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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
Juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1956-06, Collections de BAnQ.

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'MIEUX SAVOIR POUR MIEUX SERVIR** $ ».v H : 5 imm DÉ PART EM E N TDE L'I NSTRUCT ION PUBLIQU Volume 15, Numéro U — QUÉBEC JUIN 1956 I.m Vol.XV, N° 10, juin 1956, QUÉBEC.SOMMAIRE | lain fil faril I Pm 1 EDUCATION ET FORMATION Réflexions au seuil des vacances, Omer-Jules Désaulniers, p.749—Éditorial, Au seuil des vacances, Cécile Rouleau, p.750 — L’éducateur catholique (tableaux), p.753 — Les développements récents dans les écoles normales, Roland Vinette, p.756 — La penlure qui rouille, Armand Croteau, ptre, p.760 — Réflexions sur l’enseignement de l’Histoire III, L’Histoire comme scient (suite et fin), André Lefervre, p.768 — Noces d’or d’enseignement du professeur J.-E.Paquin, Roland Vinette, p.771 — Noces d’or d'enseignement du professeur J.-Donat Dufour, Roland Vinette, p.772 — Le coin des Écoles rurales, Ce vénérable jubilaire est l’un des nôtres, Êlisée Goulet, i.é., p.773 — La journée de l’arbre, J.-A.Breton, i.f., p.776.SUGGESTIONS POUR REVUE GÉNÉRALE DU PROGRAMME DE L’ANNÉE 1955-56 Religion; 3e année, p.778; 4e et 5e années, p.779; 6e année, p.780; 7e année, p.782; 8e année, p.784; J 9e année, p.785; 10e année, p.787; 11e année, p.787.Langue française; 4e à la 7e année, p.790; 8e et 9e années, p.792 — L’enseignement de Thistoire littéraire au coure J primaire supérieur, 10e année, p.795; 11e année, p.798.Langue seconde; a La méthode directe de conversation anglaise », 4e année (9e du cours), Gertie Kathleen ; Hart, p.801 — « L’Anglais au cours primaire supérieur », 10e année, Roger Hénault, p.805.Mathématiques; _ 4® année, p.807; 5e année, p.808; 6e année, p.809; 7° année, p.810; 8e et 9e années, p.811; g 10e année, p.812; 11e année, p.814i Sciences; Physique, 10® année (garçons), p.817; Physique, 11® année (garçons), p.818; Chimie, 10® année f (garçons), p.819; Chimie, 11® année (filles), p.820; Chimie, 11e année (garçons), p.822.RENSEIGNEMENTS ET DIRECTIVES Lirez-vous ?Sang des martyrs (Dollard des Ormeaux), Albert Gervais, p.775 — Procurez-vous: Nous voulons voir Jésus, Armand Croteau, ptre, p.789 — Littérature de jeunesse, Lafitte, Louis, Le mystère de la Pointe du phare, Marguerite Coulombe, p.800 — Prix de l’Association canadienne française pour l’avancement des Sciences (Acfas), p.823 —Session d’août 1956 pour les examens des Écoles normales, p.823 — Avis aux Commissions scolaires et au personnel enseignant, Le Surintendant de l’Instruction publique, p.826 — Avis au personnel enseignant, p.826 — Cours d’été de géographie, p.827 — Chronique de Pédagogie, Marc A.Perron, Un grand éducateur agricole, Édouard A.Barnard, 1835-1898, Essai historique sur l’agriculture de 1760 à 1900, Maurice Lebel, pp.3 et 4 de la couverture.Il Wîfill CttûlJ jfe j fflesii Mûis i f&rnj MlriiJ %iïJ 7s toco ÉDITORIAL 749 Réflexions an seuil des vacances par O mer-Jules Désaulniers, Surintendant de VInstruction puplique.VEC le mois de juin, l’année scolaire touche à son terme.Au travail intense des jours de classe succédera bientôt le repos bienfaisant des vacances.Pour le personnel enseignant, il n’y a pas à vrai dire de césure entre l’année scolaire et les vacances.Si l’on s’arrête à considérer le véritable sens des vacances, l’on découvre qu’elles sont le prolongement de l’année qui se termine ou, mieux encore, le prélude à la prochaine année.En vacances, un éducateur reste un éducateur.Pour être fidèle à soi-même, ne doit-on pas demeurer dans ses loisirs ce que l’on est dans sa vie professionnelle?Certes l’activité des vacances sera d’un autre ordre, car il n’est pas question ici d’oisiveté, mais elle restera toujours en fonction de l’école.Les vacances sont une période propice à la réflexion, à l’approfondissement de soi.Vues dans leur vraie perspective, elles doivent être une re-crêation, c’est-à-dire qu’elles doivent être l’occasion d’un renouvellement, renouvellement physique, intellectuel et spirituel.Les vacances seront particulièrement fécondes si l’on sait les employer à son propre enrichissement.Les exigences de la carrière d’éducateur persistent toute l’année durant.Aucune autre profession n’a des exigences aussi élevées et aussi impérieuses parce qu’aucune autre profession n’a autant d’influence sur la destinée des individus et des peuples.L’éducateur a pour mission de répandre la lumière.Mission sublime s’il en est une.Mission que le matérialisme de notre temps a tendance à dévaloriser.Mais pour éclairer les autres, il faut d’abord posséder la lumière.Les vacances seront fructueuses si elles sont employées à enrichir sa culture et à intensifier sa ferveur.Dans l’étude, le véritable éducateur regardera plus loin que le diplôme._ Dans l’exercice de sa profession, il visera plus haut que le métier lucratif.Toujours et partout, il sera guidé par une indéfectible volonté de servir la vérité dans toutes ses manifestations.On est parfois tenté de se reposer sur ses aptitudes naturelles.Funeste illusion, car la capacité ne s’improvise pas.Il faut l’étude.Il faut l’expérience.Il faut toujours plus de compétence, surtout dans les temps difficiles comme ceux que nous traversons.On se méprend aussi sur l’efficacité des techniques et des méthodes d’enseignement.^ Ce qui confère aux techniques toute leur valeur, c’est la richesse de la personnalité et la culture de celui qui les emploie.Il importe donc que les membres du personnel enseignant profitent de la période^ des vacances pour faire des lectures et des éludes enrichissantes.Je les invite aussi à s’inscrire en grand nombre aux cours de perfectionnement que le Département de V Instruction publique organise à leur intention.A tous bonnes et saines vacances.Le Surintendant de V Instruction publique, Omer-Jules Desaulniers 750 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Juin ÉDITORIAL Au seuil des vacances .RÉFLEXIONS SUR L’ÉDUCATEUR CATHOLIQUE par Cécile Rouleau, directrice de “V Enseigne ment Primaire,i lES écoles du rang aux collèges de nos grandes villes, il est surtout question, en ce ^_" mois de juin, de revisions et d’examens éventuels.L’écolier besogne avec ardeur et espérance : il pense aux certificats spéciaux qui lui seront décernés, aux cadeaux promis généreusement par les parents et amis; il entrevoit le soir de la traditionnelle distribution des prix, alors que, tout fier et conscient de sa valeur acquise par de multiples efforts, il sera félicité, honoré même, tels les vainqueurs de débats littéraires ou les héros de compétitions sportives.Et pourtant .l’humble artisan de ces multiples lauréats sera peut-être oublié! .Lui qui, durant dix mois de labeur constant s’est appliqué avec ténacité et zèle à assurer ces résultats de fin d’année, ne s’est-il pas acquis un droit incontestable à l’appréciation générale ?En témoignage d’estime et d’admiration pour tous les éducateurs de la province, je voudrais tenter de rappeler succinctement le rôle que les instituteurs et institutrices jouent auprès des élèves.Le centenaire prochain du Service des Écoles normales de la province de Québec et ceux des Écoles normales Laval, de Québec et Jacques-Cartier, de Montréal m’y invitent d’une manière tout à fait spéciale.Jamais trop, je pense, on ne manifestera d’intérêt pour le vrai éducateur, celui à qui la patrie est redevable en grande partie de la sauvegarde de son patrimoine culturel et religieux; jamais trop on ne méditera sur la grande responsabilité de sa tâche qui, selon le Pape Pie XII, est de modeler l’intelligence et la volonté de l’enfant pour en tirer, dans les limites du possible, un être de perfection humaine et chrétienne.