Québec rock, 1 février 1980, Février
¦ Ij WALTER ROSSI /TE- / r - rtTon T fi e fl / Charlie Brouun présente ses débuts de semaines ’Live: tous les dimanches — lundis — mordis €n P6VRI6R R€LflV Shouus à 22h00 Une production Dominique Girard Métro Peel Sortie Metcalfe Face à Simpsons -1755 En rappel DIANE TELL “Entre nous” PARUTION MANEIGE “Composite” DIANE DUFRESNE “Strip tease” MICHEL NORMANDEAU DISTRIBUTION polyGram RICHARD LELIEVRE LUNDI au VENDREDI 2h00à 6h30 Février 1980 VOl.Ill fondé en 1977 et publié gratuitement chaque mois par COMMUNICATIONS H & LIIK.ÉDITEURS: Paul Haince Jacques Letendre SE À C'EST COMME COLLER LES OREILLES DES HAUT-PARLEURS VALANT $2 000 LA PAIRE.«Éditeur-adjoint Yvon d'Anjou Directeur de la publication Marc Durand Directeur artistique Marlène Beaulieu pôur Arts 2001 Représentants publicité Dominique Girard Collaborateurs Marc Desjardins Marie-Thérèse Bellavance Denyse Beaulieu Polly Magoo Manon Fatter Kathou Cordeau Dominique Arel Photographe Jonathan wenk André Panneton Pierre Dury Paul Dandurand Photo couverture Jonathan WENK Distribution Martin Lemieux Yves Larocque QUÉBEC ROCK # Casier Postal 115 Succursale "H" H3G2K5 tél.: (514) 486-9056 Dépôt légal Bibliothèque Nationale Québec et Ottawa imprimé au Québec C’est vrai.Même avec des enceintes acoustiques de haute fidélité de la meilleure qualité coûtant $2 000 ou plus, on ne peut qu’approcher le résultat obtenu avec le casque d’écoute Open-Aire® de Sennheiser.La raison?C'est que même avec les meilleures enceintes acoustiques, il faut tenir compte de la réflexion et des résonances créées par la salle d’écoute et qui ramènent la séparation stéréo et la courbe de réponse très en-dessous de la perfection attendue.Sans parler des autres types de distorsion qui sont créés par la reproduction à puissance élevée.En rapprochant la source musicale de l’oreille — sans enfermer celle-ci — les ingénieurs de Sennheiser ont mis au point une conception électro-acoustique originale donnant un son exceptionnel sans sacrifier le confort.Un diaphragme extrêmement léger fonctionnant dans une atmosphère libre donne une réponse supérieure en régime transitoire sans pour autant étouffer les graves.La réponse en haute fréquence a elle aussi été améliorée de beaucoup atteignant un niveau de clarté et de définition instrumentale inconnu auparavant.Avec une excellente séparation.Et malgré tous ces superlatifs, le casque d’écoute Sennheiser présente l’avantage supplémentaire d’être extrêmement léger: le plus “lourd” ne pèse que six onces et demie! Quand elle parle de Sennheiser, la critique ne tarit pas d’éloges.Le casque Sennheiser a été adopté par les studios d’enregistrement, les postes de radio et les équipes de prise de son pour les écoutes de contrôle.La NASA'les a embarqués à bord du Skylab pour des applications de grande importance.Et nous sommes flattés par les efforts déployés par nos concurrents pour l’imiter.Une simple audition sera plus convaincante qu’un long discours.Il suffit de passer chez un détaillant pour se rendre compte de la qualité qui peut être atteinte en musique.Il suffit de comparer notre casque d'écoute à n'importe quel autre (ou même à des haut-parleurs à $2 000 la paire) pour être très agréablement surpris.et découvrir que quelques dollars de différence font toute la différence.Renseignements supplémentaires fournis sur simple demande.