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Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Décembre-Janvier 2001
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
Lien :

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Références

Québec science, 2000, Collections de BAnQ.

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i (Jili mi iHiii I ii 11 Irli - PER .7-1*1 , 4 j.) BNQ is origines du pouvoir : Lait : la guerre du calcium liIi]|llllPli][Jll[i](iIi[i»lll^[i[4 Décembre 2000-Janvier 2001, 4,35 $ www.CyberSciences.com 1 1 iiiicflujiMxhologie et de culture ^1 m Supertélescopes : w plus haut iL Plus loin Envoi de poste - publications - Enregistrement n° 08024.525, rue Louis-Pasteur, Boucherville, Québec, Canada J4B 8E7 77333301994903 ;X 4b Une entreprise à la mesure de vos rêves et de vos ambitions.www.ment Hydro Québec 8Mîp : 'AGE COUVERTURE : TERRY HUSE8YE/TONY STONE Ë 1 Science SOMMAIRE DÉCEMBRE 2000-JANVIER 2001, VOLUME 39, NUMÉRO 4 www.CvberSciences.com L'ENTREVUE DU MOIS 8 Merveilleux pédagogue Pour captiver ses élèves, Yvon Fortin met la science en scène.Une présentation théâtrale pour des cours exigeants ! propos recueillis par Laurent Fontaine l'événement SANTÉ tl La guerre du calcium Des études font un rapprochement inquiétant entre la consommation de lait et le cancer.De quoi provoquer bien des remous.par Normand Grondin SANTÉ 15 Mon bon sapin Nos arbres de Noël cacheraient-ils un puissant bactéricide dans leurs aiguilles ?par Louise Desautels 19 Planète ADN L'affaire du lapin fluo Un artiste décide de sortir un curieux lapin d’un laboratoire.Émoi génétique ! par Jean-Pierre Rogel techno-pratique 43 Gutenberg 2.0 Le livre électronique est à nos portes.Adieu encre et papier ! par Philippe Chartier 46 Dimension cachée Cette fois, c'est vrai : on change de siècle.par Raynald Pepin 48 Jeux par Jean-Marie Labrie 49Science et culture Du Saint-Laurent à la Lune.50 Aujourd'hui, le futur PSYCHOLOGIE 20 Les origines du pouvoir Premier ministre, boss ou leader : l'exercice du pouvoir fascine.Mais d'où vient ce goût du leadership ?par Valérie Dufour et Laurent Fontaine SANTE 26 Nez rouge et gueule de bois Comment la tête, l’estomac et le foie travaillent pendant que vous faites la fête.À lire avant et après un lendemain de veille.par Catherine Dubé GENIE 32 L'abominable moto des neiges Bruyante et polluante : quand la motoneige cessera-t-elle donc d’empester l’hiver ?par Daniel Chrétien MATHÉMATIQUES 36 Le mystère zêta Une curieuse rencontre des mathématiques avec la mécanique quantique.Accrochez-vous ! par Philippe Chartier ASTRONOMIE U 39 Supertélescopes pour superastronomes Au programme des télescopes surpuissants : nouvelles planètes, nouvelles comètes, nouvelles étoiles.par Vincent Sicotte Aussi : au centre du magazine, un petit guide pratique pour le choix des études supérieures.Pour s’informer, choisir et s'organiser le mieux possible ! iSdence par Raymond Lemieux Science A la une La part animale Un anthropologue m’a déjà confié le malaise que lui inspirait parfois les études sur les sociétés de macaques où la domination et le pouvoir se déterminent en fonction d’un subtil jeu d’alliances, de duels et de rivalités.« Il y a aussi de cela en nous », me faisait-il remarquer en substance.Y a-t-il donc de « cela » en chacun de nos leaders, de nos politiciens et de nos dirigeants, petits et grands ?Un peu sans doute.Mais quelle est-elle ?Ce n’est pas d’hier que biologistes et sociologues étudient la chose.On calcule que pas moins de 12 000 articles scientifiques portent d’une façon ou d’une autre sur la question du pouvoir.Il y a même des travaux qui se penchent sur certains facteurs dits sociobiologiques propres à la notion de domination, laquelle a marqué les siècles et les sociétés; comme plusieurs de nos pulsions, il faut bien le dire.Doit-on avouer que c’est le genre de sujet qui nous gêne quelque peu à Québec Science ?Parce qu’une analyse réductrice peut donner l’impression qu’il y aurait des fondements biologiques comme principaux déterminants du pouvoir, ou encore qu’il existe des gens naturellement doués pour l’exercer.Quoiqu’en disent les humoristes, il y a peu de choses en commun entre un parlement ou un conseil d’administration, d’une part, et un groupe de fourmis, d’éléphants ou de chimpanzés de l’autre.Il y a une marge importante, que nous nous gardons bien de franchir ici, entre la structure hiérarchique d’une société de primates et celle d’une société humaine.Alors pourquoi tenter de trouver des similitudes entre les deux ?Peut-être cela nous permettrait-il d’y voir notre réelle part d’humanité.Ce qui nous fait entrer de plain-pied dans le vieux débat entre l’inné et l’acquis, entre la nature et la culture, concernant les origines du comportement humain.Il est exact que l’étude des mœurs animales permet de reconnaître certains atavismes sociaux primitifs et d’identifier les profonds ressorts biologiques qui expliquent les petites et grandes ambitions, le « cela » auquel faisait référence l’anthropologue.On comprendra cependant que le reste, sur quoi se fonde la dynamique de nos sociétés, est culturel et exclusivement humain.Dès lors, il est évident que ce dernier aspect ne peut se comprendre à partir de l’étude des animaux, fussent-ils grégaires.Le pouvoir est-il soluble dans l'alcool ?Cela ne fera toutefois pas taire critiques, blagues et commentaires de tout genre à l’endroit de nos patrons et de nos politiciens.Voilà d’ailleurs un intarissable sujet de discussion pendant les « partys » du temps des fêtes.D’autant plus — et vous lirez pourquoi dans notre reportage Nez rouge et gueule de bois — que l’alcool présente un substitut socialement plus accepté que le sérum de vérité pour inciter certains adeptes occasionnels de la « dive bouteille » à laisser libre cours à leur pensée.Profitez-en donc, du même coup, pour recueillir des confidences sur les ambitions de vos amis ou des membres de votre famille.Peut-être parmi eux se cache-t-il un futur maître de l’univers.4 Québec Science ~ Décembre 2000-Janvier 2001 Rédacteur en chef Raymond Lemieux Adjoint au rédacteur en chef Laurent Fontaine Collaborateurs Daniel Chrétien, Catherine Dubé, Louise Desautels, Marie-Pier Elie, Normand Grondin, Valérie Dufour, Jean-Marie Labrie, Raynald Pepin, Mathilde Régnault, Jean-Pierre Rogel, Vincent Sicotte Correcteur LucAsseun Directeur artistique François Émond Photographes/illustrateurs Louise Bilodeau, Marc Cuadrado, Christian Fleury, Michel Larose, Nicolas Morin, Pierre-Paul Pariseau, Rémy Simard Diffusion et promotion Hélène Côté Directeur général Michel Gauquelin Directeur exécutif Marc Côté Adjointe administrative Nicole Lévesque PUBLICITE Représentante Carole Martin cmartin@quebecscience.qc.ca Tél.: (514) 843-6888 Téléc.: (514) 843-4897 SITE INTERNET www.CyberSciences.com Abonnements (taxes incluses) Au Canada : 1 an = 41,35 $, 2 ans = 71,26 $, 3 ans = 98,87 $.À l’étranger : 1 an = 54 $, 2 ans = 95 $, 3 ans = 139 $.Pour abonnement et changement d'adresse Québec Science, Service des abonnements 525, rue Louis-Pasteur, Boucherville (Québec) J4B 8E7 Tél.: (514) 875-4444 Téléc.: (514) 523-4444 Abonnement par Internet CyberSciences.com/abonnement Pour la France, faites votre chèque à l’ordre de : Rowecom France, rue de la Prairie, Villebon sur Yvette, 91763, Palaiseau cedex, France Pelliculage électronique et impression : Interweb Distribution en kiosques : Messageries Dynamiques Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec Premier trimestre 2000, ISSN-0021-6127 Répertorié dans Repère et dans l’Index des périodiques canadiens.© Copyright 2000 - La Revue Québec Science Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation Le magazine sert avant tout un public qui recherche une information libre et de qualité en matière de sciences et de technologies.L’éditeur n’est pas lié à quelques exigences publicitaires.Les journalistes de Québec Science sont tenus de respecter le guide de déontologie de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec.Québec Science, magazine à but non lucratif, est publié 10 fois l’an par la revue Québec Science.La direction laisse aux auteurs l’entière responsabilité de leurs textes.Les manuscrits soumis à Québec Science ne sont pas retournés.Les titres, sous-titres, textes de présentation et rubriques non signés sont attribuables à la rédaction.Le contenu de ce magazine est produit sur serveur vocal par l’Audiothèque pour les personnes handicapées de l’imprimé.Téléphone : Québec (418) 627-8882, Montréal (514) 393-0103 B Gouvernement du Québec Ministère de la Culture et des Communications Canada Québec Science reçoit l’aide Financière du ministère de la Culture et des Communications (Programme de soutien aux intervenants et événements majeurs en culture scientifique et technique).Nous recevons aussi l’aide financière du gouvernement du Canada, par l’entremise du Programme d’aide aux publications (PAP), pour nos dépenses d’envoi postal.Membre de : The Audit Bureau & La Revue Québec Science P 3430, rue Saint-Denis, bureau 300 Montréal (Québec) H2X 3L3 Tél.: (514) 843-6888 Téléc.: (514) 843-4897 courrier@QuebecScience.qc.ca CEGEP de Jonquière PAUL FREMES courrler@QuebecScience.qc.ca Le mythe du véhicule électrique « Il circule une croyance populaire, au Québec comme ailleurs dans le monde, qui présente la voiture électrique comme la solution à de nombreux problèmes environnementaux.Il en est tout autre- ment », affirme Benoit Cham-poux, étudiant en génie mécanique à l'Université de Sherbrooke.Pourquoi donc ?Notre lecteur rappelle d'abord que les piles utilisées dans ces véhicules contiennent de nombreux produits polluants.Mais en plus, nous avons tendance à oublier comment l'électricité est produite avant d'aller dans les fils.