une adaptation pour mieux assurer la formation religieuse des élèves.Il est bien entendu, toutefois, que seule» les classes à divisions multiples, c’est-à-dire qui comptent au moins deux degrés, de la 8* à la 12® inclusivement, peuvent se prévaloir de ces indications dont le Comité de Régie du certificat d’études primaires tiendra compte dans la préparation des questionnaires d’examens officiels.La liste suivante donne en détail, pour chacun des volumes de la série « Témoin» du Christ » les divers chapitres qu’on pourra voir plus rapidement 8* année 1 — Jésus-Christ, notre vie A) Chapitres IV et V, p.33 à 44.B) Chapitre X, (111), le reste du chapitre, p.71 à 79.C) Chapitres XIII et XIV, p.90 à 101.9* année 2 — Jésus-Christ, lumière du monde A) Chapitre VII Vers une vie nouvelle, p.72 à 97.B) Chapitres XIII et XIV, p.155 à 173.10* année 3 — Jésus-Christ, notre Maître Enlever les 9 premiers chapitres Du commencement à la page 73.Approfondir davan tage les commandements de Dieu puisque c’est la partie la plus importante.U9 année 4 — L’Église, notre Mère Chapitres III et IV, p.35 à 90.André Raymond, Chef du Service des Examen» officiel». Vol.XIV, N ° 4, décembre 1954, QUÉBEC.SOMMAIRE ÉDUCATION ET FORMATION Editorial, Découvrons le vrai visage de nos élèves ! Germaine Nadeau, p.266 — La dévotion à Marie, Saint Bernard, p.267 — Jésus éclaire tout.(Synthèse du manuel de 9e année) Armand Croteau, ptre, p.269,— S.S.Pie XII, et Véducation familiale féminine, Paul-H.Carignan, ptre, p.276 — Le coin des Écoles rurales.Hommage à un instituteur rural qui a si bien su assurer la relève, Elisée Goulet, p.279 — Notre-Dame des Tout-petits, Françoise Massicotte, p.281.LEÇONS-TYPES Religion: 5e année, p.282.Langue française: 8e et 9e années, p.287; 10e année.Bataille de Carillon, Thomas Chap aïs, p.296.Langue seconde: 8e et 9e années, « La conversation anglaise à l’aide de l’image » {Méthode Filleau-Villeneuve), Sacques Poulin, p.303 ; L’Anglais au cours primaire supérieur, Sending a Telegram, Roger Hénault, p.312.Mathématiques: 4e année, p.315; 5e année, p.316; 6e et 7e années, p.317; 8e et 9e années, p.318; 10e année Générale, p.320; 11e année, p.322; 12e année, p.323.Histoire générale: 10e, 11e et 12e armées, p.325.Chimie: 10e année (Garçons), p.328; 11e année, (Garçons), p.329; 12e année (Garçons), p.330.RENSEIGNEMENTS ET DIRECTIVES: Textes littéraires à étudier, André Raymond, p.333 — Avis au personnel enseignant, p.334 — Canadian Passenger Association, p.336 — Adaptation du Programme de religion — Les classes supérieures à divisions multiples seulement — Pour l’année 1954-55 seulement, André Raymond, p.2 de la couverture.— Chronique de Pédagogie, Albert Saint-Jean, Le bon temps, Maurice Lebel, pp.3 et 4 de la couverture. Décembre EDITORIAL L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Découvrons le vrai visage de nos élèves ! 3 par Germaine Nadeau, assistante-directrice de renseignement primaire.lid d'A L était une fois deux institutrices Vune à Vautre pareille, comme deux gouttes de rosée.L’une, dès qu’elle entrevit le monde de Véducation, n’y vit que joies, succès et gentil égoïsme.Alors, se dessina en elle, comme pierre sur pierre toute une philosophie de la vie.Et cette petite vie lui plaisait infiniment.N’avait-elle pas des journées très chargées?.Pouvait-on lui demander davantage.Les élèves, confiés à ses soins, progressaient s’ils le voulaient .car son enseignement était excellent.Quant aux autres, ces mines renfrognées, .s’ils ne pouvaient pas suivre les plus brillants, ils doubleraient et c’est tout! .L’autre institutrice était née plus réaliste.La profondeur et le courage se mariaient princièrement dans son caractère.Lors même, qu elle jubilait devant les succès de plusieurs de ses élèves, son cœur s’émouvait en face des natures fermées qui constituaient une partie de son troupeau scolaire.Son sens de Vorientation, non moins que l’amour de sa profession, lui faisaient renoncer à ces joies factices que procurent les succès faciles.Elle se multipliait à la mesure des difficultés et des nécessités.Toujours, elle donnait le spectacle d’une profession forte, courageuse et fière d’elle-même.A l’exemple de cette vaillante, sans nous détacher du groupe des brillants, qui peuvent souvent se débrouiller, ne craignons pas de scruter ces visages fermés, négligés par un trop grand nombre d’éducateurs.Il y a derrière ces fronts barrés des cœurs sensibles qui implorent notre attention.Soyons bons, généreux.Entre ces âmes repliées sur elles-mêmes et nous, jetons discrètement le pont de la sympathie, et sous peu, nous assisterons à un réveil complet de personnalités que nous n’aurions jamais soupçonnées.Ces jeunes, que nous aurons aider à se découvrir, prendront leur essor et ils nous étonneront par la hardiesse de leur vol.Comme le dit si bien Jacques Maritain: « Faisons notre métier d’homme dans le monde .pour faire avancer la vie temporelle vers les rivages de Dieu.» 'lî'-Psr jr'Htu h’fsf ftUtte ai, pire f, fctei i'-ctiii piiji P fit: Germaine Nadeau. 1954 ÉDUCATION ET FORMATION 267 l !5 ;« i1 La dévotion à Marie « L’AQUEDUC » (Dans les Oeuvres complètes de Saint-Bernard.) INTRODUCTION "P J ^ A vie éternelle est une source intarissable qui arrose, que dis-je qui arrose ?qui enivre le Paradis tout entier.C’est la fontaine des jardins, et le puits des eaux vives qui coulent avec impétuosité du Liban {Cant.If., 15), c’est le fleuve qui réjouit la cité de Dieu {Ps.55, 5).Mais qu’est-ce que cette fontaine de vie, si ce n’est le Seigneur Jésus ?(.) Ce filet d’eau du Ciel est descendu à nous par un aqueduc, il ne prit point l’apparence d’une source abondante, mais, laissant tomber la grâce goutte à goutte dans nos âmes arides, il a donné aux uns plus, aux autres moins (.) Vous savez bien, en effet, à qui s’adressaient ces paroles: Je vous salue 'pleine de grâce.Faut-il nous étonner qu’on ait pu trouver comment faire un tel et si grand aqueduc ?car, à l’exemple de l’échelle que vit le patriarche Jacob {Gén.28, 12.) par le haut il touche aux cieux, que dis-je, il perce les cieux mêmes, et va prendre à sa source cette eau vive, qui se trouve au-dessus des cieux (.) ».LA DÉVOTION DE MARIE « Mais comment notre aqueduc a-t-il pu aller prendre une source si élevée ?Comment ?par la violence du désir, par la ferveur de la dévotion, par la pureté de la prière, selon ce mot: La prière du juste pénètre les cieux (Eccl.85, 21).Or, qui est ce juste, si ce n’est Marie, la juste dont nous est né le Soleil même de justice ?Et comment aurait-elle pu atteindre à cette inaccessible majesté, si ce n’est en frappant, en demandant et en cherchant ?En effet, n’avait-elle point trouvé ce qu’elle cherchait, quand il lui a été dit: Vous avez trouvé grâce devant Dieu.Mais quoi, elle est pleine de grâce et elle trouve encore la grâce ?Elle était bien digne de trouver ce qu’elle cherchait puisqu’elle n’était pas satisfaite encore de la plénitude, et ne pouvait se contenter du bien qu’elle avait, et qui, selon ce mot de l’Ecriture: Celui qui me boit aura encore soif {Eccl.25, 29), demande d’être inondée pour contribuer au salut de l’univers.U Esprit Saint, dit l’ange, surviendra en vous, et ce précieux baume coulera en vous avec une telle abondance, et une telle plénitude, qu’il s’épanchera de tous les côtés.C’est, en effet, ce qui est arrivé, ainsi que nous le sentons nous-mêmes, car notre face est inondée des parfums de la joie, et nous nous écrions maintenant: Votre nom est une huile parfumée qui se répand {Cant.1.2), et votre souvenir passe de génération en génération.Et ce n’est point en pure perte qu’il en est ainsi, car si cette huile se répand, elle n’est point perdue pour cela: car elle est la cause pour laquelle les jeunes filles, je veux dire nos pauvres petites âmes, aiment l’Époux et l’aiment beaucoup (.) 268 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre NOTRE OBLIGATION D’HONORER MARIE « 0 homme, considère le dessein de Dieu, reconnais le dessein de sa sagesse, le dessein de sa bonté.Avant de répandre la rosée du ciel sur la terre, Il la fait tomber tout entière sur la toiture: avant de racheter le genre humain, Il en dépose tout le prix en Marie.Pourquoi agit-il ainsi ?Peut-être n’est-ce que pour excuser Eve par sa fille, et pour ne plus laisser à l’homme un prétexte de se plaindre désormais de la femme.Ne dis plus maintenant ô Adam: La femme que vous m'avez donnée m'a 'présenté du fruit défendu.(Gén.8, 12); dis plutôt, la femme que vous m’avez donnée m’a nourri d’un fruit béni.C’est là déjà un très pieux mystère; mais peut-être n’est-ce point tout, peut-être en est-il un autre caché dessous.Celui-là est fondé, mais si je ne me trompe, il ne suffit pas à vos désirs.Vous y trouverez la douceur du lait, peut-être, en le pressant davantage, pourrons-nous en exprimer le beurre.Reprenons donc les choses de plus haut, et voyons avec quels sentiments de piété et de dévotion Celui qui a déposé la plénitude du bien en Marie, veut que nous l’honorions, comme II veut que nous sachions bien que tout, espérance, grâce, salut, tout, dis-je, déborde sur nous de celle qui monte à nos yeux comblée de délices (.) Otez ce soleil qui éclaire le monde, c’en est fait du jour.Enlevez Marie, cette étoile de la mer, mais de notre grande et vaste mer à nous, que reste-t-il sinon un voile de ténèbres, une ombre de mort, une extrême obscurité.)) '.¦I (ill fnce « C’est donc du plus intime de nos cœurs, du fond même de nos entrailles et de tous nos vœux que nous devons honorer la Vierge Marie, c’est la volonté de Celui qui a voulu que tout nous vint par Marie.Oui, c’est ce qu’il a voulu, mais II ne l’a voulu que pour nous, car en toutes choses et de mille manières, elle pourvoit à nos misères, elle nous console dans nos appréhensions, elle excite notre foi, fortifie notre espérance, chasse le désespoir, et relève notre courage.Vous craignez de vous approcher du Père; effrayé au seul son de sa voix, vous alliez vous cacher sous les feuilles; Il vous a donné Jésus pour médiateur.Qu’est-ce qu’un fils n’obtiendra point d’un tel père ?Il srea donc exaucé, eu égard à la déférence dont il est digne, car le Père aime son Fils.Est-ce que vous craindriez aussi de vous présenter devant le Fils ?Il est votre frère, il est de votre sang, il a passé par toutes vos épreuves, sauf celle du péché, pour apprendre à devenir miséricordieux.C’est Marie qui vous l’a donné pour frère.Mais peut-être est-ce sa majesté divine que vous redoutez en lui, attendu que pour s’être fait homme, il n’en est pas moins demeuré Dieu.Vous voulez avoir un avocat auprès de lui, allez à Marie; en elle, il n’y a rien que l’humanité toute pure, non seulement toute pure de toute souillure, mais toute pure de tout mélange d’une autre nature.Or, je n’hésite point à le dire, elle aussi sera exaucée à cause de la considération dont elle est digne.Oui, le fils exaucera sa mère, et le Père exaucera son Fils.Mes petits enfants, voilà l’échelle des pécheurs, là est ma plus grande confiance, là se trouve toute la raison de nos espérances.Et quoi, en effet, ce Fils peut-il faire entendre ou essuyer lui-même un refus ?Peut-il se monter sourd ou ne se point faire écouter ?Non, non mille fois.)) « Vous avez trouvé grâce devant Dieu, dit l’ange; et c’est un bonheur.Toujours elle trouvera grâce, et nous n’avons besoin que de la grâce (.) Cherchons la grâce, mais cherchons-la par Marie, attendu qu’elle trouve ce qu’elle cherche, et qu’elle ne peut être frustrée dans ses désirs.Oui, cherchons la grâce, mais la grâce auprès de Dieu, car la grâce qui n’existe qu’aux yeux des hommes est trompeuse.Que d’autres recherchent le mérite, pour nous, mettons tous nos soins à trouver la grâce.)) Saint BERNARD Islet ®®t lt aUi.tlttt, lîftS % Ife Sft, ti fcltSS' vf fill! ’ItS ÉDUCATION ET FORMATION 269 Kk 1954 '* Jésus éclaire tout * M fills ¦ liismajj.i! {synthèse du manuel de 9e année) ¦(ft.5,1 C'est li! » ¦- rODS'IMl! j ' ' v-.: .;¦ « i- .i v egard à M vo ries a»® : lasse p*11 ! ne r® ’ [é D» iiini»1 niéla1?¦ par Armand Croteau, pire.Office Catéchistique Provincial, Saint-Jean, P.Q.^""foUT près d’un Tabernacle enveloppé d’un conopé rouge, — couleur Sang, — dans une chapelle paisible, j’ai médité ce que je vous dirais Voici ce qu’il m’a été gratuitement donné de contempler.de LE TITRE DU LIVRE (( Jésus, Lumière du Monde )) il m’est apparu que cela ne signifie pas seulement que Jésus nous instruit par ses 'paroles.C’est immensément plus que cela ! Il nous illumine aussi par ses gestes, par ses démarches, par ses attitudes, par son comportement.Il nous éclaire surtout, — cela m’a été montré clairement, — par ce qu’il est par le simple fait qu’il existe et qu’il est là, tout près de mon visage tendu.Et ce « monde )) dont il est la lumière, c’est vraiment le monde entier, dans tout l’espace et dans tout le temps, d’un bout à l’autre, même dans son Créateur.Il aide à comprendre tous les humains qui remuent actuellement sur notre planète ronde, au Canada, en Australie, au Cambodge, à Formose, à Moscou, en Sibérie.Et il explique par sa présence tout ce qui enveloppe ces frères nôtres, les bouleversements internationaux comme les trivialités de ta vie réglée et dure de professeur, tes loisirs insatisfaisants et tes faiblesses probablement toujours les mêmes.Et il rend compréhensible, de même manière, toute la longue histoire des humains, depuis l’éveil radieux d’Adam dans les fougères et sa faiblesse absurde devant la première tentatrice féminine, — en passant par tes semaines lourdes, — jusqu’à la tonitruante fin du monde et aux éternités stables.Ce « monde )) entier remonte au Créateur lui-même que Jésus éclaire aussi pour nous.fluseo'11 .auce^ | aire»1'1' jéci#1 irà*/ lieUi /H « Jésus du Tabernacle amoureux, aidez-moi fort à montrer que vous êtes la lumière unique, totale, satisfaisante, explicatrice, définitive, de tout ce qu’il y a eu, a, et aura dans les siècles des siècles.» LA CLEF PASSE-PARTOUT Un passe-partout ouvre sans efforts toutes les portes, dans le corridor de l’Hôtel.L’idée que je suis sur le point d’étaler ouvre délicieusement tous les chapitres du manuel de religion de 9e année.Emparez-vous-en avec avidité.C’est très simple, quand on voit jusqu’au fond des mots et des choses: (( Dieu est bon sans mesure )).