Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins, 1 janvier 1965, Octobre
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SOMMAIRE Éditorial : Tous à l'école 1 14:3*'14:e5 Cyrille Vaillancourt Service de l’inspection : Obligations 145-14:7’ Rosario Tremblay Service de l’éducation : La Caisse po- 147-148 pulaire et le milieu urbain Irénée Bonnier Notes et commentaires 149 Cyrille Vaillàncourt Reportage : Voyage aux îles-de-la- 150-156 Madeleine —^ II Jean-Jacques LeFrançois Service de l’inspection : Prêts aux cor- 157—158 porations Rosario Tremblay Retour aux sources : Les conditions 159 d’un bon crédit Paul-Emile Charron LA COUVERTURE : Le Cap Piailleur, aux îles-de-la-Madeleine.Photo : L’Office du film du Québec.Les Madelinots prononcent « Piaillard ».La voûte qui apparaît sur cette photo s’est effondrée, il y a quelques années ; avec elle est disparu le bruit que faisaient la mer et le vent s’engouffrant sous cette arche naturelle — d’où le nom de « piailleur ».Le grès rouge de ces formations est mou, tellement qu’on peut le strier de l’ongle.L’action des vents et de la mer, l’érosion, avec le temps en aura raison .RÉDACTION ET ADMINISTRATION LA FÉDÉRATION DE QUÉBEC DES UNIONS RÉGIONALES DES CAISSES POPULAIRES DESJARDINS ÉDIFICE DESJARDINS 59, AVENUE BÉGIN, LÉVIS (QUÉBEC) LA REVUE DESJARDINS, organe officiel de La Fédération de Québec des Unions régionales des Caisses populaires Desjardins, société légie par la Loi des Caisses d’épargne et de crédit, publiée sous la direction de Jean-Jacques LeFrançois, et tirée ce mois-ci à 17,000 exemplaires, est imprimée aux ateliers Charrier & Dugal, Inc., à Québec.• Le prix de l’abonnement, pour un an, est, pour les Caisses et leurs membres, $1.75, pour les autres, $2.25.• Le ministère des Postes, à Ottawa, a autorisé l’affranchissement en numéraire et l’envoi comme objet de deuxième classé de la présente publication.F C I I C 5 N Les comportements économiques de la famille salariée du Québec par MARC-ADÉLARD TREMBLAY et GÉRALD FORTIN avec la collaboration de MARC LAPLANTE La première enquête sociologique menée à l’échelle de la province de Québec parmi les familles salariées canadiennes-françaises.Cette étude, qui a duré six ans (1958 à 1964), ana^se l’ensemble des facteurs économiques, sociaux et culturels qui influencent la famille salariée du Québec dans la définition de ses besoins et de ses aspirations, ainsi que dans ses comportements de consommation, d’épargne et d’endettement.7X10 — 405 pages — broché — 1964 — prix $5.00 AU SERVICE DE LA PAPETERIE DE LA FÉDÉRATION 59, avenue Bégin Lévis (Québec) 142 U a l'école I L’Institut coopératif Desjardins DEPUIS quelques semaines déjà, les classes sont recommencées, les jeunes sont retournés à l’école.À la Jîn de l’année scolaire, en juin dernier, des jeunes terminaient leur cours aux écoles secondaires, collèges, couvents ou universités et se disaient : « Enfin, l’école est finie ! )) Depuis, ces jeunes ont du se rendre compte que l’école n’était pas finie, car après avoir quitté l’une ou l’autre de ces institutions enseignantes il y a une autre école qui se présente à tous : c’est l’école de la vie.Cette école, qui est toujours en activité, nous jorce à étudier constamment, car, vivant dans une société en évolution, et en évolution rapide, elle nous pose chaque jour des problèmes nouveaux.Dans une lettre datée du 21 juin 1965, le cardinal A.G.Cicognani, à titre de représentant du Saint-Père Paul VI, s’adressant au président des Semaines sociales de France qui ont discuté dans leurs assises à Brest, en juillet dernier, de l’homme devant la révolution urbaine par suite de l’urbanisation de la société, évoque en ces termes cette transjormation radicale de notre société, les changements projonds dans l’esprit humain, et l’attitude que nous devons adopter devant les problèmes qui en découlent : (( L’homme qui, hier encore, était fixé sur sa terre ou dans sa ville est devenu mobile.D’enraciné, il est devenu migrant, à titre temporaire ou définitif.Alors qu’il était jusque-là solidement encadré dans son milieu social d’origine, le voici désormais écartelé entre une pluralité d’appartenances, diverses et hétérogènes, au sein desquelles il ressent sa solitude.La croissance souvent anarchique et gigantesque des villes, conjugée avec l’extension des moyens audiovisuels de diffusion, entraîne pour beaucoup un déracinement du milieu de vie originel et une ft banalisation de la pensée )), qui tendent à dépersonnaliser l’homme et à le rendre vulnérable à de multiples influences dissolvantes.