«CZ>SEIVIUHEISEn Modèle 430 I / \ \ ; te electronics ! limited 2142 trans canada, dorval, qué.H9P 2N4 Québec Rock Février 1980 5 par Marie-Thérèse BELLAVANCZ Salut les copains! Eh! bien ça y est, les 80 c’est parti! côté musique, il y a plusieurs projets dans l'air.On parle d'OFFENBACH au Forum au début du mois d’avril; ce sera la première fois qu'un groupe QUÉBÉCOIS sera EN vedette au Forum avec une première partie probablement anglophone.La date officielle du spectacle sera dévoilée lors du lancement de ce microsillon tant attendu d OFFENBACH, "EN FUSION", avec le vie vogel Big Band qui aura lieu le .12 février; ce microsillon sortira aussi en France à la même date.CATHERINE lara passe encore l'hiver à Morin Heights chez André Perry.Elle enregistre avec, à peu de chose près, les mêmes musiciens qui étaient là l'année dernière pour la création de "Coup d'Feel (M.Simons, J.Roussell, C.Engel, etc.).Par contre, cette année ce sera un album-concept; l'histoire gui est celle de "Geronimo” a été écrite par Etienne RHODA-Gll (parolier de J.Clerc).On devrait avoir le résultat de tout ce beau travail fin printemps/début été.C’est l’hiver qu elle travaille la Catherine et faut croire que cestle Québec qui l’inspire! Pendant ce temps, Fabienne thibeault, elle, voyage en France.Elle termine une quinzaine au Théâtre de la Ville qui est une salle de spectacle comparable à l’Outremont.Elle revient pour nous présenter son nouveau microsillon au début du mois de mars: "CONVERSATIONS", le titre de ce p'tit dernier qu elle a bien hâte de nous faire entendre, renferme des chansons de Robert LEGER/ Marc DROUIN, PLAMONDON-COUSI-neau.et une dont Fabienne a écrit les paroles et Diane tell, la musique.Elle nous prépare un spectacle pour l’automne et me disait que cette fois-ci, elle revient au Québec pour un bon bout de temps.Elle vous fait dire: "BONJOUR!" On parle toujours de STARMANIA, avec cela de différent qu'il y a maintenant quelques confirmations! Par exemple, c'est au mois de mai à la Salle wilfrid-Pelletier de la Place des Arts que sera présenté l'opéra-rock.J’ai également appris de l’auteur lui-même, en l'occurence LUC PLAMONDON, que Diane tell jouera le rôle de CHRIS, l'animatrice de télévision qui devient amoureuse de Johnny ROCK-FORT, le chef des zonards et s'enfuit avec lui.Le rôle de Johnny ROCKFORT sera défendu par Robert LEROUX, un vrai rockeur au dire de Plamondon qui a été séduit par la performance de LEROUX lors de son passage à l'imprévu en décembre dernier.Quant aux autres acteurs, puisqu'il y en aura 16 et qu'il n’y en a que deux de confirmés, Luc Plamondon me disait qu'il passait des auditions, mais que c’était une tâche bien ardue que de choisir: "J voüdrais trouver des chanteurs/chanteuses f>eu ou pas connu(e)s, voudrais les voir entrer dans eur personnage, les voir devenir Stella spotlight, par exemple." C'est Olivier REICHENBACH qui assure la mise en scène, François COUSINEAU est à la direction musicale et c'est Chariot BARBEAU qui sera le chef d'orchestre.Luc me confiait encore qu'il aimerait bien voir se ballader "STARMANIA" à travers le monde, un peu comme "HAIR" l'a fait.H est très affairé notre auteur, puisqu'il travaille également à la composition de quelques chansons rock & roll pour le prochain microsillon de NANETTE qui devrait être fait cet été et sortir à l’automne.En ce qui concerne Diane DUFRESNE, puisqu'on a aussi parlé d’elle, après des vacances au Brésil, il y aurait possibilité de spectacle dans un gros, gros endroit ici à Montréal.Parlons, parlons, il en restera toujours quelque chose!.H it J'ai rencontré Michel NORMANDEAU en faisant mon épicerie, l’autre jour.Après s'être échangé des voeux, quelques recettes, discuté radio, compagnies de disques, promotion, on a parlé de ses projets.Le plus important, à ce moment-là, c'était une grande tournée dans une trentaine de villes du Québec qu'il devrait entreprendre au mois de mars.mais les mois se suivent et ne se ressemblent pas.Je viens d'apprendre que pour des raisons d'énergie solaire (Michel est allé étudié ça de plus près aux Bahamas), cette grande tournée a été reportée au mois d'avril; elle sera néanmoins toute aussi importante.Entre temps, un 45T extrait de son microsillon "JOUER" sortira au Québec en février et en France, avec l'album, au mois de mars; d’un côté ce sera la pièce "MISÈRE" et de l’autre "BERCEUSE POUR MA VILLE".Parlant d'ex-HARMONlUM, Serge LOCAT travaille actuellement à la création de musique qu'on retrouvera possiblement sur un deuxième microsillon qu