• Retenez bien cela, et vous verrez pourquoi Jésus explique tout.Tout ce qui est bon cherche à donner quelque chose, et plus c’est bon, plus cela cherche à donner.Le petit feu de mon allumette cherche à donner de la chaleur au bout de ma cigarette Du Maurier; le gros feu de la fournaise à l’huile échauffe doucement tout l’évêché; le très gros feu 270 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre du soleil travaille volontiers à attiédir toute la rue Sainte-Catherine.Songez maintenant que Dieu est bon sans limites, sans bornes, sans fin, parfaitement bon, infiniment bon; mieux que cela, II MMR même, vivante.Vous entrevoyez ce qui se passe dans son intérieur.Il a une tendance inexprimable à donner, il a une espèce de (( tentation » continuelle de donner, et de donner en Dieu, de donner tout ce qu’un Tout-Puissant peut donner, de donner divinement.(Déversez en moi les océans de tendresse infinie comprimés en vous », lui dira la fine Thérèse de Lisieux .Qu’est-ce donc qu’il pourrait donner ?— Il peut donner l’existence à une immense étoile, à toute la Voie Lactée: c’est déjà quelque chose.Il peut donner la vie végétale aux cérisiers en fleurs, gonflés d’espérance: c’est mieux.Il peut donner la vie sentimentale au collégien qui baise pudiquement le front d’une couventine, le soir de la distribution des prix: c’est encore plus riche.Il peut même donner sa propre vie trinitaire à une couple de millions de chérubins qi chantent (( Sanctus » : c’est incommensurable ment mieux.Mais il n’aurait pas encore montré toute sa bonté, tout son amour brûlant, toute sa miséricorde,— il peut faire quelque 'chose de plus beau encore.Ce qu’un Dieu, avec sa toute-puissance insondable, peut faire de plus admirable, de propre à un Dieu, c’est de se donner Lui-même à des ennemis, à des créatures misérables et pécheresses (les plus éloignées de lui).« O Dieu, vous manifestez surtout votre puissance en faisant miséricorde .» dit la Liturgie admirable.Où trouvera-t-il ces pécheurs en qui il peut manifester le plus sa bonté abyssale ?— Il ne nous semble pas convenable qu’il se donne subitement aux anges qui ont pêché et qui rugissent dans l’enfer: leur nature simple, très décidée, très forte, très tenace, ne se prête pas comme il le faudrait à une conversion périodique.— Il ne nous apparaît pas non plus que Dieu puisse donner sa vie intime à une montagne ou à des rosiers: ces créatures matérielles ne peuvent l’aimer ni l’offenser librement ni se retourner avec contrition vers ses bras.Ce qui convient le mieux à Dieu pour montrer les largeurs et les profondeurs et les capacités de sa miséricorde inconcevable, « qui surpasse toute science »,— ce sont des créatures douées d’intelligence, (qui puissent l’aimer spontanément), et douées de chair qui,— changeante, oscillante,— leur donne la possibilité de se convertir, de revenir au Bien après une saleté décevante.Dieu créera l’homme, composé mystérieux à’un corps débile et d’une ame immortelle.Il le créera pour montrer inépuisablement la richesse de sa miséricorde.Et il se fera homme pour sauver l’homme fragile de sa misère.On verra ainsi en Jésus la profondeur de la bonté de Dieu, mieux que dans toute aidre œuvre de Dieu, et ainsi Jésus éclairera tout; il sera, en un sens très luxuriant, la himière du monde et de Dieu.Il me paraît d’importance souveraine que professeurs et élèves voient cela nettement, dès septembre de 9e année, et qu’en-suite, à tout bout de champ, au cours des classes de religion, on le redise sur tous les tons, de tous les coins, car on est toujours, dans ce manuel de 9e en train, de montrer que Dieu est bon et que cela se voit surtout en Jésus, lumière de tout ! PREMIÈRE PARTIE DU MANUEL Jésus éclaire Dieu lui-même et l’histoire sainte.REPASSONS LES PRINCIPAUX CHAPITRES I Dieu est vivant.Ma raison peut le déduire, puisqu’il y a des oiseaux qui cherchent leur nourriture dans la rue, et un cheval de laitier qui passe: il faut un vivant riche pour les avoir créés.La révélation me le dira plus clairement et ce sera encore plus sûr.Mais ce sera encore plus clair quand Jésus, lumière, viendra; et je suis tenté de le dire tout de suite (comme je pense qu’on le dira dans l’édition cana- 1954 ÉDUCATION ET FORMATION 271 'Centre ^ilpej 'h’ssale?-qu'il se fut nature rta teuace Jouner «!J à des r'J peuvent retour- Dieu pour omleurs et oacevable, -ce sont ]ui j |>! ktei sciante,- { ’onvertir, j saleté déce-1 v I il St’/ffll é nm eUju'M-l s des - dienne de ce manuel) : je sais surtout que Dieu est vivant parce que Jésus est venu pour moi, parce qu'il est là, parce qu’il veille amoureusement sur toute ma vie à moi, lui le propre Fils unique de Dieu, éternellement engendré.Jésus montre que Dieu est vivant.2.Dieu est saint.Je le saurais peut-être par efforts de raisonnement: puisqu’il y a des actes de vertu auprès de moi, de la miséricorde dans mes supérieurs, parfois une charité étrange dans mon cœur, — il faut un être saint pour avoir donné origine au bien moral.L’Écriture m’affirmera la sainteté de Dieu, ce sera beaucoup plus radieux.Mais je verrai surtout que Dieu est très saint parce que Jésus est là, parce que Jésus existe.Car si Jésus n'était pas venu, ma tête embrouillée et ma foi obscure auraient une énorme misère à comprendre que Dieu soit infiniment saint puisqu’il a permis dans l’Éden lointain une absurde action corporelle de cinq minutes qui empeste toute la race humaine actuelle; je ne verrais pas pourquoi il n’aurait pas empêché ce ravage horrible Mais maintenant que Jésus est là, dans le tabernacle, je vois clair (lumière du monde) : Dieu est très saint, il a permis la faute folle d'Adam pour un plus grand bien, pour donner davantage, pour nous donner, à nous pécheurs, son propre Fils.« 0 heureuse faute » chante le Samedi-saint .Vraiment, Jésus éclaire la sainteté du Père.3.Dieu est bon.Je n’aurai pas la pesanteur d’appuyer là-dessus.Un philosophe me le démontrerait, s’il en était besoin.La Bible me le répéterait, si c’était nécessaire.Mais quand je vois le plan miséricordieux de Dieu, qui prépare les pêcheurs à recevoir son Bien-aimé qu'il immolera pour eux, quand je vois Jésus qui reste dans une chapelle, pour moi, pécheur aux mains responsables, je n’ai plus besoin d’autres preuves que Dieu est très bon.Jésus est la « lumière )) de la bonté de Dieu el Ie > iiiii c# 4.Dieu est une nature en plusieurs personnes, une Trinité.Cela, la réflexion naturelle n’arrive pas à le démontrer.La théologie me le déclare en termes savants qui dansent dans ma tête fatiguée.Mais je devine profondément ce qui se passe dans les personnes divines quand je connais Jésus, un Jésus entièrement tourné vers son Père, épris de son Père, et en qui le Père met toute sa complaisance, dans un amour tellement intense que c’est une personne qu’on appelle le Saint-Esprit.Jésus m'éclaire la Trinité.5.La vie donnée aux hommes, la Grâce: La raison ne m’en avertit pas.Les théologiens m’exposent que c’est une participation réelle de la vie de Dieu, qui me fait enfant du Créateur, fils adoptif de l’Infini.Mais j’aurai de la peine à me représenter dans mon crâne fiévreux ce que ce peut bien être un enfant de Dieu, tant que je n’aurai pas rencontré intimement Jésus, qui est justement le Fils de Dieu; sa vie cachée, sa vie priante, sa vie douloureuse, sa vie embrasée de zèle pour la gloire du Père, là je vois ce que c’est qu'un enfant de Dieu et la grâce sanctifiante.Jésus éclaire la grâce.6.Le péché du paradis.L’histoire me le raconte comme un film en Technicolor, mais si je regarde ce chapitre-là isolé de Jésus, cloisonné, cloîtré sur lui-même, j’étouffe.Qu’Adam doté de lumières ineffables, soit soudain alangui par le sourire gracieux de la première des tentatrices, pèche sottement à la source de la race humaine, et préfère condescendre à une Ève suppliante et ensorcelante que d’obéir virilement au Créateur des astres et des Séraphins, que Dieu infiniment fort le laisse mordre à belles dents le fruit juteux, cela m’intrigue douloureusement.Mais je sais maintenant que Dieu voulait donner Jésus, que Dieu avait dans son plan unique de se donner à des pécheurs en Jésus, que Dieu n’a pas été surpris le moins du monde.C’est un point sur lequel j’insisterais avec force: trop souvent l’Histoire Sainte est ici présentée comme si Dieu avait subitement changé totalement de plan devant la balourdise inattendue du premier homme, comme si Dieu avait été bouleversé dans son horaire par les cajoleries ravisseuses de la première femme; mais Dieu avait prévu ce péché, voyons ! Il ne s’est pas mis, devant les pépins de pomme ( ?), à se construire laborieusement 272 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre un autre système, Dieu ne change pas, il ne s’est yas fait un plan revu et corrigé et augmenté, non, il promet simplement le Jêsus qu'il voulait de toute éternité donner à des pécheurs.Avec Jésus, je comprends très bien le péché d’Adam, et comme Dieu est bon.Jésus explique le péché.7.L’Histoire Sainte.Séparée de la synthèse et de Jésus, elle m’apparaîtra comme une série de batailles violentes, comme une litanie de péchés monotones, comme une liste de décrets liturgiques, comme une dynastie mémorisable de rois de Juda.Mais si je connais Jésus, si je pense tout le temps à Jésus, elle s'éclaire; il est (( la lumière du monde ».Alors l’Histoire Sainte devient vraiment (( sainte »; Noé et son arche, c’est Jésus et son Eglise; Abraham et son fils offert sur une montagne, c’est le Père qui immole son Jésus sur un rocher; Moïse et la mer Rouge, c’est Jésus qui nous sort des viandes et des oignons d’Égypte; les Macchabées qui DEUXIEME PARTIE DU ii) meurent pour sauver Israël, c’est encore Jésus .Jésus est la clef de cette histoire-là.Dieu le Père prépare donc les hommes, pendant des dizaines de siècles, à apprécier sa miséricorde en Jésus: il leur laisse prendre conscience de leur misère, il leur donne des exemples-types de bonté et de sacrifices personnels, il leur fait officier à des cérémonies d’immolations, il leur dépêche des prophètes qui disent en termes sublimes et réalistes l’amour conjugal de Dieu pour son peuple, il prépare Jésus, geste insondable de bonté.Il veut que quand Jésus viendra, on comprenne bien qu’il est la lumière qui explique tout, qu’il est la manifestation principale, prédestinée, extrême, centrale, globale, synthétique, de la miséricorde infinie: (( Dieu a tant aimé les hommes qu’il leur a donné son propre Fils .» C’est ainsi que l’élève sera préparé à étudier Jésus, dans la pédagogie même de Dieu le Père.MANUEL DE 9e ANNÉE m fiiM .gauoU ¦ !.fer les P'1' r):'' ?b».'¦ - • iî-,:.F ; : si'¦ |tEces déci taillons dei k facile ( LE CARACTÈRE FONDAMENTAL DE JÉSUS Dans la deuxième partie de ce manuel, il ne faudrait pas s'arrêter aux cadres extérieurs et aux actions sensibles de Jésus, à la géographie et aux images de l’époque (bien que cela soit utile à des fils de Dieu très incarnés), mais pénétrer dans l'unité radicale de la vie de Jésus, apercevoir son caractère fondamental, principal, dans ce qu’il a de primordial, dans ce qui est sa raison d’être et son explication première: (( Dieu est infiniment bon ».Feuilletez l’Écriture: (( Il est venu dans le monde pour sauver les pécheurs ».(( Il est venu chercher ce qui était perdu.» (( Dieu n’a pas envoyé son Fils pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.» « Je ne suis pas venu pour les biens portants mais pour les infirmes.» (( Tu concevras un Fils et tu l’appelleras Jésus, ce qui veut dire Sauveur.» 1.Le pays de Jésus, c’est la terre dure, humble, occupée, pénible, que Dieu a choisie pour y montrer comme un Dieu peut être bon parmi des souffrants, (( les pauvres sont évangélisés ».Un Dieu qui vient montrer divinement sa miséricorde me surprendrait dans un palais impérial, entouré de ouate et dormant sur un (( Simmons ».Ce n’est pas par hasard qu’il est né dans une étable, échappé en immigrant, ahuri par les potins d’un village, mêlé à des ignorants.Jésus lui-même est la lumière qui éclaire son pays.(Il me semble que cela est très profond et très synthétique.) 2.La vie cachée de Jésus.Je ne veux pas la raconter comme si je racontais la vie adolescente de Napoléon ou de Tino Rossi.Elle aurait pu être supprimée d’un coup sec; Jésus aurait pu se fabriquer un corps adulte comme il en a construit un pour Adam.S’il a voulu passer par les croissances lentes de l’enfance corporelle, apprendre humainement ce qu’est le balayage du parquet ou la cruche d’eau sur l’épaule, c’est toujours: (( Dieu est bon pour nous », charnels impliqués dans les besognes terreuses.Dieu est très bon de nous avoir montré nettement comment atielfe Hi’oi pi ifflt sa vie •il n'y a pi ® loBEtr il venu It «coup, If ne m' ^ si tend fnl’approc Maffla huenieD ^ ia J de Ntf!