La voix de l'Est, 25 novembre 1993, jeudi 25 novembre 1993
[" II: LaVoixdelEst Contribuons à l'avenir de Hyundai à Bromont On évolue è votre avantage HYUriDRI GRORBY Forcé de se battre pour avoir des soins Le CHUS doit réadmettre un opéré souffrant page 3 Loisirs: Canton 4\tI tenir son bout \u2014 page 5 pis-?\t' vt'*' Les Légendes du hockey à Valcourt en décembre L \u2014 page 24 \" * V./'' .Vi?- \u2014 page 4 photo Michel Saint-Jean WüÊââm ¦¦¦¦ Ouvert jusqu'à MINUIT Livraison gratuite Adjacent au Centre Médical Carrefour Haute Ville 35 Principale, Granby 378-6999 1105131 LA VOIX DE L\u2019EST \u2014 jeudi 25 novembre 1993 Carmen Juneau songe à tirer sa révérence SHERBROOKE Presse Canadienne La députée péquiste de Johnson annoncera vraisemblablement dans quelques semaines qu\u2019elle ne sollicitera pas de nouveau mandat en vue des prochaines élections provinciales.Carmen Juneau, qui comptera 13 années de vie politique le 13 avril prochain pourrait tirer sa révérence dans le but de faire place 9 un autre candidat qui défendrait à son tour l\u2019idéologie péquiste dans Johnson.L\u2019éventuel retrait de la vie politique de Madame Juneau ne serait aucunement relié à une diminution de son rendement à titre de parlementaire.Madame Juneau, qui vient de célébrer ses 59 ans, apparaît de plus en plus fatiguée.Et il est de notoriété publique qu'une carrière politique aussi longue et intense laisse invariablement des marques.Il faut dire que les épreuves ne l\u2019ont épargnée depuis quelque temps.D\u2019abord, cet été, son fils Carol perdait la vie dans un acci- La députée péquiste de Johnson, Carmen Juneau dent de la circulation, une tragédie qui a bouleversé cette femme profondément attachée aux va- leurs familiales.Son mari, Armand, a en outre été victimes de problèmes cardiaques.Puis, Carmen Juneau a elle-même été mise hors de combat pendant quelques semaines en raison d\u2019un spasme des artères attribuable à une fatigue extrême.Enfin, la semaine dernière, elle apprenait avec regret que son collègue de Shefford, Roger Paré, devait mettre fin à sa carrière politique en raison d\u2019une grave maladie.À tous ces éléments, il faut ajouter que Madame Juneau aura été la seule députée de la région de Sherbrooke à défendre les couleurs du PO, entourée des députés libéraux des comtés voisins.Invitée à faire part de ses commentaires, elle n\u2019a pas voulu vendre la mèche.Mais elle n'hésite pas à faire une rétrospective de sa carrière politique indiquant que depuis 13 ans, elle a connu trois premiers ministres.«Je suis présentement en phase de réflexion, dit-elle.Tous les journalistes seront convoqués à une conférence de presse quand ma décision sera prise.Peut-être dans quelques semaines.» Différents intervenants de Windsor, ville qu\u2019a habitée Carmen Juneau pendant de nombreuses années avant de déménager dans la ville voisine de Val-Joli, disent avoir effectivement eu vent de la rumeur de retraite.Dans l\u2019esprit de plusieurs, la députée a amplement mérité de se retirer pour vivre plus proche des siens.Successeur Autre élément qui laisse croire à la retraite politique de Carmen Juneau: les péquistes de Johnson ont déjà trouvé un candidat de prestige pour prendre la relève.Selon ce que La Tribune a pu apprendre, le maire de Brompton-ville.Clément Nault, est vivement courtisé par l'association péquiste de Johnson pour devenir le prochain candidat du PO.Clément Nault a toujours entretenu de bons liens avec Madame Juneau en plus d\u2019être un souverainiste convaincu.Accord «historique» Québec/syndicats Norman Delisle QUEBEC Presse Canadienne Le gouvernement du