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Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
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Références

Québec science, 1986, Collections de BAnQ.

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LE MAGAZINE SANS UN VIRUS FRAGILE LA SECONDE NAISSANCE DE L'ÎLE BLANCHE A LA BARRE DU VIRAGE SANTÉ CET ETE, C'EST VANCOUVER DRAME DANS L'ESPACE Courrier de 2e classe, enregistrement n° 1052.Port payé à Québec.Port de retour garanti.C.P.250.Sillery, Québec.Canada GIT 2R1 CHICOUTIMI ||1, rm I i MiVVW] I ROUVN QUEBEC RIMOUSKI IROIS-RIVIERES MONTREAl ¦ : Créée en 1968 par l’Assemblée nationale, l’Université du Québec constitue aujourd'hui un réseau implanté dans sept villes qui rayonnent, en outre, dans quelque 35 sous-centres.Le réseau compte 11 établissements: six universités constituantes — l’Université du Québec à Montréal (UQAM), l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), l’Université du Québec à Hull (UQAH), l’Université du Québec en Abitibi-Témiscaminpue (UQAT); deux écoles supérieures — l’École nationale d’administration publique (ENAP), l’École de technologie supérieure (ETS); deux instituts de recherche — l'Institut national de la recherche scientifique (INRS), l’Institut Armand-Frappier (IAF); un établissement de formation à distance — la Télé-université (TÉLUQ).L’Université du Québec regroupe aujourd’hui une communauté universitaire de plus de 73 000 étudiants, 1 800 professeurs réguliers et 3 000 employés non-enseignants.L’Université du Québec offre 366 programmes d’études de 1er cycle, 87 programmes d’études de 2e et 3e cycles.Elle rassemble aussi une communauté scientifique travaillant sur plus d'un millier de projets de recherche recensés et disposant annuellement de 26 millions de dollars en subventions, contrats et commandites.Université du Québec BBnaSBDB -tnMûZÙtâ- QUÉBEC SCIEMCE VOLUME 24, Numéro 7 MARS 1986 > ^ 3^^ C'A K v'u7j»sü\; *v-v mm rmw Page 16 Page 30 Page 38 ENQUÊTES/REPORTAGES owt-v .Tout le monde a peur mais tous ne seront pas touchés.SIDA: la panique est-elle justifiée?Car le virus ne se transmet Louise Laplante que dans des conditions particulières SIDA : un virus fragile Pierre Sormany Comment un virus si fragile réussit-il à bouleverser notre système immunitaire?23 La seconde naissance de file Blanche Marianne Kugler Une île agonise.Son écosystème est en débandade.Des biologistes ont entrepris de lui redonner vie 26 À la barre du virage santé Ginette Beaulieu À la tête du Conseil des affaires sociales et de la famille, Madeleine Blanche! est bien décidée à faire de la santé des Québécois une priorité 30 Cet été, c’est Vancouver François Goulet Expo 86: le point de rencontre des Canadiens et de la technologie.Un spectacle, dites-vous?34 Drame dans l’espace Jean-Marc Carpentier Le 28 janvier dernier, 75 secondes après son lancement, Challenger explosait.Quelles sont les conséquences de cette catastrophe pour le programme spatial américain?38 Les non-fumeurs à l’offensive 7 Post-scriptum Le mot du rédacteur en chef 5 La ligue majeure des chercheurs 8 Infopuce Apprivoiser l’informatique 13 Un pas pour le dépistage 9 Cinéscience La science à l’écran 49 Le Canada s’envole de nouveau 11 Boîte à livres Nous avons lu pour vous 51 Les pierres qui tombent du ciel 12 En vrac Les p’tits mots de la fin 52 Un trésor paléontologique mis au jour 43 Mois prochain 53 De l’amiante pour dépolluer 45 Courrier 54 Chimie: une nouvelle ère?47 QUÉBEC SCIENCE • MARS 1986 3 INFQPUQ LE SERVICE D'INFORMATION PAR ORDINATEUR DES PRESSES DE L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC 00 h 15, Pierre relève le courrier électronique laissé à son attention deux heures plus tôt.Coût: 25 cents 08 h 02, Isabelle.enseignante s'informe du contexte géopolitique d'une nouvelle Salut Pierre.je suis bien content de ton adhésion à INFOPUQ.Ça va simplifier nos communications Avec le temps, tu découvriras sûrement d'autres usages à cette banque Je fais suivre le texte A bientôt André 20 h 40, Isabelle consulte des références bibliographiques 18 h 35, Yan.14 ans télécharge un logiciel éducatif de la banque.Coût: moins d'un dollar 14 h 12, Pierre, chargé d'affaires obtient le relevé des congrès tenus cette semaine 7 h 23, Sophie, 12 ans, se documente sur les ressources fauniques Une excellente raison de s'équiper d'un micro et.de l'utiliser Reliez votre ordinateur personnel à INFOPUQ, le service d'information accessible instantanément par le réseau téléphonique, sans frais interurbains de presque partout au Québec.Il vous suffit de transformer votre micro-ordinateur, quel qu'il soit, en terminal de communication à l'aide d'un logiciel et d'un modem.INFOPUQ vous offre une vaste gamme d'informations sur des champs d'intérêts variés, dont: • l'actualité et son contexte .• la micro-informatique: ses clubs, ses nouveautés, des tests.• la jeunesse: les activités, les programmes d'emploi.• l'éducation : ses nouvelles brèves, des expériences d'enseignement, du matériel didactique.• la santé: la prévention et les urgence-santé .• des connaissances générales sur le pays: ses ressources, ses statistiques; la toponymie et l'histoire Il y en a pour toute la famille et tous les goûts.Des guides pratiques: Spectacles, salons et congrès; publications et programmes gouvernementaux; horaires des transporteurs .Et des services sans précédent: Le courrier électronique entre usagers, des logiciels à télécharger, un marché aux puces de matériel informatique.INFOPUQ, l'information au doigt et à l'œil Tarif: • Les frais d'adhésion sont de 35$.