^ ÉDUCATION ET FORMATION 273 - ®coi ‘tièe-H 1954 un enfant de Dieu marche à côté de sa maman ou fait sa prière du soir.Jésus éclaire le inonde par sa vie cachée.sscMrt| domed sacrifie des cpêcliedtsl leodra, omière i mjtiÉ centrale,] miâuê iinnie! ,,i jaréi même de] Dim i es pauvw| (|lli ! me s im 13(1115 I IUJUlüiw ant, i êlé « dül P,t 1« t"l ai ni ¦ r» Jo»1 3.La vie publique.Elle a toutes sortes d'aspects, Jésus guérit, Jésus prêche, Jésus recueille des auxiliaires, Jésus se laisse baiser les pieds par une femme sanglotante: je n'en ferai la synthèse que si je tiens toujours à vue la clef passe-partout offerte au début de ce texte: (( Dieu est infiniment bon ».Jésus, — c’est son rôle propre, principal, radical, d’être une manifestation vivante de la bonté de Dieu pour les pécheurs.(Il n’est pas seulement quelqu’un qui parle de la bonté, il est la Parole infinie qui dit comme le Père est bon.Il vaut la peine d’y penser un instant.) Il n’est pas d’abord un voyageur routier, ni un charpentier, ni un professeur impassible: il n’est pas un rabbi désintéressé qui soudain, tout à coup, devant les inintelligences décevantes des auditeurs ou les cailloux des Pharisiens, décide qu’il sera plus facile de leur faire entendre son enseignement en se laissant flageller.Il est essentiellement celui qui est venu montrer jusqu'où peut aller la bonté divine, en donnant sa vie pour des misérables ennemis: (( il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie .Le Fils de l’Homme est venu donner sa vie pour le salut de beaucoup .» Je ne m’étonnerai plus, après cela, qu’il soit si tendre pour les pécheurs concrets qui l’approchent: il est justement venu pour étaler sensiblement aux yeux du monde (lumière) la miséricorde illimitée pour des misérables.Il est infiniment compréhensif pour la femme adultère qui a été arrachée brusquement aux embrassements de son amant, — il converse longuement avec la Samaritaine de Sichar qui possède tous les soirs, à quelques pas de là, son cinquième homme, — il défend devant son Trésorier Judas la Madeleine qui étend quelques centaines de dollars de nard sur ses pieds poussiéreux, — il étreint sur son Cœur le prodigue qui a pensé trouver la joie dans l’inassouvissement inévitable des lupanars, il n’éteint pas la mèche qui fume encore un tout petit peu .La bonté de Dieu pour les pécheurs éclaire toute la vie publique de Jésus.Et la vie publique ainsi entendue éclaire la bonté de Dieu.4.La Passion et la Mort, c’est le terme indépassable de la bonté divine en Jésus.(( Il les aima jusqu’à la fin.» Et elle entre tellement doucement dans le grand plan que nous exposons: quand Jésus s’est fait des ennemis dans la Haute Société, quand le Sacerdoce et la Banque sont agacés, quand Pilate trouve expédient de le faire clouer, Dieu n’est pas étonné, il voulait justement donner tout ce qu’un Dieu peut donner; il ne change pas de plan le Vendredi matin, il ne change pas d’humeur le Vendredi à trois heures; il réalise seulement dans le temps le plan d'amour qu'il mijotait de toute éternité, montrer comment un Dieu peut être bon pour ses ennemis.Dieu n’a pas été irrité (comme un patron irascible) pendant 4,000 longues années, puis soudain adouci en une fin de semaine mouvementée, non, il a seulement montré, par une suite temporelle d’événements indéniables, qu’il est infiniment bon de toute éternité.Ici, Jésus est au point où la lumière est la plus vive: Sa passion paisible et désirée est la lumière du monde.5.S’il ressuscite et monte bientôt aux cieux, c’est encore pour notre bien à nous, par bonté.Il lui serait aisé de rester sur terre, visible, jusqu’à la fin du monde, mais « il vous est bon que je m’en aille », il s’efface justement pour nous détacher dé ces apparences sensibles et de ces cadres extérieurs (que montre cette deuxième partie du manuel de 9e) et pour nous forcer à réfléchir et à voir le plus profond en lui, le caractère primordial de sa vie, la bonté infinie qui est venue jusqu'à chacun de nous, et que nous continuons à rencontrer tous les jours, si nous croyons; elle nous appelle là-haut, la grâce en moi murmure « viens vers le Père ».TROISIEME PARTIE DU MANUEL DE 9e ANNEE Dieu bon cherche toujours à nous donner Jésus.Si je n’ai pas la clef de la bonté infinie de Jésus, je ne verrai plus grand chose dans Dieu qui veut se donner à des pêcheurs en la troisième partie du manuel qui semblé L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 274 très hétéroclite et disparate, — Église, mort, enfer, jugement .Mais si j’ai médité un bon jour sur le plan unique, simple, inchangé de Dieu, se donner autant qu'un Dieu peut se donner, à des créatures aussi éloignées de lui que possible, par débordement d’amour, — je vois encore clair et unifié.Je suis tout disposé à apprendre qu’il nous a laissé Jésus dans une Église.1.L’Église visible est toute semblable à Jésus.Elle enseigne comme Jésus, offre le sacrifice sauveur comme Jésus, donne les sacrements (gestes de Jésus), pardonne et aime comme Jésus.Elle est humaine, comme Jésus.S’il lui arrive de rencontrer des obstacles et des ennemis, si elle ne brille pas toujours d’un éclat égal, je ne me scandalise plus de rien: Jésus est encore ma lumière, je me souviens qu’il s’est anéanti, pour se faire semblable à nous, — qu’il s’est caché quand on a voulu le lapider, — qu’il n’a pas toujours été compris, — qu’il n’a pas réussi très brillamment à convertir définitivement les foules affamées de mannes gratuites.Je me rappelle que dans sa vie terrestre l’humain cotoie sans cesse (on dirait méthodiquement), le divin: les anges chantent « Gloria » mais c’est au-dessus d’une étable aux odeurs d’étable; les Mages accourent, mais 24 heures après Jésus fuit devant un Hérode très sexualisé; le Père parle de son Fils, mais Jésus est baptisé au milieu de pécheurs puants; le Thabor étincelle, mais Jésus s’entretient de crachats avec Élie; le Calvaire tremble, mais Jésus crie que son Père le délaisse .Dans l’Eglise et Jésus, c’est toujours la même méthode: parce que Dieu est bon et veut nous donner la chance de croire aveuglément, il y a toujours assez de lumière pour adhérer et toïijours assez d'obscurités pour donner du mérite à l’adhésion.Jésus éclaire l'Eglise humaine.2.L’Église invisible, c’est encore Jésus qui me la fait comprendre, par sa divinité invisible mais croyable par ses preuves apologétiques.Épouse de Jésus, continuation de Jésus, l’Église est calquée sur Jésus, une comme lui, sainte de sa sainteté à lui, catholique comme lui est amour pour tous les hommes, apostolique parce que Décembre i Jésus a choisi douze Juifs, même Judas, pour le prolonger.Jésus explique l’Église invisible.Et Jésus et son Église nous mènent vers l’éternité des fins dernières .l'iiR ® Mien» 3.La mort, à mes yeux corporels, c’est un refroidissement impressionnant de ceux que j’ai aimés, suivi de teintes verdâtres sur l’abdomen et d’un enfouissement précipité dans la pelouse d’un jardin spécial.Ce n’est pas exactement ce qu’on appelle 1 (fiait gai ! Mais avec Jésus, clef et lumière, —¦ Jésus qui est mort aussi et qui a été enseveli sous les yeux de sa maman, — la mort est un triomphe, le (( jour de la naissance » comme dit le Martyrologe fidèle.Elle devient l’objet du désir insatiable des saints, d’Ignace d’Antioche qui supplie qu’on n’empêche pas son martyre, de Paul qui crie: « Mourir m’est un gain, je désire me dissoudre, me décomposer, pour aller avec le Christ ».Jésus éclaire la mort d’un reflet de bonté.(«ce iot Tk 4.Le jugement.Ce n’est pas un amas de balances Fairbanks ou de livres de comptabilité; non; simplement, l’âme s’arrache à son corps bien-aimé, laisse dans un lit les passions troublantes et aveuglantes, abandonne les prétextes fascinants qu’elles fournissaient toujours pour autoriser la délectation défendue, quitte les illusions raffinées du subconscient, et soudain se voit, voit comme la voyait continuellement le Christ, elle voit comme Jésus la juge, et elle s’en va, sans voir Dieu, elle s’en va dans la situation qui lui convient, « comme le feu monte de lui-même et comme la roche cherche d’elle-même à descendre » (saint Thomas).Elle s’en va avec le Christ, — si elle a vécu à sa lumière et de sa lumière, si elle est 4 6.Le ciel.Pas un paradis mahométan de crème glacée (je crois l’avoir déjà dit dans un article précédent), mais la vision par l’intelligence spirituelle surélevée de la bonté de Dieu dans ses mystères (de tout ce que le manuel de 9e étudie), la vision de la vie bonne, amoureuse de la Trinité, de la bonté de la Création, de l’Incarnation, de la Croix, — c’est cela qui fera notre bonheur principal pendant les siècles des siècles .Il ne consiste pas à voir le Père ou le Saint-Esprit avec des prunelles extasiées (des yeux noirs ou bruns ne peu- vent voir un esprit), mais à voir par l’âme comme Dieu est bon, « je chanterai pendant l’éternité les miséricordes de Dieu )) .à voir comme Dieu a été bon de donner Jésus: (( la vie éternelle est de vous connaître et Celui que vous avez envoyé » .CONCLUSION i.Je vois, ce soir, comment Jésus éclaire tout, il éclaire la création, il éclaire beaucoup le péché de l’Éden, il éclaire l’histoire sainte, il éclaire la bonté infinie de Dieu, etc.« Personne ne connaît le Père si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut bien le dire.)) Je ne m’étonne pas que Paul dise: « Je n’ai voulu connaître autre chose que Jésus, et Jésus crucifié ».Je vois tout d’un coup dans un beau texte de saint Paul tout ce que je viens d’essayer de dire: « Dieu, — qui est riche en miséricorde,— à cause du grand amour dont il nous a aimés,— alors que nous étions morts par le péché,— nous a rendus vivants par le Christ,— il nous a ressuscités et nous a fait asseoir dans les cieux en Jésus-Christ, — afin de montrer l’infinie richesse de sa grâce par sa bonté pour nous en Jésus-Christ .» (Aux Éphésiens, II.4) n’est-ce pas intolérable à force de beauté ?* * * Le manuel de 9e montre donc, d’un bout à l’autre, la bonté de Dieu en Jésus-Christ, et,— nous voulons le dire le mois prochain dans (( L’Enseignement primaire »,— le manuel de 10e montre comment notre cœur à nous doit normalement répondre avec amour à cette condescendance insondable de Dieu pour nous, en nous unissant toujours plus fortement au Christ, qui fait le pont et la synthèse de l’amour,— de l’Infini et du fini,— du Saint et des pécheurs,— de Celui qui pardonne et de ceux qui espèrent.Qu’il en soit ainsi et nous serons avec joie des « Témoins du Christ ».! Armand Croteau, pire. 276 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre S.S.Pie XII et l'éducation familiale féminine par Paul H.Carignan, prêtre.Visiteur propagandiste des Instituts familiaux et des Ecoles moyennes familiales de la province de Québec Pi « J _ ÉDUCATION peut se définir: la science et l’art qui donnent à l’enfant non seulement la possibilité, mais la facilité de « devenir soi-même », en développant tout son être en germe et en espérance, de telle sorte que, dans le radieux épanouissement de sa personnalité, il puisse, à l’âge adulte, vivre sa vie en plénitude et en beauté pour le bonheur des autres et la gloire de Dieu, son Maître et Créateur.» {Uart des Arts — Éduquer un enfant, Joseph Duhb, S.J.) En d’autres termes, pour réussir à éduquer une personne, il faut tenir compte de la nature du sujet à éduquer et de sa mission.Quand il s’agit des jeunes filles, il faut respecter leur nature propre et la mission providentielle qui les attend.Qu’en dit le Pape Pie XII ?« Dans sa nature, telle que Dieu Va créée, élevée et rachetée, la femme a reçu au même titre que Vhomme sa dignité de personne, d'enfant de Dieu, membre du corps mystique, appelée à l'union à Dieu dans la vie éternelle.)) Mais la véritable dignité de la femme lui vient de son caractère propre.(( L’homme et la femme ne peuvent maintenir et perfectionner leur dignité qu’en respectant et en mettant en pratique les qualités particulières que la nature a données à l’un et à l’autre, qualités physiques et spirituelles indéfectibles, dont il n’est pas possible de détruire l’ordre sans que la nature toujours ne parvienne à le rétablir.Ces caractères particuliers qui distinguent les deux sexes se révèlent avec tant de clarté aux yeux de tous, que seuls une obstination aveugle et un doctrinarisme non moins funeste qu’uto- pique pourraient méconnaître ou ignorer leur valeur dans l’ordonnance sociale )) (Aux femmes italiennes, le 21 octobre 1945.) Les qualités physiques et spirituelles de la femme sont clairement marquées dans plusieurs discours du Pape.Il signale en particulier leur générosité et leur sensibilité.« Bien qu’elle ait acquis un air plus dégagé, plus de force et de grandeur d’âme, la femme, la jeune fille, ne renie pas pour autant sa propre nature; elle restera toujours sensible, impressionnable, souvent sans douter ni se défier d’elle-même .Dans sa constitution, elle garde cette générosité instinctive qui l’incline et la pousse au don d’elle-même, qui la pousserait, si elle n’y veillait avec attention, aux enthousiasmes irréfléchis, aux élans passionnels, aux imprudences fatales.» (Aux lectrices de l’Alba, 17 mai 1942.) Il souligne aussi le tact, la délicatesse, la perspicacité de la femme.