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Titre :
Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins
Éditeur :
  • Québec :La fédération des caisses populaires,1941-2004
Contenu spécifique :
Mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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  • Ligne de communication,
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Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins, 1956, Collections de BAnQ.

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R-243 ÉDIFICE DESJARDINS DESJARDINS liiinfB ni mtîdioidbtI ; ¦;r J , ’ • î* ''W;i f-ïiV ’ \ *rW', ï* ^ ¥ -*> *! f âgÈ BILLET -?- TOUS Les ans, au mois de mai, on nous invite à souligner de Jaçon particulière le souvenir de toutes les mamans, et de la nôtre en tout premier lieu.Quelle meilleure date aurait-on pu consacrer à celle qui jut notre mère, la meilleure de toutes Les mères ?Je pense aussi en ce moment, à toutes celles qui, comme la mienne et la vôtre, ont consenti à mener une vie de dévouement, de sacrifice, toujours pour assurer le bonheur (( des enjants ».Je pense aussi à toutes nos gérantes et assistantes qui, malgré une besogne accablante, ont consenti à alourdir leur tâche en recevant chez elles La Caisse populaire.Je pense à ces gérantes qui ont élevé toute leur jamille alors que la Caisse populaire exigeait un temps qu elles auraient bien pu consacrer à d’autres travaux ; les veillées se sont allongées, le lever a été plus matinal : la Caisse s’est maintenue, les enjants se sont élevés au milieu de la splendeur des sacrifices de maman, intelligemment aidée par le chej de la maison.Faut-il, alors, s’étonner si l’aîné sera fait prêtre cette année, ou que la grande fille est devenue religieuse ?Ah ! mamans habiles, vous qui avez su balancer votre caisse et cuire votre pain ; qui avez mis autant d’application à mettre de l’ordre dans la maison qu’à faire votre rapport mensuel ; qui avez eu soin du papa et des enjants, sans oublier vos sociétaires ; que vous avez été admirables / Vous n’avez pas eu peur du travail parce qu’au fond, vous aviez confiance : vous sentiez qu il y avait dans la coopération une grande vérité dont on ne se débarrasse pas aisément, dont on ne sait pas comment s’en débarrasser quand on l’a.Le temps a passé: depuis quinze ou vingt ans, davantage parfois, vous avez poursuivi le même idéal : les enfants ont grandi, les soucis ont changé, mais vous n’avez pas vieilli.Pour ça, le temps vous a manqué.Comme il est bon de constater, par les yeux, ce que l’expérience affirme aujourd’hui.En écrivant ces lignes, je sais que je me fais plaisir.Mais le plaisir est encore plus grand quand je constate [et c’est à nos jeunes que je pense) que cela se fait encore.Votre exemple n’aura pas été inutile.Vous méritez bien qu aujourd’hui on vous le redise avec toute notre reconnaissance.Jos.Turmel NOTRE COUVERTURE.— {Photo: Service de Cinéphotographie.) r n ¦?IriEiniâriï EDIFICE DESJARDINS DESJRRDIN5 Organe officiel de la Fédération de Québec des Unions régionales des Caisses populaires Desjardins, société régie par la Loi des syndicats coopératifs de Québec Vol.XXII, No 5 QUÉBEC Mai 1956 Sommaire Billet Jos.Turmel PAGE 82 Editorial : Rapport de la Fédération de Québec des Unions régionales des Caisses populaires Desjardins.C.Vaillancourt 83 Son Excellence Monseigneur Valé-rien Bélanger 85 Un échange de vues fructueux 1.Rosaire Couture 86 In Memoriam 88 La Caisse populaire de Lévis remet à ses sociétaires les certificat d'assurance-vie « épargne » J.-I.Langlois 89 Ad multos annos ! Jos.Turmel 89 Honneur au mérite 90 Caisses populaires d'épargne et de crédit en Haïti 90 Propriété et responsabilité des sociétaires 91 C’est votre responsabilité à vous, sociétaires Paul-Émile Charron.92 Caisses d'épargne scolaire à Chypre.93 Grandeur et misères du franc {suite).René Sédillot 94 Le rôle éducateur de notre Caisse populaire A.Bluteau 95 L'épargne demeure une nécessité.96 Notes et commentaires 97 Service de renseignements 97 Consultations légales Le Conseiller juridique.98 On dit que 99 Qu'est-ce donc que le repos Père Gatry 100 Rédaction et administration LA FÉDÉRATION DES CAISSES POPULAIRES ÉDIFICE DESJARDINS 59.AVENUE BÉGIN, LÉVIS.P.Q.