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Titre :
Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins
Éditeur :
  • Québec :La fédération des caisses populaires,1941-2004
Contenu spécifique :
Vol. 55, no 3
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
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Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins, 1989, Collections de BAnQ.

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R-243 LA KfcV uméro 3, (989 DESJARDINS L’OPTION ENVIRONNEMENTALE LA REVUE DESJARDINS Vol.55, n° 3, Mai-Juin 1989 La Confédération des caisses populaires et d'économie Desjardins du Québec L’environnement : une option qui ne laisse pas le choix Âu rythme où notre environnement se dégrade, où l’on pille nos ressources naturelles à la grandeur de la planète et jusque dans l’atmosphère qui l’enveloppe, nous n’avons plus le choix: un virage important s’impose.En mettant tout son poids dans la lutte pour la protection de l’environnement, le Mouvement Desjardins, qui dévoilait le mois dernier son option environnementale, espère provoquer chez ses membres, qui sont nombreux on le sait, une prise de conscience majeure.En publiant dans nos pages les lignes de force de ce document sur l’environnement, nous souhaitons lui donner la plus large diffusion possible.A cela, nous avons ajouté un reportage sur l’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN) qui, le 9 mai, lançait une vaste offensive pour la restauration du Saint-Laurent.Si Desjardins et l’UQCN se côtoient d’aussi près dans nos pages, c’est que le Mouvement s’est associé récemment à la revue Franc-Nord, organe d’information de l’UQCN, pour mieux la faire connaître du public.Comme quoi, sur la question fondamentale de l’environnement, la coopération, voire la synergie de tous les acteurs, est désormais indispensable.Si les quatre millions de membres des caisses Desjardins mettent l’épaule à la roue, je vous laisse imaginer le virage que le Québec tout entier prendra demain.Pierre Goulet Rédacteur en chef Destinée aux dirigeants et dirigeantes ainsi qu'au personnel du Mouvement Desjardins, cette revue d’information bimestrielle est publiée par la Confédération des caisses populaires et d’économie Desjardins du Québec.Ce numéro a été tiré à 25 000 exemplaires.Le prix de l’abonnement est de 14,20 S par année pour six numéros.Affranchissement numéraire au tarif de troisième classe en nombre, permis n°1981.Port payé à Québec.PREMIER VICE-PRÉSIDENT PLANIFICATION.COMMUNICATIONS ET MARKETING Alban D’Amours VICE-PRÉSIDENTE COMMUNICATIONS Micheline Paradis DIRECTEUR INFORMATION ET DÉVELOPPEMENT COOPÉRATIF Marcel Raymond RÉDACTEUR EN CHEF Pierre Goulet ADJOINTE À LA RÉDACTION Claude Lachance COLLABORATEURS ET COLLABORATRICES Michel Beauchamp, Claude Béland, Guy Bélanger.Frank Desoer.Benjamin Fortin.Carole Lachapelle.Clarisse Tremblay, Richard Tardif RÉVISION Solange Deschênes SECRÉTARIAT Suzan Bernier SUPERVISION DE LA PRODUCTION Denys Frenette CONCEPTION GRAPHIQUE Matteau.Parent, graphistes PHOTOCOMPOSITION Alphatek SÉPARATION DE COULEURS Point de Trame inc.IMPRESSION Imprimerie Canada EXPÉDITION Ateliers TAQ inc.PAGE COUVERTURE Jacques Lessard CHANGEMENT D’ADRESSE Pour recevoir votre exemplaire régulièrement, veuillez nous prévenir au moins six semaines à l’avance de tout changement d’adresse, nous fournissant à la fois votre ancienne adresse et la nouvelle et joignant si possible à votre note l’étiquette apposée sur votre revue, à l’attention de La Revue Desjardins, Confédération des caisses populaires et d’économie Desjardins du Québec.100, avenue des Commandeurs, Lévis (Québec).Canada G6V 7N5.Téléphone: 1-800-463-4810.poste 2203 ou (418) 835-2203.DROITS ET RESPONSABILITÉS La traduction et la reproduction totale ou partielle des photographies, illustrations et articles publiés dans La Revue Desjardins sont autorisées à condition que la source soit mentionnée.Les opinions émises dans les articles publiés par La Revue Desjardins n’engagent que la responsabilité de leur auteur.ISSN 0035-2284 Dépôts légaux: Bibliothèque nationale du Canada, Ottawa Bibliothèque nationale du Québec, Montréal Imprimée au Canada SOMMAI R E IWSIARRIVS L'OPTION ENYIRONNKMENTAI.F.DOSSIER La Fédération des caisses populaires de l’Ontario: Des nôtres désormais Mourice Comtois et Cloude Lachance Prix annuel Desjardins: Première étude d’impact Michel Beauchamp 20 Rencontre provinciale des caisses étudiantes Pierre Goulet 24 La Société investissement jeunesse : un outil efficace pour aider nos jeunes entrepreneurs Frank Oesoer Congrès annuel de l’AIESEC: Stages à vendre Richard Tardif Desjardins: L’option environnementale Claude Lachance L’Union québécoise pour la conservation de la nature : Aux premières lignes de la lutte pour l’environnement Carole Lachapelle 17 Bâtir ensemble Claude Béland En diagonale Clarisse Tremblay et Claude Lachance 2 4 Un peu d’histoire Alphonse Desjardins avait-il un dauphin?Guy Bélanger Des ouvrages utiles Benjamin Fortin Le printemps est généralement associé à l’image du renouveau et c’est avec une certaine fébrilité que nous assistons au réveil de la nature, à l’éclosion des bourgeons, à la naissance de nouvelles branches.Sur un autre plan, nous pouvons affirmer avec joie que nous vivons, cette année, le printemps de la coopération.En effet, le 8 mai 1989, la Fédération des caisses populaires de l’Ontario se joignait au Mouvement Desjardins.Ainsi, une nouvelle branche naissait sur le tronc de cet arbre déjà bien ramifié qu’est notre Mouvement.Cet arbre, dont les racines plongent au plus profond de la réalité canadienne-française, n’a cessé de grandir et de se renforcer au fil des ans.Le rêve que notre fondateur, Alphonse Desjardins, caressait au début du siècle, pendant qu’il s’employait à créer, chaque semaine, de nouvelles caisses ici et ailleurs, est devenu enfin réalité.«Ce dont je rêve, écrivait-il en 1911, c’est la création d’un régime économique couvrant tous nos groupements français.Ces réalisations coopératives donneraient à nos compatrio- LE PRINTEMPS DELA COOPÉRATION T tes la puissance matérielle d’une organisation économique supérieure et cette puissance, à son tour, ne serait-elle pas un rempart imprenable derrière lequel nous serions à l’abri des coups de nos adversaires et rivaux.Voilà ma pensée intime.» Un projet de société inaliénable et permanent Alphonse Desjardins voyait grand et juste parce qu’il avait saisi, d’entrée de jeu, que l’être humain, s’il veut vivre chez lui, avec les siens, en parlant sa langue, doit se doter d’outils de développement économique.Il avait compris, avant tout autre, qu’aucune femme, aucun homme ne peut y parvenir seul, et que la force d’un peuple tient dans le regroupement des forces individuelles.C’est en cherchant un moyen efficace de combattre l’usure, qui dévastait villes et campagnes à la fin du siècle dernier, qu’Alphonse Desjardins a découvert la coopération.Fondée sur le principe du self-help, la coopération ne propose pas de solution individuelle, mais une réponse collective à un problème collectif.C’est donc par le regroupement des gens, par la conjonction de toutes les énergies individuelles qu’un peuple peut espérer donner naissance à un projet de société inaliénable et permanent.Cette permanence, cet enracinement dans le milieu est la caractéristique même du mouvement coopératif.Nous, coopérateurs et coopératrices, nous savons d’instinct qu’un peuple, aussi puissant et riche soit-il, ne peut compter que sur