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Titre :
Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins
Éditeur :
  • Québec :La fédération des caisses populaires,1941-2004
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
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Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins, 1960, Collections de BAnQ.

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! Décembre 1960 Vol.XXVI-N» 12 BILLET - ?- EN ce temps-là, on acceptait d’être déjri-cheur ; recevoir en héritage des acres de Jorêts était considéré comme un don généreux avec lequel on devait compter.Or, il arriva que deux braves garçons eurent ainsi comme héritage de la terre à défricher, et Le jour même se mirent l’un et l’autre à l’ouvrage ; hache à la main, ils s’escrimèrent à bûcher.L’un voulut sans tarder nettoyer la place, et le cœur rempli d’espoir il s’attaque à une grosse ép'mette.Le malheur s’acharna sur lui en lui procurant une aide qu il n’avait ni prévue ni demandée.À l’heure du besoin, c’est un mal qui arrive ; pour notre défricheur, il se présenta d’une étrange façon : des marin-gouins et de La pire espèce avaient établi domicile au faîte de L’énorme épinette attaquée à coups de hache.D’un commun accord, fanfare en tête, tout le régiment de bestioles sonne ta charge de la mort et sans avis fonce sur L’intrus qui a eu l’audace d’attaquer le refuge qu il occupait.Le défricheur est à son corps défendant, et pour bien garder La défensive, il tue, il tue : un seul coup en abat des quantités massives.Et les coups pleuvaient drus et notre homme vigoureux.(( Maintenant, dit-il, passons à l’offensive, tuons sans arrêt et sans donner de quartier.)) C’est par milliers qu il fallait compter les morts ; et malgré les pertes de taille que subissait l’ennemi, le nombre de ses combattants semblait inépuisable : toujours de nouveaux contingents soutenaient les premiers.Décimés, Les maringouins ?Seuls les plus affligés se retiraient : la panique était le lot des orphelins, des veuves, écrasés sous le coup du chagrin.Mais, il y avait pire que tout cela : plus la bataille durait, plus le vol des maringouins s’alourdissait : pour lutter contre la hache meurtrière, l’ennemi sortait de La pétaudière le ventre rebondi de sang humain qu il allait tranquillement digérer à l’arrière.Et la journée s’avançait.Et le combat continuait.Malgré la trouée profonde faite dans l’armée des maringouins, l’homme s’épuisait à un jeu inégal : goutte à goutte, son sang parlait pour l’autre monde, par le chemin des airs.(( Une grosse erreur de tactique, se dit-il, m’a jeté dans un enfer III Je ne serai pas plus avancé si cette meute active et turbulente fait de moi un trépassé l Si je me suis battu, je n’ai pas défriché.)) Épuisé, à la fin, il se remit à son défric hage.L’autre, dès le début, fut plus sage.Il avait un but à atteindre, et il y tendit sans dévier.(suite à la page 186) NOTRE COUVERTURE.— Monument Montcalm à l’entrée du parc des Champs de bataille, à Québec, pour commémorer le deuxième centenaire de la bataille des Plaines d’Abraham (1760-1960) à Québec.ÉDIFICE DESJARDINS Organe officiel de la Fédération de Québec des Unions régionales des Caisses populaires Desjardins, société régie par la Loi des syndicats coopératifs de Québec Vol.XXVI, No 12 QUÉBEC Décembre 1960 Sommaire • PAGE Billet Jos.Turmel .182 Editorial : 60e anniversaire C.VaillanCOURT .183 Les dirigeants de la J.O.C.à la Fédération .185 M.Léon Bélanger à l’honneur .186 Honneur aux pionniers de Lévis.C.Vaillan court .187 Nos jeunes et l’épargne L'Économe .188 Caisse populaire de Wotton .189 Épargne et prévoyance Abbé Alphonse Parent .190 Monsieur Vincent C.Vaillancourt .192 Revue des journaux .193 In Memoriam .194 L’assemblée générale n’est pas un problème à Princeville .195 « Nous devrions vivre selon nos moyens » .196 Les stocks et exportations de blé dans le monde .197 Table des matières du volume XXVI .198 Rédaction et administration LA FÉDÉRATION DES CAISSES POPULAIRES ÉDIFICE DESJARDINS 59, AVENUE BÉGIN, LÉVIS, P.Q.• PRIX DE L’ABONNEMENT Pour les caisses et leurs sociétaires.$1.50 Pour les autres.$2.00 • LA REVUE DESJARDINS est imprimée aux ateliers Charrier ci Dugal, Inc., Québec.DsEySaOsEt Autorisé comme envoi postal de deuxième classe, ministère des Postes, Ottawa. 60e anniversaire ?|L y aura soixante ans le 6 décembre 1960 " que la première Caisse populaire en Amérique a été fondée à Lévis par le Commandeur Alphonse Desjardins.Avant de fonder sa Caisse populaire M.Desjardins avait organisé, à Tautomne de 1900, un comité d'étude.Il vaut la peine de publier de nouveau dans une autre page les noms de ces pionniers fondateurs de la première Caisse populaire.On a souvent parlé des pionniers de Rochdale qui formèrent la première coopérative d'Angleterre ; on doit aussi, croyons-nous, parler des pionniers de Lévis.Le procès-verbal de l'assemblée de fondation de la Caisse populaire de Lévis dit que le jeudi, 6 décembre 1900, plus de cent citoyens se réunissaient pour approuver les statuts préparés par le comité d'étude qu’avait organisé M.Desjardins.Après l'adoption de ces statuts, le président de la réunion, M.Desjardins, invita les personnes présentes à s'inscrire comme sociétaire en signant la charte de la première Caisse populaire et en souscrivant des parts sociales.129 personnes, avec, à leur tête, le curé de la paroisse, M.l'abbé F.-X.Gosselin, M.l'abbé J.-E.Carrier, supérieur du collège de Lévis, et l'honorable Adélard Turgeon, ministre des mines et de la colonisation, signèrent cet acte d'incorporation.273 parts sociales furent souscrites.De ces 129 signataires de l'acte de fondation il reste 5 survivants : M.le juge Lætare Roy, Mme Isabella Paradis, MM.Eugène Gagnon, J.-David Turgeon et J.-Edmond Turgeon.Après la signature des documents de fondation, on procéda à l'élection des officiers.Voici ce qu'écrit le procès-verbal de cette première assemblée : « Les propositions suivantes sont adoptées A ^unanimité : (( M.On.Juteau propose, appuyé par M.François Labrie, que MM.Arcade Côté, Alphonse Desjardins, Jos.-Eugène Carrier, A.-N.Lemieux, Pierre Ferland, F.-X.Marceau, Théophile Carrier, Albert Lambert et Joseph Verreault soient nommés membres du conseil d’administration.(( M.J.-Edouard Bourassa propose, appuyé par M.J.-Eugène Carrier, que MM.Napoléon Lamontagne, Thomas Powers, Joseph Gosselin et G.-Ignace Couture soient nommés membres de la commission de crédit et de direction.(( M.Napoléon Lamontagne propose, appuyé par M.Thomas Powers, que MM.François Labrie, Joseph Delisle et L.-J.Roberge soient nommés membres de la commission de surveillance.)) M.Desjardins, personne n'en sera surpris, fut nommé président de la Caisse populaire.Quoique fondée le 6 décembre, la Caisse n’ouvrit pas ses portes immédiatement ; ce ne sera que quelques semaines plus tard, soit le 23 janvier 1901, qu'elle fit sa première perception.Nous nous permettons de faire une petite digression et de mentionner un fait qui, pour M.Desjardins, fut très important.Dans le cahier de notes de M.Desjardins nous trouvons, en date du 30 décembre 1900, les lignes suivantes : (( Dans son sermon à la grand’messe, ce matin, M.le curé F.