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Titre :
Québec rock
Magazine mensuel présentant le monde de la musique rock et de la musique populaire d'ici et d'ailleurs. [...]

Québec Rock est un magazine consacré à la musique et publié à Montréal de 1977 à 1986. Fondé par Paul Haince, Jacques « Coco » Letendre et le journaliste Marc Desjardins, qui y fera carrière, il est d'abord offert gratuitement sur papier journal dans les magasins de disques; il connaîtra un fort succès commercial en format magazine à la suite de son rachat par Guy Perron.

Québec Rock rassemblera au cours des ans une équipe de journalistes jeunes et dynamiques, dont certains connaîtront une longue carrière médiatique - notamment Georges-Hébert Germain, Nathalie Petrowski, Franco Nuovo et Laurent Saulnier. Le magazine s'occupe surtout de couvrir les événements musicaux, avec des entrevues, des nouvelles du milieu musical québécois et international, des critiques de disques, mais aussi des chroniques variées, particulièrement sur la mode et le cinéma.

Plusieurs numéros ont été de grands succès en kiosque, s'écoulant à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires : ils présentaient en page couverture Normand Brathwaite (pour la comédie musicale Pied de poule), Michael Jackson, Ding et Dong, Corey Hart, Diane Dufresne, etc. Québec Rock a été une sorte de Rolling Stone québécois qui, avec sa version anglaise Graffiti, en est venu à détrôner le magazine américain dans son créneau au pays.

Son éditeur a aussi publié un magazine à succès pour les adolescents, Fan Club, et a été un exemple à l'époque sur le plan de la convergence médiatique, profitant de productions télévisuelles associées sur TQS pour utiliser la dynamique des renvois promotionnels.

Éditeur :
  • Montréal, Québec :Québec rock,1977-1986
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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Références

Québec rock, 1979-12, Collections de BAnQ.

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Le mariage de la simplicité et de la technique d'avant-garde.Un pupitre tellement facile à utiliser que l'orchestre débutant ne va pas se sentir dépassé, avec cependant les perfectionnements et les possibilités dont ont besoin les professionnels expérimentés—tels que: mélange du contrôle de pré-atténuation, effets de réverbération et/ou réverbération incorporée, grâce à leurs propres commandes de tonalité.Indicateur d’écrêtement avec atténuateurs sur chaque entrée et possibilité de raccordement pour chacun des composants du système.Super puissance: amplificateurs de puissance jumelés, transistorisés de 200 watts! Peut également servir de pupitre d’enregistrement stéréo au groupe qui veut enregistrer quelques bandes sans avoir à payer pour la location d'un studio; peut aussi être utilisé comme un pupitre mélangeur avec puissance, ultra-perfectionné.La combinaison monobloc coffrage et châssis en mousse rigide rend l'appareil plus inaltérable que de l'acier.Ultraléger: 47 Ib seulement.Révolutionnaire: système de sonorisation à diffusion variable Le son est diffusé, dans toute votre maison, par un système perfectionné de pavillon haute fréquence à diffusion variable qui vous donne la possibilité d’une diffusion à longue distance de 60° ou d’une diffusion presque uniformément répartie de 120°, simplement en tournant un bouton.Façonne le son à l’image de la pièce—même les pièces en forme de L.Nouveau haut-parleur révolutionnaire Chaque once de trop et chaque pouce cube inutile ont été éliminé du haut-parleur PRO MASTER.Grâce aux techniques de moulage et aux matériaux les plus modernes il a été possible de loger un haut-parleur pour fréquences basses de 15 pouces de hautes performances, un pavillon pour fréquences élevées—et un préamplificateur de compression dans une enceinte incroyablement petite et efficace.Moins de 28 pouces de haut, 23 pouces de large et 16 pouces de profondeur.Poids facilement maniable de 58 livres.Et pourtant, la puissance acceptable atteint le niveau remarquable de 150 watts et la réponse de fréquence est de 50 à 15 kHz.Révolutionnaire: FEEDBACK FINDERMD/Egaliseur Panneau de raccordement PATCH BLOCKMD Témoins DEL El SI—I LJ FR Le système de sonorisation PRO MASTER"10 A.C.Simmonds & Sons Limited, 975 Dillingham Road, Pickering, Ontario LI W 3B2 Sales Offices: Vancouver, Calgary, Winnipeg, Ottawa, Montreal, Halifax Demandez la brochure AL581A CLAUDE RAIOTTE "I F PF7AN" AMEDIS & DIMANCH 17h00 - 22H00 "Retrospec lundi - vendredi 18H00 Emission "progressive" mardi 22h00 Emission "new wave" vendredi 22h00 "Partout "Partout CKOI" jeudi à dimanche Décembre 1979 VOUll NO.IX fondé en 1977 et publié GRATUITEMENT chaque mois par COMMUNICATIONS H & L HIC.ÉDITEURS: Paul Haince Jacques letendre Éditeur-adjoint Yvon d’Anjou Directeur de la publication Jacques Letendre Rédacteur en chef Marc Desjardins Directeur Publicité & Promotion Marc Durand Représentants publicité Guy Perron Pierre Beauchamp lan Cooney Marck Morell Dominique Girard Directeur artistique Marlène Beaulieu pour Arts 2001 Collaborateurs Marie-Thérèse Bellavance Denyse Beaulieu Manon Fatter Photographe Jonathan wenk Photo couverture Jim Trotman Distribution Martin Lemieux Yves Larocque Albert Arial QUÉBEC ROCK Casier Postal 115 Succursale "H" H3G 2K5 tél.: (514) 486-9056 Dépôt légal Bibliothèque Nationale Québec et Ottawa imprimé au Québec I i S; fifi J m i ¦ É Ci 'TRE DES RESSOURCE C'EST COMME “S"TA S SE COLLER LES OREILLES À DES HAUT-PARLÉURS 3EC VALANT $2 000 LA PAIRE.C’est vrai.Même avec des enceintes acoustiques de haute fidélité de la meilleure qualité coûtant $2 000 ou plus, on ne peut qu’approcher le résultat obtenu avec le casque d’écoute Open-Aire® de Sennheiser.La raison?C’est que même avec les meilleures enceintes acoustiques, il faut tenir compte de la réflexion et des résonances créées par la salle d’écoute et qui ramènent la séparation stéréo et la courbe de réponse très en-dessous de la perfection attendue.Sans parler des autres types de distorsion qui sont créés par la reproduction à puissance élevée.En rapprochant la source musicale de l’oreille — sans enfermer celle-ci — les ingénieurs de Sennheiser ont mis au point une conception électro-acoustique originale donnant un son exceptionnel sans sacrifier le confort.Un diaphragme extrêmement léger fonctionnant dans une atmosphère libre donne une réponse supérieure en régime transitoire sans pour autant étouffer les graves.La réponse en haute fréquence a elle aussi été améliorée de beaucoup atteignant un niveau de clarté et de définition instrumentale inconnu auparavant.Avec une excellente séparation.Et malgré tous ces superlatifs, le casque d’écoute Sennheiser présente l’avantage supplémentaire d’être extrêmement léger: le plus “lourd” ne pèse que six onces et demie! Quand elle parle de Sennheiser, la critique ne tarit pas d’éloges.Le casque Sennheiser a été adopté par les studios d’enregistrement, les postes de radio et les équipes de prise de son pour les écoutes de contrôle.La NASA les a embarqués à bord du Skylab pour des applications de grande importance.Et nous sommes flattés par les efforts déployés par nos concurrents pour l’imiter.Une simple audition sera plus convaincante qu’un long discours.Il suffit de passer chez un détaillant pour se rendre compte de la qualité qui peut être atteinte en musique.Il suffit de comparer notre casque d’écoute à n’importe quel autre (ou même à des haut-parleurs à $2 000 la paire) pour être très agréablement surpris.et découvrir que quelques dollars de différence font toute la différence.Renseignements supplémentaires fournis sur simple demande.%CZ> SENNHEISER te electronics j limited 2142 trans canada, dorval, qué H9P 2N4 Modèle 430 \ ¦ ! ' jfA \VH par Marie-Thérèse BELLAVANCE Noël s en vient à grands pas, n est-ce pasm À cette occasion, j'aimerais vous offrir mes meilleurs voeux pour un Temps des Fêtes” au boutte, petté, ''flyé'', et la santé pour le vivre pleinement! Ce que font nos rockers préférés pour les Fêtes.?Je l’ai demandé à plusieurs et la majorité m'ont répondu que ça se passait en famille.Pas très original, vous allez me dire, mais ça fait des siècles que Noël c est Noël.Alors, j’ai décidé de leur faire des souhaits/cadeaux personnalisés: MICHEL RIVARD: plusieurs paires de bas rouges et bleus.CLAUDE DUBOIS: d être enfin reconnu comme un artiste et un bon "système de son LOUISE FORESTIER: que Char-lebois chante Forestier "new wave".BOULE NOIRE: ce qu'il lui faut le plus et une "bobine à son.CILLES VALIQUETTE: une compagnie de disques "fidèle".MICHEL NORMANDEAU: de "jouer" encore plus et pour longtemps, même sans harmonium! DIANE TELL: que la Mère Noël tapporte un beau jet privé chromé qu’on pourrait nommer "Entre Nous" pour voyager allègrement entre Montreal et New-York.ROBERT CHARLEBOIS: un autre bébé qu'il pourrait prénommer Napoléon.OFFENBACH: une "traver-sion" sans se faire frapper! NANETTE: work! work! work!.Man! de devenir la chanteuse de Mahogany Rush DIANE DUFRESNE: qu en faisant son "strip tease" elle retrouve "l'homme de sa vie".PACLIARO: une caisse de bière et un sac de pretzel.CASSONADE: lui, il m a dit ce qu'il voulait pour Noël: il veut faire de l'équitation à Fort Chimo sur un sea horse.DANIEL LAVOIE: de ne pas perdre.la voix! BRAULT & FRÉCHETTE: de retenir "les p'tits coeurs" jusqu'en 1987.CORBEAU: de mettre un peu de "tigresse dans leur tank'! FRÈRES BROSSE: de ne jamais en r'venir! % PAUL PlCHÉ: une chemise carottée neuve pis une paire de bottes de "jobber" neuve.PLUME: que ta "chirurgie plastique" soit une complète réussite (on sait jamais c que ça va donner!) SVl# jltrf SYLVAIN LELIÈVRE: une chaîne de boîtes à chansons qu’on bâtirait à chaque "intersection ".SERGE FIORI: 365 jours par annpp NOËLLA PHANEUF: la présidence du "fan club" des Noogies! COCO (mon boss!): de ne pas trop "chômer" en '80.GUY AUBRY (mon aut boss!): de continuer à savoir "c est quoi"! GAROLOU: un "oui" du restant du Canada.ZACHARY RICHARD: un beau grand "fa do do" pour qu'on puisse "aller danser" avec.À tous les autres que ie n ai pas pu inclure ici faute d'espace, joyeux noël et à l'an prochain! 6 Québec Rock Décembre 1979 White Sister/99 Lorraine/Mama/All Us Boys NICK LOWE PURE POP FOR NOW PEOPLE TOTO HI Supply The Love/Hold The Line Rockmaker Angela Girl Goodbye TOTO NICK LOWE mm - m FC 36229 JC 36087 JC 35329 JC 35317 [Columbia] Is sont de notre temps.Sur disques et rubans Columbia.Distr: Disques CBS du Canada Ltée. THE CHIEFTAINS: riRiaoôe ancestrzale rzetRouuée Ilya beaucoup à parier que vous ne connaissez pas les Chieftains, ils ne tournent pas à la radio, leurs disques ne sont pas dans les palmarès, ils ne jouent ni batterie, ni guitare électrique, ni basse, ni quoi'que ce soit d’habituel.À moins que vous ne fassiez partie des 1200 chanceux qui se trouvaient dans la salle Wilfrid Pelletier de la PDA le 23 octobre.Ceux-là savent de quoi je veux parler, ils ont assisté à un concert éblouissant de musique irlandaise, interprétée par des virtuoses prodigieux, qui ont, sur scène, aussi bien que dans la vie, un air un peu surnaturel soit de lutins ou farfadets, ou encore de sorciers mystérieux.Les Chieftains sont sans doute le plus vieux groupe de musique irlandaise, ce sont les inventeurs d’un style, le celtique contemporain, dont des groupes comme Hors-lips, Jethro Tull, Fairport Convention, Stee-leye Span sont tributaires; plus près de nous un groupe comme Barde, qui tente, malgré des problèmes de renouvellement, de refaire la musique traditionnelle, doit énormément aux Chieftains.Voyez-vous, la musique irlandaise (c’est vrai dans le cas de presque toutes les musiques traditionnelles) était à l’origine faite pour au plus 2 instruments, un donnant la mélodie, l’autre accompagnant.Il n’y avait pas d’arrangements élaborés.Seule la mélodie comptait.Vers les années 30, on vit apparaître en Irlande, en même temps que le mouvement nationaliste, une ressurgence dans l’intérêt porté à la musique du pays (il nous est arrivé la même chose ici avec la montée du nationalisme, on appelle ça découvrir son patrimoine en retard).Alors on a vu apparaître en Irlande des groupes de musiciens qui se mettaient en gang pour jouer leurs airs préférés.Ils avaient le nom général de “ceilidh”, un mot gaélique pour ensemble.Cependant ces groupes ne jouaient pas des arrangements très élaborés.Ils se contentaient de jouer tous à l’unisson.C’est alors qu’apparait un monsieur nommé Sean O’Riada, compositeur de musique classique mais également irlandais.Il décide donc de prendre les mélodies traditionnelles mais de les arranger pour une sorte de mini-orchestre, avec des harmonies et tout le kit.Cependant, au lieu d’utiliser de l’instrumentation