« La révolution urbaine donne naissance à de nouveaux processus culturels, économiques et politiques.L’homme est exposé à s’y perdre dans l’anonymat : anonymat de la grande entreprise ou il travaille, anonymat des moyens de transport ou l’on se coudoie sans se connaître, anonymat des masses qui ne sont que des agglomérats de solitudes, anonymat des loisirs et des vacances ou les relations ne sont guère qu’occasionnelles et fugitives, anonymat de la pensée uniformisée par la diffusion des « mass-media ».Il en est de même dans les grands ensembles ou il arrive que tout ait été prévu, sauf ce qui aurait permis à un foyer d’être lui-même, dans l’intimité comme dans le voisinage librement consenti et source de relations d’amitié.Si l’on ajoute que la famille est trop souvent dispersée en raison des exigences du travail, des horaires, et parfois même de l’échelonnement des périodes de congé, on 143 perçoit l’importance des transformations à opérer pour permettre aux citadins de se constituer un cadre JamiLiaL ou les personnes puissent s’épanouir, s’ouvrir en même temps à L’extérieur et établir à l’intérieur du tissu urbain de solides liens communautaires.« Il n’est pas question, en soulignant ainsi ce qu’on a pu appeler « les maladies de la ville » de s’abandonner à de vains regrets devant l’inéluctable disparition d’un passé révolu, qui ne comportait certes pas que des avantages.Mais il faut prendre conscience des changements en cours, pour les orienter autant qu’il se peut vers plus d’humanité et de spiritualité.)> Devant ces problèmes nouveaux qui se présentent, il ne faudrait donc pas se décourager et croire qu’il n’y a rien à faire.Bien au contraire, plus les difficultés sont nombreuses, plus les problèmes sont ardus, plus il faut s’armer de courage, s’instruire et travailler à découvrir la solution de ces problèmes.D’ailleurs, tous les problèmes causés par les hommes peuvent être résolus par les hommes; il n’y a pas de mystère : les hommes ne sont pas assez intelligents ni assez puissants pour faire des mystères, Dieu seul le peut.Le meilleur moyen d’arriver à résoudre les problèmes nouveaux qui se posent, c’est de s’instruire davantage, c’est aussi de travailler dans un esprit de charité, d’amour et d’entraide.À l’Institut coopératif Desfardins, des cours se donnent qui ont pour but de faire étudier, selon ces principes, et dans un tel esprit, tous les problèmes nouveaux qui se présentent.Aussi, administrateurs de Caisses populaires, lorsque vous recevez du Service de l’éducation de La Fédération des Unions de Québec des Caisses populaires Desfardins l’invitation d’inscrire votre gérant ou vos employés à ces cours durant huit fours, n’ hésitez pas à les faire profiter de ce stage d’étude.Les administrateurs de Caisses populaires moins fortunées trouvent peut-être qu’un tel cours est dispendieux et se demandent ce qu’il peut rapporter.Ne vous dites pas que ce stage d’étude coûte cher ; pensez seulement à ce qu’il rapportera à votre Caisse populaire, qu’il aidera votre gérant et vos employés à comprendre la façon de résoudre les problèmes modernes qui se présentent.Cet argent que vous utiliserez pour permettre à votre gérant de bénéficier de ce cours à l’Institut coopératif Desfardins sera peut-être le meilleur placement que vous pourrez faire.Que tous fassent de même et, ainsi, dans chacune de nos Caisses populaires, tout ira encore beaucoup mieux, et les problèmes se résoudront d’une façon plus efficace.Nous ne saurions donc trop vous inciter à