« Bien qu'au Québec l’hydroélectricité, utilisée pour desservir une bonne partie de la province, soit relativement propre, partout ailleurs au Canada et aux États-Unis, l'énergie qui chargera la voiture électrique provient de sources comme les centrales nucléaires, au charbon ou au mazout ! » Un bon rafraîchissement « Je suis bien content de la nouvelle présentation de votre magazine, nous dit Daniel Morin, de Sainte-Foy près de Québec.On sent un effet de renouveau (.) qu’il est agréable de constater.Bravo ! » Trou noir Le court texte intitulé L’Astronomie canadienne : alerte ! (octobre 2000, en page 12), relatait le déclin de la profession d’astronome au pays.Yvan Dutil, un astrophysicien qui travaille actuellement à l’Universitat Polytécnica de Catalunya à Barcelone, en Espagne, se permet de préciser qu’il y a en moyenne huit astronomes par million d’habitants dans les pays développés.« Au Québec, cela devrait se traduire par une soixantaine d’astronomes ! Nous sommes bien loin du compte.Il n’est donc pas étonnant que les deux tiers des astronomes québécois travaillent désormais en dehors du Québec.Difficile dans ces conditions de motiver les jeunes chercheurs.Partir, c’est mourir un peu.Mais revenir au Québec, c’est un suicide professionnel.» Le Ritalin : l'enfer c'est les autres « Je trouve qu’on n’a pas suffisamment observé et analysé les facteurs environnementaux (culturels, sociaux et familiaux) d’un enfant TDA/H.Il y a une panoplie de situations difficiles pour l’enfant : les deuils, les séparations, les crises familiales, la naissance d’un frère.Et que dire de l’incidence parent dépressif/enfant hyperactif?», signale la psychologue Lucia Fernandez de Sierra à la suite de la lecture de notre article Ritalin : du calme ! (octobre 2000).« Dans ma pratique professionnelle, la plupart des cas (8 sur 10) d’hyperactivité sont associés à des difficultés rencontrées dans l’environnement de l’enfant et non chez l’enfant lui-même », explique-t-elle.Cette psychologue fait également remarquer que, selon les dernières recherches sur le trouble d’hyperactivité avec déficit d’attention (THADA ou TDA/H), il n’y a pas de consensus sur l’étiologie, et qu’il n’existe pas de diagnostic universel ni de protocole de traitement à court ou à long terme.« La revue Child and Adolescent Psy-chopharmacology de l’université Brown (décembre 1999) souligne que le profil d’un désordre bipolaire est très facilement confondu avec le TDA/H.Un enfant avec désordre bipolaire présente les caractéristiques suivantes : les épisodes de comportement perturbateur ne sont pas continuels, le comportement se détériore durant les mois d’automne et d’hiver, le sujet sexuel est précoce (.).L’enfant avec désordre bipolaire est un casse-cou tandis que l’enfant TDA/H suit son impulsivité et, souvent, il regrette son geste; etc.» De l’avis de Lucia Fernandez de Sierra, beaucoup de jeunes enfants se feraient donc prescrire le Ritalin sans un diagnostic complet.L’objectif serait donc de régler les symptômes (comportement indésirable) et non les vraies causes du problème.Ce sont les spécialistes qu'il faut éduquer « C’est vrai qu’il peut, à l’occasion, y avoir de l’abus quant à une prescription trop vite donnée à la suite d’une éva- Des commentaires ?Vous pouvez nous faire parvenir vos commentaires et suggestions à l'adresse suivante.Québec Science, 3430 rue Saint-Denis, bureau 300, Montréal (Québec) H2X 3L3 Téléc.: (514) 843-4897 Adresse électronique courrier@>QuebecScience.qc.ca Québec Science - Décembre 2000-Janvier 2001 5 ir?If] luation bâclée.Par contre, il faut voir tout le bien que le Ritalin apporte à l’enfant atteint du Trouble du déficit de l’attention, avec ou sans hyperactivité (TDAH), écrit Daniel Létoumeau, de l’Association PANDA.«Fondamentalement, le traitement pharmacologique permet à l’enfant d’être attentif en classe (il ne devient pas plus intelligent à cause du Ritalin, mais il peut mieux utiliser ses facultés cognitives) (.), d’être moins impulsif et d’améliorer ses relations interpersonnelles (.).A mon avis, il ne s’agit pas d’enlever le Ritalin à tous les enfants qui ont un diagnostic de TDAH, il s’agit plutôt d’éduquer quelques spécialistes pour qu’ils fassent de bonnes évaluations afin que le Ritalin ne soit pas prescrit indûment.Par contre, aussi essentiel que puisse être le Ritalin dans un traitement global de l’enfant TDAH, il ne devrait pas pour autant être le seul moyen utilisé, ce qui est malheureusement trop souvent le cas, précise-t-il en citant l’exemple de la région où il travaille.La région de Lanaudière, à elle seule, compte environ 3 3S0 enfants atteints du TDAH.Il n’y existe, à part une prescription de Ritalin, aucun autre programme thérapeutique (amélioration des relations interpersonnelles, résolution de problème, contrôle de l’impulsivité) capable d’aider ces enfants.» Un traitement prometteur pour la forêt Jean Bégin, un ingénieur forestier associé à l’Université Laval, nous transmet ces quelques notes afin « d’éclairer le lecteur et non pour faire une critique quelconque de votre travail de vulgarisation scientifique ».Voici l’essentiel de sa lettre : « Dans l’article intitulé Sylviculture : la course contre la montre (octobre 2000), Normand Grondin écrit, à mon grand étonnement, que l’équipe du docteur Bergeron a mis au point la “coupe avec protection des petites tiges marchandes” à la forêt du lac Duparquet.Album de famille En lisant notre numéro d’octobre 2000, George Lapointe, de Beauport près de Québec, a eu toute une surprise.En examinant attentivement la photo illustrant un train de bois en hiver (page 44), il a reconnu la personne aux commandes du tracteur : son grand-père, Georges Richard ! « Ce traitement sylvicole expérimental, connu au Québec sous le sigle CPPTM, est plutôt le fruit d’un travail collectif regroupant à l’origine, en 1996, un professeur de la faculté de foresterie et de géo-matique de l’Université Laval (docteur Jean Bégin et des collaborateurs), quelques ingénieurs forestiers du ministère des Ressources naturelles du Québec (Jacques Duval, Claude Allain, etc.) et des ingénieurs forestiers des industries du bois de la Côte-Nord (Daniel Brochu, Charles ’Warren).L’expérimentation a débuté en 1997 sur la Côte-Nord, notamment comme mesure de mitigation dans le corridor panoramique le long de la route 389 et s’est étendue en 1998 au Lac-Saint-Jean, en 1999 en Mauricie et en 2000 en Abitibi.Contrairement à ce qui est rapporté, l’équipe du docteur Bergeron n’est aucunement à l’origine du traitement CPPTM; quoique, ayant été mise au fait de nos recherches, elle ait pu s’y intéresser depuis peu.« L’expression CPPTM et la description du traitement sont apparues, pour la première fois, en novembre 1996 dans une proposition de recherche soumise par l’Université Laval, bien que l’idée du traitement ait germé lors de nos travaux de recherche entrepris vers 1992.Depuis ce moment, l’Université Laval a établi, conjointement avec des industriels forestiers, un total de 23 dispositifs de recherche sur la Côte-Nord, au Lac-Saint-Jean, en Mauricie et en Abitibi à partir de subventions et contrats totalisant plus de un demi-million de dollars, et ayant produit plus de 20 rapports de recherche.« Au Québec, le traitement a été imaginé à la suite des données de dispositifs de recherche des années 50 établis par le gouvernement fédéral et des travaux de monsieur Martin Riopel (Université Laval) et, entre autres, des docteurs Doucet, Pothier et Faquin (Direction de la recherche forestière du MRNQ).Des études ou expérimentations non encore répertoriées peuvent, au Québec et sous une autre appellation, avoir abordé cette problématique plus tôt.En Ontario, par exemple, le docteur Art Groot travaille sur un dossier similaire depuis environ cinq ans.« Nos premiers résultats de recherche indiquent qu’il s’agit d’un traitement sylvicole prometteur dans certaines situations particulières de la forêt boréale qu’on retrouve principalement sur la Côte-Nord et dans une moindre mesure en Abitibi.» Q5 www.CyberSciences.com 2 OOP nouvelles scientifiques en 3 ans ! 6 Québec Science ~ Décembre 2000-Janvier 2001 UQAM = oo Avec les mathématiques, les possibilités d’avenir sont infinies.:&üa^g| | 1 |[ L’équation est simple.Le domaine des mathématiques mène à des carrières passionnantes, telles que l’actuariat, la météorologie, les statistiques, la finance, l’informatique, l’économie, l’enseignement au secondaire, etc.Additionnez à cela notre environnement stimulant et la complicité que nous avons avec le marché du travail.Faites le calcul.Pour plus de renseignements sur les programmes en mathématiques de l’Université du Québec à Montréal, composez le (514) 987-3132 ou consultez le site Internet www.uqam.ca UQÀM L'avenir est ici YVON FORTIN « Tout le monde ne doit pas aimer la science, mais tout le monde a le devoir de se passionner dans la vie », dit Yvon Fortin.Le professeur « patenteux » du cégep François-Xavier-Garneau à Québec a trouvé le moyen faire aimer la science aux plus rebelles ! par Laurent Fontaine Merveille Québec Science : Les questions que vous posez aux jeunes sont étonnantes ! Faut-il éliminer toutes les maladies ?Est-ce qu'un arbre qui tombe dans une forêt fait du bruit si personne n'est là pour l'entendre ?Yvon Fortin : Elles sont là pour surprendre et stimuler l’esprit.Car la physique est moins difficile d’accès qu’on ne le pense.En fait, elle est partout, elle nous entoure, elle nous « fait ».Ces questions sont autant de pistes de réflexion pour les jeunes que les expériences que nous menons au Centre de démonstration en sciences physiques.Q.S.: Qu'est-ce que le Centre de