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Titre :
Québec rock
Magazine mensuel présentant le monde de la musique rock et de la musique populaire d'ici et d'ailleurs. [...]

Québec Rock est un magazine consacré à la musique et publié à Montréal de 1977 à 1986. Fondé par Paul Haince, Jacques « Coco » Letendre et le journaliste Marc Desjardins, qui y fera carrière, il est d'abord offert gratuitement sur papier journal dans les magasins de disques; il connaîtra un fort succès commercial en format magazine à la suite de son rachat par Guy Perron.

Québec Rock rassemblera au cours des ans une équipe de journalistes jeunes et dynamiques, dont certains connaîtront une longue carrière médiatique - notamment Georges-Hébert Germain, Nathalie Petrowski, Franco Nuovo et Laurent Saulnier. Le magazine s'occupe surtout de couvrir les événements musicaux, avec des entrevues, des nouvelles du milieu musical québécois et international, des critiques de disques, mais aussi des chroniques variées, particulièrement sur la mode et le cinéma.

Plusieurs numéros ont été de grands succès en kiosque, s'écoulant à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires : ils présentaient en page couverture Normand Brathwaite (pour la comédie musicale Pied de poule), Michael Jackson, Ding et Dong, Corey Hart, Diane Dufresne, etc. Québec Rock a été une sorte de Rolling Stone québécois qui, avec sa version anglaise Graffiti, en est venu à détrôner le magazine américain dans son créneau au pays.

Son éditeur a aussi publié un magazine à succès pour les adolescents, Fan Club, et a été un exemple à l'époque sur le plan de la convergence médiatique, profitant de productions télévisuelles associées sur TQS pour utiliser la dynamique des renvois promotionnels.

Éditeur :
  • Montréal, Québec :Québec rock,1977-1986
Contenu spécifique :
Mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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Références

Québec rock, 1981-05, Collections de BAnQ.

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•:.y* ® PAULINE MARTIN LES PLOUFF -* CLAUDE DUBOIS LE SYNDICAT DES OURS EN PELUCHE LA FIÈVRE DU SOCCER S'EMPARERA-T-ELLE DES QUÉBÉCOIS?Q-^o vil -p , .'Ü .¦.:•• •; t&i.V .( m&Mmm La.£ XcH D'd 'xeaJ^uow ' STÇuattq-a^cï ana ççg oaqanO-OTpen C’est l’euphorie perpétuelle Avec le casque d'écoute Open Aire®de Sennheiser, vous obtenez des hautes et des bosses impeccables, des sonorités moyennes d'une éblouissante clarté.La gomme entière des tonalités musicales vous parvient avec une telle brillance, un équilibre sonore si mesuré et si agréable a l'ouïe que vous pourrez goûter votre musique préférée dons une euphorie absolue.Sennheiser HD414X D'une supérioritée reconnue dons le monde entier, le HD414X est un casque d'écoute d'une *CZ>SEI\|I\JHEISER TC ELECTRONICS CANADA LTEE.2142, Route transcanadienne, Dorval H9P 2N4 514-683-7161 h.ÉÜ excellente musicalité a un prix raisonnable.Son serre-tête léger et souple en mousse de caoutchouc et ses oreillettes de tout confort, douces et coussinées, vous permettent de vous évader pendant des heures sur les ailes de la musique.Avec nos casques d'écoute, dest dons la tête que c'est beau.Passez chez le déraillant Sennheiser le plus près de chez vous . | CER.TRETS'iS' #fg£:njï: LRADra-qyteec Haut-parleur pour hautes fréquences.•JENSEN coax n vv;^y ^ • r: Des caractéristiques exclusives.Comme par exemple son tweeter monté directement sur la grille.C’est le haut-parleur stéréo auto Coax II Jensen de 6V2".Et en plaçant le tweeter de 2" à cet endroit, nous avons pu améliorer la dispersion des hautes fréquences, tout en amincissant le haut-parleur.Des aigus bien définis .une meilleure dispersion Les hautes fréquences présentent bien des problèmes .cherchant généralement à s’échapper droit devant eUes.Mais grâce à sa position avançée notre tweeter à radiation directe les force à se disperser dans toute la voiture.Alors, même si les haut-parleurs sont mis en place en bas, dans les portières avant ou derrière, sur la plage arrière, vous pouvez être certains d’obtenir une reproduction fidèle des aigus.La musique prend plus de relief.C’est ce que vous offre le Coax II de ô1^".Une musique plus enveloppante, avec un meil- leur relief.Et une courbe de fréquence s’étendant de 50 Hz à 40,000 Hz.Mais il n’y a pas que le tweeter.Il ne faut pas oublier le woofer de 6" qui se cache derrière.Grâce à son lourd aimant de 16 oz et à sa grosse bobine mobile Nomex® de 1", il délivre Tweeter de Lo.jrd pouvant atteindre 50 watts ajmant radiation de 16 oz directe Grosse bobine mobile Nomex® del" des graves puissantes et équilibrées.La souplesse de la suspension et le dessin précis du cône viennent encore augmenter la sensibüité du haut-parleur.Ce haut-parleur Coax II de 4 ohms à haut rendement est prévu pour une puissance continue de 50 watts, en en tirant le maximum.Un haut-parleur aminci.Une minceur exemplaire .il ne mesure que P/s" de profondeur et convient aux découpes normales de SVP.Ce qui lui permet de trouver sa place dans la plupart des portières de voiture, sur la plupart des plages arrière, dans les endroits les plus exigus.Et grâce à sa construction d’une seule pièce, le Coax II Jensen de 6V2" s’installe en-" core plus facilement.La grille est fixée de manière permanente au haut-parleur; et ce qui facilite l’installation assure aussi une plus grande rigidité et une réduction des vibrations.Des références impeccables.Venez donc écouter le nouveau Coax II Jensen de 6V2".Le haut-parleur au tweeter monté sur grille.Nous sommes sûrs que vous trouverez une place dans votre voiture pour ces haut-parleurs.JENSEN SOUND LABORATORIES AN ESMARK COMPANY Woofer, tweeter et grille formant une seule pièce Pour obtenir le nom et l'emplacement du dépositaire Jensen le plus proche, écrire à: len tinkler limited, 230, bout Henri Bourassa est, Bureau 203, Montréal, Québec H3L 1B8 N° de téléphone: (514) 384-1270 L'ESPPIT '8 V CHOM-FM est une fois de plus a la recherche de talents québécois Voici votre chance de.GAGNER DE L'EQUIPEMENT MUSICAL EVALUE A $2000.GAGNER 25 HEURES DANS UN STUDIO D'ENREGISTREMENT.FIGURER SUR L'ALBUM L'ESPRIT '81 Venez chercher votre formule de participation CKOM-FM 1355 avenue Greene, Westmount, Que.Ecoutez CHOM-FM peur tous les details! PAR JACQUES LETENDRE/BÉDACTEUR EN CHEF, ÉDIIEPB NOTE La vie vous fait-elle peur?Ecoutez-vous les nouvelles, lisez-vous les journeaux.?Serez-vous victime ou agresseur?Aux États-Unis, le mois dernier, un garçon de 25 ans qui se mourait d’amour pour une jolie actrice de 18 ans et qui ne réussissait pas à attirer son attention a décidé de prendre les grands moyens.6 coups de feu et son nom est devenu aussi connu que celui de Lee Harvey Oswald en 1963.Pour se faire remarquer, John a tenté avec son pistolet de faire son affaire au Président Reagan.Imaginez que ça puisse se produire ici.Ça se pourrait, vous savez, n’en doutez pas.Marc Desjardins nous parle du HX ,x il en est de même des nouvelles cassettes Maxell XL-S Et ce fut Maxell qui le fit.En modèle argenté XL-I pour polarisation normale et en modèle doré XL-II pour polarisation élevée.Il vous suffit d’en essayer une vous-même.Et si votre système est suffisamment bon, vous pourrez entendre une différence significative.A propos, vous aurez peut-être besoin de les rechercher un peu pour les trouver.C’est parce que les XL-S ne sont disponibles que chez certains dépositaires sélectionnés.Mais .essayez donc d’acheter des tickets pour le concert Springsteen au super-marché .! maxell Si la musique joue un grand rôledans votre vie, vous payez pour ce qu’il y a de mieux.Et, présentement, les nouvelles cassettes Maxell sont les meilleures cassettes à oxyde que Maxell ait jamais fait.Ces nouvelles cassettes XL-S offrent une gamme dynamique encore plus étendue.Un rapport signal/bruit plus élevé.Une latitude de polarisation plus étendue.Une distorsion d’intermodulation plus faible .et des caractéristiques d’enregistrement nettement supérieures.Toutes ces améliorations sont évaluées en comparaison des modèles Maxell UD-XL, les meilleures cassettes de première qualité, les mieux vendues au Canada .celles que tout le monde essaie de surpasser.Tri-lel associates limited 105 Sparks Avenue Willowdale Ontario Canada M2H 2S5 Nathalie Pétrowski en liberté provisoire?NOWHERE POUR MIAMI: NOTES DE VOYAGE .i \v.; 'Jr’ 'S ’ai retrouvé dans mon passeport, un petit billet gras et froissé avec l’entête du Holiday Inn, daté de l’année dernière.Dans un moment de profond désespoir au dernier étage du Holiday Inn dans une ville dont je ne me rappelle plus le nom, j’avais écrit que les rideaux au teint vert et malade juraient avec le tapis bleu et la face fripée de Ronald Reagan qui ce jour-là délirait à la T.V.J’ai retrouvé le billet dans un moment de profond désespoir sur le plateau du room service du Holiday dans une ville dont j’aurais préféré oublier le nom.Miami.Je suis allée à Miami parce que j’étais à court d’imagination et à court de cash.J’ai fait ce que presque six millions de Québécois font cha- que année à la même date pendant le dernier sprint avant la fin de l’hiver.Je ne peux m’expliquer cette impulsion extraordinaire qui pousse les meilleurs d’entre nous vers cette destination imaginaire, vers cette vie rêvée sur des affiches en technicolor.Mais il fallait partir et il ne fallait pas trop se poser de questions.— Tu t’en vas à Miami?me dit le gars.— Oui, c’est ça, à Miami, il paraît qu’il fait chaud.— Quoi faire?— Quoi faire?Je ne sais pas.Rien en particulier.— Est-ce qu’il y a quelqu’un qui t’attend là-bas?— Non, personne.— Alors, c’est un nowhere.J’ai regardé mon interlocuteur un instant sans trop comprendre, puis pour éviter les explications, j’ai répondu.“Oui, c’est ça, c’est une nowhere”.Je repense à ces paroles au fond de ma chambre sans surprises, je regarde le tapis bleu, le couvre-lit vert, et j’ai le goût de donner un grand coup de pied dans la télévision où l’on repasse “Apocalypse Now” pour la deuxième soirée consécutive.L’image est floue, la réception est mauvaise et enneigée.Venir à Miami pour voir de la neige à la T.V., faut le faire.Voir Miami et mourir.d’ennui! La laideur de Miami est une laideur classique de musée.Dans 2000 ans quand on déterrera Miami de ses ruines, on s’extasiera devant les raffinements de ce mauvais goût qui n’a d’égal que sa passion pour le loufoque et le grotesque.Visages de cire, petites vieilles défigurées sous les tartines épaisses de mauvais maquillage, bermudas trop lousses sur des cuisses de squelette, pâles et flétries.Le grand fléau de Miami, c’est paraît-il, la solitude; celle des vieux qui meurent tout seuls dans leur petite chambre blanche trop climatisée.Le grand fléau de Miami c’est aussi paraît-il, la mort.Elle est présente partout dans ce cimetière décoloré d’une Amérique qui, entre deux Big Mac, a même transformé ses salons funéraires en drive-in.Die while you drive.Service rapide.Dans les reflets du soleil couchant, les buildings neufs et majestueux ressemblent à des statues de sel pétrifiées et même le bleu du ciel a un air suspect et préfabriqué.Nowhere, j’ai pris un nowhere pour Miami, sans raison, sans but, sans véritable intention.Je cherche en vain Roméo Pérusse au fond du Fontainebleau, Michel Louvain et Michèle Richard dans le petit Québec de la déportation.Qu’est-ce que je fous ici?Ça parle français partout dans la rue, ça s’émerveille beaucoup sur les splendeurs de Miami.J’ai acheté les journaux dans l’espoir de trouver quelque chose pour me changer les idées et me divertir de ma nausée, mais je ne trouve rien.On se couche de bonne heure à Miami.Ceux qui souffrent vraiment d’insomnie peuvent toujours aller dans un hôtel voir tous les “has-been” qui ont raté leur carrière à Hollywood et Vegas et qui viennent finir leurs jours au paradis des retraités.Ils peuvent aussi aller voir des vieux films de cul, “Deep Throat” qui entre dans sa sixième année consécutive, ou encore un show de go-go girls en pleine ménopause.La vie n’existe pas à Miami ou alors elle se cache quelque part dans un ghetto cubain devant lequel on a pris la peine d’inscrire, “Entrée interdite”.Je me promène dans les rues blanches et comateuses et je me sens comme l’étranger de Camus.Je ne sens rien du tout.Tous les jours, je vais du Holiday Inn à la plage, de la plage au centre d’achats, du centre d’achats au Holiday Inn.Je prends toujours la même route, la 1 Nord que je pourrais facilement suivre jusqu’à la pointe extrême de la Floride, jusqu’au précipice final de la désintégration.À cinq heures, de grandes polices postées près de leurs motos chromées arrêtent les automobilistes qui roulent sans passagers dans l’allée de gauche, l’allée des car-pool.Impossible de les déjouer.Je me suis fait une raison et j’attends en silence dans l’allée du milieu, celle qui “stalle” tout le temps.J’écoute Benny Goodman, Lawrence Welk et Mantovani qui tournent toute la journée à la radio.Parfois, je réussis à capter un poste country ou cubain où l’on ne cesse de crier “libertad, liber-tad”.Je m’accroche à ce petit cri qui grésille à la radio comme si c’était mon seul contact avec le monde réel, mon seul salut mental.Je me promène dans un ci- metière de scrap, de metal calciné de drive-in, de grosses franchises barbouillées aux néons parmi les panneaux réclame d’une culture qui bascule bans cesse dans l’irrationnel, une culture branchée sur People Magazine.Je découvre l’horreur, l’horreur du vide scrupuleusement imprimé, télévisé.Tandis que les meurtres sanglants d’Atlanta continuent à faire la une des journaux, un drop-out du Colorado écrit des lettres d’amour à Jodie Foster comme dans un mauvais film de fin de soirée.Pour elle, il est prêt à tuer le Président.Le drame c’est que tous les mauvais films de fin de soirée finissent par se réaliser ces jours-ci aux États-Unis.Tuer pour un idéal politique, tuer pour une cause noble et humanitaire, passe encore, mais tuer pour une petite starlette sans envergure, tuer parce qu’un enfant a la peau noire, quel gâchis.Les vieux de Miami qui se paient du plaisir sans plaisir sont pathétiques mais ce sont leurs enfants qui me font peur.Ceux qui écoutent la même musique que moi, ceux qui ont sans doute le même âge que moi, des millions de petits nowhere dans la nuit qui rêvent au jour où ils seront des “rock’n roll star” et qui en attendant, demandent de l’argent de poche pour aller s’acheter un fusil.On les rencontre partout ces petits nowhere.Leur porte-monnaie est toujours plein.Ils ont un regard vitreux et portent parfois une Bible sous le bras.Celui que j’ai rencontré au bar de l’aéroport à Miami avait posé sa veste d’armée sur ses genoux et arborait une chemise rouge sertie de macarons à la mémoire de John Lennon.Il m’a dit que la fin du monde s’en venait et qu’il fallait être prêt au pire.Il m’a dit qu’il s’en allait rejoindre une équipe de “survivalists” dans le bois.Il a dit que Jodie Foster était une enfant mais que Brooke Shields était une vraie femme.Il m’a demandé si j’avais vu le film de Ronald Reagan à la T.V.l’autre soir.Je lui ai demandé le titre.Il m’a répondu The Killers.Il m’a dit que Ronald Reagan lui faisait penser à son père.Il a sorti une photo pour me le prouver.C’était la photo de Ronald Reagan et de son singe.Mon bronzage a subitement pâli.J’ai dit que j’allais manquer mon avion.Il m’a dit que ce n’était pas grave et qu’il y aurait beaucoup d’autres avions.Il a dit autre chose mais je n’ai pas entendu.J’étais trop occupée à disparaître sans bruit* Et maintenant, la simplicité VOCAL MASTERMD s’allie aux performances PRO MASTERS WSM U a fait: Le système Shure VOCAL MASTER a probablement accompagné les débuts de nombreuses vedettes: des dizaines de milliers d’appareils sont encore en service.Dans la même lignée, Shure présente la console d'amplification PRO MASTER 706 et les enceintes de haut-parleurs 709— de nouveaux appareils aux caractéristiques ultra-modernes, exceptionnellement fiables et faciles à utiliser (même pour les débutants).C’est un système très souple combinant une large gamme de puissance avec des caractéristiques professionnelles: en fait, les artistes expérimentés conviennent que PRO MASTER leur donne un niveau inédit de clarté et de pureté audio.La nouvelle console d’amplification 706, avec amplificateur de 200 watts, et une paire de nouveaux haut-parleurs 709 à prix modéré: une combinaison exceptionnelle, à un prix imbattable! W- - La console d'amplification PRO MASTER 706 comprend: • amplificateur de 200 watts avec égaliseur graphique à 10 bandes; • mélangeur 8 canaux, avec disposées commodément; • panneau arrière PATCH BLOCKMC simplifiant les raccordements; W^ÆMBË • témoins lumineux DEL signalant les problèmes potentiels.Les haut-parleurs PRO MASTER 709 comprennent: • puissance nominale de 150 watts; • trois haut-parleurs haute fréquence piézoélectriques et un haut-parleur basse fréquence de 15 pouces; • enceintes faciles à transporter et très puissantes; • système super-portatif: la console et les deux haut-parleurs peuvent être transportés dans la plupart des petites voitures! Venez les admirer dès aujourd'hui chez votre dépositaire Shure ou écrivez à Shure pour obtenir la brochure AL647.Console d’amplificatior^^®i^H^3 r M mEXmàPÂmlSM POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS.ÉCRIRE A: A.C.Simmonds & Sons Limited, 975 Dillingham Road, Pickering, Ontario, L1W 302 Bureaux de vente à Vancouver, Calgary, Winnipeg, Montréal Enceinte de haut-parleurs 709 uss' a.sponiDie ^ y présente le nouvel album de * kébec-disc r&sïï'sï'A diskode •^i-'VÀrV- Distribution' autrement PAB MARC DESJARDINS L’APPROCHE, L’AVENTURE.EN GUISE D’INTRODUCTION 10 ans ce petit pays prétentieux et replié sur lui-même, il est encore des gens pour nous dire quoi faire, des gens qui se prétendent de bonne foi et qui nous assènent la force de leurs principes sur la tête, en s’imaginant que seul leur chemin ust droit, que seule leur voie est claire.Ce sont des escrocs du réel qui détournent les fonds de nos imaginations collectives et les basculent dans des bassins géants où mijote une soupe visqueuse qui ne goûtera jamais rien d’autre que les pois cassés ou le ragoût de patrimoine.Si je veux parler “Autrement”, j’articulerai mon débat pour les mois qui viendront, autour du seul thème du nationalisme, ce sticker délavé qu’on applique comme une scellée sur tout ce qui menace de bouger.Le Québec s’est créé sa propre police des moeurs et c’est la patrouille du.fléché, l’escouade écologique et historique de la sauvegarde, la petite bande de nouveaux nazis involontaires qui a trouvé le moyen de nous faire prendre le conservatisme culturel pour de la rébellion.J’en ai plus que soupé d’entendre tonitruer mes amis et relations de travail qui ne cessent de dire à quel point on étouffe chez nous, et qu’il faut aller ailleurs, et que le marché est petit, et que le talent n’est pas aussi grand.J’en ai ma dose de l’infidélité au pays que les patriotes à la gomme ont semé dans l’esprit de tous ceux qui voulaient faire du moderne plutôt que du rustique colonial.Parce que moi, j’ai le goût-de rester ici, et j’ai encore confiance en notre avenir.Je crois très fort que nous avons tout ce qu’il faut pour réinventer le langage et la culture, moderniser et transcender ce qui était un fait acquis.Le Québec, nation nord-américaine, francophone par hasard et par bonheur, a tout ce qü’il faut, est tout ce qu’il faut pour articuler le neuf et l’inédit; le Québec explosera si on cesse de le mettre en puniton dans une ar- moire en pointe de diamant à chaque fois qu’il ose faire un geste plus sexy que moral.Je sais que j’abuse de la métaphore et que je hurle à la lune, mais je n’ai pas d’autre choix que de justifier le langage de l’imaginaire que beaucoup de grands esquis-seurs de principe ont débauché, soit en l’associant au délire cosmique des poètes incompris, soit en l’expliquant par des logarithmes logiques où le désir et le plaisir sont exclus.“Autrement” se veut un carnet de notes pour ceux qüi n’ont pas froid aux yeux, sans mots d’ordre, mais avec un plancher de danse suffisamment large pour accepter les coups de coude et les déhanchements.Voici quelques années que l’alimentaire m’a entraîné vers le journalisme, pour quelques dollars de plus et parce qu’il le fallait bien.Au début je faisais l’exercice de l’écrit public sans conviction, me disant que moi écrivain et, gauchiste impénitent, je me devais de faire un travail comme celui-là, question de subsister en attendant de finir un quelconque grand projet.Mais aujourd’hui, le journalisme est devenu le grand projet lui-même.Bien sûr, j’écris autre chose, “autrement”, mais je me rends compte que cet exercice d’argumentation sur du concret m’a rapproché du réel et m’a fait tomber en amour avec un public qui n’est plus la petite chapelle d’initiés.Alors, n’en déplaise à ceux qui voulaient se servir de moi pour faire du porte à porte, “Autrement” sera ce lui dans le lieu, cet écrit sous le texte ou j’essaierai de monter un laboratoire d’idées.