• Le service est facturé selon le nombre de minutes passées en ligne.Le taux horaire varie selon la période d'utilisation, de 4 $ à 8 $ pour la banque d'information et de 4$ à 15$ pour le courrier électronique.• Un (1 $) dollar par mois de frais d'administration.Pour plus d'informations ou pour obtenir un formulaire d'adhésion, contactez: INFQPUQ 2875, bout Laurier, Sainte-Foy, QC Canada G1V 2M3 Tel : de Québec, (418) 657-3551 poste 2647 de l'extérieur, 1-800-463-4799 NOTE: N'envoyez pas de chèque sans le formulaire 290 fatKOMZÛrt QUÉBEC SCIENCE C.P.250, Sillery, Québec GIT 2R1 Tél.: (418) 657-3551; 1-800-463-4799 Abonnements: poste 2854; Rédaction: poste 2494 DIRECTION Fernand Grenier, directeur Jean-Pierre Rogel, rédacteur en chef RÉDACTION Diane Dontigny, adjointe à la rédaction Gérald Baril, Ginette Beaulieu, Gilles Drouin, François Picard, Pierre Sormany, Vonik Tanneau, journalistes, collaborateurs réguliers Claude Forand, correspondant à Toronto Bernard Giansetto, correspondant à Paris Ève-Lucie Bourque, recherches iconographiques PRODUCTION Jacki Dallaire, directeur de la production Richard Hodgson, conception graphique Line Nadeau, réalisation graphique Raymond Robitaille, typographe Alain Vézina, photo couverture Les ateliers graphiscan Itée séparation de couleurs Imprimerie Canada inc., Sillery, Qc photogravure et impression PUBLICITÉ Les Communications 2005 Raymond Denis 1209, rue Bernard ouest.Bureau 203 Outremont, P.Q.H2V 1V7 Tél.: (514) 277-8080 COMMERCIALISATION René Waty, directeur de la commercialisation Marie Prince, adjointe à la commercialisation Nicole Bédard, abonnements Messageries dynamiques, distribution en kiosques Presses de l'Université du Québec Québec Science Abonnements Au Canada: Régulier: (I an/12 nos): 25,00$ Spécial: (2 ans/24 nos): 44,00$ Groupe: (1 an/12 nos): 23,00$ (10 ex.à la même adresse) À l’étranger: Régulier: (1 an/12 nos): 35,00$ Spécial: (2 ans/24 nos): 61,00$ À l’unité: 3,50$ Voir le coupon d'abonnement à la fin du magazine QUÉBEC SCIENCE, mensuel à but non lucratif, est publié par les Presses de l’Université du Québec.La direction laisse aux auteurs l’entière responsabilité de leurs textes.Les titres, sous-titres, textes de présentation et rubriques non signés sont dus à la rédaction.Le soutien financier du magazine QUÉBEC SCIENCE est assuré par ses lecteurs, ses annonceurs, l’Université du Québec, le Fonds FC A R pour l’aide et le soutien à la recherche, le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, ainsi que le Programme d’appui fédéral à la sensibilisation du public à la science et à la technologie.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec, premier trimestre 1986, ISSN-0021-6127.Répertorié dans POINT DE REPÈRE.Courrier de deuxième classe, enregistrement n° 1052.Port de retour garanti.Port payé à Québec.Télex: 051-31623 Membre de: CPPA ® Copyright 1986 — QUÉBEC SCIENCE — PRESSES DE L’UNIVERSITÉ DU QUÉBEC.Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés.RÉDACTEUR EN CHEF M O On ne peut en vouloir aux médias d’information de se jeter littéralement sur le SIDA: c’est sans aucun doute un sujet neuf et sur lequel l’information se développe continuellement depuis quatre ans.Un sujet qui touche le grand public, et qui nécessite l’attention des journalistes.Pourtant, en regardant le fatras d’informations grossies et déformées, publiées par certains médias sensationnalistes, on est un peu inquiet: comment informer sans désinformer, comment mettre les faits en perspective de façon à éviter à la fois l’alarmisme et la banalisation?Les deux articles sur le SIDA que vous lirez dans ce numéro ne contiennent aucun fait totalement nouveau.Ils ont été conçus cependant dans cette perspective d’une information responsable, factuelle et à jour, qui fait souvent la marque de nos «dossiers».Louise Laplante et Pierre Sormany ont choisi, chacun à leur façon, une démarche qui se garde de renforcer une panique injustifiée sur le SIDA, mais aussi d’en faire une maladie banale.Ce virus qui se répand -rapidement pose un défi inouï à la médecine moderne, et nous sommes loin d’en avoir enrayé la progression, nous montrent-ils.La lutte contre le SIDA est un enjeu scientifique de première importance.Dans ce contexte, nous avons assisté jusqu’ici à une coopération très ouverte entre chercheurs de différents pays pour «traquer la bête».Depuis deux ans cependant, il semble que les enjeux commerciaux de cette lutte (la mise au point de tests et, éventuellement, de vaccins) et surtout les enjeux de prestige national scientifique aient envenimé les rapports entre différentes équipes de recherche.Entre Français et Américains surtout, rien ne va plus.On apprenait notamment, en décembre dernier, que l’Institut Pasteur venait de déposer une poursuite devant les tribunaux américains contre l’équipe du docteur Gallo du National Cancer Institute de Bethesda, Maryland.Les Français contestent aux Américains la priorité de la découverte du virus du SIDA.Ils wl jé~.ofierfTTallo :ontagnier À exigent en outre des redevances sur un test déposé par l’équipe de Gallo et autorisé aux États-Unis.En un mot, l’équipe du docteur Montagnier de Paris accuse celle du docteur Gallo d’avoir utilisé des renseignements mis à sa disposition pour des fins de recherche pour fabriquer un test à usage commercial.Cette détérioration des relations entre équipes de pointe devrait inquiéter la communauté scientifique.Qu’il y ait des rivalités dans un monde traversé par des passions et des personnalités fortes n’est pas nouveau.Mais que ces conflits en arrivent à bloquer toute collaboration dès que certains intérêts commerciaux se profilent à l’horizon est neuf et inquiétant.QUÉBEC