démonstration en sciences physiques ?Y.F.: C’est un ancien gymnase que le cégep François-Xavier-Garneau a transformé, avec l’aide de Québec qui y a investi un million et demi de dollars.On peut enchaîner des expériences devant une centaine de personnes grâce à une scène pivotante, illustrer des démonstrations avec des moyens multimédias exceptionnels qui permettent à l’assistance d’observer jusqu’aux moindres détails, et tout ça en direct.L’idée est d’illustrer la science, de la faire voir comme on ne la regarde jamais, en vrai et pas dans un livre ! À l’inauguration du centre, par exemple, nous avons rejoué l’expérience de Hans Christian Oersted - la déviation d’une aiguille aimantée sous l’effet d’un courant.Le Musée de la civilisation nous a prêté le compas que le chercheur a utilisé vers 1820, et on a revécu avec le public la découverte (forfuite) du lien qui existe entre l’électricité et le magnétisme.C’est le genre de projet que nous voulons étendre, pour faire comprendre au public ce qu’on savait ou qu’on ne savait pas à une époque, et lui laisser le temps de chercher d’interpréter, de se tromper, de découvrir.pour que ça devienne « sa » découverte ! Q.S.: Vous en faites un show ?Y.F.: Non, ça va beaucoup plus loin.On scénarise pour permettre aux gens de revivre les émotions du scientifique en pleine recherche.Ce que nous essayons de faire sentir, c’est la passion qui peut l’animer quand il se trompe.et quand il trouve ! Ça ne s’explique pas dans un livre, ça se vit.Ressentir ce qu’un chercheur peut éprouver est la porte d’entrée pour qui veut comprendre, et aller plus loin.La science, ce n’est pas seulement les outils logiques un peu arides, c’est aussi une manière de s’émerveiller ! Q.S.: Une passion, en quelque sorte ?Y.F.: Oui.Regardez ce qui se passe en archéologie ou en poésie.Ce qui intéresse d’abord les jeunes, c’est la beauté; les grottes de Lascaux ou les vers de Baudelaire, d’une si profonde sonorité.En science, c’est la même chose.Si un jeune est fasciné par ce qu’il voit et découvre, il va avoir envie de le faire lui-même.Alors il aura le courage d’entrer dans la technique — et le labeur qui l’accompagne — pour y arriver.Q.S.: Les inscriptions en sciences de la nature au cégep ont baissé de 15 % depuis 10 ans.Les jeunes s'intéressent-ils moins aux carrières scientifiques aujourd'hui ?Y.F.: La science n’a plus l’aura qu’elle avait au XIXe siècle, c’est vrai.Il y a 50 ans, les chercheurs s’extasiaient devant les nouvelles molécules chimiques, mais les jeunes d’aujourd’hui savent les dégâts que font les CFC ! Ils savent aussi que la génétique pose des questions d’une complexité telle qu’il faut bien du courage pour y répondre.8 Québec Science ~ Décembre 2000-Janvier 2001 Mais je ne crois pas qu’ils ne s’intéressent plus à la science.Elle reste un symbole.Elle est au cœur des solutions que la société doit apporter aux grandes problématiques de notre époque.L’image du scientifique froid, objectif et détaché ne correspond plus aux qualités essentielles que l’on exige d’un chercheur.Les vrais scientifiques ont un bon jugement, une grande sagesse, un sens de l’empathie ! Q.S.: Comment accroître alors l'intérêt des jeunes ?Y.F.: En tout cas pas en leur parlant de gros salaires et de bonnes jobs comme on ne cesse de leur rebattre les oreilles ! Imaginez, on vous dit : étudie, souffre pendant cinq ans, et tu auras une récompense à la fin.Si c’est la seule valeur sur laquelle le système mise, on n’est pas sortis du bois ! Car si le seul but des études c’est le profit, autant dire aux jeunes que n’importe quelle fin justifie n’importe quel moyen ! Vous savez, les questions que les jeunes se posent — Qui suis-je ?D’où je viens ?Où vais-je ?Pourquoi y a-t-il de la souffrance ?ce sont des questions universelles.Et la science est une manière d’y répondre parce qu’elle est d’abord une matière humaine, faite par et pour des humains.Ceux qui aiment la science au point d’y consacrer leur vie y voient une façon de creuser ces questions, de se dépasser et même d’améliorer le sort de leur prochain.Ces motivations valent bien plus qu’un chèque de paie, même s’il en faut un ! Moi, je crois bien plus à la culture des idées.Quand je vois des élèves qui suivent un labo de physique uniquement parce que c’est obligatoire, je leur dis qu’ils vont trouver le cours plate comme une roche ! Je leur conseille Québec Science - Décembre 2000-Janvier 2001 9 YVON FORTIN d’en profiter plutôt pour comprendre des choses qui les intéressent vraiment dans le monde qui les entoure.L’école, c’est le lieu idéal pour frotter nos rêves à la réalité, on peut prendre le temps pour ça.C’est sûr qu’on n’invente pas en restant assis, et dès qu’on essaie de réaliser notre rêve, la roue accroche toujours quelque part.Mais c’est seulement alors qu’on peut chercher pourquoi ça ne marche pas, essayer autre chose, réfléchir.Le plaisir qu’on a en cours de route vaut tout l’or du monde ! Q.S.: Est-ce que les jeunes ont ce qu'il faut pour entrer dans cette culture de l'idée et de l'effort?Y.F.: À nous de leur donner l’occasion de l’acquérir.Je les admire, les étudiants.On les charge, on leur demande d’être productifs dans des tas de matières.Ils doivent assimiler en 20 minutes des découvertes que l’humanité a mis 400 ans à réaliser, et que la plupart des adultes eux-mêmes ne comprennent toujours pas ! On demande aux jeunes de faire des liens entre ce qu’ils apprennent, alors qu’ils n’ont eu le temps ni de vivre, ni de lire, ni d’expérimenter.Ils ne peuvent pas tout savoir, et encore moins tout comprendre ! Les jeunes sont pleins de talent, et beaucoup ont toutes les qualités requises pour faire une carrière scientifique.Mais ils ont besoin qu’on les soutienne.et qu’on leur laisse le temps.Q.S.: Est-ce que l'école est à la hauteur de ce défi ?Y.F.: Notre société mise beaucoup sur l’innovation.Innover, c’est ambitieux : c’est faire mieux que nos prédécesseurs ! Or qui peut vraiment prétendre faire mieux que les générations précédentes ?Les grands scientifiques le font.mais ce sont des gens qui en général brassent bien des idées, justement; ils ont osé sortir des sentiers battus.Le but de l’école est de permettre à l’ensemble de la société d’avancer, et grosso modo elle le fait bien.Pourtant, elle ne cesse d’être dénigrée.On n’arrête pas de parler du décrochage scolaire, de tout ce qui ne fonctionne pas, de l’écart entre l’école et les attentes de la société.Mais il faut prendre un minimum de recul.Actuellement, la pression sur l’école est très forte.Le discours économique concernant l’école est omnipré- sent.On nous demande non plus de former des personnes mais de la main-d’œuvre, de la relève.Bien sûr, l’école doit préparer à l’emploi, mais elle doit aussi former des citoyens, pas juste du monde jetable ! La relève, c’est des gens, des vies.La mission de l’école, y compris dans la formation scientifique, est bien plus large que de préparer des jeunes pour qu’ils soient surtout rapides, efficaces, high-tech —- ce qu’on attend en somme de nos ordinateurs ! Q.S.: Et les profs, notamment en sciences, que doit-on en penser?Y.F.: Nous vivons dans un monde où le jeu est la norme, où tout doit être facile, amusant.Mais en sciences comme ailleurs, il y a des choses difficiles à apprendre.Les démonstrations, c’est bien, ça donne un « capital-sympathie » au professeur.Mais après, il faut amener les jeunes vers la compréhension profonde.Il y a des passages obligés, comme les mathématiques qui forment l’esprit à une certaine logique.Il y a une culture de l’effort, dont on entend de moins en moins parler, mais qui est inévitable.Le prof est là un peu comme les parents.C’est casse-pieds un père ou une mère, ça te force à te brosser les dents, à te laver, à dormir.Ça te contraint, mais au bout du compte, ça t’éduque ! Il y a des parents sympa, et d’autres rabat-joie.comme les profs ! Et même un mauvais prof a quelque chose à apprendre à ses élèves, ne serait-ce que la tolérance dont ils auront besoin pour vivre en société.En montagne, même si un guide n’est pas sympathique, on le suit pour ne pas se perdre, car lui connaît le chemin ! Evidemment, s’il est sympathique, c’est encore mieux.Mais on n’a pas besoin que le prof danse à claquettes pour apprendre.Q.S.: Qu'est-ce qui, selon vous, suscitera des vocations scientifiques ?Y.F.: L’adrénaline ! Autrement dit, l’émotion ! C’est la clef des vocations.Elles naissent, je crois, de ce qu’un jeune peut ressentir quand il a le sentiment de vivre pour la première fois une expérience.Lui comprend, lui découvre, c’est sa trouvaille.C’est important ce moment-là, c’est un flash où le jeune perçoit sa propre capacité, son intelligence.Tout l’art du professeur est de créer ces moments-là, de les répéter tout en don- Paris, Porto et Laval Quand nous l’avons rencontré, Yvon Fortin contemplait des bulles de savon.Le professeur de physique scrutait depuis des jours le tourbillon des couleurs qui dansent sur le mince film de la bulle.Pour la beauté, et parce que « comprendre la bulle de savon, c'est comprendre le comportement de la membrane d'une cellule ».Le créateur du concours Science on tourne, qui a déjà proposé à ses élèves de propulser un bateau avec comme seule énergie la détente du ressort d'une souricière, a aussi berné 500 enseignants en sciences en leur « prouvant » le magnétisme humain.avant d’entamer un exposé sur le sens critique ! Conférencier de talent et « patenteux » de génie, ses dizaines de machines pour mettre la physique en action ont fait le tour du monde.Il a conçu le Visionarium, le centre des sciences de Porto au Portugal.Il a mis sur pied une partie du programme du camp spatial à Laval et élaboré les montages complexes du Centre des sciences iSci de Montréal.C'est à lui que l'on devait aussi la cascade qui a fasciné le Tout-Paris l'an dernier, au Printemps du Québec.Une installation haute de 6 mètres et dans laquelle s'enchaînaient en 20 minutes 59 réactions physiques pour souffler, en bout de course, la flamme d'une bougie dans un rideau de fumée.Science, imaginaire, raison et beauté réunis ! Depuis 1998, avec ses collègues du cégep Fran-çois-Xavier-Garneau de Québec, il captive les étudiants dans le Centre de démonstration en sciences physiques, une véritable salle de spectacle multimédia pour vivre la découverte scientifique en direct ! Mais attention, prévient Yvon Fortin : « Contempler la bulle de savon ne nous éloigne pas du vrai travail : maîtriser, en bout de ligne, les équations pour calculer la tension superficielle de la bulle de savon.» nant le goût de comprendre le pourquoi, le niveau fondamental.Et de laisser le jeune vivre ces instants d’émotion.Quand ces impressions se répètent, c’est comme une drogue ! Ça explique pourquoi un chercheur peut passer sa vie dans un laboratoire avec des souris — une activité qui en soi a l’air un peu folle ! Et c’est pour cela que je n’arrête pas de dire aux jeunes d’oser s’approcher de ce qui les surprend.Scientifique ou non, celui qui vit ainsi ne s’ennuiera jamais ! QS 1 O Québec Science - Décembre 2000-Janvier 2001 v nFÉ .