“Autrement’ ’ sera le véhicule de ma fierté de vivre et d’écrire au Québec en 1981, fierté ne m’empêchant de passer par Londres et New-York, par les Clash ou Cassavettes pour y puiser de quoi mieux être ici pour ailleurs.Je l’ai dit, je centrerai mon débat sur le spectre du nationalisme.Je crois que la paranoia de la langue nous a fait perdre de vue le sens de la modernité; je crois aussi que l’idolâtrie au patrimoine a effrontément supplanté la conscience de l’histoire.Je suis incapable de supporter le pessimisme qui S’empare de l’univers culturel québécois.Où que j’aille, quoi que j’entende, cela parle toujours d’échec et de complots mesquins.On dit que le Québec est étouffant, qu’il faut aller ailleurs pour percer, pour renouveler.Le désabusement et la nostalgie sont devenus les pires ennemis de la confiance en nous et les plus grands désamorceurs de notre avenir.On a fait du Québec un pays de repli sur soi, de regard en arrière, de retour à la terre et de reprises à la télévision.Sous le fallacieux prétexte qu’on allait perdre notre langue et notre culture, on s’est regardé le nombril, on a mis en bouteille pour protéger, on a fait de notre culture un exhibit de musée surprotégé Mesdames et messieurs, les Finlandais sont 4 millions, ils parlent une langue que personne d’autre au monde ne parle, furent longtemps dominés par 10% de Suédois, ont les Russes aux fesses et une très mauvaise situation géopolitique; pourtant, leur culture est une des plus mo- dernes d’Europe, leur poésie extraordinaire, leur design et leur architecture font l’envie du monde entier et pourtant ils n’exportent que très peu de celà.La culture québécoise était une terre d’une fertilité extraordinaire à l’époque où on la croyait menacée.En fait, c’est de cotoyer les autres, de s’interpénétrer et de bouger sans cesse qui permet à une expression d’aller devant et de ne pas stagner derrière.Le bourbier que constitue la diffusion populaire actuelle n’est pas un problème inhérent au volume restreint de notre marché.C’est bien plus le fait d’un conservatisme récent en face des modes de production plus contemporains, conservatisme motivé en général par un irrespect de la chose nord-américaine dont le coté anglosaxon représente encore l’ennemi.C’est par amour fou pour ce que nous sommes que je veux, en toute simplicité et sans m’illusionner sur mon importance, tracer des lignes à partir desquelles on pourrait organiser une vision plus claire de notre matérialité culturelle.Si pour cette forme d’introduction j’ai choisi un langage chargé d’émotion, c’était pour mieux apprivoi- ser mon objet.Les futures chroniques seront plus marquées par une grille d’analyse et se baseront sur des moments concrets.J’accepte à l’avance la critique de tous ceux qui me taxeront d’intellectualisme, ou qui prendront mex excès pour de la prétention.C’est là l’inverse d’un spectacle, l’an-ti-promotion et autre chose que la tape dans le dos de la congratulation que je veux dire.faire.être.“Autrement” ce n’est ni plus ni moins que l’au-delà d’une opinion différente, la toune qui swing au rythme d’un batteur différent.* BOURSES D’ETUDES DE LANGUE SECONDE OBJECTIF DU PROGRAMME Ce programme de bourses de niveau post-secondaire est destiné aux étudiants francophones qui désirent poursuivre des études dans un établissement de langue anglaise.VALEUR DES BOURSES Les bourses varient entre 500 $ et 2 000 $.DURÉE D’ATTRIBUTION REVENUS ADMISSIBLES 4 000 $ Le boursier doit informer le Service des prêts et bourses de ses revenus à temps partiel et des sommes qu’il recevra d’autres sources pendant la durée d’attribution de la bourse.Le cas échéant, la bourse sera amputée de tout excédent.Les bourses constituent un revenu imposable.SÉLECTION DES CANDIDATS • aux étudiants francophones qui poursuivent des études de niveau post-secondaire dans un établissement de langue anglaise situé à moins de 125km de leur résidence principale.La valeur de la bourse est fixée à 500 $.DATE LIMITE POUR LA DEMANDE 1er juillet 1981 (le cachet de la poste faisant foi).FORMULAIRES OFFICIELS 1er mai 1981 au 31 août 1982.CUMUL DE BOURSES Un boursier peut profiter d’une autre bourse, pourvu qu’elle ne provienne pas du gouvernement fédéral, du gouvernement du Québec, ou d’un organisme gouvernemental québécois ou fédéral.Un boursier ne peut accepter une bourse de moniteur de langue seconde.Les bourses seront accordées aux étudiants qui s’inscriront dans un établissement post-secondaire anglophone situé hors du Québec.La valeur de la bourse est fixée à 2 000 $.BOURSES RESTANTES Service des prêts et bourses aux étudiants , Ministère de l’Education 1035, rue De La Chevrotière Centre administratif G, 22e étage Québec GIR 5A5 (418) 643-3773 S’il restait encore quelques bourses à attribuer, ces bourses seraient offertes aux étudiants des catégories suivantes: • aux étudiants francophones qui poursuivent des études de niveau postrsecondaire dans un établissement de langue anglaise situé à plus de 1251cm de leur résidence principale.La valeur de la bourse est fixée à 1 500 $.Les services d’aide aux étudiants des coUèges et des universités Les directions régionales du Ministère de l’Éducation Gouvernement du Québec Ministère de l'Éducation ¦¦ 60mj 25Oh, Ikh, 35kh, IOkh, MEMO 1 2 3 4 5 6 7 FREQ 00 H OOb OX -a OCX OUT NORM LO i ¦ ¦¦•¦ll ¦ ¦ ¦ ¦ Le “Dashboard Wizard”tm* Jusqu’aujourd’hui, il n’y avait que les stéréos d’autos.Mettez de côté tout ce qu'on vous a appris de la stéréophonie automobile.Le “DASHBOARD WIZARD” est arrivé! Un système préamplifié complet encastrable au tableau de bord qui transformera votre voiture.Son récepteur digital électronique de grande précision mémorise vos 7 stations Am et 7 Fm préférées, locabse d'un côté ou de l’autre, pas à pas ou par balayage rapide et il vous indique même l’heure.Pressez le commutateur d’égalisation et presto, le magnétophone cassette à retour automatique se règle pour les rubans au chrome ou au métal; une tête de lecture “lifetime metal”, conçue pour résister longtemps.Son égalisateur graphique à 5 bandes vous permet d’ajuster la musique avec l’acoustique de votre voiture.Et la performance?Sensationnelle, bien sûr.Et avec le Dlby en fonction sur le FM ou le ruban, le bruit de fonds est définitivement chose du passé.Allez voir et écoutez le “DASHBOARD WIZARD” et la ligne complète des modèles encastrables.FUJITSU TEN chez votre détaillant préféré.Toute ressemblance avec d'autres stéréos connus ne pourrait être qu’une illusion de votre imagination! Disponible chez: André Radio (tous les magasins) et Atlantique 6060 est Métropolitain Place Versailles Place Vertu Ottawa: 1580 Merivale 199 Sparks St.ten FUJITSU TEN IMORESCO CAIMAE3A IIMC.Exclusive Distributor.A member of the Atlas Electronics Group.50 Wingold Avenue.Toronto.Ontario M6B 1P7.Offices in Montreal.Toronto.Edmonton and Vancouver. >4 A -, k-.'- •_'gL^ ., - ¦> é 1mA COMME 14 LIVRES DES “GUIDES” POUR VOUS OUVRIR LE CHEMIN ui n’a pas rêvé de partir en voyage, en vacances dans des pays ou des régions exotiques?Vous êtes jeunes (ou pensez jeune) et la maison Hachette met à votre disposition la série “Guide en Jeans”.La France, la Côte d’azur, les Iles Baléares, la Grèce, Londres, New-York, Rome, les États-Unis, Amsterdam, sont toutes des destinations couvertes dans le “Guide en Jeans”.S’il vous arrive de chercher une ludothèque (bar à bons vins), l’adresse d’un groupe anti-nucléaire actif, une station-service de nuit, une bière chinoise, un abri pour la nuit, un musée insolite, les “Guides en Jeans” seront là pour vous éviter des dépenses inutiles et même vous épargner des faux-pas de trop.Pour les voyageurs plus sophistiqués mais pas nécessairement plus riches, la collection des guides “A” sera d’une grande utilité.Tout y est: un résumé, pour chaque pays ou région à visiter: l’Arabie Saoudite, Cuba, le Cameroun, le Sénégal, la Tunisie, le Mexique, Pékin et la Chine, la Floride, le Québec (en tout une cinquantaine de titres); de l’actualité, des problèmes de l’époque, de l’histoire, de la civilisation, des goûts et des usages.Et cela écrit dans un style direct, sur un ton complice, chaque volume étant en plus illustré de cartes, de plans et de photos.Partir au bout du monde ou pas si loin avec son sac sur le dos?Pourquoi pas?À la condition d’y avoir glissé, avant les grands adieux aux parents et amis, un exemplaire d’un G.D.R., c’est-à-dire le Guide Du Routard, dont les auteurs se sont appliqués à vérifier sur place comment les “routards” peuvent se débrouiller avec les formalités administratives, les compagnies d’assistance.Parmi les endroits visités, mentionnons “Mexique, Gua-témala, Antilles”, “Martinique-Guadeloupe”, “Haiti”, “Europe du Nord”, “Europe du Sud”, “États-Unis-Canada”, “Afrique”, “Moyen Orient”.Le minimum d’objets et de vêtements à emporter, les vaccins, les conseils médicaux rédigés par des médecins spécialistes, ce qu’il faut savoir sur les douanes, les horaires de train, sur l’auto-stop, des chapitres spécialement destinés aux handicapés et aux femmes.Tout ce menu contribue à faire de ces guides un instrument de travail et de plaisir absolument indispensable* “BACHELOR”A LOUER ET “BROUE” HA-HA.Un rappel important pour les amateurs de théâtre d’ici.“Bachelor” et “Broue” reviennent à l’affiche.Les deux maître-oeuvres de notre jeune théâtre comique sont une fois de plus sur des scènes proches de nos yeux.“Bachelor’, un monologue de Louis Saia, Louise Roy et Michel Rivard, interprété magistralement par Pauline Martin sera en supplémentaires pour quelques soirs seulement au théâtre du Gésù sur la rue Bleury à partir du 22 mai; il paraît que les billets s’envolent comme des petits pains chauds, alors j’espère que je ne vous avise pas trop tard.Quant à “Broue”, cet admirable assemblage de sketches tournant autour d’une taverne et écrits par quelques uns de nos meilleurs esprits drolatiques, il est en tournée québécoise avant de revenir au théâtre Maisonneuve de la Place des Arts du 19 mai au 2 juin.“Broue” est interprété par 3 des piliers du Théâtre des Voyagements, Marc Messiers, Michel Côté et Marcel Gauthier, ces deux derniers comparses issus de l’École Nationale de Théâtre (la même année que Marie-Michèle Desrosiers).Quelques endroits qu’ils visiteront; Québec, les 1-2-3-7-8-9-10 mai, Chicoutimi les 13-14-15 mai, Rouyn les 10 et 11 juin, Amos le 13 juin et Val d’Or le 14 juin* PAULINE MARTIN DANS “BACHELOR”.MARC MESSIER ET MICHEL COTE DANS “BROUE”. BOUTIQUE ùïixcfv# mm* ¦ La mode-confort Texas.fraîche, amusante, désinvolte! Des vêtements taillés chez nous dans du pur coton üne rencontre d été qui va durer longtemps! 156 EST, PRINCE ARTHUR CINÉMA ^tBBÊÊÊÊÊÊÊMÊÊBÊÊÊÊÊMMÊiÊÊÊÊBKÊÊÊÊÊÊÊSBÊKÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊKÊKKÊÊÊÊÊÊÊii^KÊÊÊÊÊÊÊÊBM PAR MINOU PETROWSKI — COLLABORATION SPECIALE LES PLOUPPE, UN QUÉBEC QUI SE SOUVIENT e déteste les institu tiens.Alors ne me dites pas que les “Plouf fe” c’est une institution, ça me déprime! La première fois que j’ai vu le film “Les Plouf-fe” c’était lors du grand “essayage” à Québec.La version allongée de 4 heures 17 minutes.Après de nombreux conciliabules dans les couloirs et les suites du Château Frontenac, il fut décidé qu’on allait raccourcir, rétrécir en toute hâte durant la nuit et la journée du mercredi 8 Avril afin de présenter le film dans sa super-forme et élégance au public Montréalais.Du cousu mains.Le coup de ciseau du monteur échancra la première version, redonnant l’équilibre et la carrure voulue.Bref, il trancha net la question de la longueur: au total une amputation d’une vingtaine de minutes.On fait du cinéma comme du prêt à porter.Le produit ici est signé Gilles Carie mais il doit remplir ses obligations.La version commerciale Québécoise, les versions pour la télévision, et la version internationale.On désacralise l’oeuvre d’art comme dirait Gilles Carie, de la même façon que Cardin et Yves St-Laurent ont vulgarisé leur griffe.J’ai revu “Les Plouffe” dans une vraie salle, avec du vrai monde, équipé pour quatre heures de chaise les bras chargés de pop-corn géant et de coke grand format.J’ai eu le même plaisir animal que la première fois.D’abord ce fut l’arrière-plan visuel qui m’a séduite.J’aime la photographie de François Protat.L’image mobile surranée aux teintes neutralisées par l’époque.La vie avant la guerre avait cette couleur un peu terne sans relief n’accrochant pas l’oeil par son agressivité.Gilles Carie n’a pas voulu cinq millions de dollars seulement pour faire circuler dans les rues une foule animée et de belles voitures de collection comme dans les films américains.Il a toujours tenu à se servir de l’arrière-plan comme base de réel c’est-à-dire greffer de la fiction sur le documentaire.Et le mouvement du film capte parfaitement la notion de temps, d’époque.Les cheminées qui fument, les rouleaux compresseurs, la démolition des trottoirs, le passage du tramway à l’autobus, en fait les changements et le progrès sont marqués par des détails importants.La caméra restera toujours observatrice, cadrant bien les comédiens mais dans un angle suffisamment large pour que l'on sente la vie.Le son direct (Patrick Rousseau) donne un timbre juste et efficace au jeu des comédiens.Tous les costumes (bravo à Louise Jobin et les autres) ont la simplicité de ne pas distraire l’oeil mais de souligner la crédibilité des personnages surtout Cécile Plouffe (Denise Filiatrault); on pourrait sourire en voyant Rita Toulouse (Anne Létourneau), toujours chic et sexy, alors qu’elle travaille aussi dans une manufacture et pourquoi pas après tout?.Il y a deux façons de regarder le film: avec les yeux d’abord et puis avec le coeur.Le cinéma Québécois nous a habitués, et cela pour des raisons budgétaires, à suivre une histoire qui souvent débutait à la ville et se déplaçait très vite à la campagne.Pour des questions d’économie on se retrouvait entre quatre murs, un champ, un bar, une taverne, deux ou trois comédiens et c’est tout, le minimum de meubles.Bref l’intrigue suivait les coupures de budget.Tout le monde en souffrait.Le cinéma Québécois est comme son pays, il est ample, il a besoin d’espace, de vie, alors qu’on le contraint à tourner en rond, on l’étouffe.Avec “Les Plouffe” le film respire.Il a des sons particuliers, des couleurs personnel- mnÊm mmÊ ¦ME _ les, un rythme dans le montage (Yves Langlois) qui brise astucieusement la monotonie.Gilles Carie ne pouvait pas seulement raconter l’histoire d’une famille sans l’inclure dans la collectivité.Une des grandes qualités du film c’est la cohérence entre l’enveloppe et le contenu.Le scénario de Roger Lemelin est solide, les dialogues sont savoureux et Gilles Carie peut enfin se laisser à son métier de cinéaste, de voyeur et d’observateur sans être dérangé par l’histoire.L’histoire, je ne vous la raconterai pas.J’aurais plutôt envie de vous parler des Plouffe.De cet été de 1938 et des trois grands garçons.L’ainé Napoléon qui vit à travers les prouesses de son frère Guillaume, jeune athlète supercool qui trouve que les femmes c’est dangereux et préfère lire des comiques en attendant la gloire.Ovide (Gabriel Arcand) épris d’opéra, de beau language, déchiré entre sa vertu et sa sensualité.Trop ' catholique pour être honnête il devra choisir.Ouvrier dans une manufacture de cuir, Ovide les yeux rougis par le désir et la culpabilité est sans doute le personnage le plus émotif, le plus ambiguë aussi; et pour Gabriel Arcand c’est un rôle à la mesure de son extrême sensibilité.Alors que je le trouvais mièvre dans “Suzanne” il a été véritablement une révélation.Cécile (Denise Filiatrault) subtile et juste dans son rôle de vieille fille amoureuse, vouée hélas au sacrifice.Merveilleuse Juliette Huot, dont l’oeil ou le soupir remplace tous les mots inventés pour traduire un personnage égoïste et superbe, elle trace un portrait inoubliable de la mère Québécoise.Denis Boucher très intelligemment interprété par Remi Laurent, dans le rôle du journaliste arriviste et manipulateur qui fera basculer le destin des Plouffe.(Au début on avait parlé de co-production avec la France, d’où la participation de Stéphane Audran, Remi Laurent et Daniel Ceccaldi, puis l’argent a disparu et Rémi est resté, tant mieux.Il a une présence éclatante à l’écran même si le timbre de sa voix ressemble à celui de Jean-Pierre Léaud, il est si sympathique qu'on l’adopterait ce petit français!).À côté des ambitions de Guillaume (devenir un champion de baseball à Cincinnati) il y a les bruits de guerre, les grèves, les valeurs qui changent et le progrès en marche qui fera bien malgré lui la perte d’Onésime.Histoire politique, ou religion et trahison sont les mamelles de cette tragédie.Les Plouffe c’est tout cela, des gens ordinaires bousculés par les événements qu’ils subiront malgré eux.Ils sont drôles, touchants rusés .et candides et se font avoir croyant que tous les chemins mènent à Rome.Il y a des scènes dont on se souviendra: Ovide chantant: “Paillasse”, un soir d’orage sous le regard moqueur de la famille.Ovide complètement ivre, pleurant à table et disant “Il n’y a pas de place nulle part pour les “Ovide Plouffe du monde entier”.Le lendemain il entrera au monastère.Ce sont ces contradictions qui donnent du relief au film.Non, ils ne sont pas grotesques ces personnages, ils sont nuancés, pathétiques et parfois un peu ridicule comme les César, Marius et Fanny de Pagnol.Exagérés dans leur discours ils transcendent le réalisme.Les dialogues ont une saveur jamais dégustée dans les télé-romans.Ils ne parlent pas comme dans la vie, mieux ils parlent comme dans leur tête.Il n’y a pas de fausse note dans ce poème populaire filmé.Beaucoup de finesse, d’émotion et de subtilité.Vous remarquerez le rôle de l’oiseau dans l’autobus d’Onésime, ou le regard de Gérard Poirier en curé lorsqu’il lance la balle de baseball, le ton effacé de Théophile (Emile Genest), les seconds rôles comme Léo Gagnon, le fameux cardinal Villeneuve faisant son discours faciste (j’ai relevé le nom du comédien Jean Ricard) le soir de la procession.Je n’ai pas de honte à aimer Les Plouffe parce que je n’ai pas peur de me tromper.C’est un film très sain, populiste, ce n’est pas péjoratif.“Molière” aussi est un film populiste.Seulement nous souffrons de myopie et de scepticisme chronique.Les mauvaises langues disent déjà que le film ne fera pas ses frais.“Les Plouffe” ouvre la quinzaine des réalisateurs à Cannes.Ce n’est peut-être pas un grand film, mais il deviendrait un “classique” que ça ne m’étonnerait pas.Tournant précieux pour le Québec à l’heure ou l’Amérique n’a plus rien d’insolite et ou vision rime plutôt avec dérision.“Les Plouffé” ont de belles couleurs, beaucoup de santé.Il y a deux façons de voir le film: Avec les yeux, grand écran et avec le coeur.Je me suis demandée pour quoi j’aimais tant ce film j’ai finalement compris: Les Plouffe c’est simple, ils ressemblent à mon chum’’.et c’est un gars drôlement bien • “ON N’EST PAS DES ANGES’’ un film de Guy Simoneau et Suzanne Guy Produit par Marcia Couelle et Claude Godbout pour Les Productions Prisma e Guy Simoneau on connaît le film “Plusieurs tombent en a-mour”, un documentaire sur la prostitution sorti sur nos écrans l’an dernier.“On n’est pas des anges” est aussi un film-documentaire; il parle d’amour et d’expression sexuelle dans un corps différent, celui d’une personne handicapée.Dans ce film, des hommes et des femmes parlent d’eux-mêmes, de leur coeur et de leurs corps.Ils nous rappellent que leur handicap n’est que physique.L’amour, la tendresse et le respect demeurent entiers.Ces persones ont su adapter leur vie sexuelle à leur corps et ils nous le disent d’une façon claire et émouvante.Comment l’idée d’un tel film est-elle venue?Simoneau précise: “Lors de nos premières rencontres avec des amis handicapés physiques, à l’été de 1979, l’un d’eux a lancé cette phrase: “.Après tout, on n’est pas des anges!”.Il voulait signifier ainsi sa nature sexuée au même titre que tout le monde, contrairement aux anges qui, eux, n’ont pas de sexe.D’où le titre de notre film À un autre niveau, plus populaire, cela dit également: “.On n’est pas sage commes des images.”.Pour nous, cette négation contenait une affirmation très claire: “Nous sommes en vie!”