« Il est clair que si l’homme est, par tempérament, plus porté, plus attiré vers les occupations extérieures, vers les affaires publiques, la femme possède, généralement parlant, une KW 1954 ÉDUCATION ET FORMATION 277 plus grande perspicacité et un tact plus affiné pour comprendre et résoudre les délicats problèmes de la vie domestique et familiale, base de toute la vie sociale.)) {Aux femmes italiennes, le 21 octobre 191/.5.) i-mei: que, dans , vivre sa Dieu, son Ces derniers mots nous indiquent déjà que ces qualités naturelles sont ordonnées par le Créateur à une mission bien spéciale à la femme.Le Pape a des paroles très claires sur le sujet: « La femme collabore avec l’homme, mais de la façon qui lui est propre, suivant sa tendance naturelle.Or, le rôle de la femme, sa manière, son inclination innée, c’est la maternité.Toute femme est destinée à être mère; mère au sens physique du mot, ou bien dans un sens plus spirituel et plus élevé, mais non moins réel.» (( C’est pour cette fin que le Créateur a ordonné tout l’être propre de la femme: son organisme et plus encore son esprit et, surtout, son exquise sensibilité.C’est ainsi que la femme véritablement telle ne peut considérer ou comprendre à fond tous les problèmes de la vie humaine que sous l’aspect de la famille.» {Aux femmes italiennes, le 21 octobre 1945.) ou ignorer sociale i cbri 0') ituelles de quées dans signale en sensil)®8' pas Polir j taionjo® iérosité'"5' sse 0“ ^ ' elle o’y npe11'1 .> lignes,1 lant/ « La nature a attribué (à l’homme et à la femme) des champs d'activité et des rôles distincts.Il n’est pas question de capacité ou de dispositions naturelles secondaires, comme seraient des aptitudes ou attraits pour les lettres, les arts ou les sciences, mais bien de qualités au retentissement essentiel dans la vie de famille et dans la communauté.» {Aux jeunes filles d'Action Catholique, 24 avril 1943.) Ces quelques textes suffisent à nous faire connaître exactement la pensée du Pape Pie XII sur la nature et la mission de la femme.Si donc, revenant à notre définition du début, nous voulons développer (( l'être en germe et en espérance », nous devons veiller à ce que l’éducation des jeunes filles respecte leurs qualités physiques et spirituelles et prépare une génération de mères, au plein sens du mot, tel qu’indiqué clairement par le Pape dans les textes que nous avons cités.Voilà pourquoi aussi l’éducation des jeunes filles doit être différente de celle que l’on donne aux garçons.C’est ce que demande d’ailleurs l’encyclique sur l’Éducation de Pie XI: (( Il n’y a d’ailleurs dans la nature elle-même, qui a fait les sexes différents par leur organisme, par leurs inclinations, par leurs aptitudes, aucune raison qui démontre que la promiscuité et encore moins une égalité de formation, puissent ou doivent exister.» Les programmes, les examens et le climat des écoles de jeunes filles doivent différer de ceux que l’on adopte dans les institutions masculines.Le respect des lois humaines l’exige et, par conséquent, l’équilibre des individus et de la société.Les Instituts familiaux de la Province de Québec essaient de réaliser ces principes pontificaux auprès d’une partie de la jeunesse féminine de la Province.Us tendent (( au développement de tout l’être: intelligence, volonté, cœur, bon goût, talents et dispositions physiques.Le tout appuyé sur le réel, sur les conditions du milieu et de l’époque où les élèves vivent ».# (( L’on essaie d’être aussi éloigné de la solution ((femme ignorante et pot-au-feu » que de la « femme cérébralisée, en marge du réel et du vital.» {Mgr Albert Tessier).Le temps est passé où l’on envoyait aux Écoles ménagères les « pas-intelligentes » et celles qui ne pouvaient réussir ailleurs.Il leur serait impossible aujourd’hui d’assimiler les matières du programme de culture générale et de culture féminine.Les études poussées jusqu’à la 13e année inclusivement font la part très large à la découverte de l’être humain, pédagogie familiale, psychologie rationnelle, psychologie appliquée à l’enfant et à l’adolescent, psychologie de l’homme et de la femme, sans oublier l’étude de la civilisation et de la littérature française, la sociologie, l’esthétique, l’éducation civique etc.Nous reviendrons plus en détail sur chacune de ces matières au programme pour bien convaincre les lecteurs que la culture féminine donnée dans les Instituts familiaux est suffisamment vaste et profonde pour qu’on puisse parler de pédagogie humaniste et humanisante.Mais il y a plus important encore.Car ce n’est pas autant le nombre de volumes appris ni les diplômes obtenus qui donnent la vraie valeur à la femme, mais la cons- 278 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre cience qu’elle a de sa dignité de femme, son savoir-faire, son vouloir-faire.Pour cela, il est absolument essentiel que l’école ne soit pas purement un laboratoire, mais un foyer.Les Instituts familiaux tendent à se rapprocher, en autant que cela se peut, du climat familial, par un décor intérieur et un style de vie qui rappellent aux jeunes filles leur propre milieu familial. ARMI tous les hommes qui travaillent laborieusement et qui peinent incessamment pour accomplir comme il faut leur devoir d’état, plusieurs, quoique peut-être trop ignorés, ont semé jadis dans des sillons obscurs d’où aujourd’hui s’épanouit la gloire de tout un peuple.Ainsi en est-n de l’Instituteur Aldéric Corriveau qui, au début de sa carrière, a réussi (( le Tour de Force )) de diriger vers l’Ecole Normale Laval 16 élèves, et cela en six années seulement.Quinze d’entre eux ont été diplômés officiellement après leurs études faites dans cette vénérable maison; deux sont devenus prêtres et un a opté pour la vie religieuse régulière.Ce bilan, pardonnez-moi cette expression trop commerciale, prouve tangiblement, atteste d’une façon non équivoque que la classe de monsieur Corriveau était une pépinière d’Educateurs pour l’avenir.Mais, me direz-vous, cet Instituteur travaillait sur des sujets préalablement bien préparés; il enseignait dans un Centre cultivé; de plus, ce Maître d’école n’avait qu’une division dans sa classe; enfin, son salaire devait être élevé pour qu’il puisse donner un enseignement aussi efficace qu’édifiant.Pardonnez-moi, chers lecteurs, de différer d’opinion avec vous, et pour cause ! Cet Educateur émérite travaillait sur des élèves ordinaires, mais qu’il savait élever; il professait dans un milieu rural ordinaire, même si c’était Saint-Gervais .; sa classe en était une à divisions multiples, et le salaire fabuleux qu’il recevait était de $533.00 {Moyenne annuelle).Je ne fais ici aucune allusion à l’année 1935-36 où il reçut $81.00 exactement pour avoir, durant toute l’année scolaire, enseigné à trois aspirants à l’Ecole Normale.Je le confesse avec honneur: j’étais du nombre de ces trois chançeux .Alors, quel était donc le secret de tant de succès ?Quels étaient donc les grands facteurs qui contribuaient à rendre si efficace l’enseignement de ce précieux maître ?Les voici: Monsieur Corriveau aimait sa 'profession et était enthousiaste; Monsieur Corriveau aimait sincèrement ses élèves et il en était aimé.Cet homme aimait tellement (( son noble Métier » qu’il ne laissait jamais passer un seul jour de classe sans qu’il en montrât à ses élèves les précieux avantages, avantages spirituels sans doute, car en ce temps-là plus qu’aujourd’hui, les avantages matériels étaient fort peu alléchants.Les moins jeunes, vous en savez quelque chose .Combien de fois, nous ses Anciens, ne l’avons-nous pas entendu nous lire avec enthousiasme les passages de l’Écriture Sainte, où il est question des récompenses magnifiques promises par Jésus-Christ Lui- 280 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre même aux personnes qui éduquent les enfants; combien fréquemment, nous ses chers élèves, ne l’avons-nous pas entendu nous dire, et cela avec tant de sincérité: « Il n'y a pas sur terre de plus belle Profession laïque que VEnseignement.)) Avec cela, qu’il savait si bien appuyer ses encourage-geantes paroles par des preuves frappantes inspirées de son grand amour pour la profession d’Educateur ! Pour ma part, et je le déclare avec beaucoup de joie et de reconnaissance, j’ai appris mes premières notions de pédagogie à l’école de ce précieux maître alors que j’avais douze ans ! Ces éléments de la science éducative, je les conserve bien précieusement dans un cahier, qui m’est cher pour plus d’une raison.Et quand j’écrivais avec tant de soin sur les lignes de ce petit manuscrit, je ne savais pas que j’y posais là les premières connaissances fondamentales d’une science, qui me passionnerait autant dans ma vie.Non, je ne savais sûrement pas toute l’importance du travail précoce que j’accomplissais.Mais, d’ores et déjà, j’aimais l’enseignement, car ce maître avait su me le faire aimer; déjà, j’aimais sincèrement la noble et sublime profession d’Educateur.Notre dévoué professeur mettait tellement d’enthousiasme, tellement de Feu dans son enseignement, son dévouement à tout épreuve nous édifiait si profondément, que, malgré nous peut-être .nous nous sentions attirés vers une Profession qui savait inspirer, qui savait susciter autant d’abandon de soi-même au Bénéfice des autres.Quel bel exemple de Charité Chrétienne il nous donnait alors ! C’était contagieux, et plusieurs furent contaminés .Nous avons dit précédemment que monsieur Corriveau aimait ses élèves, et qu'il en était aimé; oui, que c’est vrai ! Il désirait de toute son âme, il voulait coûte que coûte leur bien matériel sans doute, mais surtout il voulait leur bien spirituel.Tous ses élèves sentaient que cet homme les aimait sincèrement, et sans exception.Que d’exemples nous pourrions citer de cet amour qui était vrai, qui était senti par tous! Quel bon papa il était en toutes circons- tances ! Quel sage conseiller, quel orienteur averti ! Il jouissait donc d’une grande influence sur les enfants qui lui étaient confiés; son prestige envers eux était grand et était formateur on ne peut plus.Et c’est pourquoi il arrivait si bien et si facilement à leur faire aimer ce qu’il aimait lui-même avec toute la force de son âme: l'Enseignement.En ce temps-là, (1929 à 1935) il n’y a pas si longtemps, c’était comme aujourd’hui, et comme ce sera demain: L’enfant était le premier agent de sa formation; il était libre d’accepter ou de refuser l’influence d’autrui, même du maître ou de la maîtresse .; et il n’acceptait cette influence que de quiconque l’aimait et qu’il aimait.Que toutes nos éducatrices et nos éducateurs actuels aiment leur Profession comme cet Éducateur l’aimait; que toutes nos institutrices et nos instituteurs aiment leurs élèves comme il les aimait, et nous sommes sûrs que toutes nos Écoles normales féminines s’empliront à craquer à chaque année, et que par conséquent dans un avenir pas très lointain, il y aura une institutrice qualifiée, diplômée dans chacune de nos classes.Et ainsi, notre chère jeunesse sera formée par un personnel compétent et complet.Enseignons donc à nos jeunes filles, a nos jeunes gens, la vraie hiérarchie des valeurs.Habituons-les à choisir le côté spirituel avant le côté matériel.Sachons placer bien avant dans leur cœur l’amour de cette belle et consolante profession qu’est l’enseignement.Ainsi, chers éducateurs, chères éducatrices, vous trouverez votre récompense même ici-bas, et cela dans le témoignage de votre conscience d’abord, puis dans la satisfaction de savoir que tel ou telle de vos élèves, devenus adultes, portent l’empreinte de vos exemples et de vos conseils.Et, selon la promesse formelle de l’Esprit Saint, ils formeront au Ciel la couronne qui fera briller votre front comme une étoile dans la bienheureuse Éternité.Êlisée Goulet. 1954 ÉDUCATION ET FORMATION 281 Notre-Dame des tout-petits par Françoise Massicotte, inst., Lauréate de la Société des Poètes canadiens-français.Notre-Dame des Tout-Petits, Protégez leur beauté Comme un trésor caché.Bénissez le grand rêve Qui doucement se lève.Notre-Dame des Tout-Petits, Préservez leur candeur Comme un amour en fleur.Inspirez leur romance, Foyer de souvenance.Notre-Dame des Tout-Petits, Dorez leur idéal Dans l’esprit marial.Conservez leur sourire Où l’ange blanc se mire.Notre-Dame des Tout-Petits, Quand reviendra Noël Soyez leur part de ciel, Et demeurez la reine En leur âme sereine.Notre-Dame des Tout-Petits, Gardez-les près de Dieu Dans votre manteau bleu.Françoise Massicotte. 282 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre £eçcn5-9\tfte5 (d'après le programme) .WÉCKMEIKE .Religion CATÉCHISME CINQUIÈME ANNÉE JE DOIS AIMER ET SERVIR LE BON DIEU, MON PÈRE DU CIEL LE RESPECT DU CORPS Idées à inculquer 1.Comment nous devons être purs.(4-80) • 2.Pourquoi nous devons être purs.(4-81) 3.Quels moyens nous devons prendre pour rester purs.(482) Actes à provoquer 1.Le respect du corps, « temple du Saint-Esprit ».2.L’amour de la pureté pour sa beauté et ses privilèges.3.Pratiques de modestie et de pudeur, sauvegarde de la pureté.Moyens concrets 1.Phénomènes de la nature ou images: ciel pur, eau pure, lis immaculé ou autres emblèmes de pureté morale.• 2.Graphique: notre corps est le (( temple du Saint-Esprit ».3.Image de la sainte Vierge écrasant la tête du serpent, de saint Dominique Savio ou de sainte Maria Goretti.REVISION DE LA LEÇON PRÉCÉDENTE Dans notre dernier catéchisme, nous avons parlé du respect de la vie.1.Que veut dire « respecter la vie » ?2.Que devons-nous faire pour respecter notre vie ?