(pits- (ijOB alale it(,et !» «tli itafii iejifio- Un iltii ^rnp npr ilBiii' tierces oiifls lie iIjis iites flet.e* if ipilii ifif I# ii# K;!: i Science SANTE La guerre du calcium Et si le lait contribuait au cancer de la prostate chez l’homme, et à l’ostéoporose chez la femme ?C’est ce qu’affirme un regroupement de médecins américains.Grosse querelle en vue ! par Normand Grondin / (P (TfIf f'; jffJ Plus un homme boit du lait et consomme de produits laitiers, plus ses risques de développer un cancer de la prostate sont élevés.» C’est, en substance, la teneur d’un message télévisé de 30 secondes qui a été diffusé au début de l’automne sur les ondes des grandes chaînes new-yorkaises.L’organisation qui a payé la campagne publicitaire, le Physicians Committee for Responsible Medicine (PCRM), est un organisme à but non lucratif qui regroupe plus de 5 000 médecins américains.Elle est en guerre depuis quelques années déjà contre le lait et ses dérivés.Son postulat : consommer des produits laitiers est un danger pour la santé humaine.« Plus de 99 % de la population pense que boire du lait est un comportement parfaitement normal et que ce produit est un élément essentiel de la diète alimentaire quotidienne », explique le docteur John McDougall, du St.Helena Hospital, à Deer Park en Californie.Mais ils ont tort, croit-il : « À long terme, boire du lait est aussi néfaste que fumer ! » Membre du PCRM et auteur d’une demi-douzaine de livres sur la nutrition, John McDougall est convaincu que « ce qui est bon pour les veaux n’est pas forcément bon pour les humains ».Il croit que les produits laitiers sont responsables en tout ou en partie d’une longue liste de problèmes de santé qu’éprouvent les Nord-Américains : cardiopathies, allergies, différentes formes de cancer, diabète, obésité, asthme et anémie chez les enfants, pour ne nommer que ceux-là.« En 1994, les autorités médicales ont reconnu que la diète alimentaire était la principale cause de décès et de maladies graves aux Etats-Unis, souligne le médecin.Or, qu’est-ce qu’on retrouve avant tout dans l’assiette des Nord-Américains ?De la viande et des produits laitiers.» Et le cancer de la prostate dans tout cela ?Dans sa publicité télévisée, le PCRM explique qu’une étude épidémiologique réalisée sur un groupe de plus de 20 000 hommes (et publié par Harvard’s Physicians Health Studies) indique une augmentation de 34 % des cas de cancer de la prostate chez ceux qui consomment plus de deux portions et demie de Québec Science ~ Décembre 2000-Janvier 2001 11 produits laitiers par jour (comparativement à ceux qui consomment une demi-portion par jour).Les résultats, publiés en avril dernier, vont dans le même sens qu’une autre étude faite à Harvard sur 50 000 sujets.Dans celle-ci, les chercheurs ont observé une hausse de 70 % des cas de cancer de la prostate chez les hommes qui consomment des produits laitiers en plus grande quantité que la moyenne des gens.L’hypothèse la plus plausible, selon le PCRM, est que les produits laitiers provoqueraient une surproduction d’un facteur de croissance — le IGF-1 — qu’on croit lié au développement des cellules cancéreuses.Bien sûr, aucune de ces études ne peut établir de lien direct entre le lait et le cancer de la prostate.Mais on a déjà observé depuis plusieurs années que 10 fois plus d’Occidentaux que d’Asiatiques sont victimes de cette maladie.Or, la consommation du lait et de ses dérivés est une habitude alimentaire typiquement occidentale [voir encadré).Plus étonnant encore, les produits laitiers n’auraient absolument aucun des effets bénéfiques qu’on leur accorde SANTÉ généralement en ce qui concerne la prévention de l’ostéoporose ! « On n’a encore jamais démontré que le calcium contenu dans le lait peut contribuer à réduire les risques d’ostéoporose », affirme John McDougall.La seule recherche jamais réalisée spécifiquement sur le sujet, en 1985, démontre exactement le contraire, dit-il.« Les femmes post-ménopausées qui, pendant un an, ont bu trois verres de lait écrémé par jour avaient un déficit en calcium plus élevé et elles avaient perdu deux fois plus de masse osseuse que les autres femmes du groupe.» En 1997, une autre grande étude épidémiologique, (faite par The Harvard Nurse’s Health Study) a permis de suivre 78 000 infirmières sur une période de 12 ans.Elle est arrivée sensiblement aux mêmes conclusions.On a observé que les femmes qui boivent plus de lait sont plus souvent victimes de fracture des os que les autres ! Et que, de façon générale, les Etats-Unis sont à la fois l’un des pays où l’on consomme le plus de produits laitiers per capita.et l’un de ceux où le taux d’ostéoporose est le plus élevé au monde ! Comment expliquer qu’un produit riche en calcium provoque une baisse du taux de calcium dans les os ?On l’ignore.Les responsables pourraient être les protéines animales et le sodium contenus dans le lait.Mais ce n’est encore qu’une hypothèse.De plus, il faut souligner que d’autres études arrivent exactement aux conclusions contraires de celles citées plus haut.Inutile de dire que les prises de position du PCRM font rugir pas mal de spécialistes américains de la santé publique qui accusent le groupe, entre autres choses, de prêcher aveuglément et sans nuances les bienfaits d’une diète végétarienne.Mais cela n’empêche pas l’organisation de s’être lancée aux Etats-Unis dans ce qu’on surnomme maintenant la « guerre du calcium ».Récemment, le PCRM a attaqué l’industrie laitière et le gouvernement américain sur plusieurs fronts.Le plus significatif est celui qui l’oppose à la Federal Trade Commission, l’organisme responsable, du contrôle des informations véhiculées par les messages publicitaires.Le PCRM estime que la désormais Empêcher une catastrophe aérienne, stopper une offensive militaire et préserver des forêts.te Et demain, qu’est-ce qu’on fait?CAE est le premier fournisseur mondial de technologies de simulation et de contrôle pour les solutions de formation et d'optimisation dans les secteurs de l'aérospatiale, de la défense et de l'industrie forestière.CAE WWW.CARRIERES.CAE.COM 1 2 Québec Science ~ Décembre 2000-Janvier 2001 IfliSOM da® et giient lejoo- Boire du lait n'est pas à la portée de tout le monde, bien au contraire.Les bébés humains, tout comme les veaux, produisent une enzyme, la lactase, qui les aide à digérer le lactose, le sucre contenu dans le lait de leur mère.Mais comme l'organisme cesse de produire cette enzyme une fois que l'enfant est sevré, un adulte, en principe, ne peut boire de lait sans risquer d'être victime de crampes, de nausées ou de diarrhées.C'est du moins le cas pour 90 % des Asiatiques, 70 % des Noirs et des Amérindiens, et 50 % des hispanophones.En fait, seuls les Occidentaux dont les descendants sont originaires du nord de l’Europe s'accommodent généralement bien du lait.La raison : les Blancs, qui ont domestiqué la vache depuis plus de 10 000 ans, auraient progressivement développé une tolérance au lactose, ou peut-être même développé un gène qui leur permet de continuer à produire du lactase leur vie durant.D’une façon ou d’une autre, 85 % des Blancs peuvent aujourd'hui boire du lait sans éprouver de problèmes gastro-intestinaux.fameuse publicité du lait qui met en vedette des personnalités affublées d’une moustache de lait {Got Milk ?), une campagne annuelle de 80 millions de dollars américains, n’est en fait qu’une vaste supercherie sur le plan scientifique.Selon lui, l’industrie laitière ment lorsqu’elle affirme que le calcium contenu dans le lait diminue les risques de souffrir d’ostéoporose.On lui reproche aussi d’utiliser des personnalités noires, asiatiques ou hispanophones pour la publicité en omettant de dire que la plupart des gens appartenant à ces groupes ne tolèrent pas le lait, et qu’en boire pourrait nuire à leur santé.Le PCRM s’est déniché quelques appuis, notamment auprès des représentants de certains groupes ethniques.Mais c’est bien peu de chose en comparaison de leurs opposants qui alignent année après année les célébrités dans leurs publicités : Spike Lee, Britney Spears, les sœurs Williams et même Donna Shalala, l’équivalent, aux États-Unis, du ministre de la Santé.Tous ont posé avec une moustache de lait ! « Qu’est-ce qu’on peut faire contre les millions de dollars de l’industrie laitière ?» se demande John McDougall.Dans le passé, constate-t-il, l’information scientifique circulait lentement, surtout dans les cercles d’initiés.Maintenant, avec le Web, tout est possible, et beaucoup plus rapidement.