SCIENCE • MARS 1986 5 ¦ Commission de la Fonction Public Service Commission | publique du Canada of Canada Biologiste Santé et bien-être social Canada Direction générale de la protection de la santé Direction des médicaments Bureau des produits biologiques Ottawa (Ontario) Nous cherchons un biologiste expérimenté qui sera chargé des analyses de contrôle réglementaires et de l'évaluation des vaccins à la Section de polio et oreillons.Cette personne devra également planifier et diriger l'analyse de ces vaccins et recommander la diffusion des produits satisfaisants ou rappeler ceux qui ont été jugés insatisfaisants.Elle serait responsable de tous les programmes de recherche sur les nouvelles techniques d'analyse des produits viraux et dirigerait un programme de recherche sur la caractérisation génétique du virus de la polio et d’autres virus.Elle se verrait confier la tâche d’étudier et d’évaluer les présentations de drogues nouvelles et devrait aider à préciser les exigences réglementaires pour les nouveaux produits viraux.Elle serait également appelée à donner des avis scientifiques et règlementaires au personnel relevant d’elle, aux fabricants et aux organismes gouvernementaux, et devrait assister à des conférences et prendre part à des ateliers.Vous devez, pour ce poste, être diplômé d’une université reconnue et posséder un doctorat ou un grade moins élevé et de l’expérience en recherche microbiologique ou biologique.Il vous faut absolument posséder une vaste expérience en virologie, avec une expérience biologique, biophysique et biochimique de la caractérisation des virus, en plus de bien connaître les principes et les pratiques virologiques des analyses de produits viraux.La connaissance de l’anglais est essentielle pour accéder à ce poste.Le traitement offert sera fixé en fonction des compétences et de l’expérience du candidat choisi et variera entre 544,494 et 551,382.Veuillez envoyer voue curriculum vitae et vou-e candidatur e à l’adresse ci-dessous, en prenant soin d’indiquer le numéro suivant: S-85-31-6200-47JG-(F30) æ Joan Girling (613) 996-8054 Commission de la Fonction publique du Canada Ottawa (Ontario) K1A 0M7 Date limite: le 31 mars 1986 This information is available in English by contacting the person mentioned above.Les renseignements personnels que vous fournissez sont protégés sous la Loi sur la protection des renseignements personnels.Ils sont conservés dans le fichier CFP/P-PU-040, Dossiers concernant la sélection du personnels.fa Fonction publique du Canada offre des chances égales d’emploi à tous.Canada Robert, M.RECHERCHE SCIENTIFIQUE EN PSYCHOLOGIE En psychologie, comme dans les autres disciplines scientifiques, la démarche sous-jacente à la structuration de connaissances nouvelles comporte plusieurs étapes: globalement, il s’agit de circonscrire avec rigueur le problème à résoudre, de construire le cadre d’analyse empirique de ce problème et de dégager une information valide assurant une percée ou un progrès dans la compréhension du phénomène étudié.Cet ouvrage expose les principales caractéristiques de la méthode scientifique, telle qu’elle est utilisée en psychologie, au cours des différentes phases de la réalisation d’une recherche.Cette introduction, qui s’adresse surtout aux étudiants du premier cycle, se propose de les amener à une lecture plus directe et plus critique des diverses données scientifiques, devenues omniprésentes dans le monde actuel.EDISEM, 2e édition, 1984,241 pages .Doré, F.Y.L’APPRENTISSAGE une approche psycho-éthologique Deux sciences du comportement sont à la source de ce traité sur l’apprentissage animal: la psychologie et l’éthologie.L’auteur s’inscrit dans la perspective d’une interprétation cognitive de l’apprentissage et donne à son ouvrage une position zoocentriste qui fait son originalité.Ce livre de portée scientifique s’adresse à tous ceux qui cherchent à comprendre le comportement animal: étudiants, spécialistes du comportement et — pourquoi pas — amis des animaux.EDISEM,2eédition,1984,344pages .19,50$ BULLETIN DE COMMANDE somabec liée 2475, Sylva Clapin, Téléphone: (514) 774-8118 Case Postale 295, Montréal: 467-8565 St-Hyacinthe, Télex: 05-830549 Québec J2S 5T5 Veuillez adresser à: Nom et Prénom ________________________________ (en capitales) Adresse_______________________________________ Ville_______________________________Codepostal Date ________________________Signature________ _________ex.«Recherche scientifique^ à._________ex.«L’apprentissage»à.Règlement ci-joint ?Chèquebancaire ?Mandat postal TOTAI_______ ?50 ?33 Date d’expiration N ° de la carte:______________________________ 16,95 $ 19,50$ L'APPRENTISSAGE RECHERCHE SCIENTIFIQUE EN PSYCHOLOGIE .# 6 MARS 1986 • QUÉBEC SCIENCE QUÉBEC NOUVELLES E T D’ AILLEURS LES NON-FUMEURS À L’OFFENSIVE L v Le «tabagisme du conjoint» bientôt ajouté à la liste légale des causes de divorce?On y est presque.Une étude japonaise récente révèle, en effet, qu’il y a deux fois plus de cancer du poumon chez le conjoint d’un fumeur que chez celui d’un non-fumeur! Avis aux gens qui travaillent avec des adeptes de la nicotine, aux enfants de parents fumeurs, aux serveuses et serveurs constamment exposés à la fumée: d’autres résultats viendront sous peu fournir les munitions à vos armes antitabac.Parce que c’est là que se livre désormais la guerre au tabagisme: après l’échec relatif des campagnes d’éducation et de dissuasion auprès des fumeurs eux-mêmes, nous voici à l’aube de l’offensive visant à sensibiliser les poumons purs.La raison?On commence à percevoir dans toute son ampleur l’impact de la fumée des autres sur ceux qu’on appelle