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Titre :
Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins
Éditeur :
  • Québec :La fédération des caisses populaires,1941-2004
Contenu spécifique :
Vol. 36, no 1
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
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    Prédécesseur :
  • Ligne de communication,
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Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins, 1970, Collections de BAnQ.

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'\-'\S7’Q A REVUE X-'vXvX.v; ¦¦¦Kn SJARDIIMS ^¦Xn-'.v.v.Y /ïM r.'.j-.v.1 ; Ïiïil'lï, .M I ' SOMMAIRE Présentation André Kaltenback.3 Une administration plus exigeante et une participation plus active Paul-Émile Charron.6 Perspectives économiques et finan- cières 1970 Pau! Gauthier.9 Recrutement et sélection du personnel Gilles Jobin :.11 Un pionnier québécois dans le mouvement coopératif au Pakistan Édouard-A.Tardieu.20 La Chine en Asie et dans le monde Congrès de Relations internationales de Québec Rosario Tremblay.23 Les Caisses populaires des Enseignants Jean-Paul Langlois.25 Ligne de communication.13 VOLUME 36 No 1 LA REVUE DESJARDINS, organe officiel de La Fédération de Québec des Unions régionales des Caisses populaires Desjardins, tirée ce mois-ci à 1 7,300 exemplaires, est imprimée aux ateliers Charrier & Dugal (1965), Ltée, à Québec.• Le prix de l'abonnement, pour un an, est $3.50.• Affranchissement numéraire au tarif de la troisième classe, permis n° 11 0.Port payé à Québec.DIRECTEUR : ANDRÉ KALTENBACK MAQUETTE: PIERRE BROUSSEAU RÉDACTION ET ADMINISTRATION : SERVICE D'INFORMATION ET DE PUBLICITÉ LA FÉDÉRATION DES UNIONS RÉGIONALES DE QUÉBEC DES CAISSES POPULAIRES DESJARDINS, AVENUE DES COMMANDEURS, LÉVIS, PROVINCE DE QUÉBEC, CANADA PRÉSENTATION PREMIÈRE ÉDITION DE LA DÉCENNIE 70 André Kaltenback Il faudrait être bien sûr de soi pour voir une frontière entre les décennies.Le temps depuis toujours a fondu les années.Cependant nous sommes tous fascinés par des mesures et par des formats et il arrive que les multiples du chiffre 100 marquent dans le temps des étapes.Le passage d'une décennie à une autre est souvent considéré comme un temps de réflexion sur l'évolution des sociétés et des institutions.Je vous livre dans mon premier article mes réflexions sur ce que pourrait être le rôle de la Revue Desjardins dans les dix prochaines années.Plus que jamais auparavant la Revue Desjardins dans la décennie 70/80 devrait être le miroir fidèle de la situation de l'ensemble du Mouvement des Caisses populaires Desjardins et devrait être un des principaux moyens pour aider les administrateurs à relever les nombreux défis de notre monde turbulent.La Revue Desjardins de la décennie 70 témoignera du rôle de plus en plus lourd de conséquences que jouent les coopératives d'épargne et de crédit dans l'évolution de notre société en transes d'accélération.Il m'apparaît alors que notre Revue-devrait aussi refléter, en les décrivant et en les expliquant, nos conditions propres d'existence qui, par définition, ne sont pas toujours rassurantes et faciles.Pas toujours rassurantes car les éléments de réponses qu'elle devrait apporter seraient le plus souvent des jugements sur des situations normalement très complexes; pas toujours faciles car les solutions que la Revue offrirait commanderaient le plus souvent beaucoup de clairvoyance et de compétence dans l'exercice de nos convictions coopératives, une certaine audace dans l'action et un courage incontestable.Un des traits dominants des années 60 a été la contestation.Ce serait abusif de vouloir énumérer tout ce qui a fait l'objet des contestations, cependant tant de choses, tant de conditions, tant d'institutions et tant de personnes ont été contestées qu'on doit se demander si la contestation n'est pas parmi nous comme la pollution de l'air.Pourtant cet air qu'on dit pollué nous fait encore vivre.Qui plus est, un peu partout des « agents de pollution » se reconnaissent, posent des gestes de plus en plus nombreux pour arrêter et réduire à néant cette menace réelle d'extermination insidieuse de la nature.Il aura donc fallu que l'homme conteste! Je crois pouvoir affirmer que chacun d'entre nous a plus ou moins souvent entendu des opinions qui débouchent sur une forme de contestation de nos politiques, de nos services, de nos gestes et attitudes et même de certaines de nos abstentions.Ces contestations sont, à mon sens, dans la plupart des cas, bien intentionnées.Essentiellement elles trahissent une certaine inquiétude.Cette inquiétude tient peut-être au fait qu'on ne nous perçoit plus clairement car notre succès nous a conféré une importance et une dimension telles que bon an mal an, nous sommes devenus une des composantes nécessaires à l'essor socioéconomique du Québec.Notre réalité de Caisses populaires « unies pour servir » et dont l'action même se prolonge dans les autres institutions du Mouvement Desjardins, valorise beaucoup notre vocation coopérative et par la nature de l'époque où nous nous trouvons, amplifie considérablement notre rôle social.D'où les exigences de plus en plus nombreuses qui nous incombent comme administrateurs; d'où