la somme de ses réussites individuelles pour durer, car le risque est grand de voir ses institutions économiques passer, tôt ou tard, entre des mains étrangères, être achetées par des forces étrangères plus puissantes et plus agissantes.Cette vision d’Alphonse Desjardins, les Canadiens français l’ont adoptée, et c’est ainsi que, à l’instar de la caisse de Lévis, des centaines de regroupements de petits épargnants ont été fondés à travers tout le Canada, et cela dès 1908.Une nouvelle solidarité Cette « union pour la vie » dont parlait M.Desjardins a donné naissance non seulement à des milliers de caisses populaires, 2 | LA REVUE DESJARDINS Numéro 3, 1989 mais aussi à des fédérations de mieux en mieux pourvues, puis à une Confédération qui a pour rôle essentiel de favoriser la synergie de ce grand réseau et de faire en sorte que le tout soit plus fort que la somme des parties.Il ne manquait qu’un maillon à la chaîne pour que le grand réseau des caisses soit complet.Avec la venue de cette fédération de caisses hors Québec, qui constitue un patrimoine économique fort, voué aux intérêts de sa communauté propre, nous disposons, en tant que Canadiens français et Québécois, d’un instrument plus solide et plus puissant que jamais.Cette nouvelle solidarité que nous sommes appelés à vivre désormais m’apparaît remplie de promesses.À ce noyau dur que les caisses hors Québec ont formé et qui sert de base à l’émancipation économique de tous les Canadiens français s’ajoute, grâce à leur affiliation au Mouvement Desjardins, toute une gamme de services, de plus en plus nombreux et variés, qui viendront aider ces caisses à participer encore mieux à la vie de leur propre milieu.Ce faisant, la culture, les traditions, les entreprises et toute la communauté canadienne-française en sortent renforcés, dans le respect de l’autonomie et de la spécificité de chacun.Célébrer nos retrouvailles Je suis donc fier, en tant que francophone, de voir des entreprises de langue française s’unir et concrétiser leur solidarité.Qu’on comprenne bien cependant que le Mouvement Desjardins ne vient pas saper les efforts des générations de Franco-Canadiens qui, bien avant nous, ont tenu le flambeau de la coopération économique.Nous ne voulons pas prendre leur place, mais plutôt contribuer à l’épanouissement des caisses franco-canadiennes.Car il faut réaliser que la coopération, qui fait partie intégrante de notre nature de Canadiens français, nous a permis de bâtir un réseau d’institutions financières à notre ressemblance, qui non seulement assure notre émancipation économique, mais constitue l’instrument privilégié de notre pérennité en tant que peuple.Cet instrument, nous avons le devoir de le renforcer et de le partager avec tous ceux et celles qui, francophones comme nous, aspirent à le rester et à se perpétuer.Cette nouvelle entente avec les francophones hors Québec n’est pas une fusion, mais une affiliation.Une affiliation qui se fonde sur des liens de parenté très étroits, c’est-à-dire une volonté commune de lutter pour conserver notre langue, notre identité, notre culture propre, bref tout ce qui fait que nous sommes ce que nous sommes.Sans ce sentiment de similitude entre nos collectivités, sans cette lutte constante que nous menons, chacun dans notre coin de pays, pour préserver et nourrir notre spécificité, nous n’en serions pas à célébrer nos retrouvailles.À ces milliers de membres qui, par leur fidélité et leur dynamisme, ont construit, chacun dans leur communauté, des caisses d’une solidité remarquable, je souhaite la bienvenue dans la grande famille Desjardins.Je suis persuadé qu’en même temps que nous faisons un retour au sources de notre histoire, en tant que peuple, nous préparons ensemble l’avenir de la coopération, une coopération faite de la réunion de nos différences et de notre profonde ressemblance, une coopération qui sera à l’image même de ce peuple qui, comme l’écrivait l’auteur de Maria Chapdelaine, ne sait pas mourir.Numéros, 1989 LA REVUE DESJARDINS ENDIAGONALE par Clarisse Tremblay et Claude Lachance CID inaugure sa succursale d'Ottawa Ouverte depuis quelques mois déjà, la première succursale de Crédit industriel Desjardins (CID) hors Québec a été officiellement inaugurée le 8 mai à Ottawa.Cette succursale — la 12e — compte 3 employés et couvre tout l’Est de l’Ontario.Les résultats des premiers mois de fonctionnement sont très prometteurs et CID compte pouvoir concrétiser son projet de s’implanter plus au sud de cette province d’ici quelque temps ; d’abord à Kingston l’an prochain et, si tout va bien, à Toronto ensuite.On se croise les doigts.M.Raymond A.Reid, président de Trustco Desjardins et de CID, M.Jacques Bertrand, président du conseil d'administration de la Confédération, et M.Claude Béland, président du Mouvement, lors de l'inauguration.Un Prix Persillier-Lachapelle à un organisme soutenu par une caisse Hébergement Jeunesse est un organisme communautaire de protection et de prévention sociales pour les jeunes de 12 à 17 ans de la région de Québec qui, depuis ses débuts, reçoit l’appui et l’aide financière de la Caisse populaire de Sainte-Foy.Récemment, il recevait du ministère de la Santé et des Services sociaux le Prix Persillier-Lachapelle pour l’amélioration des conditions de vie des personnes hébergées au Québec en 1988.Ce prix de 5000 $ vise à souligner le travail exceptionnel de cette corporation sans but lucratif dans le domaine de la santé et des services sociaux.Depuis 1985, Hébergement Jeunesse offre aux jeunes filles de la région qui doivent quitter temporai-rement leur famille un service d’hébergement complet et, aux adolescentes et adolescents de la communauté, des services d’aide personnelle, d’information et de référence ainsi que des ateliers de discussion et de réflexion.Une carte environnement Le Centre Desjardins de traitement de cartes inc.(CDTC) s’associe à Steinberg pour lancer une nouvelle carte de crédit affinité : la carte Environnement.Cette carte permettra de venir en aide aux groupes engagés dans la cause de la protection de l’environnement.Le CDTC versera à la Fondation québécoise en environnement et à d’autres groupes voués à la même cause 2 $ pour chaque carte émise ainsi que 0,25 pour cent des transactions faites avec cette carte.La carte affinité Environnement est émise aux mêmes conditions que la carte Visa Desjardins classique.Si elle permet à son détenteur de bénéficier de certains avantages, elle ne l’autorise toutefois pas à acheter de la nourriture à crédit dans les supermarchés Steinberg.ENVIRONNEMENT SPECIMEI STEINBERG Desjardins Fin de semaine à l'Institut coopératif Desjardins L’Institut coopératif Desjardins offre aux gens du Mouvement un forfait de fin de semaine avantageux pour un retour aux sources de la coopération.Le forfait comprend une visite de la Maison Alphonse-Desjardins, de la cité Desjardins et des bureaux de la Confédération.Il est aussi possible d’obtenir sur demande une session de formation adaptée à des besoins spécifiques ainsi que de retenir les services de conférenciers de la Confédération.Pour tout renseignement concernant l’organisation d’un tel séjour, communiquer avec Mme Marjolaine Bilodeau au (418) 833-9345 ou au 1-800-463-4810.A__L ’Di Numéro 3, 1989 Confédération Une nouvelle société Desjardins ntest |iiela ique, iirde ages, ;rédit Le Mouvement est, depuis mai, actionnaire majoritaire de Deragon, Langlois, une firme de courtage de valeurs mobilières de plein exercice.Par cet investissement (10 millions de