Québec vient de s\u2019entendre avec deux centrales syndicales, la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) et la Centrale de l\u2019enseignement du Québec (CEQ), pour négocier l'organisation du travail dans le secteur public.Cet accord, qualifié «d\u2019historique» par les deux parties, a été signé hier matin par les ministres Daniel Johnson (Conseil du trésor), Lucienne Robillard (Education) et Marc-Yvan Côté (Santé), de même que par les leaders syndicaux Lorraine Pagé (CEQ) et Fernand Daoust (FTQ).L\u2019accord, qui représente environ la moitié des 320 000 employés de la fonction publique, prévoit que le gouvernement et les syndicats discuteront au cours des prochaines semaines de tous les sujets concernant l\u2019organisation du travail: structure hiérarchique, définition des tâches, classification des emplois, dotation des emplois, assurances et Le président du conseil du Trésor, Daniel Johnson, serre la main do la président de la CEO, Lorraine Pagé, sous les yeux de Fernand Daoust, président de la FTQ, le ministre de la Santé.Marc-Yvan Côté et la ministre de l\u2019Education.Lucienne Robillard.régimes de retraite, changements technologiques, absentéisme, productivité, etc.Les parties s\u2019entendent pour faire le point de temps en temps sur l\u2019état d\u2019avancement des négociations.Le but vise naturellement à améliorer la productivité des employés du secteur public d\u2019un pour cent par année.Le président du Conseil du trésor, le ministre Daniel Johnson, a indiqué cependant que même pour les syndiqués de la FTQ et de la CEQ du secteur public, il y aura dès cet hiver récupération par le gouvernement de sommes par le biais de congés non payés, sauf dans le cas d\u2019entente spécifique sur le sujet.«La seule façon d'éviter les congés sans solde est la signature d'une entente sur la récupération d\u2019un pour cent.La loi s\u2019appliquera telle que rédigée sauf s\u2019il y a entente sur le un pour cent», a déclaré le ministre Johnson.L\u2019entente intervenue hier signifie «une ouverture des deux parties autour de la table pour faire les choses différemment.On a précisé des pistes de solution qui feront en sorte qu\u2019un nouveau partenariat puisse s\u2019instaurer», a dit le ministre Johnson.Le ministre a souligné également que l\u2019entente intervenue avec la CEQ et la FTQ est un «exemple qui devrait inspirer les autres».Le procès de Granby le 24 mars MONTREAL Presse Canadienne Cf est le 24 mars prochain que s\u2019ouvrira le procès de la ville de Granby, poursuivie par le ministère de l'Environnement pour avoir déversé des eaux usées non traitées dans la rivière Ya-maska.L\u2019incident s\u2019est produit le 18 juin 1992.La ville procédait alors au nettoyage d\u2019un collecteur d\u2019égouts pendant que le niveau de l'eau de la rivière était très bas.Un grand nombre de poissons avaient été retrouvés morts le lendemain.Si elle est reconnue coupable d\u2019avoir enfreint la Loi sur la qualité de l\u2019environnement, Granby pourrait écoper d'une amende pouvant atteindre 250 mille $.\t Agenda\t10 Commentaire\t8 Décès\t23 Économie\t18 Jeux\t22 À ne pas répéter\t10 Petites annonces\t19 Sports\t24 Statistiques\t26 LA VOIX DE L'EST INFORMATION\t375-4555 ABONNEMENTS\t375-5951 Lundi à vendredi:7h30 à 16h30 Samedi: 7h à WhOO PETITES ANNONCES\t375-9818 Lundi à vendredi: 8h00 à 17h30 PUBLICITÉ\t375-6993 Lundi à vendredi 8h30 à 16h30 Délai: trois jours ouvrables REDACTION\t375-6858 TÉLÉCOPIEUR\t777-4865 CHEF-Radio\t372 oa 378-1458 MÉTÉO __________ I LA QUOTIDIENNE ¦ 6/49 ¦\tDes températures de février en novembre.