i) voudrait, cette fois, plus accessible; ce sera du jazz-rock-progressif et une série de spectacles devrait suivre la sortie de l'album prévue pour l'automne/hiver 80.j'ai parlé avec Serge FiORi; il fait toujours du jogging même si des fois, c'est pas mal froid, il se cherche toujours un appartement ensoleillé à Montréal, et il compose en vue d’un microsillon qu'il ferait à l'automne et qui sortirait au printemps de 1981.Je lui ai demandé qui seraient les musiciens; il m’a répondu que ce serait ses amis Louis VALOIS, Libert SUBIRANA, Denis FARMER, Neil CHOTEM, Monique FAUTEUX, et d'autres qui pourraient s'ajouter en cours de route, il m’avait l'air bien en forme notre FiORi.En terminant, je voulais vous dire que plume nous a téléphoné de paris, il s’en allait passer le week-end à Amsterdam.(fffff).Mais au momerfct où vous lisez ces lignes, il est ici même au QUÉBEC pour nous présenter les résultats (enfin!) de sa "CHIRURGIE PLASTIQUE".Après ça, il doit retourner en France pratiquer sa java! Dans le QUÉBEC-ROCK du mois de mars (j'vous ('donne en primeur) on aura tout un spécial sur plume.A ne pas manquer! A la prochaine! Québec Rock Février 1980 ’tmmm WALTER ROSSI En silence II attend.Silencieusement, il ferme les yeux et hoche la tête de gauche à droite, puis il hausse les épaules, me regarde droit dans les yeux et attend quelques secondes avant de parler, comme s’il voulait trouver une quelconque guitare avec laquelle il pourrait mieux exprimer ce qui ne sort pas.puis finalement, dans un grand soupir, il s’exclame: ‘QU’EST-CE QUE TU VEUX QUE JE TE DISE, AU FOND TOUT CE QUE JE SAIS C’EST QUE C’EST MAINTENANT OU JAMAIS!!!” Je ne sais pas si vous vous êtes déjà promené dans un studio d’enregistrement, non pas qu’il y ait tellement d’espace pour s’y mouvoir ou beaucoup de choses à voir, une fois que vous avez passé dix minutes à vous extasier sur le nombre de boutons de la console ultramoderne importée d’Allemagne.je ne sais pas si vous avez déjà senti l’odeur qui règne dans ces locaux presque constamment fermés à l’air libre, ces sortes de catacombes modernes, refuges d’une secte secrète, les musiciens, qui s’y enferment surtout la nuit pour s’y faire immoler petit à petit par ces bêtes subtiles et féroces que sont les micros, le ruban magnétique et les machins technologiques perfectionnés.Et puis même si vous aviez pu pénétrer jusq’au Saint des Saints, jusqu’à la chambre secrète derrière la baie vitrée où même le professionnel le plus endurci ne peut s’empêcher d’imaginer de temps en temps qu’il est un voyeur ou une victime; si vous savez ce qui réside là, au coeur d’un monde-au-milieu-du-monde, même si on vous a initié à plus que n’en connaissent la plupart des vôtres, je doute que vous connaissiez jamais l’Heure Noire.L’Heure Noire c’est ce moment précis, vers 5 heures du matin, après la 60e prise d’une chanson surrannée, interprétée par une vedette déjà dépassée, alors que l’ingénieur du son n’est même plus capable de laisser sa main sur les contrôles, tant il tremble de tout le café qu’il a bu, alors que le producteur se cale dans son fauteuil pour mieux écouter le “playbac” et.s’y endort; c’est cet instant où la corde de mi du bassiste se brise au milieu du 2e passage du 2e "bridge”, où le batteur manque un beat et crie "Shit!” même s’il est Français de France; c’est aussi cet instant où tout semble absurde et inutile, depuis l’ineptie des paroles de la chanson, jusqu’à la robe trop serrée qui moule l’embonpoint de la chanteuse d’harmonies; l’Heure Noire c’est le pire moment à passer parmi tous les autres pires moments qu’il soit donné de vivre à un être humain.Cela fait ressembler une crise d'angoisse à une piqûre sur une fesse.Et Walter Rossi a du connaître l’Heure Noire au moins 100 fois.C’est à ce moment qu’il ferme les yeux, hausse les épaules et se dit: Walter Rossi circa 1962 avec son ami Norman Campbell.La guitare de Walter est une guitare Cooney fabriquée à Montréal.