classique, il la remplace par des instruments du folklore, les “uileann pipes”, sorte de cornemuse jouée avec le coude plutôt que soufflée, le “bodhran” tambour traditionnel fait d'une peau de chèvre tendue, le flageolet, sorte de flute à bec en étain, au son métallique.Il ne garde de l’orchestre classique que les violons, mais pas plus de deux ou trois, et joués de manière folklorique, et une version miniature de la harpe.8 C’est le début du renouveau folklorique en Irlande, et son ensemble de l’époque, après certaines modifications depuis les origines en 1958, est devenu les Chieftains.C’est vous dire qu’ils ont pas mal d’expé: rience dans le domaine.Et ça se voit.En spectacle, ils sont remarquables, tout d’abord parce que personne ne joue comme eux, et qu’ensuite ils ont une âme, un souffle qui vous clouent dans votre fauteuil.Ils sont mondialement reconnus, et comportent des fans dans toutes les sphères, dont le rock; des gens comme Mick Jagger, Peter Townshend, Linda Ronstadt ou Peter Gabriel ont maintes fois mentionné que l’un de leurs groupes préférés était de toute évidence les Chieftains; leur leader Paddy Moloney a même joué sur deux albums de Mike Oldfield, et ils ont plusieurs fois tourné en compagnie de vedettes rock comme Van Morrisson, The Band.Ils ont réalisé la musique du film de Stanley Kubrick “Barry Lyndon”; leur discographie est importante, huit albums, numérotés tout simplement.Les 7 premiers sont sur étiquettes Island en Amérique, et le dernier est chez CBS.Pour les novices je recommande‘le 7e qui est enregistré en spectacle ou le très beau 5e, quoi qu’ils soient tous extraordinaires.En attendant ils se sont adjoint un monsieur qui s’appelle Matt Molloy, et qui considéré par tout le monde comme le meilleur flûtiste d’Irlande, et au concert de la PDA il a régalé l’auditoire d’un solo qui en a estomaqué plus d’un.Ce monsieur a fait partie autrefois d’un groupe, le Bothy Band qui est également remarquable.Vous parlez de ce groupe-là aux gars de Barde et vous voyez aussitôt leurs yeux s'illuminer.C’est une forme musicale qui n’est évidemment pas la plus commerciale au monde, mais je défie n’importe qui de ne pas se laisser envoûter par les Chieftains, aussi rocker, disco ou jazz-fan qu’il soit.C’est agréable quelquefois de sortir des sentiers battus.Marc Desjardins Québec Rock Décembre 1979 l'alternative rocki CHU HUE BROUN fts«.' yttble Meilleur MnïS Rock en Ville 968 O./TE-CflTHEPIflE moniREfli 514 871-1755 Venez danser et relaxer avec toutes vos bandes dessinées favorites lundi: soirée auébécoise lundi: soirée auébécoise mardi: Beatles, stones (rock années ou; 'merer.: Serge Plaisance (CKOI-FM) Métro Peel Sortie Metcalfe Face à Simpsons TOUS les JOURS 21H00aîH00 ismm ÙARYI HALl fc - « * ZACHARY RICHARD bons temps sont revenus Les bons temps des Fêtes sont revenus.Et avec eux nous arrive un nouvel album de notre Cajun préféré Zachary Richard.Alors comme c’est le temps des réjouissances, l’ami Zachary n’a qu’une seule idée en tête: tout le monde.ALLONS DANSER! Mercredi 7 novembre: En ce début de soirée, je me presse tant bien que mal au travers de toute cette circulation.Le trafic est “épouvantable” et je suis en retard à mon rendez-vous.Au volant de MARX-7, je me dirige vers la résidence montréalaise de Zachary Richard.Il habite un petit appartement tranquille tout au bout d’une petite rue.J’ai hâte d’arriver car c’est ce soir que Zachary va me faire entendre les chansons de son nouvel album (CBS) “Allons danser”.J’ai déjà entendu dire par Lorraine Cordeau, l’attachée de presse des disques Columbia, que l’album est formidable.Et moi, je suis un “fan” de la première heure.Je me souviens de 1976 et de l’album “Bayou des Mystères”.Des chansons le “fun” comme “Le stomp de Bosco”, “Colinda”, “Chinque chanque”.J’aime beaucoup ce que fait Zachary et la façon qu'il a de le faire.“Migration” a été un de mes albums préférés en ’79.Finalement, j’arrive! C’est Zachary lui-même qui vient m’ouvrir la porte.On s'échange les salutations d’usage (on ne s’est pas vu depuis un bon bout de temps) puis on passe au salon.Lorraine est là, Claude, celle qui s’occupe des destinées de Zachary, est là également.Tout le monde a l’air heureux.Sur le plancher, un appareil à cassettes: Québec Rock Décembre 1979 “C’est tout ce que j’ai comme “système de son”.Je n’ai même pas de boîtes de son, je n’ai que cette unique paire “d’écouteurs”, comme je ne passerai pas l’hiver au Québec je garde ici le minimum.Allez, enfiles et jete passe la bande!” Bien installé au fond d’un moelleux coussin, je suis prêt! Un peu plus tard, après l’audition: Comme je l’ai dit tout à l’heure, je suis un "fan” de la première heure.Ce nouvel album me plaît tout de suite.C’est un disque dansant mais ne vous énervez pas, ce n’est pas un disque disco.C’est un album très “laid back” (comment dit-on ça en français?) qui “swing” d’un bout à l’autre.Pendant que j’écoutais les chansons, Zachary me passe des feuilles avec les paroles proprement dactylographiées.Je remarque que la plupart des chansons ont été écrites par lui.Je lui dis que c’est logique, que c’est un album parfait pour faire suite à “Migration”.Et je presse aussi sur les boutons de mon magnéto pour enregistrer notre conversation.Bien sûr, on va parler de l’album (on converse dans les 2 langues): “Toutes les chansons sont des chansons faites pour danser.C’est le concept.Le concept c’est la danse.Allons danser, que je dis partout.Il y a toutes sortes de rhy-thmes.cubains, jamaïcains, créoles.” J’aime beaucoup “Manda Wanda” “Ca c’est un “marching beat”, c’est une danse de Mardi-Gras.Les Noirs créoles de la Nouvelle-Orléans.Y se déguisent en indien tous les Mardi-Gras.Dans le temps, tu vois, y avait la société blanche qui avait les grands cotillons du Mardi Gras.C’était une grande fête avec des bals masqués qui coûtaient des fortunes.Les Noirs n’avaient pas le droit de participer à ces célébrations mais ils voyaient tout ça et ils en avaient envie.Y se déguisaient en indien se promenaient dans les rues.Y avait le Grand Chef, le deuxième Chef, le troisième Chef, les éclaireurs, etc.,.Y partaient de leur bar favori et se promenaient dans leur territoire.“Manda Wanda”, c’était une de leurs chansons.Ca vient de cette tradition-là.J’ai entendu ça la première fois à la Nouvelle Orléans.On joue cette toune depuis des années.Les arrangements sont de Bruce MacDonald, Pierre Brault et moi.Et c’est aussi moi qui joue l’orgue.” — Et il y a les cuivres.“Cà c’est une fantaisie réalisée.D’enregistrer avec des cuivres.J’adore les cuivres.Depuis que j’écoute Otis Redding.que j’ai envie d’avoir des cuivres dans mes chansons.Quand j’avais 15 ou 14 ans et que je jouais du rock n’roll dans la rue, ma fantaisie (fantasy) comme groupe, c’était dans 11 le temps que les Beatles et les Rolling Stones “Marchaient” très fort, moi ma fantaisie.je me couchais en rêvant la nuit.Je rêvais d’un groupe d’une dizaine de gars, tous avec des tuxédos “chromés” (rires).avec les “brass”, les choristes, une section rythmique.le show band au boutte! Pour moi c’était ça.Pendant qu’on faisait “Migration” l’an passé, on a été en tournée 3 mois.Et c’est là que je me suis aperçu qu’il fallait que je revienne à la danse.Parce que dans ce temps-là, en tournée, on était comme un orchestre de danse.” — Tu as fait l’album en Louisiane?“Ouais, je crois que c’était naturel de le faire là.Y a toute une gamme de danses, y a pas que les danses de la Louisiane.C’est plutôt les danses du Sud, le salsa, le reggae qui est propre aux Jamaïcains, le calypso.“Mama Rosin” c’est un salsa, “Viens nous joindre” c’est un calypso.Y a aussi un rock n’roll.Y a juste “Tonton Gris Gris” que je ne peux pas décrire.“Antibon Legbo”, c’est “gospel” pour moi.C’est du voudou Hai-tien.” — Il n’y a qu’une seule chanson douce."Pauvre p’tit nèg’ ”.Cà été écrit à Cuba.Cà été la chanson la plus.Cà été une très grande leçon pour moi d’enregistrer cette chanson-là.Je voulais la garder très simple.Finalement elle m’a pris plus de temps à enregistrer que toutes les autres tounes et il n’y a que 2 pistes, ma voix et la guitare acoustique.J’ai essayé de la faire avec le band” mais ça ne “marchait” pas.Après 3 heures d’essai j’ai compris qu’il fallait que je la fasse tout simplement.J’en ai appris sur la simplicité.Il n’est pas simple d’être simple (it’s not simple to be simple), des fois c’est compliqué d’être simple.” —•Tu t’es occupé de toute la production?“Si on peut dire, oui.Je n’avais pas produit mes 2 premiers albums (“Bayou des mystères” et “Mardi-gras”) mais j’avais en-vie de le faire.Alors tu peux dire que c’est moi et l’ingénieur du son qui avons produit l’album.C’est parce que j’ai produit que je n’ai pas beaucoup joué.Je joue de l’accordéon dans “flammes d’enfer”, l’orgue dans “Manda Wanda”, de la guitare acoustique et les claviers sur “Tonton Gris Gris”.Cet album est le premier vrai album “studio” que j’ai jamais fait.On a passé 120 heures en studio.C’était la première fois que je me sentais vraiment confortable dans un studio.I was real loose, vachement décontracté comme diraient les Français.J’ai eu beaucoup de “fun” à faire cet album.On s’est bien amusé et je pense que ça parait sur le disque.On passait entre 10 et 12 heures par jour en studio.Tout se déroulait sans problème.Les gens y venaient, faisaient leur affaire et repartaient.Les “overdubs” de cuivres ont été enregistrés en 5 ou 6 heures.j’ai eu aussi beaucoup de plaisir à chanter.Les “vocals” ont été pour moi le plus facile.Une prise (take) ou 2 et voilà.J’ai toujours une bonne idée comment je vais chanter la chanson.Je fais 2 ou 3 prises et je choisis la meilleure.” — Parle-nous des cuivres.“Y a les Palmer Brothers, Ronnie et Victor.Y a aussi Marshall Sear qui a déjà joué de la trompette dans le White Trash d’Edgar Winter.Aujourd’hui, il est “foreman” dans une “machine shop” et il joue pour le “fun”.Y a un gars qui s’appelle Pat Brault qui joue du sax.Il fait partie d’un des meilleurs groupes de Lafayette, Red Beans & Rice.C’est toute une révélation.Il est super.C’est un jeune gars.” — J’aime bien le “mariage” cuivre/accordéon dans “Flammes d’enfer”.“Ah oui, je suis bien fier de cette toune.Le “blend” des cuivres et de l’accordéon est tout à fait fantastique.Mais tu sais, ce n’est pas facile.Moi je n’ai jamais été satisfait du son de mon accordéon quand il est enregistré.J’ai joué beaucoup d’accordéon dans “Bayou des mystères’” et “Mardi-Gras” et je n’ai jamais été heureux du son.L’accordéon ne “sonnait” jamais comme je le voulais.Cette fois-ci, c’est la première fois que j’obtiens le son que je cherche.J’ai enregistré la voix et l’accordéon “live” en même temps avec les pistes.Avec un micro Shure tout neuf.Je ne me souviens pas du numéro mais c’était un petit micro tout à fait incroyable.Un micro avec un “high dynamic range and very low compression”.Je jouais l’accordéon et je chantais en même temps.Il y a 3 saxophones et l’accordéon qui “sonne” comme un cuivre.Il prend la place d’une trompette.Le “blend” (mélange) des saxes et de l’accordéon, y a pas une chanson Cajun qui a été enregistrée de cette façon-là avant.Je ne dis pas c’est la meilleure toune Cajun mais aucune toune n’a été enregistrée de cette façon.Ca donne le son exact de ce que mon accordéon donne.Un son très “live”.” — Tu as repris “Colinda”.“Quelqu’un que je respecte beaucoup m’a demandé de faire une autre version de “Colinda”.C’est une chanson très demandée.Je me suis dit pourquoi pas.Y a un “hook” que j’aime bien dans cette toune.Je l’avais chanté sur “Bayou des mystères” mais ce n’était pas pour moi une version définitive.J’ai pas honte de l’avoir refaite.Tu sais, y a des gens qui vont dire que je “repique” mes affaires.Mais j’ai raison de l’avoir refaite.J’en suis content.Je l’ai faite en reggae.” — J’aime bien “Viens-nous joindre en Louisiane”.Ca respire l’air du Sud.“C’est un calypso.Pour moi le calypso, c’est Trinidad.Les Caraïbes.Je ne disais pas aux musiciens de jouer du calypso.Non.Je leur disais de jouer la musique des Iles.La Nouvelle Orléans, c’est un port qui “ouvre” sur les mers du Sud.Pour moi cet album, c’est “ouvrir” la porte sur la ¦ ; musique des Caraïbes.Y a beaucoup là d’dans: pour moi c’est un mélange entre la tradition du Sud-Ouest de la Louisiane, ce que je représente, et tout le phénomène afro-américain des Iles du Sud, du Golfe du Mexique.” “Après tout le trip et l’expérience musicale de “Migration”, pour moi, il était nécessaire de retoucher une vérité plus profonde dans mon expérience, la danse.Ca se manifeste pour moi dans toutes les facettes de la vie: dans ma culture il y a toujours eu des gens qui dansaient, y a toujours eu de la danse.C’est la première fois que je suis tellement influencé par la musique de source africaine, des rythmes et des sons qui sont plutôt noirs américains.C’était plaisant à faire.C’était facile à faire.” — .Pas du tout comme “Migration”.