dollars pour une participation de l’ordre de 72 pour cent dans l’entreprise), Desjardins s’engage dans le courtage de plein exercice, un marché où il était absent jusqu’ici.Contrairement au courtage à escompte, tel que le pratique Disnat par exemple, le courtage de plein exercice comprend la fonction conseil et s’adresse aux investisseurs qui souhaitent être guidés dans leurs placements.La nouvelle société «Desjardins, Deragon, Langlois » sera chapeautée par la Corporation Desjardins de valeurs mobilières, société de portefeuille intermédiaire qui regroupera aussi les intérêts du Mouvement dans Disnat.Elle conservera son statut de société ouverte et ses actions demeureront inscrites à la cote de la Bourse de Montréal.L’entreprise compte 60 employés et son siège social est à Montréal.]SSP essio11 ie$oiflS iflir les M.Claude Béland et M.Jean Deragon, président et chef de la direction de Deraqon, Langlois limitée.XIIIe Biennale de la langue française Le président du Mouvement, M.Claude Béland, sera conférencier d’honneur à la XIIIe Biennale de la langue française.L’événement qui a lieu du 20 au 24 août prochain, à l’Université Laval à Québec, rassemblera des participants de tous les pays ou de toutes les régions où la langue française est parlée.Il portera plus particulièrement sur la capacité du français d’exprimer la modernité.C’est sur le thème «Décider en français» que M.Béland est invité à s’exprimer.?Desjardins et Ville de Lévis : projet de centre multifonctionnel Afin de répondre à des besoins complémentaires, la Ville de Lévis et le Mouvement Desjardins s’unissent pour réaliser le projet d’un centre multifonctionnel de plus de 30 millions de dollars.L’immeuble sera situé à proximité de l’Institut coopératif Desjardins, à l’angle de la côte du Passage et du boulevard de la Rive-Sud, sur un terrain appartenant à Desjardins.Le centre multifonctionnel abritera une bibliothèque municipale, une école de musique, un centre d’arts visuels, les archives municipales de Lévis ainsi qu’un centre d’archives sur la gestion et la coopération internationales.On y aménagera également des salles de spectacles, de concert et de théâtre, un centre de congrès pouvant accueillir 1500 personnes ainsi qu’un hôtel d’une centaine de chambres.«Dans un mouvement démocratique comme Desjardins, les occasions de réunions de toutes sortes sont nombreuses.À Lévis, il y a un manque d’espace pour tenir des rencontres», a fait remarquer le président du Mouvement Desjardins, M.Claude Béland, au moment de l’annonce du projet.Festival des jeunes naturalistes Comme elle le fait depuis près d’une dizaine d’années maintenant, la Confédération commanditait récemment le Festival des Cercles de jeunes naturalistes du Québec.Plus de 600 jeunes provenant de sept régions ont participé à l’événement qui avait lieu le 3 juin à la Polyvalente de Lévis sous le thème « L’énergie ».Ce festival, qui se tient annuellement, vise à souligner la contribution particulière de Cercles de jeunes naturalistes dans leur région.Outre une contribution financière pour la remise de bourses et de trophées, la Confédération a fourni un support technique à l’organisme pour l’organisation de la conférence de presse qui précédait l’événement.L5 mm /«-A iO*1 Un Mercure pour la caisse Saint-Joseph La Chambre de commerce du Québec remettait récemment à la Caisse populaire Saint-Joseph de Hull le Mercure de l’action communautaire dans la catégorie PME.Le Centre hospitalier régional de l’Outaouais, la Cabane en bois rond pour les aînés, le Centre des jeunes sans emploi de Gatineau et le Salon du livre de l’Outaouais ont été les principaux bénéficiaires de l’aide financière accordée par la caisse en 1988 — au total près de 200 000 $ — qui lui a d’ailleurs valu ce prix.Ce n’est pas la première fois que la caisse Saint-Joseph se signale par son engagement social exceptionnel.La caisse s’est en effet classée finaliste au concours des Abeilles d’or de la Fédération de Montréal et de l’Ouest-du-Québec à plusieurs reprises.Sortie en Familles L’exposition Familles, commanditée par le Mouvement Desjardins, se poursuit jusqu’au 24 août prochain au Musée de la civilisation de Québec.Cette exposition convie le visiteur à une réflexion intéressante sur l’évolution de la famille québécoise et sur son avenir.Une sortie en famille très pertinente, il va sans dire.Desjardins au secours de l'OSQ La Caisse populaire Notre-Dame de Québec et la Fédération des caisses populaires de Québec émettaient, il y a quelques mois, une marge de crédit conjointe afin de sortir l’Orchestre symphonique de Québec (OSQj des graves difficultés financières auxquelles elle était confrontée en début d’année.Sur le point de tirer sa révérence faute d’argent, l’OSQ avait lancé un appel d’urgence à la Ville et à la population de Québec.La caisse Notre-Dame, dont l’Orchestre est membre depuis 15 ans, s’est donc portée à son secours.L’intervention de la caisse et de sa fédération fait suite à l’engagement du ministère des Affaires culturelles d’accorder une subvention à l’Orchestre cette année et à l’engagement de l’Orchestre lui-même dans un plan de redressement devant conduire à la tenue d’une campagne de sollicitation cet automne.L’OSQ et Desjardins n’en sont pas à leur première collaboration.Le Mouvement commandite, depuis quelques années déjà, une série de concerts de ce grand ensemble musical qui, soit dit en passant, est le plus ancien du Québec.C'EST CONFIRMÉ • Le directeur de la Caisse populaire de Victoriaville, M.André René, succède à M.Henri-Paul Trudel à la présidence de la Fédération des caisses populaires du Centre du Québec.M.René, qui était directeur de la Caisse populaire de Victoria-ville depuis 1965, est entré en fonction le 1er mai dernier.• Le président de la Fédération du Bas-Saint-Laurent, M.Roger Desrosiers, quitte son poste après quatre ans.M.Simon Caron de la Caisse populaire Saint-Louis du Ha! Ha! lui succède.• Le conseil d’administration de SECUR nomme M.Raymond Comtois président honoraire de cette société.SECUR souhaite ainsi rendre hommage à celui qui a été son premier président.Nouveau nom pour la Fédération de la Péninsule et des Iles La Fédération de la Péninsule et des Iles s’appelera désormais «Fédération des caisses populaires de la Gaspésie et des îles de la Madeleine», un nom qui correspond davantage à la réalité géographique et administrative de son territoire.Les dirigeants de la fédération entérineront cette nouvelle dénomination lors de leur prochaine assemblée générale annuelle le 10 juin.ANNIVERSAIRES Caisses populaires de Bienville, Château-Richer, Limoilou, Saint-Pascal-de-Maizerets, Caisse populaire des fonctionnaires du Québec (Fédération de Québec) 50 ans.Caisse populaire de Saint-Ambroise (Fédération du Saguenay — Lac-Saint-Jean) 50 ans.Caisse populaire de Saint-Anaclet (Fédération du Bas-Saint-Laurent) 50 ans.Caisse populaire Saint-Benoit (Fédération de Montréal et de l’Ouest-du-Québec) 50 ans.Caisse populaire Sainte-Cécile (Fédération du Centre du Québec) 50 ans.Caisse populaire de Saint-Thomas (Fédération de Lanaudière) 50 ans.Caisses d’économie de Alpha, des employés de Erco, H.C.L., Interaction Laurentides (Fédération des caisses d’économie) 25 ans.Caisses populaires Perpétuel-Secours de Sherbrooke, Saint-Esprit de Sherbrooke (Fédération de l’Estrie) 25 ans.Caisses populaires de Rivière-Portneuf, Saint-Nazaire-de-Dorchester (Fédération de Québec) 25 ans.Caisse populaire Saint-Justin de Montréal (Fédération de Montréal et de l’Ouest-du-Québec) 25 ans.C’est le silent ( nairU laientli soumis Le dé lel7m neniaii sou lé feara outioii, C'esi neuves desca," fiere S* * 1.191 Numéro 3, 1989 Concours international des jeunes C’est le 14 mai, à Lévis, que le président du Mouvement, M.Claude Béland, et Dr Raymond Roy, doyen de la faculté de Médecine vétérinaire de Saint-Hyacinthe, dévoilaient le nom des 18 gagnants du onzième Concours international des jeunes.Cette année, 520 000 oeuvres — 440 000 travaux d’arts plastiques et 80 000 textes — ont été soumis aux différents niveaux de sélection du concours.j Ml H s' Les lauréats du concours international des jeunes 1989.y > .Tf ( H V .