Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins
Éditeur :
  • Québec :La fédération des caisses populaires,1941-2004
Contenu spécifique :
Supplément 1
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Ligne de communication,
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (10)

Références

Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins, 1997, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Volume 4, numéro 2 Automne 1997 DEVELOPPEMENT INTERNATIONAL DESJARDINS * I * «LE TRANSFERT D'EXPERTISE, ÇA SE GÈRE ! Karl Langlais, économiste et homme de terrain i » Au pays des hommes intègres Pour des interventions efficace «Le transfert d'expertise, ça se g D epuis 1990, le contexte dans lequel prennent place les interventions en développement international a bien changé.Les budgets alloués par les gouvernements au développement international diminuent d'année en année, les Canadiens étant de moins en moins convaincus de l'efficacité de l'aide.La chute du bloc socialiste et sa conversion à l'économie de marché modifient également les données.L'internationalisation du modèle économique néo-libéral à l'échelle de la planète, ou presque, a fait en sorte que certains acteurs, jusque-là présents mais moins sollicités, ont pris une place déterminante dans l'aide aux pays en développement.' Nat Maurice Gaucher, directeur du projet I de DU) en République tchèque, anime K une formation s'adressant aux employés Mifc locaux du réseau.-*¦ Finalement, les exigences des principaux bailleurs de fonds, l'Agence canadienne de développement international (ACDI), la Banque mondiale et les diverses banques de développement, demandent, plus que jamais, que les interventions se traduisent par des résultats concrets.C'est dans ce contexte nouveau que DID est appelé à se pencher sur le type d'intervention qu'est le sien, en particulier en matière de transfert d'expertise.NOUVELLE RÉALITÉ, NOUVELLES EXIGENCES D'une part, depuis quelques décennies, DID participe activement à l'émergence de nouveaux réseaux financiers coopératifs.C'est en quelque sorte une assistance «clés en main»; on aide à la création de caisses locales et à la formation de fédérations.Des expériences de ce type sont en cours actuellement, par exemple, au Burkina Faso, au Sénégal, au Mali, en Côte d'ivoire.D'autre part, de plus en plus DID doit composer avec des réseaux déjà existants, qui bénéficient d'une infrastructure relativement élaborée ainsi que d'une culture d'entreprise et de pratiques déjà bien ancrées.Il faut donc que DID adapte ses méthodes à des partenaires dont les besoins diffèrent sensiblement des coopératives en début de fonctionnement.En page couverture : André Zizka, conseiller pour le programme de revitalisation du mouvement coopératif haïtien en compagnie d'un employé local.Ainsi, il peut arriver que des outils, qui ont fait leur preuve ailleurs, ne réussissent pas dans un autre contexte et que le transfert d'expertise qui les accompagne ne se réalise pas.Pourquoi ?Des expériences récentes avec des partenaires d'Asie et d'Amérique latine n'ont pas donné les résultats escomptés, en grande partie parce que les partenaires n'ont pas pu ou voulu absorber l'expertise fournie.C'est en tenant compte de cette nouvelle problématique que DID a convenu de revoir l'ensemble de ses moyens d'intervention à l'étranger : les méthodes et les processus, le design même du projet et sa gestion, les avis techniques et les interventions ponctuelles et, finalement, les différentes activités de formation.«Fondamentalement, DID fait du développement et du renforcement organisationnel, dit Anne Gaboury, qui a réalisé plusieurs mandats en gestion de changement; le succès de ses interventions repose donc entièrement sur sa capacité à transférer son expertise de façon performante.Et, dit-elle avec conviction, le transfert d'expertise, ça se gère».UNE HABILETÉ À DÉVELOPPER Pour bien transférer de l'expertise, il faut non seulement maîtriser le contenu, mais il faut aussi posséder le savoir-faire et le savoir-être associés au processus de transfert.Un coopérant ne peut donc plus se contenter d'être un expert dans tel ou tel domaine : üi doit être aussi un bon gestionnaire d?transfert et un excellent formatifir en contexte interculturdL^M^ Pierre I.arocque, €trecteur Planification, instrpn#ntation et développement à DfD, est on ne peut plus clair sur les difficultés que pose le transfert d'expertise.