¦\t.Mais le soleil est au rendez-vous pour les deux prochains jours ¦\tLe temps se réchauffera graduellement avec des températures se rapprochant des normales de saison demain.¦\tLever du soleil: 7h07; coucher: 16h16 ¦\tVers la pleine lune ¦\tMax.: 0; Min.: -7 534 5377 1-19-22 23-24-34 47 / ni* une formation appropriée Formation professionnelle Vocational education Formation en anglais et en français Campus Massey-Vanier Inf.263-3726 Daniel Bureau a mangé bien de la misère pour perdre du poids Il a dû être opéré une deuxième fois après une douloureuse convalescence SHERBROOKE Daniel Bureau sait maintenant ce que signifie la rationalisation des services de santé.Le Gran-byen de 44 ans est repassé hier sur la table d'opération du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke, une semaine de convalescence ratée.Une semaine pendant laquelle l'homme a demandé en vain à être réadmis à l'hôpital, parce qu\u2019il voyait bien que l\u2019incision de 24 pouces qui lui traversait le tronc s\u2019ouvrait sans cesse.«On lui répondait qu\u2019il n'y avait pas de place et que son cas n\u2019était pas urgent, dit Charlotte Bureau, la mère du malade.Je ne suis ni infirmière ni médecin, mais tout ce que je prévoyais s\u2019est réalisé.» Quand Daniel Bureau est revenu au CHUS, lundi après-midi, onze agrafes avaient lâché et «on lui voyait les intestins», affirme sa mère.L'état de l\u2019incision était si pitoyable qu\u2019on la complètement refaite hier.«Un chien aurait été mieux traité par son vétérinaire», dit amèrement Mme Bureau.Un oubli de poids L\u2019opération qu\u2019a subie Daniel Bureau le 8 novembre dernier est une méthode radicale et généralement efficace pour perdre du poids.Après avoir pratiqué une incision, on réorganise une partie du système digestif et on réduit le volume de l\u2019estomac.Pour M.Bureau, qui pèse 198 kilos (435 livres), il s\u2019agissait de la solution ultime pour mener une vie «normale».Son poids l\u2019empêchait d\u2019accomplir les tâches les plus simples; il a dû laisser tomber son emploi de chauffeur d\u2019autobus parce que le volant le blessait au ventre.La vie normale a en fait très mal commencé.Une semaine après l\u2019intervention, le 15 novembre, on lui donne son congé du CHUS d\u2019une façon «plutôt cavalière».C\u2019est Francine Boulanger, du CLSC Haute-Ya-maska, qui fait cette remarque.«J\u2019aurais aimé que le CHUS nous avertisse parce que le cas de M.Bureau est assez particulier, explique-t-elle.Si on avait su, ça aurait évité bien des drames.» C\u2019est Mme Bureau qui a dû contacter le CLSC pour le suivi des soins, un procédure tout à fait inhabituelle pour un patient qui sort de la table d'opération.La mère s\u2019explique mal qu\u2019on ait ainsi largué son fils dans la nature: «Ce n'est pas correct.C'est comme si on l'avait laissé partir en lui disant Karim Benessaieh Daniel\tBureau a vécu une convalescence extrêmement pénible après avoir subi une intervention chirurgicale au CHUS\tvisant à réduire le volume de son estomac.Sa mère, Charlotte Bureau,\test très mécontente du traitement que les autorités médicales ont réservé à son fils.photos Michel Saint-Jean * j j i vu f?4 w * A \u2018arrange-toi\u2019.Ce n\u2019est pas correct du tout.» Le CLSC s\u2019aperçoit rapidement que la convalescence est très mal partie.D\u2019abord, Daniel Bureau a un lit d\u2019eau, ce qui est formellement contre-indiqué dans son état.