aussi le devoir sérieux de tout déployer pour assurer la participation la plus active et la plus intelligente de nos membres.Les nombreuses exigences sont à la fois techniques, professionnelles, politiques, entendues au sens de la conduite générale de l'entreprise et de l'établissement des grandes priorités; d'adaptation permanente avec tout ce que ça comprend d'équilibre, de clairvoyance et de sens pratique.Quant à la participation active des membres, elle augmentera et s'intensifiera dans la mesure où les nombreuses exigences énumérées plus haut seront satisfaites, ce qui suppose aussi une utilisation rationnelle de toutes les techniques de communication.Le défi est de taille.La mesure du défi est pourtant simple.Elle est de l'ordre de 2,375,000 membres ou plus du tiers de la population du Québec.Il ne faut pas réfléchir longuement pour imaginer ce que pourrait avoir comme effet d'entraînement une communication, une vraie communication, avec tous nos membres! L'ensemble du Mouvement des Caisses populaires Desjardins a pris racine dans notre milieu et pour continuer à progresser elles doivent rester fidèles au milieu.Notre milieu actuel donne des signes de transformations profondes.Les Caisses populaires doivent et peuvent aller à la limite de l'appréhension des phénomènes qui caractérisent notre société ; d'emblée que notre stature nous en donne les moyens.La limite de l'appréhension des phénomènes sociaux au Québec nous amène à nous identifier le plus parfaitement possible à nos 2,375,000 membres .Comme administrateurs de caisses, nous devons être le pouls de nos membres.C'est cela être activement présent dans notre milieu.C'est le point de jonction vitale entre, d'une part, l'administration au service des membres et, d’autre part, les membres eux-mêmes satisfaits dans leur dimension socio-économique.Voilà, je crois le souffle qui à la base soutient et fait progresser les coopératives d'épargne et de crédit.Il demeure ce qu'il a toujours été, mais dans ses modalités d'application, il évolue avec le temps et les conditions du moment.La Revue Desjardins se propose donc de vivre du même souffle et de continuer plus que jamais à servir utilement les administrateurs des Caisses populaires.La Revue profitera aux administrateurs seulement dans la mesure où nos membres seront omniprésents dans nos réflexions et dans nos objectifs.Cette approche fondamentale me paraît la condition du succès de la Revue et la vraie raison d'être de tous les services qui constituent l'administration des Caisses populaires et des institutions qu'elles ont suscitées.L'éducation et la formation conservent alors toute leur nécessité et leur valeur propre et pour autant devraient pouvoir compter sur tous les moyens de diffusion.Notre Revue continuera, grâce à une collaboration inconditionnée et active, à parfaire l'œuvre, à jamais terminée, de formation humaine, sociale et économique.L'éducation amène des résultats à moyen et à long terme alors que l'information au sens strict débouche sur un résultat immédiat ou à court terme qui consiste à renseigner le lecteur au moment même où il prend connaissance d'une chose soit par le texte soit par l'image.La Revue Desjardins en plus d'être un des supports de l'action éducative comme telle, sera aussi un des moyens de diffusion de tous les autres services que les Caisses populaires dispensent à quelque palier que ce soit.La Revue devrait aussi mettre de l'avant les techniques dites modernes, comme celle du «marketing»; en réalité le « marketing » n'est-il pas une définition contemporaine de l'application rigoureuse de la loi du membre ?La Revue Desjardins au cours de la décennie 70 devra réussir à consolider et à élargir sa zone d'influence de manière à s'imposer davantage à l'attention des différents milieux de notre société.Il me paraîtrait inconcevable que notre Revue réussisse à bien renseigner les administrateurs de caisses et qu'en même temps elle ne réussisse pas à être reprise par des secteurs importants de la société dans laquelle nous prospérons.Voilà, la toile de fond sur laquelle j'essaierai dans les mois à venir de préciser mes attitudes non pas nécessairement dans d'autres articles que je signerai, mais surtout dans la réalité de la Revue.La Revue Desjardins est maintenant réalisée par le Service d'information et de Publicité de la Fédération ce qui revient à dire qu'elle doit être le produit authentique de l'ensemble du Mouvement des Caisses populaires Desjardins.Comme les Caisses populaires, la Revue Desjardins dans la décennie 70 relèvera le défi de la communication vraie et « servira » encore mieux parce que plus forte et plus présente. p: 4 ' P>pp.; • ; glpp: - - - '.