«Lorsque nous implantons un réseau de caisses dans un pays qui n'en avait pas, nous avons peu de problématique de transfert; nous l'organisons de toutes pièces, selon nos méthodes et notre vision de la coopération.Mais, avec des réseaux déjà constitués, nous n'avons aucune garantie que l'expertise que nous apportons à notre partenaire sera implantée.Et si le partenaire ne les intègre pas, quelle que soit la raison, cela interroge nos processus de transfert.» Un partenaire qui a ses façons de faire n'est pas toujours prêt à les changer, même s'il est conscient que de nouvelles méthodes pourraient lui apporter des bénéfices.Pierre Larocque précise qu'il faut également tenir compte de la capacité d'absorption du partenaire.«Il n'y a pas si longtemps, nous pouvions effectuer de 10 à 12 missions annuelles chez un partenaire ; il n'est pas certain que cela soit une stratégie optimale.» L., POSER LES QUESTIONS AUTREMENT Revoir ses processus de transfert oblige DID à poser les questions autrement, dira Pierre Larocque.«Il faut définir avec le partenaire ses orientations, son positionnement à plus ou moins long terme; où veut-il être dans cinq ans ?Quel réseau de distribution de services entend-il privilégier : des caisses ?des comptoirs ?Veut-il développer une expertise en services conseils ou en services courants ?» Pour Pierre Larocque, il appartient au partenaire de définir ses besoins et les paramètres des changements qu'il souhaite.Certes, cela oblige DID à revoir ses méthodes de diagnostic.Pour Anne Gaboury, un bon diagnostic est fondamental.Il est en quelque sorte le gage de succès de toute intervention.En effet, si la capacité d'absorption du partenaire n'est pas bien évaluée au départ, il sera difficile de redresser la situation en cours de route.Car le but ultime de tout transfert d'expertise est de faire en sorte que le partenaire se l'approprie, c'est-à-dire qu'il puisse y apporter les modifications nécessaires et l'appliquer à sa propre réalité.D'où le besoin de raffiner continuellement les outils d'intervention.En dressant le bilan de ses moyens d'action, DID vise essentiellement à optimiser chacune de ses interventions et à enrichir ainsi son expertise.Par exemple, lors des deux semaines de formation auxquelles sont soumis tous les conseillers terrain, deux jours seront consacrés au transfert d'expertise et à sa problématique.De même, précise Pierre Larocque, «les rapports au retour d'une mission devront être plus pointus, ils devront nous indiquer clairement ce qu'il faut surveiller dans les mois et les années à venir».Anne Gaboury abonde dans le même sens : «Une mission, dit-elle, doit permettre de récupérer les innovations et de tirer des leçons des succès comme des échecs.Et il ne faut pas oublier que le transfert d'expertise ne se fait pas seulement dans un sens.Nous avons aussi des choses à apprendre de nos partenaires et de certaines expériences vécues au Sud.» Beaucoup plus qu'un simple brassage d'idées, cette vaste interrogation sur l'approche et les outils qui soutiennent le transfert d'expertise et, partant, l'action de Desjardins à l'étranger vise à faire de DID un acteur encore plus proactif et plus systématique dans ses interventions, des interventions conçues sur mesure pour chaque partenaire.Car c'est à sa capacité de s'adapter à un nouveau contexte que l'on juge du dynamisme d'une organisation, et DID tient absolument à ne pas faire mentir la réputation d'efficacité qu'il s'est acquise depuis plus de 25 ans.LA CAISSE POPULAIRE DE SAINT-DAVID : TERRE D'ACCUEIL «Quand nous recevons des visiteurs étrangers, nous ressentons beaucoup de fierté.» Gilles Bruneau est directeur de la Caisse populaire de Saint-David à Lévis.Il reçoit assez régulièrement des délégations que DID accueille en sol québécois.Récemment encore, cinq coopérateurs du Pérou sont venus chez lui voir comment fonctionnent les rapports de gestion.Le 3 octobre dernier, il recevait une dizaine de personnes de la République tchèque pour une demi-journée.Cette fois, les échanges ont porté sur les services courants et sur le rôle des dirigeants élus.La caisse populaire est un des lieux privilégiés pour initier les visiteurs de DID aux techniques et au savoir-faire de Desjardins.