>• Kl À >' ?V V \ VO S ; IMP 8 Québec Rock Février 1980 “IT’S NOW OR NEVER, c’est maintenant ou jamais.” Il est quasiment né avec une guitare électrique dans la main, sur le plancher d’un studio d’enregistrement.Derrière son regard doucement violent de Napolitain, donc de joueur de mandoline, on devine tout un passé rempli de cordes de guitares pliées, frottées et torturées jusqu’à ce qu’elles rendent l’âme.Son âme.“I GET ALL THE PEOPLE SCARED.” “Je fais freaker tout le monde.” Walter Rossi est une sorte de monstre qui se cache dans les garde-robes de jolies filles le jour, y grattant sa guitare en secret, au milieu des dessous en satin, chaud sur froid, en Gémeaux, puis il sort quand la nuit vient, la même fidèle guitare au bras, à la recherche d’un “gig”, d’une session, d’une autre assemblée privée de la secte des musiciens.Il rabaisse son chapeau noir sur ses yeux, comme si la lumière pouvait blesser son regard trop intense.Il est imposant, impressionnant, sombre et intense, le feu sur le velours (fire on velvet.).Et il doit en effrayer certains dont le coeur n’est pas assez solide pour résister aux élans monstrueux de sa musique, de son son; la plainte (The wail.) des cordes meurtries une fois de plus par un Walter Rossi dont les doigts parlent sans cesse, même quand il se tait et hausse les épaules.Québec Rock Février 1QR0 Et les “flos” qui constituaient le public sur cette tournée damnée, dont il ne veut plus parler, en première partie des Stampeders, ne s’y sont pas trompés.dès qu’ils ont vu Walter apparaitre sur scène, tout de noir vêtu et dardant son regard sur la foule, ils reculaient de 5 rangées.d’admiration ou.de peur.“I STAND ALONE.” “Je suis un loup solitaire.” Walter Rossi n’avait que 19 ans quand il a posé ses culottes pour la première fois sur un tabouret de studio.j’imagine qu’il a du se sentir mal à l’aise à ce moment là, quoi qu’il me soit difficile de vraiment voir un Rossi mal à l’aise de façon évidente; car c’est un hypersensible, mais il ne le montre jamais, comme pour éviter que quelqu’un s'en serve contre lui, peut-être.Entre cette époque là et aujourd’hui, en passant du bambino à la machine à guitare (Axeman.) il y a eu toute une liste de gens qui ont vu Walter passer rapidement dans leur studio, au milieu de leur session.il y a des moments où je pourrais me faire croire qu’il a été partout, qu’il a joué avec tout le monde, tant de souvenirs me l’associant avec l’histoire du rock.Les grands noms ne manquent pas, comme Wilson Pickett qui a fait danser et sauter toute la génération d’avant le disco; derrière lui Walter jouait; comme Jimi Hendrix avec qui il échangea quelques passes de temps en temps; je me demande lequel des 2 guitaristes était le plus torride; comme Buddy Miles et son gros Express dont la locomotive chauffait, bien fort grâce au haut-fourneau de Walter.Et puis il y a les éminences locales, les amis intimes comme Michel Pagliaro, la belle Nanette Workman ou le frétillant Boule Noire qui ont été les compères de tous les instants de master Rossi, l’homme qui leur a mis des couleurs partout.Finalement, il y a tous les autres qu’on ne nomme pas parce qu’on a pas de place, mais Walter était là toujours, solide comme le rock.Et pourtant- Pourtant, au milieu de tout cela, il restait silencieux et haussait les épaules, comme si ce n’était pas vraiment là sa place (Not my gig.) et qu’il avait autre chose à faire, ailleurs, tout seul.Tout seul malgré la foule.