désormais «les fumeurs passifs».Aux États-Unis, on estime que seulement 14% de la population n’est pas quotidiennement exposée à la fumée de cigarette au travail ou à la maison.Et à chacun sa fumée: le voisin du fumeur absorbe sa dose de nicotine par les pores de sa peau et les muqueuses nasales.Il respire le monoxyde de carbone qui prend la place de l’oxygène dans les poumons et le sang, au grand dam du muscle cardiaque.Il respire également une centaine d’éléments mutagènes ou cancérogènes et dont certains sont directement reliés au cancer du poumon.La fumée contient aussi plusieurs agents irritants ou allergènes.Pourtant: un milliard de fumeurs sur la terre, une progression de 73% en 20 ans ! Et, chaque année, plus de deux millions de morts prématurées associées au tabagisme.Devant un tableau aussi noir, brossé à grands traits dans Banishing Tobacco, publié dans la série américaine Worldwatch Paper, l’auteur William Chandler suggère la ligne dure.À défaut d’interdire la production et la vente du tabac, ce qui engendrerait sans doute une seconde «prohibition», il propose de bannir son usage de tout lieu public.En plus d’inciter les fumeurs à arrêter et de protéger une partie des non-fumeurs, cette restriction a, à ses yeux, l’avantage de coller au tabac l’étiquette «dangereux et antisocial».Le mouvement est déjà amorcé et prendra de l’importance à mesure que les fumeurs passifs seront convaincus de la nocivité de la fumée des autres.M.Chandler rappelle également que seule l’augmentation abrupte du coût d’un paquet de cigarettes en 1983 a su convaincre d’un coup plus de 3% des fumeurs américains d’abandonner leur habitude.Pour compenser les sommes publiques investies en soins de santé, on pourrait y aller d’une taxe supplémentaire de 1,25$, croit-il.Mais il est un mystère qui reste entier: au-delà de la coercition, comment aider les fumeurs à se passer de nicotine.Louise Desautels QUÉBEC SCIENCE • MARS 1986 7 LA LIGUE MAJEURE DES CHERCHEURS un peu comme une 1 équipe sportive.Vous devez d’abord repérer les meilleurs athlètes, les engager, puis vous arranger pour que l’équipe soit de taille à concurrencer les meilleures au monde.» L’homme qui parle ainsi, Fraser Mustard, est un scientifique de carrière.Il est devenu depuis peu l’entraîneur des équipes de chercheurs que son institut, le Canadian Institute for Advanced Research (CIAR), recrute d’un bout à l’autre du Canada pour les propulser sur la scène internationale.Dans les «ligues majeures» de la recherche mondiale.À la poursuite de l’excellence.L’action du CIAR est passée jusqu’à maintenant un peu inaperçue.L’institut n’a que trois ans d’âge, il n’a pas de locaux imposants, il ne fait pas de coups d’éclat.Un club anodin de chercheurs élitistes avec siège social à Toronto?Ce n’est pas si sûr.Ancien vice-président aux sciences de la santé à l’Université McMaster, Fraser Mustard a une longue expérience de la gestion de la recherche.Il a quelques idées bien arrêtées sur nos performances en cette matière: «Le Canada est trop vaste, trop peu peuplé, il investit trop peu dans la recherche de pointe pour que nous ayons des équipes gagnantes dans tous les domaines technologiques stratégiques pour l’avenir: il faut concentrer nos efforts.» D’où l’idée d’une «université de l’excellence» sans campus, sans laboratoires, un centre qui permette aux esprits les plus féconds de travailler ensemble pour relever les défis de l’avenir.Le plus souvent, ces chercheurs d’excellence, sélectionnés par un conseil de recherche de 25 membres (20 d’entre eux viennent du milieu académique) se voient offrir des facilités pour télécommuniquer entre eux, des services informatiques, la possibilité de visites et de colloques.Pas de bureaux, ni de salaires, ni de subventions, sauf pour les quelques chercheurs associés du CIAR qui travaillent sur les programmes prioritaires (pour l’instant, il y en a seulement deux : intelligence artificielle et cosmologie).«Avec cette structure légère, nous devrions pouvoir atteindre la masse critique nécessaire dans certains domaines d’avenir, la concentration de personnes et de ressources que les politiques fédérales actuelles ne permettent pas», soutient M.Mustard.En somme, comme un M.I.T.canadien «éclaté», hors les murs.Lié étroitement aux préoccupations de l’industrie privée qui, d’ailleurs, subventionne le CIAR à 60%, par des dons ou par l’intermédiaire de fondations, le reste venant des gouvernements provinciaux et fédéral.Selon Fraser Mustard, du CIAR, nous ne pouvons avoir des équipes gagnantes dans tous les domaines technologiques de pointe.Il faut concentrer nos efforts.Les sommes récoltées à ce jour restent modestes en regard des objectifs immédiats : le budget annuel de l’institut est de 2,5 millions de dollars cette année, alors qu’on espère atteindre 10 millions de dollars d’ici trois ou quatre ans, ce qui permettrait de soutenir environ 400 chercheurs travaillant sur une dizaine de projets prioritaires.Est-ce cher?Fraser Mustard a sa réponse toute prête: «Vous pouvez construire un centre d’excellence canadien d’un milliard de dollars, avec un budget d’exploitation de 90 millions par année.ou bien utiliser les ressources existantes et dépenser 10 ou 15 millions par an pour un réseau visant l’excellence.» La recherche de l’excellence est un thème à la mçde, dans le monde des affaires comme dans celui de la recherche scientifique.Mais le soutien financier d’Ottawa n’est pas garanti et les trois Conseils de recherche fédéraux regardent s’affûter les haches du gouvernement Mulroney avec une certaine appréhension.Le CIAR, jeune institution en dehors de cette problématique de la recherche subventionnée par Ottawa (les trois Conseils reçoivent chaque année plus de 500 millions de dollars en subventions), semble bien placé pour tirer son épingle du jeu, avec ses appuis dans l’industrie privée.Mais dans un pays où le niveau de dépenses en recherche et développement atteint à peine 1,28% du PNB, comparé au 2,4% des États-Unis et au 3% du Japon, le chemin de la remontée sera long et difficile.