«Nous ne manquons jamais de souligner la présence de nos visiteurs étrangers dans le journal local : ça montre que Desjardins est un mouvement solide, prêt à partager son expertise avec d'autres.C'est notre façon à nous de pratiquer l'intercoopéra-tion», conclut Gilles Bruneau.iVf.Gilles Bruneau, directeur de la Caisse populaire Desjardins de Saint-Daind 3 Q uand on pense à ce qui fait ou défait le succès d'une institution financière, c'est d'abord sa fiabilité qui nous vient à l'esprit.Lequel d'entre nous confierait ses économies à une institution qui ne ferait pas montre, dans sa gestion des capitaux, de prudence, de compétence et de probité ?Les caisses populaires du Burkina Faso ne font pas exception; aussi se sont-elles dotées de mécanismes de surveillance inspirés de ceux que l'on retrouve au Québec.Avec l'aide de Développement international Desjardins (DID), elles poursuivent leurs efforts, à mesure qu'elles se développent, pour garantir à leurs membres une sécurité toujours meilleure.Le nom «Burkina Faso» ne signifie-t-il pas justement «pays des hommes intègres» ?Sa population de 10 millions d'habitants vit surtout d'agriculture et d'élevage.Dans cette contrée autrefois nommée Haute-Volta, on parle une trentaine de langues et de dialectes, en plus du français; le régime gouvernemental est de type républicain et démocratique.Le projet de soutien du Réseau des caisses populaires au Burkina Faso (RCPB) est le plus ancien projet actif de DID en Afrique.En effet, Desjardins y joue un rôle depuis 1972.TROIS NIVEAUX, COMME AU QUEBEC «La plupart des opérations de surveillance financière s'effectuent encore manuellement», relate Louis Babineau, chargé de programmes à DID.Comme ici, des dirigeants bénévoles sont élus parmi les membres au sein d'un conseil d'administration, d'un conseil de surveillance et d'une commission de crédit (une structure récemment abolie au Québec).À la surveillance des dirigeants s'ajoute le travail du directeur de la caisse qui, dans la gestion de ses opérations quotidiennes, exerce lui aussi une fonction de contrôle et de vérification très importante à ce premier niveau.Confiance et sécurité financière Au «pays des hommes éKÊËBÊk intègres» Les 47 caisses populaires du RCPB sont regroupées au sein de deux unions régionales; celles-ci fournissent aux caisses des services techniques.Des conseillers effectuent un contrôle hebdomadaire et mensuel auprès de toutes les caisses, et le travail de chaque directeur fait l'objet d'une supervision, car, les opérations étant manuelles, les transcriptions comportent des risques d'erreurs.Une toute nouvelle fédération, dont le rôle est lié essentiellement à la surveillance et à la sécurité financière, chapeaute désormais les deux unions régionales du RCPB.Un fonds de sécurité a été constitué pour le cas où une caisse ferait face à un grave problème de rentabilité.Évidemment, chaque caisse doit aussi se constituer un fonds de réserve qui sera son premier recours.Louis Babineau signale que les coopératives d'épargne et de crédit ont cinq ans pour atteindre les ratios de capitalisation fixés dans les statuts et les règlements.Si, passé ce délai, le ratio entre les fonds propres et l'actif est moindre, la caisse doit obligatoirement se doter d'un plan de capitalisation en vue de combler l'écart.Les Burkinabés n'ont pas à leur disposition, comme les Québécois, une assurance dépôt qui les protège contre les pertes des institutions financières.Par ailleurs, l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), dont fait partie le Burkina Faso, a adopté récemment un cadre législatif destiné à régir les coopératives financières.DES MESURES POUR «VOIR VENIR» La création d'une fédération a constitué, pour le réseau burkinabé, un pas de plus vers l'autonomie.Quel sera le rôle de DID dans la suite des événements?DID aidera le réseau à se doter d'outils, de gestion et de prévision financière.On envisage notamment l'établissement d'une base de données qui faciliterait la production de différents rapports de gestion.C'est une étape de plus dans l'implantation de mécanismes de sécurité et de surveillance financières.LA SECURITE FINANCIÈRE DANS UNE