.La force de ces quelques mots justifia une longue recherche afin de réaliser un film sur l’amour et sur l’expression sexuelle dans un corps différent”.“On n’est pas des anges” prendra l’affiche pour quelques représentations au cinéma Outremont à Montréal les 10, 11, 12, 13, 18 et 26 mai ainsi que les 3, 11 et 19.juin.Il est possible que d’autres représentations soient ajoutées.En terminant, soulignons que la salle du cinéma Outre-mont est accessible aux personnes handicapées# • .W' * U lO [m m M ¦ ¦ lit 7^ 17 IMAOE ALLAN CABBUTHEBS A AV-» ^ W mars dernier, l’opinion publique américaine se voit à nouveau confrontée à un débat particulièrement fervent, celui du “gun control”.L’importance d’un tel débat est accentuée par le fait que Beagan lui-même s’oppose formellement à toute sorte de contrôle des armes à feu, et qu’il a souligné sa position à nouveau, quelques heures après avoir été blessé au poumon par un RG 14, de calibre ’22, équipé de cartouches explosives “Devastator”.Paradoxalement, la position conservatrice de Reagan dans ce débat a en quelque sorte favorisé l’événement, puisque le suspect Hinckley avait déjà un dossier d’arrestations pour possession d’armes à feu sous contrôle légal.Pour comprendre un peu ce que les supporters du “gun control” veulent faire, il faut se situer dans le système législatif américain.Aux USA, chacun des 50 états contrôle en grande partie sa législation et l’application juridique, de même, la jurisprudence n’est en général applicable que face aux ordonnances de chaque état sauf bien sûr dans les cas qui relèvent des cours fédérales de justice.On se retrouve avec un fouillis de réglementations, au delà de 25 000, en ce qui a trait spécifiquement au contrôle des armes à feu, et rien dans ce fouillis ne permet un contrôle réel.Ce que le lobby en faveur du “gun control” veut, c’est tout simplement voir réglementer la vente des armes à feu (particulièrement les armes à main) par une législation fédérale des plus sévères.Certains vont même jusqu’à demander que les offenses à ce sujet relèvent de la police fédérale (F.B.I.) et soient jugées par une des hautes cours de justice.Évidemment, les fabricants d’armes à feu ont une très forte influence sur le Congrès via les représentants d’États conservateurs ou dont l’influence intérieure est maintenue par un régime quasi policier (Alabama, Texas, états ruraux et états sudistes).Même si le dernier sondage Gallup démontre que 62 % des Américains désirent une réglementation plus sévère concernant les armes à main, il y a peu d’espoir, sous l’administration “guerrière” Reagan-Bush-Haig de voir ces réglementations même suggérées.Même Nancy Reagan possède un révolver de petit calibre qu’elle traîne sur elle.Évidemment, celà se passe aux États-Unis et nous semble bien loin; On parle de leur très haut taux de criminalité; Cependant, on a tort de mettre autant de distance entre nous et une réalité bien plus proche de la nôtre qu’on ne veut le croire.En effet, si on regarde les statistiques criminelles de la région montréalaise pour les dernières deux années, qu’on les relativise et qu’on les compare aux statistiques américaines, on se rend compte que nous ne sommes pas très loin derrière, per capita et selon l’environnement.Mais ce qui est pire, c’est qu’il n’existe pas tellement plus de sévérité dans nos lois concernant les armes à feu que dans celles des Américains et en plus il n’existe pas chez nous de vrai front commun en faveur des réglementations plus sévères.Lorsque j’ai interrogé des responsables au bureau du Solliciteur Général du Canada, on m’a répondu évasivement que la question était à l’étude et que des mesures étaient considérées, mais que nos lois étaient jugées relativement adéquates sur le sujet.En fait, ce qui est le plus dangereux ce ne sont pas nos lois mais plutôt la possibilité d’interprétation qu’elles laissent à cet égard.Disons tout d’abord que depuis le 1er janvier 1979, il faut une autorisation spéciale pour acheter une arme à feu, y compris les carabines et fusils de chasse; cependant, les armes achetées avant cette date n’ont pas besoin de certificat d’enregistrement ou d’autorisation d’acquisition.Les formules de demande de certificat se retrouvent chez les armuriers ou au poste de police.Pour obtenir l’autorisation d’acquisition, le demandeur doit avoir 16 ans révolus; la police fera une enquête et pourra refuser le permis si le candidat a des antécédents de comportement violent ou s’il a été condamné pour une infraction relative à la législation des armes à feu.Le certificat coûte $10.00 et est valable pour 5 ans, autorisant le titulaire à acheter autant d’armes qu’il le désire.Ce certificat n’inclut pas les armes dites à autorisation restreintes (pistolets, carabines à canon court, fusils de très gros calibre, etc.).Celles-ci sont réglementées autrement.Pour les posséder il faut avoir 18 ans révolus et posséder déjà une autorisation d’acquisition.Il faut également convaincre la police que le demandeur a besoin de cette arme pour se défendre, pour exercer son métier légitime, pour pratiquer le tir à la cible dans un club de tir agréé ou pour une collection d’armes.Tout semble sous contrôle, n’est-ce pas?Et bien, rien n’est plus faux.Tout d’abord, il n’y a pas que les armes à autorisation restreinte qui puissent être mortelles, à témoin cette histoire récente qui s’est déroulée à West-mount; un jeune homme de 18 ans est éconduit par sa petite amie de 17 ans, le lendemain matin, il s’introduit chez elle par effraction et, lui déclarant que si elle n’est plus à lui elle ne sera à personne, lui décharge à bout portant le cotenu d’un fiisil de chasse dans la tête.J’ai fait enquête auprès d’armuriers montréalais, qui préfèrent que leurs noms soient gardés secrets, pour savoir qu’elles étaient les critères de sélection pour accorder l’autorisation d’acquisition.On m’a déclaré tout de go que la tolérance était très grande et qu’il n’y avait pas de normes établies; en fait, pratiquement, selon eux, à moins d’avoir un gros dossier criminel, ou d’être un psychopathe reconnu, n’importe qui, de 16 ans et plus, peut se procurer une arme à autorisation non-restreinte.Selon des sources bien informées à l’intérieur des services de la police, l’enquête que l’on fait sur le demandeur, est une enquête de routine qui n’écarte vraiment que les criminels d’habitude et les fous dangereux.' Il existe même une provision de la législation qui permet à l’armurier de vendre une arme à quelqu’un entre l’âge de 12 et 16 ans s’il a la conviction que cette arme ne servira qu’à des fins sportives.Allez donc me la définir cette conviction-là! Selon des autorités psychiatriques compétentes dont les déclarations informelles sur le sujet concordent, il est à peu près impossible d’éliminer les candidats à tendances psychotiques qui seraient susceptibles d’utiliser une arme à feu à des fins criminelles, si on s’en tient aux méthodes actuelles de filtration policière.Bien plus, même pour la possession d’armes à autorisation, les LE CONTRÔLE DES FUSILS: PROTÉGER LA VIE.PAR MARC DESJARDINS v,./ méthodes policières sont très loin d’éliminer la plupart des candidats dangereux.En fait, selon la grille de la psychiatrie criminelle, le profil typique du tueur solitaire serait loin de l’image qu’on s’en fait.Ce n’est pas un être dont le comportement est violent, au contraire.C’est quelqu’un de solitaire, qui se tient s# l Z' iV //?F«^' • .ài't5' ' A- "¦*"• m :«tC »?mmef.peu en société, qui ne fréquente pas les femmes et qui, d’une manière ou d’une autre, subvient à ses besoins par le travail, quoiqu’il ne garde jamais d’emploi stable pendant une longue période de temps.C’est un individu capable de beaucoup de logique et qui n’aurait pas de difficulté à convaincre un ser- gent-détective qu’il a besoin d’une arme.En plus, si on se fie aux observations des spécialistes de la question, dans les clubs de tir (conditionnels à l’obtention d’une arme à autorisation restreinte) se recrutent beaucoup de ce qu’on appelle les “cas de marge” de psychose paranoïde.Ce sont des gens dont le désir d’auto-protec-tion est à la mesure de leur immense insécurité.Ils font du tir pour s’affirmer eux-mêmes comme des être capables; en général ce sont des hommes et le pistolet leur sert de substitut de virilité.Il n’y a pas loin de ce substitut passif à l’usage qu’on peut en faire sur quelqu’un pour prouver sa domination.Je crois qu’il faut se prémunir de lois exemplaires et d’une grande sévérité pour enlever les moyens de destruction que nous laissons entre les mains irresponsables de criminels potentiels.Parlez-en à votre député fédéral.» 19 •>o- •.;• »> - .-w • .¦ ¦ j ¦• .% ¦ *¦- • ' .BRASSERIE O’KEEFE DEPUIS A • * ANDRE PANNETON PHOTOGRAPHE Voici des images qu’on dirait surgies de l’obscurité.Des sortes d’éclaircies ou de clairières qu’André Panneton a découvertes en pleine grande noirceur et dans lesquelles il pose minutieusement, délicatement, ses lumineuses visions.Ses personnages, toujours anonymes, toujours parfaits, muets et immobiles, semblent défier le temps et l’espace, comme ces idoles qu’exhument les archéologues et qui prennent, à la lumière de notre temps, des couleurs de futur antérieur et d’éternité, entre noir et blanc, entre chien et loup.Les visions de Panneton ne sont jamais instantanées.Elles sont pour toujours arrachées à l’invisible et à l’Inconnu et elles viennent s’ancrer définitivement à notre Réel.Désormais, elles voyageront avec nous.Elles sont, comme nous à la fois immobiles et fugitives.Mais, si elles nous ressemblent, c’est dans cç que nous avons de durable.Panneton ne travaille pas sur le vif, mais sur le vivace de l’homme.Georges Hébert Germain "L'Appel anonyme" L'Accroc' Nuit Blanche’ mm r* ; »b£*v . Beau Temps pour laver' KSI r ;:I.'Vv^r ."Pas de nouvelles, bonnes nouvelles” MMmMi Mode pour Lorraine Beauchamp "¦ y- mm K-} .” ‘ '¦ O - ÊfSî;; J.°! Sifel 'Îï ¦ £ ~ a' W’SM BHBI '‘LV 24 ANDRE PANNETON PHOTOGRAPHE Graphisme: Christiane Jalcourt e0° ,p\^ ?a\f «e L^^piRSHBuÆte D PLUME's TOREllI 1 PIZZWIA Restaurant 167 RACHEl Est Tortilla plane TEL.: 284-1 LIVRAISON GF FREE DELIVE * P‘X /W.SPAGHETTI LASAGNA « BAR 8 0 CA MERC! ! THANK ^WOSst HioS mm ^•-Lvîtë'.v 32M.T/A3TA.1 JT/TJ.I1! S^^Tnsommateurs de ^"‘^seurs aven-îourtnands c e année des ' d’une neuve ’ trouve chaque leS cnarmes » de cros- turiers ponr'eu'O ^ ^ d.à eu une eq a réguilère-disciplih® sPort fièvre olyi^P1^®’.etc.) qui conte on a connu la ^rs (golf, te^’ etc ) ga.ment des tonrno.^ de sncc^ SACnac»»« issem de hoxe .w:te rendu comp œentd'nneomWdOetols ons estv.wrg_, les jeestentauve -t^ éalais etad u a adoptes , que le orts de sps'^enall et le «oot- rois P^'annéesT le hockey, le ba - Bpuis des -^——| Pn an* _vt huit ^ „ mielQU® ^co^leoauonou^ SSeS^e5 ^^ecc^nt ^ P- « déplacent dev’'‘“s,.PaureP devine co p exemp16 aXpnteet_ V .v.ffves.prenonsss buts placent deVi^ " ° ns un exemple aux Puts et r>PiHres’ PTe^0pn terminait sa ddtrvou8VOUlestrdu«eXd%„l^^^^ S2n a ^r^rdufe; “ roa“ lancers, au comtale ^m rftDOusse se bail I y \ 3a • a" ^- — r dans tout çaV J^qu^s Bt le soC,ce^uSuse tentative i V ^me soU- timide et neP équipe dont 1 Ue àiSpu- années, avec un^ sauf qu très mal V W "“d “ ^ 0spoÆ^ f^nïï v’est-il pas nj ?ComInent se^f capitale ^ équipe pr°/e®.3gTa SdmonT^ê dùpdtrogj efb d?s (63) lancer^ «Je a «000^^3 OomM e SS le ««SuSnidd PdtdgSâSes de f^^ment SS-STdXQ^cSsV SoSSïïXs PS?SSSe=de __^moteurs uu_ règ v\ 7 vertissemen r?pour voUJintéressent pas rlera tout- onnelle de Québécois igrants dont on >rt Bimg^el sûr, des immiê t les Nord- iption f ’ QuéPécois attraits du meure)._ -locnuelles i®5 ^ .^eS aux man- ^SonX nue ce sont tes SSiSi^ï^tt^SSI rSîera pas fe “Smîntée comme Mols^^ wut fondés sur la i - ieuSe et exp^ r vendre ne une compaén1 cette aventur • brasseries lancée dans ig grand .^^oyaPle- ^•-s-d8srr:-f^du îcSSrSoS n°m^^^atTp^^^natomesduXcltey-^^^ndu e de teinv- que les de cbamp°;e.—’ plein.^ it en meme temp aspergee oasePall Pat s ois de ipî Stanley est enfin ^ sais0n de ^sseptemPre, 1® mo âoit tenter des miettes- s ^ heurte ie ^f^un sport XwS^'S’'PsS:Xisy';'*spXiSS!m)yxîSi tort dans slx P (Canada, S t Dlus rapide q p la glace.des pays n°rdSSsW un BPO^fdu climat hivernal ^ ^ "•*•••”is *—T—- .^rvte.ausoo Suite a - Vor Nien^ entrepi^^- Molson ^ roulera pas s taPiiité Je °périmentée comm dière, tout fondés sur ia i .ieuse et exP«A r vendre u« une compagn1 cette aventur • brasseries elle lancee dan trois eimpitoyaPle- SSs mStSenant aux groupes rcentage toujou^sPune immigrants représentent un ilg partage ie parC l es immigrants rep^ montréalaise ^ de tramer dan rendre compte, f-deq^e^^ge se® de ee jo^nme profession- portugaise) en® uneS s0nt imP o{{re donc 1 equ v pourront en sion et les P uS ces gens, longtemps ^ ds paient ®nc oo®3-"136.ns attendent deP“s Xipique dont ü^P^ on espere SisSSHsiSSï^ D sa( ca^ ou tü Lt d’abord, i que j uUbse _ Européen, ^ par.Sr|SSfÜ£SS= me, c est qu e connait.It îa d dans diateurs qu son orig^e se ^ plu£ si antique fl t nUe est de TT;iia,ée: enates à Washington-Btain' Washington, 11 d Vancouver, c est ie u en {aisant a“soocer'er ssa**»^®5 îSQn hStlgne orgamsaien auquel Part, ser un 5 .eÆSé3 était un grand 3 consistait a P^ s d, ; des temps- cles ^ cel^^-^es ^ les festivités eta campS et qui ° VaUtre sans se s dimen- durM -aduSterrain étaient mim tiraient moins au so^ inédit d^au^^^^Qd^rs^omtun^’^gg^d^bitar^s du u’aux courses Q t x piearn^^ 21^.confirme 16 STI 3 „xrfiRments du su - in£ a 1174, u^—gnt ses eux.1n-pgeurdes assion qu eP hiograptu®.terrain, la ë Cam , rédaction de s v (dimension^ ^ vUmversite a ^ cèglements ûu ° ont été mstitu a voit le jour m loups e Foothail Asa°C^ait son aPpar^occer a corn- ¦ Le863eUe pxf pue la V AngW«« ^ aia_Ar-iandre ^su ,ru ours montrés xxeÆ e circuit a i ment un s g baSses (en danS le SpiS-1 f tfSS'S passât" nri«“"leroPS et n6 autres ter»® ^ e0 les villes P de partenaire rien lulpeSn°t ïafpoPP ®nsuT0ues e«mPWs- ieSdeK*18' “"t B genent Pabx^Tugr quelques rt-^yury he rm .DOurtant 8 pour voushan-qàMonti-iau^ cette ville,Paiement L'autre que le ^r.vait pas a a^tive.On a VGSC ^ une équipe jquipe P^nnur sa ^rveur sp 5 de Washing ’ünanCières.t t?S BOCK STABS’ ^st^socceb_ ¦¦ rn’a deinanc ^ — a0; 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Je comparus, sommation en main, dans un logis plein d’ours en peluche, boulevard de Maisonneuve est, à Montréal.Devant moi, apparut, bien calé dans son siège.social, Erik Vertongen, un Belge flamand de 28 ans, débarqué au Québec il y a cinq ans avec, entre ses bras, un ours peluché du même âge que lui (le dit Knagelein de Beer).Journaliste fautif, je ne pouvais trouver interlocuteur plus adéquat, puisqu’il est un relationniste public, que ce jeune homme de Vertongen blond et mince au regard sérieusement amusé.Les dictionnaires ont beau prêter au mot ours le sens figuré d’“homme qui fuit la société”, le portrait ne collait pas à mon Belge.Un artiste volubile et, avec ça, metteur en scène du théâtre nomade des ours en peluche dont il fit le premier regroupement mondial en terre québécoise.C’était donc sérieux cet ultimatium que l’ours était venu afficher chez moi?— Oui, souffle fièrement le créateur Vertongen qui reprend: Ma mère me confia le destin de Knagelein de Beer peu après ma naissance, dans la petite ville flamande de Zontich.Cet ours est le doyen du syndicat oursal avec sa troisième peau qui est sa troisième génération.Il existe deux maladies endémiques chez les ours en peluche: la restitution des entrailles en paille, oeuvre du temps; et l’apparition de cavités — l’ennemie est alors une bibitte genre mite.Ça se soigne et guérit par l’acupuncture pour, chaque fois, appeler une régénération.Sur ces mots de vie surgirent, dans la pièce de séjour du siège social, de jolies femmes dans la trentaine portant avec une fiévreuse affection leurs propres ours en peluche.Après le Parrain, des marraines.Sylvie Plante, coiffeuse experte pour messieurs, et l’ex-universitaire belge Dorothy-Ann Donovan et Lorraine Plante, toutes deux organisatrices médicales.— “Nous sommes des de-mi-célibataires”, me moqueront-elles.Tous ces messieurs/dames couchent(dodo rose avec nounours jaunes, et pourquoi pas?), mangent, travaillent et sortent avec leurs protégés, pour l’émerveillement béat de leur entourage social.— Que l’animalhumain, m’oursonne le doyen des ours, embarque avec nous! Nous lui demandons d’être ses souverains et associés.Nous, ours en peluche, voulons partager avec lui une vie étoffée.— Mounou! Mounou! Mou-nou! reprennent en choeur les voix oursales.Mais voix de qui?Teddy, l’Américain de la chanson “Teddy Bear Picnic”; Bruin, le Canadien, trésorier des grèves du syndicat; Isidore, le Québécois aux fugues de bohème.Puis Maximus de Beer; Doris, de l’aile féministe; Troet’n’ Raznost de Beer dit le Tchèque.Tous acteurs d’une comédie révolutionnaire tordante à vision apocalyptique, le “TarTOUFFE" de Racine de Beer, avec Fours Big Deal en deus ex machina.Puis encore les cousins maxi et mini-ours Grossinet et Tantinet; enfin, les “mem- bres associés” du syndicat: Pupue la Dette, l’émissaire pontificale venue de l’URSS (sic); les poussins Flik, Flak & Flok; le lapin Easter Rab-bitt.Pas étonnant que les messieurs/dames du siège social procèdent régulièrement à des échanges d’ours.On dit que c’est même courant chez de nombreux artistes du showbusiness.Il serait impossible de préparer un doctorat sur la petite histoire des ours en peluche.“C’est en Angleterre, au début du siècle, qu’on a d’abord trouvé la culture oursale la plus développée”, notera Vertongen.Outre la chasse aux ours de la nature, il y aura donc le culte populaire des ours en peluche issu de la GMI, la Grande Manufacture de l’Imagination.— Les ours en peluche sont parfois fous comme des balais, raconte l’oursologue Lorraine Plante.Il leur arrive même de sacrer comme des câlisses, ajoute-t-elle.Vois-tu, ils ont, eux aussi, leurs moeurs bougonnes ou frivoles, leurs petites perfidies, et même leur vocabulaire.Ils disent “fumette” pour cigarette, “rhubarbe” pour pot.Ils font leur décalque humain, affirme Lorraine.Ainsi, à l’occasion d’un Noël, les pelucheux grogneront: “Nous serons obéissants et fiers de nous, et nous ferons la grève de la bonne humeur et de la bonne foi.jusqu’au passage du Père Noël”.— Était-ce le signe avant-coureur d’une Solidarité en peluche?Les cinq premiers ours que Vertongen eut en cadeau, entre son enfance et sa majorité, obtinrent leur droit d’association syndicale après que leur protecteur se fût absenté pendant 15 jours du siège social de Montréal.“On tourne en rond.On dort trop.On perd le goût des carrés de sucre.On sombre dans la mélancolie”, se plaignirent-ils.Us arrachèrent à Vertongen un Tythme de présence à domicile plus strict.Au cri d’“On n’est pas tes cadeaux!” Et les filiales syndicales se multiplièrent: Côte Nord québécoise, officines CIA, Madrid, Klondike, Londres.Et St-Côme PQ, au ras Jo-liette.Il y a là “le chalet à Thodore”.Au grenier, une boîte à bebelles où l’ours bohème Isidore était venu, après une colossale partouze en Ville, enfouir son esprit disparate et son corps tout croche.La Fée des Picotis, cette créature surgie de l’imaginaire des ours, envoya — ô Dr Mabuse! — ses ondes ma-busiennes (télépathie auditive) à la marraine du syndicat, Dorothy Donova, qui retrouva l’enfant prodigue.Celui-ci en fut quitte pour un bain mousseux et un traitement acupuncturesque.Les autres ours(es) célébrèrent ces retrouvailles en dictant à Dorothy leur “1ère Proclamation de Communications Illimitées”, c’est-à-dire des communications sans lignes brouillées.— Alors, vous y croyez?, osai-je demandé en plein siège social.— Là où les enfants s’en font des jouets de minoucha-ge.parfois coriace, nous, on s’est joliment fait avoir, répondent les représentants syndicaux.Notre jeu est devenu leur jeu, celui de nos ours en peluche.Celui-là qu’on appelle “le grand monde” embarque.On aura tou- * * ^ Gift of1 - .¦ jours besoin des teddy bears.Même quand on sera vieux.débiles s’il le faut.C’est pas sérieux, c’est vrai! C’est notre théâtre de la vie.Le happening du merveilleux pour de vrai, proclament mes oursologues.Le Show du Syndicat des Ours en peluche.Dans le salon de coiffure de Sylvie où des clients, tendant une main velue, font un accueil juvénile à l’un de ses ours: “Salut Teddy! Comment vas-tu?” — Au Soleil Levant ou Rising Sun (la boîte de jazz) où le pelu-chours Minus séduit un garçon da table qui lui sert un coke on the rock entre deux blues de Johnny Lee Hooker.Dans un Big Mac où on pousse son plat de frites devant l’impassible Grossinet pour la bonne rigolade de la clientèle.Et la petite histoire vient à la rescousse de l’Histoire our-sale.