«Des révolutions dans les mentalités, cela prend du temps, soupire le docteur Mustard.Heureusement qu’en science, on travaille avec un horizon de 20 ou 30 ans.» Jean-Pierre Rogel La voix de l'intellect est faible, mais elle ne se tait pas avant d’avoir trouvé une écoute.Et en fin de compte, après d'innombrables rebuffades, elle y parvient.C’est l'un des rares points sur lesquels on puisse être optimiste au sujet de l'avenir de l’humanité.Sigmund Freud 8 MARS 1986 • QUÉBEC SCIENCE UN PAS POUR LE DÉPISTAGE La cigogne vient de passer?Environ trois jours après sa naissance, votre poupon se verra retirer du talon quelques gouttes de sang.Cet échantillon sera expédié au Centre hospitalier de l’Université Laval (CHUL), ou à l’hôpital Sainte-Justine, ou encore au Montreal Children’s Hospital.On y dosera le taux d’hormones thyroïdiennes afin de vérifier si votre enfant souffre ou non d’hypothyroïdie congénitale.Cette maladie, qui résulte d’un mauvais fonctionnement de la glande thyroïde, entraîne un retard psychomoteur et psychologique grave si l’enfant n’est pas traité avant l’âge de trois mois.C’est l’endocrinologue Jean H.Dussault, du CHUL à Québec, qui a mis au point ce test de dépistage de l’hypothyroïdie congénitale.Cela lui a valu, en 1981, d’être le premier Canadien à remporter le prix Van Meter-Armour, accordé chaque année par l’American Thyroid Association.Depuis 1974, on y a soumis environ 25 millions d’enfants de par le monde.La fréquence de la maladie, un cas sur 4 000 sur la planète, représente, au Québec, 25 cas par année: cinq fois plus que les autres maladies hormonales ou métaboliques d’origine génétique.Non traitée, cette maladie entraîne le crétinisme.Mais ce test ne résout pas entièrement le problème.D’abord, on doit l’administrer à tous les enfants car on ignore encore quelles sont les mères à risque.Une piste de recherche semble toutefois prometteuse.En effet, dans plusieurs des cas d’hypothyroïdie congénitale, il semble que ce soit un anticorps produit par la mère qui, en traversant le placenta, va empêcher les cellules thyroïdiennes du foetus de se développer normalement.Voilà pourquoi l’équipe du docteur Dussault, en collaboration Le docteur Jean H.Dussault, du CHUL, qui a mis au point le test pour dépister l’hypothyroïdie congénitale.avec des chercheurs hollandais, concentre ses efforts sur la mise au point d’un nouveau test pour dépister la présence de ces anticorps dans le sang de la mère.Au cours de l’étude pilote, commencée au mois de janvier avec la collaboration des centres hospitaliers québécois et étrangers, le test sera expérimenté sur 20 000 femmes enceintes, au moment de l’accouchement.«S’il s’avère, dit le médecin, que le sang de la mère contient ces anti- (D'après New Scientist) Selon deux chercheurs britanniques, les premiers hominidés, ceux qui vivaient il y a de 4 millions à 1,5 million d’années, grandissaient plus rapidement que nous.Leur vitesse de croissance se comparerait beaucoup plus à celle des grands singes actuels qu’à la nôtre, ont-ils constaté en examinant les couches d’émail des dents.Cette conclusion va à l’encontre de ce que l’on croyait auparavant, c’est-à-dire que le taux de croissance était, chez corps chaque fois qu’un enfant naît hypothyroïdien, le test pourrait devenir un outil précieux pour détecter la maladie avant la naissance, pendant la grossesse.En identifiant rapidement les mères à risque, on pourrait freiner la progression de la maladie.» Une absorption quotidienne d’hormones thyroïdiennes annule les effets du mauvais fonctionnement de la thyroïde et permet au cerveau de se développer normalement.Certains enfants accuseront tout de même un léger retard mental.«Chaque année, dit Jean Dussault, deux ou trois enfants ont un développement non satisfaisant.» Ces cas pourraient s’expliquer par un traitement trop tardif, même si on l’administre durant les trois premiers mois du bébé.Avec le test de dépistage d’anticorps chez les femmes enceintes, s’il se révèle efficace, il sera possible de commencer le traitement in utero.On injectera l’hormone naturelle dans l’utérus, ou bien on fera prendre à la mère un analogue de l’hormone qui traversera la barrière placentaire.Le médecin a confiance dans la réussite de son nouveau test qui permettra de faire un grand pas vers la maîtrise de la maladie.Par la suite, espère-t-il, il sera possible d’inclure ce dépistage dans la batterie de tests que passe déjà la femme enceinte.Louise Bourget les premiers hominidés, le même que chez les êtres humains actuels.Selon ces chercheurs, les hominidés atteindraient le même stade de développement que nous en deux fois moins de temps environ.Par exemple, un sujet qui aurait des dents comparables à celles d’un enfant de huit ans d’aujourd’hui, ne serait âgé que de cinq ans.La période de dépendance des enfants telle que nous la connaissons aujourd’hui ne daterait que de 1,5 million d’années.DES VIEUX PLUS PRECOCES QUÉBEC SCIENCE • MARS 1986 9 DES POULES COURTES SUR PATTES Les poules anglaises ont un problème: elles pondent debout.Comme elles ont de très longues pattes, cela donne beaucoup d’œufs brisés, au grand désespoir des éleveurs.Heureusement, on a récemment découvert dans le fin fond du