CAISSE DU VIÊT-NAM Voici quelques-uns des éléments du filet de sécurité financière qui protège les membres des caisses du Viêt-nam, un pays où l'économie est sous le contrôle du gouvernement central : • Le niveau de capitalisation exigé des caisses est de 14,62 %, un ratio assez élevé qui protège l'épargnant en cas de difficultés temporaires de la caisse; • Les dépôts de la majorité des caisses sont assurés par la Bao Viet, une compagnie d'assurance qui appartient à l'État; • En plus d'être le maître d'oeuvre de la réglementation, la Banque centrale du Viêt-nam inspecte les caisses et contrôle le processus d'accréditation; • La faisabilité de la création d'un fonds de sécurité pour l'ensemble des caisses a été étudiée par DID à la demande de la Banque centrale.DID y sera également associé.On le devine sans peine, l'ensemble du processus de surveillance d'une institution financière en pays socialiste n'a pas la même résonance que dans une économie de marché! Il faut aussi considérer que la majorité des prêts comportent une garantie et que le défaut de paiement est un phénomène pratiquement inexistant.4 Le site WEB de Développement international Desjardins : Plus qu'une pochette virtuelle d'information D éveloppement international Desjardins (DID) est désormais sur le Web.« Cette implantation sur l'inforoute était incontournable, non seulement parce que le territoire d'intervention de DID est très large, mais aussi pour des questions d'efficacité et d'économie », estime Nadine Blackburn, responsable des communications.Désormais les internautes, qu'ils soient partenaires ou clients de DID, bailleurs de fonds, dirigeants, employés ou membres du Mouvement, chercheurs, étudiants ou simplement curieux, peuvent tout savoir sur l'organisme, son historique, ses champs d'expertise et les projets en cours sur quatre continents.Et en trois langues, s'il vous plaît ! Loin d'être un gadget pour les branchés, le site Web de DID s'impose, en effet, comme un outil de travail essentiel en contexte de développement international.« Il s'agit, bien sûr, d'élargir la diffusion des objectifs de DID et des actions menées, mais aussi d'échanger de l'information sans délai et en évitant les coûts liés aux frais téléphoniques ou postaux.» DES INFORMATIONS COMME DES POUPÉES GIGOGNES On accède au site Web de DID en se rendant à l'adresse «www.did.qc.ca.» Là, la page d'accueil vous ouvre actuellement deux voies que constituent l'institution et les activités regroupées sous le chapitre Expertise et projets en cours.Cette mégambrique se divise elle-même en trois avenues d'exploration : Champs d'expertise, Projets en cours, Sensibilisation au développement international.Derrière ces portes défilent ensuite une quinzaine de documents, interreliés par plusieurs raccourcis, qui développent différents thèmes suivant une logique continentale et thématique.En fonction du choix de l'internaute, ces chemins sont, en effet, susceptibles d'aboutir à des fiches présentant les projets de DID.Voulez-vous, par exemple, savoir où et comment DID favorise l'accès pour les femmes aux services financiers ?Vous y arriverez directement par l'avenue Champs d'expertise, en cliquant sur le sous-titre Femmes et services Développement International Desjardins 30S ?| Bac* o oA a # fil; A" * «voriles Lar.j*r Sroaüw §a Développement international D 150, avenue des Commandeurs Lévis (Québec), Canada .ca financiers et en continuant vers les fiches consacrées aux projets.Vous pourrez également y parvenir par le chemin des écoliers en explorant tour à tour les pages consacrées aux différents continents, aux pays et aux projets eux-mêmes.UNE AGORA VIRTUELLE Parallèlement à ces trajets que chaque internaute personnalise en fonction de ses préoccupations ou de sa fantaisie, des invitations au dialogue sont faites aux visiteurs.Ainsi, la fonction Échange chapeaute les pages Causerie, À l'écoute et Foire aux questions.Au début d'octobre, lors de la Semaine Desjardins, ce forum virtuel sera expérimenté au sein du Mouvement en mettant en contact des employés de caisses au Canada avec des collègues francophones, qu'ils soient au Sénégal ou en Haïti.Au cours de l'automne, trois nouveaux embranchements seront, par ailleurs, créés.Ces nouvelles voies compléteront la carte de