“Dans “Migration”, y avait quelque chose là d’dans qui était poétiquement et musicalement dur.Y avait une ambiance, un élément de.I don’t know what the word is.un élément, something heavy.“Migration” c’était vraiment différent pour moi.J’en étais bien conscient de ça.“Migration” pour moi c’était important.Je voyais que ce n’é\ait pas le moment de faire ça au public.Si j’avais sorti un disque comme “Allons danser” et ensuite passer “Migration”, commercialement ça aurait eu plus d’allure parce que l’image aurait été mieux établie'.Alors la “rupture” aurait été mieux acceptée.Enfin, acceptée plus facilement.J’étais conscient de violer.“Migration” c’était: “Si vous attendez de moi une certaine chose, et bien n’attendez plus!”.Certaines gens n’ont pas compris que la poésie pour moi avait autant de valeur que la musique.Le fait d’écrire en Français pour moi c’était quelque chose dont j’étais fier.Ca m’a pris 2 ans pour écrire toutes les chansons de “Migration”.C’était la première fois de ma vie que j’écrivais des chansons en français.L’ironie de tout ça c’est que au Québec, dans un marché québécois, les gens.j’ai lu des “reviews” (critiques) qui disaient que ce bonhomme-là devrait écrire en anglais parce qu’il écrit tellement mal le français.Tu comprends c’que j’veux dire (You know what I’m saying).” — “Migration” s’approchait d’un certain “blues”.“C’est ça.y a d’la souffrance.de la liberté aussi.Il y a la libération et le “restreint” à la fois.“Migration” c’était ça, une migration.C’était une déviation, un départ; avec “Allons danser”, les gens vont dire, en pensant à “Migration”.“ah oui, évidem- ment.” Peut-être qu’ils vont comprendre plus “Migration” à cause d’“Allons danser” je pense.“Mardi Gras” c’était aussi un disque de danse mais pas comme “Allons danser”.C’était un concept de danse mais pas comme “Allons danser”.Depuis “Mardi Gras”, je suis embarqué dans le “funk” (I got into the funk thing).Avec le “band” et les gars avec qui je joue, c’est le “fun” de faire du “funk”.On a fait quelques “gigs” en Louisiane et ça commence à “marcher” pour nous.On a fait un Festival au mois de septembre passé et pendant toute la semaine qui a suivi, le téléphone n’a pas arrêté de sonner.On a eu beaucoup d’offres pour jouer dans les “dance halls”.C’est probablement ce qu’on va faire cet hiver.Je ne passe pas l’hiver ici, il fait trop froid.It’s easy to get the boy out of the South but it’s not easy to get the South out of the boy!.” — Tu vas jouer sur les campus.?“Non, pas nous.On est considéré comme “underground”.C’est bien compliqué le circuit des collèges aux USA C’est “booké” à L.A.ou à New-York.Notre “scène” à nous, c’est “underground”.” — Tu vas quitter le Québec bientôt: quand aurons-nous le plaisir de te revoir parmi nous?“Je veux revenir vers le mois de mai avec les hirondelles.On aimerait faire une tounée l’été prochain mais je n’y ai pas encore sérieusement pensé.Mais je ne voudrais pas revenir cet hiver.Je ne suis pas habitué aux hivers québécois.J’y ai déjà “goûté” et je n’en suis pas fou.I like it hot!” Comme ce QUÉBEC ROCK va sortir au mois de décembre et que ce sera le bon temps des Fêtes, je demande à Zachary comment ça se passe chez lui à Noël: “C’est probablement comme ici.On se réunit en famille.Je suis fils unique mais le clan des Richard (une cinquantaine) et le clan des Boudrault (une quarantaine) fêtent en grand.J’ai passé tous mes Noël sauf un en Louisiane.J’ai beaucoup de cousins, des gens que j’ai toujours grand plaisir à revoir.On se dit qu’on s’aime, on se fait des cadeaux.Mais d’un autre côté, Noël c’est un temps difficile pour moi.Y a toujours un p’tit quelque chose de triste.Je n’sais pas pourquoi.”.Voilà que Claude nous interrompt: sans qu’on s’en rende compte, elle nous a préparé une de ses spécialités japonaises.Tout le monde a faim: “Allez, viens, on va manger.Apporte ton magnéto, on va se repasser la bande de l’album”.Moi j’ai bien faim et.je ne demande pas mieux que d’écouter une autre fois ces chansons qu’il me faudra attendre encore quelques jours.Quand vous lirez ces lignes, l’album sera sorti depuis quelques jours et Zachary, lui, sera parti dans sa Louisiane bien-aimée.Mais c’est sûr que son “Allons danser” va nous garder au chaud jusqu’au mois de mai.Allons.! COCO TOM COUSINEAU des ALOUETTES: C’est quoi une “machine à football?” Ça pourrait tout simplement ressembler à Torn Cousineau.Il a 22 ans, regarde le monde du haut de ses 6’3” (six pieds et trois pouces) et, quelquefois, il les “engloutit” sous ses 230 Ibs.230 Ibs de muscles ou les chercheurs et spécialistes n’ont retrouvé qu’un pourcentage infime de gras, contrairement, il va sans dire, à la majorité des athlètes professionnels.Cette “machine”, elle nous vient de Cleveland, en Ohio.Tom Cousineau est issu d’une famille de quatre enfants.Ses parents étaient professeurs, tous les deux.Son père, cependant, était “coach” de football.Maintenant, il dirige un club de santé à Cleveland; il a, lui aussi, joué au football pour l’Université de l’Indiana pour se rapporter aux flaiders d’Oakland, mais n’a jamais pu faire carrière professionnelle.Tom, lui, a joué son football universitaire avec Ohio State de qui il dira: “J’ai réussi à y faire quatre ans sans me faire mettre à la porte." C’était aussi, quatre années sous la férule de l’instructeur Woody Hayes, qui s’est rendu célèbre en sautant sauvage- n’aime pas perdre.Quand je regarde les Bills, au bas de leur division et où nous nous sommes, je me dis, “I think I did alright.” Tom avait-il entendu parler du football canadien avant?Cue pense-t-il de la version canadienne du sport “national” américain?“J’en ai vraiment entendu parler pour la ne vrai ment sur un joueur adverse au cours d’une partie.À sa dernière année de collège (université) il est nommé le meilleur joueur du pays et gagne le trophée Heissman.Au repêchage collégial, il est choisi au premier rang pour les Bills de Buffalo.refuse leur offre et devient un Alouette de Montréal.Comment s’est faite la transition, de Columbus (Ohio State) à Montréal dans la vie de Tom Cousineau?Comment quitte-on le collège pour se lancer dans le sport professionnel, le star system, un salaire de $150,000 par année?La réplique vient tout de suite: “J'aimerais être de retour au collège.En fait, ça été mes plus belles années.Pas que je m'ennuie ou que ça me déplaise ici.mais i’y ai laissé plusieurs bons amis.J'avais tout ce que je voulais là bas, bourses d’études, frais et appartements, tout ça était pris en main.j'avais un style de vie assez irresponsable.Maintenant il y a les factures, l’appartement.j'veux pas me plaindre, ça fait du bien d’avoir un peu (!) d’argent et d’être dans une ville comme Montréal.mais je dois apprendre à être responsable.” “Il y a plusieurs gens qui m’ont aidé à m’ajuster à cette vie, à me mettre à jour avec ce qui se passait.En fait, tout est dans les amis.et puis on a un club gagnant, je première fois au cours de l’été alors que j'étais en négociaton avec les Bills.Je suis venu à Toronto pour une partie d'exhibition.C'était une bonne partie et j’ai bien pu me rendre compte des différences de règlement.Quelques jours plus tard j'étais à Montréal et je signais mon contrat.J’ai été conquis par la ville." “Pour ce qui est de l’attitude de toujours évaluer le football canadien d’une façon inférieure au football américain.je dirais que c’est précisément cette attitude défaitiste qui fait que le football canadien semble rester où il est.Ici, la seule chose qu’ils font c’est critiquer." “Les fans ont été très bons pour moi jusqu’ici mais j’ai aussi été désappointé quelquefois.Je n’ai jamais été “boué" dans mon propre stade.Ça arrive cependant au stade Olympique.Ce n’est pas personnel, c’est l’équipe.mais ça devient' très frustrant.Les “fans” ne savent pas vraiment apprécier le football qui leur est offert.Ils n’ont jamais pratiqué le sport.ils ne savent pas." Comment un joueur de football, agressif comme tu l’es sur le terrain, se prépare mentalement pour une partie?“Je revêts mon équipement et je vais sur le terrain” .maintenant plus sérieusement: “Le football est un sport très physique et c’est la seule façon qu’il doit être joué.Je ne hais pas mes adversaires, je ne tente pas de les blesser volontairement.c’est comme dans la société, il faut apprendre à coexister.Chaque joueur a probablement sa façon bien personnelle pour entrer dans le “feeling” de la partie.pour certains c’est très psychique alors que pour moi, c’est de ne pas y penser du tout.Le jour d’une partie, je suis toujours le dernier joueur à arriver, et à me rendre sur le terrain.J’arrive habituellement sur le terrain à la dernière minute et à ce moment, je suis prêt pour la partie.Je crois que le jour où je ne pourrai “Jamais.Tu vois, le football ne consume qu’une petite partie de mon temps, de ma vie.alors j’ai tout le temps voulu pour penser à autre chose." “Tout le monde parle de la présence de drogues ou de stimulants dans le sport même qui disait que souvent ça devenait très ennuyeux.” a footba wenk porteur de ballon ou couvrir pour la passe.si je veux régler un compte, alors je manque le jeu et je ne fais pas mon job.Le football est un sport trop rapide pour se laisser emporter.Le joueur dé football est aussi habituellement assez intelligent.il ne faut pas se faire prendre.Qu’est-ce que Tom Cousineau fait ou aime faire à part jouer au football?“J'adore faire du ski nautique.mais ici avec l’hiver qui s'en vient je crois qu'il va falloir que j’apprenne à faire du ski alpin.J'aime beaucoup la musique et les shows rock.En fait, je suis un rock and roll star frustré.Plus jeune je jouais de la batterie et de la guitare.J’ai rencontré les gars de Chicago, il y a quelques mois.Je leur ai demandé de me laisser aller sur la scène avec eux pour le rappel.J'aurais pu jouer de la tambourine, n'importe quoi.ça n’a pas marché.Ça serait sans doute l’expérience qui m’exciterait le plus.surtout si c’était avec Neil Diamond." “J’aime cependant tous les genres de musique.Mon père écoutait toutes sortes de choses.J’ai les mêmes goûts, du jazz au rock, mais je déteste le disco.On sait que tu aimes bien un “party”.t’est-il déjà arrivé de jouer un match dans des conditions douteuses?professionnel; il n’y a aucun doute quant à cette présence.Personnellement j’ai fait mon choix; le jour où j’aurai besoin de quelque stimulant que ce soit pour me conditionner au football., alors il sera temps que je quitte.” “Nous avons une “cédule” de seize parties dans une année.Si tu n’es pas capable de jouer ces parties sans avoir recours à divers stimulants, eh bien, il y a quelque chose qui ne va pas.Avec le baseball c’est un peu différent.T’es toujours sur la route, tu joues 162 parties.c’est Pete Rose lui- Cette entrevue de Marc Durand a été réalisée quelques jours avant le grand match de la Coupe Grey.Les Alouettes avaient battu les Eskimos d’Edmonton et la fièvre de la Coupe Grey régnait partout.Évidemment, au moment où vous lirez ces lignes, le sort en aura été jeté.QUÉBEC ROCK remercie Tom Cousineau d’avoir pris quelques minutes de son précieux temps pour nous accorder cette entrevue.14 Québec Rock Décembre 1979 Québec Rock Décembre 1979 15 Les B-5S9s sont là pour le f un! ’tr'Nw-, 'rmmJki w & r/m Fun.C’est le mot qui décrit le mieux les B-52’s.Et B-52’s rime avec partouze.Toutes les usines de disco peuvent fermer, c’est avec les B-52’s qu’on danse le mieux.John Travolta (qui?) peut retourner dans la classe de Mr.Kotter, Fred Schneider, chanteur de son état, tangue et se tortille avec élégance précise au rythme des années ‘80.Quant à Olivia Newton-John et Debbie Harry, elles peuvent aller se rhabiller: moi j’aime Kate Pierson et Cindy Wilson.C’est elles que je veux être quand je vais être grande, je veux porter une perruque gigantesque en acrylique et de l’ombre à paupières frosty blue.Si j’avais un grand frère guitariste comme Ricky Wilson, si je connaissais un bon (et beau) batteur comme Keith Strickland.alors là je saurais danser les danses les plus impossibles.Je m’habillerais Miracle Mart ‘64-‘67.Et surout, je jouerais la musique la plus originale de l’année.De bien des années.Deux filles, trois gars téléportés directement de la planète Claire.Leur histoire deviendra légende.Ils ont formé un groupe en l’honneur de l’anniversaire d’un ami, fin ‘77.Et ça a continué.Un 45 tours, “Rock Lobster / 52 Girls”, connaît le succès underground à New-York.Toute la ville en parle, tout le monde les adore.Ils travaillent en équipe, ne jouent pas aux stars et en plus ils ont l’air de bien s’amuser.Ils ne sont pas fâchés, ils ne réclament que le droit au plaisir.Sont intellectuels sans le paraître un instant.16 Et leur premier album, enregistré à Nassau, ne déçoit pas les fans.Toutes les chansons sont bonnes, les textes drôles et dada, la musique, originale et, par-dessus tout, dansable.C’est ce que les disc-jockeys des discothèques ont remarqué.Et les corps ont réagi à “Planet Claire”, à "Rock Lobster”.Presque sans publicité, le groupe remplit le Pretzel Enchaîné.Malgré l’absence totale de chauffage, la chaleur humaine est étouffante.La seule présence de Cindy Wilson réussit à faire monter de plusieurs degrés la température de l’élément masculin de l’auditoire.La musique aussi, bien entendu.