• PRIX DE L’ABONNEMENT Pour les caisses et leurs sociétaires.$1.50 Pour les autres.$2.00 • LA REVUE DESJARDINS est imprimée aux ateliers' Charrier ci Dugal, inc., Québec-Autorisé comme envoi postal de deuxième classe, ministère des Postes, Ottawa. g Rapport de la Fédération de Québec des Unions régionales des Caisses populaires Desjardins 'ASSEMBLEE annuelle de la Fédéra-tion de Québec des Unions régionales des Caisses populaires Desjardins a été tenue à Lévis, le 24 avril dernier.À cette réunion, le bilan de la Fédération a été donné et, comme d'habitude, un exposé a été fait sur l'ensemble de toutes les activités des Caisses populaires Desjardins, pour l'année 1955-56.Nous nous permettons de donner quelques extraits de ce rapport ; nous toucherons des sujets qui, l'an dernier, n'ont peut-être pas été mentionnés.« REVUE DESJARDINS » Nous demandons à chacun de nos abonnés de bien lire cette note et d'essayer de faire la propagande nécessaire pour que tous les dirigeants de leur Caisse populaire reçoivent et lisent la Revue Desjardins.(( La diffusion de la Revue Desjardins a augmenté quelque peu : environ 200 exemplaires.« Notre Revue Desjardins n'est pas faite pour le grand public, pour la vulgarisation des Caisses populaires auprès du populo.Nous essayons d'en faire une revue pour la formation des dirigeants des Caisses populaires.«De nouveau, nous demandons de faire un effort pour que tous les dirigeants des Caisses populaires reçoivent la Revue Desjardins.« Tout dernièrement encore, un gérant de Caisse populaire nous demandait des renseignements pour pouvoir répondre à des insinuations plus ou moins malveillantes contre les Caisses populaires.En relevant le dossier, nous voyons que cette Caisse populaire avait abonné tous ses directeurs à la Revue Desjardins, mais il y a une huitaine d'années on nous a avisé d'annuler tous les abonnements, meme celui du gérant.Aujourd'hui, c'est un nouveau gérant, et pour lui donner les informations demandées, il nous faudrait recommencer à écrire toute une série d'articles ; tandis que si cette Caisse populaire avait reçu régulièrement la Revue Desjardins, les calomnies qui ont été répandues sur cette Caisse populaire auraient été vite dissipées.« Il n'y a jamais lieu, cependant, de se décourager.Continuons notre travail et espérons.)) AUTORISATION DE PLACEMENTS Pour la période du 1er avril 1955 au 31 mars 1956, les autorisations de placements ont augmenté de façon substantielle, puisqu'elles sont passées de $34,642,275.en 1954- 55, à $40,270,650.au cours de 1955-56.Cependant, l'augmentation est moindre que l'année précédente alors qu'elle avait été de 13 millions de dollars.FONDATIONS DE CAISSES POPULAIRES Au cours de 1955-56, 15 Caisses populaires ont été fondées, une seule a été enlevée de nos listes ; ce qui porte le nombre de Caisses populaires en opération, affiliées à notre Fédération, à 1,160, comparé à 1,146 l'année précédente, soit un gain net de 14 Caisses populaires, contre 9 en 1954-55.FONDS DE SÉCURITÉ Nous avons mis, au cours de l'année 1955- 56, un montant de $47,706.63 au fonds de sécurité.Si, présentement, nous n'avons pas besoin de ce fonds de sécurité, nous devrons acheter quelques valeurs en conséquence.Nous sommes heureux de répéter que notre fonds de sécurité constitue une propa- 84 LA REVUE DESJARDINS Québec, mai 1956 gande extraordinaire auprès des gens qui s'imaginent que les Caisses populaires peuvent faire faillite, devenir insolvables, et, en définitive, qu'elles n'opèrent pas avec la sécurité des organismes financiers ordinaires.Notre fonds de sécurité avec nos autres assurances et mesures de protection, c'est toute une révélation pour nombre de gens, et même des gens de haute autorité, à un tel point qu'on vient copier ce que nous faisons.Nous ne manquons pas de préciser à ces gens toutes les précautions