suivre ce conseil ; d’ailleurs, tous ceux qui ont suivi ces cours en sont repartis satisfaits, et même enthousiasmés.Les Caisses populaires ou le gérant est seul pour tenir la Caisse pourraient s’entendre avec leur Union régionale pour avoir un inspecteur qui le remplacerait durant la semaine des cours à l’intention des gérants.En outre de ces cours intensifs qui sont donnés à l’Institut coopératif Desfardins, certaines Unions régionales organisent des séances d’étude ou des rencontres avec les dirigeants de leurs Caisses populaires.Plusieurs Unions régionales entreprendront ou ont défà commencé des visites dans les differents centres afin de rencontrer les administrateurs de Caisses populaires, en plus des gérants et des employés.Ces rencontres seront sûrement un succès à tous points de vue, car dans ces réunions chacun émet son opinion, et de cet échange d’idées qui est un stimulant naissent parfois des initiatives remarquables.Il y a aussi dans ces rencontres un mouvement d’union, de collectivité de pensée, d’oraison, si fe puis dire, et cela compte.Car penser que l’on fait du bien collectivement, c’est quelque chose d’extraordinaire, parce que nous, administrateurs de Caisses populaires, nous ne sommes pas là seulement pour voir comment s’emploie l’argent, pour prêter de l’argent, pour faire des bénéfices, mais notre tâche consiste à faire du bien aux membres des Caisses populaires, à nos concitoyens : nous devons les aider et leur faire du bien sur le plan économique, certes, mais aussi 144 au point de vue moral et même spirituel.Et le soir, se rappelant le bien que nous avons jait au cours de la journée, nous éprouvons de la joie et une paix intérieure ; nous sommes contents, heureux ; le soir, en jaisant nos oraisons nous pouvons réfléchir à toutes ces choses qui nous rapprochent de Dieu.Le Père Daniélou disait récemment : (( L’oraison est aussi nécessaire au monde que le pétrole )).Tous à l’école afin de devenir meilleur et plus ardents à donner le meilleur de nous-mêmes pour l’avancement économique et spirituel de nos concitoyens ! Le représentant du Saint-Père terminait ses réflexions en ces termes : « C’est donc une civilisation nouvelle qui s’édifie à travers le mouvement d’urbanisation qui modèle le monde d’aujourd’hui.Les chrétiens se doivent d’y être présents et d’y travailler à l’instauration d’une société ou les personnes puissent s’épanouir dans la fidélité à leur vocation transcendante de futurs citoyens de la Cité de Dieu.Ils collaboreront ainsi au plan d’amour du Seigneur et au grand mouvement de l’histoire biblique qui, commencée dans un jardin, se termine dans une ville, la nouvelle Jérusalem.» obligations PRÉLIMINAIRES D’ACHAT QUOI ACHETER à) Restrictions légales La loi des Caisses d’épargne et de crédit détermine, à l’article 82, les obligations qu’une Caisse populaire peut acquérir : « A l’exception des prêts à leurs membres, des sommes déposées à une banque, une compagnie de fidéi-commis, une autre Caisse ou une fédération, les placements des Caisses doivent être faits « a) dans les fonds ou obligations du gouvernement du Canada ou de la province de Québec ou garantis par le gouvernement du Canada ou de la province de Québec ; ou (( b) dans les emprunts garantis par le gouvernement du Canada ou de la province de Québec ; ou « c) dans les emprunts d’une municipalité ou corporation scolaire de cette province ; ou « d) dans les emprunts dûment autorisés pour la construction ou la réparation en cette province des églises, presbytères, cimetières ; ou « e) dans les emprunts de fabriques ou de corporations ecclésiastiques ou religieuses en cette province ; ou .» Aucun autre que ceux prévus par cet article ne peut être fait.b) Diversité du portejeuille 1° Titres.La prudence exige de ne pas placer tous les fonds dans les mêmes valeurs.Il faut diversifier les placements.D’abord, il faut nécessairement avoir en portefeuille des obligations du Canada et de la province de Québec.Ce sont les meilleures valeurs de grand marché et chaque Caisse devrait