“Hot Lava", “52 Girls”, “Downtown", tous les morceaux de l’album y passent.Trois autres pièces aussi, qui seront sur le prochain album: “Devil in my car”, “Ftunnin’ Around", “Strobe Light" (sur celle-là, Fred demande: “Can I kiss your neck?Can I kiss your tummy?” et l’auditoire hurle son approbation.) Cindy danse avec entrain quand elle ne tape pas sur ses bongos.Fred aussi, quand il ne brandit pas un petit piano-jouet ou une cloche à vache, ou encore un walky-talky et Katq, lorsqu’elle n’est pas occupée aux claviers.Ils créent des textures musicales intéressantes avec peu d’instruments, quand même: surtout la guitare et l’orgue.Les voix font de la variété, seules ou en harmonie: celle de Fred, goguenarde, pince-sans-rire et nasale, celle de Kate, un soprano terriblement versatile et celle de Cindy, rauque, sensuelle et fraîche à la fois.Ils ne nous ont pas joué de tours en studio: leur son “live” est remarquablement similaire à celui de l’album, et ils sont bons, bons, bons! Et drôles, La preuve vivante que le fun n’a pas besoin d’être stupide ou décadent.Moi, je vais les interviewer.D’ailleurs, paraît-il que je suis la seule en ville.Devant la loge, aucune bonne soeur.J’attends le gérant.Il vient me chercher, il me présente, je biche.Je m’asseois à côté de Cindy, c’est la seule place disponible.Elle est vraiment jolie, elle ressemble à Barbie, en moins plastique.Barbie ne serait jamais capable de mettre autant de passion à chanter “Hero Worsip" ou ‘Dance this mess around’’.Quand même, Cindy a l’air de la teenager américaine idéale, celle dont tous les garçons rêvent quand elle passe au volant de saT-Bird blanche.Ne croyez pas que l’interview va commencer, Non, pas tout de suite.Cindy me met immédiatmeent à l’aise en me complimentant sur mon manteau (un imper en Québec Rock Décembre 1979 peau de zèbre très bififtitouzien).“Où tu l’as pris, honey?” Suit une grande discussion sur les joies et les périls du magasinage.Je lui parle de la Main, elle me recommande les magasins de Buffalo.Elle me montre les petites bottes qu’elle a achetées quelques jours plus tôt, toute fière.Nous discutons aussi longueur d’ourlet.Elle préfère les siens au-dessus du genou.“I’m tired of the pioneer look!” Pour une raison ou pour une autre, elle mentionne son chum, qui est “roadie” pour le groupe.“Le beau brun frisé?” que je lui demande.“Oui.” “Pas laid.” “Moi en tout cas je le trouve cuite.” “T’es pas la seule, Cindy.” “Je vais lui dire ça!” Nous rigolons.Du vrai “girl-talk”'.Nous pourrions avoir seize ans toutes les deux.C’est drôle, sympathique, Cindy, avec son accent du Sud (curieux, son frère n’en a presque pas.) Nous parlons de Montréal.Le groupe regrette de ne pas pouvoir y passer plus de temps.Ils ont failli venir au Nelson, il y a un an.Ils auraient donc dû! “J’adore le français, c’est un si beau langage!” s’exclame Cindy.“Tu en connais?” “Non.Seulement “c'est bon,” “merci” et.“ça plane pour moi.’’ J’adore cette chanson! Qu’est-ce que ça veut dire?” Tien, en parlant de chansons, autant commencer l’interview.Québec-Rock: “J’ai remarqué que les chansons n’ont presque pas été changées de la scène au studio.Vous n’avez pas été tentés d’ajouter des choses?” Cindy: “Non, nous voulions reproduire le même son que sur scène.” QR: “Vous avez du nouveau matériel pour le prochain album?” Cindy: “Nous allons commencer à écrire des chansons dans un mois, lorsque la tournée sera finie.Nous avons déjà quelques idées, comme ça.” Ils vont aussi enregistrer les trois chansons inédites.Cet album, comme le précédent, sera fait dans les Bahamas, au mois de février.Il n’y aura que du matériel original.Il y a quand même une chanson qu’ils aimeraient interpréter.Ça s’appelle “Double Barrel” et personne ne sait de qui c’est.“C'est deux types noirs qui la font’ hasarde Keith.“En tous cas c’est vraiment bon!” conclut Cindy.QR: “Qu’est-ce que vous pensez de vos chansons qui jouent dans les discos?” Cindy: Nous sommes tous très surpris, mais c’est just great.” Fred: “N’importe-où où ça leur tente de nous entendre.” Keith: “Je crois que c’est une tendance, de jouer plus de rock dans les discos.” Cindy: “Ils devraient jouer du Motown.” QR: “J’ai entendu Planet Claire dans une disco pour en bas de 18 ans.” Cindy est enthousiasmée: “Y’all hear that?A song they’re playing in a kiddie disco!” Fred: “Il paraît qu’on veut sortir “Planet Claire” et “Rock Lobster” en 12 po.' • Kate: “Je veux du vinyle turquoise!” Fred: “Moi j’aime le vinyle transparent." Nous parlons ensuite du spectacle de ce soir.Cindy: “Le public était fameux, l'un des meilleurs que nous ayons eu.Ils n'étaient pas là debout, immobiles, ils réagissaient bien.” QR: “Il y en avait qui réagissaient en sautant surtout le monde.” Cindy: “Oh, that’s no fun.” Cindy: “L’autre soir j’ai dû arrêter une bataille.J’ai dit aux deux gars d’arrêter.D’habitude je ne fais pas ça, mais ça marche.Je pense qu'après ils sont devenus amis.Ils se sont serrés la main.” Nous parlons des punks.Cindy: “Aujourd’hui nous avons entendu une annonce à la radio.Ils disaient que nous étions un groupe punk.C’est outra-geux! Nous ne sommes pas ça du tout.Nous avons commençé à jouer dans les mêmes clubs, CBGB’s, Max’s, mais nous sommes différents.Quand nous avons fait une tournée des petits clubs en Angleterre, ils nous appelaient des mods.Nous ne sommes pas ça non plus.” Fred: “Les gens tentent toujours de nous classifier.” QR: “Vous n'avez pas peur qu’avec vos vêtements et vos paroles cocasses les gens sérieux ne vous prennent pour un groupe ‘camp’?” Fred réplique, légèrement irrité: “Si nous voulions être vraiment camp nous serions pires que ça.Nos chansons peuvent être prises à plusieurs niveaux.Nous essayons d'être directs, mais nous aimons aussi nous servir de l’humour.Nous voulons être solides, aussi.De toutes façons nous ne jouons pas du rock typiquement “middle-of-the-road”” Le groupe s’apprête à partir.QR: “Une dernière question.Cindy.Où prenez-vous vos incroyables perruques?” Cindy: “Ça c’est un secret de star! Au revoir, see you around!” Mais c’est pas fini.Le groupe a été invité à Oz, cette renommée discothèque.C’est une mini-réception, presque intime.Juste Fred et Ricky (les autres sont trop fatigués).Québec Rock Décembre 1979 moi, trois copines, une serveuse du Pretzel, le gars de chez Warner Bros., Marc Durant de Québec-Rock, Carole de Disco No.1 et un vieux punk désabusé.Nous montons dans la cabine du DJ Jimmy Torres qui délire en jouant “Planet Claire”.Ricky aime bien, il trouve ça drôle.On redescend.Le DJ annonce la présence du groupe.Acclamations.Mais personne ne sait où ils sont, et eux rigolent.Quelques demandeurs d’autographes s’approchent quand même, mais les visages des musiciens sont peu connus encore.et je m’en fais demander, un! Y a du champagne, nous jasons avec Fred et Ricky.Ils sont très gentils, surtout pour des musiciens bientôt célèbres; car ils seront bientôt très célèbres, énormes à Montréal si le considérable public disco les adopte.Leur album se vend déjà comme les proverbiaux petits pains chauds.Avec l’inspiration des années ‘60.sans nostalgie paralysante, les B-52’s font la musique des années ‘80.Du rock qui se danse.L’interview, c’est évident qu’il aurait pu être meilleur, plus étoffé, plus complet.Par exemple, quelqu’un m’a appris que le lendemain le groupe tournait à Cleveland pour un film de Neil Simon (auteur de pièces à succès).Ce film-ci traite de la musique bizenesse.Lou Reed y joue le rôle d’un président de compagnie de disques.(Ah, c’est un film d’horreur!) Les séquences seront tournées sur scène et en coulisses.Oui, j’aurais pu demander bien d’autres choses.J’ai honteusement profité de mon temps avec le groupe pour jaser et rigoler.Mea culpa, je ne regrette rien.De toutes façons, c’est pas ça qui compte.Ce qui compte c’est que si ils font ça comme des grands, les B-52’s seront une force majeure dans les prochaines années.Ce qui compte, c’est le fun! DENYSE BEAULIEU 17 FORMATION PROFESSIONNELLE EN INFORMATIQUE INSTITUT CONTROL DATA Choix de cours intensifs • Programmation — Cours niveau collégial — Informatique — Programme, 420.31; durée: 7 mois.• Technicien d’ordinateur — Cours niveau collébial — Électronique; durée: 8 mois • Opérateur d’ordinateur — Cours professionnel niveau secondaire; durée: 31/2 mois.• Langage de programmation — Cobol, R.P.G.Il, Basic, Assembleur.ÇFANPF D’IMFORMATION SANS FRAIS NI OBLIGATION LE LUNDI À19h30 FILMS — DÉMONSTRATION — TEST D’APTITUDE PRÊTS ÉTUDIANTS DISPONIBLES INSTITUT CONTROL DATE Service de formation de control data Canada Ltée Complexe La Cité 300 Léo Pariseau, 4e étage Angle Ave.du Parc Montréal, Québec H2W2N1 284-8484 Ministère de l’Education permis No 749747 rc+Di CONTRpL DATA Au Monoir Drummond "UNE BOITE OU L ON POURRA S EN TENDRE ECOUTER DE LA MUSIQUE CHOISIE POUR LA DETENTE.DANS UN ENVIRONNEMENT NOUVEAU”.du mercredi ou dimanche 248 hériot .! | V Le 20 juin 1967 le Québec produisait l'une des meilleures guitares acoustiques actuellement sur le marché.La NORMAN est présentement représentée dans 24 pays à travers le monde.12 ans plus tard, fort de cette réussite, les artisans de La Patrie, ' Québec, lancent sur le marché la guitare classique KAMOURASKA.3 mots peuvent décrire la Ktimour.nk.i c/asse Q be.iufé performance Retenez bien ce nom.KAMOURASKA Vous en entendrez parler de plus en plus.SIBECOR Ltée II ¦ Joyeuse Brosse â l’Outremont Après le lancement de leur nouveau spectacle à l’Imprévu de l’Hôtel Iroquois en septembre dernier, ou plus de 6,000 personnes ont eu l’occasion de les voir, les Frères Brosse nous reviennent avec un show beaucoup plus consistant et beaucoup plus habile, en plus des nouveaux numéros qui se sont rajoutés au spectacle.Pour ceux qui n’ont pas eu la chance de se faire sauter l’hippophyse àl’lroquois ou ailleurs, les Bros, seront à l’Outremont les 21-22-23 Décembre prochain.Entre les Bar et la P.D.A.un “Juste ciel” Les Frères Brosse jouent partout ou presque; théâtres, auditoriums, cafés, auberges, hôtels, clubs, snack-bars, party d'halloween, et bals de graduation.en 77 au grand théâtre de^ Québec ils donnaient un spectacle en hommage à Groucho Marx décédé dans la même semaine.Un an plus tôt suite à leur participation aux jeux olympiques de Montréal, le Dr.Hans Selye les invitait à participer à sa conférence “Le stress 40 ans après” à la Place des Arts.F.B.— Nous étions chargés d’illustrer le stress dans la vie quotidienne et entre deux coupes le Dr.Selye illustrait la vie à travers le stress quotidien.Depuis ce jour nous avons “comme” tout compris, et après l’Outremont (dans l’ordre chronologique d\un build-up) il nous faudra remplir la grande passe, les clubs Méditéra-néens et finir par un suicide à la Lenny Bruce.1980 “Année de la folie” i Le nouveau spectacle s’intitule le 9ième Art.Les Bros, font allusion à certains événements et personnages politiques absurdes voire illogiques qui font les manchettes.La trame de base du show puise ses sources à même l’actualité folle des nouvelles quotidiennes, des trentes secondes publicitaires, des émissions de télévisions et des films à grosses cotes d'écoute qui charrient un bagage imposant d’absurdités et de débilités.Ils nous proposent une fois tout ça bien tripoté un melting-pot salé à point de coq-à l’âne dont eux seuls connaissent la recette.La bande sonore composée à partir de leur disque (Disco-Bouik, le Trip des Freaks, etc.) et de d’autre matériel musical arrangé et synthétisé par Daniel Barbe, joue un rôle soutenu très efficace pour leur jeu et l’action du spectacle, rendant l’aspect “audio” aussi étoffé que l’aspect visuel avec leur superbe décor, les dizaines de costumes et la centaine d’accessoires.Ils mettent en situation ridicule des personnages de toutes sortes et ils réussissent par un ingénieux truc de magie à intercepter toutes “drogues” qui circulent librement ou pas dans la salle.