visite virtuelle de DID en présentant les Partenaires et les clients, les Informations et actualités ainsi que les Ressources humaines.DID projette aussi la mise en place d'une version Intranet qui optimisera encore les possibilités de l'inforoute pour le fonctionnement de l'organisme.Pensons aux liens de communication interne qui reposent pour l'instant sur le téléphone, le télécopieur ou le courrier.Pensons également aux possibilités qu'offre un tel outil sur le plan du rapprochement des intervenants aux quatre coins du monde, notamment pour des discussions méthodologiques et des activités de formation.DID évalue actuellement de façon approximative le potentiel de fréquentation de son site, mais, grâce à un outil d'enregistrement intégré, l'organisme pourra quantifier de façon exacte le nombre de ses visiteurs et leur pays d'origine.Ces informations permettront d'adapter encore plus finement le contenu du site aux besoins des per- sonnes qui le fréquentent.Le suivi du dossier dans son ensemble tout comme l'actualisation des informations contenues dans le site représentent, en effet, des éléments importants du projet.Selon Mme Blackburn, une partie des mises à jour sera effectuée à l'interne alors que, deux ou trois fois par an, l'intégration de changements plus substantiels sera confiée aux concepteurs du site.Ces concepteurs ont d'ailleurs dû tenir compte du souci d'offrir un outil technologique qui soit léger et accessible au plus grand nombre, sans pour cela négliger sa qualité visuelle.Chez DID, on sait, en effet, que les partenaires des pays en développement doivent souvent utiliser des versions anciennes de logiciels de communication ou de navigation.Le coût de cette réalisation sera vite amorti, si l'on tient compte des économies qui en découleront, entre autres au niveau de l'impression et du support papier des incontournables pochettes d'information.Dorénavant, où qu'elle soit, toute personne intéressée par ce document pourra le commander instantanément à son imprimante.Il va sans dire qu'un lien privilégié sera établi entre le site Web de DID et celui du Mouvement, le «desjardins.com».J KARL LANGLAIS A Economiste et homme de terrain A u Sénégal, les activités quotidiennes de Karl Langlais varient davantage que la température, au beau fixe toute l'année.«Chaque matin me réserve des défis différents», explique cet économiste devenu directeur de projet chez Développement international Desjardins.Ainsi, depuis deux ans, il a pressenti des centaines de leaders naturels pour les inciter à s'engager dans la création de caisses d'épargne et de crédit; il a accordé des entrevues aux médias pour faire connaître le projet à la population; il a contribué à la mise en place des plans de gestion, des systèmes comptables et des outils de formation pour les caisses.Il lui est même arrivé de compter, avec les nouveaux membres, des billets de banque humides accumulés dans un matelas ou un faux plafond.«Il s'agit pour notre équipe d'assurer, conjointement avec les Sénégalais, l'établissement d'un réseau de caisses d'épargne et de crédit dans la banlieue de Dakar», précise M.Langlais qui se réjouit du chemin parcoum.L'objectif de créer 20 caisses en cinq ans a été dépassé en deux ans et demi; celui d'atteindre 15 000 membres le sera bientôt.«Nous sommes en avance de deux ans sur notre plan d'action, dit-il en ajoutant que, dès le départ, DID avait misé sur la rapidité.Nous savions, en effet, que, compte tenu de la concurrence et de l'urgence des besoins de la population périurbaine de Dakar, la pérennité du projet ne serait assurée que par l'atteinte rapide d'une masse critique de membres et d'épargnants.» Cette approche, orientée davantage vers le développement d'institutions financières et la prestation de services efficaces que vers l'éducation coopéra- tive théorique, avait été adoptée avec succès au Mali.Selon M.Langlais, le principe de base qui guide DID est le suivant : une institution financière ne durera et ne sera utile aux populations que si elle est rentable.Et elle sera rentable si services de qualité, contrôle des coûts, promotion et proximité se conjuguent quotidiennement.UN PARCOURS t ÉCLECTIQUE Karl Langlais est venu chez DID dans la foulée d'un cheminement qu'il qualifie de peu orthodoxe au sein du Mouvement Desjardins.