-X.Gosselin faisant une revue sommaire des grands actes qui ont eu lieu au cours du siècle qui finit, mentionna ce qu’il qualifia (( les gloires )) du siècle expirant.Parlant de l’institution des sociétés Saint-Vincent-de-Paul, créées pour venir au secours des pauvres, il indique aussi à ce 184 LA REVUE DESJARDINS Québec, décembre 1960 propos les œuvres destinées à améliorer le sort des classes laborieuses, en nommant les Caisses populaires, et voici comme il s’exprima, à ma très grande surprise mêlée de joie profonde, car rien ne me faisait prévoir une semblable recommandation de cette œuvre auprès de mes concitoyens : (( Le siècle a vu aussi naître ces admirables œuvres de charité chrétienne connues sous le nom de sociétés Saint-Vincent-de-Paul venant au secours de l’indigent, ces associations ou Caisses populaires répandues partout en Europe et faisant aux populations un bien immense.(( En passant, je salue avec une profonde satisfaction la fondation dans notre ville d’une semblable société, ou banque populaire, pouvant faire tant de bien parmi nous.Je suis fier de le dire : ce sera la gloire de Lévis d’avoir créé la première banque populaire sur ce continent, et je lui souhaite le succès et la très grande prospérité dont jouissent ses sœurs, les institutions similaires en Europe.» À T ouverture de la Caisse populaire de Lévis, le 23 janvier 1901, pour faire sa première perception, le premier dépôt fut un 10 cents et la perception totale de la journée s'éleva à $26.40.C'est vrai de dire que les débuts de la première Caisse populaire en Amérique furent bien modestes ; cependant, l'essentiel était fait, le mouvement était lancé.L'on riait sous cape et les grands experts financiers disaient : Encore un mouvement voué à l'échec.— D'autres exprimaient ainsi leur pensée : Si M.Desjardins est un si grand financier, pourquoi ne va-t-il pas offrir ses services aux Banques, on lui donnerait un salaire rémunérateur ?— Mais M.Desjardins avait une idée en tête : Venir en aide aux petits.Au début, la Caisse n'était ouverte que trois soirs par semaine, les lundi, mercredi et samedi.Comme la Caisse n'avait pas un sou d'avance pour payer ses dépenses, on eut recours aux bons services de la Société d'assurance (( Les Artisans )) qui prêta son local pour permettre à la Caisse de faire sa perception.Bien des gens, ne pouvant aller faire leurs dépôts aux heures d'ouverture de la Caisse, se rendaient à la résidence de M.Des jardins, ou chez M.Napoléon Lemieux qui demeurait au coin des rues Saint-Henri et Saint-Georges.Chez M.Desjardins, c'est une aide bénévole ou Mme Desjardins qui recevait les sociétaires.Dans le tribut d'hommages que nous devons rendre au fondateur des Caisses populaires, n’oublions pas d'y associer sa digne épouse ; sans cette collaboration étroite entre M.Desjardins et sa femme, les Caisses populaires n'existeraient pas aujourd'hui.De ce premier 10 cents déposé à la première Caisse populaire, l'actif global de toutes les Caisses populaires de la province excède aujourd'hui $700 millions.C'est là un exemple frappant de ce que peut faire la coopération bien dirigée, bien comprise.Au cours du mois de janvier prochain, nous commémorerons le soixantième anniversaire de l'ouverture de la première Caisse populaire de la province, et même de l'Amérique du Nord ; ce sera, en ce 23 janvier 1961, un chant de reconnaissance qui s'élèvera vers le Ciel pour remercier la Providence de nous avoir donné un si grand apôtre de la Charité, celui qui fut l'âme créatrice du grand mouvement des Caisses populaires, le Commandeur Desjardins.Messieurs Les sociétaires, vous avez deux sociétés d’assurance qui vous appartiennent : la SOCIETE d’ASSURANCE des CAISSES POPULAIRES et l’ASSURANCE-VIE DESJARDINS.} pensez-vous ? Volume XXVI, n° 12 LA REVUE DESJARDINS 185 Les dirigeants de la J.O.C.à la Fédération -4- AU cours de l'année 1959-60, il s'est fondé 35 nouvelles Caisses de prévoyance, ce qui porte le nombre des Caisses masculines à 47.(( Le nombre des garçons sociétaires est actuellement d’environ 3,000 et le montant épargné de $100,000.cela, sans parler des $16,000.déjà retirés par 60 jeunes qui se sont mariés dans l’année.Ces derniers auraient économisé en moyenne $266.pendant une période de quatre mois.)) Voilà qui illustre bien l’excellent travail déployé par la J.O.C.auprès des jeunes travailleurs dans le but de les former par la pratique de l’épargne.C’est un extrait du mémoire qu’ont présenté récemment les dirigeants de la J.O.C.au conseil d’administration de la Fédération des Caisses populaires.Le mémoire qui se divise en trois parties fait état des progrès réalisés au cours de l’année dans le domaine des Caisses d’établissement tant dans le secteur masculin que féminin de la Jeunesse ouvrière canadienne.Il se termine par l’énoncé des projets en cours et par la formulation de quelques vœux concernant la collaboration future entre les Caisses populaires et la J.O.C.CHEZ LES JEUNES TRAVAILLEURS L’action des jeunes travailleurs pour les Caisses de prévoyance s’étend maintenant dans trois des provinces de l’Est, soit l’Ontario, le Nouveau-Brunswick et le Québec.Le grand total des épargnes réalisées par les garçons s’élève maintenant à $103,-536.Comme le signale le rapport, cette expansion est due au magnifique travail de près de 300 collecteurs et à l’éducation intensive à laquelle ils sont soumis dans diverses réunions par leurs dirigeants et par plusieurs gé- rants de Caisse qui collaborent de leur temps et de leurs conseils à l’édification d’un système d’épargne pour les jeunes travailleurs.Le rapport énumère ensuite les initiatives prises pour appuyer les Caisses de prévoyance : conferences de presse, émissions radiophoniques et télédiffusées, réunions spéciales, publication et distribution de matière écrite, action du Comité central se concrétisant par la visite des Caisses scolaires et des groupes régionaux de jeunes travailleurs disséminés à travers le Canada français.Enfin, la J.O.C.a complété ces initiatives par un travail indirect de nature à favoriser l’éducation à l’épargne des jeunes.Le Service de préparation au mariage entre autres comporte en effet des études sur la prépa- ration économique au mariage, sur la façon d’utiliser le salaire par le moyen du budget et sur la répartition des tâches dans l’administration du salaire.Certains cours du système (( D » (Débrouille-toi) traitent aussi de finance et d’épargne.L’un d’eux porte spécifiquement sur la Caisse de prévoyance.Ces cours s’adressent aux jeunes de 17 à 20 ans et groupent 40 cercles qui comptent près de 1,200 garçons.(( La J.O.C.des garçons maintient à cours d’année une école toujours active où 250 chefs d’équipe ont participé à 1,500 cercles d’étude hebdomadaires, où 1,000 équipiers se sont réunis dans 6,500 réunions d’équipes.