que nous prenons pour protéger nos sociétaires et assurer la meilleure sécurité possible aux épargnes qui nous sont confiées.Des éloges nous viennent non seulement des autres provinces du Canada, mais aussi de pays étrangers.Nous en profitons pour redire que la structure de nos Caisses populaires, telle que voulue par M.Desjardins, est la meilleure formule de structure économique qu'on puisse trouver pour aider les gens de la classe laborieuse.Aujourd'hui, il y a des grosses Caisses populaires qui sont peut-être tentées de laisser les principes de sécurité et d'essayer de faire plus d'affaires afin de réaliser plus de bénéfices.C'est là un grand danger.SITUATION DES CAISSES POPULAIRES DESJARDINS (( Au cours de l'année 1955-56, l'actif de nos Caisses populaires a augmenté de $56,645,675., soit une augmentation de 16.4% sur l'année précédente.C'est peut-être la plus grosse augmentation annuelle depuis que nos Caisses populaires existent.)) Une chose intéressante à noter, c'est que la moyenne d'épargne par Caisse populaire était en 1950 de $181,496 ; au 31 décembre 1955, cette moyenne avait atteint $311,122.La moyenne d'épargne par sociétaire était, au 31 décembre 1950, de $326.26, et au 31 décembre 1955, de $413.71.(( Il est intéressant de noter que l'épargne restant dans les Caisses populaires Desjar-dins, proportion gardée à chaque dollar déposé, a été plus élevée en 1955 qu'en toute autre année depuis 1950, puisque le total a atteint 5.7%.Ce qui veut dire que pour chaque dollar déposé dans les Caisses populaires, en 1955, il en est resté 5.7%.C'est dans les villes où le pourcentage est le plus élevé, soit 7.1%.Dans les centres semi-urbains : 4.2%.Dans les campagnes, le pourcentage est de 3.9%, ce qui constitue une amélioration notable sur 1954 : 1.3%, 1953 : 0.1%, 1952 : 2.9% ; il y a une légère différence avec 1951, alors que le pourcentage de l'épargne restant dans les Caisses populaires rurales pour chaque dollar déposé, s'élevait à 4.3%.)) DÉPÔTS — PRÊTS DANS NOS CAISSES POPULAIRES, DEPUIS LEUR FONDATION JUSQU’AU 31 DÉCEMBRE 1955 Il est très intéressant de souligner que nos Caisses populaires, depuis leur fondation jusqu'au 31 décembre 1955, ont prêté $804,292,327., et qu'elles ont reçu en dépôts à l'épargne $6,428,824,714.Nous reviendrons sur ce sujet dans un prochain article pour dire comment se partagent ces prêts et ces dépôts entre Caisses urbaines, semi-urbaines et rurales.Messieurs tes sociétaires, vous avez deux sociétés d’assurance qui vous appartiennent : la SOCIÉTÉ d’ASSURANCE des CAISSES POPULAIRES et l’ASSURANCE-VIE DESJARDINS.Y pensez-vous ? Volume XXII, n° 5 LA REVUE DESJARDINS 85 Son Excellence Monseigneur Valérien Bélanger SA Sainteté le pape Pie XII a accordé^ un nouvel auxiliaire à^Son Eminence le cardinal Paul-Emile Léger, archevêque de Montréal, en la personne de Monseigneur Valérien Bélanger.Son Eminence le cardinal Léger lui a conféré la plénitude du sacerdoce le 11 mai, en la fête des saints apôtres Philippe et Jacques.Son Excellence Monseigneur Valérien Bélanger, évêque titulaire de Cyrène, jouit d'une grande réputation de canoniste.Il a dispensé la science canonique dans les chaires de plusieurs universités et dans diverses publications.Et il Ta mise en profit dans les causes soumises aux tribunaux ecclésiastiques et dans les nombreux problèmes juridiques qu'il a eu à régler.Ap rès de brillantes études classiques au séminaire Saint-Tho-mas-d'Aquin de Valleyfield, sa ville natale, et ses études théologiques aux Grands Séminaires de Montréal et de Valleyfield, Monseigneur Bélanger fut ordonné prêtre le 29 mai 1926, puis nommé secrétaire et vice-chancelier à l'évêché de Valleyfield ; il agissait en même temps comme vicaire à la cathédrale et comme professeur au séminaire de Valleyfield.En 1929, Monseigneur Bélanger se rendait à Rome poursuivre ses études à VAngelicum qui lui conféra une licence en philosophie en 1930 et un doctorat en droit canonique en 1932.Après un stage d'un an à la Rote romaine et à la Sacrée Congrégation du Concile, Monseigneur Bélanger, revenu au Canada, fit du ministère aux Cèdres pendant un an, puis devint professeur de théologie fondamentale, de droit canonique et de droit paroissial à la Faculté de théologie de l'université de Montréal.Monseigneur Bélanger remplit en même temps les charges de vice-official et d'auditeur des causes matrimoniales à à l'Officialité métropolitaine de Montréal, de 1935 à 1939.Et de 1940 à 1944, Monseigneur Bélan- -?