“I’M AWFULLY SENSITIVE! THERE ARE GIRLS.” “J’suis terriblement sensible, y’a des filles.” Un matin, Walter Rossi s’est formé un groupe, Charlee, un essai, pour tenter de trouver sa place à lui plutôt que d’être à celle des autres (Be in someone else’s shoes.).Et Charlee a fait pas mal de bruit, à toutes 9 SILENT I WAIT (Walter Rossi, Daniel Ippersiel, John McDiarmid) I see you all sittin’ So Comfortable It’s just another show You come and go Reachin’inside to give What you need from me Silent I wait To hear my name The lights go on We must entertain It’s hurtin’ so good You know I’ll never leave Them one night stands Got a hold on me Without you, tell me Who would I be So come along Do me no wrong I’ve opened rny heart And I’m letting you in I’ll bring you to places You never been Cos You filled the perfect hour Of my dream Isn’t it strange what a simple song Can bring So take my hand Dont be afraid I’m feeling a storm But it wont bring rain I’m building force I’m gaining ground Didn’t take me long to win the crowd I feel it strong ao play it loud :And ride the storm and bust the dam I wake the deadjand tame the sky And take these hands and shake the ground Still on the chase I’m running wild If I take aim the blow is loud I see you all sittin So comfortable It’s just another show And you come and go Reachin inside to give What you came to see Now I’m alone No one but me To find it must end Where it all begins Outside the gates Somewhere a driver waits And he’ll be taking me To a different place It hurts me to say The end is drawing near Silent I wait Away from here this song remains It’s for me and you Paroles originales en anglais reproduites avec I’ahnable permission de Napoli Kid Music et de Crescent Music.La traduction en français est exclusivement pour le bénifi-ce des lecteurs de QUEBEC ROCK.Je vous vois tous assis Si confortablement Ce n’est qu’un autre show Vous allez et venez Arrachant pour redonner Ce dont vous avez besoin en moi En silence j’attends Qu’on appelle mon nom L’éclairage s’enflamme Nous devons divertir Ca fait si bien mal Vous savez que je ne partirai jamais Ces spectacles d’un soir M’ont vraiment accroché Sans vous, dites-moi Qui est-ce que je serais Alors venez Ne me faites pas de mal Je vous ai ouvert mon coeur Et je vous invite à l’intérieur Je vous emmènerai là où Vous n'avez jamais été Car vous avez comblé cette heure parfaite De mes rêves N'est-ce pas étrange combien une simple chanson Peut apporter Alors prenez ma main N’ayez pas peur Je sens une tempête qui approche Mais elle n’apporte pas de pluie Ma force grandit Je gagne du terrain J’ai gagné la foule en bien peu de temps Jouez aussi fort que je le sens Chevauchons la tempête, et brisons le barrage J’éveille les morts, j’apprivoise le ciel Avec ces mains faisons trembler la terre toujours à la poursuite, je cours comme un fou Et si je vise le coup porte fort Je vous vois tous assis Si confortablement Ce n’est qu’un spectacle de plus Et vous allez et venez Arrachant pour redonner Ce que vous êtes venus voir Présent je suis seul Personne d’autre que moi A découvrir que ça finit Là où ça a commencé De l’autre côté des guichets Quelque part, un chauffeur attend Pour m’amener Ailleurs, autre part Ça me fait mal de dire Que la fin approche En silence j’attends Loin d’ici il reste cette chanson C’est pour vous et moi.Québec Rock Février 1980 10 sortes d'endroits, comme le middle-west américain, où l’album a eu la faveur du public au point qu’il a fallu le ressortir quelques années plus tard.Walter avait prouvé, s’était prouvé, qu’il avait quelque chose à dire et que pas mal de monde avait envie de l’entendre.c’était un pas.v Un autre album suivit, à lui tout seul, avec des gros solos de guitare-laser perçant le vinyl puis le métal de la table tournante.C’était chaud, mais peut-être trop.Comme si Walter devait refaire ses classes pour apprendre comment dire ce qu’il avait tant envie de dire.Puis c’est comme si sa guitare lui faisait un petit discours (Speech.) pour lui montrer le droit chemin.cela donna comme un coup de fouet.un coup de chat à six queues et neuf vies.