(471-472-473) 3.Que devons-nous faire pour respecter la vie du prochain ?(474-476) «emlp 1954 LEÇON-TYPE 283 4.Pourquoi devons-nous respecter notre vie et celle du prochain ?.Parce que c’est le bon Dieu qui nous a donné la vie.Lui seul a droit sur notre vie.Lui seul est le Maître de la vie et de la mort.5.Est-ce que la vie est un grand don du bon Dieu ?.Pourquoi ?.6.Connaissez-vous une prière dans laquelle nous remercions le bon Dieu de nous avoir donné la vie ?.Répétons ensemble, de tout notre coeur, la première partie de l’Acte de remerciement: « Mon Dieu, je vous remercie de tous les biens que j’ai reçus de vous, principalement de m’avoir créé .» (p.231) INTRODUCTION A LA LEÇON NOUVELLE Dans son cinquième commandement, le bon Dieu nous ordonne de respecter la vie du corps.Mais notre corps lui-même est un grand cadeau du bon Dieu.Il est merveilleux notre corps avec ses membres et ses sens si délicats.Certaines personnes admirent les fleurs; elles sont très belles, mais notre corps est encore bien plus beau.Il y a des hommes qui admirent les machines; les machines peuvent être très puissantes mais notre corps est bien supérieur à toutes les machines.Est-ce qu’il faut respecter notre corps ?.Oui, le bon Dieu nous en a fait un commandement et c’est le sixième.On pourrait dire que ce commandement c’est pour plus tard, quand vous serez grands, que votre corps sera bien développé, que vous ferez des actions de grandes personnes.Mais non, c’est un commandement pour aujourd’hui, c’est un commandement pour les enfants et pour les grandes personnes.Aujourd’hui, vous pouvez connaître la belle vertu que le sixième commandement nous enseigne et nous ordonne et ce qui est très important à votre âge, vous devez prendre les bonnes habitudes qui vous aideront à garder toujours cette belle vertu.Nous étudion donc le sixième commandement de Dieu.C’est la première fois que vous l’étudiez mais ce n’est pas la première fois qu’on vous le fait pratiquer.Vos parents, votre maman surtout, vous l’a fait pratiquer par toute la bonne éducation chrétienne qu’elle vous a donnée.CAUSERIE — RÉFLEXION Comment nous devons être purs Récitez, mes enfants, le sixième commandement de Dieu.Je vais l’écrire au tableau noir, pour mieux suivre chacun des mots et les expliquer: « Impudique point ne seras de corps DOM ni de consentement ».Combien d’enfants récitent mal ce commande-|ji ment parce qu’ils ne le comprennent pas.Chan- geons d’abord l’ordre des mots.Écrivons la défense du bon Dieu comme ceci: a Tu ne seras pas (ou point) impudique, de corps ni de consentement ».Que signifie le mot « impudique » ?Ce mot désigne celui qui fait des actions qui ne sont pas pures et que le bon Dieu défend.Il faut d’abord nous faire une idée de ce qui est pur avant de savoir ce qui ne l’est pas.Prenons des exemples dans la belle nature du bon Dieu.(Un ciel pur) Regardez le ciel, ce matin.Je puis dire qu’il est pur.Qu’est-ce que je veux dire ?.Qu’il est sans nuage.Est-ce que c’est beau, un ciel pur ?.C’est le plus beau ciel dans lequel le soleil resplendit ou encore ce peut être un ciel rempli d’étoiles brillantes.On ne se lasse pas de regarder un ciel pur, c’est si beau! (Une eau pure) Regardez cette eau, claire, transparente.Je puis dire qu’elle est pure.Pourquoi ?.Une eau pure, c’est une eau, claire, propre.Elle vient d’une source pure.Le soleil se mire dans cette eau.On aime à la boire.Quel est le contraire d’une eau pure ?.Une eau sale, malpropre, noirâtre, qui sent mauvais, comme de la boue.(Autre comparaison qui frappera les enfants).C’est une eau impure.On s’en éloigne.(Un lis).Voyez ce beau lis, comme il est blanc ! Il n’a aucune tache.Est-ce qu’il est beau ?A quoi sa blancheur fait-elle penser ?.Oui, à la pureté, à tout ce qui est sans tache, sans souillure.Que c’est beau un beau lis blanc ! Vous voyez, mes enfants, que tout ce qui est pur, c’est tout ce qui est propre, clair, sans souillure, sans mélange, et si beau et si bon que cela nous donne de la joie.On aime tout ce qui est pur.Au contraire, ce qui est impur est sale, souillé, et si laid et si mauvais qu’on se hâte de le rejeter.Le bon Dieu a fait toutes les choses pures et bonnes.Notre corps aussi est pur.Quelquefois, je regarde dans les yeux un petit garçon ou une petite fille qui a de beaux yeux clairs et brillants, des yeux qui regardent bien droit, et je dis: voilà un regard pur, clair et propre.Est-ce que notre corps est pur en toutes ses parties ?Oui, certainement; et c’est pourquoi le bon Dieu nous a fait un commandement de respecter notre corps.Faisons une comparaison avec notre beau lis blanc.Je « respecte » le lis.Je ne dois pas toucher sa belle corolle blanche car elle se fanerait.Même pour la garder fraîche plus longtemps, je puis enlever les étamines jaunes afin que la « poussière » jaune ne tombe pas sur les pétales blancs.Mais par exemple, je puis prendre le beau lis par sa tige et le mettre dans un vase à fleurs.Ainsi, je dois respecter mon corps avec ses membres et ses sens très délicats.Qu’est-ce que cela veut dire « respecter son corps ))?.Vous trouvez peut-être difficile d’exprimer cela ?Je vais vous le dire.Respecter son corps, c’est en faire usage seulement pour des actions pures, c’est-à-dire des actions 234 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre faites comme le bon Dieu le veut, sous le regard du bon Dieu et pour le bon Dieu.Retenez bien, mes enfants, les conditions de toute bonne action.Ces trois conditions vous permettront de juger toutes vos actions (Ceci est très important).Nous y reviendrons.Nommez des actions que nous faisons pour la vie de notre corps et avec notre corps.(Laisser ici parler les élèves) .Manger, se coucher, se laver, s’habiller, etc .Toutes ces actions sont-elles bonnes ?Oui, certainement, si nous les faisons bien.Je vais vous dire une parole d’un grand apôtre, saint Paul, qui faisait bien le catéchisme aux premiers chrétiens; il leur disait: « Soit que vous mangiez, soit que vous buviez, quelque autre chose que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu ».Voilà qui est bien clair, n’est-ce pas, mes enfants ?Faire tout ce qu’il faut pour notre corps, avec notre corps, comme le bon Dieu le veut, selon l’ordre qu’il a lui-même établi, c’est cela « respecter notre corps ».Malheureusement, depuis le péché originel, nous sommes portés au mal, et le démon est là aussi pour nous tenter.Il y a parfois des enfants et des grandes personnes qui écoutent le démon, qui ne respectent pas leur corps et qui font ainsi de la peine au bon Dieu qui nous a donné notre corps.Il faut maintenant que vous sachiez quelles sont ces actions qui sont un manque de respect à notre corps et qui font de la peine au bon Dieu.Quand vous étiez petits, votre maman vous a appris à prendre soin de votre corps, à faire votre toilette, à vous habiller et à le couvrir toujours comme il convient (Enfants en costume de bain).Ces petits enfants en costume de bain, sont couverts comme il convient pour le bain, quand il faut paraître devant d’autres personnes.II est certain que toutes les parties de notre corps sont bonnes, cependant l’une ou l’autre partie doit être couverte parce que le bon Dieu l’a voulu ainsi.On peut les regarder, leur toucher, en parler même, si cela est absolument nécessaire, mais toujours avec respect, n’oubliant jamais que notre corps nous a été donné pour qu’il puisse vraiment servir à la gloire de Dieu.Et tout ce qui sert à la gloire de Dieu devient quelque chose de sacré, surtout le corps d’un baptisé.Voilà pourquoi nous devons traiter toutes ses parties avec respect.C’est ainsi qu’un petit chrétien demeure pur dans ses regards, dams ses paroles et dans ses actions.Remarquez les trois mots que je viens de dire; je les écris au tableau noir: « Il faut être pur dans ses regards, dans ses paroles et dans ses actions » pour obéir au sixième commandement de Dieu.seras de corps .» (Barrez ces mots au tableau, ils sont expliqués.) Celui qui fait de la peine au bon Dieu est celui qui écoute le démon, qui donne son consentement à des regards, à des paroles, à des actions qui ne sont ni utiles, ni nécessaires, qui ne peuvent pas être offertes au bon Dieu.Pour offenser le bon Dieu, commettre un péché, il faut toujours le vouloir, y donner son consentement.C’est pourquoi vous dites .tte espres- r que les acéscom- uts fami* qui ont faire leur texte),- énage, la ses pari U' très, sarj1 ' prepare1 des hôte*' et sreur*1 francs et , même ! vue jje* es co^ „i,.y ijreco®* l'esté se SCO'*" rapPe' vécue' C’est l’âme d’une nation tout entière qui frémit et qui chante dans ses descendants, fidèles à leur foi, à leur langue et à leurs traditions! 13.Que penser de ces réunions de familles ?.Elles sont saines, pures, réconfortantes .elles sont grandes aussi! 14.De quels dangers délivrent-elles ?.Des danses modernes trop lascives, des boissons enivrantes, absorbées sous forme de coktails dangereux, et des jeux de hasard, trop ruineux pour les bourses.15.Quelle impression nous laisse la lecture de ce texte ?.On se croit transporté au milieu des hôtes de cette maison heureuse.On y respire un parfum de bonheur, de poésie.On s’y sent en sécurité.LECTURE PAR LES ELEVES Lecture silencieuse.Lecture individuelle.GRAMMAIRE ET ANALYSE Relevez les pronoms du texte et indiquez-en la fonction: 1.On les rencontre: a) on.pron.ind.3e pers.du sing, sujet de rencontre; b) les.pron.pers.3e pers.du plur.compl.dir.de rencontre.2.s’allie: s’.mis pour se, pron.pers.3e pers.du sing, compl.dir.de allie.3.tout reluit: tout.pron.ind.3e pers.du sing, sujet de reluit.4.elle n’est: elle.pron.pers.3e pers.du sing, sujet de est.5.vous sourire: vous.pron.pers.2e pers.du pl.compl.ind.de sourire.6.il s’en rencontre: il.pron.pers.neutre, 3e pers.du sing, suj.app.de rencontre.7.le faire valoir: le.pron.pers.3e pers.du sing, compl.dir.de faire valoir.3.lesquels brillent: lesquels.pron.conj.3e pers.du plur.suj.de brillent.9.qui fait: qui.pron.conj.ayant pour ant.air de bourgeoisie, assiettes, couteaux, fourchettes, sujet de fait.10.on apporte: on.pron.ind.3e pers.du sing.suj.de apporte.11.se régaler: se.pron.pers.3e pers.du sing, compl.dir.de régaler.12.ils sont: ils.pron.pers.3e pers.du plur.suj.de sont.13.lui disent rien: a) lui .pron.pers.3e pers.du sing, compl.ind.de disent; b) rien.pron.ind.3e pers.du sing, compl.dir.de disent.14.qui.pron.conj.3e pers.du sing, sujet de vaille.15.Von chante: a) V.lettre euphonique.b) on.pron.ind.3° pers.du sing, sujet de chante.16.personne ne se récuse: a) personne.pron.ind.3* pers.du sing.suj.de récuse.b) se.pron.pers.3e pers.du sing, compl.dir.de récuse.17.sent-on: on.pron.ind.3e pers.du sing, sujet de sent.18.d'aucuns souriront: aucuns.pron.ind.3° pers.du pl.sujet de souriront.19.ils ont tort: ils.pron.pers.3e pers.du pl.sujet de ont.20.qui revit et qui chante: qui.pron.conj.ayant pour ant.passé, 3® pers.du sing, a) sujet de revit; b) sujet de chante.21.qui frémit: qui.pron.conj.ayant pour ant.âme, 3® pars, du sing, sujet de frémit. 290 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre j| 22.elles sont saines: elles.pron.pers.3e pers.du pi.sujet de sont.23.elles sont grandes: elles:.pron.pers.3e pers.du pi.sujet de sont.VERBES Conjuguer au conditionnel et à l’impératif les verbes: 1.Désirer que l’on chante; 2.surgir de son apathie; 3.revivre des moments heureux.1.Désirer que l’on chante.Conditionnel: Je désirerais chanter les refrains du passé et je les exécuterais avec respect et joie, tu désirerais chanter les refrains du passé et tu les exécuterais avec respect et joie, il désirerait chanter les refrains du passé et il les exécuterait avec respect et joie, nous désirerions chanter les refrains du passé et nous les exécuterions avec respect et joie, vous désireriez chanter les refrains du passé et vous les exécuteriez avec respect et joie; ils désireraient chanter les refrains du passé et ils les exécuteraient avec respect et joie.Impératif: Désire chanter les refrains du passé et exécute-les avec respect et joie; désirons chanter les refrains du passé et exécutons-les avec respect et joie; désirez chanter les refrains du passé et exécutez-les avec respect et joie.des moments heureux et jouissons-en par la pensée et par le cœur; revivez des moments heureux et jouissez-en par la pensée et par le cœur.QUELQUES VERBES IRRÉGULIERS 1.Cueillir et faire.Conditionnel: Je cueillerais dans la gerbe du passé les fleurs du souvenir et j’en ferais de superbes bouquets; tu cueillerais.et tu ferais.; il cueillerait.et il ferait.; nous cueillerions.et nous ferions .; vous cueilleriez .et vous feriez; ils cueilleraient .et ils feraient .Impératif: Cueille dans la gerbe du passé et fais un bouquet des fleurs du souvenir; cueillons dans la gerbe du passé et faisons un bouquet des fleurs du souvenir; cueillez dans la gerbe du passé et faites un bouquet des fleurs du souvenir.2.Boire à la coupe des joies et s’en rassasier.Conditionnel: Je boirais à la coupe des joies et je m’en rassasierais; tu boirais à la coupe des joies et tu t’en rassasierais; il boirait à la coupe des joies et il s’en rassasierait; nous boirions à la coupe des joies et nous nous en rassasierions; vous boiriez à la coupe des joies et vous vous en rassasieriez; ils boiraient à la coupe des joies et ils s’en rassasieraient.Impératif: Bois à la coupe des joies et rassa-sie-toi; buvons à la coupe des joies et rassasions-nous; buvez à la coupe des joies et rassasiez-vous.LES PARTICIPES Hiab» part l'adj de! ii kfnrlici «ne un 'liai ' P ' *'! Estelle l «)e: » i)ei iPlsii a) p Hl l Iitrif 2.Surgir de son apathie.Conditionnel: Je surgirais de mon apathie et j’appellerais en foule les souvenirs d’antan, tu surgirais de ton apathie et tu appellerais en foule les souvenirs d’antan, il surgirait de son apathie et il appellerait en foule les souvenirs d’antan; nous surgirions de notre apathie et nous appellerions en foule les souvenirs d’antan.vous surgiriez de votre apathie et vous appelleriez en foule les souvenirs d’antan; ils surgiraient de leur apathie et ils appelleraient en foule les souvenirs d’antan.Impératif: Surgis de ton apathie et appelle en foule les souvenirs d’antan; surgissons de notre apathie et appelons en foule les souvenirs d’antan; surgissez de votre apathie et appelez en foule les souvenirs d’antan.3.Revivre des moments heureux.Conditionnel: Je revivrais des moments heureux et j’en jouirais par la pensée et par le cœur; tu revivrais des moments heureux et tu en jouirais par la pensée et par le cœur; il revivrait des moments heureux et il en jouirait par la pensée et par le cœur; nous revivrions des moments heureux et nous en jouirions par la pensée et par le cœur; vous revivriez des moments heureux et vous en jouiriez par la pensée et par le cœur; ils revivraient des moments heureux et ils en jouiraient par la pensée et par le cœur.Impératif: Revis des moments heureux et jouis-en par la pensée et par le cœur; revivons '' f allait «)fi Relevez les participes: a) présents; b) passés, que vous trouvez dans le texte et donnez-en la règle d’accord.1.Modernisés:.part.adj.s’accorde avec usages, mas.plur.2.rangées.part.adj.s’accorde avec chaises, fém.plur.3.a pris .part, passé conj.avec l’aux.avoir lest reste inv.compl.dir.placé après.4.sont alignés.: part, passé conj.avec l’aux.