• -* ••¦ •;'• .BO'NS 7° Iliilllil SsS: - ¦ ?wm .'A;:v ., ••• 1 v ¦ UNE ADMINISTRATION PLUS EXIGEANTE ET UNE PARTICIPATION PLUS ACTIVE Paul-Émile Charron Les dirigeants ou administrateurs des entreprises et des institutions font en fin d'année d'exercice un examen des opérations réalisées au cours de la dernière année, apprécient les facteurs qui ont favorisé ou entravé le progrès de leurs entreprises ou institutions, avisent aux mesures à prendre pour mieux atteindre les objectifs qu'elles poursuivent.S’ils agissent ainsi, c'est qu'ils estiment bienfaisant de voir les progrès qu'elles ont réalisés, de s'interroger sur l'orientation qu'ils ont donnée à leurs entreprises ou institutions, en somme de faire le point pour décider aux mesures à prendre en vue de faire davantage, et mieux, si possible, au cours de la nouvelle année.Les dirigeants des Caisses populaires peuvent certes avec avantage faire un tel examen au début de cette nouvelle année.Il m'apparaît important de nous rappeler d'abord ce que sont les institutions pour lesquelles nous travaillons et de réfléchir sur les objectifs qu'elles poursuivent.Car une telle réflexion peut nous renseigner utilement sur la façon dont nous devons envisager nos fonctions et sur l'esprit qui doit nous animer dans l'accomplissement de ces fonctions dans nos Caisses populaires.Il importe que nous soyons tous bien convaincus des objectifs économiques et sociaux de nos Caisses populaires, si nous voulons être bien motivés dans l'accomplissement de nos fonctions.Une telle motivation se prend de la conscience que nous avons de la valeur et de la nécessité de leurs objectifs.Une administration plus exigeante Les administrateurs de nos Caisses populaires doivent aussi être bien informés des méthodes et des techniques de gestion qui se perfectionnent.L'administration des Caisses populaires, comme celle des autres entreprises financières, d'ailleurs, se fait plus exigeante.Les coûts augmentent avec l'inflation des prix et la hausse des salaires.Les administrateurs, qui doivent administrer leur Caisse populaire le plus efficacement possible et au meilleur coût, doivent se tenir sans cesse au courant des meilleures techniques de gestion, et ils doivent s'efforcer de prendre les meilleures décisions administratives, à la lumière des études de rentabilité de leur Caisse populaire qui sont effectuées par leur Union régionale selon les normes établies par leur Fédération provinciale.Il est non moins essentiel que les Caisses populaires disposent d'un personnel compétent, accueillant et prévenant pour leurs membres.La formation coopérative, professionnelle et technique des dirigeants et du personnel des Caisses populaires demeure au premier rang des préoccupations des Unions régionales et de la Fédération provinciale, qui ont fait d'ailleurs des efforts intenses et soutenus pour leur assurer la meilleure formation administrative et technique.Elles ont, en effet, multiplié les journées d'étude, les rencontres, les colloques, les stages de formation professionnelle et technique, les sessions intensives d'éducation coopérative, et elles entendent bien continuer ce travail de formation coopérative, professionnelle et technique si vitale au bon fonctionnement et à l'efficacité économique et sociale de nos Caisses populaires.La formation professionnelle et technique des dirigeants et du personnel se réfère évidemment à l'entreprise économique qu'est la Caisse populaire.La formation des membres Mais, dans l'esprit de son fondateur, la Caisse populaire c'est d'abord et avant tout— ce qui ne diminue en rien la valeur de l'entreprise économique— une association de personnes qui veulent s'entraider par le moyen d'une entreprise ou institution d'épargne et de crédit mutuel.Et cette entraide économique exige la formation économique et sociale des membres.Cette entraide (qui est la coopération en action) place l'origine et l'exercice du pouvoir économique entre les mains des membres qui ont des besoins économiques à satisfaire.D'où la nécessité de la participation des membres dans les décisions et dans les opérations de leur Caisse populaire.D'où aussi leur intérêt marqué et la fidélité constante qu'ils doivent avoir pour leur Caisse populaire dans leurs opérations d'épargne et d'emprunt.Car ils sont à la fois les propriétaires, les usagers et les bénéficiaires de leur Caisse populaire.Une même pensée commune découlant de cette conscience collective qu'ils poursuivent ensemble des objectifs communs doit en quelque sorte déterminer leur attachement et leur fidélité à leur Caisse populaire.Cette éducation qui donne aux membres les motivations nécessaires est bien davantage que la seule connaissance des objectifs communs et de la solidarité qui les unit.Une telle connaissance est sans aucun doute indispensable à une telle éducation coopérative, mais elle n'est pas suffisante puisqu'il est nécessaire que les membres qui ont cette connaissance de leur Caisse populaire soient aussi pénétrés de l'esprit de l'institution, à ce point qu'ils soient bien motivés à agir et à réagir de façon coopérative.L'éducation coopérative permet aux membres de réaliser la solidarité économique et sociale qui les unit, de juger de leurs intérêts personnels dans une perspective communautaire: elle amène les membres à agir avec fidélité dans le sens de leurs intérêts communs que poursuit leur Caisse populaire.Les Caisses populaires, qui sont des centres de formation économique et sociale des membres, doivent, les entraîner à participer activement à la vie de leur Caisse populaire; elles doivent contribuer à instaurer la démocratie de participation en les amenant à agir dans un esprit de solidarité dans l'organisation de la vie économique et sociale de leur milieu.Une participation plus active des membres Une telle éducation des membres est essentielle à une véritable démocratie de participation si nécessaire à l'équilibre de notre monde actuel, et elle est plus impérieuse dans notre société industrialisée et urbanisée où le milieu technique et les moyens de communication façonnent et conditionnent les citoyens.