Zimbabwe, en Afrique, un poulet aux pattes très courtes qui se croise très bien avec les poules anglaises qui ont de longues pattes.On a donc entrepris des croisements dans les élevages de poules anglaises, et il n’y a plus de problème : les poules anglaises continuent de pondre debout, mais elles ont désormais des pattes très courtes et les œufs ne se brisent plus.CHICANE DE FAMILLE (D’après New York Times) Les tentatives pour introduire trois nouveaux désordres psychiatriques dans le manuel de diagnostics officiel américain a soulevé beaucoup de protestations lors d’un récent congrès de psychiatrie à New York.Les trois nouveaux syndromes proposés sont les personnalités masochistes, les violeurs et les femmes qui souffrent de problèmes prémenstruels.Les opposants ont soutenu que de tels diagnostics allaient fournir une caution légale aux violeurs et aux hommes qui battent leur femme tout en stigmatisant les femmes qui ont des ennuis avec leurs menstruations.Dans ce dernier cas, il n’y a d’ailleurs aucun traitement psychiatrique bien défini.Les supporteurs ont, quant à eux, soutenu que cela sensibiliserait les cliniciens et permettrait d’apporter un soulagement aux patients qui n’en auraient pas reçu autrement.Aucune décision n’a été prise lors de cette réunion.L’humanité est à mi-chemin des dieux et des bêtes.Plotin PROGRAMMES D'ÉTUDES DES 2e ET 3e CYCLES DE L'INSTITUT NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE (INRS) Défis à relever L’implication dans des domaines de pointe L’association à des équipes scientifiques multidisciplinaires La réalisation de travaux de recherche axés sur des problèmes d’actualité pour le Québec L'interaction avec les milieux privés ou publics et industriels Centre Domaine M* D* INRS-Eau Sciences de l'eau X X INRS-Ènergie Sciences de l’énergie X X INRS-Santé Pharmacologie X IN RS-Té ^communications Télécommunications X X(') INRS-Urbanisation Analyse et gestion urbaines Xfi) INRS-Océanologie Ce centre encadre des étudiants inscrits à la maîtrise et au doctorat de l’Université du Québec à Rimouski INRS-Géoressources Ce centre, comme les autres centres de l’INRS, peut accueillir, en stages de recherche, des étudiants inscrits à différentes universités.* M : Maîtrise D : Doctorat Notes : (’) Ce programme, présentement à l'étude, pourrait être offert en septembre 1986 ou en janvier 1987 (2) Ce programme est offert conjointement avec l’École nationale d’administration publique et l'Université du Québec à Montréal Bourses Des bourses sont disponibles pour les étudiants inscrits aux programmes d’études de LINRS.Renseignements: Demande d'admission Le Registraire de l’INRS Mars 1986 Case postale 7 500 Sainte-Foy, Québec G1V 4C7 Téléphone: (418) 654-2606 Université du Québec Institut national de la recherche scientifique 10 MARS 1986 • QUÉBEC SCIENCE LE CANADA S’ENVOLE DE NOUVEAU Un mois et demi avant la catastrophe de la navette Challenger survenue le 28 janvier dernier, le Canada désignait Steve MacLean comme son second astronaute à voler à bord de la navette.Âgé de 31 ans.Steve MacLean est docteur en astrophysique (spécialiste des lasers et de l’électro-optique).Il participera à la Mission 71-F, dont le lancement était prévu pour le 24 mars 1987, mais qui sera probablement retardé de plusieurs mois.11 passera alors une semaine à bord de Columbia pour réaliser une série de six expériences, toutes reliées aux technologies spatiales.Le but principal de sa mission sera la mise à l’essai d’un système de vision artificielle capable de déterminer avec une rapidité et une précision inégalées la position d’un satellite évoluant à proximité de Columbia.Présentement, lorsque les astronautes veulent réaliser la capture d’un satellite, ils doivent estimer à l’œil la distance les séparant de Steve MacLean sera le deuxième Canadien à s’envoler dans l’espace, à bord de la navette Columbia.l’engin.Cette tâche est compliquée par l’absence de tous points de référence visuels et des conditions d’éclairage souvent défavorables dans l’espace.Manœuvrer auprès d’un satellite présente des risques de collision qui pourrait endommager gravement une navette, particulièrement lorsqu’il s’agit de s’approcher de très grands véhicules (comme le Hubble Space Telescope).Les ingénieurs canadiens conçoivent donc un «Système de vision spatiale» (SVS) qui deviendra, en quelque sorte, l’œil informatisé de la navette.Le principe de fonctionnement du SVS se veut fort simple: une caméra de télévision, placée dans la soute de la navette, photographie 30 fois par seconde une cible aux dimensions connues et fixée sur le satellite à capturer.Cette cible se compose simplement de quatre points blancs peints sur la paroi du satellite et formant un rectangle.Les images sont transmises à un ordinateur de bord qui, en calculant le déplacement des points blancs, évalue de quelle façon se déplace le satellite et/ou s’il pivote sur lui-même.Au cours de son envolée, Marc Carneau avait démontré qu’une caméra pouvait aisément suivre les cibles peintes sur le satellite ERBS de la NASA, mais les ordinateurs qui effectuaient les calculs pour évaluer les déplacements du satellite étaient demeurés au sol.Depuis, les ingénieurs canadiens se sont employés à miniaturiser tout l’équipement SVS afin que le système complet soit embarqué à bord d’une navette.Ce n’est d’ailleurs que tout récemment que Spar Aerospace s’est vu accorder un contrat de trois millions de dollars pour construire l’appareillage qui volera à bord de Columbia.Claude Lafleur DES AÉROPORTS PLUS BRUYANTS (D’après New Scientist) Vers la fin des années 1990, le bruit à proximité des aéroports pourrait