§ 4R Le 9ième art a aussi une explication purement scientifique, puisque le “9” est le chiffre symbolisant la folie.Concrètement nous explique un des Brosse le résultat donné par les multiples de “9” additionnés ensemble égalent toujours “9”.Exemple:.9 fois 2 = 18*1 + 8 = 9 9 fois 3 = 27 * £ + 7 = 9 9 fois 4 = 36 * 3+ 6 = 9 9 fois 5 = 45 *4 + 5 = 9 9 fois 9 = 81 * 8 + 1 = 9 9 fois 26 = 234 * 2 + 3 + 4 = 9 9 fois 3,682 = 33,138 * 3 + 3 + 1+ 3 + 8=18* 1+8 = 9.Et si on applique cet énoncé pour 1980(1 +9 + 8 + 0= 18 * 1 + 8 = 9).Il nous fait plaisir de vous annoncer par la présente que 1980 est bel et bien l’année de la folie.“Bonne et “heureuse” année”.Y Neize, Y Neize Au début de l’année les disques Bobinason nous proposaient le 1er disque des Frères Brosse “L’opéra Cric Crac Rock” une oeuvre musicale im- portante qui fait son chemin dans le domaine du disque comique.Aujourd’hui les Bros, nous offrent pour Noël une toute nouvelle “Toune”.Cé la Bô Noël, (voire carricature de ce mois-ci.[£ F.B.— Nous avons produit l’opéra rock parce qu’il était nécessaire pour les Brosse Québec Rock Décembre 1979 19 J^7'fii Hfitfi- À /yîîwuÎt po^R tyes ï^isuNE lire oefüî ,*\4ÇêS5Q/5 ££.oSEiüi^ ü ^ -• JJn «1 °*© ® „o H > - *oO < ° mamm y A/E/2e y NE/Zf: OSHOBS G o s 0 O O 0-^ o^q;oo 3 0 0 ^ V- £¦ rlâ >-yf - y I mi »l de marquer l’époque.Sur ce disque nous avons fait le point entre le travail de studio et la scénographie, pour d’abord préserver l’espèce comique et ensuite assurer la continuité de notre humour.La formule “Opéra” est à peu près la seule façon de transposer le phénomène de la représentation théâtrale en événement musical.Dans nos spectacles la plus part des numéros ont une certaine rythmique.Sur disque nous avons habillé nos sketches avec des styles de musique différents ce qui coincide avec le Cric Crac de l’Opéra.Cé la Bô Noël est une pièce qui vient tout juste d’être enregistrée pour la période des fêtes.Cependant il faudra attendre Noël prochain pour se le procurer le disque n’étant pas encore disponible chez tous les bons disquaires.De toute façon notre distributeur n’aurait jamais réussit les tests d’aptitudes à la distribution pré-natale.Est ce qu’on peut parler d’un nouvel album pour les Frères Brosse?F.b.— Bien sûr voici notre carte.on pourrait peut être aller diner ensemble.C.K.O.I.la ballade des Frères Brosses À partir de ce mois-ci tous les jours à l’antenne de C.K.O.I.F.M.il y aura une toutenouvelle émission: le lendemain des Brosse.F.B.— Ces capsules s’adressent plus particulièrement aux personnes “straigt” sachant très bien que les autres sont ben trop flyès et que notre humour ne les touche pas plus que le festival vietnamiens en Gaspésie.Q.R.— Ces émissions d’une durée approximative d’une ou deux minutes suggèrent plusieurs thèmes différents avec les nouveaux et les anciens personnages des Frères Brosse.On aura l’occasion d’entendre les “Italiens”, les “Allemands”, les “Gouzettis”, les “Brosskov”,“Rinckel Winckel”, le “Traffic en campagne”, “J’ai le goût du Ouébec”.ainsi que la nouvelle chronique hebdomadaire “Les fou-founes ont soif”! F.B.— En ce qui concerne la ballade des Pères Bros, c’est toute une affaire.L’idée originale vient de Guy Aubry (de C.K.O.I.) et de Alain Deland de la Bobinason.C’est tout un programme qui est planifié pour la période des fêtes.Tout ce qu’on peut vous dire pour l’instant c’est que vous pouvez vérifier l’horaire de la Bobinason.C’est tout un programme qui est planifié pour la période des fêtes, tout ce qu’on peut vous dire pour l’instant c’est que vous pouvez vérifiez l’horaire de la parade en synthonisant C.K.O.I.Il y a aussi les caricatures, et le cinéma.F.B.— Il est question de mettre sur pieds avec Yves Décary qui travaille avec nous depuis bientôt trois ans (c’est le carricaturiste des Bros.) un receuil d’aventures extraordinaire inspirées des multiples voyages que nous avons eu l’occasion de faire depuis notre tendre enfance: pique nique à Rigaud, incendie au Maroc, mutinerie à bord du S.S.Taj Mahall.injections de pénicilline au Yucatan et crevaison à Rimouski.projet de longue haleine assaisonné de poudre d’oignon et d’ail des bois.en plus d’un autre projet que nous travaillons pour le cinéma qui est à la veille d’aboutir.“Le congrès international des nombrils du monde” court métrage qui en dit déjà long.Mais pour l’instant notre prochaine apparition au cinéma c’est à l’Outremont les 21-22-23 décembre avec un programme double.Les Frères Brosse “Le Show” et Cheech and Chong “Le film”.Pour le meilleur prix du temps des Fêtes 4.99 la soirée.On vous attend ca va faire "Boum”.22 Québec Rock Décembre 1979 Un disque pour Noël Quel beau cadeau! Blondie "Parallel Lines" Blondie "Eat to the beat" The Knack flKT TUE UKi JiriT i i ne April Wine "Harder.Faster" ***** Gerry Rafferty "Night Owl" Dist: les disques CAPITOL-EMI du Canada Ltée. TONY BANKS Après dix ans au sein d’un des groupes de musique progressive les plus connus au monde, Tony Banks, claviériste de Genesis, a fait un album solo, “A Curious Feeling”.Il parle de l’album, de son groupe, de leurs spectacles.Au moment de l’interview, Genesis “pratiquait” les morceaux qui figureront sur le prochain album; enregistrement prévu à Stockholm, dans les studios d’Abba, où Tony Banks a fait “A Curious Feeling”.Tout le matériel était écrit, sauf les paroles, et le titre est encore à trouver.Banks explique le pourquoi d’un album solo: “Je pensais que ce serait bien d’en faire un.Petre (Gabriel) et Steve (Hackett) ont fait les leurs après avoir quitté le groupe pour ça, j’ai décidé d'en faire un maintenant.(.) C’est une idée que je traîne depuis des années, mais je n'avais rien de précis en tête.” Le fait de travailler avec d’autres musiciens a beaucoup stimulé Tony Banks.Il joue tous les instruments, sauf la batterie (Chester Thompson) et la voix (Kim Beacon).“Je joue la basse et la guitare.Pour la basse c’était plus facile, j’en joue toujours sur le piano, mais la guitare c'est plus compliqué.Je voulais découvrir mes capacités.J’aime jouer de la basse.J’aime le son de la guitare mais pas la manière dont on s’en sert aujourd'hui.J'ai toujours écrit mes chansons du point de vue de la guitare.Je ne connais pas beaucoup l’instrument, et mes erreurs peuvent devenir intéressantes pour créer de la musique.Quand Mike (Rutherford) compose il désaccorde sa guitare, alors il ne sait pas le prochain accord qu’il va jouer." La musique de “A curious feeling” ressemble beaucoup à celle de Genesis.Est-ce volontaire?“Je n'essayais pas consciemment de faire des chansons à la Genesis, mais c'est la manière dont j'écris et forcément ça ressemble un peu à Genesis, qui joue beaucoup de mes chansons et dont j’arrange beaucoup de l'instrumentation.” Et ça va plaire aux fans de Genesis?“Oui, surtout à eux, mais il y a des choses que Genesis notait pas normalement, comme l’instrumental, qui pourraient attirer d’autres gens.L’album a plus le son du Genesis d’il y a deux ans." On dirait que le son de Genesis devient plus accessible.“Oui, “Then there were three” est plus accessible.Je crois que “Wind and Wu-thering” est l’album le plus ambitieux que nous ayons fait.C’est mon favori.Il est aventureux, deux morceaux seulement sont plus faciles, les autres sont compliqués.C’est pourquoi T album ne s’est pas vendu, probablement.(.) Mon album rappelle un peu aussi des choses plus anciennes, comme “Fox-trot" " Et cet album, était-il pour prouver que Tony Banks joue un grand rôle dans Genesis?“Non, je n’essayais pas de prouver ça.Jouer dans un groupe et travailler seul, c’est très différent.” 24 Tony Banks a affirmé, dans une autre entrevue, préférer le travail de studio au travail de scène: “Oui, je préfère être en studio.La plus importante chose pour moi, comme pour Mike et Peter, est d’être compositeur.Les spectacles ne sont pas très Importants.Pour certains groupes, tout commence sur scène.Pour nous, tout est déjà prêt une fois le temps de monter sur scène.Nous avons acquis la réputation d’être un groupe de scène avec Peter.C’est dommage car nous mettons plus d’effort dans le travail de studio.” Et que faisait Tony Banks avant Genesis?“Je joue du piano depuis l’âge de neuf ans, mais Genesis a été mon premier groupe.Je jouais de la musique à l'école avec Steve et Peter.(.) J’ai tout appris avec Genesis, l’orgue, le mellotron.Mais je préfère encore le piano.J’aime le son des au- I-.'*::"'V?-.•/ .• ‘ très instruments, les synthétiseurs par exemple permettent d’être plus flexible, mais ça prend beaucoup d’équipement.Je crois qu’on va finir par condenser tous ces synthétiseurs pour qu’ils puissent être opérés à partir d'un seul clavier.” Il n’y a plus de jeunes groupes progressifs, qu’en pense-t-il?“La musique est devenue plus simple en format, mais c'est très intelligent, c'est aussi progressif, mais différent.Au début, le son de Genesis était lui aussi différent, comme celui de ces jeunes groupes.” Et l’avenir de Genesis?“Je ne peux pas prévoir.Nous allons faire moins de spectacles, passer plus de temps en studio.Au mois de mars notre album sera terminé.Nous ferons le tour de l’Angleterre en mars et en avril, puis nous viendrons en Amérique pour mai et juin.A bientôt Montréal!” Québec Rock Décembre 1979 v ’ ' »c sir;.'-© GOCrèt LIS DISQUES CADE MCE XDIO-QUÉBE 1' SOLSTICE-MIRAGE CAD.1001 Une musique de fusion composée et interprétée par un quatuor versatile qui ne manque pas de couleur et d'imagination.NEBU CAD.1002 Un trio acoustique étonnant où l’improvisation est une qualité dominante.Une musique aux sonoritées riches et enveloppantes.L OS - EN SPECTACLE A LA GRANDE PASSE CAD.1003 Un spectacle emportant, énergique où s'entremêlent le latin et le funky.Un é-change de quatre brillants exécutants.!.’( V‘- PIERRE MOREAU ATTENTIF CAD.1004 Un disque de piano solo intarissable d'inventions et de sensibilité.Une musique de tête et de coeur.CONVENTUM - LE BUREAU CENTRAL DES UTOPIES CAD.1005 "Un quatuor à cordes" populaire interprétant ses propres musiques, voyage sur une courte-pointe faite de rythmes presque moyenna-geux et d'atmosphères d'un romantisme étrange.Les disques Cadence.au rythme d'une musique qui s'éveille.1 RENOVATION URBAINE BLUES 10 NOUVELLES CHANSONS DE I BEGIN MU* Dist: RCA Ltée — division des disques r 07 THE POLICE Regatta de blanc A & M 4792 le titre l'exprime assez clairement: Regatta de Blanc, c'est du reggae de blanc.Subtil, hein?Faut être francophone pour les comprendre, les Poulets.Encore que "Outlandos d’amour", ça m en bouche un coin.Enfin.Du reggae de blanc-, voilà qui décrit assez bien le contenu de l'album.Du reggae pop, bien assimilé, format rock'n'roll.Pas de "Roxanne" en puissance, deux ou trois chansons plus remarquables que les autres."Message in a bottle" tourne beaucoup à la radio je crois."Walking on the moon" et "Bring on the Night" sont très bien aussi.Moi ça ne m'énerve pas beaucoup, (ça paraît?) même si je trouve ça bon.L'album est le fun à écouter, mais c'est un deuxième album typique, finalement: il ressemble au premier en plus faible, sans être mauvais mais sans être remarquable.C'est pas grave, c'est bien fait, il est très intéressant de constater l’influence du reggae sur les groupes contemporains, et comment ils l'utilisent.The Police ont compris la leçon, je crois! PAT BENATAR "in the heat of the night" Chrysalis 1236 un album qui excite par une fille qui m'a l'air pas mal excitante elle-même.Linda Ronstadt, Stevie Nicks, Debbie Harry, Grace Slick n ont qu'à bien se tenir car voici Pat Benatar.une fille rock n'roll à 100% que ça vous surprendra! Aux USA, on ne parle que d'elle.Arrivée sans tambours ni trompettes il y a quelques mois, Pat Benatar a tellement provoqué un effet remarquable sur le producteur Mike Chapman (producteur de knack, Sweet, Blon-die, etc.) que ce dernier n'a pas pu y résister et il a produit 3 chansons sur i album.il a confié le reste de la production à son associé Peter Coleman qui n'a pas déçu dans son travail.Accompagnée par un "band" super tight, la Benatar se promène dans du matériel connu, comme "No you don t" (de Sweet), "Rated X" (Nick Gilder), "Don’t let it show" (Alan Parsons), et du moins connu comme "We live for love" (très jouée dans les discos), "Heartbreaker" et "in the heat of the night" (notre préférée).Pat Benatar admet une préférence pour les rocker mâles Anglais (Daltrey, Plant & Co.) et ça parait dans sa façon de chanter.C’est très rock, très "coup d'pied dans le c.".Ca bouge en grand et nul doute qu’on entendra beaucoup parler de Pat Benatar.un EXCELLENT début! XTC Drums and Wires VIRGIN 2129 xtc joue ce qu'on se plaît à appeler de la musique moderne.Je ne parle pas de musique sérieuse, bien entendu.Je parle de pop.En effet, XTC est un groupe pop nimbé d'une aura de modernité faite de rythmes angulaires et hoquetants, de guitares claires, de synthétiseurs et de textes un peu bizarres.Lesquels textes sont d’ailleurs offerts en boni.Toutes les paroles de XTC depuis le début, trois albums et des singles, ça vaut la peine, je vous assure, surtout lorsqu’ils se mêlent d'être ironiques et drôles.