« L'homme des sociétés effluentes, a écrit le sociologue réputé Georges Friedmann dans ses études sur l'homme et la technique, c'est l'homme façonné par le milieu technique, conditionné par les cultures de masse où // recueille souvent le pire, faute de savoir y choisir le meilleur, l'homme replié sur sa petite poursuite du bien-être, indifférent aux grands problèmes collectifs.Si, d'une part, notre civilisation technicienne offre des conditions favorisant un épanouissement de la culture et de la vie spirituelle, elle livre, d'autre part, les citoyens au «conditionnement» par le milieu technique, et aux pires dangers de la dégradation.» Friedmann conclut en ces termes: «Pour former des dirigeants conscients, responsables, modérateurs, la mission de l'éducation, là encore, sera longue et difficile.De quelque côté que l'on se tourne, le malaise dans la civilisation technicienne ne peut être dépassé, sans un dirigisme tempéré par la décentralisation et, à la base, par une progressive participation des citoyens.» Les Caisses populaires, qui sont des centres d'entraînement à la démocratie de participation économique et sociale, peuvent faire beaucoup pour la santé économique, sociale et morale de notre peuple.Elles sont des agents dynamiques de progrès économique et social de leur milieu et elles contribuent à instaurer la démocratie de participation si nécessaire à l'équilibre de notre monde en constante évolution sous la pression de la technique qui tend à dominer et à façonner les citoyens et qui, à cause de cela, doivent être mieux préparés pour pouvoir la dominer et s'en mieux servir au lieu d'être par elle asservis. TRAVAIL D'EQUIPE ! ! ! (1) He L«od, Tcung, f«lr bond yl»ld tnrtgi.(2) Bulletin hebdoudalr* de itntletlquea flnancilrei, Bnnqu* du Canada. PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES ET FINANCIÈRES 1970 Paul Gauthier Au début de chaque année, il est intéressant d'analyser les prévisions des économistes et des financiers qui présentent l'opinion des milieux politiques, financiers et universitaires.Ce qui frappe immédiatement l'observateur, c'est la divergence des opinions exprimées par tous ces spécialistes qui étudient tout de même un sujet bien déterminé et qui ont accès aux mêmes informations.Par exemple, certains prédisent une année de prospérité en 1970, alors que d'autres nous mettent en garde contre la possibilité d'une sérieuse récession.Le principal élément d'explication de ces disparités réside dans le fait que la prévision économique doit s'appuyer sur des hypothèses concernant les décisions politiques et les comportements sociaux.Dans les paragraphes qui suivent, nous allons énumérer qüelques facteurs externes et internes susceptibles d'influencer l'évolution économique et financière de notre pays.Facteurs externes Parmi les éléments extérieurs qui peuvent influencer l'évolution économique et financière de notre pays, il convient d'examiner les perspectives monétaires internationales et l'évolution de la lutte contre l'inflation aux États-Unis.Ainsi, il semble peu probable que, dans un avenir immédiat, la politique monétaire canadienne ait à subir le contrecoup d'une vague de spéculation, comme ce fut le cas au début de 1968.Comme le Canada est particulièrement sensible à toutes les influences qui originent aux États-Unis en raison des nombreux échanges commerciaux et financiers qui prennent place entre les deux pays, il sera intéressant de surveiller l'évolution de la lutte contre l'inflation dans ce pays.Les autorités monétaires américaines semblent déterminées à ne pas libéraliser les conditions de crédit tant que l'avance des prix demeure aussi rapide.Cependant, nombreux sont ceux qui mettent le gouvernement en garde contre une position trop sévère qui pourrait pousser l'économie dans une récession.Ce point de vue pourra trouver appui dans un rapport préliminaire du département du commerce aux États-Unis qui révélait que l'expansion en terme réel de la production nationale a été nulle au cours du dernier trimestre de 1969.Pour compliquer le tableau, le président Nixon a finalement approuvé un projet de revision fiscale qui entraînera des diminutions de taxes en 1971.Donc, malgré les efforts des autorités monétaires, les pressions inflationnistes seront difficiles à contrer.Facteurs internes Sur le plan financier, l'année 1969 a été caractérisée par la lutte contre l'inflation qui est apparue comme une menace à la croissance à moyen et à long terme de l'économie canadienne.C'est par un resserrement graduel du crédit que la Banque du Canada a entrepris de modérer le rythme d'augmentation des prix.Cette méthode, utilisée simultanément aux États-Unis, vise à ralentir l'activité économique et à atténuer les pressions inflationnistes, sans toutefois pousser l'économie dans une récession.La banque centrale a réussi à rendre le crédit de plus en plus rare au cours de 1969 ; les