«Quand vous êtes en forme, ce n\u2019est pas si mal d\u2019avoir un lit d\u2019eau, dit Daniel.Mais quand vous avez une incision du ventre à la poitrine, ça devient assez douloureux.» Le convalescent doit en outre monter deux étages pour se rendre à son logement.Son poids exerce une telle pression sur les agrafes qu\u2019elles commencent à lâcher une à une.Dès le 16 novembre, on commence les démarches pour qu\u2019il retourne à l\u2019hôpital.En observation Le Centre hospitalier de Granby, que l\u2019on contacte en premier, estime qu\u2019il ne peut prendre en charge un patient qui a été opéré au CHUS.«Le dossier était encore ouvert à Sherbrooke, c\u2019est là qu\u2019il a été opéré et que l\u2019on connaît les détails de l\u2019intervention», souligne Christine Gaucher, porte-parole du CHG.Daniel Bureau se rend finalement jeudi au CHUS, où on accepte de le garder sous observation pour la nuit.On lui donne congé le lendemain matin, après l\u2019avoir rassuré sur l\u2019état de la guérison.Entre-temps, M.Bureau s\u2019est installé chez sa mère, qui habite au rez-de-chaussée et qui dispose d\u2019un lit double bien classique.C\u2019est là que le malheureux patient reçoit la visite d\u2019un médecin lundi matin; ce dernier réalise que la cicatrisation va vraiment mal, et obtient son admission à Sherbrooke.Finalement, après une semaine de demandes incessantes, le Gran-byen subit une nouvelle opération.Au CHUS, on se défend bien d\u2019avoir mis la vie du patient en danger: «La situation s\u2019est détériorée de façon imprévisible dans les dernières 48 heures, dit le porte-parole de l\u2019établissement, Pierre Lafleur.Si le cas de M.Bureau avait été urgent avant cela, nous l\u2019aurion's hospitalisé.» Le porte-parole admet que l\u2019établissement sherbrookois est surpeuplé, «comme tous les hôpitaux du Québec», mais ce n\u2019est pas pour cette raison qu\u2019on a refusé d\u2019admettre Daniel.«Il faut faire la part des choses, explique-t-il.Il y a une différence entre des gens qui demandent à être hospitalisés et des médecins qui font cette demande pour leurs patients.Nous ne pouvons pas accueillir qui le veut sans raison.» Se pourrait-il que les jours d'attente de M.Bureau aient rendu cette deuxième opération inévitable?Pierre Lafleur se montre prudent et refuse de faire un lien entre les deux.«Ce type d'intervention est délicat et n'a pas été pratiqué souvent», ajoute-t-il.Francine Boulanger abonde dans le même sens et estime qu\u2019il est «gratuit» de faire le procès du CHUS.«On ne peut pas dire que ces faits-là ne se seraient pas produits si M.Bureau était resté à l\u2019hôpital, soutient la responsable au CLSC Haute-Yamaska.Quand la convalescence est longue, on ne garde pas les gens à l\u2019hôpital.» Mais Mme Boulanger précise qu\u2019il aurait fallu préparer un environnement favorable à la guérison, ce qui n\u2019a pas été fait.«Il a fallu qu\u2019on fasse venir de l\u2019équipement spécialisé de Montréal.Ça a retardé la mise en marche des soins, et c\u2019est un délai qu\u2019on aurait pu éviter.» Hier, sur son lit d'hôpital, le patient Daniel Bureau n'avait qu\u2019une remarque à formuler: «J'suis tanné.C'est l\u2019enfer, mais au moins, ça ne risque plus d'empirer.» Une mère à sa fille : «Tâche de garder de bonnes manières.Elles reviendront à la mode un jour ou l\u2019autre.» GUY BUSSIÈRE OUVERT TOUS LES DIMANCHES de 9 h à 16 h s PHARMAPRIX Galeries de Granby L104445 Pierre Lafleur, responsable des relations publiques au CHUS, et Denis Vallières, infirmier en chef.w LA VOIX DE L\u2019EST \u2014 jeudi 25 novembre 1993 LA VOIX DE L\u2019EST \u2014 jeudi 25 novembre 1993 ST-CÉSAIRE EN BREF Un jeune pilote atterrit d'urgence sur l'autoroute Son moteur a calé au-dessus de Stukely-Sud **\u2022 K ¦ ^4 «Je n'ai pas paniqué» assure Pierre Cloutier, photographié aux commandes de son appareil, peu après avoir réussi un atterrissage d urgence parfait.