% f M.Michel Rompré, responsable du dossier Éducation jeunesse à la Confédération.Entre deux et trois ans d'existence La caisse étudiante vit présentement une renaissance; en effet, la plupart des 30 caisses scolaires du secondaire n’ont que deux ou trois ans d’existence.«Il faut savoir, nous confie M.Michel Rompré, responsable du dossier Education jeunesse à la Confédération et principal organisateur de cette journée, qu’entre 1974 et 1980 il y avait 26 caisses étudiantes, mais que 16 d’entre elles ont disparu en 1984, faute d’un soutien adéquat de la part du Mouvement Desjardins.» Avec un actif qui varie entre 2000 $ et 47 000 $ et des services aussi diversifiés que le dépôt et le retrait, le compte-chèque, voire le dépôt à terme — de 1 mois à 1 an, placement minimum de 100 $ —, la caisse étudiante est une organisation autrement plus complexe que la caisse scolaire du primaire où, finalement, on se contente de recueillir les dépôts des enfants et de les acheminer à la caisse populaire.Au secondaire, nous avons affaire à de véritables entités autonomes dont le taux de pénétration varie entre 25 et 30 pour cent.Message reçu En réunion plénière, les élèves ont présenté une liste de leurs besoins qui touchent aussi bien la formation que l’information.«Les jeunes réclament, nous dit Michel Rompré, une uniformisation des services, une formation économique et coopérative plus soutenue, un meilleur encadrement de la part de la «caisse-mère», des outils améliorés et, même, un support informatique.Il faudra, le plus rapidement possible, doter les caisses étudiantes d’instruments qui dépasseront largement le simple guide de fonctionnement actuellement à leur disposition.» Dans son message de clôture, M.Alban D’Amours, premier vice-président Planification, Communications et Marketing, a pris l’engagement de présenter les demandes des caisses étudiantes au conseil d’administration de la Confédération dès cet automne et d’y donner suite dans la mesure du possible.Soixante jeunes et cinquante adultes étaient au rendez vous.LA REVUE DESJARDINS 2 5 Numéro 3, 1989 Un outil efficace pour aider nos jeunes entrepreneurs par Frank Desœr Le sens des affaires, comme la sagesse, n’attend pas forcément le nombre des années.À l’heure où on célèbre chez nous un nouvel esprit d’entrepreneurship, symbolisé par la réussite spectaculaire de sociétés comme Cascades et Lavalin, de plus en plus de jeunes Québécois veulent fonder et gérer leur propre entreprise.Ils possèdent souvent les qualités essentielles pour y parvenir: la détermination, l’imagination, la rigueur, la formation.Tout ce qui leur manque, la plupart du temps, c’est le soutien financier et technique qui leur permettrait de réaliser concrètement leurs ambitions.C’est précisément pour combler cette lacune que la Société Investissement Jeunesse (SIJ] a été créée, il y a trois ans, par le gouvernement du Québec, à la suite d’une idée lancée par Pierre-Marc Johnson au cours de la campagne électorale de 1985.La vocation principale de cet organisme sans but lucratif, qui compte aujourd’hui neuf employés relevant directement du bureau du Premier ministre, est de faciliter l’accès à l’aide financière pour les jeunes qui veulent démarrer une entreprise.De fait, la Société a déjà permis à 45 entrepreneurs québécois de bénéficier gratuitement de garanties de prêts et de services de consultation.Après quelques mois de fonctionnement, «la plupart d’entre eux ont atteint ou dépassé leurs prévisions», de préciser le directeur général de la SIJ, M.Bruno Fortier.Cela représente au total quelque 3 millions de dollars d’investissements directs dans l’économie québécoise et plus de 130 nouveaux emplois.Dans Investi pnyéea nanté le Son tyèo-( Msespaj ^nctio Numéros, 1989 26 LA REVUE DESJARDINS M.Bruno Fortier, directeur général de SU.asüiüi Dans sa démarche, la Société Investissement Jeunesse est appuyée activement par la communauté de gens d’affaires du Québec.Son conseil d’administration, présidé par nul autre que M.Claude Béland, regroupe certains des éléments les plus prestigieux et les plus dynamiques des secteurs industriel et financier.Les fonds de la Société, qui se chiffrent actuellement à 1,6 million de dollars, proviennent d’une quarantaine d’entreprises parmi lesquelles figurent la Banque Nationale, SNC, Hydro-Québec, Bombardier, Air Liquide, Cascades, La Laurentienne et le Mouvement Desjardins qui a déjà fourni un montant de 150 000 dollars.En contrepartie, les entreprises participantes profitent d’une déduction du revenu imposable de 100 pour cent du montant consenti, tant au provincial qu’au fédéral.Avec le concours précieux du secteur privé, la Société Investissement Jeunesse est donc en mesure d’offrir une garantie de prêt personnel à tout jeune entrepreneur de 18 à 35 ans qui lui soumet un projet qu’elle juge valide.Cette garantie est d’une valeur maximale de 35 000 dollars par entrepreneur.Dans le cas d’un projet qui engage plus de deux entrepreneurs, le montant total des garanties consenties ne peut excéder 100 000 dollars.Cette aide, accordée pour une durée maximale de cinq ans, permet en outre à son bénéficiaire d’avoir accès à un financement à un taux préférentiel majoré de 1 pour cent.Pour jouir de ces conditions privilégiées, le jeune entrepreneur doit préparer un plan d’entreprise et fournir une mise de fonds en argent liquide qui équivaut à au moins dix pour cent de la garantie de prêt.Pour être admissible, son projet doit être financé par une institution financière du milieu et être parrainé par une personne expérimentée dans le domaine des affaires.De plus, l’entreprise doit être en démarrage et créer au moins trois nouveaux emplois à temps plein (incluant celui de l’entrepreneur) dans un délai de deux ans.Pas dlngérence L’aide offerte par la Société Investissement Jeunesse aux jeunes entrepreneurs ne se limite pas aux garanties de prêts.Elle prend également la forme de services de conseils financiers.« La plupart du temps, une relation directe et chaleureuse se crée entre l’analyste financier et l’entrepreneur, fait remarquer M.Fortier.Cependant, ajoute-t-il, tout en assurant un suivi au projet, la Société ne cherche en aucun temps à s’ingérer dans le fonctionnement même de l’entreprise.Ce que nous souhaitons avant tout, c’est que l’entrepreneur devienne autonome le plus rapidement possible.» Dans cette perspective, la Société a lancé, cette année, un programme visant à optimiser l’utilisation des moyens de financement par les jeunes entrepreneurs.«Ce programme, précise M.Fortier, vise surtout à mieux informer les jeunes gens d’affaires sur les formes de crédit à court, moyen et long terme, de façon à ce qu’ils effectuent un choix judicieux.» Depuis deux ans qu’elle est en activité, la Société Investissement Jeunesse a reçu près de 4000 demandes d’information et 150 projets d’entreprise en bonne et due forme lui ont été présentés.