être, s’accorde avec le suj.du verbe: portraits, Cç^ masc.plur.I «iBcell 5.ont hérité.- part, passé conj.avec l’aux.avoir, reste inv.parce qu’il n’y a pas de F Attiré : | Ni • t-lfS fcjni i compl.dir.6.brodés.part.adj.s’accorde avec napparons.7.agencées.part.adj.s’accorde avec salades.8.ont fait.| part, passé conj.avec l’aux.avoir, reste inv.parce que le compl.dir.est iij placé après. LEÇON-TYPE 291 iktij 1954 "U coeur, ÜERS rt du rsisd 9.10.11.attendant.part, présent.On te distingue de l’adj.verbal, parce qu’il est précédé de « en )) fumant.part, présent, compl.cire- de manière de apporte.rôti.part.adj.s’accorde avec saumon.et vous 12.bruyante.adj.verbal, quai, assemblée.nflcciS al 13 tiquet des enlevée.part.adj.s’accorde avec mère.rassasier, i t a «rions; a t ¦ U :¦ asieHOM, TROUVER LE PARTICIPE, L’ADJECTIF (DÉRIVÉS) (OU LE NOM) Le participe présent exprime une action; le nom désigne un être, c’est-à-dire une personne, un animal ou une chose.1.Résider a) résidant (participe présent) b) résident (nom commun) 2.Exceller a) excellant (participe présent) b) excellent (adjectif) 3.Présider a) présidant (participe présent) b) président (nom com.) 4.Intriguer a) intriguant (participe présent) b) intrigant (adjectif) e teste et 5.Expédier a) expédiant (participe présent) a) expédient (nom com.) 6.Fatiguer a) fatiguant (participe présent) b) fatigant (adjectif) ise»! [énii PHRASÉOLOGIE prêf' étrei«’f portra^ l“s'Sϰï pas 1.Il est nécessaire d’employer, ce moyen, cet expédient de tout repos, pour arriver au but.En expédiant vos colis, veillez à ce que l’adresse du destinataire soit lisible et complète.2.Ce saumon frais et bien rôti, est excellent.En excellant dans l’art de cuisiner, les ménagères ont régalé leurs convives.3.En présidant cette assemblée, M.le Maire s’est attiré des félicitations.« Quel excellent président, disait-on de toutes parts I » apPa laJ*5, 4.Les intrigants ne sont jamais estimés des gens qui les entourent.Qu’espèrent-ils gagner en trompant, en intriguant de la sorte ?5.Résidant dans cette belle paroisse, il y sème le bien à profusion.Les résidents de cette trempe ne devraient jamais s’éloigner du lieu de leur naissance.ANALYSE GRAMMATICALE Fonctions du pronom.Cas particuliers.1.Êtes-vous heureux ?Nous le sommes.le.pron.pers.neut.signifie cela.2.Pour assurer la survie, il faut le souvenir.il.pron.pers.sujet app.de faut.3.C’est un bonheur dont je tairai la provenance.dont.pron.conj.3e pers.du sing, compl.dét.de provenance.4.Dans cette maison gaspésienne, on y rit, et on y chante.D’autres devisent sur le passé qui n’est plus ou sur l’avenir qui s’ouvre .a) on.pron.ind.3e pers.du sing, sujet de rit.b) on.pron.ind.3e pers.du sing, sujet de chante.c) autres.pron.ind.3e pers.du plur.sujet de devisent.d) qui .pron.conj.ayant pour anté passé, 3e pers.du sing, sujet de est.e) qui.pron.conj.ayant pour ant.avenir, 3e pers.du sing, sujet de s’ouvre.5.Rien n’est beau comme le sol natal et nulle contrée ne peut nous inspirer le dévouement qu’il faut déployer pour le grandir.a) Rien.pron.ind.3e pers.du sing, sujet de est.b) nous.pron.pers.lre pers.du plur.compl.ind.de peut inspirer.c) qu (que).pron.conj ayant pour ant.dévouement, 3e pers.du sing, compl dir.de faut déployer.d) il.>.pron.pers.3P pers du sing, sujet apparent de faut déployer.e) le.pron.pers.S11 pers du sing, compl.dir.de grandir.ANALYSE LOGIQUE Les 9, 10 et 11 juillet, une petite ville de la Gaspésie devenait le théâtre d’une telle manifestation de foi, qu’il était impossible de se dérober à l’ambiance de ferveur qui animait les fidèles.Trois propositions dans cette phrase.lie proposition: Les 9, 10 et 11 juillet 1954, une petite ville de la Gaspésie devenait le théâtre d’une telle manifestation de foi:. 292 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre .Proposition principale.Sujet:.ville Compl.déterra, du sujet:.Gaspésie Verbe:.devenait Compl.dir.:.théâtre Compl.dét.:.manifestation de foi 2e proposition: qu’il était impossible de se dérober à l’ambiance de ferveur:.Sub.cire, de conséquence de devenait.Sujet:.il Verbe:.était Att.:.impossible Compl.ind.:.de se dérober à l’ambiance, de ferveur.3e proposition: qui animait les fidèles.Sub.déterm.du mot ambiance Sujet:.qui Verbe:.animait Compl.dir.:.les fidèles.EXERCICE GRAMMATICAL Une fête religieuse Souligner les pronoms ce et se et dire pourquoi ils s’écrivent ainsi.1.C’est une fête religieuse pour toute la paroisse.L’Evêque diocésain tient à la présider lui-même.Ce sont les problèmes ardus des vocations sacerdotales, religieuses et missionnaires qui intéressent les premiers Pasteurs et tous les fidèles.Pour la circonstance, admirons les décorations nombreuses dont s’embellissent les maisons.Au toit et aux fenêtres, pendent des étoffes soyeuses gracieusement festonnées: le bleu, le jaune, le blanc, marient leurs couleurs pâles .Le soir, les ampoules électriques, rouges, vertes, bleues, jaune-or, mettent en relief ostensoirs, calices, croix, monogrammes du Christ et de la Vierge .Les chemins sont pavoisés de drapeaux aux couleurs papales et mariales .Les lumières rutilantes éclairent brillamment les vitrines où s’étalent en éventails des draperies légères et des cordons de feu.Sous le ciel bleu-sombre, s’avance le char de la Vierge.Dans l’air parfumé de juillet, montent des encens de prières .Supplications et ave, alternent vers le ciel .Ce sont des cris de foi, de ferveur et d’amour qui pénètrent jusqu’au trône de Dieu.2.Dès le matin, la famille entière est debout.Il s’agit de se rendre à la messe.Même le plus léger retard serait considéré comme une faute.Ce n’est pas dimanche aujourd’hui, mais c’est tout comme.Le père endosse son habit gris-perle, la mère revêt sa plus belle robe.Les grandes filles s’affairent autour des plus jeunes, tout en faisant elles-mêmes un brin de toilette.Car elles sont très jolies, sans pourtant y attacher beaucoup d’importance.Pour elles, les devoirs religieux et ceux du foyer, passent avant la beauté si fragile .En quelques instants, la camionnette emporte tout ce monde à l’église.Foi et ferveur .Les mains se joignent.Les yeux contemplent, puis se voilent.Les corps sont droits et respectueux .L’esprit et le cœur oublient un instant les choses de la terre pour mieux se reposer en Dieu.On songe aux êtres chers que le divin Maître s’est choisis dans la famille, et on l’en remercie de tout cœur.Au passage de l’Evêque, tout le monde s’agenouille et se signe comme au temps jadis.Emportant comme un gage de paix la bénédiction du Pontife, toute la famille heureuse regagne le logis.F.d.J.N.P.— Ces exercices peuvent être donnés en dictées, si on le désire.VOCABULAIRE 1.Région du tourisme où la montagne voisine près des eaux, célèbre par sa beauté pittoresque et son charme.Gaspésie 2.Habitants de la Gaspésie.Gaspésiens 3.Tout ce qui appartient à la peinture, qui peut fournir un bon sujet de composition artistique .pittoresque 4.Qualité de ce qui est simple.simplicité 5.D’une manière très simple.simplement 6.Nom donné aux premiers chefs de famille dans l’Ancien Testament.Dans le texte, au figuré, vieillard qui a de nombreux descendants.patriarche 7.Qui est propre au patriarche: simplicité.patriarcale 8.Ceux de qui l’on descend, qui ont vécu avant nous.ancêtres 9.Ce qui appartient aux ancêtres; aux siècles écoulés .ancestral 10.Bond que fait une pierre plate jetée oblique- ment sur la surface de l’eau.Au figuré: suite d’événements ou de paroles, amenés les uns par les autres.ricochets 11.Faire des ricochets, c’est.ricocher 12.Se déclarer incompétent pour accomplir quelque chose.se récuser DICTÉE Une procession en Gaspésie Vient enfin le triomphe final.C’est le dernier soir du Congrès.Tous sont invités à sortir leur radio, sur les vérandas ou dans les parterres.Il s’agit d’unir, dans une prière fervente, ceux H 1954 LEÇON-TYPE 293 «e peu, a» etna ls dans la 'HT, Ne i'j.'léattlic-;eff?a|De F.A J.a mbm e voisine utépitto Gaspéiie spésiem tiOBartis- Presque implicite iplement efanie le taie, oomlreB ancêtre» lochet» qui participent à la procession, et ceux cpii ne peuvent la suivre.En toute hâte, les sacristines ont érigé un reposoir sur la façade d’un joli château, à deux milles et demi de l’église.C’est l’endroit du ralliement.Munis de flambeaux, en rangées de six, enfants, jeunes filles et femmes, hommes et jeunes gens, défilent et défilent encore.Religieuses, religieux, enfants de chœur, dignitaires ecclésiastiques ont pris, place dans le cortège.Son Excellence Mgr l’Évêque a voulu s’unir à son peuple.De ces milliers de poitrines, s’élèvent chants et prières .C’est la montée triomphale, l’apothéose du Christ.Pendant deux heures, un long ruban de feux mouvants, ondule sur la route, tandis que la voix de l’écho, répercute au loin, les cris de foi et d’adoration de ce peuple croyant.Le ciel passe du bleu clair à l’azur foncé.Les étoiles scintillantes semblent vouloir rivaliser de clarté avec les pâles flambeaux des humains, leurs frères .Sur le fleuve aux eaux sombres, pas une ride .Les ailes larges ouvertes, les goélands argentés, les mouettes rapides, survolent l’immense nappe liquide, s’unissant, sans le savoir, à la jubilation commune.Dans le lointain, des vapeurs s’en vont vers leur destinée.Deux heures durant, le cortège, chantant et priant toujours, demande au ciel la paix et surtout un grand nombre de vocations sacerdotales, religieuses et missionnaires.Voici le reposoir rutilant d’or sous les lumières et fleurant bon le parfum des corbeilles.On dirait un jardin, tant les fleurs s’y pressent .Pivoines, roses, lis, giroflées, marguerites, sourient au passage de Jésus, Bon Pasteur.D’une voix nette et vibrante, M.le Maire consacre personnellement les paroisses de la région, au Cœur Immaculé de Marie.L’allocution, les vœux du Congrès, sont ensuite transmis par l’infatigable Évêque de Gaspé.Une dernière bénédiction du Très Saint Sacrement, le chant du Te Deum, clôturent ces journées de grâces .Les dons, les faveurs du ciel ont coulé à flots sur ce coin idéal de la Gas-pésie .Et tandis que chacun regagne sa demeure, au profond du ciel bleu, la lune, aux clairs rayons d’argent, veille sur la terre endormie .F.d.J.QUESTIONS D’INTELLIGENCE 1.De quoi s’agit-il dans ce récit ?.D’un Congrès de vocations, sacerdotales, religieuses et missionnaires.Tous les ans, ces Assises eucharistiques ont lieu en Gaspésie.Quelle invitation est faite aux gens, par le moyen du haut-parleur ?.Celle d’installer les radios devant les portes, de façon à pouvoir s’unir aux prières de la procession.Où est située la pointe du ralliement ?.A la façade d’un joli château, bâti près du fleuve.Pour se rendre au reposoir, la procession devra longer la grève et traverser un pont.4.La distance est-elle grande P.Le parcours s’étend sur deux milles et demi.En rangées de six, les Congressistes marcheront deux heures pour se rendre au grand reposoir.5.Qui prend part à la procession P.Enfants, jeunes Allés, femmes, hommes et jeunes gens.Pour les encourager, l’Evêque en personne, des religieux et des religieuses ont voulu aussi accomplir le long trajet.6.A quoi compare-t-on les flambeaux dans la nuit P.A un long ruban de feux mouvants, qui ondule sur la route.7.Que fait l’écho en ce beau soir de juillet?.Il répercute au loin les cris de foi et d’amour de tout un peuple Adèle.8.Quel spectacle s’offre le long du parcours P.Sur le fleuve aux eaux assombries par le soir, pas une ride.De temps à autre, goélands argentés, mouettes rapides, survolent l’immense nappe liquide.Dans le lointain, des bateaux se dirigent vers le port.9.Comment le reposoir est-il décrit?.Il est rutilant d’or sous les lumières et fleurant bon le parfum des corbeilles.On dirait un jardin.10.Quelles fleurs s’épanouissent auprès du Maî- tre P.Larges pivoines, roses, lis, giroflées, marguerites sourient au passage de Jésus, Bon Pasteur.11.Quelle émouvante cérémonie se déroule-t-il encore P.D’une voix nette et vibrante, M.le Maire consacre solennellement, au Cœur Immaculé de Marie, la petite ville, et toutes les paroisses de la région environnante.12.Cet acte religieux est-il d’une grande portée ?Sa portée est immense.