(J novembre 1955, Association Italienne des Maîtres Catholiques).En vue d’atteindre à cet idéal, la Commission des Écoles catholiques de Montréal, par son directeur général des études, monsieur Trefflé Boulanger, docteur en pédagogie, proposait en janvier 1953, un tableau sur l’éthique professionnel de l’éducateur.Nous le publions à la suite de cet article.Après avoir éprouvé beaucoup de plaisir à la lecture de ce document, après en avoir tiré profit, à plus d’un point de vue, j’ai pensé vous livrer quelques réflexions sur l’éducateur, semeur de connaissances nouvelles, formateur de caractère et de facultés, entraîneur vers les hauts sommets de la culture et de l’idéal chrétien.* * * Il fut une époque où l’on croyait, avec trop de naïveté, hélas, que quiconque pouvait s’improviser éducateur avec plus ou moins de préparation adéquate.Grâce aux disciplines pédagogiques que le Service des Écoles normales préconise et met de l’avant depuis un siècle; grâce aux réformes apportées aux programmes des Écoles normales en ces dernières 1956 ÉDITORIAL 751 années, on doit se réjouir de la disparition presque totale de ce préjugé si funeste pour la formation intégrale de la gent étudiante.Par l’École normale, tout instituteur et institutrice bénéficie d’une préparation spéciale.Celle-ci, en effet, n’a-t-elle pas comme but spécifique de permettre aux aspirants instituteurs et institutrices de compléter leurs propres connaissances et d’accumuler les notions pédagogiques et psychologiques dont ils auront besoin plus tard.Cependant, même parmi ceux et celles qui ont subi cet entraînement, nous entendons des propos comme celui-ci, par exemple: « Pour Venseignement au stage élémentaire, cette formation est-elle vraiment indispensable ?)) Je leur réponds : « Enseigner aux petits les principes fondamentaux de la grammaire, de l’arithmétique, de la doctrine religieuse n’est pas une sinécure.)) Pour bien s’acquitter de cette tâche, il faut se livrer à une étude sérieuse, bien scruter la méthodologie des matières à enseigner, virer sans dessus-dessous ces éléments qui paraissent très faciles, mais qui ne récèlent pas moins de multiples secrets pour de jeunes intelligences.Il faut aussi se méfier de « Và-peu-près )), prétextant qu’on ne doit pas se fatiguer outre mesure pour des élèves qui commencent leur cours.« Il ne faut pas croire que, parce que les enfants sont encore petits, observait avec justesse Sa Sainteté le Pape Pie XII, vous puissiez vous contenter d’être médiocres humainement, spirituellement et moralement.On sait, fort bien que, plus on travaille sur le « petit », plus il est nécessaire d’être capable ! » De plus, l’évolution des programmes et de la vie moderne, en général, n’exige-t-elle pas, du professeur, quelle que soit l’année du cours qui lui échoit, un travail constant d’adaptation; d’où la nécessité d’une préparation plus soignée, d’une formation plus complète, non seulement comme chrétien et comme citoyen, mais aussi comme pédagogue.Il lui importe donc, outre la connaissance approfondie de ses devoirs et des matières insérées dans les programmes scolaires, de connaître les éléments de la psychologie appliquée à l’étudiant et les principes fondamentaux de la méthodologie appliquée à l’enseignement.Assimiler, traduire et transmettre sont des phases importantes et très distinctes, ne l’oublions pas.C’est là, cependant, une partie seulement du rôle du professeur.Sa fonction exige quelque chose de plus élevé que de communiquer simplement la connaissance des choses.Une autre tâche lui incombe: celle de l’éducation.Eduquer, rappelons-le, c’est dégager progressivement de l’enfant, l’homme qui s’y trouve déjà.C’est ainsi que l’on peut affirmer, non sans raison, que tout « enseignant collabore à l’œuvre éducatrice de Dieu ».{Cardinal Feltin).Sans relâche, il lui faut viser à développer les facultés mentales de l’élève; à obtenir des têtes plutôt bien faites que bien pleines.Il suscitera des efforts personnels dans le domaine de la pensée, afin d’habituer les jeunes esprits à bien concevoir les choses, à les juger habilement et à les raisonner objectivement sous leurs aspects divers.C’est au professeur qu’appartient de donner à l’élève une certaine pointe de curiosité pour les problèmes intellectuels.(( On ne donne pas ce que Von ne possède pas ».Cette formation demeurerait encore incomplète si l’on négligeait l’orientation des sentiments.La phrase du poète, malgré son emphase littéraire, demeure assez vraie: « Frappe-toi le cœur, c’est là qu’est le génie ».La vie ne nous le démontre que trop souvent.L’éducateur devra donc se préoccuper de cultiver, chez l’élève, la noblesse des sentiments, l’amour du beau, soit moral, soit artistique, le respect des lois et des institutions, la fierté de sa valeur personnelle.Parce que l’enfant imitera tout naturellement les qualités de cœur de son instituteur ou de son institutrice, à lui ou à elle revient donc le devoir de toujours donner l’exemple.A quoi serviraient les richesses de l’esprit et du cœur, si elles n’étaient supportées par une volonté ferme et tenace ?Le « train-train )) du pénible quotidien nous montre que les hommes de volonté, doués parfois d’une intelligence ordinaire, surmontent nombre d’obstacles et viennent à bout de tâches vraiment difficiles.L’éducateur accordera une attention spéciale à la formation du caractère: il inculquera aux jeunes le sens de la liberté, de la 752 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Juin responsabilité.Il leur donnera le souci du travail méthodique qui, à chaque jour, leur sera profitable.Il devra imprégner leur âme de fortes habitudes qui influenceront leur vie de citoyen et de chrétien.En toute occasion, il sera un modèle de ponctualité, d’assiduité et d’ordre; rien comme l’exemple d’une personne qu’on admire pour susciter l’action.Déclencher une action précise chez l’élève, n’est-ce pas là être un entraîneur ?Après avoir considéré les besoins de la société, le professeur le préparera, selon les injonctions d’un authentique civisme et d’un catholicisme intensément vécu, à sa mission particulière en regard de la société et de l’Eglise.Déjà il voudra initier l’élève aux problèmes patriotiques.Il lui en donnera une juste notion, afin que son patriotisme soit fondé sur des principes rationnels, et non seulement sur des motifs émotionnels.Il fera naître en lui le désir de faire bénéficier la communauté de ses talents particuliers.Il est recommandable qu’on habitue l’élève à respecter la langue française et à apprécier les avantages de notre culture.Ainsi sollicités discrètement par un enseignement pratique qui trouvera des répercussions heureuses dans les occupations journalières, nos enfants seront enthousiasmés par ce qui constitue l’héritage national: langue, coutumes et culture.On les verra alors poser des actes qui manifesteront leur admiration et leur amour pour le groupe ethnique auquel ils ont l’avantage d’appartenir.