À quoi ne peut-on aspirer quand on a été mascotte des JO en Russie?Quand on a fait les jeunes jours d’un président américain, Teddy (Theodore), Roosevelt?Quand on couche avec Paul McCartney des ex-Beatles, même si, comme les anges, on n’a pas de sexe?Et paraît-il que Jésus-Christ lui-même avait demandé à son père un ours en peluche qui ne fût pas crucifié.Mais ça.“Plus question d’attendre, même pas une seconde Pour aller réveiller tous les ours et les syndiquer Nous établirons l’oursale suprématie Et les récalcitrants humains iront én Sibérie!” — extrait de la comédie our-sale “TarTOUFFE”, de Racine de Beer.Oursonner.Parler l’ours (peluche ou pas).D’où oursolo-gie, oursologue, oursal, etc.Peluche.De l’ancien français “pelucher”, qui donnera “éplucher”.Peluche: étoffe analogue au velours, à poils couchés, soyeux et brillants.Peluché: velu (tissu peluché).Pelucheux: qui peluche.Beer (de).Consonnance fidèle de “bear” (ours en anglais), “beer” évoque le goût des ours pour la bière.Autant que pour le miel.N.B.: Les âmes d’artiste qui seraient gagnées à cet Ordre (nouveau) des Ours en peluche peuvent écrire à l’auteur: Pierrot Léger, poste .restante, St-Onésime de Kamouraska (Qué.), GOR 3W0.29 IMAGES GUY PERSON PAR MARC DESJARDINS L es derniers échos de guitare- synthétiseur se sont éteints, on a baissé les spots, débranché les amplis; la Place des Arts résonne encore du tonnerre d’applaudissements qui a salué la consécration d’une star.Un peu partout dans la salle, des fans s’attardent, au cas où ils pourraient apercevoir au hasard, la femme qu’ils sont venus adorer.Dans la coulisse, tout le monde se presse autour du petit escalier de métal qui borde les loges.Il y a des machinistes en salopettes qui sirotent la bière qu’ils ont bien méritée, il y a des officiels et des officieux du cynique monde du spectacle.Un gérant énervé, caché derrière des lunettes bleutées, type ^professionnel”, gesticule et jacasse comme pour rat-trapper une part du “succès”, cette récompense immatérielle qui s’échappe si vite.Un petit monsieur à lunettes d’acier, discret, comme il se doit, sourit franchement d’avoir eu raison.Et puis, il y a des fans, des tas de fans qui attendent leur idole.Et voilà, Diane Tell sort de sa loge, toute petite, toute intense, habillée d’un bel imper moiré, les bras chargés de fleurs.On dirait une naine bleue, ces étoiles qui sont les plus brillantes, les plus intenses, les plus éclatantes dans le cosmos, à l’opposé des géantes rouges, ces étoiles très grosses mais sans lumière.Elle sourit à tous, puis disparaît très vite par la porte d’en arrière, par la ruelle, pour aller s’asseoir toute seule au volant de son auto rouge.Elle démarre, fait sortir la voiture de la ruelle et prend la direction du Vieux-Montréal.Elle connaît les détours, les recoins et les accidents de terrain.Dix minutes plus tard, elle est dans l’ascenseur, pressant le bouton du 3è étage.Elle sort de l’ascenseur, met la clé dans sa serrure et ouvre la porte.L’appartement est chaleureux, accueillant, calmant.La vérité du bois et l’abri des briques font un lieu propice au rêve.Diane Tell accroche soigneusement son imperméable à son beau porte-manteau doré.Elle ne se regarde même pas dans le miroir de plein-pied qui lui fait face.Deux minutes plus tard, l’eau bout dans le canard.Elle verse le thé dans sa tasse bleu et rose pastel, dont l’anse est joliment façonnée comme une paire d’ailes.Elle avale le thé chaud par petites gorgées.Elle regarde droit devant elle, mais ne voit ni le foyer, ni les 2 Félix, ni le disque d’or.Elle est toute seule.et elle se met so à sourire, un très grand sourire. DIANE OURCES mmt wmg* i;.- j* r^; * c-%.K* < •' 5*7^*w* v-V't, -V .LE JEU DE L’AMOUR ET DU HASARD > '• '* I, , t I ¦ Éfi LE JEU DU HASARD Les enfants d’une autre époque: “Quand j’étais jeune, je travaillais toujours le moins possible mon violon.mais jusqu’à une certaine limite.Je m’arrangeais toujours pour faire le moins d’efforts possible en arrivant au meilleur résultat par rapport à cet effort-là.Au fond, je ne voulais pas faire de la musique; j’espérais bien plus devenir une grande skieuse.Mais, pour faire plaisir à papa, je suivais mes cours, en me disant bien que jamais je ne deviendrais une artiste.’’ Bien peu de gens se soucient des crises de conscience d’un éclairagiste ou de ses questions d’éthique.Tout au long de la tournée de Diane Tell, personne ne m’a demandé pourquoi j’éclairais UZEB, le groupe d’accompagnement de Diane, dans les seules teintes de mauve sale et de vert grisâtre, couleurs hautement urbaines qui pourtant donnaient ensemble un blanc curieusement séduisant.Il aurait été inutile d’expliquer que ces deux couleurs disparates représentaient l’extrémisme de notre monde spectacle, que leur texture grisâtre était la technologie contemporaine et que la mixture aboutissait à une sorte de sensualité froide, mais réelle.Et puis à quoi bon justifier ce qu’un seul spectateur a remarqué pendant “J’ai douze ans maman”, je projetais des châteaux très Disneyland que je faisais disparaître lorsque Diane chantait “J’ai pas l’goût d’avoir d’enfants / Faut que j’commence à prendre la pilule.Si personne ne l’a remarqué, c’est peut-être que cette nouvelle génération-là, elle est évidente avec son mode de vie nouveau, sa morale différente.“A 12 ans, je fumais des Gitanes.j’étais un petit bum comme bien des enfants qui viennent de familles avec des problèmes émotifs.J’allais même dans les bars avec ma fausse carte, le genre qu’on achetait dans les cirques, là où il y avait toujours une baraque avec un gars qui pour $2.00 te faisait une carte d’identité avec l’âge que tu voulais dessus.Après ça, t’avais juste à t’habiller chic, et puis avec de la chance, tu rentrais n’importe où.Moi, l’été de mes 12 ans, j’ai beaucoup maigri.tu comprends.c’est l’âge où tu te découvres.” n 1729, Pierre Carlet, dit Marivaux, écrit à Paris un divertissement habile, “Le Jeu de l’Amour et du Hasard”, exercice quasi-mathématique dans le quiproquo et l’ambiguité.L’héroïne de cette pièce s’appelle Sylvia.C’est une romantique sceptique qui se déguise pour mettre à l’épreuve l’homme à qui on la destine.Mais elle est bientôt prise à son propre stratagème.Bien sûr, tout est bien qui finit bien.Mais cette Sylvia-là est plus qu’un personnage de papier sur un fond d’ombres chinoises; c’est un être qui doute autant d’elle-même que des grands concepts de son époque.C’est aussi une jeune femme qui apprend ce qu’est l’amour, au travers de ses propres réticences, de sa propre indépendance.Elle est le fruit des hasards de son temps et découvrira que l’amour est plus qu’un jeu de hasard.En un sens, Sylvia ressemble beaucoup à Diane Tell.En 1981, le jeu de l’amour et le jeu du hasard ont changé de règles pour les enfants nés autour de 1960.Le romantisme est à nouveau important, mais il ne s’écrit plus avec l’encre de la soumission.La moralité est revenue à la surface de l’ordre des priorités, elle n’est plus un carcan, mais un respect de la personne humaine.Il y a moyen d’être romantique et moral sans s’obliger à vivre le conformisme.Diane Tell ressemble à son époque, elle sait où elle va aussi bien que d’où elle vient.« I O.Y ’i ' .• ?- >î; SWWSiîfiJSI '' '"'s 'z9 ¦ ¦¦l r*\ ' *- '.v.• Y, ' 32 L’enfant né d’une pomme et d’une orange “Mes parents étaient tellement différents, je n’ai jamais vraiment compris ce qu’ils faisaient ensemble.C’était comme si une pomme avait marié une orange, et que ça ait donné des raisins.” Comme beaucoup de jeunes de sa génération, Diane Tell est née d’une famille séparée en deux par le conflit entre la morale chrétienne des années 50 et la liberté sexuelle des années 60.L’émotivité torturée et la méfiance des unions ont fait partie pour elle comme pour tant d’autres du quotidien vital.Diane Tell a vécu déchirée entre Val d’Or et Montréal, entre père et mère; elle a hérité des deux, les différences et les contradictions.“Mon père c’est un homme avec une vision.À certains niveaux de son esprit, il est absent.Même s’il exerce une profession où on peut s’enrichir, il n’a jamais été matérialiste.C’est un vrai médecin de campagne, qui aime son public.Il est ( j, V-»,V > .Wm£: , - ' ' , ' •'* ' S V .T -¦- ; .:,' ;/V ¦ .' ., - J* > ?g ¦ f * ® ’ * ' ’ " ,vV' ¦ ' '¦•; ^ * n: > v,v s !'-'‘ ':.- ¦'-' l .¦¦' • ;- $ I V H v"ii , i »'• i*l#r Wmm Wmm mgmë i ' ssti; :.^'.'f«.*.vis A-.• f%m.| P _ -.1 -V- V.; iXP nil® a m ¦ j :.: m#sm is vfSSl ' • t;' ' - attaché à la créativité, et pour lui, même une cicatrice ça doit être beau.Il a beaucoup de coeur, il aime le monde, et c’est difficile d’aimer quelqu’un d’étendu à moitié mort sur une civière.C’est aussi une sorte de mouton noir.Ma mère, au contraire, c’est une terre à terre, pas une rêveuse.Elle est très consciente des fonctions sociales, des rouages du monde.Elle a toujours été capable de fonctionner à l’intérieur de stéréotypes comme la famille ou l’Eglise.Elle a toujours eu les affaires en main, elle a toujours cherché les grandes techniques d’éducation.Elle savait parfaitement bien séparer l’amour de l’organisation.Ce qui la frustrait le plus c’était lorsque quelque chose allait à l’encontre des règles établies.Elle n’a jamais pris de chance et elle n’acceptait pas les moutons noirs.Au fond, je n’ai jamais compris ce qu’ils faisaient ensemble.” Pourtant, Diane Tell est la représentation vivante de l’équation suivante: 2 + 3 = 5.Le compromis des extrêmes ‘‘Je suis toujours 2 femmes, et j’oscille entre les 2 person-nalités, entre la sensibilité et le calcul.Un instant je suis bébé et vulnérable, l’autre je deviens ‘‘business”, calculatrice, efficace.Etre un auteur-compositeur-interprète, ça demande beaucoup de qualités différentes qu’il faut rejoindre d’un côté comme de l’autre.” Le compromis de la dualité, l’équilibre par le partage.Diane c’est tout l’un ou tout l’autre, c’est tout l’un et tout l’autre.‘‘Il faut toujours aller très loin dans une direction puis très loin dans celle qui lui est opposée.À certaines périodes de ta vie, il faut pouvoir exagérer la discipline pour ensuite te donner le carburant nécessaire pour devenir complètement fou.La vie elle ne se planifie pas par jours, il faut la voir comme un tout.” C’est une belle schizophrénie, un intelligent dédoublement de personnalité: ‘‘Je sais que je deviens carrément une autre, d’un moment au suivant.Mais je ne ‘‘freake” plus à cause de ça.J’ai senti un jour que mes déséquilibres se balançaient au bout du compte, alors je me suis dit que ça irait comme ça.Évidemment les gens qui ne sont pas habitués ne saisissent pas toujours.Alors c’est important de s’entourer de gens qui te comprennent et qui n’abuseront pas de toi dans les moments vulnérables, tout comme ils ne s’offusqueront pas quand tu seras trop en contrôle.” La confiance qui guérit.‘‘J’espère que l’image qu’on finit par avoir de moi, sur une scène, sur les disques, c’est l’image de quelqu’un qui inspire la confiance.Quelqu’un qui a une certaine classe, mais qui peut avoir de l’humour; quelqu’un de sérieux mais qui n’a pas l’air de se prendre au sérieux.Quelqu’un qui a confiance.quelqu’un qui inspire la confiance.” Il y a 5 ans que je connais Diane Tell, et c’est la 4è fois que j’écris à son sujet en 2 ans.Si je pouvais réécouter toutes nos conversations, privées ou publiques, je suis certain que le mot le plus commun, le plus courant, ce serait le mot confiance.Juste sur une bande de 2 heures, je l’ai compté 24 fois ce qui donne une moyenne d’une fois par 5 minutes.Pour Diane Tell, la confiance c’est la valeur absolue, le sommet de la montagne des sentiments.Pour une petite fille qui a passé une bonne partie de sa vie à se faire blesser et à s’infliger des tortures, la confiance c’est le baume qui guérit tout.“Si dans l’avenir, j’essaie quelque chose de complètement flyé, comme un album double avec seulement 4 chansons dessus, je veux que les gens aient assez confiance en moi pour ne pas avoir de doutes sur la qualité de ce que je fais.Je ne décevrai personne malgré les essais.J’espère apporter quelque chose de nouveau, à ma manière, au grand monde des arts.Moi, le seul but que j’aie, c’est d’innover; et au travers de tout ça, il faut qu’on sente une personne, un humain chaud et vrai.Ça, pour moi, c’est vraiment démystifier le showbusiness bien plus que cette fameuse mode, où, par contraste de la paillette, on arrivait sur scène habillé le plus croche possible, en habit des surplus de l’armée.C’est faux que le vedettariat et la Place Des Arts ça doive rendre fou.Quand j’ai rencontré Joni Mitchell, j’ai vu une femme simple, humble et respectueuse, qui, bien sûr, avait confiance en elle, mais qui en même temps inspirait confiance.” La nouvelle moralité “Le jour de mon anniversaire, je me suis dit: “Ça fait 10 ans que je fume de la dope, il faut que j’arrête”.Je l’avais essayé.assez, c’était fini.Je ne voulais plus me brûler.J’ai aussi arrêté la cigarette et l’alcool, pis en même temps je me suis inculqué une discipüne de vie où j’évitais les partys à moins d’avoir 3 jours de congé.Mon instrument c’est mon corps et il faut qu’il soit en meilleure forme possible.” Diane Tell parle de sa discipline comme un exercice pour ren- dre le corps disponible, pour nettoyer l’instrument.Sauf que vue des coulisses, cette discipline était plus que ça.J’ai vécu dans son entourage assez pour me rendre compte que cela allait chercher au-delà du corps.C’était comme une vision morale, un ascétisme presque Zen, qui semblait soutenir une lucidité et une clarté réelles, une sorte de morale pour 1981.“Ce que la drogue fait à ton physique, elle le fait aussi à ton esprit.On oublie toujours les effets à long terme des choses qui semblent aussi ordinaires que la mari ou le hasch.C’est inévitable, les cellules de ton cerveau deviennent abimées, fatiguées, il y a des plaies neurologiques qui t’empêchent de penser d’une façon claire et nette.Moi, je me suis rendue compte que je n’aimais pas du tout le monde de la drogue, cet univers où les gens passent la moitié de leur vie à être stone et l’autre à se justifier.Ce monde où on efface tous ses problèmes de conscience avec la brume.Moi, je ne veux plus manquer quoi que ce soit, je veux être présente tout le temps, j’ai beaucoup plus de plaisir quand je suis là que quand je n’y suis pas.LE JEU DE L’AMOUR La liberté.“Aujourd’hui, j’ai de la difficulté à concevoir que deux étrangers se rencontrent dans un bar et se retrouvent dans un lit le même soir, sans savoir leurs noms.” L’illusion des années 70, des communes et des bains collectifs, de la libre indécence et du choix sexuel, s’est estompée.On commence à trouver que “l’amour libre” a un goût de cendre et que la sexualité n’est pas qu’un exercice de style.Les valeurs de nos mères et grand-mères avaient sûrement un fond de vrai.elles nous reviennent réadaptées.“Pour moi,aller jusqu’à l’acte sexuel ,çasefait, uniquement avec quelqu’un en qui tu as confiance, que ce soit seulement une question de santé, de sanité physique et psychologique.Aller jusqu’à l’engagement physique, c’est quelque chose qu’il faut traiter avec des gants blancs, parce qu’au fond c’est ce qu’on a de plus précieux, c’est soi-mème que l’on donne.Et aller se donner à un étranger, je ne le conçois plus.” Lisez ceci comme une note en bas de page: (Diane Tell, est auteur compositeur, elle écrit et chante principalement l’amour, mais pas avec facilité.Elle habite Montréal.) “À chaque peine d’amour on perd quelque chose, une certaine fraîcheur, et si on rencontre trop de monde, si on court trop la galipotte, la fraîcheur.il n’en reste plus du tout.” .Ou le respect?J’en suis venue à me dire que l’essentiel dans une relation c’est la qualité des moments que tu y passes.Je n’ai pas beaucoup de temps à moi, je n’ai pas le temps de me chicaner avec la personne que j’aime.Il faut passer des moments aussi riches que possible, dans le respect de nos individualités.Ma notion de l’amour est perturbée et pas seulement par le métier que je fais.Elle a été troublée par le passé, par la séparation de mes parents, par une enfance comme-ci, par une adolescence comme-ça, par des relations comme-ci comme-ça; alors il faut que je me retrouve, que je me refasse.” Mais, très chère Diane, au milieu de tout ça, au milieu de la vie et de l’amour, quand 15,000 personnes par mois te crient leur amour, au travers de tous les chocs émotifs de ta vie, comment trouves-tu l’équilibre entre le monde réel de ta vie à refaire et celui, artificiel, du spectacle?“Je me suis toujours dit que les gens ne viennent pas pour moi, l’être humain, ce n’est pas moi qu’ils aiment.ce sont mes chansons qu’ils entendent, ce n’est pas mon corps qu’ils aiment, c’est comment il est habillé, maquillé, présenté.Les gens ne peuvent pas m’aimer parce qu’ils ne me connaissent pas, moi.Toutes les lettres d’amour que je reçois, il faut que je les réanalyse, que je les comprenne comme étant adressées à “l’autre”.Il faut pouvoir détacher le personnage de l’individu pour respecter l’individu et jouer le personnage.” Mais dis-moi, chère Diane, quand un homme te dit qu’il t’aime, .comment peux-tu savoir à qui il parle?L’enjeu de l’amour Quand j’ai commencé à tomber en amour, je me suis toujours dit que le bonheur venait avec un homme, qu’un gars c’était tout ce qui comptait, que le reste c’était vraiment pas important.Que tu soies infirmière ou chanteuse, le vrai bonheur venait avec un gars que tu aimes et qui t’aime.” L’ancienne définition du romantisme.“Là où je me suis rendue compte que je m’étais trompée.Un V jour j’ai vu un gars et je me suis dit:: “Voici l’homme de ma vie.” Je me suis embarquée dans toute l’affaire, les yeux fermés, “pour toujours” et un matin je me suis aperçue que je m’étais trompée.” Le romantisme vs la liberté sexuelle.“Et j’ai rencontré un autre gars, et je me suis redit les mêmes choses.Et je me suis retrompée.” Rappel “Et un autre ensuite,.et je me trompais encore.” Practice makes imperfect.“Aujourd’hui, je suis dans une période de transition, je pense autrement.Au fond, l’affaire la plus difficile dans tout ça, c’est le choix du partenaire.Il faut bien se connaître.Ou il faut que tu acceptes de ne pas te connaître.Il y a beaucoup de gens qui sont heureux ainsi, ils acceptent de s’annexer complètement à quelqu’un, et ils s’en satisfont.Moi je ne peux plus vivre ça, mais je crois à l’amour.” L’ébauche d’un nouveau romantisme.L’amour sans le hasard “Je me suis fait mal et j’ai fait mal; j’ai pleuré et j’ai fait pleurer.Je me suis trompée, d’où l’échec de mes relations et de mon mariage.Alors j’ai repris conscience en moi-même et je me suis dit qu’il fallait y penser.J’ai décidé d’avoir des relations avec les gens mais de les limiter à certaines choses.Par exemple, j’ai décidé d’habiter seule, pour une période de temps.Cette période-là, je me plais à dire qu’elle durera jusqu’à ce que j’aie 30 ans, parce que dans la vie, il faut se donner des images.J’ai décidé d’avoir des relations qui sont très tendres, très importantes et très profondes mais qui, au niveau pratique sont moins implicantes.Tu vois, quand tu n’habites pas avec quelqu’un, tu n’es pas obligé de t’en aller.Il faut savoir si une relation est assez importante pour changer tes priorités.Moi, je sais que la personne que j’aime doit comprendre que je vais voir d’autres gens.même si ça n’implique pas que je vais baiser.” Ne reconnaissez-vous pas là le raisin issu de la pomme et de l’orange.La petite fille engendrée par Michel le poète et par Gloria la pragmatique?Mais cette enfant est infiniment lucide.“J’ai décidé de vivre seule jusqu’à 30 ans pour me laisser le temps de devenir quelqu’un.Parce que j’ai compris que chez moi le processus de développement personnel et émotif était beaucoup plus lent que chez quelqu’un d’autre, parce que moi j’ai beaucoup moins de temps à y mettre.Quelqu’un qui travaille huit heures fixes par jour, il lui reste un bon huit heures de vie sociale en dehors du sommeil.Moi, il y a de grandes périodes où je n’ai pas 10 minutes à moi.Alors j’ai compris que c’était plus lent et que ça prenait plus d’attention.Vers 30 ans, j’aurai peut-être assez de maturité pour pouvoir prendre des décisions et me connaître”.Le nouveau romantisme Quel est-il donc ce nouveau romantisme, cette école des beaux sentiments pour 1981?Peut-être est-ce un retour à la sensibilité, au lyrisme et à la capacité de s’émouvoir en gardant l’oeil sur le réel et le doigt sur la gâchette.L’époque s’y prête.Les illusions se sont égarées, tout le monde est devenu cynique et blasé en même temps; la société de demain se retrouvait en cendres sur le passé oublié.Et puis comme un engrais, la cendre a stimulé le sol, et a commencé à germer l’idée qu’on pouvait être heureux en restant lucides, être poètes en comprenant la technologie, être créateurs en ne perdant pas les pédales.On a compris que romantique et pragmatique, en plus de rimer, pouvaient s’accorder.ensemble.Comme Diane Tell, fille de Michel et de Gloria.