banques à charte ont résisté pendant plusieurs mois en liquidant une partie de leurs réserves, mais elles ont finalement dû capituler et leurs prêts généraux ont augmenté beaucoup moins rapidement au cours du second semestre de l'année.Le marché obligataire s'est détérioré tout au cours de l'année et sa chute particulièrement rapide au cours des deux derniers mois de l'année (voir le graphique) a démontré la futilité de croire que, parce que les taux d'intérêt sont à un niveau très élevé, ils peuvent difficilement monter davantage.Le resserrement graduel du crédit et la hausse spectaculaire du coût de l'argent ont contribué, au cours de 1969, à ralentir la progression de l'économie.C'est ainsi que la production industrielle a augmenté à un rythme annuel de 1,6% seulement au cours des onze premiers mois de l'année, en regard de 5,86% en 1968.Pour l'ensemble du Canada, le taux de chômage ressortait à 4,7% en décembre dernier, soit le même pourcentage qu'en décembre 1 968.Notons cependant que le taux de chômage a atteint 6,7% au Québec et que la situation est encore plus critique dans les provinces maritimes.Comme il fallait s'y attendre, l'avance, des prix n'a pas été affectée par les premiers signes de ralentissement économique.C'est ainsi que l'indice des prix à la consommation a enregistré une hausse de 4,5% en 1969, ce qui représente l'avance annuelle la plus forte depuis la guerre de Corée.Deux questions se posent à ce moment- ci : pendant combien de temps les autorités monétaires devraient-elles maintenir les restrictions de crédit et quelle sera la gravité du ralentissement que l'économie canadienne devra subir pour affaiblir de façon sensible les pressions inflationnistes ?Perspectives Le gouvernement fédéral a clairement indiqué que le problème de l'inflation doit être solutionné et que les restrictions monétaires et fiscales seront maintenues jusqu'à ce que le rythme de progression des prix ralentisse sensiblement.Le crédit va devenir plus rare pour un certain temps, d'autant plus que les banques à charte hésitent depuis quelques semaines à diminuer davantage leurs réserves de liquidité pour augmenter leurs prêts.Si les gouvernements et les entreprises veulent emprunter au même rythme qu'en 1969, il semble inévitable que les taux d'intérêt poursuivent leur escalade pendant quelque temps.Face à une pénurie de fonds et à des coûts d'emprunts extrêmement élevés, il faut prévoir que les entreprises vont modérer leurs dépenses d'investissement, d'autant plus que les restrictions de crédit vont aussi affecter la demande pour leurs produits.Il faut également espérer que les gouvernements vont se résoudre à comprimer leurs dépenses.Tout indique donc que l'augmentation en volume de la production nationale devrait être très faible en 1970.Il semble donc que le nombre de nouveaux emplois sera insuffisant par rapport à l'augmentation du nombre des travailleurs et que le taux de chômage augmentera au cours de l'année.Les régions de Québec et des provinces maritimes qui comptent déjà un pourcentage élevé de chômage, pourraient être particulièrement affectées par un ralentissement de l'économie.Si les hypothèses ci-haut mentionnées se réalisent, la demande de biens et de services va ralentir.Est-ce que ce sera suffisant pour modérer l'avance des prix?Plus de 1 million de salariés vont négocier de nouveaux contrats de travail au cours de l'année.Les résultats de ces négociations vont également influencer un grand nombre de travailleurs non-syndiqués.Si les salaires progressent de 7!4% à 8/4%, comme ce fut le cas en 1969, il est difficile de prévoir un ralentissement sensible du rythme d'augmentation des prix.De plus, il n'est pas assuré que les États-Unis réussissent suffisamment dans leur lutte contre l'inflation ; les efforts canadiens seront évidemment gênés si les politiques américaines tardent à donner des résultats.En somme, on peut espérer que l'avance des prix soit un peu moins rapide au cours de 1970, mais ce résultat ne sera pas atteint sans difficulté.Parallèlement, la courbe des taux d'intérêt connaîtra probablement son point de retournement au cours de l'année, mais le coût de l'argent demeurera très élevé.10 RECRUTEMENT ET SÉLECTION DU PERSONNEL Gilles Jobin Introduction Pour que la Caisse populaire donne un service qui soit vraiment efficace, il lui faut un personnel compétent.Pour avoir du personnel compétent, il faut procéder d'une façon systématique et professionnelle à son recrutement et à sa sélection N'avons-nous pas procédé souvent avec beaucoup de précipitation pour combler une vacance due au départ prévu ou imprévu d'un employé?Le processus de recrutement et de sélection du personnel que nous allons décrire dans cet article peut paraître long, onéreux et exigeant Cependant, l'est-il vraiment quand on réalise que dans bien des cas, une mauvaise sélection a été à l'origine de problèmes qui handicapent notre efficacité pendant de nombreuses années L'expérience a démontré qu'il est plus rentable pour une entreprise de ne pas précipiter l'embauchage d'un employé et de prendre le temps nécessaire pour faire un bon recrutement et une bonne sélection La Caisse populaire qui veut atteindre les objectifs qu'elle s'est fixés, doit