\tphoto Michel Saint-Jean SM*** Sfcfe.: L'appareil, un Cessna deux places, s'est posé sans casse sur l'autoroute.photo Michel Saint-Jean Agent de sécurité: Ryan analyse SAIN T-CÉSAIRE \u2014 Le ministre de la Sécurité publique, Claude Ryan, devra analyser le dossier soumis par une résidente de Saint-Césaire.Michèle Nadeau, avant de donner une réponse.Mme Nadeau conteste la contravention reçue par son fils à la suite d'une dénonciation d\u2019un agent de sécurité embauché par la municipalité.Elle a déjà porté la cause en cour, en vain, et c\u2019est pourquoi elle s\u2019adresse maintenant au ministre Ryan pour qu\u2019il éclaircisse la situation.Le ministre a reçu le dossier et doit l\u2019analyser, mais on ignore à quel moment il pourra rendre sa réponse.PANIER À SALADE Pot-au-feu.ANGE-GARDIEN \u2014 Un début d'incendie dans un entrepôt d\u2019oignons a permis, vers 20 h 30 lundi, la découverte d\u2019une bonne quantité de marijuana.L\u2019élément destructeur, d\u2019origine accidentelle et ravageant le rez-de-chaussée, selon la police, a été rapidement maîtrisé par les pompiers d'Ange-Gardien.Une visite exhaustive des lieux pour déceler la cause du sinistre a toutefois conduit, dans les heures suivantes, à la découverte de la double vocation du bâtiment: 120 plants et une quantité en vrac de pot séchaient à l\u2019étage.La drogue représentait une valeur d\u2019environ 12 000 $, soit plus que les dommages causés à l\u2019entrepôt du 615 rang Casimir.L\u2019enquête instituée par la suite n\u2019avait donné aucun résultat hier, alors que la SO cherchait à interroger le propriétaire de la bâtisse et son locataire.Accusé.GRANBY \u2014 Un Waterlois de 29 ans devrait comparaître ce matin en chambre criminelle de Granby, en rapport avec le recel d\u2019explosifs découlant du vol de 500 bâtons de dynamite et de 1300 détonateurs commis il y a une dizaine de jours dans une poudrière de Bonsecours.Mario Hétu avait d\u2019abord été arrêté le week-end dernier dans le cadre d\u2019une opéra-tjon d\u2019un tout autre genre, à St-Élie-d\u2019Orford.Deux autres individus, dont Raoul Denis, sont soupçonnés d\u2019avoir trempé dans le complot pour vol d\u2019explosifs.Denis doit revenir devant la cour en décembre.Le troisième suspect, un jeune homme de 21 ans, est encore recherché.Richard Gosselin Richard Gosselin EASTMAN La randonnée aérienne d'un jeune pilote a failli tourner à la catastrophe, hier après-midi, quand le petit appareil a dû se poser d'urgence sur l\u2019autoroute 10, près de Eastman.Pierre Cloutier, 24 ans, de Deauville, un travailleur en hôtellerie, avait à son actif une cinquantaine d\u2019heures de vol quand il a décidé de prendre les airs vers 14h, pour le plaisir, à partir de l'aéroport de Valcourt.Le pilote, formé au Collège militaire de StJean.a emprunté un corridor perpendiculaire à l\u2019autoroute 10, en direction de Man-sonville.Son moteur a calé au-dessus de Stukely-Sud, de la glace s\u2019étant formée dans le réservoir d\u2019essence.Il volait alors à une altitude de 2700 pieds.Tout en effectuant un crochet vers sa droite, le jeune pilote a entrepris une descente au-dessus de la voie rapide, dans la direction de Sherbrooke.Il s\u2019est posé tout doucement à la hauteur de la borne kilométrique 105, sur une pente droite bordée de hauts rochers.Automobilistes gentils «Je ne voyais aucun endroit propice à l\u2019atterrissage autre que l\u2019autoroute.Je n\u2019ai pas paniqué», disait plus tard M.Cloutier, en claquant des dents.Sûr de lui, il n\u2019a même pas déclenché le signal de détresse.