^11 montre à tous que la Religion et l’Etat peuvent et doivent marcher la main dans la main pour le bonheur et la prospérité des peuples.13.A quoi répond encore cet acte ?.Il répond aux sentiments profonds du cœur humain qui a besoin d’une autorité religieuse et civile, pour s’épanouir pleinement au milieu de la société.14.A quelle strophe de l’hyme national, nous fait penser cette cérémonie grandiose P.« Amour sacré du trône et de l’autel, Remplis nos cœurs de ton souffle immortel.Parmi les races étrangères Notre guide est la loi Sachons être un peuple de frères, Sous le joug de la foi.Et répétons comme nos pères Ce cri vainqueur, pour le Christ et le Roi! 294 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre GRAMMAIRE ET ANALYSE Relevez les pronoms et les participes de la dictée.1.Tous .pron.ind.3e pers.du plur.sujet de sont invités.2.sont invités.part passé conj.avec Paux.être, s’accorde avec tous.3.Il s’agit Il.pron.pers.3e pers.du sing, sujet app.de s’agit.4.ceux.pron.dém.3e pers.du plur.compl.dir.de unir.5.qui.pron.conj.ayant pour ant.ceux, 30 pers.du plur.sujet de participent.6.la suivre.pron.pers.3e pers.du sing, compl.dir de suivre.7.ont érigé.part, passé conj.avec l’aux.avoir reste inv.: le compl.dir.est après.8.munis.part.adj.masc.plur.s’accorde avec les noms qui suivent.9.ont pris.part, passé conj.avec l’aux.avoir, invariable: compl.après.10.a voulu.part, passé conj.avec l’aux.avoir, inv.compl.après.11.croyant.adj.verbal, masc.sing.quai, peuple.12.s'unissant.part.prés, du verbe s’unir.Il exprime une action.13.le savoir.pron.pers.3e pers.du sing, compl.dir.de savoir.14.Chantant et priant.part.prés.inv.exprimant l’action.15.rutilant.part.prés, du verbe rutiler, inv.exprime l’action.16.fleurant.part.prés, du verbe fleurer (sentir) inv.exprime l’action.17.sont transmis.part, passé conj.avec l’aux.être, s’acc.avec le sujet du verbe.18.ont coulé.part, passé conj.avec Taux, avoir, sans compl.dir.CONJUGAISON Conditionnel: Je regagnerais ma demeure, si je pensais au bonheur qui m’attend; tu regagnerais ta demeure, si tu pensais au bonheur qui t’attend, il regagnerait sa demeure, s’il pensait au bonheur qui l’attend; nous regagnerions notre demeure, si nous pensions au bonheur qui nous attend; vous regagneriez votre demeure, si vous pensiez au bonheur qui vous attend; ils regagneraient leur demeure, s’ils pensaient au bonheur qui les attend.Impératif: Regagne ta demeure et pense au bonheur qui t’attend; regagnons notre demeure et pensons au bonheur qui nous attend; regagnez votre demeure et pensez au bonheur qui vous attend.Conditionnel: Si j’étais vraiment croyant, je vivrais pleinement ma foi; si tu étais vraiment croyant, tu vivrais pleinement ta foi; s’il était vraiment croyant, il vivrait pleinement sa foi; si nous étions vraiment croyants, nous vivrions pleinement notre foi; si vous étiez vraiment croyants, vous vivriez pleinement votre foi; s’ils étaient vraiment croyants, ils vivraient pleinement leur foi.Impératif: Sois vraiment croyant, et vis pleinement ta foi; soyons vraiment croyants et vivons pleinement notre foi; Soyez vraiment croyants et vivez pleinement votre foi.CM qdj ANALYSE LOGIQUE 1.Et tandis que chacun regagne sa demeure, au profond du ciel bleu, la lune, aux clairs rayons d’argent, veille sur la terre endormie .Deux propositions dans cette phrase: à) lre proposition: Au profond du ciel bleu, la lune, aux clairs rayons d’argent, veille sur la terre endormie.Proposition principale.Sujet:.lune Compl.dét.du sujet:.clairs rayons d’argent.Verbe.veille Compl.cire, de lieu terre endormie Compl.cire, de temps.la 2e proposition.b) 2e proposition: et tandis que chacun regagne sa demeure.Proposition sub.cire, de temps de veille.Sujet.chacun Verbe.regagne Compl.dir.demeure.2.Bien que les impies ep doutent, la Religion et l’Etat doivent marcher la main dans ¦ LEÇON-TYPE 295 1954 aw flilllà Btn*au vraiment i; ;i ma | tel"?1 cbatun .eurf' la main pour le bonheur et la prospérité des peuples.Deux propositions dans cette phrase.?) 1re proposition: Bien que les impies en doutent.Prop.sub.cire, de concession de de doivent marcher.Sujet.impies Verbe.doutent Compl.ind.en ?) 2e proposition: La Religion et l’Etat doivent marcher la main dans la main, pour le bonheur et la prospérité des peuples.Proposition principale Sujets.Religion, Etat.Verbe.doivent Compl.dir.marcher Compl.cire, de main.la main dans la main.Compl.cire, de concession.bonheur et prospérité.EXERCICE GRAMMATICAL 1.C'étaient vraiment de longs rubans de feu qui ondulaient sur les routes larges et unies.2.Que voyez-vous sur le fleuve aux vagues ar- gentées ?Ce sont de grands oiseaux aux ailes déployées.3.Les voiles blanches se sont repliées, faute de vent.4.Et ces mille paillettes rutilantes sur le bleu de la mer, d’où viennent-elles ?Ce sont les baisers de l’astre royal .Ses rayons d’or, porteront vie et lumière au fond de la masse liquide.5.Le soleil s’est donné mission de couvrir d’or, la terre et tout ce qu’elle contient.6.Les jours, pendant lesquels il ne luit pas, sont froids et tristes.7.Ce soir, la terre se repose et cependant mille bruits troublent son sommeil.8.Ce sont les feuilles tremblantes qui frisson- nent dans l’obscurité.9.Ce sont encore des oiseaux attardés qui rega- gnent leurs nids.VOCABULAIRE 1.Entrée pompeuse et solennelle d’un général d’armée romain qui avïflt remporté une grande victoire.triomphe Dans le texte, « triomphe » s’applique à Notre-Seigneur Jésus-Christ, présent dans l’Hostie de l’Ostensoir.2.Ce qui est fait avec pompe est.triomphal Les processions étaient triomphales.3.Qui a obtenu les honneurs du triomphe.triomphateur Jésus dans l’Eucharistie est le vrai triomphateur dans le monde des âmes.4.Instrument émettant des paroles par des ondes appelées hertziennes.radio 5.Émission par télégraphie sans fil (T.S^.F.).radiodiffusion ou radioémission 6.Galerie légère établie sur toute la longueur des habitations de l’Inde, du Brésil, et qu’on imite en Europe et au Canada .véranda 7.Partie d’un jardin spécialement consacré à la culture des fleurs.parterre 8.Autel préparé pour le passage de la proces- sion, le jour de la Fête-Dieu pour y faire reposer le Saint-Sacrement.reposoir.9.Endroit marqué aux troupes pour se rallier.ralliement 10.Dans le texte, ce mot s’applique à la foule qui doit suivre la procession.11.Grande et belle maison de campagne.château.Cette définition s’applique au texte.RÉDACTION 1.Durant le temps des fêtes, vous avez reçu de la visite à la maison.Racontez quelques-unes de ces scènes.2.Vous avez assisté à une procession de la Fête-Dieu, ou à celle d’un Congrès eucharistique, dites ce que vous avez vu et entendu.Quels ont été vos sentiments à la vue de cet admirable spectacle.Conseils: Dans vos récits, visez surtout à la simplicité.Phrases généralement courtes et claires.Si vous racontez ce que vous avez vu, vous serez certainement très intéressants, parce que vrais.A l’œuvre, donc, et secouez cette peur de l’effort qui vous empêche et tant d’autres avec vous, d’écrire ce que vous pensez et aimez.RÉCITATION Gaspésie, terre de silence {extrait s) Terre silencieuse, ô belle Gaspésie, Par le pouvoir divin, entre toutes choisie.Pour être fière, pour être un sol de beauté, Pour éveiller en nous l’instinct d’éternité.Que de fois, sur les bords de tes sublimes grèves, Le soir, j’ai promené mes tourments et mes rêves! Rien ne me répondait que la voix de tes flots; La lune enveloppait de pourpre les ilôts; Des nuages légers passaient comme une flotte Que l’ange de la nuit adroitement pilote, Èt le Rêve parlait à mon esprit charmé, Comme une mère parle à l’enfant bien-aimé! .Mais hélas! ici-bas, tout mue et se transforme! Le monde change d’aspect, le roc change de for- 296 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre iü O terre du silence, un jour tu deviendras La terre des cités, des bruits et des contrats! .Le progrès inlassable a des jambes d’Hercule: Devant lui, la timidité et douce paix recule.Plus l’homme est mercantile, et moins il est pen- [sif; Nul n’interrogera les échos du récif .De tes monts radieux, les forêts dépouillées Verront leur chair meurtrie et leurs gloires souillées .Les fleurs du rêve, en tes jardins, se faneront, Les goélands, vaincus, de tes rives fuiront .Adieu le vol réjouissant des goélettes! Adieu l’étincelant coup d’aile des mouettes! .Adieu les bégaiements, les chansons et les cris Des jeunes loups marins, au dos soyeux et gris! .Adieu la voix plaintive et douce de l’outarde Qui, guidant ses petits, dans les anses, s’attar- [de! .Adieu les soirs divins, les soirs silencieux Où dans ses bras, la mer semble bercer les cieux! .Sur ton ciel sans couleur, et ta plaine embrumée L’usine et ses engins cracheront la fumée; Les poètes en vain, chercheront sur tes bords Le calme qui jadis animait leurs transports; Tu seras devenue une terre opulente Où viendra se ruer la foule turbulente, : Et, sur tes flots troublées, les oiseaux éperdus, Pleureront ton silence et ta beauté perdus! .Mme Blanche Lamontagne-Beauregard.CHANT Vaste horizon, solennelle étendue.Album de M.l’abbé Gadrois.EXPLICATION DE TEXTE BATAILLE DE CARILLON par Thomas Chapais « C’était le 8 juillet (1758), date à jamais mémorable dans l’histoire du Canada.Dès la pointe du jour, les roulements de la générale éclatent dans le camp français.Nos bataillons travaillent en hâte à perfectionner l’abatis.Vers dix heures, on aperçoit les troupes légères de l’ennemi.Enfin à midi et demi, toute l’armée anglaise débouche sur Carillon.Le moment suprême est arrivé.Un coup de canon donne à nos troupes le signal, de laisser tomber la hache du bûcheron et de se former en bataille.Pendant ce temps, l’armée anglaise s'avance dans un ordre admirable.Ce sont d’abord les éclaireurs de Rogers, l’infanterie légère, et les bateliers de Bradstreet, qui ouvrent un feu de tirailleurs.Puis on voit défiler les provinciaux se déployant de gauche à droite.Enfin, paraissent les réguliers qui s’avancent en masses rouges sous le soleil éclatant; ils passent dans les intervalles des régiments provinciaux; ils s’engagent dans l’abatis.Devant eux se dressent les retranchements silencieux, ati-dessus desquels on ne voit paraître que les drapeaux ondulants des bataillons français.A l'endroit où flotte l’enseigne d’ordonnance de Royal-Roussillon, rouge et bleue, se tient Montcalm, tête nue et habit bas.Lévis commande la droite et Bourlamaque la gauche.Trois lignes de blancs uniformes bordent le retranchement; en arrière, chaque bataillon a sa compagnie de grenadiers et ses piquets en ordre de bataille, prêts à porter secours.Montcalm a défendu de tirer un seul coup de feu sans son ordre.Les colonnes anglaises avancent toujours au son du fifre et de la cornemuse; elles sont engagées dans l’enchevêtrement de l’abatis; la consigne est d’enlever la position à la baïonnette, et elles marchent au pas de (( charge )), avec une vivacité digne des meil- parq ¦ : i il loi 1854 LEÇON-TYPE 297 leures troupes.Pas une balle n'a encore été échangée, et les Anglais touchent presque aux retranchements de gauche défendus par la Sarre et Languedoc.mm te Le moment est solennel.Soudain, une voix vibrante se fait entendre: «.Feu! l> La crête du mamelon se couronne de flammes, et trois mille fusils vomissent la mort dans les rangs ennemis.La bataille était commencée.Labourées, décimées par cet ouragan de fer et de plomb, les colonnes anglaises vacillent, , hésitent un instant, puis reprennent leur marche avec une admirable intrépidité, en ré-i pondant au feu de nos bataillons.La mort semble planer sur ces abatis sanglants.N’im-lBïi;(Fr j porte ; grenadiers, montagnards se pressent, se poussent, enjambent les troncs d’arbres, laissant des lambeaux de chair aux branches tranchantes comme des glaives, et montent I d’un même élan vers ces retranchements meurtriers.Mais au pied de la ligne française se dressent les arbres « appointés » comme autant I de chevaux de frise; la tempête infernale fait rage; une grêle de balles tombe des sommets ms où flottent les drapeaux de la France dans le brouillard rouge de la fusillade; et les feux croisés des veut bien publier ci-après la liste des textes littéraires choisis par le Comité de Régie du C.E.P.pour Vannée scolaire 195^-55.Les textes anglais demeurent les mêmes.On pent en trouver la liste dans |« VEnseignement primaire )) de septembre 1951.Manuel: Lectures littéraires, f.i.c.1 La Fontaine Le Loup et le ( 'bien Tome I Page 131 2 — M érimée L’enlèvement de la redoute I 59 3 — Michelet Mort de Jeanne d’Arc II 94 k- Daudet La Chèvre de AT.Séguin ï 41 5 — Chap ai s Bataille de Carillon II 113 6 — Hémon Les trois voix de M.Chapdelaine / 126 1 — Saint-Sim on Fénelon I 260 2 Flaubert 1 ne noce normande I 243 3 V euilloi Louis Veuillot à sa sœur II 16 4 — Bazin Lue procession I 260 15 Bea uchemin La cloche de Louisbourg II 204 6 - D in and La fenaison I 240 1 — Corneille Le ('id.acte 1er.scènes 3, 4, 5 II 207 2 — Bourdaloue La médisance II 363 3 - Hugo Sur une tombe II 177 4 - M ontalembert On ne s’attaque pas au Saint-Siège II 427 5 — Carneau La langue française à la Chambre de 1792-93 .II 417 6 — Groulx L'esprit apostolique des fondateurs de la Nouvelle-France II 105 A7.B.