Ça peut aussi vous donner le goût d'acheter leurs autres albums, ce qui serait très bien.Leur premier, "XTC", est toujours mon préféré, mais "Drums and Wires" est super aussi.Les paroles sont moins bonnes mais la mus'que est toujours aussi drôle (si vous avez un sens de l'Ivmour musical), pas aussi sérieuse qu'on pourrait le croire, et •juste assez bizarre pour soutenir l'intérêt.La délicieuse et pernicieuse ironie de "Making plans for Nigel", l'étrangeté de "Outside world", la paranoia de "Rear by Reel" et de "Scissor Man", oui, décidément c’est moderne, il y a même une chanson de Chinois, intitulée avec à propos: "Millions".Moderne, je vous dis.Même la pochette.MICHEL NORMANDEAU "jouer" Polydor 2424.204 Michel Normandeau, pour son premier album solo, nous offre ce qu'il est convenu d'appeler un disque sincère, un disque honnête.On sent qu’il a voulu nous présenter un produit ( j ai horreur de ce mot) propre et sans bavure, il a presque réussi et je pense que c'est très bien ainsi.Les chansons sont là, présentes et chaudes."Berceuse pour ma ville ", par exemple, deviendra très certainement un "classique" de la chanson québécoise.Une chanson bien sentie par son auteur, une chanson nostalgique qui laisse paraître un peu de ce "feeling" que l'on a pour sa ville, que ce soit Montréal, Trois-Rivières, Drummond-ville ou Verdun."Misère" emprunte un rhytme quasi brésilien et nous emporte.Ce qui frappe chez Normandeau c’est la délicatesse avec laquelle il s’insère dans nos oreilles, dans notre tête, il n'est pas aggressif et il ne tente pas de provoquer.On a l’impression qu'il veut dégager un grand calme, comme apres un gros orage.Les comparaisons avec Harmonium sont LADO ROLAND NORMAN PEAVEY KAMOURASKA RHODES GIBSON TAMA SENNHEISER SHURE YAMAHA GBX FENDER MOOG MONTREAL SPÉCIALISTES EN CLAVIERS vente — location réparation — échange 1326 Fleury est Montréal 381-9901 Escompte de 50% sur toutes nos cordes de guitares le samedi ' Includes.Cool For L Cats j * BLATANT ATTEMPT TO INFLUENCE TOUR MUSICAL TASTE PROPAGANDA r Includes Message Ir l A Bottle ThePottce “H “•Joe.’/7f77i JOE JACKSON / Includes \ 'Is She Really' Going Out I With Him?/ LOOK SHARP! THECCDS Includes: Roxanne inévitables, surtout dans 'Misère" et "L'air de rien".Mais encore là, y a rien d'mal à ça! il est fidèle à lui-même! "Tant qu'il y aura des mots ", un autre "classique" (pour ne pas dire "hit") instantanné.On l'entend une fois et tout de suite on est familier."Jouer", chanson qui donne son titre à l'album, est légère et l’fun.Michel a pondu ici son plus beau texte, côté de la musique, c’est lui et son expartenaire Paul Boudreau (il a sa photo au dos de la pochet-te)qui ont tout écrit.Mélodies "commerciales" qui traînent dans la tête longtemps apres qu'on a fini de les entendre.Les musiciens sont remarquables.On pense ici à Robert Stanley qui rehausse de sa guitare plusieurs excellents passages, il y a aussi 3 pièces instrumentales: "Valse à 80" qui ferme l'album est un truc à 2 musiciens (Serge Locat au Yamaha CS-80 est l'autre), "Les retrouvailles", écrite en rentrant de voyage, nous met en présence d’un Normandeau à l'accordéon, il y a aussi "Vendredi 13 ", corn- .posée-un jour de pluie par Michel et Paul Boudreau."L'air de rien" est la toune la plus "Harmonium".Longue intro au piano, des "da-baba-bada", des vocalises à grande envolée, tout le kit pour qu'on aime ça.En somme, un excellent album de Michel Normandeau.Pas un album parfait, mais un très bon disque, pas heavy, et pas choquant.Un album bien personnalisé par un gars qui en a encore long à dire, à écrire, à chanter et, finalement, à.jouer! TONY BANKS "A Curious Feeling" PolydorCA-1-2207 Un album du claviériste de Genesis.Ça dit tout! C'est assez semblable à ce que fait le groupe habituellement.Même celui qui chante sur cet album (Kim Beacon) "sonne" comme Peter Gabriel ou Phil Collins.Ce qui fait que cet album-ci est un de Tony Banks, c’est qu'il y joue en plus des différents claviers, de la guitare, de la basse et des percussions, il a écrit toutes les tounes.Avec Genesis, il ne pourrait pas se permettre de tout faire comme il le fait ici.Les chansons sont "Genesis", comme "The Lie" et "Somebody else's dream".Mais que voulez-vous, Banks n'était pas pour faire un album punk, reggae, new wave ou disco.Si vous êtes un "fan" de Genesis, cet album est pour vous.Si vous aimez le rock progressif, cet album est pour vous.Excellente production enregistrée aux Polar Music Studios à Stockholm par David Hentschel (un freak des claviers, c est lui qui a produit "Funeral for a friend" d’Elton John) et Tony Banks lui-même.A noter, Chester Thompson derrière la batterie."A Curious Feeling" de Tony Banks: 8 chansons, 3 pièces instrumentales dont la longue (6.28) "watersof Lethe"' DIANE TELL Entre nous Polydor 2424.203 Croiriez-vous que nous avons peut-être trouvé notre premiere superstar féminine de la c-hanson au Québec?Moi je le crois après avoir écouté ce superbe deuxième album de la petite chanteuse de Val d'Or et après avoir entendu les réactions qu'il a suscité chez les gens de la presse et des postes de radio.Après être presque disparu de la scène musicale pour un an, on comprend la raison de l’absence en écoutant "Entre nous": la maturation et la conscience professionnelle ont fait passer Diane Tell du rang des bûcheuses anonymes à celui des règnes éclatants.A 20 ans elle contrôle son produit comme peu de vieux pros le font.La musique est superbe, les textes solides, bien que sans prétention, et elle chante avec une grande assurance.Tout, jusqu'au packaging, est soigné et porte la marque de la grande artiste.L album commence avec "Le mauvais numéro", une toune qui date déjà de 2 ans, une excellente introduction pesante et swingnante, où la nouvelle princesse de la chanson nous envoie un grand coup d'air dans les tripes.Puis "Gilberto ", pour le chanteur brésilien Joao Gilberto (qui ne se souvient pas de "La fille d'ipanema") nous déplace dans un autre espace temps, plus.roucoulant.Entre la Bossa et la Samba, latine et foncée, une belle ballade sensuelle."Les hommes", qui tourne déjà beaucoup à la radio est un retour au rythme, mais avec un petit quelque chose d'obsessif, de déchirant, en même temps une danse et un cri.le souffle de la liberté" a toujours été ma chanson préférée de Diane Tell.Ce n'est pas un gros hit radio, mais c est intense, introspectif, une perle rare dans le lyrisme et la présence vocale très intense."Entre nous" qui termine la face 1 possède plus le son FM avec son backbeat solide et ses approches entrainantes.La voix devient plus légère, plus flutée, pour séduire."Le chemin menant vers toi" est peut-être la chanson la moins intéressante de l'album.On y sent un peu trop la transition, le travail qui se fait, çà ressemble aux autres, c'est un peu formularisé."L'attente" est une ballade délicate et tendre, très intéressante par son format et sa langueur latente, qui fait pénétrer dans l’univers de Diane Tell un peu plus personnellement."L'indésirable" est vraiment extraordinaire; commençant comme une ronde enfantine elle devient une pièce de jazz-blues bien swingnante, avec une présence très physique de la chanteuse qui devient carrément séductrice."Et çà recommence" termine l'album comme il commençait, sur un élan vif et puissant qui donne envie de remettre le 1er côté.Ce qui impressionne leplus, en dehors du talent de Diane Tell c'est le calibre des musiciens qui jouent sur l'album.On y retrouve des gens comme le claviériste Michael Holmes qui est bien connu dans les studios New-Yorkais, Sid McGuinness qui a joue avec Peter Gabriel et Linda Rondstadt, Michel Donato, le meilleur bassiste né par ici.Tout çà c'est du sérieux, et il serait peut-être bon que les Forestier, Dufresne et compagnie, de tous les côtés des ondes, du AM au FM, se mettent en garde parce que la petite Diane Tell arrive en grand.Marc Desjardins CORBEAU LONDON LFS 9031 ' Voici le retour du rock pesant.issu de la première et de la 3è génération d'Offenbach, Corbeau sous la gouverne de Pierre Harel, propose une formule améliorée.Et il y réussit à temps partiel.La combinaison musicale, le rapport des instrumentistes mettant en évidence la 482-2504 5026 Sherbrooke West/Ouest Montréal, Québec H4A1S7 Québec Rock Décembre 1979 combinaison de 2 guitares menées admirablement par Jean Miliaire, un vieux d'là vieille, à côté de Donald Mince, un nouveau venu brillant, par dessus la section rythmique super efficace de Willie et de wézo qui avait propulsé Offenbach vers les hautes sphères, tout çà s'imbrique à merveille.La voix de Marjolaine Morin est merveilleuse de gourmandise, et Harel se débrouille bien.Les textes font ce qu'ils doivent, sorte d'agaceries presque sexuelles sur du bon rock.Là dedans Harel a de l'expérience et çà paraît.Malgré tout, celà devient parfois un peu incohérent, artificiel, on dirait que par moment on joue aux rockers, qu'on se fait du cinéma.Que c’est pas le vrai propos de toute l'affaire.D'autres instants, par contre, celà clique à merveille comme dans "Cash moé , "Agriculture" et "En pièces détachées ".' En fait cest peut-être le défaut de toute première entreprise qui veut tout faire trop bien et ne pas commettre d'erreur.je leur souhaite pour l ave-nir, de se lâcher un peu plus loose.Marc Desjardins L'ORCHESTRE SYMPATHIQUE En concert à la grande passe Cadence CAD 1003 Le jazz vit et fleurit abondamment à Montréal, ne ressemblant à rien de ce qui se fait ailleurs sous le même nom, doté d'une entité propre, complètement originale ou presque.L'Orchestre Sympathique (L’O.S.) est un des groupes les plus vivants de cette jeune scène musicale; la formation comprend des gens de très grand talent, virtuoses même, qui font des pieds et des Cheap Trick LE GROUPE ROCK DE L’ANNÉE vous souhaite Cheap Trick at Budokan SunWKtefi'Amt Th»» A Sh«me ! W«nt VtwTb Want Me .-i GANG -voas en lus infi leur a qu’ Il faut vous joindre à La Gang à Cheap Trick B TRICK s sur Cheap Trie sur ^activités de leur ea i-.ï faire: La Ganj à Cheap Triek, e’es^le seul ‘ ‘fan cluh" officiel français au monde entier.Robin, Bun E., Rick et Torn sont en contact avec la Gang à Cheap Trick Devenez membre d’ici le 10 janvier 1980 et recevez GRATUITEMENT une copie de Live at Budokan” ou “Dream Police (un seul choix par abonnement).L’abonnement: $10.00 par année.La Gang a Cheap Trick Casier Postal 281, Laval-des-Rapides, Laval, Qué.H7N 4Z9 mains pour démarrer dans toutes les directions.Leur premier disque, en spectacle, est un témoignage impressionnant des directions dans lesquelles on peut aller avec un minimum de moyen et un maximum de talent.Enregistré en direct sur deux pistes, il est d une qualité sonore pourtant impressionnante.Réalisé sans argent, il a été financé en partie par les contributions volontaires du public qui assista aux enregistrements.Ce qui en fait un produit transcendant son origine, c'est la qualité musicale de son tissu constitutif.C est tout bonnement exceptionnel.il faudrait une analyse détaillée pour laquelle je n ai pas l espace ici, mais je puis expliciter un peu mon enthousiasme.D abord mettez-vous en face de virtuoses experts dans leur art, absolument maîtres d'une technique, la dépassant même de toutes parts.Mettez ces virtuoses sur des compositions qui les mettent en valeur, qui laissent de la place à l'improvisation.Donnez leur une sorte de sixième sens qui les met en mesure de communiquer le plus possible entre eux, de se deviner si vous voulez.vous aurez alors une formule qui engendre cette musique exceptionnelle.C’est plus que recommandé, je souhaite que tout individu qui prétend un tant soit peu aimer la musique, l'achète, çà transcende les genres et çà procure des moments exceptionnels, de très grands plaisirs.Marc Desjardins CLAUDE PÉLOQUIN L'Ouverture du paradis LONDON LFS 9030 C’est ici le retour de l en-fant-fou du Québec insoumis.Le pemier révolutionnaire du mot.Réloquin de Chariebois et de rorloge toujours devançant la réalité et quelque fois se faisant haïr à cause deçà.Son dernier album avait deux signatures dessus, celui-ci est tout Péloquin, grâce à la disponibilité de son acolyte-compositeur, le Français Jean-Pierre coussaud.Péloquin chante sur ce disque-là, çà surprend d'abord, sa voix est étrange, mais au fond elle correspond bien avec la folie du bonhomme.J'avais un peu peur après ce qu'on m'avait dit de l'album, mais je dois dire que j'ai été agréablement surpris; 29 Québec Rock Décembre 1979 une fois passé la première surprise, on se rend compte qu'on a affaire à un produit très