redevenir un problème majeur et croissant.C’est l’avis d’un ingénieur de Rolls-Royce, un des plus gros manufacturiers de moteurs d’avion au monde.Les développements actuels de l’avionnerie et particulièrement le retour des moteurs à hélices pourraient être à la source de ces problèmes.Selon cet ingénieur, • wwaÜiWi'Tfrftl,- jUji les législations sur le bruit et l’approbation des avions n’incitent pas suffisamment les constructeurs à mettre l’accent sur la réduction du bruit, un problème qui, déjà, semble peu les préoccuper.RENIFLEURS DE MOISISSURES (D'après Sweden Now) Des ecoles de dressage suédoises entraînent présentement des chiens à détecter les moisissures qui se forment dans le bois et dans les constructions.La première «diplômée», un berger allemand femelle, a terminé son entraînement en automne 1984 et s’est montrée plus efficace et plus précise dans la détection des moisissures que n’importe quelle autre méthode.On connaissait déjà la capacité des chiens pour détecter les traces de pourriture dans les poteaux de téléphone.Les chiens pourront éventuellement être utilisés pour détecter les fuites d’égouts, les fuites d’eau, de gaz et peut-être aussi les termites.QUÉBEC SCIENCE • MARS 1986 11 LES PIERRES QUI TOMBENT DU CIEL Un soir, en janvier dernier, une boule de feu verdoyante aurait fendu le ciel, illuminant les environs, à la grande surprise des quelques Terre-Neuviens témoins de l’événement.Selon toute vraisemblance, il s’agirait d’un météorite, comme il en tombe près de 6 000 chaque année sur la Terre.Selon fan Halliday, de l’Institut d’astrophysique Herzberg à Ottawa, le météorite qui se serait écrasé à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Corner Brooks serait d’une taille imposante: environ 500 kilogrammes lors de son entrée dans l’atmosphère.Il estime cependant que les chances de le retrouver sont minces, compte tenu principalement des étendues d’eau dans cette région.Halliday parle en connaissance de cause, puisqu’on compagnie de deux collègues, il a participé activement à un projet d’observation et de récupération des météorites dans l’Ouest du pays.Pendant neuf ans et malgré leur équipement perfectionné, ils n’ont tion semble avoir une plus grande influence qu’auparavant sur la réussite économique des minorités ethniques.Selon une étude américaine portant sur les effets économiques du racisme, les Asiatiques seraient presque parvenus à compenser les effets de la discrimination grâce à leur scolarité élevée alors que les Hispaniques et les Noirs, moins scolarisés, se retrouvent encore loin derrière les Blancs.Les chercheurs ont utilisé des données provenant des recensements américains de 1960, 1970 et d’une enquête sur les conditions économiques de 1976.Il ressort réussi à retrouver qu’un seul météorite.Et encore, c’est un exploit unique au monde ! Chaque année, la Terre traverse neuf averses de météorites, constitués surtout de débris de comètes.Les chances de recevoir un de ces bolides sur la tête n’ont rien de très angoissantes.Les chercheurs de l’Institut Herzberg ont calculé qu’un Nord-Américain (qui passe 95% de sa vie sous un toit!) pourrait faire une rencontre avec un de ces extraterrestres une fois par 180 ans! Cependant, deux de ces moussons célestes sont alimentées par des fragments de la comète de Halley.Il est donc possible que, cette année, les précipitations de météorites soient plus abondantes en mai et en octobre.Même si les probabilités de recevoir un météorite sur la tête resteront très faibles, n’oubliez pas que même à la 6/49, on finit toujours par avoir un gagnant du gros lot.en Ontario ! Gilles Drouin de cette étude que les Noirs et les Hispaniques gagnent en moyenne 4 000$ de moins que leurs vis-à-vis Blancs.Les Asiatiques sont en général à peu près au même niveau que les Blancs bien que les Japonais gagnent 1 600$ de plus que ces derniers (dollars US de 1975).Selon les auteurs de l’étude, les facteurs subtils de discrimination qui nuisent encore à la progression économique des minorités sont la ségrégation résidentielle et l’exclusion des réseaux sociaux informels.Les Néo-Américains sont ainsi privés des contacts nécessaires pour obtenir des emplois plus intéressants.L’OR EST DANS L’ARBRE (D’après Science Digest) Les arbres pourraient fournir de bons indices pour découvrir des gisements de minerais, selon un rapport du US Geological Survey.Le sapin de Douglas, le pin et l’épinette pourraient garder des traces d’une trentaine de métaux différents.L’analyse chimique des aiguilles et des tiges donnerait une idée de la probabilité de retrouver des minerais dans le sol où ils croissent.Dans leur laboratoire, les chercheurs ont pu établir une corrélation entre la concentration des métaux ajoutés au sol et celle qui se retrouve dans les tiges des arbres.Actuellement, la méthode est utilisée commercialement pour la recherche de l’or.LES FEMMES, PAR UN NEZ (SHS) Diverses études ont montré que les femmes ont un meilleur sens de l’odorat que les hommes, mais cela est-il vrai pour toutes les races?Pour le savoir, des psychologues américains ont testé les nez de plus de 2 000 Américains de quatre groupes ethniques: des Blancs, des Noirs, des Coréens et des Japonais.Résultats: dans chaque groupe, les femmes l’ont emporté, par plus d’un nez! Ce sont les femmes d’origine coréenne qui ont le mieux réussi les divers tests d’identification d’odeurs.S’INSTRUIRE, C’EST S’ENRICHIR (D’après Scientific American) L’instruc- 12 MARS 1986 • QUÉBEC SCIENCE L’ I N F O R M A Aussi inattendu que cela puisse paraître, si la situation ne s’améliore pas, ceux qui souhaitent savoir ce qu’est un ordinateur, comment ça