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Titre :
Argus journal
Éditeur :
  • [Montréal (Québec)] :[Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec],1975-1985
Contenu spécifique :
SUPP1
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Bulletin argus
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Argus journal, 1982-03, Collections de BAnQ.

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Corporation 360, rue Le Moyne des bibliothécaires Montréal H2Y 1Y3 professionnels 514/845-3327 du Québec Corporation of Professional Librarians of Québec PROPOSITIONS POUR UNE POLITIQUE RELATIVE AUX CENTRES DOCUMENTAIRES DES ECOLES PUBLIQUES MEMOIRE SOUMIS A Monsieur Camille Laurin, M.D.Ministre de l'Education Gouvernement du Québec Québec Avril 1982 A) Fondements Les responsables québécois de la politique éducative placent l'ELEVE (1) au centre de leurs préoccupations.Selon cet énoncé, le système scolaire doit, en premier lieu, "permettre aux enfants et aux adolescents de se développer selon leurs talents particuliers et leurs ressources personnelles, de s'épanouir comme personnes autonomes et créatrices et de se préparer à leur rôle de citoyen" (2).Or la décennie électronique 1980 pose trois (3) défis particulièrement aigus vis-S-vis cet objectif: 1.La nécessité de garantir le libre accès S l'information et aux ressources documentaires multimédias dans l'enceinte même de l'école.Le développement personnel de l'élève en dépend; 2.La nécessité de développer chez l'élève l'habileté à utiliser judicieusement l'information partout présente.Passif devant elle, et sans défense vis-à-vis cette masse documentaire, il risque d'acquérir avec peine son autonomie et de développer difficilement son esprit critique; 3.La nécessité de satisfaire aux besoins culturels et ludiques de l'élève en tenant compte de ses besoins de mouvements et d'évasion et en même temps de ses besoins impératifs de socialisation et d'épanouissement.Et à juste titre les médias électroniques, audiovisuels et imprimés sont considérés comme des "agents de socialisation" de première importance.Le centre documentaire de l'école apparaît au premier rang des moyens visant à favoriser la formation de l'élève par rapport à ces situations; d'autre part, il importe de sauvegarder la qualité de l'enseignement dont d'excellents services documentaires constituent une garantie.B ) L'utilisation des services documentai res Bien qu'il existe dans les écoles des manuels et du matériel didactiques, ceux-ci ne sauraient suffire.D'une part, ils ne couvrent pas la totalité des sujets qui sollicitent la curiosité de l'élève.D'autre part, le contact avec plusieurs sources d'information demeure essentiel pour permettre le choix judicieux de ressources documentaires.- 2 - Le bibliothécaire professionnel peut seul assurer l'initiation progressive de l'élève S l'utilisation des ressources, faire la promotion des services disponibles (animation), voir â l'équilibre, la mise à jour des collections et à l'organisation rationnelle des ressources documentaires multimédias.Il appartient aussi à ce bibliothécaire professionnel de promouvoir le goût de l'information et de la lecture, S l'aide d'activités se déroulant sous le signe de la motivation; de nombreuses habiletés intellectuelles sont en étroites relations avec l'habitude de lire; le centre documentaire devient une source de stimulation, un environnement questionneur dont les ramifications s'étendent S toute l'école: expositions de livre, clubs de lecture, rencontres d'écrivains, etc.Ces manifestations aident l'élève â mieux s'orienter dans l'univers culturel qui l'entoure.Le centre documentaire offre à l'élève un milieu éducatif original distinct de la classe et établit un lien entre la culture de notre société et l'apport de l'école.Le centre doit contribuer à stimuler et entretenir chez l'élève le goût naturel d'apprendre, ce goût qui semble avoir été menacé par les démarches par trop uniformisantes et scolaires du manuel didactique.D'autre part, une scolarisation à outrance des activités de lecture, de documentation et d'information tend à faire décroître le goût ou l'habitude durable de la lecture, et de la recherche documentaire.L'acquisition régulière et progressive d'habilités documentaires doit être intégrée au processus d'apprentissage de l'élève afin d'assurer le repérage de la documentation et de l'information pertinente.Ainsi, une (1) période "d'initiation" inscrite à l'horaire (grille-horaire) et attribuée au bibliothécaire professionnel s'avère indispensable pour assurer chez l'élève le développement d'aptitudes documentaires.C) La marginalisation du centre documentaire Pour que les services documentaires puissent être rentabilisés, il importe qu'une cohésion intime subsiste entre pédagogie et centre documentaire, entre programmes et lecture/documentation/information.L'idée même d'un centre documentaire multimédia ne peut émerger dans un système éducatif sans instructions officielles, affirmées par des autorités supérieures, appuyées sur des études pédagogiques, et justifiées par des objectifs reconnus.En l'absence de lignes directrices émanant du ministère de l'Education, les centres documentaires en milieu scolaire ont failli 5 leur mission originale issue du Rapport Parent, qui faisait de la bibliothèque scolaire "le laboratoire général de tout l'enseignement" dans l'école; l'absence de tradition dans ce domaine, au Québec, a préparé la voie â cette marginalisation déplorable du centre documentaire.L'opération "dépannage-démarrage" au niveau secondaire a permis durant la dernière décennie la constitution de fonds documentaires - 3 - imposants, sans