“Lorsque, en musique classique, j’étudiais la période romantique, je rêvais de vivre en ce temps-là où les poètes, les peintres et les musiciens se retrouvaient dans les salons de Madame de ci ou de Madame de ça.Moi j’aime des choses qui ont l’air vieux jeu comme la tendresse ou les beaux mots.j’aime manger avec mon chum dans un beau “set-up” où tout est propre, tout est séduisant.” Et pourtant.“Quand tu es un artiste, tu te trouves exposé à un immense danger, tu crées un monstre, une machine centrée sur toi, que tu dois être prête à affronter à tout moment.De temps en temps il faut te retrouver seule, t’analyser pour balancer et garder ta santé mentale et physique.” C’est le soir de la dernière, après 3 supplémentaires combles à la Place des Arts; Diane Tell a conquis Montréal.Nous nous retrouvons tous dans un petit restaurant du centre-ville où les pâtes sont “al dente” et l’osso-bucco est magnifique.Tout le monde est là, entassé joyeusement autour de longues tables.On parle avec toutes sortes d’accents, l’assemblée est internationale.Le vin coule rouge comme une transfusion.Et soudain Diane se lève, s’installe sur le dossier de sa chaise, un peu échauffée, ce soir elle a bien le droit de célébrer.Elle fait taire tout le monde et se livre alors au plus beau discours qu’il m’ait été donné d’entendre.Diane Tell remercie, elle remercie tout le monde sans exception, du plus discret au plus “flashant”, avec pour chacun les mots appropriés, la phrase parfaite, au point où chacun de ces hommes et de ces femmes, chacune de ces grandes personnes rougit l’espace d’un instant, comme on ne le fait pas souvent dans ce métier-là, et croyez-moi, ce n’est pas le vin.Tout comme à la fin de notre dernier entretien, Diane me dit simplement, sincèrement.“Merci.” C’est moi qui te remercie.• ss IMAGE ALAIN MAHANDA 11 1 m GAZETTE ROCK : ¦ • • v « ç A ¦'l: mi, ¦« -t ’ i I»,.C’est en ces termes qu’Hubert Liesker, ami et co-producteur de “Man Itou” décrit le nouvel album de Claude Dubois.L’album doit sortir d’une journée à l’autre: “On a mis un gros rush sur l’album.Au départ, on devait le sortir pour l’anniversaire de Claude (le 24 avril) mais étant donné les événements.” Lundi après-midi, 27 avril, salle de “mastering”: Emile Lépine se prépare à graver pour la postérité le “master” du nouvel album de Claude Dubois.8 chansons, toutes d’une durée moyenne de 4 minutes.Hubert a l’oreille tendue.Je lui pose quelques questions: QUE PEUX-TU NOUS DIRE AU SUJET DE L’ALBUM?“L’album a été enregistré au studio Saint-Charles à Lon-gueuil en février et mars.Nous avons dû passer à peu près 125 heures en studio.Nous avons surtout travaillé la nuit.Personnellement, moi j’aime mieux ça car il y a beaucoup moins de monde autour.Claude est arrivé avec quelques chansons de prêtes.Beaucoup de trucs ont été créés sur place.Claude se retirait avec un “rough mix”, ré-écoutait son travail et, quand il le fallait, il faisait les modifications nécessaires.On a effectué un mix super vite.seulement 12 heures.L’album possède un son très rock.C’est ce que j’aime.Tous les instruments sont stéréo, c’est-à-dire qu’ils sortent à gauche et à droite.Je voulais ainsi créer un effet dimensionnel assez “snacey”.— ET LES MUSICIENS?“Un guitariste nouveau qui est assez super et qui s’appelle Pierre Bazinet.Nous on l’appelle tout simplement Bazz.C’est lui qui joue tous les solos.Il est terrible! Ensuite, il y a Robert Turmel à la basse, Richard Perrotte aux drums, Pierre Di Pasquale au piano, Richard Lemoyne à la “rhythm guitare”, Claude Le-may pour les “over dubs” de synthétiseur.George Thurston a joué différentes percussions dans “Chercher un pays” et Michel Deloir a joué du saxo dans “I give c’que j’aime”.— ET LES CHANSONS?“Il y en a 8: l’album ouvre avec la chanson-titre “Man Itou”.C’est un rock, plein et “spacey”.Tu sais, moi, mon idole c’est Phil Spector.Lui, il fait du son “mur à mur” avec beaucoup de dimension.Ensuite il y a “Par planète y’a une terre”.Ça aussi c’est rock avec une jolie riff de guitare de Bazz qui est assez captivante.“Chercher un pays”, c’est un reggae et ça été la toune la plus difficile à mixer, justement parce que c’est un reggae.La face un se termine avec “I give c’que j’aime”, une ballade rehaussée du saxo de Deloir.C’est très beau.Face deux: “La liberté sur un moteur”, c’est un rock qui raconte l’histoire du gars qui vit sa vie comme James Dean.“Ça fait danser les oiseaux”, c’est une ballade très dans le style Dubois.“L’argent te change”, et bien ça dit c’que ça veut dire: “.Ce qui change, dérange nos vies à chaque seconde”.C’est un rock.“Fallawaine”, c’est une histoire d’indien oppressé sur un beat rock quasi new wave”.Pendant qu’Hubert me parle des chansons, elles défilent toutes^ sous l’aiguille maîtresse.À première audition, c’est très bon.Les effets qu’ont voulu obtenir Claude et Hubert sont très réussis: “Tu sais Coco, c’est le premier album de Claude fait à Montréal depuis longtemps.Oh il y a bien le “live” de l’automne dernier, mais avant ça, un avait été fait au studio de Todd Rundgren M (“Fables d’espace”) et l’autre à Miami (“Mellow reggae”).Comment j’en suis arrivé à travailler avec Claude?Un soir que j’étais assis dans un bar en train de prendre un verre, il est arrivé.On a bavardé un peu et on a commencé à parler musique, disque, etc.Il m’a demandé de faire cet album avec lui! ’ ’ L’album sortira sur le label de Claude, Pingouin, et sera distribué par Diskade. GAZETTE ROCK -, .^ * *v * fcWtlï ' .MABJO: SI EUE N’AVAIT PAS EXISTÉ, IL A USAIT FALLU L’INVENTE B! PAS DE PLOMB DANS LES AILES POUR CORBEAU Cette fois, ça y est, Corbeau s’est “envolé”! Tous ceux qui ont entendu les chansons du nouvel album commentcent juste à en revenir! “Ce s’ra un gros hit.” disait un directeur des programmes d’une station rock.“C’est très commercial, très direct, les jeunes vont aimer ça.” disait un autre.La critique est unanime: Corbeau va “marcher”.Tout ça, évidemment, réjouit les membres du groupe qui ont travaillé d’arrache-pied pour présenter un rock solide et très accessible.Le son du disque est puissant et saura s’imposer.Déjà, c’est la folie des radios.À Québec, on entend les chansons de Corbeau à toutes les 10 minutes.À Montréal, CHOM-FM, la station rock, n’a pas hésité une seconde (c’est la station la plus difficile à “embarquer”).“JTâche pas”, “Solitaire”, “Marche”, “Demain”, “Fou”, “Baby Lily” sont en train de devenir des “classiques” instantannés.5000 disques vendus en 3 jours.Et pourtant on ne croit plus vraiment au miracle dans notre industrie locale du disque.En mai, Corbeau va “envahir” une partie francophone de l’Ontario pour ensuite se poser à la Baie James les 22 et 23.Quand nous avons parlé à Jean Miliaire, le groupe revenait d’un show à Saint-Pierre et Miquelon: “Nous y sommes restés 4 jours tellement on aimait ça.Ce qui est arrivé est bien simple.La brume nous a empêché de partir pendant 3 jours.Alors nous avons trippé un peu dans l’ile.Notre show a très bien “marché”.Nous avions apporté des copies de notre nouvel album et elles se sont toutes vendues en un rien de temps.” 38 Pas de plomb dans les ailes pour Corbeau* COBBEAU: DONALD SINCE, MICHEL LAMOTHE, BOQEB “WEZO” BELVAL, JEAN MILI St»# QUE ET.HABJOLEHE MORIN! IMAGE LAWRENCE KIRSCH/SP ARROW PHOTOS GAZETTE ROCK Ça y est, l’album de Leyden Zar est enfin sorti depuis quelques jours.On sait que ce groupe de Montréal a signé un contrat intéressant avec la maison américaine A & M (Police, Supertramp) pour une durée de 5 ans.Finaliste au concours “L’Esprit” de CHOM en 1978, Leyden Zar s’est retrouvé en studio en avril 1980 avec André Perry et Nick Blagona aux commandes derrière la console.Les résultats figurent sur le nouvel album dont les chansons tournent déjà dans 49 stations radiophoniques d’un bout à l’autre du Canada.Le disque sortira aux USA le 12 mai.Pour ce qui est de voir Leyden Zar “live”, il faudra attendre un peu.Une tournée est en train de se préparer pour le début du mois de juin.Au Québec et en Ontario d’abord, le reste du Canada ensuite.Sur la photo, prise lors du symbolique lancement, on peut reconnaître Nick Carbone, directeur de la promotion pour les disques A & M au Québec ainsi que les membres du groupe entourant Rob Braide, directeur de la programmation à CHOM-FM.LEYDEN ZAR: ENFIN.G’ESI PARU! ADIEU GENTLE GIANT Une nouvelle qui en déprimera plusieurs: après 10 ans de carrière, Gentle Giant vient de casser! Le groupe de musique progressive a provoqué un fanatisme dément chez plusieurs québécois au cours de sa carrière.Mais plus rien ne semblait réussir.Les derniers albums, enregistrés dans une veine plus “commerciale” n’ont pas accroché (.sauf évidemment chez les fana du groupe).On dit que Gary Green (guitare) et Ray Shulman (basse) travaillent ensemble à la réalisation d’un album mais on ne précise pas ce que vont faire les autres membres.Gentle Giant laisse derrière lui une bonne douzaine d’albums dont le plus mémorable est “In a Glass House”.POUR LA TROUPE DE DANSE POINTEPIENU.MUSIQUE “EN DIRECT” Vous avez certainement entendu parler de la troupe de danse Pointépiénu.La troupe effectue une “rentrée” montréalaise sur la scène de la Comédie Nationale à la fin de ce mois-ci, plus précisément les 27, 28, 29, 30 et 31 mai.La programmation affiche 4 ballets différents dont un, “La Bottine Souriante” mettra en relief le groupe nommé La Bottine Souriante “en direct” sur la scène.La troupe Pointépiénu met en vedette les danseurs Louise Latreille, Alexandre Bélin, Anthony Bouchard, Howard Richard, 40 Marie-Josée Chartier, Nina Galéa, Mireille Leblanc.Les chorégraphies sont signées Louise Latreille.Lors de ce passage à la Comédie Nationale, Pointépiénu offrira en première mondiale “Meurtre à la plage”.D’une durée approximative de 35 minutes, cette nouvelle chorégraphie traite en tragi-comédie un fait divers.12 personnages, dont 6 présentant une double personnalité, vivent les intrigues et les conflits provoqués par les soupçons de chacun au lendemain de cet incident.À noter que les chants seront interprétés par les danseurs.IMAGES GEORGES BELINSKY liPpPfP IMAGE MICHEL SENEGAL U êi OFFENBACH: UN “COUP DE FOUDRE” C’est dans quelques jours que sortira enfin le nouvel album d’Offenbach, le premier en français depuis "Traver-sion" paru il y a déjà plus de 2 ans.Rencontré au lancement du dernier album de Plume.Gerry (Boulet) avait l’air du gars dont le devoir d’état est accompli: “L’album va sortir autour du 11 mai.Il va s’appeler “Coup de foudre”.C’est la suite logique à “Traversion”.10 tounes, des textes d’André St-Denis (“Ayoye”), des textes de Plume, Z pour être plus exact.Il y a aussi des textes de Pierre Côté écrits spécialement sur mesure pour nous.Des titres?“Le Bar-Salon des Z tocsons”, “Ouvre-moi ta porte’, “ J‘me crinque un blues”, un blues très Offenbach.Breen chante Z tounes, moi j’en chante une avec Plume, un de ses textes intitulé “Poison Rouge”.Seulement pia-no-saxo-guitare, dans le style Tom Waits”.Il y a aussi ce texte de Plume écrit à Paris et qui s'intitule "Palais des Glaces’’.La chanson raconte les mésaventures d’Offenbach en France il y a quelques mois quand à 24 heures d’avis il avait fallu remplacer le batteur Robert Harrison.Jerry Mercer, batteur d’April Wine l’avait remplacé: “Un vrai rock n’roll vieux style.”.Offenbach effectuera une gigantesque tournée de 22 villes en 28 jours, visitant des salles style "aréna en août prochain.Le tout se terminera par un retour au Forum de Montréal, probablement le 4 septembre." I flash.flash.flash.flash.flash.À TOUTE VITESSE: MICK JAGGER vient d’investir un joli million de dollars pour les droits de “Kalki”, un roman de GORE VIDAL, et il a l’intention d’en tirer un film avec lui-même en vedette.D’un autre côté, KEITH RICHARD affirme à qui veut l’entendre que les ROLLING STONES vont partir en tournée à travers les USA l’été prochain.On annonce le re- va pour le mieux entre les membres du groupe.Le torchon brûle entre PETER TOWNSHEND et ROGER DAL-TREY.DERBY HARRY de BLONDIE va interpréter la chanson-thème du prochain film de JAMES BOND intitulé “For your eyes only” dont la sortie est prévue pour le début de l’été prochain.Le nouvel album de GEORGE- tour de MORSE CODE pour la fin de l’été.Un album des ‘‘Plus Grands succès” de PLASTIC BERTRAND va sortir d’une journée à l’autre.Incluse dans l’album, une chanson créée spécialement pour lui par BILL, un groupe Montréalais dont on parle beaucoup en ce moment.CLASH au Forum ce mois-ci?.BOB MARLEY n’en aurait que pour quelques mois à vivre.Sa femme RITA a confirmé que la vedette reggae souffre d’un cancer au cerveau.Le nouveau drummer de MAHOGANY RUSH se nomme TIM BIERY.Il remplace JIM AYOUB.En parlant de MAHOGANY RUSH, le groupe vient de resigner avec CBS.PAUL MCCARTNEY ‘‘Composer Artist”, un bouquin de 272 pages de musique et de dessins originaux de l’ex-BEATLE vient de sortir aux USA.STEVEN FAULKNER, alias CASSONADE, va sortir un disque dédié à la mémoire de JOHN LENNON.FABIENNE THIBEAULT est revenu de France en temps pour la sortie de son nouvel album chez Kébec Disc.Un film documentaire de 100 minutes intitulé “This is Elvis” va sortir sur les écrans d’ici quelques semaines.ROD STEWART au Forum de Montréal en septembre prochain?.GARY NUMAN va sortir un album-double “live”.KIT LAMBERT, celui qui a “découvert” les WHO au début des années 60 est mort à Londres à l’âge de 45 ans.Parlant des WHO, il paraît que tout ne BENSON va sortir en juin.PAT TRAVERS à Montréal au Théâtre St-Denis le 14 mai.RCA va sortir le premier album solo de MICK FLEET-WOOD de FLEETWOOD MAC.Intitulé “African Odyssey”, l’album a été enregistré au Ghana.Le metteur en scène de “Fame”, ALAN PARKER va tourner un film basé sur “The Wall” de PINK FLOYD.En vedette?Nul autre que ROGER WATERS lui-mème.Il a aussi écrit le scénario.Est-ce la fin de YES?.ELTON JOHN a déclaré qu’il ne vivrait jamais aux États-Unis en permanence même si on le payait $200 la minute.Il ne s’est pas encore remis de la mort tragique de son ami JOHN LENNON.Le ROL- LING STONE RON WOOD est en train de terminer l’enregistrement de son prochain album solo à L.A.Le nouveau FOREIGNER s’intitule “Silent Partners” et a été enregistré aux studios Electric Lady à New-York.“Hard choices”, le nouveau TOM PETTY vient tout juste de sortir LEON RUSSELL et ERIC SURDON viennent de franchir le cap des 40 ans.Le nouvel album de RINGO STARR, “You can’t fight lightning”, affiche plusieurs “invités” de marque dont GEORGE HARRISON, PAUL McCartney, steve stills et NILSSON.Le chanteur de CANNED HEAT, BOB “The Bear” HITE a été trouvé mort dans son “camper” le 5 avril dernier.Il était âgé de 38 ans.QUEEN, de retour d’une gigantesque tournée en Amérique du Sud, va reprendre le chemin du studio en juin.Un album des plus grands succès va sortir à la fin de l’été; c’est donc dire que les nouveaux enregistrements ne sortiront pas avant 1982.Le nouveau VAN HA-LEN s’intitule “Fair Warning” et va sortir d’une minute à l’autre.STEVIE WONDER a passé le mois d ’ avril en tournée au Japon.GRACE SLICK du JEFFERSON STARSHIP se promène condamnés à payer $672,000 dollars au vrai DEEP PURPLE.ROBERT FRIPP vient de former un nouveau groupe qui va reprendre les chansons de KING CRIMSON et en faire de nouvelles versions.DISCIPLINE est le nom du groupe qui met en vedette, entre autres, BILL BRUFORD.En terminant, YOKO ONO a repris le chemin des studios.en Volkswagen Rabbit.On se souviendra que le JEFFERSON AIRPLANE (tel qu’on nommait le groupe dans les années 60) a connu un gros hit avec une chanson intitulée “White Rabbitt”.Les faux DEEP PURPLE ont été Elle enregistre à New-York un album qui va s'intituler “Season of Glass” et qui est produit par PHIL SPECTOR avec qui JOHN LENNON avait travaillé pour son album “Rock n’ Roll” de 1975.• BROCHETTES & FONDUES Nouveau et unique en ville Venez et découvrez nos succulentes brochettes et fondues RESTAURANT LAfOMOCM 964 Est, rue Rachel Réservation: Tél.: 524-2100 4022 Ste-Catherine Ouest et 3539 Lacombe Mtl.RESTAURANT KlnhDd Les meilleures soupes et brochettes en ville.“The Montreal Calendar Magazine” Téléphonez: 739-9219 ou 932-1968 En monlie des Oeuvres picturaux des Artistes $500.00 D’ESCOMPTE OU PLUS EN VOUS FAISANT DÉCOUVRIR 8 BONS RESTAURANTS Si vous allez au restaurant avec des amls(es).votre famille ou par affaire, vous savez sûrement qu'il existe des "clubs de gourmets" qui offrent une réduction substantielle des dépenses.PROFITABLE: UN CLUB QUI RAPPORTEI Pour seulement $49.00 vous obtenez: • 32 repas gratuits sur 64 • 8 restaurants participants: LA MARIE GALANTE, LA CRÊPERIE QUÉBÉCOISE, LE TROQUET À LINA, LA NIÇOISE, LA SAUVAGINE, LA MANSARDE, MÈRE TUCKER ET AU BEDON DODU.• 4 coupons par restaurant • valable 1 an (12 mots) • Boisson, taxe et pourboire non-inclus.ON TELEPHONE: 843-7215, 843 -3686 (hrs de bureau) ON ECRIT: PROFI TABLE 3575 ST-LAURENT, SUITE 807, MONTRÉAL H2X 2T7 MICHEL GAUCHER DU LUNDI AU VENDREDI 18h00 à 22H00 MOIS DU QUEBEC ROCK Un résumé photographique de quelques-uns des principaux événements du mois.Si vous n’étiez pas là, QUÉBEC ROCK y était pour vous.OUI! Oui.le Québec va rester fort! Ainsi en a décidé le vote populaire.Le 13 avril, le Parti Québécois qui nous gouverne depuis le 15 novembre 1976 est resté fort.Désormais, c’est un parti qui “compte”! La victoire inspire la joie qui devient délire et c’est devant des partisans délirant que Corrine et René Lévesque se sont retourné pour apprécier ce qui était dit sur le grand étendard! L’aventure continue.IMAGES RICHARD PATRY PREMIER DISQUE DE L’ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTREAL Comme tout orchestre symphonique qui se respecte, l’Orchestre Symphonique de Montréal se devait d’enregistrer.Sous la direction de Charles Dutoit, tous les musiciens de l’OSM ont pris la direction de la vieille de St-Eus-tache pour l’enregistrement de “Daphnis et Chloé”, le célèbre ballet de Ravel.Le disque s’inscrit au prestigieux catalogue de Polygram et évidemment fait la fierté de Charls Dutoit (à gauche), de Tim Harrold, président international de Polygram (au centre) et du Maire de Montréal, Jean Drapeau. PLUME PAR EN AVANT! Michel Senécal a surpris notre ami Plume en train de raconter à Gerry d’Offenbach “des tas de trucs marrants’’ La scène se passait au lancement du nouvel album de Senor Pluma fraîchement arrivé d’Europe (depuis 3 jours).Une fois l’album sorti, ne cherchez plus Plume: il “pratique’’ le prochain show qu’il donnera le 15 mai au Palais Montcalm de Québec et les 22 et 23 mai au St-Denis à Montréal.Ah, oui.l’album s’appelle “Livraison par en arrière’’ et Marc Desjardins nous en parlera longuement dans le prochain numéro.CLIFF RICHARD COMME LE BON VIN.TROIS VIRTUOSES DE LA GUITARE C’était presque comme un rêve: les guitaristes John MacLaughlin, Al Di Meola et Paco de Lucia ensemble sur une même scène.Ça s’est passé à la Place des Arts.De l’électricité pas électrique puisque les 3 ont joué “acous- tique” ce soir-là.Au programme, des pièces de Chick Corea et du Brésilien Egberto Gismonte (entre autres) plus il va sans dire des compositions originales des 3 virtuoses.IHAOE RICHARD PAIRY Les anciennes idoles, si elles jouent bien leur jeu, ne vieillissent pas toutes croches.La preuve.Cliff Richard.Croiriez-vous, à le regarder, que ce bonhomme-là a 42 ans?Il a l’air d’un teenager.Pourtant, il y a 20 ans, il était à l’Angleterre ce qu’El-vis était aux USA et Johnny Hallyday à la France (ici, on pourrait dire Michel Louvaip, si on veut!).Il est venu à Montréal en janvier 1960 parce qu’à ce moment-là il avait une chanson très populaire, “Living Doll”.Puis il est retourné dans sa vieille Angleterre et il n’est plus revenu.jusqu’au 31 mars derniers.Aujourd’hui, il connaît d’autres succès, “Dreaming”, “A little in love” sont des chef-d’oeuvre de musique pop.Au Saint-Denis, il a “conquis” son public.Il a promis de revenir.IMAGE MICHEL SENÉCAL 48 »•••••« •••••••••• •••••••« ••••••••••••< r •••• • • « IMAGES MICHEL SENEGAL MOIS DU QUÉBEC ROCK RENTREE D’OCTOBRE For du succès qu’il obtient avec son dernier album “Clandestins”, Octobre a fait une rentrée montréalaise efficace sur la scène du St-Denis.Une section de “cuivres” rehaussait la musique du groupe qui ne s’est pas gêné pour en mettre plein les oreilles à ses nombreux “fans”.UN feu roulant de chansons qui a tenu l’auditoire en trance du commencement à la fin.