(( Le sentiment d'amour de la 'patrie fui et peut être encore à présent, un précieux coefficient dans la formation complète de l’enfant )) affirmait récemment Sa Sainteté le Pape Pie XII.Un éducateur chrétien n’arrêtera pas ses efforts au patriotisme.Il voudra faire surgir en chacun de ses élèves l’idéal chrétien.Ses paroles et son exemple les inviteront à gravir la montagne de la sainteté.(( Jésus veut aujourd’hui des saints parmi les enfants, faisait remarquer le Souverain Pontife.Vous devez faire en sorte qu’ils Le regardent, non seulement comme un ami de prédilection, mais aussi comme un modèle de toutes les vertus.» « Il s’évertuera à enraciner ces jeunes âmes dans la foi et la charité, il s’efforcera de développer en elles un sens chrétien pratique qui les pressera à vouloir transmettre aux autres les dons découlant de l’adoption filiale dans le Christ; pour cela, il leur fera prendre conscience, suivant les possibilités de leur âge, de la déchristianisation des milieux où ils vivent et les invitera à juger les faits dont ils sont témoins comme d’authentiques chrétiens .» Tels sont les principaux conseils qu’adressait le Cardinal Feltin aux membres du Mouvement des Enseignants Chrétiens.* * * Ces réflexions que je vous ai livrées, qui n’apportent rien de neuf, sont-elles un simple rappel, un examen de conscience ou un programme ?Un peu tout cela peut-être ! Mais je veux surtout que ce soit un hommage à tous les instituteurs et institutrices.En cette fin d’année, la direction de “l’Enseignement primaire’’ unira donc sa voix à celle de tous les élèves de la province pour rendre aux éducateurs le témoignage de reconnaissance et d’estime auquel ils ont droit.Et ce tribut d’admiration, elle l’adresse plus spécialement à ceux qui ont servi cinquante ans dans la profession, MM.Epiphane Litalien, inspecteur régional, Trois-Pistoles, Rivière-du-Loup, M.J.-Donat Dufour, professeur à l’École normale de Sherbrooke, J.-E.Faquin, professeur à l’École normale de St-Hyacinthe, à ceux qui, selon une autre exhortation de Sa Sainteté aux Maîtres d’Italie, ont été (( des pères d’âmes et non des propagateurs de connaissances stériles ».Oui, des pères qui, possédant la vie dans sa pleine vigueur, ont su susciter autour d’eux d’autres vies semblables à la leur.Que l’exemple de ces jubilaires invite chacun de nous à prendre conscience de sa primordiale influence.Puissions-nous être réconfortés dans les nombreux essais que nous tentons sans cesse pour devenir les plus aptes à servir l’enfant, la famille, la société, l’Eglise! A tous bonnes vacances ! Cécile Rouleau, directrice. L'EDUCATEUR CATHOLIQUE LA COMMISSION DES ÉCOLES CATHOLIQUES DE MONTRÉAL Service des études I-Ordre technique * s e «5 COMPÉTENCE PÉDAGOGIQUE « a* * TRAVAIL S s '5 «5 '©> 1 a* DISCIPLINE 3.Méthodologie f principes directeurs 1.Connaissance du programme < directives pédagogiques générales (Cf.Prog.d’études) ( directives pédagogiques spéciales 2.Connaissance de l’enfant \ développement mental, milieu géographique, social, familial individualisation {répondre aux besoins immédiats de chaque enfant) sens de la recherche {éveiller la curiosité intellectuelle chez l'enfant) motivation {convaincre l'enfant de ses possibilités afin de l'amener à utiliser pleinement ses puissances d'assimilation) émulation {conduire l’enfant à rivaliser avec lui-même, à se dépasser) 1.Préparation de classe {travail logique et adapté; indication des moyens appropriés) 2.Contrôle du travail quotidien des élèves {tout travail doit être vu et apprécié par le maître — devoirs, leçons, exercices d'application, examens) 3.Tests diagnostiques et exercices correctifs {exercices oraux ou écrits pour dépister les défi- ciences et y remédier) 4.Coopération des élèves {réponse personnelle de l'élève aux problèmes d'ordre intellectuel posés par le maître — participation active au travail de la classe; condition indispensable à l’efficacité de l’enseignement) f arrive au poste à l’heure 1.Ponctualité j prépare fidèlement sa classe [ remet ses documents à temps vis-à-vis de lui-même chez les élèves 2.Assiduité {conscient de la nécessité de sa présence régulière au poste) 3.Tenue des registres {fidèlement remplis, propres, bien écrits) 4.Soin du mobilier et du matériel scolaire {respect du bien d’autrui) 1.Ordre {garde le contrôle de ses élèves) 2.Tenue {veille à la propreté, à l’hygiène et au bon maintien, chez les élèves) 3.Surveillance {active, préventive, vigilante,’ loyale) ÉDUCATION ET FORMATION 753 Il-Ordre humain 1.Jugement a) esprit d’observation, bon sens pratique, tact b) sens de la mesure f sanctions \ travaux « e E O «5 Ik V a.INTELLIGENCE VOLONTE 2.Souci de perfectionnement culture professionnelle (acquisition des connaissances et développement des aptitudes et des qualités spéciales à sa profession) culture générale (préoccupation portée aux choses de l’esprit et de la vie) 1.Distinction tenue (propreté parfaite, goût et sobriété dans l'habillement, maintien irréprochable) manières (toujours poli, réservé, affable, prévenant) [ correct langage -j naturel [ digne 2.Dévouement (sympathie, esprit compréhensif, climat de confiance, don de soi ; agir en bon père de famille) 3.Jeunesse d’âme (amour de la lâche, poursuite d’un idéal, enthousiasme, courage, adaptation aux besoins de son temps) 4.Maîtrise de soi (égalité de caractère, bonté, fermeté, justice, équilibre de la personnalité) ÉLÈVES E E o •n* CC ce k a.PARENTS COLLÈGUES 1.Formation de l’intelligence (jugement, réflexions, spontanéité, idées personnelles, etc.) 2.Formation du cœur (noblesse de sentiments, amour du beau, amour du devoir, respect et fierté de la valeur personnelle) 3.Formation du caractère : a) sens de la liberté (goût de l’effort, poursuite d’un idéal, culture de l'initiative, entraîne- ment à la décision personnelle) b) sens de la responsabilité (tâches, postes de confiance, fondions dans les œuvres et activités scolaires et extra-scolaires) c) sens familial (amour, respect, obéissance) d) sens social (solidarité, esprit d’équipe, bien commun, serviabilité, civisme, patriotisme, classe