«Je n\u2019ai pas eu peur: je me concentrais sur l'atterrissage.C\u2019est d\u2019ailleurs là une grande partie de notre formation.Les automobilistes ont été gentils avec moi».Il a donc pu poser son Cessna, un deux-places, et s\u2019est rangé sur l\u2019accotement.Une fois immobilisé, l\u2019avion entravait tout de même la circulation, heureusement peu dense à cette heure.Son aile gauche occupait toute une voie et sa roue droite était à moins de cinq centimètres d\u2019un profond fossé.Les patrouilleurs de la SQ de Granby ont fait fermer la voie entravée et ont fait appel à une dépanneuse pour remorquer l\u2019appareil.Mais entre-temps, un instructeur de l\u2019aéroport de Val- court, arrivé sur les lieux, a pu faire démarrer le Cessna et comptait le faire décoller.Or, la SQ ne le lui a pas permis, par mesure de sécurité.On a plutôt convenu que le petit appareil, moteur au ralenti, roulerait tout bonnement sous escorte policière, jusqu'à un terrain vague d\u2019Eastman, une balade de moins d\u2019un kilomètre sur la 10 et la 243.L\u2019instructeur s\u2019est mis aux commandes, le pilote préférant marcher.Cette opération n'a pris qu\u2019une quinzaine de minutes.Sur les lieux du remisage temporaire, le jeune homme, qui en était à sa première malchance du genre, a été accueilli par des amis qui l\u2019ont félicité.«Je ne repartirai pas avec (le Cessna) puisqu'il devra être remorqué jusqu\u2019à Valcourt pour fins d'inspection», a-t-il déclaré un peu plus tard, se remettant à peine de ses émotions.MAGASINEZ CHEZ JIM DUMOULIN LE BOTTIER ET ÉCONOMISEZ adresse'- 20% de rabais et plus sur les bottes d\u2019hiver et sur ur>e grande sélection de souliers, telles La Vallée, Wallace, Naturali-zer, Contoura, White Cross, Faber, Pajar et Cougar Prix à partir de 39,95$ 142 Principale, Granby 372-2680 Jim Dumoulin le bottier OCGPANBV INC Loisirs: Choinière entend tenir son bout Benoit Lapierre GRANBY Le premier face-à-face entre les représentants de la Ville et du Canton au sujet des services de loisir doit avoir lieu cet après-midi à l'hotel de ville de Granby et si l'on en juge par les positions adoptées par les deux maires, les négociations ne seront pas une partie de plaisir.«Pour en arriver à une entente, ça va être de l\u2019ouvrage», confiait hier le maire du canton de Granby, Louis Choinière.Il se disait toutefois confiant d'aboutir à quelque chose qui serait satisfaisant tant pour la Ville que pour le Canton.«En 18 ans à la mairie, je n'ai jamais frappé un dossier que je n\u2019ai pas pu régler», assure-t-il.S'il entend bien tenir son bout, il en va de même du maire de Granby, Michel Duchesneau, qui estime que le prix à payer pour les services de loisir devrait être le même à la ville qu\u2019au canton, c'est-à-dire de 100 S per capita; or, selon ses calculs, la Ville dépense présentement 110 $ per capita pour alimenter le secteur du loisir tandis que pour jouir des mêmes services, le Canton ne débourse que 35 $ per capita.Il exigera donc que dans la prochaine entente intermunicipale concernant le loisir, le canton triple sa mise.«Si on s\u2019en tenait à ce qui a été dit, on n'irait même pas s'asseoir pour négocier.Michel Duchesneau a lancé un ballon et les ballons politiques, je connais ça.Mais il apprend vite; c'est comme ça qu'il faut agir en politique», estime Louis Choinière, en expliquant que lancer un ballon, c'est attaquer le premier pour connaître la réaction de l\u2019adversaire.Excessif En 1993, des 5,4 millions que la Ville a consacrés au soutien de tout son secteur «Loisir» (Loisirs de Granby, bibliothèque, piscine, palais des sports), 390 ()()() $ provenaient des coffres du Canton de Granby; pour aboutir au partage équitable dont parle Michel Duchesneau, il faudrait que le Canton hausse sa participation à tout près de 1,2 million, ce que le maire Choinière juge évidemment excessif.