«Tous ces projets ont été évalués minutieusement, selon leurs propres mérites souligne l’adjoint au directeur général de la SIJ, M.Jacques Prévost.Nous n’avons aucune préférence particulière quant à la taille ou au secteur d’activités de l’entreprise» insiste-t-il.Il n’y a en fait que les franchises et les commerces au détail qui soient généralement exclus du programme.«L’apparition de ce type d’entreprises, explique M.Prévost, donne davantage lieu à un déplacement de main-d’œuvre qu’à une véritable création d’emplois.» La gamme très large des secteurs d’activités dans lesquels évoluent les 22 entreprises qui ont bénéficié jusqu’à maintenant de l’aide de la Société est fort impressionnante.De la culture souterraine des champignons à la robotique, en passant par la production alimentaire, l’imprimerie et la construction de bateaux à voiles ultraperformants, aucun défi ne paraît vraiment insurmontable aux jeunes entrepreneurs québécois.Le dynamisme et la créativité dont ils font preuve est de fort bon augure pour notre avenir économique.Numéro 3, 1989 LA REVUE DESJARDINS Diminuer le taux de risque pour l'institution financière L’exemple de Pyrotex à Ville LaSalle est très éloquent à cet égard.Cette entreprise de confection de vêtements de protection innove aujourd’hui dans son domaine en concevant et en fabriquant des produits plus adéquats et plus sécuritaires pour les travailleurs d’usine.Son propriétaire, un jeune homme de 30 ans, M.Jean-Marc Laçasse, a obtenu, il y a deux ans, une garantie de prêt de 35 000 dollars de la SIJ pour démarrer son entreprise.De son côté, il fournissait une mise de fonds de 89 000 dollars dans un projet qui représentait, au départ, un investissement total de 200 000 dollars.«Mon entreprise n’aurait jamais pu voir le jour et connaître aussi rapidement le succès sans la précieuse collaboration que m’ont apportée à la fois la Société Investissement Jeunesse et la direction de la Caisse populaire de Sainte-Catherine Labouré à Ville LaSalle», avoue M.Laçasse.Le succès est, en effet, spectaculaire.Après seulement deux ans d’activités, l’entreprise, qui compte maintenant 17 employés, devrait atteindre un chiffre d’affaires d’un million.Elle distribue actuellement ses produits partout au Canada et commence déjà à percer sur le marché américain.Son objectif en 1990 : rien de moins que le marché européen! Afin que des expériences comme celles de Pyrotex puissent se multiplier à l’avenir, la Société Investissement Jeunesse veut inciter de nouveaux investisseurs à contribuer à son action.«D’ici quelques années, nous voulons être en mesure de financer deux fois plus de projets que nous le faisons présentement, confie M.Fortier.Toutefois, ajoute-t-il, la croissance de notre Société ne devra pas se faire aux dépens de la rigueur.Nous voulons continuer à prodiguer notre aide de manière responsable, sans modifier nos critères de base.» Dans l’immédiat, les dirigeants de la Société souhaitent surtout que les directeurs de crédit des différentes institutions financières soient plus sensibles aux avantages de leur programme d’aide.Comme le fait valoir M.Prévost, ce produit répond non seulement à un besoin des entrepreneurs, mais aussi à un besoin des institutions financières dans la mesure où il leur facilite le travail auprès des jeunes qui veulent se lancer en affaires.« Habituellement, observe-t-il, lorsqu’il y a un manque de garantie de la part de l’entrepreneur, le directeur de crédit consent à ce dernier, d’une part, un prêt personnel qui lui fournit une mise de fonds et, d’autre part, un prêt d’entreprise.La fonction de la Société est justement d’offrir cette garantie initiale, qui permet de diminuer sensiblement le taux de risque pour l’institution financière.» Ainsi, la Société Investissement Jeunesse donne davantage aux caisses la possibilité de faire affaires avec une clientèle théoriquement à haut risque, celle des jeunes entrepreneurs.Aux dires de M.Prévost, les bénéfices que l’on peut en tirer à long terme sont très intéressants.«Pour les directeurs de caisses, c’est une belle occasion d’amorcer une relation d’affaires avec des jeunes qui peuvent réussir et devenir, qui sait, d’excellents clients pendant 30 ans.Sans compter la satisfaction qu’ils peuvent éprouver à participer concrètement à la croissance économique de leur milieu.» 15^ a M.Jacques Prévost, adjoint au directeur général: «Pour des directeurs de caisses, c'est une belle occasion d'amorcer une relation d'affaires avec des jeunes.» I LA REVUE DESJARDINS Numéro 3, 1989 CONGRES ANNUEL DE L’AIESEC CVM® X « par Richard Tardif I a grande salle décorée aux couleurs des pays participants bourdonne d’activité.Les échangistes vont fiévreusement d’un kiosque à l’autre ; à tout moment les responsables de l’arbitrage appellent les représentants de deux pays pour résoudre un problème qui surgit inopinément.Qu’échange-t-on ainsi sur ce parquet similaire à celui de la Bourse?Des actions?Des obligations?Que non: des stagiaires! Car le programme d’échange de stages internationaux est sans contredit le clou du congrès annuel de l’Association internationale des étudiants en sciences économiques et commerciales (AIESEC), qui réunissait cette année 450 congressistes, du 22 février au 4 mars, au Centre municipal des congrès, à Québec.Fondée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’association, qui a son siège social à Bruxelles, vise à favoriser une meilleure relation entre le milieu des affaires et celui des étudiants, à promouvoir la coopération internationale et à fournir aux étudiants une expérience pratique avant d’entrer sur le marché du travail.Entièrement gérée par des étudiants, que ce soit au niveau international, national ou local, l’AIESEC regroupe 67 pays membres et 600 institutions universitaires.En tout, plus de 50 000 étudiants sont membres de l’AIESEC à travers le monde.AIESEC Canada a, quant à elle, été fondée en 1958 et compte près de 3500 étudiants de 3 7 universités, ce qui représente un peu moins de 10 pour cent de l’ensemble des étudiants en économie et en administration au pays.M.François Pintal, président d'AIESEC Canada, et M.Bruno Robitaille, directeur du marketing D'AIESEC, en compagnie de M.Claude Béland.Numéro 3, 1989 LA REVUE DESJARDINS Des PME aux multinationales Avec un tel effectif et une telle présence dans le monde, l’association est particulièrement bien placée pour parrainer un programme de stages qui permet à 6000 étudiants de toutes origines de se «tremper», de 2 à 18 mois, au sein d’une société étrangère.Des entreprises participantes au programme, ce sont les entreprises allemandes — 1000 environ — qui sont les plus nombreuses à offrir des stages aux étudiapts étrangers.À l’autre extrémité, on retrouve des pays comme la Papouasie-Nouvelle-Guinée qui offre six stages.On s’attendrait peut-être à ce que les États-Unis dominent la scène.Pourtant, il n’en est rien.Ce pays offre 250 stages, tout comme le Canada.Selon Bruno Robitaille, directeur du marketing d’AIESEC Canada, le phénomène s’explique par le fait que les stages en entreprise sont une formule d’apprentissage déjà ancienne, éprouvée et très populaire dans les pays d’Europe, ce qui n’est pas le cas ici.Pourtant, cette formule offre de nombreux avantages, et pour les étudiants et pour les entreprises participantes.La valeur d’un stage de plusieurs mois dans des entreprises comme la City Bank, Microsoft Corporation ou Téléglobe Canada n’est pas à démontrer.Mais l’AIESEC ne fait pas la fine bouche en ce qui concerne la taille des entreprises.Ainsi, au Québec, des V I m n V $ ™ Le congrès réunissait, cette année, 450 étudiants de toutes origines.PME comme le Motel Normandie et Oracle Audio Corporation voisinent avec des géants comme Provigo et Domtar.