- ger fut chargé de cours aux Facultés de droit canonique des universités Laval et d'Ottawa.C'est alors que l'université Laval prit tout son temps en lui confiant les cours de droit crimi- nel, de droit administratif et de droit particulier à sa Faculté de droit canonique, de 1944 à 1947.En 1945, l'université Laval lui confia de plus l'enseignement de la morale médicale à sa Faculté de médecine.De retour, à l'archevêché de Montréal en 1947 pour y organiser, en qualité d'official, le nouveau tribunal ecclésiastique régional pour les causes matrimoniales, Msr Bélanger, tout en s'acquittant de cette fonction d'official pour les diocèses de Montréal et de Valleyfield, professa la morale médicale et organisa et dirigea une équipe de^juristes qui, à la demande de l'Episcopat, travaille à la solution de problèmes canonico-civils chez nous.Les travaux qu'a exécutés Monseigneur Bélanger pour la préparation de synodes, de congrès, de journées d'étude, etc., sont considérables.Monseigneur Bélanger, qui fut nommé prélat domestique en mars 1949, et qui était membre à vie de The Canon Law Society oj America, se vit décerner, en mai 1954, le doctorat en théologie honoris causa à l'université de Montréal.En octobre 1955, Monseigneur Bélanger devint secrétaire général de langue française de la Conférence catholique canadienne (qui groupe tous les archevêques et évêques du pays).Nos hommages respectueux et nos meilleurs vœux d'un long et fructueux apostolat à Son Excellence Monseigneur Valérien Bélanger.•- ¦ =-• On dit que .Comparé au mois de mars 1955, le même mois de cette année a vu les ventes des magasins à rayons augmenter de 14.3%.Toutes les provinces ont accusé des ventes accrues : 7.9% dans les provinces de l’Atlantique, 12.8% au Québec, 13.1% en Ontario, 11.6% au Manitoba, 19% en Saskatchewan, 22% en Alberta, 15.6% en Colombie canadienne.L’augmentation s’est continuée dans la première semaine d'avril, sauf pour la province de Québec qui a une diminution de 2.5%.?«Le vice ne peut jamais croire à l’existence de la vertu.» Comte de Ségur ?40.26 ; Terre-Neuve, $21.46 ; île-du-Prince-Édouard, $20.34 ; Nouveau-Brunswick, $35.18 ; Nouvelle-Écosse, $32.24; Québec, $34.87 ; Ontario, $42.41; Manitoba, $37.37 ; Saskatchewan, $42.73 ; Alberta, $48.87 ; Colombie canadienne, $55.50 ; Yukon et Territoires du nord-ouest, $20.44 ; Non répartis, $0.27.HIÉRARCHIE CATHOLIQUE Selon^ XAnnuaire pontifical de 1956, l’Eglise catholique romaine compte actuellement 303 archevêques et 1,202 évêques résidents.Environ 150 hauts dignitaires ecclésiastiques sont suspendus de leurs fonctions dans les pays qui sont sous le contrôle des communistes.REVENU NATIONAL PAR HABITANT D’après Marchés et cours agricoles, publication de l’O.N.U., voici le revenu par habitant, en dollars américains, des pays suivants : Pays Revenu par habitant (en dollars américains) Birmanie $ 36 Inde 57 Pakistan 51 Philippines 44 Thaïlande 36 Colombie 132 Chili 188 Brésil 112 Égypte 100 Canada 870 États-Unis 1,453 Ces chiffres sont invraisemblables, mais il arrive parfois que l’invraisemblable est vrai.En supposant qu’ils soient exacts, — nous n’avons pas de raison positive de croire qu’ils ne le sont pas — s’il y a surproduction dans le monde, ce n’est certes pas dû à ce que tous les estomacs sont bien remplis.Une bonne moitié de l’humanité souffre de la faim.Il n’y a pas lieu d’en douter devant les revenus si peu élevés des citoyens d’un grand nombre de pays.Le problème moderne c’est d’abord de produire pour nourrir l’humanité.C’est, en second lieu, de trouver les moyens d’assurer la distribution