«Lorsque j'ai quitté le Conseil du Trésor en 1980 pour entrer à la Confédération des caisses populaires et d'économie Desjardins, on m'a confié des responsabilités en gestion des ressources humaines.» Par la suite, il travaillera en planification stratégique puis en développement des systèmes.«Grâce à ce parcours qui m'a amené dans trois vice-présidences, je me suis bâti une expertise solide dans le domaine bancaire mutualiste», explique-t-il.Cette expertise basée sur la vision d'ensemble d'un projet a intéressé DID qui, en 1994, lui confiait le soin de s'associer aux Sénégalais dans la création de ce réseau de caisses.Tout était à faire.Il fallait d'abord démontrer que ce projet de coopérative financière était différent de ceux qui, en raison d'une mauvaise gestion ou d'une éthique douteuse, avaient échaudé la population sénégalaise.Il fallait identifier au sein de la communauté les personnes aptes à agir comme moteurs du projet et à diriger les caisses par la suite.«Trouver ces acteurs a représenté l'un de nos principaux défis, commente M.Langlais.Dans cette société qui s'adapte aux exigences de l'économie de marché, les valeurs privilégiées dans un mouvement comme celui de Desjardins ne vont pas de soi.D'ailleurs, un certain nombre des personnes qui s'étaient montrées intéressées se sont désistées, lorsqu'elle ont pris conscience des exigences du projet, notamment sa rigueur de gestion et son haut niveau d'éthique.» Les Sénégalais sont le moteur du changement.LH CHANGEAI LES SÉNÉGAfflîS Actuellement, plus de 350 Sénégalais et Sénégalaises dirigent les 21 caisses établies autour de Dakar.Grâce à ce noyau de leaders, un changement de mentalité s'opère tout doucement dans ces milieux pauvres mais dynamiques.M.Langlais raconte : «Même si la majorité des caisses ont moins d'un an et si leur mise en réseau ne remonte qu'à quelques mois, nous constatons déjà un sentiment d'appartenance.» «Nos membres proviennent de milieux modestes qui, jusqu'à présent, n'avaient accès à aucun service bancaire, dit-il.N'oublions pas que dans ce pays, pour ouvrir un compte dans une banque traditionnelle, il faut déposer l'équivalent d'au moins 750 $.Les caisses regroupent donc le plus souvent des personnes qui mènent une petite activité économique dans leur milieu.» Karl Langlais a plongé avec sa famille dans cette expérience qu'il qualifie de fabuleuse.Mais, au-delà de l'intérêt humain et culturel de l'aventure, le défi d'assurer la permanence de l'outil économique reste le cœur de sa motivation.LE SÉNÉGAL Ce petit pays de l'Afrique de l'Ouest compte environ huit millions d'habitants.La langue officielle y est le français, mais on y parle surtout le wolof, langue issue d'un long processus de brassage ethnique.Cette ancienne colonie française s'est beaucoup appauvrie au cours des dernières années, notamment en raison de la dévaluation du franc CFA.Le Sénégal est l'un des premiers pays à se doter de processus et d'institutions démocratiques. RAYONNEMENT KSIARDINi LES VISITEURS ÉTRANGERS Développement international Desjardins accueille chaque année des stagiaires et des visiteurs en provenance de nombreux pays.Ceux-ci sont désireux de connaître le modèle Desjardins et de parfaire leurs connaissances à l'égard de certains volets du modèle coopératif québécois.Au cours des mois de janvier à août 1997, Desjardins a été l'hôte de 65 représentants des pays suivants : ASIE Julian Payne, directeur exécutif, de la Banque asiatique de développement.BAHAMAS Deux représentants de la Bahamas Coop League et une représentante du Department of cooperative Development.CALIFORNIE Trois représentants de Freedom from Hunger.CHINE Onze représentants du gouvernement et de divers organismes bancaires de Chine.COSTA RICA M.Carlos Bonilla Ayub, président de Sistema FEDECREDITO ainsi que M.Carlos Arroyo Vargas, de COOVI-VIENDA, une filiale de Sistema FEDECREDITO.EL SALVADOR M.Luis Antonio Castilho, président et directeur exécutif de la Fundaciôn Salvadorena de Apoyo Integral (FUSAI).FRANCE M.Jean-Pierre Lemelle de la Caisse française de développement.HAÏTI Cinq délégués du ministère des finances et de la Banque centrale ; douze représentants de différentes caisses appuyées par le projet de DID dans ce pays.HONGRIE Mme Julia