et école attrayantes) Souci d’une collaboration efficace entre l’école et la famille (dans une atmosphère de confiance et de respect mutuels) Cordialité, générosité, ouverture d’âme, entr’aide, justice, etc.Or ?f*- AUTORITÉS f respect (déférence, bienveillance) 1.Loyauté-! fa) a se conformer aux situations) [ bon esprit (disposition l \ b) à voir le bon côté des personnes, des événements et des choses) f collaboration (participation spontanée et désintéressée; caisse scolaire, culture physique, 2.Service j chant, bibliothèque, service paroissial, fetes, etc.) { esprit d’équipe (acceptation du travail en commun pour le bénéfice du groupé) L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Juin ty,.f/fo f III-Ordre chrétien SENS DU BAPTÊME SENS DE L’ÉGLISE (“// doit sans cesse enrichir son savoir doctrinal et éprou- 1.Etudes religieuses (souci constant d'augmenter son savoir doctrinal) ver la valeur de ses méthodes; „ en celte matière plus qu’en 2.Esprit de foi (penser et agir selon les maximes de l'Evangile) aucune autre, la probité exi- ge qu’on cesse d’enseigner le 3.Charité (“Aimez-vous les uns les autres comme mon Père m’a aimé’’) jour où l’on décide de ne plus étudier” — Cf.Prog.d’études, p.28) 1 Piété filiale ^ Vachement et amour envers l’Eglise \ b) respect et obéissance à ses directives, en paroles et en actes f bon exemple (pratique ce qu’il enseigne; prières, messe, communion, f confession, etc.) ) apostolat (travaille à la conquête des âmes en vue de compléter la ( Rédemption) 2.Responsabilité des âmes 1.Enseignement < atmosphère chrétienne (“La doctrine religieuse, l’esprit surnaturel doivent pêné-de la classe trer toute la vie de la classe et d’une façon telle que l’enfant en perçoive Vinfluence dans toutes ses activités comme dans toutes celles de ses maîtres” — Cf.Prog.d’études, p.31) f adaptation pédagogie catéchistique j unification (Cf.Prog.p.34-37 [ progression 1951) RAYONNEMENT 2.Formation conscience chrétienne a) développer chez l’enfant l’aptitude à juger chacun de ses actes en conformité avec la loi de Dieu et de l’Eglise b) instruire, convaincre, faire agir — (Cf.Prog.d’études p.28) disciplines d’apostolat (Action catholique, culture des vocations, missions, congrégations mariales, scoutisme, guidisme, etc.) “ Une école qui ne fait pas d’Action Catholique n'est pas une école catholique ” — Mgr P.-E.Léger, 12 janvier 1952.fierté chrétienne (prise de conscience de la beauté et de la grandeur d’être enfant de Dieu et membre de l’Eglise).1956 ÉDUCATION ET FORMATION 755 756 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Juin Les développements récents dans les écoles normales 1 par Roland Vinette, Secrétaire du Comité catholique du Conseil de VInstruction publique, et Directeur général des Ecoles normales.N.D.L.R.— En 'publiant le texte de cette conférence (( U Enseignement primaire )), est heureuse, de se faire Vinterprète du Département de V Instruction publique pour rendre hommage à son distingué Directeur des Écoles normales de la Province.^^^PRÈS beaucoup d’autres éducateurs de carrière qui m’ont précédé à cette tribune, je suis très heureux de constater une fois de plus l’intérêt considérable qu’un organisme de choix comme le vôtre porte à l’éducation.Ce n’est pas sans raison que vous devez continuer dans cette voie, puisque, en définitive, ce sont vos fils et vos filles qui seront les bénéficiaires ou les victimes des solutions heureuses ou malheureuses apportées aux problèmes qui se posent en ce domaine.Un rapide coup d’œil circulaire sur le monde de l’éducation nous révèle immédiatement une multiplicité de problèmes complexes que nous pourrions grouper en deux catégories distinctes mais qui ne sont pas sans de nombreux liens de dépendance.En premier lieu, parce que plus apparents et plus palpables, signalons ceux que nous pourrions appeler d’ordre quantitatif amenés par une plus grande affluence d’enfants aux écoles et par une prolongation notable de la scolarité pour un nombre sans cesse croissant d’étudiants.Réduits à leur plus simple expression, ces problèmes se réduisent à toujours plus d’écoles de toutes catégories et toujours plus de professeurs de tous les niveaux.Quelques chiffres suffiront à vous donner une idée de l’ampleur de ces problèmes.(1) Causerie prononcée le 1er mars 1956, devant les membres du Club Richelieu de Montréal.Ecoles sous contrôle du Département de VI.P.1944-1945 1955-1956 1960-1961 Élèves 550,000 800,000 950,000 Personnel 22,350 33,000 40,000 De 1940-41 à 1950-51, la population scolaire a augmenté de 13% environ.De 1950-51 à 1960-61, elle aura augmenté de 45%.Cette augmentation s’explique principalement par le fait que les naissances vivantes dans la province qui étaient de 75 à 80,000 entre les années ‘30 à ‘40 ont atteint les 140,000 et ne cessent d’augmenter. 1956 ÉDUCATION ET FORMATION 757 Durant les dix dernières années, soit de 1945-46 à 1955, il s’est construit des écoles pour un total de $187,000,000.00 dont $150,000,000.00 durant les cinq dernières années seulement.Et ces chiffres ne concernent pas les écoles indépendantes, les écoles spécialisées, les collèges classiques et les universités dont vous connaissez l’expansion et qui pourtant n’ont pas encore subi l’assaut de l’augmentation des naissances mais seulement celui de la prolongation de la scolarité.A ees problèmes déjà suffisamment complexes par eux-mêmes s’ajoutent ceux que nous pourrions appeler d’ordre qualitatif.Us concernent surtout la nature des divers enseignements, leur adaptation à une société qui évolue à un rythme sans cesse accéléré et ils se concrétisent dans la diversification des programmes et des institutions, dans la coordination des divers ordres et des divers degrés de l’enseignement, etc.En présence de ces problèmes aussi complexes que variés, il est normal que les regards se dirigent vers les institutions qui doivent préparer ceux qui auront à les vivre et à les résoudre: les écoles normales.Comment ces institutions ont-elles évolué pour répondre aux besoins nouveaux d’un personnel enseignant plus nombreux et mieux qualifié ?Tel est, si je l’ai bien saisi, le sens du sujet que vous m’avez demandé de traiter en vous parlant des développements récents dans les écoles normales.Je me rends d’autant plus volontiers à votre invitation que nous avons conscience d’avoir fait et de faire encore tout ce qui était et tout ce qui est humainement possible avec les moyens dont nous disposons et dans les circonstances où nous sommes placés.Pour répondre au besoin d’un nombre plus considérable d’instituteurs et d’institutrices, voici les principales mesures prises depuis l’année 1951-52.Tout d’abord, fondation de onze (11) écoles normales, dont neuf (9) pour filles et deux (2) pour garçons.Ces chiffres, déjà éloquents par eux-mêmes, le deviennent davantage si l’on considère que cha- cune de ces fondations constitue une innovation ou une solution nouvelle