« Dans le dossier du tabac, le public a réagi lorsqu’il a compris les véritables enjeux scientifiques en cause.Lorsque les gens apprendront finalement la vérité sur le lait, ils feront la même chose », croit le médecin.QS »CyberRessources Le PCRM sur le Web www.pcrm.org Le magazine scientifique de l’heure Anime par Frédéric Loiselle CHE 18 H Télé-Québec Avec la participation du ministère de la Culture et des Communications du Quebec.Programme « Etalez votre science ».Production Icotop inc Québec Science - Décembre 2000-Janvier 2001 1 3 WmKÊm III ACTUALITES Future World + 50 Ma Future World + 250 Ma '»• r™ ^^ ^ ï /SmB -, I .1 ¦< AX • PACIFIC ^ °C“N Cwtm f a La Terre dans 250 millions d'années S’il y avait, il y a plusieurs centaines de millions d’années, une seule masse de terre émergée — la Pangée —, celle-ci s’est fragmentée pour créer des continents qui se sont mis ensuite à dériver jusqu’à donner la configuration que l’on connaît aujourd’hui.Mais la longue marche des continents ne s’est pas arrêtée pour autant.Christopher Scotese, de l’université du Texas, s’est demandé comment la croûte terrestre évoluera.La première rencontre de continents se produira dans 40 millions d’années : les rives de l’Afrique du Nord auront alors rejoint les plages du sud de l’Europe.Puis surprise : l’Amérique, l’Afrique, l’Europe, l’Océanie et l’Asie se ressouderont dans 250 millions d’années.La terre entière se rapproche, chantait Robert Charlebois.Un géologue américain lui donne maintenant raison.féminines.Aujourd’hui âgée de 63 ans, elle est à la tête du Centre international russe pour la coopération culturelle et scientifique.Elle avait également présidé, de 1968 à 1987, la Commission des femmes au Soviet suprême.ajoutent-ils sciemment de la caféine ?Pour rendre les consommateurs accros pensent les auteurs de l’article.Rappelons qu’il y a environ 45 mg de caféine dans un verre de Coca-Cola, alors qu’une tasse de café instantané peut en contenir entre 30 mg et 120 mg.il.: » La femme du siècle s\ et ;e : du Valentina Tereshkova vient de recevoir le titre de Femme du siècle.Il s’agit de l’astronaute russe qui a été la première à séjourner seule dans l’espace pendant trois jours.C’était en 1963.Depuis, aucune femme n’a répété l’exploit.Aux yeux du jury de l’Association internationale de la femme de l’année, Mme Tereshkova a coiffé les Marie Curie, Margaret Mead, Simone de Beauvoir et autres grandes figures pareil au même Plus de 90 % des buveurs de boissons gazeuses sont incapables de faire une différence entre le Coca-Cola classique et le Pepsi, selon une étude qui fait l’objet d’un article paru récemment dans la revue Archives of Family Medicine.Encore mieux, il ne semble y avoir aucune différence perceptible entre le coca décaféiné et sa version caféinée.Pourquoi les fabricants y Sondage En octobre dernier Cybersciences vous demandait si, à votre avis, le Québec agissait en bon gestionnaire de la forêt.oui.12 % non.73 % ne savent pas .15 % Vous avez été plus de 500 personnes à participer à notre sondage.Notre guestion ce mois-ci fait écho à notre reportage sur les leaders et les patrons.Estimez-vous avoir un bon patron ?Vous pourrez répondre sur www.CyberSciences.com entre le 3 et le 9 décembre.1 4 Québec Science ~ Décembre 2000-Janvier 2001 fiai £n Une technologie pour transformer le lisier de porc en engrais, le procédé Biosor, développée par le Centre de recherche industrielle du Québec (CRIO) vient d'obtenir le prix de l'innovation technologique de l'année au salon agricole de Rennes, en France.Oui plus est, le Biosor se voit ainsi reconnu par un des principaux producteurs de porcs d'Europe.La France a en effet un cheptel de 30 millions de porcs (le Québec en a 6 millions) qui sont en majeure partie élevés en Bretagne.Développé depuis 1997 au Québec, le procédé Biosor s'attaque à la fois à la charge polluante, aux odeurs et au volume de lisier produit par les porcheries.piiq £n bai66( IL" Il y a des produits étiquetés « sans gras » d'autres « sans ch< lestérol », Vautres! sucre », encore « s mais on ne trouver un marqué « sans (organisme génétiqi ment modifié), même si cette démarche était approuvée par l'Agence canadienne d'inspection des aliments.Les géants de l'alimentation, Loblaws et Provigo notamment, ont en effet convenu, depuis le printemps, de recouvrir d'un autocollant blanc cette information inscrite sur certains produits alimentaires.Ils disent attendre une politique claire du gouvernement fédéral.Selon un porte-parole du Conseil canadien des distributeurs en alimentation, l'identification « sans OGM » soulève plusieurs questions.Ce qui entraîne de la confusion aux yeux des consommateurs.J I ¦ [X Mon bon sapin Dans ses aiguilles, le sapin de Noël cacherait un cadeau appréciable : un puissant bactéricide ! De la décoration préventive ! par Louise Desautels Noël, c’est le temps des réunions familiales; tout s’échange, les cadeaux, les « becs » et les microbes ! Mais sans le savoir, nous pourrions accueillir dans notre maison un allié inconnu, et traditionnel.Les aiguilles du sapin de Noël pourraient bien contenir des composés volatils capables de tuer la première vague de microbes de l’hiver ! À preuve : beaucoup tombent sous les assauts de la grippe après le temps des fêtes, quand le sapin défraîchi est laissé aux éboueurs ! L’industrie des produits naturels n’a pas attendu pour tirer ses propres conclusions : dans les boutiques, les bouteilles d’huiles essentielles de conifères se vendent très bien dans le temps des fêtes.Sur les étiquettes, on vante les vertus antiseptiques de l’huile de sapin baumier.Pour étendre la diffusion d’essences de conifères dans les lieux publics — un marché plus qu’attrayant—, il faudrait tout de même apporter quelques preuves scientifiques des vertus antibactériennes des sapins.Et là, on n’y est pas encore.Au Québec, le biologiste Wladimir Smirnoff a attaqué la question dès les années 70.Le spécialiste de la tordeuse des bourgeons de l’épinette n’a évidemment pas mené d’études systématiques sur les arbres coupés et décorés.Mais il a profité de ses recherches sur l’insecticide biologique qu’il a mis au point — le bacillus thuringiensis, — pour démontrer que les composés volatils du sapin baumier détruisent bel et bien certaines souches de bactéries.Alors qu’il cherchait à améliorer l’efficacité de son bacille insecticide, Wladimir Smirnoff a systématiquement analysé l’air ambiant de six types de forêts.« Dans les forêts de conifères, surtout celles contenant une grande proportion de sapins, dit-il.Pair ne contient pratiquement pas de micro-organismes nuisibles pour le système respiratoire humain.» L’ancien chercheur du Centre de foresterie des Laurentides a voulu savoir comment appliquer cette découverte pour assainir l’air des bâtiments Québec Science - Décembre 2000-Janvier 2001 1 5 SANTE publics et celui de nos résidences.Il a d’abord étudié, en laboratoire, les modes d’action des substances volatiles provenant de conifères pour vérifier lesquelles agissent sur quelle bactérie et à quelle con centration.Par exemple, deux composés volatils émanant des aiguilles du sapin baumier, la thujone et le phelladrene, semblent avoir une efficacité remarquable contre diverses souches de staphylocoques, de streptocoques et de pseudomonas.Pour arriver à ses fins, Wladimir Smirnoff a extrait des aiguilles l’huile essentielle qui recèle ces substances.« Elle est naturellement contenue dans les canaux oléifères des conifères, et dans d’autres plantes comme la menthe, explique Guy Collin, professeur de l’Université du Québec à Chicoutimi, et spécialiste mondial des huiles essentielles.On croit que ces composés volatils, des molécules légères d’une Des sapins dans les hôpitaux ?Pourquoi pas ?Ces conifères semblent avoir une efficacité remarquable contre diverses souches de staphylocoques, de streptocoques et de pseudomonas.quinzaine d’atomes, sont émis par la plante pour repousser divers insectes ou bactéries néfastes, et pour en attirer d’autres qui lui sont utiles.» Wladimir Smirnoff a même fait breveter un petit diffuseur en poterie, dont un prototype trône en permanence sur la table de son salon.Il n’a pourtant jamais réussi à intéresser un organisme prêt à investir dans le protocole de recherche, ce qui lui permettrait de poursuivre ses travaux.En 1994, un chercheur de l’Institut Armand-Frap-pier, Marc Quévillon, l’a tout de même aidé à tester contre la tuberculose l’efficacité d’un cocktail de composés volatils issus de conifères.Les résultats, dit-il, étaient impressionnants : les différentes cultures bactériennes de tuberculose bovine agonisent l’une après l’autre lorsqu’on les met en contact avec l’huile essentielle, dans des vases de Pétri.Mais là encore, le tandem Smirnoff-Quévillon n’a pu aller plus loin, faute de financement.En attendant que les vertus bactéricides des sapins soient définitivement prouvées, nos arbres de Noël dégageront tout de même leur lot de composés volatils.De quoi garder son arbre dans le salon jusqu’à Pâques ! QS Au moment de mettre sous presse, nous apprenions le décès de Wladimir Smirnoff.i[3iïï iiUlMlIll .1 6 Québec Science - Décembre 2000-Janvier 2001 au mur à nus actions Des stages dans tous les programmes de baccalauréat en sciences De nombreuses bourses d'accueil Renseignez-vous www.uqar.qc.ca 800 511-3382 ACTUALITES ' SS* ?y-\ r-V des valeurs se situant toutes sur une même droite.Si l’hypothèse a été vérifiée pour bon nombre de valeurs, elle n’a toutefois jamais été réellement expliquée.