s’assurer que son portefeuille en contient une bonne proportion (25%).Ensuite, les obligations municipales et scolaires offrent généralement de la sécurité et plusieurs d’entre elles peuvent se liquider facilement et avantageusement.Enfin, le portefeuille peut contenir les autres valeurs permises par la loi s les fabriques, les communautés religieuses, les hôpitaux, etc.Cependant, lorsque la Caisse possède très peu d’obligations, il faudra garder de préférence des valeurs de grand marché.2° Echéances.La prudence exige aussi d’échelonner les échéances des obligations.Il faut éviter le plus possible les longues échéances, surtout celles qui comportent un fort montant de capital à rembourser.L’idéal est d’avoir une partie du portefeuille qui arrive à échéance chaque année, assurant ainsi un roulement de fonds régulier.De toute façon, les obligations de courtes échéances sont toujours en grande demande et, partant, très faciles à vendre.Répartition des échéances suggérée : dans 1 an 15% dans 2 ans 15% dans 3 ans 10% dans 4 ans 10% dans 5 ans 10% avant 5 ans 60% dans 6 ans 10% dans 7 ans 10% dans 8 ans 10% dans 9 ans 5% dans 10 ans 5% 6 à 10 ans 40% 100% 145 Lorsqu'il faut vendre des valeurs, il faut choisir de préférence les échéances les plus éloignées.Quand des valeurs sont rachetées par anticipation, il faut essayer de les remplacer par des courtes échéances de la même année.Il est permis de dévier un peu de la répartition suggérée du moment qu'elle est respectée dans l’ensemble.QUAND ACHETER En tout premier lieu, il importe de savoir quand acheter.Il faut que la Caisse ait des fonds disponibles ou qu’elle soit sur le point d'en recevoir lorsqu'elle considère un achat de valeurs.Lorsqu'il y a un surplus de fonds depuis un certain temps, il faut bien analyser la provenance de ces fonds.Chaque Caisse a des périodes où les fonds disponibles sont plus ou moins abondants.Si le surplus de fonds est temporaire, soit à cause de la saison, ou d'un ou des dépôts considérables qui seront retirés prochainement, ou de prêts consentis mais pas encore déboursés, etc., il ne faudra pas songer à faire des achats d'obligations.Autrement, il faudrait revendre à brève échéance, ce qui ne serait pas avantageux pour la Caisse.Note.¦— Lorsqu'il y a de forts dépôts à l’épargne il est sage de s'enquérir discrètement auprès de chaque déposant pour connaître les besoins prochains de chacun d'eux.Il est ainsi possible d'évaluer assez justement les retraits probables à courte échéance.Cependant, s'il y a une augmentation stable de l'argent disponible, il faudra placer sur obligations mais avant de le faire, il faut choisir le moment le plus propice pour la Caisse.Comme l'argent est en dépôt à la Caisse régionale, il faudra prendre garde de faire un placement qui, en diminuant le solde minimum du trimestre, ferait perdre plus d'intérêt sur le dépôt qu’il en serait retiré sur les obligations.Exemple : supposons que le trimestre à la Caisse régionale commence le 1er août pour finir le 31 octobre.L'intérêt est payé à la Caisse locale au taux de 3% sur la balance minimum trimestrielle.Le 1er octobre, la Caisse pourrait disposer de $10,000.pour l’achat d'obligations.Il serait possible d'obtenir des obligations qui rapportent L'achat est-il avantageux ou non ?Avantageux.Si le solde depuis le 1er août n'a pas baissé en bas de $22,000.et qu'il atteint présentement $32,000.ou plus, un retrait de $10,000 n'affectera pas le solde minimum trimestriel et ne fera pas perdre d'intérêt à la Caisse.Non avantageux.Si un retrait de $10,000.diminue encore le solde minimum conservé depuis le 1er août, on perdra 3% d'intérêt pour trois mois.Cette perte d'intérêt de $75.ne sera pas compensée par l'intérêt sur $10,000.d'obligations à 5/4% pour un mois qui représente moins de $46.Donc, perte nette de près de $30.Un achat effectué au début d'un trimestre n'entraîne presque jamais de ces pertes d'intérêts.Pour éviter que des valeurs disponibles présentement ne le soient plus, à la fin du trimestre, il y a parfois moyen