à un problème nouveau.En effet, les deux écoles normales pour garçons ouvertes en septembre dernier, celle de Sherbrooke et The St.Joseph Teacher’s College, à Montréal, sont les 3e et 4e dans la province depuis près de cent ans, les deux autres, Laval, à Québec, et Jacques-Cartier, à Montréal, ayant été fondées en 1857.Ces deux fondations, ajoutées à la reconstruction de l’Ecole Normale Jacques-Cartier, nous a permis de porter le nombre des étudiants masculins à 450 en 1955-56 de 196 qu’il était en 1951-52.Avec la reconstruction de l’École Normale Laval qui doit débuter au printemps, ce nombre atteindra d’ici peu plus de 600.Ainsi, nos écoles normales de garçons qui fournissaient, en 1950, à peine 75 nouveaux instituteurs par année en fourniront près de 250 avant 1960.Dans le domaine de la préparation des institutrices, l’on peut considérer comme des innovations tout aussi hardies l’ouverture, en septembre dernier, de trois externats-écoles normales, les premiers du genre dans la province.Une étude ayant permis de constater que les centres urbains n’arrivaient pas à recruter chez eux leur personnel enseignant et que, d’autre part, les jeunes filles des villes étaient peu attirées par les pensionnats-écoles normales, nous ayons décidé d’établir des externats dans les centres qui n’étaient pas déjà pourvus d’écoles normales.Shawinigan, Drummondville et Saint-Joseph d’Alma firent cette expérience en septembre dernier.Le succès obtenu nous encourage à continuer dans cette voie.Je m’en voudrais de ne pas signaler d’une façon toute particulière la fondation, en mai dernier, de l’École normale de Fort Coulonge, pour les jeunes filles de langue française, du comté de Pontiac.Malgré l’ouverture tardive, en octobre seulement, et dans des locaux temporaires, cette école recevait une vingtaine de candidates.Ce nombre atteindra facilement la quarantaine dès septembre prochain, lorsque l’école nouvellement construite ouvrira ses portes. 758 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Juin Montréal a particulièrement retenu notre attention.Aux deux écoles normales de filles existant avant 1951-52, Jacques-Cartier fondée en 1899 et l’Institut pédagogique en 1926, trois autres sont venues s’ajouter: L’Ecole normale Ignace Bourget, l’Ecole normale Cardinal Léger et The St.Joseph Teachers’ College pour les jeunes filles de langue anglaise.Résumons brièvement la situation en ce qui concerne Montréal : 1951-1952 1955-1956 Écoles normales 2 7 Étudiants 124 330 Étudiantes 235 575 TOTAL : 359 905 Diplômes (garçons) 72 175 Diplômes (filles) 123 360 TOTAL : 195 535 Pour résumer la situation dans toute la province, disons que les écoles normales comptent cette année 1,300 élèves de plus que l’année dernière et environ 500 de plus qu’elles n’en ont jamais compté.Cette augmentation du nombre des candidats à l’enseignement est en grande partie le résultat de l’effort combiné des écoles normales qui ont organisé une propagande efficace et du Département de l’Instruction publique qui a considérablement augmenté l’aide aux étudiants.En effet, alors qu’en 1951-52 ceux-ci ne bénéficiaient que de $125,000.00 de bourses, cette année, ils reçoivent $200,000.00 sous forme de bourses plus $200,000.00 en prêts sans intérêt.Enfin, alors que les subventions de toutes sortes aux écoles normales s’élevaient en 1951-52 à $669,133.00, elles atteindront, en 1955-56, un total de $1,095,133.00.Tous ces chiffres illustrent les efforts déployés et les résultats obtenus dans notre tentative de fournir à nos écoles un nombre suffisant d’instituteurs et d’institutrices.Il est vrai que malgré cela, le nombre des non diplômés n’a cessé d’augmenter en ces dernières années, mais nous espérons arrêter cette augmentation dès septembre pro- chain pour gagner ensuite chaque année une partie du terrain perdu.Mais ce n’est pas tout de fournir des maîtres en nombre suffisant, encore faut-il qu’ils soient qualifiés et qu’ils puissent répondre aux exigences d’une société et d’une pédagogie en constante évolution.Aussi, les développements d’ordre qualitatif dont nos écoles normales ont été l’objet ces dernières années dépassent-ils en importance les développements d’ordre quantitatif que je viens d’énumérer.Toutes ces mesures dont je vous entretiendrai brièvement ont eu pour objet d’élever le niveau de culture générale et de formation professionnelle du personne! enseignant.Ce fut d’abord la revision et la réorganisation totale du programme des écoles normales.On a déjà dit ici-même et ailleurs que cette réorganisation était l’événement le plus important dans notre monde pédagogique depuis la Confédération.Les principales caractéristiques de cette réorganisation sont les suivantes : a) élévation du niveau des études d’au moins une année et de deux années, dans certains cas ; b) exigences d’une culture générale du niveau de la 11e année ou de l'immatriculation pour l’enseignement élémentaire et du baccalauréat pour l’enseignement secondaire ; c) coordination du programme avec ceux des écoles secondaires et du cours classique ; d) intensification et orientation nouvelle et moderne de la formation professionnelle.Comme résultats de cette réorganisation, nos brevets d’enseignement peuvent maintenant se comparer et souvent même avec avantage, à ceux des autres provinces et des autres pays, alors qu’ils étaient autrefois nettement inférieurs.Une ou deux années d’école normale après la 11e année ou l’immatriculation, pour l’enseignement primaire; deux années de philosophie-pédagogie après une rhétorique ou un an de pédagogie après le B.A., pour l’enseignement secondaire, telle est, en 1956 ÉDUCATION ET FORMATION 759 résumé, la structure nouvelle du programme des écoles normales.Le niveau de culture générale et de formation professionnelle atteint par nos écoles normales est tel aujourd’hui que toutes les universités de la province acceptent, sans scolarité supplémentaire, nos diplômés du brevet “A” aux examens du baccalauréat en pédagogie.C’est ainsi qu’en juin dernier, environ 150 finissants de nos écoles normales obtenaient, en même temps que leur brevet “A”, leur baccalauréat en pédagogie.Une conséquence intéressante de cet état de choses, c’est que ces diplômés sont directement préparés à poursuivre des études universitaires en pédagogie ou dans d’autres disciplines.Puis-je ajouter que le nouveau programme des écoles normales et les nouveaux brevets d’enseignement jouissent d’une telle faveur que plusieurs milliers d’instituteurs et d’institutrices en fonction, et déjà porteurs de brevets officiels, se sont remis à l’étude pour en bénéficier.Tout un réseau de cours a été organisé à l’intention du personnel enseignant afin de lui premettre de se perfectionner dans tous les domaines qui peuvent intéresser l’enseignement et l’éducation.Le nombre des étudiants de ces cours s’élève à environ 8,000, soit environ 25% de tout le personnel enseignant de la province.N’est-ce