¦ ^ FOU DE GAROLOU! La réputation de Garolou n’est plus à faire.Le groupe possède une légion de fans qui ne démord pas et ceux-ci étaient nombreux au St-Denis pour l’unique grand passage à Montréal de Michel Lalonde et compagnie.Du nouveau au répertoire de Garolou: deux chansons en anglais, composées par les membres du groupe, qui laissent entrevoir des grandes possibilités de carrière en anglais.Et pourquoi pas?Il n’y a pas de mal à vouloir dépasser ses frontières et à se faire comprendre de tout le monde! CORCORAN PAS SI TÊTU QUE ÇA.Il était l’invité spécial de Garolou.Et il nous a tout donné ce qu’on voulait, la preuve qu’il n’est pas si “têtu” que ça! Quelles belles minutes vécues en sa compagnie.Les chansons qu’on aime tant sur l’album (“Têtu”, Kébec Disc) prennent un ton et une vie tout à fait enlevante en personne.Il avait amené avec lui son ami Bruce Jackson avec qui il joue sur l’album.La preuve qu’il ne faut pas être 28 en scène pour donner un bon show.1r IMAGES MICHEL SENEGAL ______ IMAGE RICHARD PATRY \ SHAWN TOUJOURS SHAWN Quand on aime quelqu’un ici, ça compte! Parlez en à Shawn Phillips.Ici, oji aime Shawn Phillips.Il est populaire.Tellement qu’on l’a vu à “Michel Jasmin”.Ça, ça s’appelle être populaire.On aime ses chansons, sa voix, son “genre”.À chaque année, il revient sur une scène ou deux et il fait “salle comble”.Cette année n’a pas fait exception.Au St-Denis et ailleurs, Shawn est resté fidèle à lui-même.Quelques nouvelles chansons parmi les airs connus.Le cheveu court, l’oeil alerte, la voix en forme, la musique en tête.Shawn sera toujours Shawn jusqu’à la prochaine fois.ADIEU ALAIN.ADIEU “ET ÇA TOURNE** “Jeunesse d’aujourd’hui” avec Lalonde et Joël Denis a “marqué” son époque.“Et ça tourne” et son animateur Alain “Listen to me” Montpe-tit ont “marqué” leur époque.La “dance music” pour-ra-t-elle survivre sans lui?Pour la dernière de “Et ça tourne”, des Girls, Boule Noire et Claudja Barry à qui il voue une affection toute particulière.Claudja en a d’ailleurs profité pour nous présenter les chansons de son nouvel album “Made in Hong Kong”.HEUREUX DON McLEAN MALHEUREUX Heureux, Don McLean l’était.Après tout son remake de la chanson “Crying” tourne “à planche” partout à travers la Belle Province.On l’avait “booké” un beau samedi soir à Montréal.Tout pour réussir.Mais.malheureux, Don McLean n’a pas pu nous donner le show auquel il aurait voulu que nous assistions.Ses musiciens ont été stoppés à la frontière.Ce qui fait que Don, tout seul (il a eu un peu d’aide d’un autre guitariste), a fait face à son auditoire.Le créateur de “American Pie” a réussi un tour de force.Celui de captiver son audjtoire de la première à la dernière minute.LES WIPERS AU VÉLODROME Les Wipers ont lancé leur 45 tours “Nome Noma” directement du Vélodrome lors du Salon Jeunesse.Ce jeune groupe “niou ouéve” montréalais de 5 musiciens a profité du kiosque de QUÉBEC ROCK (où il y a eu foule pendant les 4 jours du Salon) et tout le monde s’est bien amusé.On pourra voir les Wipers d’un bout à l’autre de la Belle Province lors d’un prochain passage au “Lautrec Show”. DISQUES PAR MABC DESJARDINS “ïou” CORBEAU KébecDisc e dois d’abord dire que je donne à Corbeau 10/10 pour l’effort, le gros effort méritoire, l’ardeur à l’ouvrage qui nous valait autrefois les médailles “Au Mérite” que les Frères de l’Instruction Chrétienne ou les Soeurs du Bon Conseil épinglaient aux revers de nos petites vestes Black Watch.Corbeau s’essaie, Corbeau veut, Corbeau fonce.Mais Corbeau y croit-il vraiment?.Fait-il du rock’n roll par conviction, avec la foi qui transporte les stades ou est-ce que Corbeau joue à faire du rock parce qu’il trouve ça drôle et parce que çà pogne?Évidemment je sais que “Fou” sera un hit, probablement un gros, un très gros hit, parce que le Québec a soif de rock dans sa langue, parce que le nationalisme ne satisfait plus personne et qu’on a le goût de bouger.Mais je suis déçu, je m’attendais à plus.D’abord, tout ça m’a l’air du cinéma; c’est le film d’un groupe qui prend la pose rock’n roll.voilà.Je ne sens pas d’émotion; c’est froid au niveau de ce que ça dit.Toujours le même défaut chez nous, dès qu’on dit rock’n roll, on pense simplisme.On s’imagine qu’il faut absolument parler de bazou, de liqueurs et de fond de cour; on croit que l’émotion n’est qu’à fleur de cuir et qu’il faut être viril, ou du moins mécanique.Même Plamondon a cru ça en écrivant pour Nanette.Alors Corbeau a écrit gros comme un chandail aux mailles lousses, et ça laisse passer l’air, le souffle, on perd de la chaleur.Les textes de Marjolène Morin, tout comme les autres, cherchent un ton populiste synthétique que seuls les intellectuels peuvent trouver.“J’lâche pas” trépigne d’impatience, mais ne dit rien de plus que ses 2 phrases de base et le reste est du remplissage; “Marche” essaie de*parler d’égalité, de rapports non-sexistes, mais s’embourbe; “Suite 16” est un film sans scénario.Mais le plus enrageant c’est que lorsque Morin se laisse aller à plus que le 1er degré, celà devient intéressant; par exemple, “Fou” a des visions fascinantes, “Baby Lily” avec ses obsessions va chercher un peu plus loin, “Demain” a l’écho attirant de la vulnérabilité qui se défend.Mais pour le reste on gèle.La musique va de pair avec la thématique.Elle est lourde, sans caractère et surtout elle se veut la synthèse et le synonyme de tous les rocks.Ceci dit, il y a des moments d’écriture brillants, des envolées remarquables, des bouts de mélodie qui éclaboussent.Jean Miliaire a l'oreille aux aguets et il a su rendre heureux certains phrasés un peu gênant.Il a concocté des lignes de guitare fluides et légères qui dégagent le reste du monolithisme.De toute évidence Corbeau est un bon assemblage d’excellents musiciens.Les deux guitaristes se stimulent l’un band qui joue du blues et du rock pour le plaisir de ses clients leveurs de coude.Et puis ça manque d’humour à un point tel que j’en étais gêné.A part le sourire de tout le monde sur la pochette (belle) de Pierre Dury, on se croirait à un rituel d’intronisation chez les Chevaliers de Colomb.Le rock est un idiome qui a besoin de ridicule et de folie, pas seulement de muscle et d’espace.Chez Corbeau on n’a pas voulu esquisser de sourire depuis la lourdeur des textes jusqu’à la façon qu’a Marjolène Morin de chanter comme si tout était très sérieux, d’une voix consciemment rendue rauque, et l’humour n’a pas sa place.Cet élément CORBEAU l’autre et exécutent de brillantes prouesses de style.Michel Lamothe, le bassiste, a la solidité d’un cap et soutient les deux précédents.Seul Wézo n’est pas toujours à la hauteur, un peu empêtré dans son style Ginger Baker, qui découpe le rythme à la hache et confine la batterie à ses élans sans subtihté dans les tounes lentes.Cependant, tout ce beau “musicianship” n’est pas nécessairement suffisant pour faire des arrangements concrets.Je sens une sorte de restreinte dans l’élan musical de ce Corbeau à l’ancienne, dont le plaisir semble résider dans le rock le plus binaire possible.Pourtant, sur le premier disque, on s’amusait, on explorait, on se laissait être moderne sans peur.Sur “Fou” j’ai eu souvent l’impression d’entendre un bar vital qui rend Plume et Offenbach tellement plausibles, qui sauve le Capitaine Nô du cliché et qui a fait du 2è album de Stephen-Cassonade-Faulkner un chef d’oeuvre d’intell;' mce, Corbeau l’a très volontairement éliminé de sa vision après le 1er disque (qu’on se rappelle le superbe “L’Agriculture”).Même une toune comme “Suite 16” qui se serait prêtée à au moins un sourire est livrée comme un poulet trop cuit.Pourtant, pourtant, Corbeau mérite sûrement qu’on s’y attache, seulement pour pouvoir le transfigurer d’émotions, seulement pour lui faire voir qu’il joue pour du vrai monde, pas tout pareil.Corbeau c’est tout de même l’avenir dans un sens parce qu’il y a si peu de rock chez nous, qu’il ne faut pas rejeter le moindre essai.Et Corbeau c’est un band avec une fille devant, et ça c’est important en 1981 d’avoir l’oreille tendue vers le cri des femmes; c’est important que toutes nos blondes se sentent plus proches de la chanteuse de rock que de la torcheuse de ptits, et pour ça Corbeau c’est important, même si.“face Dances” THE WHO W£A | ete Townshend a compris une chose très importante que bien des musiciens de sa génération n’ont pas encore saisie, et c’est qu’il ne faut jamais regarder en arrière.Même si les fans et le public en général semblent toujours demander un retour perpétuel au dernier succès, le véritable créateur s’en va ailleurs, au risque de décevoir pour un court laps de temps son public vam-pirique.Les Who ne referont plus jamais “My Generation”, ils ne feront plus “Tommy” et même, ils ne referont plus “Who Are You”.Les Who vont toujours de l’avant et le public ne les découvre souvent que 2 ans plus tard.La première fois que j’ai écouté “Face Dances”, j’ai été déçu, je m’attendais à trop, comme d’habitude; je suis un fan des Who et en même temps un critique.Alors certains tics ont pris le dessus, et je me suis dit: “Bah! Ce n’est pas renversant.” .Je voulais, au fond, entendre les vieilles tounes mais en me disant que c’était tout nouveau.Je me rappelle qu’il était une heure du matin et que j’avais attendu le disque toute la journée; après l’écoute, je me suis couché et pour garder la face, j’ai déclaré à ma femme que c’était fantastique.La première toune me trottait dans la tête.Le lendemain j’ai remis l’album sur la platine et j’ai réécouté; “You Better You Bet” m’a frappé de plein fouet avec son intensité et son inventivité mélodique.Mais le reste ne m’accrochait pas vraiment.J’étais déprimé, mes héros me décevaient.Pourtant, peu à peu, bribe par bribe, “Face Dances” s’est inséré sous ma peau, m’a envahi, au point qu’aujourd’hui je ne peux m’en passer.C’est l’album de la maturité, ce n’est pas l’élan puissant et naïf d’un jeune groupe, ça n’a pas la candeur, mais ça compense en humour.Pete Townshend a 35 ans, il est marié, a deux enfants, deux filles, l’une de 12 ans, l’autre de 9.Cela, il ne l’a pas r-'.» -5* i ' A +: >-'¦¦- ' f ' ILL déguisé dans son écriture.Il n’a pas joué à l’adolescent.Il s’est livré.une fois de plus.Avant tout, “Face Dances” est un disque remarquable d’honnêteté, tout en restant un beau poème à la subtilité.En fait, c’est presque un album concept traitant du jeu de masques derrière lesquels les humains s’abritent.Tout se tient, à ce niveau-là, depuis la multiplicité des sujets/narrateurs jusqu’à la charge dramatique et la personnalisation dans la voix de Roger Daltrey, qui, en passant chante mieux que jamais (de quoi faire pâlir bien du monde).Townshend a voulu venir à bout de certains fantasmes face à son rapport aux valeurs sociales.Son écriture est extrêmement riche, parfois même complexe, tant elle se prête à plusieurs niveaux de lecture.Un texte comme “Cache Cache”, très elliptique, et qui dénonce le faux plaisir de certains “risques” à la mode, ne se laisse saisir qu’après plusieurs passages.De même le délire paranoïaque de “Did You Steal my Money” n’est explicable qu’après avoir comparé pu-sieurs couches de signifié, d’abord, inexplicablement, la chanson pastiche un thème de George Benson, lui-même un arrangement du classique “On Broadway”, ensuite, le texte se promène entre un concret geignard et assez violent et des déclarations hautement morales.À la lumière de certaines briques d’informations on peut comprendre que le pastiche d’“On Broadway” n’est autre qu’une métaphore pour New-York et que la chanson porte sur les démê~ lés financiers que Townshend a eu avec son management américain en ce qui a trait à la perception de ses droits d’auteur.Mais finalement, cette interprétation n’est accessible qu’à des experts et ne touche pas le fan moyen; elle le touche ailleurs, comme un conte moral, dont la viscérali-té est évidente.C’est de ce point de vue de chroniqueur moraliste que Townshend s’est placé tout au long de “Face Dances”.Une sorte de Voltaire rock qui ne se prend pas nécessairement au sérieux, mais qui ne se gêne pas pour montrer son point de vue souvent à contre-courant de la mode.“How Can You Do It Alone”, par exemple, est à la fois sérieux dans une expression du désarroi, de l’incompréhension, et autant humoristique, comme pour distancier le “Pompous Old Fart” que Townshend considère être de temps en temps.Ce genre de multiplicité ne se fait pas uniquement dans le texte, mais également dans sa superposition avec la musique.“Daily Records” est une bonne illustration de ce genre de “double-entendre”; le texte, parfois très sérieux, où l’artiste, l’homme de 35 ans, se regarde et critique certaines de ses propres insensibilités, est rendu drôle parce qu’il est chanté sous la forme d’une moquerie d’opéra.Et certains autres passages ont toute la beauté du soft-rock.Ailleurs, Townshend s’est servi de l’intensité dans l’étendue de la dynamique, de la légèreté du blues-clair à la pesanteur du hard-rock, pour mieux souligner ses propos.D’ailleurs, sur “Face Dances”, Townshend s’est laissé aller très loin dans l’exploration musicale, créant des collages, des mosaïques de mélo- die (à l’image de la superbe pochette) qui s’interpénétrent les unes les autres.Ce n’est plus l’urgence de son al-bum-solo, “Empty Glass”, mais bien plus un véhicule musical monté de toutes pièces pour les Who.La batterie de Kenny Jones est d’une stabilité qui permet tous les jeux harmoniques (impossibles devant l’artillerie de Moon); la basse d’Entwistle délire et n’est jamais subjuguée à la rythmique; la voix de Daltrey est magnifiquement théâtrale, dramatique ou comique selon les ambiances; Townshend gorge ses lignes d’élans guitaristiques et de synthés en filigrane.Mes seules réticences se situent au niveau des 2 chansons d’Entwistle qui font dans le métal pesant et détonnent de l’ensemble; “The Quiet One” en est presque ridicule, c’est peut-être un pastiche humoristique des groupes lourdauds, aux bottes de plomba.; d’un autre côté, “You” a certaines beautés baroques qui accrochent l’oreille.De toute façon, “Face Dances” est une oeuvre de fond, à lire et à relire pour voir une des directions de l’avenir.“Pi«a” ALAIN BASCHUNO Phillips ’ai éprouvé un singu-üer plaisir à écouter ce nouveau Baschung; un plaisir un peu pervers, comme lorsqu’on fait quelque chose de défendu.Voici une belle tache de modernité lyrique mes enfants.Alain Baschung ne se contente plus de défoncer des portes ouvertes.Il défonce toutes les portes et quand il est à court, il en construit des supplémentaires.La musique de Baschung est un peu secondaire à son propos.C’est un rock modernisant, collé sur l’Angleterre avec des idées de dire Straits et de lan Dury mais toujours bien continentales; non l’amour de Baschung, c’est l’humour.C’est un rebelle mais un rebelle rigolo, qui allège son propos par une exploration démente de la langue parlée.et bien sûr chantée.Son pessimisme très nouvelle vague est décoré de bons gros éclats de rire et sourires intellectuels, entendus bien sur.Il y a la manière de cinéma underground et de BD grivoise mais hallucinée.Il y a là choc de cultures, bumper-à-pare-choc mais sans altercations et gros mots, juste le plaisir de la rencontre.“Ça cache Quequ’chose” est lourd de sens métaphorique, visible à bien des niveaux, “L’araignée” va loin au-delà des codes, “J’sors avec ma frangine” est une évocation superbe de la sous-culture des “jeunes filles libres”, “Afficionado” fait de la métaphore sexuelle et sportive dans notre belle culture pop, “Idylle au Caire” procède d’une langue merveilleuse, presque magique.et ainsi de suite pour remplir deux faces d’un rock’n rôle mouvant et riche.on a eu la bonne idée d’inclure “Gaby ô Gaby”, chanson qui a fait connaitre Baschung aux québécois! “Nightwalker” QINO VANNELLI Artista gino vannelii esdames et mesdemoiselles (ainsi que cer- ___tains messieurs), le prince du Pizza-Shlock est de retour.et il n’a presque pas changé.Cet enfant de la balle et de Montréal, ce clone de Stevie Wonder, à mi-chemin (s’il se peut) entre Tony Bennett et Pink Floyd, ce spécialiste de l’exploration prétentieuse du temps, de l’espace et de l’argent de ses fans.Gino le sexy est encore de ce monde, même si la critique américaine se plait à lui lancer des invectives à tout bout de champ.Il faut dire qu’il y a une certaine perversité à écouter du Vannelii.C’est une sorte d’amalgame, au second degré, de Earth Wind & Fire, de Pink Floyd, de Stevie Wonder, qui accroche l’oreille à une distance respectable, jusqu’à ce qu’on s’approche assez pour sentir l’odeur du mammouth.À première audition, j’ai trouvé ça plaisant, jusqu’à ce que les coutures cèdent et révèlent le dessous de bras.D’abord Vannelii écrit mal.ses textes qu’il ne fait heureusement pas imprimer 80 sur sa pochette, sont pleins de clichés utopistes de sauvegarde chevaleresque.Il ne se lasse jamais de certaines expressions toutes faites.Ensuite la musique est le plus beau fatras de citations qu’on puisse trouver, empêtrée dans son désir de faire jeune et progressive et de plaire en même temps à papa et grand-papa.C’est une musique d’ambiance pour mégalomanes de Steinberg.ceux qui se font du cinéma sur le muzak en poussant leur carosse.mais ça ne va nulle part et surtout c’est très enflé.et suppurant.“Sucking in the Seventies” THE ROLLING STONES WZA es Rolling Stones sont à la veille de devenir les Chrysler de l’industrie musicale.tenus par une réputation mais incapable de survivre sur leur seule production trop onéreuse et sans efficacité.“Sucking In the Seventies’’ est un gag, j’en suis sûr, sinon pourquoi ce réempaquetage de tounes récentes, dont la plupart ne sont même pas des hits, dont plusieurs sont carrément mauvaises et dont les versions représentées sont en général inférieures à l’original de chacune.Il y a du mystère là dessous.Il faudrait sûrement que Mick nous explique.Mais j’ai perdu son numéro de téléphone.Je vais demander à Jean Lorrain.En attendant, je vais m’imaginer que Jagger a voulu copier Zappa et livrer ici un “Worst of the indecent recent Rolling Stones”.“Arc of a Diver” STEVE WINWOOD Island/WEA n petit chef-d’oeuvre qu’il ne faudra pas négliger (comme le fut le précédent album solo de Winwood en 1978), “Arc of a Diver” est un souffle chaud émanant d’un des plus respectables parmi les jeunes musiciens anglais de l’autre génération.Steve Winwood fut le leader de l’inimitable et inventif Traffic, un des groupes les plus originaux de la décennie précédente; il est encore aujourd’hui une force majeure de la musique moderne.Winwood a réalisé cet album tout seul; il a joué de tous les instruments, écrit toutes les musiques et chanté de sa voix merveilleuse toutes les harmonies (je considère que Steve Winwood possède l’une des 3 voix les plus “passionnantes” du rock moderne, les deux autres étant les deux pôles opposés que représentent les voix de Roger Dal-trey des Who et de Robert Wyatt autrefois du Soft Machine).Rien de l’effort du performer solitaire sur cet album; au contraire on se retrouve au milieu d’un grand élan de plaisir chaleureux.‘Arc Of A Diver” commence avec un hymne superbe, invocateur et évocateur, “While You See a Chance”, dont la mélodie fait frissonner, surtout entonnée par Winwood.La rythmique et l’harmonie se rejoignent dans une sorte de fièvre qui rappelle un peu les chants religieux noirs.Puis suit la chanson titre au texte merveilleux, signé Viv Stanshall (le narrateur à la fin de “Tubular Bells”, un ex du Bonzo Dog Band de douce mémoire).C’est un funk lent, mais très dansant, comme un feu de plage sur une île du sud.Suit “Second-Hand Woman, tout aussi dansant, à la rythmique soutenue, nerveuse et rapide, très nquveau-dis-co.Un plaisir.À la suite, une sorte de ballade bluesy, contemporaine, “Slowdown Sundown” rappelant certains moments de “John Barleycorn”.De l’autre côté, “Spanish Dancer” se dirige dans un phrasé de jazz, avec des accents très modernistes et une sorte de fragmentation pointilliste, c’est plein de langueur et en même temps c’est dynamique.Suit “Night Train’ ’ au funk bruyant comme un train de nuit, à la syncope facile et grouillante pour les fesses, très plaisant.L’album se concluant sur “Dust” très mélodique, assez déücat et d’une grande évocation, une vraie belle chanson.Le travail de claviers de Winwood est remarquable, celui-ci orchestrant de plein-pied dans l’arrangement en empilant de belles textures polyphoniques d’orgue et de synthé.Un album admirable.Plaisir garanti ou argent remis! ‘Dad Loves His Work” JAMES TAYLOR CBS 4 s.e chantre romantique des années 70 n’a pas oublié d’où il venait.James Taylor malgré ses inconsistances reste toujours un maître auteur-compositeur, et il affirme à nouveau son talent sur “Dad Loves his Work” un album sous le signe de la sensibilité et du lyrisme.Taylor n’a pas toujours su trouver l’équilibre parfait entre le chantre rustique de la première époque (“Sweet Baby James”) et l’amant du rythm’n blues qu’on retrouve sur des albums comme “Gorilla” ou “Mud Slide Slim”.Ses plus récents efforts étaient marqués par une incohérence dans le style qui devenait souvent embaras-sante.