À cela se sont ajoutées environ 500 assemblées générales mensuelles.Tout un courant de réflexion, de responsabilité, circule Apparaissent, de gauche à droite : l’honorable sénateur Cyrille Vaillancourt, directeur général de la Fédération des Caisses populaires Desjardins de Québec et président de l’Assurance-Vie Desjardins ; Denyse Gauthier, présidente de la J.O.C.F.; Mde Raymonde Lapointe, trésoriére nationale de la J.O.C.F.; M.Gilles Gagnon, responsable national du Service d’épargne des jeunes travailleurs ; AI.Émile Girardin, président de la Fédération des Caisses populaires Desjardins de Québec ; le Rév.Père Paul-Émile Pelletier, o.m.i., aumônier national du mouvement ; AI.Jean-AIarc Lebeau, président national de la J.O.C.Cette photo a été prise dans le bureau de L’honorable sénateur Cyrille Vaillancourt, à t’édifice Desjardins, à l’issue de la rencontre des responsables de la J.O.C.et de la J.O.C.F.avec les membres du comité exécutij de la Fédération. 186 LA REVUE DESJARDINS Québec, décembre 1960 à travers cette jeunesse et la prédispose à s'engager davantage sur la route de l'épargne.)) LE TRAVAIL DE LA J.O.C.F.37 Caisses, 700 sociétaires ayant économisé un total de $19,777.31, telle est brièvement la courte mais éloquente histoire des Caisses de prévoyance chez les jeunes travailleuses, ceci, pour la province de Québec, des fondations étant imminentes en Ontario et au Nouveau-Brunswick.Réunions périodiques, sessions intensives d'étude, semaines de formation des responsables de Caisses viennent, comme chez les garçons, compléter l'éducation des responsables de Caisse au niveau diocésain, local ou national.Soulignant la constante collaboration de la J.O.C.F.avec la J.O.C., le rapport poursuit en donnant quelques chiffres sur la situation économique de la jeune travailleuse.Ces chiffres indiquent que 56.4% des jeunes ouvrières n'ont pas un salaire qui puisse leur permettre des économies, que 43.6% des autres ((' brûlent )) leur salaire dans l'habillement ou les loisirs et, enfin, que 21.4% de toutes les jeunes travailleuses sont aux prises avec des problèmes d'endettement.Parmi les moyens indirects dont dispose la J.O.C.F.pour entraîner les jeunes filles à l’habitude de l'épargne, on note le Service de préparation a l'avenir, les rencontres du club des As qui groupe les ouvrières de 14 à 17 ans et des activités d'équipe telles que Ciné-club, arts féminins, loisirs, etc.La Caisse de prévoyance, conclut le rapport, constitue un moyen efficace pour résoudre les problèmes financiers des jeunes travailleurs.PROJET POUR L’ANNÉE À VENIR Les projets des jeunes ouvrières et ouvriers pour l'année à venir sont nombreux.Soulignons les plus importants : 1° Proclamation dans chaque Caisse locale d'une journée des Caisses de prévoyance ; 2° Multiplication des rencontres entre Caisses scolaires et Caisses de prévoyance ; J° Visite des Caisses de prévoyance au rythme d’une par semaine ; 4° Meilleure utilisation des grandes techniques de diffusion ; 5° Collaboration régulière de la J.O.C.avec la Revue Desjardins et le journal Ensemble ; 6° Insistance auprès des jeunes pour qu’ils participent aux assemblées générales de leur Caisse populaire.Les dirigeants de la J.O.C.terminent en remerciant les officiers de la Fédération des Caisses populaires Desjardins pour la collaboration morale et financière apportée au cours de l’année et souhaitent que ces rencontres se continuent tant chez les garçons que chez les filles.•-^-• Monsieur Léon Bélanger à l'honneur -4- IL nous est bien agréable de ¦ porter à la connaissance de nos lecteurs que M.Léon Bélanger, citoyen de la paroisse de Saint- François-Xavier de Rivière-du-Loup, a été fait par Sa Sainteté le pape Jean XXIII chevalier de l’Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand.C’est la reconnaissance officielle par l’Église de son dévouement particulier pour les œuvres sociales et l’excellente influence qu’il a exercée dans son milieu.M.Bélanger est, de son métier, ingénieur électricien.Il a été échevin de sa ville de 1943 à 1956, directeur de la Chambre de commerce sénior de 1942 à 1956, de la Ligue des propriétaires de 1946 à 1950 ; il a occupé la présidence de la Société Saint-Jean-Baptiste de 1947 à 1949.Il est président de la Caisse populaire de Thibaudeau, à Rivière-du-Loup, depuis sa fondation en 1945.Il a été marguillier de la paroisse Saint-François-Xavier de 1950 à 1953.Nos sincères félicitations à M.le chevalier Léon Bélanger.BILLET (suite de la page 182) Prudemment, il se tailla une clairière.« Là, j’y construirai ma maison.Et grâce à cette clairière que je viens de bûcher, elle sera en plein soleil et toujours donc en pleine lumière.)) Lentement, prudemment, mais avec persévérance, soutenu par son étoile, il déjricha le sentier qui, pour lui, représentait la gloire.Et c est lui qui, un jour, le conduisit à une victoire qu il avait cherchée avec tant de persévérance.Pauvres humains que nous sommes l Que de temps perdons-nous à livrer des luttes inutiles avec des (( maringouins )).Nous nous attardons : nous épuisons nos jorces dans des batailles mesquines contre des ennemis qui ne sont pas dignes de ce nom.Que de moulins à vent dans nos vies, et qui battent L’air de leurs grandes ailes.Nous avons pourtant des charges lourdes à tirer, ou des mandats importants à remplir.Il est vrai aussi qu il est inévitable de rencontrer des adversaires : sont-ils tous de taille ?Sans doute qu ils piquent parjois.Mais un maringouin reste toujours un maringouin.Pas plus.Réservons-nous pour les batailles contre les requins.Si la lutte est plus dure, la victoire sera plus glorieuse.Fi donc des maringouins I J os.Turmel Volume XXVI, n° 12 LA REVUE DESJARDINS 187 Honneur aux pionniers de Lévis -?- PlS un traité parlant de coopération ne manque de nous raconter Thistoire des pionniers de Rochdale.Aujourd'hui, nous ne croyons mieux faire que de vous raconter celle des pionniers de Lévis.Avant la fondation de la première Caisse populaire, à Lévis, "un groupe de citoyens fut invité Ear M.le Commandeur Alphonse )esjardins à se rendre chez lui pour étudier les règlements de la première Caisse populaire que M.Desjardins voulait fonder.Ces réunions eurent lieu, chaque semaine, du jeudi le 20 septembre au 22 novembre 1900.Sans autre préambule, nous transcrivons le procès-verbal de cette première séance d’étude du 20 septembre 1900 sur la coopération d’épargne et de crédit, procès-verbal rédigé par M.Des-dins lui-même.— C.V.(( À la suite de divers pourparlers et consultations dans le cours desquels je m’efforçai d’exposer et de faire saisir la portée du projet que j’avais formé à la suite de longues et laborieuses études, de créer à Lévis une société d’épargne et de crédit populaire sur le modèle des banques populaires existant dans l’Europe continentale, principalement en Allemagne, en Autriche, en Italie et en France, et sur l’avis conforme d’amis et d’hommes sûrs, tous imbus des principes féconds de la mutualité et formant partie de diverses sociétés mutuelles, j’allai prier personnellement un certain nombre de citoyens très recommandables par leur caractère honorable, de bien vouloir se réunir chez moi, le jeudi, 20 septembre 1900, vers 8 h.30 p.m.Le but de cette convocation était d’exposer à ces citoyens le projet formé et approuvé dans l’intimité par quelques-uns d’entre eux, puis, si l’idée était acceptable, de nommer un comité d’initiative chargé d’étudier les moyens de réaliser le projet en formulant des statuts et règlements, en s’inspirant dans ce travail, des Constitutions et des Règlements d’associations similaires des pays ci-haut mentionnés.