«Avec un conseil (celui de la ville) qui veut réduire les dépense, je m'attendais plutôt à ce qu'il y ait une baisse de notre quote-part: ça m\u2019a l'air que c\u2019est le contraire», a lancé ironiquement Louis Choinière.Au canton de Granby, la portion du budget qui était réservée aux loisirs en 1993 s'élevait en tout à 442 (KH) $ (10 % du budget municipal), ce qui comprend les 390 (HH) $ versés à la Ville et les 52 000 $ que la municipalité prévoyait consacrer à sa propre organisation de loisir.Mais le maire Choinière assure qu'en réalité, c'est près de Louis Choinière 600 000 $ ou 16 % du budget que le Canton consacre au secteur du loisir car d'autres dépenses qui le concernent sont décrites dans d'autres postes budgétaires.Il considère donc que le dossier «loisir» coûte suffisamment cher comme cela d\u2019autant plus, dit-il, que le ministère des Affaires municipales voit d\u2019un mauvais oeil que les municipalités affectent aux loisirs plus de 10 % de leur budget.«J\u2019ai déjà dit à Michel Duchesneau qu\u2019on ne voulait pas de cadeau de la Ville, mais je calcule qu'avec ce qu\u2019on paie, ils ne nous en font pas de cadeau», dit-il.Mais dans ce dossier, le Canton peut-il vraiment tenir tête à la Ville?O.ui, répond le maire Choinière, s\u2019il se retire carrément du dossier et accepte que ses citoyens soient traités comme ceux des autres municipalités qui n'ont pas d\u2019entente avec la Ville au sujet des services de loisir.Par exemple, pour devenir membre de la bibliothèque municipale et le demeurer, un résident de Ste-Cécile-de-Milton doit verser chaque année 30 $ (50 $, s\u2019il s\u2019agit d'abonnement familial); à la piscine Miner, il devra débourser le double du montant exigé des résidents de la ville et du canton, peu importe l'activité; ce sera la même chose s'il s\u2019inscrit à l'une des activités offertes par les Loisirs de Granby.«C\u2019est une belle avenue qu\u2019on peut explorer.On pourrait, par exemple, rembourser 50 % des frais que devraient payer nos citoyens: c\u2019est quelque chose qu\u2019on va regarder», a poursuivi le maire Choinière.Mais si le canton refuse de signer une nouvelle entente sur les services, la Ville pourrait être tentée de majorer substantiellement ses tarifs visant les non-résidents.Le maire Choinière a conclu en mentionnant qu'il avait quelque chose à offrir à la Ville de Granby relativement à la question des loisirs, mais ne s'est pas avancé davantage sur le sujet.Un poulailler flambe Un poulailler de la firme F.Ménard, situé au 100 rang Papineau, a été rasé par un incendie d'origine inconnue, mardi soir.Les flammes ont pris naissance vers 22 h 15 dans le bâtiment qui n'abritait alors aucune volaille.Appelés sur place, les pompiers de St-Paul-d'Abbotsford, aidés de leurs collègues de St-Césaire et d'Ange-Gardien, n'ont rien pu faire pour sauver la bâtisse de la totale destruction.Il sera très difficile pour les enquêteurs de la SQ de Marieville d'établir la cause de l'incendie.Les pertes pourraient atteindre 200 000 $.Cela ne devrait cependant affecter outre-mesure les opérations courantes de ( entreprise qui possède plusieurs établissements agricoles dans la région.Aucun représentant de la firme n'a toutefois pu être joint hier.\tphoto Richard Chagnon Venez voir nos nouveautés Choix de couleurs et grandeurs de ce c oupo
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.