— A ous n indiquons que six extraits, pour chaque année du cours, ce nombre étant suffisant pour familiariser les étudiants avec une bonne méthode d'analyse de textes, et, les préparer ci répondre aux questions qui peuvent être posées sur un texte similaire, non mentionné ci-dessus.André Raymond, Chef du Service des Examens officiels. Avis au personnel enseignant 1.— Re PETIT CATECHISME DE LA PROVINCE La liste des manuels approuvés qui a été adressée aux commissions scolaires en juillet dernier indique que le Nouveau Petit Catéchisme de NN.SS.les Evêques doit être utilisé en 3e, 4e et 5e années.Il y a là une omission, car le Nouveau Petit Catéchisme doit aus être utilisé en 6e année.L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décemb jlliipi W 2.— MODIFICATIONS APPORTEES AU PROGRAMME DE RELIGION DE LA 12e ANNÉE Le programme de religion de 12e année s’est avéré, à l’expérience, trop chargé et difficile.Surtout dans sa troisième et dernière partie, il aborde des problèmes qui ne se posent pas à l’esprit de nos grands de chez nous: par ailleurs, ces élèves n’ont pas la prépa-i ration philosophique nécessaire pour bien comprendre les problèmes exposés et bien saisir aussi les réponses apportées.Pour éti fflrm Et Min •v pOUYOt Il apparaît plus que probable que dans la refonte canadienne des manuels cette troisième partie sera traitée tout différemment.En conséquence, le sous-comité de religion du programme primaire supérieur propose au Comité catholique d’apporter certaines modifications au programme de 12e année dont la principale est la suppression de toute la troisième partie du volume.Si, par exception, un élève apportait au professeur une question traitée dans ces pages il sera toujours possible au maître de s’y référer pour répondre.lis ft pt j Woctrin Me de ^ ] bdétél I ff idiitfj, Le programme nouveau serait donc le suivant: Dans le volume « Jésus-Christ Notre Sauveur )) les pages 7 à 12 inclusivement W et 1,1 1,6 à 53y2 58 (du numéro 1,1) à 66 67 à 91K '99 à 167 185 à 221 Ce programme forme un tout.Le professeur devrait montrer à ses élèves le fil conducteur qui relie les diverses parties.Il s’aidera, au besoin, des idées qui suivent.'lais le, IMm tp ’ienv, % l'UlCl 'iais u j ^!îi Tout d’abord, le manuel de 12e est une suite logique du manuel de 11e.Il est certain que chaque manuel présente un ensemble de doctrine qui se suffit à lui-même, mais il est non moins certain qu’entre les deux manuels il y a un lien vivant.En effet, pour bien RENSEIGNEMENTS ET DIRECTIVES 335 1954 têtreutï ne de p chargé s qui it ¦as la prép i bien à anneli ctï ietirpr«|W 12*318 connaître le Christ total, il faut connaître la Tête et le Corps du Christ.Le Corps du Christ, c’est l’Eglise et l’étude en est faite avec le manuel de 11e année, « U Eglise notre Mère )).La vie qui nous est donnée par cette Mère vient du Chef de l’Église, la Tête du Corps mystique du Christ, le Christ lui-même, notre Sauveur.En 12e année l’esprit et e cœur de nos élèves vont donc s’arrêter à la personne de Jésus pour la mieux connaître ît la mieux aimer.{Introduction, pages 7 à 18) — Il faut rendre les élèves de 12e cons-ûents que toute l’étude de leur manuel est vraiment orientée vers la (( Tête )) du Corps mystique: (( Jésus-Christ, Notre Sauveur ».De là, nécessité de camper devant les élèves un Christ vivant, non pas seulement aistorique, mais un Christ actuel, présent à nous, non une abstraction ou un souvenir.Pour bien saisir cette personne divine qui a vécu sur notre planète à une heure déterminée il faut d’abord fixer son milieu géographique — La géographie coopère à former un type d’homme.D’où étude du milieu juif: pages l^O — lt.6 à 53 58 à 66 Pour étudier cette Personne avec assurance et en toute sécurité il faut absolument recourir aux documents qui la concernent.D’où étude des sources de l'histoire du Christ: pages 67 à 91.Et maintenant nous pouvons tracer un portrait vrai, intègre et authentique du Christ.Nous pouvons découvrir sa vraie personnalité: page 99 à 118.Nous découvrirons aussi la raison d’être de la présence du Christ sur la terre.En effet, une personnalité aussi prenante devrait nécessairement s’adresser aux hommes troublés et perdus, pour leur fournir une doctrine salvatrice (Jésus-Christ, Notre Sauveur).Cette doctrine, en même temps qu’elle révélait la mission particulière du Christ, présentait un mode de vie, une façon neuve de concevoir la vie, redonnant à l’homme sa grandeur et à la société les principes de justice et de charité qui la rendent bienfaisante.{Jésus est notre Sauveur).{Pages 118 à 156).Mais les hommes, toujours sceptiques, voulaient pour s’engager à la suite du Christ des signes qui authentiqueraient la réalité de la mission qu’il s’attribuait.Était-il vraiment un envoyé du Père ?{Pages 156 à 167).Le Christ étant vraiment l’envoyé de Dieu, nous devons comprendre l'achèvement de sa mission.Échec apparent; triomphe éclatant; préparation de notre propre triomphe en participant par l’Esprit-Saint à la vie de Jésus {pages 193 à 211f).Mais n’est-ce pas un mystère qu’un homme soit à l’origine de tant de merveilles ?{pages 216 à 221).Ainsi, durant toute l’année, l’attention s’est attachée à la Personne du Christ, Homme-Dieu.Il n’y a de salut qu’en Jésus. 336 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre Canadian Passenger Association 1520 MOUNTAIN STREET MONTREAL 25 VACANCES SCOLAIRES, NOËL ET NOUVEL-AN, 1954-1955 Au nom des compagnies de chemin de fer du Canada, j’ai le plaisir de vous annoncer qu’à l’occasion des vacances de Noël et du Nouvel-An, il sera délivré des billets à prix réduits aux professeurs et aux étudiants des écoles et des collèges canadiens, comme suit TERRITOIRE: (1) Entre la plupart des stations au Canada.(2) Des stations au Canada à certaines stations-frontière aux États-Unis.CONDITIONS: Sur remise au préposé à la vente des billets d’un certificat de la Canadian Passenger Association, formule 18 ou 18F.PRIX: Le prix d’un billet simple-course PLUS UN DEMI pour le voyage aller-et-retour; minimum 30c, pour enfants comme pour adultes.VALIDITE: Billets valables pour l’aller depuis le mercredi 1er décembre 1954 jusqu’au samedi 1er janvier 1955, à midi, et pour commencer le trajet de retour jusqu’au mardi 25 janvier 1955, à minuit.Les directeurs des écoles et des collèges sont priés de faire connaître ces concessions au moyen des publications scolaires, pourvu que cet avis ne paraisse pas avant le 12 novembre 1954.S’ils désirent obtenir des certificats (formule 18 ou 18F) tels que mentionnés ci-dessus, ils peuvent se les procurer en s’adressant au soussigné; ils sont priés de spécifier la quantité requise, et de donner le nom et l’adresse de leur collège ou école.Nous désirons tout particulièrement souligner une condition essentielle,— à savoir, que cette formule n’est destinée qu’à l’usage personnel des directeurs, des membres du corps enseignant (voués exclusivement à l’enseignement), et des élèves (enrôlés pour un cours scolaire complet) des écoles et des collèges du Canada.Elle ne peut servir ni aux membres de leurs familles, comme tels, ni à d’autres personnes; elle ne doit pas non plus être distribuée aux personnes qui ont un emploi rémunéré et suivent des cours du soir dans des écoles ou autres établissements de spécialisation.Votre tout dévoué, Le Président, J.A.BRASS. Chronique de pédagogie par Maurice Lebel Albekt Saint-Jean, B.A., M.A., Lie.Paed.Le Bon Temps.Toronto, Thoma* Nelson and Sons (Canada) Limited, 1954.352 pages.Prix: $1.85 moins 20% de remise aux éducateurs.Manuel autorisé dans les écoles de l’Ontario et de la Nouvelle-Écosse Ce manuel de lecture, qui est déjà en usage dans les classes de quatrième des écoles primaires de l’Ontario et de la Nouvelle-Écosse, est à la fois aimable et instructif, agréable à feuilleter et artistement illustré.Alors que je le lisais, un poignant regret m’est venu, du fond de ma jeunesse: celui de n’avoir pas alors connu un livre de lecture aussi plaisant à manier, aussi riche d’images et d’illustrations, aussi étoffé de textes choisis.Heureux élèves de quatrième année ! Ils ne manqueront pas d’apprécier les dessins variés et vivifiants qui illustrent presque chaque page du livre.Ils liront aussi de belles histoires, «i aimablement encadrées d’illustrations, des contes et des poèmes adaptés à leur développement intellectuel.Us apprendront aussi, en lisant ce manuel, à connaître et à aimer leu* pays.Le Bon Temps est un fort heureux titre.M.Saint-Jean nous rappelle, dans la page intérieure de la couverture, la fondation par Champlain de L’Ordre de Bon Temps en 1606 à Port-Royal.Le futur fondateur de Québec, historien et géographe, écrira plus tard: « L’hiver se passa joyeusement avec entrain à l’aide de l’Ordre de Bon Temps que j’établis et qui maintint tout le monde en bonne santé.Cet Ordre fut meilleur pour notre santé que n’importe quel remède que nous eussions pu employer.» C’est donc sous l’égide de Champlain et de son Ordre que jeunes écoliers et écolière* de l’Ontario et de la Nouvelle-Écosse lisent du beau français.Ce qui me plaît aussi dan* ce recueil de textes, c’est qu’il n’est pas hérissé de règles grammaticales ou d’exercices de vocabulaire; le Petit Dictionnaire (pp.319-334), la liste des mots nouveaux (pp.335-342) et les expressions françaises (pp.343-345) : tout cela est rejeté à la fin, de sorte que les élèves peuvent lire des textes d’affilée pour le plaisir de lire.Et c’est sur les airs de quatre chansons: 0 Canada, Alouette, A la Claire Fontaine, Mon Merle, que se termine ce livre attrayant (pp.346-349).Il renferme huit groupes de textes de prose et de poésie ainsi répartis: Histoires peu croyables.Les Petits en scène.Jeunes Braves, Contes de grand’mère.En route vers.Animaux à poil et à plumes.Contes et récits, Notre pays.Leurs auteurs sont des Canadiens tels que: Napoléon Legendre, Jeanne L’Archevêque Duguay, Anne Hébert, Jean Bruchési, Harry Bernard et Albert Lozeau.Parmi les écrivains de France, La Fontaine, Perrault, Florian, Daudet, Théodore de Banville.Jean Aicard, Saint-Éxupéry et l’abbé Robert Llewellyn occupent une place de choix.Autant dire que les morceaux ont été choisis avec grand soin.Us sont aussi à la portée des élèves.Qu’on lise, par exemple, La Pluie d’or, conte adapté de Grimm ou I^es Nouveau-Nés d’Alphonse Daudet, Le Petit Prince ou Blanche Neige, on est presque toujours certain de tomber sur un morceau susceptible d’intéresser des écoliers de Quatrième année, c’est-à-dire de huit ou de neuf ans.Quelques passages, e{ non des moindres, sont adaptés de contes anciens.Il y a aussi des poèmes, ce qui es excellent, car même les enfants de cet âge ne sont pas indifférents à la poésie, à la cadenc des vers, au retour des rimes à la sonorité des mots.Ils ne commenceront jamais trop tci à lire de beaux poèmes.Il va sans dire que le maître se doit de lire de beaux morceaux à haute voix, de faço| expressive, puis de les relire, et d’expliquer brièvement les mots inconnus ou difficiles.Même les livres les plus attrayants ne peuvent se passer de sa voix chaude et de son exem.; pie.C’est à lui d’animer ces textes, de les rendre et de les faire aimer.Il y réussira s’il se donne la peine de bien préparer ses leçons, et l’une des plus difficiles est sans doute cell de la lecture, parce que celle-ci paraît facile, fondée qu’elle est sur la langue maternelle que tout le monde prétend connaître.Or, il faut préparer cette leçon par une longue méditation du texte; le maître doit la posséder, pour ainsi dire, s’il veut inspirer l’amour de la lecture à sa classe.Sans doute sera-t-il aidé dans sa tâche par un livre de qualité comme celui-ci.Fort instructive est la partie consacrée à notre pays, patrie par M.l’abbé J.G.Gélinas : J’y relève cette définition de « La patrie, c'est votre père, c'est votre mère, vos petits frères, vos petites sœurs, vos parents et vos amis.C'est le cimetière où dorment les aïeux.La patrie, la grande patrie, c'est le pays que nous aimons le plus au monde, pour lequel nous serions prêts à mourir, n'est-ce pas, mes petits amis P La patrie, pour nous, c'est le Canada ! » C’est dans cette partie (pp.273-317) que l’on voit une dizaine de belles photos du pays, notamment de l’Ontario et des provinces maritimes.Ainsi commence la descrip tion de la capitale du Canada: « Il existe une ville que tout Canadien doit connaître et aimer tout particulièrement.C'est Ottawa, la capitale du Canada.Elle est située dans la province d'Ontario, à peu près au centre du pays, sur le bord de la rivière Outaouais.C'est aussi à cet endroit que la rivière Rideau vient se jeter dans VOutaouais non loin des chutes de la Chaudière, d'une assez grande hauteur.» Le rôle de la robe noire en notre pays est fort bien mis en évidence par M.Jean Bruchési (pp.290-298).Espérons que les élèves auront et prendront le temps de lire Le Bon Temps.Ils prendront beaucoup de français en lisant des histoires peu croyables.Maurice Leb
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