(( Voici les noms des citoyens convoqués à cette réunion préliminaire : MM.Joseph Carrier, commerçant et ancien conseiller de ville ; Jean Turgeon, en- trepreneur maçon ; Onésime Carrier, sous-régistreur ou conservateur des hypothèques pour le comté de Lévis, ancien président de la C.M.B.A.; Albert Lambert, négociant, secrétaire-trésorier des Forestiers indépendants ; Joseph Delisle, télégraphiste et ancien trésorier de la Société des artisans canadiens-fran-çais de Montréal, succursale de Lévis ; Joseph Durand, tailleur et trésorier de la Légion catholique de bienfaisance, succursale de Lévis ; Xavier Marceau, commis-comptable et trésorier de la Société des artisans Canadiens-français de Montréal, succursale de Lévis ; Pierre Ferland, commis comptable et gérant de la maison de gros Carrier & Fils, de Lévis, ancien président de la Chambre de commerce de Lévis, de la Société des artisans canadiens-français de Montréal, succursale de Lévis ; Napoléon Lemieux, négociant, ancien officier de la Société des artisans canadiens-français de Montréal, succursale de Lévis ; Cléophas Blouin, secrétaire-archiviste des Forestiers catholiques ; Cléophas Auger, pilote et président de l’Association des pilotes de Québec à Montréal, sur le Saint-Laurent ; Edouard Labadie, comptable en chef de la maison industrielle Carrier, Lainé, Ltée, de Lévis et membre de la Société des artisans canadiens-français ; Joseph-Henri Carrier, télégraphiste ; Théophile Carrier, comptable et trésorier de la société de bâtisses de Lévis, et membre de la société dite Légion catholique ; Eugène-J.Roy, membre des Forestiers catholiques.« De ces messieurs, ceux dont les noms suivent furent présents à la réunion du 20 septembre 1900 : MM.Onésime Carrier, Albert Lambert, Joseph Delisle, Xavier Marceau, Pierre Ferland, Napoléon Lemieux, Edouard Labadie Théophile Carrier, Eugène Roy.« M.Jean Turgeon, retenu chez lui par la maladie, ne peut assister à la réunion.« MM.Joseph Carrier, Joseph Durand, Cléophas Auger et Joseph-Henri Carrier, retenus ailleurs par des engagements impérieux, ne purent, non plus, être présents.(( Après avoir fait un exposé complet du projet de la création d’une Société d’épargne et de crédit populaire dans les limites et sur le modèle indiqués plus haut, la réunion invitée à se prononcer, émit l’avis qu’elle approuvait absolu- ment l’idée développée devant elle, et sur la suggestion de MM.Joseph Delisle, Édouard Labadie, Albert Lambert, Pierre Ferland et Xavier Marceau, à laquelle se rallièrent les autres messieurs présents, il fut résolu de prendre sur le champ la première mesure en vue de la création définitive de cette Société.Suit la nomination d’un comité d’étude et d’initiative dont la mission est de se renseigner à fond sur les divers statuts et règlements de Sociétés ou Banques populaires ayant pour objet de recueillir la petite épargne, en créant des épargnants, en stimulant cet esprit de prévoyance et de faire retomber cette épargne sur le sol qui l’a produite sous forme de crédit au petit commerce et à la modeste industrie, aux humbles travailleurs de la ville et de la campagne avoisinante. Il n’en reste pas moins que certains voient en cela la recette à tous nos maux.Le livre vert du ministère du Revenu national sur les statis-tistiques de l’impôt pour 1960 n’est pas sans intérêt à ce point de vue.On y constate que sur les 4,048,252 contribuables canadiens, il en est exactement 2,938 dont le revenu annuel dépasse $50,000.Ce sont eux les riches.Leurs revenus se sont établis à $240,400,000., somme qui a apporté un impôt total de $89,-300,000.C’est une affaire d’opinion quand on allègue que prélever -?- $1.sur $3.c’est vider les goussets du riche.Mais le fait crucial, évidemment, c’est que même si Ottawa s’appropriait le solde de $150,000,000.de ces quelques 3,000 personnes à gros revenus, cela ne représenterait guère plus d’une goutte dans un ^baril s’il s’agit des dépenses de l’Etat.Conclusion : Quoi que disent les démagogues, tous, tant que nous sommes, devrons d’une manière ou d’une autre, payer le coût de toute augmentation des services.C’est tout simplement que les gens riches ne sont pas assez nombreux.(E.H., Le Bien Public, 11/11/ 60.) SUR LE MOIS DES MORTS Saviez-vous, lecteurs et automobilistes, qu’au cours de l’année 1959, à travers le Canada, une personne a été blessée à toutes les six minutes dans des accidents de circulation ?Comme résultat, 84,455 personnes ont été les victimes de 55,499 accidents, rappelle le comité provincial de la sécurité routière {Prudentia).N’est-il pas évident que ces statistiques font frémir, mais en y songeant bien on admettra que la grande majorité de ces accidents auraient été évités si on avait conduit avec plus d’attention et respecté les règlements de la route à la lettre.{Le Bien Public, 11/11/60.) UN CHÔMEUR QUI N’EST PAS PLAIGNARD! (( Le gouvernement a fort à faire au sujet de la baisse du fonds d’assurance-chômage et il cherche à éliminer les profiteurs.Or, il devrait constater que certains d’entre nous qui n’avons pas de travail ne peuvent se permettre d’en trouver.)) C’est un menuisier ontarien sans emploi qui signe cette lettre.Comme employé de la construction, il reçoit $144.par mois de l’assurance-chômage.Il pourrait obtenir un emploi comme menuisier à 100 milles de chez lui, dans une ville où existe une f)énurie de menuisiers.Son sa-aire serait alors de $432.par mois pourvu que le mauvais temps ne l’empêche pas de travailler.Mais s’il acceptait l’emploi il devrait débourser $203.en frais de chambre, pension, séjour de fin de semaine dans sa famille, contributions syndicales, fonds de pension, impôt sur le revenu, assurance-hospitalisation et assurance-chômage.Ainsi, il ne recevrait que $95.de plus qu’il ne perçoit actuellement de l’assurance-chômage .La loi de l’assurance-chômage lui permet cependant de gagner jusqu’à $18.par semaine sans perdre sa prestation.S’il peut ainsi récupérer une journée par semaine, le fait de prendre un emploi permanent ne l’avantage plus que de $23.Si donc il s’exilait à 100 milles de chez lui et que la mauvaise température le privait de deux jours de travail, il serait en déficit à la fin du mois.Cette situation ridicule n'est qu’un des nombreux exemples qui indiquent que le Canada loin d’avoir un véritable plan d’assurance-chômage ne dispose que d’un fonds dont des milliers de personnes peuvent profiter injustement pourvu qu’elles aient un peu d’imagination.{The Financial Post, November 19, 1960.) \/ous voulez joindre les deux bouts ?Faites votre budget! 