Csanda, consultante en procédures opérationnelles pour le projet d'appui aux coopératives d'épargne de Hongrie.MAROC M.Hamad Lahrichi de la Banque centrale populaire du Maroc.MAURITANIE L'honorable Abdel Majid Kamil, ambassadeur de Mauritanie au Canada.PANAMA Onze représentants de diverses organisations coopératives de ce pays.PÉROU Cinq représentants du projet de DID (COOPAC PERU) dans ce pays ainsi qu'un représentant de la Commission épiscopale d'action sociale du Pérou.RUSSIE Mme Anastasia Ovisannikova, directrice générale de la Ligue russe d'épargne et de crédit.VIÊT-NAM Cinq représentants du réseau des caisses d'épargne et de crédit du Viêt-nam.Ces visiteurs ont été accueillis chez Desjardins par les institutions suivantes : Assurance vie Desjardins-Laurentienne, Caisse centrale Desjardins, la Confédération des caisses populaires et d'économie Desjardins du Québec, la Fédération des caisses populaires Desjar-dins de Lanaudière, la Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l'Ouest-du-Québec, la Fédération des caisses populaires Desjardins de Québec, la Fédération des caisses populaires Desjardins du centre du Québec, la Fédération des caisses populaires Desjardins du Saguenay-Lac Saint-Jean, la Société historique Alphonse-Desjardins, VISA Desjardins et les caisses populaires Desjardins dont les noms suivent : Beaumont, Bienville, Saint-Anselme, Saint-David, Saint-Émile, Saint-Évariste, Saint-Nazaire, La Pocatière, Lac-à-la-Croix, Lauzon, Normandin, Saint-Ambroise de Kildare, Saint-Elzéar, Saint-Félix-de-Valois, Saint-Jacques, Saint-Jean-Port-Joli, Saint-Médard de Warwick, Saint-Paul, Saint-Sacrement, Saint-Thomas de Montmagny, Sainte-Marie (Beauce), Saints-Anges (Beauce), Scott, Saint-Simon-Apôtre de Montréal, Saint-Jean-Vianney, Val-Alain, les caisses d'économie du Groupe Alcan et des Enseignants de Pascal-Taché.Signalons également que plusieurs organismes extérieurs au Mouvement des caisses Desjardins ont reçu ces visiteurs.LES MISIONS DE COURTE DUREE DES EMPLOYÉS DE DESJARDINS Plusieurs experts du Mouvement des caisses Desjardins interviennent chaque année dans des domaines tels que l'informatique, la gestion coopérative, la comptabilité et la législation bancaire.Au cours des mois de janvier à août, les employés suivants ont effectué des missions de courte durée pour DID.Nom Organisme Destination Michel- Pierre Bergeron Centre de réaffectation Desjardins Russie et Mali Michel Dubé Centre de réaffectation Desjardins Côte-d'Ivoire Pierre Cadieux Confédération Uruguay Yvan Laurin Confédération Uruguay Paul-Émile Pelland Confédération Mali Michel Hamelin Fédération Uruguay centre du Québec Denis Williams Investissement Desjardins Uruguay Louise Prince VISA Desjardins Uruguay LES NOUVEAUX EMPLOYÉS «TERRAIN» Nom Organisme Destination Michelle Caisse populaire Castonguay Notre-Dame des-Victoires Côte-d'Ivoire André Hotte DID Viêt-nam Garnier Parent DID Guinée LES CONSEILLERS «TERRAIN» DE RETOUR AU PAYS Nom Pays Régina Piecaitis Lituanie RÉAFFECTATION DES CONSEILLERS «TERRAIN» Nom Était Est conseiller.maintenant.Maurice en Jamaïque en République Gaucher tchèque Robert en Côte-d'Ivoire en Mauritanie Pennelle (1996) • • ICI ET LA DID CONCLUT DE NOUVEAUX PARTENARIATS Au cours du dernier semestre, le carnet de route de DID s'est enrichi de sept nouveaux projets.Depuis le début de l'année, DID appuie la renaissance de coopératives d'épargne et de crédit en République tchèque ainsi que l'émergence de caisses en République islamique de Mauritanie.Le développement d'activités de microfinancement en Chine, l'essor des petites entreprises de la Côte-d'Ivoire, l'émergence de coopératives d'épargne et de crédit en Guinée, l'amélioration et le développement agricole dans le nord-est de Madagascar ainsi que le transfert d'expertise technologique vers les banques coopératives du Cône Sud (Argentine, Uruguay et Paraguay) sont également au coeur des activités de DID.UN PROGRAMME DE STAGES INTERNATIONAUX POUR LES JEUNES À l'intérieur du programme Jeunes stagiaires internationaux élaboré par l'ACDI, DID accueille huit stagiaires cet automne.Ceux-ci sont intégrés aux projets de DID, chacun d'eux s'atta- Mil AJ_LLüTJJi£j Destinée au personnel de Développement international Desjardins (DID), à ses partenaires et