«Ce qui compte, précise Bruno Robitaille, c’est la qualité du stage.Un stage effectué dans une PME peut avoir une valeur marchande plus grande qu’un autre effectué dans une multinationale : tout dépend du créneau du marché du travail que vise le stagiaire.» Aux entreprises, le programme de stages de l’AIESEC donne la possibilité d’avoir accès, à moindres coûts, à un réseau de jeunes gestionnaires qualifiés.C’est aussi pour elles l’occasion de sélectionner des candidats potentiels pour leurs opérations outre-mer et un moyen efficace de recruter du personnel temporaire qualifié en période de forte demande ou pour mener à terme des projets spéciaux.Sans compter les nombreuses retombées de la présence d’un stagiaire étranger sur le plan de la motivation interne du personnel de l’entreprise et des échanges en matière de techniques et de philo- Ce n’est donc pas sans raison que le Mouvement Desjardins, qui embauche trois ou quatre stagiaires chaque année, a contribué pour 25 000 $ au financement du congrès de l’AIESEC et que M.Claude Béland a accepté l’invitation de se joindre au comité consultatif d’AIESEC Canada, à côté des Laurent Beaudoin (Bombardier], Paul Desmarais (Power Corporation] et David M.Culver (Alcan Aluminium Itée].genre faire renii rede l'info: k gésir 11, p| iatsi Un échange équitable Techniquement parlant, la mise en train du programme de stages internationaux constitue en soi un exercice de formation pour les membres de l’AIESEC.Il appartient en effet à chaque section universitaire de l’association de mettre sur pied une équipe de sollicitation qui verra à cibler son marché et à faire le démarchage auprès des entreprises susceptibles de participer au F V ' sophies de gestion.LA REVUE DESJARDINS programme.C’est là un travail difficile et long qui peut cependant donner des résultats fructueux.Car, chaque fois qu’une entreprise canadienne offre à un étudiant étranger la possibilité de venir effectuer un stage au pays, un étudiant canadien est assuré d’en faire autant à l’étranger.Cette année, les entreprises canadiennes ont ainsi permis à 250 étudiants d’effectuer un stage dans un autre pays.La façon de procéder est la suivante.D’abord, les entreprises font connaître les caractéristiques (nationalité, aptitudes, années d’études, langues parlées et écrites) qu’elles recherchent chez les candidats potentiels.À cela, elles ajoutent encore une série d’informations sur la nature du travail à accomplir, les dates et la durée du stage.De leur côté, les membres de l’AIESEC précisent, à leur tour, le genre de stage qu’ils souhaitent faire et le pays où ils veulent se rendre.Les domaines les plus recherchés sont la comptabilité et l’informatique, mais aussi le marketing, l’économie, la finance et la gestion.Par la suite, l’ordinateur de l’AIESEC repère l’étudiant le plus Une fois la sélection informatique faite, les délégués de chaque pays se rencontrent pour s’assurer que les demandes des entreprises et les voeux des étudiants concordent.Comme il arrive que l’ordinateur sélectionne un candidat qui est à la limite des exigences de l’entreprise et que les délégués ne s’entendent pas sur l’interprétation des données qu’ils ont en main, on a prévu une procédure d’arbitrage qui permet de confirmer le choix de l’ordinateur ou de reprendre le processus de sélection du stagiaire.Un nouveau partenaire: le tiers monde Évidemment, les étudiants en sciences de l’administration qui ont une expérience du génie, qui connaissent un logiciel à peu près exclusif à une entreprise ou qui sont spécialisés dans le milieu financier japonais ne courent pas les rues.C’est pourquoi toutes les entreprises et tous les candidats ne sont pas jumelés.Comme l’explique Bruno Robitaille: «Le taux de réussite de placement des étudiants est d’environ 85 pour cent.Bon an mal an, 20 pour cent des stagiaires ont un diplôme de maîtrise, 65 pour cent viennent de terminer leurs études de premier cycle et le reste, 15 pour cent, ne sont pas encore diplômés.» L’AIESEC s’occupe des permis de travail temporaire, du logement et de l’encadrement socioculturel des stagiaires.Les stagiaires, pour leur part, paient le transport mais, en général, les entreprises hôtes se font un plaisir d’assumer ces frais pour eux.Bien sûr, une telle pratique pose certains problèmes aux entreprises ou aux gouvernements des pays en voie de développement.Toutefois, depuis quelques années, ces pays jouent un rôle de plus en plus important dans l’économie mondiale et, par voie de conséquence, au sein de l’AIESEC.Conscients du potentiel que représentent, pour l’avenir, les pays en voie de développement et de l’importance de soutenir la formation des gestionnaires dans ces pays comme celle de gestionnaires canadiens familiers avec les problèmes qu’on y rencontre, AIESEC Canada a signé un accord avec l’Agence canadienne de développement international (ACDI).Par cet accord, l’ACDI s’engage à verser 50 000 $ à l’AIESEC afin d’accroître les échanges de stagiaires entre le Canada et les pays du tiers monde.Cet argent servira à payer les frais de transport des stagiaires et à améliorer leur séjour en leur permettant de participer à des séminaires spécialisés et de visiter des villes et des entreprises.Les premiers effets de l’accord se sont fait sentir cette année: des 250 stagiaires que le Canada envoie à l’étranger, 50 se rendront dans des pays en voie de développement.Pour Bruno Robitaille, c’est là la preuve d’un processus irréversible par lequel se concrétisera le thème du congrès de cette année : « L’unité dans la diversité — la clé du progrès».qualifié dans un groupe de candi dats présélectionnés.Deux représentantes du Maroc au congrès Numéros, 1989 LA REVUE DESJARDINS 3 ] unpeuD'HISTOIRE ALPHONSE DESJARDINS AYAIT-IL UN DAUPHIN ?par Guy Bélanger n décembre 1945, Cyrille Vaillancourt présente Joseph-Kemner Laflamme comme le «premier successeur» d’Alphonse Desjardins.¦ Selon lui, Laflamme avait de l’étoffe: «(.) en tout temps, la Divine Providence prodigue à certains hommes des qualités qui en font des chefs, des meneurs, où qu’ils vivent.M.Joseph-K.Laflamme fut de ceux-là: taillé en hercule, intelligence supérieure, voix prenante, franc, loyal, travailleur, il n’y avait qu’une place pour lui : la première1.» De 1921 à 1926, J.-K.Laflamme contribue à l’oeuvre des caisses populaires, surtout dans la région de Québec.L'ingénieur civil Joseph Laflamme naît le 18 mars 1884 à Sainte-Hénédine, comté de Dorchester.Peu de temps après sa naissance, ses parents s’établissent à Lévis.Après de brillantes études au Collège de Lévis et à l’Université Laval, le jeune Laflamme entreprend une carrière d’ingénieur civil.Embauché par la compagnie du Transcontinental, il ne tarde pas à être nommé ingénieur de division.Cette première expérience lui permet de travailler à son propre compte quelques années plus tard.En 1911, J.