pas là un magnifique témoignage en faveur des maîtres de vos fils et de vos filles ?Elever le niveau des études de culture générale et de formation professionnelle des écoles normales ne pouvait se faire sans élever le niveau culturel et professionnel de ces mêmes écoles.C’est pourquoi, depuis la mise en vigueur des nouveaux règlements et programmes, les exigences requises des candidats au professorat d’écoles normales ont également été élevées.En principe, pour être nommé professeur régulier, il faut détenir soit un diplôme, une licence ou une maîtrise dans la matière enseigné ou l’équivalent.Pour permettre au personnel déjà en fonction de mieux répondre aux exigences nouvelles, le Département de l’Instruction publique a organisé ou subventionné à son intention un grand nombre de cours de vacances et distribué quantité de bourses d’études, le tout pour un total de $25,000.00 annuellement.Plus de 300 professeurs d’écoles normales poursuivent présentement des études universitaires.Déjà, nous pouvons dire que nos écoles normales font assez bonne figure parmi celles de même genre ou de même niveau et, d’ici peu d’années, elles ne le céderont en rien à nulle autre.Tous ces développements et ces progrès, d’ordre quantitatif ou qualitatif ne se sont pas accomplis par une sorte de génération spontanée.Ils ont exigé le concours d’une multitude de bonnes volontés auxquelles je voudrais, en terminant, rendre l’hommage qui leur est dû.Signalons tout d’abord les candidats et candidates à l’enseignement qui ont accepté de bon cœur des exigences plus grandes et sont venus en plus grand nombre ; le personnel dirigeant et enseignant des écoles normales qui s’adapta avec enthousiasme à de nouveaux programmes, de nouveaux règlements et de nouveaux manuels ; nos communautés religieuses d’hommes et de femmes qui ont accepté les durs sacrifices de temps, d’argent et de travail imposés par tous ces changements; le Département de l’Instruction publique et le gouvernement de la province qui ont fourni en bonne partie le nerf de la guerre.La collaboration de tous a permis de poser, en trois ou quatre ans à peine, les éléments de solution de l’un des plus sérieux problèmes du monde de l’éducation : la préparation d’un personnel enseignant suffisamment nombreux et qualifié.C’est d’ailleurs la seule façon de régler les problèmes d’éducation puisque celle-ci est, de sa nature même, une œuvre de collaboration.Roland Vinette. 760 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Juin La penture qui rouille par Armand Croteau, prêtre, Office^ Catéchistique Provincial, Evêché de Saint-Jean.ÉCRIS calmement (( qui rouille )) parce que je vais parler d’une leçon de [J Catéchisme catholique à laquelle très peu de professeurs accordent l’impor-trance qu’elle mérite ; je dis (( qui rouille )) en pensant à un vieux morceau de fer que l’humidité atmosphérique a considérablement étréci et privé de la force qu’il devait avoir.J’ÉCRIS (( la penture )) parce que le péché originel dont je veux traiter est, ni plus ni moins, un gond sur lequel pivotent deux panneaux de l’histoire humaine; je m’empresse de m’expliquer avant que quelque lecteur ne s’évanouisse d’étonnement.1.Je rappelle d’abord que notre salut est une Histoire.Le dogme catholique n’est pas un paquet hétéroclite de vérités livresques, un sac de formules spéculatives sans lien avec le réel, un colis de constatations philosophiques sur la situation de l’homme.Le dogme catholique nous enseigne, en un tout serré, que notre salut s’insère dans l’histoire des desseins de Dieu, dans un plan éternel réalisé au cours de siècles et d’événements.Sans doute, comme toute histoire, celle-ci aurait pu être différente de ce qu’elle est,— mais puisqu’elle est cette histoire-ci en fait, c'est elle que nous devons croire et enseigner).2.J’affirme maintenant que dans cette Histoire du salut la transmission du péché originel joue le rôle non-négligeable d'une penture sur laquelle pivotent la faute de l’Eden et le rachat du Golgotha, le premier Adam et le second, la famille humaine et le royaume de Jésus.Il est évident qu'il faut y insister.a) Le péché origine], le savons-nous et le disons-nous assez, est inséparable du dogme de la Rédemption.Si, en essayant de l’enseigner pour lui-même comme un traité emmuré, on isolait le péché originel de Jésus Sauveur, on ne verrait plus l’unité du plan divin sur l’histoire: on aurait la pénible impression que le Dieu infiniment savant a été surpris par le crime du Paradis terrestre, que le Dieu infiniment immuable s’est fait un autre plan à la suite du péché.Or, nous savons qu’il n’arrive absolument rien sur terre que Dieu n’ait connu, voulu ou permis, de toute éternité, et nous devons déduire que l’ordre primitif (démoli par la désobéissance d'Adam) n’était pas dans la pensée divine une construction indépendante en laquelle Dieu se reposait comme si elle allait durer toujours; nous devons conclure, en présence de la suite des faits révélés, que cet ordre originel de grâce était éternellement subordonné à l’économie rédemptrice comme une étape qui l’a conditionnée.b) Plus qu’un quelconque élément inséparable de la Rédemption, le péché originel apparaît comme un gond sur lequel tourne Vhistoire du salut, et ce dans les documents les plus authentiques de l’Écriture et de la Tradition.Nulle part la Sainte Écriture ne traite aussi longuement du péché originel que- 1956 ÉDUCATION ET FORMATION 761 dans le chapitre cinquième de l’Épître aux Romains.Voyez l’importance que le Saint-Esprit y attribue au péché originel: « De même que pour une seule faute (d'Adam), ce fut pour tous les hommes la condamnation,— de même pour un seul acte de justice (de Jésus), c’est pour tous les hommes la justification )) (verset 18); « de même que par la désobéissance d’un seul (Adam), tous les autres hommes ont été constitués pécheurs,— de même, par l’obéissance d’un seul (Jésus), tous seront constitués justes )) (verset 19).Nulle part la Tradition catholique ne s’exprime plus fortement sur le péché originel que dans le Concile de Trente.Or, voyez la place capitale que l’Église officielle y attribue au péché qui nous vient d’Adam: « De même que les hommes, s’ils ne naissaient pas par propagation de la race d’Adam, ne naîtraient pas injustes, puisque c’est par cette propagation, en vertu d’Adam, qu’ils contractent cette injustice propre à chacun,— de même, s’ils ne renaissaient pas dans le Christ, ils ne seraient jamais justifiés, puisque c’est par cette nouvelle naissance que leur est donnée, par les mérites de la Passion, la grâce qui les fait justes )) (Décret sur la Justification, chap.III).Si donc nous enseignions le traité du péché originel sans le relier à Jésus Rédempteur, si nous faisions la 10e leçon du (( Catéchisme Catholique )) sans dire sans cesse Jésus-Christ, si nous enlevions à la faute originelle le rôle de penture qu’elle joue réellement dans l’histoire du salut,— je craindrais