consommable très digestible, qui met Pélo en valeur en lui donnant un format accessible voire même commercial.Coussaud a fait des musiques qui oscillent entre le planant intelligent à la van-gelis, et la pop-cbanson française de bon goût, il y a même des trucs particulièrement attachants, ce qui est rare avec un Péloquin d'ordinaire trop rationnel.la textuelle est typique de Pélo, avec ses obsessions et ses désirs, mais il y a une dimension humaine de rajoutée, on n a plus l’impression de mots en acier inoxydable, çà se laisse être vulnérable, agréable et même sensuel.C'est une collaboration intéressante que j'entends ici et j'espère que Pélo ayant trouvé son comparse continue la recherche avec un enthousiasme renouvelé.Marc Desjardins BEAUSOLEIL BROUSSARD Le mitan du siècle qui s'envient L'Escargot/CBS PFC 90563 Alors que le folklore et ses équivalences semblent disparaître au Québec, les groupes disparaissant, des gens comme Barde sur le bord de mourir par incapacité de renouvellement et d'autres comme Garolou qui se dirigent de plus en plus vers le rock et les compositions, la réponse semble venir d'Acadie, il V a 1755 QUI SWINGNENT au BOUTIE et aussi Beausoleil Broussard, très inattendus ceux-là, qui semblent donner la réponse attendue.Avec ce nouveau microsillon, leur 3e, ils ont délaissé la forme folklorique pure pour en inventer une avec leurs moyens musicaux bien en main et une science de ce qu'il y avait à faire, il reste de petits accrocs mais l'expérience est fort valable, surtout dans son unicité.une fusion uniforme qui mêle l idiome régional ou plutôt sa synthèse intelligente et le jazz, la musique populaire et certains de l'écriture symphonique.On est très près du génie de Ma-licorne.Celà passe de la pièce presque classique, intense sans devenir pompier, avec l'ouverture et la fermeture, nommément "L'Hymne" et Les tourterelles tristes" au bluegrass renouvelé comme dans "Hilaire la gloire" ou carrément transcendé, "La brulation du moulin des Clément'.il y a aussi de très belles ballades et des chansons dites de fond.Le langage dans tout çà est toujours admirable, se glis- sant habilement entre l’origine et l'aboutissement, entre le populaire et le recherché discret.La musique est correspondante à l’effort, toujours habile, des fois enjôleuse, d'autres où elle vous force a vous lever et parfois même, presque savante.Les voix sont belles, même très belles et les harmonies viennent du coeur.Çà s'écoute vraiment facilement, çà met l'oreille en joie et j'espère que çà va faire du bruit.Marc Desjardins i é^ieQ&aintQMathm t café restaurant )2 rue sainimathieu vieux beloeil v j?Cj 2W) ï m)164-i6SO ENFIN AU QUÉBEC Après un succès retentissant en Europe Les disques SOLO Inc.Ont le plaisir de vous annoncer la sortie du microsillon de BRUNO GRIMALDI En vente partout Solo Diet;.—.4740 Côte Vertu — St-Laurent, Qué.SO.S55S1 1T55* Une belle gang d'Acadiens.Un beau bout d’chemin et un grand train d’pays derrière eux, 1755 nous arrivent les bras chargés d’honneurs.En effet, ils viennent de gagner le “palmier d’or” au Festival International de la Francophonie à Nice, en y interprétant "La maudite guerre", une superbe pièce basée sur le folklore, qui devient déchirante, pathétique.C’est tout un honneur pour cette belle gang d’Acadiens qui a pris le temps depuis 12 mois de se tailler un nom et une place enviable dans la musique d’ici.i * ’> fry* l'% » MMi H Leur nouvel album "Vivre à la Baie” vient de sortir et semble aussi prometteur que le premier.En tous cas ils ont été un peu impressionnés par l’accueil des Français qui ont pratiquement déroulé le tapis sous leurs pas.Et comme ils ont eux aussi impressionné les gens de par là, il y a de grosses chances pour que le rendez-vous se redonne d’ici peu.Ils demeurent farouchement Acadiens et francophones, quoi qu’ils ne croient pas tellement aux hypothèses du parti acadien désireux de voir l’Acadie se séparer du reste du Nouveau-Brunswick.Pour eux, ces exercices de démogagie c’est bien loin du petit peuple.Néanmoins, leurs convictions politiques leur interdisent presque de faire un album en Anglais.D’autant plus que selon eux le fait français s’est beaucoup renforci en Acadie.Que l’on s’y pose moins la question “qui suis-je et où vis-je?”.En plus, si ce fait français revit, des gens comme 1755 ont sûrement beaucoup à y voir.Ce sont eux qui donnent aux jeunes Acadiens le goût de se lever.A l’opposé d’une génération précédente qui pleurait une déportation vieille de 200 ans, ces jeunes-ci veulent surtout éviter une importation et créer une culture propre et active au pays.1755 se veut un ensemble distrayant, amusant.Leur spectacle est pour eux une sorte de show de variété où la prétention de convertir ne doit pas entrer.L’humour occupe une place importante dans leur façon de traiter la réalité.Les gars sont là pour avoir et pour donner un “grou tyme” et cette préoccupation les anime plus que tout.C’est en ce sens qu’ils réflètent une francophonie active et libre, qui, bien qu’elle soit périphérique, n’en a pas moins une àme profonde.Evidemment il y a pour eux une fierté bien légitime dans le fait d’avoir gagné un prix en Europe.Je suppose que c’est un jus- te retour des choses que le Québec se fasse dépasser alors qu’il est en pleine stagnation et que de l’autre côté les Aca'diens pètent le feu.La musique de 1755 est et restera électrique à cause de l’assemblage des influences dans laquelle elle a baigné avant de naître.Il entre dedans beaucoup de composantes dont on peut retracer des origines précises.Si on pense aux débuts du groupe, aux rencontres entre musiciens de rock et chanteurs folk, on a déjà un fond sonore bien précis, une base de départ; l’importance dans certaines tounes de faire de la chanson contemporaine “qui parle”; d’un autre côté ajoutez un membre champion joueur de banjo, et sachez que le “blue-grass” est particulièrement populaire dans certaines parties de la Nouvelle-Ecosse où l’on capte aisément des postes de radio de Virginie.La musique western étant omniprésente dans tout le Canada anglais et l’Acadie étant entourée d'anglophones il était inévitable que ça aussi ça déteigne.Et puis l’Acadie ayant son héritage bien en tête, le folklorp, il va de soi, devient partie d’importance.Ajoutez à cela un bassiste qui joue de la clarinette et un batteur qui aime fendre le temps en 4 et vous comprendrez pourquoi par moments 1755 sonne comme un groupe de jazz.Un des éléments de survie et d’originalité du groupe tient sans doute à la distance qu’ils mettent entre eux et la machine musicale montréalaise.Ils vivent et vivront encore longtemps en Acadie, question de garder contact avec lauréalité de laquelle ils proviennent et d’échapper à la tendance de tout standardiser qui sévit dans la métropole.Il est impressionnant de voir un groupe qui garde un point de vue aussi cohérent dans tous ses rapports avec la musique, l’auditoire et les médias.Il n’y a pas de formule de succès avec 1755, il y a surtout beaucoup de plaisir, beaucoup d’entente commune, et un désir, poussé jusqu’au délire, de faire de la musique quelle qu’elle soit, sans limiter les genres, du moment qu’elle sonne bien.Marc Desjardins 31 Québec Rock Décembre 1979 François Rivard PELO: Une plongée dans son essentiel Le premier des fous d’ici, l’inventeur de tant de genre de mot à mot que la tête s’y perd, le premier à fusionner les genres, à faire payer l’audace.Pélo le magnifique, survivant de 10 époques à la fois, se tient toujours debout, droit comme un I avec un accent circonflexe au dessus, tout pétant de la santé qu’il est en train de se refaire sous le poisson-soleil des Bahamas.Et il a des tas de plans de nègres dedans son sac.¦ Entre autre un album superbe, réalisé en Normandie en collaboration avec un jeune compositeur qui s’appelle Jean-Pierre Goussaud; un nouveau livre chez Beau-chemin; un scénario de film avec l’espoir qu’on en obtienne un “oscar”.Comme d’habitude il est entre 2 avions, 2 valises, 2 chambres, car on ne peut imaginer Pélo qu’à l’hôtel, sa résidence permanente c'est dans ses mots qu’il la trouve.Déjà il arrive qu’il pense à repartir pour aller quelque part dans l’Arizona pour écrire.C’en a presque l’air d’un film.Et puis le Québec lui pèse, lui qui s'est toujours voulu citoyen de l’univers, la poussée du nationalisme le chicotte, l’inquiète.“On est à la veille de demander l’indépendance de Longueuil, c'est grave.C’est pus le temps des nationalismes.si ça continue de même il va nous falloir une valise de pas* seports.Tout ça tue la folie et encourage au macramé; tout ça fait que Québec c’est devenu pour moi juste un mot à la mode, un mot que je ne suis plus capable d’entendre." Ce n’est pas de l’amertume de la part de Claude Péloquin, car s’il y a quelqu’un qui a fait beaucoup pour la culture populaire par ici c'est bien lui; aujourd’hui il se rend compte que s’il s’est fait respecter par certains, il n’a rien gagné, et s’il avait donné tous ses efforts aux Etats-Unis, il serait millionnaire à l’heure qu’il est.De toute façon il a l’intention de rattrap-per le temps perdu et il a reçu des offres pour être publié à New-York d’ici peu.“J’vais être content quand j'aurai gagné un prix littéraire à New-York et un “oscar’’’ à Hollywood.” Le cinéma l’accroche beaucoup, il y voit une nouvelle forme de fusion des moyens d’expression.En parlant de fusion, il y a ce disque où Pélo chante pour la première fois, d’une voix conforme à sa folie et ornementant parfaitement ses mots.“Je suis bien content de cet album là.Je sens que j’y ai été respecté.Tu comprends, les Français ont ça le sens du mot, ils le connaissent et l’utilisent.Jusqu'ici j’avais toujours été à la merci du compositeur qui travaillait avec moi et qui voulait en général faire son propre trip.Alors que sur ce disque, Goussaud et moi on a vraiment travaillé ensemble sur mes affaires.C’est la première fois qu'on peut parler d'un véritable album Péloquin.” Péloquin avance, il n’y a rien qu'il veuille refaire, les recommencements ne l’intéressent pas, à 37 ans il veut foncer en 32 ligne droite sans qu’on puisse l’arrêter.Il continue, et invente.Sur le disque il a écrit spécifiquement pour le format diffusion musicale, ce qui rend l’album “accessible à la planète, plutôt qu’à une chapelle”.“Et puis j’me suis fait des surprises, c'est comme ça que je continue à garder l’intérêt.J’suis un penseur, pas un technicien, c’est pour ça que je peux pas prendre de chances et laisser le souffle se perdre.” Il veut aussi se retirer le plus possible de la vie publique pour se consacrer à l’écriture au maximum.Il considère qu’il n’a plus toute son énergie à consacrer au showbiz, et que de toute façon le poète, quelque soit son medium d’inclusion est toujours un peu seul.Malgré tout il envisage la possibilité de monter un show au printemps basé sur “L'ouverture du paradis” son nouvel album (London), un show global qui sera excitant à tous les points de vue.“Et puis je suis un amoureux de la collaboration, je considère que c'est la seule façon de vraiment créer Quelque chose de fort.C'est pourquoi j’ai toujours voulu m’associer à d'autres artistes qu’ils soient peintres, sculpteurs ou musiciens.Après tout, la vie commencera seulement quand on prendra le temps.J’te jure que si en ce moment il y a une vie dans l’espace qui se prépare à nous visiter on est drôlement pas prêts”.Pélo croit à la science, il trouve que les jeunes scientifiques sont les seuls sains dans notre jeunesse.Il se proclame de droite, et s’attache à des valeurs qu’on a oubliées.Considérant que la paresse et la mollesse se répandent partout il croit à un retour de la discipline."La folie ne peut exister que dans un contexte de discipline et de travail, sinon elle se perd dans les brumes du délire.” Péloquin fera peut-être un jour une carrière en politique, pour l’instant il se consacre, comme par les 20 dernières années passées, à faire vivre une culture née dans un pays mais qui se doit de rayôn-ner partout.“J'suis mort quand j'suis venu au monde, j'suis aussi bien de remplir cet espace là avec autre chose que du vide.’’ Marc Desjardins Québec Rock Décembre 1979 après tout.il y a NIVARNA BLEU DANIEL LAVOIE Le Blues de Stephen Barry _______________parDENYSE BEAULIEU V a: n mf -¦ wmm .y.V çr^4 Le Stephen Barry Band, c’est un drôle de nom, au fond, quand d’autres groupes montréalais s’appellent Harmonium ou heaven 17, ou bien encore Boule Noire.Alors pourquoi ce nom tout simple?Tien, la voilà ma première question! D'abord, Stephen Barry, c’est le bassiste.Il explique: “Je suis un des fondateurs, avec un autre gars qui n’en fait plus partie maintenant.En fait, c’est lui qui a eu l'idée du D’abord, Stephen Barry, c’est le bassiste.Il explique: "Je suis un des fondateurs, avec un autre gars qui n’en fait plus partie maintenant.En fait, c’est lui qui a eu l’idée du groupe.Mais son nom n’était pas de ceux qu’on donne à un groupe.Nous ne voulions pas de petit nom cute, et le mien allait bien.Même qu'il y a des gens qui pensent que ce n'est pas mon vrai nom.” Mais c’est.Et les autres noms du Stephen Barry Bard, tant qu’on est dans le sujet, sont Andrew Cowan, guitare, John Reissner, guitare aussi, et Paul Paquette à la batterie.Cette importante question réglée, passons aux choses sérieuses et musicales.Saviez-vous que le Stephen Barry Band est l’un des seuls groupes locaux à jouer au Soleil Levant, réputé club de jazz sainte-catherinois?Eh ben oui, c’est vrai, et c’est parce que le bon vieux blues, ça les connaît.Le blues de Chicago, celui d’Elmore James, de Howlin’ Wolf, de Muddy Waters.Ce son des studios de Chess Records, adopté par les Stones à leurs débuts.Cette base de blues est très importante pour Stephen Barry: ‘‘La plupart des musiciens accomplis connaissent cette première génération de bluesmen.Les Stones, pour un temps, étaient un excellent groupe de blues, et l'influence est restée.Même chez des musiciens comme Elvis Costello ont peut détecter une conscience du blues.” Barry poursuit: “Plusieurs groupes débutent dans le blues, puis ils développent leur propre style.C’est ce que nous sommes en train de faire.Nous jouons des standards du blues, mais auss nos propres morceaux.Ils sont composés dans l’idiome du blues, mais quelques chansons sont plus AM, ou plus rock'n’roll.Nous croyons pouvoir atteindre un public plus vaste avec ces chansons.” Et le grand public commence à entendre parler du Stephen Barry Barnd.Comment faire autrement, quand le groupe a joué dans tous les clubs possibles et imaginables de la région montréalaise, et s’est même aventuré dans les provinces maritimes?Leur album, enregistré en spectacle à l’Imprévu de l’Hôtel Iroquois, se vend bien, et les promoteurs ne montrent plus de réticence à les engager, au contraire.Sur scène, pas de frous-frous.Les quatre musiciens, qui chantent tous (il faut le préciser) se contentent de jouer.‘‘Nous n'avons pas de ‘‘stage act”.Nous chantons, nous jouons, nous laissons agir la musique.Nous faisons de notre mieux, et s'ils n’aiment pas ça.nous essayons plus fort." Mais “ils” aiment ça.Ils dansent à cette musique chaude au point d’être transpirante, forte au point d’être entraînante.Car il faut aussi écouter, sinon on risque de manquer quelques prouesses musicales.Pas le genre de prouesses à faire râler les âmes trop gelées.Pas du tape-à-l’oeil.De la maîtrise, du professionnalisme, plutôt.De la discrétion, aussi.Du savoir-faire.C'est la musique qui compte, alors, pas de compromis.Le Stephen Barry Band a commencé à enregistré quelques chansons au studio Son-Soleil.Le résultat sera soit un album, soit un 45 tours.Au moment de l’interview, ils travaillent une composition intitulée “BAck in New York City”.C’est Barry qui chante.Une voix rauque, assez grave.Un son blues, il fallait s’y attendre.Puis, un autre morceau.La voix de Jorn ressemble beaucoup à celle de Dylan, pour lequel le groupe professe beaucoup d’admiration.Car leurs influences ne se limitent pas au blues.Le blue grass et la musique country font aussi partie de leur style, affirme Stephen Barry.Ça ne me semble pas évident, moi je dirais plutôt un peu de jazz et pas mal de rock, mais je n’ai pas entendu tout leur répertoire, il faut se fier aux artistes, quand même.Par exemple, il y a un truc qui m’inquiète pour eux.Tout le monde peut constater le ravage que font les années sur la personne des rockers, tandis que les bluesmen vieillissent en beauté.Alors je leur conseillerais de ne pas trop pencher du côté du rock s’ils ne veulent pas avoir l’air de vieux schnoques comme tant de groupe célèbres qui se croient encore dans leur adolescence.34 Québec Rock Décembre 1979 CKOI-FM QUÉBEC ROCK et SIBECOR fabriquarfî de la guitare KAMjZtjRASKA vous offrent un NQ5ËL EN ACCORD tous les vendredis dp décembre (lès 7-14-21-28) enle soir du 25 ¦H*** Chaafue gagnant recevra GRATUITEMENT une guitare Katnouraska Concert I, entièrement fabriquée à la main a/Québec par des artisans de chez-nous.le tardez pas! OffrezA/ous le NOËL EN ACCORD FUne gracieuseté de CKOI-FM, QUÉBEC ROCK et KAMOURASKA Pour participer il faut envoyer une carte postale à: NOËL EN ACCORD CKOI-FM 211 rue Gordon Verdun, Qué.H4G-2R2 NOËL EN ACCORD ffiEstflrffle DmUific F 'Vl^ Ce mois-ci, j’ai plein d’interviews pour mes fidèles lecteurs, que ça vous plaise ou non.J’en ai des beaux, des sympathiques, des pas beaux, des moins sympathiques, enfin, à vous t très nt au On va faire ça en ordre chronologique et 9ui aussi influeni commencer par Joe Jackson, qui était au /joué |tu Pretzel le St-Denis le 12 octobre.Il est vrair grand, et roux.Ce qui n’a stricte: cune importance.Jackson affir: étonné de son soudain succès en A: “Je ne m’y attendais vraiment pas.crois que c’est parce que je joue une musique à la fois nouvelle et accessible.J’essaie de bien écrire, c’est tout.Les gens s’imaginent que je me suis assis avec ma règle à calculer pour déterminer ce que le public voulait entendre.Mais ce n’est qu’une question de bon ‘timing’.” De ses chansons, il dit: “Ce sont plus ou moins des histoires vécues, des observations de la vie où les gens peuvent se reconnaitre.J’essaie seulement d’être honnête.J’y mets de l’humour, mais au fond ce sont des chansons tristes.” Le deuxième album de Jackson le satisfait beaucoup: “Il est meilleur que le premier: mieux joué, mieux produit, de meilleures compositions.J’ai fait mon premier album il y a un an.Si je ne me suis pas amélioré, ce n’est pas la peine de continuer.” Malgré sa popularité ici, Jackson vient tout juste d’avoir son premier “tube” en Angleterre avec “Is she really going out with him?” Quant à son succès à la radio américaine, il dit: “C’est très bien mais j’aimerais mieux qu’au lieu de jouer une de mes chansons cinq fois par jour ils la jouent deux fois, mais qu’ils passent des chansons d’autres jeunes groupes anglais, comme Siouxsie and the Banshees, the Specials, the Members.” Ce sont de pieuses intentions, mais en attendant que les DJs l’écoutent.Les Members “faisaient” la première partie du spectacle Jackson.Ils sont jeunes, dynamiques, britanniques et jouent une musique fortement teintée de reggae.Ils font une tournée individuellement mais ont accepté de faire cinq spectacles avec Jackson parce que c’est un copain.Nick Tesco, chanteur du groupe, explique: “Nous sommes un groupe de banlieue.Nos racines sont là.Nous ne parlons pas de la vie dans les grandes villes, nous parlons de la vie dans la banlieue et ça nous rend accessibles à plus de monde.” La présence du reggae dans leur musique n’est pas nouvelle: “Nous avons été le premier groupe punk à en jouer.Au début, les gens nous le reprochaient.Maintenant, tout le monde adore ça, tout le monde en joue.Nous utilisons le reggae pour créer notre propre son.” Les Members ont joué leur succès, Sound of the Suburbs.Les gens n’ont pas assez apprécié pour daigner danser.Ils se sont trémoussés pour Joe Jackson.Chacun ses goûts.Fashion est un nouveau groupe anglais, le r« octobre ae.ris ont et il y avait pas mal de monde pour un Jüfadi soir, minuit, grève d’autobus.Du nlbnqe qui a fini par se^laisser convaincre de dfchser, que Fashion a surpris et conquis.Fashion, c’est trois musiciens en contrôle de toutes les activités du groupe: création des posters, des pochettes, des vêtements, des bijoux, et j’en passe.Ce n’est pas leur première visite américaine: ils ont déjà fait une tournée avec the Police, et accompagné plein de groupes en Angleterre: B-52’s, John Cale, Patti Smith, etc.C’est dire qu’ilsnechôment pas.Mais ils trouvent encore le temps de se distraire.Mulligan le bassiste, me raconte qu’ils ont fait croire à un producteur de spectacle torontois qu’ils appelaient du Vatican et voulaient organiser un tour de chant pour le pape.À New-York, ils causent des sensations lorsqu’ils visitent le Museum of Modem Art.Et ils veulent faire un vidéo pour le Manhattan cable TV qui serait un talk-show à la Johnny Carson avec du lip-synch et plein de changements de costumes entre les prises de vue.Fashion fait même de la musique de temps en temps enfin, ils en font beaucoup.Leur influence reggae est justifiée, déclare Mulligan: “Nous àvons totalement assimilé le style.Moi j’ai toujours vé|u dans un quartier noir, avec une mosquéfe d’un côté, et un bordel de l’autre.Avant je portais mes cheveux en ‘dreadlocks’.” Je lui parle de l’accueil favorable, enthousiaste, même, qu’ils ont reçu du public montréalais.“Nous suscitons ce genre de réaction récemment.Je crois que c’est parce que nous offrons quelque chose pour tout le monde.Les critiques essaient toujours de nous coller une étiquette, nous avons été affublés de tous les noms.Nous nous appelons Fashion music.Au premier spectacle que nous avons donné nous avions mis Fashion tout court sur les posters et plein de gens sont arrivés pour voir un défilé de mode.” Il m’en a raconté des choses.Mulligan, des choses drôles et intéressantes, mais si je continue je n’aurai plus de place pour parler de Bram Tchaikovsky, qui faisait la première partie des Cars au Forum.Seigneur qu’il est laid! (Un contraste après Fashion, qui sont beaux.) Heureusement que ça ne se voit pas de loin! : - W' :- A' ?V:.P.> ¦ .- - -v .c V stcc Bran Tchaikovsky n’est pas né &vec nom-là vous pensez bien, mais c’est com ça qu’il s’est fait connaître comme guitariste du groupe heavy metal devenu pop, les Motors.Il a quitté le groupe au moment où ceux-ci commençaient à connaître beaucoup de succès.“Je voulais pouvoir exprimer mes propres idées.Et Nick et Andy (noyau des Motors) étaient fatigués des tournées.Il ne faut pas penser en terme de succès comme ça, sinon on est des mercenaires.Je voulais partir, je suis parti.” La musique de Tchaikovsky reflète quand même les deux influences des Motors! Pop et rock.“J’ai grandi entre ces deux tendances: d’un côté les Stones, de l’autre, les Who, les Beatles.J’essaie de concilier ces tendances.Le groupe mûrit, notre style aussi et j’espère arriver à une bonne combinaison des deux genres.” Et hop.Voilà.Ma dernière chronique des années ‘70.Je crois que je vais les oublier, ces ennuyeuses années.Faire semblant que les années ‘60 viennent de se terminer (c’est d’ailleurs à ppu près le cas si on en croit certaines personnes.).Pas trop penser à un futur qui risque d’être encore plus plat.N’empêche que ça m’énerve, les années ’80, cest le futur!.Et des années ‘70, je ne retiens que le punk, ses effets et ses descendants.Parce que sans le punk qui a passé un bon coup de balai et fracassé quelques idoles poussiéreuses, je me serais bien vite découragée de la musique et je me serais bien moins amusée.Alors merci Johnny Rotten et Joey Ramone, les Clash, les Damned, les Slits, les Rezillos, Siouxsie and the Banshees.Merci B-52’8, Talking Heads, XTC.Et à l’an prochain! DENYSE BEAULIEU Im v i GALERIE h23 2Jcs' •v ¦ N€IL CHOT €M et ses omis Denis Former Monique Fouteux Serge Fiori Morie-Ooire Séguin Libert Subirono Louis Volois Un premier pas.HAKMOMUM Puis un second.Vers l'inPini! Vers l'Infini — Blues d'hiver — Légende du Mont-Royal — Saskatoon — Prélude en Mi Mineur de Chopin — Vocalise de Rachmaninov — Toccate de Schumann Tt' Si vous êtes satisfait par des produits autres que Maxell Si votre ouïe est bonne, voué avez peut-être une autre raison pour ne pas utiliser Maxell.Vous n’êtes pas convaincu que Maxell vaut le coût supplémentaire.Maxell n’est pas la marque de cassette la moins coûteuse que vous pouvez acheter.Mais elle ne vaut que quelques cents de plus que les autres marques de bonne qualité .pour ,une différence énorme sur le plan des performances.>v Vous pensez que votre équipement n’est pas suffisamment bon pour Maxell.Bien sûr, Maxell est conçu pour du matériel d’excellente qualité mais sa gamme de fréquence plus large et ses qualités dynamiques améliorent même la sonorité d’un appareil portatif de $ 100.vous devriez peut-être vous faire examiner les oreilles.Votre marchand suggère d’autres marques de bandes.Si votre marchand de bandes veut vous faire changer d’avis lorsque vous demandez Maxell, insistez et exigez Maxell.Ecoutez donc la différence que les cassettes Maxell UD-XL I ou UD-XL II peuvent faire.Gela améliorera votre, ouïe.Tri-Tèl associates limited 105 Sparks Ave.Willowdale.Ont.M2H 2S5 ^Pat Benatar, c’est plus qu’une decouverte.C’est une vraie fille rock n’ roll.# éÊ i 1 In the Heat of the Night Le premier album Pat Benatar Ecoutez la! Chrysalis Distr: les disques CAPITOL-EMI du Canada Ltée -
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