-K.Laflamme effectue un long voyage en Europe de l’Ouest, où il étudie le génie civil.De retour M.Joseph Kemner Laflamme, président fondateur de l'Union régionale de Québec et de la Caisse centrale Desjardins de Lévis.32 LA REVUE DESJARDINS au pays, il entre au service de la Compagnie de Pulpe de Chicoutimi.C’est toutefois à Québec qu’il épouse Marie-Florence King, le 16 juillet 1912.Cette union donnera trois filles.Deux ans après son mariage, Laflamme s’installe à Lauzon pour diriger les travaux de construction de la cale sèche Champlain.Par la suite, il est transféré au département fédéral des travaux publics à Québec, où il occupe les fonctions d’ingénieur de district jusqu’à sa mort.L'édile Outre ses obligations professionnelles, Joseph-Kemner Laflamme s’intéresse à la politique municipale.Le 26 mars 1919, il est élu échevin de la Ville de Lévis.L’administration municipale lui confie alors la présidence du département de la voirie.Partisan de la modernisation des équipements urbains de Lévis, J.-K.Laflamme se distingue par d’importantes réformes, dont une politique des «bons chemins» qui est couronnée de succès.Lévis vers 1930.lit ï -nr if il SS 8 SB Les efforts de J.-K.Laflamme ne tardent pas à porter leurs fruits.Comme le maire Noël Belleau doit démissionner pour des raisons de santé, Laflamme est désigné pour lui succéder le 15 octobre 19202.Toutefois, la conjoncture ne lui est guère favorable, car les réalisations de l’administration Belleau ont alourdi la dette municipale qui frôle le million de dollars.La carrière du maire Laflamme est donc de courte durée: il est défait aux élections municipales du 14 mars 1921.Malgré cet échec, J.-K.Laflamme demeure un observateur attentif de la scène municipale à Lévis.Le 15 novembre 1922, par exemple, il prononce une conférence remarquée sur la dette municipale devant la Chambre de commerce de Lévis3.Parallèlement, Joseph-Kemner Laflamme s’engage dans d’autres activités de la société lévisienne.Au cours de 1922, il est successivement élu président fondateur de la Société Saint-Jean-Baptiste de Lévis (le 2 juin), et grand chevalier du conseil local des Chevaliers de Colomb (le 18 septembre).En outre, il participe chaque année à une retraite fermée à la Villa Manrèse de Québec.Une crise de leadership À l’instar d’Alphonse Desjardins, Joseph-Kemner Laflamme compte sur un important réseau de relations sociales dans la région de Lévis.Les deux hommes se tiennent récipro- AV % Iv quement en haute estime.Selon certaines sources, Desjardins aurait même désigné Laflamme comme son « successeur immédiat » à la tête du mouvement des caisses populaires4.J.-K.Laflamme a-t-il vraiment été le dauphin d’Alphonse Desjardins?Nous ne pouvons répondre à cette question avec certitude.Mais il est intéressant de souligner que la carrière active de Laflamme dans les caisses populaires coïncide avec deux événements qui perturbent fortement le jeune mouvement.Dans la mesure où Alphonse Desjardins jouait, en quelque sorte, le rôle d’une «fédération», son décès en octobre 1920 plonge les caisses populaires dans une crise de leadership.Comme il n’a pu mener à terme son projet de fédération et de caisse centrale, ses collaborateurs prennent le flambeau dans leurs régions respectives.Outre ce vacuum à la tête du mouvement, les caisses populaires se ressentent durement de la crise économique de 1921.Les effets combinés de ces deux événements incitent les caisses à parfaire leur organisation et à resserrer leurs liens5.De 1920 à 1925, on assiste à la fondation des quatre premières unions régionales.Numéros, 1989 LA REVUE DESJARDINS Sa «grande oeuvre» Dans ce contexte, Joseph-Kemner Laflamme devient l’homme de confiance de plusieurs dirigeants lévisiens des caisses populaires, parmi lesquels le chanoine Philibert Grondin.Le 26 décembre 1921, J.-K.Laflamme est élu administrateur de la Caisse populaire de Lévis.Son ascension est rapide.Un an après son élection, il siège à un comité chargé d’étudier la création d’une caisse centrale à Lévis.A l’été 1923, l’Union régionale de Québec approuve en principe ce projet.Elu président de l’Union le 2 octobre 1923, J.-K.Laflamme reçoit «(.) l’ordre de fonder une Caisse centrale (.)6».Malgré plusieurs obstacles, J.-K.Laflamme parvient à rallier les caisses populaires: «Ses connaissances très approfondies de la comptabilité, son esprit net d’organisation, son dévouement inlassable et surtout le devoir qu ’ il mit à sa tâche, lui attira (sic) la confiance de toutes les caisses7.» Il bénéficie de l’appui empressé de l’abbé Grondin qui s’efforce de le faire connaître auprès du public8.Fondée le 8 mai 1924, la Caisse centrale Desjardins de Lévis sera la « grande oeuvre » de J.-K.Laflamme.Selon le président Joseph-Kemner Laflamme, l’Union régionale de Québec — et sa Caisse centrale Desjardins de Lévis — représente «un phare (.) construit fort et puissant», dont les caisses affiliées doivent suivre fidèlement les enseignements.Soucieux de s’adjoindre de nouveaux collaborateurs, Laflamme convainc Mgr J.-A.Langlois de désigner l’abbé Emile Turmel propagandiste des caisses populaires dans le diocèse de Québec.Sa correspondance avec l’évêché lui permet d’énoncer brièvement son plan d’action: « Cette nomination nous permettrait de pousser plus activement la propagande, de surveiller plus étroitement le travail des Caisses déjà existantes et de développer avec méthode le mouvement de fondation de nouvelles Caisses9.» Comme l’évoque avec nostalgie Cyrille Vaillancourt, « celui sur qui nous fondions tant d’espérance» connut une fin tragique 10.Après un séjour d’un mois à Havre-Saint-Pierre sur la Côte-Nord à l’automne 1926, Joseph-Kemner Laflamme s’embarque à bord du Guide, un navire en partance pour Québec.Le soir du 15 octobre, le Guide affronte une mer déchaînée près de Godbout; c’est le drame.Les flots agités provoquent un brusque déplacement de la cargaison.En trois minutes, le navire est perdu, corps et biens.Sur les 16 personnes à bord, on compte 11 disparus, parmi lesquels J.-K.Laflamme.Il n’avait que 42 ans11.La mort tragique de Joseph-Kemner Laflamme sème la consternation dans la région de Québec, particulièrement sur la rive sud.A Lévis, son souvenir est évoqué abondamment12.C’est le bulletin La Vie nouvelle, publié par l’Oeuvre des retraites fermées, qui lui rend l’hommage posthume le plus significatif.En décembre 1927, Cyrille Vaillancourt y présente Joseph-Kemner Laflamme comme un des modèles de «l’élite catholique».A ce titre, Laflamme côtoie des personnalités comme Barthélémy Joliette, Jules-Paul Tardivel, Sir Joseph Dubuc et Jérôme-Adolphe Chicoyne13.• 1./fl Revue Des/ordins, vol.XI, n° 10, p.184.• 2.Pour l'essentiel, les informations qui précèdent sont tirees de L Action catholique, 18 octobre 1920, p.2.• 3.LAFLAMME, J.-K.ta dette de la cité de Lévis: son fonctionnement depuis la fondation de la ville iusqu'à date.Lévis, s.n., 1922, 11 p.• 4.Voir notamment ta Revue Desjardins, op.cit, vol.38, n° 2, p.28.• 5.Ibid., vol.Il, n° 3, pp.29-31.• 6.Idem.• 7.Idem.• 8.Philibert Grondin, prêtre, à Jos laflamme, 23 janvier 1924, Archives de la Confédération, dossier «Personnalités: J.-K.Laflamme».• 9.J.-K.laflamme à Mgr J.-A.tanglois, 2 mars 1926, Archives de la Confédération.• 10./fl Revue Desjardins, vol.XV, n° 8, p.155.•11.te Soleil, 18 octobre 1926, p.14.•12.Voir Pierre-Georges Roy.Dates lévisiennes, vol.VIII, Lévis, s.n., 1934, pp.278-281.• 13.VAILLANCOURT, CYRILLE, «L'élite catholique.Quelques modèles: XII.MJ.