des produits de façon à ce que la faim disparaisse de ce monde.C’est la grande tâche.Elle mérite un effort suprême.L’intelligence humaine doit découvrir les moyens de mettre fin à la faim.Elle ne doit avoir de repos qu’elle ne les ait trouvés.C’est un problème humain considérable.Sa solution requiert des efforts généreux ; seul l’amour que les hommes doivent avoir les uns pour les autres peut les susciter.Parlons un peu moins de surproduction et un peu plus de distribution à ceux qui meurent de faim.Un chrétien digne de porter ce nom ne doit pas s’endormir, bien repus, les deux yeux fermés ; il doit garder un œil ouvert pour ses frères et partager le superflu avec ceux qui souffrent de faim.•- ¦ ¦ =-• Service de renseignements -?- DU GÉRANT O.— Qui peut être gérant de la Caisse populaire 1 Et par qui le gérant est-il nommé 1 R.— Le gérant est choisi par et parmi les administrateurs.C’est le Conseil d’administration qui désigne le gérant.Pour être nommé gérant, il faut d’abord être administrateur.Le gérant doit donc faire partie du Conseil d’administration avant d’être désigné gérant par le Conseil d’administration.C’est la loi des Syndicats coopératifs de Québec régissant les Caisses populaires qui veut cela.Il 98 LA REVUE DESJARDINS Québec, mai 1956 faut bien s’y conformer.L’article 17 l’exige en ces termes : (( Le Conseil d’administration choisit annuellement, parmi ses membres, à sa première séance qui suit l’assemblée générale annuelle, un président, un vice-président, un secrétaire et un gérant.La charge de gérant peut être remplie par l’un des officiers ici nommés.)) Donc, quatre points très importants à retenir., et surtout à bien observer.1° C’est le Conseil d’administration qui nomme le gérant ; 2° Le Conseil d'administration doit le choisir parmi ses membres élus par l’assemblée générale ; ^ 3° Il doit le désigner chaque année.Quand?A sa première réunion qui suit l’assemblée générale annuelle ; 4° Le gérant peut aussi être le secrétaire de la Caisse si le Conseil d’administration le veut ainsi.Dans la plupart des Caisses, c’est le secrétaire qui est nommé gérant, et on l’appelle le secrétaire-gérant.S’il arrivait que le gérant démissionne au cours de l’année, le Conseil d’administration le remplace.Il peut désigner un gérant parmi les directeurs, ou encore désigner un sociétaire de la Caisse après l’avoir élu directeur, puisque, pour être nommé gérant de la Caisse, il faut d’abord être membre du Conseil d’administration.DE L’ENGAGEMENT DES EMPLOYÉS Q.— Qui désigne Les employés de la Caisse ?R.— C’est le Conseil d’administration.L’article 55, paragraphe 3, des Statuts de la Caisse populaire (qui énumère les devoirs du Conseil d’administration), confie aux administrateurs le soin de nommer les employés.Il dit, en effet : « Il nomme et révoque les employés, détermine leurs devoirs, fixe leur traitement .(.)» Donc, c’est le Conseil d’administration, et non pas le gérant, qui nomme les employés et qui fixe leur traitement ou salaire.C’est là la volonté de l’assemblée générale des sociétaires qu’expriment les Statuts de la Caisse.Les administrateurs, qui sont désignés par l’assemblée générale, doivent s’en tenir à cette demande formellement et clairement exprimée qui leur est faite de nommer eux-mêmes les employés de la Caisse et de fixer leur salaire.Ils auraient tort d’abandonner l’exercice de ce droit et l’exécution de ce devoir au gérant.C’est là un des devoirs les lus importants qui leur soient confiés dans la onne marche de la Caisse.DES PRÊTS AUX SOCIÉTAIRES Q.— Lors de l’assemblée d’une Union régionale, un délégué d’une Caisse populaire nouvellement fondée, dans un territoire en voie de développement, a posé la question suivante : Pourquoi La Caisse centrale ou Les Caisses populaires n organisent-elles pas un système de prêts ou d’avances pour permettre à ces nouvelles Caisses de financer Les nombreux besoins de crédit et Les nouvelles construction de la région ?R.