194 LA REVUE DESJARDINS Québec, décembre 1960 M« ERNEST FOREST, N.P.La Caisse populaire de l’Epiphanie déplore le décès de son président fondateur, Me Ernest Forest, notaire depuis près de 60 ans à l’Epiphanie, et maître de chapelle depuis 25 ans.Me Forest, dont tous garderont un souvenir ému, a apporté sa coopération à toutes les œuvres paroissiales et aussi à plusieurs œuvres diocésaines, notamment l'Œuvre des retraites fermées, des scouts catholiques et de la revue Le Guide, organe officiel du diocèse de Joliette.Me Forest fut membre de la Commission générale des Semaines sociales du Canada, président national de l’Action catholique canadienne et du Comité consultatif des diocèses, commissaire provincial des scouts catholiques de la province de Québec et président de l’Association des anciens élèves du collège de l’Assomption.L’Église avait d’ailleurs reconnu ses mérites particuliers, son dévouement inlassable aux bonnes causes : Sa Sainteté le pape Pie XII l’avait fait Commandeur de l'Ordre pontifical de Saint-Grégoire-le-Grand.Sa famille de huit enfants compte trois prêtres et un Père des Clercs de Saint-Viateur.M.STANISLAS PELLETIER La Caisse populaire de Palmarolle regrette le décès de son vice-président, M.Stanislas Pelletier.Membre fondateur de la Caisse populaire, il fut élu au conseil d’administration en 1954 puis vice-président.M.Pelletier fut inspecteur de colonisation, maire de la municipalité de Palmarolle, président de la commission scolaire, marguillier président de la Ligue du Sacré-Cœur.Ce fut un vrai coopérateur dans le plein sens du mot.M.ARTHUR LADOUCEUR M.Arthur Ladouceur, président de la Caisse populaire de Saint-Éphrem d’Upton et régistrate.ur du comté de Bagot, est décédé en novembre dernier.IN MEMORIAM -4- Homme dévoué, M.Ladouceur fut gérant fondateur de la Caisse populaire de sa paroisse.Ceux qui l’ont connu gardent un excellent souvenir de lui.M.ROBERT ALLARD La Caisse populaire de Saint-Paul-de-la-Croix, à Montréal, regrette beaucoup son gérant, M.Robert Allard, qui est décédé ces jours derniers.Tous ceux qui l’ont connu garderont un excellent souvenir de ce bon citoyen qui aimait à rendre service et qui a beaucoup fait pour sa Caisse populaire.M.LOUIS DESROCHERS La Caisse populaire de Joliette regrette beaucoup le décès du président de sa commission de crédit, M.Louis Desrochers, qui avait été antérieurement conseiller de surveillance de la Caisse populaire.M.Desrochers est décédé à l'âge de 80 ans.Il avait été échevin de la cité de Joliette pendant plusieurs années, membre de la commission scolaire de la ville de Joliette durant plus de 30 ans.Il était aussi commissaire pour l’érection civile des paroisses.M.Desrochers s’est dévoué beaucoup au service de la Caisse populaire de Joliette.Nul doute que ceux qu’il a si bien servis se souviendront de lui dans leurs prières.M.ADELPHÉE MARCHAND Nos vives sympathies à M.Mozart Marchand, gérant de la Caisse populaire de Saint-Antoine-de-Tilly, qui a perdu son père, M.Adelphée Marchand, décédé à l’âge de 82 ans.M.GÉRARD GIASSON La Caisse populaire de Saint-Charles de Limoilou regrette le départ de son président, M.le Commandeur Gérard Giasson, décédé à l’âge de 73 ans.M.Giasson s’est beaucoup dévoué pour tous les mouvements de la paroisse de Saint-Charles de Limoilou depuis la fondation de la paroisse qui remonte à plus de 60 ans.En témoignage d’appréciation pour son dévouement inlassable aux bonnes œuvres, l’Eglise l’a fait Commandeur de l’Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand.M.Giasson fut surintendant du Canadien National, section Montmorency.M.LAVAL-D.GAGNON La Caisse populaire de Limoilou a perdu un autre directeur en la personne de M.Laval-D.Gagnon.M.Gagnon Gagnon était directeur de la Caisse populaire depuis 1954.M.LO U IS-A.VEILLEUX La Caisse populaire de Saint-Victor de Beauce déplore la perte d’un de ses dirigeants dans la personne de M.Louis-A.Veilleux, décédé subitement le 9 novembre 1960 à l’âge de 49 ans.11 était président depuis 1950.Ses concitoyens le tenaient en haute estime.Il mérite un pieux souvenir pour son dévouement inlassable.M.ARSÈNE MARTINEAU La Caisse populaire de Saint-Thomas de Joliette déplore le décès de M.Arsène Martineau, à l’âge de 82 ans, commissaire de crédit depuis 21 ans.Il n’a jamais ménagé son temps, ni ses services pour les siens.M.DAMASE ROCHON La Caisse populaire de Saint-André d’Argenteuil vient de perdre son président fondateur, M.Damase Rochon, qui est décédé à l’âge de 74 ans.11 a rendu de grands services pendant les nombreuses années qu’il a occupé cette fonction.Il a contribué beaucoup aux succès de la Caisse populaire de Saint-André d'Argenteuil.Mme ADJUTOR GUAY À Lyster, est décédée Mme Adjutor Guay.Avec M.Guay, décédé il y a quelques années et qui avait été notre premier gérant à la Caisse populaire, Mme Guay agi comme assistante de son mari.L’un et l’autre avaient mis toute leur âme au travail qu’ils avaient accepté beaucoup plus par dévouement que par espoir de revenu.Mme ÉMILE DIONNE M.Émile Dionne, gérant de la Caisse populaire de Sainte-Anne de la Poca- Volume XXVI, n° 12 LA REVUE DES JARDINS 195 tière, a perdu son épouse, dans le cours de novembre.Elle était la sœur de M.A.Courcy, ministre dans le gouvernement provincial.L’épreuve est lourde pour M.Dionne qui savait sa femme mortellement atteinte depuis quelques mois.M.ZÉPHIR BÉLANGER Le gérant de la Caisse populaire de Saint-Alexandre, Kamouraska, M.Zé-phir Bélanger, est décédé il y a quelques semaines.C’est grâce à l’acceptation de M.Bélanger si la Caisse populaire paroissiale a trouvé dès le début un gérant et un gîte.Nous lui gardons beaucoup de reconnaissance et offrons à sa famille nos condoléances.M.LORENZO LEBLANC A Québec, est décédé la semaine dernière M.Lorenzo Leblanc, ancien gérant de la Caisse populaire de Québec-Ouest.Pendant vingt-deux ans, avec Mme Leblanc, il a travaillé à la Caisse populaire de sa paroisse avec un dévouement que nous n’oublierons pas.Alors qu’il pouvait jouir d’un repos largement mérité, la maladie l’a retenu à la maison ou à l’hôpital pendant ces quelques dernières années.La Caisse populaire de Québec-Ouest tient son beau développement à la constance du dévouement de M.et Mme Leblanc, autant qu'à la sympathie qu’ils avaient pour le milieu qu’ils avaient adopté.• - - • À Mme Leblanc dont nous n’oublions pas le beau travail et à ses nombreux enfants, nous offrons nos condoléances les plus vives et les plus sincères.M.JULES CHABOT M.Jules Chabot, président de la Caisse populaire de Saint-Malachie, est mort au début de ce mois.C’est son esprit coopératif qui lui a attiré cette responsabilité, de même que la confiance que mettraient en lui les sociétaires de la Caisse.Nos vives condoLêances aux jamilles éprouvées ! L'assemblée générale n'est pas un problème à Princeville -?