À vous de le faire, mais n’oubliez pas votre flacon d’aspirine.Pour obtenir des détails sur les sept énigmes mathématiques du XXIe siècle, consultez le site de la fondation américaine instigatrice du concours : www.claymath.orq/ prize_problems Des routes trop salees ?Des champio contre le cancer nons Le champignon pourrait bien avoir des vertus anticancerigènes.Une équipe de chercheurs de l’université de Liverpool, en Angleterre, vient de découvrir qu’une protéine, présente dans la plupart des champignons, stoppe la division des cellules cancéreuses, empêchant ainsi leur multiplication.La recherche portait essentiellement sur des cellules cancéreuses prélevées dans l’intestin et le côlon.C’est la lectine qui serait la protéine salvatrice.Elle existe également sous une forme « toxique » dans les perce-neige.Dans les pays occidentaux, le cancer du côlon est le cancer le plus mortel, après celui du poumon.Un million de dollars en prix ! Vous aimez les chiffres et vous empocheriez volontiers un chèque d’un million de dollars ?Vous avez sept chances d’y parvenir, 7T ' i (-) Cl6) = 71 mais il faut être très doué en maths.Vraiment très doué.Une fondation privée vous propose de résoudre sept grandes énigmes mathématiques qui n’ont pas encore de solution.Il s’agit entre autres choses de démontrer l’hypothèse de Riemann {voir page 36).Comme on le sait, les nombres premiers sont liés à une fonction découverte au XVIIIe siècle.Par la suite, un chercheur du nom de Riemann affirma que la fonction d’Euler s’annule pour Environnement Canada confirme que les chlorures de sodium, de calcium et de potassium contenus dans le sel que l’on répand sur les routes en hiver sont dangereux pour la faune et la flore.Ils entraîneraient la mort de plusieurs espèces végétales sur le bord des routes.Autres victimes : les oiseaux.En avalant la neige ~a)/2F(—pK(i - s) pour s’abreuver, ils ingurgitent ces contaminants.Le Ministère songe à adopter une réglementation pour limiter, à l’avenir, le recours à ces substances.Chaque année, le Québec déverse plus d’une tonne et demie de chlorure de sodium et 21 000 tonnes de chlorure de calcium sur les routes de la province.Plus de renseignements sur le site de Environnement Canada : www.ec.qc.ca/cceb1/fre/ public/index_f.html Attention : nerfs au travail ! Oui a osé dire que le travail, c’est la santé ?Une étude du Bureau international du travail (BIT), révèle que, dans les pays industrialisés, un travailleur sur 10 souffre de stress, d’anxiété, de dépression ou de surmenage.Les troubles mentaux seraient même en voie de devenir la première cause de départ en retraite anticipée aux États-Unis.Selon le rapport, l’introduction des nouvelles technologies dans les entreprises pourrait avoir été un des facteurs aggravants du stress en milieu professionnel.Chiffre du mois 1,89 gramme C’est le poids moyen de tout ce qui se dépose sur le clavier d’un ordinateur pendant un mois.La très sérieuse enquête réalisée en Angleterre révèle que la majeure partie de ces débris sont composés de nourritures diverses.Au premier rang, arrivent les Corn Flakes (15 %), suivis par les nouilles (7 %), les morceaux de légumes (4 %) et les rognures d’ongle (1 %).Une confirmation, s’il en était besoin, que les utilisateurs d’ordinateurs ont la fâcheuse habitude de manger en travaillant.Québec Science - Décembre 2000-Janvier 2001 1 7 Il n'y a plus de défi trop grand.>^'jers/>e v Université de Montréal par Jean-Pierre Roqel planèteadn L'affaire du lapin fluo Ou comment un lapin transgénique est rentré sous terre à peine sorti du terrier.Mon premier est un lapin, mon deuxième un artiste de bonne réputation, mon troisième un chercheur scientifique.Mon tout est un drame à saveur biogénétique, une sorte de maelstrom scientifico-éthique qui donne au chroniqueur et à ses lecteurs matière à réflexion.Mais commençons par le commencement : l’entrée en scène des protagonistes de L’Affaire du lapin fluo.Alba est un lapin particulier : sa fourrure devient vert fluo lorsqu’elle est éclairée sous une lumière ultraviolette.S’il luit ainsi, c’est parce qu’on a introduit dans son patrimoine génétique un gène codant pour une protéine fluorescente.Ce gène a été prélevé sur la méduse, chez qui il est présent à l’état naturel.Donc, résumons en disant qu’Alba — c’est une femelle — est une « lapine-méduse » à tendance fluo.Ça va ?Vous suivez jusqu’ici ?Eduardo Kac est professeur d’art et de technologie à Chicago.Depuis 15 ans, il regarde comment intégrer les technologies modernes dans l’art.Afin, dit-il, de « susciter un débat sur leur A impact dans nos sociétés ».Ces temps-ci, Eduardo Kac se dit volontiers « artiste / transgénique ».C’est-à-dire qu’il crée des formes de vie transgéniques 1 uniques, qu’il présente comme étant des œuvres d’art.Exposer Alba, c’est un de ses projets.Il veut présenter sa lapine fluo dans une série d’expositions vivantes, avant, promet-il, d’assurer une retraite dorée à sa protégée, dans sa résidence de banlieue avec jardin (et carottes bios ?).Jean-Marie Houdebine est chercheur à l’INRA, l’Institut national de recherches agronomiques, à Jouy-en-Josas près de Paris.Depuis 10 ans, il « fabrique », avec un succès certain, des animaux transgéniques à des fins de recherche.Il a entre autres fabriqué des lapins qui possèdent le gène codant pour une protéine fluorescente, le GFP, dans le but d’étudier le fonctionnement de certains gènes.En « collant » un GFP au gène dont la fonction est inconnue, on peut suivre ce qui se passe dans les cellules fluorescentes.Astucieux, non ?L’équipe de Houdebine a ainsi fabriqué six générations de lapines, dont Alba, qui est née en février dernier.Alba, Eduardo Kac et Jean-Marie Houdebine, trois destins que notre ère techno-génétique vont plonger dans un même drame.Kac l’artiste convainc Houdebine le scientifique de lui confier Alba la lapine, pour l’aider à expérimenter de l’art « transgénique ».En avril dernier, Eduardo Kac débarque ainsi en France avec Alba sous le bras, fluorescente de plaisir.Kac, qui a le sens de la pub, annonce avec tapage une exposition à Avignon.Il a tout un lapin à sortir de son chapeau ! Coup de théâtre : la « Bugs Bunny fluo » est interdite de visite à Avignon.L’INRA, qui a repris Alba, refuse de la laisser sortir, et sert un blâme à Houdebine.Eduardo Kac a beau protester, rien n’y fait : Alba restera à Jouy-en-Josas.Tant pis pour l’art et les quatre expositions internationales que l’artiste avait déjà prévues ! Soyons honnête : le script n’a rien d’une affaire d’Etat, et peut-être faudrait-il tout simplement en sourire.Kac, provoca-teur-né, adore la controverse et aime crier à la censure.Quant à s’extasier sur Alba, chef-d’œuvre artistique.Mais tout de même.Faut-il vraiment con-~ damner le duo Kac-Houdebine pour mani- i pulation génétique éhontée, ou pour »»»»»»»»»»»»»»»» »CyberRessources (4) Cytale www.cytale.com (1) eBook www.ebook-qemstar.com (2) N-Vision Technologies www.nvisiontek.com (5) Barnes and Noble ebooks.barnesandnoble.com (11) Electronic Paper www.media.mit.edu/ micromedia/elecpaper.html (6) Havas www.havas.com/fr/ g.—.nrlT»- i (7) OOhOO www.00h00.com (8) Adobe www.adobe.com (3) EveryBook www.everybook.net (9) Xerox www.parc.xerox.com/dhl/ projects/qyricon/ (10) E-ink www.eink.com % Cyberjargon OEB : en septembre dernier, le consortium Open eBook, réunissant une centaine de membres, dont GemStar, Hitachi, Bertelsmann, Barnes and Noble et Microsoft, a rendu public son format de diffusion pour livre électronique.La norme OEB est basée sur les formats standardisés XML et Reade HTML, les deux principales normes servant à diffuser de l'information sur le Web.Elle fait concurrence à la norme EBX (Electronic Book Exchange), proposée par un autre consortium piloté par la société GlassBook (et propriété d'Adobe depuis août 2000).Open eBook openebook.org EBX Workgroup www.ebxwq.orq 44 Québec Science - Décembre 2000-Janvier 2001 Kî Science beauté performa Noël! Seulement 31,95 1 an -10 numéros (Prix régulier : 35,95 $ + taxes) + taxes .1 iVJU-Vp I nos "^patrimoine cour à bois ?| économique et original UN CADEAU DE DÉCOUVERTES ! l#eI ||es i|ü! Je l'offre en cadeau ! çà' m eiJei I ! Paiement ci-joint : 36,75 $ (taxes incluses) pour un abonnement de un an I I Facturez-moi I I Chèque ?Visa I I Mastercard a No de la carte Signature Détachez et expédiez à îPî' Québec Science Service des abonnements : ((iétf 525, rue Louis-Pasteur, Boucherville ¦ ' (Québec) J4B 8E7 ]?Date d’expiration ou téléphonez au : (514) 875-4444 ou 1 800 667-4444 ou télécopiez au : (514) 523-4444 IScience Nom Adresse App.Ville Code postal Tél.m N°m Adresse App.Ville Code postal Tél.Je m'abonne au prix régulier de 41,35 $ (taxes incluses) CD Paiement ci-joint CD Facturez-moi Montréal : (514) 875-4444 Ailleurs au Québec : 1 800 667-4444 Offre valide au Canada jusqu'au 31 janvier 2001 QS11-00 -52 ^a.la dimensioncachée par Raynald Pepin Cette fois, c'est vrai : on change de siècle Dans quelques jours, nous entamons vraiment le XXIe siècle.Si vous Pavez déjà fêté Pan dernier, il faudra recommencer.A la fin de l’an dernier, on nous a répété que l’année 2000 n’était que la dernière du millénaire finissant et qu’il fallait attendre le 1er janvier 2001 pour fêter l’entrée dans le troisième millénaire, et le XXIe siècle.Une preuve de plus, s’il en fallait une, 5 que la mesure du temps, dans l’histoire s humaine, a toujours été un vrai fouillis.j Pour simplifier tout cela, ne serait-il pas Iplus commode d’avoir une année de ?100 jours divisée en 10 semaines de ; 10 jours ?