— C’est un principe de base de la Caisse populaire que l’épargne produite dans la paroisse doit demeurer autant que possible dans la paroisse, au bénéfice des sociétaires.Il ne serait pas sain d’essayer d’obtenir des capitaux de l’extérieur pour subvenir au besoin de crédit de la localité.L’expérience le prouve, on est bien moins prudent pour administrer l’argent des autres que le sien propre ; on apporte plus de soin dans l’administration de l’argent qu'on a péniblement gagné.Ce qui vient facilement se dépense aisément.À tout considérer, il est mieux d’aller moins vite, de développer sa Caisse populaire graduellement en faisant une campagne intense d’épargne auprès des familles de la paroisse.L’argent ainsi accumulé à la Caisse répondra avec le temps aux besoins de crédit du milieu.Il ne faudrait pas croire qu’une Caisse populaire nouvellement organisée puisse régler à elle seule tous les besoins de crédit d’une nouvelle paroisse ; il faut lui laisser le temps de se développer et l’aider à progresser en mettant ses efforts à en répandre les bienfaits dans la paroisse.ACCEPTATION DES CHÈQUES Q.— Que pensez-vous de l’acceptation des chèques ?La Caisse populaire est-elle obligée d’accepter un chèque tiré sur elle par un sociétaire ?Quel danger ou inconvénient g a-t-il à accepter un chèque ?R.— L'acceptation d'un chèque ou sa certification est une faveur que la Caisse populaire ne devrait pas accorder à n’importe qui et sans raisons valables.• - :- • Consultations légales -?- La Caisse populaire, disons-le, n'est pas obligée d’accepter ou certifier un chèque tiré sur elle.Il y a danger pour la Caisse populaire dans le cas où le sociétaire fait accepter son chèque sans signer aucune pièce à cet elfet que conserverait la Caisse populaire.En effet, celle-ci ne possède plus le chèque, comme elle l'aurait si elle le payait tout simplement.Advenant que le sociétaire nie sous serment avoir jamais fait accepter un chèque, la Caisse populaire sera obligée de créditer son compte de nouveau, en débitant le compte spécial où sont déposées les sommes mises de côté.Advenant que le chèque accepté vienne à la Caisse populaire subséquemment, la Caisse populaire sera tenue de le payer à un détenteur de bonne foi.Il lui restera à se faire rembourser en exerçant des recours contre le sociétaire en question. Volume XXII, n° 5 LA REVUE DES JARDINS 99 Si, par ailleurs, le sociétaire admet avoir eu le chèque accepté, ou si un détenteur soutient la même chose, et si l’un ou l’autre affirme l’avoir perdu, la Caisse populaire, pour le remplacer, peut exiger des garanties égales au montant du chèque.Comme vous le voyez, le risque de perte se résume à ceci : le sociétaire qui, faussement, aura affirmé n’avoir jamais fait accepter le chèque et, partant, refuse d’admettre le débit à son compte, doit être poursuivi et, s’il est insolvable, la la Caisse populaire peut vraisemblablement le faire emprisonner pour obtention de crédit ou d’argent sous faux prétexte, mais la Caisse populaire peut perdre.DU CAUTIONNEMENT Q.— Est-ce qu une coopérative agricole peut se porter caution des emprunts effectués par ses sociétaires pour payer leur compte à la coopérative ?R.— D’une manière générale, il faut dire qu’une coopérative peut prendre De plus en plus les chevaux quittent la ferme.Alors qu’ils étaient au nombre de 951,000 au 1er décembre 1954, ils ne sont plus que 871,400 à la même date de l’an dernier.Ils ne sont plus que les % du nombre qu’ils étaient en 1951, le quart du recensement de 1921.Le cheval deviendrait-il un luxe ?* * * Sait-on pour quel montant d’argent des chèques ont été tirés sur les comptes individuels en 1955 ?Il est de $166,-541,032,000., total sans précédent, et 9% de plus élevé que celui de l’an dernier.* * * Les fabricants canadiens ont expédié 11% moins de véhicules en janvier 1956 que pendant le même mois correspondant, en 1955.Les expéditions qui étaient de 29,403 unités sont devenues 26,155.Les expéditions de véhicules importés des Etats-Unis sont passées de 2,145 à 3,270.