qu’on blesse non seulement le dogme intégral du péché originel mais encore le dogme complet de la Rédemption.C’est pourquoi j’écris ces notes sur les numéros 114 à 117 du (( Catéchisme Catholique )).AVERTISSEMENT La doctrine entière du péché originel implique une double référence, l’une à l’état actuel des hommes (participation à un crime antérieur), l’autre à ce qui a donné naissance à cet état pénible (faute du premier homme); impossible de comprendre l’idée globale de péché originel sans connaître ces deux éléments.Mais comme j’ai déjà consacré deux articles de l’Enseignement Primaire (mars ‘56 et mai ‘56) au péché du Paradis terrestre et à ses suites immédiates chez le premier homme, je ne veux aujourd’hui regarder que la transmission de ce péché à l’humanité déchue.No 114: UN VRAI PÉCHÉ .Le petit bébé qu’une porteuse apporte délicatement au baptistère, doit-on dire strictement qu’il a un vrai péché en lui ?C’est un vrai péché.Saint Paul, sous l’inspiration du Saint-Esprit, écrit que « par la désobéissance d’un seul homme (Adam), tous les autres ont été constitués PÉCHEURS » (Romains 5:19); la faute du père de notre race n’a pas seulement rendu mortels les hommes nos semblables, la déclaration divine tient les enfants nés d’Adam pour PÉCHEURS et ce, remar-quons-le, non à cause des crimes que chacun pourra commettre après l’âge de raison mais par le fait d’un « seul )> qui se trouve tête d’une immense famille pécheresse (1).C’est un vrai péché.Le Concile de Trente excommunie celui qui soutient que, souillé par son péché de désobéissance, Adam n’a transmis à tout le genre humain que la mort et les pénalités du corps et non le péché même qui est la mort de l’âme » (Décret sur le péché originel, deuxième Canon).Ce qui est transmis à tous les fils d’Adam, ce n’est pas seulement la mortalité, la maladie, la concupiscence, un ensemble de peines,— c’est un véritable péché: pensons-y un peu, comment pourrions-nous séparer peines et péché véritable ?comment oserions-nous attribuer à un Dieu infiniment juste l’imposition de pénalités à quelqu’un qui ne serait pas (( pécheur )) ?Bref nous voilà en face d’une réalité fort mystérieuse, devant un péché vrai dans un petit enfant inconscient qui ne s’occupe qu’à boire et à dormir; mais l’obscurité du fait ne peut pas nous fermer les yeux sur les déclarations claires de l’Écriture et de l’Église infaillible. 762 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Juin No 114: UN PÉCHÉ QUI EST TRAMSIS .Un péché qui est transmis: saint Paul écrit que « pour une seule faute, ce fut pour tous les hommes la condamnation, par la désobéissance d’un seul, tous les hommes ont été constitués pécheurs {Rom.5.18-19); tous les hommes sont condamnés pour le premier péché d’Adam, tous les hommes sont pécheurs par la désobéissance de leur premier père, tous les hommes participent à un péché singulier, tous les hommes meurent non parce qu’ils pèchent personnellement mais parce que leur est transmis ce péché-là dont la sanction expresse comportait « tu mourras certainement de mort )).Un péché qui est transmis: le concile d’Orange condamne celui qui soutiendrait que « par un seul homme {Adam) est passé à tout le genre humain seulement la mort corporelle qui est une peine et non le péché lui-même )) {Denzinger-Umberg, 175); le concile de Trente, plus explicite, affirmera mot à mot ce que dit le Catéchisme catho- lique aux petits de 5e année: (( Souillé par ce péché de désobéissance, Adam a TRANSMIS à tout le genre humain non seulement la mort et les pénalités corporelles mais aussi le péché même )) {Denz.-Umb., 789).C’est un péché qui, d’Adam à ses descendants, est tellement TRANSMIS que le concile de Trente écrit: ce péché « se trouve en chacun comme propre à lui )) {Denz-Umb., 790).Si l’on sait que le saint Concile, en écrivant ces mots, avait sous les yeux une liste d’erreurs dont la 7e {celle de Pélage) prétendait que le « péché originel » n’est pas autre chose que l’ensemble de NOS péchés en autant qu’ils imitent celui d’Adam et ont en lui leur origine commune, on comprend mieux la force du texte conciliaire qui vient d’être cité: le péché originel est transmis au point que chaque homme le contracte, que chaque homme se Vapproprie.No 114: PÉCHÉ TRANSMIS COMMENT?Il faut ici séparer soigneusement les affirmations conciliaires et les explications des divers systèmes de théologie.1.D'après le Concile de Trente, nous avons en naissant un vrai péché réellement transmis parce que nous descendons d’Adam: « en réalité les hommes, s’ils ne naissaient pas par propagation de la race d’Adam, ne naîtraient pas injustes puisque c’est par cette propagation, quand ils sont conçus, qu’ils contractent cette injustice » {Denz.-Umb., 795).Noter: c’est en vertu de la propagation même, par l’influence d’Adam, que chaque homme, alors qu’il est conçu contracte l’injustice qui est son péché originel {2).Le péché originel nous est transmis parce que nous descendons d’Adam, parce que nous recevons de LUI la nature humaine; un homme qui ne naîtrait pas d’Adam, qui ne serait pas engen- dré à partir de lui, en vertu du mouvement générateur dont Adam est le commencement, n’aurait pas le péché originel.2.Les explications des théologiens ne sont pas des dogmes de foi; elles renferment même des hypothèses fort contestables.Comment la conception d’un bébé peut-elle transmettre un péché ?— L’un suppose que le péché ne serait pas enraciné dans l’âme {que Dieu crée) mais dans la chair, et que la chair elle-même serait souillée; mais on ne voit pas comment la chair humaine, indépendamment de l’âme spirituelle, pourrait être sujet d’un péché.L’autre suggère que l’acte sexuel, même d’un couple humain légitiment marié, serait nécessairement entaché de turpitude; mais cela serait-il vrai qu’on ne comprendrait pas encore pourquoi l’enfant à naître serait condamnable (cf.les enfants naturels qui n’ont 1956 ÉDUCATION ET FORMATION 763 pas de péché spécial sur la conscience 'parce qu’ils sont conçus hors du mariage).Un troisième émet l’hypothèse que, mystérieusement, nous aurions tous préexistés personnellement en Adam; mais on voit difficilement pourquoi nous serions complices d’un acte commis avant que nous ne venions au monde.Un dernier emploie la comparaison des maladies héréditaires; mais cela ne nous satisfait pas pleinement puisqu’il ne s’agit pas d’expliquer seulement la transmission d’une infirmité, mais la transmission d’un péché.Saint Thomas d’Aquin propose une explication à laquelle nous pouvons adhérer: un homme commet un vol, ce n’est pas la main (isolée) qui pèche, c’est la volonté qui la meut; mais c’est l’homme tout entier qui est pécheur et la main (après la résur- rection des corps) pourra être punie en enfer éternel.Semblablement, dans l’humanité qui forme une seule famille, ce n’est pas le nouveau-né (isolé) qui pèche, c’est Adam qui le meut, (qui l’appelle à Vexistence par la génération dont il est le principe); et c’est l’humanité tout entière qui est pécheresse et le nouveau-né (s’il n’est pas baptisé) pourra être privé de la vision éternelle de Dieu.