(Avec la semaine de travail de 10 heures de 100 minutes de 100 secondes chacune).Vous trouvez ça ridicule ?Lors de la Révolution française, on a effectivement tenté d’introduire ainsi des jours, heures et minutes décimaux ! Si le temps n’est pas décimal, c’est la faute de l’Éternel.A-t-on idée de fabriquer une planète ayant des saisons qui reviennent à tous les 365,2422 jours ?C’est malheureusement cette année tropique de 365,2422 jours que le calendrier doit respecter, parce que ce sont les saisons, liées à la hauteur du soleil dans le ciel, qui règlent nos vies.Les Égyptiens de l’Antiquité utilisaient déjà un calendrier de 365 jours, basé sur le soleil, ce qui engendrait un décalage de 0,2422 jour par année.Conseillé par ses astronomes, Jules César a introduit l’année bissextile en l’an 46 av.J.-C.Le jour supplémentaire a été ajouté au dernier mois du calendrier romain de l’époque, le mois de février.L’année commençait alors avec mars, ce qui explique que septembre (de septem, sept) ait été appelé le septième mois, octobre le huitième, etc.Février comptait alors 29 jours.Les Romains ont inséré le jour supplémentaire après le 23 février, 6 jours avant le mois de mars (d’où le sextile), au lieu de l’ajouter à la fin du mois.La date du 24 février était répétée, d’où les années bissextiles.Avec une année bissextile à tous les quatre ans, l’année civile durait donc 365,25 jours, ce qui ne colle pas encore exactement à la réalité astronomique.En 1582, le décalage accumulé atteignait presque 10 jours.Le pape Grégoire XIII a laissé son nom à une réforme qui remettait désormais l’équinoxe du printemps au 21 mars et qui rendait l’année civile moyenne très proche de l’année tropique, ce qui limiterait les futurs décalages.Le truc ?Les années qui se terminent par deux zéros, comme 1900, ne sont pas bissextiles, à moins que leurs deux premiers chiffres donnent un entier lorsque divisés par quatre; c’est pourquoi 2000 a été bissextile.De plus, les années divisibles par 4 000 ne sont pas bissextiles non plus.Ainsi, sur 4 000 ans, il y a 969 années 46 Q uébec Science - Décembre 2000-Janvier 2001 bissextiles.On en compte d’abord 1 000 dont le millésime est divisible par 4.De ce nombre, il faut soustraire l’année 4 000 et 30 autres années se terminant par deux zéros, mais dont les deux premiers chiffres ne peuvent être divisés par 4.En 4 000 ans, le nombre total de jours s’établit donc ainsi : (3 031 x 365) + (969 x 366).Divisez tout cela par 4 000, et vous obtenez 365,24225 jours.Notre calendrier est basé sur l’année tropique.« La durée de celle-ci a très peu varié depuis les débuts du système solaire, dit Claude Carignan, chef du groupe d’astronomie de l’Université de Montréal.Pour qu’elle change, il aurait fallu qu’un corps céleste massif proche perturbe l’orbite de la Terre.» La longueur du jour, par contre, a beaucoup changé.Elle est liée à la rotation de la Terre, mais ici aussi il y a des complications.En effet, la Terre fait un tour sur elle-même.non, pas en 24 heures, mais en 23 heures 56 minutes ! Après une rotation de 360°, il faut que la Terre tourne encore un peu, en moyenne 4 minutes, pour que le soleil nous apparaisse à peu près à la même place dans le ciel.Cela résulte du déplacement de la Terre sur son orbite.Le jour solaire réel varie tout le temps, à cause de l’inclinaison de la Terre et aussi parce que, l’orbite de la Terre étant légèrement elliptique, sa vitesse change légèrement tout au long de l’année.Le jour solaire réel comporte ainsi jusqu’à 30 secondes de décalage.Les écarts accumulés peuvent atteindre jusqu’à 15 minutes au cours d’une année, comparativement au temps maintenu par une horloge.L’utilisation d’horloges précises a donc imposé, au début du XIXe siècle, le temps solaire moyen où la longueur des jours est uniforme.La Terre n’est pas fiable comme étalon de mesure : sa rotation est beaucoup moins régulière que sa révolution.D’abord, elle ralentit à cause des marées.Ensuite, la force et la direction des vents, à grande échelle, influencent aussi la vitesse de rotation.Par exemple, quand les vents d’ouest faiblissent, la rotation vers l’est s’accélère en compensation et les horloges semblent ralentir.d’un gros 0,002 seconde par jour.Ces variations font qu’on ne définit plus l’unité de temps du système métrique, la seconde, à partir de la rotation de la Terre.Depuis 1967, la seconde est définie à partir de processus physiques : une seconde équivaut à 9 192 631 770 périodes de la radiation fournie par une transition entre deux niveaux d’énergie particuliers de l’atome de césium.! Cette définition découle du fonctionnement des horloges atomiques.Dans ces horloges, des atomes de césium se trouvant à un certain niveau d’énergie pénètrent dans une petite cavité.Un générateur de micro-ondes, contrôlé par un oscillateur à quartz combiné à des multiplicateurs de fréquence, lance dans cette cavité des micro-ondes ayant une fréquence voisine de 9 gigahertz (GHz).« Dans une bonne proportion des atomes, les micro-ondes induisent une transition vers un autre niveau d’énergie, explique Jean-Simon Boulanger, directeur du Groupe fréquence et temps du Conseil national de recherche du Canada.En contrôlant leur direction avec des aimants, on détecte ensuite les atomes ayant subi la transition.Plus il y en a, plus la fréquence des micro-ondes est proche de la fréquence de transition du césium, qui vaut.9,192631770 GHz.Si le nombre d’atomes détectés diminue, c’est que la fréquence des micro-ondes s’éloigne de la fréquence de transition.Un dispositif de rétroaction corrige en permanence l’oscillateur à quartz de façon à le rapprocher de la bonne fréquence.Le système électronique compte le nombre de cycles, ce qui permet de mesurer le temps.» Ces horloges atomiques atteignent une précision de 1 partie par 1014, soit un milliardième de seconde par jour ! Comment se fait-il que, malgré tout, au début du XXIe siècle, mon autobus soit tout de même en retard de 10 minutes le soir comme le matin ?QS »CyberRessources Calendriers autres que le grégorien www.chez.com/sarthe/ cacalendriers.htm Site de référence sur les calendriers, le temps en astronomie, etc.www.ecben.net/calendar.shtml www.magnet.ch/serendipity/hermetic/ cal_stud.htm Site de l'Institute for National Measurement Standards, Conseil national de recherche www.nrc.ca/inms/ À lire en février Les découvertes de l'an 2000 au Québec et dans le monde Il y a eu Starbuck II, mais il y a aussi de nombreuses autres percées scientifiques, moins connues, que notre habituelle revue de l'année vous fera découvrir.Une incursion exceptionnelle dans nos laboratoires de recherche qui est, cette fois, accompagnée d'un survol des faits saillants sur la scène internationale.Le scientifique de l'année En collaboration avec l'équipe des Années-lumière de la radio de Radio-Canada.Un portrait de la personnalité scientifique du Québec.La grippe : comment on se prépare au pire Banal le virus de la grippe ?Rien de plus faux.1 II nous 'revient transformé à chaque année.C'est d'ailleurs pourquoi il continue à faire des ravages.par Catherine Dubé La bataille du ciel : le Net contre le téléphone Deux technologies de la communication en explosion.Laquelle dominera l'autre ?Et comment ?par Laurent Fontaine Québec Science - Décembre 2000-Janvier 2001 47 — courrier@cybersciences.com Comment peut-on différencier une plante transgénique d'une plante non transgénique ?Question de : Carolane Doyon carolaned@moncourrier .corn l'oeil nu, il n'existe pas vraiment de méthode simple pour identifier un organisme génétiquement modifié (OGM), que ce soit une plante ou un animal.Si l'on a introduit un gène servant à produire une protéine particulière, par exemple, on peut alors tenter de la détecter directement.Il existe de petites trousses de détection pour identifier certains OGM de cette manière.Dans la majorité des cas, il faut recourir à de rigoureuses analyses en laboratoire.La méthode la plus répandue est l’analyse d’ADN.On extrait d’abord l’ADN de la plante.Ensuite, grâce à la technique PCR (Polymerase Chain Reaction ou réaction de polymérisation en chaîne), on multiplie les chaînes d'ADN à des millions d'exemplaires.Ce travail peut être effectué en quelques heures seulement par des machines automatisées.Finalement, on examine les chaînes d'ADN pour y trouver des séquences génétiques d'OGM connus.On peut également faire la comparaison avec des chaînes d'ADN « témoin » dont on est certain qu’elles ne contiennent pas de gènes étrangers.P.C.Si tout l'Univers est en expansion, pourquoi les galaxies ne sont-elles pas elles-mêmes en expansion ?Question de : Romain Septier hoijeon@netcourrier.com L'Univers est bel et bien en expansion, mais seulement à grande échelle.Ce que cela veut dire ?Petit rappel : de la même façon que les étoiles sont regroupées en galaxies, les galaxies sont regroupées en amas qui eux-mêmes sont regroupés en super-amas.Les amas de galaxies, comme les superamas, s'éloignent les uns des autres de jour en jour.Cet éloignement est le résultat du big-bang qui a eu lieu il y a quelque 15 milliards d'années.Mais à plus petite échelle, l'expansion de l'Univers ne peut l'emporter sur la gravité.Tout comme les planètes de notre système solaire et les étoiles de notre galaxie, les galaxies regroupées dans un même amas ne s'éloignent donc pas les unes des autres.Elles vont même souvent se rapprocher, puisqu'à cette échelle, c'est la gravité qui est reine.M.