“Flag”, le dernier en date se complaisait dans un certain gnan-gnan hollywoodien qui ne disait rien.“Dad Loves his Work” vient à temps pour disculper les soupçons qui commençaient à peser sur Taylor.Ce dernier a su plonger en lui-même pour se livrer un peu plus au travers de ses écrits.Probablement dérangé par ses difficultés matrimoniales, il a su s’en servir pour nous tracer le portrait émouvant d’un homme au prise avec les conflits de la vie affective.Des textes comme “Her Town Too”, “Believe It or Not” ou le politique mais subtil “Stand Up” démontrent une maturité de vision que Taylor ne trouvait pas au travers de chansons attirantes mais souvent vides de sens en dehors de la première caresse émotive.“Sugar Trade” qu’il a écrite en collaboration avec Jimmy Buffet porte la marque des deux hommes, c’est un petit bijou évocateur et plein d’un doux exotisme cher à Buffet mais balancé par le côté terre à terre de Taylor.Quelques rocks en douceur (“London Town”, “Hard Times”) ramènent le rythme sur de tendres contemplations intérieures.Le groupe d’accompagnement, le même depuis des années, est composé des meilleurs musiciens de session de Los Angeles que Taylor et son producteur Peter Asher savent faire sonner autrement que dépersonnalisés.L’album se termine par un autre péché véniel d’écoute admirative, “That Lonesome Road” une toune un peu gospel, utilisant des harmonies très chorales et qu’on ne se lasse pas d’écouter.Enfin, un James Taylor qui sort de l’ordinaire.“Escape Artist” GARLAND JEFFREYS Epic xxaauaoE: ’affectionne particulièrement Garland Jeffreys; il est la preuve vivante de l’enrichissement que peut apporter à la musique populaire l’échange culturel.Sa musique est une vision exhubérante du monde de la rue tel que vu par ceux qui le dansent sur tous les rythmes, du portoricain au noir en passant par l’amérindien.“Escape Artist” est un peu la culmination de ses dernières années d’expérimentation avec le reggae, le rock et autres rythmes dansants.Accompagné par des musiciens extraordinaires, dont plusieurs membres du groupe de Graham Parker, The Rumous, ainsi que les deux claviéristes de Bruce Springsteen, Jeffreys va loin dans son swing multi-ethni-que, du swing métissé de “Moden Lovers” à la Costello au curieusement éclectique (accordéon parisien, léger rock) “Jump Jump” en passant par un hommage par la bande au Springsteen de “Born to Run” (“R.O.C.K.”) et au jeu un peu électronique de/‘Innocent”.À aucun moment pourtant Jeffreys ne sonne comme ayant délibérément emprunté à une mode; son métissage est signe de vitalité et de racines communes.L'énergie qui découle de l’ensemble est d’un positivisme qu’il fait bon d’entendre et Garland Jeffreys ne se gêne pour faire danse de tout bois.U y a même, annexé au L.P., un E.P.de quatre chansons dont une figure déjà sur l’album, mais dont deux autres sont de pures excursions dans le domaine du reggae-dub très populaire au sein de la communauté jamaïcaine britannique; en effet ‘Miami Beach’ a ce swing de la modernité qu’on redécouvre dans le soul de couleur, alors que “We the People” est un hymne typique sur un fond caraibe’n jazz, avec de lourds cuivres s’accrochant aux tentures.Les 2 chansons ont été enregistrées à Londres, alors que la 3è du EP reste un reggae mais plus américain, écrite en collaboration avec les membres du band qui viennent du Rumour et du E Street Band.Un “remake” cocasse vient pimenter l’album, celui de “96 Tears”, une toune de 1966 enregistrée à l’époque par ?& The Mysterians, un groupe de Chicanos (d’origine Mexicaine) du Michigan, les premiers à avoir su interpénétrer les cultures, préfigurant le Tex-Mex de Doug Sahm, le funk et le disco.“Escape Artist”, séduisant, honnête, et dansant.“B.L.T.” JACK BRUCE, BILL LORD AN ROBIN IROWER Chrysalis l\CK MU ».t UOJ.IORUNN RobmTrower oici enfin la continuation, dans les années _____80, de la tradition du trio de puissance (guitare, batterie, basse) qui avait été instaurée vers 1966 par des groupes comme Cream, Jimi Hendrix et autres.Cette formule n’avait pas réussi à des formations subséquentes qui avaient compensé l’absence d’inspiration par la pesanteur et le volume.Pourtant le “power trio” de l’origine était un amalgame parfait où chacun avait sa partie à jouer.La batterie en général soutenue et soutenante, la basse fluide et jazzée et la guitare directement au point d’impact.The Police est ce qui s’approche le plus de cette formulation mais leur écriture est tellement expérimentale qu’on ne peut y voir la même orientation.Robin Trower autrefois du Procol Harum et Jack Bruce du Cream, etc.ont tous les deux essayé pendant la dernière décennie de venir à un terme final de la réalisation de leurs talents.Trower est un guitariste estimable, dans la lignée de Hendrix, Bruce est un grand bassiste et un chanteur intéressant; cependant, tous les deux furent associés à des entreprises plutôt douteuses durant les dernières années et on commençait à s’imaginer qu’ils étaient morts musicalement.“BLT” nous donne tort en amenant un des ensembles rock les plus efficaces des dernières années.Un amalgame parfait, comme dans le bon vieux temps, avec en plus toute l’inventivité d’aujourd’hui.Jack Bruce chante mieux que jamais, Trower est en contrôle parfait, et il s’élance d’un jet vers le paradis des guitaristes, alors que Bill Lor-dan démontre ses capacités de batteur métronomique.Les chansons portent pour la plupart des textes de l’extraordinaire parolier de Procol Harum, Keith Reid, et on ne peut que déplorer le fait qu’ils ne figurent pas sur la pochette.La musique de Trower a retrouvé ce petit air aérien qui lui manquait depuis belle lurette.Des rock heavy, comme le superbe “No Island Lost” ou le lourd et évocateur “Carmen”, sont allégés par des chansons swing, un peu inspirées du be-bop (“Life on Earth”) ou du blues (“Once the Bird Has Flown”) et au milieu de tout cela il se trouve de délicates tournures de phrases, mises en musique, comme “It’s too Late” ou “Won’t Let You Down”.Le tout est superbement rendu, avec une conviction rare et sera sûrement une des trouvailles de l’année pour ceux qui aiment ce rock un peu pesant mais toujours plein d’élan qui était la marque des 60’s.im:t 1569, RUE ST-DENIS MONTREAL 842-5859 DISQUES ET ÜURES USAGÉS 3694 3850 st-denis Wellington Montréal, 849-1913 Verdun, 761 L’ECHANGE » 999 Du Collège Ltél: 933^3633^ I Procédé exclusif au Canada d’impression fini velours (Flockage électro-statique).I I Spécialiste en articles de promotion au service des plus grandes ^entreprises du Québec.| 4 - SPECIALITES « d — T-Shirts, blousons ty-vec, sweat shirts • Foulards, visières, casquettes I ¦ Plaques d'auto, présentoirs, auto-collants, écussons, affiches I 4 SERVICE DE SÉRIGRAPHIE PROFESSIONNEL .• • » • I m è '» W • » • • • • ' • • Paul, Perreault 8e Mélançon Denis-R.Paul Avocat "agent démarqués de commerce" 45, St-Laurent, Louiseville, Québec, J5V 1J5 (819) 228 -5529 1671, St-Denis, bureau 2, Montréal, Québec, H2X 3K4 (514) 866 -6088 NAOMTBE DENrtoNT)GNV * ^°“PT,0N JAZZ-JAZZ-JAZZ “WineUght” GROVER WASHINGTON WEA “Single Malt’’ FRANK KOLLER Tarbel “Volupta” MICHEL RIPOCHE Cadence (.ROVER WASHINGTON.JR.II-l-l-ï mm ¦ e mois-ci, le facteur n’a rien apporté de bien transcendant dans la collection jazz de ce chroniqueur.3 disques, agréables à écouter qui ne cassent pas de records mais qui vont bien dans le courant actuel du jazz, un courant tolérant qui accepte tous les genres sur un même marché.D’abord du pop-jazz, comme un champagne léger, Grover Washington nous offre avec “Winelight” un trip de studio, fort bien léché, narcissique par moments mais qui ne libérera pas des torrents d’énergie.“Winelight” est une collection dè tounes plaisantes, très structurées comme des hit pop, avec de la place pour que Washington, qui est un bon saxo, se laisse aller à des improvisations délicates.À noter la présence d’une section rythmique exceptionnelle de présence (Ralph McDonald, Steve Gadd et Marcus Miller) qui résiste à la tendance de jouer au riff comme on joue aux cartes, c’est-à-dire de s’épater les uns les autres avec celui qui fera la passe la plus difficile.Le feeling est gardé relativement intact.Je dis relativement parce qu’au fond tout cela reste un jeu de formules et d’écritures très stables.En fait ce qui fait le jazz, l’énergie de l’innovation souvent incarnée dans l’improvisation, est soigneusement absente.Soigneusement parce qu’on n’en a pas voulu.Et que ce pop à sax n’est plus vraiment du jazz; c’est la formulation qui le rapproche de l’idiome, mais l’écriture est plus proche de la musique du milieu (le MOR, le mainstream.).Mais je l’ai dit, le tout est agréable à l’oreille.Alors pourquoi pas?Frank Roller est un brillant guitariste d’Ottawa, qui n’a plus de leçons à recevoir de personne et qui ira très loin.D’abord Koller est un bon compositeur qui sait se débrouiller avec les schèmes du pop-jazz; lui aussi va à la même école que Grover Washington; lui aussi aime les produits parfaits et les mélodies en douceur; cependant, comme il n’a pas le statut-à-conserver d’un Washington inc.DIVISION Studio d’enregistrement 8 pistes, bien équipé Tarifs; $20 l'heure Copie de cassette Montage de cassettes/musique d’ambiance ou d’un Eric Gale, il se laisse aller un peu plus, et qui plus est, il est exceptionnellement doué pour l’improvisation guitaristique, son jeu superbe rappellant souvent le doigté excitant de Bola Sete, ou le sens de la structure d’un Tal Farlow ou d’un Pat Martino.Le bonhomme est destiné à faire sa marque à ce niveau-là; ses envolées sont pures et sans contraintes, sans le maniérisme des guitaristes contemporains qui essaient tous de jouer comme John McLaughlin ou comme Pat Metheny, dépendant de l’école.Si le conventionnalisme de son écriture est un peu rétrograde, Koller a su compenser largement par des musiciens exceptionnels, en particulier le saxiste Guy Robichaud et le bassiste Scott Alexander, sorte de Paul Chambers électrique.Michel Ripoche, lui n’a pas à se faire dire qu’il est conventionnel.il est loin de là.Son nouvel album pour la compagnie Cadence de Montréal, est un bel essai dans l’exploration du violon électrique et de ses possibilités d’au-delà.Ripoche n’appartient pas à l’école Ponty du violon électrique, cette école où les violonistes cachent leur instrument et essaient de le faire sonner comme autre chose.Won, Ripoche est un curieux mélange du lyrisme un peu traditionnel d’un Joe Venuti et de l’audace folle d’un Leroy Jenkins.Il ne fait pas du jazz-rock, ce qu’il expérimente est un matériel sonore neuf.“Volupta” est très intéressant dans son élaboration; c’est un album ambitieux qui garde le contrôle même au plus creux des expéditions les plus farfelues.Ripoche adore jouer de la tonalité et il le montre, séduisant constamment par des structures ou le registre est un lieu délimité plutôt qu’un lieu de débauche.La percussion à main plutôt que la batterie garde une certaine organisation organique à l’ensemble, Fred Deplan s’amuse visiblement et sert de viole marine à ce qui pourrait être très scientifique.Le guitariste André Demay, lui, ne se gêne pas pour être le technologue du gang, et sa vision symétrique de l’accompagnement contribue à espacer Ripoche au milieu de sa notion de structure, comme s’il s’opposait presque au guitariste.Bien sûr il y a quelques maladresses au niveau de la pensée, moins au niveau de l’exécution, mais ce n’est qu’accrochage de concept et “Volupta” reste un bel amalgame de sensualité et de science moderne.QUELQUES DISQUES DE PLUS.FRANKIE VALLI & 4 SEASONS “Reunited live” (WEA) — Dans les années 60, pendant que les Beatles étaient les maîtres des hit parades pop.il y avait aussi les 4 Seasons.Américains, les 4 Seasons ont eu leur part de succès: “Sherry”, “Big Girls don’t cry”, “Rag doll”, “Let’s hang on”, “Working my way back to you”, “Walk like a man”, “Dawn”.la liste n’en finit plus.Toutes ces chansons sont réunies ici dans un excellent album-double “live”.Les arrangements sont fidèles aux originaux et Frankie et les boys sont en grande forme.Parmi les autres hits, “Who loves you”, “December 1963”, “Can’t take my eyes off you” et “Grease”.Très bon.PAT TRAVERS “Radio active” (Polygram) — Pat Travers a une voix qui peut vous taper sur les nerfs.Cependant, il manie bien son instrument et il sait en tirer quelque profit.Sans être un guitariste de la trempe des Clapton, Beck et Co, Travers a le doigté rapide et précis.Les meilleures chansons sont instrumentales même si “New age music” vous accrochera l’oreille en premier.TANGERINE DREAM “Thief” (Virgin) — C’est la deuxième musique de film pour Tangerine Dream.Le film en question est un gros succès au box-office.Ce n’est pas de la musique ordinaire.Ça colle à l’image mais ça s’écoute aussi bien sans avoir vu le film en question.On peut se faire son petit film à soi en écoutant cette musique tout à fair “plannante”.TOBY SWANN “Lullabyes in razorland” (El Mocambo) — Lui, c’est l’ancien guitariste d’un groupe niou ouève de Toronto, les Battered Wives.Et ceci est son premier album solo.Il reprend la vieille chanson de Judy Garland tirée du “Wizard of Oz” et intitulée “Over the rainbow”.Cette chanson à elle seule vaut le prix de l’album.Judy Garland serait probablement heureuse de ré-écouter son vieux hit arrangé “en moderne”.Le reste de l’album s’écoute bien.Du niou ouève bien balancé! ROBERT FRIPP “The League of Gentlemen” (Polydor) — The League of Gentlemen est aussi le nom du groupe de Fripp.Un bien curieux album.Si vous avez eu la chance de voir Fripp lors de son dernier passage au Québec, vous connaissez déjà la majorité du matériel inclus dans cet album.En grande partie instrumental avec des bouts-collages parlés que Fripp a puisé dans sa “librairie d’indiscrétions”.Un album très spécial dans la même ligne de pensée que “God save the Queen” et “Exposure”* sa 4810 JEAN-TALON SUITE 310 B MONTRÉAL, QUÉ TÉL.: 738-6881 TOP 40 1 EN FLÈCHE______________Diane Tell/POL 2 AUTOAMERICAN_____________Blondie/CAP 3 PARADISE THEATER____________Styx/A&M 4 MOVING PICTURES_____________Eush/CAP 5 HI-INFIDELITY_______Reo Speedwagon/CBS 6 NATURE OF THE BEAST_____April Wine/CAP 7 FACE VALUE______________Phü Collins/WEA 8 ARC OF A DIVER______Steve Winwood/WEA 9 DOUBLE FANTASY__________John Lennon/ Yoko Ono/WEA 10 ZEN Y ATT A MONDAIT A_____Police/A&M 11 SANDINISTA!__________________Clash/CBS 12 WINELIGHT____Grover Washington JR./WEA 13 ANOTHER TICKET_________Eric Clapton/RSO 14 TÊTU_____________ Jim Corcoran/KD 15 TURN OF A FRIENDLY CARD____Alan Parsons Project/CAP 16 B.L.T________________Robin Trower/CAP 17 FACE DAN CE S__________________Who/WEA 18 SUCKING IN THE 70’S__Rolling Stones/WEA 19 FOU_________________________Corbeau/KD 20 PRIMITIF_________________Boule Noire/POL 21 SHADES J.J.Cale/MCA 22 1/ALBUM Plastic Bertrand/CBS 23 GREATEST HITS Kenny Rogers/CAP 24 STARMANIA Forestier, Blais & Co./TC 25 CLANDESTINS Octobre/KD 26 DAD LOVES HIS WORK : James Tavlor/CBS 27 ROCK BOTTOM Offenbach/CBS 28 GAUCHO Steely Dan/MCA 29 CELEBRATE! Kool & Gang/POL 30 CRIMES OF PASSION Pat Benatar/CAP 31 MAKING MOVIES Dire Straits/POL 32 NIRVANA BLEU Daniel Lavoie/MCA 33 LOVERBOY Loverboy/CBS 34 CAPT NO Capt No/TC 35 MANDEVILLE Gaston Mandeville/RCA 36 37 TRACE ET CONTRASTE Richard Séguin/TC THE RIVER Bruce Springsteen/CBS 38 GUITAR MAN __Elvis Presley/RCA 39 AVOID FREUD _R,ough Trade/CBS 40 SILENT KNIGHT Saga/A&M CETTE COMPILATION EST EFFECTUÉE PAR LE SERVICE DE RECHERCHE ET D’ENQUÊTE DE QUÉBEC ROCK ET N’EST PAS NÉCESSAIREMENT BASÉE SUR LES VENTES* SUPPORTS POUR LA MEILLEURE PERFORMANCE I MS-10C Le pied de microphone le plus populaire au monde.Très durable, résistant à la corrosion, plaqué chrome, construction verticale d'acier sans soudures.27 filets standards de 5/8" pour microphones ou mohtures.Serre-joints protégé de l'usure pour un contrôle parfait du verrouillage.Base de fonte une pièce pour stabilité maximum, hauteur: de 35" à 63" base: lO" dia.fini: charbon , PS-C Le préféré des artistes de scène, le "porta-stand" est i un trépied à mon-! tage vertical pour ' i microphones, très apprécié pour sa versatilité et sa compacité.î La base et le tuyau forment un seul ; 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le problème c’est que j’avais pas encore appris à accorder une guitare alors par la suite j’ai jamais été capable de rejouer cette chanson.” Ensuite c’est la première guitare électrique “Kent” avec l’amplificateur du même fabricant et dans lequel tous les- autres membres du groupe se “plo-guaient”.Des épluchettes de blé d’inde, des salles de danse, des mariages jusqu’à ce beau jour de ’68 où la formation “Someone” décide de lui financer l’achat d’une “Guild” modèle spécial.’68 à ’72 est une période importante dans la carrière de Gilles Valiquette.Il se développe chez lui un intérêt I marqué dans la recherche d’une essence (textes, compositions) et d’une substance (instruments, couleurs, techniques de sonorisation) musicales.Il est en période de transition et entreprend son métier de musicien professionnel.On l’engage un peu partout, il devient vite reconnu pour ses talents de guitariste “folk” et un jour, un midi plus précisément, Jean Beaulne qui s’apprête à sortir du studio pour aller dîner lui demande s’il veut bien “mixer” le matériel enregistré dans l’avant-midi; pourquoi pas?(il faut bien souligner que les studio en ’70 à Montréal n’offraient que des systèmes multipistes à 4 ou 8 pistes, ce qui impliquait des concepts d’enregistrement très différents de ceux d’aujourd’hui).Il découvre alors les traitements sonores (filtres, réverbération, etc.), il découvre que la guitare peut résonner autrement qu’à l’habitude par le biais d’un appareillage technique, c’est le début de la recherche ‘‘scientifique”.Parallèlement, il poursuit des études musicales générales, d’abord au secondaire V expérimental de Lionel-Groulx (son année la plus profitable par la grande variété de styles étudiés) en ’69 et au cegep de St-Lau-rent les 2 années qui suivent.1972 et “Chanson Pour Un Café”.Première réalisation personnelle; la production est restreinte: une guitare, une voix et quelques harmonies vocales additionnelles.C’est voulu et ça obtient un franc succès auprès du public.On aime la formule, l’intimisme de Valiquette.Ce dernier utilise alors une NORMAN B55 en acajou verni (seulement 10 exemplaires fabriqués).La sonorité est d’un rendement fréquentiel uniforme, la projection limitée mais efficace lorsqu’amplifiée avec micro; et c’est encore aujourd’hui celle qu’il préfère.En spectacle il utilise une NORMAN B30 jusqu’en ’79 qu’il amplifie avec différents “pick-ups” au cours des années (Barkus Berry, Frap, Buffalo, Shadow, Lawrence, DiMarzio).Notons au passage que cette période inclus également la possession et l’exécution de plusieurs guitares électriques.De ’70 à ’73, 2 GIBSON ES 335 semi-acoustiques (aujourd’hui vendues), en ’73, une FENDER TELECASTER “thin line” avec bobines humbucker (‘‘Je suis cool.”) et une STRATOCAS-TER modifiée en ’74 (bobine ‘‘humbucking” près du pont).Entre ’74 et ’77, une RICKENBACKER qu’il utilisera dans quelques tour- nées.Ce qui nous amène à l’époque contemporaine et l’orientation plus marqué de Valiquette vers la technologie.En 1979, l’achat de 2 instruments qui malgré les apparences contrastantes vont entrer en étroite collaboration: une guitare NORMAN MANIC et un synthétiseur pour guitare ARP A VATAR.La MANIC est très efficace en spectacle car elle produit peu de larsen à haut niveau d’amplification grâce à sa configuration qui lui enlève une grosse partie de ses harmoniques.L’AVATAR, lui, transforme le magnétisme de sa bobine (installée au préalable sur une guitare électrique) en énergie électrique (voltage) et la transmet dans une section de l’appareil qui traite le signal.Un jour, faisant fi des “tu peux pas faire ça”.