* * * tous les engagements qu’elle croit opportuns, mais dans l’intérêt même de la société elle-même.Tout au contraire, celui qui profite de l’engagement est l’emprunteur, mais ce n’est pas la société, et nous sommes d’opinion qu'il faut affirmer qu’une société coopérative n’a pas le pouvoir de cautionner la dette d'autrui.De plus, au point de vue pratique, même si la somme empruntée revient à la coopérative, l’amélioration n'est qu’apparente, car la coopérative demeure responsable comme caution.Une telle pratique ne saurait être recommandée.DU DROIT DE VOTE DU PRÉSIDENT Q.— L’article 26 de la loi des Syndicats coopératifs de Québec dit : « L’assemblée générale rend ses décisions à la simple majorité des voix ; en cas de parité, la voix du président est prépondérante.» Et à l’article 8° des Statuts, lequel a trait au président, on lit : « En cas de partage égal On dit que.-?- L’indice des matériaux de construction résidentielle, sur la base 1935-1939, est demeurée fixé à 289.6 en février.Les rares changements s’étant contrebalancés, quelques articles de plomberie, notamment les tuyaux, ainsi que le bois d’épinette, ont accusé des gains, tandis que le bois de sapin d’échantillon et le shellac ont accusé une baisse équivalente.* * * Un rapport du Bureau fédéral de la statistique indique que les étudiants de plein temps inscrits aux institutions d’enseignement supérieur du Canada ont continué d’augmenter en nombre au cours de la session d’hiver 1956.Le chiffre estimatif de 71,600, au 1er décembre 1955, était en avance de 6.2% sur celui du 1er décembre 1954 (67,500).L’augmentation pour la province de Québec a été de 5.6% (de 21,395 à 22,591).* * * Le mois de février avait un jour de plus, cette année.Par cette journée additionnelle, le trafic routier traversant la frontière canado-américaine s’est des voix, il a voix prépondérante.)) Est-ce à dire que le président peut, dans certains cas, voter deux fois ?R.— L’article 26 de la loi des Syndicats coopératifs de Québec déclare en effet que (( l’assemblée générale rend ses décisions à la simple majorité des voix ; en cas de parité, la voix du président est prépondérante.» C’est dire que le président a une voix personnelle et un vote supplémentaire, puisque l’on donne double effet à son vote.Quant aux assemblées du Conseil d’as-ministration lui-même, le même principe s’applique, à moins que les règlements ne restreignent ces attributions.L'article 14 de la loi des Syndicats coopératifs de Québec prévoit que les membres, réunis en assemblée générale, peuvent adopter des règlements concernant la régie interne de la société et des attributions de ses officiers.Le Conseiller juridique accru en février de 28% par rapport à ban dernier.Le nombre total de passages a augmenté de 184,600.Les entrées de véhicules étrangers se sont accrues de 66,600, soit près de 21%.Enfin, les retours de véhicules immatriculés au Canada ont atteint le nombre de 456,700, excédant de près de 35%.* * * Les fabricants d'appareils de télévision ont subi une baisse dans leurs ventes, dans le cours du mois de janvier.De 54,788 qu’elles étaient en 1955, elles ont baissé à 51,939 unités en janvier 1956.Les ventes de radios, par contre, ont accusé une petite augmentation de 290.Les ventes de téléviseurs sur table ont diminué de 4,267 tandis que celles de consoles ont passées de 22,337 à 23,161.Les phono-radio-téléviseurs ont augmenté de 788 à 1,382.Il y a eu également des ventes plus élevées pour les radios-appareils de maison, passant de 16,466 à 17,127 : les appareils portatifs et d’automobile de 10,354 ont augmenté à 10,775.On note, enfin, que les modèles combinés sont tombés de 3,277 à 2,485. Qu*est-ce donc que le repos?REÇU L.E2 4 m, \m.- BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC • Le repos, c'est la vie, se recueillant et se retrempant dans ses sources .• Le repos pour le corps c'est le sommeil.• Le repos pour Tesprit et pour Fâme c'est la prière.• La prière/ c'est la vie de l'âme, la vie intellectuelle et cordiale, se recueillant et se retrempant dans sa source qui est Dieu.PÈRE GRATRY
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