-P.E.par Jean-Marie Labrie < X ?99 ^ 77 Rappel d'un vieux problème de Sam Loyd Comment arranger les chiffres 4, 5, 6, 7, 8, 9 et 0 à l'intérieur d'une addition de telle sorte que la somme soit égale à 82 ?100 ^ Vive le quotidien ! Un lecteur a imaginé l'alphamétique suivant et demande de le résoudre.Il se demande s’il y a plus de deux solutions différentes.MATIN MIDI + SOIR NUITS Solutions V R V V R R V R V V R V R V R R V V V R V R R R 96 Grille de deux couleurs ! Il existe seulement 8 modèles possibles de grille 3X1, pour faire une grille 3X7.1) Si la grille initiale contient deux colonnes identiques, la réponse est évidente.2) Si les 7 colonnes sont toutes différentes, l'une des 8 précédentes est exclue.A.Si c’est 1 ou 4, on obtient le rectangle recherché avec les colonnes 5 et 8.B.Si c’est une autre colonne, le rectangle est obtenu avec les colonnes 1 et 4.97 L'an 2000 qui s'achève ! Solution suggérée : Première: 829 Deuxième: 649 531 531 640 820 Troisième: 829 540 631 98 Une identité remarquable Solution suggérée : En simplifiant le quotient par x, on obtient l'équation suivante: lOx + 7 = 11 : x Or, les seuls facteurs de 111 sont 1, 3, 37 et 111.La seule solution possible est x = 3 Niveaux I débutant 'Arintermédiaire ^expert 48 Québec Science ~ Décembre 2000-Janvier 2001 BEAUX LIVRES _ science/culture Du Saint-Laurent à la Lune SAINT-LAURENT Il y a des livres aussi agréables à regarder qu’à lire.Abondamment illustrés, de présentation luxueuse, ils sont souvent lancés pour la période des fêtes; de parfaits cadeaux de Noël.Les sujets à caractère scientifique se prêtent généralement bien à ce format.Malheureusement, la récolte ne s’avère pas très abondante cette année.Nous avons tout de même réussi à en dénicher quelques-uns qui semblent dignes d’intérêt.Le Saint-Laurent — Beautés sauvages du grand fleuve, a été écrit par les biologistes Jean-François Hamel et Annie Mercier.C’est un hommage à l’un des plus riches patrimoines naturels du pays.Le Saint-Laurent est souvent le sujet d’ouvrages à caractère autant scientifique qu’esthétique.C’est que, depuis sa naissance dans le lac Ontario jusqu’à la fin de sa course dans l’océan Atlantique, il change plusieurs fois de forme et de visage, pour le plus grand bonheur des photographes.Les biologistes sont aussi comblés : l’amalgame de facteurs physiques et biologiques (notamment le mélange des eaux douces et salées qui le caractérise), créent une très grande diversité végétale et animale.Aussi doués pour la photo que pour la vulgarisation scientifique, les auteurs ont réalisé un ouvrage très agréable à contempler.Les photos grand format de panoramas, de végétaux et d’animaux sont très belles et illustrent des aspects variés du Saint-Laurent.Le texte qui les accompagne n’apprendra rien aux férus de biologie, mais il constitue une introduction valable à l’étude des nombreux phénomènes naturels reliés au fleuve.Du côté de la France, c’est à des musées que l’on doit quelques-uns des beaux livres de l’année.Ainsi, pour souligner par Claudine Saint-Germain l’an 2000, le Conseil général du Cher a organisé une exposition sur le thème du temps, et des efforts qu’ont mis les hommes pour le calculer.Cette exposition a donné naissance à un ouvrage intitulé Histoire du calendrier — Images du temps.L’occasion était toute trouvée, en cette période où nous accordons tant d’importance aux dates, de comprendre pourquoi la mesure des jours, des mois et des années fut si difficile à établir dans l’histoire.Le grand problème, qui s’est posé dès l’Antiquité, c’est que la Lune effectue son mouvement autour de la Terre en 29,53 jours, et que la Terre met un peu plus de 365 jours à tourner autour du Soleil.Comment faire entrer tout ça dans un calendrier ?La réponse est venue au fil.du temps, après qu’un compromis fut atteint entre les exigences scientifiques, les contraintes religieuses et les nécessités politiques.À cause de son cadre médiéval, l’exposition a mis l’accent sur le Moyen Age, ce qui, dans le livre, donne un chapitre très bien documenté portant sur cette période.On peut toutefois regretter que, à l’exception de l’aventure du calendrier révolutionnaire français à la fin du XVIIIe siècle, l’ouvrage s’arrête avec le début de la Renaissance, sans poursuivre l’histoire du calendrier jusqu’à aujourd’hui.Cette réserve mise à part, l’iconographie est riche et les différents thèmes bien vulgarisés.Histoire du calendrier Images du temps Un autre livre, Dans le champ des étoiles — Les photographes et le ciel 1850-2000, trouve ses sources dans une exposition présentée cette année au musée d’Orsay à Paris, et qui raconte ce que la photographie a apporté à l’astronomie, depuis ses origines jusqu’à aujourd’hui.L’histoire commence vers 1838, avec les premier daguerréotypes (des images fixées sur support métallique).Ces premières « photos » de la Lune montrent bel et bien l’image de notre satellite, mais elles n’étaient pas très utiles aux astronomes : ils ne voyaient qu’une empreinte blanche et peu détaillée.Mais dès les années 1880, de nouvelles techniques ont permis de révéler des astres jusqu’alors invisibles au télescope.La photographie gagnait ainsi ses lettres de noblesse.Elle est devenue une alliée essentielle de l’astronomie.Au XXe siècle, les appareils photographiques sont envoyés directement dans l’espace afin de percer encore mieux le secret des étoiles.Dès les années 50, on se sert de télescopes mis en orbite et de fusées pour photographier la surface des astres.Avec les missions spatiales des années 60 arrivent les premières photos de la surface de la Lune prises de près et, parmi les plus célèbres, celles de la Terre vue de l’espace.Plusieurs photos, spectaculaires, attireront l’attention de tous.Mais sa dimension très technique et son côté historique font que le livre s’adresse surtout aux passionnés de photographie et d’astronomie.•> Le Saint-Laurent - Beautés sauvages du grand fleuve, Éditions de l'Homme, 2000, 224 pages.Histoire du calendrier - Images du temps, Éditions du Seuil, 2000, 112 pages.Dans le champ des étoiles - Les photographes et le ciel 1850-2000, Éditions de la Réunion des musées nationaux, 2000,155 pages.Québec Science - Décembre 2000-Janvier 2001 49 E'jf ^a.cravate.Ou comment allier l'utile à l'élégant, ou presque.Pour vos dîners d’affaires ou vos journées de travail au bureau, vous pouvez désormais opter pour la cravate calculatrice.D'une sobriété tout indiquée pour les rendez-vous professionnels, la cravate est simplement ornée d’une mini-calculatrice, dans le bas, à l'extrémité la plus large.pisteur Votre cellulaire pourrait révéler, avec une marge d'erreur de quelques dizaines de mètres, l'endroit exact où vous vous trouvez.Une entreprise de Calgary, en Alberta, Cellocate System, vient de mettre au point une technique permettant de retracer votre interlocuteur, propriétaire d'un cel- te magnétoscope : c'est dépassé Finies les cassettes qui s'emmêlent et qui s'abîment.La société Vista4 de Québec vient de mettre au point un système pour visionner des films par le Web.Une innovation qui relègue en quelque sorte notre magnétoscope au rang d'antiquité : il suffira de posséder une connexion Internet, un PC et un téléviseur pour regarder des films à la carte.Grâce è un émetteur et à un récepteur, l’utilisateur pourra sélectionner un film par Internet sur son ordinateur et se diriger vers la pièce où se trouve son téléviseur pour le visionner.Des demandes de brevet sont déjà en cours dans une centaine de pays et l’entreprise souhaite commercialiser l'invention d'ici 2001.lulaire.Pour ce faire, il suffit de transmettre sur un site Internet le numéro du téléphone en question.En quelques secondes, vous saurez où se trouve ledit téléphone, et, par conséquent, son propriétaire.La compagnie promet que seuls les clients ayant donné leur accord pourront être retrouvés, exception faite des services d’urgence qui auront un accès illimité au système.50 Québec Science ~ Décembre 2000-Janvier 2001 VISTA4 / * CRPITHL : 525 OQÜ OOO $ A»' & Sociétés d'investissement Innovat&ch : les spécialistes du financement en haute technologie PORTEFEUILLE : 170 ENTREPRISES PROMETTEUSES Dans le milieu du capital de risque depuis 1992, les sociétés Innovatech, avec un fonds de 525 millions de dollars, comptent 17G entreprises dans leurs portefeuilles combinés.Couvrant tout le Québec, les sociétés Innovatech investissent dans une variété de projets à contenu technologique avec une préférence pour les investissements dans le domaine de l’innovation et du transfert technologique et les premières ou deuxièmes rondes de financement.Pour des renseignements au sujet d'un partenariat fructueux : MONTRÉRL 2020.rue University Bureau 1527 Montréal H3R 2R5 (51M) 864-2929 QUEBEC 10.rue Pierre-Olivier-Chauveau Québec GIR 4J3 (418) 528-9770 SHERBROOKE 455.rue King Ouest Bureau 305 Sherbrooke J1H 6E9 (819) 820-3305 RÉGIONS RESSOURCES 10.rue Pierre-Olivier-Chauveau Québec GIR 4J3 (418) 528-0315 Innovatech Sociétés d’investissement Luujuu.innovatechcapital.com , *- Une » k rande université à dimension humaine rv.\ • Des campus accueillants où l'on retrouve tous les services • Un milieu de vie convivial, économique et sécuritaire • Un environnement naturel d'une rare beauté Des programmes axés sur la formation pratique Un taux de placement exceptionnellement élevé pour les stages en entreprise Des liens étroits avec le monde du travail y Un éventail imposant de groupes de recherche et de centres d'excellence Des domaines de recherche parmi les plus novateurs Au 1er rang des universités québécoises au chapitre des redevances annuelles pour les découvertes de ses chercheuses et chercheurs UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE 1 800 267-UdeS www.usherb.ca «i fâ If à* Programmes de maîtrise Adaptation scolaire et sociale Administration Administration des affaires (M.B.A Biochimie Biologie Biologie cellulair Chimie Droit de la santf Économique Enseignement Environnement Études français Fiscalité Génie aérospa' Génie chimiqu Génie civil Génie électriq Génie logiciel Génie mécanii Géographie Gérontologie Gestion de l'éducation e de la format! 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