prendre les moyens pour obtenir les meilleurs employés La qualité des services est compromise si le recrutement et la sélection du personnel ont été mauvais A) RECRUTEMENT 1.Définition C'est tout procédé propre à faire connaître une fonction et susceptible d'entraîner la candidature d'une ou de plusieurs personnes 2.Procédure Le nombre d'étapes à franchir pour garantir le succès du recrutement varie selon l'importance relative de la fonction à combler.PREMIÈRE ÉTAPE: DESCRIPTION DE LA FONCTION La description de la fonction doit donner un aperçu synthétique, clair et précis du travail qu'elle comprend; elle doit également énoncer les exigences de l'institution concernant la formation académique, l'expérience requise, etc.Vous pouvez, selon le cas, bâtir vous-même une description ou utiliser celles qui vous sont fournies dans le manuel de comptabilité, partie III.Voici un exemple de la façon dont on peut décrire et afficher un poste vacant: La Caisse populaire de.est à la recherche de candidats pour le poste de caissier.FONCTION Sous l'autorité du gérant, l'employé tient une caisse durant les heures de bureau; reçoit les dépôts ou les remboursements de prêts des membres; paie les ordres de paiement, chèques ou autres effets; tient les registres appropriés; effectue toute autre tâche connexe qui peut lui être demandée par son supérieur.EXIGENCES Formation académique minimum de douze (12) années de scolarité dont au moins une (1 ) année de cours commercial.Expérience préalable: au moins six (6) mois comme teneur de livres dans une Caisse populaire ou un organisme bancaire.Les candidats intéressés sont priés de faire parvenir leur demande au gérant, Caisse populaire de.adresse :.DEUXIÈME ÉTAPE: AFFICHAGE DE LA DESCRIPTION DE LA FONCTION À LA CAISSE POPULAIRE Le poste que nous venons de décrire doit être affiché à la Caisse populaire pour que les employés et les sociétaires puissent en prendre connaissance et poser leur candidature, si la fonction les intéresse.C'est un principe de saine administration que de faciliter la promotion interne de son personnel, à la condition toutefois que le personnel en place possède la qualification suffisante pour justifier une promotion.Il nous apparaît également comme valable que la première étape du recrutement se fasse dans la localité même de la Caisse populaire.Il est toujours avantageux que le personnel connaisse le milieu dans lequel il sera appelé à travailler.Il TROISIÈME ÉTAPE: AFFICHAGE DANS LES CAISSES POPULAIRES PAR L'ENTREMISE DE L'UNION RÉGIONALE Si l'affichage au palier local n'a pas donné des résultats satisfaisants, on doit le reprendre au palier de l'Union régionale.La Caisse populaire est une entreprise autonome.Il n'en reste pas moins vrai qu'elle fait partie d'un Mouvement qui déborde les cadres de la localité où elle se trouve.Par l'entremise de l'Union régionale à laquelle elle est affiliée, la Caisse populaire devrait faire connaître le poste qu'elle cherche à combler à tous les employés des Caisses populaires de la région.Il existe probablement dans des Caisses populaires voisines des personnes qui ont la qualification requise pour combler le poste et qui seraient heureuses de bénéficier d'une promotion leur permettant de progresser à l'intérieur de notre Mouvement.Ne doit-on pas donner à nos employés l'occasion de faire carrière à l'intérieur de l'entreprise ?Votre Union régionale peut vous aider par l'envoi d'une circulaire à chacune de ses Caisses affiliées.QUATRIÈME ÉTAPE: AFFICHAGE PROVINCIAL Pour les postes de gérant et de gérant adjoint dans les Caisses populaires dont l'actif est supérieur à $1,000,000.nous croyons que la Caisse populaire devrait demander à son Union régionale et si nécessaire à la Fédération.De cette façon, tous les employés du Mouvement sont tenus au courant des postes offerts; le nombre des candidatures devient normalement plus considérable et par voie de conséquence le choix qui s'offre aux administrateurs est meilleur.De cette façon également, on pourrait atteindre des personnes originaires de la localité où se trouve la Caisse populaire à la recherche de candidats, personnes qui, pour une raison ou pour une autre, ont jugé à propos d'aller acquérir de l'expérience dans d'autres milieux — occasion de retour chez nous.CINQUIÈME ÉTAPE: AUTRES MÉTHODES Si les étapes préliminaires que nous avons décrites n'ont pas donné de résultats positifs, il faut à ce moment annoncer le poste dans le public : 1.Dans les journaux locaux et régionaux.2.On peut communiquer la description de la fonction au bureau régional de placement du Gouvernement provincial ou du Gouvernement fédéral qui sont des organismes spécialisés dans ce domaine.Avec les moyens de communication qu'ils ont à leur disposition, ils peuvent être en mesure de vous fournir des candidats intéressants.Nous croyons qu'en suivant les étapes qui ont été décrites précédemment, vous êtes susceptibles d'obtenir des candidatures en nombre suffisant pour vous permettre de faire un choix judicieux.B) SÉLECTION 1.Définition La sélection est le processus par lequel on détermine le ou les candidats qui sont les plus aptes à remplir adéquatement la fonction.2.Procédure Faire compléter par chacun des candidats la formule de demande d'emploi numéro FQ-4920.