“c’est impossible”., Valiquette va brancher sa MANIC avec l’AVATAR.Surprise!, (surtout pour les fabriquants du synthétiseur) les 2 appareils sont parfaitement compatibles.C’est un énorme avantage en spectacle, puisque l’AVATAR (dans lequel on retrouve un circuit “fuzz” de conception spéciale) est équipé de 2 sorties distinctes, une avec signal traité, l’autre avec le son naturel de l’instrument.Pour Gilles, fidèle à son orientation profonde, c’est là “l’expansion du concept de chansonnier vers l’originalité par le contenant”.Avec ces instruments, plus un pédalier de basses synthétisées MOOG TAURUS, une boîte de rythme ROLAND 77 (modifié par la suite avec plusieurs mémoires digitales) et quelques harmonies vocales, il a réalisé en une nuit, sans l’emploi du principe multipiste (dans le plus pur esprit “live”) son dernier microsillon.Il a fait le tour du Québec seul sur scène, tous les membres occupés à régir son attirail, reproduisant fidèlement et même mieux encore les pièces de son album.Il ne faut pas oublier non plus le rôle que Valiquette a joué sur la scène musicale en tant que réalisateur.Il a en effet participé aux débuts de carrières de plusieurs jeunes artistes dont Gilles Rivard (2 premiers disques), Plume (“pou digne”), Daniel Lavoie (“à court terme”), Richard Séguin et Jacques Michel.La suite logique de l’album “Valiquette”?poursuivre le travail déjà amorcé et humaniser le contrôle de la machine.Sa préoccupation technique immédiate: contrôler électroniquement une vraie batterie!.» NOUVEAUX PRODUITS PAR DANIEL A.VERMEITE TUNE-UP I-1 n système d’accorde- ment de guitare assez |___| spécial, le TUNE-UP consiste en une lampe stro-boscopique au cristal de quartz dont la vitesse varie de 5 positions précises en accord avec la fréquence universelle des six cordes d’une guitare.La lampe placée sous la corde correspondant à la note choisie entrera en rapport direct avec la vibration de cette corde, les fluctuations fréquen-tielles les plus minimes étant nettement visibles.L’accor-dement optimal est obtenu lorsque ces fluctuations visuelles sont éliminées.C’est un appareil bon marché qui, malgré qu’il n’est pas compatible physiquement avec tous les modèles de guitare électriques, peut s’avérer fort utile.Prix de détail suggéré: $69.95 B & J MUSIC ltd.469 King street W.Toronto, Ont., MSV 1K4 (416) 362-4546 ROLAND •Roland mm a IH8H ma mi ai iaa iiiiiin a iniaiai aiiaa loland a maison japonaise Ro land, à qui l’on doit d< nombreuses innova tions dans le monde musica électronique est sur le poin de mettre en marché sa der nière création: le synthéti seur polyphonique JUPITEP 8.Un clavier de 61 notes (f octaves), une possibilité de f voix, 2 oscillateurs par voi> (16) ce qui enrichit considéra blement chacun des sons pro duits, 64 mémoires program mables et modifiables pen dant l’exécution.Au niveac du clavier, on a la possibilité de diviser l’instrument en £ registres distincts de 4 noteî auxquelles on peut donnei différents programmes, or encore d’affecter deux pro grammes pour chaque note e1 enfin de l’utiliser en polypho nie de 8 voix indépendantes sur le même programme.Cer tains gadgets additionnels typiques à ROLAND sont installés: notons les arpèges (sous forme de séquences.dont on peut contrôler la vitesse, la direction (haut, bas, de haut en bas et aléatoire), la quantité (1,2, 3 ou 4 octaves); le contrôle du délai de la modulation sub-audio (LFO) variable et la possibilité d’utiliser l’instrument monophoni-quement.Le JP-8 est munie de 2 sorties ce qui permet un étalage spatial stéréophonique intéressant et le panneau arrière permet de nom-externes.ROLAND met également sur le marché 2 nouveaux modèles de basses électriques synthétisées, un modèle simplifié de guitare-synthétiseur, une batterie électronique révolutionnaire et de nombreux autres produits dont la technologie avancée va permettre d’intéressantes recherches et réalisations.Prix de détail suggéré pour le JP-8: $8,000.00 IMPORTATIONS GREAT WEST inc.8675 Delmeade Montréal, Qué.H4T 1M1 ) .LUDWIG es grands manufacturiers d’instruments ___musicaux travaillent toujours en collaboration avec les musiciens ce qui leur permet de développer certains aspects physiques, acoustiques ou pratiques.Le “set-up” en est un exemple frappant (!!).Par un jeu de supports modulaires, on peut grouper dans un espace donné de 1 à 6 toms toms aux dimensions et sonorités choi- sies.Les supports sont dotés de chevilles à crans variables reliées ensemble soit à la grosse caisse, soit à un trépied au sol.Le principe modulaire, mis au point pour répondre aux besoins d’un batteur professionnel américain, permet des agencements multiples et les dispositions sont vraiment le libre choix et le sens imaginatif de n’importe quel batteur.Les Instruments de Musique Feate Ltée.835S Labarre, Montréal H4F 2E8 our les petits budgets, ARP présente le synthétiseur monophonique ARPSOLUS.Conçu de façon simple mais fonctionnelle, il est livré à même sa valise de transport.Le clavier comprend 3 octaves complets qu’on peut modifier de plus ou moins un octave grâce à un commutateur de transposition.Deux oscillateurs permettent d’obtenir les sonorités grasses et riches tant recherchées par les musiciens populaires, celles-ci d’autant plus efficaces avec le système de filtre à 4 pôles.Les éléments de l’enveloppe nécessaire à l’articulation (ADSR) ont des contrôles séparés.Parmi les caractéristiques additionneUes, un modulateur à anneaux, un système d’amplification à voltage contrôlé (VGA), un contrôle de vibrato et d’altération de fréquence (dièse ou bémol), une prise “jack” pour installation d’une pédale de contrôle du filtre (optionnelle), plusieurs prises d’accouplement avec d’autres synthétiseurs.Il faut voir, entendre et jouer.Prix de détail suggéré: $935.00 ABF Instruments Inc.45 Hartwell Ave.Lexington, Mass.02173 55 \ AUDIO PAR DANIEL A.VERMETTE QUOI DE NEUF?POUR LE CONSOMMATEUR AVERTI On a, depuis la création de la chronique audio, déployé un nombre important de produits et de composants stéréophoniques domestiques ou professionnels et de modules de haute fidélité d’automobiles.Il m’apparaît aujourd’hui qu’un consommateur, face au marché saturé de produits et face au marketing subtil qu’on lui impose, est souvent dans l’impossibilité de choisir adéquatement ce dont il a besoin.Une chose est primordiale: il doit absolument faire preuve de distinction; un certain planning s’impose: cerner ses besoins immédiats ou à long terme, délimiter son environnement sonore, fixer ses priorités, calculer son budget.À partir de ce moment, on peut magasiner.C’est relativement facile avec un minimum d’information et en y mettant le temps requis de trouver le système ou les composants qui satisferont nos goûts d’esthétique, de prix et de qualité.Un fonctionnaire municipal à la pré-retraite n’aura pas les mêmes oreilles qu’un jeune musicien de studio mais les Z ont le droit et se doivent de savoir jusqu’où celles-là peuvent les mener.Pendant ce temps, on continue de “déployer” en espérant que les oreilles se tendent.REFERENCE CABLE i^EA/o 86 n n’en fini plus depuis quelques temps de maximiser les rendements des systèmes stéréophoniques domestiques.Un aspect très important dont on ne considérait jusqu’à tout récemment qu’une valeur secondaire, prend une importance populaire (et techhique) de plus en plus grande.Les fils de hauts-parleurs ont en effet cette fonction de transporter de l’amplificateur aux enceintes le voltage du signal musical et doivent donc remplir cette fonction avec un maximum d’efficacité et un minimum de pertes.Le “reference cable” est un de ces nouveaux produits qui favorisent le cheminement d’un signal.Il utilise pour conducteur du cuivre pur en filaments (gabarit 10 A WG) recouvert de pur vinyle isolant.Le cuivre présente très peu de résistance et de capacitance et une inductance maximum.C’est un peu plus cher que les fils traditionnels mais c’est plus que du bonbon.Intersound 8140 Trans-Canadienne Dorval, P.Q.H9F 8N4 REYNOLDS/ADVANCE a nouvelle sene d enceintes acoustiques pour 1981 de Reynolds/Advance comprend 5 modèles (D2, V2, A2, C2 et A22), tous des systèmes à 2 voies utilisant les principes de l’évent (D2), fermé (V2) et fermé avec radiateur passif (A2, C2, A22).Les prix de détail suggérés varient pour chaque paire entre $330.00 et $1,400.00 et les puissances permises entre 60 et 200 watts.Tous les modèles ont une gamme de fréquence balancée et très peu de colora- tion.Afin de maintenir un contrôle constant de la qualité, la compagnie fabrique elle-même ses hauts-parleurs, ses radiateurs passifs et ses systèmes d’aiguillage de fréquences.Les enceintes sont construites d’aglomméré très dense ce qui minimise les résonnances critiques.Garantie de 5 ans pièces et main-d’oeuvre sur tous les modèles.EVOLUTION AUDIO ltd.8889 Fairview Burlington, Ont.L7R 8E3 (800) 863-9117 ALPAGE AL-300 o ) 0 (S> Rift/j é rfc ôo £ 8§»W I I n magnétophone-cas- sette étonnant de la 1 -1 maison japonaise AL- PAGE, encore peu connue ici, le AL-300 présente une fiche technique comparable à certains magnétophones à bobines de grande qualité.Outre les fonctions habituelles que l’on retrouve sur plusieurs magnéto-cassettes de classe (mémoire, contrôles solénoï-des, polarisations normale, CR02, FeCr, métal, réduction Dolby etc.) celui-ci offre certaines caractéristiques très intéressantes.Il est équipé de 2 cabestans à courant continu (défilement plus stable du ruban, meilleur rapport S/B, pleurage et scintillements améliorés), les cadrans de lecture peuvent indiquer le VU standard ou le “peak” (lecture de pointe), le tableau des contrôles du • mécanisme est détachable pour servir de contrôle à distance, les 3 têtes incluses permettent l’écoute simultanée du matériel enregistré, les volumes d’entrées de microphones et de lignes sont couplés d’un volume général.Ce qui demeure néanmoins la principale ca-ractérisque de AL-300, c’est la présentation au panneau avant, de contrôles variables de polarisation précise pour chaque canal, et de calibration du Dolby, ce qui optimise la réponse fréquentielle et le rapport S/B.Notons aussi que pour une calibration pratique et parfaite, on a installé un oscillateur (400 et 1000 HZ).Prix de détail suggéré: $897.00 TC ELECTRONICS 8148 Trans-Canada Dorval, Qué.H9P 8N4 ANALYST CX 11 n nouveau matériau connu sous le nom de _____ CROLYN II sert à la fabrication du ruban de la série CX II ANALYST.Ce matériau semble obtenir des résultats encore meilleurs que ceux obtenus avec les rubans au cobalt et acier.Les particules magnétiques sont plus denses sur une même surface ce qui améliore grandement la sensibilité (meilleures dynamiques, meilleure réponse aux transitoires) et retarde la saturation (on atteint 3% de distortion à + 8Db).Le ruban peut donc augmenter le volume de sortie et diminuer le bruit de fond ce qui lui donne en fait une marge d’environ 3Db sur les rubans métalliques.La construction de la cassette est solide et la fiche technique semble favoriser le choix du CX II.C’est à essayer.PACIFIC INTERNATIONAL MAGNETICS inc.11031 Bridgeport Rd no.200 Richmond B.C., V6X 3A2 (604) 273-1851 ¦ ¦¦ ë; 9 it M Si ai il ii 11 n h MITSUBISHI ».~35^jj «T n système complet, le X-10 de Mitsubishi mesure 23” hauteur X 18 1/4” largeur X 9 3/8” profondeur et peut donc être installé sur une étagère domestique conventionnelle.Son poids n’est que de 41 livres et la compacité de l’appareil en fait un système extrêmement fonctionnel.La platine entièrement automatique à entraînement à courroie et à mouvement tangentiel est contrôlée logiquement, a 2 vitesses (33 et 45 trs/min.) et est équipée d’un plateau d’aluminium trempé.Le sillonnage et les fonctions automatiques sont contrôlés par des servo-mo-teurs, et on a inclus un système optique de régularisation de vitesse et de format des disques.Les pleurage et scintillement sont de 0.006% et le rapport signal/bruit de 66Db.La section du magnétophone-cassette présente trois positions de polarisation du ruban (dont “métal”), contrôles doux des mécanismes d’entraînement, et le MPSS qui permet à l’auditeur la programmation automatique des pièces musicales.Le magnéto comprend 2 têtes, des pleurage et scintillement de 0.07% WRMS, un rapport signal/bruit de 64Db (avec Dolby) et une bande passante de 30 à 16,000 HZ (ruban métal).L’amplificateur délivre 25 watts/canal de puissance minimum à 8 ohms de 50 à 20,000 HZ avec pas plus de 0.08% de distortion (à 12.5 watts, distortions de 0.04%).La section du récepteur offre 77Db de rapport signal/bruit (FM mono), une distortion maximum de 0.3% en stéréo et une sensibilité de 11.2 dbf (2.0 mV).On peut également se procurer une paire d’enceintes acoustisques finies vi-nyle à 2 voies ($200.00).Prix de détail suggéré du X-10: $1000.00 MELCO SALES OF CANADA INC.900C Denison street Markham, Ont., L3R 3K5 Tél.: (416) 495-7728.NIKKO -IMJKKO » Ai.PMA Si ÎÉ- NtKKO NIKKO - - S S-S S- e manufacturier japonais NIKKO met sur le marché nord-américain depuis déjà quelques années de produits et des composants audio domestiques de qualité professionnelle.Notons ici les plus récents, l’amplificateur de puissance Alpha 200, le préampli Beta 20 et le récepteur Gamma 20.Tous ces modules sont encastrables (de style “rack-mount”).Le ALPHA 220 délivre 120 watts/canal et on y a inclus des composants électroniques typiques aux amplis de classe A; circuit d’entrée avec transistors à effet de champs (FET) qui réduit la distortion et le bruit de fonds, les autres étapes assurés par transistors bipolaire à bande large; la vitesse de réaction au signal est de 100 volts/microseconde; un circuit de protection sophistiqué prévient les dommages aux hauts-parleurs.On peut installer 2 séries de hauts-parleurs et une paire d’écouteurs.Distortion harmonique 0.008% ou moins, rapport signal/bruit de 115Db et réponse de fréquences de 20 à 20,000 HZ à 8 ohms.Le BETA 20 ne mesure que 2 3/4” de hauteur et présente certaines caractéristiques intéressâtes: la section phono est doté de contrôles précis sur les nouvelles cartouches à bobines mobiles ou les cartouches traditionnelles à aimant mobile, sélecteurs d’en- trée et de sortie séparés permettant l’écoute d’un programme pendant l’enregistrement d’un autre, possibilité de mixage d’enregistrements, contrôles de tonalités à crans dont la position centrale permet de sauter l’étape du traitement tonal (fiat), etc.La distortion est de 0.005% au niveau de ligne et pour les cartouches à aimant mobile et de 0.01% pour les cartouches à bobine mobile.Le rapport signaf/bruit est de 86Db et 72Db respectivement pour les cartouches et au-dessus de lOODb au niveau de ligne.Le GAMMA 20 est un récepteur à synthonisation réglée et verrouillée au quartz.Toutes les fonctions sont réglées par ordinateur incluant 6 mémoires programmables, un oscillateur de calibration d’enregistrement, l’affichage numérique des stations radiophoniques FM et/ou l’heure, diodes (4) de puissance du signal FM.Rapport signal/bruit maximum de 75Db (mono) et 65Db (stéréo), distortion en stéréo de 0.2% ou moins, réponse de fréquences de 50 à 15,000 HZ + 0.5%.Prix de détail suggérés: Voir page 9 ALPHA 220: /729.95 BETA 20: $429.95 GAMMA 20: $599.95 AUDIO SPECIALISTES inc.2134 Rte Trans-Canada Montréal, Qué.H9P 2N4 (514) 683-1771 jggSMj*:, Les meilleures choses viennent souvent dans de petits contenants — regardez les Ferraris, les Porsches ou les Mitsubishi RX-752 et RX-723.''L’écurie" Mitsubishi se rie des compétiteurs dans les hautes, les basses, les caractéristiques et le prix.Regardez le RC-752 — magnéto-cassette AM/FM MPX encastrable.Si vous exigez l’absolue qualité dans la reproduction FM, le RX-752 est tout désigné.Il niche notre récepteur le plus sophistiqué à ce jour.Même dans des conditions de radiodiffusion difficiles le RX-752 s'ajuste et compense afin de maintenir la plus claire et la plus brillante des reproductions.CARACTÉRISTIQUES: localisation à pressoirs de 5 stations AM et 5 FM — luminosités du cadran distinctes (AM — ambre, FM — vert) — contrôle de réception stéréo (SRC) améliorant considérablement la réception FM — circuit super DX/LOC éliminant les interférences — réducteur de bruit FM — retour automatique — verrouillage des vitesses rapides — mécanisme ’’pinch-off'' de protection du mécanisme — commutateur de sélection de programme du 'O' ~ V ¦ magnéto.— châssis mince pour voitures importées — prise d’antenne de puissance.Prix suggéré: $399.95.Dimensions: 52 X 180 X 150 mm.RX-723 — magnéto-cassette AM/FM MPX à installation verticale ou horizontale — châssis super-compact — pièces ajustables.Un de nos modèles les plus versatiles.Idéal pour les voitures importées et là où l’espace est un problème.Le RX-723 est livré avec les pièces frontales permettant l’installation dans une Chevrolet Citation ou toute autre voiture à montage vertical.CARACTÉRISTIQUES: localisation manuelle précise — commutateur DX/LOC — commutateur mono/stéréo — arrêt automatique de la bande — verrouillage de la vitesse rapide avant — commutateur "loudness" — mini-châssis — prise d’antenne.Prix suggéré: $229.95.Dimensions: 44 X 160 X 115 mm.Le détaillant d’équipement sonore d’auto Mitsubishi de votre voisinage vous attend.Si vous êtes dans l’impossibilité de le localiser, composez sans frais 1-800-268-3107 afin de le rejoindre.Jouissez aujourd’hui de la grande performance de l’audio automobile! Melco Sales Canada Inc., 900C Denison Street, Markham, Ontario RX-723 L3R 3K5 (416)495-7728 RX-752 ATTENDEZ-VOUS A PLUS DE NIFTSUBISHI A MITSUBISHI CONSUMER ELECTRONICS ® VILLE: CODE POSTAL: PRIX: $10.00 pour un an.Faire paiement à l’ordre de COMMUNICATIONS H de L INC.et postez à: | Québec Rock C.T.115, Succursale H.Montréal, P.Q.H3G 2KS 11 a .1 « ii ui / a t, a ri dij i.hmi ¦¦¦P"’*:-—mna ¦gr'^par^PFTT w jppm p'- .^Oipprt "Mm p>'jpppnr^n F ipani i v w jm jii i^SSp J™SSS5 ¦¦¦ v« IL'WJHDH fSeacm i ¦ SES ™,WI»ANf PIDGtWI .(*ER«1| t.RNATIONAL ARE ( AIR AGAM sOV'.RUCH sV5îiCâW‘ ’^OMAN'S ART !*Si! RU ;4'V ScOSiB\NHS OPERA ZEPPEl-'SPEBL I ROBERT h m ;1M5TR»55E « en 10 18 UHH B ST»Ot SWA* i, EUSSBf' I ^ POSTERS 4278 rue Saint-Denis affiches de films Montreal 514/ 2884427 encadrements •NOUS SERONS A LA SUPER EXPO-VENTE D’AMEUBLEMENT, PLACE BONAVENTURE, DU 23 AU 28 AVRIL KIOSQUE E-4 SANSUI DEMONTRE DE NOUVEAU D’UNE FAÇON ECLATANTE SA SUPERIORITE TECHNOLOGIQUE RIGHT III/// 500 1K 2K 4K 8K 16K Hz SPECTRUM ANALYZER - 1 La superbe qualité du son délivré par le Système SUPER COMPO, qui représente le haut de la gamme, étonnera l’audiophile le plus averti.Son système unique d'affichage, permettant le contrôle optique du fonctionnement, ainsi qu’une manipulation très simple, créent de nouveaux plaisirs pour les mélomanes.Il ny a que la délicate technologie de pointe de Sansui qui puisse offrir de si nombreux avantages.Regardez attentivement le préamplificateur C-77, une vrai régie, avec son atténuateur incorporé, automatique ou manuel.- L affichage à plusieurs couleurs montre de quelle manière dégradée le signal d'une source disparaît lentement tandis qu apparaît de la même manière le nouveau signal.C est la première fois, dans 1 histoire du son, qu'une pareille fonction est offerte dans un système stéréo de qualité.Regardez maintenant I amplificateur de puissance à courant continu Linear A DC Servo.Vous voyez deux affichages, un grand analyseur de spectre de fréquences et un affichage détaillé des pointes de puissance.Mais ce que vous ne pouvez pas voir, c'est le système Linear A qui élimine la distorsion de commutation pour vous offrir un son exceptionnellement pur que vous remarquerez aisément.Ceci, ajouté au circuit DC Servo, fait que le B-77 dépasse n’importe quel autre amplificateur de sa classe.Considérez d autres systèmes Hi-Fi et examinez maintenant la face avant du Tuner T-77 à Synthétiseur Digital à Verrouillage de Phase par Quartz.Il vous permet de programmer vos huit stations PO ou FM préférées et de les retrouver instantanément en appuyant sur un bouton.De plus, un système automatique de recherche parcourt toute la gamme vers le haut ou vers le bas jusqu à ce qu il se verrouille sur une émission de bonne qualité.Plus vous regarderez, plus vous écouterez, et plus ces différences tangibles dues à la technologie spéciale de Sansui vous impressionneront, vous et vos auditeurs.Une qualité musicale supérieure, c est tout ce que recherche le SUPER COMPO.30.5 SairsuJL ^LECTR°^C,D!S:RIBUTORS(CANADA)Head 0ffice: 2145'w' Broadway, Vancouver 9, B.C.V6K 2C7 Phone: (604) 736-6511/Ontario: 63 Advance Road, Toronto, untario, M8Z 2S6 Phone: (416) 233-6267/Quebec: 2715 Louis-A-Amos, Lachme, Quebec, H8T 1C3 Phone: (514) 636-8986 SANSUI ELECTRONICS CORPORATION 1250 Valley Brook Avenue, Lyndhurst, New Jersey 07071, U.S.A.SANSUI ELECTRIC CO., LTD.14-1 Izumi 2-chome, Suginami-ku, Tokyo 168, Japan (
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