(3) Ces notions sommaires de véritable péché,— de péché réellement transmis et devenu propre à chacun,— de péché transmis par génération charnelle d’une manière très obscure,— voudraient faire entrevoir combien profonde est la réponse au numéro 114: «le péché— qui est transmis à tous les hommes — à cause du péché d’Adam — s’appelle le péché originel ».No 115: POURQUOI CROYONS-NOUS?La doctrine difficile et importante d’un pèche « transmis )) impose d’admettre un fait universel que la raison humaine, laissée à ses forces naturelles, ne peut jamais rejoindre ni démontrer.Sans doute, l’idée d’un désastre moral survenu aux origines de notre famille humaine rencontre des constatations modernes: l'homme a une vive conscience de la « corruption )) de sa nature, le romancier contemporain se plaît à en fouiller les abîmes malodorants; la psychanalyse suppose à nos actions quotidiennes des motifs cachés qui ne sont guère reluisants; l’histoire des tortures concentrationnaires et des avilissements systématiques de la dernière guerre révèle chez l’homme une cruauté et une laideur ignorées des bêtes paisibles de la jungle; des thèses récentes sur la traite des humains à la Mecque et sur la prostitution internationalement organisée font demander si un Dieu infiniment-amour a réellement créé une race telle que la nôtre; le spectacle quotidien de la vie des non-baptisés chez qui « le mal arrive plus fréquemment que le bien » pose la question de l’origine d’une telle engeance sous les yeux d’une divinité que nous savons bonne sans limites.Tout ce triste bagage peut aider à croire à la transmission d’un péché originel, mais ce n’est pas une preuve irréfutable et qui convainque absolument.(4) Qu’est-ce donc qui nous rend certains que le péché originel nous est transmis quand nous sommes conçus ?pourquoi le croyons-nous aussi fermement ?— « Parce que Dieu nous l’a révélé )) dit le numéro 115.Je ne ferais pas l’histoire de cette révélation qui épèle lentement ce que Dieu pense éternellement d’un seul coup; une telle étude occupe dans le Dictionnaire de Théologie Catholique (Vacant-Mangenot), sous la plume de Mgr Gaudel, d’impressionnantes et très denses pages; je veux tout au plus indiquer les étapes majeures du message divin.1.Dans l’Ancien Testament, les conséquences expresses de la chute originelle pour tous les hommes n’ont pas la clarté éblouissante et la place prépondérante que nous pourrions nous attendre de rencontrer.La Genèse (3.14.-24-) constate que les descendants d’Adam n’ont pas une sainteté irréprochable; Job (14-4-) demande « qui peut faire sortir le pur de l’impur », mais 764 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Juin il ne dit pas que cette impureté est celle du 'péché d’Adam; le Psaume (50.7) avoue que nous sommes conçus dans l’iniquité, mais il veut peut-être parler d’une simple tendance au péché; la Sagesse (2.28) déclare simplement que (( Dieu avait créé l’homme pour l’incorruptibilité, mais (que) par l’envie du diable la mort est entrée dans le monde ».2.Le saint Evangile n’abondera pas en mentions explicites d’un péché véritable transmis par génération à tous les hommes.On y apprend que le Christ sauve son peuple du péché (Mt 1.21), que Jésus est l’Agneau qui enlève le péché du monde (Jn 1.29), et qu’il faut renaître de l’eau et de l’Esprit pour entrer dans le royaume de Dieu (Jn 3.15).3.Il était réservé à saint Paul, par son Epitre aux Romains, de faire entrer dans la pensée chrétienne l’idée claire d’un péché originel transmis à tous les hommes par la faute d’un seul (5).Il nous enseigne d’abord que sans Jésus le péché règne partout et tous les hommes méritent condamnation: les païens, méconnaissant un Dieu que la raison peut démontrer, pèchent contre la loi naturelle qu’applique leur conscience et les Juifs n’observent pas la loi de Moïse à laquelle ils sont soumis.Il y a justice pour les hommes devant Dieu par la foi au Christ ressuscité; nous sommes en paix avec Dieu par Jésus à qui nous devons d’avoir eu accès à la grâce.Ensuite, au célèbre chapitre cinquième de l’Epitre aux Romains, saint Paul, étendant son regard sur toute l’humanité, fait le parallèle des deux Adam en deux panneaux qui ne forment qu’une seule histoire du salut et c’est là qu’il montre nettement ce qu’a été pour notre race le péché du premier homme: « par le fait d’un seul homme, le péché est entré dans le monde ., la mort s’est abattue sur le genre humain parce que TOUS ont péché .(verset 12); la faute d’un seul a eu pour suite un verdict de condamnation (verset 16); par une seule faute la condamnation s’est étendue à tous les hommes (verset 18); la désobéissance d’un seul homme a rendu tous les autres pécheurs )) (verset 19).4.D’illustres Conciles s’attacheront à définir l’essentiel de la doctrine de foi sur le péché originel: celui de Carthage (en 1/.18), celui d’Orange (en 529) et surtout celui de Trente (151i.5-1563) qui nous a laissé l’expression authentique la plus complète et la plus précise au sujet du péché originel; ce dernier concile affirme l’existence du péché originel et son extension à tous les hommes (abstraction faite de la Sainte Vierge, Denz.-Umb., 792); il expose le mode de sa propagation et sa nature en chacun des nouveau-nés; il proclame que la rédemption de Jésus remédie au péché originel et précise l’effet du baptême par rapport à la (( concupiscence » que nous héritons d’Adam.5.Une dernière source de notre ferme croyance au péché originel, c’est l usage universel et antique, chez les catholiques, de baptiser les tout-petits enfants avant qu’ils n’aient pu commettre personnellement de péché: que dès les premiers siècles de l’Église et constamment dans la suite on ait maintenu la pratique de baptiser « en rémission des péchés » des nouveau-nés qui sont évidemment libres de péchés actuels, c’est plus qu’il n’en faut pour affirmer le caractère apostolique de la vérité dont témoigne une telle coutume et c est suffisant pour écrire que la sainte Église par son magistère ordinaire enseigne que tout homme naît pécheur (6).Bref, ces insinuations de l’Ancien Testament, ces textes de l’Évangile, ces phrases de Paul qui sont une date dans l’histoire, cet enseignement du Concile de Trente et ce sens indiscuté du baptême des petits enfants, tout cela réclame l’assentiment de notre foi; or, la foi est bien autre chose qu’une adhésion froide aux formules solennelles de quelque autorité humaine, c’est une certitude appuyée, sous l’impulsion de l’amour, sur la parole de Dieu lui-même: « je crois fermement tout ce que la Sainte Eglise croit et enseigne parce que c’est VOUS qui l’avez dit ».Voilà — et c’est encore terriblement résumé, — ce que je lis dans les sept petits mots simples du numéro 115:
de

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