- LA photo que nous publions dans cette page devrait donner un regain d'énergie à tous les administrateurs de Caisses populaires qui se plaignent de ne pas réussir à faire salle comble aux assemblées générales.Cette photo nous est envoyée par M.André Cloutier, gérant de la Caisse populaire de Prince-ville, qui détient, dans une paroisse de 850 familles, un actif de $670,000.Avoir du monde aux assemblées générales, nous écrit M.Cloutier, (( c’est possible mais .il faut s’en occuper ; ça ne vient pas tout seul ».Aussi, a-t-il mis au point, avec les administrateurs de la Caisse, une forme d’assemblée générale qui fait bien la part de l’élément éducatif et de l’aspect récréatif qu’elle doit comporter pour avoir du succès.Il faut dire que l’assemblée générale annuelle est préparée dès la fin de la précédente et que cette préparation active ne connaît pas d’interruption tout au long de l’année.Toutes les organisations paroissiales sont contactées : U.C.C., Syndicats ouvriers, J.O.C.et J.O.C.F., Cercle des fermières, Lacordaire et Jean-ne-d’Arc, Chevaliers de Colomb, etc.Quand arrive l’époque de l’assemblée, les notables reçoivent une invitation particulière : maire, président de commission scolaire, chefs ouvriers, professeurs religieux et laïcs, présidents d’organisations.Les familles reçoivent des billets de présence qui leur donneront une chance de gagner des prix dont la valeur totale peut atteindre $100.On a en effet mis au point une sorte de (( Poule aux œufs d’or ».Les sociétaires chanceux ont à repondre à des questions fort instructives et qui concernent tous les principes de la coopération, l’histoire des Caisses populaires Desjardins ou les opérations d’une Caisse populaire.M.Cloutier nous affirme que depuis une douzaine d’années les assemblées générales à Prince-ville ont été fort animées, ont rassemblé un très grand nombre de sociétaires qui sont toujours repartis satisfaits.Nous n’avons pas de peine à le croire en jetant un coup d’œil sur cette photo.Comme quoi l’imagination peut bien servir l’éducation coopérative I 196 LA REVUE DES JARDIN S Québec, décembre 1960 « Nous devrions vivre selon nos moyens » -?- C’eA nul autre que le gouverneur de la Banque du Canada qui nous le rappela dans une conférence qu il prononçait au congres annuel de la Chambre de commerce du Canada, à Calgary, le 5 octobre dernier.En voici un extrait qui ne manquera pas d'intéresser nos lecteurs : NOUS devrions, dans notre propre intérêt, vivre selon nos moyens et augmenter ceux-ci par nos propres efforts.Une nation arriérée ou sous-évoluée qui désire passer subitement d’une forme d’économie primitive à une économie moderne peut avoir besoin d’importations considérables de capitaux.Mais un pays développé comme le Canada peut accomplir de meilleurs progrès et maîtriser sa destinée davantage en se servant de sa propre épargne pour amasser les capitaux nécessaires.En réalité, le niveau de notre épargne est aussi élevé que celui de n’importe quelle nation évoluée.Si nous désirons l’augmenter davantage, il n'en tient qu’à nous.Beaucoup d'entre nous pourraient épargner davantage, emprunter moins, et se préparer ainsi un avenir plus assuré.D’autre part, si nous ne pouvons ou ne voulons pas augmenter notre épargne, nous ne devrions pas demander aux économies des Américains, des Anglais, des Suisses ou des Belges, qui ne sont pas en réalité plus élevées que les nôtres en proportion de leur revenu national, d’accomplir pour nous l’effort que nous évitons de faire.Que les épargnes excédentaires du monde servent à aider les pays indigents d’Afrique, d’Asie et d’autres parties du monde.Les Canadiens accompliront des progrès plus durables s’ils voient eux-mêmes à cette question d’épargne et de placement.Certains observateurs pessimistes ont prétendu que la méthode selon laquelle notre expansion économique devrait se fonder sur nos propres épargnes, et que la nécessité subséquente d’amender notre situation internationale en remplaçant nos importations par de la production nationale, exigeraient des Canadiens plus de sacrifices qu’ils ne veulent en faire.En réalité, nous n'avons pas le choix.Nous ne pouvons continuer à augmenter notre dette à l’étranger comme nous l’avons fait au cours des prospères années « cinquante )).Nous serons obligés, d’une façon ou de l’autre, de l'autre de vivre de notre propre production, mais nous pouvons augmenter cette production au lieu d’importer des biens à crédit, comme antérieurement.C’est là d’ailleurs ce que nous devrions faire dans l’intérêt de notre économie à long terme et aussi pour d’autres raisons, en vue de conserver notre identité nationale et d’être justement fiers de nos réalisations.Pour ma part, je suis certain qu’à titre de Canadiens, nous suivrons la ligne de conduite que nous avons toujours adoptée durant les périodes difficiles de notre histoire, c’est-à-dire que nous demeurerons Canadiens, nous dirigerons nos propres affaires, et nous fournirons à nos concitoyens les emplois dont ils ont besoin, sans tenir compte des considérations d’ordre purement économique et sans faire de comparaisons avey les chiffres des aqtres pays.Evidemment, nos importations doivent continuer d’atteindre un chiffre raisonnable et nous devons tenter d’augmenter nos exportations dans une juste proportion, mais nous ne pouvons ni ne devons continuer à importer sur une haute échelle des biens et des services qui dépassent nos exportations.Nous ne pouvons importer une quantité illimitée de divers biens et services qui dépassent notre capacité de paiement simplement parce que leur Êrix semble inférieur au coût de i production de biens et de service analogues au Canada.Au cours de toute notre histoire, une façon étroitement économique d’aborder nos problèmes nationaux a toujours été ecartée lorsqu’il s’agissait d’as-pects importants de l’expansion du pays.Si l’on avait agi autrement, le Canada n’aurait jamais vu le jour : il n’aurait pu croître ni se développer dans un tel contexte.En tant que nation, nous constituons un édifice politique composé d'un certain nombre de régions économiques, dont chacune, si un strict point de vue d’économie nous avait dominé, aurait eu à entretenir les rapports les plus étroits avec des régions économiques de l’extérieur, et chacune de nos parties intégrantes serait demeurée une zone-frontière arriérée, de faible population.L’acte de fédération a obligé les Canadiens des diverses régions à reconnaître la suprématie des valeurs politiques, culturelles et spirituelles sur les valeurs purement économiques.Notre fierté nationale est née de cette décision.Néanmoins, nous sommes parvenus 4 un niveau de vie que l’on considère comme le plus élevé du monde moins un, — nous avons atteint ce rang bien avant la forte augmentation des placements étrangers chez nous durant les années « cinquante )), — et il il n’existe aucune raison pour que nous ne puissions continuer à hausser notre niveau de vie et maintenir notre situation au sein des autres nations sans continuer d’accroître notre dette extérieure et sans importer plus de biens et de services qu’à l’heure actuelle.Au fil de notre vie nationale nous accomplissons sans cesse des choses qui, d’un strict point de vue économique, sembleraient être plus coûteuse que la ligne de conduite opposée.Un exem- Volume XXVI, n° 12 LA REVUE DESJARDINS 197 pie très simple nous en est fourni par les mesures qui sont prises pour résoudre le problème du chômage saisonnier, c'est-à-dire la diminution du nombre des emplois durant certaines saisons de Tannée, phénomène particulièrement sensible au Canada en raison de notre climat, de notre situation géographique et de la grande distance qui sépare nos diverses régions économiques.Dans le cas de plusieurs industries, Temploi d'hiver coûte manifestement plus cher que