marche et ce qu’on peut en faire risquent de rencontrer de plus en plus de difficultés dans leur recherche d’information.Les nouveaux livres sur la micro-informatique ou les ordinateurs se font rares et les plus anciens ont presque tous disparu des rayons des librairies.Plusieurs magazines consacrés à ces sujets ont cessé de paraître au cours des derniers mois tandis que d’autres éprouvent des difficultés à survivre.Et on ne produit presque plus d’émissions de radio ou de télévision, vulgarisant les connaissances dans ce domaine.On peut donc se demander à quelles sources d’information recourront ceux qui s’intéressent aux ordinateurs sans être des spécialistes.Du côté livres, le problème __ semble venir plus particulièrement des distributeurs et des libraires.En informatique — comme pour les romans — ils comptent surtout sur les nouveautés pour faire des affaires.Or, la plupart des livres vulgarisés sur l’informatique en général furent publiés il y a maintenant plusieurs années.Et c’est justement de ces livres dont ont besoin les débutants.En faisant le tour des librairies, on constate que la majorité des livres proposés sont spécialisés et ne s’adressent qu’à un petit bassin de lecteurs.Pourtant, le nombre de personnes prêtes à s’intéresser aux ordinateurs est beaucoup plus important aujourd’hui qu’il y a deux ou trois ans.Le problème des magazines est différent.En décembre, on apprenait que Info-Age, l’un des deux principaux magazines canadiens de micro-informatique grand-public, le deuxième étant Computing Now, fermait ses portes, faute de ventes suffisantes de pages publicitaires et d’exemplaires de magazine.Quelques jours plus tard, à la surprise de tous, Popular Computing, l’un des trois grands magazines d’informatique américains, en faisait autant.On constate que les compagnies préfèrent de plus en plus acheter des pages de publicité dans les revues spécialisées, tandis que les mar- INFORMATIOUE .PSYCHt SOPHIE rH-OgPiNATEueS LOâkSIEL.PE 6EST10M INFOgMATIÛUe OUVRAS ES PE VULGARISATION (¦iMFOgMATlQUE JUEIPiaUE ' PATHOtûôiû PORTEE ïï/^m/sa/i (i/nnii L’INFORMATIQUE AUX OUBLIETTES?chands d’ordinateurs se tournent presque exclusivement vers les quotidiens et hebdos.Le malaise risque donc de s’étendre à d’autres magazines.Au Québec même, Vidéo-Ordinateurs a de moins en moins de pages originales consacrées à la micro-informatique.Et, malgré de gros efforts de promotion, Micro-Mag semble aussi éprouver des difficultés : ce magazine n’est pas paru en décembre et son numéro décembre-janvier consistait en un supplément gratuit au tabloïd mensuel Informatique Québec.On peut regretter aussi que ces magazines québécois n’offrent pas plus d’articles de fond originaux; cela contribuerait à satisfaire davantage leurs lecteurs et à augmenter leurs revenus.Un autre problème, irréversible celui-ci, c’est la quantité d’informations que doivent recueillir les magazines généraux de micro-informatique.En effet, il existe maintenant des milliers de types d’ordinateurs et, chaque mois, c’est par milliers que sortent, de par le monde, les logiciels destinés à ces appareils.Le travail de recherche est long, la sélection difficile mais indispensable.Cela accroît le risque de décevoir et de perdre un lecteur qui se tournera vers une revue qui traite exclusivement du type d’ordinateur dont il dispose.Ces magazines spécialisés ne semblent pas connaître de difficultés sérieuses présentement, mais qui sait?Enfin, à la radio et à la télévision, plus que dans les autres médias, on cherche ce qui attire la clientèle et augmente les rapports de la publicité.Le microordinateur ayant perdu son aura de nouveauté, on en parle donc moins.À part Octogiciel, l’émission présentée par le ministère de l’Éducation à Radio-Québec, les émissions qui traitent de micro-ordinateurs ou de micro-informatique sont d’une rareté surprenante.Où s’informer alors?On peut encore trouver quelques livres chez les libraires les plus sérieux et beaucoup plus dans les bibliothèques publiques.On peut aussi faire appel aux magazines américains d’information générale, comme Personal Computing ou Creative _____ Computing, ou aux magazines spécialisés, consacrés aux principaux types d’ordinateurs sur le marché, en particulier IBM, Commodore, Apple et Tandy/TRS.Quant aux magazines français, ils contiennent des articles intéressants, mais qui se rapportent souvent à du matériel non disponible au Québec; il vaut donc mieux parcourir attentivement leur table des matières avant de les acheter.It est temps que les éditeurs, les libraires et les médias se rendent compte qu’ils créent, inconsciemment, un vide d’informations générales autour de l’ordinateur.Il faudra rééditer, ressortir les ouvrages généraux qu’on a mis de côté pour laisser place aux nouveautés.Car à peu près tout ce qui devait être écrit sur l’ordinateur l’a été et souvent très bien.Et on devra refaire des émissions de radio ou de télévision qui s’adressent à ceux qui s’initient au monde des micro-ordinateurs.Il y a deux ans, tout le monde s’est dépêché de produire quelque chose pendant que c’était rentable; maintenant, ce serait très utile et.toujours rentable.On peut écrire à l’auteur de cette chronique ou laisser un message par courrier électronique sur Infopuq (INFOPUQ) ou CompuServe (ID 72135, 1410).QUÉBEC SCIENCE • MARS 1986 13 pS -(h£R^p'£S NO^deW^o»^'3'^' -^»C\ U^G ^arauUa 283 P ,a9eS .dePu's ^?ieS.P°ur 'l ^évaPe \/\n9 «'ne d'an ,0665, i M6^ a\\er dswns avJ Qn^c:rapeu,a^ ,^;;étape^ «étapeul'~' ,re °u ^ U 7 Co'nrr'er', \e pluS e^ba'er \e cPo'^ ^on>(oent °b Vlons en^ de ^'sCr'tëf^r^
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