-K.Laflamme», ta Vie nouvelle, vol.10, n° 12, pp.310-315.34 LA REVUE DESJARDINS Numéro 3, 1989 DES OUVRAGES par Benjamin Fortin* CHABOT, MARC Faillite et insolvabilité Édition revue et corrigée.Sillery (Québec), Presses de l’Université du Québec, 1989, 165 p.Chaque faillite d’entreprise entraîne des conséquences pour les fournisseurs, les salariés, les créanciers et les actionnaires de l’entreprise qui risquent de perdre des sommes importantes.Quelles sont les règles qui régissent la liquidation ou le redressement d’entreprises insolvables?Quels sont les impacts pour les diverses parties, créanciers garantis ou non garantis?Comment élaborer une proposition attrayante pour tous?Voilà quelques-unes des questions auxquelles répond ce volume qui vise avant tout à nous familiariser avec le domaine de l’insolvabilité.L’auteury explique les plus importantes dispositions de la Loi sur la faillite, mais aussi la nature et l’étendue des droits des créanciers garantis.Comme l’insolvabilité débouche plus souvent sur une mise sous séquestre, l’accent est mis sur les droits dont disposent les créanciers garantis lorsque leur débiteur est insolvable.Faillite et insolvabilité s’adresse tout d’abord aux comptables, d’où la rédaction d’un chapitre sur les rapports spéciaux en ce domaine: bilan de réalisation éventuelle, rapport de liquidation, propositions concordataires.Enfin, cet ouvrage sera aussi utile au gestionnaire pour qui une connaissance générale de la procédure à suivre lorsqu’une entreprise éprouve des difficultés est nécessaire.DUPONT, ANTONIN Dictionnaire pratique, Difficultés linguistiques du monde municipal Boucherville (Québec), Les Publications Proteau, 1988, 261 p.Antonin Dupont et Lorenzo Proteau sont respectivement président de la Caisse populaire Henri-Bourassa à Montréal et employé de l’Assu-rance-vie Desjardins.Nous sommes heureux de signaler leur contribution à l’amélioration de la qualité du français écrit et parlé dans le monde municipal.Engagé dans la vie politique comme conseiller municipal, Antonin Dupont veut tenter d’en bonifier le langage et de soutenir les efforts de ceux qui ont le souci de la qualité du français dans leurs communications.L’auteur a dressé un répertoire des fautes qui touchent plus communément le monde municipal mais qui, sans doute, se retrouvent aussi dans d’autres domaines de l’activité humaine.Après avoir signalé l’erreur ou fait la mise en garde, il suggère les formes correctes et propose un exemple qui permet d’illustrer la façon d’employer le mot juste ou la bonne expression.A ces faits de langage qui pêchent contre le bon usage, il ajoute un certain nombre de termes auxquels on a donné une connotation particulière pour désigner de nouvelles réalités urbaines.Cet ouvrage doit être considéré comme un outil pratique destiné aux personnes qui, dans le monde municipal, veulent tirer profit des richesses de la langue française.ROBIN, GINETTE Plus qu'un c.v., Un «portfolio» de ses apprentissages.Guide en reconnaissance des acquis Boucherville (Québec), Éditions G.Vermette, 1988, 134 p.Le «portfolio» est un dossier personnel, documenté et systématique, constitué pour reconnaître personnellement ses acquis ou pour les faire reconnaître par une institution d’enseignement ou par un employeur.LA REVUE DESJARDINS 35 Numéro J.1989 Cet outil s’adresse à toute personne désireuse d’entreprendre une démarche de reconnaissance soit personnelle, soit institutionnelle, soit professionnelle.La reconnaissance des acquis est un processus qui commence d’abord par une reconnaissance de soi par soi et qui se poursuit par celle d’une institution d’enseignement ou celle d’un employeur.Ainsi, ce guide vous servira à élaborer votre « portfolio », défini comme le résultat d’une démarche d’autoformation, d’autoévaluation et d’auto-orientation.Globalement, il permet de synthétiser ce que l’expérience vous a appris et de démontrer la valeur de vos apprentissages.Une fois constitué, ce «portfolio» pourra être présenté à une institution d’enseignement pour une demande d’unités ou d’équivalences, ou encore être utilisé comme support à une reconnaissance professionnelle.Il peut également servir de démarche préparatoire à la rédaction de votre curriculum vitae.Que vous désiriez faire un bilan de vie, poursuivre des études, trouver un emploi, obtenir une promotion, choisir une orientation, établir un projet de formation, le «portfolio» devient votre dossier personnel en matière de formation.La culture des organisations Sous la direction de Gladys L.Symons avec la collaboration de Yves Martin.Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1988, 216 p.La culture des organisations captive l’imagination des théoriciens comme celle des praticiens.Ce concept fournit une nouvelle perspective pour la compréhension des organisations.Les organisations occupant un espace social important dans la société québécoise contemporaine, mettre l’accent sur les cultures organisationnelles devient très pertinent.Aussi, ce volume met les organisations formelles au premier plan, en rassemblant des études empiriques ainsi que des écrits théoriques originaux sur des cultures organisationnelles de la société québécoise contemporaine.En plus de représenter différents milieux organisationnels, cet ouvrage offre diverses approches analytiques et différentes méthodologies.De plus, il se veut une contribution au débat sur l’utilité et sur l’applicabilité du concept de la culture des organisations dans le milieu québécois.Le volume est divisé en deux sections; la première, intitulée « Perspectives », aborde la question suivante : « Qu’est-ce que la culture organisationnelle et comment est-elle utilisée?» La deuxième partie du livre, «Coups de sonde», est consacrée à l’étude de cas d’organisations spécifiques dans les secteurs public, parapublic et privé québécois.Ces analyses, basées sur des études approfondies et sur l’expérience des auteurs, sondent les fondements de la vie symbolique au sein des organisations.Gladys Symons conclut son introduction ainsi: «Les études sur la culture (.) nous amenant à réfléchir sur des moyens de se libérer de l’emprise technocratique (.) et (.) de la force du déterminisme technologique, (.) échapper à la conscience technocratique nous permettra d’encourager et d’entretenir la créativité et le développement qui sont vitaux pour l’épanouissement de notre société.» LAFRANŒ, JEAN-PAUL Le câble ou l'univers médiatique en mutation Éditions Québec/Amérique, 1989, 336 p.(Dossiers/Documents).La télévision évolue et se métamorphose.Et si elle a tellement changé depuis vingt ans, c’est à cause de la câblodistribution.Pour la plupart des gens, la télévision est avant tout le terminal d’où proviennent les messages audiovisuels.Mais, derrière l’image, il y a l’institution qui produit et diffuse.Le câble ou le réseau câblé est devenu un média en soi qui produit ses propres contenus et bouleverse l’ensemble des relations culturelles et des liens économiques régissant les médias entre eux.Le câble est en voie de devenir le média dominant en intégrant la télévision, le cinéma, la vidéo, les nouvelles technologies, l’ordinateur domestique et les téléservices et de se positionner au centre du jeu des industries culturelles de l’image et de l’information.Ses potentialités conduisent à une nouvelle façon de vivre le quotidien.Ce volume nous permet d’entrer dans l’univers médiatique et de comprendre les grands axes de sa mutation.À ce titre, il arrive à point.36 ! LA REVUE DESJARDINS Numéro 3, 1989 . Canada Postes Post Canada Postage paid Port paye Bulk En nombre third troisième class classe QUÉBEC 1981 Port de retour garanti par: La Confédération des caisses populaires et d’économie Desjardins du Québec 100, avenue des Commandeurs Lévis, Québec G6V 7N5 : ’ £?- -, .V - ;-v.r- ,¦r ^ .1 9 Ile d’Orléans Benoît East Huile
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