Temploi d'été ; néanmoins, la plupart des gens reconnaissent qu’il est souhaitable de maintenir Temploi en hiver, même s’il faut subir certains frais à cet égard.Nous maintenons nos réseaux de chemins de fer afin que le transport et les communications se fassent sans quitter le Canada, même si au point de vue comptable il en coûterait certainement moins d'acheminer nos voyageurs et nos marchandises vers le sud en passant par les Etats-Unis, supprimant ainsi de longs parcours sur les réseaux transcanadiens.Chaque année, nous versons des sommes considérables pour le maintien de nos services canadiens de télévision et de radio au lieu de recourir aux services moins dispendieux que nous offrent les Etats-Unis.Nous avons toujours maintenu des taux et des règlements douaniers propres à assurer que certains genres de produits destinés au marché canadien ne soient pas entièrement importés de l’extérieur.A mon sens, il est une autre raison impérieuse, qui s'impose de plus en plus chaque année, suivant laquelle l’économie canadienne se doit de produire le plus haut pourcentage possible d’articles et de services dans les limites mêmes du pays, plutôt que de s'en remettre à des importations dont le financement fait croître notre dette extérieure.La marche de la découverte technologique et du progrès s’accélère sans cesse Jusqu’ici, la plupart des découvertes et des progrès se trouvent au-delà de nos frontières.De même, la mise en œuvre des progrès techniques, que Ton résume souvent par le mot automatisation, s’intensifie rapidement.Le manque de perspicacité fait qu’on s’oppose parfois à l’automatisation parce qu’on estime que l’automatisme crée du chômage dans les industries automatisées.Bien entendu, la réponse réside en ce que l’automatisation réduit le prix de revient et contribue à hausser le niveau de vie et que la diminution de Temploi dans un domaine se trouve contrebalancée, et parfois plus que contrebalancée, par une augmentation dans d’autres domaines, notamment dans celui de la production de l'outillage automatique.En ce qui concerne le Canada, cependant, nous ne jouirons pas de ce jeu de compensation à moins de prendre des mesures appropriées.Il y a danger que le progrès de l’industrie et de la technique avancée en dehors du Canada entraîne toujours plus de chômage au Canada, alors que l’augmentation correspondante de Temploi dans les métiers hautement spécialisés et mieux payés qui créent l’outillage et les biens durables se produira outre-frontière.Il ne s’agit pas là dJ une considération théorique ni d’une fausse alarme ; déjà bon nombre d’industries canadiennes ont constaté le phénomène.LES stocks de blé que, aux environs du 1er août 1960, les quatre principaux pays exportateurs de cette céréale destinaient à l’exportation ou au report à la fin de leur campagne respective, s’établissaient à 2,-721,500,000 boisseaux, en augmentation de 9% sur les 2,500 millions d’un an plus tôt.Voici, en millions de boisseaux, les stocks du 1er août : États-Unis, 2,016.3 (1,773.6 un an plus tôt) ; Canada, 536.2 (549) ; Argentine, 64.5 (77.9) ; et Australie, 104.5 (99.5).Les exportations totales de blé et de farine de blé (exprimée en blé) des quatre principaux pays Si nous voulons que notre population et notre embauchage continuent d’augmenter, nous devons nous appliquer à fabriquer une grande partie de tous les biens durables, de l’outillage de production, des produits chimiques obtenus après de longues transformations et des autres nouveaux matériaux que nous comptons utiliser dans notre pays.La reconnaissance de ces exigences essentielles au progrès économique du Canada, comme l’adoption de méthodes permettant de satisfaire à ces exigences, n’imposera pas un fardeau intolérable aux Canadiens.Peut-être même ne sera-ce guère un fardeau, et il sera certainement beaucoup moins onéreux que la privation qu’il nous faudra autrement affronter si nous ne réalisons pas autant de progrès que le reste du monde.Les épargnes que l’économie canadienne produit chaque année et le revenu des Canadiens, qui restent libres de choisir la manière dont ils le dépensent, sont tels que nous pouvons nous permettre d’édifier la structure économique de notre choix et nous procurer le mode de vie et les réalisations nationales qui nous sont chers.exportateurs, au cours de la campagne agricole canadienne (août 1959 à juillet I960), se sont chiffrées par 996 millions de boisseaux, augmentation de 6% sur les 939 millions de la campagne précédente.D'août 1959 à juillet I960, les exportations de blé des États-Unis et d’Australie ont surpassé celles d’un an plus tôt, mais celles du Canada et de l’Argentine ont diminué.Voici les totaux, en millions de boisseaux : États-Unis, 519.8 (455.6) ; Canada, 277.7 (294.5) ; Argentine, 76.7 (106.2) ; et Australie, 121.8 (82.7).Les stocks et exportations de blé dans le monde -_?- 198 LA REVUE DES JARDINS Québec, décembre 1960 A Acier (production hebdomadaire).88 À lire.170 Archives — (L.De Kovachich) .52 Archives de la Fédération (Présentation) — L.De Kovachich).15 Archives de la Fédération — (L.De Kovachich).132 Argent (fait-il le bonheur ?) — (C.- D.Boulogne, v.p.).14 Art de lire.57 Assurance-Vie Desjardins (10e anniversaire) .30 Assurance-Vie Desjardins (11e anniversaire) .66 Assurance-Vie Desjardins (achat d'un cerveau électronique).147 Automobiles (ventes en 1959).57 Automobiles neuves (ventes).95 Avril.59 Avril (les grandes dates) — (Jos.Turmel).49 À Trois-Rivières, on mousse l'intérêt des jeunes.165 B Banque du Canada (situation au 23 décembre 1959) — (P.-E.Charron) .13 Banque du Canada (son rôle) — (P.-E.Charron).50 Bélanger à l’honneur (M.Léon) .186 Bibliothèques publiques au Canada 92 Bilinguisme au Canada — (Hon.W.R.MacDonald).53 Billets— (Jos.Turmel).2-22-42-62-82-102-122-142-162-182 Blé (stocks et exportations dans le monde).197 Boissons alcooliques (régie et vente) 56 Budget — (G.Rivard)., 36 Budget (un bon allié) — (P.-E.Charron).90 c Caisse populaire d’Amos (20e anniversaire) .166 Caisse populaire de Belœil (nouveaux locaux) — (L.Pilon).85 Caisse populaire de Blanc-Sablon.149 Caisse populaire de Bourg-Joli.91 Caisse populaire de Coleraine.146 Caisse populaire de Granby (10,000 sociétaires).155 Caisse populaire de Joliette (assemblée générale annuelle).110 Caisse populaire de Lévis (60e anniversaire) .7-174 Caisse populaire de Loretteville.153 Caisse populaire de Québec-Est (jubilé d’or).45-107 Caisse populaire de Saint-Alphonse (jubilé d’or).109 Caisse populaire de Yamachiche.173 Caisse populaire de Wotton.189 Caisses françaises de» l’Ouest — (P.O'Neil).113 Table des matières -?- Caisses populaires (organisation) — (C.V.).#.63 Caisses populaires et Unions régionales — (C.V.)._.123 Canadiens-français (situation économique) .72 Caractère paroissial de la Caisse populaire — (C.V.).83 Chansons pour tous (une revue pour les jeunes).157 Charité à l’égard de tous — (Cardinal Montini).77 Chefs d’entreprises (la tâche d’en former) — P.O’Neil).115 Cinémas en 1959.152 Commission royale Stewart — (P.