( Voir formule en annexe.) DEUXIÈME ÉTAPE Analyser les informations qui sont fournies dans ce document et procéder à l'élimination systématique de tous les candidats dont la compétence et les titres ne correspondent pas, pour une raison ou pour une autre, aux exigences énoncées dans la description de la fonction — exemple: scolarité inférieure à la norme, absence d'expérience alors que la fonction en exige, etc.TROISIÈME ÉTAPE: LES TESTS Il existe des tests d'aptitudes et des tests techniques qui ont été préparés par le Service du personnel de la Fédération de Québec des Caisses à suivre à la page 17 12 LA LIGNE DE COMMUNICATION VINGT-CINQUIÈME ANNIVERSAIRE CAISSE POPULAIRE DE POINTEAUX-TREMBLES M.Roger Séguin, président M.Claude Jalbert, gérant.« T Extérieur de la caisse populaire de Pointe-aux-Trembles ~ .1 _ ' PDHÎ) AIRt; TR F MB If S Les directeurs avec une partie de la table d'honneur.Le 22 mars 1944, trente citoyens de Pointe-aux-Trembles se réunissaient au sous-sol de l'église de Saint-Enfant-Jésus pour fonder la Caisse populaire Desjardins de Pointe-aux-Trembles.Le premier conseil d'administration est alors élu.Il se compose de messieurs Roméo McDuff, président — Lucien Lamarche, vice-président — Roger Séguin, gérant — Gaston Hinton — Olaus Latendresse — Arsène Lacroix — Joseph Bois-clair — Horace Pelletier et Jean Martel, directeurs.Le premier bureau est installé chez monsieur Roger Séguin, gérant, à 56, rue Saint-Jean-Baptiste.L'emplacement est béni, le 2 mai, et la Caisse est ouverte au public.Il a fallu travailler deux soirs par semaine, pendant six ans, pour amasser un actif de $167,000.Il a alors été décidé de construire un édifice modeste, avec revenu.Un terrain est acheté sur la rue Notre-Dame, entre le salon funéraire de M.René Desrochers et la ferronnerie Latendresse & Fils où fut construite la Caisse populaire.Les affaires prospèrent à un tel point, que six ans plus tard, il a fallu vendre cet édifice et en construire un autre, sur la même rue.C'est d'ailleurs à cet endroit où se trouve la Caisse populaire actuelle.La population répond tellement avec enthousiasme à notre appel que nos portes sont ouvertes à la journée longue en plus de trois soirs par semaine.Il y a trois ans à peine, pour donner justice à nos membres, il a fallu presque doubler le personnel, les services et la superficie des locaux.De plus, un comptoir a été ouvert sur la rue Dorchester, trois soirs par semaine, à l'intention de la population delà paroisse Sainte-Germaine-Cousin.Parmi les noms qui ont marqué la Caisse populaire de Pointe-aux-Trembles, il convient de citer ceux de MM.Roméo McDuff, Alfred Boily, décédés, et de Roger Séguin, Alphonse Roy, Gaston Hinton et J.-A.-X.Brisebois toujours au service de leurs membres.La Caisse populaire Desjardins de Pointeaux-Trembles s'enorgueillit de compter aujourd'hui une famille de près de 13,000 membres et de plus de 6,000 participants à la Caisse scolaire.13 LA LIGNE DE COMMUNICATION TRENTE ANS DE SERVICE DÉVOUÉ POUR LES CAISSES POPULAIRES Monsieur Roger Roy, président de l'Union régionale de Sherbrooke remet à monsieur Jean Lincourt un gage de reconnaissance pour ses trente années de dévouement à la cause des Caisses populaires.À droite de monsieur Lincourt: madame Jean Lincourt, madame Roger Roy et monsieur Fernand Riendeau, gérant de la Caisse populaire de Coaticook.APRÈS 45 ANS DE SERVICE AUX CAISSES POPULAIRES, UNE FEMME DÉMISSIONNE Il s'agit de mademoiselle Marie-Ange Gravel, de Saint-Prosper, comté de Champlain.Elle a fait ses débuts à la Caisse de Saint-Prosper en 1924, alors que son oncle M.Albert Gravel en devenait le gérant.Mademoiselle Gravel l'a assisté dans ses fonctions jusqu'à sa mort, survenue en 1963.Elle lui succéda alors comme gérante, assistée de mademoiselle Renée Houde, comme aide-caissière.Nous avons pu, blessant un peu sa modestie, obtenir de mademoiselle Gravel le récit de ses souvenirs à cette Caisse populaire, pour que son exemple puisse servir d'émulation à d'autres.Voici son récit si touchant dans sa simplicité.«Je ne tiens pas à la publicité ni aux éloges.J'ai toujours œuvré dans l'ombre et compte y vivre mes années de retraite; retraite prématurée que m'ont imposée les circonstances.Le 1er mai 1968, la Caisse que nous avons toujours abritée depuis 1924, même gratuitement pendant 22 ans, déménageait dans son propre local (bel et spacieux édifice) d'où complications pour l'arthritique que je suis: déplacements pénibles et onéreux, etc., etc.« Retraite qui me pèse, tant physiquement que moralement.On ne quitte pas sans déchirements une œuvre à laquelle on s'est donné sans compter et on s'habitue ma! à l'inactivité et à la solitude, veuillez me croire.Le travail de gérance était le seul que je pouvais accomplir sans fatigue excessive et avec complaisance.Secondée par une bonne caissière, tout marchait dans l'ordre et l'harmonie.«En mars 1924, monsieur Albert Gravel, un oncle chez qui je demeurais, acceptait par dévouement et esprit coopératif, sur les instances des administrateurs, la gérance de la Caisse populaire de Saint-Prosper de Champlain.