toutefois assurer par la suite une mise à jour adéquate des collections de documents.L'absence de mesures budgétaires incitatives au chapitre du personnel qualifié a provoqué une insuffisance de professionnels formés en bibliothéconomie, et a pu contribuer largement à la détérioration des services documentaires dans les commissions scolaires.En 1975, une importante étude démontrait la marginalité du centre documentaire, son faux-modernisme et la sous-utilisation de ses ressources (3).Toutefois, une publication officielle intitulée L'Ecole québécoise, énoncé de politique et plan d'action (MEQ, 1979) reconnaissait la nécessité de faire le point sur l'état des bibliothèques scolaires et d'élaborer, pour l'avenir, des politiques plus explicites (4).Mais, en septembre 1980, le Service des bibliothèques d'enseignement était supprimé, et à ce jour, aucune politique sur les bibliothèques scolaires n'a émergée officiellement.Une étude réalisée par l'U.Q.T.R., l'an dernier, détermine les causes de la piètre qualité des centres documentaires, en milieu scolaire: l'absence de personnel professionnel au niveau primaire et une nette insuffisance de bibliothécaires professionnels au niveau secondaire (5).Les effectifs ont diminué sensiblement depuis quelques années - par la réduction de moitié du personnel professionnel - surtout à cause d'une situation financière qui ne peut être que temporaire.Les commissions scolaires doivent cesser de poser des gestes (abolition de postes) qui réduisent à néant les efforts consentis à ce jour, et de priver l'élève des services essentiels auxquels il a droit.Le peu d'attention que les nouveaux programmes du ministère accordent aux services documentaires signifie un véritable retour en arrière à l'époque oû la bibliothèque ne constituait qu'un dépôt de livre.Le rôle essentiel d'un centre documentaire dans l'école a été démontré fréquemment; de par sa nature même, il participe S certains objectifs de formation poursuivis par les nouveaux programmes.L'élève y découvre ses possibilités d'épanouissement et de dépassement, bien davantage que dans les manuels didactiques.Un centre documentaire animé par un véritable spécialiste devient un instrument essentiel de l'enseignement, plutôt qu'une organisation simplement technique.D) Recommandations Suites aux considérations particulières déjà énumérées, NOUS RECOMMANDONS, en tenant compte de la conjoncture économique actuelle, 1.que la composition du personnel des centres documentaires à la fois au niveau primaire et secondaire se rapproche le plus possible des normes suivantes, puis que les budgets nécessaires soient accordés: - un (1) bibliothécaire professionnel par 1 500 élèves*, détenteur préférablement d'un premier grade universitaire en pédagogie ou en technologie éducative; - 4 - - un (1) employé de soutien par 800 élèves; .que le ministère de l'Education procède à la réunification des dossiers relatifs aux centres documentaires du secteur primaire et secondaire et rétablisse le Service des bibliothèques d'enseignement; .qu'une (1) période de formation documentaire soit inscrite a l'horaire (grille-horaire) sous la responsabilité première du bibliothécaire professionnel; .que le bibliothécaire professionnel siège aux tables pédagogiques de l'école afin de planifier l'intégration des ressources documentaires multimédias aux processus d'apprentissage; .qu'une norme de financement des centres documentaires soit envisagée sous la forme d'un montant égal versé par le ministère correspondant à la part de la commission scolaire; nous proposons le montant de 10 dollars par élève au secondaire et 5 dollars par élève au primaire, consacré surtout à l'acquisition de ressources documentaires ; 6.que le ministère tende â uniformiser le statut des bibliothécaires professionnels actuellement dispersés dans trois (3) variétés de corps d'emploi (S.M.T.E., C.P.M.E.et bibliothécaire); 7.que le ministère favorise le perfectionnement organisationnel des bibliothécaires professionnels, soit en pédagogie ou dans le domaine de la technologie éducative; .qu'un protocole d'entente soit établi avec le Service des bibliothèques publiques (M.A.C.) afin de favoriser la concertation, les échanges de services et de ressources (humaines et matérielles) entre les deux (2) réseaux de bibliothèques.Références (1 ) Jeunes, égaux en droits et responsables: un guide d'interprétation de la Charte des droits et libertés de la personne au Québec, préparé à l'intention des jeunes en milieu scolaire, Québec, Commission des droits de la personne.1981, 38 pp.L'école québécoise: énoncé de politique et plan d'action, Québec, MEO.1979, p.29, art.2.3JL (3) Szpakowska, J.K.Profil d'un centre documentaire multimédia; bilan d'une enquête réalisée en 1974 dans 279 écoles secondaires au Québec, Université de Montréal, Ecole de Bibliothéconomie, 1975, 450 pp.5 (4) L'Ecole québécoise, énoncé de politique et plan d'action.Ministère de l'Education, Québec, 1979.(5) Dr G.Jomphe, P.Houyoux et B.Le Madec, Le personnel responsable des bibliothèques d'écoles francophones, primaires et secondaires au Québec: formation et performance, U.Q.T.R., avril 1981, 83 pp.* A noter qu'au Canada anglais, tout comme aux Etats-Unis, il existe un bibliothécaire professionnel pour 800 élèves environ.Féliciter, janvier 1981.Voir aussi les normes de 1'American Library Association et de 1'U.N.E.S.C.O.: Media Programs: District and School, A.L.A.Chicago, 1975, pp.34-35, et F.L.Carroll et P.F.Beilke Directives pour la conception et l'organisation de médiathèques scolaires.U.N.E.S.C.O., Paris, 1979, Appendice 2.- 6 -
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