“Six Strings, Nine Lives” est la voix (voie) retrouvée.ce n’est plus la phrase de guitare brutale et brûlante (Hot Lick,.) qui compte, c’est la chanson, la toune et le monsieur derrière elle."Six Strings, Nine Lives” c’est de la chirurgie à coeur ouvert, Walter Rossi tout nu et tout chaud.Tout le monde bat des mains et se réjouit.' Mais Walter hausse les épaules et ferme les yeux.mais cette fois-ci, il sourit."IT’S SO HARD TO FOOL THE KIDS THESE DAYS.” “C’est difficile de tromper les flos aujourd’hui" Walter vient à nouveau de se mettre à la tâche.de s’épuiser sur le métier où 100 fois il remet son ouvrage, comme un grand perfectionniste qu’il est.Ca s’appelle “Diamonds for the Kid", des diamants, des perles, des bijoux de toutes sortes pour les générations qui viennent.C’est un album différent, avec encore moins d'éclats de guitare et encore plus de chansons.des chansons toujours aussi pleines d'élan et de vitalité, mais plus courtes, plus rationnées, sans s’étendre.Parce que Walter a compris, en apprenant le langage neuf du mot, qu’il fallait qu’il se fasse entendre le plus clairement par le plus grand nombre de gens possible; dans le but de faire de l’argent, bien sur, qui n’a pas rêvé de châteaux en Espagne (Limos on the coast.) mais aussi parce que ça fait du bien de se retrouver au milieu du plus grand nombre.Walter les a vus, dans les premières rangées des salles de spectacles, au centre des planchers de danse, tous ces jeunes, tous ces enfants neufs, nés après Marx et même après Avril’et pour qui le Coca-Cola est un produit bourgeois que les “vieux” mettent dans leur mix parce qu’ils ne sont plus capable de boire leur rhum straight.Il s’est rendu compte que c’étaient eux qui écoutaient la radio AM, qui connaissaient toute la musique plus vite et plus profondément que leurs aînés.Alors il leur a dédié un album, il s’est fait comprendre le mieux possible en rapetissant ses tounes pour qu’elles trouvent le chemin des ondes.Ce qui n’a pas empêché Daniel Ippersiel et lui de tourner quelques unes parmi les plus belles phrases que le rock ait eu à dire.Walter n'a eu qu’à hausser les épaules, à fermer les yeux et à les chanter.“I LIKE BEING ON STAGE, BUT IT’S BEEN SO RARE I FORGET.” “J’aime être sur scène mais c’est si rare, que j’oublie.” ¦ Alors il se retrouve enfin, après s’être far- ci 400 heures dans la caverne enchantée, au centre du studio, à tout faire, à jouer tous les rôles, d’arrangeur, d’auteur compositeur, de chanteur, de guitariste et de producteur; après 400 heures parmi lesquelles il a du confronter l’heure noire bien souvent, encore plus fort puisqu’il y était 6 fois.Après tout ça.Il faut qu’il sorte aller prendre de l’air, respirer et faire sécher les cordes mouillées de sa guitare.Il faut qu’il aille entendre à nouveau le rugissement de la grande foule chaude et moite, comme une mer à la fois menaçante et rassurante (Swim or drown.).C’est le moment où jamais pour lui de remonter sur ces scènes si importantes où toute la vie se résume en une heure de feu, de sang et d’eau.Pour Walter Rossi la vie se retrouvera loin du studio, à faire une longue, longue, longue tournée qui l’amènera partout (AH over the fucking place.) dans l’espoir de retrouver toute une famille qu’il n’a jamais oubliée, même pendant l’heure noire, parce que se sont ces gens-là qui viennent le voir, qui lui donneront le souffle de toujours continuer, de toujours aller plus loin.“IT’S NOW OR NEVER.C’est maintenant ou.toujours, avec Walter Rossi.Et puis il s’est lui-même écrit un épilogue, lui qui dit que le matin après un “gig” “I NEED COFFEE, CIGARETTES AND SUNGLASSES.J’ai besoin de café, de cigarettes et de lunettes de soleil.” Un texte de Marc Desjardins d’après des propos recueillis par Coco Influence (1968-69) te* CHRftLEE Charlee (1972) WALTER ROSSI DISCOGRAPHIE 'Diamonds for the Kid” (1979) Walter Rossi a aussi participé à l’enregistrement de plusieurs des chansons de Nanette Workman (“Danser danser” etc.), Michel Pagliaro (“Château d’Espagne”), Boule Noire (“Aimer d’amour”) et des Bombers.“Six strings Nine lives” (1978) Walter Rossi (1976) \’i\ SlISIMiS] )i\r I u\i:s À Québec Rock Février 1980 11 apfc.+e- ^ Vo^-V rv C0^ eve ,v?°V' ^:Jfe v \ ~4 i 'V V v V’ ^° d^ , » < V1 -\© V v o© ^ ^ \>
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