- E.Charron).34 Congres de 1957 (sommaire du rapport) .59 Congrès des coopérateurs en Acadie 130 Congrès des gérants et commissaires de crédit — (L.Pilon).48 Conseil d’orientation économique (nominations).133 Coopérateurs (qui sont-ils ?).80 Coopérateurs de l’Ouest à Lévis.131 Coopération (au Canada en 1959).178 Coopération en pays sous-développés .159 Coopération en secteur urbain.137 Coopération et coopérateurs.78 Coopératisme — (Claudel).20 Coopératives de consommation — (P.O'Neil) .91 Coopératives d’habitation.94 Coût de la vie.17 Crédit à la consommation (mars).90 Crédit (chez les jeunes Américains).148 D Décès : Allard, Robert.194 Bélanger, Zéphir.195 Boisvert, M.33 Boucher, Dr T.134 Caron, Mme M.128 Chabot, Jules.195 Champagne, P.99 Chapdelaine, D.58 Cormier, J.-O.134 Desrochers, Louis.194 Dionne, Mme Émile.194 Duquette, W.58 Ferland, È.58 Fitzgerald, E.152 Forest, Ernest.194 Fortier, A.113 Frenette, J.-0.28 Gagnon, Laval-D.194 Gaudet, D.134 Giasson, Gérard.194 Guay, Mme Adjutor.194 Guimont, S.116 Houle, A.113 Jolette, E.65 Ladouceur, Arthur.194 Leblanc, Lorenzo.195 Lefrançois, Mme L.-P.116 Lemieux, A.-E.28 Marchand, Adelphée.194 Marier, T.-R.99 Martineau, Arsène.194 Mercier, W.28 Nicol, C.134 Pellerin, A.28 Pelletier, Stanislas.194 Poirier, Me E.170 Poirier, N.152 Richard, A.:.99 Riopel, M.58 Rochon, Damase.194 Talbot, L.99 Tremblay, E.113 Turgeon, D.28 Turmel, Dr Herménégilde.8 Vallières, Mme A.gg Veilleux, Louis-A.194 Délinquence chez les jeunes.110 Démographie.99 Desjardins, Adrienne — (Sr Marie-du-Calvaire, o.s.a.) (souvenirs).46 Dette publique canadienne.97 Deux émissions estivales (radio, T.V.).136 Dictons et proverbes.7 Discrétion (source de confiance) .138 E Économie canadienne — (P.-É., Charron).47 Economie canadienne — (J.-E., Coyne).73 Economie canadienne — (P.O’NeiJ) 134 Éducation coopérative — (P.-É.Charron).75 Education coopérative (des jeunes) .165 Çn vrac — (Jos.Turmel).139 Epargne (de la nation) — (C.Vail- lancourt).23 Épargne (nos jeunes et).188 Épargne (semaine de l’épargne) — (L.Pilon).28 Epargne (son sens) — Msr F.J., Sheen).32 Épargne des jeunes.93-150-154-172 Épargne et prévoyance — (Abbé Alphonse Parent).190 Épargne scolaire (à Bienville) — (J.-W.Porter).114 Esprit chrétien (dans les Caisses) — (Son Exc.Msr Melançon).!’.11 État et la coopération.177 Expérience (ses leçons) — (C.Vail- lancourt).3 Épargne et J.O.C.93 Exportations (et importations) .59 Exportations au Canada.31 F Faillites.152 Faillites au Canada.86 Faillites commerciales (premier trimestre).114 Faillites industrielles et commerciales (1959).97 Faits divers — (P.-É.Charron).18 Volume XXVI, n° 12 LA REVUE DES JARDINS 199 Faits et autres 92 Février.10 Février (les grandes dates) — (Jos.Turmel) .16 Foyer uni — - (Cardinal Montini) .159 G Gérants et commissaires de crédit (Congrès Saint-Hyacinthe) — (L.Pilon) .48 Girardin, Émile (honoré à Stockholm) .128 H Habitation familiale (prêts à).94 Honneur aux pionniers de Lévis .187 I Importations et exportations.59 Industrie automobile — (P.O'Neil) 135 Inégalités entre nations et continents 56 Inflation — (P.-É.Charron).25 Inflation (et taux d’intérêt) -— (P.- É.Charron).39 Inspecteurs-propagandistes (réunion des Trois-Rivières) — (P.- O'Neil).111 Instituts d’études coopératives — (P.O’Neil).>.136 Intérêt et inflation — (P.-É.Charron) .39 Investissements au Canada.55 J J.O.C., J.O.C.F.et l'épargne — (R.Couture).93 J.O.C., J.O.C.F.à la Fédération.185 Joindre les deux bouts (T.V.).153 Joindre les deux bouts (un excellent programme) — (Hon.W.R.MacDonald).53 Jubilés de Caisses (1960).6 L Lectures (ses règles) .'.57 Les gens de Yamachiche paient leurs taxes.173 L’Heureux, Me A., à sa retraite .127 Littérature obscène — (G.Pont- briand, p.s.v.).108 Logements neufs (construction).95 M Mai (et ses dictons) — (Jos.Turmel) 64 Mai (les grandes dates) — (Jos.Turmel).65 Main-d’œuvre (revenu en 1959) .94 Marché monétaire canadien — (P.- È.Charron).50 Mars — (Jos.Turmel).24 Matières brutes (prix de gros).15 Minerais (production en 1959).19 N Nos Jeunes et l’épargne .154-172-188 Nourriture pour 6 milliards — (P.-É.Charron).35 0 Œufs et volailles (consommation) .93 Origine du mot chic.139 P Pays riches, pays pauvres.56 Pays sous-développés et coopération 159 Pêcheurs-Unis de Québec (Newport) 151 Plourde, Me J.-A.(honoré).9-166 Population canadienne.32-64 Pouvoir, le.86 Prêts (discours du sénateur Vail- lancourt à Ottawa).117 Princeville (assemblée générale n’est pas un problème).195 Prix : à la consommation (indices) .58-96-138-171 à la ferme des denrées et services utilisés par les cultivateurs .84 de gros (indice).15 des, denrées alimentaires — (P.- É.Charron).34 des produits agricoles à la ferme (indice).72 Problèmes coopératifs — (P.O’Neil) 91 Produit national brut.37-157 Produits agricoles (revenu monétaire).156 Produits laitiers (consommation en 1959).v 94 Progrès des coopératives de crédit au Canada.175 Q Qui suis-je ?.115 R Recensement du Canada (10e).175 Réflexions en marge de l’histoire — (L.De Kovachich).52 Rémunération horaire en avril (dans la fabrication).112 Rerum novarum (anniversaire).116 Revue des Journaux.158-176-193 Revue Ma Caisse.149 S Savez-vous que ?.8-13-38-51-108-119 Science (ne règle pas tout) — (P.- É.Charron).34 Secteur urbain et coopération.137 Sens de l’épargne—(Msr F.-J.Sheen).32 Sens critique — (Mer Fourrey) .96 Service de renseignements .39-78-98 Société d’Assurance des Caisses populaires (assemblée générale) — (J.-M.Gagnon).77 Stocks de beurre.89 Stocks de beurre et fromage.45 Sur deux formes de propagande.179 T Talent (vieillit-il ?) — (P.-É.Charron) .19 Télévision (comment l’utiliser).54 Témoignage à retenir — (P.-É.Charron) .34 U Union régionale de Joliette (rapport annuel).169 Union régionale de Montréal (rapport annuel).167 Union régionale de l’Ouest — Québécois (rapport annuel).169 Union régionale de Québec (rapport annuel) — (C.V.).125 Union régionale de Saint-Hyacinthe (rapport açnuel) .168 Union régionale de Sherbrooke (histoire).4 Unions régionales (histoire) — (C.Vaillancourt).123-143-163 Unions régionales (une idée de Desjardins) — (C.V.).103 V Ventes de détail en 1959 (financement) .156 Vérités à méditer .et à observer — (S.E.Mb1- Melançon).11 Vincent, Monsieur.192 Vivre selon nos moyens (nous devons .).196 Vivre selon ses moyens — (C.Vaillancourt) .43 Vouloir, c’est pouvoir — (V.Th.Totomiantz).65 ÉDITORIAUX L’expérience doit nous servir de leçon — (C.Vaillancourt).3 Joindre les deux bouts — (C.Vaillancourt) .23 Vivre selon nos moyens — (C.Vaillancourt) .43 Voulez-vous me dire ?— (C.Vaillancourt) .63 Caisses populaires Desjardins — (C.Vaillancourt).83 Unions régionales.103 Caisses populaires et Unions régionales .123 Unions régionales.143 Unions régionales {suite).163 60e anniversaire — (C.Vaillancourt) 183 CONSULTATIONS LEGALES Retrait d’épargne en cas de succession .79 Paiement des taxes municipales.99 Emprunt contracté par un mineur .178 AVEZ-VOUS PAYÉ VOTRE ABONNEMENT A Jîa Revue jbedia'idiuA ? ¦ % On ne respectera jamais assez Vargent, car le travail qu’il représente a coûté de la sueur et du sang.U argent est redoutable, il peut servir V homme ou le détruire.(Michel Quoist, Prières.)
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