d'acheter à la condition de livrer les valeurs à la fin du mois seulement.Comme le paiement se fait lors de la livraison des titres, la balance minimum trimestrielle ne sera pas affectée et la Caisse retirera au complet l'intérêt de la Caisse régionale.Il peut aussi arriver qu'il soit plus avantageux d’emprunter pour acheter des obligations plutôt que perdre une somme d'intérêt plus élevée que le coût de l'emprunt.Dans l'exemple déjà cité, un retrait de $10,000.le 1er octobre baisserait la balance minimum trimestrielle d'autant et ferait perdre à la Caisse $75.d'intérêt sur l'épargne.En empruntant $10,000.à 5%, garanti par des obligations du Canada, l'intérêt payé pour un mois sera de moins de $42.laissant un bénéfice de $33.à la Caisse.AUTORISATIONS a) Du conseil d’administration Le gérant doit compiler les renseignements suivants pour l'in- formation du conseil d'administration j Un état à jour de la situation de la Caisse pour décider sagement des placements à faire ; Une liste détaillée ou un inventaire des valeurs qui doit être maintenu constamment à jour pour référence facile et rapide.Cette liste soulignera les obligations sujettes à rachat et celles qui parviendront à échéance dans un avenir prochain j Une analyse sommaire du mouvement des fonds à la Caisse régionale et à toute banque où un compte de dépôt est maintenu, pour établir aussi exactement que possible le maximum de fonds requis à l'une ou à l’autre institution pour le bon fonctionnement de la Caisse.Il faut aussi tenir compte des encaissements probables sous forme de remises sur prêts, d’encaissements d'intérêts, de coupons, etc.; S'assurer qu'aucune demande de prêts n'est en suspens.Dans l'affirmative, il faut en tenir compte ; Obtenir de la Caisse régionale une liste des valeurs à vendre et qui sont susceptibles d’être approuvées par La Fédération.Si la Caisse régionale n'a pas de valeurs à vendre, elle pourra en obtenir à bon compte et répondre ainsi aux besoins de placements de la Caisse populaire.Une fois ces informations obtenues et après une étude sérieuse des faits et circonstances, le gérant est véritablement en état de renseigner le conseil d'administration.Une assemblée régulière ou spéciale est alors convoquée.La Caisse doit d’abord posséder le maximum de parts sociales à la Caisse régionale avant de faire des placements sur obligations.Inutile d'insister sur ce point.Le conseil d'administration doit d'abord favoriser la municipalité, la commission scolaire, et la fabrique locales s'il y a des besoins de crédit à satisfaire, soit comme prêts ou placements, avant de financer des institutions de l'extérieur.Toutefois, il est des cas où ces prêts aux corps publics de la localité ne peuvent être considérés comme actif disponible dans le calcul de la liquidité.146 Il est vrai que la plupart de ces corps publics peuvent emprunter facilement pour rembourser la Caisse si cette dernière avait besoin d'argent.Cependant, si l'argent est retiré de la Caisse pour être prêté au corps public qui doit rembourser, serait-on plus avancé ?Après ces considérations, le conseil d'administration décide des valeurs à acheter sujettes à l'approbation préalable de La Fédération.La résolution autorisant l'achat d’obligations porte les mentions suivantes : montant (détail des coupures si désiré), titre, taux d'intérêt, prix, rendement, nom du vendeur (d’ordinaire la Caisse régionale), au porteur ou immatriculées au nom de la Caisse populaire.La transcription immédiate des délibérations de cette assemblée au registre des procès-verbaux s'impose.b) De La Fédération Avant de donner suite à l'autorisation du conseil d'administration, il faut aussi obtenir l'approbation de la Fédération.Cette procédure est une des plus belles protections inscrites dans la loi des Caisses d’épargne et de crédit, à l'article 84 : (( Une Caisse affiliée à une fédération ne peut, sans l'approbation préalable de cette fédération : « a) effectuer un placement visé aux paragraphes a à
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