« Cultivateur progressif, propriétaire d'une belle ferme située en plein village, secrétaire de la municipalité et de la commission scolaire, par conséquent débordé de travail, il fallait le seconder davantage pour mener le tout à bien.«Mes études terminées, munie d'un diplôme supérieur, déjà au courant du travail des secrétariats, je m'initiai aussitôt à celui de la Caisse: comptabilité, étude des règlements, documentation, et je collaborais à tout travail de l'oncle qui ne pouvait suffire à la tâche.J'en oubliai l'enseignement pour lequel j'étais préparée et y consacrai ma vie.« La Caisse connut des débuts lents et laborieux, un actif de six mille quelques cents dollars en 1924, après 13 ans d'existence, l'atteste.Seize mois plus tard (juillet 1926), il avait atteint $27,200.; en 1941, $103,700.; en 1946, $331,700.; en 1956, un demi-million; en 1961 (année cinquantenaire) $600,000.; en 1967, $860,000.pour se maintenir à environ $800,000.Peut-on espérer une augmentation notoire de cet actif?J’en doute, si l'on considère que la paroisse est exclusivement agricole, dépourvue de toute industrie et compte une population décroissante.D'après les statistiques, elle serait passée de 1,300 à 1,000 ces derniers quinze ans.«Je fus nommés assistante-gérante en octobre 1946, gérante adjointe en octobre 1960, gérante LA LIGNE DE COMMUNICATION et administratrice en janvier 1963 après le décès de monsieur Gravel.Démission en juin 1969.Abandon de la gérance tout en demeurant administratrice.C'est monsieur Roch Fiset qui remplace mademoiselle Marie-Ange Gravel comme gérant de la Caisse populaire de Saint-Prosper.Les membres du conseil d'administration de cette Caisse sont: MM.Richard Jacob, Jérôme Cossette, Fernand Gagnon, Henri Gagnon, Raymond Ebacher, Jean Cloutier, Paul-E.Fraser et mademoiselle Renée Houde, caissière.À la commission de crédit, on trouve: MM.Albert Cossette, Rémi Ebacher et Yvon Jacob.Au conseil de surveillance: MM.Raymond Massi-cotte, Maurice Cloutier et Emery Gagnon.Édouard-A.Tardieu LA CAISSE POPULAIRE DE CARTIERVILLE Les 5, 6 et 7 décembre 1969, les administrateurs, les surveillants et les commissions de crédit de la Caisse populaire de Cartierville ont consacré une fin de semaine à réfléchir sur leurs rôles respectifs et sur celui de la Caisse populaire dans la société d'aujourd'hui.Samedi, on s'est penché sur les principes de l'entreprise coopérative et le rôle de la Caisse populaire comme outil de satisfaction des besoins des sociétaires et de la communauté.Si la première journée fut plutôt théorique, la deuxième fut des plus pratique.En effet, on a étudié l'avènement de l'informatique comme outil de gestion et les moyens que peut prendre la Caisse populaire pour mieux pénétrer son marché.De plus, les participants ont profité de leur stage pour tenir une réunion conjointe.Fait à souligner, tous les officiers élus sans exception, dont voici la liste, étaient du groupe en plus du gérant: MM.Antonio Bernard, Jacques Bernard, Guy Boissonnault, Roger Charron, Roger Dage-nais, Raoul Hade, Marcel Hamelin, Lucius Hotte, Raymond Laframboise, Gaétan Lapierre, Marcel Lapierre, Paul-Eugène Legault, Jean-Louis May-rand, Guy Plamondon et Lionel Reeves.Nous profitons de l'occasion pour les féliciter de leur désintéressement et d'avoir donné deux jours complets de leur temps libre à travailler pour le mieux-être de la Caisse populaire et de ses membres.Claude Vaillancourt LA LIGNE DE COMMUNICATION STAGE POUR LE PERSONNEL DE CADRES ET PROFESSIONNEL DE LA FÉDÉRATION Le personnel de cadres et professionnel de la Fédération a suivi, du 26 au 30 janvier, le stage du premier cycle.Ce stage vise à voir définir, pour les participants, les objectifs poursuivis par les Caisses populaires et les moyens que ceux-ci ont à leur disposition pour les atteindre.Dix-sept professionnels et cadres de la Fédération ont vécu ce stage qui s'insère dans la politique d'intégration du personnel à l'ensemble de l'entreprise.Monsieur Roland Parenteau, directeur de l'École nationale d'administration a traité du contexte économique qui est nôtre; Monsieur Guy Rocher, Ph.D., vice-doyen de la Faculté des Sciences sociales de l’Université de Montréal, a décrit le contexte social dans lequel nous vivons ; Monsieur Léo Bérubé, B.S.C., secrétaire général de la Fédération Co-op Habitat du Québec, a parlé des principes de l'entreprise coopérative; et Monsieur Irénée Bonnier, M.Sc.Soc., directeur du Service de l'Éducation de la Fédération, a expliqué ce qu'est la Caisse populaire Desjardins.Chacun des participants relevant de la presque totalité des services de la Fédération a pu, non seulement préciser ses notions sur la Caisse populaire et le Mouvement Desjardins, mais connaître mieux les lignes de force et l'ampleur du défi de notre réalité quotidienne.Mme Gaudet-Smet à Sainte-Agathe Le comité féminin de la Caisse populaire de Sainte-Agathe recevait Madame Françoise Gau-det-Smet à Sainte-Agathe-des-Monts.Trois cent cinquante personnes apprécièrent la causerie-forum intitulée « Rôle social de la femme ».Sur la photo Madame Françoise Gaudet-Smet et la présidente du comité féminin.Madame Monica Gratton, de Saint-Adolphe d'Howard.Mme Gratton et Mme Smet, présidente du Comité féminin de Sainte-Agathe-des-Monts.!
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