aux dirigeants du Mouvement Desjardins, la revue d'information PAR AILLEURS est publiée deux fois par année.Ce numéro a été tiré à 25 000 exemplaires (dont 24 000 enatrtés dans le n° 4-1997 de La Remie Desjardins).Responsable du bulletin: Nadine Blackburn Rédaction : Pierre Goulet, Élaine Hémond, Colette Martin, Hélène Matte Production : Direction Édition et Publications Impression: Imprimerie La Renaissance.Dépôts légaux : Bibliothèque nationale du Canada et Bibliothèque nationale du Québec.ISSN 1195-6763 Imprimé au Canada.Abonnements et courrier : PAR AILLEURS Développement international Desjardins 150, avenue des Commandeurs, Lévis (Québec) Canada G6V 6P8 Tél.: (418) 835-2400 Téléc.: (418) 833-0742 C.Élec.: info@did.qc.ca Site Internet : www.did.qc.ca quant à un mandat bien précis.Les stages se déroulent sur une période de sept mois, dont six mois à l'étranger et un mois de formation et d'encadrement en sol canadien.Il est également prévu de leur offrir un appui au retour afin de faciliter leur entrée sur le marché du travail.DID oriente ses efforts d'intégration et de création de stages vers les connaissances ou la spécialité acquise par les jeunes lors d'études ou d'expériences concrètes d'emplois dans les secteurs du management, de la finance, du marketing et de l'informatique.Des stages sont prévus à Madagascar, au Burkina Faso, en Haïti et au Pérou.DE NOUVEAUX ADMINISTRATEURS À DID Au cours des derniers mois, DID a accueilli deux nouveaux membres au sein de son conseil d'administration.MM.Jean Brassard (Fédération de Québec) et Denis Drouin (Fédération de Montréal et de l'Ouest-du-Québec) se joignent ainsi à M.André Roy, président de DID (Fédération de l'Estrie), M.Gérard Chabot, nouvellement élu à la vice-présidence de DID (Fédération de Montréal et de l'Ouest-du-Québec), M.Gaétan Pelletier, secrétaire (Fédération de l'Abitibi), Mme Geneviève Boisvert (Fédération du centre du Québec) et M.Maurice Lévesque (Fédération du Bas-Saint-Laurent).MM.Paul Massicotte et Jacques Parent, respectivement président de la Coopérative fédérée de Québec et directeur du Bureau de la coopération internationale de l'Université Laval, deux partenaires de DID, complètent la table des administrateurs.M.André Roy, président du CA de DID SOMMET DE LA FRANCOPHONIE AU VIÊT-NAM En relation avec son engagement dans de nombreux pays de la francophonie, DID participera au Sommet de la francophonie qui se tiendra cette année au Viêt-nam, du 14 au 16 novembre.M.André Hotte, directeur de projet et chef de mission du projet Finances rurales à Hanoi (Viêt-nam), sera le représentant de DID.Rappelons que DID appuie des projets de développement du financement rural au Viêt-nam depuis 1994.ENSEMBLE, POUR UN MONDE EN FÊTE! Une activité collective parrainée par DID permettra de souligner la 20e édition du Concours des jeunes Desjardins (CJD).L'ajout de ce volet collectif vise, d'une part, à promouvoir les valeurs d'entraide et de coopération chez les jeunes et, d'autre part, à les sensibiliser à l'importance et aux retombées du développement international.C'est sous le thème «Ensemble, pour un monde en fête !» que les élèves du secondaire au Québec, en Ontario, au Manitoba et en Acadie seront appelés à mettre en place des activités de sensibilisation au développement international dans leur école et auprès de la communauté locale, (aussi, des forums-discussions, quiz, pièces de théâtre, concours, vidéos, conférences, kiosques, sites Internet, expositions pourront être tenus par les jeunes), notamment, à l'occasion de la Semaine de développement international qui se déroulera du 1er au 7 février.Le premier prix national consistera en une mission de sensibilisation dans un pays où intervient DID.D'autres prix régionaux et de participation seront également attribués.Depuis quatre ans, DID est associé au CJD en offrant, aux lauréats nationaux de 4e et 5e années du secondaire qui ont le mieux traité le thème relié au développement international, une mission de sensibilisation dans un pays en développement.Ce projet bénéficie de la collaboration de l'Agence canadienne de développement international (ACDI).Desjardins fait sa part pour l’environnement Ce papier contient des fibres recyclées
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.